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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ La petite finale de la Coupe du monde 2018 opposait la Belgique et l’Angleterre. Les Diables rouges se sont imposés 2 à 0 grâce à Thomas Meunier et Eden Hazard.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Le président du conseil italien Giuseppe Conte refuse à deux navires militaires, qui ont secouru, vendredi, une embarcation en provenance de Libye, d’accoster en Italie.
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Nouveau bras de fer entre Malte et l’Italie sur le sort de 450 migrants

Le président du conseil italien Giuseppe Conte refuse à deux navires militaires, qui ont secouru, vendredi, une embarcation en provenance de Libye, d’accoster en Italie.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 15h16
   





                        



   


Un nouveau bras de fer oppose samedi 14 juillet l’Italie à Malte, après le transbordement de quelque 450 migrants sur deux navires militaires dans les eaux italiennes. Une embarcation de bois partie depuis la Libye avait été repérée, vendredi 13 juillet à l’aube, dans les eaux internationales mais dans la zone d’intervention maltaise.
Dans un échange de messages, e-mails et appels téléphoniques entre les autorités des deux pays, Rome a tenté vendredi de faire prendre la responsabilité de ces migrants à Malte.
La Valette a répliqué en affirmant que l’embarcation était bien plus proche de l’île italienne de Lampedusa que de son propre territoire, soulignant que les migrants ne voulaient pas d’aide maltaise mais souhaitaient poursuivre leur route vers l’Italie.

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Malte a réitéré samedi avoir respecté « toutes les obligations prévues par les conventions internationales » en ce qui concerne les secours en mer.
Samedi matin, ils ont donc été transbordés à bord de deux navires mais leur sort demeure incertain. Huit personnes, des femmes et des enfants, ont été transportées pour des raisons médicales sur l’île de Lampedusa.
Certains migrants se seraient jetés à l’eau en voyant les deux navires militaires, un italien et un anglais dans le cadre de la mission européenne Frontex, obligeant ainsi les secours à intervenir.
Rome demande une redistribution immédiate des migrants
Selon des sources de la présidence du conseil des ministres, citées par les médias italiens, M. Conte a l’intention de réclamer aux autres pays de l’Union européenne la redistribution immédiate des migrants, faute de quoi leur débarquement en Italie serait interdit.
Le ministre de l’intérieur italien Matteo Salvini a insisté auprès du chef du gouvernement Giuseppe Conte pour que les deux navires aient pour instruction de « faire route vers le sud, la Libye ou Malte ».

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« Il faut un acte de justice, de respect et de courage pour lutter contre les trafiquants d’êtres humains et susciter une intervention européenne », a dit le ministre, également chef du parti d’extrême droite la Ligue, selon son entourage, cité par les agences.
Cette situation rappelle celle du navire humanitaire allemand Lifeline avec ses 233 migrants à bord, obligé d’attendre une semaine en mer l’issue d’un bras de fer entre La Valette et Rome, avant d’être autorisé à accoster à Malte.
En poste depuis le 1er juin, Matteo Salvini, qui veut réduire à zéro le nombre de migrants arrivant sur les côtes italiennes, a décidé il y a un mois d’interdire l’accès aux ports italiens aux ONG qui portent secours aux migrants en Méditerranée, position qui marque la nouvelle ligne dure de l’Italie en matière migratoire.
Il souhaite désormais élargir cette interdiction aux navires des missions internationales en Méditerranée, la position de l’Italie étant de partager avec l’Union européenne la gestion des flux migratoires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Les avions de chasse israéliens ont visé des installations du mouvement islamiste, qui a de son côté déclenché des dizaines de tirs de mortier et de roquettes, vendredi et samedi.
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Les tensions redoublent entre Israël et le Hamas à Gaza

Les avions de chasse israéliens ont visé des installations du mouvement islamiste, qui a de son côté déclenché des dizaines de tirs de mortier et de roquettes, vendredi et samedi.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 17h36
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



   


L’armée israélienne et le Hamas ne veulent pas de guerre dans la bande de Gaza, mais chacun contribue, à sa manière, au glissement vers cette sombre perspective. Le ciel au-dessus du territoire palestinien a été marqué par un chassé-croisé de frappes aériennes et de tirs déclenchés par les factions palestiniennes, dans la nuit du 13 au 14 juillet, puis à nouveau au cours de la journée de samedi. Les sirènes d’alerte ont intimé l’ordre aux habitants des communautés israéliennes, le long de la frontière, de se mettre à l’abri.
Du côté gazaoui, plus d’une cinquantaine de tirs de roquettes et de mortiers ont été initiés. Vendredi, un soldat déployé le long de la clôture frontalière a été blessé au torse par un engin explosif. L’armée israélienne, elle, a déclenché des frappes sur des installations militaires attribuées au Hamas. Dans la seule après-midi de samedi, 40 cibles ont été visées selon le porte-parole de l’armée, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus. Un même emplacement peut comporter plusieurs bâtiments à bombarder. Le quartier général du bataillon du Hamas à Beit Lahia a été entièrement détruit. Il comportait des entrepôts d’armement, des centres de commandement, des installations pour l’entraînement. En outre, deux tunnels - au nord de la bande et au sud, près de Rafah - ont été visés.
Répétition
« Notre message aux habitants de Gaza est que le Hamas les pousse au bord de l’abysse », explique Jonathan Conricus. Selon l’armée, le Hamas organise depuis des mois une escalade de violence sur plusieurs fronts, à laquelle Israël se doit de répliquer : il s’agit à la fois de tirs de roquettes, d’engins explosifs le long de la clôture et d’engins volants incendiaires, lancés en direction des communautés frontalières. Des montées de fièvre similaires avaient eu lieu le 29 mai puis le 20 juin. Le Hamas a décidé de ne plus demeurer en position passive, lorsque des frappes israéliennes sont déclenchées sur le territoire gazaoui.
Depuis plusieurs mois, le Hamas et le Djihad islamique, les deux principales factions armées palestiniennes, disent accepter l’idée d’une trêve dans l’utilisation massive des roquettes. Les dirigeants du Hamas envisagent ouvertement la possibilité d’un cessez-le-feu à long terme avec Israël, sur dix ou quinze ans, à une condition : un allégement substantiel, voire une levée, du blocus égypto-israélien enserrant Gaza. Pour renforcer sa position dans les négociations, le Hamas a intérêt à montrer sa capacité de nuisance, alors que la situation économique et sociale est catastrophique dans le territoire.
Les factions se sont concentrées depuis la fin mars sur « marche du grand retour », le long de la clôture frontalière, lors de laquelle près de 135 personnes ont été tuées et plus de 4 000 blessées par les soldats israéliens. Vendredi, un adolescent de 15 ans tentant d’escalader la clôture a été abattu. Malgré ce bilan, le Hamas n’a pas répliqué militairement de façon massive. Mais l’utilisation de ballons incendiaires, gonflés à l’hélium, et de cerfs-volants aux extrémités enflammées - encouragée voire organisée par le mouvement islamiste - a modifié les lignes rouges de chacun.
Efforts diplomatiques
Depuis deux mois, ces armes rudimentaires ont provoqué la destruction de 25 hectares de terres dans les communautés israéliennes proches de Gaza. Elles ont surtout créé, pour la première fois depuis la guerre de 2014, un sentiment d’insécurité et de colère parmi la population. La pression politique exercée par les faucons du Likoud et la droite messianique, en vue d’une réponse massive de l’armée, a placé l’état-major et le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, dans l’obligation d’agir.
Pourtant, les hauts gradés et le chef du gouvernement considèrent actuellement Gaza comme un sujet secondaire par rapport à la situation dans le sud de la Syrie, à savoir la reprise en main du pays par Damas et la question de la présence iranienne, qu’ils veulent empêcher. En outre, M. Nétanyahou est impliqué dans les négociations multilatérales visant à améliorer la situation humanitaire à Gaza. Elles sont initiées par le coordinateur spécial de l’ONU pour le processus de paix, Nikolaï Mladenov. Parallèlement, l’administration Trump, par l’intermédiaire de l’avocat Jason Greenblatt et du gendre-conseiller du président, Jared Kushner, essaie aussi d’impliquer les pays arabes sunnites dans des initiatives économiques pour faire bouger les lignes dans le conflit israélo-palestinien. Une nouvelle guerre entre Israël et le Hamas serait un désastre humain et compromettrait ces efforts diplomatiques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ « La dure réalité, pour Garrett et tant d’autres enfants, c’est que les cancers pédiatriques sont des fléaux vicieux, qui ouvrent la voie au chaos total », déplorent les parents du petit garçon américain.
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La nécrologie aigre-douce d’un petit garçon de 5 ans mort d’un « moche et bête cancer »

« La dure réalité, pour Garrett et tant d’autres enfants, c’est que les cancers pédiatriques sont des fléaux vicieux, qui ouvrent la voie au chaos total », déplorent les parents du petit garçon américain.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 13h10
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 14h37
   





                        



   


A quoi doit ressembler la nécrologie d’un petit garçon de 5 ans, condamné par un foudroyant rhabdomyosarcome, une tumeur maligne qui s’attaque particulièrement aux enfants ? Les parents de Garrett Michael Booflas, comme tous les parents du monde, n’avaient pas la réponse. Que faire, que dire, qu’écrire face à l’ineffable ? Alors, ils se sont tournés vers leurs fils, pour qu’il parle « avec ses propres mots » de sa vie.
Neuf mois après avoir été diagnostiqué de celui qu’il appelle ce « moche et bête cancer », le petit Américain de 5 ans, originaire de l’Iowa, est mort le 6 juillet. Avant cela, il aura établi lui-même sa nécrologie, avec l’aide de ses parents. Publiée dans le quotidien local, le Desmoines Register, et relayée dans les plus grands médias anglo-saxons, ce texte liste les choses qu’aime le petit garçon, autoproclamé « le génial Garrett superslip », en référence au classique de la littérature enfantine Capitaine slip, vendue à plus de 70 millions exemplaires.

