<FILE-date="2018/07/15/20">

<article-nb="2018/07/15/20-1">
<filnamedate="20180715"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180715"><AAMMJJHH="2018071520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Fan-zones, routes, métro… une foule compacte a envahi les rues de Paris, avant même le coup d’envoi de la finale de la Coupe du monde opposant la France à la Croatie.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ 
<article-nb="2018/07/15/20-2">
<filnamedate="20180715"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180715"><AAMMJJHH="2018071520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ L’édition 2018 du défilé du 14-Juillet a mobilisé plus de 4 000 militaires, 220 véhicules, 250 chevaux, 64 avions et 30 hélicoptères.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ 
<article-nb="2018/07/15/20-3">
<filnamedate="20180715"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180715"><AAMMJJHH="2018071520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Les six premiers mois de l’année 2018 ont été les plus meurtriers pour les civils afghans, depuis le début des bilans établis par l’agence de l’ONU dans le pays.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Afghanistan : 1 700 civils tués au cours du semestre le plus meurtrier depuis 2009

Les six premiers mois de l’année 2018 ont été les plus meurtriers pour les civils afghans, depuis le début des bilans établis par l’agence de l’ONU dans le pays.



Le Monde
 |    15.07.2018 à 12h11
 • Mis à jour le
15.07.2018 à 13h17
   





                        



   


Mille sept cents civils ont été tués en Afghanistan au cours des six premiers mois de l’année, pour la plupart dans des attentats du groupe djihadiste Etat islamique (EI), le pire bilan en dix ans, selon l’ONU. Au total 5 122 victimes, morts et blessés, ont été enregistrées sur ces six mois, dont la moitié (52 %) dans des attentats attribués à l’EI.
En dépit de trois jours de cessez-le-feu en juin entre talibans et forces gouvernementales, la période du 1er janvier au 30 juin s’avère la plus meurtrière depuis que la Mission d’assistance des Nations unies à l’Afghanistan (Manua) a commencé à compter les victimes civiles, en 2009, selon son bilan semestriel, publié dimanche 15 juillet.
La capitale, Kaboul, et la province du Nangarhar, dans l’Est, ont été les plus touchées. Dans le Nangarhar, le nombre de victimes civiles a pratiquement doublé en un an (304 morts, 607 blessés) du fait des attentats, y compris durant le cessez-le-feu, dont l’EI était exclu.
Le 30 avril avait été particulièrement meurtrier. Un double attentat-suicide au siège du renseignement afghan dans la capitale avait fait vingt-cinq morts, dont neuf journalistes accourus pour couvrir une première explosion. Parmi eux, le chef photographe de l’AFP Shah Marai.

        Lire aussi :
         

                Afghanistan : « Les récents attentats ne sont que le symptôme d’une détérioration générale »



La préparation des élections législatives d’octobre, les premières depuis 2010, s’accompagne de violences supplémentaires, relève l’ONU : 117 personnes ont été tuées et 224 blessées dans des attentats contre les centres d’inscription sur les registres électoraux, ouverts le 14 avril.
Opérations aériennes
Les talibans, qui ont observé la trêve de l’Aïd-El-Fitr avec le gouvernement du 15 au 17 juin, sont responsables de 40 % des morts sur les six derniers mois. Dans ce conflit qui s’éternise — près de quarante ans au total, dont dix-sept depuis l’arrivée des Américains, en octobre 2001 —, les attentats constituent désormais le principal danger pour les civils. Les combats terrestres n’arrivent qu’au deuxième rang des causes de mortalité et de blessures dans la population, en baisse de 18 % sur la période.

        Lire aussi :
         

                Les sikhs afghans visés par l’EI



« Le bref cessez-le-feu a prouvé qu’il est possible d’arrêter les combats et que les civils afghans n’ont pas à subir plus longtemps les brûlures de la guerre », a déclaré Tadamichi Yamamoto, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, commentant le rapport.
Pour la Manua, l’expansion des opérations aériennes a également entraîné une très forte augmentation du nombre de victimes civiles dues aux bombardements aériens — en hausse de 52 % — comparé à la même période l’an dernier, avec 149 morts et 204 blessés civils. Plus de la moitié de ces victimes (52 %) sont attribuables aux forces aériennes afghanes et 45 % aux avions américains, les seuls de la coalition occidentale conduite par l’OTAN à mener des opérations.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/15/20-4">
<filnamedate="20180715"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180715"><AAMMJJHH="2018071520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Dans la capitale, une quinzaine de stations de métro et de RER seront fermées au fur et à mesure de la journée. Les lignes de bus et de tramway y seront suspendues à partir de 18 heures.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Finale France - Croatie : des milliers de membres des forces de l’ordre mobilisés, les transports perturbés à Paris

Dans la capitale, une quinzaine de stations de métro et de RER seront fermées au fur et à mesure de la journée. Les lignes de bus et de tramway y seront suspendues à partir de 18 heures.



Le Monde
 |    15.07.2018 à 07h33
 • Mis à jour le
15.07.2018 à 16h54
   





                        



Ils risquent de ne pas voir grand-chose de la finale. Plusieurs milliers de policiers et de gendarmes seront sur le pont dans toute la France, dimanche 15 juillet, dont 4 000 à Paris afin d’assurer la sécurité des supporteurs qui afflueront par centaines de milliers sur les Champs-Elysées en cas de victoire des Bleus.
Au total, 63 500 policiers et 46 500 gendarmes ont été mobilisés tout le week-end pour les festivités du 14 Juillet et pour la finale de la Coupe du monde, qui oppose la France à la Croatie, à partir de 17 heures à Moscou. En outre, 143 unités de CRS et de gendarmes mobiles, dont 86 pour la seule région parisienne, ont également été déployées, ainsi que 44 000 pompiers. Plus discrètement, les unités d’intervention, BRI à Paris, RAID et GIGN, seront prêtes à intervenir partout sur le territoire, alors que la France vit toujours sous la menace terroriste.

        Lire aussi :
         

                14-Juillet et finale de la Coupe du monde : les services de sécurité en alerte




   


230 « fan-zones »
« On ne peut pas mobiliser plus que ce que nous mobilisons », a dit le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, sans que soient précisés les effectifs affectés spécifiquement à la journée de dimanche.
Quelque 230 « fan-zones » ont été recensées dans tout le pays, dont à Paris, où 90 000 personnes sont attendues sur le Champ-de-Mars. Elle sera entièrement protégée de barrières et dotée de six accès sécurisés, avec contrôles et fouilles. Dès l’ouverture des portes, à 13 heures, la circulation sera interdite dans un large périmètre alentour et ce jusqu’à 21 heures au moins. La tour Eiffel sera également fermée.
En cas de victoire des Bleus, l’interdiction se prolongera jusqu’à lundi 4 heures et dans une zone beaucoup plus large, de la porte Maillot aux jardins des Tuileries, en passant par les Invalides et les Champs-Elysées, où une marée de supporteurs est attendue si la France est sacrée championne.

        Lire aussi :
         

                Quelles villes mettent en place des fan-zones pour suivre la finale de la Coupe du monde ?



Transports compliqués à Paris
Une quinzaine de stations de métro et RER situées dans ce périmètre seront fermées au fur et à mesure de la journée :
A partir de 13 heures : seront fermées les stations Cambronne (ligne 6), Dupleix (ligne 6), Ecole-Militaire (ligne 8), La Motte-Picquet-Grenelle (lignes 6, 8 et 10) et Passy (Ligne 6).
A partir de 16 heures : La station Bir-Hakeim (ligne 6) sera également fermée.
A partir de 18 heures : Les lignes de bus de Paris et des départements 92, 93 et 94, les lignes de tramway T1, T2, T3b, T5 et T8 seront à leur tour interrompues, notamment pour éviter de voir se reproduire le scénario de la demi-finale, lors de laquelle des toits de bus avaient été pris d’assaut par des supporteurs.
A partir de 18 h 40 : Les stations George-V (ligne 1), Charles-de-Gaulle–Etoile (lignes 1, 2, 6, RER A), Franklin-D.-Roosevelt (lignes 1 et 9), Miromesnil (lignes 9 et 13), Concorde (lignes 1, 8 et 12), Champs-Elysées–Clemenceau (lignes 1 et 13), Kléber (ligne 6), Boissière (ligne 6) et Tuileries (ligne 1) seront fermées.

