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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Selon le rapport annuel du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers, plus d’un quart des postes de titulaires à temps plein sont vacants, et près de la moitié des postes à temps partiel.
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19 000 postes de médecin non pourvus dans les hôpitaux

Selon le rapport annuel du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers, plus d’un quart des postes de titulaires à temps plein sont vacants, et près de la moitié des postes à temps partiel.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 16h40
   





                        


L’hôpital souffre d’un manque chronique de titulaires : plus de 19 000 postes de médecin y étaient « statutairement vacants » en début d’année, selon le rapport annuel du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers (CNG). Les contractuels compensent en grande partie ce déficit.
Le taux de « vacance statutaire » pour les postes à temps plein « a progressé de 0,9 point entre 2017 et 2018 » et s’établissait au 1er janvier à 27,4%, indique le rapport. Cela correspond à 15 052 postes « budgétés » mais pas « occupés statutairement » par des praticiens hospitaliers (PH).
Un taux variable selon les régions
Une grande partie de ces postes à temps plein sont toutefois « provisoirement occupés » par des praticiens contractuels : une étude du CNG réalisée en janvier 2017 estimait leur nombre à plus de 12 000.
Pour les postes de PH à temps partiel, la vacance statutaire culminait à 47 % au début de 2018, soit 4 039 titulaires manquants.
Le taux de « vacance statutaire » varie selon les régions : dans les deux catégories (temps plein et temps partiel), il est supérieur à la moyenne en Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire et Normandie, mais inférieur en Bretagne, Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Les disparités dépendent aussi des spécialités médicales : l’anesthésie-réanimation, l’ophtalmologie et la radiologie font partie des moins pourvues, à l’inverse de la pédiatrie, de la chirurgie infantile et de la dermatologie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ 3 000 membres des personnels de secours seront aussi déployés pour assurer la sécurité en ce week-end sous haute tension.
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14 Juillet et finale du Mondial : 12 000 membres des forces de l’ordre mobilisés dans Paris et sa région

3 000 membres des personnels de secours seront aussi déployés pour assurer la sécurité en ce week-end sous haute tension.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
12.07.2018 à 16h35
   





                        


Le week-end s’annonce sous haute tension pour les forces de sécurité. Un total de 12 000 membres des forces de l’ordre seront mobilisés dans Paris et sa région à l’occasion des festivités du 14 Juillet, vendredi soir et samedi, et de la finale du Mondial, dimanche, a annoncé jeudi 12 juillet le préfet de police.
Par ailleurs, 3 000 membres des personnels de secours seront déployés, a précisé Michel Delpuech.
Outre les habituels événements prévus pour la fête nationale dès vendredi soir (feux d’artifice, bals, fêtes…), ce week-end sera marqué par la finale de la Coupe du monde de football France-Croatie (17 heures), dans un contexte de « menace terroriste avérée », a souligné le préfet de police. Un contingent de 4 000 membres des forces de l’ordre sera déployé dimanche à l’occasion de cette finale.

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                14 Juillet et finale de la Coupe du monde : les services de sécurité en alerte



Une retransmission sur écran géant est notamment prévue dans une « fan-zone » installée sur le Champ-de-Mars, entièrement barriérée et dotée de six accès sécurisés. Des « contrôles renforcés » seront pratiqués dans un vaste périmètre autour du Champ-de-Mars.
Jusqu’à 90 000 spectateurs dans la fan-zone
Cette « fan zone » pourra accueillir jusqu’à 90 000 spectateurs. « Nous arrêterons d’admettre du public quand cette jauge sera atteinte », a fait savoir M. Delpuech, conseillant au public d’« arriver le plus tôt possible, à partir de 13 heures ».
A proximité, la tour Eiffel sera fermée dimanche pour raisons de sécurité, a déclaré de son côté la direction du monument. « En cas de victoire de l’équipe de France, la célébration de cette deuxième étoile [symbole du titre mondial sur le maillot] donnera lieu à des scènes de liesse et à des rassemblements de foule dont nous avons eu un avant-goût après la demi-finale », a souligné le préfet de police.
« Si notre équipe gagne la Coupe du monde, nous ferons en sorte d’interdire la circulation de tout véhicule dans un vaste périmètre » dans l’Ouest parisien, a-t-il précisé.
Mardi soir, des centaines de milliers de personnes étaient descendues dans les rues de Paris pour célébrer la victoire (1-0) de l’équipe de France sur la Belgique, synonyme de qualification des Bleus pour la troisième finale mondiale en vingt ans.
Sur les Champs-Elysées, traditionnel lieu de rendez-vous festif, la fin de soirée a donné lieu à des tensions quand quelques dizaines d’individus ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont risposté avec des gaz lacrymogènes, avant d’évacuer l’avenue.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ La brigade de répression de la délinquance économique enquête sur l’association de protection des animaux en raison de soupçons de favoritisme envers un fournisseur.
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Perquisition au siège social de la SPA

La brigade de répression de la délinquance économique enquête sur l’association de protection des animaux en raison de soupçons de favoritisme envers un fournisseur.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 15h09
 • Mis à jour le
12.07.2018 à 15h21
    |

            Denis Cosnard








                        


Surprise matinale, jeudi 12 juillet, pour les salariés du siège social de la Société protectrice des animaux (SPA), boulevard Berthier, dans le 17e arrondissement de Paris. Des enquêteurs de la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) y sont entrés pour une perquisition, et ont commencé à récupérer des documents, selon des sources concordantes. La perquisition était encore en cours à 13 h 30, précise-t-on au siège de l’association.
Les achats de croquettes et autres aliments pour les animaux sont au cœur de ces investigations, selon une source présente sur place. En cause, des soupçons selon lesquels la présidente de l’association, Natacha Harry, qui vient de démissionner, aurait favorisé un fournisseur, le groupe Mars, pour lequel elle avait travaillé précédemment.

        Lire :
         

          La présidente de la SPA annonce sa démission



Avant même d’être adhérente à la SPA, Natacha Harry, qui présentait alors des émissions sur les animaux à la télévision, avait assuré la promotion de Pedigree, une des marques du groupe américain Mars. Cette collaboration rémunérée s’est poursuivie un peu après son élection à la tête de l’association. Or, l’association achetait déjà une partie des aliments pour les animaux de ses refuges à une autre filiale de Mars, Royal Canin. Toute la question est de savoir si, comme le suspectent certains opposants à Natacha Harry, les liens avec le groupe Mars se sont resserrés après son accession à la présidence.
Manquement à la mise en concurrence en 2013 et en 2014
Dans son dernier rapport sur la SPA, publié en mars 2017, la Cour des comptes avait déjà mis le doigt sur le sujet. Elle soulignait que le contrat initial avec Royal Canin, daté du 25 mars 2011, avait fait l’objet d’un avenant, non daté, pour l’année 2012, puis que l’accord avait été tacitement reconduit en 2013 et en 2014, sans mise en concurrence. Or l’audit juridique réalisé à la demande de la nouvelle présidente, avait, dès avril 2014, constaté des « manquements » et avait « préconisé une renégociation après mise en concurrence des contrats des fournisseurs référencés », notait la Cour des comptes. Depuis, un appel d’offres a fini par être lancé, et, au printemps, il a été perdu par le groupe Mars au profit de deux autres fournisseurs.
Quelles que soient les suites judiciaires données à cette enquête, la perquisition menée jeudi ne peut que renforcer dans l’immédiat les doutes sur la gestion de l’association et accentuer la crise interne. En quelques mois, la SPA a déjà écarté trois de ses principaux dirigeants salariés, tandis que le secrétaire général et la présidente, tous deux bénévoles, ont démissionné.