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De Garrett, on décèle dans cette autobiographie miniature une certaine difficulté à choisir, de sa couleur préférée – bleue, rouge, noir et vert –, à son superhéros favori – « Batman, et Thor, Iron Man, Hulk et le Cyborg ». Il y aussi parmi ses activités favorites des choses d’enfants « normaux », comme jouer avec sa sœur, Batman (encore lui) ou ses Lego. Et d’autres un peu moins classiques, comme « le moment où on m’endort avant d’injecter des choses dans mon cathéter ». D’ailleurs, Garrett dit détester « qu’on touche à [son] cathéter », mais pas autant que « les pantalons », dont il souligne son dégoût d’un point d’exclamation vengeur.
Il y a aussi ces questions glaçantes. Quand il sera grand, Garrett veut être « boxeur professionnel ». Quand il sera mort, « un gorille qui jettera son caca sur papa ». Une implacable logique, quand ses parents lui demandent ce qu’il veut à ses funérailles : « Les enterrements, c’est triste, moi je veux cinq châteaux gonflables, parce que j’ai 5 ans ». Aussi, « Batman et des glaces ». D’ailleurs, Garrett voudra être incinéré plutôt qu’enterré, « comme quand la maman de Thor meurt ». Ainsi, il pourra « devenir un arbre, où vivre quand [il] sera devenu gorille ».

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En conclusion de ce bref texte, les parents de Garrett précisent que la cérémonie d’hommage se déroulera samedi 14 juillet, à partir de 17 heures, au cimetière de Van Meter, Iowa. L’enterrement du bambin, lui, se tiendra plus tard, dans l’intimité, « quand ses parents auront enfin trouvé comment ils vont bien pouvoir se débrouiller pour transformer des cendres en arbre, et trouver un carré de nature préservé, pour que son arbre puisse être dans un lieu protégé ».
Les parents listent également un nombre d’associations qui luttent contre le cancer des enfants, auxquels les curieux qui seront venus lire ce texte aigre-doux peuvent faire des dons : la Little Al Foundation, la Pink Tractor Fondation, ou encore le Marathon de danse de l’université de l’Iowa. 
« La dure réalité, pour Garrett et pour tant d’autres enfants, c’est que les cancers pédiatriques sont des fléaux vicieux et terribles, qui ouvrent la voie au chaos total. Pour Garrett et pour tant d’autres enfants, le cancer tue. Ceux qui sont assez “chanceux” pour s’en tirer subissent des effets secondaires toute leur vie qui les affaibliront, et vivront toujours dans la crainte d’une rechute. Nous nous battrons pour qu’un remède soit trouvé jusqu’à ce qu’aucune autre enfance ne soit volée, qu’aucun autre frère et sœur perdent un meilleur ami, aucun autre parent n’ait à enterré son bébé. »

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                La mortalité des cancers pédiatriques continue de décliner



La nécrologie laisse évidemment le dernier mot à Garrett, qui saluait toujours les équipes médicales d’un sonore « See ya later alligator », qu’on pourrait traduire d’un réjouissant « A plus dans le bus ». Le « génial Garrett superslip » s’éclipse ainsi : « A bientôt, les nullos ! »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Encouragés par la mairie, ils se démènent depuis quelques mois pour faire d’un site abandonné un nouveau lieu culturel et festif.
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A Dolus-d’Oléron, les habitants font revivre une ancienne colonie de vacances

Encouragés par la mairie, ils se démènent depuis quelques mois pour faire d’un site abandonné un nouveau lieu culturel et festif.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 15h26
    |

            Solène Cordier (envoyée spéciale à Dolus d’Oléron)








                        



                                


                            

Le vaste terrain est encore parsemé d’herbes hautes, et les travaux de rénovation des anciens dortoirs sont loin d’être achevés. Mais après des années d’abandon, la Cailletière, une ancienne colonie de vacances située en bordure de Dolus-d’Oléron (Charente-Maritime), revit. En moins de deux ans, quelques dizaines de bénévoles ont débroussaillé ses quatre hectares de terrain, arraché les ronces, réhabilité et sécurisé certains pavillons. Et si le lieu paraît encore sauvage, « il fallait voir ce que c’était il y a encore quelques mois », dit avec le sourire Nicolas, fondateur des Apéros bricolos, qui a aménagé, dans l’un des bâtiments, son atelier de recyclage de palettes.
La municipalité de Dolus, propriétaire du terrain, n’est pas étrangère à cette résurrection. A l’automne dernier, le maire, Grégory Gendre, ancien de Greenpeace élu à la surprise générale en 2014 à l’âge de 36 ans, organise une visite du site pour le faire découvrir aux habitants. A l’époque, les lieux accueillent seulement le chapiteau de la compagnie Aire de cirque, et les deux compères des Apéros bricolos.
« Copier les réussites de McDo »
Le moment choisi pour la visite ne doit rien au hasard. Depuis son arrivée à la mairie, Grégory Gendre lutte contre l’installation d’un McDonald’s sur un autre terrain de la commune, qui appartient à un conseiller municipal de l’opposition. Il juge le projet incompatible avec les principes de transition écologique dans laquelle est engagée l’île : accent mis sur le bio et les circuits courts, soutien à l’agriculture durable… De nombreux habitants, hostiles à l’enseigne de restauration rapide, s’engagent à ses côtés. Des collectifs anti-McDo se montent, sur les réseaux sociaux et dans la vraie vie. Mais en septembre, c’est la déconvenue. Le tribunal administratif de Poitiers, saisi par la marque et le propriétaire du terrain sur lequel McDo a jeté son dévolu, ordonne à la municipalité de signer le permis de construire.
« Un endroit...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Déjà vainqueur vendredi à Chartres, le Néerlandais a devancé à Amiens André Greipel et Fernando Gaviria, déclassés par le jury. L’Irlandais Dan Martin, victime d’une chute, a perdu gros.
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Tour de France : Dylan Groenewegen s’impose au sprint dans la huitième étape

Déjà vainqueur vendredi à Chartres, le Néerlandais a devancé à Amiens André Greipel et Fernando Gaviria, déclassés par le jury. L’Irlandais Dan Martin, victime d’une chute, a perdu gros.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 16h34
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 17h03
   





                        



   


Le coureur de l’équipe LottoNL-Jumbo, Dylan Groenewegen, a remporté, samedi, la huitième étape du Tour de France entre Dreux et Amiens.
Le Belge Greg Van Avermaert conserve le maillot jaune à l’issue d’une étape de transition (181 kilomètres), seulement marquée par l’échappée constituée de Marco Minaard et Fabien Grellier, rattrapée à huit kilomètres de l’arrivée.
Groenewegen a devancé nettement l’Allemand André Greipel et le Colombien Fernando Gaviria qui se sont frotté le long des barrières. Les deux coureurs ont été déclassés par la suite. Le champion du monde, le Slovaque Peter Sagan, finit donc deuxième devant l’Allemand John Degenkolb. Le Picard Arnaud Démare doit se contenter de la 5e place (après déclassement).
Chute massive
Une chute massive, à 17 kilomètres de l’arrivée, a tronçonné le peloton et retardé notamment l’Irlandais Dan Martin. Le vainqueur de la 6e étape à Mûr-de-Bretagne, coude gauche ensanglanté, a cédé environ 1 min 15 sec.
Groenewegen, 25 ans, a enlevé pour la troisième fois une étape du Tour, sa deuxième cette année après son succès vendredi à Chartres. Il avait gagné l’étape des Champs-Elysées à Paris, en conclusion du Tour 2017.
Dimanche, la 9e étape, longue de 156,5 kilomètres entre Arras et Roubaix, emprunte des secteurs pavés sur 21,7 kilomètres. Le dernier est situé à 8 kilomètres de l’arrivée.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Sur fond de violences, le sacrifice de M. Sharif est censé galvaniser ses partisans, à deux semaines d’élections générales organisées sous la mainmise de l’armée.
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L’ex-premier ministre Nawaz Sharif incarcéré à son retour au Pakistan

Sur fond de violences, le sacrifice de M. Sharif est censé galvaniser ses partisans, à deux semaines d’élections générales organisées sous la mainmise de l’armée.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 15h57
    |

            Louis Imbert (Islamabad, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Risquer dix ans de prison pour relancer une campagne électorale. L’ex-premier ministre pakistanais Nawaz Sharif a fait le pari de quitter Londres pour revenir dans son pays avec sa fille, Maryam, et y être incarcéré, vendredi 13 juillet. Ils avaient tous deux été condamnés, une semaine plus tôt par défaut, dans une affaire de corruption. Par ce sacrifice inédit dans sa longue carrière politicienne, M. Sharif entend galvaniser les électeurs de son parti, la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), talonnée dans les sondages à deux semaines des élections générales, prévues pour le 25 juillet.
M. Sharif a fait ses adieux vendredi à son épouse, malade du cancer et hospitalisée dans la capitale britannique. L’ex-premier ministre a quitté leur appartement de la très chic Park Lane, qu’il est accusé d’avoir acquis grâce à des fonds illégaux. Il a été arrêté quelques minutes après son atterrissage dans le fief de sa famille, à Lahore, la grande ville de la province du Pendjab, où se joue en large partie ce scrutin. Le père, qui encourt une peine de dix ans, et la fille, condamnée à sept ans de prison, ont été renvoyés immédiatement par avion à Islamabad, selon leur parti. Ils auraient été emmenés par la suite dans la ville de garnison de Rawalpindi, proche de la capitale, pour y être incarcérés dans la prison d’Adiala, selon le quotidien Dawn. Tous deux devaient faire appel de leur condamnation avant lundi.
Résurgence des attentats
Ce retour dramatique a lieu alors que le Pakistan renouait avec une violence islamiste en partie réduite depuis trois ans. Quelques heures avant l’atterrissage des Sharif, un attentat-suicide avait fait près de 130 morts et 300 blessés dans un meeting politique à Mastung, dans la province du Baloutchistan (Sud-Ouest), revendiqué par l’organisation Etat islamique (EI).
M. Sharif avait dû quitter le pouvoir en juillet 2017, pour la troisième fois depuis 1990. La justice lui interdit de se présenter aux élections,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Début juin, l’ancien chef conservateur du gouvernement espagnol s’est retiré de la vie politique en reprenant son poste de fonctionnaire. Depuis, ses adversaires lui découvrent des qualités.
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Mariano Rajoy sur la voie de la rédemption en Espagne