        Lire aussi :
         

                La gazette de la Coupe du monde : deuxième étoile, blessés de retour et buteur fantôme



Sept interpellations
Dans la nuit de mardi à mercredi, plusieurs centaines de milliers de personnes s’étaient rassemblées sur les Champs-Elysées pour fêter la victoire en demi-finale de la France contre la Belgique. Des CRS qui descendaient la célèbre avenue pour « relancer la circulation », peu après minuit, avaient répondu à des jets de bouteilles par des tirs de gaz lacrymogène. Sept personnes avaient été interpellées pour des délits mineurs (jets de projectiles sur les forces de l’ordre, vols, outrages, etc.).
« Oui, il y a des moyens exceptionnels qui sont mis en place mais j’en appelle surtout à la responsabilité de nos concitoyens. La sécurité, elle dépend aussi de comportements. Il y a des comportements simples à respecter », a déclaré samedi sur BFMTV Christophe Castaner, secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, en marge du défilé du 14 Juillet.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/15/20-5">
<filnamedate="20180715"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180715"><AAMMJJHH="2018071520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Encore un tiers des candidats sur Parcoursup espèrent une place ou une proposition plus conforme à leurs vœux. Témoignages d’une attente souvent lancinante.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Parcoursup : en attendant une réponse…

Encore un tiers des candidats sur Parcoursup espèrent une place ou une proposition plus conforme à leurs vœux. Témoignages d’une attente souvent lancinante.



Le Monde
 |    15.07.2018 à 06h37
    |

            Soazig Le Nevé et 
Adrien de Tricornot








                        



   


Partir en vacances ou rester ? Déménager ou continuer d’espérer une place à côté de chez soi ? Conserver ses vœux « en attente de place » ou s’inscrire dans le privé, hors Parcoursup ? Cet été, l’attente sur la plate-forme qui a remplacé Admission post-bac pèse sur les aspirants étudiants et leurs familles, qui ont répondu à un appel à témoignages sur Le Monde.fr.
« J’ai eu mon bac S mention bien, j’ai candidaté pour cinq Paces [première année commune des études de santé] du Grand-Ouest et je suis toujours sur liste d’attente ! », se désole ainsi Mathéo* :
« Quelle est la logique ? L’équité ? Aujourd’hui, seuls les très très bons sont admis en Paces, alors que l’an dernier, la porte était ouverte à tous. Quelle est ma faute ? Etre né un an trop tard. »
Rien n’est encore définitif, puisque la phase normale de Parcoursup s’achève le 5 septembre, et la phase complémentaire, qui permettant de formuler de nouveaux vœux, dans des formations disposant encore de places –, le 20 septembre. Mais depuis l’ouverture de la procédure, le 22 mai, seulement 52,8 % des 812 000 candidats initiaux ont accepté définitivement une proposition. Une partie ont quitté la plate-forme, mais 33,5 % restent dans l’attente, parfois lancinante : plus de 160 000 candidats ont accepté une proposition sans la valider définitivement, espérant une réponse qui leur convienne davantage. Et la situation est encore plus incertaine pour les près de 110 000 candidats qui n’ont encore aucune place, et dont une partie ont demandé un accompagnement de leur rectorat d’académie.

        Lire :
         

          Parcoursup 2018 : l’affichage du taux de remplissage inquiète les candidats



« Aujourd’hui, je ne sais pas encore ce que je vais faire en septembre, quels livres je dois lire pour me préparer à la prépa, si je dois trouver un logement ou même acheter une voiture », s’inquiète Juliette Le Provost, qui a décroché son bac ES avec une mention « Bien ».
« J’ai reçu une proposition de CPGE [classe préparatoire] économique ECE à côté de chez moi mais elle ne me plaît pas ! C’est mon vœu “au cas où”. »
Son véritable but : intégrer une des quinze classes préparatoires BL, c’est-à-dire littérature et sciences sociales où elle a postulé. Or, « avec un dossier à 15 de moyenne, j’ai été refusée à tous mes vœux de prépa hors de ma région (onze vœux) », regrette la jeune fille qui se donne jusqu’à fin juillet avant de chercher un logement dans la ville où elle est acceptée en prépa.
« Aucun adulte ne supporterait ce système »
« On est dans une procédure glissante sur toute la période de l’été. C’est très “sympa” aussi pour nous, profs principaux, car nous devons être joignables pour conseiller nos élèves. Cela nous demande donc une grande disponibilité, souligne Emilie Bathier, professeure principale d’une classe de terminale S. La difficulté étant que nous n’avons aucun recul en cette première année, et que nous n’avons pas grand-chose de factuel à leur répondre. » Dans la classe d’Emilie Bathier, sur 33 élèves devenus bacheliers, 8 attendent encore d’être fixés sur leur avenir.
La situation semble aussi délicate pour Lisa*, qui a obtenu avec la mention bien son bac S spécialité SVT (sciences de la vie et de la Terre). Cette Normande voudrait pouvoir déménager :
« J’ai formulé plusieurs vœux mais mon principal reste une licence de biologie à Toulouse, car j’avais des projets de vie là-bas : n’étant pas du secteur, j’étais 2572e le 22 mai, aujourd’hui je suis 294e. L’attente est interminable, avant, pendant et après le bac, on attend toujours… Cela veut dire que je ne sais même pas si je serai là où je veux en septembre ». 
« Chaque matin, c’est la même routine. Lancer la bouilloire et consulter Parcoursup », témoigne une maman d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-seine). « Personne ne comprend » que son fils, 5e de sa classe en terminale S, soit en liste d’attente dans plusieurs classes préparatoires scientifiques, et encore au 875e rang pour une licence scientifique à Paris. « Aucun adulte ne supporterait ce système. » Le salut est finalement venu d’un déblocage de liste d’attente inespéré, vendredi 13 juillet : le jeune homme ira à Dauphine, la seule université qui recrute hors Parcoursup.

        Lire :
         

          Parcoursup 2018 : la création de 10 000 places suffira-t-elle à répondre aux demandes ?



« Pensez-vous qu’il ait une chance ? »
Comme le résume Emilie Bathier, « au final, Parcoursup est une procédure anxiogène et chronophage » :
« Pourtant, au début, elle avait offert une perspective rassurante. Les élèves s’étaient dit “chouette, on va avoir le choix”. Mais ils l’ont vécue comme un piège, car beaucoup n’ont eu aucun choix. Le pire, c’est que le piège est alimenté par les élèves eux-mêmes, car rien ne bouge s’ils ne se désistent pas. Certains m’ont dit “nous, on ne se désiste pas car si d’autres le font avant nous, on sera gagnants”. »
De colère, « il a pris une école privée hors Parcoursup »
Certains n’ont plus la patience ou la possibilité d’attendre. « Mon fils a démissionné de Parcoursup car il était “en attente” partout », explique Sandra : le bachelier S mention « Bien » guignait des classes prépas et des écoles d’ingénieurs post-bac. « On ne peut pas appeler indéfiniment les écoles pour leur demander une tendance, et avoir des réponses forcément évasives », relate sa mère. De colère, « il a pris une école privée hors Parcoursup ». Des établissements « qui demandent des décisions fermes et des arrhes pour début juillet », obligeant à renoncer à ses vœux sur Parcoursup.

        Lire :
         

          Parcoursup 2018 : sans affectation, plus de 10 000 candidats ont saisi leur recteur d’académie



Cette famille n’est pas la seule à avoir finalement trouvé « une orientation sans l’aide de Parcoursup » : « Ma fille a demandé 10 BTS Management des unités commerciales. Elle a reçu deux refus, trois « en attente », et cinq en alternance – donc sous conditions de trouver un patron », explique une mère de la région lyonnaise. La jeune fille a fini par opter pour une formation privée « équivalente » de manager d’univers marchand, délivrant un « titre professionnel » sous l’égide du ministère du travail. « Donc, les études post-bac étant totalement bouchées, nous nous rabattons sur une formation qui est normalement plus du ressort de la formation continue et ce faisant, nous prenons la place de personnes en difficulté ou réinsertion ! Quel formidable système où chacun doit marcher sur l’autre pour trouver une place ! », regrette la maman.
* Le prénom a été modifié.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/15/20-6">
<filnamedate="20180715"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180715"><AAMMJJHH="2018071520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Placé en garde à vue jeudi, le policier avait été filmé en train de frapper un détenu dans l’enceinte du nouveau palais de justice de Paris.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Violences au TGI de Paris : le policier mis en examen et libéré sous contrôle judiciaire

Placé en garde à vue jeudi, le policier avait été filmé en train de frapper un détenu dans l’enceinte du nouveau palais de justice de Paris.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 17h35
   





                        



   


Le policier stagiaire qui a été filmé début juin en train de frapper un détenu dans l’enceinte du tribunal de grande instance (TGI) de Paris a été mis en examen, samedi 14 juillet, pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique », selon une source judiciaire.
Il a été, selon la même source, libéré sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer des fonctions au sein du tribunal et sur la voie publique.

