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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ La Commission européenne va vérifier si le rapprochement des deux entreprises industrielles ne réduirait pas la concurrence pour la fourniture de matériel.
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Enquête de l’Union européenne sur le projet de fusion d’Alstom et de Siemens

La Commission européenne va vérifier si le rapprochement des deux entreprises industrielles ne réduirait pas la concurrence pour la fourniture de matériel.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 18h36
   





                        



   


La Commission européenne, gendarme de la concurrence en Europe, a ouvert vendredi 13 juillet une enquête approfondie sur le projet d’union du constructeur ferroviaire français Alstom avec les activités mobilités de l’allemand Siemens. Elle explique dans un communiqué craindre que cette « concentration ne réduise la concurrence pour la fourniture de plusieurs types de trains et de systèmes de signalisation ».
Alstom, qui fabrique notamment le TGV, et la division transport de Siemens, qui produit l’ICE, ont signé à la fin de mars un accord de rapprochement pour tenir tête au chinois CRRC et au canadien Bombardier.
Bruxelles compte examiner si ce projet de rachat « priverait les opérateurs ferroviaires européens d’un choix de fournisseurs et de produits innovants et conduirait à une hausse des prix » qui pourrait par ricochet porter préjudice aux clients passagers. La Commission rendra sa décision d’ici au 21 novembre 2018.
Polémique en France
Le 8 juin, Siemens et Alstom n’avaient pas exclu de retarder leur fusion au premier semestre 2019, invoquant « les travaux préparatoires de prénotification [auprès des autorités de la concurrence] extensifs et des efforts nécessaires à la collecte de données dans plusieurs pays ».
Cette union avait suscité en septembre une polémique en France, une partie de la classe politique dénonçant la prise de contrôle par un groupe allemand d’un fleuron de l’industrie française. L’intersyndicale d’Alstom était opposée au projet, craignant des fermetures de sites et des suppressions d’emplois en France. En revanche en Allemagne, le projet n’a guère suscité d’émoi et a été perçu comme salutaire pour le rail européen mais aussi pour le pays.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ De Nike à Apple en passant par les Galeries Lafayettes, une quinzaine de nouvelles enseignes vont ouvrir sur l’avenue d’ici à 2020, et raviver son attrait pour les touristes.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le match entre la France et la Belgique avait réuni 19,1 millions de téléspectateurs sur TF1. C’est 3 millions de moins que lors de la finale de l’Euro 2016 diffusée sur la même chaîne.
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Coupe du monde 2018 : le record d’audience de 2016 sera-t-il effacé ?

Le match entre la France et la Belgique avait réuni 19,1 millions de téléspectateurs sur TF1. C’est 3 millions de moins que lors de la finale de l’Euro 2016 diffusée sur la même chaîne.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 16h32
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


Le record de la plus forte audience, détenu par la finale de l’Euro 2016 entre la France et le Portugal, sera-t-il battu, dimanche 15 juillet ? TF1 l’espère sûrement. Mardi 10 juillet, la qualification de l’équipe de France pour la finale, au terme du face-à-face avec la Belgique, a été suivie par 19,1 millions de personnes. Alors que les audiences augmentent à mesure que les Bleus enchaînent les victoires, il faudra quelque 3 millions de téléspectateurs en plus pour venir titiller le record de 22 millions, atteint lors de la défaite des Bleus face aux Portugais, en 2016.
Sur TF1 toujours, l’élimination des Britanniques en demi-finale a été suivie par 12,31 millions de personnes, soit 53,7 % des 4 ans et plus. Dans la foulée, les débats animés par Denis Brogniart et son équipe de consultants autour de la finale France-Croatie, qui sera diffusée ce dimanche à 17 heures, ont rassemblé 4,57 millions de téléspectateurs, soit 33,6 % des 4 ans et plus, entre 22 h 40 et 23 h 35.
De son côté, BeIN Sports a enregistré son record de la compétition lors du match Espagne-Russie, huitième de finale diffusé en exclusivité, avec 1 468 000 téléspectateurs en moyenne et un pic de 1 956 000 téléspectateurs. C’est le record de BeIN sur un match de compétition internationale. Le dernier en date étant également la finale de l’Euro 2016.
En légère baisse par rapport à 2014
En moyenne, la chaîne enregistre 1 million de téléspectateurs lors des matchs des Bleus, également diffusés sur TF1. Avant le début des rencontres, 632 000 spectateurs suivent en moyenne le magazine « Club Russia », tandis qu’ils sont 392 000 à s’attarder devant « Russia Night Show », en seconde partie de soirée. Ces audiences Médiamétrie ne comprennent pas celles mesurées sur les écrans mobiles, d’ordinateurs ou de tablettes. Ils ne comprennent pas non plus les audiences hors domicile, bars, hôtels et restaurants, nombreux à être branchés sur BeIN Sports.
Une étude menée par l’agence Publicis Media a ainsi montré que plusieurs millions de téléspectateurs hors domicile n’étaient pas comptabilisés. Dans le cadre de cette Coupe du monde, la chaîne qatarie a franchi le cap de 4 millions de foyers abonnés. Ils étaient 3,5 millions avant le début du mondial.

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Bien que très élevées, les audiences pour cette édition 2018 de la Coupe du monde sont en légère baisse par rapport à 2014, quand les matchs étaient diffusés en prime time, à 21 heures. En moyenne, 8,5 millions de téléspectateurs (depuis la mi-juin) ont suivi les rencontres, avec une part d’audience de 41,7 %, contre 8,8 millions il y a quatre ans (45,3 %).
58 millions d’euros de recettes publicitaires
Malgré ces millions de téléspectateurs, diffuser la compétition sportive la plus suivie au monde n’est pas rentable. Le groupe TF1, qui a acquis vingt-huit des meilleures affiches de la compétition pour près de 70 millions d’euros, devrait encaisser, selon un spécialiste du secteur, près de 58 millions d’euros de recettes publicitaires. Ces chiffres comprennent également le parrainage des émissions et les recettes issues des plates-formes numériques.
La somme de 58 millions d’euros ne suffit donc pas à rentabiliser les droits acquittés par TF1, ce qui n’est pas exceptionnel, puisqu’il est toujours très difficile, voire impossible, de rentabiliser les frais engagés lors des grandes compétitions.