        Lire l’enquête (en édition abonnés) :
         

          Temps de chien à la SPA






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le rectorat de Lille avait convoqué, lundi, de nouveaux jurys de baccalauréat après la dénonciation d’un syndicat de la réévaluation, très à la hausse, des notes de certains candidats.
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Bac 2018 : les résultats des candidats privés de calculatrice ne seront pas modifiés

Le rectorat de Lille avait convoqué, lundi, de nouveaux jurys de baccalauréat après la dénonciation d’un syndicat de la réévaluation, très à la hausse, des notes de certains candidats.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 14h22
 • Mis à jour le
12.07.2018 à 14h30
    |

                            Caroline Pain








                        



   


« Nous avons conscience que certains lycéens ont été angoissés par ce qui s’est passé », reconnaît Valérie Cabuil, rectrice de l’académie de Lille : vendredi 6 juillet, elle a décidé d’organiser de nouvelles délibérations des jurys de bac, pour reconsidérer les résultats à l’examen de deux cents candidats.
La décision a été prise après que le syndicat de professeurs SNES-FSU a dénoncé que les notes de ces candidats avaient été fortement réévaluées à la hausse sans que les correcteurs et les jurys aient été consultés. Une hausse destinée à compenser des « incidents » survenus pendant l’épreuve de physique chimie, quand des candidats au bac S de quatre lycées de l’académie s’étaient vus interdire l’utilisation de leur calculatrice programmable, alors que celles-ci étaient en réalité autorisées.

        Lire aussi :
         

                Résultats bac 2018 : les notes de 200 candidats de l’académie de Lille vont être réexaminées



« Qui aurait pris une telle responsabilité ? »
« Le rectorat a présenté ses excuses aux correcteurs et enseignants pour les dysfonctionnements, ce qu’ils ont apprécié, et il leur a permis de réévaluer les notes, explique Vincent Perlot, représentant académique du SNES-FSU. Mais c’était illusoire de penser que les correcteurs allaient retirer les notes. Qui aurait pris une telle responsabilité ? Ce n’est pas aux élèves de payer les frais de ces dysfonctionnements. Nous nous demandons pourquoi il n’a pas été décidé de suspendre l’annonce des résultats quand le problème a été révélé. »
Présent lors des délibérations, lundi 9 juillet, M. Perlot déplore des problèmes d’organisation : « Les jurys n’avaient pas les dossiers scolaires, les relevés de notes, beaucoup ont été exaspérés de voir le décalage entre les bonnes intentions et les faits. » Les relevés de notes des candidats concernés sont donc finalement restés inchangés.
« Il aurait fallu que les notes proposées soient partagées auprès des correcteurs. Nous comprenons tout à fait qu’ils aient été insatisfaits », reconnaît Mme Cabuil, qui a demandé un rapport d’incident précis du déroulé des événements, pour « faire le point de ce qu’il s’est passé et en tirer les conséquences ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Les machines intelligentes peuvent jouer les médiateurs entre les jeunes autistes et les adultes qui les prennent en charge.
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édition abonné


Le robot humanoïde, partenaire privilégié des autistes

Les machines intelligentes peuvent jouer les médiateurs entre les jeunes autistes et les adultes qui les prennent en charge.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 13h00
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            

Cela semble presque trop simple pour être vrai, mais les résultats s’accumulent : employés à bon escient, les robots sociaux parviennent souvent mieux que les humains à améliorer le quotidien des ­jeunes autistes. En Europe, aux Etats-Unis, au Canada, les expériences se multiplient qui montrent que ces machines intelligentes peuvent les aider à sortir de leur isolement, à communiquer et exprimer leurs émotions. Et pas seulement avec ce petit compagnon artificiel, mais aussi avec leur entourage.
Quelles que soient les stimulations apportées par leur entourage, les personnes atteintes de troubles du spectre autistique (TSA) présentent des difficultés d’interaction sociale et perçoivent le monde comme confus et imprévisible. Ont-elles des difficultés à identifier les expressions de leurs interlo­cuteurs, et donc leurs émotions ? Celles-ci leur sont-elles au contraire accessibles, mais menaçant toujours de les déborder ?
Objectifs éducatifs précis
Quoi qu’il en soit, le robot humanoïde est à cet égard un partenaire privilégié. Il ne s’énerve jamais, ses interactions sont limitées et prévisibles, sa voix est métallique et peu nuancée, ses mimiques peu nombreuses et stéréotypées. Bien moins étrange qu’un humain, il a donc les qualités requises pour jouer les médiateurs entre les jeunes autistes et les adultes qui les prennent en charge.
Parmi ces auxiliaires thérapeutiques, trois se disputent actuellement la vedette : Kaspar, Nao et Leka. Kaspar est le plus ancien, et le moins performant sur le plan technologique. Conçu dans les années 2000 par des chercheurs de l’université du Hertfordshire (Royaume-Uni) pour développer des « jeux thérapeutiques ­robotiques », ce robot aux allures de poupée a la taille d’un petit enfant. Avec son visage de ­silicone aux traits simplifiés qui évoque les masques du théâtre japonais, il manifeste, sous le contrôle d’un opérateur, des émotions primaires : la joie quand on le chatouille, la tristesse quand on le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Un sous-officier de la gendarmerie et l’époux d’une gendarme ont été mis en examen mercredi. Ils avaient accompagné Mathieu Caizergues le jour de sa disparition lors d’une randonnée en juin 2017.
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Deux personnes mises en examen un an après la disparition d’un gendarme à La Réunion

Un sous-officier de la gendarmerie et l’époux d’une gendarme ont été mis en examen mercredi. Ils avaient accompagné Mathieu Caizergues le jour de sa disparition lors d’une randonnée en juin 2017.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 10h50
 • Mis à jour le
12.07.2018 à 14h35
   





                        