        Lire aussi :
         

                Le nombre de tués et de blessés graves par la police désormais recensé



Le policier a été placé en garde à vue le jeudi 12 juillet après la publication, sur le site Là-bas si j’y suis, d’images de vidéosurveillance filmées dans l’enceinte du TGI, le montrant menottant puis frappant au sol un homme.
Le même jour, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, avait réagi, par communiqué, à la publication des images :
« Le ministre d’Etat a pris connaissance ce jour de l’existence d’une vidéo présentant un comportement violent et inadmissible d’un gardien de la paix stagiaire dans l’enceinte du Tribunal de grande instance de Paris. Le ministre d’Etat condamne avec la plus grande fermeté ce comportement inadmissible qui vient nuire à l’image de l’ensemble des forces de sécurité. »
Les faits se sont déroulés le 9 juin selon La-bas.org, site d’information créé en 2015 après l’arrêt de « Là-bas si j’y suis », célèbre émission engagée de Daniel Mermet diffusée sur France Inter entre 1989 et 2014. Selon le texte accompagnant la publication, c’est un policier qui leur aurait transmis la vidéo pour dénoncer ces agissements.

        Lire aussi :
         

                Le recours aux armes à feu par les policiers a fortement augmenté en France en 2017



Ouvert au public depuis le 16 avril, le TGI de Paris se trouve dans le quartier des Batignolles, dans le 17e arrondissement, après avoir déménagé de son site historique sur l’île de la Cité, qu’il occupait depuis plusieurs siècles.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/15/20-7">
<filnamedate="20180715"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180715"><AAMMJJHH="2018071520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Encouragés par la mairie, ils se démènent depuis quelques mois pour faire d’un site abandonné un nouveau lieu culturel et festif.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


A Dolus-d’Oléron, les habitants font revivre une ancienne colonie de vacances

Encouragés par la mairie, ils se démènent depuis quelques mois pour faire d’un site abandonné un nouveau lieu culturel et festif.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 15h26
 • Mis à jour le
15.07.2018 à 06h33
    |

            Solène Cordier (envoyée spéciale à Dolus d’Oléron)








                        



                                


                            

Le vaste terrain est encore parsemé d’herbes hautes, et les travaux de rénovation des anciens dortoirs sont loin d’être achevés. Mais après des années d’abandon, la Cailletière, une ancienne colonie de vacances située en bordure de Dolus-d’Oléron (Charente-Maritime), revit. En moins de deux ans, quelques dizaines de bénévoles ont débroussaillé ses quatre hectares de terrain, arraché les ronces, réhabilité et sécurisé certains pavillons. Et si le lieu paraît encore sauvage, « il fallait voir ce que c’était il y a encore quelques mois », dit avec le sourire Nicolas, fondateur des Apéros bricolos, qui a aménagé, dans l’un des bâtiments, son atelier de recyclage de palettes.
La municipalité de Dolus, propriétaire du terrain, n’est pas étrangère à cette résurrection. A l’automne dernier, le maire, Grégory Gendre, ancien de Greenpeace élu à la surprise générale en 2014 à l’âge de 36 ans, organise une visite du site pour le faire découvrir aux habitants. A l’époque, les lieux accueillent seulement le chapiteau de la compagnie Aire de cirque, et les deux compères des Apéros bricolos.
« Copier les réussites de McDo »
Le moment choisi pour la visite ne doit rien au hasard. Depuis son arrivée à la mairie, Grégory Gendre lutte contre l’installation d’un McDonald’s sur un autre terrain de la commune, qui appartient à un conseiller municipal de l’opposition. Il juge le projet incompatible avec les principes de transition écologique dans laquelle est engagée l’île : accent mis sur le bio et les circuits courts, soutien à l’agriculture durable… De nombreux habitants, hostiles à l’enseigne de restauration rapide, s’engagent à ses côtés. Des collectifs anti-McDo se montent, sur les réseaux sociaux et dans la vraie vie. Mais en septembre, c’est la déconvenue. Le tribunal administratif de Poitiers, saisi par la marque et le propriétaire du terrain sur lequel McDo a jeté son dévolu, ordonne à la municipalité de signer le permis de construire.
« Un endroit...



                        

                        


<article-nb="2018/07/15/20-8">
<filnamedate="20180715"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180715"><AAMMJJHH="2018071520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a annoncé que la France et Malte étaient disposées à prendre chacune 50 des 450 migrants secourus et se trouvant à bord de deux navires dans les eaux italiennes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Migrants : l’Italie annonce que la France et Malte vont prendre leur part

Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a annoncé que la France et Malte étaient disposées à prendre chacune 50 des 450 migrants secourus et se trouvant à bord de deux navires dans les eaux italiennes.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
15.07.2018 à 06h43
   





                        


Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a annoncé, samedi 14 juillet, que la France et Malte étaient disposées à prendre chacune 50 des 450 migrants secourus et se trouvant à bord de deux navires dans les eaux italiennes.
« La France et Malte prendront respectivement 50 des 450 migrants transbordés sur deux navires militaires. Très rapidement les acceptations d’autres pays européens arriveront », a écrit M. Conte sur sa page Facebook.
Le chef du gouvernement revendique ce succès « après une journée de contacts téléphoniques et écrits avec les vingt-sept leaders européens », affirmant qu’il leur avait rappelé « la logique et l’esprit de partage contenus dans les conclusions du Conseil européen de fin juin ».
M. Conte ajoute à ce commentaire une copie de la lettre adressé à Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, et à Donald Tusk, président du Conseil européen. « Dans ce contexte qui voit l’Italie toujours en première ligne face à l’urgence de sauver des vies humaines en mer, je te demande un signe clair de partage de la responsabilité de la gestion du phénomène migratoire et d’envisager la possibilité d’accueillir dans un port ou de prendre en charge une partie des quelque 450 personnes secourues », écrit M. Conte dans cette lettre également adressée aux autres leaders de l’Union européenne (UE).

   



        Lire aussi, en Europe :
         

          Un conseil des ministres de l’intérieur sous le signe exclusif de la sécurité



Nouveau bras de fer avec Malte
Une embarcation de bois partie depuis la Libye avait été repérée, vendredi à l’aube, dans les eaux internationales mais dans la zone d’intervention maltaise. Dans un échange de messages, e-mails et appels téléphoniques entre les autorités des deux pays, Rome avait tenté de faire prendre la responsabilité de ces migrants à Malte.
La Valette avait répliqué en affirmant que l’embarcation était bien plus proche de l’île italienne de Lampedusa que de son propre territoire, soulignant que les migrants ne voulaient pas d’aide maltaise mais souhaitaient poursuivre leur route vers l’Italie.
Malte a réitéré samedi avoir respecté « toutes les obligations prévues par les conventions internationales » en ce qui concerne les secours en mer. Dans la matinée, les migrants avaient été transbordés à bord de deux navires ; huit personnes, des femmes et des enfants, avaient été transportées pour des raisons médicales sur l’île de Lampedusa. Certains migrants se seraient jetés à l’eau en voyant les deux navires militaires, un italien et un anglais dans le cadre de la mission européenne Frontex, obligeant ainsi les secours à intervenir.

        Lire aussi :
         

                Plus de 600 migrants sont morts en Méditerranée ces quatre dernières semaines



Le ministre italien de l’intérieur Matteo Salvini a insisté auprès du chef du gouvernement Giuseppe Conte pour que les deux navires aient pour instruction de « faire route vers le Sud, la Libye ou Malte ». Cette situation rappelle celle du navire humanitaire allemand Lifeline avec ses 233 migrants à bord, obligé d’attendre une semaine en mer l’issue d’un bras de fer entre La Valette et Rome, avant d’être autorisé à accoster à Malte.
L’Espagne en première ligne
En poste depuis le 1er juin, M. Salvini, qui veut réduire à zéro le nombre de migrants arrivant sur les côtes italiennes, a décidé il y a un mois d’interdire l’accès aux ports italiens aux ONG qui portent secours aux migrants en Méditerranée, position qui marque la nouvelle ligne dure de son pays en matière migratoire.
Il souhaite désormais élargir cette interdiction aux navires des missions internationales en Méditerranée, la position de l’Italie étant de partager avec l’UE la gestion des flux migratoires.

        Lire aussi :
         

                Un pays a-t-il le droit de fermer ses ports aux bateaux secourant les migrants ?



De leur côté, les services de secours espagnols ont annoncé avoir sauvé plus de 340 migrants en Méditerranée samedi, dont un qui tentait la traversée sur une chambre à air de camion. En juin, l’Espagne a accepté d’accueillir 630 migrants arrivés à bord de trois navires, dont le bateau Aquarius d’une ONG française, refusé par l’Italie et par Malte. Le 4 juillet, un bateau de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms a accosté à Barcelone avec soixante migrants arrivés de Libye à son bord, après que l’Italie avait refusé de les accueillir.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/15/20-9">
<filnamedate="20180715"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180715"><AAMMJJHH="2018071520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ La journaliste Astrid de Villaines avait déposé une plainte contre le présentateur de « Questions d’info », en novembre 2017, pour agression sexuelle.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Le journaliste de LCP Frédéric Haziza, accusé d’agression sexuelle, a eu un rappel à la loi

La journaliste Astrid de Villaines avait déposé une plainte contre le présentateur de « Questions d’info », en novembre 2017, pour agression sexuelle.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 14h55
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 16h12
   





                        


Frédéric Haziza, présentateur vedette de La Chaîne parlementaire (LCP), qui faisait l’objet d’une enquête à la suite d’accusations d’agression sexuelle portées par la journaliste Astrid de Villaines dans une plainte, a fait l’objet d’un rappel à la loi, le 11 juillet.
« Le parquet de Paris lui a remis une convocation devant le délégué du procureur qui lui a notifié un rappel à la loi », a précisé une source judiciaire à l’AFP, confirmant l’annonce faite par le journaliste dans la matinée sur le site La Règle du jeu.

