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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Le président états-unien, en visite au Royaume-Uni le 13 juillet, est revenu sur ses déclarations parues dans la presse et critiquant le plan de Theresa May pour le Brexit.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Après avoir rencontré Theresa May, le président américain devait rejoindre le palais de Windsor pour prendre le thé avec la reine Elizabeth II.
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A Londres, des dizaines de milliers de personnes manifestent contre la venue de Trump

Après avoir rencontré Theresa May, le président américain devait rejoindre le palais de Windsor pour prendre le thé avec la reine Elizabeth II.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 16h36
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 18h48
   





                        



Venu rencontrer la première ministre britannique ainsi que la reine, Donald Trump a commencé jeudi 12 juillet une visite très surveillée au Royaume-Uni. Des dizaines de milliers de personnes ont défilé bruyamment dans les rues de Londres vendredi après-midi contre sa venue. Un « carnaval de la résistance » contre le président américain jugé « misogyne, homophobe, xénophobe ».
« #DumpTrump » (« Trump à la poubelle »), ou « Même ma mère, qui aime pourtant tout le monde, ne peut pas t’encadrer », pouvait-on lire sur les pancartes et banderoles brandies par les participants. « Non à Trump, non au KKK [Ku Klux Klan], non à l’Amérique fasciste ! », chantaient-ils en descendant sous un soleil resplendissant la grande artère commerciale d’Oxford Street pour se rendre à Trafalgar Square, en plein cœur de la capitale britannique.
Notre correspondant à Londres, Philippe Bernard, s’est rendu sur place :

Alex, dans la manif anti-Trump à Londres: « Trump n’a pas à se mêler de nos affaires. En attaquant l’UE, il montre… https://t.co/iP6OtD5JEx— canalbernard (@Philippe Bernard)


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Sur Regent St, Trump mobilise la gauche britannique. https://t.co/84e9sQhGnJ— canalbernard (@Philippe Bernard)


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La manifestation londonienne, divisée en deux marches, l’une de femmes, l’autre regroupant une coalition d’organisations, constitue le point d’orgue du mouvement de protestation contre la visite de Donald Trump au Royaume-Uni. Celle-ci avait été longtemps différée par crainte de la réaction des détracteurs du président américain, ulcérés à l’idée que leur pays lui déroule le tapis rouge.
« Misogyne, chauvin, homophobe, xénophobe »
« Donald Trump est misogyne, chauvin, homophobe, xénophobe et promeut le sectarisme », a déclaré Georgina Rose, 42 ans, participante de la « Marche des femmes ». Passant devant le 10, Downing Street, la résidence de la première ministre britannique, des manifestants ont sifflé Theresa May, qui avait été la première dirigeante étrangère à se rendre à Washington pour rencontrer M. Trump après son investiture, début 2017.
Dawn, 49 ans, est elle venue avec sa fille de 11 ans, Sadie. « Trump est l’homme avec le plus grand ego aux commandes de la plus grande puissance mondiale. Il n’a pas la moindre idée de ce dont le monde a besoin », a estimé cette mère de famille. Une vingtaine d’artistes drag-queen ont pris part au défilé, dont Joey « Bourgeoisie » Frenette, 27 ans, originaire de Washington et installé au Royaume-Uni depuis huit ans : « Je pense qu’il incarne une représentation particulièrement négative de ce que l’Amérique doit donner au monde. »

   


Plus insolite : dans la matinée, un ballon géant représentant un Trump en couche-culotte a flotté près du Parlement, une initiative qui a reçu le feu vert du maire de Londres, le travailliste Sadiq Khan, objet de nombreuses attaques verbales du président américain.
« En tant qu’Américain, je trouve ça génial. C’est une façon pacifique de protester », a commenté Brett Kirchner, 25 ans, originaire de Caroline du Nord, sur la côte est américaine. Même si, comme il en a convenu, « il y aura aux Etats-Unis des gens qui sont très contrariés par cette protestation et qui pensent que c’est insultant ».
Le parcours des manifestants tenait cependant M. Trump éloigné des protestations. Après s’être entretenu avec Mme May, M. Trump avait en effet rendez-vous, en compagnie de son épouse Melania, au palais de Windsor, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Londres, pour prendre le thé avec la reine Elizabeth II.
Plus tôt dans la journée, le président des Etats-Unis avait fait une entrée fracassante sur le sol britannique en soutenant, dans un entretien au tabloïd The Sun, les détracteurs de la première ministre partisans d’une rupture nette avec l’Union européenne dans les négociations sur le Brexit.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Alors que le Mondial de foot s’achève en Russie, le Kremlin est resté sourd à tous les appels pour la libération du cinéaste ukrainien, en grève de la faim depuis 61 jours.
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La vie d’Oleg Sentsov suspendue à la grâce de Vladimir Poutine

Alors que le Mondial de foot s’achève en Russie, le Kremlin est resté sourd à tous les appels pour la libération du cinéaste ukrainien, en grève de la faim depuis 61 jours.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 15h45
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 16h12
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


La Coupe du Monde de football s’achève en Russie, et Oleg Sentsov risque de mourir. Le cinéaste ukrainien, incarcéré dans une colonie à régime sévère dans le nord du pays, a eu 42 ans ce vendredi 13 juillet, tandis qu’il franchissait un autre pallier : 61 jours de grève de la faim. Dans une lettre datée du 22 juin mais rendue publique le même jour, vendredi, sur le site de la radio Echo de Moscou, sa mère, Lioudmila Sentsova, a demandé sa grâce à Vladimir Poutine.
« Je ne vais pas essayer de vous convaincre de l’innocence d’Oleg, même si j’en suis persuadée, écrit-elle. Je dirai juste qu’il n’a tué personne. Il a déjà passé quatre ans en prison. Ses enfants l’attendent. Le cadet souffre d’autisme. Ils ne seront jamais heureux sans leur père. »
Vladimir Poutine est resté jusqu’ici inflexible. Ni les commentaires alarmés des défenseurs des droits de l’homme, ni les requêtes de ses interlocuteurs – Thorbjorn Jagland, secrétaire général du Conseil de l’Europe, a lui aussi demandé sa grâce – ni les nombreux appels d’intellectuels à l’étranger n’ont ébranlé le chef du Kremlin.

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                Michel Eltchaninoff : « Monsieur Macron, conditionnez votre visite en Russie à la libération d’Oleg Sentsov »



« J’ose croire qu’il va le libérer pour ne pas laisser une ombre sur le Mondial. La mort [du nationaliste irlandais] Bobby Sands après soixante-six jours de grève de la faim [en Irlande du Nord], a pesé sur Thatcher comme quelque chose d’indélébile », souligne depuis Paris Michel Eltchaninoff. Cofondateur de l’association Les Nouveaux dissidents à travers laquelle écrivains et intellectuels comme Leila Slimani, Jonathan Littell ou Philippe Claudel se sont mobilisés, il est lui-même l’auteur d’une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron lui demandant de ne pas se rendre en Russie sans un geste du Kremlin.
Pétitions et manifestations
Le président français a assisté à Saint-Pétersbourg à la demi-finale du Mondial disputée par la France le 10 juillet. Il sera de nouveau à Moscou ce dimanche, au côté de Vladimir Poutine, pour la finale qui opposera cette fois la France à la Croatie.
Publiée sur le site de la Société des réalisateurs de film, une pétition a réuni des dizaines de signatures françaises et étrangères parmi lesquels Jacques Audiard, Bertrand Tavernier, l’acteur américain George Clooney ou le cinéaste russe Andreï Zviaguintsev. Depuis les Etats-Unis, d’autres appels ont été lancés, dont celui de l’écrivain Stephen King. Dans une lettre ouverte rédigée à l’attention de Vladimir Poutine et de Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football, le Pen Club aux Etats-Unis a réuni les signatures d’une cinquantaine de personnalités, dont Patti Smith, Salman Rushdie, Paul Auster ou Michael Connelly. Toutes ces démarches sont restées sans résultat.

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En Russie, ceux qui osent manifester publiquement pour la libération d’Oleg Sentsov sont réprimés. Vendredi, le tribunal Tverskoï de Moscou a condamné deux acteurs de Teatr.doc, Maria Tchouprinskaïa et Gregori Gandlevski, à 20 000 roubles d’amende (environ 275 euros) pour avoir « distribué des tracts » en faveur du cinéaste. Huit autres personnes ont été interpellées à Saint-Pétersbourg, comme tous ceux qui ont tenté de sensibiliser les supporteurs de foot venus du monde entier. Rue Nikolskaïa, à Moscou, lieu de rassemblement privilégié des fans, la police les a promptement chassés.
Un chemin plein d’obstacles

   


« Nous avons appris aujourd’hui par les médias qu’une telle demande [de grâce] a été faite », a commenté, vendredi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, interrogé sur la lettre de la mère d’Oleg Sentsov. « Bien sûr, elle sera examinée, nous y prêterons attention », a-t-il ajouté. Jusqu’ici, pourtant, tous les obstacles ont été dressés sur le chemin de la libération du cinéaste, à commencer par sa nationalité. Né en Crimée, la péninsule ukrainienne annexée en 2014 par la Russie, il s’est vu imposer la nationalité russe, compromettant ainsi la perspective d’un échange entre prisonniers un temps envisagé entre Kiev et Moscou. La Russie a ensuite argué qu’elle ne pouvait échanger un « citoyen russe ».