Les deux compagnons de randonnée d’un gendarme disparu à La Réunion en juin 2017, un sous-officier de la gendarmerie et l’époux d’une gendarme, ont été mis en examen mercredi 11 juillet pour non-assistance à personne en danger, a appris jeudi l’Agence France-Presse de source judiciaire.
Les deux hommes, qui avaient accompagné Mathieu Caizergues, 24 ans, sur un sentier montagneux et parfois dangereux dans le cirque de Mafate, ont été mis en examen à l’issue d’une audition de plusieurs heures devant le juge d’instruction au tribunal de Saint-Denis, dont ils sont ressortis libres.
Ces mises en examen font suite à la décision prise à la mi-juin par le procureur de Saint-Denis, Eric Tuffery, de déclarer mort Mathieu Caizergues. Dans un premier temps, en juillet 2017, le parquet avait ouvert une information judiciaire pour non-assistance à personne en danger.
Bosse sur le front
Rattaché à l’escadron de gendarmerie mobile de Saint-Amand-Montrond (Cher), Mathieu Caizergue était détaché pour trois mois à la brigade de La Possession, à La Réunion. Il était parti en randonnée avec ces deux hommes et, selon les déclarations de ces derniers, il aurait été vu pour la dernière fois à une demi-heure de marche du parking où les trois hommes étaient censés se retrouver.
Il n’est jamais arrivé jusqu’au point de rendez-vous. En fin d’après-midi ce jour-là, il avait envoyé à ses proches de métropole une photo de lui, avec une bosse sur le front, sur le réseau social Snapchat. Un selfie laissant penser qu’il aurait pu faire une chute.
Les deux compagnons de randonnée étaient repartis sans l’attendre dans l’après-midi. Ils n’avaient alerté les secours qu’en début de soirée, une fois de retour en ville, expliquant que leurs batteries de téléphone portable étaient déchargées.
Un mois plus tard, ils avaient été placés en garde à vue, l’un d’eux affirmait alors avoir reçu un appel de Mathieu Caizergues lui disant que tout allait bien. Les importants moyens de recherche déployés n’ont pas permis de retrouver le corps.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Dimanche, les fan-zones et leurs abords devraient faire l’objet d’une vigilance renforcée.
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14 Juillet et finale de la Coupe du monde : les services de sécurité en alerte

Dimanche, les fan-zones et leurs abords devraient faire l’objet d’une vigilance renforcée.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
12.07.2018 à 16h22
    |

            Elise Vincent








                        



                                


                            
C’est un week-end très chargé et sous haute surveillance qui s’annonce pour les forces de sécurité samedi 14 et dimanche 15 juillet. La nuit du 14 Juillet correspond traditionnellement à un pic de tensions, en particulier dans les quartiers populaires. Mais le fait que ce jour de fête nationale coïncide cette année avec la finale de la Coupe du monde de football, qui plus est avec la France en lice, est une configuration inédite. Un contexte d’autant plus tendu que la menace terroriste n’a pas baissé, deux ans jour pour jour après le traumatisme de l’attentat de Nice qui coûta la vie à 86 personnes et en a blessé plus de 450 autres.
Un dispositif de sécurité particulier devrait donc être déployé cette fin de semaine. La préfecture de police et le ministère de l’intérieur devraient rapidement communiquer chacun de son côté sur les effectifs mobilisés. En 2017, plus de 80 000 policiers et gendarmes avaient été opérationnels. Ils devraient être encore plus nombreux cette année, selon nos informations. 
« A week-end exceptionnel, dispositif exceptionnel », confirmait-on, mercredi 11 juillet en soirée, Place Beauvau. « Le 14 Juillet a été anticipé, mais le dispositif est en train d’être adapté en conséquence pour le 15 juillet », ajoutait-on, alors que ce week-end doit aussi se poursuivre la sécurisation du Tour de France et des grands départs en vacances.
En 2016, des projets d’attentat déjoués avant et pendant l’Euro
Les principales préoccupations ont toutefois essentiellement trait aux risques de violences urbaines d’un côté et à la menace terroriste de l’autre. En 2016, plusieurs projets d’attentat visant l’Euro avaient été « déjoués » avant et pendant la compétition. L’un d’eux a été attribué à Reda Kriket, un Franco-Algérien arrêté en mars 2016, quelques mois seulement avant le début des matchs. Un véritable arsenal de guerre avait été retrouvé en sa possession dans une planque d’Argenteuil (Val-d’Oise). En 2017, dans un autre...




                        

                        


<article-nb="2018/07/12/18-8">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Un samedi soir, Marie-Claire ne pouvant ouvrir la porte de son appartement fait appel à un serrurier dépanneur trouvé sur Internet. Il travaille mal et présente une facture aberrante. Il est ensuite injoignable.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Emmanuel Macron souhaite que l’Etat fixe « un cadre et des règles » pour l’islam. Dans une tribune au « Monde », l’islamologue Rachid Benzine estime que ce projet pourrait faire le jeu des promoteurs d’une conception étriquée de la religion musulmane.
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Rachid Benzine : « L’erreur est de croire que l’islam de France n’est pas organisé »

Emmanuel Macron souhaite que l’Etat fixe « un cadre et des règles » pour l’islam. Dans une tribune au « Monde », l’islamologue Rachid Benzine estime que ce projet pourrait faire le jeu des promoteurs d’une conception étriquée de la religion musulmane.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
12.07.2018 à 08h45
    |

                            Rachid Benzine (Islamologue)








                        



                                


                            
Tribune. Devant le Congrès réuni le 9 juillet à Versailles, le président Emmanuel Macron a annoncé, sans rien dévoiler du contenu et de la forme envisagés, que, à l’automne, seront donnés à l’islam de France « un cadre et des règles » dans « une démarche rénovée ». Le suspense entretenu depuis plusieurs mois à ce sujet continue donc.
En attendant, les préfets ont reçu mission d’organiser, dans une certaine précipitation, et alors que beaucoup de personnes intéressées sont dispersées par le temps des congés, une consultation des acteurs locaux censée nourrir le projet présidentiel.
Que peut-on espérer de tout cela ? Ceux qui croient que, du palais de l’Elysée ou de l’hôtel de Matignon, peut surgir la solution pour une organisation nationale de l’islam de France, qui fera émerger de vraies structures de représentativité, de formation des cadres religieux et de financement des lieux de culte, seront certainement déçus.

Le « cadre et les règles » de l’exercice de tout culte existent déjà en France, et on ne voit pas comment un régime particulier pourrait être imposé aux musulmans. Surtout, la première règle de notre Etat laïque est que les pouvoirs publics ont pour devoir de ne pas se mêler de l’organisation interne des religions, dès lors que celles-ci ne portent pas atteinte aux lois de la République.
Imagine-t-on ces pouvoirs publics prétendre donner « un cadre et des règles », autres que les règles et le cadre communs, aux Eglises évangéliques qui se développent en France au détriment des anciennes Eglises catholiques et protestantes ou aux communautés des juifs loubavitch et hassidiques qui ne se reconnaissent guère dans les instances actuelles du judaïsme français ? Certainement pas ! Alors « pourquoi ? » et « comment ? » un traitement spécifique pour la religion des musulmans ? Par quels artifices juridiques ? Avec quels acteurs ?
« Les querelles de fédérations...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Ensemble, les deux start-up spécialisées dans la prise de rendez-vous médicaux sur Internet enregistrent 20 millions de visites par mois et 55 000 clients.
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Doctolib rachète son concurrent direct Mondocteur

Ensemble, les deux start-up spécialisées dans la prise de rendez-vous médicaux sur Internet enregistrent 20 millions de visites par mois et 55 000 clients.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 06h50
 • Mis à jour le
12.07.2018 à 10h47
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