        Lire aussi :
         

                LCP suspend le journaliste Frédéric Haziza, visé par une plainte pour agression sexuelle



« Je n’ai jamais été un agresseur sexuel », s’est défendu Frédéric Haziza dans une tribune sur ce site, évoquant un « pincement aux mollets blagueur » alors que la journaliste décrit un pincement à la fesse.
« Il m’a juste été rappelé, le 11 juillet, qu’il valait mieux éviter désormais les blagues vaseuses », a-t-il commenté au sujet de ce rappel à la loi, une mesure alternative aux poursuites pénales, qui vient clore l’enquête menée par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne.
« Un geste lourd mais jamais à connotation sexuelle »
Cette mesure a été décidée en présence « de versions contradictoires », selon son avocate Jacqueline Laffont, qui souligne que le délégué du procureur avait employé les termes de « rappel à la loi – classement sans suite ». Selon elle, son client a reconnu « qu’il avait eu un geste lourd mais jamais à connotation sexuelle ».
Le parquet de Paris avait ouvert cette enquête préliminaire après la plainte déposée le 19 novembre dernier par une ancienne collègue de la chaîne, la journaliste Astrid de Villaines, l’accusant de faits s’étant déroulés en novembre 2014.
Dans sa plainte, révélée par le site Buzzfeed, elle relatait que Frédéric Haziza lui avait pincé la fesse après lui avoir bloqué le passage dans les bureaux de la chaîne, un geste qui avait valu à l’époque un avertissement au présentateur, selon LCP. La journaliste affirmait s’être décidée à parler à la faveur du contexte de la libération de la parole des femmes, consécutive au mouvement #metoo et à l’affaire Weinstein.
L’affaire avait suscité des remous au sein de la chaîne, qui avait suspendu dans la foulée son présentateur vedette avant de le réintégrer au début de janvier.
Ce retour avait suscité la colère d’une partie de la rédaction, qui avait voté une motion de défiance à l’encontre des dirigeants de la chaîne, et motivé en partie la décision en février de son accusatrice de démissionner.

        Lire aussi :
         

                La journaliste de LCP qui a porté plainte contre Frédéric Haziza démissionne



La direction avait justifié cette réintégration par le fait qu’une enquête interne avait conclu que, depuis la sanction reçue en 2014, Frédéric Haziza n’avait pas eu de comportements inappropriés.
« J’ai toujours contesté cette histoire. Je suis un blagueur, mais ce n’est pas parce qu’on est un plaisantin qu’on est un agresseur sexuel », a déclaré à l’AFP Frédéric Haziza. Il ajoute que depuis la plainte il « ne plaisante plus » : « J’ai complètement changé de comportement, je serre à peine la main. »
Sur LCP, Frédéric Haziza anime l’émission « Question d’Info » – en partenariat avec l’AFP et Le Point. Il s’entretient également chaque dimanche avec une personnalité politique sur Radio J.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/15/20-10">
<filnamedate="20180715"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180715"><AAMMJJHH="2018071520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ « La dure réalité, pour Garrett et tant d’autres enfants, c’est que les cancers pédiatriques sont des fléaux vicieux, qui ouvrent la voie au chaos total », déplorent les parents du petit garçon américain.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

La nécrologie aigre-douce d’un petit garçon de 5 ans mort d’un « moche et bête cancer »

« La dure réalité, pour Garrett et tant d’autres enfants, c’est que les cancers pédiatriques sont des fléaux vicieux, qui ouvrent la voie au chaos total », déplorent les parents du petit garçon américain.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 13h10
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 14h37
   





                        



   


A quoi doit ressembler la nécrologie d’un petit garçon de 5 ans, condamné par un foudroyant rhabdomyosarcome, une tumeur maligne qui s’attaque particulièrement aux enfants ? Les parents de Garrett Michael Booflas, comme tous les parents du monde, n’avaient pas la réponse. Que faire, que dire, qu’écrire face à l’ineffable ? Alors, ils se sont tournés vers leurs fils, pour qu’il parle « avec ses propres mots » de sa vie.
Neuf mois après avoir été diagnostiqué de celui qu’il appelle ce « moche et bête cancer », le petit Américain de 5 ans, originaire de l’Iowa, est mort le 6 juillet. Avant cela, il aura établi lui-même sa nécrologie, avec l’aide de ses parents. Publiée dans le quotidien local, le Desmoines Register, et relayée dans les plus grands médias anglo-saxons, ce texte liste les choses qu’aime le petit garçon, autoproclamé « le génial Garrett superslip », en référence au classique de la littérature enfantine Capitaine slip, vendue à plus de 70 millions exemplaires.

        Lire aussi :
         

                Les cancers de l’enfant ont augmenté de 13 % en vingt ans



De Garrett, on décèle dans cette autobiographie miniature une certaine difficulté à choisir, de sa couleur préférée – bleue, rouge, noir et vert –, à son superhéros favori – « Batman, et Thor, Iron Man, Hulk et le Cyborg ». Il y aussi parmi ses activités favorites des choses d’enfants « normaux », comme jouer avec sa sœur, Batman (encore lui) ou ses Lego. Et d’autres un peu moins classiques, comme « le moment où on m’endort avant d’injecter des choses dans mon cathéter ». D’ailleurs, Garrett dit détester « qu’on touche à [son] cathéter », mais pas autant que « les pantalons », dont il souligne son dégoût d’un point d’exclamation vengeur.
Il y a aussi ces questions glaçantes. Quand il sera grand, Garrett veut être « boxeur professionnel ». Quand il sera mort, « un gorille qui jettera son caca sur papa ». Une implacable logique, quand ses parents lui demandent ce qu’il veut à ses funérailles : « Les enterrements, c’est triste, moi je veux cinq châteaux gonflables, parce que j’ai 5 ans ». Aussi, « Batman et des glaces ». D’ailleurs, Garrett voudra être incinéré plutôt qu’enterré, « comme quand la maman de Thor meurt ». Ainsi, il pourra « devenir un arbre, où vivre quand [il] sera devenu gorille ».

        Lire aussi :
         

                Les enfants, oubliés de la recherche en matière de traitements anti-cancer



En conclusion de ce bref texte, les parents de Garrett précisent que la cérémonie d’hommage se déroulera samedi 14 juillet, à partir de 17 heures, au cimetière de Van Meter, Iowa. L’enterrement du bambin, lui, se tiendra plus tard, dans l’intimité, « quand ses parents auront enfin trouvé comment ils vont bien pouvoir se débrouiller pour transformer des cendres en arbre, et trouver un carré de nature préservé, pour que son arbre puisse être dans un lieu protégé ».
Les parents listent également un nombre d’associations qui luttent contre le cancer des enfants, auxquels les curieux qui seront venus lire ce texte aigre-doux peuvent faire des dons : la Little Al Foundation, la Pink Tractor Fondation, ou encore le Marathon de danse de l’université de l’Iowa. 
« La dure réalité, pour Garrett et pour tant d’autres enfants, c’est que les cancers pédiatriques sont des fléaux vicieux et terribles, qui ouvrent la voie au chaos total. Pour Garrett et pour tant d’autres enfants, le cancer tue. Ceux qui sont assez “chanceux” pour s’en tirer subissent des effets secondaires toute leur vie qui les affaibliront, et vivront toujours dans la crainte d’une rechute. Nous nous battrons pour qu’un remède soit trouvé jusqu’à ce qu’aucune autre enfance ne soit volée, qu’aucun autre frère et sœur perdent un meilleur ami, aucun autre parent n’ait à enterré son bébé. »

        Lire aussi :
         

                La mortalité des cancers pédiatriques continue de décliner



La nécrologie laisse évidemment le dernier mot à Garrett, qui saluait toujours les équipes médicales d’un sonore « See ya later alligator », qu’on pourrait traduire d’un réjouissant « A plus dans le bus ». Le « génial Garrett superslip » s’éclipse ainsi : « A bientôt, les nullos ! »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/15/20-11">
<filnamedate="20180715"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180715"><AAMMJJHH="2018071520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Lorsque la convention de Varsovie s’applique (Tunis Air, Air Algérie, Malaysian Airlines), le passager dont la valise est perdue n’est remboursé qu’au poids : compter 20 euros par kilo de bagage.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ 
<article-nb="2018/07/15/20-12">
<filnamedate="20180715"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180715"><AAMMJJHH="2018071520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ L’an dernier, la promotion du 14 juillet, la première d’Emmanuel Macron, avait été « exceptionnellement resserrée » à 101 personnalités.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Michel Bouquet, Laurence Parisot, Olivier Py... Qui sont les 392 promus de la Légion d’honneur du 14-Juillet ?

