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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Dans les territoires contaminés par la catastrophe nucléaire, la fréquence des maladies cardiaques des enfants n’a pas augmenté, affirme une étude du « British Medical Journal ».
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Dans « Pour en finir avec l’écologie punitive », Olivier Blond, journaliste et écrivain, prône une écologie tournée vers le bien-être économique et social de notre société.
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Manifeste pour une écologie joyeuse

Dans « Pour en finir avec l’écologie punitive », Olivier Blond, journaliste et écrivain, prône une écologie tournée vers le bien-être économique et social de notre société.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 12h13
 • Mis à jour le
11.07.2018 à 15h22
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

Livre. L’auteur ne s’en cache pas, il veut défaire l’écologie de toute pensée moralisante, culpabilisante et, in fine, d’une approche « punitive » qui serait le propre des écologistes, tendance puriste ou extrême gauche. Olivier Blond, journaliste et écrivain, propose dans Pour en finir avec l’écologie punitive un manifeste pour une « écologie joyeuse » et tournée vers le bien-être économique et social de notre société, débouchant sur un « bénéfice collectif ».

Pour ce faire, l’auteur n’hésite pas à convoquer toutes celles et tous ceux et qui ont vilipendé une écologie censée être punitive : Ségolène Royal, qui en a fait moult fois la critique ; Nicolas Sarkozy, prompt à la dénoncer en se rangeant aux côtés des agriculteurs, des chasseurs et des pêcheurs ; ou encore Chantal Jouanno, qui vient d’être nommée présidente de la Commission nationale du débat public. Citée par l’auteur, l’ancienne ministre de M. Sarkozy a précisé : « Nous ne sommes pas pour une écologie punitive, de régression, anticroissance, pensée par l’extrême gauche dans les années 1970. »
« Discours anxiogène des Cassandre »
Olivier Blond peut alors dérouler ce qui doit, selon lui, permettre une adhésion de l’ensemble de la société. Mais l’auteur s’interroge sur la façon d’y parvenir sans culpabiliser ni punir ceux que l’on doit convaincre.
Pour autant, dénoncer le « discours anxiogène des Cassandre » ne suffit pas. Et la démonstration manque sans doute d’un point important. L’auteur passe trop rapidement sur la définition du concept d’écologie punitive. Dans la bouche de l’ancienne ministre de l’environnement Ségolène Royal, il s’appliquait systématiquement aux mesures économiques et, surtout, fiscales. Le débat sur l’écotaxe, et son abandon par le gouvernement, en a été un parfait exemple.
Olivier Blond ouvre certains débats, comme celui sur la limite difficile qui sépare le compromis,...



                        

                        


<article-nb="2018/07/11/18-3">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Le président américain exige une baisse des prix de l’essence pour les consommateurs américains et fait pression sur les pays producteurs. Mais sa politique étrangère contribue à faire monter les cours du pétrole
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Les marchés pétroliers déboussolés par Trump

Le président américain exige une baisse des prix de l’essence pour les consommateurs américains et fait pression sur les pays producteurs. Mais sa politique étrangère contribue à faire monter les cours du pétrole



Le Monde
 |    11.07.2018 à 11h20
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

A quoi joue Donald Trump ? Le président américain a demandé à grand renfort de Tweet – et de coups de fil insistants – aux pays producteurs de pétrole d’augmenter la production pour faire baisser les prix au niveau mondial. Mais sa propre politique étrangère est en train d’annuler une grande partie de son action. Mardi, les prix ont flirté avec les 80 dollars, l’un des niveaux les plus élevés depuis trois ans et demi.

Donald Trump semble interpréter deux partitions contradictoires. « L’administration Trump veut des prix de l’essence bas pour des raisons politiques, mais veut aussi maximiser l’impact des sanctions sur l’Iran. Trump essaie de gagner sur les deux tableaux », explique ainsi la chercheuse Samantha Gross dans une note de la Brookings Institution. « Mais les actions qui retirent des barils de pétrole d’un marché tendu ont des répercussions à domicile, malgré la montée en puissance des Etats-Unis en tant que gros producteur de pétrole. » 
Le président américain a multiplié, ces dernières semaines, les sorties très agressives contre le cartel pétrolier. « Le monopole de l’OPEP doit se rappeler que les prix de l’essence sont en hausse et qu’ils font bien peu pour aider. Il tire les prix vers le haut alors que les Etats-Unis défendent plusieurs de ses membres en échange de très peu de dollars. Il faut que ce soit donnant-donnant. Baissez les prix maintenant ! », a ainsi tweeté le président américain le 4 juillet.
Fin juin, à Vienne, les pays de l’OPEP et leurs alliés s’étaient pourtant exécutés. Ils ont augmenté la production, malgré leurs difficiles débats internes. L’Arabie saoudite, fidèle alliée de Washington, avait alors cherché à rassurer les marchés et le président américain en garantissant que le pays réaliserait la hausse de production nécessaire.
Une succession de pertes de production
En juin, Riyad a ainsi produit plus de 10,5 millions de barils...