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L’événement permet néanmoins au groupe de renforcer son image de numéro un et de consolider le rôle du média télévisuel dans un moment de liesse populaire. Pour les demi-finales, les tarifs pratiqués par TF1 pour les coupures publicitaires, diffusées lors de la mi-temps, ont varié entre 265 000 euros – pour un spot de quatre minutes diffusé lors de la première coupure publicitaire – et 250 000 euros pour les suivants. A titre de comparaison, le groupe M6 proposait des spots publicitaires à 270 000 euros lors de l’Euro 2016.
Pour la finale, les tarifs augmenteront très légèrement, puisque TF1 proposera un premier tarif à hauteur de 280 000 euros pour les écrans diffusés lors de la première coupure publicitaire et de 275 000 euros pour les suivants. Le bilan est donc positif pour le groupe, malgré un marché publicitaire en manque de dynamisme. C’est d’autant plus positif que, selon un connaisseur du marché, TF1 avait établi ses prévisions en pariant sur une équipe de France allant jusqu’en quarts de finale. La chaîne qatarie BeIN Sports ne communique pas ses recettes publicitaires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Deux entrepreneurs, Raphaël de Taisne et Louis de Bentzmann, dans une tribune au « Monde », regrettent que la réglementation actuelle du recyclage des déchets plastique entrave l’usage de nouveaux matériaux moins polluants.
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Alternatives au plastique : « Un surcoût injuste »

Deux entrepreneurs, Raphaël de Taisne et Louis de Bentzmann, dans une tribune au « Monde », regrettent que la réglementation actuelle du recyclage des déchets plastique entrave l’usage de nouveaux matériaux moins polluants.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 16h00
    |

Raphaël de Taisne et Louis de Bentzmann (Cofondateurs de Yumi, producteur de jus de légumes bio)







                        



                                


                            

Tribune. Ces dernières années, des alternatives concrètes aux emballages plastique ont été développées, à l’image des bouteilles 100 % végétales et compostables. Si cet engagement écoresponsable représente un coût supplémentaire pour les acteurs qui les choisissent (le matériau utilisé, résidus de canne à sucre, est 70 % plus cher que le plastique traditionnel), l’impact sur l’environnement est sans commune mesure : zéro hydrocarbure, 40 % d’émissions de carbone en moins comparé à des bouteilles plastique standards, et des bouteilles compostables en quatre-vingts jours dans un compost industriel.
Malheureusement, ce type d’initiatives est aujourd’hui freiné en France. Ces bouteilles, meilleures pour la planète, sont frappées d’un malus : la contribution financière liée au recyclage est deux fois plus importante que celle qui concerne le plastique classique. Un surcoût injuste pour ceux qui le subissent, et en contradiction totale avec les engagements du gouvernement actuel.

Une mesure d’autant plus regrettable qu’en France, en 2018, 45 % des bouteilles plastique à base de pétrole ne sont pas recyclées (soit environ 200 000 tonnes par an qui finissent dans la nature) et que, sur les 55 % des bouteilles effectivement recyclées, elles ne le seront en moyenne que deux ou trois fois, avant de terminer incinérées, enfouies, ou tout simplement dans l’océan.
Quatre cents ans à se dégrader
Nous sommes donc en droit d’interroger notre fonctionnement et de réfléchir à de nouveaux modèles. Comme le dit l’adage, ce n’est pas en améliorant la bougie que nous avons inventé l’électricité… Alors pourquoi rester figés sur un modèle qui fait la part belle au plastique, quand des alternatives responsables existent ?
Une bouteille plastique met environ quatre cents ans à se dégrader. Entre 1950 et 2015, nous avons produit plus de 8 milliards de tonnes de plastique. A cette cadence, plus de 12 milliards de tonnes de déchets plastique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Fabien Tastet, président de l’Association des administrateurs territoriaux de France (AATF) alerte dans une tribune au « Monde » sur le danger que constitue l’assouplissement des règles de recrutement des contractuels dans la fonction publique.
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« Les cadres du privé ont leur place dans les administrations publiques, mais sans encadrement, l’ouverture devient impasse »

Fabien Tastet, président de l’Association des administrateurs territoriaux de France (AATF) alerte dans une tribune au « Monde » sur le danger que constitue l’assouplissement des règles de recrutement des contractuels dans la fonction publique.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 15h43
    |

Fabien Tastet (Président de l’Association des administrateurs territoriaux de France)







                        



                                


                            

Tribune. Le gouvernement a décidé de remettre en cause un des piliers du service public, en introduisant nuitamment et cavalièrement, mercredi 27 juin, à l’Assemblée nationale, trois articles dans le projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel ».
Les dispositions en question visent à ouvrir l’accès des emplois de direction dans les administrations de l’Etat, les hôpitaux et les collectivités locales sans aucune règle ni encadrement.
En dépit du rejet par le Sénat de ces articles, Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’action et des comptes publics, a d’ores et déjà annoncé que le gouvernement irait jusqu’au bout. Et, à entendre certains députés de la majorité, on peut craindre que, l’obéissance tenant lieu de réflexion, ce dispositif soit voté les yeux fermés, avec de doux accents caporalistes de discipline parlementaire.
La méthode choque
Disons d’abord que la méthode choque. Alors qu’une loi sur la fonction publique est en préparation pour le premier semestre 2019, que des consultations sont programmées avec les associations d’élus et les organisations syndicales, quel prurit démange à ce point l’exécutif pour tenter de faire adopter, à la sauvette et au mépris de toute concertation, des mesures sur un sujet aussi sensible que les allers-retours de cadres dirigeants entre le secteur public et la sphère privée ? Les sénateurs, qui siègent actuellement dans une commission d’enquête dédiée aux mutations de la haute fonction publique, apprécieront sûrement la marque de considération que leur adresse le gouvernement par cette initiative qui court-circuite leurs conclusions.
Sur le fond, il faut beaucoup d’imagination pour trouver quelques arguments qui permettent de voler au secours du dispositif gouvernemental. A l’évidence, les cadres du privé ont leur place dans les administrations publiques et ils occupent déjà une part non négligeable de postes à responsabilité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Un collectif de quatorze économistes, géographes et urbanistes, parmi lesquels Erik Orsenna, Hervé Le Bras et Dominique Perrault appelle dans une tribune au « Monde » à une refonte complète du découpage politique du territoire francilien.
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Il faut « rendre au Grand Paris le souffle qu’il mérite »