L’an dernier, la promotion du 14 juillet, la première d’Emmanuel Macron, avait été « exceptionnellement resserrée » à 101 personnalités.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 11h20
   





                        



   


Ils sont 392 à être distingués cette année pour la promotion de la Légion d’honneur du 14-Juillet. Chercheurs, magistrats, artistes, élus ou industriels, illustres ou moins connus, composent cette cohorte, à parité hommes-femmes rigoureuse.
La culture a évidemment une place de choix dans cette promotion. Michel Bouquet, 92 ans, est ainsi élevé à la dignité de grand’croix. L’actrice Marie-Christine Barrault est promue commandeur, le réalisateur Claude Lelouch officier, et, en plein festival d’Avignon, son directeur Olivier Py chevalier. De même, l’éditeur Jacques Glénat est fait chevalier, comme la journaliste Catherine Nayl, directrice de l’information de France Inter. Autre journaliste, aujourd’hui au CSA, Mémona Hintermann-Afféjee, est promue officière.
Parmi les promus, on trouve également la gynécologue Joëlle Kauffmann (grand officier), l’oncologue Laurence Zitvogel (officier), ou encore Claire Compagnon, déléguée interministérielle à la stratégie pour l’autisme (chevalier).
NKM, Mourad Boudjellal et Jean Jouzel
Dans la recherche, sont distingués le climatologue Jean Jouzel et la physicienne et secrétaire perpétuelle de l’Académie des sciences Catherine Bréchignac, faits commandeurs, la biologiste Margaret Buckingham et l’historien Marc Fumaroli de l’Académie française, tous deux grands officiers.
Pour leur contribution à l’innovation en matière de technologie numérique, sont cités le président de la start-up Actility Olivier Hersent et le PDG de Rakuten Olivier Mathiot (chevaliers).
Au chapitre du développement durable, sont distinguées Anne-Marie Ducroux (présidente de la section environnement du Conseil économique social et environnemental), et Nathalie Boyer, ambassadeur de l’économie circulaire (chevaliers).
« Le développement économique est encouragé par la distinction d’acteurs appartenant à des entreprises de toutes tailles », explique la Grande chancellerie : ainsi Laurence Parisot, présidente de Gradiva et ex-patronne du Medef (officier), la PDG d’Yves Saint Laurent Francesca Bellettini, le DG d’Orano (ex-Areva) Philippe Knoche, mais aussi le maître verrier Dominique Duchemin et le chocolatier Patrick Roger (chevaliers).
Pour le sport, Mourad Boudjellal, président du Rugby Club toulonnais, devient chevalier.
Pour « service de l’Etat » enfin, d’anciens ministres ou parlementaires sont distingués comme Christiane Scrivener (grand’croix), Jean-Claude Gaudin (officier), Elisabeth Guigou, Nathalie Kosciusko-Morizet, Patrick Ollier (chevaliers).
Egalement dans cette promotion, Michel Delpuech, préfet de police de Paris, et Catherine Guillouard, PDG de la RATP.
Consultez l’intégralité de la promotion du 14-Juillet 2018 : 

   Légion d'honneur 140718 by Le Monde on Scribd

« Retrouver l’esprit » de Bonaparte
L’an dernier, la promotion du 14-Juillet, la première d’Emmanuel Macron, avait été « exceptionnellement resserrée » à 101 personnalités. En novembre, le président a décidé une révision des critères d’attribution, annonçant une réduction du nombre de bénéficiaires pour « retrouver l’esprit » de la plus haute distinction française, créée en 1802 par Napoléon Bonaparte. A ce jour, 92 000 personnes ont été récompensés pour leurs mérites éminents au service de la nation.
Hors promotion spéciale, la promotion du 14-Juillet est l’une des deux promotions civiles annuelles de la Légion d’honneur, avec celle du 1er janvier. Celle de Pâques a été supprimée cette année. Deux promotions militaires sont également publiées chaque année, l’une en avril-mai pour les militaires de réserve et anciens combattants, l’autre en juin-juillet pour ceux d’active.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/15/20-13">
<filnamedate="20180715"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180715"><AAMMJJHH="2018071520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Suspecté d’avoir « incité » au djihad en animant le site Internet Ansar Al-Haqq, le Belgo-Tunisien a fait appel, comme deux de ses coprévenus et le parquet de Paris.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

« Djihad médiatique » : procès en appel pour Farouk Ben Abbes, condamné à quatre ans de prison

Suspecté d’avoir « incité » au djihad en animant le site Internet Ansar Al-Haqq, le Belgo-Tunisien a fait appel, comme deux de ses coprévenus et le parquet de Paris.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 13h50
   





                        



   


En première instance, Farouk Ben Abbes, avait été condamné à quatre ans de prison ferme pour son activité, à la fin des années 2000, sur Ansar Al-Haqq, site djihadiste francophone de référence. Cette figure de l’islam radical sera finalement rejugé, selon des sources proches du dossier à l’AFP, et l’exécution de sa peine suspendue d’ici là.
Le Belgo-Tunisien de 32 ans avait fait appel de sa condamnation, prononcée le 6 juillet, tout comme deux de ses coprévenus. Le parquet, qui avait requis des peines plus lourdes et demandé leur incarcération immédiate, avait également fait appel, selon une source judiciaire.

        Lire aussi :
         

                Qui est Farouk Ben Abbes, dont le nom figure dans plusieurs dossiers terroristes ?



Outre les quatre ans d’emprisonnement, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné Farouk Ben Abbes à une interdiction définitive du territoire français. Mais en l’absence de mandat de dépôt prononcé à l’audience, Farouk Ben Abbes, qui était jusqu’au printemps l’un des plus anciens assignés à résidence de France, avait quitté libre le tribunal.
C’était la première fois que cet homme, cité dans plusieurs dossiers antiterroristes sans y être poursuivi, était condamné dans une telle affaire. Il avait bénéficié en 2012 d’un non-lieu dans une enquête sur des projets d’attentat signalés en 2009 par les autorités égyptiennes, où la salle de spectacles du Bataclan apparaissait parmi les cibles – six ans avant l’attaque du 13 novembre 2015 qui y fit 90 morts.
Trois autres prévenus condamnés
Comme lui, trois autres anciens administrateurs du site Ansar Al-Haqq avaient été condamnés pour association de malfaiteurs terroriste. Les deux autres prévenus présents au tribunal, Nordine Z. et David R., avaient été condamnés à respectivement quatre et trois ans de prison.

        Lire aussi :
         

                Farouk Ben Abbes condamné à quatre ans de prison pour avoir animé le site djihadiste Ansar Al-Haqq



Le quatrième prévenu, Léonard Lopez, parti en 2015 pour le djihad et qui serait aux mains des Kurdes de Syrie, avait été condamné en son absence à cinq ans assortis d’un mandat d’arrêt.
Désormais fermé, Ansar Al-Haqq, dont le nom signifie « les partisans de la vérité », était une référence du Web djihadiste en langue française à une époque où le djihad armé se menait notamment en Afghanistan ou au Pakistan.
Alors que les prévenus avaient affirmé que leurs activités sur le site se résumaient à « informer », le tribunal avait jugé que le site avait bien « incité » au djihad, avec « une vocation de recrutement » pour le combat armé « dans la lignée de ce qu’Al-Qaida recherchait, mener le “djihad médiatique” ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/15/20-14">
<filnamedate="20180715"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180715"><AAMMJJHH="2018071520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Comment et pourquoi se marie-t-on en France en 2018 ? Traditionnelle ou moderne, solennelle ou excentrique, la cérémonie républicaine est un miroir de la diversité de la société française. Cinquième épisode de notre série « Mariez-les ! ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤     


                Mariez-les ! A Octeville-sur-Mer, une « wedding planner » pour « marquer le coup »


Comment et pourquoi se marie-t-on en France en 2018 ? Traditionnelle ou moderne, solennelle ou excentrique, la cérémonie républicaine est un miroir de la diversité de la société française. Cinquième épisode de notre série « Mariez-les ! ».