                        

                        


<article-nb="2018/07/11/18-4">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Le géant pétrolier ne semble pas prêt à l’exercice de transparence qu’exige une opération boursière. Par ailleurs, la valorisation demandée par le prince héritier a paru excessive à de nombreux acteurs du marché.
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Les Saoudiens hésitent à introduire Aramco en Bourse

Le géant pétrolier ne semble pas prêt à l’exercice de transparence qu’exige une opération boursière. Par ailleurs, la valorisation demandée par le prince héritier a paru excessive à de nombreux acteurs du marché.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 10h34
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


Ce devait être l’opération boursière la plus importante de l’histoire : l’introduction sur les marchés d’une toute petite part du géant pétrolier Saudi Aramco était prévue en 2018.
Mais, selon des informations du Wall Street Journal et de l’agence Bloomberg le 5 juillet, les autorités saoudiennes seraient sur le point de renoncer à l’opération. La compagnie nationale est un monstre pétrolier : elle est assise sur les plus vastes réserves mondiales de pétrole, l’équivalent, selon ses estimations, de 260 milliards de barils de pétrole. Elle produit 10 % du pétrole mondial et assure la plus grande partie des revenus du royaume.
Vache à lait de l’Etat
L’introduction en Bourse était présentée comme une pierre angulaire du plan du prince héritier Mohammed Ben Salman (MBS) pour revitaliser l’économie saoudienne. Il y a quelques semaines, le PDG du groupe assurait au Monde que l’opération serait prête avant la fin de l’année.
Mais les obstacles se sont accumulés. Entreprise très liée à la famille royale et vache à lait de l’Etat saoudien, Saudi Aramco ne semble pas prête à l’exercice de transparence qu’exige une opération boursière. Par ailleurs, la valorisation demandée par le prince héritier (plus de 2 000 milliards de dollars, soit 1 700 milliards d’euros) a paru excessive à de nombreux acteurs du marché.
Surtout, la hausse du prix du pétrole a changé la donne. Avec un baril à près de 80 dollars, l’Arabie saoudite retrouve une situation confortable. Les finances publiques du royaume sont revenues à l’équilibre et le prince MBS a de nouveau de quoi financer sa guerre meurtrière contre le Yémen voisin. Logiquement, la privatisation d’une partie d’Aramco devient tout à coup moins urgente…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Lancée en Afrique du Sud, la monnaie virtuelle est adossée à la valeur de la corne des pachydermes, décimés par le braconnage.
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Le « rhinocoin », une cryptomonnaie pour protéger les rhinocéros

Lancée en Afrique du Sud, la monnaie virtuelle est adossée à la valeur de la corne des pachydermes, décimés par le braconnage.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
11.07.2018 à 10h07
    |

                            Adrien Barbier (Johannesburg, correspondance)








                        



                                


                            

C’est un appel à l’aide, lancé par le plus gros éleveur de rhinocéros d’Afrique du Sud. « Je suis bientôt sur la paille. A ce rythme, je peux tenir jusqu’en mars. Ensuite, je devrai vendre. » John Hume, 76 ans, élève plus de 1 600 rhinocéros dans son ranch de 8 000 hectares, soit 5 % de la population ­totale mondiale du pachyderme en voie d’extinction. Comme 300 autres professionnels du pays, il vend des animaux qui repeupleront les parcs nationaux et les réserves privées de la ­région. Et s’intéresse aussi à la valeur de leurs cornes.
Cet Afrikaner a organisé en 2017 la première vente aux enchères de cornes de rhinocéros par Internet. Des cornes qu’il prélève régulièrement en endormant ses animaux, selon une technique indolore, assure-t-il, et qui repoussent en deux ans environ. Avant d’organiser cette vente, en août, il est parvenu, devant la Cour constitutionnelle sud-africaine, à faire briser un moratoire datant de 2009 sur la vente ­domestique, alors qu’à l’international, le commerce de la corne est illégal depuis 1977.
Mais les enchères n’ont pas eu l’effet escompté. « Avec tous les obstacles que m’a mis le gouvernement, peu d’acheteurs se sont présentés », poursuit-il. Pis, le ­ministère de l’environnement n’a toujours pas délivré les permis de vente pour le peu de cornes qui ont trouvé acquéreur. « Donc ça ne m’a toujours rien rapporté », dit-il.
Sécuriser les troupeaux
Son problème, c’est que les coûts liés à la sécurisation de ses ­troupeaux ont « explosé » ces ­dernières années. « Il y a cinq ou six ans, cela ne représentait rien. Maintenant j’en ai pour 2,5 millions de rands par mois [155 000 euros], c’est la moitié de mes coûts opérationnels », affirme-t-il. En moyenne, plus de 1 000 rhinocéros sont tués chaque année en Afrique du Sud, qui compte 80 % de leur population mondiale, principalement dans les grandes réserves animalières.
Face à ce fléau, le monde de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Les défenseurs de l’environnement accusent les parlementaires de céder au puissant lobby de l’agrobusiness.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/07/2018
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Le Brésil veut libérer largement l’usage des pesticides

Les défenseurs de l’environnement accusent les parlementaires de céder au puissant lobby de l’agrobusiness.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
11.07.2018 à 09h50
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            

