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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ L’an dernier, la promotion du 14 juillet, la première d’Emmanuel Macron, avait été « exceptionnellement resserrée » à 101 personnalités.
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Michel Bouquet, Laurence Parisot, Olivier Py... Qui sont les 392 promus de la Légion d’honneur du 14-Juillet ?

L’an dernier, la promotion du 14 juillet, la première d’Emmanuel Macron, avait été « exceptionnellement resserrée » à 101 personnalités.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 11h20
   





                        



   


Ils sont 392 à être distingués cette année pour la promotion de la Légion d’honneur du 14-Juillet. Chercheurs, magistrats, artistes, élus ou industriels, illustres ou moins connus, composent cette cohorte, à parité hommes-femmes rigoureuse.
La culture a évidemment une place de choix dans cette promotion. Michel Bouquet, 92 ans, est ainsi élevé à la dignité de grand’croix. L’actrice Marie-Christine Barrault est promue commandeur, le réalisateur Claude Lelouch officier, et, en plein festival d’Avignon, son directeur Olivier Py chevalier. De même, l’éditeur Jacques Glénat est fait chevalier, comme la journaliste Catherine Nayl, directrice de l’information de France Inter. Autre journaliste, aujourd’hui au CSA, Mémona Hintermann-Afféjee, est promue officière.
Parmi les promus, on trouve également la gynécologue Joëlle Kauffmann (grand officier), l’oncologue Laurence Zitvogel (officier), ou encore Claire Compagnon, déléguée interministérielle à la stratégie pour l’autisme (chevalier).
NKM, Mourad Boudjellal et Jean Jouzel
Dans la recherche, sont distingués le climatologue Jean Jouzel et la physicienne et secrétaire perpétuelle de l’Académie des sciences Catherine Bréchignac, faits commandeurs, la biologiste Margaret Buckingham et l’historien Marc Fumaroli de l’Académie française, tous deux grands officiers.
Pour leur contribution à l’innovation en matière de technologie numérique, sont cités le président de la start-up Actility Olivier Hersent et le PDG de Rakuten Olivier Mathiot (chevaliers).
Au chapitre du développement durable, sont distinguées Anne-Marie Ducroux (présidente de la section environnement du Conseil économique social et environnemental), et Nathalie Boyer, ambassadeur de l’économie circulaire (chevaliers).
« Le développement économique est encouragé par la distinction d’acteurs appartenant à des entreprises de toutes tailles », explique la Grande chancellerie : ainsi Laurence Parisot, présidente de Gradiva et ex-patronne du Medef (officier), la PDG d’Yves Saint Laurent Francesca Bellettini, le DG d’Orano (ex-Areva) Philippe Knoche, mais aussi le maître verrier Dominique Duchemin et le chocolatier Patrick Roger (chevaliers).
Pour le sport, Mourad Boudjellal, président du Rugby Club toulonnais, devient chevalier.
Pour « service de l’Etat » enfin, d’anciens ministres ou parlementaires sont distingués comme Christiane Scrivener (grand’croix), Jean-Claude Gaudin (officier), Elisabeth Guigou, Nathalie Kosciusko-Morizet, Patrick Ollier (chevaliers).
Egalement dans cette promotion, Michel Delpuech, préfet de police de Paris, et Catherine Guillouard, PDG de la RATP.
Consultez l’intégralité de la promotion du 14-Juillet 2018 : 

   Légion d'honneur 140718 by Le Monde on Scribd

« Retrouver l’esprit » de Bonaparte
L’an dernier, la promotion du 14-Juillet, la première d’Emmanuel Macron, avait été « exceptionnellement resserrée » à 101 personnalités. En novembre, le président a décidé une révision des critères d’attribution, annonçant une réduction du nombre de bénéficiaires pour « retrouver l’esprit » de la plus haute distinction française, créée en 1802 par Napoléon Bonaparte. A ce jour, 92 000 personnes ont été récompensés pour leurs mérites éminents au service de la nation.
Hors promotion spéciale, la promotion du 14-Juillet est l’une des deux promotions civiles annuelles de la Légion d’honneur, avec celle du 1er janvier. Celle de Pâques a été supprimée cette année. Deux promotions militaires sont également publiées chaque année, l’une en avril-mai pour les militaires de réserve et anciens combattants, l’autre en juin-juillet pour ceux d’active.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Les juges vont se prononcer sur la culpabilité de 11 personnes, dont le président déchu Ben Ali et son ex-ministre de l’intérieur, absents des audiences.
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Compte rendu

En Tunisie, deux procès s’ouvrent pour rendre justice aux victimes de la révolution

Les juges vont se prononcer sur la culpabilité de 11 personnes, dont le président déchu Ben Ali et son ex-ministre de l’intérieur, absents des audiences.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 13.07.2018 à 17h12

     •
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        Mis à jour le 13.07.2018 à 17h16






    
Des familles de victimes de la révolution tunisienne dans le palais de justice de la ville de Kasserine, au centre du pays, le 13 juillet 2018.
Crédits : HATEM SALHI/AFP


Pour la première fois, la justice transitionnelle en Tunisie a ouvert, vendredi 13 juillet, deux procès pour juger les responsables présumés de la mort de plusieurs manifestants lors de la révolution qui a abouti à la chute de la dictature, le 4 janvier 2011. Dans une petite salle du tribunal de première instance de Sidi Bouzid, la ville d’où partit le soulèvement populaire après l’immolation par le feu du jeune vendeur ambulant Mohamed Bouazizi le 17 décembre 2010, les familles des victimes et des représentants de la société civile se sont pressés avec émotion pour suivre les débats.

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                Quand la Tunisie interroge ses tabous les mieux gardés



Quelque 338 Tunisiens ont été tués et 2 174 blessés durant le soulèvement populaire qui lança le « printemps arabe » entre fin 2010 et début 2011, dont la majorité à Tunis et dans le centre-ouest du pays, selon un bilan officiel. Plus de sept ans après les faits, les juges spécialisés vont devoir se prononcer sur la culpabilité de 11 personnes – dont le président déchu Zine El-Abidine Ben Ali, son ex-ministre de l’intérieur et des membres de la Garde nationale – pour la mort d’un ingénieur informatique et d’un étudiant tués par balles après avoir manifesté contre le pouvoir le 24 décembre 2010 dans la ville de Menzel Bouzayane, à 60 km de Sidi Bouzid.
Ils sont également accusés d’être responsables pour les blessures de quatre autres manifestants et doivent répondre d’« homicide volontaire avec préméditation » et de « tentative d’homicide volontaire avec préméditation ». Aucun des accusés n’était présent à l’audience, a constaté une journaliste de l’AFP, à la grande déception des proches des victimes.
« Fidèles aux martyrs »
La tension est montée au fur et à mesure que le début de l’audience était repoussé. Celle-ci a finalement débuté avec deux heures de retard, « un très mauvais signe », selon un proche de victime. « Fidèles aux martyrs ! », ont crié des membres du public indignés à l’entrée des juges dans la salle.
Chawki Hidri, ingénieur en informatique, est décédé à l’âge de 43 ans, huit jours après avoir été blessé par balles au niveau de la colonne vertébrale et de l’épaule lors de ces affrontements. Mohamed Amari, un étudiant de 25 ans, a perdu la vie après avoir été touché par deux balles à la poitrine.

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Un autre procès visant les responsables présumés de la mort de vingt manifestants lors de la révolution s’est aussi ouvert vendredi à Kasserine, ville voisine de Sidi Bouzid, dans le centre-ouest la Tunisie. Les proches ont brandi des photos des victimes dans la salle d’audience.
Ces procès sont les premiers instruits par l’Instance vérité dignité (IVD) chargée de rendre justice aux victimes de la dictature en Tunisie. Jusqu’ici, la justice spécialisée n’avait jugé que des affaires concernant la mort sous la torture d’opposants islamistes et de gauche sous les régimes autoritaires de Habib Bourguiba et de Zine El-Abidine Ben Ali.