                      Début juin, l’ancien chef conservateur du gouvernement espagnol s’est retiré de la vie politique en reprenant son poste de fonctionnaire. Depuis, ses adversaires lui découvrent des qualités.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 14h07
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 15h36
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








   


La glace au touron pour terminer son déjeuner, c’est son péché mignon. Tous les midis, ou presque, Mariano Rajoy s’installe à sa place habituelle avec vue sur le port dans le coquet restaurant Batiste, spécialiste en fruits de mer, poissons et paellas, à Santa Pola, petite ville côtière située au sud d’Alicante, en Espagne. Il faut dire que l’emplacement est idéal : c’est à seulement deux cents mètres de son nouveau bureau.
Fini les réunions à Bruxelles avec les chefs d’État et de gouvernement européens, les visites officielles, inaugurations de bâtiments publics, conseils des ministres, crises indépendantistes et autres réjouissances. Celui qui occupait encore il y a un peu plus d’un mois la présidence du gouvernement espagnol a commencé une nouvelle vie. Ou, plutôt, repris celle qui l’attendait depuis trente ans, avant qu’il ne se lance pour de bon dans une intense carrière politique, délaissant son poste de fonctionnaire : il a récupéré la place de conservateur des hypothèques qu’il occupait… en 1989.
« J’ai essayé d’être juste, j’ai assumé mes erreurs et celles qui n’étaient pas les miennes. » Mariano Rajoy
Cette décision de reprendre sa profession d’origine est inédite pour un chef de l’exécutif en Espagne. Aussitôt évincé du pouvoir par la motion de censure inattendue déposée par le socialiste Pedro Sánchez, le 1er juin, il a fait ce choix sans hésiter. La politique, c’est terminé : après quatorze ans aux commandes du Parti populaire (PP), à patauger dans la boue de la corruption systémique qui s’est installée sous son prédécesseur José María Aznar, et près de sept ans à la tête d’un royaume qui a enchaîné crises économique, institutionnelle et territoriale, il a dit « basta ». « C’est le mieux pour moi, pour le PP et, je crois, pour l’Espagne, a-t-il expliqué avec émotion, incapable de retenir ses larmes, le 5 juin. J’ai essayé d’être juste, j’ai assumé mes erreurs et celles qui n’étaient pas les miennes. »

Le politicien galicien, père de deux adolescents, a renoncé à sa retraite à vie de président du gouvernement et au poste qui l’attendait au Conseil d’État, rétribué 100 000 euros par an. Les conservateurs d’hypothèques sont, il est vrai, bien rémunérés en Espagne, avec un salaire mensuel moyen oscillant entre 10 000 et 20 000 euros en fonction de l’activité immobilière de la municipalité où ils officient.
« Ce fut un honneur d’être son rival et de le combattre politiquement. Il a gagné mon respect. » Pablo Iglesias, dirigeant de Podemos
Il n’a finalement gardé des privilèges de son ancien mandat que la voiture de fonction et quatre gardes du corps. Ce choix de vie lui vaut les applaudissements d’une partie de l’opinion espagnole. Et pour Mariano Rajoy, éclaboussé par plusieurs affaires de corruption liées au PP, c’est une forme de rédemption.
Depuis l’annonce de son retrait de la politique, ses adversaires lui découvrent subitement des qualités. Le président du Parti nationaliste basque (PNV), Andoni Ortuzar, a vanté « sa personne et son attitude, toujours impeccables avec moi ». Pablo Iglesias, le secrétaire général de la formation de gauche radicale Podemos, a salué sur Twitter le départ d’« un homme politique élégant et intelligent qui savait écouter ». « Ce fut un honneur d’être son rival et de le combattre politiquement. Il a gagné mon respect », a-t-il ajouté.

Rajoy no se ha ido, le ha echado la gente que no perdió la esperanza y que no dejó de pedir una moción contra la co… https://t.co/2wMqC9NlKt— Pablo_Iglesias_ (@Pablo Iglesias)


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Enfin, un essai écrit par le journaliste d’El País Nacho Carretero, intitulé Fariña, vient de dresser de lui un portrait plutôt flatteur, soulignant le rôle qu’a joué Mariano Rajoy, lorsqu’il était élu à Pontevedra, dans la rupture des liens étroits entre une branche de l’Alliance populaire de Galice (AP, ancêtre du PP) et les narcotrafiquants.
Cinquante minutes de retard
A la fin du mois de juin, pour son premier jour de travail, l’homme de 63 ans est arrivé sans veste ni cravate, avec cinquante minutes de retard. Sans doute la faute à sa pratique quotidienne de la marche rapide, tous les matins à 7 heures, face au bord de mer d’Alicante, où il loge dans un hôtel. A Santa Pola, en guise d’accueil, une grande affiche publicitaire l’interpelle à l’entrée de la ville : « Bienvenue Mariano ! Tu as une maison ? On t’aide à la chercher ? »
Les journalistes et paparazzis, après avoir saisi deux clichés, au travail et en promenade, se sont déjà lassés : on peut difficilement faire plus monotone. Alors que son parti se déchire entre les deux candidats à sa succession lors du congrès prévu les 20 et le 21 juillet, Mariano Rajoy a décidé de ne pas voter aux primaires ni de dévoiler vers qui vont ses faveurs, « afin de ne privilégier aucun candidat ».



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ A Zagreb, les supporteurs croates attendent la finale de la Coupe du monde face à la France avec un espoir teinté d’un sentiment identitaire.
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France - Croatie : « Nous sommes un petit pays, c’est notre fierté nationale »

A Zagreb, les supporteurs croates attendent la finale de la Coupe du monde face à la France avec un espoir teinté d’un sentiment identitaire.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 14h11
    |

                            Allan Kaval (Zagreb, envoyé spécial)








                        



   


Il ne fait pas tous les jours bon vivre dans le quartier de Zaprude, en périphérie de Zagreb. Les barres d’immeubles de huit étages bâties dans les années 1960 racontent une époque lointaine, un pays qui n’existe plus et un quotidien pas toujours facile. La Yougoslavie de Tito, son rêve socialiste et égalitaire ont laissé dans leur sillage des façades un peu décaties mais de jolis espaces verts. Mateo, 45 ans n’éprouve pas pour autant la moindre nostalgie pour l’utopie dont il habite des vestiges encore sur pied.
Depuis quelques mois, il est de retour chez lui. Après diverses affaires plus ou moins réussies au Moyen-Orient et au mitan d’une vie aventureuse, il a retrouvé le quartier populaire qui l’a vu grandir et où ses parents vivent encore. Sans nostalgie. Son pays, c’est la Croatie de 2018 et la Croatie est en finale. Pour Mateo, ce n’est pas qu’une question de football, c’est une question de revanche.
« Nous, les Croates, on n’est jamais assez bien »
« Tu as vu l’arrogance des Anglais avant la demi-finale ? L’arrogance de leurs journaux quand ils parlaient de la Croatie ? L’arrogance de leurs joueurs ? » enrage-t-il, attablé à la terrasse d’un petit café, « ils l’ont bien mérité leur défaite, pas vrai ? » Le match de dimanche n’a pas encore eu lieu mais, pour lui, il s’agit déjà d’un événement historique : « Nous, les Croates, on n’est jamais assez ceci, jamais assez cela pour l’Europe… Jamais assez bien. Eh bien là on est en finale, nous sommes un petit pays, c’est notre fierté nationale. » Une cliente d’une cinquantaine d’années sort avec un café à emporter. Comme beaucoup à Zagreb, elle porte aujourd’hui le maillot national au damier blanc et rouge.
D’après Mateo, dans la capitale et dans tout le pays, le football a tout recouvert. Mais en Croatie le football – c’est un lieu commun – n’est pas qu’un sport. En témoigne la peinture murale qui recouvre le flanc de son ancienne école primaire. Quatre visages juvéniles peints au pochoir. Des gars du quartier. « Trois sont tombés au combat pendant la guerre d’indépendance, raconte Mateo. Le quatrième était un peu bohème. C’est le foie qui l’a tué. Mais il avait une belle âme, ça lui a valu sa place sur le mur. »
Tous étaient des ultras du Dinamo, le club de football de Zagreb dont les supporteurs les plus acharnés ont fourni les premières recrues aux forces croates au début des guerres de Yougoslavie. Avant la guerre, il y avait le football. Après la guerre, il reste le football.
« Cela me rappelle 1998 »
Au début du conflit, Mateo, adolescent, était courrier dans une unité locale croate qui avait creusé des tranchées autour du quartier. Une base de l’armée yougoslave, à dominante serbe, était située à proximité. « Quand ils sont partis, ils ont pris toutes leurs armes, les salauds. » se remémore Matéo, désormais au volant de sa modeste Volkswagen. Un petit ballon au damier blanc et rouge pend au rétroviseur. Zagreb n’est plus une ville en guerre, mais les souvenirs sont vifs. A Zaprudje, bien sûr, mais aussi dans les quartiers plus huppés du centre-ville où l’architecture n’a plus rien de collectiviste. L’urbanisme et l’architecture déploient tout le raffinement ravalé et le charme repeint de la Belle Epoque austro-hongroise.
A deux pas de la place centrale, Slavitsa – qui ne donnera pas son nom de famille – vient de garer son 4 × 4 noir. Damier rouge et blanc sur les housses qui recouvrent les rétroviseurs. Damier rouge et blanc sur deux petits fanions en plastique accrochés à la fenêtre arrière du véhicule. Damier rouge et blanc sur le tee-shirt qu’elle porte au-dessus de son chemisier. Notaire et mère de famille, Slavitsa s’enthousiasme : « La ferveur qu’on ressent, la fierté d’être croate, notre cohésion, cela me rappelle 1998. »
Reconnue internationalement depuis six ans, dont trois de conflit avec les ex-Républiques yougoslaves voisines, accédait il y a deux décennies aux demi-finales du Mondial avant d’être sortie par un doublé de Lilian Thuram. L’échec si près du but avait laissé un souvenir cuisant à ceux qui avaient l’âge, alimentant au passage diverses théories du complot farfelues. Alors dimanche, voilà une nouvelle revanche à prendre.
Football, nationalisme et guerre
Slavitsa a quelque chose à ajouter : « La ferveur de 1998, c’était déjà le prolongement de notre victoire, de notre indépendance. » Le football, le nationalisme, la guerre. Les fils invisibles qui relient ces univers pris à chaque fois comme un bloc tissent une mémoire, une identité et on ne fait pas le tri dans les gloires et les horreurs qui l’habitent. Entre les chapeaux à damier, les maillots de l’équipe nationale, les casquettes et les drapeaux en tout genre qu’on trouve en vente dans les rues et dans les boutiques à touristes, et qui arrivent à rupture de stock d’après Gabriella Taliareti, vendeuse de souvenirs établie près de la cathédrale, on trouve les traces d’une histoire un peu plus ancienne.
Certains des articles font référence au régime des Oustachis. Cet Etat d’inspiration fasciste allié à l’Allemagne nazie pendant la seconde guerre mondiale qui s’est rendu coupable des pires exactions contre les populations serbes et juives présentes sur son territoire ressurgit sous la forme d’un jeu de mot. « Soyez prêts ! » le slogan des Oustachis résonne dans le slogan « soyez fiers ! » dont sont frappés des tee-shirts aux coloris variés mis en vente pour la finale. Au-delà leurs rivalités parfois meurtrières, les ultras des grands clubs croates ne rechignent pas à s’approprier de la même manière croix gammées et autres symboles d’extrême droite à l’occasion des matchs du championnat national comme à l’étranger.
Fran, 18 ans, n’a que faire de ces breloques et des bagarres de supporteurs qui rythment la vie du football croate. Il ne supporte que l’équipe nationale. « C’est très beau ce qui se passe. Je n’ai jamais vu les gens faire preuve d’autant de bienveillance même en dehors des soirs de match. Ça me donne la chair de poule ! », livre-t-il en ouvrant d’un coup de décapsuleur expert une bouteille de Karlovacko, une des bières nationales, derrière le bar du café où il officie.
Le football croate gangrené par la corruption
Cet été de Coupe du monde, il est serveur dans un établissement fréquenté du centre avant d’intégrer l’école d’aviation civile dont il a remporté le concours haut la main. « Mais bon, dans quelques semaines, tout sera redevenu comme avant, les problèmes économiques seront toujours là… » Une fois diplômé, il compte bien quitter le pays comme tant d’autres jeunes croates. Revenir peut-être à la retraite.
La ferveur que suscitent les succès de l’équipe nationale ne peut pas non plus effacer le fait que Zdravko Mamic, directeur exécutif du Dinamo Zagreb, l’homme fort du football croate mouillé dans un scandale de corruption tentaculaire, ait fui la justice de son pays dans la Bosnie-Herzégovine voisine. Les détournements de fonds concernent d’ailleurs le transfert, en 2004, du milieu de terrain héroïque de la sélection croate, Luka Modric, du Dinamo Belgrad au club londonien de Tottenham. Et ce dernier encourt cinq ans de prison pour faux témoignage devant le tribunal chargé de cette affaire.
D’après la journaliste sportive Dea Redzic du média en ligne Index.hr, le football croate a partie liée à l’identité nationale du pays mais aussi à des travers qui deviennent de plus en plus insupportables à la population : « Le football croate est gangrené par un système mafieux qui est directement lié à l’élite politique. » La présidente de la République Kolinda Grabar-Kitarovic n’a pas manqué de s’afficher abondamment à Moscou comme la première supportrice de l’équipe nationale. Ses liens avec le parrain du football croate fugitif sont cependant connus. « Maintenant, le gouvernement veut tirer parti de ces succès et faire oublier aux gens tous ces problèmes. Mais les gens ne sont pas dupes, la victoire de notre équipe est la nôtre, celle du peuple, pas la leur. »