Peu après le vote, la députée Tereza Cristina est allée fêter l’événement dans un restaurant chic de Brasilia. En compagnie du gratin de l’agronégoce brésilien et de parlementaires, celle que les défenseurs de l’environnement appellent désormais la « musa do veneno » (la muse du poison, autre nom donné aux pesticides) a lancé : « Nous avons gagné une bataille, mais nous avons encore une guerre à remporter », rapportait, mardi 26 juin, le quotidien Folha de Sao Paulo.
La guerre, de fait, est déclarée. Depuis l’approbation, la veille, en commission spéciale du projet de loi visant à accélérer la mise sur le marché de pesticides, les défenseurs de l’environnement affrontent le milieu agricole pour tenter d’empêcher le vote définitif du texte, rebaptisé « pacote do veneno » (paquet empoisonné) au Congrès.
« C’est incroyable. Ce projet va totalement à l’encontre de ce que veut la société. Les membres de la commission tournent le dos à la population », s’alarme Marina Lacorte, ingénieure agronome, responsable de l’agriculture au sein de Greenpeace.
L’Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles (Ibama) est tout aussi alarmiste. Dans une note publiée le 6 juillet, il souligne que « la flexibilisation proposée par le projet de loi » pourra « autoriser l’usage et la fabrication de substances susceptibles de provoquer cancers, mutations génétiques, malformations fœtales et déséquilibres hormonaux ».
Simplifier les contrôles
L’enjeu principal du projet est de libérer et d’accélérer la mise sur le marché de pesticides et de désherbants. « Aujourd’hui, il y a près de 2 500 produits qui attendent d’être homologués par l’Agence brésilienne de réglementation de la santé [Anvisa] depuis 2009. On attend l’arrivée de molécules plus efficaces pour combattre les parasites liés au climat tropical brésilien », explique un porte-parole...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Les autorités disent également être sans nouvelles d’au moins neuf habitants. Le premier ministre, Shinzo Abe, se rend dans la région sinistrée, mercredi.
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Inondations et éboulements au Japon : le bilan s’alourdit à au moins 179 morts

Les autorités disent également être sans nouvelles d’au moins neuf habitants. Le premier ministre, Shinzo Abe, se rend dans la région sinistrée, mercredi.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 06h09
 • Mis à jour le
11.07.2018 à 07h00
   





                        



   


Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, qui a annulé une tournée dans quatre pays, doit se rendre, mercredi 11 juillet, dans la région sinistrée de l’ouest du Japon où ont péri au moins cent soixante-dix-neuf personnes piégées par les inondations et glissements de terrain provoqués par des pluies torrentielles. Il a quitté Tokyo en début de matinée pour survoler la province d’Okayama, une des plus touchées avec celle d’Hiroshima, et visiter divers lieux sinistrés ensuite.
Outre les cent soixante-dix-neuf morts recensés, les autorités disent être sans nouvelles d’au moins neuf habitants, les médias parlant de plus de cinquante ou soixante disparus. Il s’agit de la plus grave catastrophe liée à un phénomène météorologique dans l’archipel depuis 1982.
Quelque 75 000 policiers, pompiers, soldats des forces d’autodéfense (appellation de l’armée japonaise) et garde-côtes avaient été dépêchés au secours des victimes. Les recherches et travaux de nettoyage se poursuivent désormais sous une chaleur étouffante, avec une température de 35 °C prévue à l’ombre « et ce temps ensoleillé devrait durer une semaine au moins », a précisé le porte-parole du gouvernement.

        Lire aussi :
         

                Au Japon, le bilan officiel provisoire des intempéries monte à 156 morts



« Une grande vigilance » s’impose face au risque d’insolation et de coup de chaleur, ainsi qu’en raison des possibles nouveaux glissements de terrain, a-t-il insisté.
L’impuissance des habitants
Les précipitations inédites enregistrées en l’espace de trois jours ont entraîné de terribles inondations, des coulées de boue et d’autres dégâts majeurs qui ont piégé de nombreux habitants. « J’ai vu ma maison sombrer sous l’eau et je ne pouvais rien faire du tout, absolument rien, je me sentais impuissante », témoigne Fumiko Inokuchi, 61 ans, habitante de Mabi, dans la préfecture d’Okayama.
Les pompiers envoyés dans le quartier ont contrôlé une à une les deux mille maisons envahies pas les eaux. Elles ont toutes déjà été une fois inspectées par les militaires mais ils veulent être « absolument sûrs » que ne s’y trouvent pas des survivants ou des corps.
Quant aux vivres, ils ne sont plus distribués correctement et des dizaines de supérettes d’habitude ouvertes vingt-quatre heures sur vingt-quatre ont été totalement détruites par les eaux. Partout, les services de secours essaient de pallier les pénuries. « Nous luttons pour acheminer des biens, de l’eau et des produits de première nécessité dans des zones isolées. Nous les envoyons par les routes maritimes et aériennes. Mais il faudra beaucoup de temps pour voir les zones touchées se rétablir. Nous sommes également préoccupés par l’état des survivants alors que la température augmente rapidement. Nous installons des climatiseurs portatifs dans les refuges », fait savoir Yoshinobu Katsuura, un fonctionnaire de la préfecture d’Ehime.
« Nous proposons également des bains chauds et distribuons de l’eau. Nous savons que c’est un combat contre le temps et nous faisons tous les efforts possibles », a aussi expliqué à l’Agence France-Presse un responsable du gouvernement préfectoral d’Okayama.
Les risques de glissements de terrain restent importants, compte tenu de la fragilité des sols gorgés d’eau, préviennent les autorités. Un nouvel ordre d’évacuation a été émis dans une bourgade de la région d’Hiroshima en raison d’un risque de débordement d’un étang, ont expliqué les autorités locales. Vingt-cinq foyers sont concernés.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Le magistrat a estimé qu’il existait suffisamment d’éléments pour qu’un jury puisse éventuellement conclure que le glyphosate peut provoquer le cancer.
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Roundup : un juge américain ouvre la voie à des centaines de procès

Le magistrat a estimé qu’il existait suffisamment d’éléments pour qu’un jury puisse éventuellement conclure que le glyphosate peut provoquer le cancer.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 01h01
 • Mis à jour le
11.07.2018 à 07h39
   





                        



   


Un juge fédéral états-unien a permis, mardi 10 juillet, que des centaines de plaintes accusant l’herbicide de Monsanto à base de glyphosate Roundup de provoquer le cancer, soient portées en justice, considérant qu’il existe suffisamment d’éléments pour qu’un jury puisse entendre l’affaire.
La décision du juge de district Vince Chhabria à San Francisco (Californie) fait suite à des années de litige et à des semaines d’audience concernant les dangers du glyphosate.
Le groupe allemand Bayer vient de boucler le rachat de la firme américaine Monsanto pour 62,5 milliards de dollars (53,2 milliards d’euros).