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Oleg Sentsov a lui-même lié son sort à celui de quelque 70 autres prisonniers ukrainiens, dont Alexandre Koltchenko. A l’issue d’un procès qualifié de « parodie de justice » par Amnesty International, les deux hommes avaient été condamnés en même temps, le 25 août 2015, à respectivement vingt et dix ans de colonie pénitentiaire pour « organisation » et « participation » à une entreprise « terroriste » sur la base d’aveux de deux complices présumés. Ces derniers ont, depuis, déclaré qu’ils leur avaient été extorqués sous la torture. « Manifestement, les droits élémentaires de la défense n’ont pas été respectés », a convenu le 10 juillet Bernard Griveaux, porte-parole du gouvernement français sur France Info.
Dans une colonie pénitentiaire
Accusé de faire partie de Praviy Sektor, un groupe ultranationaliste ukrainien, puis arrêté en Crimée en mai 2014, moins de deux mois après l’annexion de la péninsule ukrainienne, Oleg Sentsov purge aujourd’hui sa peine dans une colonie pénitentiaire de Labytnangui, à près de 2 000 kilomètres de Moscou, dans la région de Iamalo-Nénétsie. C’est là qu’il a commencé, le 14 mai, sa grève de la faim, en se disant déterminé à aller « jusqu’au bout ». Depuis, « chaque jour, il boit 3,5 litres d’eau, répète son avocat Dmitri Dinzé. Il a accepté des injections de glucose, d’amino-acides et de vitamines. »
« Oleg, qui mesure 1,90 mètre (…) a perdu 15 kg depuis le début de sa grève de la faim, a témoigné sa cousine, Natalia Kaplan, qui a pu lui rendre visite le 5 juillet. « Hier, il était dans un très mauvais état, aujourd’hui, il se sent mieux. Cela va surtout mal le soir », avait-elle poursuivi, en précisant qu’il irait effectivement « jusqu’au bout » : « Il croit en sa victoire. »

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                Mme Françoise Nyssen, demandez à Moscou « la libération immédiate d’Oleg Sentsov »



La déléguée aux droits de l’homme de Vladimir Poutine, Tatiana Moskalkova, qui s’était résignée à faire le déplacement le 28 juin, a fait entendre sa différence. « Oleg Sentsov est en bonne forme émotionnelle. Il marche, il s’intéresse à ce qu’il se passe dans le monde, il regarde la télévision, les infos et le football, et il écrit un scénario pour un film », avait-elle déclaré, sans un mot sur son état physique. En quittant les lieux en cortège, la fonctionnaire, élevée au grade de générale du ministère de l’intérieur où elle a longtemps travaillé, a refusé de s’arrêter et de parler à son homologue ukrainienne, Lioudmila Denissova, qui s’était vu refuser l’accès au camp.
Vendredi, loin des projecteurs du Mondial qui vont s’éteindre, un autre Ukrainien, Evgueni Panov, a été condamné à huit ans de colonie pénitentiaire pour les mêmes motifs qu’Oleg Sentsov. Arrêté également en Crimée en août 2016, ce chauffeur d’entreprise avait avoué, sous l’effet de la torture a-t-il affirmé à ses avocats, avant de se rétracter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Début juin, l’ancien chef conservateur du gouvernement espagnol s’est retiré de la vie politique en reprenant son poste de fonctionnaire dans une petite ville côtière. Depuis, ses adversaires lui découvrent des qualités.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤                
                                    

Mariano Rajoy sur la voie de la rédemption en Espagne


                      Début juin, l’ancien chef conservateur du gouvernement espagnol s’est retiré de la vie politique en reprenant son poste de fonctionnaire dans une petite ville côtière. Depuis, ses adversaires lui découvrent des qualités.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 14h07
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








   


La glace au touron pour terminer son déjeuner, c’est son péché mignon. Tous les midis, ou presque, Mariano Rajoy s’installe à sa place habituelle avec vue sur le port dans le coquet restaurant Batiste, spécialiste en fruits de mer, poissons et paellas, à Santa Pola, petite ville côtière située au sud d’Alicante, en Espagne. Il faut dire que l’emplacement est idéal : c’est à seulement deux cents mètres de son nouveau bureau.
Fini les réunions à Bruxelles avec les chefs d’État et de gouvernement européens, les visites officielles, inaugurations de bâtiments publics, conseils des ministres, crises indépendantistes et autres réjouissances. Celui qui occupait encore il y a un peu plus d’un mois la présidence du gouvernement espagnol a commencé une nouvelle vie. Ou, plutôt, repris celle qui l’attendait depuis trente ans, avant qu’il ne se lance pour de bon dans une intense carrière politique, délaissant son poste de fonctionnaire : il a récupéré la place de conservateur des hypothèques qu’il occupait… en 1989.
« J’ai essayé d’être juste, j’ai assumé mes erreurs et celles qui n’étaient pas les miennes. » Mariano Rajoy
Cette décision de reprendre sa profession d’origine est inédite pour un chef de l’exécutif en Espagne. Aussitôt évincé du pouvoir par la motion de censure inattendue déposée par le socialiste Pedro Sánchez, le 1er juin, il a fait ce choix sans hésiter. La politique, c’est terminé : après quatorze ans aux commandes du Parti populaire (PP), à patauger dans la boue de la corruption systémique qui s’est installée sous son prédécesseur José María Aznar, et près de sept ans à la tête d’un royaume qui a enchaîné crises économique, institutionnelle et territoriale, il a dit « basta ». « C’est le mieux pour moi, pour le PP et, je crois, pour l’Espagne, a-t-il expliqué avec émotion, incapable de retenir ses larmes, le 5 juin. J’ai essayé d’être juste, j’ai assumé mes erreurs et celles qui n’étaient pas les miennes. »

Le politicien galicien, père de deux adolescents, a renoncé à sa retraite à vie de président du gouvernement et au poste qui l’attendait au Conseil d’État, rétribué 100 000 euros par an. Les conservateurs d’hypothèques sont, il est vrai, bien rémunérés en Espagne, avec un salaire mensuel moyen oscillant entre 10 000 et 20 000 euros en fonction de l’activité immobilière de la municipalité où ils officient.
« Ce fut un honneur d’être son rival et de le combattre politiquement. Il a gagné mon respect. » Pablo Iglesias, dirigeant de Podemos
Il n’a finalement gardé des privilèges de son ancien mandat que la voiture de fonction et quatre gardes du corps. Ce choix de vie lui vaut les applaudissements d’une partie de l’opinion espagnole. Et pour Mariano Rajoy, éclaboussé par plusieurs affaires de corruption liées au PP, c’est une forme de rédemption.
Depuis l’annonce de son retrait de la politique, ses adversaires lui découvrent subitement des qualités. Le président du Parti nationaliste basque (PNV), Andoni Ortuzar, a vanté « sa personne et son attitude, toujours impeccables avec moi ». Pablo Iglesias, le secrétaire général de la formation de gauche radicale Podemos, a salué sur Twitter le départ d’« un homme politique élégant et intelligent qui savait écouter ». « Ce fut un honneur d’être son rival et de le combattre politiquement. Il a gagné mon respect », a-t-il ajouté.

Rajoy no se ha ido, le ha echado la gente que no perdió la esperanza y que no dejó de pedir una moción contra la co… https://t.co/2wMqC9NlKt— Pablo_Iglesias_ (@Pablo Iglesias)


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Enfin, un essai écrit par le journaliste d’El País Nacho Carretero, intitulé Fariña, vient de dresser de lui un portrait plutôt flatteur, soulignant le rôle qu’a joué Mariano Rajoy, lorsqu’il était élu à Pontevedra, dans la rupture des liens étroits entre une branche de l’Alliance populaire de Galice (AP, ancêtre du PP) et les narcotrafiquants.
Cinquante minutes de retard
A la fin du mois de juin, pour son premier jour de travail, l’homme de 63 ans est arrivé sans veste ni cravate, avec cinquante minutes de retard. Sans doute la faute à sa pratique quotidienne de la marche rapide, tous les matins à 7 heures, face au bord de mer d’Alicante, où il loge dans un hôtel. A Santa Pola, en guise d’accueil, une grande affiche publicitaire l’interpelle à l’entrée de la ville : « Bienvenue Mariano ! Tu as une maison ? On t’aide à la chercher ? »
Les journalistes et paparazzis, après avoir saisi deux clichés, au travail et en promenade, se sont déjà lassés : on peut difficilement faire plus monotone. Alors que son parti se déchire entre les deux candidats à sa succession lors du congrès prévu les 20 et le 21 juillet, Mariano Rajoy a décidé de ne pas voter aux primaires ni de dévoiler vers qui vont ses faveurs, « afin de ne privilégier aucun candidat ».



