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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Treize personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’attaque au cocktail Molotov de voitures de police à Viry-Châtillon seront jugées devant un tribunal pour mineurs.
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Attaque de Viry-Châtillon contre des policiers : 13 suspects renvoyés devant les assises

Treize personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’attaque au cocktail Molotov de voitures de police à Viry-Châtillon seront jugées devant un tribunal pour mineurs.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 17h45
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 18h56
   





                        



   


Le 8 octobre 2016, deux policiers avaient été gravement brûlés dans l’attaque de leur voiture au cocktail Molotov, à Viry-Châtillon (Essonne). Treize suspects – dont trois mineurs au moment des faits – sont renvoyés devant les assises dans cette affaire, selon les déclarations, vendredi 13 juillet, du parquet d’Evry. Tous comparaîtront devant la cour d’assises des mineurs, suivant les recommandations du parquet. Certains avocats ont déjà fait appel de cette décision.
Les quatre autres mis en examen ont bénéficié d’un non-lieu, faute de charges suffisantes.

        Lire :
         

          Sept mises en examen dans l’attaque de policiers à Viry-Châtillon



Mouvement de colère dans la police
Lors de l’attaque, les voitures des policiers, stationnées à un carrefour attenant à la cité de la Grande Borne, à cheval sur les communes de Viry-Châtillon et Grigny, avaient été incendiées au moyen de cocktails Molotov, alors que quatre fonctionnaires se trouvaient à l’intérieur. Ils surveillaient depuis une semaine une caméra qui elle-même surveillait un carrefour où de nombreux vols à la portière étaient commis.
L’un d’eux, grièvement brûlé au visage, au torse et aux mains, a dû subir de nombreuses greffes de peau.

        Lire notre reportage à l’époque des faits :
         

          A la Grande Borne, « les gouvernements ont créé un ghetto »



Cette agression avait suscité un grand mouvement de colère des policiers, qui avaient manifesté plusieurs semaines durant dans de nombreuses villes de France, pour protester contre le manque de moyens et le « laxisme » de la justice.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Alors que la relation entre jeunes et forces de l’ordre est au plus mal, l’ex-agent du RAID Bruno Pomart explique dans une tribune au « Monde » que de nombreuses initiatives existent, notamment de la part de policiers.
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« Jeunes et les policiers ont un point commun essentiel : tous se sentent mal aimés et dévalorisés »

Alors que la relation entre jeunes et forces de l’ordre est au plus mal, l’ex-agent du RAID Bruno Pomart explique dans une tribune au « Monde » que de nombreuses initiatives existent, notamment de la part de policiers.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 16h09
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 18h55
    |

Bruno Pomart (Bruno Pomart, ex-policier instructeur au RAID, président-fondateur de l’association Raid Aventure Organisation)







                        



                                


                            

Tribune. Commençons par ce constat, évident mais sans appel : le fossé qui sépare la jeunesse française des représentants des forces de l’ordre a rarement été aussi profond. Ce contexte me semble des plus appropriés pour lancer un appel à la prise de conscience et à la mobilisation, tout particulièrement auprès du personnel politique, afin d’éviter qu’un tel clivage entre autorités et citoyens ne s’installe dans la durée et ne s’aggrave.
De nos jours, les policiers français vivent un véritable paradoxe : ils peuvent être acclamés et susciter des vocations un jour – suite aux attentats terroristes, par exemple – et le lendemain être insultés, agressés voire menacés de mort, quelques fois par les mêmes personnes qui les avaient portés aux nues la veille.

Comment peut-on exercer sereinement son métier, quand on passe aussi subitement du statut de héros à celui d’ennemi, et que l’opinion publique « change de camp » au gré de ses émotions ? La peur se transforme en amour et la contestation en haine.
L’image de la police, surtout auprès des jeunes, est une problématique des plus importantes pour la cohésion de notre société. Quand une partie de la population n’entretient plus que de la méfiance à l’égard de ceux qui sont censés la protéger, c’est que le malaise est grand et qu’il est plus que temps d’y remédier.
L’insécurité, grande gagnante
Cette partie de la population, c’est principalement celle des quartiers, qui se sent de plus en plus dégradée et stigmatisée, car dans les banlieues – il faut en avoir conscience – la minorité est majoritaire démographiquement parlant. Elle vit plus difficilement que par le passé dans des zones appauvries, gangrenées par le chômage et la délinquance.
La France manque d’une action coordonnée pour rapprocher sa jeunesse et ses forces de l’ordre
Pourtant, les jeunes et les policiers ont un point commun essentiel : tous se sentent mal aimés et dévalorisés. Les policiers...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Claude Prioul, professeur de génie mécanique, explique dans une tribune au « Monde » que le dénigrement culturel et éducatif de la technologie est autant responsable de la perte d’emplois et de compétitivité industrielle que les facteurs économiques.
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Désindustrialisation : « Une spécificité bien française relègue les disciplines technologiques au rang de connaissances secondaires »

Claude Prioul, professeur de génie mécanique, explique dans une tribune au « Monde » que le dénigrement culturel et éducatif de la technologie est autant responsable de la perte d’emplois et de compétitivité industrielle que les facteurs économiques.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 14h52
    |

Claude Prioul (Professeur des universités retraité en génie mécanique à l’université Paris-XIII, IUT de Saint-Denis)







                        



                                


                            

Tribune. La part de la production industrielle dans la production de richesses ne cesse de décroître en France depuis une trentaine d’années, décroissance que l’on attribue principalement au phénomène de mondialisation. Cette explication simple permet de s’affranchir d’une réflexion plus approfondie sur la place attribuée à la technologie et plus généralement à l’industrie dans « l’inconscient collectif » français.
C’est justement au début des années 1990 que le concept « d’entreprise sans usine » a vu le jour en France, associé à l’idée bien ancrée que la Chine serait l’usine du monde et que, en conséquence, la France devrait désormais se consacrer uniquement à la conception, laissant ainsi libre cours au « génie français » bien connu (seulement de nous-mêmes !).
Arrogance
En dehors d’une arrogance évidente, ce concept reposait sur deux erreurs d’analyse dont la France paye encore les conséquences. La première était la sous-estimation d’une Chine ambitieuse, ayant les capacités d’être effectivement l’usine du monde avec une main-d’œuvre bon marché, mais aussi possédant des universités scientifiques et techniques de niveau international offrant des capacités de recherche et d’innovation à la hauteur, voire de niveau supérieur à celles des nations industrielles traditionnelles.
La deuxième erreur d’analyse consistait à ignorer les relations de plus en plus étroites qui se tissaient entre recherche fondamentale, recherche appliquée, innovation, développement industriel et fabrication de produits nouveaux. Le temps écoulé entre une découverte fondamentale et son application industrielle se raccourcissait considérablement. L’idée de conception industrielle sans confrontation avec la réalisation a conduit inexorablement à l’impasse actuelle.
Ces erreurs d’analyse, qui n’ont pas été commises par l’Allemagne, résultent d’une spécificité bien française établissant une hiérarchie stricte entre les disciplines dites « nobles »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ La fontaine de la place du Pin, dans le centre-ville, a été fermée au début de l’été à la demande « de nombreux riverains et commerçants », selon la mairie.
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Accusée d’avoir coupé l’eau d’une fontaine pour éloigner des SDF, la ville de Nice dément

La fontaine de la place du Pin, dans le centre-ville, a été fermée au début de l’été à la demande « de nombreux riverains et commerçants », selon la mairie.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 14h29
   





                        


Accusée par des associations d’avoir fermé une fontaine utilisée par des personnes sans domicile fixe (SDF) pour les éloigner d’une place du centre-ville, la mairie de Nice a réagi vendredi 13 juillet. C’est « une polémique indigne qui n’a pas lieu d’être », a écrit la municipalité de droite sur Twitter.

