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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Après des déclarations polémiques de la vice-présidente argentine, l’auteure de « La servante écarlate » a affirmé qu’obliger les femmes à poursuivre leur grossesse équivaut à les réduire en esclavage.
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L’écrivaine Margaret Atwood s’invite dans le débat sur l’avortement en Argentine

Après des déclarations polémiques de la vice-présidente argentine, l’auteure de « La servante écarlate » a affirmé qu’obliger les femmes à poursuivre leur grossesse équivaut à les réduire en esclavage.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 18h07
    |

                            Sarah Calamand








                        



   


Après son adoption historique en première lecture par les députés, le 14 juin, le texte légalisant l’avortement en Argentine est arrivé le 3 juillet au Sénat. Il est examiné en commission depuis mardi 10 juillet, avant un vote des sénateurs prévu pour le 8 août.
Dans ce contexte, l’écrivaine canadienne Margaret Atwood – auteure du roman La Servante écarlate, qui a été adaptée pour une série télévisée – s’est invitée dans le débat, en interpellant directement la vice-présidente argentine et présidente du Sénat, Gabriela Michetti, sur Twitter. Le 25 juin, elle lui demandait de « ne pas détourner le regard des milliers de décès provoqués par l’avortement illégal chaque année », et de donner « aux femmes argentines le droit de choisir ».

Vicepresident of Argentina @gabimichetti: don't look away from the thousands of deaths every year from ilegal abort… https://t.co/3ntFJbJ5H9— MargaretAtwood (@Margaret E. Atwood)


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Gabriela Michetti est ouvertement hostile au texte. Dans une interview donnée au quotidien argentin La Nacion, elle explique clairement que, pour elle, l’avortement n’est pas une option, quelles que soient les circonstances. « Même en cas de viol ? », lui demande La Nacion. « Non, répond-elle. Je le dis toujours clairement. On peut donner l’enfant à l’adoption, voir ce qu’il se passe pendant la grossesse, consulter un psychologue, je n’en sais rien. »
L’Argentine, un « Etat esclavagiste » ?
A la suite de cette interview, le journal argentin UNO Santa Fe a contacté l’écrivaine pour connaître sa réaction sur les propos de Gabriela Michetti. Margaret Atwood a répondu lundi dans une tribune intitulée « A slave state ? » (« Un Etat esclavagiste ? »), où elle compare l’interdiction de l’avortement à de l’esclavage.
« Les femmes qui ne peuvent pas décider si elles veulent des enfants ou non sont des esclaves, car l’Etat revendique la propriété de leur corps et le droit de décider de l’usage qui doit être fait de ce corps. »
« Un enfant est un cadeau, donné par la vie elle-même. Mais un cadeau doit être librement donné et reçu. Il peut aussi être rejeté. Un cadeau qui ne peut être rejeté n’est pas un cadeau, mais un symptôme de tyrannie. »
Margaret Atwood termine sa tribune par une nouvelle adresse directe aux autorités argentines : « Impose les naissances si tu le veux, Argentine, mais nomme au moins cette obligation par son nom. C’est de l’esclavage. »

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Le roman de Margaret Atwood La servante écarlate est une dystopie dans laquelle les femmes sont privées de leurs droits et ne servent qu’à la reproduction. Dans le prologue de la nouvelle édition de son livre, l’auteure raconte s’être inspirée, entre autres, du scandale des bébés volés sous la dictature argentine entre la fin des années 1970 et le début des années 1980. Pendant plusieurs années, les bébés d’opposants politiques nés en captivité étaient enlevés et adoptés sous une identité différente. On évalue à 500 le nombre d’enfants concernés par cette affaire d’Etat.
L’engagement de l’écrivaine n’est donc pas nouveau, et sa véhémence est arrivée jusqu’aux portes du Congrès argentin. Au moment où les débats en commission ont démarré mardi, des membres du collectif Periodistas Argentinas (Journalistes argentines), vêtues d’une cape rouge et d’un bonnet blanc, comme les femmes de La servante écarlate, ont défilé têtes baissées jusque devant les portes du Parlement.

#Ahora | Vestidas de El Cuento de La Criada frente al Congreso. #AbortoLegalYa https://t.co/SY2kSqwkvq— Lavacatuitera (@lavaca tuitera)


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Personne ne misait sur l’Angleterre avant le Mondial, mais pour la première fois depuis cinquante-deux ans, l’équipe participe à un match pour la finale et le pays se prend à rêver.
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Les objectifs assignés aux Trois Lions par la presse britannique : vaincre les Bleus (et la Croatie)

Personne ne misait sur l’Angleterre avant le Mondial, mais pour la première fois depuis cinquante-deux ans, l’équipe participe à un match pour la finale et le pays se prend à rêver.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 17h46
 • Mis à jour le
11.07.2018 à 18h05
    |

            Pierre Bouvier








                        



   