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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Depuis le 9 juillet, dans la chaîne d’établissements Wetherspoon appartenant au multimillionnaire et ultra-Brexit Tim Martin, les alcools non britanniques sont remplacés par des boissons fabriquées au Royaume-Uni et en dehors de l’UE.
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édition abonné


Dans des pubs anglais, haro sur le champagne français et les bières allemandes


                      Depuis le 9 juillet, dans la chaîne d’établissements Wetherspoon appartenant au multimillionnaire et ultra-Brexit Tim Martin, les alcools non britanniques sont remplacés par des boissons fabriquées au Royaume-Uni et en dehors de l’UE.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 14h06
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 14h39
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                              

                        

Theresa May, la première ministre britannique, peut bien mettre de l’eau dans son Brexit, pas question pour d’en verser une seule goutte dans la bière qui a fait sa fortune. Au contraire : deux ans après le référendum, le patron multimillionnaire de Wetherspoon, une chaîne de 895 pubs présents dans les quartiers populaires du Royaume-Uni, continue de militer à fond pour le divorce d’avec l’Union européenne au nom du libéralisme économique et d’un certain nationalisme.
Sa dernière action : depuis le 9 juillet, le champagne et la bière allemande sont progressivement remplacés, dans ses établissements, par des succédanés britanniques ou non européens. Alors que la baisse de la livre sterling et le ralentissement de l’économie consécutifs au Brexit menacent ses marges en renchérissant ses coûts, le truculent Tim, 63 ans, deux mètres de haut, visage rougeaud et tignasse grise, désigne un autre coupable : l’UE, qu’il accuse de protectionnisme.
Lumières glauques et étonnante convivialité
Il est trop tôt pour savoir si les clients de Wetherspoon apprécieront le Sparkling Whitedowns, un brut anglais, et le vin pétillant australien qui doivent remplacer les bulles champenoises. La chaîne gère les pubs les plus antibobos qui soient : lumières glauques, décors aussi chaleureux que des lounges d’aéroport, mais prix imbattables et étonnante convivialité. On y lit davantage le Daily Mail que le Financial Times, et la rhétorique antieuropéenne affichée par Tim Martin est loin de repousser la clientèle.

Le Brexit va faire baisser les prix, promet-il, à rebours de toutes les prévisions à court et moyen terme. Selon lui, multiplier les achats dans les pays non membres de l’UE va non seulement « élargir nos horizons » – un thème néo-impérial proche de celui de la « Grande-Bretagne mondiale » magnifié par les pro-Brexit –, mais aussi « améliorer le pouvoir d’achat au Royaume-Uni ».

Pour...




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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Le président américain soutient les détracteurs de la première ministre britannique partisans d’une rupture nette avec l’UE.
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édition abonné


Humiliée par Donald Trump, Theresa May garde son flegme britannique

Le président américain soutient les détracteurs de la première ministre britannique partisans d’une rupture nette avec l’UE.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 13h35
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 14h18
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Un chef de gouvernement a-t-il déjà été humilié de la sorte par l’un de ses « amis », en l’occurrence le président des Etats-Unis ? Ce n’est pas seulement le contenu de l’entretien accordé au tabloïd Sun par Donald Trump qui apparaît offensant pour Theresa May, c’est son timing.
A l’heure où son contenu était mis en ligne — 22 h 59 —, la première ministre vantait les occasions commerciales « sans précédent » ouvertes par le Brexit au cours d’un dîner de gala donné en l’honneur du président américain au château de Blenheim, lieu de naissance de Winston Churchill, l’homme qui préférait « le grand large » à l’Europe. Tapis rouge, horse-guards, cornemuse écossaise, parterre de grands patrons exportateurs, saumon et filet de bœuf : rien n’avait été oublié pour satisfaire l’hôte qui, par deux fois, s’était décommandé.
Pour Theresa May, cette journée était « spéciale ». Pas seulement en raison de la visite de celui qui, depuis son élection, promet de satisfaire « très rapidement » l’une des promesses centrales des partisans du Brexit : la signature d’un traité de libre-échange avec les Etats-Unis. Quelques heures plus tôt, son « ministère du Brexit » avait rendu public le « livre blanc » de 104 pages décrivant enfin la « future relation » que les Britanniques souhaitent entretenir avec l’UE après le Brexit.
Le document, bien que son contenu soit probablement inacceptable pour les Vingt-Sept, traduit la volonté de maintenir une très grande proximité avec le continent, notamment par le maintien de la libre circulation des marchandises et le respect de toutes les règles de l’UE en la matière.
« J’ai dit à Theresa May comment faire, mais elle ne m’a pas écouté » Donald Trump
Curieusement, les avertissements de l’ambassadeur des Etats-Unis au Royaume-Uni n’avaient pas été entendus. Woody Johnson avait pourtant été clair : le choix de Mme May de coller aux réglementations...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Kolinda Grabar-Kitarovic ne cesse de s’afficher en première fan de son équipe nationale. Peu surprenant dans un pays où football et politique ont toujours entretenu des liens étroits.
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Coupe du monde 2018 : la présidente croate, ambassadrice d’une équipe nationale très politisée

Kolinda Grabar-Kitarovic ne cesse de s’afficher en première fan de son équipe nationale. Peu surprenant dans un pays où football et politique ont toujours entretenu des liens étroits.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 13h03
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 13h54
   





                        



   


C’est « sa » Coupe du monde. Même en déplacement à Bruxelles pour le sommet de l’OTAN, Kolinda Grabar-Kitarovic, la présidente de la République de Croatie, n’a pu s’empêcher d’enrouler autour de son cou un foulard à damier rouge et blanc, le caractéristique šahovnica, blason de la Croatie.
Une coquetterie patriotique qui illustre combien la présidente croate, à la tête du pays depuis trois ans, est devenue la première ambassadrice de son équipe nationale, qui a réussi l’exploit de se hisser en finale du Mondial et affrontera, dimanche 15 juillet, la France.
Congé sans solde
Dès les huitièmes de finale, celle que le magazine Forbes place à la 39e place de son classement des femmes les plus puissantes du monde avait mis le paquet. Après la qualification des Croates dans une poule D pourtant très disputée, Mme Grabar-Kitarovic annonce prendre un « congé sans solde » pour se rendre en Russie, et achète un siège sur une ligne commerciale classique. Un voyage évidemment immortalisé sur les réseaux sociaux, alors que la présidente ne se départit plus de son maillot des Vatreni (les Flamboyants).
Le soir du 1er juillet, la présidente croate choisit de suivre la rencontre contre le Danemark dans les travées du stade de Nijni-Novgorod, plutôt que d’opter pour la tribune présidentielle, où se massent les autres responsables politiques. Là encore, la machine de communication fonctionne à plein pour montrer l’enthousiasme de celle que les médias rebaptisent la « première supportrice du pays ». 
En quarts de finale, Kolinda Grabar-Kitarovic remet ça pour gagner Sotchi : congé sans solde et nouveau vol commercial. Cette fois, elle reste dans la tribune présidentielle, au côté du président de la FIFA, Gianni Infantino, et du vice-président russe, Dmitri Medvedev. Au terme d’une épique séance de tirs au but, elle opte pour un geste triomphal, poings serrés en l’air pour marquer le « V » de la victoire.
Quelques minutes après la fin du match, la présidente croate poste sur ses réseaux sociaux des images d’elle dans le vestiaire, donnant une chaleureuse accolade à l’entraîneur Zlatko Dalic, puis dansant gaiement au milieu des joueurs.

Des victoires qui « forgent l’identité nationale »
Cet enthousiasme présidentiel est loin d’être anecdotique, dans un pays issu de l’éclatement de la Yougoslavie. Depuis l’indépendance de la Croatie, le 25 juin 1991, le football y a toujours été instrumentalisé pour porter le récit national, et pour faire rayonner à l’étranger ce petit Etat de 4,1 millions d’habitants.
Le premier président du pays, Franjo Tudjman ne s’y trompait pas, créant des liens plus qu’étroits entre son pouvoir et le monde du ballon rond. « Les victoires en football forgent l’identité nationale autant que les guerres le font », affirmait-il, lui qui s’affichait toujours en tribune les jours de match important du Dinamo Zagreb, qu’il fit un temps rebaptiser Croatia Zagreb pour en effacer la connotation communiste.
En 1998, alors que le pays participe à sa première Coupe du monde et crée la surprise en atteignant les demi-finales, Franjo Tudjman et son hégémonique parti, l’Union démocratique croate (HDZ), multiplient les mises en scènes patriotiques. La rumeur dit alors que le président croate a même un droit de regard sur la composition de l’équipe nationale…
Réseau mafieux
Cette étroite association a toutefois vite donné lieu à des dérives. La fédération nationale de football croate est devenue, au fil des ans, un réseau à caractère mafieux, contrôlé par des proches de la HDZ : elle est ainsi la fédération européenne ayant le plus subi de condamnations et de sanctions de la part de l’Union des associations européennes de football (UEFA).
Un héritage dont ne s’est jamais vraiment départi Kolinda Grabar-Kitarovic. Loin d’avoir fait le ménage, la présidente entretient des relations avec des personnalités souvent sulfureuses du football croate. Ainsi, durant le quart de finale contre la Russie, elle était accompagnée dans les gradins par Danir Vrbanovic, directeur général de la fédération, condamné début juin à trois ans de prison dans une affaire d’escroquerie. L’homme a fait appel de cette décision.

