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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ L’équipe de France, victorieuse de la Coupe du monde 2018, descendra la célèbre avenue avec le trophée, vingt ans après le premier sacre de 1998. Leur avion a atterri à Roissy juste avant 17 heures.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ L’épopée réussie des Bleus s’est bien sûr déroulée dans les stades, mais elle s’est aussi vécue en quasi simultané sur les réseaux sociaux, à travers les moments de partage avec les fans.
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Les réseaux sociaux, l’autre terrain de jeu maîtrisé des Bleus

L’épopée réussie des Bleus s’est bien sûr déroulée dans les stades, mais elle s’est aussi vécue en quasi simultané sur les réseaux sociaux, à travers les moments de partage avec les fans.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 18h30
    |

            Damien Leloup et 
                                Brice Laemle








                        



   


Les entraînements à Clairefontaine. Les à-côtés des matchs. Les buts. Les célébrations. Jusqu’à leur retour glorieux sur les Champs-Elysées, les Français ont pu vibrer au quotidien, et en très léger différé, directement avec leurs héros, grâce aux réseaux sociaux. Sur Twitter, Facebook, Instagram ou Snapchat, chaque jour, les footballeurs de l’équipe de France ont partagé leurs moments de vie collective sur leurs comptes personnels. Et on doit bien convenir qu’il est difficile de ne pas trouver leur communication réussie et terriblement efficace (même si le goût de la victoire a sans nul doute contribué à faire de leurs posts des succès).
L’image de Kylian Mbappé embrassant le trophée, postée par le joueur bondynois sur son compte Twitter moins d’une heure après avoir décroché la seconde étoile, a été partagée plus de 180 000 fois en moins de vingt heures. Peu d’utilisateurs du réseau social peuvent se prévaloir d’atteindre régulièrement ce nombre impressionnant de likes et de partages, surtout avec une telle rapidité. Chez les Bleus, c’est pourtant une habitude.
Champion du monde en 1998, devenu chroniqueur pour le journal L’Equipe et commentateur sur TF1, Bixente Lizarazu totalise près de 310 000 abonnés, après six années passées sur le réseau de Jack Dorsey. Le Mâconnais Antoine Griezmann a, lui aussi, créé son compte Twitter en novembre 2012, mais est désormais suivi par plus de 5,3 millions de followers, soit dix-sept fois plus que son aîné… Et tout de même 2 millions de plus que le chef de l’Etat, Emmanuel Macron.
Plus de 10 millions d’abonnés sur Instagram
Très influents sur le site de microblogging, les Bleus le sont encore davantage sur Instagram. Leurs photos, ainsi que leurs courtes vidéos, passionnent et les fans s’abonnent. Résultat : des chiffres qui donnent le tournis, même s’ils restent éloignés des 135 millions d’abonnés du Portugais Cristiano Ronaldo. Kylian Mbappé est suivi par plus de 13 millions de comptes, Antoine Griezmann par plus de 19 millions, et Paul Pogba par près de 26 millions. Même la starlette de téléréalité Nabilla Benattia ou encore le DJ David Guetta, deux Français influents sur le réseau, qui ont respectivement plus de 3 et 8 millions d’abonnés, font pâle figure à côté. Seul le capitaine de l’équipe de France, le réservé gardien Hugo Lloris, ne dépasse pas le million d’abonnés. En cause ? L’ouverture tardive de son compte, en février, sûrement provoquée par la perspective de la compétition, et le faible nombre de publications, moins d’une vingtaine en six mois.
Mais au-delà des chiffres, c’est surtout la manière dont les joueurs ont su utiliser les réseaux sociaux pour montrer une ambiance bon enfant, amicale et soudée, qui a marqué les esprits. A la lecture des centaines de messages publiés par les joueurs de l’équipe de France, on ne trouve en effet aucun règlement de comptes – au contraire, les joueurs ont aussi utilisé leurs comptes pour désamorcer des rumeurs de tensions ou de blessures. Le 12 juin, quatre jours avant le premier match des Bleus face à l’Australie, lorsque Kylian Mbappé est touché par un tacle d’Adil Rami à l’entraînement laissant craindre une blessure, c’est sur Twitter que le prodige de 19 ans donne de ses nouvelles. « Je vais bien, c’est juste un coup donc ce n’est pas grave mais merci pour vos messages. PS : Et laissez mon ami [Adil Rami] c’était pas méchant », écrit-il en agrémentant son message d’émoticones.
Que ce soit Pogba et Mbappé moquant Griezmann à l’heure de la sieste, Presnel Kimpembe – seulement titularisé pour France-Danemark – mettant l’ambiance avec sa playlist et son enceinte portable dans le bus tricolore, ou encore Raphaël Varane embrassant la Coupe, avec son fils Ruben dans les bras, ces à-côtés précieux leur permettent d’apparaître profondément humains.

Encore une Victoire !!! 😍 #CelebreCommeDembouz https://t.co/2IXQrWfGXH— AntoGriezmann (@Antoine Griezmann)


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On a donc eu, durant toute la compétition, l’impression d’assister à une nouvelle édition du documentaire à succès Les Yeux dans les Bleus, en direct, cette fois. Des images de « coulisses » très avidement scrutées par… les médias, coincés entre la communication « officielle », très contrôlée et très cadrée, et ces instants de vie quotidienne. Les scènes de liesse dans les vestiaires après la victoire contre la Croatie, diffusées par les joueurs sur Snapchat ou Instagram, ont ainsi été reprises telles quelles par des télévisions nationales dimanche soir. Avec des moments particulièrement étonnants – on a ainsi pu voir Emmanuel Macron effectuer un dab (signe de victoire popularisé par des sportifs américains), à l’invitation de Benjamin Mendy, qui filmait la scène en direct.

Pogba avec Macron 😂😂😂il m'a tuée 😂
— Melusine78 (@✨TEAM A.D.C ✨💫)


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Changement d’époque
L’époque a bien changé depuis 2014 – quatre ans seulement après la débâcle de Knysna –, quand le sélectionneur déconseillait à ses joueurs de publier des messages sur Facebook ou Twitter. En 2018, les règles étaient simples : aucune interdiction, mais « pas de portable à table, ni dans le vestiaire lors des entraînements ou avant les matchs », détaillait Guy Stephan, l’entraîneur adjoint des Bleus, à France Télévisions.
L’âge des joueurs de cette sélection, qui ont grandi avec les réseaux sociaux et sont quasiment aussi à l’aise dans cet environnement que sur le terrain, semble avoir fait le reste. Pas parce que les jeunes joueurs seraient instinctivement doués pour les réseaux sociaux, mais parce qu’ils ont parlé à leurs supporteurs en utilisant les codes et les pratiques de réseaux qu’ils pratiquent réellement au quotidien.
Stickers, clins d’œil, jeux de mots, blagues potaches, photos marquantes, tout dans leurs messages respirait le naturel. A côté, les messages publiés par la Fédération française de football (FFF) et les comptes officiels de l’équipe de France étaient plus institutionnels… et complémentaires. Quand le compte de la FFF diffuse une interview classique de son président après la victoire, Paul Pogba publie une photo de lui faisant un dab, la coupe entre les mains.

Il manquais que ça 😜 had to dab 🤪 @equipedefrance #fiersdetrebleus #WorldCup2018 https://t.co/9oUmvexvMT— paulpogba (@Paul Pogba)


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Mais la généralisation des réseaux sociaux a aussi changé la vie quotidienne des joueurs durant la compétition. Quand, en 1998, l’équipe de France a vécu les phases finales du tournoi largement coupée du reste du pays, celle de 2018 avait accès, en temps réel, aux encouragements de ses supporteurs. L’équipe a ainsi pu entonner un chant à la gloire de Benjamin Pavard, imaginé par des supporteurs après le match contre l’Argentine, et qui est arrivé jusqu’aux Bleus via les réseaux sociaux. Ou encore prendre conscience de l’ampleur du rassemblement sur les Champs-Elysées dès le soir de la victoire face à la Belgique.
Résultat, l’équipe de France a donné, durant toute la compétition, l’impression de former un groupe sans faux-semblant, qui se comportait de la même manière en ligne et hors ligne. Une adéquation incarnée, d’une certaine manière, par Antoine Griezmann : après son penalty réussi contre l’Argentine, il a réalisé sur le terrain une petite danse de la victoire empruntée au jeu vidéo en ligne à succès Fortnite, dont il est passionné, et plébiscité par des millions d’adolescents et de jeunes adultes en France. Un clin d’œil générationnel, mais aussi le signal que le joueur (de l’équipe de France) est aussi un joueur (de jeux vidéo) comme les autres.

        Lire aussi :
         

                « “Fortnite”, c’est comme jouer avec des pistolets à eau, toute la famille peut s’amuser »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ L’écrivain et envoyé spécial pour « Le Monde » en Russie narre sa finale, tendue, indécise, unique.
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édition abonné


Coupe du monde : magie noire, irrationnel et baraka, par Olivier Guez

L’écrivain et envoyé spécial pour « Le Monde » en Russie narre sa finale, tendue, indécise, unique.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 16h04
    |

                            Olivier Guez (écrivain)








                        



                                


                            

En guise d’apothéose, je prévoyais un récit épique, une chanson de gestes exaltant le onze français en quête d’un deuxième titre mondial : Griezmann en Gilgamesh ; Varane puisant en lui une énergie surhumaine pour enrayer les offensives adverses. Après un quart d’heure de jeu, j’ai envie d’écrire sur les Croates et, puisqu’ils ont perdu, je rends hommage au valeureux Vida (dans une vie antérieure, il fut cosaque sur le Don, il en a le coffre et la queue-de-cheval), à l’excellent Perisic (quel but !) et à leurs milieux de terrain, emmenés par le maestro Modric, désigné meilleur joueur de la compétition à juste titre.
Ce petit homme à tête de rapace est la gloire du football. Il doit posséder un pinceau à l’extrémité de chaque pied. Vista, feintes ; intelligence du corps et de l’esprit, Modric ratisse, oriente, dévie, élastique et gracile, et à le regarder cabrioler sur un terrain, d’un camp l’autre, on se dit que le football est un art.
Il n’empêche, la Croatie a perdu et c’est tant mieux. L’après-midi passant, j’avais des nœuds dans le ventre, grandissants. Mais pourquoi m’inquiéter ? Comment oublier la chance de Deschamps ? Sans jamais tirer au but, ni même esquisser un mouvement, et alors que la Croatie a développé un jeu remarquable, la France mène 2-1 à la mi-temps
Cet avantage relève de la magie noire, et pendant que dans le vestiaire français Deschamps prononce une énième incantation satanique, je pense à la malédiction des équipes d’Europe centrale, à la Wunderteam autrichienne de l’entre-deux-guerres, à la Hongrie et à la Tchécoslovaquie, qui, bien que brillantissimes, n’ont jamais réussi à remporter la Coupe du monde.
Mandzukic signe un improbable doublé : un but pour, un but contre, du jamais-vu en finale de Coupe du monde
La finale bascule dans l’irrationnel lorsqu’un commando des Pussy Riot envahit la pelouse et que deux extraterrestres français assomment les Croates, pour toujours. L’équipe de France n’est pas seulement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ L’équipe de France a remporté la deuxième Coupe du monde de son histoire. On dresse le bilan de la compétition de chacun des 23 joueurs qui la compose.
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Qui sont les Bleus champions du monde 2018 ?

L’équipe de France a remporté la deuxième Coupe du monde de son histoire. On dresse le bilan de la compétition de chacun des 23 joueurs qui la compose.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 11h58
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 15h11
    |

                            Corentin Lesueur, 
Luc Vinogradoff, 
                                Grégor Brandy, 
Clément Martel, 
                                Maxime Beaugrand et 
Pierre Breteau








                        



Ils ont décroché leur étoile. Un mois et demi après l’annonce de la liste des 23 par Didier Deschamps, les joueurs qu’il a choisi pour composer l’équipe de France ont remporté, dimanche 15 juillet, la deuxième Coupe du monde de l’histoire des Bleus. Portés par Paul Pogba, Antoine Griezmann, Hugo Lloris et le benjamin de la bande, Kylian Mbappé, les Français ont battu les Croates au terme d’une finale échevelée (4-2) et rejoignent, vingt ans après, l’équipe de leur entraîneur, sacrée en 1998.
Portée par une ossature solide, l’équipe de France a réalisé un Mondial de haut vol. Mais quel bilan pour chacun des vingt-trois joueurs qui la compose ?