Il y a ceux qui sont déjà en finale et ceux qui s’y voient déjà. « L’attente a pris fin, l’Angleterre est prête à devenir dingue pour la Coupe du monde », écrit le Guardian. Les supporteurs anglais en sont persuadés : la Coupe du monde va « rentrer à la maison ». Mais avant de reprendre en chœur le tube des Three Lions sur Trafalgar Square, les vingt-trois joueurs anglais vont devoir éliminer la Croatie, mercredi 11 juillet, à 20 heures, à Moscou. La presse britannique semble toutefois avoir sauté cette étape, se concentrant sur son potentiel match de dimanche soir, plutôt que sur celui de mercredi.
C’est la première fois, depuis le Mondial de 1990 en Italie, que les Trois Lions (surnom de l’équipe britannique) atteignent ce niveau de la compétition, face à une adversaire qui est « à six places derrière la sélection britannique dans le classement de l’UEFA », rappelle le Guardian. Le Daily Mail évoque de son côté « le grand jour, que l’Angleterre attend depuis 10 234 jours ». Et de parler de « véritable chaos », en cas de qualification, « la première depuis 1966 ».
Si la France se prend à espérer reproduire l’exploit de 1998, l’Angleterre rêve de celui de 1966, « un événement si jalousement ancré dans la culture populaire – le stade de Wembley, la danse de Nobby Stiles ou l’image de Bobby Moore s’essuyant les mains avant d’effleurer le gant blanc de la Reine – qu’imaginer un jour l’égaler semble relever de l’hérésie », poursuit le Guardian.
Lectures différentes d’une histoire commune
Statistiques en main, The Evening Standard essaie de garder la tête froide : « L’Angleterre et la France se sont rencontrées 31 fois, mais les Trois Lions n’ont remporté qu’une de leurs huit dernières rencontres, 2-0, lors d’un match amical à Wembley en novembre 2015. En revanche, la France n’a perdu aucun match à enjeu contre l’Angleterre depuis Bilbao, le 16 juin 1982 (3-1), lors de la phase de poule de la Coupe du monde. Lors de leur dernière rencontre, en match amical, en juin 2017, Umtiti, Djibril Sidibe et Ousmane Dembele ont effacé les deux buts de Harry Kane (3-2). »
Le Sun lit autrement ces statistiques, rappelant que « depuis 1930, les deux équipes ne se sont rencontrées que deux fois, la première en 1966 – ce pourrait être un bon présage – avec une victoire 2-0 pour les Trois Lions. L’autre rencontre est celle de 1982, avec (3-1), grâce à un doublé de Bryan Robson et un but de Paul Mariner ». Le tabloïd poursuit : « En prenant en compte tous les matches, y compris amicaux depuis 1923, les face-à-face se sont soldés par dix-neuf victoires pour l’Angleterre, neuf pour la France et cinq matchs nuls. »
Le Guardian a interrogé des experts internationaux sur les chances de l’équipe britannique de remporter la Coupe du monde : « – Peuvent-ils gagner ? – Oui. – Vont-ils gagner ? – Non. » Plus prudent, The Independent refuse de vendre la peau de l’ours : « Qui va remporter la finale ? L’Angleterre est légèrement favorite, enfin, à la marge. Si le match n’était pas réglé dans le temps réglementaire, les deux séances de tirs au but qu’ils ont déjà pratiqué pourraient donner confiance à la Croatie. »
Un antidote au Brexit
Et le Brexit dans tout ça ? Gareth Southgate, le coach britannique, dont le prestige a grandi après chaque succès de l’équipe, fait mieux que Theresa May, note le Financial Times. « Il est parvenu à renégocier la relation du pays avec le continent. Son équipe réunit le meilleur des traditions britanniques et continentales. » Le Daily Express va plus loin et rappelle les propos du sélectionneur : « Le pays a traversé des moments difficiles sur le plan de l’unité [référence évidente au Brexit], mais la réponse de l’équipe en Russie, a montré que nous avons encore des valeurs communes. »
Si d’aventure, les Trois Lions se qualifient pour la finale et la remportent face aux Bleus – « honni soit qui mal y pense » – une pétition, qui a déjà recueilli près de 220 000 signatures, demande de faire du lundi 16 janvier un jour férié… pour récupérer des excès de la veille.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Au fil des heures, on en apprend davantage sur les conditions de santé des miraculés, admis à l’hôpital de Chiang Rai, ainsi que sur les modalités des évacuations, qui auront duré trois jours.
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Drones, panne de pompe et globules blancs : 9 choses à savoir sur le sauvetage dans la grotte thaïlandaise

Au fil des heures, on en apprend davantage sur les conditions de santé des miraculés, admis à l’hôpital de Chiang Rai, ainsi que sur les modalités des évacuations, qui auront duré trois jours.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 17h18
 • Mis à jour le
11.07.2018 à 18h49
   





                        



Le soulagement s’est présenté, mardi 10 juillet, sous la forme d’un message posté sur Facebook. « Nous ne sommes pas sûrs qu’il s’agisse d’un miracle, de la science, ou de quelque chose d’autre », ont écrit sur leur compte les forces spéciales de la marine thaïlandaise.
Ce sauvetage exceptionnel, à l’issue positive, aura tenu en haleine le monde entier depuis le samedi 23 juin. C’est à cette date que douze jeunes footballeurs, âgés de 11 ans à 16 ans, et leur entraîneur de 25 ans s’étaient aventurés dans une gigantesque grotte de près de dix kilomètres, avant d’y être bloqués par la montée des eaux, provoquée par la mousson.
Mardi, au fil des heures, on en apprenait davantage sur les conditions de santé des miraculés, admis à l’hôpital de Chiang Rai, ainsi que sur les modalités des évacuations, qui auront duré trois jours. Voici huit choses que nous ont apprises les conférences de presse et communiqués diffusés par les militaires thaïlandais ces dernières vingt-quatre heures.

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          Thaïlande : opération de sauvetage réussie dans la grotte de Tham Luang



Placement en quarantaine
Pour leur éviter tout risque d’infections, la « bande des treize » a été isolée dans une aile de l’hôpital de Chiang Mai, où ils devront rester au moins une semaine en observation. Deux des enfants souffrent d’une infection pulmonaire, et sont sous traitement antibiotique. Les autres présentent également des forts taux de globules blancs, obligeant les autorités médicales à des examens approfondis. Les échantillons ont été envoyés à Bangkok.
Par mesure de précaution, les treize survivants ont été vaccinés contre le tétanos et la rage. Les médecins craignent surtout la leptospirose, aussi appelée « maladie du rat », contractée du fait de bactéries particulièrement présentes dans l’eau douce boueuse et tiède.
Leurs familles, dont beaucoup campaient devant la grotte depuis dix-sept jours, ont pu toutefois les voir à l’hôpital à travers une baie vitrée. Elles devraient, dans un second temps, pouvoir les approcher de plus près – deux mètres –, à la condition d’être vêtus de tenues stériles.
Privés de nourriture épicée
Tous ont pu remanger – y compris du chocolat pour certains. En revanche, la nourriture épicée, pourtant traditionnelle en Thaïlande, leur est pour l’heure refusée, leur estomac étant encore trop fragile pour en supporter l’ingestion.
En moyenne, les enfants ont perdu deux kilogrammes, selon le médecin. Les garçons ont « très souvent » faim, d’après le personnel. Dans la grotte, tous avaient pu continuer à boire en consommant de l’eau qui ruisselait sur les parois.