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ L’édition 2018 du défilé du 14-Juillet mobilise plus de 4 000 militaires, 220 véhicules, 250 chevaux et 30 hélicoptères, dans un ballet millimétré.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/07/2018
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Les blessés, une « sous-marinière », un astronaute et l’Asie à l’honneur du défilé du 14-Juillet

L’édition 2018 du défilé du 14-Juillet mobilise plus de 4 000 militaires, 220 véhicules, 250 chevaux et 30 hélicoptères, dans un ballet millimétré.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 16h51
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 11h38
   





                        



   


Comme chaque année depuis 1790 – à quelques exceptions près pendant la Révolution, puis la Restauration ou l’occupation –, les « Français, au-delà des clivages, des origines, des différences » vont se rassembler « pour célébrer ce qui les fédère, la République » à l’occasion du 14-Juillet, rappelle Florence Parly, la ministre de la défense, dans le document présentant l’édition 2018 du défilé.
Comme chaque année, celui-ci ne laisse aucune place à l’improvisation : « Cela fait plusieurs mois que le défilé est en cours d’élaboration. C’est un ballet extrêmement dense et compliqué à coordonner. On l’organise comme une opération militaire, avec la quasi-totalité des moyens des armées en termes de préparation, de logistique, d’accompagnement », résume le général Bruno Le Ray, le gouverneur militaire de Paris, à qui il revient de l’organiser.

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          14 Juillet et finale de la Coupe du monde : les services de sécurité en alerte



Le thème : la « Fraternité d’armes sous l’uniforme »
L’édition 2018 du défilé va mobiliser plus de 4 000 militaires, 220 véhicules, 250 chevaux et 30 hélicoptères. Avant le défilé à pied, 64 avions traverseront le ciel parisien, dont les neuf Alpha Jet de la Patrouille de France, à bord desquels voleront trois blessés de guerre – un marin, un aviateur et un soldat de l’armée de terre – issus des forces spéciales françaises.
Cette initiative fait écho au thème du défilé cette année, « Fraternité d’armes sous l’uniforme : l’engagement d’une vie ». Le 1er régiment de spahis basé à Valence, qui a perdu le 21 février deux de ses hommes au Mali dans l’explosion d’une mine artisanale, sera présent dans le cortège à pied, mené par leur chef de corps, lui-même blessé au cours de cette attaque.
Cette année, le 14-Juillet mettra aussi à l’honneur les forces envoyées au secours des populations locales, après le passage dévastateur, en septembre 2017, des ouragans Irma et Maria dans les Antilles françaises. Parmi eux défileront des jeunes du service militaire adapté (SMA) de Guadeloupe, de Guyane et de Martinique. Ce système d’insertion professionnelle avec un encadrement militaire est destiné à des jeunes d’outre-mer en décrochage scolaire, chômeurs ou en risque de désocialisation.
Une « sous-marinière » et un astronaute
L’une des quatre premières femmes officiers à avoir servi à bord d’un sous-marin nucléaire français défilera au côté de son équipage. La capitaine de corvette Karen, 41 ans, ingénieure atomicienne, était chef du service réacteur pendant la dernière patrouille du sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) Le Vigilant. Elle et ses trois consœurs sont des pionnières : la marine française vient seulement d’ouvrir au personnel féminin cette filière très fermée. L’année 2018 marque aussi la 500e patrouille de la force océanique de la dissuasion française depuis ses débuts, en 1972.
Dixième Français à être allé dans l’espace, l’astronaute Thomas Pesquet volera au-dessus du public à bord d’un Rafale.
Singapour, le Japon et la Belgique à l’honneur
En 2017, le président américain Donald Trump était l’invité du président de la République. Cette année, la France ayant entrepris de renforcer ses liens militaires en Asie-Pacifique, le premier ministre singapourien, Hsien Loong, et le ministre des affaires étrangères japonais, Taro Kono, seront les invités d’honneur du chef de l’Etat. Depuis vingt ans, des pilotes de chasse singapouriens sont formés sur la base française de Cazaux, en Gironde, et plus de cent quatre-vingts d’entre eux y ont été brevetés. L’année 2018 marque parallèlement le 160e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon.

   


Sans rancune après la défaite de leur équipe mardi face aux Bleus en demi-finale de la Coupe du monde de football, des soldats belges du bataillon de chasseurs ardennais descendront les Champs-Elysées à bord de blindés Piranha, aux côtés des Français du 152e régiment d’infanterie de Colmar, surnommés… « les Diables rouges », comme les joueurs de l’équipe nationale belge.

Nos camarades belges ne sont pas rancuniers ! La préparation du défilé se poursuit dans l’entente cordiale et la bo… https://t.co/zkGcA9yutH— 27bim (@Troupes de Montagne)


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Les chiffres
Le traditionnel défilé du 14-Juillet est « une démonstration de force », qui « dépasse la simple commémoration », estime le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, dans un entretien à paraître samedi dans le magazine Famille chrétienne.
Les avions : 64 appareils
53 de l’armée de l’air,6 de la marine nationale,2 de la sécurité civile,3 étrangers.
Les hélicoptères : 30 appareils
18 de l’aviation légère de l’armée de terre,5 de l’armée de l’air,2 de la marine nationale,3 de la gendarmerie nationale,2 de la sécurité civile.
120 pas par minute
4 290 hommes et femmes. La cadence de base d’une unité qui défile à pied est de 120 pas par minute, soit 88 mètres/minute (5,28 km/h). La légion étrangère a une vitesse plus lente : sa cadence de défilé n’est que de 88 pas/min., soit 66 m/min. (3,96 km/h). Les bataillons de chasseurs alpins ont la cadence la plus rapide de 144 pas/min., soit 99 m/min (5,94 km/h). Toutefois, pour s’intégrer au défilé, ils adoptent la cadence classique de 120 pas/min.220 véhicules dont 62 motos. Chaque véhicule a une vitesse précise à respecter, aux alentours de 14 km/h, sous peine de causer des écarts disgracieux.250 chevaux.
Le déroulé de la journée
Entre 9 h 20 et 9 h 45 : fin de la mise en place des troupes sur le rond-point de l’Etoile et les Champs-Elysées.Entre 10 heures et 10 h 20 : arrivée du président de la République, accueil par le chef d’état-major des armées, honneurs rendus par le 1er régiment d’infanterie de la garde républicaine.Entre 10 h 35 et 12 heures : défilé, avec passage des avions à 10 h 35, puis défilé des troupes à l’honneur (10 h 45), des troupes à pied (11 heures), des hélicoptères (11 h 25), des troupes motorisées (11 h 30) puis des troupes montées (11 h 40), avant une animation de clôture (11 h 45) et le départ du président de la République. L’animation finale se fera en musique, l’orchestre et chœur militaire seront accompagnés par la cantatrice Julie Cherrier, qui interprétera L’Hymne à l’amour et La Marseillaise.Entre 13 h 30 à 18 heures, sur l’esplanade des Invalides, le public pourra rencontrer les militaires défilant et voir de près leurs matériels – hélicoptères et blindés –, ou encore tester leur endurance au fil d’un parcours du combattant… gonflable. Les volontaires pourront également donner leur sang au profit du centre de transfusion des armées.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Alors que la relation entre jeunes et forces de l’ordre est au plus mal, l’ex-agent du RAID Bruno Pomart explique dans une tribune au « Monde » que de nombreuses initiatives existent, notamment de la part de policiers.
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édition abonné


« Jeunes et les policiers ont un point commun essentiel : tous se sentent mal aimés et dévalorisés »

Alors que la relation entre jeunes et forces de l’ordre est au plus mal, l’ex-agent du RAID Bruno Pomart explique dans une tribune au « Monde » que de nombreuses initiatives existent, notamment de la part de policiers.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 16h09
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 18h55
    |

Bruno Pomart (Bruno Pomart, ex-policier instructeur au RAID, président-fondateur de l’association Raid Aventure Organisation)







                        



                                


                            

Tribune. Commençons par ce constat, évident mais sans appel : le fossé qui sépare la jeunesse française des représentants des forces de l’ordre a rarement été aussi profond. Ce contexte me semble des plus appropriés pour lancer un appel à la prise de conscience et à la mobilisation, tout particulièrement auprès du personnel politique, afin d’éviter qu’un tel clivage entre autorités et citoyens ne s’installe dans la durée et ne s’aggrave.
De nos jours, les policiers français vivent un véritable paradoxe : ils peuvent être acclamés et susciter des vocations un jour – suite aux attentats terroristes, par exemple – et le lendemain être insultés, agressés voire menacés de mort, quelques fois par les mêmes personnes qui les avaient portés aux nues la veille.