Le Monde
                 |                 14.07.2018 à 11h00
                 |

            Adrien Naselli

















Derniers articles publiés


            L’historienne Arlette Farge et la fragile audace du coquelicot


            Six romans et albums islandais à emporter dans ses bagages


            Mohamed El Khatib : « Le stade représente l’un des derniers endroits de mixité sociale »



Tous les articles





                








   


Fanny Prokic, 34 ans, est organisatrice de mariages. Dans le jargon, on dit « wedding planner ». Elle a quitté son poste d’assistante de direction en 2015 pour accomplir un rêve tenace. D’ailleurs, elle s’est elle-même mariée dès qu’elle a pu, à l’âge de 25 ans, dans un château à Beuzevillette (Seine-Maritime). « Tout le monde a encore des photos de mon mariage accrochées sur le frigo. J’avais vraiment fait quelque chose de grandiose. C’est mon côté princesse, associé à mon côté organisatrice. Mais par-dessus tout, j’adore réunir les gens. »
Depuis, elle sillonne les routes de campagne au volant de sa petite Peugeot, entre Le Havre et Rouen, pour préparer les unions de couples « très différents à chaque fois ». Tous trouvent en elle une confidente. Voire une psychologue ? « Je ne sais pas si j’irais jusque-là. En tout cas, après le mariage, ils ont du mal à couper le cordon et me proposent de les revoir. Ils me disent que je suis bien plus qu’une “wedding planner”. »

        Lire aussi :
         

                Mariages sous-traités pour couples surchargés



Ce samedi 9 juin, avec sa veste rose fuchsia assortie au rouge à lèvres, elle prend le temps de nous récupérer à la minuscule gare de Montivilliers avant de foncer au château, où elle doit régler les derniers détails avant le mariage de Dorothée et Xavier. A cause du temps maussade, elle n’a pas pu installer le coin photo dans le parc et elle est un peu en retard. Sa principale angoisse : qu’il pleuve. Son assistante, qui intervient habituellement le jour J avec elle, est souffrante. Fanny va devoir tout faire toute seule.
« Le bonheur nous est tombé dessus »
En donnant un coup de main à la fleuriste qui décore la salle du repas, Fanny Prokic raconte son coup de foudre pour la future mariée : « Dorothée est très fleur bleue, tout en étant quelqu’un de très carré. Hier, quand tout était enfin prêt, elle a relâché la pression d’un coup et s’est mise à pleurer dans mes bras. Quelque part, elle me passait le relais. » Pour bénéficier des services de Fanny, il y a deux formules : la « gestion de A à Z » (2 500 euros) ou la « coordination jour J » (650 euros), que Dorothée et Xavier ont choisie.
Les futurs époux ne se sont rencontrés que deux ans plus tôt grâce à une amie commune. « Le bonheur nous est tombé dessus », explique Dorothée, 32 ans, pour qui se marier, c’est « officialiser et prendre son nom ». Elle travaille au service export d’une compagnie maritime au Havre. Xavier, 40 ans et père de jumelles de 8 ans, est « opérateur qualité » dans un laboratoire qui teste les cigarettes.
Les tourtereaux ne roulent pas sur l’or, mais ils ont décidé d’investir dans ce jour important : la soirée se déroulera au château devant lequel Dorothée passe tous les samedis pour aller à son cours d’équitation. Pour 4 500 euros, ils pourront organiser le vin d’honneur dans la cour et profiter d’une salle des fêtes installée en contrebas. Des membres de la famille auront traversé la France depuis Perpignan pour assister à l’union : plusieurs chambres leur sont réservées dans une annexe du château. « Il faut marquer le coup, commente Xavier. Et demander l’aide de Fanny nous permet de ne pas stresser le jour J. »

        Lire aussi :
         

                Les Français se marient moins mais dépensent plus pour la fête



« Se marier témoigne plus qu’hier d’un choix »

   


13 h 30. La grille de la mairie est encore fermée. Fanny Prokic accueille les invités qui affluent sur le petit parking encadré de l’autre côté par l’église, et repère les témoins à qui elle doit accrocher une boutonnière. Françoise Degenetais, maire adjointe à l’état civil, au cimetière, au logement et à l’agriculture, arrive cahin-caha et actionne le rideau électrique.
A quelques mètres, Xavier attend Dorothée en haut des marches, bouquet à la main et lunettes de soleil sur le nez. C’est Fanny qui a eu l’idée de cette mise en scène : « C’est leur moment, et ça fera de jolies photos. » La mariée arrive tout sourire, les amoureux s’embrassent, les convives s’attroupent et l’élue essaye tant bien que mal de faire monter tout le monde dans la salle des mariages située au premier étage. Très vite, il n’y a plus de place : certains assisteront à la cérémonie depuis les escaliers. On ouvre les fenêtres, recouvertes de lourds rideaux bleus, pour faire courant d’air.
« Se marier témoigne plus qu’hier d’un choix, commence l’adjointe au maire. La vie n’est pas toujours un fleuve tranquille bordé de fleurs, mais vous serez doux l’un envers l’autre. » Après avoir lu son discours, écrit à la main, elle remet le livret de famille et blague avec le couple : « S’il n’y a plus de place, vous reviendrez en chercher un ! »
Les invités sont hilares et quittent la salle sur l’air entraînant de Marry you, de Bruno Mars. Direction l’église, à une vingtaine de mètres. C’est Dorothée, baptisée à l’âge de 25 ans, qui a insisté pour s’y marier et y échanger les alliances. « Je suis beaucoup plus croyante que Xavier, mais ça ne vient pas de mes parents. Ils m’ont laissé le choix. » Fanny Prokic, elle, remonte déjà dans sa Peugeot pour terminer les préparatifs au château.
« L’aventure de votre vie »

   


L’adjointe au maire enchaîne déjà avec la seconde cérémonie de la journée dont les invités sont rassemblés sur le parking. Un grand nombre a la vingtaine : ils sont les camarades de classe des jeunes amoureux. Marine et Alexandre, 23 ans tous deux, se sont rencontrés au lycée au Havre. Depuis, ils ont étudié à Rouen mais ils tenaient absolument à organiser leur mariage à Octeville-sur-mer, où vit la famille de Marine : « Au Havre, c’est à la chaîne », assurent-ils. Ils voulaient aussi se dire oui avant leur départ pour la Californie à la mi-octobre : Alexandre part y travailler comme ingénieur et Marine a décidé de le suivre. « On tente une expérience avant d’entrer dans la vraie vie professionnelle », expliquent-ils. Si le couple traverse l’aventure sans encombre, ils échangeront les alliances à l’église en revenant chez eux… Mais aucune date de retour n’est prévue pour le moment.
Encore une fois, la salle est pleine à craquer. « Vous vous mariez jeunes, prononce Françoise Degenetais. Vous répondez à tous les détracteurs qui disent que le mariage, c’est dépassé. Vous commencez aujourd’hui l’aventure de votre vie. » Les mots forts de l’élue tirent des larmes à Marine, bouleversée de prendre dans ses bras ses proches qui se succèdent pour la saluer. Elle ne peut pas s’arrêter de pleurer.

        Lire aussi :
         

                Mariages à l'américaine, entre wedding planner et bridal shower



Retrouvez les autres reportages de la série :

        Lire aussi :
         

                Mariez-les ! A Aix-en-Provence, sept couples pour un samedi « plutôt calme »




        Lire aussi :
         

                Mariez-les ! A Cannes, une épouse, trois maris et quatre témoins




        Lire aussi :
         

                Mariez-les ! A Villeurbanne, des unions républicaines et métissées




        Lire aussi :
         

                Mariez-les ! Journée hors du commun à Faye-la-Vineuse, un village de 300 âmes




Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra. Un rendez-vous porté par les journalistes du Monde, qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles. Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Adrien Naselli
    













<article-nb="2018/07/15/20-15">
<filnamedate="20180715"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180715"><AAMMJJHH="2018071520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Le journaliste intervenait deux fois par semaine dans « On est pas forcément d’accord », animé par Yves Calvi.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

La chronique d’Eric Zemmour supprimée des programmes de RTL

Le journaliste intervenait deux fois par semaine dans « On est pas forcément d’accord », animé par Yves Calvi.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 10h18
   





                        



   


La chronique « On n’est pas forcément d’accord » de la matinale de RTL, tenue deux fois par semaine par le journaliste Eric Zemmour, ne sera pas renouvelée la saison prochaine, selon des informations publiées, vendredi 13 juillet, par le magazine Challenges.
Le journaliste, qui officie depuis 2010 sur la radio du groupe M6, pourrait continuer à intervenir à l’antenne lors du débat du vendredi face à Alain Duhamel. Il pourrait aussi animer une tranche horaire du week-end, toujours selon le magazine.
La radio avait reçu, à deux reprises, des mises en garde du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour des propos tenus par le journaliste, connu pour ses positions polémiques sur l’islam et l’immigration. Contesté au sein de la rédaction, qui a demandé son départ à plusieurs reprises, Eric Zemmour a continuellement été soutenu par la direction de M6 et de RTL.