Après le désengagement du symbolique magazine Elle, les cessions se poursuivent chez Lagardère. Le groupe de médias, qui souhaite se recentrer sur l’édition et les boutiques d’aéroport, a annoncé mercredi 12 juillet la vente de son pôle e-santé pour 60 millions d’euros. Logé au sein de sa branche médias et Internet, ce pôle comprend les sites Mondocteur et Doctissimo.
Opération la plus importante, la cession de Mondocteur au numéro un français de la prise de rendez-vous médicaux sur Internet. « Nous consolidons notre position de leader en Europe et enrichissons les services que nous offrons à la fois aux patients et aux praticiens », explique le cofondateur de Doctolib, Stanislas Niox-Chateau. Concernant Doctissimo, Lagardère est entré en négociations exclusives avec TF1.
Le montant de la vente de Mondocteur n’a pas été dévoilé, mais, selon nos informations, il serait compris entre 45 et 50 millions d’euros en cash, malgré les déficits de la start-up. « Mondocteur affiche une très belle croissance. Et avait plusieurs propositions de repreneurs. Ce sont eux qui nous ont choisis », se félicite le patron de Doctolib. « Les deux sociétés ont un ADN assez proche et se connaissent très bien », corrobore le cofondateur de Mondocteur, Thibault Lanthier.
10 % des médecins équipés
Doctolib et Mondocteur offrent aux patients un service de prise de rendez-vous et de suivi de visites chez les médecins. Aux professionnels de la santé, les deux jeunes pousses proposent un outil de gestion des consultations qui permet de diminuer le nombre d’appels vers les secrétariats et de réduire drastiquement le nombre de rendez-vous non honorés, en envoyant des messages de rappel en amont. Il est facturé 109 euros par mois et par praticien. Le potentiel de développement est considérable. « A nous deux, nous équipons seulement 10 % des médecins en France », explique M. Lanthier.
Parmi les clients les plus importants de Doctolib, le CHU de Rouen, celui de Nancy, ou l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP). Alors que joindre au téléphone les services des hôpitaux parisiens relève du parcours du combattant, le patient peut désormais réserver sa consultation en ligne. Une révolution pour l’hôpital public !

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                Les Hôpitaux de Paris vont proposer la prise de rendez-vous en ligne avec Doctolib



1 000 salariés d’ici deux ans
Pour régler son achat, Doctolib, dont le chiffre d’affaires, qui double chaque année, est compris entre 50 millions et 60 millions d’euros, va puiser dans les 85 millions d’euros levés auprès des fonds d’investissements Accel Partners, BPI France et Eurazeo. Même si la société est déficitaire dans la mesure où elle investit massivement, elle serait valorisée entre 500 millions et 1 milliard d’euros. Ses dirigeants conservent plus de la moitié du capital.

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                Le succès viral des rendez-vous médicaux sur Doctolib



Avec la reprise de Mondocteur, Doctolib veut accroître sa force de frappe dans cette « course de marathon », explique son cofondateur, ancien tennisman de 31 ans, qu’une blessure a empêché de faire carrière.
Le secteur compte encore une kyrielle de petits acteurs, tels que Rdvmedicaux ou Docavenue. Ensemble, les deux sociétés réunissent vingt millions de visites par mois, 55 000 clients et 1 200 établissements de santé. « Les 150 personnes de Mondocteur vont rejoindre nos 450 salariés. Nous voulons être 1 000 d’ici deux ans », poursuit M. Niox-Chateau.
La start-up a donc besoin de forces : elle démarche un à un les praticiens pour les convaincre d’adopter son logiciel de gestion des consultations.
Essentiellement présente en France
A l’avenir, la start-up souhaite conquérir de nouveaux médecins et accroître les services proposés par son logiciel. Outre la prise de rendez-vous, l’outil permet d’aider à optimiser les salles d’attente et les consultations. Un praticien pourra ainsi équilibrer ses rendez-vous en fonction des urgences, des profils de patients, etc.
Autre fonctionnalité sur laquelle Doctolib compte beaucoup : la mise en relation entre praticiens. « Un médecin peut réserver en direct une consultation chez un confrère ou un spécialiste pour son patient. Il peut laisser des messages, des documents, on lui ouvre des canaux de réservation privilégiés », dit M. Niox-Chateau.
A ce jour, la start-up est essentiellement présente en France. Elle a commencé à s’implanter en Allemagne, mais n’y emploie que soixante personnes et n’est présente qu’à Düsseldorf, Cologne, Berlin, Hambourg et Munich. A l’avenir, elle compte sur l’international, mais préfère d’abord se concentrer sur l’axe franco-allemand.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Un colloque mêlant professionnels, chercheurs et politiques se tient jeudi à l’Assemblée nationale pour interroger « la place de l’éducation » dans la prévention de la radicalisation.
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Radicalisation : l’école avance à tâtons sur le terrain du « contre-discours »

Un colloque mêlant professionnels, chercheurs et politiques se tient jeudi à l’Assemblée nationale pour interroger « la place de l’éducation » dans la prévention de la radicalisation.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 06h37
    |

                            Mattea Battaglia, 
Camille Stromboni et 
Elise Vincent








                        



                                


                            

En apparence, c’est une sortie scolaire tout ce qu’il y a de plus banal. Sauf que ce vendredi de juin, au théâtre du Rond-Point, à Paris, avec une centaine d’élèves issus d’établissements d’Ile-de-France, on rit tout en parlant de Djihad. Une pièce du metteur en scène Ismaël Saidi, applaudie par 10 000 élèves au cours de l’année écoulée, et qui compte parmi les initiatives soutenues par le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR).
Objectif : développer un « contre-discours » sur l’enfermement religieux et ses potentielles dérives violentes, tout en respectant les convictions et en faisant émerger un esprit critique.
Le défi est tout sauf neutre pour le ministère de l’éducation nationale. Dans cette pièce de théâtre, on parle terrorisme, haine, discriminations, mais aussi interdits religieux, halal et foi. « Un mécréant, c’est comme un flic en civil ! », se moque ainsi un des acteurs. « Mais toi tu as un détecteur de mécréants ? », lui rétorque un autre dans ce scénario qui raconte les aventures de trois jeunes attirés par le front irako-syrien avant qu’ils ne déchantent.
Les réactions à l’issue de la pièce, ce jour-là, diffèrent selon la religiosité des adolescents : des plus enthousiastes – majoritaires – aux plus offensés, chez les plus pratiquants.
Six « conventions nationales »
« Il n’y a pas de formule magique, défend Muriel Domenach, la patronne du CIPDR. L’objectif est d’articuler les démarches éducatives, sociales et sécuritaires en encourageant un contre-discours en amont. » Une articulation inscrite dans le plan de prévention de la radicalisation, adopté le 23 février, qui consacre dix de ses soixante mesures à l’éducation.
Un sujet que devait à son tour aborder, jeudi 12 juillet, un colloque à l’Assemblée nationale mêlant professionnels de terrain, chercheurs et politiques pour interroger notamment « la place...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Un(e) journaliste du « Monde » dresse la liste des livres qui l’inspirent dans son travail. Aujourd’hui, Pascale Robert-Diard, chroniqueuse judiciaire.
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« Mes incontournables » : 7 livres pour comprendre la justice, par Pascale Robert-Diard

Un(e) journaliste du « Monde » dresse la liste des livres qui l’inspirent dans son travail. Aujourd’hui, Pascale Robert-Diard, chroniqueuse judiciaire.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
12.07.2018 à 09h20
    |

            Jean Birnbaum et 
Pascale Robert-Diard








                        



                                


                            