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        "baseline":"Gardien du temple",
        "poste":"Gardien",
Le Niçois a abordé la phase de groupes comme une mise en jambes. Et il s'est illustré dès le premier match face à l'Australie, évitant un contre son camp de Tolisso qui filait dans les cages. Rebelote contre le Pérou, avec un arrêt du pied face à Guerrero, le capitaine de la Blanquirroja, qu'il avait soutenu dans son combat pour disputer le Mondial. S'il aura répondu présent face à l'Argentine – ce que l'on oublie dans la mesure où il a également encaissé trois buts –, il aura fallu attendre le quart de finale contre l'Uruguay pour voir le capitaine des Bleus s'établir parmi les meilleurs gardiens du tournoi. Juste après l'ouverture de la marque par la France, Lloris se détend et arrête à l'horizontale une tête surpuissante de Caceres. Depuis, le capitaine français a offert un but en finale, ce qui ne l'a pas empêché de soulever en premier le trophée de la Coupe du monde.",
        "plus":"Un parallélisme avec la pelouse et la transversale à nulle autre pareille.",
s'étant égarée dans sa bouche  lors d'Uruguay - France, et perdu à jamais l'occasion de rejoindre les Avengers en tant que Dragonflyman.",
        "photoopt":"llorisopt.jpg",
        "place":"plus"
      },
      {  
        "ordre":2,
        "nom":"Pavard",
        "prenom":"Benjamin",
        "baseline":"Tuche de balle",
        "poste":"Défenseur",
Mais le Mondial de Pavard ne s'est pas résumé à cet exploit. Solide défensivement, très utile dans les phases offensives en complément de Mbappé sur la droite, l'ancien Lillois a répondu présent à chaque rencontre, que ce soit contre des attaquants uruguayens qui frappaient plus ses protège-tibias que la balle ou face aux dribbles incessants d'Eden Hazard. L'ascension des Bleus jusqu'à l'Olympe du football aura aussi été celle de Pavard. A 22 ans et 12 sélections, il n'a jamais perdu le moindre match avec la France. Et consécration ultime, c'est un des rares joueurs qui a sa propre chanson.",
        "plus":"Une « frappe de bâtard » face à l'Argentine et son invincibilité. Si Pavard joue tous les matchs jusqu'en 2026, la France aura quatre étoiles.",
        "moins":"Pas trop de sens de l'humour par rapport à son surnom, « Jeff Tuche ».",
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      {  
        "ordre":14,
        "nom":"Fekir",
        "prenom":"Nabil",
        "baseline":"Super-remplaçant",
        "poste":"Attaquant",
 s'il ne fallait pas le titulariser en l'absence de Blaise Matuidi, suspendu pour le quart de finale. C'est finalement son ancien coéquipier Corentin Tolisso, qui lui a été préféré.On retiendra également, un magnifique petit pont sur Lemar à l'entraînement. Si avec ça il ne prend pas 10 millions sur le marché des transferts, on n'y connaît rien.",
le Lyonnais a désormais leur soutien. Comme quoi, une Coupe du monde est capable de rassembler un pays.",
        "moins":"Après un faux départ vers Liverpool avant la Coupe du monde, Fekir pourrait bien finalement rejoindre les Reds. Ce n'est pas mal en termes de suspense, mais on compte sur Antoine Griezmann pour lui montrer comment faire ça correctement la prochaine fois.",
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      {  
        "ordre":4,
        "nom":"Varane",
        "prenom":"Raphaël",
        "baseline":"Le futur Ballon d'or",
        "poste":"Défenseur",
Le Madrilène s'est même illustré de l'autre côté du terrain en inscrivant le premier but contre l'Uruguay, en quarts de finale. Absent de l'Euro 2016, à cause d'une blessure de dernière minute le défenseur central du Real Madrid tenait vraiment à être présent cette fois-ci, comme il l'expliquait à 20 Minutes : « Je n'avais pas pu être présent à l'Euro, je voulais vraiment revenir sur une grande compétition, prêt physiquement. Je me sens bien et en plus là je suis décisif. Ce sont toutes ces petites choses qui me font dire que je vis un bon moment. »Une Coupe du monde complète qui poussent certains à se demander si après un nouveau titre européen en club, il ne mériterait pas de remporter le Ballon d'or. Le dernier défenseur à avoir été distingué était un certain Fabio Cannavaro à l'issue de la Coupe du monde 2006.",
        "plus":"Il est devenu le onzième joueur à remporter Ligue des champions et Coupe du monde la même année. Pile de quoi monter une équipe.",
        "moins":"A part un Euro, on ne voit pas trop ce qui manque encore à son palmarès. Peut-être serait-il temps de recommencer la partie en mode « difficile ».",
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      {  
        "ordre":7,
        "nom":"Matuidi",
        "prenom":"Blaise",
        "baseline":"Vu à la télé, il a dansé sa choré",
        "poste":"Milieu",
Privé du quart de finale contre l'Uruguay pour une contestation et un deuxième carton en trois matchs, il est revenu en pleine forme contre la Belgique, pour limiter autant que possible les apports de Chadli et de De Bruyne. Et a tenu son rôle en finale face aux techniques joueurs du milieu croates. Deux ans après les larmes à l'issue de la finale perdue, Blaisou a retrouvé le sourire. Et on n'est pas près de le voir arrêter de zouker en compagnie de Benjamin Mendy et de Presnel Kimpembe.",
Des poses improbables qui continuent de faire le bonheur des supporteurs français.",
        "moins":"Bon courage à son retour à Turin pour expliquer qu'il est bien champion du monde. Dans ce pays pas qualifié pour la Coupe du monde, on a davantage parlé de l'arrivée de Cristiano Ronaldo que du parcours des Bleus.",
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      {  
        "ordre":8,
        "nom":"Pogba",
        "prenom":"Paul",
        "baseline":"Accélérateur de particules",
        "poste":"Milieu",
Le principal reproche fait à Pogba est de parfois disparaître pendant des séquences entières, d'être un peu trop suffisant. Le joueur de 25 ans répond à ces critiques avec des tacles et des stats : sur toute la compétition, il a été le joueur qui a gagné le plus de duels sur la compétition (58), dont 14 dans le seul match contre l'Uruguay, ce qu'aucun Bleu n'avait jamais fait dans un Mondial. Et a parachevé son œuvre en finale, en inscrivant un but.",
        "plus":"L'ex-joueur le plus cher de l'histoire a prouvé qu'il savait se fondre dans le collectif quand le collectif lui laissait l'espace pour s'exprimer.",
        "moins":"La Pogbance.",
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      {  
        "ordre":16,
        "nom":"Kimpembe",
        "prenom":"Presnel",
        "baseline":"Premier homme-enceinte",
        "poste":"Défenseur",
Le jeune défenseur du PSG est sur le banc pendant presque tous les matchs, mais en coulisses, c'est l'ambianceur en chef. Enceinte Bluetooth à la main, il danse et fait danser ses coéquipiers sur du rap, du R'n'B ou des sons congolais. Une sélection qui part à la conquête d'une Coupe du monde est une machine bien huilée où chacun a son rôle et sa place. C'est aussi une aventure humaine, qui ne peut pas aboutir si chacun ne se sent pas concerné. Le rôle que Kimpembe s'est donné n'est pas que celui d'ambianceur. Il renvoie cette image de bonheur et bien-vivre à l'extérieur, via ses propres canaux, pour qu'on puisse voir que « le groupe vit bien » parce qu'il s'amuse, profite, chante, même s'il ne joue pas.",
        "plus":"Une reconversion assurée dans l'animation de soirées, séminaires, séances de team-building et comme community manager.",
        "moins":"Peu de temps de jeu, donc peu de temps pour se montrer et espérer prendre une place dans la défense du PSG.",
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      {  
        "ordre":19,
        "nom":"Lemar",
        "prenom":"Thomas",
        "baseline":"Hors de rotation",
        "poste":"Attaquant",
Titulaire pour cinq matchs sur huit entre juin 2017 et mars 2018, il n'a ensuite joué que 22 minutes en 3 matchs. Et ensuite plus du tout. Blaise Matuidi, Corentin Tolisso, Nabil Fekir, voire même Florian Thauvin, lui sont passés devant dans la rotation. Les 70 millions d'euros qu'a payés l'Atlético Madrid pour le faire venir semblent démesurés à l'aune de ces chiffres, mais Lemar possède encore un des plus beaux pieds gauches d'Europe. Et il est, malgré tout, champion du monde.",
        "plus":"Un été sans trop d'effort lui permettra de commencer la saison en feu avec son nouveau club de l'Atlético Madrid.",
        "moins":"Un été sans trop d'efforts fait craindre à ses nouveaux patrons que la dernière saison avec Monaco n'était pas une anomalie.",
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      {  
        "ordre":20,
        "nom":"Mandanda",
        "prenom":"Steve",
        "baseline":"Le grand frère",
        "poste":"Gardien",
expliquait Didier Deschamps avant le dernier match de la phase de poules. Sa prestation contre le Danemark n'était pas exceptionnelle, mais elle a suffi pour assurer à son pays la première place du groupe.En interne, le doyen de la sélection française joue le rôle du grand frère : « Je pense être respecté au sein du groupe, donc je reste moi-même sans pour autant prendre trop de place car c'est Hugo [Lloris] le capitaine. Je veille à ce que tout se passe bien au sein du groupe », détaillait-il au début de la préparation. Il faut dire que ce serait vraiment dommage que ses petits frères en viennent à déserter les terrains de jeu.",
il avait déjà travaillé la combinaison pour offrir à Hugo Lloris le but de la victoire.",
        "moins":"A 33 ans, ce sera probablement là sa dernière colonie de vacances. On espère pour lui qu'il a pu suffisamment en profiter.",
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      },
      {  
        "ordre":9,
        "nom":"Griezmann",
        "prenom":"Antoine",
        "baseline":"Le cœur du jeu",
        "poste":"Attaquant",
Placé derrière Olivier Giroud dans un 4-2-3-1 asymétrique, Griezmann assure plusieurs rôles entre les lignes adverses : meneur qui descend chercher le ballon et récupérateur qui assure les transmissions, créateur et gêneur pour la relance adverse. Quitte à brouiller la perception de son travail et essuyer des critiques ne le trouvant pas assez brillant dans une tâche et donc forcément médiocre dans toutes. Quand la poussière sera retombée, ses stats (4 buts, 2 passes décisives) et sa hargne défensive, tout droit importée de l'Atlético Madrid, rappelleront qu'il a été déterminant.",
        "plus":"L'école Simeone inculque la gagne et la hargne, et Griezmann est le vecteur de cet enseignement chez les Bleus.",
        "moins":"Faire une « Decision » en s'inspirant de LeBron James, mais sans le palmarès ou l'aura de LeBron James.",
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      {  
        "ordre":5,
        "nom":"Hernandez",
        "prenom":"Lucas",
        "baseline":"Le premier des « onze chiens »",
        "poste":"Défenseur",
à en croire le très sérieux Marca, son cœur penchait plus pour le sud des Pyrénées que le nord de cette frontière naturelle.Né à Marseille, mais élevé au pays de Federico García Lorca (ce qui s'entend quand il prend la parole), le défenseur de l'Atlético a finalement été appelé par Deschamps peu avant le Mondial. Et son déroulement ne doit pas lui faire regretter son choix.A la faveur de la blessure de Mendy, Hernandez s'est imposé comme l'un des hommes-clés de l'équipe de France. Un « guerrier » aux prestations de haut vol devenu symbole du nouvel état d'esprit des Bleus. « Lucas, c'est un joueur qui ne frappe pas à la porte, mais qui l'ouvre carrément », dit de lui son entraîneur à Madrid, Diego Simeone. Didier Deschamps peut désormais confirmer.",
        "plus":"Sa punchline à propos de Messi : « On a déjà éliminé le meilleur joueur du monde en huitièmes, et il n'a pas touché un ballon. »",
        "moins":"Même après avoir fait la fête avec le président de la République, il continue de « penser en espagnol ».",
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      },
      {  
        "ordre":18,
        "nom":"Mendy",
        "prenom":"Benjamin",
        "baseline":"Remplaçant heureux malgré lui",
        "poste":"Défenseur",
déclarer forfait pour le huitième de finale contre l'Argentine. En revanche sa performance hors des terrains est remarquable.Toujours présent quand il s'agit de chambrer ses petits camarades, ou quand il faut « zouker » au beau milieu de l'aéroport, Benjamin Mendy est l'un des principaux responsables de la bonne ambiance qui semble régner au sein du groupe français.",
        "plus":"Sa réconciliation avec Jean-Michel Aulas nous prouve qu'aucune relation n'est vraiment irréparable.",
        "moins":"On regrettera pour lui sa blessure en début de saison, qui lui a probablement coûté une place de titulaire alors qu'il sortait d'une énorme saison à Monaco.",
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      {  
        "ordre":3,
        "nom":"Umtiti",
        "prenom":"Samuel",
        "baseline":"Le demi-Thuram",
        "poste":"Défenseur",
Et puis la machine s'est mise en route. A mesure que le système bricolé en plein tournoi par Deschamps se solidifiait, son arrière-garde se montrait aussi infranchissable dans sa moitié de terrain que redoutable aux avant-postes. Après l'ouverture du score de son binôme, Varane, en quarts contre l'Uruguay, Umtiti a inscrit l'unique but de la victoire contre la Belgique, au tour suivant. Poursuivant la légende des improbables sauveurs des Bleus dans les grandes compétitions (Domergue à l'Euro 1984, Thuram au Mondial 1998).",
        "plus":"Le Barcelonais a prouvé qu'il valait mieux que le rôle de lieutenant qui lui est souvent attaché, en sélection (avec Varane) comme en club (en soutien de Piqué).",
        "moins":"Plus consistant en phase finale, Umtiti aura parfois fait montre de nervosité et d'inattention, dans la lignée de sa deuxième partie de saison avec Barcelone.",
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      },
      {  
        "ordre":6,
        "nom":"Kanté",
        "prenom":"N'Golo",
        "baseline":"Un héros très discret",
        "poste":"Milieu",
Une domination à la N'Golo Kanté : partout, tout le temps, mais sans se faire trop remarquer. Aux côtés de son acolyte Paul Pogba – qui pense qu'il a « quinze poumons » – le petit milieu bleu a formé l'un des meilleurs duos de la Coupe du monde. Et ni Messi, ni Hazard, ni Modric, à un degré moindre, ne sont parvenus à contourner le très discret ancien pensionnaire de Caen à la hargne inconmensurable. « Ce Kanté, il courait tellement que j'ai pensé qu'il avait un sac rempli de batteries caché dans son short », ironisait son entraîneur à Leicester, Claudio Ranieri. Vu ce qu'il a montré à la Coupe du monde 2018, on ne serait pas surpris outre mesure si N'Golo Kanté, après avoir répété n'avoir « que deux poumons, comme tout le monde », révélait être équipé de panneaux solaires.",
« Il est petit, il est gentil, il a bouffé Leo Messi. »",
        "moins":"Vu que cette pile n'a pas de côté moins mais est fort serviable, il est passé à côté de sa finale et a rapidement été remplacé.",
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      },
      {  
        "ordre":10,
        "nom":"Mbappé",
        "prenom":"Kylian",
        "baseline":"Benjamin Button",
        "poste":"Attaquant",
Star en France, où des records de précocité battus à la pelle et un transfert vertigineux à l'été 2017 en ont fait l'une des têtes de gondole du championnat, le Parisien s'est définitivement posé en grand nom du foot mondial à l'occasion de la campagne russe. Ni le rafraîchissement avec les médias en début de compétition ni les tâches plus ingrates confiées par le sélectionneur à son benjamin ne l'ont empêché de multiplier les grandes chevauchées et de donner le tournis à ses vis-à-vis. Parfois jusqu'à l'agacement. Les Belges n'ont retenu de sa demi-finale que les dix petites secondes d'espiègleries pour gagner du temps. On mettra ça sur le compte de l'âge.",
        "plus":"L'attaquant ne subira plus les parallèles avec la génération 98.",
        "moins":"Le Parisien est bon pour quinze ans de questions insipides sur le Ballon d'or.",
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      },
      {  
        "ordre":11,
        "nom":"Giroud",
        "prenom":"Olivier",
        "baseline":"Sans buts et sans reproches",
        "poste":"Attaquant",
De Giroud, son sélectionneur ne dit que du bien, vantant sa « générosité importante » et les bénéfices que tirent ses compères de l'attaque de son imposante présence. Apprécié de tous – « le groupe vit bien », on vous dit – l'un des rares trentenaires du groupe est le complément idéal de Mbappé et Griezmann, qui profitent de ses points de fixation pour embrasser l'espace. Bien sûr, un seul but vous manque, et tout semble dépeuplé, mais à l'heure de broder une seconde étoile sur la tunique bleue, Olivier Giroud n'en aura cure. Quitte à entendre jusqu'à son dernier souffle les comparaisons avec Stéphane Guivarc'h, l'attaquant bleu ne laisserait sa place pour rien au monde.",
        "plus":"Même sans avoir marqué lors de ce Mondial, Giroud est le quatrième meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France. A égalité avec un certain Zidane.",
        "moins":"Les comparaisons avec Stéphane Guivarc'h sont reparties de plus belles.",
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      {  
        "ordre":12,
        "nom":"Tolisso",
        "prenom":"Corentin",
        "baseline":"Le finisseur",
        "poste":"Milieu",
Première victime du retour de Matuidi dans le onze de départ, Tolisso a profité de la suspension du Turinois en huitièmes de finale pour commencer la partie, contre l'Uruguay. Pour le reste de la compétition, l'ancien Lyonnais est passé maître dans l'art de solidifier l'entrejeu et sécuriser des fins de matchs au score étriqué. Voire plus ? Le natif de Tarare (Rhône) aurait pu doubler la mise en demi-finales contre la Belgique – et ouvrir son compteur personnel en sélection – sans un grand Courtois dans les cages.",
        "plus":"Le joueur formé à Lyon a définitivement passé un cap lors de sa première année à Munich, où il devra assumer un rôle croissant au cours des prochaines saisons.",
        "moins":"Le milieu devra se sublimer pour retrouver une place dans le onze de départ tricolore.",
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      },
      {  
        "ordre":13,
        "nom":"Nzonzi",
        "prenom":"Steven",
        "baseline":"La sentinelle inconnue",
        "poste":"Milieu",
Titulaire – et l'un des rares Bleus à son niveau – lors du dernier match de groupes face au Danemark, et entré à plusieurs reprises colmater les brèches en fin de matchs (notamment en finale pour un Kanté à bout de souffle), celui qui est annoncé avec insistance en Angleterre a réalisé, à 28 ans, son rêve d'enfant.",
        "plus":"Quand il entre en jeu, les portes se ferment, et la France l'emporte. Gardien de nuit de l'escouade bleue.",
        "moins":"Au sortir du Mondial, le grand public se demande encore qui est ce joueur.",
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      {  
        "ordre":15,
        "nom":"Dembélé",
        "prenom":"Ousmane",
        "baseline":"Manageur en herbe",
        "poste":"Attaquant",
Mais loin de se plaindre de son statut de remplaçant, celui qui a été blessé longuement au cours de la saison a endossé ce rôle. Et est devenu, grâce aux vidéos de promotions de la FFF, l'ambassadeur officieux du Winchester FC, club de septième division anglaise qu'il a choisi de faire monter sur Football Manager. Vers une possible reconversion ?",
        "plus":"Il a 21 ans, l'avenir devant lui, et un titre de champion du monde.",
        "moins":"Le « meilleur jeune du monde » (selon Mbappé) n'a pas démontré son statut lors du Mondial.",
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      },
      {  
        "ordre":17,
        "nom":"Sidibé",
        "prenom":"Djibril",
        "baseline":"La droite dure",
        "poste":"Défenseur",
Promis à une place de titulaire il y a quelques mois, Sidibé n'a pu que constater la montée en puissance des siens – et de Benjamin Pavard – depuis le banc. Incertain en début de Mondial, après un coup reçu lors du dernier match de préparation, face aux Etats-Unis, la question s'est même posée de son maintien dans le groupe en Russie. De quoi occasionner une certaine « frustration » : « Mais dans ce contexte-là, les états d'âme, il vaut mieux les mettre de côté et travailler. »Plus discret dans le vestiaire que d'autres remplaçants (Kimpembe, Rami, Mendy), le latéral aura quand même participé (un peu) à la fête, contre le Danemark, dans une partie sans enjeu.",
        "plus":"Son rôle de remplaçant n'a semble-t-il pas affecté sa cote auprès de l'Atlético Madrid.",
        "moins":"Pavard sera désormais très compliqué à déloger sur le côté droit.",
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      {  
        "ordre":21,
        "nom":"Thauvin",
        "prenom":"Florian",
        "baseline":"Doublure and « chill »",
        "poste":"Attaquant",
S'il s'est fait gentiment « troller » par Netflix, « partenaire non officiel des remplaçants de l'équipe de France en Russie », en raison du temps qu'il avait pour regarder des séries, Thauvin a eu le dernier mot. Pour récompenser le comportement « exemplaire » de son joueur, Didier Deschamps lui a « offert » cinq minutes de jeu en fin de rencontre face à l'Argentine.",
        "plus":"A accepté son rôle de doublure, loin de la lumière, et était prêt à répondre présent.",
        "moins":"Son entrée en jeu face à l'Argentine coïncide avec le retour de celle-ci aux basques des Bleus.",
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      },
      {  
        "ordre":22,
        "nom":"Rami",
        "prenom":"Adil",
        "baseline":"Big moustache",
        "poste":"Défenseur",
« Dans un pays de 66 millions d'habitants, il y en a 23 qui ont été sélectionnés et j'en fais partie, alors je profite de ça », a-t-il expliqué lors d'un de ses shows en conférence de presse. Toujours souriant, jamais avare d'un bon mot et désormais affublé de bacchantes auréolées d'un brin de superstition (« touchez ma moustache, monseigneur »), Adil Rami a traversé la Coupe du monde en Russie comme une comète. Ce qui nous a presque fait oublier qu'il était également un sacré footballeur.",
        "plus":"Au premier rang pour célébrer les exploits de ses coéquipiers, et jamais le dernier pour sprinter les féliciter.",
        "moins":"Vu le destin doré de sa moustache, on craint un peu de voir Katerine lui dédier une chanson.",
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      {  
        "ordre":23,
        "nom":"Areola",
        "prenom":"Alphonse",
        "baseline":"Le troisième larron",
        "poste":"Gardien",
Durant la Coupe du monde, Alphonse Areola a connu une autre déconvenue, celle-ci autrement sérieuse : l'arrivée au PSG de Gianluigi Buffon pour les deux prochaines saisons. Si l'Italien est désormais quadragénaire, difficile de l'imaginer s'offrir une dernière pige sur le banc. Depuis Istra, nul doute que le téléphone du Français a chauffé pour se dégoter un point de chute pour la rentrée.",
        "plus":"Le (nouveau) club d'Areola récupérera un gardien chaud et parfaitement entraîné.",
        "moins":"De retour au pays, le gardien devra se mettre en quête d'un employeur, sous peine de passer du banc bleu à celui du PSG.",
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      {  
        "ordre":24,
        "nom":"Deschamps",
        "prenom":"Didier",
        "baseline":"Le parrain",
        "poste":"Entraîneur",
        "para":"Il avait eu du mal à digérer la perte de la finale de l'Euro 2016. Deux ans plus tard, Didier Deschamps a remis les choses en ordre, et devient le troisième homme à remporter la Coupe du monde à la fois comme joueur et entraîneur. Un sacre qui porte la patte de « Dédé », qui a su mobiliser son groupe et forger une équipe capable de l'emporter face à toutes les autres. Si le style des Bleus a été remis en cause à plusieurs reprises, l'inébranlable sentiment de force mentale qui s'est progressivement dégagé de l'équipe de France ressemble à son sélectionneur, qui avait choisi d'assumer ses choix tranchés. « On est parti de loin, cela n'a pas été toujours simple mais à force de travail, nous en sommes là, sur le toit du monde pour quatre ans », a déclaré l'entraîneur. Qui ne devrait pas quitter son poste de sitôt.",
        "plus":"Est parvenu à rendre Adil Rami et Steven Nzonzi champions du monde.",
        "moins":"A créé une équipe solide, mais dont le jeu peut sembler ennuyeux (selon les Belges, notamment).",
        "photoopt":"",
        "place":""
      },
      {  
        "ordre":25,
        "nom":"Rabiot",
        "prenom":"Adrien",
        "baseline":"Celui qui aurait pu…",
        "poste":"L'absent",
Bien sûr, aucun milieu de terrain ne s'est blessé, et cette fois-ci, la liste des 23 Bleus n'a pas été altérée avant l'entame du Mondial, mais au vu du parcours des Français dans cette Coupe du monde, celui qui défraie à nouveau la chronique avec ses vélléités de départ ne devrait pas revoir de sitôt la tunique bleue. Celle avec deux étoiles.",
        "plus":"",
        "moins":"",
        "photoopt":"",
        "place":""
      }
    ];

    /* fin de là où on remplace */

    /* variables et constantes */
    const url = "//s1.lemde.fr/assets-redaction/spo/championsdumonde2018/";
    const vitesse = 500;

    /* on range pour être sûr */
    data.sort(function(a, b) {
        return a.ordre - b.ordre
    });

    /* début du HTML */
Champions du monde 2018";
Le bilan d'un mois et demi de Coupe du monde";

    $.each(data, function(i, d) {
"
"
" + d.prenom + " " + d.nom + ""
" + d.baseline + ""
"
"
"
        /* le général */
        if (d.para) {
" + d.poste + "" + d.para.replace(/\n/g, "").replace(/« /g, "« ").replace(/ »/g, " »")
            /* si on a une photo supplémentaire */
"
"
"
        }
        /* les plus */
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Les plus" + d.plus.replace(/\n/g, "") + ""
"

"
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        if (d.moins) {
Les moins" + d.moins.replace(/\n/g, "") + ""
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"
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        if (d.chaudron) {
Le bilan du chaudron" + d.chaudron.replace(/\n/g, "") + ""
"

"
        }
Afficher son bilan"
"
    });

    /* Fin de la boucle, on envoie le html */
    $("#meschampions").html(html)

    /* l'événement au clic pour déplier ou replier */
    $(".carte .masquer").on("click", function() {
        var selection = "." + $(this).parent().attr("class").split(" ")[1] + " .para";
        var selectbouton = "." + $(this).parent().attr("class").split(" ")[1] + " .masquer"
        var visible = $(selection).is(":visible")
        if (visible == false) {
            $(selection).slideDown(vitesse)
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            $(selectbouton + " .textebouton").html("Afficher son bilan")
            $(selectbouton + " .triangle").removeClass("tourner")
            $(selectbouton).removeClass("normal")
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    })

    function nettoyage(mot) {
        return mot.toLowerCase().replace(/é/g, "e")
    };

    /* surprise */
    var k = [38, 38, 40, 40, 37, 39, 37, 39, 66, 65],
        n = 0;
    $(document).keydown(function(e) {
        if (e.keyCode === k[n++]) {
            if (n === k.length) {
                $(".rabiot").fadeIn("slow");
                n = 0;
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            n = 0;
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        $(".rabiot").on("click", function() {
            $(this).fadeOut("slow");
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    $("#meschampions a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ La Coupe du monde 2018 s’est achevée avec la victoire de l’équipe de France, dimanche 15 juillet. Résumé des records de cette compétition exceptionnelle.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Pour l’ex-journaliste du « Monde », qui a couvert plusieurs Coupes du monde, le succès de l’équipe de France signe le triomphe d’un pédagogue, Didier Deschamps, et de sa « classe turbulente et vivante », cette « génération surdouée ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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Coupe du monde 2018 : « En route, les gars, on y va tous ensemble », par Pierre Georges

Pour l’ex-journaliste du « Monde », qui a couvert plusieurs Coupes du monde, le succès de l’équipe de France signe le triomphe d’un pédagogue, Didier Deschamps, et de sa « classe turbulente et vivante », cette « génération surdouée ».