Un collectif de quatorze économistes, géographes et urbanistes, parmi lesquels Erik Orsenna, Hervé Le Bras et Dominique Perrault appelle dans une tribune au « Monde » à une refonte complète du découpage politique du territoire francilien.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 15h00
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. La question du Grand Paris, souvent présentée comme un problème d’urbanisme et d’architecture, est d’abord politique. Les institutions comptent. Il est urgent de retrouver du souffle, d’oser enfin la réforme en profondeur.
Il est temps de créer un véritable polycentrisme, exprimant les énergies et les compétences des quatre cinquièmes des habitants qui habitent hors du périphérique, leur vitalité, leur soif d’entreprendre. Temps de faire émerger une vision stratégique sur les sujets qui concernent l’agglomération dans son ensemble : qui peut croire, par exemple, qu’on pourra agir sur la pollution de l’air autrement qu’à cette échelle ?
Une vision simple
Il est temps, pour l’urbanisme, le droit du sol et la construction, de réduire les coûts de transaction, les blocages fonciers, la dispersion des investissements qui résultent de l’émiettement extravagant des pouvoirs communaux. Il est temps, enfin, grand temps, d’organiser une véritable solidarité entre les riches et les pauvres (habitants et collectivités), avec des péréquations non symboliques.
Comment atteindre ces objectifs ? Aujourd’hui, chaque portion de territoire espère capter à son profit les retombées de la puissance de la ville-monde, sans le plus souvent se soucier d’y contribuer. Plus qu’une rationalisation, c’est la création d’un édifice de responsabilité collective qui constitue l’enjeu de la réforme. Certains considèrent que les découpages institutionnels importent peu, qu’il faut penser projets, réseaux, partenariats. Mais les découpages sont là, qui engendrent inefficacités et injustices. Et l’expression démocratique n’existe pas en dehors de la référence territoriale.
S’agissant d’abord des départements, leur découpage fragmente les politiques sociales et perpétue des inégalités de ressources choquantes. Mais leur suppression n’agirait qu’à la marge sur les problèmes majeurs de l’agglomération. Elle n’est donc pas, à notre avis,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Claude Prioul, professeur de génie mécanique, explique dans une tribune au « Monde » que le dénigrement culturel et éducatif de la technologie est autant responsable de la perte d’emplois et de compétitivité industrielle que les facteurs économiques.
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Désindustrialisation : « Une spécificité bien française relègue les disciplines technologiques au rang de connaissances secondaires »

Claude Prioul, professeur de génie mécanique, explique dans une tribune au « Monde » que le dénigrement culturel et éducatif de la technologie est autant responsable de la perte d’emplois et de compétitivité industrielle que les facteurs économiques.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 14h52
    |

Claude Prioul (Professeur des universités retraité en génie mécanique à l’université Paris-XIII, IUT de Saint-Denis)







                        



                                


                            

Tribune. La part de la production industrielle dans la production de richesses ne cesse de décroître en France depuis une trentaine d’années, décroissance que l’on attribue principalement au phénomène de mondialisation. Cette explication simple permet de s’affranchir d’une réflexion plus approfondie sur la place attribuée à la technologie et plus généralement à l’industrie dans « l’inconscient collectif » français.
C’est justement au début des années 1990 que le concept « d’entreprise sans usine » a vu le jour en France, associé à l’idée bien ancrée que la Chine serait l’usine du monde et que, en conséquence, la France devrait désormais se consacrer uniquement à la conception, laissant ainsi libre cours au « génie français » bien connu (seulement de nous-mêmes !).
Arrogance
En dehors d’une arrogance évidente, ce concept reposait sur deux erreurs d’analyse dont la France paye encore les conséquences. La première était la sous-estimation d’une Chine ambitieuse, ayant les capacités d’être effectivement l’usine du monde avec une main-d’œuvre bon marché, mais aussi possédant des universités scientifiques et techniques de niveau international offrant des capacités de recherche et d’innovation à la hauteur, voire de niveau supérieur à celles des nations industrielles traditionnelles.
La deuxième erreur d’analyse consistait à ignorer les relations de plus en plus étroites qui se tissaient entre recherche fondamentale, recherche appliquée, innovation, développement industriel et fabrication de produits nouveaux. Le temps écoulé entre une découverte fondamentale et son application industrielle se raccourcissait considérablement. L’idée de conception industrielle sans confrontation avec la réalisation a conduit inexorablement à l’impasse actuelle.
Ces erreurs d’analyse, qui n’ont pas été commises par l’Allemagne, résultent d’une spécificité bien française établissant une hiérarchie stricte entre les disciplines dites « nobles »,...