   


Proximités douteuses
Ce scandale, dans lequel plus de 15 millions d’euros ont été détournés lors de transferts de joueurs, a éclaboussé l’équipe nationale. Plusieurs stars sont mises en cause, et le meneur, Luka Modric, soupçonné de faux témoignage, risque même la prison. Surtout, cette affaire a fait tomber Zdravko Mamic, vice-président de la fédération croate, condamné à six ans et demi de prison. Ce dernier a choisi de se réfugier en Bosnie et d’en prendre la nationalité, pour éviter une extradition. De son côté, Kolinda Grabar-Kitarovic a été contrainte de reconnaître que cette personnalité « controversée » du football croate avait organisé plusieurs dîners en sa faveur, notamment pour sa campagne présidentielle.
Mais ces proximités douteuses entre monde du football et politiciens ne choquent plus tant que ça dans un pays si coutumier du fait. Sur Twitter, le chercheur Dario Brentin, spécialiste du football dans les Balkans, a écrit que « beaucoup de fans craignent que le succès de la Croatie à la Coupe du monde compromette leur lutte pour un football plus démocratique, en fournissant aux détenteurs du pouvoir actuel un important capital social, culturel et économique ».
Pour la plupart des supporteurs, en revanche, la question de la récupération politique n’est qu’un enjeu « secondaire » par rapport à l’enjeu sportif, selon le spécialiste.
Dimanche, pour la finale, la présidente croate sera bien évidemment au stade. A l’image de la nation croate, la présidente ne s’économisera pas pour soutenir son équipe nationale. Tout comme son homologue français, Emmanuel Macron, soutiendra la sienne, dimanche à Moscou.



                            


                        

                        


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Le gouvernement italien confirme le rejet de l’accord de libre-échange UE-Canada

Le vice-premier ministre italien, Luigi Di Maio a confirmé que la majorité parlementaire rejetterait le CETA, mettant ainsi en danger son existence même.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 12h59
   





                        


Le vice-premier ministre italien, Luigi Di Maio, leadeur du Mouvement 5 étoiles, a confirmé, vendredi 13 juillet, que la majorité parlementaire rejetterait le CETA, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Canada, mettant ainsi en danger son existence même.
« Rapidement le CETA arrivera au Parlement pour la ratification, et cette majorité le rejettera », a dit M. Di Maio, devant l’assemblée de la Coldiretti, le principal syndicat agricole italien. Et de menacer :
« Si seulement un des fonctionnaires italiens à l’étranger continue à défendre des traités scélérats comme le CETA, il sera renvoyé. »
« Etre ici, pour moi, signifie revendiquer un peu de souverainisme sain. (...) Si tu t’occupes de produits italiens sur le marché, tu cherches à les défendre. (...) Nous devons défendre l’Italie et l’économie italienne », a déclaré M. Di Maio, qui est aussi ministre du développement économique et du travail.

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Signature des 28 parlements européens nécessaire
Le Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA), signé en octobre 2016 entre l’UE et le Canada et approuvé en février 2017 par le Parlement européen, doit être ratifié par chaque Parlement des vingt-huit pays de l’Union européenne (UE) pour être valide, même s’il est entré depuis le 21 septembre en vigueur de manière provisoire. Pour le moment, il a été ratifié par une dizaine de pays.

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Le ministre de l’agriculture italien, Gian Marco Centinaio, membre de la Ligue, avait annoncé le 14 juin que la majorité parlementaire « ne ratifierait pas l’accord de libre-échange avec le Canada parce qu’il ne protège qu’une petite partie [des] AOP [appellations d’origine protégée] et [des] IGP [indications géographiques protégées] » italiennes.

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« Nous demanderons au Parlement de ne pas ratifier ce traité et d’autres similaires au CETA. Tout cela est prévu dans le contrat de gouvernement », composé du M5S et de la Ligue, avait-il dit dans un entretien à La Stampa.

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En visite au Royaume-Uni, Trump torpille le projet de Brexit de May

Le président américain doit s’entretenir avec la dirigeante britannique dans un contexte tendu. Des manifestations sont prévues à Londres contre lui.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 09h31
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 09h39
   





                        



   


Difficile de prédire le ton de la rencontre. Après avoir torpillé dans la nuit de jeudi 12 à vendredi 13 juillet le projet de la dirigeante britannique de relation commerciale avec l’Union européenne (UE) post-Brexit, le président américain doit s’entretenir avec Theresa May.
« S’ils font un tel accord, nous traiterons avec l’UE au lieu de traiter avec le Royaume-Uni », a dit M. Trump au tabloïd The Sun, alors que Mme May comptait profiter de sa visite officielle au Royaume-Uni pour faire avancer les discussions sur la conclusion d’un accord de libre-échange avec Washington, une fois que son pays aura quitté l’UE, à la fin de mars 2019.
« Cela tuera probablement l’accord » avec les Etats-Unis, a ajouté M. Trump, arrivé au Royaume-Uni jeudi après-midi de Bruxelles, où il a sommé ses partenaires de l’OTAN de mettre davantage la main à la poche en matière de dépense de défense.
Avant de quitter la capitale belge, il avait porté un premier coup au projet de Mme May, présenté le jour même, affirmant « ne pas savoir » s’il correspondait au vote des Britanniques de quitter l’UE.
Il n’a pas non plus exclu de rencontrer son « ami » Boris Johnson, partisan d’un Brexit dur, qui a claqué la porte du gouvernement en début de semaine pour protester contre le plan de Mme May et qui ferait, selon lui, un « grand premier ministre ». « Cela en dit long sur ses préférences personnelles, et vers quel genre de Brexit dur il veut voir le Royaume-Uni prendre le chemin », écrit le quotidien The Guardian.
Instaurer une nouvelle « zone de libre-échange »
A Washington, la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a tenté de minimiser l’impact des déclarations de M. Trump, assurant que le président américain « aime et respecte beaucoup » Mme May, puisque, a-t-elle ajouté devant la presse, « il a dit dans son interview qu’elle était “une très bonne personne” et qu’il n’a jamais rien dit de méchant à son encontre ».
Le plan que Mme May a proposé à Bruxelles prévoit de maintenir des liens étroits avec l’UE à vingt-sept en matière de commerce de biens, en instaurant une nouvelle « zone de libre-échange » qui reposerait sur un ensemble de règles communes concernant les biens et le secteur agroalimentaire.
La nouvelle sortie de M. Trump constitue un revers d’autant plus cinglant pour Mme May que, jeudi soir, elle a vanté la force du lien transatlantique, y voyant une chance « sans précédent ».
Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ne sont pas seulement « les plus proches alliés, mais aussi les amis les plus chers », a-t-elle déclaré en accueillant le président américain et son épouse, Melania Trump, pour un dîner au palais de Blenheim, résidence de campagne près d’Oxford, où étaient également invités de nombreux représentants du monde économique.
Vendredi matin, les deux dirigeants doivent se retrouver pour inspecter les troupes à la prestigieuse académie royale militaire de Sandhurst, avant des discussions bilatérales et un déjeuner à Chequers, la résidence de campagne des premiers ministres britanniques, à 70 km au nord-ouest de Londres. Une conférence de presse commune est ensuite prévue.
Manifestations à Londres contre Trump

   


Outre le commerce, les échanges entre M. Trump et Mme May porteront sur le Proche-Orient et la Russie, alors que le premier s’apprête à rencontrer pour la première fois son homologue russe, Vladimir Poutine, lors d’un sommet à Helsinki lundi.
Le président et son épouse sont ensuite attendus au palais de Windsor, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Londres, pour prendre le thé avec Elizabeth II.
Ce parcours le tiendra éloigné des manifestations prévues à Londres contre sa venue, qui devraient culminer par un rassemblement de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Trafalgar Square pour dénoncer la politique migratoire de Trump, son « sexisme » et son « déni » du changement climatique.
Le matin, un ballon géant représentant un Donald Trump en couche-culotte flottera dans le ciel londonien près du Parlement.
Les démonstrations de mécontentement contre le président américain ont démarré dès jeudi avec un rassemblement devant la résidence de l’ambassadeur américain à Londres. « Donald Trump n’est pas le bienvenu ! » ont scandé en chœur les quelques centaines de manifestants rassemblés devant les grilles de Winfield House, sise dans Regent’s Park.



                            


                        

                        


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Les juteuses activités annexes de certains eurodéputés français

D’après Transparency International, des députés français élus au Parlement européen exercent des activités rentables en marge de leur fonction d’élu.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 09h15
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 14h46
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


L’étude publiée mardi 10 juillet par l’ONG Transparency International Europe met en lumière les pratiques de certains députés européens qui exercent des activités annexes parfois très lucratives en marge de leur mandature d’élu. L’organisation a épluché plus de 2 000 déclarations d’intérêts, dont celles des 74 députés européens français. Selon le rapport, un peu plus de la moitié d’entre eux (38) déclarent gagner un revenu annexe en plus de leurs émoluments de députés. Cette pratique est-elle légale ?
Que dit le règlement du Parlement européen ?
L’ensemble des 751 députés européens est soumis au règlement intérieur du Parlement européen. Ce règlement ne leur interdit pas d’exercer une activité rémunérée durant leur mandature. Il intègre également un code de conduite qui impose aux députés de présenter au président du Parlement une déclaration d’intérêts financiers « vérifiée et régulièrement mise à jour ».
D’après l’article 4 de ce code de conduite, cette déclaration doit mentionner « toute indemnité perçue pour l’exercice d’un mandat au sein d’un autre parlement », ainsi que « toute activité régulière rémunérée exercée par le député parallèlement à l’exercice de ses fonctions, que ce soit en qualité de salarié ou de travailleur indépendant » et enfin « toute activité extérieure occasionnelle rémunérée si la rémunération totale excède 5 000 euros par année civile ».