Le Monde
 |    16.07.2018 à 09h26
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 16h04
    |

                            Pierre Georges








                        



                                


                            

Dans le fond, ce fut comme une révélation. Hilarante et en même temps dantesque. Dans ce fameux stade de Moscou, Poutine avait convié ses hôtes, non pas pour leur asséner, comme chaque soir de match, un admirable concerto de piano mécanique. Non, là, c’était autre : la grandiose remise des prix à la cérémonie Vladimir. Une vraie de vraie avec fanfare, collection de médailles, distribution de diplômes et coupes annexes, buteur espoir du siècle, Ballon d’or jusqu’à la fin des abonnements à vie, sauf trépas sportif. Et, bien sûr, la fameuse Coupe en or massif de la « Maison Jules Rimet, Paris », dont tout pratiquant rêve avant même l’idée de puberté. C’est dire l’horreur de la dépendance, et planétaire celle-là.
Notre tsar, incontestablement ravi de l’issue négative pour les Croates, ceux-là mêmes qui avaient éliminé sa Russie, les vit prendre l’ultime potion. Et ce fut pour ainsi dire une alliance franco-russe. Un gang de gamins, Français de partout et fiers de l’être, avait décidé, comme des jeunes, comme une équipe, d’arrêter les conneries, les déguisements, les trajectoires égoïstes de futures idoles des foules, de contrats en pétrodollars et de vie de nabab. Ne serait-ce qu’un moment, ils avaient juré d’aider leur pays à être le pays, la France leur France et réciproquement. Ensemble, faisons un bout de chemin, un bout de bonheur de vivre.

C’est un pari de jeunes, le pari d’une génération. C’est un pari de « ouf », diraient-ils. Essayer, comme l’avait écrit un jour Jean Lacouture (1921-2015), de « péter contre le tonnerre ambiant ». Le faire taire un peu, ce malheur collectif que les crétins, augures et prédicateurs, les racistes, les prévisionnistes des mille et une plaies, de la décadence garantie sur avenir et de l’endettement sur commande. Et d’ailleurs, ce pet fit tellement de bruit qu’il finit par estourbir l’orage, qu’on n’ose imaginer croate. Et qu’à la place, on vit le plus joyeux monôme de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Un tel événement ne se résume jamais aux seuls aspects sportifs. Retour sur des scènes et des images qui ont presque cassé Internet pendant ce Mondial en Russie.
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Coupe du Monde 2018 : roulades de Neymar, touche iranienne et autres moments insolites du tournoi

Un tel événement ne se résume jamais aux seuls aspects sportifs. Retour sur des scènes et des images qui ont presque cassé Internet pendant ce Mondial en Russie.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 17h05
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 17h20
    |

                            Grégor Brandy et 
Luc Vinogradoff








                        


La France a remporté sa deuxième Coupe du monde, la Croatie est allée jusqu’en finale, la Russie jusqu’en quarts, et l’Allemagne, pour la première fois depuis 1938, n’a joué que trois matchs. Un tel tournoi ne se résume pas qu’à des résultats et à des considérations tactiques sur le 4-2-3-1. Dans notre ère ultraconnectée, certaines actions et gestes plus politiques, humoristiques, sentimentaux survivront.
Neymar, perpétuellement à terre
On a presque plus parlé du temps que le Brésilien a passé allongé sur la pelouse (13 minutes 50 secondes) que de son faible rendement (2 petits buts et 1 passe décisive) ou de sa maladresse (84 ballons perdus, un record). La faute aux attentes démesurées envers le footballeur le plus cher de l’histoire, mais aussi à sa propension à en faire trop dès qu’un adversaire le touchait. Certes Neymar est le joueur qui a subi le plus de fautes dans la compétition (25), mais ses roulades exagérées et ses cris éphémères ne lui ont valu aucune sympathie. Ses simulations, comme ce penalty sifflé puis annulé contre le Costa Rica, encore moins.
L’attitude du Brésilien a été défendue ou vilipendée, comme par le coach mexicain Juan Carlos Osorio, qui a parlé « d’une honte pour le football » à la suite de cette crise provoquée par une cheville touchée. Le théâtre de Neymar n’a laissé personne indifférent, et notamment en ligne, où rien n’est aussi viral que la moquerie.

J’suis mort.  https://t.co/dAgffkZ96b— FrenchCDM2018 (@Coupe du Monde 2018 🇫🇷)


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NAHHHH HE YELLED “NEYMAR” 😂😂😂😂😂😂 https://t.co/3D57UEwnEw— Castro1021 (@Castro1021)


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Neymar’s Family Reunion.. 😂😂

— Real_Casuals_66 (@TheRealCasuals)


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L’amour entre Mexicains et Coréens né de l’élimination de l’Allemagne
Les Mexicains avaient toutes les raisons de remercier les Sud-Coréens. Battus 3 à 0 par la Suède, ils seraient rentrés chez eux en cas de victoire allemande. A 0-0 à la 90e minute, les Allemands continuaient de pousser. Jusqu’à craquer… deux buts plus tard, et les champions du monde rentraient à la maison… avec les Coréens, déjà éliminés. Grands vainqueurs du jour, les Mexicains pouvaient remercier leurs nouveaux frères coréens. Au pays, des supporteurs ont même porté le consul général de Corée du Sud en triomphe. Qui a dit que le football ne rassemblait pas les peuples ?

That’s the Korean consul general to Mexico, Byoung-Jin Han, celebrating with grateful Mexican fans outside the Kore… https://t.co/vz8nOJlnDa— ByJamesWagner (@James Wagner)


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La touche-roulade iranienne à la 93e
Il y a des gestes complètement fous qui entrent immédiatement dans la légende du Mondial : la main de Maradona, la panenka de Zidane et la touche-roulade de Milad Mohammadi. Celui-ci ne le fera pas pour les mêmes raisons. Milad Mohammadi n’est pas allé au bout de son geste. On joue la 93e minute du match entre l’Espagne et l’Iran, qui perd 1-0. La dernière action iranienne est une touche. Mohammadi se saisit du ballon, fait une rapide prière, hésite un instant puis se lance dans un geste fou et le rate totalement. L’Iran est battu, et Mohamadi entre dans l’histoire en ayant raté ce que la Brésilienne Leah avait réussi.

lmao my man tried to go for the flip throw in the dying seconds of a world cup match absolute legend https://t.co/qqee6suvzJ— jackhaveitall (@jack)


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Les majeurs de Robbie Williams et de Diego Maradona

   


Avant le crochet de Cheryshev contre l’Arabie saoudite, c’était le geste de ce début de Coupe du monde : le doigt de Robbie Williams lors de la cérémonie d’ouverture. Un geste qui, bien sûr, n’était pas un bon gros doigt d’honneur, mais un « compte à rebours ». Diego Maradona, qui a fait ce qu’il voulait en tribune pendant une bonne partie du Mondial, a atteint le zénith après le but salvateur de Marcos Rojo contre le Nigeria avec deux majeurs levés avec hargne, accompagnés d’un « puto » venu du fond du cœur. Le tout filmé bien sûr en gros plan, en direct pour toute la planète.
Les menaces contre les joueurs sur les réseaux sociaux
Le gardien argentin Caballero, après sa boulette contre la Croatie, le Colombien Carlos Sanchez, exclu dès le début du match contre le Japon, le Suédois Jimmy Durmaz, coupable sur l’égalisation à la dernière minute de l’Allemagne…, ces joueurs ont reçu des menaces de mort pendant la compétition. Des gestes qui rappellent forcément le défenseur colombien Andres Escobar, tué à son retour au pays pour avoir mis un but contre son camp en 1994. Sauf que ces menaces modernes n’ont jamais donné lieu à de tels drames, se résumant souvent à des messages anonymes sur les réseaux sociaux.
Les Japonais nettoient derrière eux

   


Peu d’équipes ont connu une fin de Coupe du monde aussi brutale que le Japon. Eliminés à la dernière seconde sur un contre belge, les Japonais sont partis sur une belle image de Russie : un match plein, et côté coulisse un vestiaire laissé comme neuf et un petit « merci » laissé pour les organisateurs russes. Une petite attention qui a rapidement fait le tour du monde. Leurs supporteurs s’étaient déjà fait remarquer en nettoyant les stades après leur passage. Et ce même quand les larmes coulaient.
Le premier but de l’histoire du Panama
Il est des buts qui n’empêchent pas une défaite, mais dont la valeur est sans pareil. Comme le but panaméen de Felipe Baloy contre l’Angleterre. Menés 6-0, ce but panaméen n’allait pas enclencher une remontée extraordinaire. Et pourtant à en écouter les réactions panaméennes, on aurait presque pu croire au but de la victoire. Pour ce petit pays de moins de quatre millions d’habitants, qui participait là à sa première Coupe du monde, il s’agissait du premier but de son histoire dans la compétition.

¡SE DESCONTROLÓ EL ROMMEL!
— tvnpanama (@TVN Panamá)


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L’aigle d’Albanie et la guerre de l’ex-Yougoslavie dans les célébrations

   


Même si le président de la FIFA, Gianni Infantino, maintient que « la Coupe du monde n’est pas un événement politique et ne doit pas l’être », la politique n’est jamais loin du football. Comme lors de la victoire de la Suisse contre la Serbie (2-1). Les deux buteurs suisses, Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri, ont célébré en mimant l’aigle bicéphale, symbole de l’Albanie. Un geste de soutien au Kosovo, d’où ils sont originaires, et dont la Serbie n’a jamais reconnu l’indépendance. La FIFA a infligé des amendes de 8 660 euros aux joueurs impliqués. « Cela ne va pas se répéter dans l’avenir, parce qu’il n’y aura plus de match comme celui-là », a conclu, philosophe, Valon Behrami, autre joueur suisse d’origine kosovare.

        Lire aussi :
         

                Serbie-Suisse : la guerre de l’ex-Yougoslavie s’invite à la Coupe du monde



Les écoliers uruguayens et la souffrance dans le football

¿Es solo fútbol? 👕 https://t.co/6RumM6x0bb— decanocom (@decano)


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Cette courte vidéo a été diffusée quelques heures après la victoire à la dernière seconde de l’Uruguay contre l’Egypte. On voit, dans une salle de classe, de jeunes Uruguayens et Uruguayennes suivre les dernières minutes du match et devenir fous quand Jose Maria Gimenez marque à la toute fin. Elle a été vue plus de 4 millions de fois, et a mis les larmes aux yeux, on imagine, à autant de personnes. Le site uruguayen Decano, à l’origine de la diffusion, a tenté d’expliquer ce qu’elle symbolisait :
« Cette vidéo spontanée montre bien comment les Uruguayens vivent le football. Dès notre plus jeune âge, on sait qu’une telle action est peut-être la dernière occasion de gagner le match. C’est pour ça que les enfants étaient tous debout, à encourager. On ne sait pas pourquoi, nous Uruguayens aimons ce triomphe agonique, nous le préférons à une victoire 5-0. » Mais pas à une défaite sans appel face à la France en quarts.
Omar Da Fonseca, commentateur poétique
Le Mondial a été beau, mais même quand il ne l’était pas, les phrases déstructurées et poétiques du consultant de la chaîne BeIn Sports, Omar Da Fonseca, le rythmait. Il s’emporte, la voix cassée, s’énerve, perd le fil de sa pensée, se répète, pioche dans un dictionnaire imaginaire et juxtapose des mots pour inventer d’étranges expressions. Argentin de naissance et ancien joueur professionnel au PSG et à Monaco, Da Fonseca a conté en direct le naufrage de son équipe, l’a vécu avec les supporteurs, et nous l’a fait partager.

https://t.co/AJVLe3bxP8— Omar_daFonseca (@Omar da Fonseca)


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Ses détracteurs lui reprochent de prendre trop de place au détriment du match, de déborder de son poste de consultant, de ne pas être impartial. Mais que vaut l’impartialité si elle ne nous donne qu’une narration soporifique et prévisible, avec des variantes de « pour battre cette équipe, il faudra marquer un but » pendant quatre-vingt-dix minutes ? Il nous a résumé sa méthode ainsi :
« Dans ce métier, on commente beaucoup de matchs, et à un moment donné, la répétition des phrases m’ennuie. Je ne trouve pas intéressant de dire une fois, deux fois, cinq fois “il a frappé du plat du pied”. Notre ennemi est la banalité. »

        Lire aussi :
         

                Entre folie argentine et poésie française, le commentateur Omar Da Fonseca, « différent malgré (lui) »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Sortant de sa sobriété, le président de la République a fêté la victoire dans les vestiaires des joueurs français, dimanche soir.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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Quand Macron exulte avec les Bleus

Sortant de sa sobriété, le président de la République a fêté la victoire dans les vestiaires des joueurs français, dimanche soir.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 08h53
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 12h20
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

L’image a été saisie par le photographe de Vladimir Poutine, présent dans la tribune présidentielle du stade Loujniki, à Moscou. On y voit Emmanuel Macron en bras de chemise, hurler de rage, les deux poings levés, debout face à la pelouse, alors que l’équipe de France vient de marquer son premier but face à la Croatie. Une image très peu protocolaire, immédiatement reprise sur les réseaux sociaux, où elle a été dénoncée par les adversaires du président de la République, qui y ont vu une tentative de récupération.
Ces derniers jours, l’Elysée avait pourtant insisté : pas question de mettre le chef de l’Etat en avant et de donner l’impression de vouloir profiter du bon parcours des Bleus pour redorer une image ternie depuis quelques semaines, comme l’avait fait Jacques Chirac, en 1998. Pourtant peu adepte du ballon rond, l’ancien maire de Paris avait alors assisté à tous les matchs de l’équipe de France, participé à la « ola » dans les stades, embrassé le crâne de Fabien Barthez. Résultat : une envolée d’une quinzaine de points dans les sondages, alors que sa cote de popularité était au plus bas après la dissolution ratée de 1997.
« Le président veut être dans le partage mais pas dans l’appropriation de quelque chose qui appartient à tous les Français », assure-t-on dans l’entourage de M. Macron, établissant un parallèle avec l’hommage rendu lors des funérailles de Johnny Hallyday, en décembre 2017, « où le chef de l’Etat est un parmi les Français et partage un moment avec eux ». « Pas de récupération, le président de la République nous l’a demandé lors du dernier conseil des ministres. Bien sûr, on sera contents comme tous les Français, mais pas de mélange des genres », abondait un membre du gouvernement quelques jours avant la finale.
Les vertus de la réussite
Après le match, Emmanuel Macron s’est ainsi contenté sur son compte Twitter d’un sobre « merci » écrit en lettres capitales et adressé à l’équipe de France....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ « Nous-Avron-Gagné », « Saint-Paul-Pogba », « Deschamps-Elysées-Clemenceau », la RATP a voulu rendre hommage lundi à l’équipe de France sacrée championne du monde en Russie.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

La RATP célèbre la victoire des Bleus en renommant des stations du métro parisien

« Nous-Avron-Gagné », « Saint-Paul-Pogba », « Deschamps-Elysées-Clemenceau », la RATP a voulu rendre hommage lundi à l’équipe de France sacrée championne du monde en Russie.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 15h07
   





                        



   


La RATP célébrait lundi 16 juillet la victoire de l’équipe de France, qui a remporté dimanche la Coupe du monde de football en Russie, en renommant plusieurs stations du métro parisien en hommage aux vainqueurs.
Ainsi, la station Avron (ligne 2) a pris le nom de « Nous-Avron-Gagné », Charles-de-Gaulle–Etoile (ligne 2) s’est transformée en « On-a-2-Etoiles », Victor-Hugo (ligne 2) est devenue « Victor-Hugo-Lloris », Bercy (lignes 6 et 14) est dite « Bercy-les-Bleus », Notre-Dame-des-Champs (ligne 12) est renommée « Notre-Didier-Deschamps », qui a droit à un autre hommage puisque Champs-Elysées–Clemenceau (ligne 13) s’est changée en « Deschamps-Elysées–Clemenceau ».

   


Ces nominations exceptionnelles représentent « autant de clins d’œil aux champions du monde français », a expliqué la RATP dans un communiqué. Dans la journée, la Régie des transports parisiens a également renommé d’autres stations, en ajoutant « Tolisso » à la station Corentin-Cariou, sur la ligne 7, « Raphaël » à la station Varenne (ligne 13) ou encore Pogba à la station Saint-Paul (ligne 1).