« MES INCONTOURNABLES », PAR PASCALE ROBERT-DIARD

Simenon dans la peau de l’accusé
Lettre à mon juge (1947), de Georges Simenon (1903-1989), figure évidemment dans mon panthéon judiciaire. Charles Alavoine vient d’être condamné pour le meurtre de sa maîtresse. Il n’a pas su, pu, voulu s’expliquer à l’audience. Il est resté étranger à son procès, comme le Meursault de Camus.
De sa cellule, il écrit à son juge d’instruction : « Mon juge, je voudrais qu’un homme, un seul, me comprenne. Et j’aimerais que cet homme ce soit vous. » Il lui raconte l’audience, telle qu’il l’a vécue de l’intérieur : une « comédie » faite d’échanges complices entre magistrats, avocats et presse judiciaire, sur le dos de l’accusé ou des témoins.
Sa mère est citée à la barre. Il sait, lui, que si sa mère est en noir, c’est parce qu’elle est vêtue ainsi depuis trente ans, « comme le sont la plupart des paysannes de chez nous ». Que, lorsqu’elle s’est heurtée à un groupe en entrant, c’est parce qu’« elle voit très mal mais s’obstine à ne pas porter de verres ». Et c’est à cause de ces détails, écrit-il au juge, que la presse a décrit une femme en deuil « qui titubait de douleur et de honte ». Chaque fois que la mère d’un accusé vient témoigner à la barre, je me souviens de celle de Charles Alavoine.

« Lettre à mon juge », dans « Les Romans durs. 1945-1947 », de Georges Simenon, Omnibus, 1 312 p., 29 €.
« La part du juge » : Simenon encore
Par la voix du commissaire Maigret, Simenon a dit tout le mal qu’il pensait des juges et de la justice, de leur univers glacé aux formules hermétiques et aux rituels immuables dans lequel « l’individu n’est rien » (Maigret aux assises, 1960).
C’est pourtant au même auteur que l’on doit l’analyse la plus fine de « la part du juge ». Les Témoins (1955) met en scène un président d’assises austère, voire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Trois rugbymen professionnels sont poursuivis pour une agression sexuelle en réunion sur une étudiante rencontrée en mars 2017, à Bordeaux, lors d’une soirée très alcoolisée. Une affaire révélatrice des difficultés à définir la notion de consentement.
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« Ils m’ont violée, ils étaient plusieurs »

Trois rugbymen professionnels sont poursuivis pour une agression sexuelle en réunion sur une étudiante rencontrée en mars 2017, à Bordeaux, lors d’une soirée très alcoolisée. Une affaire révélatrice des difficultés à définir la notion de consentement.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
12.07.2018 à 06h38
    |

            Yann Bouchez et 
Emeline Cazi








                        



                                


                            

Ce soir-là, Charlotte s’était promis de ne pas rentrer tard après la fête d’anniversaire de Margaux. Elle était fatiguée et voulait profiter de sa mère, venue passer le week-end à Bordeaux. Au pub, où l’étudiante prenait une dernière bière avec Lise et Manon – les prénoms ont été modifiés –, c’est Lise, sa copine anglaise, qui les a repérés la première : cinq gars en chemise accoudés à la table haute, près de l’entrée. Ils parlaient anglais, la conversation s’est engagée. Lorsque est venue l’idée de les accompagner en boîte, Charlotte a cédé devant l’insistance de Manon qui sortait, pour une fois.
La Plage, ses sept pistes de danse où se pressent des centaines de jeunes le samedi soir, ça n’est pas vraiment son truc, comme elle dit ; mais la salle latino lui rappelle son année en Argentine. Et puis ces gars, des rugbymen professionnels du club de Grenoble venus jouer contre l’Union Bordeaux-Bègles, la vingtaine, comme elles, sont plutôt sympathiques.
Sur les tonneaux-comptoirs, les verres de rhum et de vodka se vident plus que de raison. Une soirée étudiante tout ce qu’il y a de plus banal, en somme. Vers 4 heures, alors que Lise a déjà suivi l’un des joueurs à son hôtel, voisin de l’aéroport, Manon rentre chez elle. Charlotte, de son côté, grimpe dans un Uber avec d’autres rugbymen. Mais de cela, déjà, elle ne se souvient plus très bien… 
Quand elle entrouvre les yeux, ce dimanche 12 mars 2017 au matin, elle est nue, dans un lit, entourée d’hommes. L’un d’eux demande un préservatif. Des sexes passent dans sa bouche. C’est flou. Elle a des flashs, l’impression « d’être un jouet ». La sensation d’être pénétrée par un objet froid et métallique la réveille complètement. Elle se lève, récupère ses vêtements éparpillés dans la salle de bains. L’un des rugbymen lui propose un Uber, mais l’appli ne fonctionne pas. Il n’est pas tout à fait 7 h 30 quand la réceptionniste...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ L’ancien secrétaire d’Etat était jugé mercredi pour avoir, en état d’ébriété, malmené une jeune femme et insulté un videur et des policiers en avril.
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Six mois de prison avec sursis requis contre Jean-Vincent Placé

L’ancien secrétaire d’Etat était jugé mercredi pour avoir, en état d’ébriété, malmené une jeune femme et insulté un videur et des policiers en avril.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 20h18
 • Mis à jour le
11.07.2018 à 20h32
   





                        



   


Le procureur a requis six mois de prison avec sursis, une mise à l’épreuve de deux ans et 1 000 euros d’amende contre l’ex-secrétaire d’Etat Jean-Vincent Placé, jugé mercredi 11 juillet pour « violences, injures à caractère racial et outrage à agents » par le tribunal correctionnel de Paris. Le jugement a été mis en délibéré au 10 septembre.
Le 5 avril, l’ancien sénateur écologiste avait été interpellé à la sortie d’un bar du 6e arrondissement de Paris. Il venait d’en être expulsé par un videur, qui l’accuse de lui avoir tenu des propos injurieux et racistes, après un incident avec une cliente. Il était jugé pour ces propos, ainsi que pour des violences envers la jeune femme. Il avait également traité les policiers intervenus de « tocards ».
« Sentiment de supériorité »
« Toutes ces infractions troublent gravement l’ordre public et la politique pénale du parquet s’agissant de la violence faite aux femmes et de la lutte contre le racisme », a dénoncé le procureur dans ses réquisitions.
« Ce que M. Placé appelle “avoir été lourd”, nous appelons cela des violences légères, un choc psychologique », a expliqué le représentant du ministère public à propos de la manière dont le conseiller régional a tiré à lui par le bras une jeune femme qui dansait. « Son sentiment de supériorité qui s’est exprimé ce soir-là, c’est le fil rouge de cette affaire », a-t-il ajouté.
Jean-Vincent Placé, qui conteste avoir tenu les propos contre le vigile, a reconnu à la barre avoir « évidemment trop bu. » « Je suis honteux de m’être retrouvé dans cette situation », a-t-il déclaré.
Quelques jours après cet incident, il avait dit dans Paris Match avoir « réalisé » son « alcoolisme » et qu’il mesurait « la honte et l’indignité » de son comportement. Aujourd’hui conseiller régional d’Ile-de-France, il a créé sa société de conseil et d’accompagnement en entreprise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ La CNAF a adopté la nouvelle convention qui va lier pendant cinq ans la branche famille de la Sécurité sociale à l’Etat, entérinant la création de 30 000 places en crèche d’ici à 2022 et une série d’efforts budgétaires.
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Objectif 30 000 nouvelles places en crèche d’ici à 2022