        Lire aussi :
         

                Eric Zemmour condamné en appel pour des propos islamophobes



Le 3 mai 2018, le journaliste a été condamné par la cour d’appel de Paris pour provocation à la haine religieuse en raison de propos islamophobes qu’il avait tenus en 2016 dans l’émission de télévision « C à vous », sur France 5. Eric Zemmour avait déjà été condamné en 2011 pour provocation à la haine pour avoir déclaré à la télévision que « la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/15/20-16">
<filnamedate="20180715"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180715"><AAMMJJHH="2018071520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Moins d’un an après l’affaire Weinstein et le mouvement #metoo, les festivals de musique français tentent de prévenir les situations de harcèlement et les agressions sexuelles. Encore trop fréquentes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Dans les festivals, « tous les ans, il y a un mec pour me peloter pendant un concert »

Moins d’un an après l’affaire Weinstein et le mouvement #metoo, les festivals de musique français tentent de prévenir les situations de harcèlement et les agressions sexuelles. Encore trop fréquentes.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 10h10
 • Mis à jour le
15.07.2018 à 06h34
    |

            Romain Geoffroy et 
                                Brice Laemle








                        



                                


                            

A l’heure de la sieste, des pieds dépassent des tentes chauffées par un soleil de plomb. Au camping des Eurockéennes de Belfort, samedi 7 juillet, on prend des forces et l’apéro, on s’arrose avec des pistolets à eau ou on se prépare pour les premiers concerts de l’après-midi. Vautrés sur des sièges de pêcheur, casquettes sur la tête et boissons anisées à la main, six jeunes hommes reluquent les filles qui reviennent de la douche, et leur assènent des réflexions sur leurs physiques en ricanant. « Libérez vos nichons ! », « montre un tété ! », « sympa le petit short »… Toutes ont droit à une petite phrase. Quelques-unes répondent, mais la plupart font mine d’ignorer les remarques, elles laissent filer.
Séparée par quelques tentes de l’allée centrale du camping, Caroline avoue s’être habituée à la misogynie qui règne l’été dans les festivals. « C’est devenu classique, tous les ans il y a un mec pour me peloter pendant un concert », dit, presque blasée, cette urbaniste franc-comtoise de 26 ans. Pour autant, pas question pour elle de louper « les Eurocks », qui réunissent chaque année 135 000 spectateurs et ouvrent le bal des festivals d’été.
« Les lieux festifs sont associés à des lieux de rencontres, et certains dépassent les bornes, confirme Mathilde Neuville, cofondatrice de la jeune association de prévention Consentis. Pour le harcèlement de rue ou au travail, il y a une prise de conscience qui s’établit. Mais on s’est rendu compte qu’il restait une zone grise. »
Des plaintes chaque année
Un constat qui dépasse les frontières. En avril, aux Etats-Unis, une journaliste de Teen Vogue interrogeait 54 jeunes femmes venues danser dans le désert californien au festival Coachella. Toutes disaient avoir « été victimes d’agressions sexuelles ou de harcèlement cette année ». Au Royaume-Uni, l’institut de sondage YouGov a mené une enquête auprès de 1 188 festivaliers. Publiée...




                        

                        


<article-nb="2018/07/15/20-17">
<filnamedate="20180715"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180715"><AAMMJJHH="2018071520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Bon courage ! 1|6. Il n’est pas ici question d’héroïsme, mais de cette vertu qui fait tenir au quotidien. Cette semaine, la philosophe Gaëlle Jeanmart oppose la conception chrétienne à la conception antique du courage.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Gaëlle Jeanmart : « Le courage, une bataille intérieure ou un geste d’éclat »

Bon courage ! 1|6. Il n’est pas ici question d’héroïsme, mais de cette vertu qui fait tenir au quotidien. Cette semaine, la philosophe Gaëlle Jeanmart oppose la conception chrétienne à la conception antique du courage.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 18h29
    |

                            Julie Clarini








                        



                                


                            

Spécialisée en histoire de la philosophie antique et médiévale, maîtresse de conférences à l’université de Liège, Gaëlle Jeanmart est l’auteure d’une Généalogie de la docilité dans l’Antiquité et le Haut Moyen Age (Vrin, 2007) et, avec Thomas Berns et Laurence Blésin, de Du courage. Une histoire philosophique (Belles Lettres, 2010).
Pas un jour ne passe sans que l’on nous souhaite du courage pour accomplir les tâches les plus quotidiennes, celles qui nous incombent en tant que parent, travailleur, citoyen… De quel courage parle-t-on ?
Il y a plusieurs sens au mot « courage ». Le mot grec andreia, dérivé de aner, « homme » (ou ­virtus, en latin, dérivé de vir), se rapporte à la virilité, au monde de la guerre : c’est le courage du guerrier capable d’un geste d’éclat. Dans un premier temps, c’est un courage dont on n’est pas responsable, celui que les dieux d’Homère insufflent à Achille comme une sorte de bise. Avec Platon arrive un mouvement d’intériorisation : le courage est alors la force intérieure qu’il faut au soldat pour garder son poste, malgré les flèches qui pleuvent et le camarade qui tombe sous ses yeux.
Un changement majeur survient ensuite avec les chrétiens, qui correspond à notre usage du mot « courage ». Dorénavant on assume l’espèce de fatigue de l’existence : plus besoin de la guerre pour être courageux, l’existence est une épreuve suffisamment difficile ! Le courage est ce dont on a besoin tous les jours en se levant, comme si nous étions des soldats de l’existence. Son opposé n’est plus la couardise mais la paresse. On est passé du geste d’éclat, apanage des hommes, à l’acte minuscule, à la petite résistance au découragement – accessible aux femmes.
Dans les deux cas, il s’agit de trouver de la force ?
Oui. Mais chez Homère, les ressorts du courage et de la force sont externes, alors que la question qui se pose aux chrétiens...




                        

                        


<article-nb="2018/07/15/20-18">
<filnamedate="20180715"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180715"><AAMMJJHH="2018071520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ La présidente du tribunal a évoqué « une action fraternelle dans un but humanitaire ». L’intéressée s’est dite « émue et soulagée ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Relaxe pour Martine Landry, la bénévole d’Amnesty poursuivie pour « délit de solidarité »

La présidente du tribunal a évoqué « une action fraternelle dans un but humanitaire ». L’intéressée s’est dite « émue et soulagée ».



Le Monde
 |    14.07.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 07h34
   





                        



   


Le tribunal correctionnel de Nice a relaxé vendredi 14 juillet Martine Landry, responsable locale d’Amnesty International, poursuivie pour « délit de solidarité », après avoir aidé deux mineurs étrangers à franchir la frontière franco-italienne.
Il était reproché à Martine Landry d’avoir, le 28 juillet 2017, convoyé à pieds, depuis le poste frontière italien de Vintimille jusqu’à celui de Menton côté français, deux mineurs guinéens en situation irrégulière. Des faits d’aide à l’entrée pouvant lui valoir jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

        Lire aussi :
         

                Au procès de la responsable d’Amnesty jugée pour aide aux migrants, le naufrage de l’accusation



Or, dans son jugement lu à l’audience ce jour, le tribunal a indiqué que « la preuve de la matérialité du franchissement de la frontière » par la prévenue n’avait « pas été rapportée ». Le tribunal a aussi reconnu que rien ne permettait d’établir, comme l’avait soutenu le procureur le 30 mai, que Martine Landry avait réalisé des faux pour attester d’une demande d’assistance éducative en faveur des deux mineurs lorsqu’ils avaient réussi, une première fois, à entrer en France.
« Une action fraternelle dans un but humanitaire »
« Elle n’a à aucun moment cherché à se soustraire à la loi, s’inscrivant au contraire dans le respect du droit », a souligné aussi la présidente du tribunal à son encontre, évoquant « une action fraternelle dans un but humanitaire » avant de prononcer la relaxe « en l’absence d’éléments matériels et intentionnels ».

        Lire aussi :
         

                Immigration : pourquoi le « délit de solidarité » fait-il débat ?



L’intéressée, qui contestait les faits, indiquant avoir attendu les deux mineurs côté français, s’est dite « émue et soulagée après cette affaire qui durait depuis un an ». « Je suis très contente d’avoir fait ça parce que j’ai fait appliquer la loi, je suis ravie et je suis prête à recommencer », a-t-elle ajouté.
Pour expliquer l’aide apportée aux deux mineurs, elle a indiqué que « la convention internationale des droits de l’enfant imposait à la France de les prendre en charge ». Selon elle, les demandes d’assistance éducative avaient été faites « régulièrement » et « l’aide sociale à l’enfance devait venir les chercher jusqu’à ce qu’ils soient renvoyés en Italie » après une perquisition chez le militant Cédric Herrou, qui les hébergeait.

        Lire aussi :
         

                La fraternité, au principe de l’aide aux migrants



Cédric Herrou, agriculteur devenu le symbole de l’aide aux migrants à la frontière franco-italienne, a obtenu il y a une semaine du Conseil constitutionnel qu’une aide désintéressée au « séjour irrégulier » des étrangers ne puisse être passible de poursuites au nom du principe de « fraternité ». Cette décision ne concerne cependant pas l’aide à « l’entrée » irrégulière sur le territoire.