[#MerciLesBleus] Vous nous l’avez demandé, on vous livre d’autres stations en Bleu sur nos réseaux sociaux.. Voici… https://t.co/YIxp0wQRPB— Ligne1_RATP (@Ligne 1 RATP)


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Sur la ligne 11, Arts-et-métiers a emprunté le nom de Benjamin Pavard :

[#MerciLesBleus]  Vous nous l’avez demandé… On vient de la faire juste pour vous, pour nos réseaux sociaux et pour… https://t.co/aLuQW0f3uy— Ligne11_RATP (@Ligne 11 RATP)


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Les Bleus n’auront probablement pas l’occasion de prendre le métro puisqu’ils descendront les Champs-Elysées vers 17 heures à bord d’un autobus à impériale, comme les champions du monde de 1998, dont Didier Deschamps, qui avaient été acclamés alors par plus d’un million de personnes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ L’attaquant, impliqué dans trois des quatre buts des Bleus en finale face à la Croatie, a insisté sur le rôle de l’équipe.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : Antoine Griezmann, un héraut plutôt qu’un héros

L’attaquant, impliqué dans trois des quatre buts des Bleus en finale face à la Croatie, a insisté sur le rôle de l’équipe.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 09h48
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 13h10
    |

            Adrien Pécout (Moscou, envoyé spécial)








                        



   


Le malheureux va devoir s’y faire. Une fois de plus, les spectateurs l’ont désigné homme du match. Une fois de plus, leurs suffrages rappellent l’attaquant à son importance. Un journaliste insiste. Y aurait-il, en 2018, une « génération Griezmann », comme il y eut celle de Zidane en 1998 ? La rime est acceptable. La comparaison, un peu gênante, selon l’intéressé : « Vous me connaissez, je mets toujours le collectif en premier. »
Antoine Griezmann se voit en héraut, pas en héros. Un porte-parole de l’équipe, un saute-ruisseau, tout ce que l’on voudra, mais rien d’autre que le membre d’un collectif. Le message, au soir du dimanche 15 juillet : si la France a remporté sa deuxième étoile de championne du monde, dans le ciel orageux de Moscou, elle le doit avant tout à un groupe plutôt qu’à l’éclat d’un seul footballeur.
Vingt ans après le premier titre mondial des Bleus, Antoine Griezmann n’a pas marqué un doublé de la tête contre le Brésil. Comme Zinédine Zidane en son temps, le voilà pourtant, lui aussi, décisif en finale du tournoi : l’attaquant a pris part à trois des quatre buts français contre la Croatie (4-2).
Juste avant la mi-temps, un Croate touche le ballon de la main. Le Français transforme le penalty : contre-pied parfait pour redonner l’avantage aux siens. Avant cela, sur coup franc, son ballon malicieux avait entraîné l’ouverture du score : un avant-centre adverse, Mario Mandzukic, le déviait contre son camp. A l’heure de jeu, dos à la défense, Griezmann a cette fois le ballon en mouvement. Un tir en pivot peut s’envisager. Lui préfère la passe. En deux tirs, trois mouvements, son coéquipier Paul Pogba lui donne raison : à l’entrée de la surface, le milieu de terrain accentue l’avance française.
« Bien vivre ensemble »
Il faut voir, à cet instant, tous les remplaçants courir après Pogba comme après un rêve en commun. Une constante, depuis le début du tournoi, selon Griezmann : « Les remplaçants ne boudaient pas, ne s’énervaient jamais. Ils travaillaient pour le collectif, pour que tout aille bien. C’est ce qui a fait notre force. » Il faut aussi les voir après match, tous ces jeunes hommes, ceints d’un drapeau tricolore, courir sur la pelouse comme dans une cour de récréation. Les voir, enfin, dans la joie et les bonnes clameurs, chahuter la conférence de presse de Didier Deschamps : « Ils sont jeunes », sourit le sélectionneur, qui peut bien permettre cette fredaine.
« Antoine, au-delà de toutes ses qualités, a beaucoup d’humilité. Il sait très bien qu’il existe à travers un collectif »
Deschamps insiste sur la notion de « bien vivre ensemble ». Un mot à la mode pour décrire une logique déjà opérante, en réalité, lors du titre de 1998 : à l’époque, « DD » soulevait le Mondial en tant que capitaine des Bleus. « Antoine, au-delà de toutes ses qualités, a beaucoup d’humilité, apprécie-t-il. Il sait très bien qu’il existe à travers un collectif. »
S’il les fête bien sûr en équipe, le n° 7 français a une manière distinctive de célébrer ses buts. Sur les terrains de Russie, la même gestuelle à chaque fois. Ses montées de genoux pourraient ressembler à une danse cosaque. Elles reprennent en fait la chorégraphie inspirée d’un jeu vidéo. Depuis le début de l’été, promis, le jeune homme « reste le même ».
Sur le terrain, le footballeur concède peut-être un léger changement. En 2016, il terminait meilleur buteur de l’Euro, mais perdait en finale : défaite à domicile contre le Portugal. Deux ans plus tard, l’avant-centre marque moins, mais défend plus : « Je veux l’étoile et, si j’ai l’étoile, je m’en fous du [style] de jeu », revendiquait-il dès avant la finale. Les Bleus de Deschamps laissent davantage le ballon à l’adversaire, et l’avant-centre assume. Court dans le vide. Se replie autant que nécessaire. « La défense, dans notre style de jeu, avec les joueurs qu’on a, reste le plus important. »
« Etat d’esprit »
« Grizou » – qui préfère le surnom de « Grizi » – avait jusque-là marqué seulement trois fois dans ce Mondial. En quarts de finale, d’une frappe hors de la surface, il profitait d’une bévue du gardien uruguayen. Sur penalty (déjà), il ouvrait le score contre l’Argentine en huitièmes, et l’Australie en phase de poule. Pour faire bonne mesure, rappelons aussi ses deux passes décisives : sur coup franc pour la tête de Raphaël Varane contre l’Uruguay ; sur corner pour celle d’un autre défenseur contre la Belgique, Samuel Umtiti, en demi-finales.
« Nos enfants vont être fiers de porter nos noms »
Sur la pelouse du stade Loujniki, le jeune père a aussi célébré le titre avec sa fille Mia, 2 ans. Le joueur pensait encore à elle, devant les journalistes, à l’instant d’entrer « dans l’histoire du football français » : « Nos enfants vont être fiers de porter nos noms. » Des noms de champions du monde. « On essaie de donner une bonne image de la France, des joueurs français, on espère que beaucoup de jeunes ont vu ce match et feront pareil. »
Antoine Griezmann avait 7 ans en 1998, ce qui fait déjà de lui l’un des plus âgés de ce jeune groupe. Sans transformer à nouveau cette équipe en symbole politique d’une France « black-blanc-beur », le joueur voit tout simplement en cette sélection « une France qu’on aime » : un groupe avec « beaucoup de joueurs d’origines différentes », mais avec « un état d’esprit » positif, cette envie partagée de « tous jouer pour ce même maillot, pour ce coq et pour ce pays ». 
Il y a un paradoxe dans tout cela. Antoine Griezmann vient peut-être de Mâcon, en Saône-et-Loire. Mais l’adolescent a construit toute sa carrière en Espagne, loin de ces centres de formation français qui invoquaient son petit gabarit comme une grande raison de refus. Le blondinet a d’abord rallié la Real Sociedad. Puis l’Atlético Madrid, vainqueur de la Ligue Europa au mois de mai contre Marseille, déjà grâce à un doublé du Français. Griezmann refuse de rêver en public à un éventuel « Ballon d’or », le trophée qui récompense en décembre le meilleur joueur de l’année. L’urgence étant plutôt, selon ses mots, « à kiffer le titre avec tous les Français ». 




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ A Saint-Ouen, les habitants de l’immeuble « Planète Z » suivent la finale de la Coupe du monde. La photographe Jeanne Frank les a suivis pendant toute cette soirée.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Vingt ans après la victoire de 1998, l’équipe de France a remporté son deuxième titre mondial, dimanche, en battant la Croatie (4-2).
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

34 victoires, 120 buts marqués…, 5 chiffres marquants de l’histoire de la France en Coupe du monde

Vingt ans après la victoire de 1998, l’équipe de France a remporté son deuxième titre mondial, dimanche, en battant la Croatie (4-2).



Le Monde
 |    16.07.2018 à 14h07
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 14h44
    |

            Alexandre Pouchard et 
                                Maxime Mainguet








                        


Vingt ans après le sacre de 1998, l’équipe de France est de nouveau sur le toit du monde du football grâce à sa victoire en finale de la Coupe du monde, dimanche 15 juillet, contre la Croatie (4-2).
D’une nation aux résultats relativement médiocres dans les premières décennies suivant la création du Mondial — hormis une troisième place en 1958 —, la France s’est peu à peu imposée comme une grande nation du football. Une place qu’elle a renforcée depuis vingt ans avec trois finales, dont deux gagnées.
Passage en revue du bilan de l’équipe de France dans l’histoire de la Coupe du monde.
15 participations
L’équipe de France a joué quinze Coupes du monde sur vingt et une, et a été éliminée dès le premier tour lors de six d’entre elles.

   


2 Coupes du monde gagnées
Avec ce deuxième titre, la France reste loin du résultat du Brésil et ses cinq couronnes mondiales, ainsi que de l’Allemagne et de l’Italie, qui comptent quatre victoires chacune.
Mais les Bleus ont rejoint l’Argentine et l’Uruguay — deux équipes qu’ils ont éliminées lors de leur parcours cette année, en huitième de finale pour la première (4-3) et en quarts de finale pour la seconde (2-0).


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La France rejoint l'Argentine et l'Uruguay avec deux Coupes du monde gagnées
Nombre de compétitions remportées par chaque équipe depuis la première, en 1930.

Source : FIFA



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34 victoires en 66 matchs
L’équipe de France est restée invaincue lors de cette Coupe du monde 2018, comptant six victoires en sept matchs. Le bilan est seulement terni par un piteux 0-0 lors du troisième match du premier tour contre le Danemark. Pas de quoi plomber le tableau global puisque les Bleus comptent trente-quatre victoires à leur palmarès, contre dix-neuf défaites.

   


120 buts marqués
La France avait remporté la Coupe du monde 1998 grâce à son assise défensive, et il a également fallu une arrière-garde solide pour parvenir jusqu’au sacre mondial en 2018. Mais l’équipe de France s’est aussi illustrée par son potentiel offensif et totalise désormais cent vingt buts marqués contre soixante-dix-sept encaissés.

   


1,81 but par match
Avec quatorze buts inscrits en sept matchs cette année (moins que la Belgique et ses seize réalisations), la France a amélioré son ratio offensif. Elle compte désormais 1,81 but par match en moyenne en Coupe du monde (contre 1,79 avant la compétition).
C’est malgré tout beaucoup moins que la Hongrie et sa moyenne de 2,72 buts par match (sur quarante-huit rencontres disputées, notamment grâce une attaque prolifique dans les années 1950 et 1960), ou encore du Brésil et de l’Allemagne, avec une moyenne de 2 buts par match.
La Turquie apparaît également dans ce classement grâce à ses 20 buts inscrits en dix matchs et deux compétitions, dont le Mondial 2002 où elle avait terminé troisième.


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Avec ses 14 buts en 7 matchs, la France a amélioré son ratio offensif
Moyenne de buts par match lors d'une Coupe du monde de football.

Source : FIFA



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                Coupe du monde 2018 : et la France est devenue un pays de football






                            


                        

                        


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A Helsinki, Trump et Poutine en quête de meilleures relations

Les présidents américain et russe se retrouvent lundi dans la capitale finlandaise pour un sommet très attendu.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 12h55
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 16h11
    |

            Isabelle Mandraud (Helsinki, envoyée spéciale) et 
Gilles Paris (Helsinki, envoyé spécial)








                        



   


Vladimir Poutine, dont l’avion s’était posé avec un peu de retard sur l’horaire officiel, est arrivé le premier au palais présidentiel d’Helsinki, théâtre de la première véritable rencontre bilatérale avec Donald Trump, lundi 16 juillet. Comme pour celui du président de la fédération russe, le véhicule du président des Etats-Unis s’est arrêté ensuite, un peu avant 14 heures, devant le perron, sous une tente dont l’entrée a été aussitôt masquée pour des raisons de sécurité.
Dix minutes plus tard, les deux hommes ont commencé leurs entretiens. Pendant les quelques minutes initiales ouvertes à la presse, Donald Trump a longuement félicité Vladimir Poutine pour l’organisation de la Coupe du monde de football qui s’est achevée la veille, à Moscou, avant d’exprimer son désir de parvenir à « une relation extraordinaire » avec la Russie.
« Chasse aux sorcières »
Quelques heures auparavant, Donald Trump affichait déjà une volonté de nouer un dialogue, qui le poussait à pointer du doigt tout ce qui pourrait faire obstacle à celle-ci. Il a ainsi dénoncé avec virulence, sur son compte Twitter, la « chasse aux sorcières truquée » que constitue selon lui l’enquête sur les interférences prêtées à la Russie pendant la présidentielle de 2016.

Our relationship with Russia has NEVER been worse thanks to many years of U.S. foolishness and stupidity and now, the Rigged Witch Hunt!— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Quatre jours après l’inculpation de douze membres du renseignement russe par le procureur spécial Robert Mueller, le président des Etats-Unis a estimé que cette enquête était en partie responsable de la détérioration des relations avec Moscou. « Elles n’ont jamais été pires », a-t-il assuré, ajoutant que « des années de bêtise et de stupidité américaines » y avaient également contribué. Le ministère des affaires étrangères russe a aussitôt partagé ce message agrémenté du commentaire: « Nous sommes d’accord ». La veille, M. Trump avait déjà insisté sur le fait que ces interférences étaient survenues sous « l’administration Obama », mise en cause pour sa passivité supposée.

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          Les ambiguïtés de Trump face à Poutine



Depuis l’annonce de ces inculpations, la Maison Blanche s’est abstenue de toute forme de critique visant la Russie. Un souci d’apaisement à la veille de la rencontre de lundi, qui a tranché avec l’agressivité déployée par le président américain à l’égard de ses alliés depuis le début de sa tournée en Europe, le 10 juillet. Celle-ci devait s’achever après les entretiens avec le président de la fédération russe.
« L’Union européenne est un ennemi »
Donald Trump est d’ailleurs revenu à la charge dimanche contre l’Union européenne. « Je pense que nous avons beaucoup d’ennemis. Je pense que l’Union européenne est un ennemi, avec ce qu’ils nous font sur le commerce. Bien sûr, on ne penserait pas à l’Union européenne, mais c’est un ennemi », a-t-il assuré à la chaîne CBS.
Au cours du même entretien, il a ajouté que « la Russie [était] un ennemi par certains aspects », un qualificatif également utilisé à propos de la Chine, présentée comme un « ennemi économique ». Le président, qui a assuré « croire aux rencontres », comme en atteste sa conviction que celle avec le dirigeant nord-coréen à Singapour a été un succès, a cependant relativisé les attentes à propos du sommet d’Helsinki en laissant entendre qu’il ne se traduirait pas immédiatement par des percées diplomatiques significatives.

        Lire l’analyse de l’historienne Maya Kandel :
         

          « MM. Trump et Poutine convergent vers une vision alternative des relations internationales »



Son homologue, pour qui la rencontre constitue en soi une victoire appréciable, est resté quant à lui muet sur ses objectifs. Selon Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, ce sommet n’est pas destiné à un « marchandage » mais à « comparer les positions de chacun, afin de confirmer ou de dissiper les craintes de part et d’autre ». Les discussions devaient porter sur le contrôle des armes, la situation en Ukraine et en Syrie.
La partie russe est attachée à trouver un terrain d’entente sur les armes, où les contentieux se sont accumulés. C’est l’un des sujets que Vladimir Poutine a le plus travaillés avec son état-major avant de quitter Moscou. Les deux délégations devraient notamment aborder la question du renouvellement du New Start, un traité de réduction des armes nucléaires signé en 2010 par les deux pays qui limite à 1 550 le nombre de têtes nucléaires chacun. Ce traité expire en 2021, mais il peut être prolongé pour une période de cinq ans. Autre sujet sur la table : le traité sur les forces nucléaires dissuasives à portée intermédiaire signé en 1987.

        Lire aussi :
         

                Comment Trump réarme la dissuasion nucléaire



« Bienvenue en terre de liberté de la presse »
A Helsinki, une campagne de presse a précédé l’arrivée des deux dirigeants. Dans toute la ville, les panneaux publicitaires, à l’initiative du principal quotidien finlandais, Helsingin Sanomat, affichaient le même message en anglais et en russe : « Bienvenue, Monsieur le président, en terre de liberté de la presse » Impossible pour les cortèges présidentiels de ne pas les voir.
Dimanche, plus d’un millier de personnes ont manifesté contre les deux présidents, fédérés autour d’une même banderole « Make Human Rights Great Again », un pastiche du slogan de campagne de Donald Trump « Make America Great Again ». Un autre petit cortège a défilé lundi dans la capitale finlandaise à bonne distance du périmètre sécurisé établi autour du palais de la présidence.
Des Ukrainiens et des Russes venus de Saint-Pétersbourg ont fait cause commune dimanche pour exiger la libération du cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, condamné à vingt ans de colonie pénitentiaire en Russie pour « terrorisme » et aujourd’hui en grève de la faim depuis plus de soixante jours. Le Pen Club américain n’a pas été en reste, avec une grande banderole portant cette même revendication.
Lors de ce rassemblement festif et coloré, animé au cœur de la capitale finlandaise par un concert, beaucoup de pancartes « Non aux dictateurs » ont été brandies, les participants ne faisant pas de différence entre les deux dirigeants. Un « Non à la séparation des familles » a visé la politique migratoire de Donald Trump, pendant qu’un « troll factory no » a fait allusion aux interférences reprochées à des pirates informatiques russes dans les élections occidentales.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Analyse. La réforme constitutionnelle améliore les garanties de nomination des procureurs, mais oublie que 95,8 % des juges restent choisis par le gouvernement, explique le journaliste du « Monde », Jean-Baptiste Jacquin.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 15/07/2018
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Le débat escamoté sur l’indépendance de la justice

Analyse. La réforme constitutionnelle améliore les garanties de nomination des procureurs, mais oublie que 95,8 % des juges restent choisis par le gouvernement, explique le journaliste du « Monde », Jean-Baptiste Jacquin.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 06h23
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 09h57
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            
Analyse. Il est une disposition du projet de réforme constitutionnelle voulue par Emmanuel Macron qui fait consensus : l’article 12 renforçant l’indépendance de la justice. Il devrait être examiné et adopté en séance à l’Assemblée nationale dans la semaine du 16 au 21 juillet, sans modification ni bataille enflammée, contrairement à ce que l’on a pu voir depuis le 10 juillet sur les autres articles du projet de loi réformant, notamment, le fonctionnement du Parlement.
Pourtant, le véritable débat sur l’indépendance de la justice semble avoir été escamoté. Le projet de loi propose de modifier les conditions de nomination des magistrats du parquet. Le gouvernement ne pourra désormais nommer ces magistrats chargés des enquêtes, poursuites et réquisitions aux procès qu’avec un feu vert du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
« Enfin ! », s’est félicitée la présidente de la commission des lois, Yaël Braun-Pivet, lors de l’examen du texte. De fait, c’est un vieux projet, alors que la nomination des procureurs de la République par le gouvernement a toujours alimenté les soupçons de connivence. En parallèle, la réforme confie au CSM un pouvoir disciplinaire sur les magistrats du parquet équivalent à celui qu’il détient sur ceux du siège, les juges.
« Une occasion manquée »
Le gouvernement Jospin (1997-2002) s’était le premier imposé de ne procéder à ces nominations qu’après « avis conforme » du CSM. Une pratique qui n’a pas résisté aux quinquennats de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy. Elle est redevenue la règle avec François Hollande, qui ne l’a pourtant pas constitutionnalisée, malgré sa promesse de 2012 et un accord en 2016 entre les deux assemblées parlementaires sur un même texte.
« On progresse doucement, mais on progresse », analyse Fabrice Hourquebie, professeur de droit public à l’université de Bordeaux, qui voit dans cette réforme « un vrai gain d’indépendance du parquet »....




                        

                        


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Compte rendu

L’Afrique du Sud célèbre avec Barack Obama la mémoire de Nelson Mandela

L’éloge de l’ancien président américain est annoncé par son entourage comme son discours le plus important depuis sa retraite politique.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 16.07.2018 à 11h44

     •
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        Mis à jour le 16.07.2018 à 12h19






    
Nelson Mandela à Kliptown, près de Johannesburg, le 12 juillet 2008.
Crédits : Mike Hutchings / REUTERS


L’Afrique du Sud célèbre cette semaine, avec l’ancien président Barack Obama en vedette américaine, le centième anniversaire de la naissance de son héros et libérateur Nelson Mandela, incarnation d’un rêve « arc-en-ciel » toujours inachevé. Cinq ans après sa mort, « Madiba » a gardé son statut d’icône mondiale pour son combat contre le régime raciste blanc de l’apartheid et son message de réconciliation, qui a permis au pays d’en tourner la page en évitant un bain de sang.
Après l’ancien président américain Bill Clinton, le milliardaire philanthrope Bill Gates ou l’ex-secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, le premier chef d’Etat noir des Etats-Unis prononcera mardi 17 juillet l’hommage annuel à Nelson Mandela, point d’orgue de plusieurs jours de festivités.