Comment peut-on exercer sereinement son métier, quand on passe aussi subitement du statut de héros à celui d’ennemi, et que l’opinion publique « change de camp » au gré de ses émotions ? La peur se transforme en amour et la contestation en haine.
L’image de la police, surtout auprès des jeunes, est une problématique des plus importantes pour la cohésion de notre société. Quand une partie de la population n’entretient plus que de la méfiance à l’égard de ceux qui sont censés la protéger, c’est que le malaise est grand et qu’il est plus que temps d’y remédier.
L’insécurité, grande gagnante
Cette partie de la population, c’est principalement celle des quartiers, qui se sent de plus en plus dégradée et stigmatisée, car dans les banlieues – il faut en avoir conscience – la minorité est majoritaire démographiquement parlant. Elle vit plus difficilement que par le passé dans des zones appauvries, gangrenées par le chômage et la délinquance.
La France manque d’une action coordonnée pour rapprocher sa jeunesse et ses forces de l’ordre
Pourtant, les jeunes et les policiers ont un point commun essentiel : tous se sentent mal aimés et dévalorisés. Les policiers...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Fabien Tastet, président de l’Association des administrateurs territoriaux de France (AATF) alerte dans une tribune au « Monde » sur le danger que constitue l’assouplissement des règles de recrutement des contractuels dans la fonction publique.
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édition abonné


« Les cadres du privé ont leur place dans les administrations publiques, mais sans encadrement, l’ouverture devient impasse »

Fabien Tastet, président de l’Association des administrateurs territoriaux de France (AATF) alerte dans une tribune au « Monde » sur le danger que constitue l’assouplissement des règles de recrutement des contractuels dans la fonction publique.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 15h43
    |

Fabien Tastet (Président de l’Association des administrateurs territoriaux de France)







                        



                                


                            

Tribune. Le gouvernement a décidé de remettre en cause un des piliers du service public, en introduisant nuitamment et cavalièrement, mercredi 27 juin, à l’Assemblée nationale, trois articles dans le projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel ».
Les dispositions en question visent à ouvrir l’accès des emplois de direction dans les administrations de l’Etat, les hôpitaux et les collectivités locales sans aucune règle ni encadrement.
En dépit du rejet par le Sénat de ces articles, Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’action et des comptes publics, a d’ores et déjà annoncé que le gouvernement irait jusqu’au bout. Et, à entendre certains députés de la majorité, on peut craindre que, l’obéissance tenant lieu de réflexion, ce dispositif soit voté les yeux fermés, avec de doux accents caporalistes de discipline parlementaire.
La méthode choque
Disons d’abord que la méthode choque. Alors qu’une loi sur la fonction publique est en préparation pour le premier semestre 2019, que des consultations sont programmées avec les associations d’élus et les organisations syndicales, quel prurit démange à ce point l’exécutif pour tenter de faire adopter, à la sauvette et au mépris de toute concertation, des mesures sur un sujet aussi sensible que les allers-retours de cadres dirigeants entre le secteur public et la sphère privée ? Les sénateurs, qui siègent actuellement dans une commission d’enquête dédiée aux mutations de la haute fonction publique, apprécieront sûrement la marque de considération que leur adresse le gouvernement par cette initiative qui court-circuite leurs conclusions.
Sur le fond, il faut beaucoup d’imagination pour trouver quelques arguments qui permettent de voler au secours du dispositif gouvernemental. A l’évidence, les cadres du privé ont leur place dans les administrations publiques et ils occupent déjà une part non négligeable de postes à responsabilité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Un collectif de quatorze économistes, géographes et urbanistes, parmi lesquels Erik Orsenna, Hervé Le Bras et Dominique Perrault appelle dans une tribune au « Monde » à une refonte complète du découpage politique du territoire francilien.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Il faut « rendre au Grand Paris le souffle qu’il mérite »

Un collectif de quatorze économistes, géographes et urbanistes, parmi lesquels Erik Orsenna, Hervé Le Bras et Dominique Perrault appelle dans une tribune au « Monde » à une refonte complète du découpage politique du territoire francilien.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 15h00
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. La question du Grand Paris, souvent présentée comme un problème d’urbanisme et d’architecture, est d’abord politique. Les institutions comptent. Il est urgent de retrouver du souffle, d’oser enfin la réforme en profondeur.
Il est temps de créer un véritable polycentrisme, exprimant les énergies et les compétences des quatre cinquièmes des habitants qui habitent hors du périphérique, leur vitalité, leur soif d’entreprendre. Temps de faire émerger une vision stratégique sur les sujets qui concernent l’agglomération dans son ensemble : qui peut croire, par exemple, qu’on pourra agir sur la pollution de l’air autrement qu’à cette échelle ?
Une vision simple
Il est temps, pour l’urbanisme, le droit du sol et la construction, de réduire les coûts de transaction, les blocages fonciers, la dispersion des investissements qui résultent de l’émiettement extravagant des pouvoirs communaux. Il est temps, enfin, grand temps, d’organiser une véritable solidarité entre les riches et les pauvres (habitants et collectivités), avec des péréquations non symboliques.
Comment atteindre ces objectifs ? Aujourd’hui, chaque portion de territoire espère capter à son profit les retombées de la puissance de la ville-monde, sans le plus souvent se soucier d’y contribuer. Plus qu’une rationalisation, c’est la création d’un édifice de responsabilité collective qui constitue l’enjeu de la réforme. Certains considèrent que les découpages institutionnels importent peu, qu’il faut penser projets, réseaux, partenariats. Mais les découpages sont là, qui engendrent inefficacités et injustices. Et l’expression démocratique n’existe pas en dehors de la référence territoriale.
S’agissant d’abord des départements, leur découpage fragmente les politiques sociales et perpétue des inégalités de ressources choquantes. Mais leur suppression n’agirait qu’à la marge sur les problèmes majeurs de l’agglomération. Elle n’est donc pas, à notre avis,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ La fontaine de la place du Pin, dans le centre-ville, a été fermée au début de l’été à la demande « de nombreux riverains et commerçants », selon la mairie.
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Accusée d’avoir coupé l’eau d’une fontaine pour éloigner des SDF, la ville de Nice dément

La fontaine de la place du Pin, dans le centre-ville, a été fermée au début de l’été à la demande « de nombreux riverains et commerçants », selon la mairie.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 14h29
   





                        


Accusée par des associations d’avoir fermé une fontaine utilisée par des personnes sans domicile fixe (SDF) pour les éloigner d’une place du centre-ville, la mairie de Nice a réagi vendredi 13 juillet. C’est « une polémique indigne qui n’a pas lieu d’être », a écrit la municipalité de droite sur Twitter.