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                Les activités bien payées des eurodéputés hors de l’hémicycle



Quel est le salaire d’un député européen ?
8 484 euros brut
La rémunération mensuelle des députés européens est prévue par un statut unique et imputée sur le budget du Parlement. Depuis le 1er juillet 2016, elle s’élève à 8 484,05 euros brut et s’établit à 6 611,42 euros après déduction de l’impôt européen et des cotisations sociales. Cependant, comme leurs homologues français, les députés du Parlement européen perçoivent différentes indemnités « visant à couvrir les frais qu’ils encourent dans l’exercice de leurs fonctions parlementaires » pour un montant pouvant atteindre 4 416 euros par mois.
Exercer une ou plusieurs activité(s) extérieure(s) permet à certains eurodéputés français de gagner bien plus d’argent que leurs homologues ayant choisi de renoncer à leur(s) activité(s) professionnelle(s) d’origine pendant la durée de leur mandat. Ainsi, Renaud Muselier (Les Républicains/Parti populaire européen), médecin et directeur de deux cliniques, a déclaré avoir gagné au moins 816 000 euros entre le début de sa mandature (en 2014) et le 7 mars 2018. Sur la même période, un député qui ne reçoit que ses émoluments versés par le Parlement européen a perçu au maximum 496 234 euros.





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 Les dix eurodéputés français percevant le plus d'argent en dehors de leur rémunération d'élu européen



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Les montants affichés concernent les revenus extérieurs perçus entre le 1er juillet 2014 et le 3 juillet 2018. Un eurodéputé français a été retiré de ce classement car le Parlement européen examine la dernière mise à jour de ses déclarations d’intérêts financiers.
De surprenantes augmentations de revenus
Selon l’étude de Transparency International Europe, deux élus français font partie des dix députés européens qui ont vu leurs revenus annexes le plus progresser entre le début de leur mandat et le 7 mars. Jean-Luc Schaffhauser (Rassemblement Bleu Marine/ENL) figure en troisième position de ce classement. L’eurodéputé a expliqué, dans sa dernière déclaration d’intérêts, percevoir 270 012 euros de revenus annexes par an contre 30 012 euros annuels mentionnés dans sa première déclaration d’intérêts, soit une augmentation de 240 000 euros. Contacté par Le Monde, le député qui exerce en marge de son mandat le métier de consultant, a fait savoir par le biais de ses assistants parlementaires « qu’il communiquera sur cette affaire seulement devant les tribunaux avec Transparency International Europe ».
Membre du même groupe politique (Europe des nations et des libertés) que M. Schaffhauser, l’eurodéputé Gilles Lebreton (Rassemblement national) est aussi pointé du doigt par l’ONG. Il a indiqué, dans sa dernière déclaration d’intérêts, percevoir 60 036 euros de revenus extérieurs annuels contre « 0,00 euro » mentionnés lors de sa première déclaration, au début de son mandat. Cependant, Gilles Lebreton conteste ces chiffres : « Je suis professeur d’université depuis 1990, ces 60 000 euros correspondent à ma rémunération annuelle en tant que professeur d’université », explique l’élu, qui estime que « Transparency s’est trompé ».


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Un phénomène qui concerne 60 % des partis politiques français ayant des députés européens dans leurs rangs
Répartition par parti politique des eurodéputés français déclarant exercer au moins une activité extérieure rémunérée au cours leur mandature.

Source : Transparency International Europe



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Pourquoi ces activités annexes peuvent-elles soulever des interrogations ?
Parmi les trente-huit députés européens français ayant mentionné percevoir un revenu extérieur, trois déclarent exercer le métier d’avocat, un le métier de consultant et un autre le métier de financier. D’autres déclarent être médecin, professeur ou encore agriculteur. Près de deux tiers (23) d’entre eux exercent un mandat électif en France, tous à un échelon local (municipalité, département, région).
Ces activités annexes peuvent soulever des interrogations sur la disponibilité des élus concernés pour jouer pleinement leur rôle législatif. Surtout, des métiers comme « avocat, consultant ou financier » exercés par certains députés européens en fonction peuvent « créer des conflits d’intérêts », affirme Transparency International Europe dans son rapport.
Les clients pour lesquels travaillent ces députés ne sont pas clairement identifiés, ces clients peuvent notamment être des entreprises ayant recours à des activités de lobbying. Dans son rapport, Transparency International Europe dénonce notamment un système de surveillance actuel « particulièrement faible » et un « manque de sanction » pour les cas avérés de conflits d’intérêts. Pour retirer toute suspicion, l’ONG recommande la création d’une instance de surveillance indépendante du Parlement européen et l’augmentation du niveau d’informations requis pour les déclarations d’intérêts financiers remplies par les eurodéputés.



                            


                        

                        


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édition abonné


Le Vénézuélien Maduro séduit par Erdogan « leader du nouveau monde multipolaire »

« Nous sommes en marche vers une grande révolution économique », a déclaré le numéro un vénézuélien avant de quitter « la Turquie sœur ».



Le Monde
 |    13.07.2018 à 05h41
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            

Lettre d’Istanbul
A peine les cérémonies d’investiture du président turc Recep Tayyip Erdogan étaient-elles terminées lundi 9 juillet à Ankara que le numéro un vénézuélien Nicolas Maduro, hôte de la Turquie parmi une vingtaine de chefs d’Etat ce jour-là, n’avait qu’une idée en tête : visiter le plateau de tournage de la série télévisée Dirilis-Ertugrul, le « Game of Thrones » turc.
Inconditionnels de cette saga guerrière produite par la chaîne publique TRT et diffusée dans 65 pays du monde, dont le Venezuela, M. Maduro et sa femme, Cilia Flores, ont immortalisé leur visite des studios de Beykoz à Istanbul en prenant la pose en costumes d’époque.
Oeuvre de propagande
Une photographie montre le couple tout sourire : lui coiffé du chapeau turc traditionnel (börk), le doigt ceint de la bague de la tribu Kayi (l’une des tribus de la branche turque Oghuz au Moyen Age) ; elle, la tête ceinte d’un voile couleur prune. Il fallait cela à Maduro pour pénétrer en profondeur les ressorts du « soft power » de son homologue Erdogan, qualifié par lui de « leader du nouveau monde multipolaire ».
Adulée par les foyers turcs qui n’en perdent pas un épisode depuis 2014, la série Dirilis- Ertugrul relate, sur un mode kitsch et romancé, l’histoire d’Ertugrul Gazi (mort en 1281), le père d’Osman Ier, le fondateur de l’empire ottoman. L’action se passe au XIIIe siècle, les costumes sont outranciers, les guerres sont permanentes, l’ennemi est tout désigné.
Le scénario relate l’épopée du vaillant Ertugrul, lequel, en quête d’une patrie pour sa tribu, les Kayi, doit affronter les Templiers (saison un), les Mongols (saison deux), les Byzantins (saison trois) sans compter les traîtres et les espions prêts à tout pour l’empêcher d’atteindre son but. « Naissance d’une nation », dit le sous-titre.
Plus qu’une simple série télévisée il s’agit d’une œuvre de propagande politique destinée à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Le projet de Theresa May de conserver une relation économique étroite avec l’UE après le Brexit « tuera probablement » un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, selon le président américain.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Trump : un « soft Brexit » serait fatal à un accord commercial

Le projet de Theresa May de conserver une relation économique étroite avec l’UE après le Brexit « tuera probablement » un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, selon le président américain.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 01h07
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 18h00
   





                        



   


Le plan de sortie de l’Union européenne de Theresa May, qui prévoit le maintien de liens commerciaux étroits avec les Etats-membres, « tuera » probablement toute perspective d’accord commercial avec les Etats-Unis, estime Donald Trump, dans un entretien accordé au Sun.
« S’ils concluent un accord comme celui-ci, nous traiterons avec l’Union européenne plutôt qu’avec le Royaume-Uni, ce qui va probablement tuer l’accord », a déclaré le président des Etats-Unis, selon des extraits de l’entretien diffusés avant sa publication.
M. Trump regrette que la première ministre britannique ait ignoré ses conseils sur la façon de quitter l’Union européenne. « Je l’aurais fait très différemment », dit-il. « J’ai dit à Theresa May comment faire, mais elle ne m’a pas écouté. »

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                Theresa May assure que ses propositions « répondent au vote des Britanniques » sur le Brexit



Ne pas accroître les tensions
Ces commentaires s’inscrivent dans un contexte agité pour la première ministre britannique après les démissions, lundi, du ministre chargé du Brexit, David Davis, et du secrétaire au Foreign Office, Boris Johnson, en désaccord avec le projet établi en fin de semaine dernière par le gouvernement pour la sortie de l’Union européenne.

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                Brexit : la crainte d’un « no deal » grandit à Bruxelles



Boris Johnson « ferait un bon premier ministre. (…) Il a tout ce qu’il faut », dit Donald Trump, ajoutant espérer que M. Johnson revienne au sein du gouvernement britannique. Le président américain assure cependant ne pas vouloir accroître les tensions entre Theresa May et son ancien ministre.
La première ministre britannique est « une personne sympathique », déclare par ailleurs M. Trump dans cet entretien. C’est une claque pour la cheffe de l’exécutif, qui tente de rasseoir son autorité sur le Parti conservateur, divisé sur la question du Brexit, et dont le pays nourrit l’espoir de conclure un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, « les plus proches alliés mais aussi les amis les plus chers », selon Theresa May.