        Lire aussi :
         

                Bayer-Monsanto : un mariage, un enterrement, un boulet



Dans son rapport de soixante-huit pages, le juge a qualifié les arguments de l’expert des plaignants de « fragiles » et a totalement écarté les avis de deux scientifiques. Mais il a dit que les conclusions des quatre autres experts étaient suffisantes pour qu’un jury puisse éventuellement conclure que le glyphosate peut provoquer le cancer chez les humains.

        Lire aussi :
         

                Le premier procès du Roundup démarre à San Francisco



« Aucune connexion »
Plus de 400 fermiers, paysagistes et particuliers, dont les plaintes ont été déposées collectivement devant le juge, accusent l’herbicide de Monsanto d’être la cause de lymphomes non hodgkiniens, un cancer qui naît dans les lymphocytes.
Monsanto a rejeté ces accusations et déclaré dans un communiqué qu’il continuerait à défendre sa cause avec des éléments solides prouvant qu’il « n’y a absolument aucune connexion entre le glyphosate et le cancer ».
Robin Greenwald et Aimee Wagstaff, deux des avocats représentant les plaignants, n’ont pas répondu dans l’immédiat aux demandes de commentaires.
Monsanto souligne de son côté que plus de 800 études et analyses ont conclu que les herbicides à base de glyphosate ne provoquaient pas le cancer.
L’Agence états-unienne de protection de l’environnement avait conclu en septembre 2017, après des dizaines d’années d’études, que le glyphosate n’était probablement pas cancérigène pour les humains. En revanche, l’Organisation mondiale de la santé a classé le glyphosate parmi les produits « probablement cancérigènes pour les humains ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Une équipe de recherche de l’université de New York vient de publier les images en time-lapse d’un iceberg qui s’est détaché du glacier d’Helheim, au Groenland. Un phénomène dont ils essaient de comprendre les conséquences à long terme.
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<article-nb="2018/07/11/18-10">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Une vidéo virale laisse à penser que des chats auraient pressenti le séisme d’Osaka. Il n’en est rien.
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Non, les chats ne pressentent pas les séismes

Une vidéo virale laisse à penser que des chats auraient pressenti le séisme d’Osaka. Il n’en est rien.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 17h49
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            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        


Une croyance populaire ancienne voudrait que les animaux soient dotés d’un sixième sens, qui les avertirait d’une catastrophe naturelle. Ils seraient ainsi alertés bien avant les humains. Un internaute nous a signalé, sur les réseaux sociaux, une vidéo semblant donner crédit cette théorie – à tort.

La vidéo, partagée des milliers de fois sur les réseaux sociaux, a été prise le 18 juin 2018 à Osaka, au Japon. Des images de vidéosurveillance, provenant d’une pièce abritant une dizaine de chats, montrent que ces derniers présentent une vive agitation une dizaine de secondes avant que la pièce se mette à trembler pendant le séisme de magnitude 6,1 ayant secoué Osaka ce jour. Sur les réseaux sociaux, la vidéo est devenue virale : de nombreux internautes affirment alors que les félins « sentent » le séisme avant son arrivée.
Pourquoi c’est faux
La réaction des chats ne s’explique pas par un quelconque « sixième sens », mais par les ondes P, mouvements de petite amplitude émis au début du séisme. « Pendant le séisme, des ondes sismiques sont générées à différentes vitesses et amplitudes. Les premières à arriver sont les ondes P, de petite amplitude. Ces dernières ne sont pas assez fortes pour faire bouger les meubles, mais génèrent un bruit perceptible par les chats – ce qui explique leur réaction », explique Baptiste Gombert, post-doctorant en sismologie à l’université d’Oxford et auteur d’une thèse sur les glissements co-sismiques.
Les ondes P sont suivies d’ondes de surface, beaucoup plus lentes : ce sont elles qui font se mouvoir les meubles dans la vidéo. « En aucun cas, les chats n’ont pressenti le séisme, car il avait déjà lieu dans les premières secondes de la vidéo », confirme Baptiste Gombert.
Dans un article paru en avril 2018, la société américaine de sismologie s’est penchée sur l’idée reçue selon laquelle les animaux sont à même de prédire les tremblements de terre. Après avoir analysé 180 études sur le sujet, la société américaine de sismologie a conclu que ces dernières présentaient de grandes faiblesses méthodologiques et qu’il n’existait aucune preuve permettant d’affirmer que les animaux étaient à même de prédire des tremblements de terre.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Un collectif de chercheurs et de militants estime dans une tribune au « Monde » que les critiques de l’antispécisme sont construites sur une faible connaissance du sujet, conduisant à l’enrayement des débats sur la question.
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« Il est navrant de constater que des universitaires dénigrent l’antispécisme de manière expéditive »