@Nice_Matin La Ville de Nice réfute catégoriquement l’accusation d’avoir fermé la fontaine de la Place du Pin pour… https://t.co/3HjCL90rJo— VilledeNice (@Ville de Nice)


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La fontaine de la place du Pin a été fermée au début de l’été, à la demande « de nombreux riverains et commerçants », selon la mairie, qui explique cette décision par « une utilisation inadaptée qui générait des nuisances et des incivilités, y compris de la part de personnes disposant d’un logement ».
Des SDF y lavaient notamment leur linge et leur chien, selon une porte-parole de la mairie. Dans un article de Nice-Matin publié vendredi, des commerçants de la place du Pin, en plein centre-ville, soutiennent la mesure, évoquant des SDF posant « un souci de sécurité » et redoutant que « la vision de SDF (puisse) faire diminuer la clientèle ».
« Inacceptable »
« A Nice, il n’y a pas de toilettes ni de douches publiques gratuites que les SDF pourraient utiliser. On leur retire tout moyen de conserver un minimum d’hygiène, puis on prétexte de leur saleté pour les éloigner, a de son côté dénoncé le collectif Tous citoyens dans un communiqué. Couper l’accès à l’eau potable est inacceptable. Il ne s’agit de pas de positionnement politique ni même de solidarité avec les plus démunis, il s’agit du respect des conditions minimales d’existence. »
La mairie rétorque que Nice « dispose de 120 fontaines en libre service dans toute la ville notamment sur la promenade du Paillon, la promenade des Anglais et dans les parcs et jardins ».
La mairie a promis une concertation « plus large » dans les prochains jours « afin de mettre en place une fontaine plus adaptée permettant uniquement l’hydratation et la boisson ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Les députés ont adopté une nouvelle formulation qui supprime le mot « race » de la Constitution française, le 12 juillet.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ De Nike aux Galeries Lafayette, en passant par Apple, une quinzaine d’enseignes vont ouvrir sur l’avenue d’ici à 2020, et raviver son attrait pour les touristes.
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Le grand Monopoly des Champs-Elysées

De Nike aux Galeries Lafayette, en passant par Apple, une quinzaine d’enseignes vont ouvrir sur l’avenue d’ici à 2020, et raviver son attrait pour les touristes.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 14h39
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Le patron de Tiffany s’impatiente. Depuis 2016, le chantier des Galeries Lafayette, au numéro 52 de l’avenue des Champs-Elysées, à la place de l’ancien Virgin Megastore, complique l’exploitation de la boutique du joaillier américain, ouverte en 2014 au numéro 62. A travers la vitrine, Alessandro Bogliolo, son PDG, souligne l’énorme mur d’Algeco blanc et orange, qui abrite les baraques du plus gros chantier de l’avenue et obstrue la vue sur ses vitrines d’alliances et de solitaires. Tiffany devra encore patienter pour retoucher la lumière de Paris. Cet immeuble de 28 000 m², rénové à grands frais par le fonds souverain du Qatar, ouvrira en octobre.
Comme beaucoup d’autres commerçants des Champs, Tiffany espère que l’enseigne de grands magasins la plus connue des touristes lui apportera de nouveaux clients. La seule présence des Galeries Lafayette pourrait entraîner un bond de 20 % de la fréquentation de l’avenue, qui voit pourtant déjà déambuler, chaque jour, 300 000 personnes sur ses trottoirs. Par ricochet, le chiffre d’affaires réalisé sur l’avenue, évalué à 1,5 milliard d’euros par an, pourrait s’envoler de « 15 % à 20 % », prétend Thierry Bonniol, directeur du département commerce de BNP Paribas Real Estate.
Au passage, l’artère pourrait regagner des parts de marché auprès de la clientèle étrangère la plus argentée. « Depuis cinq ans, les Champs-Elysées sont davantage concurrencés par la rue du Faubourg-Saint-Honoré », estime Laurent Delmas, directeur général de Global Blue en Europe du Sud. Sur l’avenue, chaque touriste dépense en moyenne 1 391 euros en produits détaxés, contre 2 750 euros sur la rue où s’alignent les magasins parisiens de Gucci, Hermès et autres Cartier, d’après les données de cette société spécialisée dans la gestion de la détaxe des achats réalisés par des touristes étrangers. La création des zones touristiques internationales, dans lesquelles l’ouverture des magasins est autorisée le dimanche,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Des entreprises n’hésitent pas à dépenser jusqu’à 850 euros par mètre carré et par an pour des locaux quatre étoiles.
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Sur les Champs-Elysées, des bureaux hors de prix pour une adresse de prestige

Des entreprises n’hésitent pas à dépenser jusqu’à 850 euros par mètre carré et par an pour des locaux quatre étoiles.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 12h00
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Depuis le 1er juin, de luxueux bureaux partagés du réseau américain WeWork animent le 92, avenue des Champs-Elysées : 4 500 m2 d’espaces de coworking sur quatre étages dans un immeuble refait à neuf, avec vue sur l’Arc de triomphe. Cette ouverture traduit le regain d’intérêt pour l’immobilier de bureaux sur les Champs-Elysées. « Il y a dix ans, c’étaient de petites surfaces dans des bâtiments vétustes, presque des boîtes postales louées pour l’adresse. Aujourd’hui, les entreprises veulent y être », assure Dimitri Boulte, le directeur général délégué de la Société foncière lyonnaise, qui a restructuré le bâtiment de WeWork ainsi que l’immeuble voisin, où s’est installé le cabinet de conseil McKinsey sur plus de 5 000 m2.
« Pour des entreprises internationales, en compétition pour recruter des talents dans le monde entier, la marque des Champs-Elysées est très forte, et on est vraiment sur la dorsale parisienne. Or la question de l’environnement de travail est primordiale pour les trentenaires », poursuit M. Boulte. Encore faut-il transformer ces espaces souvent exigus en grands plateaux horizontaux et lumineux de 1 000 m2 au minimum… Apple va installer ses bureaux sur 4 000 m2 au-dessus de sa quatrième boutique parisienne au 114, Nike fait de même sur 3 000 m2 au-dessus de son « temple » en travaux au numéro 79, Chanel se prépare à ouvrir 10 000 m2 de bureaux au-dessus des Galeries Lafayette, au 52…
« Taux de vacance au plus bas depuis trente ans »
Si HSBC ou LVMH disposent de très grands espaces sur l’avenue, les surfaces de bureaux dépassant les 10 000 m2 restent rares. « Les très grandes entreprises ne peuvent pas s’y installer, cela reste un marché de niche pour des sociétés qui recherchent ce symbole prestigieux, estime Xavier Mahieu, directeur général du pôle Agency chez Colliers International France. Dans le secteur de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Malgré quelques réaménagements en cours ou prévus, les ambitions de la Ville de Paris affichées en début de mandature tardent à se concrétiser.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/07/2018
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Aux Champs-Elysées, le projet urbain resté à mi-chemin

Malgré quelques réaménagements en cours ou prévus, les ambitions de la Ville de Paris affichées en début de mandature tardent à se concrétiser.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 06h32
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Comment faire des Champs-Elysées une agréable flânerie, un lieu de destination pour les Parisiens et non seulement pour les touristes en quête de shopping et de selfies ? Dès que l’on sort de l’avenue, les galeries commerçantes font grise mine, les rues secondaires sont parfois inquiétantes. Difficile à traverser, l’artère à deux fois cinq voies aux pavés défoncés s’apparente à une autoroute urbaine débouchant sur le chaos de la place de l’Etoile.
La piétonnisation de l’avenue un dimanche par mois, depuis le printemps 2016, a entrepris de rendre leur urbanité aux Champs-Elysées. Mais les ambitions affichées au début de la mandature tardent à se concrétiser. « Il manque un projet urbain global de la Ville de Paris », déplore Eric Donnet, le directeur général de Groupama Immobilier, qui mène plusieurs grandes opérations sur l’avenue.
En 2014, l’architecte Jean-Paul Viguier avait livré pour le Comité Champs-Elysées une analyse et des préconisations de lifting urbain pour la « plus belle avenue du monde », qui montrait de sérieux signes de fatigue, entre tourisme de masse, vétusté de certains immeubles et dégradation de l’espace public. « A l’époque, nous avons eu des séances de travail avec les services de la Ville pendant un an, à l’issue desquelles la municipalité avait annoncé la production d’un Livre blanc pour les Champs-Elysées… qu’on attend toujours », regrette l’architecte.
Une piste cyclable prévue en 2019
Pourtant, des travaux sont lancés : une piste cyclable, qui fait aujourd’hui cruellement défaut, doit être aménagée en 2019 de part et d’autre de l’avenue. Sur le rond-point, un autre chantier est déjà bien visible. Les fontaines suivent depuis le mois de janvier une cure de jouvence. Avec huit mois de retard, la ville a entrepris la restauration des six bassins, dont les jets d’eau sont à l’arrêt depuis plus de vingt ans.