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                Nelson Mandela : « L’honneur appartient à ceux qui ne renoncent jamais à la vérité »



Lors d’une visite en Afrique du Sud en 2013, Barack Obama avait longuement honoré son « héros ». « Le combat ici contre l’apartheid et pour la liberté, le courage moral de “Madiba”, la transition historique de son pays vers une nation libre et démocratique ont été une source d’inspiration pour moi et le monde entier », avait-il déclaré.
Anecdotes et éloges
Un an et demi après son départ de la Maison Blanche, l’éloge de Barack Obama est annoncé par son entourage comme son discours le plus important depuis sa retraite politique. « Il lui donnera l’occasion de livrer un message de tolérance, d’inclusion et de démocratie à un moment où l’héritage de Mandela est remis en question dans le monde », a souligné son conseiller Benjamin Rhodes au New York Times. Une allusion à la politique de Donald Trump, qui a pris le contre-pied systématique de son prédécesseur, notamment sur l’immigration et l’Afrique.
En attendant ce grand oral, toute l’Afrique du Sud s’est déjà mise à l’heure Mandela, qui aurait eu 100 ans le 18 juillet. Spectacles, expositions et compétitions sportives le célèbrent. Son visage souriant illumine de nouveaux billets. « Agissez, inspirez le changement, faites de chaque jour un jour Mandela », exhorte le slogan de la fondation qui porte son nom.

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Ex-syndicaliste reconverti en homme d’affaires, le président sud-africain Cyril Ramaphosa y est allé de sa contribution en versant la moitié de son salaire à un fonds qui finance des microprojets pour réduire la pauvreté. « En mémoire de “Madiba”, en hommage à (….) son engagement sans relâche pour l’amélioration de la vie des plus démunis, beaucoup d’entre nous peuvent faire quelque chose », a lancé le chef de l’Etat en annonçant son geste.
Ceux qui ont connu de près le détenu le plus célèbre de la planète – resté vingt-sept ans derrière les barreaux – rivalisent d’anecdotes et d’éloges. A commencer par le dernier président blanc d’Afrique du Sud, Frederik de Klerk, l’adversaire devenu partenaire avec lequel il a partagé le prix Nobel de la paix en 1993. « Oui, nous avons eu des conflits. A certains moments, de vives tensions nous ont opposés. Mais il y a toujours eu du respect, qui est devenu de l’amitié personnelle, s’est-il rappelé pour l’AFP. C’était un homme bon et unique. »
Un héritage politique plus controversé
L’ancien chauffeur et garde du corps de Madiba, Fuad Floris, s’est lui souvenu de la simplicité et des attentions de celui qu’il appelait « Tata ». « Quand ma fille a eu son bac, il lui a écrit de sa main un petit mot de félicitation, a-t-il raconté à l’AFP. Il était très excité quand il voyait des enfants, ce qui lui faisait oublier toutes les consignes de sécurité, c’était notre pire cauchemar ».
Si l’homme Mandela ne suscite que louanges, son héritage politique est aujourd’hui plus controversé. Un quart de siècle après la chute de l’apartheid, l’Afrique du Sud est considérée par la Banque mondiale comme le pays le plus inégalitaire de la planète. Son économie patine, la pauvreté persiste et le racisme y attise toujours autant les tensions.

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                #100ansMandela : Seul contre tous, Mandela l’endurant



« Je suis convaincu que le président Mandela, s’il était encore vivant, serait très, très inquiet de la situation actuelle en Afrique du Sud », a estimé Frederik de Klerk. Certains mettent en cause les successeurs de « Madiba » et la corruption qui a gagné le plus haut sommet de l’Etat, notamment sous la présidence de Jacob Zuma (2009-2018).
D’autres, plus rares, vont jusqu’à le traiter de « vendu » pour avoir prêché la modération envers les élites blanches, qui détiennent toujours l’essentiel des leviers économiques du pays. « Mandela a combattu pour que nous soyons politiquement libres », a résumé à l’AFP Mtate Phaleka, un photographe noir de 19 ans. « Nous ne le sommes toujours pas économiquement. »


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ L’événement, dont la FIFA a salué la « magnifique » organisation, a été un ballon d’oxygène pour la population.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

La Russie tire profit du succès de « sa » Coupe du monde

L’événement, dont la FIFA a salué la « magnifique » organisation, a été un ballon d’oxygène pour la population.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 10h36
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 14h27
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


L’intrusion, à la 52e minute de la rencontre France-Croatie, n’a duré que quelques secondes lorsque deux femmes et un homme, portant des uniformes semblables à ceux de la police, sont parvenus à zigzaguer sur la pelouse du stade Loujniki de Moscou. Affilié aux Pussy Riot, un groupe punk anti-Poutine formé en 2011, le trio voulait attirer « l’attention sur les atteintes aux droits de l’homme en Russie ».
Ce fut le seul couac de ce Mondial 2018, organisé pour la première fois en Russie, qui s’est achevé dimanche 15 juillet avec la remise de la Coupe du monde à l’équipe de France de Didier Deschamps par Vladimir Poutine. Gianni Infantino, président de la FIFA, n’avait pas attendu la finale pour décerner au tournoi le titre de « meilleure Coupe du monde de tous les temps ». « La Russie a changé, a-t-il insisté dès vendredi depuis le stade Loujniki. Tout a été magnifique. »

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De fait, en un mois de compétition, la Russie est parvenue à gommer l’image déplorable qu’elle avait dans l’univers du football, notamment depuis l’Euro 2016, lorsque ses supporteurs s’étaient violemment accrochés avec leurs homologues anglais sur le Vieux-Port à Marseille. Interdits de stades, les hooligans russes sont restés invisibles, tout comme leurs bannières provocantes. Pas l’ombre d’une bagarre au cours des 64 matchs de la compétition. Pas de cris racistes non plus, ni d’onomatopées du même acabit.
Supporteurs chouchoutés
Les autorités ont même toléré l’ouverture d’une « Maison de la diversité » à Moscou, devenue, le temps du Mondial, un refuge pour les minorités sexuelles. Quoique régulièrement inspecté par des agents du FSB, les services de sécurité russes, le lieu, installé dans un théâtre à l’initiative du réseau Football Against Racism in Europe et de la FIFA sous la pression des défenseurs des droits humains, a accueilli des jeunes gays et lesbiennes venus regarder sur écran géant les matchs au milieu de drapeaux arc-en-ciel. Une première en Russie, où l’homophobie est ancrée et où une loi de 2013 punit toute manifestation homosexuelle pour « propagande auprès de mineurs ».
Les craintes formulées dans les médias étrangers avant le tournoi se sont dissipées. La consigne du Kremlin a été suivie à la lettre : montrer sous son meilleur jour le pays, plombé sur le plan international par le conflit ukrainien, l’ingérence dans les élections américaines ou l’affaire Skripal – du nom d’un ex-agent double empoisonné avec sa fille au Royaume-Uni. La Russie, il est vrai, n’a pas lésiné sur les moyens, avec plus de 9,5 milliards d’euros investis pour séduire la planète foot.
Partout, les quelque 750 000 supporteurs venus du monde entier ont été chouchoutés par un public chaleureux, des policiers polis et quelque 17 040 volontaires enthousiastes déployés dans les onze villes hôtes. « Je pense qu’il n’y a jamais eu autant d’étrangers dans notre pays », s’est réjoui Alexeï Sorokine, le patron du comité d’organisation russe.
En se propulsant en quarts de finale, la Sbornaïa, l’équipe nationale que personne n’attendait à ce niveau, a elle aussi rempli son contrat, entraînant d’inhabituelles manifestations de liesse chez les supporteurs russes gagnés par l’ambiance de carnaval. Dans les fan-zones officielles et spontanées, des milliers de personnes, toutes nationalités confondues, se sont retrouvées chaque soir. Une bouffée d’oxygène pour beaucoup de Russes – dont 68 % n’ont jamais voyagé à l’extérieur des frontières –, qui plus est dans un pays où les rassemblements sont soit interdits soit très encadrés.
« Vous êtes russe ? Alors ce sera interdit »
« Quand la Coupe du monde se terminera, on pourra boire de la bière comme ça [dans la rue] ? », s’est enquis un jeune homme auprès de deux policiers en faction dans la rue Nikolskaïa, devenue le lieu de rassemblement préféré à Moscou. « Vous êtes russe ? Alors ce sera interdit », lui ont répondu les deux fonctionnaires. La vidéo de l’échange s’est taillé un vif succès sur les réseaux sociaux.
La Russie peut également se targuer d’avoir testé avec succès la « fan ID », la carte d’identité des supporteurs pour la première fois dans un Mondial, qui a permis d’alléger les contraintes de visa et de voyager gratuitement dans les transports.
L’équipe d’Angleterre – seul pays dont les autorités avaient décidé de boycotter le Mondial en réaction à l’affaire Skripal – a été « très bien traitée », soulignait, samedi 14 juillet, le sélectionneur, Gareth Southgate, sans qu’il ait été besoin de lui poser la question. « On a beaucoup parlé des relations entre nos deux pays mais, d’un point de vue personnel, nous n’aurions pas pu recevoir meilleur accueil. »
Absent des stades, hormis lors des cérémonies d’ouverture et de clôture, même pour soutenir l’équipe russe, le président Vladimir Poutine s’est offert une tournée mondiale d’entretiens en recevant plus d’une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement. Presqu’un Ballon d’or diplomatique.

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Pour le FMI, la croissance mondiale devient « moins homogène »

Les effets des tensions commerciales devraient, jusqu’ici, rester contenus, estime l’institution multilatérale dans ses dernières prévisions.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 16h11
    |

            Marie de Vergès








                        



   


Le monde peut bien disserter des risques, pour l’économie, de la brusque montée des tensions commerciales. Les chiffres, eux, n’en portent pas la trace. Pour l’instant, tout du moins. Les nouvelles prévisions présentées, lundi 16 juillet, par le Fonds monétaire international (FMI) font état d’une croissance mondiale qui devrait atteindre près de 4 % en 2018 et 2019. Ce chiffre – + 3,9 % très exactement – n’a pas bougé d’un iota depuis les derniers pronostics établis en avril par le FMI.

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L’institution maintient donc son scénario malgré les salves protectionnistes lancées, entre-temps, par les Etats-Unis contre tous leurs grands partenaires (Union européenne, Chine, Canada, Mexique…), qui ont aussitôt riposté. Les effets négatifs des mesures, annoncées et à venir, devraient être contenus, estime le FMI, puisque « jusqu’ici, celles-ci affectent seulement une très petite part du commerce mondial ». Et les répercussions sur le sentiment des marchés financiers devraient être « limitées », poursuit le Fonds.
Reste que les menaces de rupture sont bien là. La bataille commerciale, si elle se poursuit et s’amplifie, « pourrait faire dérailler la reprise et réduire les projections de croissance à moyen-terme », alerte l’institution. En augmentant l’incertitude, elle risque de faire chanceler l’investissement, qui a été, et demeure, l’un des principaux moteurs du redressement économique planétaire.
Signaux d’alerte
Le pire n’est pas toujours sûr. Mais déjà, le tableau de bord de l’économie mondiale présente des signaux d’alerte. Globalement, la croissance est devenue « moins homogène ». Parmi les pays avancés d’abord, entre d’un côté les Etats-Unis et, en face, tous les autres. Le puissant stimulus budgétaire de l’administration de Donald Trump fait tourner de plus en plus vite une économie américaine déjà très robuste (+2,9 % en 2018). L’accélération de l’activité devrait permettre au taux de chômage de baisser à des niveaux jamais vus depuis 50 ans. Au risque de raviver les pressions inflationnistes. Et, prévient le FMI, d’accroître les « déséquilibres mondiaux », puisqu’en carburant plus fort, les Etats-Unis importeront davantage et creuseront leur déficit commercial…
A contrario, la zone euro voit ses prévisions de croissance légèrement rabaissées : elle devrait progresser de 2,2 % en 2018, alors que le FMI, lui, prédisait 2,4 % en avril. Entre-temps, l’activité a légèrement flanché en Allemagne et surtout en France, dont les pronostics sont nettement révisés (+1,8 % en 2018 et +1,7 % en 2019, au lieu de 2,1 % et 2 % prévus précédemment). L’Europe pâtit aussi de l’incertitude en Italie, où les turbulences politiques risquent d’affecter l’activité.
Les pays émergents et en développement ont également affronté, ces derniers mois, de puissants vents contraires. La montée des prix du pétrole a, logiquement, favorisé les exportateurs mais pesé sur les autres. L’appréciation du dollar (+5 % ces dernières semaines) et la remontée des taux d’intérêt américains ont fait dévisser les monnaies de plusieurs grands émergents. Les pays aux comptes extérieurs les plus déséquilibrés ont été les plus secoués. Parmi eux, l’Argentine, le Brésil ou l’Inde pour lesquels le FMI a revu ses prévisions de croissance à la baisse.
Risque de poussée inflationniste aux Etats-Unis
Actuellement, les conditions financières demeurent favorables. Mais la situation pourrait se compliquer, met en garde le Fonds. Les éléments perturbateurs ne manquent pas, entre le risque de poussée inflationniste aux Etats-Unis, l’escalade des tensions commerciales et la menace de chocs géopolitiques. A la clé, une correction sur les marchés mettrait durement à l’épreuve les économies les plus endettées.
Et pour l’avenir ? Tout en renouvelant son exhortation traditionnelle à accélérer les réformes structurelles, le FMI lance des recommandations ciblées. Aux Etats-Unis, priés d’appuyer sur le frein en matière de stimulus budgétaire. A l’Allemagne, aussi, invitée à utiliser ses vastes surplus commerciaux pour soutenir la croissance et réduire les déséquilibres mondiaux. La leçon n’est pas nouvelle. Tout comme l’appel à sauver la coopération internationale.
Pour préserver, au niveau planétaire, l’innovation, la productivité et l’amélioration des conditions de vie, « les pays devraient travailler ensemble (…) à résoudre leurs désaccords sans augmenter les barrières tarifaires et non-tarifaires », préconise le FMI. Un conseil sans cesse répété depuis l’élection de Donald Trump, au point de donner l’impression que l’institution prêche de plus en plus dans le désert…

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ La comédienne présente un récital en langue des signes sur des textes allant d’Anne Sylvestre à Amy Winehouse en passant par Boris Vian.
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édition abonné


Avignon : Emmanuelle Laborit « chansigne » de tout son corps

La comédienne présente un récital en langue des signes sur des textes allant d’Anne Sylvestre à Amy Winehouse en passant par Boris Vian.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 07h35
    |

                            Rosita Boisseau (Avignon, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Emmanuelle Laborit est stupéfiante. Elle n’a peur de rien. Dévaste-moi, son nouveau spectacle musical mis en scène par Johanny Bert, le prouve formidablement. Sentimental, cru, rock et opéra, Donna Summer et Alain Bashung, L’amour est un oiseau rebelle et Tango ménopause, la comédienne y va franco. Ce concert-cabaret ne s’intitule pas pour rien Dévaste-moi, d’après une chanson de Brigitte Fontaine en 1965.Il ravage large, ouvre les vannes d’une tempête de désir et de brutalité arrosant le plateau d’eau de rose, de sueur, de sang, de champagne, et ça éclabousse !
« Sourde comme un pot », comme elle le dit elle-même, Emmanuelle Laborit se risque dans un show de « chansigne », autrement dit, chanté en langue des signes. Cette « discipline issue du champ de l’art sourd », la comédienne, codirectrice avec Jennifer Lesage-David de l’International Visual Theatre (IVT), première scène consacrée à la culture sourde et à la langue des signes, à Paris, la sublime dans ce drôle de récital qu’est Dévaste-moi. En compagnie des cinq jeunes musiciens du Delano Orchestra, épaulée par le metteur en scène Johanny Bert et le chorégraphe Yan Raballand, elle enchaîne vingt-quatre titres follement hétéroclites, poussant la chansonnette, gueulant l’opérette, maltraitant la valse musette, fouettant la varièt’avec un appétit tout bonnement jubilatoire.

Chansigner donc. De quoi s’agit-il ? Emmanuelle Laborit traduit non seulement chaque morceau en langue des signes, mais le joue, le danse, l’habille au gré de changements de costumes et d’un dialogue théâtral ininterrompu avec les musiciens. La langue des signes est une merveilleuse chorégraphie. Elle fait ruisseler The Man I Love, de Gershwin, elle bat comme plâtre Fais-moi mal Johnny, de Boris Vian, et n’y va pas par quatre chemins pour Masturbation Blues, de Candye Kane. Les mains, les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Les Vingt-Huit ont adopté un instrument juridique pour protéger les entreprises européennes présentes dans ce pays contre les sanctions américaines.
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Les Européens rejettent la demande américaine d’isoler l’Iran

Les Vingt-Huit ont adopté un instrument juridique pour protéger les entreprises européennes présentes dans ce pays contre les sanctions américaines.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 18h09
   





                        


N’en déplaise à Donald Trump, les Européens ont rejeté, lundi 16 juillet, la demande des Etats-Unis d’isoler économiquement l’Iran. Les Vingt-Huit ont adopté un instrument juridique pour protéger les entreprises européennes présentes dans ce pays contre les sanctions américaines, a annoncé la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.
« Nous avons approuvé l’actualisation du statut de blocage et nous prenons toutes les mesures pour permettre à l’Iran de bénéficier des retombées économiques de la levée des sanctions », a expliqué Mme Mogherini à l’issue d’une réunion avec les ministres des affaires étrangères des Etats membres de l’UE.

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La loi de blocage européenne entrera en application le 6 août, date du premier volet des sanctions américaines. Le second volet entrera en vigueur le 4 novembre, pendant les élections de mi-mandat aux Etats-Unis.
Ce règlement établi en 1996 doit permettre de contrer le fait que les sanctions américaines s’appliquent à toutes les entreprises et personnes physiques dans le monde, en vertu du principe de l’extraterritorialité du droit américain. Nombre de grandes entreprises européennes comme le groupe pétrolier Total ont décidé de se retirer d’Iran s’ils ne sont pas exemptés des sanctions américaines.

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Washington a refusé d’en dispenser les entreprises européennes après avoir dénoncé l’accord sur le nucléaire avec l’Iran.
« L’exercice est difficile »
Federica Mogherini a reconnu que « l’exercice est difficile » car le poids des Etats-Unis dans l’économie mondiale « n’est pas négligeable ». Et d’avertir :
« Je ne suis pas en mesure de dire si nos efforts vont suffire, mais nous faisons tout ce que nous pouvons pour éviter que l’accord sur le nucléaire avec l’Iran ne meure, car les conséquences seraient catastrophiques pour tous. »
Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves le Drian, a insisté pour sa part sur « la nécessité de permettre à l’Iran de continuer à vendre son pétrole » :
« L’UE et les autres signataires de l’accord conclu avec Téhéran en 2015, la Chine et la Russie, cherchent un mécanisme financier permettant de garantir à l’Iran la capacité d’exporter son pétrole. »

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Le secteur de l’énergie a fourni 50 milliards de dollars (42 milliards d’euros) de recettes à l’Etat iranien en 2017, selon les données européennes. Les ressources proviennent essentiellement du pétrole, car les exportations de gaz sont très faibles – 10 milliards de mètres cubes en 2017.
L’Iran exporte 3,8 millions de barils de pétrole par jour ; 20 % sont achetés par l’UE et 70 % par la Chine et d’autres pays d’Asie, d’après les chiffres de l’UE. Les services du commissaire européen à l’énergie, Miguel Arias Cañete, travaillent sur ce mécanisme et « des propositions sont attendues », a-t-on dit de source diplomatique.