Un collectif de chercheurs et de militants estime dans une tribune au « Monde » que les critiques de l’antispécisme sont construites sur une faible connaissance du sujet, conduisant à l’enrayement des débats sur la question.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 17h00
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Le spécisme fait de plus en plus débat dans la société. Un spéciste peut estimer, par exemple, que le fait qu’un animal appartient à une espèce particulière peut justifier à lui seul qu’on puisse le tuer pour en consommer les chairs. En France, société spéciste, on mange ainsi du cochon, mais pas du chat et encore moins de l’humain.
Le mot « spécisme » a été inventé dans les années 1970 en analogie avec les termes racisme et sexisme. Un raciste ou un sexiste va en effet ne pas avoir la même considération morale envers des personnes en fonction de leur race (ou supposée race) ou de leur sexe. Ces trois idéologies participent donc de la même logique et fondent des rapports de domination, d’exclusion et de violence à l’encontre d’individus appartenant à des catégories dépréciées.
L’intérêt des individus pris en compte
En revanche, pour l’antispécisme, l’espèce (à l’instar de la « race » et du sexe) ne peut constituer un critère pertinent de considération morale. Seul l’intérêt des individus est à prendre en compte, quelle que soit leur espèce.
Conséquemment, étant donné que l’on peut être en bonne santé sans consommer de produits d’origine animale et que les poissons, vaches, cochons ou poules ont un intérêt à la fois à ne pas souffrir et à ne pas se faire tuer, le mouvement antispéciste conteste la légitimité de l’élevage, de la pêche et des abattoirs.

Cette position bouscule bien sûr des traditions et des façons de penser millénaires. Elle remet aussi en cause le privilège que les humains s’arrogent de maltraiter les autres espèces selon leur bon plaisir. Qu’elle suscite des réactions de rejet n’est donc pas surprenant. Mais il est plus navrant de constater que des chercheurs la dénigrent de manière expéditive, comme en témoignent nombre d’interventions récentes en France.
Par exemple, dans un récent entretien, le philosophe Étienne Bimbenet récuse l’antispécisme parce que cette « idéologie »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ La start-up indienne Nimray Solar encourage les foyers d’un même quartier à recourir ensemble à l’énergie solaire. Elle a reçu le prix international Energie « Le Monde »-Smart Cities.
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En Inde, des panneaux solaires pour tous

La start-up indienne Nimray Solar encourage les foyers d’un même quartier à recourir ensemble à l’énergie solaire. Elle a reçu le prix international Energie « Le Monde »-Smart Cities.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 16h25
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 17h52
    |

            Adrien Naselli








                        



   


Le saviez-vous ? « En quatre-vingt-dix minutes, un nombre suffisant de rayons du Soleil frappe la Terre pour la fournir en énergie pendant un an. » Ce chiffre, qui donne le vertige, donne aussi des ailes aux entrepreneurs qui cherchent à promouvoir une énergie verte. C’est le cas d’Ajay Singh, qui a commencé à s’intéresser à l’énergie solaire lors d’un séjour à Dubaï, où il dit « avoir été impressionné par l’implication active du gouvernement sur le sujet ». Dubaï projette en effet d’atteindre les 75 % d’énergie verte d’ici 2050 alors qu’elle en est pour le moment à moins de 7 %.
Ajay Singh, jeune entrepreneur installé à Gurgaon, dans la banlieue de New Delhi, est confiant dans le développement de sa jeune entreprise, Nimray Solar. Celle-ci compte d’ailleurs parmi les 400 start-up les plus prometteuses de « Smart Fifty », programme lancé par l’Institut indien de management de Calcutta et le département des sciences et des technologies du gouvernement indien. Ajay Singh se frotte les mains : « En Inde, le marché des panneaux solaires va augmenter de 90 % en un an. » Selon l’Agence internationale de l’énergie, le solaire ne représentait encore que 3,2 % de la production d’électricité totale du pays fin 2017.
Son idée : développer la technologie du net metering, la facturation nette, qui consiste à soustraire sa production d’énergie à sa consommation, lorsqu’on possède des panneaux photovoltaïques. Il s’agit ensuite de mettre en réseau plusieurs foyers – au moins dix – à l’échelle d’un quartier, en utilisant la technologie blockchain. Un foyer peut être soit producteur d’énergie, soit simple consommateur. Dans les deux cas, les équipes de Nimray Solar accompagnent les ménages en diagnostiquant leur consommation. Pour l’heure, une version pilote du projet est à l’essai à Gurgaon, avant le lancement de la commercialisation.
Plus de panne de courant
Mais avant même la promotion d’une énergie verte, la promesse de ne plus subir de coupure de courant est l’argument numéro un de Nimray Solar : « Hors des dix plus grandes villes, il arrive très fréquemment de subir des coupures de courant de quatre, cinq, voire huit heures ! Le gouvernement ne sait toujours pas comment faire pour fournir de l’électricité à tous ses habitants », déplore Ajay Singh. Le réseau est en effet peu fiable dans certaines régions d’Inde et 400 millions de personnes n’y ont pas accès. Nimray Solar espère ainsi fournir ces foyers en énergie solaire avant que les opérateurs traditionnels ne s’en emparent.
Deuxième argument d’Ajay Singh pour intéresser ses concitoyens à l’énergie solaire : « Gagner de l’argent. » Il va de soi qu’il s’agit ici d’un élément de communication. En réalité, aucun centime n’entrera dans la poche de celles et ceux qui passeront aux panneaux solaires. Ajay Singh estime en revanche qu’au bout de trois ans, les utilisateurs rentreront dans leurs frais et n’auront plus à payer de facture d’électricité. Une fois installé, le système serait viable pendant vingt-cinq ans.
Le gouvernement indien s’est engagé à participer à 30 % du coût d’installation, et les banques ont reçu pour consigne de faciliter les prêts aux Indiens désireux de passer à l’énergie solaire.
Retrouver les autres lauréats des prix internationaux « Le Monde »-Smart Cities