@Nice_Matin La Ville de Nice réfute catégoriquement l’accusation d’avoir fermé la fontaine de la Place du Pin pour… https://t.co/3HjCL90rJo— VilledeNice (@Ville de Nice)


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La fontaine de la place du Pin a été fermée au début de l’été, à la demande « de nombreux riverains et commerçants », selon la mairie, qui explique cette décision par « une utilisation inadaptée qui générait des nuisances et des incivilités, y compris de la part de personnes disposant d’un logement ».
Des SDF y lavaient notamment leur linge et leur chien, selon une porte-parole de la mairie. Dans un article de Nice-Matin publié vendredi, des commerçants de la place du Pin, en plein centre-ville, soutiennent la mesure, évoquant des SDF posant « un souci de sécurité » et redoutant que « la vision de SDF (puisse) faire diminuer la clientèle ».
« Inacceptable »
« A Nice, il n’y a pas de toilettes ni de douches publiques gratuites que les SDF pourraient utiliser. On leur retire tout moyen de conserver un minimum d’hygiène, puis on prétexte de leur saleté pour les éloigner, a de son côté dénoncé le collectif Tous citoyens dans un communiqué. Couper l’accès à l’eau potable est inacceptable. Il ne s’agit de pas de positionnement politique ni même de solidarité avec les plus démunis, il s’agit du respect des conditions minimales d’existence. »
La mairie rétorque que Nice « dispose de 120 fontaines en libre service dans toute la ville notamment sur la promenade du Paillon, la promenade des Anglais et dans les parcs et jardins ».
La mairie a promis une concertation « plus large » dans les prochains jours « afin de mettre en place une fontaine plus adaptée permettant uniquement l’hydratation et la boisson ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Dans les années 2000, à Paris, un groupe d’étudiants décident d’ouvrir des bistrots accessibles. Les Bars populaires sont nés. Aujourd’hui, les anciens associés suivent chacun leur route, mais sont restés amis.
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La bande aux Bars populaires : « On était des joyeux lurons un peu “losers” »


                      Dans les années 2000, à Paris, un groupe d’étudiants décident d’ouvrir des bistrots accessibles. Les Bars populaires sont nés. Aujourd’hui, les anciens associés suivent chacun leur route, mais sont restés amis.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 14h05
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 14h33
    |

                            Chloé Aeberhardt








                              

                        
De tous les serveurs d’au Rendez-vous des amis, Lô Vitting était de loin le plus mauvais. Dans sa tête nuageuse, une menthe à l’eau se transformait en thé à la menthe, un Coca light en café. Quand, après la fermeture, vers 2 heures du matin, il fallait nettoyer les tables et que le patron, pressé de rentrer chez lui, tapait des mains en disant : « Allez, on y va ! », il lui est arrivé de prendre l’injonction à la lettre et de débarrasser le plancher sous les yeux de ses collègues ébahis.
« Au début, on avait beaucoup de doutes à son sujet… En fait, il était nul », soupire Julien Mendez, l’un des propriétaires. Le rêveur allait pourtant devenir, un an et demi plus tard, l’élément moteur du groupe tentaculaire d’entrepreneurs qui a germé dans ce bar de la rue Gabrielle, à Montmartre, et dont l’esprit continue d’irriguer la scène gastronomique et musicale de la capitale. Une bande qui a su créer son style, à la fois bobo et populaire, et qui symbolise une époque effervescente où Paris était à réinventer.
Au Rendez-vous des amis
En 2001, Julien Mendez est encore étudiant à Sciences Po lorsqu’il achète Au Rendez-vous des amis, avec cinq copains. Montant de la transaction : 150 000 euros, une misère. À l’époque, le bar a pour uniques clients les peintres attrape-touristes de la place du Tertre, qui s’y avinent matin et soir. Mais, en quelques mois, le nouveau bistrot séduit tout le quartier.
Derrière le comptoir, des amis et des amis d’amis, comme Lô Vitting, qui n’ont souvent d’étudiants que leur carte. « On était des joyeux lurons un peu losers, qui se retrouvaient serveurs parce qu’ils ne savaient pas quoi faire de leur vie », résume le jeune homme. Le noyau dur est déjà là : Grégory Back (Greg), que tous présentent comme « responsable et sérieux » alors qu’il s’est improvisé serveur pour payer sa note ; Raman Suzat, le globe-trotteur dont on raconte qu’il a plus d’amis que la Terre compte d’habitants ;...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ La DGSI est censée devenir le « chef de file » à qui les autres services devront en référer avant d’agir. Un parquet national antiterroriste sera aussi mis en place.
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« PACT », le nouveau plan d’action contre le terrorisme du gouvernement

La DGSI est censée devenir le « chef de file » à qui les autres services devront en référer avant d’agir. Un parquet national antiterroriste sera aussi mis en place.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 12h03
    |

            Elise Vincent








                        



                                


                            

Alors que s’annonce un week-end sous haute surveillance pour les forces de sécurité avec le Mondial de football, le premier ministre Edouard Philippe a dévoilé vendredi 13 juillet le premier plan d’action contre le terrorisme – baptisé PACT – de la présidence d’Emmanuel Macron. Un exercice qui relève pour bonne part de la revue stratégique, mais qui s’est imposé ces dernières années de façon bi-annuelle à l’agenda officiel, à mesure de l’évolution de la menace djihadiste et de l’effet « structurant » du terrorisme dans de nombreux domaines régaliens.

Articulé autour de 32 actions dont certaines déjà connues, ce PACT est censé orienter l’action de l’Etat en matière de détection, d’entrave, ou encore de répression d’ici à 2020. Soit l’année où un nouveau débat au Parlement doit avoir lieu pour décider du renouvellement – ou pas – du texte ayant transposé l’état d’urgence dans la loi, en octobre 2017.
Le gouvernement n’a dévoilé qu’une partie de ce plan. Une autre reste soumise au secret-défense. Alors que les dispositifs précédents (2014 et 2016), imposés par les événements, avaient été l’occasion d’une refondation de la lutte antiterroriste, il s’agit plutôt là, selon le document d’une trentaine de pages que Le Monde a pu consulter « d’offrir une nouvelle visibilité à l’action déterminée du gouvernement ». « On est dans une démarche d’amélioration continue », souligne-t-on sobrement, à Matignon.
Pilotage à deux têtes
Deux mesures devraient faire parler plus particulièrement d’elles. La première concerne le rôle de « chef de file » accordé par l’exécutif à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) en matière de lutte contre le terrorisme. La seconde, plus inattendue, car ajoutée au dernier moment lors des arbitrages sur ce nouveau plan, concerne la création d’un parquet national antiterroriste (PNAT), distinct du parquet de Paris. Un projet qui avait pourtant été abandonné...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ A l’heure des très bons résultats du bac 2018, une question taraude le professeur blogueur Claude Garcia : est-il raisonnable d’aborder aussi vite le virage du supérieur alors que certains bacheliers vont à l’évidence dans le mur ?
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<filnamedate="20180713"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180713"><AAMMJJHH="2018071319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Les élèves et une intersyndicale de la prestigieuse école d’ingénieurs s’opposent à l’arrivée d’un consultant du cabinet McKinsey.
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La succession à la tête de Polytechnique suscite des critiques