La CNAF a adopté la nouvelle convention qui va lier pendant cinq ans la branche famille de la Sécurité sociale à l’Etat, entérinant la création de 30 000 places en crèche d’ici à 2022 et une série d’efforts budgétaires.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 18h33
 • Mis à jour le
12.07.2018 à 06h38
   





                        



   


Le conseil d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) a adopté, mercredi 11 juillet, la nouvelle convention qui va lier pendant cinq ans la branche famille de la Sécurité sociale à l’Etat, entérinant la création de 30 000 places en crèche d’ici à 2022 et une série d’efforts budgétaires.
La nouvelle convention d’objectifs et de gestion (COG), qui fixe les grandes ambitions en matière de politique familiale pour 2018-2022 et les moyens pour y parvenir, doit être signée dans les prochains jours avec le gouvernement.
Selon des documents consultés, le Fonds national d’action sociale (FNAS), qui finance notamment les crèches, les centres de loisirs et les actions en faveur de la jeunesse et de la parentalité, devrait progresser de 2 % par an, passant de 5,7 milliards d’euros à 6,3 milliards d’euros en 2022.
En période de réduction des dépenses publiques, cette progression est modérée. Entre 2013 et 2017, le FNAS avait augmenté en moyenne de 4,3 % par an.
Ce fonds doit permettre de créer 30 000 nouvelles places en crèches d’ici à 2022. Pour « favoriser la mixité et l’inclusion », un « financement supplémentaire » sera attribué aux communes qui créeront des places dans des territoires sous-dotés ou à destination des enfants issus des familles pauvres ou en situation de handicap, conformément à une mesure annoncée récemment par la ministre des solidarités, Agnès Buzyn.

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                Agnès Buzyn : « Il faut repenser notre modèle social »



Objectif plus modeste qu’auparavant
L’objectif de 30 000 places est plus modeste que celui fixé par la précédente COG (2013-2017), qui visait les 100 000 places. Finalement, seules 32 500 avaient été créées sous le quinquennat précédent, en raison notamment des marges de manœuvre très réduites des collectivités territoriales, qui cofinancent la construction.
La convention prévoit également le financement de 500 000 nouvelles places en centres de loisirs pour répondre au « plan mercredi » mis en place par le gouvernement pour les enfants des communes ayant opté pour un retour à la semaine de quatre jours d’école.

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                Pourquoi la France s’oppose à une meilleure indemnisation du congé parental



En matière de parentalité, les caisses d’allocations familiales (CAF) s’engagent à financer 500 lieux d’accueil parents-enfants et 150 médiateurs familiaux. Pour l’animation de la vie sociale dans les territoires ruraux et quartiers couverts par la politique de la ville, elles participeront au fonctionnement de 400 nouveaux centres sociaux.
En outre, plus de 500 millions d’euros seront investis pour moderniser le système informatique. En échange, les 101 CAF devront faire des efforts budgétaires, baissant de 5 % par an leurs dépenses de fonctionnement. D’ici à 2022, les postes de 2 100 des 33 000 agents devront avoir été supprimés, notamment par le non-remplacement des départs à la retraite.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Ils avaient frappé un couple de policiers en dehors de leur service la semaine dernière. Deux frères ont été respectivement condamnés à quatre ans et demi et trois ans et demi de prison ferme.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Les agresseurs d’un couple de policiers lourdement condamnés

Ils avaient frappé un couple de policiers en dehors de leur service la semaine dernière. Deux frères ont été respectivement condamnés à quatre ans et demi et trois ans et demi de prison ferme.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 17h49
 • Mis à jour le
12.07.2018 à 10h28
    |

            Yann Bouchez








                        


L’architecture de la grande salle du tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne), tout en rondeur, semble avoir été conçue afin d’adoucir les oppositions frontales. Ce fut peine perdue, mercredi 11 juillet, lors d’un procès au cours duquel le dialogue était impossible entre les parties. Deux frères de 24 et 27 ans étaient jugés en comparution immédiate pour avoir frappé un couple de policiers à Othis, une semaine plus tôt. L’aîné a été condamné à six ans de prison dont un an et demi avec sursis, le cadet à quatre ans dont six mois avec sursis. Tous deux sont partis en détention, en attendant un éventuel procès en appel.
Que s’est-il passé, dans la soirée du 4 juillet ? A cette question centrale, quelques certitudes en guise de réponse, mais surtout deux versions demeurées irréconciliables à l’audience. Au rayon des éléments établis, les deux frères circulaient en voiture lorsqu’ils ont croisé les deux jeunes policiers, qui venaient tout juste de récupérer leur fille de 3 ans chez sa nounou. Etablie aussi, la brutalité des coups portés. Il suffisait pour s’en convaincre d’observer l’œil gauche tuméfié du policier, son oreille droite au cartilage explosé et sa minerve. Ou d’écouter la présidente du tribunal énumérer les constatations médicales et les incapacités totales de travail prescrites à la jeune femme – quatre jours – et à son compagnon – quinze jours.

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« Sentiment d’impunité totale »
Pour le reste, sur les raisons de cette montée de violence, les récits des protagonistes se contredisent. Après s’être tu en garde à vue, l’aîné, Frédéric Oliveira, l’allure nerveuse dans son survêtement du Portugal, a raconté en peu de mots la rencontre du 4 juillet, à quelques mètres de son domicile familial. La grande blonde à l’allure sportive, il la connaît pour l’avoir croisée lors de contrôles à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, où elle travaille et où il a grandi. Il sait aussi depuis quelques mois qu’elle habite Othis. Selon lui, ce soir-là, le couple l’aurait interpellé, l’accusant d’avoir livré à d’autres personnes l’adresse de la policière. Anthony, épaules et bras de déménageur – sa profession –, serait juste intervenu pour prêter main-forte à Frédéric et le défendre. Les coups seraient partis pour « séparer » son frère du policier.
La jeune femme nie avoir interpellé les deux hommes en voiture. « Leurs propos sont ridicules, dit-elle à la barre. On rentrait de vacances, on était en tongs. » Elle comme son compagnon affirment que Frédéric Oliveira leur a lancé, entre autres insultes : « Barbie, c’est pas fini, on va te niquer ! » « On dirait qu’ils nous accusent d’être les auteurs, c’est fou, a déploré le policier devant le tribunal. Je ne sais pas s’ils se rendent compte. »
Pas d’excuse réelle
Dans son réquisitoire, le substitut du procureur voit dans ces événements un « effet Magnanville », du nom de cette commune des Yvelines où un policier et sa compagne avaient été tués à coups de couteau, en juin 2016. Il dénonce « un sentiment d’impunité totale » et des incivilités croissantes visant les forces de l’ordre : « De policiers victimes de violences dans le cadre de leurs activités, on est passé à une autre phase, où ils sont des cibles dans le cadre de leur vie privée. » Les conséquences auraient pu être bien plus dramatiques, souligne-t-il en demandant quatre ans de prison dont un an avec sursis contre Frédéric Oliveira, déjà condamné pour violences volontaires en 2014 et donc en état de récidive légale, et trois ans dont six mois avec sursis à l’intention d’Anthony Oliveira.