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Le passage au niveau 4, dernier avant l’« épidémie de masse », prévoit l’activation du régiment du service militaire adapté en appui des actions de lutte antivectorielle.
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La Réunion déclenche le niveau 4 du plan Orsec pour lutter contre l’épidémie de dengue

Le passage au niveau 4, dernier avant l’« épidémie de masse », prévoit l’activation du régiment du service militaire adapté en appui des actions de lutte antivectorielle.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 15h55
   





                        


L’épidémie de dengue se poursuit à un niveau élevé à La Réunion, malgré l’arrivée en juin de l’hiver austral, une saison défavorable aux moustiques. Le préfet de La Réunion a ainsi déclenché, mardi 10 juillet, le niveau 4 du dispositif qui implique un renforcement de la mobilisation et de la prévention contre le moustique vecteur de la maladie.
Le passage au niveau 4, le dernier avant l’« épidémie de masse », prévoit l’activation du régiment du service militaire adapté (RSMA) en appui des actions de lutte antivectorielle. Plus de contrats aidés « Parcours emploi compétence » (PEC), financés à hauteur de 80 à 90 % par l’Etat, seront également attribués aux associations spécialisées dans les opérations de nettoyage de l’espace public.
Les actions de communication et d’information auprès des médecins, des laboratoires et du public seront renforcées. Des répulsifs seront aussi distribués auprès de publics cibles.
Du début de l’année au 10 juillet, 5 970 cas de dengue confirmés biologiquement ont été recensés. Cent vingt-quatre malades ont dû être hospitalisés. Ces chiffres seraient en deçà de la réalité.
« Les médecins reçoivent en consultations beaucoup de patients présentant les symptômes de la dengue », déclare Luce Menudier, épidémiologiste de la cellule d’intervention en région (CIRE) Santé publique France. « Nous sommes à plus de 18 000 consultations pour dengue », affirme-t-elle.

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                A La Réunion, une épidémie de dengue « sans précédent », selon l’OMS



Risque d’une « explosion épidémique » l’été prochain
« On observe aussi une dispersion de plus en plus importante du nombre de cas sur l’île, notamment dans le nord et le sud », déclare Marie-Amélie Vauthier-Bardinet, directrice de cabinet du préfet de La Réunion.
Le maintien d’une circulation du virus pendant l’hiver fait peser le risque d’une « explosion épidémique au cours de l’été prochain. L’idée est de profiter de la saison froide pour éradiquer le virus», ajoute-t-elle.

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                Pourquoi la France refuse le vaccin contre la dengue pour ses territoires d’outre-mer



Si cet objectif n’est pas atteint, dès le retour de la saison chaude le risque serait d’avoir à faire face à une épidémie majeure, comme ce fut le cas avec le chikungunya en 2005-2006. Plus de 260 000 habitants, le tiers de la population, avaient été contaminés. Deux cent vingt-cinq personnes étaient mortes de la maladie.
Le second risque serait le développement d’une « endémicité » de la dengue. « Le virus continuerait à circuler et reviendrait chaque année », souligne le docteur François Chieze, directeur de la cellule de veille et sécurité sanitaire à l’agence régionale de santé.

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                Peut-on prédire les futurs fléaux épidémiques ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Six membres du mouvement baptisé « Alliance des gardiens de mère nature » rappellent l’urgence d’entretenir une relation plus durable avec la Terre.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Le bilan provisoire des très violentes pluies qui se sont abattues sur l’ouest du Japon s’est alourdi : les sauveteurs recherchent plusieurs dizaines de personnes dans les décombres.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Des datations commandées par le mouvement citoyen Avaaz révèlent que près de 20 % des objets commercialisés proviennent d’éléphants tués dans les dernières décennies.
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De l’ivoire illégal vendu dans toute l’Europe

Des datations commandées par le mouvement citoyen Avaaz révèlent que près de 20 % des objets commercialisés proviennent d’éléphants tués dans les dernières décennies.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 00h15
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Le commerce illicite d’ivoire continue de prospérer en Europe, encourageant le braconnage des éléphants. C’est ce que confirme une enquête du mouvement international citoyen Avaaz, dont les conclusions sont publiées mardi 10 juillet.
Entre octobre et décembre 2017, l’ONG a acheté 109 pièces en ivoire (défenses ouvragées, statuettes, vases, bibelots, coupe-papier, colliers, bracelets…) à des particuliers ou dans des boutiques spécialisées, dans dix pays européens : Allemagne, Belgique, Bulgarie, Espagne, France, Irlande, Italie, Pays-Bas, Portugal et Royaume-Uni. Elle les a ensuite fait dater par un laboratoire de l’Université britannique d’Oxford, par la méthode du carbone 14.
Les résultats sont édifiants. Ils montrent que sur l’ensemble de l’échantillon, près des trois quarts (74,3 %) sortent du cadre de la légalité. En effet, depuis 1989, le négoce de l’ivoire a été banni par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites). Cette interdiction s’applique au sein de l’Union européenne (UE), mais la vente et l’achat y restent autorisés pour les objets façonnés avant 1947, qui sont alors considérés comme des antiquités.