Les élèves et une intersyndicale de la prestigieuse école d’ingénieurs s’opposent à l’arrivée d’un consultant du cabinet McKinsey.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 11h33
    |

            Camille Stromboni








                        



                                


                            
La nomination du futur président de Polytechnique se fait attendre. Et cela commence à faire des remous. Jusqu’aux élèves de l’institution, pourtant peu portés à la contestation. Ces derniers sont désormais quelques-uns à préparer une lettre ouverte. Ils s’opposent à l’arrivée d’un « manageur sans expérience dans la recherche et l’enseignement supérieur », au « profil de gestionnaire », à la tête de leur école, annonce au Monde l’un des auteurs, qui souhaite rester anonyme.
Si le poste est vacant depuis le 30 juin – date de la fin du mandat de Jacques Biot, remplacé par un président par intérim –, le nom de l’heureux élu pressenti pour lui succéder circule déjà, comme le dévoilait Challenges le 28 juin. Il s’agit d’Eric Labaye, senior partner chez McKinsey, un cabinet de conseil où ce polytechnicien (X-Télécom) de 56 ans, membre du conseil d’administration de Télécom ParisTech, a fait toute sa carrière. Par ailleurs, en 2007, il a été membre de la commission Attali dont Emmanuel Macron était rapporteur adjoint. « Alors que tous les établissements de renommée internationale, de l’EPFL [Ecole polytechnique fédérale de Lausanne] à Harvard, sont gouvernés par des personnalités à la stature académique reconnue, nous ne comprenons pas », regrette l’un des élèves à l’origine du texte.
Déjà candidat à la direction de l’Essec, l’hiver dernier, Eric Labaye tiendrait toujours la corde pour l’X, à l’issue d’une procédure de recrutement menée dans la plus grande discrétion sous la houlette du ministère des armées, tutelle de Polytechnique. Après la publication d’un appel à candidatures en février, et le recours inédit à deux cabinets de chasseurs de têtes, un comité de sélection ad hoc aurait proposé une short-list de trois noms au gouvernement à la mi-mai, dont celui d’Eric Labaye.
Promise pour la fin juin, la décision finale, qui relève des plus hautes sphères de l’Etat, était encore attendue...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Le nombre de 16-25 ans en mission de six à douze mois a augmenté de 34 % l’année dernière, avec un taux de satisfaction toujours très élevé.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Plus de 100 000 jeunes ont effectué un service civique en 2017

Le nombre de 16-25 ans en mission de six à douze mois a augmenté de 34 % l’année dernière, avec un taux de satisfaction toujours très élevé.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 11h11
    |

                            Caroline Pain








                        



   


Selon le rapport annuel de l’Agence du service civique, 123 000 jeunes ont effectué un service civique en 2017. Cela représente une hausse de 34 %, après le bond de 75 % l’année précédente, suivant l’annonce de François Hollande de le rendre « universel ». La quasi-totalité (93 %) des 16-25 ans qui ont effectué une telle mission de six à douze mois estime que cette expérience leur a permis d’améliorer leurs compétences.

        Lire aussi :
         

                Le service civique universel, une promesse présidentielle non tenue



Une accélération « souhaitée par le gouvernement, qui a alloué les moyens financiers nécessaires pour atteindre un objectif de 150 000 volontaires pour cette année [2017] », est-il indiqué dans le rapport qui précise que « le taux de réalisation de cet objectif est de 82 % ». Pour atteindre ce résultat, « l’Agence s’est appuyée à la fois sur le réseau associatif mais a également réussi à relever le défi du développement, notamment via les grands programmes ministériels qui accueillent un nombre de jeunes volontaires important ».

        Lire aussi :
         

                Comment et pourquoi postuler à un service civique



Qui sont les volontaires ?
Avec un âge moyen de 21 ans, les volontaires de service civique sont en majorité dotés d’un niveau de formation de bac ou équivalent. Il s’agit en majorité de filles (59 %). A l’entrée en service civique, 45 % d’entre eux étaient demandeurs d’emplois, 30 % étudiants, 21 % inactifs et 4 % salariés.
Quels sont les établissements d’accueil ?
Les dix premiers organismes d’accueil concentrent un tiers des missions proposées, indique le rapport, sans toutefois les nommer. Ce sont, pour l’essentiel, des associations (80,2 %), suivies de collectivités territoriales (13 %) puis d’établissements publics (6,1 %).

        Lire aussi :
         

                Le service civique, un substitut à l’emploi ?



Qu’est-ce que cela leur a apporté ?
Les volontaires touchent une indemnité mensuelle de 522,87 euros brut (473,04 euros net), d’après le barème officiel. Le rapport souligne en premier lieu que la très grande majorité des participants est satisfaite de cette expérience. Beaucoup (93 %) soulignent l’amélioration des compétences notamment linguistiques. 63 % d’entre eux estiment par ailleurs que cela a eu un impact sur leur employabilité.

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Focus sur l’international
En 2017, 1 547 jeunes ont réalisé la totalité ou une partie de leur volontariat à l’international. Cent sept pays différents ont été concernés, les principaux étant l’Allemagne (15 %), Israël (7 %) suivi du Maroc (7 %) et du Sénégal (6 %)… Les missions réalisées à l’international relèvent en premier lieu du développement et de l’action humanitaire, mais aussi de l’éducation pour tous et de la solidarité. En parallèle, la France a été le terrain de mission de 157 volontaires, grâce à la mise en place d’un « principe de réciprocité dans le volontariat ».

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Le rapport fait aussi état d’un service civique largement connu du grand public : 93 % des 16 ans et plus ont déjà entendu parler du service civique, la plupart d’entre eux (63 %) par les médias.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ La ville des Yvelines, connue pour avoir vu grandir Omar Sy, Djamel Debbouze et Nicolas Anelka ne vibre pas comme en 1998.
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Coupe du monde 2018 : à Trappes, le Mondial ne fait pas chanter les squares

La ville des Yvelines, connue pour avoir vu grandir Omar Sy, Djamel Debbouze et Nicolas Anelka ne vibre pas comme en 1998.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 10h58
    |

            Ariane Chemin








                        


L’habitude, à Trappes, lors des Coupes du monde de football, c’est de « mettre le match dehors ». On installe la télé et des fauteuils au pied des squares, ces carrés d’immeubles imaginés de toutes pièces par la mairie communiste de cette ville des Yvelines grandie dans les années 1960, à trente kilomètres de Paris. En général, on improvise le barbecue et les grillades qui vont avec. « Trappes est une grosse ville de foot », assure Arnaud MBizi, « manageur général » de l’Etoile sportive, le premier club du département en termes d’effectifs (1 126 licenciés).
Rien de tout cela mardi, pour la demi-finale contre la Belgique. Ni le club ni la mairie n’avaient prévu de retransmission publique. « Nous n’avons pas eu de demandes », répond-on à l’hôtel de ville. Seules quelques rares fenêtres s’étaient pavoisées de tricolore, malgré l’atelier « confection d’un drapeau » proposé aux enfants par l’équipe municipale. Très vite, les comparaisons avec l’euphorie de 1998 sont devenues inévitables. « A l’époque, le drapeau bleu, blanc, rouge, ça avait moins de connotation politique, analyse Kamel Zerhdy, animateur au club de foot et agent à la SNCF. L’autre jour, j’ai décoré de drapeaux le stand commercial de la SNCF des Yvelines, à la gare de Plaisir. J’ai rajouté des ballons pour qu’on ne croie pas à un stand Front national. A force, ils nous font culpabiliser. »