Paris a pour cela missionné deux figures du design contemporain,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le gouvernement s’est engagé, jeudi, à renforcer son soutien aux entreprises adaptées.
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Quatre ans pour doubler l’emploi des handicapés

Le gouvernement s’est engagé, jeudi, à renforcer son soutien aux entreprises adaptées.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 11h47
    |

            Bertrand Bissuel








                        



   


Multiplier par deux en quatre ans le nombre d’emplois pour les handicapés : c’est l’objectif, très ambitieux, de « l’engagement national » pris, jeudi 12 juillet, par la ministre du travail, Muriel Pénicaud, et la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel. II prévoit un effort budgétaire accru et des règles nouvelles pour les « entreprises adaptées » – des structures spécifiques tenues d’employer au moins 80 % de salariés en situation de handicap.
Ces annonces visent à améliorer le sort d’une population dont l’insertion professionnelle tient souvent du chemin de croix. Selon une étude du ministère du travail, 35 % des individus reconnus comme handicapés par l’administration occupaient un poste en 2015 (contre 64 % pour l’ensemble des personnes âgées de 15 à 64 ans). Le taux de chômage, au sein de cette catégorie, était presque deux fois plus élevé par rapport à celui de tous les actifs (19 %, contre 10 %).
Les « entreprises adaptées » s’efforcent de remédier au problème en proposant aux handicapés une activité qui prend en considération leurs capacités. Elles comptent, à l’heure actuelle, environ 35 000 femmes et hommes, reconnus comme travailleurs handicapés. Mais ce micro-secteur tend à fonctionner en vase clos.
« Changer d’échelle »
Les orientations dévoilées jeudi cherchent à créer de la « fluidité », selon la formule de Véronique Bustreel, de l’association APF France Handicap : il s’agit, précise-t-elle, d’augmenter massivement le flux d’embauches dans les entreprises adaptées (pour atteindre la barre des 80 000 en 2022), mais aussi celui des « sorties » vers des sociétés de droit commun.
Plusieurs mesures vont être introduites par des amendements au projet de loi « avenir professionnel », actuellement en cours d’examen au Sénat. Dans le cadre d’« expérimentations » programmées jusqu’à la fin 2022, les entreprises adaptées se voient notamment offrir la possibilité de signer des « CDD tremplin », afin de mettre en place des parcours vers de « l’emploi durable ». Elles disposeront aussi, à titre expérimental, de la capacité de créer des sociétés de travail temporaire « dédiées » aux handicapés. Enfin, le dispositif de soutien financier pour ces mêmes entreprises adaptées sera remanié afin d’instaurer un « dialogue de gestion » entre elles et les pouvoirs publics : le but, en l’espèce, est de rehausser les performances des acteurs présents, jugées mitigées par un rapport rendu en 2016 par les inspections générales des finances et des affaires sociales.
Parallèlement, les financements publics consacrés aux entreprises adaptées devraient être portés à hauteur de 500 millions d’euros en 2022 (contre 379 millions, aujourd’hui). L’Etat et d’autres bailleurs de fonds mettront la main à la poche, mais la contribution de chacun n’est, à ce stade, pas connue. Président de l’Union nationale des entreprises adaptées, Cyril Gayssot qualifie d’« historique » l’engagement conclu jeudi. « Ça va nous permettre de changer d’échelle », confie-t-il.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ La DGSI est censée devenir le « chef de file » à qui les autres services devront en référer avant d’agir. Un parquet national antiterroriste sera aussi mis en place.
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« PACT », le nouveau plan d’action contre le terrorisme du gouvernement

La DGSI est censée devenir le « chef de file » à qui les autres services devront en référer avant d’agir. Un parquet national antiterroriste sera aussi mis en place.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 15h20
    |

            Elise Vincent








                        



                                


                            

Alors que s’annonce un week-end sous haute surveillance pour les forces de sécurité avec le Mondial de football, le premier ministre Edouard Philippe a dévoilé vendredi 13 juillet le premier plan d’action contre le terrorisme – baptisé PACT – de la présidence d’Emmanuel Macron. Un exercice qui relève pour bonne part de la revue stratégique, mais qui s’est imposé ces dernières années de façon bi-annuelle à l’agenda officiel, à mesure de l’évolution de la menace djihadiste et de l’effet « structurant » du terrorisme dans de nombreux domaines régaliens.

Articulé autour de 32 actions dont certaines déjà connues, ce PACT est censé orienter l’action de l’Etat en matière de détection, d’entrave, ou encore de répression d’ici à 2020. Soit l’année où un nouveau débat au Parlement doit avoir lieu pour décider du renouvellement – ou pas – du texte ayant transposé l’état d’urgence dans la loi, en octobre 2017.
Le gouvernement n’a dévoilé qu’une partie de ce plan. Une autre reste soumise au secret-défense. Alors que les dispositifs précédents (2014 et 2016), imposés par les événements, avaient été l’occasion d’une refondation de la lutte antiterroriste, il s’agit plutôt là, selon le document d’une trentaine de pages que Le Monde a pu consulter « d’offrir une nouvelle visibilité à l’action déterminée du gouvernement ». « On est dans une démarche d’amélioration continue », souligne-t-on sobrement, à Matignon.
Pilotage à deux têtes
Deux mesures devraient faire parler plus particulièrement d’elles. La première concerne le rôle de « chef de file » accordé par l’exécutif à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) en matière de lutte contre le terrorisme. La seconde, plus inattendue, car ajoutée au dernier moment lors des arbitrages sur ce nouveau plan, concerne la création d’un parquet national antiterroriste (PNAT), distinct du parquet de Paris. Un projet qui avait pourtant été abandonné...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Depuis la crise de 2017 et la démission du général Pierre de Villiers, le président multiplie les signes d’attention, mais sera jugé sur l’effort budgétaire.
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Macron et les militaires, vigilance dans les rangs

Depuis la crise de 2017 et la démission du général Pierre de Villiers, le président multiplie les signes d’attention, mais sera jugé sur l’effort budgétaire.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 00h51
    |

            Cédric Pietralunga et 
Nathalie Guibert








                        



                                


                            

Une matinée entière. Malgré un agenda chargé, Emmanuel Macron s’attarde, ce samedi 23 juin, aux Invalides. Venu rendre visite aux blessés de l’armée de terre, le chef de l’Etat prend son temps. Discret, avec le caporal-chef Loïc Liber, tétraplégique, rescapé des tueries de Mohamed Merah en mars 2012. Empathique, prenant longuement les mains des uns, accordant aux autres tous les selfies. « Merci, monsieur le président ! », lui lance un soldat du régiment médical de la Valbonne, grièvement blessé au Mali. « Non, c’est moi. Merci. Un bel exemple de courage », répond le chef des armées, tout en attentions.
Ce vendredi 13 juillet, à l’hôtel de Brienne, il s’exprimera comme tous les ans devant les militaires défilant le lendemain sur les Champs-Elysées. Il y a un an, dans ce même lieu, les relations entre le président de la République et l’armée avaient débuté dans le bruit et la fureur. Le 13 juillet 2017, M. Macron, tout juste élu, avait publiquement, sèchement, rappelé à l’ordre le chef d’état-major, le général Pierre de Villiers, qui venait d’exprimer des critiques sur de nouvelles coupes budgétaires subies par les armées, alors qu’il espérait une hausse des crédits. « Je suis votre chef. Les ­engagements que je prends devant nos concitoyens et devant les armées, je sais les tenir et je n’ai à cet égard besoin de nulle pression et de nul commentaire », avait grondé le président, provoquant une douloureuse ­stupeur chez les militaires réunis pour cette tradition.