Or les datations révèlent que 25,7 % seulement des pièces examinées sont effectivement antérieures à 1947. Sur le panel étudié, le taux de ventes illicites est même de 100 % en Bulgarie, en Italie et en Espagne, tandis qu’il atteint 85 % en France et 83 % au Portugal.
Ce n’est pas tout. Il apparaît que dans 19,3 % des cas, l’ivoire est postérieur à 1990. Ce qui signifie qu’il provient d’éléphants tués au cours des dernières décennies, après l’interdiction du commerce mondial.

Demande d’interdiction totale du négoce
« Cette étude fournit des preuves concrètes que le marché européen légal de l’ivoire offre une couverture à l’ivoire illégal, contribuant à la crise d’extinction des éléphants », commente Avaaz, dont l’enquête...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Le groupe pharmaceutique a annoncé, lundi, l’arrêt immédiat de la production de son usine chimique, devant le tollé suscité par des informations sur ses émissions hors norme de rejets toxiques.
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Rejets toxiques : dans le viseur du gouvernement, Sanofi met son usine de Mourenx à l’arrêt

Le groupe pharmaceutique a annoncé, lundi, l’arrêt immédiat de la production de son usine chimique, devant le tollé suscité par des informations sur ses émissions hors norme de rejets toxiques.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 20h20
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 10h29
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Sanofi n’en a peut-être pas fini avec le scandale de la Dépakine, ce médicament antiépileptique accusé d’avoir provoqué des malformations et des retards de développements chez des milliers d’enfants. Sanofi Chimie, filiale du groupe pharmaceutique, a annoncé lundi 9 juillet, l’arrêt immédiat de la production de l’usine qui produit la Dépakine, à Mourenx (Pyrénées-Atlantiques), afin « d’opérer les améliorations techniques indispensables à un retour à la normale ». En cause, des rejets dans l’atmosphère de substances dangereuses dans des quantités très supérieures aux limites autorisées. « Toutes les conditions en matière d’émissions et d’absence de risques pour les salariés et les riverains devront être réunies pour que l’État puisse autoriser une reprise de l’activité du site », a indiqué le gouvernement mardi 10 juillet.
Le bromopropane est classé cancérogène, mutagène et reprotoxique possible par l’OMS
L’usine fait partie de la vingtaine d’installations classées Seveso du complexe industriel de Lacq, cet ancien « Texas béarnais » qui a fait la fierté de la France des « trente glorieuses » avec son gisement de gaz fortement soufré. Un rapport d’inspection d’avril, auquel Le Monde a eu accès, révèle notamment que le bromopropane, qui entre dans la composition du valproate de sodium, le principe actif de la Dépakine, a été mesuré jusqu’à 190 000 fois la norme avec un rejet en mars à plus de 380 000 mg/m3 alors que la valeur limite d’émission est de 2mg/m3.

        Lire :
         

          L’usine Sanofi qui produit la Dépakine émet des quantités dangereuses de substances toxiques



En octobre 2017, déjà, des rejets à hauteur de 180 000 mg/m3 avaient été identifiés. Selon les déclarations de l’industriel, plusieurs dizaines de tonnes de ce solvant sont émises chaque année sur le site de Lacq, l’un des plus pollués de France. Des rejets d’autant plus dangereux que le bromopropane est classé cancérogène, mutagène et reprotoxique possible par l’Organisation mondiale de la santé.
Cathy Soublès, de la Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest (Sepanso) déplore ainsi :

        Lire aussi :
         

                A Lacq, un demi-siècle de pollutions cachées



« Femmes enceintes, salariés et riverains sont massivement et continuellement exposés à cette substance en plus de celles qui sont émises par la plate-forme industrielle, déjà tristement connue pour son air irrespirable et les nombreux problèmes de santé des populations alentours. Il n’est pas acceptable que Sanofi continue à polluer massivement l’air que nous respirons. C’est la santé des salariés, des habitants et des générations futures qui est en jeu ».
« Risques pour la santé »
Le bromopropane n’est pas la seule substance rejetée en excès par Sanofi Chimie. Le rapport de l’inspection note que quatre autres composés organiques volatils (COV) – toluène, propène, isopropanol et valéronitrile – dépassent les normes. Le rejet global pour ces cinq COV est limité à 110 mg/m3. Or il a atteint près de 770 000 mg/m3 en mars, soit 7 000 fois plus que la valeur autorisée. Ces dépassements impressionnants sont les résultats d’un « premier écart », relève le rapport : jusqu’en octobre 2017, l’industriel ne contrôlait qu’une de ses trois colonnes dites d’abattage, qui traitent les gaz avant de les rejeter dans l’air.
La Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) de Nouvelle-Aquitaine a mis en demeure Sanofi de prendre des « mesures d’urgence » pour respecter les normes dans un délai de trois mois.
Avant d’annoncer l’arrêt de la production, le groupe avait reconnu « un problème de dépassement localisé des seuils de rejet de vapeur de solvants », précisant qu’« un plan d’action a immédiatement été engagé par le site, qui a mis en place une unité de collecte et de traitement des rejets afin de les réduire significativement ». 
Sanofi assure surtout que « les populations ne sont pas exposées à des niveaux supérieurs aux seuils fixés par la réglementation ». Dans son rapport, la Dreal est moins catégorique : « Cette conclusion est construite en considérant le caractère toxique du bromopropane et non son caractère cancérogène, mutagène et reprotoxique, avec la prise en compte de sensibilité par exemple des femmes enceintes. » Elle estime ainsi, dans un langage tout administratif, que « certaines hypothèses doivent être approfondies à très court terme pour pouvoir affirmer qu’il n’y a pas de risques pour la santé des populations exposées ».
L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a été saisie sur les rejets de valproate de sodium. Ses conclusions sont attendues le 12 juillet.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Des pluies torrentielles se sont abattues sur l’ouest du Japon ces derniers jours. Les glissements de terrain et les inondations ont fait au moins 100 morts.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Des rejets de bromopropane, substance potentiellement cancérogène, ont dépassé jusqu’à 190 000 fois les normes sur le complexe chimique du bassin de Lacq à Mourenx, dans les Pyrénées-Atlantiques.
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/07/2018
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Rejets toxiques : dans le viseur du gouvernement, Sanofi met son usine à l’arrêt