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Quand, à vingt heures, le match a commencé, les allées des squares étaient désertes. C’est à peine si quelques gamins avaient sorti une télé à « Stendhal ». Le grand café des Merisiers, sur la place du marché, avait tiré son rideau de fer. Seule l’Equipe de choc, le café portugais de la vieille ville, avait prévu un deuxième écran, à l’extérieur. Une trentaine d’habitués y ont suivi la rencontre devant leur verre, comme on regarderait un feuilleton ou les infos. Ailleurs, quelques bars à chichas et des « grecs » avaient allumé la télé, comme à l’Interfood, le kebab installé entre la mosquée et le lycée, mais sans grand succès.
Une bonne partie des utopies de 1998 se sont envolées
D’ordinaire, « pendant les coupes du monde, la vitesse du son est plus grande que la vitesse de la lumière », note aussi Mustapha Larbaoui, pharmacien et président d’honneur de l’Etoile sportive. En 1998, les squares hurlaient à l’unisson du pays. L’un raconte la Safrane bordeaux qui avait fait le tour de la ville avec un fumigène volé au dépôt ferroviaire, un autre ce « gamin parti en moto sur les Champs ». « Au square de la Commune, on avait traîné la télé très loin, jusqu’au bord de l’hôpital », se souvient Farid Laoudi, responsable de la buvette du club.
En ce tournant des années 2000, Trappes était dingue de Nicolas Anelka – néanmoins pas sélectionné par Aimé Jacquet en 1998 –, une graine de champion formée à l’Etoile sportive et élevée à deux pâtés d’immeubles de celui du futur acteur Omar Sy – une autre gloire internationale, présent au match contre la Belgique aux côtés d’Emmanuel Macron. Les années ont passé, et avec elles une bonne partie des utopies de l’époque. « Je le disais déjà en 1998 : on a fabriqué le concept de la mixité sociale, culturelle, on a plaqué les trois B, black, blanc, beur, sur nos désirs, soupire Mustapha Larbaoui, le très populaire pharmacien. Moi, je disais que les valeurs du ballon n’ont pas besoin d’être transcendées par des formules marketing. D’ailleurs, après, ça a fait pschitt. Aujourd’hui, le foot, c’est encore les trois B, mais c’est business, business, business. »

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L’autre soir, quand le coup de sifflet final a retenti, seul Marwin, au kebab, a sauté de joie. « France-Belgique, je suis pour personne, je regarde, a soupiré Hakim, un autre client, devant ses frites. Moi, je dors dans ma voiture, eux, ils gagnent des millions par mois. » Des petits groupes sont tout de même descendus des immeubles pour converger vers le centre de la ville ou foncer vers les Champs-Elysées. Parmi eux, quelques personnes aux maquillages timides, mais rien à voir avec la forêt de drapeaux d’Elancourt, la riche ville mitoyenne, où la mairie avait réuni 1 300 spectateurs dans un gymnase, autour d’un écran.



                            


                        

                        


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Macron et les militaires, vigilance dans les rangs

Depuis la crise de 2017, le président multiplie les signes d’attention, mais sera jugé sur l’effort budgétaire.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 10h32
    |

            Cédric Pietralunga et 
Nathalie Guibert








                        



                                


                            

Une matinée entière. Malgré un agenda chargé, Emmanuel Macron s’attarde, ce samedi 23 juin, aux Invalides. Venu rendre visite aux blessés de l’armée de terre, le chef de l’Etat prend son temps. Discret, avec le caporal-chef Loïc Liber, tétraplégique, rescapé des tueries de Mohamed Merah en mars 2012. Empathique, prenant longuement les mains des uns, accordant aux autres tous les selfies. « Merci, monsieur le président ! », lui lance un soldat du régiment médical de la Valbonne, grièvement blessé au Mali. « Non, c’est moi. Merci. Un bel exemple de courage », répond le chef des armées, tout en attentions.
Ce vendredi 13 juillet, à l’hôtel de Brienne, il s’exprimera comme tous les ans devant les militaires défilant le lendemain sur les Champs-Elysées. Il y a un an, dans ce même lieu, les relations entre le président de la République et l’armée avaient débuté dans le bruit et la fureur. Le 13 juillet 2017, M. Macron, tout juste élu, avait publiquement, sèchement, rappelé à l’ordre le chef d’état-major, le général Pierre de Villiers, qui venait d’exprimer des critiques sur de nouvelles coupes budgétaires subies par les armées, alors qu’il espérait une hausse des crédits. « Je suis votre chef. Les ­engagements que je prends devant nos concitoyens et devant les armées, je sais les tenir et je n’ai à cet égard besoin de nulle pression et de nul commentaire », avait grondé le président, provoquant une douloureuse ­stupeur chez les militaires réunis pour cette tradition.

Depuis, le général François Lecointre a remplacé le général de Villiers démissionnaire, qui a gardé l’image d’un chef proche de ses hommes. Les relations entre l’armée et le chef de l’Etat ont connu un début de normalisation. Après deux quinquennats marqués par la réduction des moyens, Emmanuel Macron a confirmé le réinvestissement sécuritaire, décidé par François Hollande en 2016 après les attentats tout en en renvoyant le financement après 2017.
Mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Ce chiffre, publié après les oraux de rattrapage, marque une hausse de 0,4 point par rapport à l’année précédente. 47,7 % (+ 0,2 point) des candidats obtiennent une mention.
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Bac 2018 : le taux de réussite atteint 88,3 %

Ce chiffre, publié après les oraux de rattrapage, marque une hausse de 0,4 point par rapport à l’année précédente. 47,7 % (+ 0,2 point) des candidats obtiennent une mention.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 08h10
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 12h37
   





                        


Le taux de réussite au baccalauréat atteint 88,3 %, selon les résultats publiés par le ministère de l’éducation, vendredi 13 juillet après les oraux de rattrapage. Il gagne 0,4 point par rapport à l’année précédente.
Le taux de réussite s’élève à 91,1 % pour le bac général (+ 0,4 point), à 88,9 % pour le bac technologique (– 1,6 point) et à 88,6 % pour le bac professionnel.

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A l’issue de cette session, 675 600 candidats sont devenus bacheliers, précise le ministère. Sur les 765 000 candidats à la session 2018, plus de la moitié (52 %) passaient un bac général, 20 % un bac technologique et 28 % un bac professionnel.
Meilleur taux de réussite pour le bac S
Dans la filière générale, c’est le bac économique et social (ES) qui affiche une hausse de son taux de réussite (+ 1,3 point, soit 90,3 %), qui fait suite à la forte baisse de l’an dernier (de 2,3 points). Comme chaque année, la série scientifique (S) affiche le plus gros score, avec 91,8 % d’admis, un chiffre stable par rapport à l’année dernière. Les résultats du bac littéraire (90,7 % de réussite) traduisent une très légère hausse (+ 0,1 point).
Si la filière technologique enregistre une baisse et tombe sous la barre symbolique des 90 %, le ministère souligne que le taux de succès avait enregistré «  une forte progression entre 2005 et 2014 (+ 14,5 points) ». Cette année, le nombre de candidats en filière technologique avait augmenté d’environ 10 %.
De son côté, la hausse du taux de réussite au bac professionnel (+ 1,1 point) « compense la baisse de la session précédente », mais le taux de réussite dans cette filière « fluctue entre 80,0 % et 82,6 % depuis la session 2014 », rappelle le ministère.