Depuis, le général François Lecointre a remplacé le général de Villiers démissionnaire, qui a gardé l’image d’un chef proche de ses hommes. Les relations entre l’armée et le chef de l’Etat ont connu un début de normalisation. Après deux quinquennats marqués par la réduction des moyens, Emmanuel Macron a confirmé le réinvestissement sécuritaire, décidé par François Hollande en 2016 après les attentats tout en en renvoyant le financement après 2017.
Mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ D’après Transparency International, des députés français élus au Parlement européen exercent des activités rentables en marge de leur fonction d’élu.
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Les juteuses activités annexes de certains eurodéputés français

D’après Transparency International, des députés français élus au Parlement européen exercent des activités rentables en marge de leur fonction d’élu.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 09h15
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 14h46
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


L’étude publiée mardi 10 juillet par l’ONG Transparency International Europe met en lumière les pratiques de certains députés européens qui exercent des activités annexes parfois très lucratives en marge de leur mandature d’élu. L’organisation a épluché plus de 2 000 déclarations d’intérêts, dont celles des 74 députés européens français. Selon le rapport, un peu plus de la moitié d’entre eux (38) déclarent gagner un revenu annexe en plus de leurs émoluments de députés. Cette pratique est-elle légale ?
Que dit le règlement du Parlement européen ?
L’ensemble des 751 députés européens est soumis au règlement intérieur du Parlement européen. Ce règlement ne leur interdit pas d’exercer une activité rémunérée durant leur mandature. Il intègre également un code de conduite qui impose aux députés de présenter au président du Parlement une déclaration d’intérêts financiers « vérifiée et régulièrement mise à jour ».
D’après l’article 4 de ce code de conduite, cette déclaration doit mentionner « toute indemnité perçue pour l’exercice d’un mandat au sein d’un autre parlement », ainsi que « toute activité régulière rémunérée exercée par le député parallèlement à l’exercice de ses fonctions, que ce soit en qualité de salarié ou de travailleur indépendant » et enfin « toute activité extérieure occasionnelle rémunérée si la rémunération totale excède 5 000 euros par année civile ».

        Lire aussi :
         

                Les activités bien payées des eurodéputés hors de l’hémicycle



Quel est le salaire d’un député européen ?
8 484 euros brut
La rémunération mensuelle des députés européens est prévue par un statut unique et imputée sur le budget du Parlement. Depuis le 1er juillet 2016, elle s’élève à 8 484,05 euros brut et s’établit à 6 611,42 euros après déduction de l’impôt européen et des cotisations sociales. Cependant, comme leurs homologues français, les députés du Parlement européen perçoivent différentes indemnités « visant à couvrir les frais qu’ils encourent dans l’exercice de leurs fonctions parlementaires » pour un montant pouvant atteindre 4 416 euros par mois.
Exercer une ou plusieurs activité(s) extérieure(s) permet à certains eurodéputés français de gagner bien plus d’argent que leurs homologues ayant choisi de renoncer à leur(s) activité(s) professionnelle(s) d’origine pendant la durée de leur mandat. Ainsi, Renaud Muselier (Les Républicains/Parti populaire européen), médecin et directeur de deux cliniques, a déclaré avoir gagné au moins 816 000 euros entre le début de sa mandature (en 2014) et le 7 mars 2018. Sur la même période, un député qui ne reçoit que ses émoluments versés par le Parlement européen a perçu au maximum 496 234 euros.





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 Les dix eurodéputés français percevant le plus d'argent en dehors de leur rémunération d'élu européen



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Les montants affichés concernent les revenus extérieurs perçus entre le 1er juillet 2014 et le 3 juillet 2018. Un eurodéputé français a été retiré de ce classement car le Parlement européen examine la dernière mise à jour de ses déclarations d’intérêts financiers.
De surprenantes augmentations de revenus
Selon l’étude de Transparency International Europe, deux élus français font partie des dix députés européens qui ont vu leurs revenus annexes le plus progresser entre le début de leur mandat et le 7 mars. Jean-Luc Schaffhauser (Rassemblement Bleu Marine/ENL) figure en troisième position de ce classement. L’eurodéputé a expliqué, dans sa dernière déclaration d’intérêts, percevoir 270 012 euros de revenus annexes par an contre 30 012 euros annuels mentionnés dans sa première déclaration d’intérêts, soit une augmentation de 240 000 euros. Contacté par Le Monde, le député qui exerce en marge de son mandat le métier de consultant, a fait savoir par le biais de ses assistants parlementaires « qu’il communiquera sur cette affaire seulement devant les tribunaux avec Transparency International Europe ».
Membre du même groupe politique (Europe des nations et des libertés) que M. Schaffhauser, l’eurodéputé Gilles Lebreton (Rassemblement national) est aussi pointé du doigt par l’ONG. Il a indiqué, dans sa dernière déclaration d’intérêts, percevoir 60 036 euros de revenus extérieurs annuels contre « 0,00 euro » mentionnés lors de sa première déclaration, au début de son mandat. Cependant, Gilles Lebreton conteste ces chiffres : « Je suis professeur d’université depuis 1990, ces 60 000 euros correspondent à ma rémunération annuelle en tant que professeur d’université », explique l’élu, qui estime que « Transparency s’est trompé ».


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Un phénomène qui concerne 60 % des partis politiques français ayant des députés européens dans leurs rangs
Répartition par parti politique des eurodéputés français déclarant exercer au moins une activité extérieure rémunérée au cours leur mandature.

Source : Transparency International Europe



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Pourquoi ces activités annexes peuvent-elles soulever des interrogations ?
Parmi les trente-huit députés européens français ayant mentionné percevoir un revenu extérieur, trois déclarent exercer le métier d’avocat, un le métier de consultant et un autre le métier de financier. D’autres déclarent être médecin, professeur ou encore agriculteur. Près de deux tiers (23) d’entre eux exercent un mandat électif en France, tous à un échelon local (municipalité, département, région).
Ces activités annexes peuvent soulever des interrogations sur la disponibilité des élus concernés pour jouer pleinement leur rôle législatif. Surtout, des métiers comme « avocat, consultant ou financier » exercés par certains députés européens en fonction peuvent « créer des conflits d’intérêts », affirme Transparency International Europe dans son rapport.
Les clients pour lesquels travaillent ces députés ne sont pas clairement identifiés, ces clients peuvent notamment être des entreprises ayant recours à des activités de lobbying. Dans son rapport, Transparency International Europe dénonce notamment un système de surveillance actuel « particulièrement faible » et un « manque de sanction » pour les cas avérés de conflits d’intérêts. Pour retirer toute suspicion, l’ONG recommande la création d’une instance de surveillance indépendante du Parlement européen et l’augmentation du niveau d’informations requis pour les déclarations d’intérêts financiers remplies par les eurodéputés.