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                « L’Europe va devoir apprendre à faire sans les Etats-Unis »



Donald Trump avait déjà critiqué la stratégie de la première ministre concernant le Brexit dans le cadre d’un sommet de l’OTAN à Bruxelles jeudi.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Le navire avait recueilli, lundi, à son bord 67 personnes. Le ministre de l’intérieur avait interdit tout débarquement tant que les circonstances du sauvetage n’étaient pas clarifiées.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Italie : les migrants du « Diciotti » finalement autorisés à débarquer en Sicile

Le navire avait recueilli, lundi, à son bord 67 personnes. Le ministre de l’intérieur avait interdit tout débarquement tant que les circonstances du sauvetage n’étaient pas clarifiées.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 21h08
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 13h46
   





                        



   


C’est un coup de téléphone du président de la République italienne Sergio Mattarella, dont la fonction est principalement protocolaire, qui a contribué, jeudi 12 juillet, à « débloquer » la situation de 67 migrants, dont certains soupçonnés de rébellion, recueillis à bord du navire des gardes-côtes italiens Diciotti, amarré à Trapani, en Sicile. Mais cette intervention du chef de l’Etat, qui a conduit au débarquement des migrants, a suscité la colère du ministre de l’intérieur Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue d’extrême droite.
M. Mattarella a téléphoné tard jeudi soir au président du conseil, Giuseppe Conte pour s’inquiéter du sort des migrants. Un peu plus tôt, le ministre des transports, Danilo Toninelli, membre du Mouvement 5 Etoiles (M5S), partenaire de la Ligue au sein de la coalition gouvernementale, avait accepté que le Diciotti accoste à Trapani. Mais M. Salvini refusait qu’ils débarquent, disant vouloir attendre les conclusions d’une enquête sur des incidents entre certains d’entre eux et l’équipage du Vos Thalassa.
Après l’appel téléphonique de M. Mattarella, M. Conte, proche du M5S, a ordonné que les migrants soient autorisés à débarquer à Trapani.
Des images des chaînes d’information ont montré le débarquement peu avant minuit des rescapés, qui sont ensuite montés dans un bus noir qui les attendait sur le quai, escorté par des véhicules de police.
Peur d’être ramenés en Libye
Le Diciotti avait recueilli lundi à son bord 67 personnes, dont trois femmes et six enfants. Parmi les migrants, certains sont soupçonnés de s’être révoltés, par peur d’être ramenés en Libye, contre l’équipage d’un remorqueur italien, le Vos Thalassa, qui les avait recueillis au large des côtes libyennes. Tous avaient été transbordés lundi sur le navire des gardes-côtes.
Les organisations humanitaires présentes à Trapani – dont Médecins sans frontières, Save the Children, l’Unicef – avaient réclamé dans un communiqué jeudi que soit « facilité de façon urgente » le débarquement des « réfugiés et migrants, parmi lesquels des femmes, des enfants et des adolescents », en mer depuis quatre jours.

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                Plus de 600 migrants sont morts en Méditerranée ces quatre dernières semaines



La presse transalpine affirme que la police a fourni des documents permettant de démontrer que deux des rescapés du Diciotti sont des passeurs et que le parquet de Trapani souhaitait entendre les témoignages de tous les passagers.
Divergence au sein de la coalition
En poste depuis le 1er juin, Matteo Salvini, qui veut réduire à zéro le nombre de migrants arrivant sur les côtes italiennes, a décidé il y a un mois d’interdire l’accès aux ports de son pays aux ONG qui leur portent secours en Méditerranée, position qui marque la nouvelle ligne dure de Rome sur ce dossier.

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Il souhaite désormais élargir cette interdiction aux navires des missions internationales, la position de l’Italie étant de partager avec l’UE la gestion des flux migratoires. Parmi les missions visées se trouve l’opération militaire Sophia, décidée en 2015 par l’Union pour lutter contre le trafic d’êtres humains dans la zone.
Selon des informations de presse, M. Salvini souhaiterait que Sophia, dont le commandement est basé à Rome, soit utilisée pour repousser les migrants plutôt que les faire arriver sur les côtes italiennes.
Le cas du Diciotti a mis en lumière une divergence au sein de la coalition gouvernementale, dont fait partie la Ligue de Matteo Salvini avec le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) de Luigi Di Maio, dont la frange la plus à gauche est opposée à la fermeture des ports italiens, surtout aux navires battant pavillon national.



                            


                        

                        


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Une étude décrypte l’état d’esprit des Européens de l’Ouest sur l’immigration

Les personnes interrogées par le Pew Research Center, dont les Français, ont une vision favorable de l’impact économique de l’immigration, mais sont plus divisés sur les enjeux sécuritaires.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 20h24
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 00h47
    |

                            Sarah Calamand








                        


Pour les Européens de l’Ouest, l’immigration est bénéfique pour l’économie mais peut représenter un risque pour la sécurité intérieure. C’est l’une des conclusions d’une vaste enquête d’opinion dévoilée jeudi 12 juillet par l’institut américain Pew Research Center. L’étude a été réalisée sur un échantillon de 16 114 adultes, dans huit pays d’Europe de l’Ouest : le Danemark, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, l’Espagne, la Suède et le Royaume-Uni.
Si cette recherche remonte à décembre 2017, ses enseignements permettent de mieux comprendre l’état d’esprit des citoyens d’Europe de l’Ouest, à l’heure où la question migratoire suscite un vif affrontement politique entre les partis d’extrême droite, ou dits de « droite dure », et les forces politiques traditionnelles. Les différents pays étudiés, à commencer par la France avec le Rassemblement national (ex-FN), ont tous connu, à l’exception de l’Espagne, une montée en puissance des forces populistes, de droite ou de gauche, lors des récents scrutins.
De manière générale, dans ces huit pays, les personnes interrogées considèrent en majorité que l’immigration « renforce l’économie de leur pays, grâce au travail et aux talents » des populations nouvellement arrivées. Cette vision est particulièrement appuyée au Royaume-Uni et en Suède, où 72 % des interrogés voient l’immigration comme un facteur de renforcement de l’économie. En France, cette proportion est de 54 %, tandis qu’elle est de 66 % en Allemagne, le pays qui a reçu le plus grand nombre de demandeurs d’asile ces dernières années. L’Italie aurait la population la plus divisée à ce sujet : 45 % jugent positif l’impact économique des immigrés, contre 44 % d’un avis contraire.

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L’influence de l’idéologie populiste existe bien
L’enjeu sécuritaire, régulièrement mis en avant par les formations antimigrants, est beaucoup plus controversé. En Allemagne et en Italie, respectivement 51 % et 50 % des personnes interrogées considèrent que l’immigration augmente le risque d’attaques terroristes. Au contraire, dans six pays sur les huit concernés, le rapport de force est inverse, dans des proportions variables. Même les personnes interrogées de deux pays lourdement touchés depuis 2015, évitent en majorité de faire l’amalgame : 58 % des Français et 55 % des Britanniques du panel de Pew Research Center sont sur cette ligne, tout comme 61 % des Espagnols et 52 % des Hollandais.
Par ailleurs, l’étude du Pew Research Center constate que l’influence de l’idéologie populiste existe bel et bien, et peut amplifier les différences d’opinion à droite comme à gauche. De manière générale, les personnes proches des idées « populistes de droite » se démarquent nettement des sympathisants de la droite traditionnelle dans leur vision négative de l’immigration par rapport aux enjeux sécuritaires. C’est en Allemagne qu’elles sont les plus nombreuses à considérer que l’immigration augmente le risque d’attaques terroristes, avec 81 % des personnes interrogées, suivi par l’Italie (71 %).
Même phénomène à gauche, dans une moindre mesure. L’Allemagne à ce titre offre un exemple très parlant. Cinquante-six pour cent des personnes sondées se disant proches de la « gauche populiste » considèrent l’immigration de manière négative en termes de sécurité intérieure, contre 28 % des sympathisants de la gauche traditionnelle (SPD).
Néanmoins, le clivage droite-gauche reste le plus déterminant. Ainsi, quel que soit le pays examiné, les populations de droite tendent davantage à considérer l’immigration comme un facteur aggravant du risque terroriste, par rapport à des sondés de gauche. En Italie par exemple, 53 % des personnes interrogées se disant proche de la « droite traditionnelle » lient immigration et sécurité intérieure, contre 30 % de leurs homologues de gauche. L’Allemagne reste le pays où ce clivage est le plus marqué, avec un écart de trente points entre les personnes de droite et de gauche proches des partis traditionnels.