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ De Nike à Apple en passant par les Galeries Lafayettes, une quinzaine de nouvelles enseignes vont ouvrir sur l’avenue d’ici à 2020, et raviver son attrait pour les touristes.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ La journaliste Astrid de Villaines avait déposé une plainte contre le présentateur de « Questions d’info », en novembre 2017, pour agression sexuelle.
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Le journaliste de LCP Frédéric Haziza, accusé d’agression sexuelle, a eu un rappel à la loi

La journaliste Astrid de Villaines avait déposé une plainte contre le présentateur de « Questions d’info », en novembre 2017, pour agression sexuelle.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 14h55
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 16h12
   





                        


Frédéric Haziza, présentateur vedette de La Chaîne parlementaire (LCP), qui faisait l’objet d’une enquête à la suite d’accusations d’agression sexuelle portées par la journaliste Astrid de Villaines dans une plainte, a fait l’objet d’un rappel à la loi, le 11 juillet.
« Le parquet de Paris lui a remis une convocation devant le délégué du procureur qui lui a notifié un rappel à la loi », a précisé une source judiciaire à l’AFP, confirmant l’annonce faite par le journaliste dans la matinée sur le site La Règle du jeu.

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« Je n’ai jamais été un agresseur sexuel », s’est défendu Frédéric Haziza dans une tribune sur ce site, évoquant un « pincement aux mollets blagueur » alors que la journaliste décrit un pincement à la fesse.
« Il m’a juste été rappelé, le 11 juillet, qu’il valait mieux éviter désormais les blagues vaseuses », a-t-il commenté au sujet de ce rappel à la loi, une mesure alternative aux poursuites pénales, qui vient clore l’enquête menée par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne.
« Un geste lourd mais jamais à connotation sexuelle »
Cette mesure a été décidée en présence « de versions contradictoires », selon son avocate Jacqueline Laffont, qui souligne que le délégué du procureur avait employé les termes de « rappel à la loi – classement sans suite ». Selon elle, son client a reconnu « qu’il avait eu un geste lourd mais jamais à connotation sexuelle ».
Le parquet de Paris avait ouvert cette enquête préliminaire après la plainte déposée le 19 novembre dernier par une ancienne collègue de la chaîne, la journaliste Astrid de Villaines, l’accusant de faits s’étant déroulés en novembre 2014.
Dans sa plainte, révélée par le site Buzzfeed, elle relatait que Frédéric Haziza lui avait pincé la fesse après lui avoir bloqué le passage dans les bureaux de la chaîne, un geste qui avait valu à l’époque un avertissement au présentateur, selon LCP. La journaliste affirmait s’être décidée à parler à la faveur du contexte de la libération de la parole des femmes, consécutive au mouvement #metoo et à l’affaire Weinstein.
L’affaire avait suscité des remous au sein de la chaîne, qui avait suspendu dans la foulée son présentateur vedette avant de le réintégrer au début de janvier.
Ce retour avait suscité la colère d’une partie de la rédaction, qui avait voté une motion de défiance à l’encontre des dirigeants de la chaîne, et motivé en partie la décision en février de son accusatrice de démissionner.

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La direction avait justifié cette réintégration par le fait qu’une enquête interne avait conclu que, depuis la sanction reçue en 2014, Frédéric Haziza n’avait pas eu de comportements inappropriés.
« J’ai toujours contesté cette histoire. Je suis un blagueur, mais ce n’est pas parce qu’on est un plaisantin qu’on est un agresseur sexuel », a déclaré à l’AFP Frédéric Haziza. Il ajoute que depuis la plainte il « ne plaisante plus » : « J’ai complètement changé de comportement, je serre à peine la main. »
Sur LCP, Frédéric Haziza anime l’émission « Question d’Info » – en partenariat avec l’AFP et Le Point. Il s’entretient également chaque dimanche avec une personnalité politique sur Radio J.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Dimanche, les fan-zones et leurs abords devraient faire l’objet d’une vigilance renforcée.
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14-Juillet et finale de la Coupe du monde : les services de sécurité en alerte

Dimanche, les fan-zones et leurs abords devraient faire l’objet d’une vigilance renforcée.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 06h31
    |

            Elise Vincent








                        



                                


                            

C’est un week-end très chargé et sous haute surveillance qui s’annonce pour les forces de sécurité samedi 14 et dimanche 15 juillet. La nuit du 14-Juillet correspond traditionnellement à un pic de tensions, en particulier dans les quartiers populaires. Mais le fait que ce jour de fête nationale coïncide cette année avec la finale de la Coupe du monde de football, qui plus est avec la France en lice, est une configuration inédite. Un contexte d’autant plus tendu que la menace terroriste n’a pas baissé, deux ans jour pour jour après le traumatisme de l’attentat de Nice qui coûta la vie à 86 personnes et en a blessé plus de 450 autres.
Le ministère de l’intérieur a indiqué vendredi que quelque 110 000 membres des forces de l’ordre seront mobilisés ce week-end en France, dont 12 000 rien que pour la sécurisation des lieux parisiens. En 2017, plus de 80 000 policiers et gendarmes avaient été opérationnels pour le 14-Juillet.
« A week-end exceptionnel, dispositif exceptionnel », confirmait-on, mercredi 11 juillet en soirée, Place Beauvau. « Le 14-Juillet a été anticipé, mais le dispositif est en train d’être adapté en conséquence pour le 15 juillet », ajoutait-on, alors que ce week-end doit aussi se poursuivre la sécurisation du Tour de France et des grands départs en vacances.
En 2016, des projets d’attentat déjoués avant et pendant l’Euro
Les principales préoccupations ont toutefois essentiellement trait aux risques de violences urbaines d’un côté et à la menace terroriste de l’autre. En 2016, plusieurs projets d’attentat visant l’Euro avaient été « déjoués » avant et pendant la compétition. L’un d’eux a été attribué à Reda Kriket, un Franco-Algérien arrêté en mars 2016, quelques mois seulement avant le début des matchs. Un véritable arsenal de guerre avait été retrouvé en sa possession dans une planque d’Argenteuil (Val-d’Oise). En 2017, dans un autre registre, des policiers s’étaient violemment retrouvés pris à partie la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Il existe onze jours fériés en France, dont le 14 juillet. Mais leurs dates et origines sont parfois méconnues.
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Quiz : connaissez-vous vraiment les onze jours fériés français ?