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Le tribunal s’est finalement montré encore plus sévère. Faut-il y voir une conséquence de l’attitude des deux frères, peu enclins à formuler un repentir ? Car d’excuse réelle, il n’y eut pas. L’avocate des deux prévenus a argué que ses clients n’avaient pas tenté de fuir lors de leur interpellation, et qu’en grande partie, ils ne contestaient pas les faits de violence. Mais elle a surtout critiqué une enquête bâclée, à charge, et dénoncé devant les magistrats une « justice d’exception », un climat « David contre Goliath », évoquant les nombreuses réactions à chaud des politiques. Dès le 5 juillet, le président de la République avait tweeté qu’il ne trouvait « pas de mots assez durs pour l’ignominie et la lâcheté des deux voyous ».
Après l’audience, devant une dizaine de caméras, elle ajoutait : « Ce dossier, c’est de la com pour éteindre l’incendie nantais. » Une allusion à la mort d’un homme de 22 ans à Nantes, tué par un policier dans des circonstances encore troubles, le 3 juillet, la veille des événements d’Othis.



                            


                        

                        


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Le jugement d’étrangers maintenu à l’aéroport de Roissy

La Cour de cassation a rejeté le pourvoi émis par les associations mobilisées pour la fermeture de l’annexe du tribunal de Bobigny à Roissy-Charles-de-Gaulle.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 17h03
 • Mis à jour le
11.07.2018 à 19h08
    |

                            Audrey Paillasse








                        


La Cour de cassation a refusé mercredi, d’invalider la décision de la cour d’appel du 30 octobre 2017, qui avait déjà rejeté les arguments de six associations contre la tenue d’audiences délocalisées dans la zone d’attente pour personnes en instance (ZAPI 3) de Roissy (Val-d’Oise). Les étrangers à qui la France a refusé l’entrée sur son territoire continueront donc à être jugés au pied des pistes, dans l’annexe du tribunal de Bobigny.
La Cour de cassation estime que les conditions sont réunies pour l’exercice d’une justice en bonne et due forme, qu’elles sont en conformité avec la loi, et qu’aucun des doutes formulés par l’accusation concernant l’indépendance et l’impartialité de la justice ne sont fondés.
La présidente de l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé), Laure Blondel, se dit surprise par la décision : « On ne s’attendait pas à un rejet si franc, et on reste persuadés que le dispositif porte atteinte au droit à un procès équitable. »

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Un rapport d’analyse des audiences sur un an
Dans une note d’analyse publiée également mercredi, l’Anafé dresse la liste des dysfonctionnements qui ont été constatés depuis un an à Roissy. Elle se base sur 35 compte-rendus d’observations d’audiences réalisés par les militants de l’Anafé et d’autres associations. Le document de 22 pages revient notamment sur l’imbrication de la salle d’audience dans la zone d’attente de l’aéroport, assurant que cette configuration jette le trouble chez le justiciable, qui n’aurait pas conscience « qu’il quitte un lieu de privation de liberté pour entrer dans un tribunal ».
Lors de l’audience en chambre de cassation du 3 juillet, Me Zribi s’était même risqué à une comparaison avec un tribunal correctionnel qui serait accolé à un centre pénitientiaire. Elle insistait sur « l’apparence d’une bonne justice », absente selon elle à Roissy. Comme preuve du désarroi des justiciables, elle rapportait ce dialogue, retranscrit en décembre 2017 : – « La juge : Vous savez qui je suis ? – Madame : Le juge de la liberté et de la détention en même temps [rires dans la salle]. »
Un sentiment de confusion renforcé selon le document par une forte présence policière, et une « apparence de connivence » entre les forces de l’ordre, les juges et les avocats. Les auteurs de la note décrivent une scène qui aurait eu lieu au mois de février, au cours de laquelle l’avocat de l’administration discute avec l’avocate d’un étranger : « Ils s’appellent par leurs prénoms. Elle lui fait part de ses doutes sur la stratégie qu’elle a mis en place (...) L’avocat de l’administration lui dit que sa stratégie tient la route. »
Autres épisodes de nature à entraver le bon déroulement des audiences : l’absence ou le retard d’interprètes, de greffiers ou de juges, du fait de l’isolement de la salle, selon l’association. « Une interprète en géorgien indique qu’elle n’était pas présente le matin car elle a mis une heure trente avant de trouver l’annexe du tribunal de grande instance » indiquent les auteurs du document. Des difficultés qui font également baisser la fréquentation du public. « Le principe fondamental de la publicité des débats (...) n’est à l’évidence pas permis », dénoncent les associations.
Ce nouveau revers judiciaire ne devrait pas stopper la mobilisation des militants, qui se disent prêt à poursuivre le combat, peut-être même devant la Cour européenne des droits de l’homme.



                            


                        

                        


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Mort de Naomi Musenga : ouverture d’une information judiciaire

La procureure de la République de Strasbourg a également indiqué que la jeune femme, raillée par une opératrice du SAMU en décembre, est décédée en raison d’« une intoxication au paracétamol ».



Le Monde
 |    11.07.2018 à 16h38
 • Mis à jour le
11.07.2018 à 22h24
   





                        



   


C’était l’une des demandes des parents de la jeune femme. Le procureur de la République de Strasbourg a annoncé, mercredi 11 juillet, l’ouverture d’une information judiciaire pour « non-assistance à personne en péril » dans l’enquête sur la mort de Naomi Musenga, Strasbourgeoise de 22 ans morte le 29 décembre après avoir été raillée par une opératrice du SAMU, en décembre.
« Je procéderai dans les prochains jours à l’ouverture d’une information judiciaire du chef de “non-assistance à personne en péril” contre l’opératrice du centre des appels d’urgence et tous autres, ainsi que du chef d’“homicide involontaire contre X” », a déclaré la procureure de Strasbourg, Yolande Renzi, dans un communiqué.

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« Défaillance de l’ensemble des organes »
Le procureur a ajouté avoir reçu plusieurs membres de la famille de Naomi Musenga le 10 juillet « afin de leur donner connaissance des conclusions de l’enquête ». Il souligne avoir pu évoquer avec eux « les éléments médicaux obtenus, lesquels expliquent le décès de Naomi Musenga comme étant la conséquence d’une intoxication au paracétamol absorbé par automédication sur plusieurs jours ». « La destruction évolutive des cellules de son foie a emporté défaillance de l’ensemble de ses organes, conduisant rapidement à son décès », ajoute le procureur.

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L’ouverture d’une information judiciaire était une demande très forte des parents de la jeune femme. Reçus mercredi soir par la ministre de la santé Agnès Buzyn, à Paris, avec d’autres membres de la famille et leurs conseils, ils se sont dits « soulagés ».
« Nous pourrons avoir des réponses (…), j’attends que justice soit faite, que les sanctions soient prises, que chacun porte ses responsabilités » et « qu’on nous facilite l’accès aux informations » du dossier, a déclaré Honorine Musenga, la mère de Naomi, sur le perron du ministère.
Contre-expertise
Mais « je ne crois pas que la prise de paracétamol soit la cause qui a précipité le décès de ma fille », qui était « bien informée sur la manière de prendre ce médicament », et « nous allons le prouver », a aussi réagi le père de la jeune femme. L’enquête judiciaire et « la contre-expertise de ceux qui sont avec nous, qui fouillent déjà le dossier » vont « établir certaines responsabilités », et « éclairer certaines zones d’ombre », a-t-il assuré.
Le mépris par lequel avait répondu une régulatrice du SAMU à l’appel de détresse de Naomi Musenga avait soulevé une vague d’indignation en France. Un document sonore, relatant les échanges entre la jeune femme et l’opératrice, avait été largement diffusé dans les médias et sur les réseaux sociaux.