                        

                        


<article-nb="2018/07/13/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Après les banques, les assurances, les mutuelles, qui ont été précurseuses, tous les secteurs l’adoptent. Principal avantage : les économies réalisées.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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La signature électronique fait la chasse à la paperasserie

Après les banques, les assurances, les mutuelles, qui ont été précurseuses, tous les secteurs l’adoptent. Principal avantage : les économies réalisées.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 12h35
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            
A l’heure de la transformation numérique, les entreprises ne doivent pas seulement composer avec le « big data » ou l’« intelligence artificielle », il leur faut aussi s’intéresser à des mesures très pratiques, telles que la suppression – ou la limitation drastique – du papier…
En la matière, des progrès importants peuvent encore être réalisés dans la gestion des contrats ou nombre d’autres documents circulant en interne et exigeant une signature (notes de frais, etc.). Là, la culture du formulaire imprimé, signé manuellement, prévaut encore souvent. Question d’habitude, de confiance… ou de méconnaissance des alternatives technologiques.
Les solutions de signature électronique permettent de s’affranchir du papier, le processus étant entièrement numérisé, et sécurisé. Quand la conclusion du contrat risque d’être freinée, au choix, par son cheminement entre différents services, les allers-retours postaux, ou des prises de rendez-vous pour parapher les documents, la signature électronique offre une réponse pratique.
Certification des acteurs
Pour autant, elle a mis du temps à s’imposer. « Au début, dans les années 2000, il y avait beaucoup de questionnements quant au retour sur investissement : est-ce que ça va vraiment me coûter moins cher ?, explique Michael Sheriff, directeur de l’offre signature électronique à Docapost, une filiale de La Poste. Et puis il y avait des interrogations sur la valeur juridique de la signature électronique. » L’entrée en vigueur du règlement eIDAS en Europe en 2016, qui a homogénéisé les standards au niveau européen et imposé une certification des acteurs du secteur – opérée en France par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi) – a depuis facilité l’adoption de ces outils.
Après les banques, les assurances, les mutuelles, qui ont été précurseuses, tous les secteurs s’y mettent. Ainsi, la jeune start-up française Yousign a conclu en 2017 un contrat avec le PMU pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ De Nike à Apple, en passant par les Galeries Lafayette, une quinzaine de nouvelles enseignes vont ouvrir sur l’avenue d’ici à 2020, et raviver son attrait pour les touristes.
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Le grand Monopoly des Champs-Elysées

De Nike à Apple, en passant par les Galeries Lafayette, une quinzaine de nouvelles enseignes vont ouvrir sur l’avenue d’ici à 2020, et raviver son attrait pour les touristes.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 12h00
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                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Le patron de Tiffany s’impatiente. Depuis 2016, le chantier des Galeries Lafayette, au numéro 52 de l’avenue des Champs-Elysées, à la place de l’ancien Virgin Megastore, complique l’exploitation de la boutique du joaillier américain, ouverte en 2014 au numéro 62. A travers la vitrine, Alessandro Bogliolo, son PDG, souligne l’énorme mur d’Algeco blanc et orange, qui abrite les baraques du plus gros chantier de l’avenue et obstrue la vue sur ses vitrines d’alliances et de solitaires. Tiffany devra encore patienter pour retoucher la lumière de Paris. Cet immeuble de 28 000 m², rénové à grands frais par le fonds souverain du Qatar, ouvrira en octobre.
Comme beaucoup d’autres commerçants des Champs, Tiffany espère que l’enseigne de grands magasins la plus connue des touristes lui apportera de nouveaux clients. La seule présence des Galeries Lafayette pourrait entraîner un bond de 20 % de la fréquentation de l’avenue, qui voit pourtant déjà déambuler, chaque jour, 300 000 personnes sur ses trottoirs. Par ricochet, le chiffre d’affaires réalisé sur l’avenue, évalué à 1,5 milliard d’euros par an, pourrait s’envoler de « 15 % à 20 % », prétend Thierry Bonniol, directeur du département commerce de BNP Paribas Real Estate.
Au passage, l’artère pourrait regagner des parts de marché auprès de la clientèle étrangère la plus argentée. « Depuis cinq ans, les Champs-Elysées sont davantage concurrencés par la rue du Faubourg-Saint-Honoré », estime Laurent Delmas, directeur général de Global Blue en Europe du Sud. Sur l’avenue, chaque touriste dépense en moyenne 1 391 euros en produits détaxés, contre 2 750 euros sur la rue où s’alignent les magasins parisiens de Gucci, Hermès et autres Cartier, d’après les données de cette société spécialisée dans la gestion de la détaxe des achats réalisés par des touristes étrangers. La création des zones touristiques internationales, dans lesquelles l’ouverture des magasins est autorisée le dimanche,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Des entreprises n’hésitent pas à dépenser jusqu’à 850 euros par mètre carré et par an pour des locaux quatre étoiles.
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Sur les Champs-Elysées, des bureaux hors de prix pour une adresse de prestige

Des entreprises n’hésitent pas à dépenser jusqu’à 850 euros par mètre carré et par an pour des locaux quatre étoiles.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 12h00
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Depuis le 1er juin, de luxueux bureaux partagés du réseau américain WeWork animent le 92, avenue des Champs-Elysées : 4 500 m2 d’espaces de coworking sur quatre étages dans un immeuble refait à neuf, avec vue sur l’Arc de triomphe. Cette ouverture traduit le regain d’intérêt pour l’immobilier de bureaux sur les Champs-Elysées. « Il y a dix ans, c’étaient de petites surfaces dans des bâtiments vétustes, presque des boîtes postales louées pour l’adresse. Aujourd’hui, les entreprises veulent y être », assure Dimitri Boulte, le directeur général délégué de la Société foncière lyonnaise, qui a restructuré le bâtiment de WeWork ainsi que l’immeuble voisin, où s’est installé le cabinet de conseil McKinsey sur plus de 5 000 m2.
« Pour des entreprises internationales, en compétition pour recruter des talents dans le monde entier, la marque des Champs-Elysées est très forte, et on est vraiment sur la dorsale parisienne. Or la question de l’environnement de travail est primordiale pour les trentenaires », poursuit M. Boulte. Encore faut-il transformer ces espaces souvent exigus en grands plateaux horizontaux et lumineux de 1 000 m2 au minimum… Apple va installer ses bureaux sur 4 000 m2 au-dessus de sa quatrième boutique parisienne au 114, Nike fait de même sur 3 000 m2 au-dessus de son « temple » en travaux au numéro 79, Chanel se prépare à ouvrir 10 000 m2 de bureaux au-dessus des Galeries Lafayette, au 52…
« Taux de vacance au plus bas depuis trente ans »
Si HSBC ou LVMH disposent de très grands espaces sur l’avenue, les surfaces de bureaux dépassant les 10 000 m2 restent rares. « Les très grandes entreprises ne peuvent pas s’y installer, cela reste un marché de niche pour des sociétés qui recherchent ce symbole prestigieux, estime Xavier Mahieu, directeur général du pôle Agency chez Colliers International France. Dans le secteur de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Malgré quelques réaménagements en cours ou prévus, les ambitions de la Ville de Paris affichées en début de mandature tardent à se concrétiser.
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Aux Champs-Elysées, le projet urbain resté à mi-chemin