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L’euro et non plus le dollar devrait être la devise utilisée pour les transactions sur le pétrole iranien, réglées via des transferts entre les banques centrales européennes et la banque centrale iranienne. Des assurances seront en outre souscrites dans les Etats européens importateurs pour les cargaisons, comme cela se fait en Grèce, en France et en Italie.

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quelles conséquences du retrait de l’accord pour l’économie iranienne ?la tentation d’un changement de régime à Téhéran, un voeu commun aux faucons de Washington et Tel-Avivles Iraniens « pessimistes » et « dégoûtés » au lendemain de l’annonce américaine« Une décision absurde aux effets déstabilisateurs », l’éditorial du Monde le 9 mailes réponses à vos questions sur l’annonce du retrait américain de l’accordl’analyse de notre correspondant aux Etats-Unis, qui souligne que les décisions de Donal Trump « sont souvent en contradiction avec sa vision du monde ».les Européens déterminés à défendre l’accordles points clés de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, conclu le 14 juillet 2015ce qu’il faut savoir de l’accord, en sept questions ;l’analyse des promesses faites par Donald Trump durant la campagne présidentiellela tribune de parlementaires européens qui appellent leurs homologues américains à sauver l’accord sur le nucléaire ;les images de la visite d’Emmanuel Macron aux Etats-Unis, où il a débattu de l’accord avec Donald Trump ;la chronique de Sylvie Kauffmann, pour qui, « sur le nucléaire iranien, le compte à rebours vers une sorte de catastrophe annoncée a commencé » ;la tribune de François Nicoullaud, ancien ambassadeur à Téhéran, qui appelle à « sortir par le haut de la crise du nucléaire avec l’Iran ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ L’avionneur européen est parti le plus fort avec 222 commandes dépassant les 30 milliards de dollars au prix catalogue, soit plus du double que les 14 milliards enregistrés par son rival américain.
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Au Salon de Farnborough, Airbus et Boeing engrangent les commandes

L’avionneur européen est parti le plus fort avec 222 commandes dépassant les 30 milliards de dollars au prix catalogue, soit plus du double que les 14 milliards enregistrés par son rival américain.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 17h57
    |

            Guy Dutheil








                        



   


Boeing ne ménage pas ses efforts pour être épargné par la guerre commerciale à laquelle se livrent les Etats-Unis et la Chine. A l’occasion du Salon de l’aéronautique de Farnborough, qui se tient dans la grande banlieue de Londres du 16 au 22 juillet, Dennis Muilenburg, PDG de l’avionneur américain, a indiqué que, pour l’instant, le conflit entre les deux grandes puissances n’avait pas eu d’impact négatif sur Boeing. Il n’empêche, le constructeur américain a décidé de prendre les devants. Il a reconnu entretenir des contacts discrets avec les autorités américaines et chinoises pour faire entendre son point de vue et défendre ses intérêts. Une initiative stratégique pour Boeing dont près du quart du carnet de commandes provient de compagnies chinoises.

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Pendant que Boeing s’inquiète, Airbus, présent en force à Farnborough, ne veut pas parier sur d’éventuels malheurs de son concurrent. « Pour l’instant nous ne voyons aucun signe que cette guerre commerciale » a un effet, négatif ou positif, notamment sur les commandes d’avions des deux constructeurs, signale Airbus. En clair aucune compagnie chinoise n’a encore annulé une commande de Boeing pour les remplacer par des Airbus. Au contraire, l’avionneur européen souhaite que le conflit entre les Etats-Unis et la Chine cesse rapidement car « une guerre commerciale n’est bonne pour personne ».
Boeing conserve son optimisme
Toutefois, malgré les tensions sino-américaine, Boeing conserve son optimisme. « Nous avons revu à la hausse nos estimations pour les 20 prochaines années. Nous estimons que le monde aura besoin d’environ 43 000 nouveaux avions commerciaux », a déclaré M. Muilenburg. Quelques jours plus tôt, Airbus avait été plus confiant dans ses prévisions. Selon lui d’ici 2037, les compagnies aériennes auront besoin de 48 000 appareils pour absorber la croissance du trafic aérien estimée à 4,4 % par an.
Au Salon, le duel à distance des deux géants ne connaît pas de temps morts. Les contrats viennent gonfler des carnets de commandes pourtant déjà pleins à craquer. C’est Airbus qui est parti le plus fort avec 222 commandes supplémentaires pour une valeur totale, prix catalogue, de plus de 30 milliards de dollars (plus de 25 milliards d’euros). Outre ce nouveau pactole, l’avionneur européen a eu la satisfaction de vendre vingt-sept exemplaires de son gros-porteur A350.
Dans le détail, ce sont toujours les monocouloirs de la famille A320 qui composent le gros des ventes avec 195 exemplaires commercialisés dès l’ouverture du Salon. Et ce n’est que le début ! Selon Airbus, « le rythme des commandes ne devrait pas faiblir ». Boeing a tenté de répliquer au démarrage en trombe d’Airbus avec près de 14 milliards de dollars de commandes lors de la première journée de la manifestation de la grande banlieue de Londres. En sus de trente-cinq exemplaires de son moyen-courrier remotorisé 737 Max, l’Américain a lui aussi confirmé la vente de cinq unités de son gros-porteur 777, en version cargo, à Qatar Airways.
Bataille sur le segment « Middle of the market »
Dans la coulisse de Farnborough, une lutte discrète mais féroce oppose Airbus et Boeing. Les deux concurrents ont trouvé un nouveau champ de bataille. Cette fois la guerre porte sur un nouveau segment commercial baptisé « Middle of the market », le milieu du marché. Il concerne des avions qui allient les qualités des monocouloirs et des long-courriers. L’A321LR d’Airbus est le moteur de ce nouveau créneau commercial. Le nouveau best-seller de l’avionneur européen propose un long-rayon d’action, comme un long-courrier, mais avec les coûts réduits d’un moyen-courrier. Une manière de quadrature du cercle qui a séduit les compagnies courrier à bas coûts telle Norwegian. Airbus a déjà raflé 120 commandes pour son A321LR. Pour capter l’essentiel de ce marché porteur, Airbus complète son offre avec son nouveau long-courrier A330Neo qui, lui aussi, permet aux compagnies de transporter jusqu’à 440 passagers à peu de frais. Un cocktail à succès. Ce n’est ainsi pas un hasard si la portugaise TAP est à la fois la compagnie de lancement de l’A321LR et une des clientes de l’A330Neo.
Pour l’heure, Boeing ne peut que regarder son rival faire la course en solitaire. Le constructeur de Seattle n’a aucun avion à mettre en face de l’A321LR. Dennis Muilenburg a annoncé que la décision de lancer ce que d’aucun nomme déjà le 797 sera prise en 2019. Un retard à l’allumage qui devrait permettre à Airbus de conforter sa domination sur le secteur des moyen-courriers dont il détient déjà plus de 60 % de part de marché. Seule consolation pour Boeing, c’est à bord d’un 777 que l’équipe de France championne du monde est rentrée de Moscou, lundi 16 juillet. Au grand dam d’Airbus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Selon le directeur juridique de Microsoft, le Parlement américain doit imaginer un cadre pour contenir cette technologie d’identification automatique des visages, qui menace les libertés individuelles.
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Microsoft réclame une loi sur la reconnaissance faciale

Selon le directeur juridique de Microsoft, le Parlement américain doit imaginer un cadre pour contenir cette technologie d’identification automatique des visages, qui menace les libertés individuelles.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 15h33
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 16h08
    |

                            Nicolas Six








                        



   


Le directeur juridique et président de Microsoft appelle à l’encadrement de la reconnaissance faciale par une loi fédérale. Dans un long article publié sur le site du géant du logiciel vendredi 13 juillet, Brad Smith prévient que les performances de cette technologie s’améliorent, qu’il devient facile de mémoriser les profils de très nombreux citoyens dans une base de données, puis d’y connecter des caméras pour identifier les passants en direct.
Selon Brad Smith, ces avancées ne sont pas dangereuses par nature : « Imaginez [qu’un système de reconnaissance faciale] retrouve une petite fille portée disparue en l’identifiant dans la rue. » Mais utilisées à mauvais escient, elles présentent un risque considérable pour le respect de la vie privée et de la liberté d’expression. « Imaginez qu’un gouvernement vous traque partout ou vous marchez […] sans votre permission et sans vous en informer. Imaginez [qu’il liste] toutes les personnes qui ont participé à un rassemblement politique […]. »

        Découvrez comment
         

          nos visages sont traqués



Appel aux parlementaires
Brad Smith appelle le Parlement fédéral à voter une loi, puis à contrôler son efficacité en imaginant « de solides méthodes de surveillance du pouvoir exécutif ». Il dit également souhaiter la création d’une commission parlementaire regroupant des députés démocrates et républicains, épaulés par un groupe d’experts. Brad Smith leur propose d’étudier plusieurs questions, parmi lesquelles :
Faut-il obliger les commerçants à poser des panneaux pour avertir de l’usage de la reconnaissance faciale ?Les particuliers doivent-ils pouvoir accéder aux photos qui les identifient ?Comment éviter que cette technologie serve pour le profilage racial ?Faut-il créer des procédures juridiques qui donnent des recours aux personnes qui ont été identifiées par erreur ? Le taux d’erreur des logiciels de reconnaissance faciale a beau chuter, il demeure très élevé.

        Comprendre pourquoi Microsoft
         

          avait été épinglé pour biais raciste, à cause de son logiciel de reconnaissance faciale



Selon M. Smith, c’est à l’Etat de poser un cadre, et non aux entreprises, qui sont plongées dans un environnement très concurrentiel. Peu importe si cela restreint la liberté des grands éditeurs de logiciels. « Au XXe siècle, l’industrie automobile a lutté contre la réglementation pendant des décennies, mais aujourd’hui, elle apprécie à leur juste valeur les lois qui ont permis l’apparition des ceintures de sécurité et des airbags. »
Un contexte tendu
L’article du directeur juridique de Microsoft s’inscrit dans un contexte tendu. En mai, une puissante association américaine a accusé Amazon — l’un des principaux concurrents de Microsoft dans plusieurs domaines — de commercialiser sa technologie d’identification faciale Rekognition aux gouvernements, et de leur apporter son aide pour la mettre en œuvre. L’American Civil Liberties Union (ACLU) y voit « une grave menace pour les communautés, notamment les personnes noires et les immigrés ». 
L’association fait état de contacts entre Amazon et deux Etats américains du sud, la Floride et l’Arizona. Selon l’ACLU, « Rekognition peut identifier, suivre et analyser les personnes en temps réel et reconnaître jusqu’à cent personnes dans une seule image ». En juin, des employés d’Amazon se sont mobilisés en demandant au PDG d’Amazon, Jeff Bezos, de cesser de vendre Rekognition à la police.
Le 19 juin, des employés de Microsoft ont publié dans les colonnes du New York Times une lettre destinée à leur PDG, Satya Nadella, lui reprochant la signature d’un contrat de 19,4 millions de dollars avec la police des frontières américaine (Immigration and Custom Enforcement, ou ICE). Un contrat qui inclurait, selon les auteurs anonymes de ce courrier, la fourniture d’un système d’identification faciale, un point que nie Brad Smith en marge de son article.

        Nos explications à propos de la collaboration d’Amazon
         

          avec la police américaine



Un problème mondial
Le président de Microsoft souligne que les dangers de la reconnaissance faciale ne s’arrêtent pas aux frontières américaines. Il en appelle à une réglementation internationale : « Etant donné la nature mondiale de cette technologie, il y aura probablement des besoins croissants d’interaction et même de coordination entre les législateurs à travers les frontières. »
Cet appel à la coordination trouvera probablement une oreille plus attentive dans l’Union européenne qu’en Chine, où la police recourt déjà couramment à la reconnaissance faciale. Dans certaines villes, les piétons qui traversent au rouge sont identifiés grâce à des caméras connectées à un système de reconnaissance faciale, sans que les citoyens s’en émeuvent beaucoup. Et tant que le contrevenant n’a pas payé l’amende due, son visage est affiché sur les écrans des arrêts de bus locaux.
La police chinoise utilise également la reconnaissance faciale pour retrouver la trace de fugitifs. Selon l’avocat Liang Xiaojun, cette technologie « risque d’être rapidement utilisée de manière détournée. L’appareil policier s’en sert par exemple pour mieux contrôler des personnes ciblées, et non parce qu’elles enfreignent la loi ».

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          développe un flicage high-tech des citoyens






                            


                        

                        


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Reportage

L’opposition camerounaise dénonce le « bilan catastrophique » de Paul Biya et réfléchit à s’unir

Le président âgé de 85 ans est candidat à un septième mandat le 7 octobre. Face à lui, des personnalités hétéroclites qui peinent à mobiliser les électeurs.

Par                                            Josiane Kouagheu (Douala, correspondance)




LE MONDE
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        Le 16.07.2018 à 17h05

     •
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        Mis à jour le 16.07.2018 à 17h44






    
John Fru Ndi, président du Social Democratic Front, à Bamenda (Nod-Ouest) en février 2018.
Crédits : REINNIER KAZE/AFP


« Nous sommes au pouvoir et nous allons tout faire pour y rester. » Dimanche 15 juillet, sur les antennes de la chaîne privée Spectrum Télévision (STV) de Douala, capitale économique du Cameroun, Mouthe Ambassa, homme d’affaires et membre du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) affichait son assurance.

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Deux jours plus tôt, Paul Biya, 85 ans, président de la République depuis trente-six ans, annonçait sur son compte Twitter sa candidature à un septième mandat pour la présidentielle prévue le 7 octobre. Depuis, ses partisans louent sa « vivacité », « son amour du peuple camerounais », « sa sagesse », « son travail exemplaire ». L’opposition, pas surprise de sa candidature, dénonce de son côté, son « bilan catastrophique ».
« Donner une chance aux jeunes »
« Pourquoi Paul Biya ne peut-il pas céder sa place aux jeunes ? Pourquoi, alors que son bilan est catastrophique ? », s’interroge John Fru Ndi. En février, à 77 ans, le président du Social Democratic Front (SDF), principal parti d’opposition, avait, à la surprise générale, décidé de ne pas se porter candidat à la présidentielle. Le « Chairman » avait préféré « donner une chance aux jeunes de son parti ». Joshua Osih, 49 ans, avait par la suite été désigné candidat du parti.
« Paul Biya n’a jamais gagné une élection. Il a toujours utilisé l’argent pour corrompre le peuple. Il n’a jamais permis aux Camerounais de voter librement », explique au Monde Afrique John Fru Ndi. Pour appuyer ses dires, le fondateur du SDF (en 1990) énumère les multiples problèmes auxquels font face la majorité des Camerounais depuis plus de trois décennies : pas d’accès aux soins de santé, à l’eau potable, à l’éducation, à l’électricité, un taux de chômage élevé, la pauvreté grandissante.

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Plus grave, celui qui a défié le chef d’Etat actuel à trois reprises (1992, 2004 et 2011), souligne que la crise qui secoue depuis deux ans le Sud-Ouest et le Nord-Ouest, les deux régions anglophones du pays représentant environ 20 % de la population, montre « l’incapacité de Paul Biya à diriger le Cameroun ».
Débutée par une revendication corporatiste qui exigeait le respect des spécificités anglophones au sein de la nation camerounaise, la crise s’est muée au fil des mois en un conflit armé entre les forces de défense et des militants pacifiques devenus sécessionnistes. Le 1er octobre 2017, ils revendiquaient symboliquement l’indépendance de leur République autoproclamée d’« Ambazonie ». Depuis novembre 2017, plus de 80 militaires et policiers ont été tués, selon le gouvernement, près de 135 selon le décompte d’International Crisis Group (ICG).

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« Si, en trente-six ans, il n’a pas pu apporter quelque chose de bien aux Camerounais, ce n’est pas les sept prochaines années qu’il le fera. Monsieur Biya confirme juste sa méchanceté vis-à-vis des Camerounais et du Cameroun », dénonce Serge Espoir Matomba, 38 ans, candidat à l’élection présidentielle du Peuple uni pour la rénovation sociale (PURS), un parti d’opposition. Quant à Etonne Etonde, candidat indépendant du mouvement Les Dreamers, il estime que « jamais dans l’histoire de la République du Cameroun, la fonction de président n’aura été autant affaiblie ».
« Jusqu’à sa mort »
Face à cette situation, que faire pour renverser celui qui règne sans partage sur le Cameroun depuis 1982 ? « Une coalition des candidats de l’opposition », répondent experts et hommes politiques. Joshua Osih et Akere Muna, – fils de Salomon Tandeng Muna, qui fut premier ministre du Cameroun anglophone de 1968 à 1972 alors que le pays était encore une fédération –, tous deux candidats à la présidentielle, confiaient au Monde Afrique être « prêts » à former une coalition à certaines « conditions ».
« Paul Biya ne gagnera pas. Les Camerounais ont le choix entre la continuité après trente-six ans et le changement qui passe par l’alternance. L’opposition est en pleine réflexion. Les négociations sont en train d’être menées », souligne Jean Robert Wafo, « ministre » du « shadow cabinet » chargé de l’information et des médias du SDF.