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L’an dernier, le taux de réussite au bac avait atteint 87,9 %, en léger repli (de 0,6 point) après le taux record de 88,5 % en 2016.
47,7 % des candidats obtiennent une mention
Le ministère publie également des chiffres sur la proportion de mentions au bac, plus tôt que d’habitude. Il en ressort que 47,7 % des candidats ont obtenu une mention cette année, un taux en lègère hausse par rapport à l’an dernier (de 0,2 point). En 2018, 7,5 % des candidats au bac ont obtenu une mention très bien (- 0,1 point).
La bac général reste le plus grand pourvoyeur de mention (54,1 % des candidats en obtiennent une), devant la série technologique (41,4 %) et la série professionnelle (40,6 %). « La hausse de la réussite dans les voies générale et professionnelle participe à la hausse de cette proportion [de mentions] dans ces voies (près de + 1 point). Inversement, dans la voie technologique où le taux de réussite est moins important qu’à la session précédente, la part des candidats reçus avec mention diminue (près de − 2 points) », explique le ministère.

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                Résultats bac 2018 : le nombre de mentions et leur niveau vont-ils repartir à la hausse ?



Pour l’édition 2018, le bac n’a pas connu de gros changements. La réforme de cet examen rituel, promise cet hiver par le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer, est prévue pour la session 2021 et sera étrennée par les élèves actuellement en classe de troisième.
L’examen ne comptera plus que quatre épreuves écrites : le français en première, deux épreuves dites « de spécialité » après les vacances de printemps en terminale, et la philo à la fin de juin. Un grand oral, d’une durée de vingt minutes, se déroulera également à la fin de juin.

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          Le bac flashé à 88,3 !




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Bac 2018 : résultats, reportages et infos sur « Le Monde Campus »
Le Monde Campus a organisé une journée de direct pour suivre la publication des résultats du bac dans chaque académie, vendredi 6 juillet, avec également deux tchats avec des spécialistes, sur le niveau de l’examen et l’évaluation des élèves et sur l’orientation post-bac et Parcoursup. Voici nos principaux articles :
Résultats du bac de français 2018 : dates et horaires de publication, académie par académie
Résultats bac 2018 : académie par académie, retrouvez-les en un clic
Que rapporte une mention au bac cette année ?
Rattrapage bac 2018 : tout ce qu’il faut savoir pour réussir les oraux
Les notes de bac de 200 candidats de l’académie de Lille vont être réexaminées
Les meilleures perles et anti-perles du bac 2018
« Ma fille attend ses résultats du bac, et moi, j’ai l’impression de repasser l’examen ! »
De bons résultats au bac, « coupe-file » pour obtenir une place sur Parcoursup
Corrigés de maths (S, ES et L) - Corrigés de SES - Corrigés de physique-chimie
Retrouvez tous nos articles sur www.lemonde.fr/bac, la page Facebook Le Monde Campus et le compte Twitter @lemonde_campus.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Suivre son cœur ou les débouchés professionnels ? Témoignages d’élèves et d’étudiants confrontés à ce dilemme lors de leurs choix d’orientation.
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Elèves brillants, ils ont choisi d’étudier hors de la « voie royale »

Suivre son cœur ou les débouchés professionnels ? Témoignages d’élèves et d’étudiants confrontés à ce dilemme lors de leurs choix d’orientation.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 07h45
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 15h47
    |

                            Ines Ameur








                        



   


« J’ai dû me battre durant ces deux années pour prouver que les élèves brillants pouvaient réussir en L, malgré toutes les rumeurs… » Pour Lou, même le premier choix d’orientation, qui s’effectue en classe de seconde, a été difficile à imposer : ses professeurs et amis voulaient la voir en filière scientifique, alors qu’elle visait un bac littéraire.
Apologie du bac S, dénigrement du bac L, et mépris pour les bacs technologiques et professionnels…, cette « hiérarchie » entre les différents baccalauréats est un obstacle souvent évoqué dans les réponses reçues à notre appel à témoignages adressé aux élèves et aux étudiants qui ont choisi de faire des études en dehors de la « voie royale » que leur ouvraient leurs bons résultats scolaires.

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« Un bac général me permettrait de me retourner vers une voie plus classique si besoin »
Laura, excellente élève et passionnée de mode depuis son enfance, a finalement cédé au pragmatisme plutôt que de choisir une voie professionnalisante dès le lycée : « Mes parents et mes professeurs m’ont conseillé un baccalauréat économique et social (ES) au cas où je me rende compte que le domaine de la mode n’était pas fait pour moi. Un bac général me permettrait de me retourner vers une voie plus classique si besoin », explique-t-elle. In fine, ce choix a été le résultat d’un arbitrage entre la « rentabilité » présumée du diplôme et ses « envies ». Un compromis à l’avantage d’une filière jugée plus « sûre ».
« On est venus me voir plusieurs fois en me conseillant de faire une prépa littéraire pour ne pas gâcher mon potentiel »
Cette inégalité de reconnaissance des cursus se retrouve plus encore au moment du choix des études supérieures. « J’ai choisi d’entrer en école de psychomotricité alors que tout le monde me voyait en prépa ou en médecine », témoigne ainsi Carole, qui a finalement tenu bon.
Combien de jeunes se retrouvent tiraillés entre les attentes familiales, celles des professeurs et leurs désirs, quand bien même ceux-ci sont clairs. « Je pleurais, ne sachant pas ce que je devais faire et si je prenais les bonnes décisions. Je me souviens parfaitement du soir où j’ai dû choisir mon premier vœu APB : le DUT ou la prépa », raconte Lou. La jeune fille, qui avait déjà bataillé pour faire le choix d’un bac L, a de nouveau fait face à la déception de ses proches quand elle a souhaité intégrer un DUT en métiers du livre : « On est venu me voir plusieurs fois en me conseillant de faire une prépa littéraire pour ne pas gâcher mon potentiel. » Elle a eu l’impression de subir une double pression, contre son choix d’une filière « moyenne » d’une part et parce qu’elle était particulièrement bonne élève d’autre part.
Nina en a assez, elle aussi, que les bons élèves soit automatiquement associés à la prépa. Elle a fait le choix d’entrer à l’université. « Ce n’est pas une “filière poubelle” pour les étudiants moins doués, ou moins favorisés que les autres. » Un point de vue partagé par Julian : « Avec une approche volontaire, ouverte et investie, l’université est une voie de réussite, au même titre que l’ENS. »
« Faire des études plus originales et suivre sa passion ne veut pas dire se la couler douce »
Laura, qui avait accepté de rester dans une filière générale jusqu’au baccalauréat, a ensuite suivi sa passion : elle a intégré, en septembre, une très sélective école de stylisme et modélisme en région parisienne. Mais son année de terminale n’a pas été de tout repos : « Certains ont essayé de me dissuader ou de me convaincre de m’orienter vers une école de commerce pour devenir chef de produit, tout en évoluant dans le milieu de la mode. Mais ce qui m’intéressait, c’était la partie création et non la partie business. »
Elle a dû sans arrêt se justifier, et jongler entre préparations au concours et au bac, et a subi une pression constante sur son orientation. Ses parents et d’autres proches l’ont toujours soutenue dans son choix, mais « on leur a parfois dit qu’ils étaient inconscients car les métiers artistiques ont la réputation d’être précaires », se souvient l’étudiante. Elle ne regrette pas son choix, mais met en garde : « Faire des études plus originales et suivre sa passion ne veut pas dire se la couler douce. Il faut travailler pour y arriver, il n’y a pas de secret. »