Malgré quelques réaménagements en cours ou prévus, les ambitions de la Ville de Paris affichées en début de mandature tardent à se concrétiser.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 12h00
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Comment faire des Champs-Elysées une agréable flânerie, un lieu de destination pour les Parisiens et non seulement pour les touristes en quête de shopping et de selfies ? Dès que l’on sort de l’avenue, les galeries commerçantes font grise mine, les rues secondaires sont parfois inquiétantes. Difficile à traverser, l’artère à deux fois cinq voies aux pavés défoncés s’apparente à une autoroute urbaine débouchant sur le chaos de la place de l’Etoile.
La piétonnisation de l’avenue un dimanche par mois, depuis le printemps 2016, a entrepris de rendre leur urbanité aux Champs-Elysées. Mais les ambitions affichées au début de la mandature tardent à se concrétiser. « Il manque un projet urbain global de la Ville de Paris », déplore Eric Donnet, le directeur général de Groupama Immobilier, qui mène plusieurs grandes opérations sur l’avenue.
En 2014, l’architecte Jean-Paul Viguier avait livré pour le Comité Champs-Elysées une analyse et des préconisations de lifting urbain pour la « plus belle avenue du monde », qui montrait de sérieux signes de fatigue, entre tourisme de masse, vétusté de certains immeubles et dégradation de l’espace public. « A l’époque, nous avons eu des séances de travail avec les services de la Ville pendant un an, à l’issue desquelles la municipalité avait annoncé la production d’un Livre blanc pour les Champs-Elysées… qu’on attend toujours », regrette l’architecte.
Une piste cyclable prévue en 2019
Pourtant, des travaux sont lancés : une piste cyclable, qui fait aujourd’hui cruellement défaut, doit être aménagée en 2019 de part et d’autre de l’avenue. Sur le rond-point, un autre chantier est déjà bien visible. Les fontaines suivent depuis le mois de janvier une cure de jouvence. Avec huit mois de retard, la ville a entrepris la restauration des six bassins, dont les jets d’eau sont à l’arrêt depuis plus de vingt ans.
Paris a pour cela missionné deux figures du design contemporain, Ronan et...




                        

                        


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Les tensions commerciales mondiales pèsent sur les cours des matières premières

L’affrontement entre Washington et Pékin pourrait bousculer le flux des échanges.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 11h59
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            Laurence Girard








                        



                                


                            

Des bateaux chargés de soja américain s’interrogeaient sur l’avenir de leur cargaison alors qu’ils s’approchaient des ports chinois, il y a une semaine. Taxés ou non ? Taxe prise en charge par l’Etat chinois ou pas ? Déroutés ou arrivés à bon port ? Ces interrogations très concrètes illustrent bien l’incertitude qui règne sur les marchés des matières premières sur fond de conflit commercial.

Officiellement, après plusieurs mois de menaces, Washington a ouvert les hostilités, vendredi 6 juillet, Pékin répliquant immédiatement. Chacun des deux belligérants a choisi d’appliquer une surtaxe de 25 % sur 34 milliards de dollars de produits (29 milliards d’euros). Côté américain, la barrière douanière s’est levée pour les équipements électroniques comme les téléphones mobiles, les téléviseurs mais aussi pour les équipements médicaux. Côté chinois, la taxe touche les automobiles mais surtout de nombreux produits agricoles, avec, en tête d’affiche, le soja. Une manière de toucher au cœur les fermiers américains du Middle West, électeurs de Donald Trump. Le président américain a encore accru la pression en annonçant, mardi 10 juillet, une possible taxation sur 200 milliards de dollars de produits.
Cette guerre commerciale pèse sur le cours des matières premières. Dès les premières rodomontades, les analystes et les investisseurs ont fait des hypothèses. Le soja, en particulier, a fait l’objet d’intenses spéculations. En début d’année, le cours de la graine oléagineuse bondissait de près de 20 % à la Bourse de Chicago. La sécheresse en Argentine, un des principaux pays exportateurs, échauffait les esprits. Mais les premières déclarations bellicistes de Trump, en avril, les ont soudain refroidis.
Le Brésil et l’Argentine gagnants
Plus l’échéance approchait, et plus le cours a dégringolé, perdant près de 25 % en juin au grand désespoir des fermiers américains. De quoi intégrer dans le prix la future taxation. Et faire finalement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ En termes de travail, de capital et de chiffre d’affaires, les très grandes sociétés cotées à Paris créent de la valeur dans un espace qui est de moins en moins national. Ce qui n’est pas le cas de leur gouvernance qui reste majoritairement « française », explique dans sa chronique l’économiste Pierre-Yves Gomez.
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Protéger les entreprises « nationales » ? « Mais qu’est-ce qu’une entreprise “nationale” » ?