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Dans les rues, loin de cette confiance, de nombreux Camerounais semblent résignés à « accepter Paul Biya au pouvoir jusqu’à sa mort ». « Vous pensez que quelqu’un d’autre que Paul Biya peut gagner ? On n’est pas au Burkina Faso ou au Zimbabwe où l’armée, la principale force de défense d’un pays, peut faire des miracles et soutenir une manifestation. Ici, tout appartient à Paul Biya. Le gouvernement, l’armée, la police, les mairies, les chefs traditionnels, les enseignants d’université… Ils vivent pour et par Paul Biya et, dans ce contexte, peu de surprises sont possibles », analyse Samuel, étudiant en sciences politiques.
« Depuis trente-six ans, il promet la construction des routes, des hôpitaux, l’école pour tous, le travail pour tous et ne les réalise pas. Mais on continue de voter pour lui. Même nos professeurs ont du mal à expliquer les raisons d’un tel constat politique », ironise près de lui, l’une de ses camarades.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-23"> ¤ Le parti de Marine Le Pen, suspecté d’avoir rémunéré des assistants sur des fonds européens, doit faire face à la saisie de deux millions d’euros.
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Face à une possible faillite, le Rassemblement national en appelle à ses militants

Le parti de Marine Le Pen, suspecté d’avoir rémunéré des assistants sur des fonds européens, doit faire face à la saisie de deux millions d’euros.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 09h38
    |

                            Hugo Wintrebert








                        



                                


                            

Alex Frederiksen est chômeur. A 29 ans, il doit faire attention à la moindre dépense. Pourtant, le 9 juillet, il n’a pas hésité à verser 100 euros au Rassemblement national (RN, ex-Front national). Une réponse à l’appel aux dons lancé le même jour par la présidente du parti, Marine Le Pen, après l’annonce de la saisie par la justice de 2 millions d’euros d’aides dues au RN, suspecté d’avoir utilisé des fonds européens pour payer ses salariés permanents.
Militant depuis 2012, Alex Frederiksen parle d’« un petit sacrifice pour le bon fonctionnement de la démocratie ». « Si rien n’est fait, le RN est mort en août », s’inquiète cet adhérent habitant à Boulogne (Hauts-de-Seine) en reprenant les arguments utilisés par Mme Le Pen. Avant de se demander : « Comment des juges peuvent bâillonner un parti qui fait près de onze millions de voix au second tour de la présidentielle ? »
Comme Alex Frederiksen, certains militants se disent prêts à mettre la main à la poche pour que le RN évite le couperet de la « guillotine » qui menace le parti, selon les mots de sa présidente. Après une semaine, Jean-Lin Lacapelle, chargé des ressources du RN, évoque déjà un « sursaut populaire très important, qui dépasse nos attentes ». Dimanche, le parti annonçait avoir récolté 300 000 euros, provenant de plus de 5 000 donateurs.
« Méthodes déloyales »
Unis autour de la critique de l’institution judiciaire, les adhérents du RN semblent requinqués. « L’objectif des magistrats est clairement politique et pas judiciaire », s’indigne Xavier Grolet, retraité rhodanien de 55 ans, adhérent au RN depuis trois ans. Lui non plus n’a pas tergiversé. Il a donné 30 euros. Cet ancien militaire s’interroge sur la motivation des deux juges d’instructions du Parquet national financier, à l’origine de la saisie. Il souligne l’appartenance de la magistrate Claire Thépaut au Syndicat de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-24"> ¤ Jusqu’à sa libération, le sort de cet Algérien demeurait incertain. Paris attendait en effet l’aval d’Alger pour l’expulser.
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Sorti de prison, l’islamiste Djamel Beghal a été expulsé vers l’Algérie

Jusqu’à sa libération, le sort de cet Algérien demeurait incertain. Paris attendait en effet l’aval d’Alger pour l’expulser.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 10h31
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 13h29
   





                        



   


Il est le symbole d’un islamisme mondialisé. Djamel Beghal, déchu de la nationalité française, a été expulsé vers l’Algérie après sa sortie d’une prison française lundi 16 juillet au matin. Les autorités françaises, qui souhaitaient le voir retourner en Algérie, discutaient depuis plusieurs semaines avec Alger des conditions de son retour dans son pays natal, qu’il avait quitté à l’âge de 21 ans pour venir en France.
L’Algérien, considéré comme le mentor de Chérif Kouachi et d’Amedy Coulibaly – deux des auteurs des attentats de janvier 2015 à Paris –, a quitté la prison de Vezin-le-Coquet, près de Rennes, « vers 5 h 30 en vue d’être reconduit à la frontière », selon une source syndicale, et a décollé peu après 10 h 30 de l’aéroport de Roissy en direction d’Alger, ont fait savoir des sources proches du dossier.
« Il a été libéré ce matin à 5 h 20, pris en charge par la [police aux frontières]. Il a adopté un comportement calme et n’a pas été surpris de l’heure de son départ », a rapporté l’administration pénitentiaire.

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Près de dix-sept ans passés dans les prisons françaises
Jusqu’à sa libération, le sort de cet Algérien demeurait incertain. Paris attendait en effet l’autorisation d’Alger pour l’expulser, évoquant, en attendant, un placement en centre de rétention ou une assignation à résidence.
Djamel Beghal, 52 ans, est dans le viseur des autorités françaises depuis le milieu des années 1990. Il a été déclaré expulsable en 2007, deux ans après avoir été condamné à dix ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste. Lundi, il a terminé de purger une seconde peine de dix ans de prison pour un projet d’évasion en 2010 de Smaïn Aït Ali Belkacem, ancien du Groupe islamique armé algérien (GIA) condamné à perpétuité pour l’attentat à la station RER Musée-d’Orsay en 1995 à Paris.
Il avait obtenu une réduction de peine exceptionnelle de vingt jours qui a avancé la date de sa libération, initialement prévue pour le 5 août. Djamel Beghal aura purgé près de dix-sept ans de détention dans les prisons françaises.
Une référence pour trois générations d’apprentis djihadistes
Djamel Beghal est devenu une référence pour trois générations d’apprentis djihadistes. Condamné en 2005, il avait reconnu, avant de se rétracter en expliquant avoir été torturé par les enquêteurs émiratis, avoir été mandaté par un proche de Ben Laden pour préparer un attentat contre l’ambassade et un centre culturel américains.
C’est à la prison de Fleury-Mérogis qu’il fait la connaissance des futurs auteurs des tueries de Charlie Hebdo et du magasin Hyper Cacher. Selon les enquêteurs, il devient leur « mentor », respecté pour sa « science religieuse ».
Libéré en 2009, il est assigné à résidence dans le Cantal, en attendant une possible expulsion – à laquelle s’oppose alors la Cour européenne des droit de l’homme. Des photos le montrent au côté d’Amedy Coulibaly, venu lui rendre visite. Il est à nouveau arrêté en 2010, et a passé une dizaine d’années à l’isolement.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-25"> ¤ L’accès à Internet a été très fortement perturbé dans le sud du pays, alors que les habitants manifestaient pour demander de meilleures conditions de vie.
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En Irak, des coupures d’Internet pour limiter la contestation sociale

L’accès à Internet a été très fortement perturbé dans le sud du pays, alors que les habitants manifestaient pour demander de meilleures conditions de vie.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 12h36
   





                        



   


L’accès à Internet en Irak est fortement perturbé depuis ce 15 juillet, alors que des manifestations ont eu lieu dans le sud du pays pour protester contre la déliquescence des services publics, le chômage et la corruption, qui ont fait au moins cinq morts et des dizaines de blessés en une semaine. Lancé à Bassora, la principale province pétrolière du pays, le 8 juillet, le mouvement s’est durci et s’étend désormais à toutes les provinces du Sud chiite. Dimanche 15 juillet, de nouveaux heurts ont opposé les forces de sécurité aux manifestants, faisant au moins deux morts et des dizaines de blessés.
Ce samedi, l’accès à Internet a été quasi totalement coupé dans le sud du pays. La coupure a touché le réseau du fournisseur d’accès à Internet EarthLink, qui est le seul fournissaur d’accès à Internet (FAI) opérant à Bassora et dans la région. Cette coupure globale s’est doublée d’une censure ciblée des réseaux sociaux sur les réseaux des autres FAI. Plusieurs témoignages montrent la mise en place d’un filtrage DNS touchant Facebook, WhatsApp et d’autres services – une méthode de censure simple à mettre en place mais facilement contournable.

   


Une coupure politique
Le Gulf Centre for Human Rights (GCHR) a condamné cette coupure du réseau, dénonçant « une menace directe contre la liberté d’expression en ligne ». L’Irak procède régulièrement à des coupures d’Internet à l’échelle du pays dans les périodes d’examen, comme mesure de lutte contre la triche. Mais les coupures visant à limiter la capacité d’organisation de manifestants sont rares dans le pays, et généralement limitées dans leur ampleur et leur durée.
En 2011, en plein cœur de la contestation massive qui avait abouti à la chute du gouvernement de Hosni Moubarak, l’Egypte avait été le premier pays à couper quasi totalement l’accès à Internet sur son territoire de manière intentionnelle. D’autres pays coupent ponctuellement l’accès au réseau, dont l’Algérie, là aussi durant les périodes d’examens, ou l’Iran, pour limiter la contestation sociale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-26"> ¤ L’instrumentiste et chanteuse d’origine anglo-gambienne est la seule à interpréter sur scène le répertoire traditionnel des griots d’Afrique de l’Ouest.
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Portrait

Sona Jobarteh, la kora en héritage

L’instrumentiste et chanteuse d’origine anglo-gambienne est la seule à interpréter sur scène le répertoire traditionnel des griots d’Afrique de l’Ouest.

Pierre Lepidi (Ariège, envoyé spécial)
    



LE MONDE
              datetime="2018-07-13T17:30:29+02:00"

        Le 13.07.2018 à 17h30






    
La chanteuse gambienne Sona Jobarteh et sa kora.
Crédits : DR


Quand Sona Jobarteh pose ses mains sur les poignées de sa kora, son visage se ferme et son regard se fige. Au moment où ses pouces effleurent les cordes, il se produit autour d’elle comme une libération. Les premières notes vous emmènent, les suivantes vous bercent. Le temps, lui, reste suspendu.
Que l’on vienne du Mali, de Guinée, du Sénégal ou de Gambie, les patronymes sont toujours les mêmes lorsqu’on est gardien de la tradition orale. Quand on s’appelle Susso, Diabaté, Kouyaté, Konté ou Jobarteh, on sait depuis toujours que ses ancêtres étaient des virtuoses du chant, des poètes, des artistes de la parole et des instruments. Sona Jobarteh, que Le Monde Afrique a rencontrée au Festival Kokopelli qui s’est tenu au Mas d’Azil (Ariège) début juin, vient d’une des cinq plus grandes familles de griots d’Afrique de l’Ouest.
Culture mandingue
Née en 1983 à Londres d’une mère anglaise et d’un père gambien, elle est la petite-fille d’Amadu Bansang Jobarteh, maître griot incontesté de la kora. Elle est aussi la cousine de Toumani Diabaté qui a fait vibrer les cordes de sa harpe à calebasse sur les scènes du monde entier. « La kora fait partie de ma tradition familiale, explique la musicienne. Avec cet instrument, le défi est de maîtriser un répertoire où la tradition est omniprésente et comprend des centaines de chansons qui racontent la gloire d’un empire séculaire. »

    
La chanteuse gambienne Sona Jobarteh pendant le tournage de son clip « Gambia ».
Crédits : DR


La kora fait partie de l’identité et de la culture mandingue, qui s’étend sur une grande partie de l’Afrique de l’Ouest. Unifié par Soundiata Keïta, fils de Naré Maghann Konaté, le territoire dont les frontières actuelles se situent à cheval sur le Mali, la Mauritanie, la Guinée, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Niger et le Sénégal fut l’un des plus prospères de la région au XIIIe siècle.

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L’origine de l’instrument est entourée de nombreuses légendes. L’une d’elles raconte que la première kora fut offerte par les esprits de la montagne de Kabou, dans l’actuelle Guinée-Bissau, il y a près de sept cents ans. Tiramakhan Traoré, un général de Soundiata Keïta, serait parti vers Kabou avec son griot appelé Djélimady Oulé afin de ramener une femme cachée au fond d’une grotte. En lançant un filet pour attraper la belle, les hommes auraient remonté une demi-calebasse recouverte d’une peau de bœuf et surmontée d’un manche tendu avec 22 cordes. Le griot s’en serait servi comme d’un instrument et la jeune femme, émerveillée par la beauté des notes, serait sortie de la caverne. C’est en hommage à Djélimady Oulé que, après sa mort, on aurait retiré une corde à l’instrument initial qui en compte aujourd’hui 21, bien qu’il existe quelques variantes – certaines koras sont montées avec un nombre de cordes variable de 22 à 28 – en Casamance notamment.
Très exigeant
Sona Jobarteh a été initiée à la kora par son frère Tunde Jegede, reconnu comme un maître de la kora et un virtuose du violoncelle. « J’ai commencé à l’âge de 4 ans avec lui, explique la musicienne. Il m’a enseigné les bases de cet instrument très exigeant. » Aujourd’hui elle n’est pas la seule femme à jouer de la kora, mais elle est la seule à interpréter sur scène le répertoire traditionnel des griots. Il y a toutefois une limite qu’elle ne s’autorise pas à franchir. « Je peux jouer et chanter ce registre mais ne souhaite pas le faire pendant une cérémonie comme un mariage ou un baptême, explique t-elle. Cela serait difficile pour moi et mal accepté. Lors d’un concert, il n’y a en revanche aucun problème. »

    
La chanteuse gambienne Sona Jobarteh et sa kora.
Crédits : DR


Ecolière studieuse et réservée, Sona Jobarteh grandi entre Banjul, capitale de la Gambie, Londres et Oslo, où son père fut muté. Joueuse de piano, de violoncelle et de clavecin (elle maîtrise aussi la guitare sans avoir suivi de formation), elle étudie au célèbre Royal Collège of Music de Kensington, dans le plus cossu des arrondissements londoniens, puis suit des cours à la Purcell School of Music où elle apprend à composer. Sona Jobarteh a une quinzaine d’années lorsqu’un professeur tente de la dissuader de poursuivre son apprentissage de la kora. « Il disait que l’instrument n’était pas dans les tonalités du moment sans comprendre que la musique puisse venir d’ailleurs », se souvient-elle.

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La jeune virtuose persiste, continue de « vivre avec sa kora » et multiplie les projets avec notamment l’ensemble River of sound, de l’Orchestre de chambre irlandais, en collaboration avec Evelyn Glennie, une célèbre percussionniste écossaise. Elle joue également avec l’Orchestre philharmonique royal puis en compagnie du jazzman britannique Cleveland Watkiss en 2002. Quand elle n’évolue pas avec l’African Classical Music Ensemble, où elle rejoint parfois son frère Tunde Jegede, sa kora lui ouvre les portes des festivals du monde entier.
En 2009, Sona Jobarteh compose la bande originale du film Motherland où elle explore différents thèmes musicaux propres à l’Afrique.
« Mon inspiration vient de mes racines et de ma volonté de faire bouger les lignes. Je ressens toujours quelque chose d’unique et de très profond quand je joue de la kora. En interprétant des musiques qui ont été composées il y a plusieurs siècles, je ressens la force de mes ancêtres et les mêmes émotions qu’eux. »
Invitation à l’introspection
Mais le pouvoir de la kora ne se cantonne pas à celle qui en joue. « Partout dans le monde, on s’aperçoit que l’instrument a la faculté de capter immédiatement l’attention, assure t-elle. Il installe le silence et crée dans l’air une forme d’apaisement. » En se mêlant à la voix suave de la chanteuse, les notes de la demi-calebasse sont une invitation au voyage et à l’introspection.

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Après un premier album intitulé Afro Acoustic Soul en 2008, Sona Jobarteh prévoit de sortir un deuxième opus à la fin de l’année. Il devrait compter une vingtaine de titres dont Gambia, une chanson dédiée à l’indépendance et à l’histoire pacifique de son pays d’origine, et dont le clip a déjà été visionné plus de 4 millions de fois sur YouTube.



A Banjul, la musicienne a ouvert en 2014 une école de musique où une vingtaine d’enfants, âgés de 10 à 18 ans, apprennent à jouer des instruments traditionnels (kora, balafon, ngoni, djembé) de la culture mandingue. « Tous les grands musiciens africains travaillent en Europe ou en Amérique et l’influence des musiques comme le hip-hop ou le R & B fait que les jeunes oublient leur histoire et leurs traditions, dit-elle. Avec cette académie, je veux transmettre une culture musicale et ainsi la faire durer. » Si la kora donne parfois le sentiment de figer l’instant, les griots n’ont pas le pouvoir d’arrêter le temps.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-27"> ¤ L’ex-animateur de France Télévisions animera à la rentrée une émission d’actualité culturelle et de débats de société, du lundi au jeudi, sur la chaîne russe.
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Frédéric Taddeï recruté par la chaîne russe RT France

L’ex-animateur de France Télévisions animera à la rentrée une émission d’actualité culturelle et de débats de société, du lundi au jeudi, sur la chaîne russe.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 13h47
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 14h53
   





                        


L’ex-animateur de France Télévisions est la première personnalité connue du paysage audiovisuel français à rejoindre la grille de RT France, lancée en décembre 2017. Frédéric Taddeï animera une émission d’actualité culturelle et de débats de société à la rentrée, du lundi au jeudi, a annoncé la chaîne russe lundi 16 juillet dans un communiqué.
Animateur de radio et de télévision, intellectuel érudit et amateur d’art, Frédéric Taddeï s’est dit « ravi » de rejoindre la chaîne. Il prendra la tête d’une émission dont le nom n’a pas été dévoilé, d’une durée d’une heure et qui sera diffusée du lundi au jeudi. Frédéric Taddeï s’est réjoui d’avoir « carte blanche pour faire ce [qu’il] faisait dans “Ce soir ou jamais” », émission diffusée durant une dizaine d’années sur France 3 puis France 2, fustigeant selon le communiqué « un paysage télévisuel sinistré, où les intellectuels, les chercheurs, les savants, les contestataires n’ont plus la parole et où les vrais débats ont totalement disparu ».

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                « Depuis le Nouvel An, j’ai regardé RT France chaque jour, et je me suis ennuyée »



« Des émissions intelligentes, sans parti pris »
Il entend proposer « des émissions intelligentes, sans parti pris, dans lesquelles on pourra discuter de tout, entre gens qui savent de quoi ils parlent, qu’on ne voit pas ailleurs, et qui ne sont pas d’accord entre eux », poursuit-il dans le communiqué.
Présentateur « D’art d’art », pastille culturelle dominicale sur France 2 depuis sa création, en 2002, Frédéric Taddeï sera remplacé par Adèle Van Reeth, animatrice des matins de philo sur France Culture, à la rentrée.
RT France, version francophone de la télévision publique russe RT (ex-Russia Today) a fait parler d’elle récemment à cause d’une remontrance du Conseil supérieur de l’audioviosuel. Le gendarme de l’audiovisuel lui a adressé une mise en demeure pour manquement « à l’honnêteté, à la rigueur de l’information et à la diversité des points de vue » dans son traitement du conflit en Syrie, des reproches rejetés catégoriquement par la chaîne qui a déposé un recours pour faire annuler cette sanction.

        Lire la tribune d’un collectif de spécialistes de la Russie :
         

          « Monsieur Schrameck, suspendez l’attribution de la licence de diffusion à Russia Today »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-28"> ¤ La ville anglaise vit un cauchemar après la mort d’une habitante, quatre mois après l’attentat contre l’ex-agent double Sergueï Skripal.
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/07/2018
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Salisbury, charmante cité anglaise empoisonnée par le Novitchok

La ville anglaise vit un cauchemar après la mort d’une habitante, quatre mois après l’attentat contre l’ex-agent double Sergueï Skripal.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 06h24
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 13h33
    |

                            Allan Kaval (Salisbury, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Jason Regent croise les jambes, assis à son bureau, vêtu d’élégants pantalons en tissu prince-de-galles. « Le plus perturbant dans toute cette histoire, c’est l’inconnu, n’est-ce pas ? » Au premier étage de sa boutique sur High Street, à Salisbury, M. Regent, tailleur, s’interroge. Chaussures de fabrication anglaise ou vestes de tweed, gins d’exception ou whiskys fins, jolis foulards pour excentriques ou chaussettes en double fil d’Ecosse, il sait parfaitement d’où provient et comment a été produit chacun des articles qui garnissent sa boutique. Il reconnaît au toucher chacun des tissus sélectionnés pour tailler les plus belles pièces disponibles à la vente, celles qu’il a dessinées lui-même. Il sait aussi qui sont ses voisins et est à peu près sûr de croiser quelqu’un qu’il connaît lorsque, à pied, il quitte son domicile pour aller travailler, barbe longue bien taillée, chemise et cravate impeccables.