                            


                        

                        


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Pap Ndiaye : « N’attendons pas de la victoire qu’elle change la société »

La victoire doit continuer de nous inspirer et reporter sur le terrain politique nos désirs de transformation sociale, estime l’historien dans une tribune au « Monde ». Mais, si elle a lieu, elle sera plus réaliste qu’en 1998.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 09h49
    |

Pap Ndiaye (professeur d’histoire à Sciences Po)







                        



                                


                            
Tribune. En ces jours suaves précédant la finale de la Coupe du monde de football, des dizaines de millions de Françaises et de Français espèrent revivre les moments de joie intense et collective de l’été 1998, lorsque le triomphe de l’équipe de France sembla ouvrir une nouvelle ère de fraternité « black-blanc-beur ». Depuis la victoire des Bleus sur l’Argentine, une douce euphorie s’est emparée du pays : « Liberté, égalité, Mbappé ». Pour les optimistes, la deuxième étoile est à portée de main.
Mais vingt ans après la conquête de la première, la joie de la victoire, si elle a lieu, sera sans doute plus circonspecte, plus modeste, plus réaliste. Nous savons que les espoirs politiques et sociaux générés par les exploits de Zinédine Zidane et de ses coéquipiers ne furent qu’une illusion, vite douchée : en 2002, Jean-Marie Le Pen parvenait au second tour de l’élection présidentielle et les émeutes de 2005 vinrent rappeler que 1998 n’avait rien changé au quotidien lugubre des banlieues populaires.

Les victoires sportives ne procurent que des moments brefs de fraternité, certes précieux et mémorables, mais qui n’ont aucun effet durable sur les sociétés. Il est même possible qu’elles accroissent le ressentiment et l’amertume : les espoirs suscités par une grande victoire suscitent, s’ils ne se matérialisent pas, une amertume plus grande qu’en cas de défaite. Les effusions de joie ne forment pas des communautés politiques.
Deux croyances très présentes
Au-delà de la finale tant attendue, deux croyances demeurent très présentes à propos du football : la première est qu’il serait intrinsèquement porteur de « valeurs » particulières de fraternité, de tolérance, de respect. Or le sport a pu servir des régimes politiques bien éloignés de ces valeurs démocratiques. La victoire du Brésil en 1970 ou celle de l’Argentine en 1978 furent utilisées à leur profit par les dictatures militaires féroces de ces pays, à l’instar de l’Italie de...




                        

                        


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Les chiens de présidents, sacrés animaux politiques 
                  
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Le Monde
 |
                  13.07.2018 à 06h41


Depuis Jupiter, le labrador de Georges Pompidou, le chien est devenu un compagnon obligé des locataires de l’Elysée. Amis fidèles, Baltique, Maskou, Philae ou le Nemo d’Emmanuel Macron sont d’abord de très utiles outils de communication.

Par             Vanessa Schneider





                     

Un soupçon de déception grésille de l’autre côté de l’Atlantique. François Lubrina a raté son coup et on sent bien que ça le chagrine de rappeler pour nous annoncer ça : Emmanuel Macron est reparti du Québec sans labrador. Ce vétérinaire franco-italien, installé au Canada depuis cinquante ans, a pourtant un beau palmarès à son actif : il a placé ses chiens chez Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande.
Le 11 juin, à 16 heures, il s’était parfaitement positionné pour interpeller le nouveau président de la République, venu en marge du G7 rencontrer la communauté française de Montréal. François Lubrina a réussi à parler avec le chef de l’Etat, entre coupes de champagne et petits fours, mais sa casquette d’élu consulaire a pris le dessus : les quelques minutes qui lui étaient imparties, il les a consacrées à la question de la reconnaissance des diplômes universitaires français par le Québec. Avant même qu’il ait eu le temps d’aborder le sujet du labrador, Macron avait tourné les talons. Mais le ­vétérinaire ne s’avoue pas vaincu : il compte bien tenter à nouveau sa chance à l’automne, lorsqu’il se rendra à Paris. « Il faut laisser du temps au temps », soupire-t-il.
« Macron a une image d’arrogance. Aller à la SPA, c’est dire “je suis généreux”, choisir un bâtard est très bien vu. » Christian Delporte, historien
Du temps, justement, Emmanuel Macron ne lui en a guère laissé. Il n’a pas attendu son offre de services pour installer un chien à l’Elysée. À peine avait-il emménagé au Château que son épouse, Brigitte, s’est précipitée à la SPA pour en ressortir avec Nemo, un mâle de 2 ans, croisé griffon et labrador noir. Un choix qui ne doit bien sûr rien au hasard. « En termes de communication, c’est assez génial, constate l’historien Christian Delporte. Macron a une image de dureté, ­d’arrogance et de distance avec les Français. Aller à la SPA, c’est dire “je suis généreux”, choisir un bâtard est très bien vu, c’est le...





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Azouz Begag : « Il n’y a plus de revendication identitaire sur les terrains de foot »

Dans une tribune au « Monde », l’ancien ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances estime que l’histoire et le politique ont disparu de la Coupe du monde. La France black-blanc-beur de 1998 n’est plus. La mondialisation a fait son œuvre



Le Monde
 |    13.07.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 09h24
    |

Azouz Begag (ancien ministre, écrivain, diplomate et chercheur français en économie et sociologie. Il est chargé de recherche du CNRS)







                        



                                


                            
Tribune. Le football fait rêver. Il est un marqueur d’identité qui exalte les fiertés et qui, après une victoire, réunit dans une incroyable communion toutes les différences qui composent une nation. Il rassemble, alors que la politique divise.
Chez les uns et les autres, la catharsis qu’il génère croise toutes sortes d’histoires individuelles et collectives. Soif d’existence, de reconnaissance, d’intégration, de valorisation nationale, revanche sur l’histoire, sur l’esclavage, sur les colonisations et besoin d’aimer, tout simplement.
L’histoire et les revendications identitaires étaient omniprésentes dans les matchs. Elles donnaient de la résonance aux compétitions
Après la qualification de la France pour la finale, mardi 10 juillet, on pouvait mesurer dans les rues cet immense besoin de consolation nationale des Français. Le foot est une fabrique d’identité universelle comme il n’en existe aucune autre, l’ultime, « l’autre religion ». Il exalte les identités, dans la démesure, entre minorités et majorité d’un pays, comme on l’a vécu en 1998. Ce fut le printemps de la République.
Les Blacks-Blancs-Beurs exhalaient le bon parfum multiculturel. La France métissée championne du monde offrait à chacun la possibilité de s’identifier à une histoire à travers un joueur, Zidane pour les Algéro-Kabyles et les Arabes des banlieues, Djorkaeff et Boghossian pour les Arméniens, Lizarazu pour les Basques, Karembeu pour le peuple kanak, Thierry Henry et Thuram pour les Antilles, etc.
L’histoire et les revendications identitaires étaient omniprésentes dans les matchs. Elles donnaient de la résonance aux compétitions. On se souvient du match France-Algérie en 2001 à Paris où les Franco-Algériens avaient sifflé La Marseillaise, choquant la nation entière. L’Algérie avait perdu. On voyait bien alors à quel point se jouait dans ce match la joute des identités et des fiertés, celles de la colonisation française et de la guerre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Le navire avait recueilli, lundi, à son bord 67 personnes. Le ministre de l’intérieur avait interdit tout débarquement tant que les circonstances du sauvetage n’étaient pas clarifiées.
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Italie : les migrants du « Diciotti » finalement autorisés à débarquer en Sicile

Le navire avait recueilli, lundi, à son bord 67 personnes. Le ministre de l’intérieur avait interdit tout débarquement tant que les circonstances du sauvetage n’étaient pas clarifiées.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 21h08
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 13h46
   





                        



   