   


Eviter les interviews
Si leur état physique est très rassurant, leur état psychologique, lui, devra surtout être observé sur le moyen et long terme. Pour l’heure, « tout le monde est en bonne santé mentale », a assuré mardi l’hôpital. Des spécialistes ont cependant mis en garde contre les conséquences à long terme de l’épreuve et des psychologues suivent les enfants.
Pour préserver l’équipe sportive des Cochons sauvages, les médecins préconisent notamment d’éviter les interviews et les séances photographiques. Reste à savoir si la pression médiatique ne sera pas trop forte pour cela.
Deux drones en pleine opération de secours
Preuve de cet emballement de la part des caméras du monde entier, les responsables des opérations de secours ont vivement critiqué l’usage de drones par certains médias, lors de l’évacuation. Ces drones, qui tentaient de filmer les enfants, ont d’ailleurs gêné les hélicoptères devant les prendre en charge.
La police a annoncé, mardi, l’ouverture d’une enquête. L’association des journalistes audiovisuels de Thaïlande a appelé, mardi, les reporters à « s’en tenir strictement à l’éthique et à respecter la vie privée de ceux impliqués dans cette épreuve ».

Panne de la pompe à eau principale
On ne peut pas imaginer timing plus idéal. Selon le premier compte rendu publié dans la nuit de mardi à mercredi par les responsables du sauvetage, la pompe principale – dix-neuf ont été installées au total pour évacuer l’eau de la grotte –, s’est arrêtée quelques heures après la fin des opérations de secours. De nombreux secouristes se trouvaient toujours sous terre dans le « camp de base », la chambre 3, située à 1,5 km de l’entrée de la grotte.
La panne a provoqué une hausse rapide du niveau de l’eau, ainsi qu’un mouvement de panique parmi les sauveteurs, qui étaient occupés à ranger le matériel. Heureusement, tous sont parvenus à sortir. Les secours avaient été endeuillés par la mort, vendredi, d’un plongeur thaïlandais venu approvisionner en oxygène les enfants.
Le temps de trajet nettement réduit
Le périple pour sortir de la grotte a été pour le moins épique pour les enfants qui ont dû, en seulement quelques jours, apprendre à nager et faire de la plongée pour s’extirper de la grotte avec l’aide de deux sauveteurs chacun. Un scénario qui avait d’abord été rejeté par les autorités thaïlandaises, tant il semblait impossible à tenir pour les enfants.

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Mais le travail des secouristes les a nettement soulagés. Selon le communiqué publié par l’armée thaïlandaise, le trajet initial de la chambre 3 à l’entrée de la cave devait prendre cinq heures, mais a été réduit à une heure après une semaine de drainage et de pelletage.
Certains enfants endormis
Une vidéo rendue publique mercredi par les secouristes montre des enfants sous sédatif, sortis de la grotte enveloppés dans des couvertures de survie dans un brancard souple, qui leur sert de cocon. Ils sont équipés d’une combinaison et d’un équipement de plongée. L’un des secouristes a confirmé que certains des enfants ont été évacués endormis. Des médecins, positionnés le long du parcours, vérifiaient régulièrement leur pouls.
Mardi, le chef de la junte au pouvoir, Prayut Chan-ocha, avait affirmé que les secouristes avaient donné un « tranquillisant léger » aux enfants pour leur éviter de paniquer mais qu’en aucun cas ils n’avaient été assommés de médicaments.
Pas de finale de la Coupe du monde en Russie
Les jeunes footballeurs rescapés ne pourront pas répondre à l’invitation de la FIFA d’aller en Russie assister à la finale de la Coupe du monde le 15 juillet, ont annoncé les médecins mardi. Ils seront en effet toujours en période d’observation.
En revanche, le club britannique de Manchester United a déjà invité les Cochons sauvages à venir au stade lors de la saison prochaine. Le championnat espagnol de football a aussi annoncé vouloir les inviter.
Quatre miraculés apatrides
Pour voyager, il leur faudra toutefois des passeports. Trois enfants ainsi que l’entraîneur de l’équipe sont apatrides. Ils font en effet partie des plus de 400 000 personnes recensées comme apatrides en Thaïlande, d’après le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU. Un chiffre particulièrement élevé, qui s’explique notamment par les combats entre des groupes ethniques et l’armée en Birmanie voisine.
« Obtenir la nationalité [thaïlandaise] est le plus grand espoir des garçons. (…). Par le passé, ils ont été embêtés pour des matchs qui se jouaient à l’extérieur » à cause des restrictions de déplacements pour les apatrides, a expliqué le fondateur du club de football, Nopparat Khanthavong. Les apatrides ne peuvent pas, en outre, se marier légalement, obtenir un emploi ou un compte en banque, posséder de biens ou voter.
La Thaïlande s’est engagée à enregistrer tous les apatrides d’ici 2024, mais, d’ici là, le flou règne. « Ce problème rencontré par plusieurs garçons de la grotte devrait servir de piqûre de rappel à la Thaïlande » et lui rappeler l’ampleur de l’apatridie dans le pays, a réagi Pornpen Khongkachonkiet, d’Amnesty International en Thaïlande.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ L’entrepreneur, mécène et pourfendeur du pouvoir en place en Mauritanie, est sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par Nouakchott.
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Compte rendu

L’opposant mauritanien Mohamed Ould Bouamatou visé par une plainte en France

L’entrepreneur, mécène et pourfendeur du pouvoir en place en Mauritanie, est sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par Nouakchott.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 11.07.2018 à 17h07

     •
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        Mis à jour le 11.07.2018 à 17h26






    
L’entrepreneur mauritanien Mohamed Ould Bouamatou.
Crédits : Fondation pour l'égalité des chances en Afrique


Des associations ont déposé une plainte au parquet de Paris pour des soupçons de blanchiment en France visant un homme d’affaires mauritanien et opposant au régime de Nouakchott qui l’accuse de corruption, ont-elles annoncé mercredi 11 juillet dans un communiqué.
Homme d’affaires et mécène franco-mauritanien, Mohamed Ould Bouamatou est accusé par le régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz d’avoir financé en 2017 un groupe de sénateurs qui a mené une fronde contre le référendum constitutionnel ayant abouti à la suppression du Sénat. Il est sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités mauritaniennes après avoir été mis en examen pour corruption dans ce pays en août 2017.