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N’en déplaise à Emmanuel Macron, le clivage droite-gauche reste également très prégnant en France sur cette question. Quarante-deux pour cent des personnes proches de la droite traditionnelle jugent que l’immigration augmente la probabilité d’attaques terroristes, contre 13 % à gauche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Les ministres de l’intérieur autrichien, allemand et italien n’ont pas réussi, en marge du sommet d’Innsbruck, à s’accorder sur leurs politiques respectives contre l’immigration.
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Le vrai-faux « axe » antimigration d’Europe

Les ministres de l’intérieur autrichien, allemand et italien n’ont pas réussi, en marge du sommet d’Innsbruck, à s’accorder sur leurs politiques respectives contre l’immigration.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 17h19
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 06h42
    |

            Cécile Ducourtieux (Innsbruck (Autriche), envoyée spécial)








                        



   


Lors d’une réunion remarquée à Berlin à la mi-juin entre Sebastian Kurz, le jeune chancelier autrichien, et Horst Seehofer, le président de l’Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU) et ministre de l’intérieur du gouvernement allemand, le premier s’était réjoui de l’existence d’un « axe des volontaires dans la lutte contre l’immigration illégale » entre Vienne, Rome et Berlin.

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L’usage du terme « axe », particulièrement connoté car rappelant l’alliance germano-italo-japonaise de la seconde guerre mondiale, a suscité une polémique. Mais au-delà, cette alliance des « antimigrants » a-t-elle une quelconque chance de prendre forme alors que chacun des trois ministres de l’intérieur impliqués – Matteo Salvini, leader de la Ligue d’extrême droite pour l’Italie, Horst Seehofer pour l’Allemagne et Herbert Kickl, tête pensante du FPÖ, également d’extrême droite, pour l’Autriche – promeut des solutions essentiellement nationales et contradictoires ?
Les trois se sont rencontrés pour la première fois à Innsbruck, mercredi 11 et jeudi 12 juillet, en marge d’une réunion des ministres de l’intérieur européens, la première sous présidence autrichienne de l’Union. Mais au-delà de l’affichage – les ministres sont restés tous sourires pendant deux jours – rien de concret n’est ressorti de ces échanges. Et pour cause.
M. Seehofer, qui a finalement réussi à imposer son « master plan » contre l’immigration illégale à sa chancelière, Angela Merkel, à l’issue de deux semaines de bras de fer, envisage de repousser hors d’Allemagne les migrants qui auraient déposé une demande d’asile dans un autre pays de l’UE.
Affichage
Jeudi 5 juillet, en visite à Vienne, le président de la CSU bavaroise (petite cousine de coalition de la CDU d’Angela Merkel) avait tout de suite calmé le jeu avec l’Autriche, affirmant que ces migrants ne seraient pas refoulés vers ce pays – par lequel ils sont passés dans leur parcours migratoire –, mais directement vers l’Etat où ils avaient déposé leur demande d’asile, comme le permet le règlement de Dublin.

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A en croire le Bavarois, « les trois quarts » des « dublinés » venant de Grèce ou d’Italie, ces derniers devraient être renvoyés vers ces pays. Or, Matteo Salvini le répète depuis sa prise de fonctions, à la fin de mai, l’Italie ne veut plus récupérer de migrants sauvés en mer. « L’Italie ne récupérera aucun migrant refoulé tant que l’Europe ne fermera pas sa frontière extérieure à l’Union », a-t-il déclaré mercredi 11 juillet au soir, juste après une rencontre bilatérale avec M. Seehofer.
Selon nos informations, la Grèce aurait demandé à l’Allemand, en « échange » du retour des migrants, que l’Allemagne accepte davantage de regroupements familiaux depuis la Grèce. Et l’Italie réclamerait à Berlin de récupérer des migrants sauvés en Méditerranée… Difficile à accepter pour le Bavarois.
« Discussions difficiles »
Du coup, face aux micros, MM. Seehofer et Salvini se sont juste engagés à poursuivre les discussions et ont espéré trouver une solution « d’ici à la fin de juillet » ou « au début d’août », a précisé le Bavarois. La rencontre avec M. Salvini a été « très positive », a-t-il dit, mais il a ajouté s’attendre encore « à des discussions difficiles » avant de parvenir à une « véritable solution ».
Avec M. Kickl, les trois ont aussi promis une autre réunion trilatérale, « le 19 juillet ». « Leur priorité, c’est d’obtenir une solution européenne [pour lutter contre la migration illégale], et si on n’y parvient pas, les mesures nationales seront mises en place », assurait un diplomate à Innsbruck jeudi, concédant quand même que les Vingt-Huit étudient des solutions européennes, sans grand succès, depuis des années.
La seule chose qui réunit assurément cet « axe » fragile austro-italo-allemand, c’est la volonté de parvenir à une fermeture totale des frontières extérieures de l’Union. Et d’évacuer complètement la question d’éventuelles relocalisations de réfugiés entre pays de l’UE.
M. Kickl a profité d’Innsbruck pour développer cette vision 100 % sécuritaire de la migration, dans une ville quadrillée par un énorme déploiement policier. Il a ainsi ressorti des propositions pourtant repoussées par le Conseil européen du 28 juin : des « plates-formes de retour » dans les « pays tiers » où les déboutés du droit d’asile seraient placés en attendant de rentrer dans leur pays d’origine.
M. Kickl réclame aussi que plus aucun migrant ne puisse demander l’asile sur le sol européen. Ces idées posent de sérieux problèmes juridiques : en théorie, l’UE ne peut externaliser sa politique d’asile que dans des « pays tiers sûrs », appliquant les mêmes standards en termes de droits humains. Par ailleurs, aucun pays tiers ne s’est pour l’heure porté candidat : la Tunisie, le Maroc, l’Albanie ou la Macédoine ont fermement décliné.
Qu’espère donc l’Autriche, avec cet « axe » fragile et des idées qui « ne devraient pas être discutées entre des Européens civilisés » comme fut le seul à le relever le ministre luxembourgeois Jean Asselborn, jeudi ? Pousser l’agenda politique européen le plus à droite possible, à 10 mois du scrutin des européennes ? Peut-être. « Quand les premiers alpinistes ont voulu tenter l’ascension de l’Everest sans oxygène, on leur a dit que cela ne marcherait jamais, mais cela a marché », a osé M. Kickl, jeudi, faisant le parallèle avec ses initiatives.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Des mesures de sécurité exceptionnelles avaient été mises en place, mercredi et jeudi, entraînant la fermeture de grands axes de la ville pour assurer la sécurité des convois officiels.
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Le sommet de l’OTAN crée le chaos pour les Bruxellois aussi

Des mesures de sécurité exceptionnelles avaient été mises en place, mercredi et jeudi, entraînant la fermeture de grands axes de la ville pour assurer la sécurité des convois officiels.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 16h14
 • Mis à jour le
12.07.2018 à 16h40
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Bureau européen)








                        



   


S’ils connaissaient mal l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), les Bruxellois ont appris à découvrir le chaos que pouvait créer, dans leur ville, un de ses sommets, tel celui qui avait lieu mercredi 11 et jeudi 12 juillet au nouveau siège de l’organisation. Et si l’ambiance était électrique dans l’enceinte à la suite des propos de Donald Trump sur l’Allemagne ou les dépenses des Européens, elle l’était aussi dans une large partie de la ville. Des mesures de sécurité exceptionnelles, voire délirantes, avaient été mises en place, entraînant la coupure des différentes artères menant à l’OTAN mais aussi d’autres axes majeurs pour permettre le passage des convois officiels ou assurer leur sécurité. L’ambassade américaine, l’hôtel de la délégation américaine et le Palais royal étaient d’autres zones inaccessibles.
Vingt-neuf chefs d’Etat et de gouvernement, de nombreux ministres ainsi que cinquante-cinq délégations participaient à l’événement, ce qui a mobilisé environ 2 500 policiers et 1 000 militaires. Pour les responsables de la sécurité, pourtant rodés aux réunions européennes, ce sommet était un véritable casse-tête. Il l’est rapidement devenu pour tout le monde.
Des transports en commun eux aussi arrêtés
Mercredi après-midi le ring (« périphérique ») ceinturant la ville, déjà très congestionné en temps normal, a été coupé à hauteur de l’aéroport de Zaventem, ce qui a bloqué des usagers pendant près de deux heures. Les transports en commun étaient eux aussi arrêtés, ou déroutés, alors même que l’OTAN avait tenté d’inciter journalistes et participant à les utiliser, en leur offrant un laissez-passer…
Se rendre en voiture au sommet était en tout cas une véritable aventure, d’autant qu’un parking avait été prévu pour quelques centaines de véhicules seulement, ce qui a forcé les automobilistes à se garer dans les rues avoisinantes, où veillaient les agents verbalisant de la commune d’Evere, qui n’ont manifestement pas chômé.
Le parc du Cinquantenaire, vaste espace vert du quartier européen, était, lui aussi, fermé : c’est dans l’un de ses palais que se déroulait le dîner réunissant les chefs d’Etat et de gouvernement, dans la soirée de mercredi. Toutes les rues menant au quartier étaient coupées, l’enceinte passée au peigne fin depuis vingt-quatre heures et tous les accès bloqués. Le lendemain, d’autres gigantesques embouteillages étaient constatés dans la ville, avant et après la dernière journée du sommet.
La tâche du millier de journalistes accrédités n’était pas plus aisée et ils ont été les témoins de nombreuses scènes cocasses, comme quand, mercredi matin, cinquante d’entre eux ont été confinés dans une navette de la société des transports bruxellois pendant près d’une heure. Des « raisons de sécurité » – l’arrivée du président américain une heure après, sans doute – les empêchaient de se rendre (à pied) à l’entrée du bâtiment, éloignée de plusieurs centaines de mètres du lieu où se déroulait le sommet.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ La première ministre britannique tient tête face aux doutes exprimés par le président américain Donald Trump.
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Theresa May assure que ses propositions « répondent au vote des Britanniques » sur le Brexit

La première ministre britannique tient tête face aux doutes exprimés par le président américain Donald Trump.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 15h13
 • Mis à jour le
12.07.2018 à 16h43
   





                        



   


Pas question de laisser place aux doutes exprimés par le président américain Donald Trump. La première ministre britannique l’a dit avec force à l’issue d’un sommet de l’OTAN à Bruxelles, jeudi 12 juillet : ses propositions sur le Brexit « répondent au vote des Britanniques ». 
Le gouvernement de Theresa May, toujours menacé par une possible révolte au sein de son parti, publie jeudi les détails de sa proposition de relation commerciale avec l’Union européenne (UE) après le Brexit, attendue de longue date à Bruxelles.