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Meurtre de Sarah Halimi : une deuxième expertise conclut à l’abolition du discernement du suspect

Ces conclusions contredisent celles de la première expertise, rendue en septembre 2017. Une troisième a été demandée.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 16h36
 • Mis à jour le
12.07.2018 à 06h37
    |

            Louise Couvelaire








                        


C’est un nouveau rebondissement dans l’affaire Sarah Halimi, retraitée de 65 ans, de confession juive, battue puis défenestrée au cri d’« Allahou akbar ! » par son voisin musulman de 27 ans, Kobili Traoré, dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, à Paris.
Mercredi 11 juillet, la juge d’instruction a reçu les parties civiles pour leur notifier qu’un collège de trois experts psychiatres avait conclu que le meurtrier présumé de l’ancienne directrice de crèche n’était pas conscient de ses actes au moment des faits et que son discernement était donc aboli. Ce qui revient à le déclarer inapte à être jugé.
Ces conclusions contredisent celles de la première expertise, rendue en septembre 2017 par le très réputé docteur Daniel Zagury. Une troisième expertise a été demandée par la magistrate Anne Ihuellou.
C’est à la suite d’une audition du suspect que la juge avait demandé aux trois psychiatres de procéder à un nouvel examen de Kobili Traoré. « Ce qui est vraiment particulier, c’est que l’avocat de la défense ne l’avait même pas demandé, souligne Me Gilles-William Goldnadel, avocat de la sœur de Sarah Halimi – Lucie Attal de son nom de jeune fille. J’en ai vu des instructions à charge, mais là, il s’agit d’un cas d’instruction à décharge. »

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Dans un communiqué, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Francis Kalifat, s’est indigné : « Nous ne comprenons pas l’obstination et les atermoiements qui consistent à vouloir faire de ce tueur un dément, alors qu’il est un assassin dont la démence présumée ne saurait pour autant occulter l’antisémitisme haineux. » « Rien n’est définitif, insiste Me Caroline Toby, avocate des trois enfants de la victime. Nous pouvons demander à ce qu’un expert de notre choix soit associé à cette nouvelle expertise ou en demander une autre par la suite. »
« Inaccessible à une sanction pénale »
Par une ordonnance datée du 4 avril – date anniversaire du meurtre – les trois experts ont été chargés de répondre notamment aux questions suivantes : « Dire si le sujet présente des anomalies mentales ou psychiques et dans l’affirmative, les décrire » et « préciser si l’intéressé était atteint au moment des faits d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli/altéré son discernement ou le contrôle de ses actes ». Deux entretiens ont été menés : le premier, d’une durée de deux heures, le 24 mai, par deux des psychiatres et un second, d’une durée de deux heures trente le 7 juin, avec le troisième expert.
« Oui », ont-ils répondu à la première question dans le rapport d’expertise psychiatrique de vingt-neuf pages que Le Monde a pu consulter dans son intégralité : « Kobili Traoré souffre d’un trouble psychotique chronique, vraisemblablement de nature schizophrénique, faisant suite à un épisode délirant aigu inaugural. Il souffre par ailleurs d’une addiction ancienne au cannabis ». Il dispose également d’une « personnalité pathologique antisociale » (incapacité à se conformer aux normes sociales, impulsivité, irritabilité, agressivité, irresponsabilité...) et d’une propension à la violence.
« Oui », ont-ils également tranché à propos de son discernement : il était « aboli ». Kobili Traoré est « inaccessible à une sanction pénale », affirment-ils, précisant que les soins seront « longs et difficiles » : « On ne peut que constater l’extrême dangerosité de ce patient que nous considérons, hélas, comme durable en dehors d’un milieu psychiatrique ».
Interné en hôpital psychiatrique depuis la nuit du drame, le jeune homme est, depuis juillet 2017, mis en examen pour « homicide volontaire ». Mais il avait fallu attendre la fin du mois de février, après une seconde audition du suspect par la juge Ihuellou, pour que le caractère antisémite soit retenu. Ce que les parties civiles et le parquet réclamaient depuis des mois.
« Un préjugé se mue en haine délirante »
La première expertise avait conclu que Kobili Traoré, sans antécédent psychiatrique, était atteint, au moment des faits, d’une « bouffée délirante aiguë » provoquée par une forte consommation de cannabis – une quinzaine de joints par jour, selon les déclarations du suspect. Selon Daniel Zagury, son discernement était « altéré » mais pas « aboli », un avis qui le rendait passible de poursuites pénales.
Le psychiatre avait également conclu que le crime de M. Traoré était un « acte délirant et antisémite ». Et de préciser : « Aujourd’hui, il est fréquent d’observer, lors d’efflorescences [en psychiatrie, perte de contrôle lors d’une phase délirante] délirantes, chez les sujets de religion musulmane, une thématique antisémite : le juif est du côté du mal, du diabolique. Ce qui est habituellement un préjugé se mue en haine délirante. (…) Dans son bouleversement délirant, c’est l’incarnation du diable qu’il terrassait. »

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Sur les conclusions du Docteur Zagury, le collège de trois experts déclare : « Nous sommes en plein accord avec le diagnostic d’état psychotique aigu et avec l’analyse qui est faite de la dimension antisémite du geste », même si, indiquent-ils, « nous ne pensons pas qu’elle a été déterminante dans le processus psychopathologique du passage à l’acte » :
« Nous dirions en résumé que Monsieur Traoré était au moment des faits, du fait de la prégnance du délire, un baril de poudre. Mais que la conscience du judaïsme de Madame Attal a joué le rôle de l’étincelle. » 
Le « seul » désaccord entre les deux expertises porte sur « les conséquences médico-légale de la consommation de cannabis » : « La particularité du délire aigü de Monsieur Traoré est le rôle possiblement déclencheur du cannabis. La question se posant donc de savoir s’il s’agit d’un trouble induit par le cannabis ou si le cannabis n’a joué qu’un rôle précipitant d’un délire. » Le docteur Zagury avait estimé que sa consommation excessive de cannabis était « consciente et volontaire ». Pour les trois psychiatres, ce n’était pas le cas. L’existence de délires induits surviennent à des doses importantes et « s’amendent dès l’arrêt de l’intoxication ».
Or, soulignent-ils, les taux de THC (le principe actif du cannabis) relevés dans le sang du suspect étaient modérés – ce qui ne correspond pas à la consommation alléguée le jour du drame – et ses idées délirantes ont persisté « longtemps après l’arrêt de l’intoxication ». Pour le collège d’experts, la prise de cannabis n’a pas donc pas induit une crise aigüe mais n’a fait qu’aggraver un processus psychotique déjà amorcé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Richard obtient l’autorisation de ne plus verser de rente viagère à son ex-épouse, du fait que celle-ci ne loue pas une maison inhabitée, alors que cela lui permettrait d’accroître ses revenus.
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