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Les associations plaignantes, l’ONG Avocats sans frontières, l’Observatoire mauritanien de lutte contre la corruption et la Coalition contre la corruption en Mauritanie suspectent que des « opérations d’investissements mobiliers et immobiliers » réalisés en France par M. Bouamatou sont « susceptibles de caractériser des opérations de blanchiment et de recel », compte tenu de « l’existence de sérieuses présomptions de corruption, fraude fiscale et d’abus de biens sociaux », selon cette plainte dont a eu connaissance l’AFP.
En rupture avec le président mauritanien
La plainte déposée le 29 juin par les avocats Sébastien Journé, Gilles-William Goldnadel et Mohamed Ould Sid Ahmed s’appuie notamment sur des données recueillies par les autorités mauritaniennes à partir d’ordinateurs, téléphones et documents abandonnés par un des plus proches collaborateurs de M. Bouamatou, Mohamed Debagh, lors de son interpellation à la frontière avec le Sénégal le 25 avril 2017.
Mohamed Ould Bouamatou, fondateur du groupe BSA et de la banque GBM, est depuis plusieurs années en rupture avec le dirigeant mauritanien – son cousin – qu’il avait soutenu durant sa campagne présidentielle de 2009. Il a quitté la Mauritanie en 2011 et vivrait désormais en France, selon la plainte.

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« Qu’un avocat du barreau de Paris en utilisant l’ONG Avocats sans frontières, qui n’est que son instrument, agisse comme un pur lobbyiste au service d’un Etat étranger est ahurissant (…) cette plainte fera évidemment long feu et ses inspirateurs devront s’expliquer dans le cadre de l’enquête ouverte à la suite de la plainte que j’ai déposée pour “violation du secret des correspondances” », a réagi auprès de l’AFP l’avocat de M. Bouamatou, William Bourdon.
« La dureté des conclusions du groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, s’agissant de l’enquête pour corruption en Mauritanie visant notamment M. Bouamatou, disqualifie totalement toutes les investigations menées dans ce pays », a estimé l’avocat.
En avril, le groupe onusien a demandé à la Mauritanie de « prendre les mesures qui s’imposent pour remédier sans tarder à la situation » de Mohamed Ould Ghadde, meneur de la fronde au Sénat, dont elle qualifiait la détention d’« arbitraire ».


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Une vidéo d’interpellation violente de la police australienne est attribuée, à tort, à la police française.
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« Voir comment la police assassine les Africains en France » : l’intox congolaise sur une vidéo australienne

Une vidéo d’interpellation violente de la police australienne est attribuée, à tort, à la police française.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 16h54
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        


Deux policiers rouent de coups un homme, noir et menotté. La vidéo, difficilement soutenable, est devenue virale depuis le mois d’avril. Elle a été vue près de 50 000 fois et circule sur des pages Facebook congolaises, assortie d’une légende attribuant les faits à la France. « Voir comment la police française assassine les Africains noirs en France. Large diffusion svp », conclut le message.

   


Pourquoi c’est faux
Nos confrères de France 24 ont enquêté sur cette vidéo, qui leur avait été signalée à de nombreuses reprises. Leurs recherches ont mis en évidence que la vidéo n’avait pas été tournée dans l’Hexagone, mais par l’une des caméras de surveillance d’une pharmacie australienne, en février 2016.
Les faits se sont produits à Melbourne. L’homme menotté, d’origine soudanaise et âgé de 23 ans, est entré dans une pharmacie torse nu, avant de renverser au sol le contenu d’étagères. Le journal australien The Age, qui enquêtait sur des affaires de violences policières, donc sur cette affaire, a dévoilé les images de la vidéo le 3 avril 2018.
Il s’avère que le jeune homme menotté, en pleine crise psychotique, est depuis incarcéré. Les policiers visibles sur la vidéo n’avaient, en 2016, pas été sanctionnés pour usage démesuré de la violence, les faits n’ayant pas été considérés comme « suffisamment sérieux ». Peu après la diffusion de la vidéo, le 6 avril, l’un des policiers impliqué a été suspendu par sa hiérarchie, selon le journal australien The Herald Sun.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Une enquête va vérifier si le niveau de dépenses des Argentins ayant fait le voyage en Russie pour la Coupe du monde est cohérent avec leurs revenus déclarés aux impôts.
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Argentine : le fisc à la chasse des supporteurs du Mondial

Une enquête va vérifier si le niveau de dépenses des Argentins ayant fait le voyage en Russie pour la Coupe du monde est cohérent avec leurs revenus déclarés aux impôts.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 14h54
 • Mis à jour le
11.07.2018 à 14h55
    |

            Christine Legrand (Buenos Aires, correspondante)








                        



   


A peine remis de la cuisante élimination de l’Argentine en huitième de finale du Mondial de football 2018, les supporteurs argentins qui ont fait le voyage en Russie pour soutenir la Sélection albiceleste risquent d’avoir un retour amer au pays.
L’Administration fédérale des recettes publiques (AFIP) a en effet lancé, début juillet, une vaste enquête afin de croiser le montant des dépenses des supporteurs argentins en Russie avec leurs déclarations d’impôts, pour vérifier s’ils ont bien déclaré tous leurs biens et leurs revenus.
La direction des impôts a ainsi contacté les agences de voyage pour avoir la liste des personnes qui ont acheté des billets, mais aussi la direction des migrations – qui gère les entrées et sorties du territoire – pour vérifier l’identité de ceux qui ont voyagé en Russie à partir du 1er juin. Le fisc épluchera également, à partir du mois d’août, les relevés des cartes de crédit pour visualiser les dépenses effectuées pendant l’événement sportif. Il consultera en outre la base de données du « Fan ID », un document officiel d’identification des visiteurs étrangers établi par le gouvernement russe pour renforcer les mesures de sécurité pendant la Coupe du Monde.