Des rejets de bromopropane, substance potentiellement cancérogène, ont dépassé jusqu’à 190 000 fois les normes sur le complexe chimique du bassin de Lacq à Mourenx, dans les Pyrénées-Atlantiques.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 12h21
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 10h20
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            Stéphane Mandard








                        



   


Sanofi n’en a peut-être pas fini avec le scandale de la Dépakine, ce médicament antiépileptique accusé d’avoir provoqué des malformations et des retards de développements chez des milliers d’enfants. Sanofi Chimie, filiale du groupe pharmaceutique, a annoncé lundi 9 juillet, l’arrêt immédiat de la production de l’usine qui produit la Dépakine, à Mourenx (Pyrénées-Atlantiques), afin « d’opérer les améliorations techniques indispensables à un retour à la normale ». En cause, des rejets dans l’atmosphère de substances dangereuses dans des quantités très supérieures aux limites autorisées. « Toutes les conditions en matière d’émissions et d’absence de risques pour les salariés et les riverains devront être réunies pour que l’État puisse autoriser une reprise de l’activité du site », a indiqué le gouvernement mardi 10 juillet.
Le bromopropane est classé cancérogène, mutagène et reprotoxique possible par l’OMS
L’usine fait partie de la vingtaine d’installations classées Seveso du complexe industriel de Lacq, cet ancien « Texas béarnais » qui a fait la fierté de la France des « trente glorieuses » avec son gisement de gaz fortement soufré. Un rapport d’inspection d’avril, auquel Le Monde a eu accès, révèle notamment que le bromopropane, qui entre dans la composition du valproate de sodium, le principe actif de la Dépakine, a été mesuré jusqu’à 190 000 fois la norme avec un rejet en mars à plus de 380 000 mg/m3 alors que la valeur limite d’émission est de 2mg/m3. En octobre 2017, déjà, des rejets à hauteur de 180 000 mg/m3 avaient été identifiés. Selon les déclarations de l’industriel, plusieurs dizaines de tonnes de ce solvant sont émises chaque année sur le site de Lacq, l’un des plus pollués de France.

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          A Lacq, un demi-siècle de pollutions cachées



Des rejets d’autant plus dangereux que le bromopropane est classé cancérogène, mutagène et reprotoxique possible par l’Organisation mondiale de la santé.
Cathy Soublès, de la Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest (Sepanso) déplore ainsi :
« Femmes enceintes, salariés et riverains sont massivement et continuellement exposés à cette substance en plus de celles qui sont émises par la plate-forme industrielle, déjà tristement connue pour son air irrespirable et les nombreux problèmes de santé des populations alentours. Il n’est pas acceptable que Sanofi continue à polluer massivement l’air que nous respirons. C’est la santé des salariés, des habitants et des générations futures qui est en jeu ».
« Risques pour la santé »
Le bromopropane n’est pas la seule substance rejetée en excès par Sanofi Chimie. Le rapport de l’inspection note que quatre autres composés organiques volatils (COV) – toluène, propène, isopropanol et valéronitrile – dépassent les normes. Le rejet global pour ces cinq COV est limité à 110 mg/m3. Or il a atteint près de 770 000 mg/m3 en mars, soit 7 000 fois plus que la valeur autorisée. Ces dépassements impressionnants sont les résultats d’un « premier écart », relève le rapport : jusqu’en octobre 2017, l’industriel ne contrôlait qu’une de ses trois colonnes dites d’abattage, qui traitent les gaz avant de les rejeter dans l’air.
La Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) de Nouvelle-Aquitaine a mis en demeure Sanofi de prendre des « mesures d’urgence » pour respecter les normes dans un délai de trois mois.
Avant d’annoncer l’arrêt de la production, le groupe avait reconnu « un problème de dépassement localisé des seuils de rejet de vapeur de solvants », précisant qu’« un plan d’action a immédiatement été engagé par le site, qui a mis en place une unité de collecte et de traitement des rejets afin de les réduire significativement ». 
Sanofi assure surtout que « les populations ne sont pas exposées à des niveaux supérieurs aux seuils fixés par la réglementation ». Dans son rapport, la Dreal est moins catégorique : « Cette conclusion est construite en considérant le caractère toxique du bromopropane et non son caractère cancérogène, mutagène et reprotoxique, avec la prise en compte de sensibilité par exemple des femmes enceintes. » Elle estime ainsi, dans un langage tout administratif, que « certaines hypothèses doivent être approfondies à très court terme pour pouvoir affirmer qu’il n’y a pas de risques pour la santé des populations exposées ».
L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a été saisie sur les rejets de valproate de sodium. Ses conclusions sont attendues le 12 juillet.



                            


                        

                        


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