Il existe onze jours fériés en France, dont le 14 juillet. Mais leurs dates et origines sont parfois méconnues.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 17h23
    |

            Mathilde Damgé et 
Pierre Breteau








                        


Qu’est-ce que la Pentecôte ? Quel rapport entre Pétain et le 1er-Mai ? Pourquoi Noël tombe-t-il le 25 décembre ? Et pourquoi le 1er janvier a-t-il été institué ? Autant de questions auxquelles vous pourrez répondre avec ce quiz sur l’origine des jours fériés.

var input = [{"description":"","question":"Pourquoi le 1er janvier a-t-il été institué ?","choices":[" Pour faciliter le calcul de l'impôt"," Pour célébrer l'arrivée d'une nouvelle année","Pour uniformiser le royaume de France et réconcilier protestants et catholiques"],"bonnereponse":"Pour uniformiser le royaume de France et réconcilier protestants et 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le lundi de Pâques est-il férié ?","choices":[" Pour célébrer la résurrection du Christ"," Pour faire un pélerinage à Rome","Pour fêter l'arrivée du printemps"],"bonnereponse":" Pour faire un pélerinage à 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que l'Ascension ?","choices":["La date à partir de laquelle le soleil monte plus vite dans la journée","La montée du Christ sur la croix"," La montée du Christ au ciel"],"bonnereponse":" La montée du Christ au ciel","incorrect":"004300270065007300740020006c002700e9007000690073006f006400650020007100750069002000730075006900740020006c00610020005200e900730075007200720065006300740069006f006e002e00200043006f006d006d00650020005000e20071007500650073002c00200063002700650073007400200075006e00650020006600ea0074006500200022006d006f00620069006c006500220020003a0020006300650074007400650020006600ea00740065002000630068007200e9007400690065006e006e006500200065007300740020006300e9006c00e90062007200e900650020006c0065002000710075006100720061006e0074006900e8006d00650020006a006f007500720020006400650020006c00610020007000e900720069006f0064006500200063006f006d006d0065006e00e70061006e00740020006c0065002000640069006d0061006e0063006800650020006400650020005000e20071007500650073002e","correct":"004300270065007300740020006c002700e9007000690073006f006400650020007100750069002000730075006900740020006c00610020005200e900730075007200720065006300740069006f006e002e00200043006f006d006d00650020005000e20071007500650073002c00200063002700650073007400200075006e00650020006600ea0074006500200022006d006f00620069006c006500220020003a0020006300650074007400650020006600ea00740065002000630068007200e9007400690065006e006e006500200065007300740020006300e9006c00e90062007200e900650020006c0065002000710075006100720061006e0074006900e8006d00650020006a006f007500720020006400650020006c00610020007000e900720069006f0064006500200063006f006d006d0065006e00e70061006e00740020006c0065002000640069006d0061006e0063006800650020006400650020005000e20071007500650073002e","indice":"","rowNumber":5},{"description":"","question":"Qu'est-ce que la Pentecôte ?","choices":["La manifestation du Saint-Esprit auprès des apôtres","Le dernier pont de mai avant les vacances d'été","Le dernier repas des disciples du Christ"],"bonnereponse":"La manifestation du Saint-Esprit auprès des apôtres","incorrect":"004c00650020006c0075006e00640069002000640065002000500065006e00740065006300f400740065002000610020006c0069006500750020003100300020006a006f007500720073002000610070007200e800730020006c00270041007300630065006e00730069006f006e002000280064006f006e00630020003500300020006a006f007500720073002000610070007200e800730020005000e2007100750065007300290020006500740020006300e9006c00e80062007200650020006c00610020006d0061006e00690066006500730074006100740069006f006e0020006400750020004300680072006900730074002000720065007300730075007300630069007400e900200073006f007500730020006c006100200066006f0072006d00650020006400650020006c00270045007300700072006900740020005300610069006e0074002c00200064006500730020006c0061006e00670075006500730020006400650020006600650075002000640061006e00730020006c00610020004200690062006c0065002e0020004c00650020007400650078007400650020006200690062006c00690071007500650020006d0065006e00740069006f006e006e006500200061007500730073006900200071007500650020006c006500730020006400690073006300690070006c0065007300200072006500e7007500720065006e00740020006c006500200064006f006e00200064006500730020006c0061006e006700750065007300200070006f0075007200200070006f00750076006f00690072002000e900760061006e006700e9006c0069007300650072002e","correct":"004c00650020006c0075006e00640069002000640065002000500065006e00740065006300f400740065002000610020006c0069006500750020003100300020006a006f007500720073002000610070007200e800730020006c00270041007300630065006e00730069006f006e002000280064006f006e00630020003500300020006a006f007500720073002000610070007200e800730020005000e2007100750065007300290020006500740020006300e9006c00e80062007200650020006c00610020006d0061006e00690066006500730074006100740069006f006e0020006400750020004300680072006900730074002000720065007300730075007300630069007400e900200073006f007500730020006c006100200066006f0072006d00650020006400650020006c00270045007300700072006900740020005300610069006e0074002c00200064006500730020006c0061006e00670075006500730020006400650020006600650075002000640061006e00730020006c00610020004200690062006c0065002e0020004c00650020007400650078007400650020006200690062006c00690071007500650020006d0065006e00740069006f006e006e006500200061007500730073006900200071007500650020006c006500730020006400690073006300690070006c0065007300200072006500e7007500720065006e00740020006c006500200064006f006e00200064006500730020006c0061006e006700750065007300200070006f0075007200200070006f00750076006f00690072002000e900760061006e006700e9006c0069007300650072002e","indice":"","rowNumber":6},{"description":"","question":"Qu'y a-t-il eu le 14 juillet ?","choices":["La manifestation des sans-culotte devant le chateau de Versailles","La prise de la Bastille","L'abolition des privilèges"],"bonnereponse":"La prise de la 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fête-t-on le 15 août ?","choices":["La 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que la Toussaint ?","choices":["La fête des morts","La fête de tous les saints","Le début de l'hiver"],"bonnereponse":"La fête de tous les 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l'invasion de la France par l'Allemagne nazie","De la libération des camps"," De la fin de la première guerre mondiale"],"bonnereponse":" De la fin de la première guerre 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Wimbledon : Djokovic décroche face à Nadal sa vingt-deuxième finale en Grand chelem

Le Serbe s’est imposé en cinq sets face à l’Espagnol, samedi, lors d’une rencontre de plus de cinq heures interrompue par la nuit, hier.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 17h06
   





                        



   


Novak Djokovic s’est qualifié samedi pour la finale du tournoi de Wimbledon en dominant le numéro un mondial Rafael Nadal en cinq sets (6-4, 3-6, 7-6 (11/9), 3-6, 10-8) et plus de 5 heures de jeu disputés sur deux jours.
Le Serbe, titré trois fois à Londres – en 2011, 2014 et 2015 – affrontera dimanche le Sud-Africain Kevin Anderson, qui a bataillé pendant 6 heures et 36 minutes vendredi pour venir à bout de l’Américain John Isner, lors du deuxième plus long simple de l’histoire en Grand Chelem.
Ce match sans fin – Anderson a remporté le cinquième set 26 jeux à 24 – avait contraint Nadal et Djokovic à patienter de longues heures avant de pénétrer sur le court central. Les deux champions ont dû revenir sur le terrain samedi car le couvre-feu imposé par les résidents de Wimbledon, les avait coupés dans leur élan vendredi soir.
Nadal s’offre la quatrième manche
Djokovic menait deux manches à une – après avoir effacé trois balles de set dans le troisième acte – quand la partie a repris sous le toit du court central, malgré le radieux soleil londonien.
Ces conditions ont plutôt tendance à favoriser le jeu du Serbe mais c’est pourtant Nadal qui s’offre la quatrième manche.
Dans le cinquième set, Rafael Nadal écarte une balle de break sur un service gagnant, avant de donner le tournis au Serbe en enchaînant amortie, lob et coup droit gagnant pour renverser la situation et convertir son jeu de service (4-4).
Djokovic, à son tour, écarte alors cinq balles de break dont trois dans un quinzième jeu irrespirable, qui a duré treize minutes (8-7). Le Serbe se procure une balle de match sur le jeu suivant, effacée par une amortie hardie de Nadal. Mais à 9-8, Djokovic décroche trois nouvelles balles de match et fait enfin céder l’Espagnol.
Pour Novak Djokovic, c’est la première finale en Grand Chelem depuis l’édition 2016 de l’US Open et la vingt-deuxième de sa carrière, pour douze victoires depuis 2005.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Cet été, « M » revisite les bâtiments parfois décriés du littoral. Première halte à Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, où 1 300 appartements répartis sur quatre grands voiliers de béton entourent un élégant port de plaisance.
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Sur la Côte d’Azur, le secret des pyramides Marina Baie des Anges


                      Cet été, « M » revisite les bâtiments parfois décriés du littoral. Première halte à Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, où 1 300 appartements répartis sur quatre grands voiliers de béton entourent un élégant port de plaisance.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 14h06
    |

                            Anne-Lise Carlo








   


Des pyramides ou des collines ? La forme symbolique de la résidence Marina Baie des Anges, amarrée entre Antibes et Nice, reste un mystère. Les courbes des bâtiments, inédites jusque-là, viendraient d’un premier dessin griffonné dans le creux de la main de l’architecte André Minangoy. De ses croquis naîtront 1 300 appartements répartis sur quatre grands voiliers de béton entourant un élégant port de plaisance. Dopé par le développement du tourisme balnéaire, le promoteur immobilier Jean Marchand plonge alors dans l’aventure de sa vie juste après Mai 68.
Si les deux premiers bâtiments se construisent et se vendent aisément, les deux autres mettent presque vingt-cinq ans à voir le jour entre aléas de construction et soucis économiques. « Malgré cela, mon mari n’a jamais accepté de renoncer à son projet. On lui a souvent prédit que Marina finirait par s’effondrer mais les bâtiments ne vieillissent pas », confie Sylvie Marchand, veuve du promoteur qui réside sur place.
Balcons décalés
Le complexe a ses moments de gloire et, durant les années 1970, il y a plus de Ferrari ici qu’à Monaco. Dans la résidence se forme peu à peu une communauté discrète et soudée, celle des « mariniens », qui jouissent d’être comme seuls embarqués sur un grand paquebot grâce aux balcons décalés qui les isolent de leurs voisins et offrent une vue sur mer. Commerces et piscine privée complètent idéalement l’îlot.