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Une centaine de cas auraient déjà été détectés. Parmi eux, celui d’un supporteur dont l’image avait circulé sur les réseaux sociaux parce qu’il avait posté une vidéo sur Facebook dans laquelle il se moquait des femmes russes. Cet Argentin, dont le nom est préservé par le secret fiscal – il n’a pas été le seul à publier des commentaires sexistes –, n’a jamais fait de déclaration d’impôts.
L’évasion fiscale « deuxième sport national »
Quelque 54 000 Argentins ont fait le voyage en Russie, selon le nombre d’entrées aux stades comptabilisé par la Fédération internationale du football argentin. Un voyage qui, au gré des déplacements de la Sélection argentine entre Moscou, Saint Petersbourg, Nizhni Novgorod et Kazan, pourrait avoir coûté entre 8 000 (plus de 6 800 euros)et 30 000 dollars (plus de 25 500 euros) .
« Après le foot, l’évasion fiscale est le deuxième sport national », ironise un dicton à Buenos Aires. Le responsable de l’AFIP, Leandro Cuccioli, estime qu’elle atteint 35 % en Argentine, alors que la moyenne est de 15 % dans les pays développés. « Il sera chaque jour plus difficile de dissimuler », observe toutefois M. Cuccioli.
Ce n’est pas la première fois que le monde du football est dans le collimateur de l’AFIP. Après le Mondial 2014, au Brésil, le fisc argentin avait déjà mené une enquête, épinglant une centaine de contribuables qui avaient dépensé beaucoup plus que ce que leurs revenus déclarés leur auraient permis.
En octobre 2016, le fisc avait porté plainte contre plusieurs grands clubs de football du pays qui avaient omis de payer leurs impôts alors qu’ils bénéficiaient d’une fiscalité avantageuse. Un petit groupe d’agents argentins, bien connus dans le milieu du football, figuraient dans l’enquête « Football Leaks », révélée par le groupe de médias d’investigation EIC.

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En août 2016, le président de droite, Mauricio Macri, (qui fut le président du club populaire de Boca Juniors entre 1995 et 2008)  avait lancé un plan d’amnistie fiscale visant à régulariser 20 milliards de dollars de fonds et de biens détenus par des Argentins à l’étranger et non déclarés à l’AFIP. Cette régularisation massive avait été un grand succès, le gouvernement ayant réussi à rapatrier beaucoup plus que prévu, soit quelque 120 milliards de dollars.
M. Macri a été cité dans le scandale des « Panama Papers » aux côtés de centaines de ses compatriotes, dont le joueur de football Lionel Messi. Concernant le chef de l’Etat, la justice argentine a refermé le dossier en août 2017, faute de preuves.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ La politique commerciale brouillonne de Donald Trump dessert la lutte contre les pratiques commerciales chinoises, devenues le problème n° 1 de la mondialisation, analyse le politologue Yannick Mireur, spécialiste des Etats-Unis, dans une tribune au « Monde ».
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Trump, une mauvaise méthode pour « servir une juste cause »

La politique commerciale brouillonne de Donald Trump dessert la lutte contre les pratiques commerciales chinoises, devenues le problème n° 1 de la mondialisation, analyse le politologue Yannick Mireur, spécialiste des Etats-Unis, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    11.07.2018 à 14h02
    |

Yannick Mireur (Politologue)







                        



                                


                            

Tribune. Incohérente et incendiaire, la politique commerciale de Donald Trump a fini par réveiller un Congrès qui semblait tétanisé par le vociférateur de la Maison Blanche.
Confirmant un vote du Sénat quelques jours plus tôt, une majorité écrasante de la Chambre des représentants a, le 26 juin, interdit toute relation commerciale entre le Pentagone et ZTE, groupe public de télécommunications chinois ciblé depuis des années pour violation des sanctions contre la Corée du Nord et l’Iran, mais dont Donald Trump souhaitait aménager les contraintes au nom d’un hypothétique deal global visant à réduire le déficit américain avec la Chine.
Des mesures contestées par l’industrie américaine
Le Congrès réaffirme ainsi ses prérogatives en matière commerciale face à l’exécutif, qui avait invoqué une loi de 1962 pour prendre des mesures tarifaires unilatérales sur des critères – discutables – de sécurité nationale, comme celles sur les importations d’acier et d’aluminium.
Ces mesures, qui frappent surtout les alliés canadien et européens des Etats-Unis, sont contestées par l’industrie américaine, qui y voit une menace sur les emplois. Devant ce chaos, le Congrès a voulu imposer la voie plus classique de la Commission sur les investissements étrangers (CFIUS) contre l’argument fallacieux de la sécurité nationale, qui sert en fait le désir de la Maison Blanche de se prémunir contre un commerce mondial qu’elle juge inéquitable, et surtout contre l’entrée de capitaux chinois dans les secteurs technologiques.

Dans la déconcertante confusion caractéristique de l’administration Trump, qui mêle ces deux sujets bien distincts, la correction de tir effectuée par le pouvoir législatif, soutenue par le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin et le secrétaire d’Etat Mike Pompeo contre la ligne plus dure des conseillers à la Maison Blanche, peut rassurer.
Rien n’indique cependant qu’une guerre commerciale soit écartée,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Le produit intérieur brut (PIB) de l’Inde a dépassé pour la première fois celui de la France en 2017.
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La France n’est plus la sixième économie mondiale

EN UN GRAPHIQUE – Le produit intérieur brut (PIB) de l’Inde a dépassé pour la première fois celui de la France en 2017.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 13h50
 • Mis à jour le
11.07.2018 à 15h35
    |

            Mathilde Damgé








                        


Une reprise en Inde et voilà le sous-continent qui ravit sa place de 6e économie à la France, laquelle n’avait pourtant pas démérité en 2017. Portée par l’industrie manufacturière et la demande de ses 1,34 milliard de consommateurs, l’économie indienne a atteint 2 597 milliards de dollars (2 210 milliards d’euros) contre 2 582 milliards pour la France, selon les chiffres les plus récents de la Banque mondiale.
Une situation qui a peu de chance de changer cette année : selon l’Insee, la progression du PIB français devrait connaître un coup de frein et s’établir à 1,7 % à la fin 2018. La croissance de la population de l’Inde, qui devrait d’ici à quelques années devenir le pays le plus peuplé de la planète, y est pour beaucoup dans ce bond de son économie. Mais, d’un point de vue statistique, le PIB par habitant en Inde reste près de vingt fois inférieur à celui de la France, à 1 940 dollars contre 38 477 dollars.