Il y a pourtant quelque chose que M. Regent ignore, qui l’interpelle et le trouble, une question à laquelle il ne sait pas répondre et qui perturbe l’élégant ordinaire de ses jours. Pourquoi, quatre mois après avoir manqué d’ôter la vie à un ancien agent double soviétique – oui, Salisbury en abritait un parmi ses 45 000 habitants, Sergueï Skripal, sous la protection des services secrets de Sa Majesté –, un composé chimique baptisé du nom russe de Novitchok a frappé, peu avant le 30 juin, un couple de marginaux locaux en prise à des problèmes de drogue ? Dawn Sturgess, 44 ans, en a perdu la vie le 8 juillet, et son compagnon, Charlie Rowley, 45 ans, est toujours hospitalisé. Pourquoi eux ? Pourquoi si longtemps après le premier incident ? Le mal invisible qui les a frappés rôde-t-il toujours ?
Vendredi, la police britannique a annoncé avoir trouvé une petite bouteille ayant contenu du Novitchok au domicile de M. Rowley. Les autorités parlent d’un « développement important et positif ». L’énigme reste pourtant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-29"> ¤ Les autorités algériennes se sont défendues d’avoir abandonné des migrants en plein désert et ont dénoncé l’absence de l’OIM dans la région.
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Compte rendu

Près de 600 migrants refoulés d’Algérie secourus au Niger

Les autorités algériennes se sont défendues d’avoir abandonné des migrants en plein désert et ont dénoncé l’absence de l’OIM dans la région.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-16T16:44:15+02:00"

        Le 16.07.2018 à 16h44






    
Des migrants nigériens expulsés d’Algérie réunis au centre de transit de l’OIM d’Agadez, en mai 2016.
Crédits : Joe Penney / REUTERS


Près de 600 migrants africains, « refoulés » d’Algérie et secourus dans le désert, sont arrivés en milieu de semaine dans le nord du Niger, a annoncé, dimanche 15 juillet, un responsable local.
« Depuis trois jours, une première vague de plus de 180 Nigériens est arrivée à Agadez, suivie par une autre d’au moins 400 étrangers », a déclaré dimanche à l’AFP un responsable municipal d’Agadez, la grande ville du nord du Niger, proche de l’Algérie.

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Ce responsable, qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat, a décrit les « conditions habituelles atroces » dans lesquelles les migrants ont été « abandonnés » près de la frontière avec le Niger.
« Selon leurs témoignages, ils ont été amenés à côté de la frontière », a-t-il expliqué. « Laissés avec un minimum d’eau et de nourriture », ils ont ensuite « marché sur une bonne cinquantaine de kilomètres avant d’être secourus ». Parmi les refoulés nigériens, figurent « des enfants et beaucoup de femmes », dont « certains sont arrivés malades ».
Les Nigériens sont déjà pris en charge par les autorités locales et les autres Ouest-Africains par l’Organisation internationale des migrations (OIM), a assuré le responsable municipal.
« Information tronquée »
Dans un tweet vendredi, le représentant de l’OIM au Niger, Giuseppe Loprete, a précisé que son agence avait assisté 391 migrants de seize nationalités abandonnés à la frontière entre le Niger et l’Algérie. Parmi ces refoulés, il y a des Ivoiriens, des Sénégalais, des Guinéens et des Camerounais.

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Réagissant à ce tweet, Hassen Kacimi, chargé du dossier de la migration au ministère algérien de l’intérieur a indiqué que « l’OIM a rapporté une information tronquée ».
« Les migrants arrivant aux frontières de l’Algérie sont abandonnés à 100 km de cette frontière. Ils marchent pendant 10 jours dans le désert nigérien du Ténéré avant d’arriver à In Guezzam [frontière algéro-nigérienne] dans des conditions désespérées », a-t-il expliqué à l’AFP.
Mais, « là l’OIM ne dit pas qu’elle ne fait rien pour les secourir. C’est l’Algérie qui leur apporte aide et assistance en leur distribuant des kits alimentaires et de l’eau », a-t-il ajouté.
Et lorsqu’ils sont « sur le chemin du retour vers les villes nigériennes d’Arlit et d’Agadez, c’est à l’OIM d’intervenir et non à l’Algérie ».
Selon M. Kacimi, l’Algérie a proposé à l’OIM d’installer un dispositif à Assamaka, ville nigérienne située à quelque 15 km de la frontière, pour secourir les migrants empêchés de rentrer en Algérie, mais « l’OIM est absente sur toute la ligne ».

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                Au Niger, 28 000 migrants expulsés d’Algérie depuis 2014



Plus tôt dans la journée de vendredi, le ministre algérien de l’intérieur Noureddine Bedoui a dénoncé « une campagne de critiques non constructives et infondées ». L’Algérie « a toujours soutenu les migrants africains et n’a ménagé aucun effort, notamment au plan humanitaire, pour leur prêter aide et assistance », a-t-il déclaré à l’ouverture d’une réunion algéro-nigérienne centrée sur la coopération pour la sécurité aux frontières.
Pour démentir les accusations de mauvais traitements des migrants subsahariens, l’Algérie avait invité début juillet les médias à suivre l’expulsion de plus de 300 d’entre eux vers le Niger.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-30"> ¤ Dans sa chronique pour « Le Monde », le coureur, qui dispute le Tour de France, revient sur la rhétorique guerrière parfois employée à propos du cyclisme et souligne qu’« une course ne sera jamais qu’un combat symbolique ».
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Tour de France 2018 : « Un état de guerre de tous contre tous ? », par Guillaume Martin

Dans sa chronique pour « Le Monde », le coureur, qui dispute le Tour de France, revient sur la rhétorique guerrière parfois employée à propos du cyclisme et souligne qu’« une course ne sera jamais qu’un combat symbolique ».



Le Monde
 |    16.07.2018 à 17h56
    |

                            Guillaume Martin








                        



   


Chronique. « Soyez forts », « comportez-vous en guerriers », « faites preuve de courage pour cette grande bataille »… : immanquablement, j’ai entendu des sentences de ce genre dans le bus, au matin de l’étape des pavés, celle reliant Arras à Roubaix, dimanche 15 juillet. Les directeurs sportifs aiment user de rhétorique guerrière pour motiver leurs troupes. Est-ce à dire que le cyclisme est un combat, un affrontement d’ordre militaire où il s’agit par tous les moyens de terrasser ses adversaires ?
Pour sûr, le cyclisme est un sport violent. Cette étape de Roubaix en a fourni la preuve. Il y a eu des chutes. Des coureurs en sortent blessés, meurtris dans leur chair. Certains ont été contraints de baisser les armes, d’abandonner. Les pavés sont sans pitié. Et les coureurs qui les empruntent le sont tout autant.
« L’homme est un loup pour l’homme », disait Plaute, repris par Hobbes. Inhabituellement transféré en juillet, « l’Enfer du Nord » leur a donné raison. Le peloton est une meute au sein de laquelle il n’est permis aucune faiblesse, sous peine d’être immédiatement achevé par ses congénères. Un sport comme le cyclisme révèle la part d’animalité présente en chacun de nous. Je n’étais plus le même au départ d’Arras, un dossard sur le dos, juste une bestiole sur une bécane ayant retrouvé ses instincts primaires, et dont la seule maxime est : « dominer ou être dominé ». Il n’y a rien de plus proche de l’état de nature décrit par Hobbes – cette « guerre de tous contre tous » – qu’une course cycliste.
Le Tour, une métaphore géante
Mais dire qu’une course s’apparente à une guerre ne veut pas dire qu’elle en est une. Le philosophe anglais du XVIIe siècle explique dans le Léviathan que l’état de guerre originel doit à tout prix être dépassé. Où situer alors ces pratiques athlétiques qui ont pris tant de place dans nos vies ? Résurgence incontrôlée d’une agressivité enfouie, ou au contraire garde-fou de nos pulsions les plus animales ?
Il me semble que la fonction du sport, en tant qu’activité physique « d’apparence » guerrière, est précisément de parer à toute tentation pour la guerre réelle. Plutôt que de succomber sans réserve à mes penchants naturels belliqueux, je les transfère dans le cadre institutionnalisé du sport, avec ses règles, ses arbitres, ses instances, en une forme de sublimation. Une course cycliste ou un combat de boxe ne seront jamais que des combats symboliques. Si le sport est violent, il n’est pas la guerre. Si mon concurrent est un adversaire, il n’est pas un ennemi.
Si mes directeurs sportifs continuent d’utiliser un lexique militaire lors de leurs briefings, c’est presque par poésie. Ils savent bien que tout cela, au fond, n’est qu’un jeu, certes sérieux et dangereux. Que le Tour n’est qu’une métaphore géante. Ayant compris cela, je peux rêver de courir en champion, étymologiquement : « celui qui se produit sur le campus, le champ de bataille ».
Guillaume Martin (Wanty-Groupe Gobert), coureur cycliste, est actuellement 44e au classement général du Tour de France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-31"> ¤ Notre choix du soir. Paule Muxel et Bertrand de Solliers nous font découvrir les entrailles du tribunal pour enfants de Paris, en toute transparence et honnêteté (sur France 3 à 23 h 15).
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TV – « Tribunal pour enfants » : ainsi va la justice des mineurs

Notre choix du soir. Paule Muxel et Bertrand de Solliers nous font découvrir les entrailles du tribunal pour enfants de Paris, en toute transparence et honnêteté (sur France 3 à 23 h 15).



Le Monde
 |    16.07.2018 à 17h45
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 17h49
    |

            Pascale Robert-Diard








                        


Documentaire sur France 3 à 23 h 15

   


En ouverture de leur documentaire consacré à la justice des mineurs, les deux réalisateurs, Paule Muxel et Bertrand de Solliers, posent eux-mêmes les limites de leur travail. Pendant les mois passés dans les couloirs, les bureaux et les salles d’audience du tribunal pour enfants de Paris, ils n’ont pu filmer qu’une toute petite part de ce qui s’y jouait. La majorité des familles qu’ils ont croisées ont refusé de se laisser filmer. Seules quelques-unes, « issues de milieux défavorisés », ont donné leur accord. « Les familles de milieu aisé ont toutes exprimé un “non” catégorique », précisent les auteurs. Leur démarche de transparence et d’honnêteté permet d’entrer dans ce film, d’apprécier pleinement ce qu’il montre, sans prétention à l’exhaustivité et sans en tirer, comme trop souvent, de leçon générale. C’est précieux.
Deux mondes se font face. Celui de la justice, procureurs, juges, éducateurs, avec leur vocabulaire propre, parfois abscons, et la conscience plus ou moins aiguë qu’ils ont de leur métier. Et celui de cet échantillon de mineurs délinquants, filmés parfois en présence d’un de leurs parents, rarement les deux. Certains sont encore des enfants, d’autres deviendront dans quelques mois des adultes. Quelle décision prendre pour retenir du bon côté de la ligne l’adolescent en bascule, tout en lui ­faisant mesurer la gravité de ses actes ? Et avec quels moyens ?
Tiraillement quotidien
Un éducateur regarde avec lassitude le grand ado vautré sur une chaise. « Et la loi ?, lui demande-t-il. – C’est-à-dire ? », répond le ­garçon, qui s’obstine à ne pas comprendre en quoi le « petit business » de stupéfiants auquel il se livre serait un problème. Deux juges pour enfants discutent dans un bureau du cas d’un mineur qui vient d’être interpellé pour en avoir agressé sexuellement un autre, dans le foyer où ils ont été placés. Il est en récidive, il faut lui trouver d’urgence un nouveau lieu d’hébergement. « Je vais le mettre là, parce qu’il va se retrouver avec des plus grands, il osera moins… », dit le juge à son collègue. Un temps de réflexion, un soupir. « Après, bien sûr, il peut se retrouver victime… »
Dans un bureau voisin, un autre juge soupire en lisant le dossier du mineur qui va lui être présenté. « Mais qu’est-ce que je vais en faire de celui-là ? » Il a 12 ans, il est poursuivi en récidive de racket. Lorsque le juge lui annonce sa décision de le placer en foyer, le garçon explose littéralement sous les yeux de son père impuissant. « MDR, j’irai pas ! Au nom du Coran, j’irai pas ! » Plus loin encore, le découragement guette un troisième juge face à l’apathie hostile d’un jeune familier de son service. « Pourquoi n’allez-vous pas aux rendez-vous avec votre éducateur ? » Un haussement d’épaules lui répond. « Pourquoi avez-vous arrêté le foot ? – Ça m’intéressait plus. – Qu’est-ce qui vous intéresse ? – Ben, j’sais pas. – Et la boxe ? Ça vous dirait ? » Silence. Le juge patiente. Un « ouais » ­d’ennui finit par échapper aux ­lèvres du garçon.
Ils sont saisis là, à un âge où tous les espoirs devraient encore être possibles. Ce conditionnel est la couture invisible du documentaire. Par fonction, les juges des enfants ont un devoir ontologique d’espérance. Mais, de tous les magistrats, ce sont aussi ceux qui sont confrontés chaque jour aux situations de plus grande désespérance. La force du documentaire de Paule Muxel et Bertrand de Solliers est de montrer leur ­tiraillement quotidien, entre réparer, prévenir et punir.
Tribunal pour enfants, de Bertrand de Solliers et Paule Muxel (Fr., 2018, 52 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-32"> ¤ De Zagreb à Zadar, le pays entier, encore marqué par la guerre d’indépendance, s’est passionné pour ses joueurs qui jouaient leur première finale.
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Coupe du monde 2018 : en Croatie, « le football met tout à l’envers »

De Zagreb à Zadar, le pays entier, encore marqué par la guerre d’indépendance, s’est passionné pour ses joueurs qui jouaient leur première finale.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 12h22
    |

                            Allan Kaval (Zagreb, Zadar, envoyé spécial)








                        



   


Un grand cri d’encouragement, de reconnaissance – d’affection presque – s’abat sur le forum romain de Zadar. La foule rassemblée au milieu des vénérables vestiges d’édifices antiques acclame son héros tandis qu’à l’horizon, les lumières chaudes du soir descendent sur l’Adriatique et ses îles. La finale est terminée depuis un moment et la Croatie ne l’a pas gagnée. Mais sur les écrans, l’enfant du pays, Luka Modric, milieu de terrain de la sélection croate, vient d’être désigné meilleur joueur du tournoi et tient le trophée entre ses mains.
A Zadar, sur la côte dalmate, on l’acclame. C’est ici que sa famille, jetée sur les routes par la guerre contre les milices serbes, s’est réfugiée alors qu’il n’avait que 6 ans. Chacune de ses apparitions suscite l’enthousiasme d’une foule qui sourit, pleure et danse. On le voit à l’image, il pleut dru à Moscou. « Ce sont nos larmes qui tombent du ciel, dit le commentateur de la télévision croate. Mais il faut être fier ! »

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Fiers, les supporteurs croates le sont à Zadar. Fiers de leur compatriote Modric, des autres joueurs venus des environs mais surtout d’une équipe qui a dépassé toutes leurs attentes. « Peu importe la Coupe du monde, ils ont été magnifiques. Nous, un petit pays de même pas 4,5 millions d’habitants, nous sommes deuxièmes au monde », sourit Ivana Becki.
De Zagreb, la capitale au charme très Mitteleuropa jusqu’à ce bord de mer aux airs d’Italie, les supporteurs ont suivi les exploits de leurs joueurs. Une épopée s’achève dans ce pays où les occasions de se réjouir ne sont pas si fréquentes : une économie à la traîne, qui pousse les jeunes diplômés à s’expatrier, une mémoire encore vive de la guerre et une vie politique émaillée de scandales.
« Les usines de la région ont fermé »
Samedi, dans la capitale, les drapeaux croates fleurissaient aux fenêtres des appartements, le long des augustes avenues héritées de la période austro-hongroise et jusqu’à la sortie de la ville, là où commence l’autoroute qui mène de la capitale à la mer. Parmi les véhicules de vacanciers norvégiens, danois et néerlandais lancés en direction du soleil de l’Adriatique, les voitures immatriculées en Croatie, roulaient drapeaux au vent. 288 kilomètres de route à parcourir avant Zadar et la côte.
A 75 km de la capitale, le petit village de Bosiliejo apparaît dans le paysage qui défile. La sortie numéro 5 mène à son église, à sa mairie et à la terrasse du bar du coin où Robert Biturajac boit une petite bière : « Bosiliejo, c’est une poignée de hameaux à moitié déserts, mille habitants et pas de travail. » L’homme parle haut et sourit volontiers au milieu d’une belle tablée qu’il partage avec deux vieux messieurs, sept gaillards d’âge mûr et une jeune femme.
Derrière l’établissement de son ami Ivitsa Spelic, on s’apprête à planter des troncs d’arbres taillés en pointe pour monter une tente. « On se prépare pour la finale ! Quel que soit le résultat, c’est déjà une victoire d’y être, ce sera une fête ! », se réjouit le patron. « Cette Coupe du monde, c’est la suite de notre qualification en demies en 1998, de l’indépendance en 1995, de notre victoire contre les forces serbes », reprend Robert Biturajac.
Comme souvent, la conversation sportive échoue sur les récifs d’une mémoire toujours en guerre et sur les difficultés du quotidien. « Après la guerre, les usines de la région ont fermé et beaucoup de gens qui travaillaient en Slovénie se sont trouvés coincés de ce côté-ci », raconte Robert Biturajac qui officie comme douanier à la frontière bosnienne, où, d’après lui, « la tension monte » en ce moment avec les migrants afghans et pakistanais qui tentent de la traverser.
« Passer à autre chose »
Bosiliejo et sa scierie, qui n’emploie plus que dix personnes, ne sont qu’un point dans le paysage pour les conducteurs qui passent sur l’autoroute toute proche et bifurquent vers le sud. Mais samedi, il y régnait malgré tout un petit air de fête.
En comparaison, 82 km plus loin, la petite ville d’Otocac s’ennuie. Les pas des rares passants résonnent entre les façades de la rue principale. De loin en loin, certaines portent encore les morsures cruelles d’une guerre que les quelques jeunes hommes, la vingtaine, qui se retrouvent sur des terrasses largement désertes n’ont pas connue. Le bar Igo a affiché sur sa vitrine un poster publicitaire d’une marque de bière. Modric y pose, souriant, sous le slogan de la marque : « Le football met tout à l’envers ! » Cela arrache un sourire à Zdravko Bunjevcevic, 58 ans : « Ah ça oui, tout est à l’envers. »
Trois années durant, M. Bunjevcevic a combattu les forces serbes dans les rangs croates. Blessé deux fois au combat, il se débrouille en enchaînant les petits boulots malgré une jambe boiteuse. « La Croatie d’aujourd’hui, ce n’est pas vraiment celle dont on rêvait, dit-il. Mais il fallait la faire, cette guerre. Et puis on est arrivé en finale, ça fait connaître le pays et ça attirera peut-être des touristes qui voudront voir autre chose que la côte. » A une dizaine de mètres, le restaurant le grand hôtel Zvonimir est bien vide. Et bien sombre.
La route qui mène à la mer laisse à l’est l’ancien territoire de la Krajina, zone dominée par les milices serbes avant de passer sous le contrôle de la Croatie indépendante en 1995. Le paysage montagneux s’assèche, pâlit, prend les atours plus cléments de la Méditerranée en descendant vers Zadar. Ancienne possession vénitienne, le port fleure bon l’Italie qui y a laissé une architecture et un art de vivre aimables, ainsi que de très mauvais souvenirs, ceux de l’occupation de l’ère mussolinienne.

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Sur une place dallée de pierre patinée, Bruno Skoblar, ancien joueur de l’équipe d’Aix-en-Provence 1972, frère du buteur légendaire de l’OM Josip Skoblar et ancien combattant du siège de Zadar par les forces serbes, prend le café. Il travaillait au NK Zadar dans les années 1990 quand le jeune Luka Modric y faisait ses premiers entraînements. « On n’avait rien à lui apprendre à ce garçon, il avait le football dans le sang », se souvient-il, à quelques heures du coup d’envoi de la finale.
« Luka appartient à une génération qui a grandi sous les bombes et maintenant il joue en finale à Moscou. Les politiques veulent faire entrer les succès de notre équipe dans l’histoire de nos guerres. Mais pour moi, ce tournoi, c’est une belle occasion de passer à autre chose », veut croire Bruno Skoblar. Après la défaite, le gamin de Zadar n’apportera pas la Coupe avec lui quand il sera de retour en ville mardi après un crochet par la capitale. Mais dimanche, la cité où il a fui la guerre, bien que déçue, était tout de même en fête.



                            


                        

                        