Mais la controverse s’installe. En 1983, Max Querrien, alors président de la Caisse nationale des monuments historiques et des sites, fait part de son mécontentement à la télévision. Ces bâtiments « terriblement oppressants » seraient tout droit sortis de « la science-fiction ». Pour François Spoerry, l’architecte de la cité lacustre de Port-Grimaud, ces « beaux bâtiments » n’avaient « pas leur place sur une côte mais dans une ville nouvelle ».
En guise de réponse, l’architecte André Minangoy renverse les points de vue : « A l’échelle de la mer, rien n’est monstrueux. » Au fil du temps, les lignes de béton de Marina font référence et inspirent le village olympique de Montréal en 1976 ou l’Hôtel Jumeirah Beach à Dubaï en 1997. Depuis 2000, la résidence de la Côte d’Azur est classée Patrimoine du xxe siècle et ses appartements les plus spacieux et les plus en hauteur se vendent aujourd’hui 11 000 euros le mètre carré.
Y aller
En train : Aller-retour Paris Gare de Lyon-Nice à partir de 90 € en billets prem’s.
En avion : Aller-retour Paris-Orly-Nice à partir de 80 €.
Visite guidée
Le mercredi à 10 h en juillet-août. Réservation à l’Office du tourisme de Villeneuve-Loubet.



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Bon courage ! 1|6. Il n’est pas ici question d’héroïsme, mais de cette vertu qui fait tenir au quotidien. Cette semaine, la philosophe Gaëlle Jeanmart oppose la conception chrétienne à la conception antique du courage.
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Gaëlle Jeanmart : « Le courage, une bataille intérieure ou un geste d’éclat »

Bon courage ! 1|6. Il n’est pas ici question d’héroïsme, mais de cette vertu qui fait tenir au quotidien. Cette semaine, la philosophe Gaëlle Jeanmart oppose la conception chrétienne à la conception antique du courage.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 12h05
    |

                            Julie Clarini








                        



   


Spécialisée en histoire de la philosophie antique et médiévale, maîtresse de conférences à l’université de Liège, Gaëlle Jeanmart est l’auteure d’une Généalogie de la docilité dans l’Antiquité et le Haut Moyen Age (Vrin, 2007) et, avec Thomas Berns et Laurence Blésin, de Du courage. Une histoire philosophique (Belles Lettres, 2010).
Pas un jour ne passe sans que l’on nous souhaite du courage pour accomplir les tâches les plus quotidiennes, celles qui nous incombent en tant que parent, travailleur, citoyen… De quel courage parle-t-on ?
Il y a plusieurs sens au mot « courage ». Le mot grec andreia, dérivé de aner, « homme » (ou ­virtus, en latin, dérivé de vir), se rapporte à la virilité, au monde de la guerre : c’est le courage du guerrier capable d’un geste d’éclat. Dans un premier temps, c’est un courage dont on n’est pas responsable, celui que les dieux d’Homère insufflent à Achille comme une sorte de bise. Avec Platon arrive un mouvement d’intériorisation : le courage est alors la force intérieure qu’il faut au soldat pour garder son poste, malgré les flèches qui pleuvent et le camarade qui tombe sous ses yeux.
Un changement majeur survient ensuite avec les chrétiens, qui correspond à notre usage du mot « courage ». Dorénavant on assume l’espèce de fatigue de l’existence : plus besoin de la guerre pour être courageux, l’existence est une épreuve suffisamment difficile ! Le courage est ce dont on a besoin tous les jours en se levant, comme si nous étions des soldats de l’existence. Son opposé n’est plus la couardise mais la paresse. On est passé du geste d’éclat, apanage des hommes, à l’acte minuscule, à la petite résistance au découragement – accessible aux femmes.
Dans les deux cas, il s’agit de trouver de la force ?
Oui. Mais chez Homère, les ressorts du courage et de la force sont externes, alors que la question qui se pose aux chrétiens est précisément l’inverse : comment fait-on pour être responsable de sa force morale ? On pense alors le courage comme le socle même des trois autres vertus cardinales parce qu’il est la force qui permet d’être prudent, tempérant, juste.
Les chrétiens posent alors la question de comment devenir courageux. Ils développent une tradition d’exercices spirituels qui rappellent les méditations à la mode aujourd’hui, mais qui s’appuient sur la grille des vertus. Chacun examine les actes et les pensées de la journée, dans une sorte de dédoublement permanent, en cherchant à savoir s’il a cédé au découragement, par exemple.
Le renversement, c’est que, alors que les stoïciens, dans des exercices très proches, se demandaient positivement comment ils allaient devenir meilleurs, les chrétiens se demandent par où ils ont péché. Le chrétien ausculte en permanence la pointe de paresse en lui. On peut, du même coup, se demander si la fabrique de soi comme être courageux est enviable et regretter le retour d’une injonction au courage !
Cela change l’idée qu’on se fait du courage comme héroïsme. Ce n’est plus ce qui conduit à l’acte exceptionnel ?
La virtus, le courage des Romains, c’est l’immortalité conquise par le geste qui reste dans les mémoires. Chez les chrétiens, le courage devient une bataille intérieure, qui ne doit pas être perçue : je lutte contre tous les vices et je suis condamné à lutter perpétuellement parce que je ne serai jamais parfait. On perd le lien grec entre vertu, visibilité et virilité. C’est peut-être à la condition de devenir ainsi banal et invisible que le courage a pu devenir aussi une qualité féminine.
On rejoint des combats féministes actuels pour faire reconnaître l’importance du care [l’ensemble des activités suscitées par l’empathie, la prévenance, la sollicitude] : ces éthiques du soin, du souci de l’autre, sont des éthiques de l’invisibilité.
Mais en vous parlant, je me fais la réflexion que nous vivons plutôt un retour du super-héros et à nouveau le règne de l’éclat et de la visibilité. Il y a toujours cette tension entre le courage éclatant du ­super-héros et le courage qu’on pourrait dévaloriser, d’une nature plus besogneuse, qui définit un rapport à l’existence sous la forme du labeur, de l’effort, du consentement à se lever le matin.
Justement, le courage est-ce rompre ou persévérer ? Parce qu’il peut y avoir des appels à être courageux qui sont des incitations à la résignation…
C’est une question très légitime. D’une certaine façon, le courage est à la mode, c’est la seule des quatre vertus cardinales (avec la prudence, la tempérance et la justice) qui nous intéresse encore. « Soyons tempérants ! » : est-ce qu’on se le dirait tous les matins ? Certainement pas. Mais alors, que cherche-t-on à entretenir ou à valoriser avec l’injonction au courage ?
Si l’idée est qu’on doit se lancer sans faillir dans une lutte pénible pour subir l’existence, c’est en effet une vertu de résignation bien arrangeante. Je questionnerais cela d’autant plus que, quand on dit « sois courageux », il y a une sorte de paradoxe potentiel : est-ce que ça m’aide vraiment qu’on m’exhorte ? Ou est-ce que ça me renvoie seulement à mon impuissance à l’être sur commande ?
On peut alors se demander ce qui détermine le courage…
En effet. Quelles sont les conditions du courage ? Qu’est-ce qui nous rend courageux ? En Chine, si j’en crois un exemple donné par le philosophe François Jullien, c’est la première question qu’on se pose : dans quelle situation mettre les gens pour qu’ils fassent montre de courage ? On n’attend pas des soldats qu’ils soient courageux par le fruit d’une vertu intérieure personnelle. Le bon stratège pense plutôt une situation dans laquelle les soldats vont être acculés.
D’ailleurs, lorsqu’on se demande quand on a été courageux, on trouve des moteurs de ce type-là. Si la situation est tout à fait désespérée, on ne peut pas ne pas l’être. Le courage arrive sans nous, malgré nous : « Je n’ai pas réfléchi. »
A vous entendre, l’acte de courage ne serait pas forcément une décision prise en pleine connaissance de cause ?
Entre le portrait chinois et le héros occidental, la différence est celle de la considération sur la liberté comme source de l’éthique. On peut considérer qu’il n’y a pas d’éthique sans le présupposé d’une capacité à se construire soi-même, selon tel ou tel modèle ou en incarnant telle vertu, principe, souci.
Mais d’un point de vue déterministe, l’acte moral est conçu comme étant le fruit d’un ensemble de conditions comme le contexte, la façon dont sa personnalité s’est construite, etc. Les philosophies matérialistes ont contesté l’idée de libre arbitre et de responsabilité individuelle. Sommes-nous bien responsables du courage dont nous sommes capables ?
Outre les affects comme le désespoir, quelles seraient les autres conditions du courage ?
Je pencherais pour ce qui a été suggéré par le philosophe américain John Dewey : on est courageux quand on ne représente pas que soi-même mais une idée qui nous dépasse et pour laquelle on est prêt à se sacrifier. C’est d’autant plus facile si on appartient à un groupe qui défend cette idée.
Réfléchissons au courage des terroristes auxquels nous sommes confrontés en Europe : plus le groupe auquel ils appartiennent est stigmatisé, plus ce ressort du courage est potentiellement puissant. Nous sommes probablement gênés de qualifier de courageux de tels actes, comme si par là nous les encouragions. Il s’agit seulement, ici, de penser les moteurs de l’acte courageux dans sa dimension de force et de sacrifice, pas d’en juger le bien-fondé.
Voulez-vous dire que le courage n’est pas toujours une vertu ?
En rappelant ces actes terroristes, on pourrait en effet se demander dans quelles conditions le courage est une vertu. Et, dans l’autre dimension du courage, la plus quotidienne, la plus banale, avoir le courage d’assumer le programme de la journée, est-ce si intéressant que cela ? D’un point de vue autant éthique que politique, il vaudrait peut-être mieux résister !
La semaine prochaine : Frédéric Gros, philosophe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Moins d’un an après l’affaire Weinstein et le mouvement #metoo, les festivals de musique français tentent de prévenir les situations de harcèlement et les agressions sexuelles. Encore trop fréquentes.
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Dans les festivals, « tous les ans, il y a un mec pour me peloter pendant un concert »

Moins d’un an après l’affaire Weinstein et le mouvement #metoo, les festivals de musique français tentent de prévenir les situations de harcèlement et les agressions sexuelles. Encore trop fréquentes.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 10h10
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 10h29
    |

            Romain Geoffroy et 
                                Brice Laemle








                        