   


Selon les prévisions annuelles du Fonds monétaire international (FMI), les économies émergentes et en développement d’Asie devraient connaître une croissance soutenue en 2018, bien au-delà de la moyenne mondiale attendue à 3,9 %. L’Inde en particulier, qui a vu son PIB doubler en dix ans quand la croissance chinoise a plutôt ralenti, pourrait rattraper le Royaume-Uni, son ancien colonisateur, et devenir la cinquième économie mondiale dès 2018.

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                « Le tigre indien s’est réveillé, mais reste fragile »




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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Née au Cameroun avant d’émigrer à Paris, Laure Mafo vit désormais en Corée du Sud. Elle y est l’une des rares étrangères à pratiquer le chant traditionnel.
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Portrait

De Douala à Séoul, itinéraire d’une Franco-Camerounaise devenue chanteuse de pansori

Née au Cameroun avant d’émigrer à Paris, Laure Mafo vit désormais en Corée du Sud. Elle y est l’une des rares étrangères à pratiquer le chant traditionnel.

Par                Myriam Lahouari



LE MONDE
              datetime="2018-07-11T13:36:25+02:00"

        Le 11.07.2018 à 13h36






    
La Franco-Camerounaise Laure Mafo, vétu d’un hanbok sud-coréen, chante dans une rue de Séoul.
Crédits : Capture d'écran KBS


Vêtue d’un hanbok, habit traditionnel coréen, Laure Mafo chante de sa voix pénétrante sous les percussions du janggu. Cette Franco-Camerounaise de 33 ans est un ovni en Corée du Sud.
Il faut dire que voir une étrangère interpréter un morceau du répertoire du pansori, un chant traditionnel coréen, surprend. Sa prestation le 31 mars au Palais de Gyeongbokgung, l’un des plus beaux de la capitale, a subjugué la foule.

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Le public coréen, interloqué et fier, ne cesse de la complimenter et de l’encourager à chaque fin de concert : « Merci de vous intéresser à notre culture, j’espère que vous allez continuer comme ça », s’extasie un admirateur.
Son timbre puissant n’a pas échappé aux caméras de la chaîne publique coréenne KBS. Beaucoup de Coréens l’ont découverte dans « My Neighbor Charles », l’émission qui propose de suivre des étrangers vivant dans la péninsule.



Dans un restaurant situé à Yeouido, le quartier de l’Assemblée nationale, un cinquantenaire en costard-cravate reconnaît Laure qui y dîne et s’exclame : « Pansori ! J’ai vu l’émission, c’est super ce qu’elle fait ! » Le groupe qui accompagne le fan se transforme alors en groupies le temps d’une soirée et l’apprentie chanteuse se prête volontiers au jeu des selfies.
Poisson dans l’eau
C’est en 2015, au Centre culturel coréen de Paris, que Laure tombe sous le charme du pansori. Le déclic se produit avec la voix envoûtante de la chanteuse Min Hye-sung. « Elle a chanté un petit peu et je me suis dit “C’est quoi cette voix ? Mais comment peut-on faire ça juste avec sa voix ?” ». Son emballement la conduit deux ans plus tard à tout quitter pour s’installer à Séoul en vue d’y maîtriser cet art ancestral si complexe.
« Une amie coréenne m’a avoué qu’en trente et un ans, elle n’avait jamais vu de personnes noires »
Il faut dire que cela fait bien longtemps que la Corée du Sud lui colle à la peau. Au siège français du conglomérat Samsung, où Laure Mafo a travaillé de 2012 à 2015, elle était déjà comme un poisson dans l’eau. Peut-être parce que l’ex-contrôleuse de gestion retrouvait un peu, dans la culture coréenne, des similitudes avec son pays natal : « Au Cameroun, quand un aîné sert la main, on doit la serrer avec les deux siennes, comme en Corée ! », explique-t-elle.
Les débuts à Séoul, où Laure s’est envolée en février 2017 grâce à la générosité de ses collègues de Samsung, furent pourtant laborieux. « Le problème de la langue, c’était assez frustrant », se remémore-t-elle en évoquant dans un éclat de rire ses erreurs du quotidien.
« La carie des os »
Depuis son arrivée dans la mégapole, Laure Mafo vit principalement sur ses économies mais ne regrette pas sa décision : « Maman dit toujours que le regret, c’est la carie des os ! Il vaut mieux essayer et se planter que regretter. » Visiblement, les bonnes fées veillent sur elle, comme ce couple, à la tête d’une fondation, qui a financé ses trois trimestres de cours de coréen à l’université après avoir découvert son histoire dans « My Neighbor Charles ».

    

Crédits : Capture d'écran KBS


Car Laure Mafo a le don d’attirer la sympathie : « Elle reçoit et donne beaucoup. Elle créée facilement des liens », confirme son amie Leila Naslin, également basée à Séoul. Mais cela n’a pas toujours été simple. Encore récemment, elle n’osait pas prendre le bus et s’asseoir à côté de Coréens à cause des regards qui la dévisagaient. « Une amie coréenne m’a avoué qu’en trente et un ans, elle n’avait jamais vu de personne noire », raconte la jeune femme qui espère que « la présence d’un étranger à la télévision peut casser certaines barrières ».

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Laure Mafo n’en est pas à son premier choc culturel. Sa famille, qui aspirait à une vie meilleure, avait quitté Douala, au Cameroun, pour rejoindre Paris lorsqu’elle n’avait que 10 ans. Forte de sa double culture, elle est aujourd’hui en voie d’en adopter une troisième. La jeune artiste, qui a décroché la troisième place dans deux concours de pansori, a déjà un nom coréen : So Yul, littéralement celle qui « transmet la musique ».