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« Certains membres de ma famille et proches considèrent que je mérite mieux »
Tanguy, très bon élève en terminale au lycée Faidherbe à Lille (Nord), a tenu bon, avec le soutien de sa mère : il intégrera une licence de droit à la rentrée, pour préparer le concours d’entrée de la police et devenir gardien de la paix.
Ses professeurs, qui l’incitaient à s’orienter en classe prépa pour viser des concours plus sélectifs et prestigieux, ont finalement respecté son choix : « Même les plus sceptiques m’ont parlé de forums et de sites Internet parlant du métier de policier, afin de m’assurer que c’était bien ce que je voulais faire. » En revanche, « certains membres de ma famille et proches considèrent que je mérite mieux, constate-t-il. Nous n’avons pas la même vision du travail. Je pense qu’il faut avant tout être épanoui, eux pensent qu’il faut que le travail rémunère un maximum en argent et apporte du prestige. »
Cette conception du travail est répandue parmi les étudiants. Selon un sondage du concours Passerelle auprès d’étudiants et jeunes diplômés des treize écoles de commerce auxquelles il mène, l’épanouissement personnel est l’élément qui définit très largement la réussite (46 %), devant le critère de rémunération (21 %). Ce qui n’empêche pas une certaine ambivalence : les milliardaires Steve Jobs, Mark Zuckerberg et Elon Musk apparaissent dans le top 5 des personnalités qui incarnent, selon eux, la réussite.
« J’ai arrêté Sciences Po parce que j’y entrai pour changer le monde, alors que c’est moi que j’ai senti changer »
Le refus de la voie royale est parfois plus tardif. Après s’être laissé entraîner mécaniquement dans de grandes écoles, certains étudiants ne s’y sentent pas à leur place.
« Vous êtes l’élite de la nation, des privilégiés, et cela vous oblige à une certaine responsabilité. » Robin* se souvient de ces mots du directeur de Sciences Po Lyon. Une école qu’il a choisi de quitter, déçu par une ambiance où la confiance élitiste affichée et entretenue était une « certitude réductrice ». « J’ai arrêté parce que j’y entrai pour changer le monde, alors que c’est moi que j’ai senti changer », résume ainsi Robin. Aujourd’hui âgé de 27 ans, il achève une licence d’histoire, après avoir travaillé en tant qu’animateur en centre de loisirs et surveillant d’établissements scolaires, le temps de se réorienter.
En refusant l’occasion d’intégrer de très bons cursus ou en les quittant, Lou, Laura, Tanguy et Robin ont fait preuve d’une vraie forme de courage. Le courage de s’écouter pour s’écarter du chemin d’un destin déjà tracé.

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* Le prénom a été modifié.



                            


                        

                        


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Le Monde
 |    13.07.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 08h37
    |

                            Ludovic Clerima








                        



                                


                            

C’est la question qui vient toujours embarrasser les promoteurs. A quand une véritable baisse des prix dans l’immobilier neuf ? Malgré les « chocs » de simplification à répétition, force est de constater, comme l’indique l’observatoire des prix du neuf de la Fédération des promoteurs immobiliers, que le prix moyen du mètre carré des logements en France ne recule pas… mais augmente année après année.
Au premier trimestre 2018, les prix ont progressé de 3 % par rapport à 2017 et s’établissent en moyenne à 4 314 euros/m². « Le principal facteur qui explique cette hausse continue, c’est le coût du foncier, justifie Alain Goujon, directeur production maîtrise des coûts chez Nexity. Il est déjà très cher et sa valeur augmente du fait de la concurrence que les promoteurs se livrent entre eux pour certaines opérations. »

La situation n’est toutefois pas irréversible. Las de ne pas réussir à faire chuter les prix du foncier, c’est vers le numérique que les leaders de la construction immobilière se sont tournés pour réduire les coûts.
En 2015, Vinci Construction plonge dans le grand bain avec sa filiale Primméa. L’objectif de l’entreprise à l’époque est clair : « Proposer aux acquéreurs des appartements jusqu’à 30 % moins chers, sans porter atteinte à leur qualité. » Trois ans plus tard, le pari est presque tenu, grâce, entre autres, à un usage intelligent du BIM (Building Information Modeling), une sorte de maquette numérique.
Un 50 m² vendu dans le centre-ville de Nancy coûte près de 139 000 euros lorsqu’il est réalisé par Primméa. Alors que, chez la concurrence, pour une surface et des prestations équivalentes, il faudra débourser entre 160 000 et 180 000 euros. Si l’objectif des 30 % n’est pas encore atteint, l’entreprise est sur la bonne voie.
Une plate-forme nommée KROQI
Pour Vinci Construction, le BIM réunit « l’ingénierie, l’architecture, les bureaux d’études et la construction. » Il...




                        

                        


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Avant un week-end à hauts risques, le « plan » d’action contre le terrorisme

Parmi les mesures, le gouvernement confirme la DGSI dans son rôle de « chef de file » coordinateur et le retour surprise du parquet national antiterroriste.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 10h20
    |

            Elise Vincent








                        


Alors que s’annonce un week-end sous haute surveillance pour les forces de sécurité avec le Mondial de football, c’est ce vendredi 13 juillet qu’a choisi l’exécutif pour dévoiler le premier « plan » d’action contre le terrorisme de la présidence d’Emmanuel Macron. Un exercice qui relève pour bonne part de la revue stratégique, mais s’est imposé progressivement ces dernières années de façon bi-annuelle à l’agenda officiel, à mesure de l’évolution de la menace djihadiste et de l’effet « structurant » du terrorisme dans de nombreux domaines régaliens.
Ce « PACT » – c’est son nom – doit ainsi être annoncé de façon solennelle par le chef du gouvernement Edouard Philippe, vendredi matin, aux côtés des ministres de l’intérieur Gérard Collomb, de la justice Nicole Belloubet, des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et de la défense Florence Parly.
Articulé autour de 32 « actions » dont certaines déjà connues, il est censé orienter l’action de l’Etat en matière de détection, d’entrave, ou encore de répression d’ici 2020. Soit l’année où un nouveau débat au Parlement doit avoir lieu pour décider du renouvellement – ou pas – du texte ayant transposé l’Etat d’urgence dans la loi, en octobre 2017.
Avec ce PACT, le gouvernement ne cherche toutefois pas le branle-bas de combat. Du moins pas dans sa partie déclassifiée, le reste étant soumis au secret-défense. Alors que les plans précédents (2014 et 2016), imposés par les événements, avaient été l’occasion d’une refondation de la lutte antiterroriste, il s’agit plutôt là « d’offrir une nouvelle visibilité à l’action déterminée du gouvernement ».
Deux mesures phares
Deux mesures devraient faire parler plus particulièrement d’elles. La première concerne le rôle de « chef de file » accordé par l’exécutif à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) en matière de lutte contre le terrorisme. La seconde, plus inattendue, car rajoutée au dernier moment lors des arbitrages sur ce nouveau plan, concerne la création d’un parquet national antiterroriste (PNAT), distinct du parquet de Paris. Un projet qui avait pourtant été abandonné il y a plusieurs mois, faute de consensus.
Le rôle de « chef de file » de la DGSI – expression choisie par l’exécutif – est le signal politique le plus fort voulu par le gouvernement dans ce plan. Pour preuve, l’annonce du PACT, ce 13 juillet, devait symboliquement avoir lieu au siège de la DGSI, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).
L’annonce surprise de la création d’un nouveau parquet national antiterroriste pourrait, elle, susciter moins de consensus, en tout cas publiquement. L’ambition de Matignon est aujourd’hui de retirer cette compétence nationale au procureur de Paris en la confiant à une structure autonome « renforcée ».
L’idée est de créer un parquet spécialisé de 25 à 30 personnes, soit quatre à cinq magistrats supplémentaires par rapport à aujourd’hui. Logé au sein du nouveau palais de justice, ce PNAT aura un « droit de tirage » sur les effectifs du parquet de Paris si besoin. Il absorbera au passage le pôle crime contre l’humanité du tribunal de grande instance. Il sera censé aussi bénéficier d’un « maillage territorial » consolidé.