En termes de travail, de capital et de chiffre d’affaires, les très grandes sociétés cotées à Paris créent de la valeur dans un espace qui est de moins en moins national. Ce qui n’est pas le cas de leur gouvernance qui reste majoritairement « française », explique dans sa chronique l’économiste Pierre-Yves Gomez.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 11h56
    |

                            Pierre-Yves Gomez (professeur à l'EM Lyon)








                        



                                


                            

Entreprises. A l’heure où des publics joyeux agitent leurs drapeaux et s’enflamment pour des footballeurs qu’ils voient rarement évoluer dans leurs propres championnats, la Coupe du monde éclaire, à sa façon, les enjeux complexes de la mondialisation : une équipe « nationale » peut être composée de joueurs qui n’évoluent qu’à l’étranger, où ils créent de la valeur.
Même constat dans la compétition géopolitique qui fait rage depuis quelques mois : les politiques prétendent défendre bruyamment leurs entreprises « nationales », à coups de tarifs douaniers ou de lois protectrices. Mais qu’est-ce qu’une entreprise « nationale » ?
Le rapport annuel 2018 du cabinet d’audit PwC dresse la liste des 100 premières entreprises mondiales selon leur capitalisation boursière et leur nationalité (« Global Top 100 Companies », mars 2018) : 54 d’entre elles sont américaines, 17 asiatiques dont 12 chinoises, 1 africaine, 1 sud-américaine et 27 européennes dont 4 françaises (LVMH, Total, L’Oréal, Sanofi).
Ce classement met en évidence la concentration et le contrôle du financement par des marchés dominants, ainsi que la modification des forces géopolitiques, puisqu’on voit émerger cette année deux entreprises chinoises parmi les dix premières. Mais les entreprises qui entrent dans le classement sont rarement strictement « nationales », c’est-à-dire entièrement américaines, chinoises ou françaises.
Euronext
Une étude de l’Institut français de gouvernement des entreprises le montre dans le cas français (« Les grandes entreprises sont-elles (encore) françaises ? », Preuves à l’appui n° 6, mars 2018). Elle porte sur les 85 plus grandes sociétés inscrites au registre du commerce en France, cotées sur Euronext Paris et qui réalisent environ le tiers de notre produit intérieur brut. Trois dimensions sont prises en compte : leurs effectifs, leur chiffre d’affaires et leur capital. Pour chacune de ces dimensions est calculée la part...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le gouvernement s’est engagé, jeudi, à renforcer son soutien aux entreprises adaptées.
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Quatre ans pour doubler l’emploi des handicapés

Le gouvernement s’est engagé, jeudi, à renforcer son soutien aux entreprises adaptées.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 11h47
    |

            Bertrand Bissuel








                        



   


Multiplier par deux en quatre ans le nombre d’emplois pour les handicapés : c’est l’objectif, très ambitieux, de « l’engagement national » pris, jeudi 12 juillet, par la ministre du travail, Muriel Pénicaud, et la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel. II prévoit un effort budgétaire accru et des règles nouvelles pour les « entreprises adaptées » – des structures spécifiques tenues d’employer au moins 80 % de salariés en situation de handicap.
Ces annonces visent à améliorer le sort d’une population dont l’insertion professionnelle tient souvent du chemin de croix. Selon une étude du ministère du travail, 35 % des individus reconnus comme handicapés par l’administration occupaient un poste en 2015 (contre 64 % pour l’ensemble des personnes âgées de 15 à 64 ans). Le taux de chômage, au sein de cette catégorie, était presque deux fois plus élevé par rapport à celui de tous les actifs (19 %, contre 10 %).
Les « entreprises adaptées » s’efforcent de remédier au problème en proposant aux handicapés une activité qui prend en considération leurs capacités. Elles comptent, à l’heure actuelle, environ 35 000 femmes et hommes, reconnus comme travailleurs handicapés. Mais ce micro-secteur tend à fonctionner en vase clos.
« Changer d’échelle »
Les orientations dévoilées jeudi cherchent à créer de la « fluidité », selon la formule de Véronique Bustreel, de l’association APF France Handicap : il s’agit, précise-t-elle, d’augmenter massivement le flux d’embauches dans les entreprises adaptées (pour atteindre la barre des 80 000 en 2022), mais aussi celui des « sorties » vers des sociétés de droit commun.
Plusieurs mesures vont être introduites par des amendements au projet de loi « avenir professionnel », actuellement en cours d’examen au Sénat. Dans le cadre d’« expérimentations » programmées jusqu’à la fin 2022, les entreprises adaptées se voient notamment offrir la possibilité de signer des « CDD tremplin », afin de mettre en place des parcours vers de « l’emploi durable ». Elles disposeront aussi, à titre expérimental, de la capacité de créer des sociétés de travail temporaire « dédiées » aux handicapés. Enfin, le dispositif de soutien financier pour ces mêmes entreprises adaptées sera remanié afin d’instaurer un « dialogue de gestion » entre elles et les pouvoirs publics : le but, en l’espèce, est de rehausser les performances des acteurs présents, jugées mitigées par un rapport rendu en 2016 par les inspections générales des finances et des affaires sociales.
Parallèlement, les financements publics consacrés aux entreprises adaptées devraient être portés à hauteur de 500 millions d’euros en 2022 (contre 379 millions, aujourd’hui). L’Etat et d’autres bailleurs de fonds mettront la main à la poche, mais la contribution de chacun n’est, à ce stade, pas connue. Président de l’Union nationale des entreprises adaptées, Cyril Gayssot qualifie d’« historique » l’engagement conclu jeudi. « Ça va nous permettre de changer d’échelle », confie-t-il.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Pas de trêve estivale pour le cycle de fusions et acquisitions, qui est « le signe de la confiance des entreprises dans l’avenir, au moment même où l’horizon se brouille », explique dans sa chronique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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« Les entreprises pensent toutes au mariage pour réduire la concurrence et accroître leur pouvoir sur le marché »

Pas de trêve estivale pour le cycle de fusions et acquisitions, qui est « le signe de la confiance des entreprises dans l’avenir, au moment même où l’horizon se brouille », explique dans sa chronique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



Le Monde
 |    13.07.2018 à 11h43
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 12h41
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Pertes & Profits. Et toi, tu fais quoi pour tes vacances ? L’urbain pressé enfile son short, les affaires sérieuses attendront la rentrée. Pourtant, avec la montée du protectionnisme, des populismes, le désordre du Brexit, ou la menace que fait planer le terrorisme, le monde donne l’impression de danser sur un volcan. Mais l’économie, comme le vacancier, regarde ailleurs.
Gagnées par la douce torpeur de l’été, ou par l’euphorie qui accompagne des carnets de commande bien remplis, les entreprises gardent un moral d’acier et pensent toutes au mariage, signe de leur confiance dans l’avenir au moment même où l’horizon se brouille. Le cabinet d’avocat Allen & Overy nous le confirme dans sa dernière publication : jamais dans l’histoire nous n’avions connu un aussi long cycle de fusions et acquisitions dans le monde.