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Les deux pays annoncent des expulsions de diplomates. En toile de fond, l’accord conclu entre Athènes et l’ex-République yougoslave de Macédoine sur son futur nom.
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Querelles diplomatiques entre Athènes et Moscou

Les deux pays annoncent des expulsions de diplomates. En toile de fond, l’accord conclu entre Athènes et l’ex-République yougoslave de Macédoine sur son futur nom.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 13h10
   





                        


La Russie a annoncé mercredi 11 juillet qu’elle allait expulser deux diplomates grecs en réponse à l’expulsion de diplomates russes en poste à Athènes, événement qui contraste avec les traditionnelles relations excellentes qu’entretenaient les deux pays.
Citant des sources diplomatiques, le journal grec Kathimerini rapporte que les autorités grecques ont expulsé deux diplomates russes et ont interdit l’accès au territoire grec à deux autres diplomates, les soupçonnant d’avoir cherché à saboter l’accord conclu entre Athènes et l’ex-République yougoslave de Macédoine sur son futur nom de « République de Macédoine du Nord ».
La Grèce « a pris des mesures pour garantir l’intérêt national » après une « ingérence » de responsables russes dans le règlement de la dispute entre la Grèce et l’ex-République yougoslave de Macédoine, ont confirmé des sources gouvernementales à l’Agence France-Presse.
« Des attitudes violant le droit international »
« Le gouvernement grec veut des bonnes relations avec tous les Etats, mais ne peut pas accepter des attitudes violant le droit international et ne respectant pas les autorités grecques », a par ailleurs déclaré le porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos, à la télé Skaï. « Dans ce cadre, des mesures ont été prises », a-t-il ajouté. Ni M. Tzanakopoulos ni les sources n’ont toutefois confirmé la nature de ces « mesures », ni fourni plus de détails.
Athènes et Skopje ont signé à la mi-juin un accord pour résoudre leur différend vieux de vingt-sept ans sur l’usage du nom de Macédoine, visant notamment à lever le verrou grec à l’entrée dans l’Organisation du traité de l’Atlantique nord de l’ancienne petite république yougoslave.
L’Alliance doit prendre acte mercredi de cette avancée lors de son sommet à Bruxelles en stipulant qu’elle est prête à intégrer l’ex-République yougoslave de Macédoine une fois l’accord, qui prévoit le changement de nom de cet Etat en « Macédoine du Nord », pleinement appliqué à Skopje, soit dans plusieurs mois.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ L’OTAN dispose de capacités militaires supérieures à celles de la Russie, mais les démonstrations de force de Moscou inquiètent. Analyse chiffrée, alors que le sommet annuel de l’organisation de l’Atlantique Nord se tient à Bruxelles, mercredi 11 et jeudi 12 juillet.
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OTAN versus Russie en chiffres

L’OTAN dispose de capacités militaires supérieures à celles de la Russie, mais les démonstrations de force de Moscou inquiètent. Analyse chiffrée, alors que le sommet annuel de l’organisation de l’Atlantique Nord se tient à Bruxelles, mercredi 11 et jeudi 12 juillet.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 12h43
    |

            Francesca Fattori, 
                                Audrey Lagadec et 
Véronique Malécot








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ 24 personnes, arrêtées en mars après une manifestation contre la loi de finances qu’elles jugent « antisociale », ont comparu mardi à Niamey.
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Compte rendu

Au Niger, trois ans de prison requis contre des figures majeures de la société civile

24 personnes, arrêtées en mars après une manifestation contre la loi de finances qu’elles jugent « antisociale », ont comparu mardi à Niamey.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-11T12:35:53+02:00"

        Le 11.07.2018 à 12h35






    
Des Nigériens manifestent à Niamey contre la nouvelle loi des finances, le 14 janvier 2018.
Crédits : BOUREIMA HAMA / AFP


A l’issue d’un procès qui s’est achevé peu avant minuit mardi 10 juillet, le ministère public nigérien a requis trois ans de prison ferme à l’encontre de trois figures majeures de la société civile. Ali Idrissa, responsable du Réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire (ROTAB), Moussa Tchangari, le secrétaire général de l’association Alternative espaces citoyens (AEC), et Nouhou Arzika, le président du Mouvement pour la promotion de la citoyenneté responsable (MPCR) sont détenus depuis mars après une manifestation interdite, ont précisé des responsables des organisations où militent les acteurs concernés.

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« Les infractions pour lesquelles nos clients sont poursuivis ne sont pas constituées en droit (…) nous estimons qu’ils vont bientôt recouvrer leur liberté », a affirmé Ali Kadri, un des avocats de la défense. L’affaire a été mise en délibéré au 24 juillet, selon Me Boudal Effred Mouloul, un autre avocat.
Une loi « antisociale »
Au total, 24 prévenus ont comparu mardi, pour « organisation et participation à une marche interdite » et « complicité de dégradations de biens publics et privés », selon leurs avocats.
Tous avaient été arrêtés le 25 mars après des heurts à Niamey entre les forces de l’ordre et des manifestants qui voulaient braver l’interdiction par les autorités d’une manifestation contre la loi de finances 2018 qu’ils jugent « antisociale ».
Entre octobre 2017 et mars 2018, un collectif de la société civile, l’opposition politique et quelques syndicats ont régulièrement organisé des manifestations pour demander l’abrogation de cette loi.

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Les protestataires reprochent au gouvernement d’avoir créé de nouvelles taxes et de nouveaux impôts et surtout d’avoir « accordé des cadeaux fiscaux d’une vingtaine de milliards de francs CFA » (une trentaine de millions d’euros) aux compagnies de téléphonie.
En avril, le président nigérien Mahamadou Issoufou avait estimé que la loi de finances « répondait aux aspirations du peuple nigérien » et que sa contestation par « une minorité » devait « s’exercer dans le cadre des lois en vigueur ».
La fronde contre le budget s’est estompée dans le pays depuis l’arrestation de ses principaux meneurs.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ L’arrivée de 110 médecins issus de l’île fait gronder les praticiens locaux estimant que Nairobi néglige la formation et l’emploi de nationaux.
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Compte rendu

Des docteurs cubains à la rescousse des hôpitaux publics kényans

L’arrivée de 110 médecins issus de l’île fait gronder les praticiens locaux estimant que Nairobi néglige la formation et l’emploi de nationaux.

Par                                            Marion Douet (Nairobi, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-07-11T12:28:06+02:00"

        Le 11.07.2018 à 12h28






    
La centaine de médecins cubains à la Kenya School of Government, le 11 juin 2018, à Nairobi.
Crédits : SIMON MAINA/AFP


Ce fut le principal accord conclu par Uhuru Kenyatta lors de son voyage officiel à La Havane, en mars. Au terme de ses entretiens avec Raul Castro, le président kényan avait annoncé l’arrivée imminente d’une centaine de médecins cubains à Nairobi afin de renforcer les équipes des hôpitaux locaux. Cardiologues, chirurgiens, urologues et autres endocrinologues ont progressivement débarqué au mois de juin à l’aéroport de Nairobi, accueillis par un parterre d’officiels. « En amenant ces spécialistes ici, l’objectif principal est d’apprendre de l’expérience cubaine dans la construction d’un système de santé robuste », s’est ainsi réjoui Rashid Aman, le numéro deux du ministère de la santé.