        Lire aussi :
         

                Aide aux migrants : le Conseil constitutionnel consacre le « principe de fraternité »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/15/20-19">
<filnamedate="20180715"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180715"><AAMMJJHH="2018071520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Prix, pollution, activité : retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur les feux d’artifice.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

14-Juillet : cinq questions sur les feux d’artifice

Prix, pollution, activité : retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur les feux d’artifice.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 09h38
    |

                            Audrey Travère








                        


Ce week-end encore, le ciel hexagonal s’embrasera de milles feux pour la fête nationale. En moyenne, 15 000 feux d’artifice sont tirés en France pour cet unique week-end. Inventée aux IXe siècle par les Chinois, la poudre explosive utilisée reste encore mystérieuse pour beaucoup d’entre nous. Voici les réponses aux questions les plus fréquemment posées à ce sujet.
Combien ça coûte ?
La question du tarif dépend essentiellement de la durée du spectacle mais également de l’endroit où il est tiré et des moyens déployés. Logiquement, plus le spectacle dure longtemps, plus le prix sera élevé. Mais selon la localité, la politique tarifaire appliquée ne sera pas la même : en région, les spectacles pyrotechniques vont de 1 500 euros dans les petits villages à 5 000 euros en zone touristique. Dans les moyennes et grandes agglomérations telles Carcassonne, Marseille ou Bordeaux, les budgets avoisinent les 100 000 euros à 200 000 euros.
En tête du palmarès français, on retrouve le feu d’artifice du 14 juillet à Paris, dont le prix s’élève à 750 000 euros pour trente-cinq minutes cette année. Dans ce budget, 350 000 euros sont réellement consacrés aux artifices, le reste finançant la mise en scène, le personnel et la sécurité. Ainsi, quand une minute du feu d’artifice à Livarot-Pays-d’Auge, commune du Calvados, coûte 350 euros, celle-ci revient à 6 800 € euros Marseille et à 21 428 euros pour le spectacle parisien.
Couleurs et formes : comment ça marche ?
Les couleurs sont le fruit de réactions chimiques produites par des « bombes ». Ces artifices, de forme sphérique, sont projetés dans le ciel et produisent les bouquets colorés au moment de leur explosion. Ces projectiles sont d’une part composés de « poudre noire », plus connue sous le nom de « poudre à canon », mélangeant du soufre, du nitrate de potassium et du charbon de bois. A cela s’ajoutent, savamment disposées au cœur du projectile, des dizaines de billes en sel métallique produisant les couleurs. Au contact de la chaleur, produite par l’embrasement de la poudre dans la bombe, chaque composé émet une nuance différente : du strontium pour le rouge, du baryum pour le vert, du potassium pour le violet, du cuivre pour le bleu, etc. Produit d’une réaction chimique, il est donc impossible de nuancer les couleurs ou d’en produire d’autres, comme le rose par exemple.
Les formes, elles, dépendent de la disposition de ces mêmes billes dans la sphère. Le principe est très simple : pour obtenir un cœur, une étoile, ou une tout autre forme géométrique, il faudra installer les granules dans la sphère de manière à en reproduire les contours. Néanmoins, au moment de l’explosion, la rotation du projectile est difficilement contrôlable. C’est pour cela que vous verrez parfois les dessins de biais si les calculs ne sont pas effectués en amont par les artificiers.
Qui produit ces spectacles ?
Il existe plusieurs catégories d’entreprises dans le domaine. En premier lieu, on retrouve les grands groupes, comme Pyragric ou Riggieri. Ces deux sociétés organisent de grands événements à l’international et disposent de distributeurs agréés répartis sur tout le territoire. Grâce à cette présence massive, un grand nombre de spectacles en France sont, de fait, affiliés à ces groupes, sans qu’il ne soit forcément fait mention de leur nom. A Paris cette année, le groupe Ruggieri est d’ailleurs en charge du spectacle pyrotechnique. Fondée en 1739 par une fratrie italienne, l’entreprise s’est fait racheter en en 1997 par le groupe Etienne Le Croix, producteur entre autres d’armements et d’équipements contre « les fléaux naturels ». Le reste se répartit entre des structures plus petites, comme Jacques Couturier Organisation ou les Magiciens du Feux, et des artisans locaux.
Que fait un artificier le reste de l’année ?
Les artificiers réalisent 60 à 70 % de leur chiffre annuel le 14 juillet. Pour cette seule journée, 15 000 feux sont tirés en France, contre 5 000 le reste de l’année. Les entreprises ont donc recours à des saisonniers qui viennent mettre en œuvre les spectacles, l’espace de quelques heures à plusieurs jours. La plupart des ces techniciens ont une autre activité, celle d’artificier étant pour la plupart un loisir. Néanmoins, les grands groupes peuvent se permettre d’employer des salariés à l’année grâce à leur carnet de commande fourni.
Du point de vue de l’entreprise, l’année se découpe en plusieurs périodes distinctes. D’octobre à décembre, la saison des feux se prépare : commande des artifices, imagination des mises en scènes mais également prospection des éventuelles nouveautés. De décembre à mars, le but est alors pour les commerciales de décrocher le plus de contrats possible. D’avril à juillet, c’est la période faste, avec un pic d’activité le week-end de la fête nationale. Enfin, d’août à octobre, ce sont les congés, un peu forcés. De là redémarre de plus belle l’année.
Est-ce que ça pollue ?
Pour produire les explosions, les bombes sont remplies de « poudre noire », mélange de soufre, de nitrate de potassium et de charbon de bois. Ce cocktail dangereux produit une quantité de particules fines non négligeable. En effet, une étude de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) démontre l’augmentation drastique de ces rejets dans la zone du feu d’artifice pendant et après le spectacle pouvant atteindre + 370 %. En 2012, Airparif a analysé la concentration de ces particules dans l’air suite au spectacle dans la capitale. Résultat : une augmentation de plus de 3 000 % dans la zone, qui est rapidement descendue dans les heures suivantes.
Enfin, le fort niveau sonore des explosions est aussi problématique pour la faune environnante. Une étude néerlandaise démontre que durant le nouvel an, peu après minuit, un grand nombre d’oiseaux s’envolent brusquement du au bruit des explosions, abandonnant même parfois leurs nids.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/15/20-20">
<filnamedate="20180715"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180715"><AAMMJJHH="2018071520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Oscar Muñoz, qui occupait des postes à responsabilités au sein de l’archevêché de Santiago, est soupçonné d’avoir abusé d’au moins sept mineurs.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Chili : un curé placé en détention provisoire pour agression sexuelle

Oscar Muñoz, qui occupait des postes à responsabilités au sein de l’archevêché de Santiago, est soupçonné d’avoir abusé d’au moins sept mineurs.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 06h13
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 10h49
   





                        


Soupçonné d’avoir abusé d’au moins sept mineurs, un curé a été placé en détention provisoire pour 180 jours, vendredi 13 juillet au Chili, a annoncé la justice de ce pays secoué par une série de scandales de pédophilie au sein de son église.
Oscar Muñoz, 56 ans, qui occupait ces dernières années des postes à responsabilités au sein de l’archevêché de Santiago, a été arrêté jeudi. Il restera en détention pendant que l’enquête de la justice chilienne progresse.
« La prison provisoire est une mesure très lourde, cela implique la privation totale de liberté pour une personne », a déclaré à la presse Emiliano Arias, le procureur de Rancagua (120 km au sud de Santiago), où le prêtre a été arrêté. Pour ces affaires qui se seraient déroulées entre les années 2002 et 2018 dans les villes de Santiago et Rancagua, Muñoz encourt une peine de quinze ans, selon le magistrat.

        Lire aussi :
         

                Au Chili, satisfaction prudente des victimes de pédophilie et silence de la classe politique



Des perquisitions
Par ailleurs, des enquêteurs de la police et des procureurs ont mené des perquisitions dans des bureaux des évêchés de Temuco et Villarrica, dans la région d’Araucania (Sud), toujours à la suite d’allégations d’abus sexuels, a rapporté une source policière. L’enquête qui a débuté le 19 juin porte sur des accusations à l’encontre de cinq religieux, selon la presse locale.

        Lire aussi :
         

                Au Chili, un nouveau scandale sexuel secoue l’Eglise



L’opération a été menée après que les évêchés concernés eurent refusé de fournir des informations requises par le parquet. Selon la presse locale, les enquêteurs ont saisi des documents et des ordinateurs.
Le 18 mai, l’ensemble de la hiérarchie de l’Eglise chilienne a présenté sa démission au pape dans le cadre d’un énorme scandale de pédophilie et d’omerta, un coup de tonnerre qui a fait suite à une série de mea culpa du Saint-Père adressés au peuple chilien.



                            


                        

                        