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Lors de sa conférence de presse un peu plus tôt, Donald Trump avait dit douter que les propositions de Mme May correspondent à ce pour quoi avaient voté les Britanniques lors du référendum de juin 2016. « Le peuple a voté pour rompre [les liens de la Grande-Bretagne avec l’UE] », a déclaré M. Trump, ajoutant :
« J’imagine que c’est ce qu’ils vont faire, mais peut-être qu’ils vont prendre une autre voie. Je ne sais pas si c’est pour cela qu’ils [les Britanniques] ont voté »
« Ils m’aiment beaucoup au Royaume-Uni. Je pense qu’ils sont d’accord avec moi sur l’immigration », a poursuivi M. Trump, estimant que « c’est pour ça que le Brexit est arrivé ». Il a par ailleurs jugé que l’UE devait faire « très attention » avec l’immigration, qui selon lui « prend le dessus » en Europe. Et de marteler :
« L’immigration est une chose très importante et je leur ai dit aujourd’hui, à l’Union européenne, qu’ils feraient mieux de faire très attention, parce que l’immigration prend le dessus en Europe et qu’ils feraient mieux de faire très, très attention. Je l’ai dit haut et fort. »

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Paris s’était engagé à accueillir des migrants du navire autour duquel les pays européens se sont déchirés. Ils seront orientés vers un hébergement dans plusieurs régions et bénéficieront d’une formation linguistique.
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Arrivée en France de 78 des 630 migrants de l’« Aquarius »

Paris s’était engagé à accueillir des migrants du navire autour duquel les pays européens se sont déchirés. Ils seront orientés vers un hébergement dans plusieurs régions et bénéficieront d’une formation linguistique.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 15h08
 • Mis à jour le
12.07.2018 à 15h17
   





                        


Conformément à l’engagement pris par Paris, 78 réfugiés débarqués de l’Aquarius, navire autour duquel les pays européens s’étaient déchirés, après le refus de l’Italie de lui ouvrir ses ports, sont arrivés jeudi 12 juillet en France, a annoncé le ministre de l’intérieur.
Ces personnes avaient été récemment « identifiées à leur arrivée à Valence [Espagne] par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides [Ofpra] comme relevant d’un besoin de protection au titre de l’asile », a déclaré Gérard Collomb dans un communiqué.
Elles seront « orientées par l’Office français de l’immigration et de l’intégration [OFII] vers un hébergement dans plusieurs régions françaises [Hauts-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne-Rhône-Alpes], et bénéficieront d’une formation linguistique et aux valeurs de la République dans le cadre du contrat d’intégration républicaine », a-t-il ajouté.
Ces migrants, « originaires principalement d’Erythrée et du Soudan », selon le ministre, font partie des 630 migrants qui étaient à bord du navire Aquarius de Médecins sans frontières et SOS-Méditerranée.

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La France très critiquée
A la mi-juin, face au refus de l’Italie et de Malte d’accueillir le navire, il avait finalement accosté à Valence. Critiquée pour ne pas avoir proposé d’ouvrir ses ports aux navires en détresse, au nom de la règle de droit maritime voulant qu’ils accostent dans le port sûr le plus proche, la France avait pris l’engagement d’accueillir des migrants pouvant prétendre au statut de réfugié. Au début de juillet, 52 réfugiés du Lifeline, un navire humanitaire avec à son bord 233 migrants et qui avait été accueilli par Malte, sont arrivés en France.
L’opération réalisée jeudi « illustre à nouveau la politique équilibrée mise en œuvre par la France pour accueillir les réfugiés, tout en agissant contre l’immigration économique irrégulière dans une logique européenne », a vanté le ministre de l’intérieur, dont le projet de loi asile et immigration a été critiqué jusque dans la majorité.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Le deuxième jour du sommet organisé à Bruxelles a notamment été marqué par la convocation d’une réunion extraordinaire sur le renforcement des dépenses militaires des Européens.
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A l’issue de la réunion de l’OTAN, les dirigeants saluent des « avancées »

Le deuxième jour du sommet organisé à Bruxelles a notamment été marqué par la convocation d’une réunion extraordinaire sur le renforcement des dépenses militaires des Européens.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 15h02
 • Mis à jour le
12.07.2018 à 15h34
   





                        



   


Jeudi 12 juillet, au deuxième jour du sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) à Bruxelles, marqué par des frictions entre Donald Trump et ses alliés, les dirigeants ont tenu à souligner les « avancées » qui en résultent. « Je crois en l’OTAN », a dit le président américain lors d’une conférence de presse, saluant les « immenses progrès » obtenus, selon lui, en matière d’engagements financiers.
« Hier, je leur ai fait savoir que j’étais extrêmement insatisfait de ce qui se passait, et ils ont considérablement renforcé leurs engagements, a-t-il déclaré. Je leur ai dit que je serais très malheureux s’ils n’augmentaient pas leurs engagements de façon substantielle, parce que les Etats-Unis payent un montant énorme. » Et d’ajouter : « Maintenant, nous sommes très heureux d’avoir une OTAN très puissante, très forte, beaucoup plus forte qu’il y a deux jours. »
Un avis partagé par le président français, Emmanuel Macron, selon qui l’OTAN sort « beaucoup plus forte » de ce sommet, notamment parce que Donald Trump a « réaffirmé son engagement (...) d’avoir une OTAN forte ».
La France respectera ses engagements pour parvenir à consacrer 2 % de son PIB à ses dépenses militaires. « Nous y serons en 2025 », a affirmé la ministre des armées, Florence Parly, présente à Bruxelles.
Réunion extraordinaire jeudi
L’engagement souscrit en 2014 de consacrer 2 % de leur PIB aux dépenses de défense pour 2024 demeure. Il est inscrit noir sur blanc dans la déclaration commune agréée mercredi par les dirigeants des 29 pays membres de l’Alliance. Mais une quinzaine de pays, dont l’Allemagne, le Canada, l’Italie, l’Espagne et la Belgique sont encore très loin de l’objectif, avec moins de 1,4 % de leur PIB pour la défense en 2018, et certains se disaient incapables de respecter leur parole en 2024, ce qui a ulcéré le président américain.
Donald Trump était arrivé à Bruxelles mardi soir décidé à leur forcer la main. Il a mis le sommet sous pression à coup de messages sur son compte Twitter et de déclarations peu amènes à l’adresse des mauvais payeurs. Le président américain a renouvelé ses exigences jeudi au début de la seconde journée du sommet et le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg a été contraint de convoquer en urgence une réunion extraordinaire pour désamorcer une menace de crise.
Mercredi, M. Trump s’en était pris en particulier à l’Allemagne, sa cible favorite, accusée d’être « complètement contrôlée par la Russie » à cause de ses approvisionnements en gaz, visant le projet de gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l’Allemagne. « J’ai expliqué qu’en Allemagne, nous savons que nous devons faire plus, et c’est ce que nous faisons depuis un certain temps », a déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel. « Mais j’ai aussi clairement dit que nous sommes le deuxième plus grand fournisseur de troupes de l’OTAN », a-t-elle ajouté.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ L’ONG Médecins sans frontières, qui publie ces chiffres, met en avant la responsabilité des gouvernements européens, « déterminés à empêcher les personnes d’atteindre l’Europe à tout prix ».
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Plus de 600 migrants sont morts en Méditerranée ces quatre dernières semaines

L’ONG Médecins sans frontières, qui publie ces chiffres, met en avant la responsabilité des gouvernements européens, « déterminés à empêcher les personnes d’atteindre l’Europe à tout prix ».



Le Monde
 |    12.07.2018 à 12h50
   





                        



   


Plus de 600 migrants, dont des bébés et de jeunes enfants, se sont noyés en Méditerranée ces quatre dernières semaines, a annoncé, jeudi 12 juillet, Médecins sans frontières.
« Les gouvernements européens sont pleinement conscients des niveaux alarmants de violence et d’exploitation subis par les réfugiés, les demandeurs d’asile et les migrants en Libye, mais sont déterminés à empêcher les personnes d’atteindre l’Europe à tout prix », accuse l’ONG dans un communiqué.

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L’organisation non gouvernementale fait ainsi référence au ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, qui a décidé il y a un mois d’interdire l’accès aux ports italiens aux ONG qui portent secours aux migrants en Méditerranée.
La publication de ces chiffres coïncide avec la réunion des ministres de l’intérieur des Vingt-Huit, jeudi, censés travailler sur de nouveaux projets pour empêcher les arrivées de migrants sur les côtes européennes.

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