                            


                        

                        


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Fusillade dans un lycée à Grasse : des « ados puérils » dans « un engrenage malsain »

Plus d’un an après avoir tiré sur trois élèves et le proviseur, « Kevin », 17 ans, a participé, jeudi, à la reconstitution de la fusillade dont il est l’auteur.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 10h03
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        



                                


                            

Il rêvait d’être le « premier school shooter français ». De refaire la tuerie de l’école Columbine (Etats-Unis) au lycée Tocqueville de Grasse (Alpes-Maritimes) où il était élève de 1re L. Plus d’un an après avoir blessé trois élèves et le proviseur, Kevin (les prénoms ont été modifiés), 17 ans, a participé, jeudi 12 juillet, à la reconstitution de la fusillade dont il est l’auteur, organisée par le juge d’instruction. Son meilleur ami depuis le CE1, Lenny, mis en examen, lui, pour complicité de tentatives d’assassinats, est aussi revenu jusqu’à cet hôtel où, à scooter, il avait déposé Kevin, muni de trois armes dérobées chez son grand-père, d’une grenade à plâtre et d’une mauvaise bombe artisanale. Ils s’étaient quittés sur une accolade et cette apostrophe de Kevin avant qu’il n’enjambe le grillage du lycée : « Regarde les infos, mec ! »
Ce 16 mars 2017, la France redoute dans un premier temps un attentat terroriste puis découvre cette tentative de massacre en milieu scolaire commise par un adolescent de 16 ans, en butte aux railleries de certains élèves de sa classe. Depuis leur incarcération, tous les deux ont livré au juge et aux experts les ressorts de ce que l’un d’eux nomme désormais « un engrenage malsain », selon le dossier d’instruction auquel Le Monde a eu accès, un sidérant passage à l’acte où se mêlent abrutissement aux jeux vidéo hyperviolents et passion partagée pour les tueurs en série et les tueurs de masse. « On jouait dans le canapé à la console, on dégommait des gens et on s’est dit : ça pourrait être rigolo en vrai », a confié Lenny à une psychologue. Déscolarisé, il n’a pas été plus loin que d’accompagner son ami sur les lieux.
Kevin avait mûri une haine pour certains élèves de sa classe, ceux qui perturbaient les cours, qui l’avaient surnommé « le Sataniste » en raison de ses goûts pour le  gore, le gothique et la musique metal. La page Facebook de cet adolescent timide...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Des images de vidéosurveillance, d’une durée de près de six minutes, montrent ce gardien de la paix s’en prendre physiquement à un homme menotté et au sol.
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Violences au TGI de Paris : le policier suspendu et placé en garde à vue

Des images de vidéosurveillance, d’une durée de près de six minutes, montrent ce gardien de la paix s’en prendre physiquement à un homme menotté et au sol.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 19h27
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 06h42
   





                        



   


Dans la vidéo diffusée sur Internet, on le voit frapper un détenu menotté dans le dos et à terre. Le policier stagiaire, auteur de violences dans l’enceinte du tribunal de grande instance (TGI) de Paris, a été suspendu par le ministre de l’intérieur Gérard Collomb et placé en garde à vue, jeudi 12 juillet.
« Le ministre d’Etat a pris connaissance ce jour de l’existence d’une vidéo présentant un comportement violent et inadmissible d’un gardien de la paix stagiaire dans l’enceinte du Tribunal de grande instance de Paris. Le ministre d’Etat condamne avec la plus grande fermeté ce comportement inadmissible qui vient nuire à l’image de l’ensemble des forces de sécurité. »
Les images de vidéosurveillance, d’une durée de près de six minutes, montrant ce gardien de la paix s’en prendre physiquement à un homme qui devait être jugé en comparution immédiate pour vol avaient été révélées, quelques heures plus tôt, par le site La-bas.org.
Deux enquêtes ouvertes
Le parquet de Paris avait dans la foulée ouvert deux enquêtes : une première pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique », et une seconde pour « introduction frauduleuse dans un système automatisé de données » en raison de l’extraction et de la diffusion des images de vidéosurveillance. Les investigations ont été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la « police des polices ».
Les faits se sont déroulés le 9 juin selon La-bas.org, ce qu’a confirmé à l’Agence France-Presse une source proche de l’enquête. Selon le site, créé en 2015 après l’arrêt de « Là-bas si j’y suis », célèbre émission engagée de Daniel Mermet diffusée sur France Inter entre 1989 et 2014, c’est un policier qui leur a transmis la vidéo pour dénoncer ces agissements.

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                Le nombre de tués et de blessés graves par la police désormais recensé



Violences en hausse de 6 %
Selon le bilan de l’IGPN pour 2017 publié récemment, les enquêtes sur des violences volontaires imputées à des policiers ont augmenté de 6 % par rapport à 2016. Dans le cadre professionnel, elles relèvent pour 19 % de faits commis dans les locaux de police, notamment lors du déroulement d’une garde à vue ou d’une rétention (10 %).

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                Le recours aux armes à feu par les policiers a fortement augmenté en France en 2017



Ouvert au public depuis le 16 avril, le TGI de Paris se trouve dans le quartier des Batignolles (17e arrondissement) après avoir déménagé de son site historique sur l’Ile de la Cité qu’il occupait depuis plusieurs siècles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Selon un rapport annuel, plus d’un quart des postes de titulaires à temps plein sont vacants, et près de la moitié des postes à temps partiel.
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Dans les hôpitaux, 19 000 postes de médecin sont non pourvus

Selon un rapport annuel, plus d’un quart des postes de titulaires à temps plein sont vacants, et près de la moitié des postes à temps partiel.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 16h40
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 06h42
   





                        


L’hôpital souffre d’un manque chronique de titulaires : plus de 19 000 postes de médecin y étaient « statutairement vacants » en début d’année, selon le rapport annuel du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers (CNG), dévoilé jeudi 12 juillet. Les contractuels compensent en grande partie ce déficit.
Le taux de « vacance statutaire » pour les postes à temps plein « a progressé de 0,9 point entre 2017 et 2018 » et s’établissait au 1er janvier à 27,4 %, indique le rapport. Cela correspond à 15 052 postes « budgétés » mais pas « occupés statutairement » par des praticiens hospitaliers (PH).