                                


                            

A l’heure de la sieste, des pieds dépassent des tentes chauffées par un soleil de plomb. Au camping des Eurockéennes de Belfort, samedi 7 juillet, on prend des forces et l’apéro, on s’arrose avec des pistolets à eau ou on se prépare pour les premiers concerts de l’après-midi. Vautrés sur des sièges de pêcheur, casquettes sur la tête et boissons anisées à la main, six jeunes hommes reluquent les filles qui reviennent de la douche, et leur assènent des réflexions sur leurs physiques en ricanant. « Libérez vos nichons ! », « montre un tété ! », « sympa le petit short »… Toutes ont droit à une petite phrase. Quelques-unes répondent, mais la plupart font mine d’ignorer les remarques, elles laissent filer.
Séparée par quelques tentes de l’allée centrale du camping, Caroline avoue s’être habituée à la misogynie qui règne l’été dans les festivals. « C’est devenu classique, tous les ans il y a un mec pour me peloter pendant un concert », dit presque blasée cette urbaniste franc-comtoise de 26 ans. Pour autant, pas question pour elle de louper « les Eurocks », qui réunissent chaque année 135 000 spectateurs et ouvrent le bal des festivals d’été.
« Les lieux festifs sont associés à des lieux de rencontres, et certains dépassent les bornes, confirme Mathilde Neuville, cofondatrice de la jeune association de prévention Consentis. Pour le harcèlement de rue ou au travail, il y a une prise de conscience qui s’établit. Mais on s’est rendu compte qu’il restait une zone grise. »
Des plaintes chaque année
Un constat qui dépasse les frontières. En avril, aux Etats-Unis, une journaliste de Teen Vogue interrogeait 54 jeunes femmes venues danser dans le désert californien au festival Coachella. Toutes disaient avoir « été victimes d’agressions sexuelles ou de harcèlement cette année ». Au Royaume-Uni, l’institut de sondage YouGov a mené une enquête auprès de 1 188 festivaliers. Publiée en juin, l’étude...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ L’an dernier, la promotion du 14 juillet, la première d’Emmanuel Macron, avait été « exceptionnellement resserrée » à 101 personnalités.
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Michel Bouquet, Laurence Parisot, Olivier Py... Qui sont les 392 promus de la Légion d’honneur du 14-Juillet ?

L’an dernier, la promotion du 14 juillet, la première d’Emmanuel Macron, avait été « exceptionnellement resserrée » à 101 personnalités.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 11h20
   





                        



   


Ils sont 392 à être distingués cette année pour la promotion de la Légion d’honneur du 14-Juillet. Chercheurs, magistrats, artistes, élus ou industriels, illustres ou moins connus, composent cette cohorte, à parité hommes-femmes rigoureuse.
La culture a évidemment une place de choix dans cette promotion. Michel Bouquet, 92 ans, est ainsi élevé à la dignité de grand’croix. L’actrice Marie-Christine Barrault est promue commandeur, le réalisateur Claude Lelouch officier, et, en plein festival d’Avignon, son directeur Olivier Py chevalier. De même, l’éditeur Jacques Glénat est fait chevalier, comme la journaliste Catherine Nayl, directrice de l’information de France Inter. Autre journaliste, aujourd’hui au CSA, Mémona Hintermann-Afféjee, est promue officière.
Parmi les promus, on trouve également la gynécologue Joëlle Kauffmann (grand officier), l’oncologue Laurence Zitvogel (officier), ou encore Claire Compagnon, déléguée interministérielle à la stratégie pour l’autisme (chevalier).
NKM, Mourad Boudjellal et Jean Jouzel
Dans la recherche, sont distingués le climatologue Jean Jouzel et la physicienne et secrétaire perpétuelle de l’Académie des sciences Catherine Bréchignac, faits commandeurs, la biologiste Margaret Buckingham et l’historien Marc Fumaroli de l’Académie française, tous deux grands officiers.
Pour leur contribution à l’innovation en matière de technologie numérique, sont cités le président de la start-up Actility Olivier Hersent et le PDG de Rakuten Olivier Mathiot (chevaliers).
Au chapitre du développement durable, sont distinguées Anne-Marie Ducroux (présidente de la section environnement du Conseil économique social et environnemental), et Nathalie Boyer, ambassadeur de l’économie circulaire (chevaliers).
« Le développement économique est encouragé par la distinction d’acteurs appartenant à des entreprises de toutes tailles », explique la Grande chancellerie : ainsi Laurence Parisot, présidente de Gradiva et ex-patronne du Medef (officier), la PDG d’Yves Saint Laurent Francesca Bellettini, le DG d’Orano (ex-Areva) Philippe Knoche, mais aussi le maître verrier Dominique Duchemin et le chocolatier Patrick Roger (chevaliers).
Pour le sport, Mourad Boudjellal, président du Rugby Club toulonnais, devient chevalier.
Pour « service de l’Etat » enfin, d’anciens ministres ou parlementaires sont distingués comme Christiane Scrivener (grand’croix), Jean-Claude Gaudin (officier), Elisabeth Guigou, Nathalie Kosciusko-Morizet, Patrick Ollier (chevaliers).
Egalement dans cette promotion, Michel Delpuech, préfet de police de Paris, et Catherine Guillouard, PDG de la RATP.
Consultez l’intégralité de la promotion du 14-Juillet 2018 : 

   Légion d'honneur 140718 by Le Monde on Scribd

« Retrouver l’esprit » de Bonaparte
L’an dernier, la promotion du 14-Juillet, la première d’Emmanuel Macron, avait été « exceptionnellement resserrée » à 101 personnalités. En novembre, le président a décidé une révision des critères d’attribution, annonçant une réduction du nombre de bénéficiaires pour « retrouver l’esprit » de la plus haute distinction française, créée en 1802 par Napoléon Bonaparte. A ce jour, 92 000 personnes ont été récompensés pour leurs mérites éminents au service de la nation.
Hors promotion spéciale, la promotion du 14-Juillet est l’une des deux promotions civiles annuelles de la Légion d’honneur, avec celle du 1er janvier. Celle de Pâques a été supprimée cette année. Deux promotions militaires sont également publiées chaque année, l’une en avril-mai pour les militaires de réserve et anciens combattants, l’autre en juin-juillet pour ceux d’active.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Matteo Garrone met en scène une fable macabre dont le héros est un toiletteur pour chiens romain, joué par Marcello Fonte.
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« Dogman » : un violent et singulier carnaval

Matteo Garrone met en scène une fable macabre dont le héros est un toiletteur pour chiens romain, joué par Marcello Fonte.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 07h28
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 17h06
    |

                            Jean-François Rauger








                        



   


L’avis du « Monde » – à voir
Un danger menace le cinéma de Matteo Garrone, celui d’une certaine complaisance dans la peinture de figures plus grotesques que nature, d’une humanité dont la monstruosité folklorique désamorcerait la crédibilité et la sincérité d’un propos déterminé par l’alliage de situations familières, ou du moins réalistes, avec un certain baroque carnavalesque.

        Lire la critique parue lors du Festival de Cannes :
         

          « Dogman », farce macabre à l’italienne



Le précédent film du cinéaste, Tale of Tales (2015), avait marqué les limites d’une recette qui s’était laissé absorber par un goût faisandé pour l’abstraction fantaisiste de l’enluminure. Alors que les voyous napolitains de Gomorra (2008) ou la famille prolétarienne et naïve de Reality (2012) étaientparvenus à une forme d’authenticité que ne menaçaient pas certaines outrances. Pour cela, le cinéaste a mis au point un style particulier. Une manière de rendre « naturel » ce qui semble parfois excéder toute nature. En immergeant sa caméra, souvent portée à l’épaule, au cœur des scènes, en optant pour l’illusion d’une captation des aléas d’une vie marginale, Matteo Garrone a su concilier banalité et théâtralité farcesque. Dogman retrouve donc, avec un certain bonheur, cette veine.
Le film est tiré d’un fait divers réel de la fin des années 1980
La réussite du nouveau film de Matteo Garrone tient, en effet, dans cet équilibre délicat, cette manière de faire croire à une nature grotesque, mais non irréaliste, de la vie elle-même. Le film est tiré d’un fait divers réel de la fin des années 1980 dont le déroulement fut, paraît-il, encore plus horrible que sa transposition cinématographique.

        Lire le portrait :
         

          Marcello Fonte, une vie d’homme et de chien errant



Dans une banlieue oubliée du sud de Rome, Marcello, timide et chétif toiletteur pour chiens, revendeur de drogue pour arrondir ses fins de mois, doit subir les humeurs, les violences, le chantage affectif tout autant que la brutalité physique, de Simoncino, récemment sorti de prison, entraînant régulièrement le malheureux dans des ennuis qui lui vaudront plusieurs mois de prison. Comment échapper à l’emprise et à la violence d’un barbare qui empoisonne l’existence de la petite communauté de banlieusards paupérisés caractérisant l’environnement des deux hommes, communauté dont l’existence semble parfois tenir de la survie ?

   


Une parabole politique
Une des qualités du film de Matteo Garrone réside, tout d’abord, dans la façon dont il évite les conventions du film de genre. Certes, Dogman pourrait être assimilé, si on le réduisait à la seule structure de son récit, à un film de vengeance au terme duquel le héros obtiendrait, par la violence, un soulagement et une rétribution que le spectateur, mis en condition durant une heure trente parce qu’il a assisté au calvaire de Marcello, aurait appelés de ses vœux. Mais cette issue, catharsis finale longtemps désirée, ne sera toutefois qu’une manière de continuer l’abjection du présent, l’horreur comme dernier recours d’un faible face à la force. Un échec peut-être et du moins une action qui laissera le protagoniste, à l’aube, sur son coin de plage sordide, encore plus seul, comme écarté désormais de l’humanité elle-même.
On a pu voir dans le film de Matteo Garrone une parabole politique – Simoncino incarnant le retour d’une barbarie venue du passé pour se nourrir, tout en les accroissant, de l’angoisse et du désarroi engendrés par la crise économique et morale de la société italienne en particulier, de l’Europe en général. Dogman réussit aussi le miracle de transporter le spectateur au cœur d’un univers où, à la vérité d’une approche sociologique et anthropologique, se mêle l’artificialité d’un singulier carnaval humain et animal. La farce y est donc inséparable de la tragédie. Il est raisonnable de penser que la formidable performance de Marcello Fonte (prix d’interprétation au Festival de Cannes) y a largement contribué.