Selon les chiffres de l’agence de presse Thomson Reuters, sur le premier semestre de cette année, la valeur des mariages supérieurs à 5 milliards de dollars a doublé par rapport à l’an dernier. Avec des opérations spectaculaires et toujours en cours comme le rapprochement entre ATT et Time Warner ou la bataille dans les médias pour le contrôle de la 21st Century Fox, les Etats-Unis sont en pointe dans cette tendance. Mais l’Europe n’est pas en reste avec des volumes de transactions qui ont eux aussi doublé. Et pour une fois, la Chine est loin derrière, en dépit de son appétit pour les entreprises occidentales. Il faut donc s’attendre à ce que l’été qui commence nous apporte de nouvelles surprises de taille en la matière.
Réduction de la concurrence
La concentration est à la mode, comme les rengaines latino-américaines sur les plages des vacances. Ce qui se comprend aisément. Outre la recherche de la croissance par la diversification et la satisfaction des ego de toutes sortes, les acquisitions ont pour principal intérêt de réduire la concurrence et d’accroître le pouvoir de marché des entreprises et, donc,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Ses utilisateurs peuvent mesurer, comparer, partager leurs performances.
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L’application Strava se rêve « en réseau social des athlètes »

Ses utilisateurs peuvent mesurer, comparer, partager leurs performances.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 11h39
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Si vous voulez imiter Romain Bardet sur un vélo, le moyen le moins difficile est peut-être d’installer sur votre téléphone Strava l’application qu’utilise ce coureur du Tour de France pour mesurer ses performances. En consultant sa page publique sur ce réseau social, vous saurez qu’il a couru depuis lundi 9 juillet 433,8 km en 9 h 53, pour 4 241 mètres de dénivelé… et 14 147 km depuis le 1er janvier. « Environ 40 % du peloton enregistre ses déplacements sur Strava », se félicite James Quarles, le PDG de l’entreprise américaine.
Sur la page de « Romain B. », vous verrez aussi que le cycliste français est devenu le 11 juillet détenteur du record – « King of the mountain ou KOM » – sur la petite portion de route nommée « Beg Menez ». Un des « segments » de l’étape du Tour de France Lorient-Quimper que Thierry Gouvenou, le « traceur » de la célèbre course, a dessiné grâce à l’application : « Sans Strava, je n’aurais pas pu tracer des étapes comme celle-là », a-t-il expliqué à Ouest-France. En regardant où les bons coureurs s’entraînaient dans la région, M. Gouvenou a notamment déniché « une côte pas classée, une sorte de chemin de ferme, à peine goudronné, deux kilomètres après le Menez-Quélerc’h ».
Trente-deux activités sportives concernées
Strava est aussi destinée aux cyclistes amateurs, à ceux qui pédalent jusqu’à leur lieu de travail, ou aux adeptes du jogging, son autre sport-roi. Du ski à la nage, en passant par le canoë, l’application, encore peu connue du grand public, s’ouvre aussi à 32 autres activités. « Nous voulons être le réseau social des athlètes », explique M. Quarles. Fondée en 2009 à San Francisco, en Californie, Strava revendique 31,5 millions de membres, dont 1,4 million en France. Et « 1 million de plus tous les 30 jours ». 82 % des utilisateurs sont hors des Etats-Unis, selon l’application.
Alors que les réseaux sociaux comme Facebook sont accusés de trop...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ L’objectif de l’expérimentation, prévue deux ans, est d’améliorer la sécurité des piétons.
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Cinq passages pour piétons en 3D expérimentés à Paris

L’objectif de l’expérimentation, prévue deux ans, est d’améliorer la sécurité des piétons.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 09h47
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 10h01
   





                        



   


Cinq passages pour piétons avec effet 3D sont expérimentés à Paris pour une durée de deux ans, selon un arrêté publié vendredi 13 juillet au Journal officiel.
Un marquage a été installé dans le 18e arrondissement, un dans le 7e et trois dans le 14e. Concrètement, l’effet en trois dimensions est provoqué par un jeu de couleurs blanc, noir et gris.
L’arrêté précise que des panneaux et panonceaux « signalisation expérimentale » pourront être installés afin de prévenir les véhicules et d’éviter un effet de surprise trop important.
Améliorer la sécurité
« L’objectif du dispositif expérimenté est d’améliorer la sécurité des piétons qui traversent une chaussée en augmentant la perception du passage pour piétons du point de vue des usagers circulant sur la chaussée », explique l’arrêté, signé par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et par la ministre chargée des transports, Elisabeth Borne.
Un rapport d’évaluation sera remis au délégué à la sécurité routière et à la directrice des infrastructures de transports au plus tard trois mois avant la fin de la période.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Au 1er septembre, l’entrée en vigueur du nouveau test des consommations automobiles pourrait bien renchérir le prix de certains modèles et faire vaciller le SUV de son trône.
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« Dieselgate » : l’automobiliste risque de payer l’addition


                      Au 1er septembre, l’entrée en vigueur du nouveau test des consommations automobiles pourrait bien renchérir le prix de certains modèles et faire vaciller le SUV de son trône.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 07h01
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 11h40
    |

            Jean-Michel Normand








                              

                        