        Lire le reportage (en édition abonnés) :
         

          A l’hôpital public, des services en jachère faute de médecins intérimaires



Un taux variable selon les régions
Une grande partie de ces postes à temps plein sont toutefois « provisoirement occupés » par des praticiens contractuels : une étude du CNG réalisée en janvier 2017 estimait leur nombre à plus de 12 000. Pour les postes de PH à temps partiel, la vacance statutaire culminait à 47 % au début de 2018, soit 4 039 titulaires manquants.
Le taux de « vacance statutaire » varie selon les régions : dans les deux catégories (temps plein et temps partiel), il est supérieur à la moyenne en Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire et Normandie, mais inférieur en Bretagne, Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

        Lire le reportage (en édition abonnés) :
         

          Ces médecins étrangers qui font tourner l’hôpital



Les disparités dépendent aussi des spécialités médicales : l’anesthésie-réanimation, l’ophtalmologie et la radiologie font partie des moins pourvues, à l’inverse de la pédiatrie, de la chirurgie infantile et de la dermatologie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ 3 000 membres des personnels de secours seront aussi déployés pour assurer la sécurité en ce week-end sous haute tension.
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14 Juillet et finale du Mondial : 12 000 membres des forces de l’ordre mobilisés dans Paris et sa région

3 000 membres des personnels de secours seront aussi déployés pour assurer la sécurité en ce week-end sous haute tension.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
12.07.2018 à 16h35
   





                        


Le week-end s’annonce sous haute tension pour les forces de sécurité. Un total de 12 000 membres des forces de l’ordre seront mobilisés dans Paris et sa région à l’occasion des festivités du 14 Juillet, vendredi soir et samedi, et de la finale du Mondial, dimanche, a annoncé jeudi 12 juillet le préfet de police.
Par ailleurs, 3 000 membres des personnels de secours seront déployés, a précisé Michel Delpuech.
Outre les habituels événements prévus pour la fête nationale dès vendredi soir (feux d’artifice, bals, fêtes…), ce week-end sera marqué par la finale de la Coupe du monde de football France-Croatie (17 heures), dans un contexte de « menace terroriste avérée », a souligné le préfet de police. Un contingent de 4 000 membres des forces de l’ordre sera déployé dimanche à l’occasion de cette finale.

        Lire aussi :
         

                14 Juillet et finale de la Coupe du monde : les services de sécurité en alerte



Une retransmission sur écran géant est notamment prévue dans une « fan-zone » installée sur le Champ-de-Mars, entièrement barriérée et dotée de six accès sécurisés. Des « contrôles renforcés » seront pratiqués dans un vaste périmètre autour du Champ-de-Mars.
Jusqu’à 90 000 spectateurs dans la fan-zone
Cette « fan zone » pourra accueillir jusqu’à 90 000 spectateurs. « Nous arrêterons d’admettre du public quand cette jauge sera atteinte », a fait savoir M. Delpuech, conseillant au public d’« arriver le plus tôt possible, à partir de 13 heures ».
A proximité, la tour Eiffel sera fermée dimanche pour raisons de sécurité, a déclaré de son côté la direction du monument. « En cas de victoire de l’équipe de France, la célébration de cette deuxième étoile [symbole du titre mondial sur le maillot] donnera lieu à des scènes de liesse et à des rassemblements de foule dont nous avons eu un avant-goût après la demi-finale », a souligné le préfet de police.
« Si notre équipe gagne la Coupe du monde, nous ferons en sorte d’interdire la circulation de tout véhicule dans un vaste périmètre » dans l’Ouest parisien, a-t-il précisé.
Mardi soir, des centaines de milliers de personnes étaient descendues dans les rues de Paris pour célébrer la victoire (1-0) de l’équipe de France sur la Belgique, synonyme de qualification des Bleus pour la troisième finale mondiale en vingt ans.
Sur les Champs-Elysées, traditionnel lieu de rendez-vous festif, la fin de soirée a donné lieu à des tensions quand quelques dizaines d’individus ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont risposté avec des gaz lacrymogènes, avant d’évacuer l’avenue.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ La brigade de répression de la délinquance économique enquête sur l’association de protection des animaux en raison de soupçons de favoritisme envers un fournisseur.
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Perquisition au siège social de la SPA

La brigade de répression de la délinquance économique enquête sur l’association de protection des animaux en raison de soupçons de favoritisme envers un fournisseur.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 15h09
 • Mis à jour le
12.07.2018 à 15h21
    |

            Denis Cosnard








                        


Surprise matinale, jeudi 12 juillet, pour les salariés du siège social de la Société protectrice des animaux (SPA), boulevard Berthier, dans le 17e arrondissement de Paris. Des enquêteurs de la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) y sont entrés pour une perquisition, et ont commencé à récupérer des documents, selon des sources concordantes. La perquisition était encore en cours à 13 h 30, précise-t-on au siège de l’association.
Les achats de croquettes et autres aliments pour les animaux sont au cœur de ces investigations, selon une source présente sur place. En cause, des soupçons selon lesquels la présidente de l’association, Natacha Harry, qui vient de démissionner, aurait favorisé un fournisseur, le groupe Mars, pour lequel elle avait travaillé précédemment.

        Lire :
         

          La présidente de la SPA annonce sa démission



Avant même d’être adhérente à la SPA, Natacha Harry, qui présentait alors des émissions sur les animaux à la télévision, avait assuré la promotion de Pedigree, une des marques du groupe américain Mars. Cette collaboration rémunérée s’est poursuivie un peu après son élection à la tête de l’association. Or, l’association achetait déjà une partie des aliments pour les animaux de ses refuges à une autre filiale de Mars, Royal Canin. Toute la question est de savoir si, comme le suspectent certains opposants à Natacha Harry, les liens avec le groupe Mars se sont resserrés après son accession à la présidence.
Manquement à la mise en concurrence en 2013 et en 2014
Dans son dernier rapport sur la SPA, publié en mars 2017, la Cour des comptes avait déjà mis le doigt sur le sujet. Elle soulignait que le contrat initial avec Royal Canin, daté du 25 mars 2011, avait fait l’objet d’un avenant, non daté, pour l’année 2012, puis que l’accord avait été tacitement reconduit en 2013 et en 2014, sans mise en concurrence. Or l’audit juridique réalisé à la demande de la nouvelle présidente, avait, dès avril 2014, constaté des « manquements » et avait « préconisé une renégociation après mise en concurrence des contrats des fournisseurs référencés », notait la Cour des comptes. Depuis, un appel d’offres a fini par être lancé, et, au printemps, il a été perdu par le groupe Mars au profit de deux autres fournisseurs.
Quelles que soient les suites judiciaires données à cette enquête, la perquisition menée jeudi ne peut que renforcer dans l’immédiat les doutes sur la gestion de l’association et accentuer la crise interne. En quelques mois, la SPA a déjà écarté trois de ses principaux dirigeants salariés, tandis que le secrétaire général et la présidente, tous deux bénévoles, ont démissionné.

        Lire l’enquête (en édition abonnés) :
         

          Temps de chien à la SPA






                            


                        

                        