        Lire l’enquête :
         

          A Cannes, une renaissance italienne




Film italien de Matteo Garrone. Avec Marcello Fonte, Edoardo Pesce, Alida Baldari (1 h 42). Sur le Web : www.le-pacte.com/france/prochainement/detail/dogman



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Un collectif de quatorze économistes, géographes et urbanistes, parmi lesquels Erik Orsenna, Hervé Le Bras et Dominique Perrault appelle dans une tribune au « Monde » à une refonte complète du découpage politique du territoire francilien.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Il faut « rendre au Grand Paris le souffle qu’il mérite »

Un collectif de quatorze économistes, géographes et urbanistes, parmi lesquels Erik Orsenna, Hervé Le Bras et Dominique Perrault appelle dans une tribune au « Monde » à une refonte complète du découpage politique du territoire francilien.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 15h00
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. La question du Grand Paris, souvent présentée comme un problème d’urbanisme et d’architecture, est d’abord politique. Les institutions comptent. Il est urgent de retrouver du souffle, d’oser enfin la réforme en profondeur.
Il est temps de créer un véritable polycentrisme, exprimant les énergies et les compétences des quatre cinquièmes des habitants qui habitent hors du périphérique, leur vitalité, leur soif d’entreprendre. Temps de faire émerger une vision stratégique sur les sujets qui concernent l’agglomération dans son ensemble : qui peut croire, par exemple, qu’on pourra agir sur la pollution de l’air autrement qu’à cette échelle ?
Une vision simple
Il est temps, pour l’urbanisme, le droit du sol et la construction, de réduire les coûts de transaction, les blocages fonciers, la dispersion des investissements qui résultent de l’émiettement extravagant des pouvoirs communaux. Il est temps, enfin, grand temps, d’organiser une véritable solidarité entre les riches et les pauvres (habitants et collectivités), avec des péréquations non symboliques.
Comment atteindre ces objectifs ? Aujourd’hui, chaque portion de territoire espère capter à son profit les retombées de la puissance de la ville-monde, sans le plus souvent se soucier d’y contribuer. Plus qu’une rationalisation, c’est la création d’un édifice de responsabilité collective qui constitue l’enjeu de la réforme. Certains considèrent que les découpages institutionnels importent peu, qu’il faut penser projets, réseaux, partenariats. Mais les découpages sont là, qui engendrent inefficacités et injustices. Et l’expression démocratique n’existe pas en dehors de la référence territoriale.
S’agissant d’abord des départements, leur découpage fragmente les politiques sociales et perpétue des inégalités de ressources choquantes. Mais leur suppression n’agirait qu’à la marge sur les problèmes majeurs de l’agglomération. Elle n’est donc pas, à notre avis,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Comment et pourquoi se marie-t-on en France en 2018 ? Traditionnelle ou moderne, solennelle ou excentrique, la cérémonie républicaine est un miroir de la diversité de la société française. Cinquième épisode de notre série « Mariez-les ! ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤     


                Mariez-les ! A Octeville-sur-Mer, une « wedding planner » pour « marquer le coup »


Comment et pourquoi se marie-t-on en France en 2018 ? Traditionnelle ou moderne, solennelle ou excentrique, la cérémonie républicaine est un miroir de la diversité de la société française. Cinquième épisode de notre série « Mariez-les ! ».

Le Monde
                 |                 14.07.2018 à 11h00
                 |

            Adrien Naselli

















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Fanny Prokic, 34 ans, est organisatrice de mariages. Dans le jargon, on dit « wedding planner ». Elle a quitté son poste d’assistante de direction en 2015 pour accomplir un rêve tenace. D’ailleurs, elle s’est elle-même mariée dès qu’elle a pu, à l’âge de 25 ans, dans un château à Beuzevillette (Seine-Maritime). « Tout le monde a encore des photos de mon mariage accrochées sur le frigo. J’avais vraiment fait quelque chose de grandiose. C’est mon côté princesse, associé à mon côté organisatrice. Mais par-dessus tout, j’adore réunir les gens. »
Depuis, elle sillonne les routes de campagne au volant de sa petite Peugeot, entre Le Havre et Rouen, pour préparer les unions de couples « très différents à chaque fois ». Tous trouvent en elle une confidente. Voire une psychologue ? « Je ne sais pas si j’irais jusque-là. En tout cas, après le mariage, ils ont du mal à couper le cordon et me proposent de les revoir. Ils me disent que je suis bien plus qu’une “wedding planner”. »

        Lire aussi :
         

                Mariages sous-traités pour couples surchargés



Ce samedi 9 juin, avec sa veste rose fuchsia assortie au rouge à lèvres, elle prend le temps de nous récupérer à la minuscule gare de Montivilliers avant de foncer au château, où elle doit régler les derniers détails avant le mariage de Dorothée et Xavier. A cause du temps maussade, elle n’a pas pu installer le coin photo dans le parc et elle est un peu en retard. Sa principale angoisse : qu’il pleuve. Son assistante, qui intervient habituellement le jour J avec elle, est souffrante. Fanny va devoir tout faire toute seule.
« Le bonheur nous est tombé dessus »
En donnant un coup de main à la fleuriste qui décore la salle du repas, Fanny Prokic raconte son coup de foudre pour la future mariée : « Dorothée est très fleur bleue, tout en étant quelqu’un de très carré. Hier, quand tout était enfin prêt, elle a relâché la pression d’un coup et s’est mise à pleurer dans mes bras. Quelque part, elle me passait le relais. » Pour bénéficier des services de Fanny, il y a deux formules : la « gestion de A à Z » (2 500 euros) ou la « coordination jour J » (650 euros), que Dorothée et Xavier ont choisie.
Les futurs époux ne se sont rencontrés que deux ans plus tôt grâce à une amie commune. « Le bonheur nous est tombé dessus », explique Dorothée, 32 ans, pour qui se marier, c’est « officialiser et prendre son nom ». Elle travaille au service export d’une compagnie maritime au Havre. Xavier, 40 ans et père de jumelles de 8 ans, est « opérateur qualité » dans un laboratoire qui teste les cigarettes.
Les tourtereaux ne roulent pas sur l’or, mais ils ont décidé d’investir dans ce jour important : la soirée se déroulera au château devant lequel Dorothée passe tous les samedis pour aller à son cours d’équitation. Pour 4 500 euros, ils pourront organiser le vin d’honneur dans la cour et profiter d’une salle des fêtes installée en contrebas. Des membres de la famille auront traversé la France depuis Perpignan pour assister à l’union : plusieurs chambres leur sont réservées dans une annexe du château. « Il faut marquer le coup, commente Xavier. Et demander l’aide de Fanny nous permet de ne pas stresser le jour J. »

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« Se marier témoigne plus qu’hier d’un choix »

   


13 h 30. La grille de la mairie est encore fermée. Fanny Prokic accueille les invités qui affluent sur le petit parking encadré de l’autre côté par l’église, et repère les témoins à qui elle doit accrocher une boutonnière. Françoise Degenetais, maire adjointe à l’état civil, au cimetière, au logement et à l’agriculture, arrive cahin-caha et actionne le rideau électrique.
A quelques mètres, Xavier attend Dorothée en haut des marches, bouquet à la main et lunettes de soleil sur le nez. C’est Fanny qui a eu l’idée de cette mise en scène : « C’est leur moment, et ça fera de jolies photos. » La mariée arrive tout sourire, les amoureux s’embrassent, les convives s’attroupent et l’élue essaye tant bien que mal de faire monter tout le monde dans la salle des mariages située au premier étage. Très vite, il n’y a plus de place : certains assisteront à la cérémonie depuis les escaliers. On ouvre les fenêtres, recouvertes de lourds rideaux bleus, pour faire courant d’air.
« Se marier témoigne plus qu’hier d’un choix, commence l’adjointe au maire. La vie n’est pas toujours un fleuve tranquille bordé de fleurs, mais vous serez doux l’un envers l’autre. » Après avoir lu son discours, écrit à la main, elle remet le livret de famille et blague avec le couple : « S’il n’y a plus de place, vous reviendrez en chercher un ! »
Les invités sont hilares et quittent la salle sur l’air entraînant de Marry you, de Bruno Mars. Direction l’église, à une vingtaine de mètres. C’est Dorothée, baptisée à l’âge de 25 ans, qui a insisté pour s’y marier et y échanger les alliances. « Je suis beaucoup plus croyante que Xavier, mais ça ne vient pas de mes parents. Ils m’ont laissé le choix. » Fanny Prokic, elle, remonte déjà dans sa Peugeot pour terminer les préparatifs au château.
« L’aventure de votre vie »

   


L’adjointe au maire enchaîne déjà avec la seconde cérémonie de la journée dont les invités sont rassemblés sur le parking. Un grand nombre a la vingtaine : ils sont les camarades de classe des jeunes amoureux. Marine et Alexandre, 23 ans tous deux, se sont rencontrés au lycée au Havre. Depuis, ils ont étudié à Rouen mais ils tenaient absolument à organiser leur mariage à Octeville-sur-mer, où vit la famille de Marine : « Au Havre, c’est à la chaîne », assurent-ils. Ils voulaient aussi se dire oui avant leur départ pour la Californie à la mi-octobre : Alexandre part y travailler comme ingénieur et Marine a décidé de le suivre. « On tente une expérience avant d’entrer dans la vraie vie professionnelle », expliquent-ils. Si le couple traverse l’aventure sans encombre, ils échangeront les alliances à l’église en revenant chez eux… Mais aucune date de retour n’est prévue pour le moment.
Encore une fois, la salle est pleine à craquer. « Vous vous mariez jeunes, prononce Françoise Degenetais. Vous répondez à tous les détracteurs qui disent que le mariage, c’est dépassé. Vous commencez aujourd’hui l’aventure de votre vie. » Les mots forts de l’élue tirent des larmes à Marine, bouleversée de prendre dans ses bras ses proches qui se succèdent pour la saluer. Elle ne peut pas s’arrêter de pleurer.

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Adrien Naselli
    