A compter du 1er septembre, c’est le prix du « dieselgate » que les constructeurs automobiles vont devoir commencer à payer. Cette vaste tricherie au logiciel truqueur ayant mis en cause le groupe Volkswagen, sans pour autant épargner ses concurrents, n’a pas seulement dévoilé des pratiques frauduleuses. Elle a aussi mis en lumière la facilité avec laquelle il était possible de biaiser à très grande échelle avec des procédures de mesure de la consommation de carburant dépassées et peu rigoureuses. Envisagé avant l’affaire Volkswagen mais promis à une application beaucoup plus ferme, le nouveau protocole de contrôle des émissions polluantes va durcir les contraintes imposées à l’industrie automobile.« Le marché européen est plutôt relativement dynamique au premier semestre (...) mais la visibilité du marché n’est pas très aisée à cause de ces bascules de normes » a estimé jeudi 12 juillet Maxime Picat, directeur-Europe de PSA qui présentait les chiffres de ventes du groupe automobile au premier semestre. Même si le groupe français ne voit pas de raison de changer sa prévision d’une stabilité du marché automobile européen en 2018, il est conscient que l’arrivée des nouvelles normes d’émissions perturbe l’offre des constructeurs, au point que certains ne pourront pas adapter à temps l’intégralité de leur gamme.
Comme dans la vraie vie
A la rentrée, tous les véhicules neufs devront en effet être passés sous les fourches caudines d’une procédure inédite. Baptisée WLTP (Worldwide Harmonised Light Vehicle Test Procedure), autrement dit « Test de véhicule léger harmonisé au plan mondial », elle va remplacer l’ancien test de consommation NEDC qui datait des années 1970. Le WLTP se rapproche des conditions de conduite d’une voiture dans la vraie vie avec des accélérations franches, des temps d’arrêt raccourcis ou une température extérieure moins systématiquement favorable. Il en résulte un bilan énergétique plus réaliste...




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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Entre la maquette numérique et l’impression 3D, les promoteurs investissent dans les nouvelles technologies afin de délivrer aux particuliers des logements moins chers.
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Le numérique, une solution miracle pour faire baisser les prix des logements neufs ?

Entre la maquette numérique et l’impression 3D, les promoteurs investissent dans les nouvelles technologies afin de délivrer aux particuliers des logements moins chers.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 08h37
    |

                            Ludovic Clerima








                        



                                


                            

C’est la question qui vient toujours embarrasser les promoteurs. A quand une véritable baisse des prix dans l’immobilier neuf ? Malgré les « chocs » de simplification à répétition, force est de constater, comme l’indique l’observatoire des prix du neuf de la Fédération des promoteurs immobiliers, que le prix moyen du mètre carré des logements en France ne recule pas… mais augmente année après année.
Au premier trimestre 2018, les prix ont progressé de 3 % par rapport à 2017 et s’établissent en moyenne à 4 314 euros/m². « Le principal facteur qui explique cette hausse continue, c’est le coût du foncier, justifie Alain Goujon, directeur production maîtrise des coûts chez Nexity. Il est déjà très cher et sa valeur augmente du fait de la concurrence que les promoteurs se livrent entre eux pour certaines opérations. »

La situation n’est toutefois pas irréversible. Las de ne pas réussir à faire chuter les prix du foncier, c’est vers le numérique que les leaders de la construction immobilière se sont tournés pour réduire les coûts.
En 2015, Vinci Construction plonge dans le grand bain avec sa filiale Primméa. L’objectif de l’entreprise à l’époque est clair : « Proposer aux acquéreurs des appartements jusqu’à 30 % moins chers, sans porter atteinte à leur qualité. » Trois ans plus tard, le pari est presque tenu, grâce, entre autres, à un usage intelligent du BIM (Building Information Modeling), une sorte de maquette numérique.
Un 50 m² vendu dans le centre-ville de Nancy coûte près de 139 000 euros lorsqu’il est réalisé par Primméa. Alors que, chez la concurrence, pour une surface et des prestations équivalentes, il faudra débourser entre 160 000 et 180 000 euros. Si l’objectif des 30 % n’est pas encore atteint, l’entreprise est sur la bonne voie.
Une plate-forme nommée KROQI
Pour Vinci Construction, le BIM réunit « l’ingénierie, l’architecture, les bureaux d’études et la construction. » Il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ La colère du président américain vise le projet de gazoduc Nord Stream 2, qui doit acheminer 55 milliards de mètres cubes de gaz par an, de la Russie jusqu’en Allemagne.
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Pourquoi Trump attaque Merkel sur le gaz russe

La colère du président américain vise le projet de gazoduc Nord Stream 2, qui doit acheminer 55 milliards de mètres cubes de gaz par an, de la Russie jusqu’en Allemagne.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 18h08
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 12h37
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

« L’Allemagne est complètement contrôlée par la Russie (…), elle est prisonnière de la Russie. » Le moins que l’on puisse dire, c’est que Donald Trump n’a pas choisi un langage très diplomatique pour croiser le fer avec la chancelière allemande, Angela Merkel. « Elle paie des milliards de dollars à la Russie pour ses approvisionnements en énergie, et nous devons payer pour la protéger contre la Russie. Comment expliquer cela ? Ce n’est pas juste », a encore plaidé le président américain à l’ouverture du sommet de l’OTAN, mercredi 11 juillet.
Cette fois-ci, la colère de Donald Trump visait une cible bien précise : le projet de gazoduc Nord Stream 2, qui doit permettre d’acheminer 55 milliards de mètres cubes de gaz par an, de la Russie jusqu’en Allemagne, en passant sous la mer Baltique. Son coût : 9,5 milliards d’euros.

Le gaz russe au banc des accusés
M. Trump n’est pas le premier à s’émouvoir de ce projet. Son prédécesseur, Barack Obama, s’inquiétait déjà du doublement du gazoduc Nord Stream, estimant qu’il risquait d’augmenter la dépendance européenne au gaz russe. Les Allemands importent aujourd’hui plus de 50 % de leur gaz depuis la Russie (contre 35 % en moyenne pour les pays européens et 25 % en France). Il faut dire que le gaz russe est bon marché et que l’Allemagne est le plus gros importateur de gaz en Europe, même s’il ne représente qu’un cinquième de son mix énergétique.
L’administration américaine demande aux Allemands de la cohérence : comment peuvent-ils à la fois défendre une ligne dure contre la Russie depuis l’annexion de la Crimée, en 2014, et accepter en même temps un tel accord avec Gazprom, bras armé du pouvoir russe ?
Surtout, ce nouveau tuyau de 1 200 kilomètres de long permet de contourner l’Ukraine, voie historique d’exportation du gaz russe à l’époque soviétique. Depuis la révolution de Maïdan et le début de la guerre du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, en 2014, Moscou...




                        

                        