C’est un coup de téléphone du président de la République italienne Sergio Mattarella, dont la fonction est principalement protocolaire, qui a contribué, jeudi 12 juillet, à « débloquer » la situation de 67 migrants, dont certains soupçonnés de rébellion, recueillis à bord du navire des gardes-côtes italiens Diciotti, amarré à Trapani, en Sicile. Mais cette intervention du chef de l’Etat, qui a conduit au débarquement des migrants, a suscité la colère du ministre de l’intérieur Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue d’extrême droite.
M. Mattarella a téléphoné tard jeudi soir au président du conseil, Giuseppe Conte pour s’inquiéter du sort des migrants. Un peu plus tôt, le ministre des transports, Danilo Toninelli, membre du Mouvement 5 Etoiles (M5S), partenaire de la Ligue au sein de la coalition gouvernementale, avait accepté que le Diciotti accoste à Trapani. Mais M. Salvini refusait qu’ils débarquent, disant vouloir attendre les conclusions d’une enquête sur des incidents entre certains d’entre eux et l’équipage du Vos Thalassa.
Après l’appel téléphonique de M. Mattarella, M. Conte, proche du M5S, a ordonné que les migrants soient autorisés à débarquer à Trapani.
Des images des chaînes d’information ont montré le débarquement peu avant minuit des rescapés, qui sont ensuite montés dans un bus noir qui les attendait sur le quai, escorté par des véhicules de police.
Peur d’être ramenés en Libye
Le Diciotti avait recueilli lundi à son bord 67 personnes, dont trois femmes et six enfants. Parmi les migrants, certains sont soupçonnés de s’être révoltés, par peur d’être ramenés en Libye, contre l’équipage d’un remorqueur italien, le Vos Thalassa, qui les avait recueillis au large des côtes libyennes. Tous avaient été transbordés lundi sur le navire des gardes-côtes.
Les organisations humanitaires présentes à Trapani – dont Médecins sans frontières, Save the Children, l’Unicef – avaient réclamé dans un communiqué jeudi que soit « facilité de façon urgente » le débarquement des « réfugiés et migrants, parmi lesquels des femmes, des enfants et des adolescents », en mer depuis quatre jours.

        Lire aussi :
         

                Plus de 600 migrants sont morts en Méditerranée ces quatre dernières semaines



La presse transalpine affirme que la police a fourni des documents permettant de démontrer que deux des rescapés du Diciotti sont des passeurs et que le parquet de Trapani souhaitait entendre les témoignages de tous les passagers.
Divergence au sein de la coalition
En poste depuis le 1er juin, Matteo Salvini, qui veut réduire à zéro le nombre de migrants arrivant sur les côtes italiennes, a décidé il y a un mois d’interdire l’accès aux ports de son pays aux ONG qui leur portent secours en Méditerranée, position qui marque la nouvelle ligne dure de Rome sur ce dossier.

        Lire aussi :
         

                Le vrai-faux « axe » antimigration d’Europe



Il souhaite désormais élargir cette interdiction aux navires des missions internationales, la position de l’Italie étant de partager avec l’UE la gestion des flux migratoires. Parmi les missions visées se trouve l’opération militaire Sophia, décidée en 2015 par l’Union pour lutter contre le trafic d’êtres humains dans la zone.
Selon des informations de presse, M. Salvini souhaiterait que Sophia, dont le commandement est basé à Rome, soit utilisée pour repousser les migrants plutôt que les faire arriver sur les côtes italiennes.
Le cas du Diciotti a mis en lumière une divergence au sein de la coalition gouvernementale, dont fait partie la Ligue de Matteo Salvini avec le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) de Luigi Di Maio, dont la frange la plus à gauche est opposée à la fermeture des ports italiens, surtout aux navires battant pavillon national.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Premier amendement adopté, fortement symbolique, au projet de révision de la loi fondamentale : les députés ont supprimé à l’unanimité le mot « race » et interdit toute « distinction de sexe ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 12/07/2018
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L’Assemblée supprime de la Constitution le mot « race » et interdit la « distinction de sexe »

Premier amendement adopté, fortement symbolique, au projet de révision de la loi fondamentale : les députés ont supprimé à l’unanimité le mot « race » et interdit toute « distinction de sexe ».



Le Monde
 |    12.07.2018 à 18h39
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 12h41
   





                        



Le mot « race » et la « distinction de sexe » n’auront bientôt plus leur place dans la Constitution française. Comme premier changement au projet de révision de la Constitution, les députés ont symboliquement supprimé, jeudi 12 juillet, à l’unanimité, le mot « race » de l’article 1er, une mise à jour depuis longtemps réclamée outre-mer mais sans faire consensus jusqu’à présent.
Les 119 députés présents ont également, dans le même vote, assuré l’égalité devant la loi « sans distinction de sexe ».
Dans l’article 1er réécrit, qui définit les valeurs fondamentales de la République, la France « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction de sexe, d’origine ou de religion », au lieu de « sans distinction d’origine, de race ou de religion ». Une formulation qui deviendra définitive si la révision constitutionnelle aboutit.
L’amendement adopté, au terme de nombreuses prises de parole sur tous les bancs pour s’en réjouir, a été celui du président du groupe UDI-Agir, Jean-Christophe Lagarde, mais presque tous les groupes politiques avaient présenté des amendements en ce sens. M. Lagarde a cependant noté qu’« aucun représentant de l’extrême droite n’était présent pour ce vote qui honore notre nation ». Les députés Rassemblement national (RN), qui siègent parmi les non-inscrits « étaient absents par volonté », a-t-il affirmé.
Rejet des thèses racistes après la guerre
Lorsque le mot race a été introduit dans le préambule de la Constitution de 1946 puis repris en 1958, les constituants voulaient, après le nazisme, affirmer leur rejet des thèses racistes, héritage de l’histoire coloniale et des théories du XIXe siècle.

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Mais, paradoxalement, en interdisant la « distinction selon la race », la Constitution pouvait en creux légitimer l’opinion selon laquelle il existe des races alors que la science ne reconnaît qu’une seule espèce humaine. Les députés ultramarins se sont montrés particulièrement émus de ce vote au regard du passé colonial français.
« Merci à vous tous ! », a lancé la Réunionnaise communiste Huguette Bello. « C’est un grand moment d’élévation de la conscience collective », a renchéri le Martiniquais Serge Letchimy, Nouvelle Gauche. Le député UAI de Nouvelle-Calédonie Philippe Gomès a rappelé que « 111 Kanaks avaient été exposés à côté des crocodiles » à l’exposition coloniale de 1931 à Paris, où la brochure invitait à venir voir « la race canaque avant qu’elle ne disparaisse ».
Quelques bémols
Cette suppression du mot « race » est un « combat ancien », notamment des communistes qui avaient déposé des amendements dans ce sens dès 2002, a reconnu le rapporteur général (LRM), Richard Ferrand.
Les communistes ont rappelé qu’ils avaient porté une proposition de loi en 2013 pour supprimer le mot « race » non seulement de la Constitution mais de toute la législation. Ce texte avait été adopté en première lecture, dans l’attente d’une révision constitutionnelle qui n’a jamais eu lieu dans le quinquennat faute de majorité.

L’égalité des sexes entre dans notre Constitution ! 
— MarleneSchiappa (@MarleneSchiappa)


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François Hollande s’était en effet engagé, lors de la campagne présidentielle en 2012, à une telle suppression, plaidant « il n’y a pas de place dans la République pour la race ». A l’époque, la droite avait critiqué cette idée, estimant comme Alain Juppé, que « faute d’agir » contre le racisme, « on change les mots ».
Si la droite a voté jeudi cet article, Philippe Gosselin a repris cette interrogation, soulignant que ce changement sémantique ne devait pas « conduire à baisser la garde pour lutter contre le racisme ». Même bémol des députés La France insoumise (LFI) Eric Coquerel et Danièle Obono, qui auraient préféré maintenir une expression comme « prétendue race ».

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La garde des sceaux, Nicole Belloubet, a répondu que « cela ne fragiliserait pas juridiquement la lutte contre le racisme », car « il y a des nombreux filets de sécurité qui demeurent ».
« Le mot race subsistera dans le préambule de 1946, qui figure dans notre bloc de constitutionnalité », a-t-elle rappelé ainsi que dans plusieurs normes internationales qui interdisent les distinctions fondées sur l’existence de prétendues races.
Dans une intervention un peu décalée, le mathématicien LRM Cédric Villani a cependant prévenu que cette suppression du mot race ne devait pas être décidée au nom de la science, « qui peut toujours évoluer », mais au nom de « l’empathie et du sens du destin commun par lesquels nous reconnaissons toute l’humanité comme nos frères et sœurs ».



                            


                        

                        