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Si cette forme de coopération est une première pour le Kenya, c’est loin d’être le cas pour Cuba. Depuis la révolution socialiste de 1959, l’île a fortement investi dans la formation de son personnel médical et envoyé, selon le quotidien officiel Granma, plus de 130 000 praticiens exercer dans des pays en développement (Algérie, Angola et Venezuela notamment). Un enjeu d’influence, mais aussi une source de revenus. Nairobi a ainsi dédié à ce projet un budget d’un milliard de shillings pour l’année fiscale 2018-2019 (environ 8,5 millions d’euros), comprenant notamment les salaires mais aussi la formation de cinquante médecins kényans à Cuba.
Manque de formations disponibles
Pour le Kenya, dont le président réélu fin 2017 a fait de la santé l’une des quatre grandes priorités de son mandat, il y a urgence à renforcer le système médical. Début mars, un fait divers retentissant a fait la « une » des journaux, alimentant encore un peu plus la défiance des Kényans vis-à-vis de l’hôpital public. A l’hôpital Kenyatta de Nairobi, pourtant réputé comme l’un des meilleurs du pays, un patient admis pour une maladie bénigne s’est retrouvé opéré du cerveau suite à une erreur d’aiguillage entre services. Le patient qui devait initialement bénéficier de cette opération est décédé.

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Au-delà des moyens limités, les hôpitaux manquent de praticiens. Le Kenya compte 13,8 docteurs et autres personnels médicaux pour 10 000 habitants, selon une étude officielle publiée en 2017. C’est encore loin du minimum de 23 praticiens que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime nécessaires pour assurer un accès aux soins conforme aux Objectifs du millénaire pour le développement. Au Kenya, le déficit vient notamment d’un manque de formations disponibles. « Pendant très longtemps, nous n’y avons pas prêté attention, ce qui a conduit à un manque de médecins spécialisés. Nous avons par exemple très peu de cancérologues. Ce besoin de meilleures formations est toujours là, même si cela progresse », explique Peter Anyang’Nyong’o, ancien ministre de la santé et actuel gouverneur du comté de Kisumu, dans l’ouest du pays.
Barrière des langues
Les zones rurales sont les plus touchées par ce manque. En conséquence, les 110 spécialistes cubains sont actuellement en cours de répartition dans chacun des 47 comtés du pays. Et, contrairement à la satisfaction affichée par les autorités, leur arrivée est loin d’enthousiasmer les docteurs kényans. Le principal syndicat de praticiens, le KMPDU, se dresse depuis des semaines contre ce programme, estimant qu’il « vole » le travail des jeunes diplômés locaux dont beaucoup peinent, selon lui, à trouver un emploi. « Si le gouvernement veut embaucher des docteurs étrangers, il doit aussi employer des gens formés au Kenya. Il est de sa responsabilité de créer de l’emploi pour les citoyens », s’est ainsi offusqué Chibanzi Mwachonda, le secrétaire général adjoint du KMPDU.

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Au-delà du coût de l’opération, le syndicat pointe également la barrière de la langue, insurmontable entre des médecins venus d’une île hispanophone et des patients qui, dans certaines régions rurales, ne parlent ni anglais ni swahili. Un argument que balaie Peter Anyang’Nyong’o, rappelant que « même les docteurs kényans ne parlent souvent pas les langues d’autres communautés que la leur ». Pour le gouverneur, les médecins utilisent l’affaire des médecins cubains pour un autre combat.
Très commentées sur les réseaux sociaux, les critiques du KMPDU sont en effet à replacer dans un contexte de tensions fortes avec l’exécutif. Depuis le début de l’année, les docteurs ont mené plusieurs grèves pour réclamer le versement de hausses de salaires prévues dans le cadre d’un accord signé en 2013 avec le gouvernement.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Avec ses règles, son arbitrage et son organisation qui régulent la compétition, le Mondial est l’expression la plus haute des valeurs de l’échange, observe Luiz Pereira da Silva, haut fonctionnaire international, dans une tribune au « Monde ».
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Le football, « une bonne réponse aux tendances protectionnistes et nationalistes »

Avec ses règles, son arbitrage et son organisation qui régulent la compétition, le Mondial est l’expression la plus haute des valeurs de l’échange, observe Luiz Pereira da Silva, haut fonctionnaire international, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    11.07.2018 à 12h14
 • Mis à jour le
11.07.2018 à 12h30
    |

Luiz Pereira da Silva







                        



                                


                            

Tribune. Le football est global et social. En 2018, la Coupe du monde, sa plus haute expression, peut être vue comme une bonne réponse aux tendances protectionnistes, nationalistes et de repli sur soi, en cette période de remise en cause du multilatéralisme et de la coopération entre nations.
Aucun dirigeant, aussi fin démagogue soit-il, ne pourra convaincre un gamin d’un bidonville, d’une favela ou d’une banlieue que, pour mieux protéger son avenir, il est souhaitable de restreindre ses ambitions footballistiques à son seul pays. Les gamins savent bien que se mesurer aux meilleurs du monde constitue le véritable ascenseur social. C’est ainsi qu’ils pourront prouver leur vraie valeur.
Le football est aussi une forme de multilatéralisme : tout le monde joue le même jeu en acceptant et respectant 17 règles très simples. Parfois on gagne, et parfois on perd. Mais c’est sur le même terrain, avec le même ballon rond, avec 11 joueurs de chaque côté. Le respect des règles est transparent. Il y a finalement un arbitrage mutuellement consenti qui est là pour immédiatement sanctionner les fautes. Règles simples et gouvernance juste : n’est-ce pas là le principe d’un vrai multilatéralisme ?
Et l’effort paie. Derrière un succès en Coupe du monde, il y a des centres de formation et des années de travail avec les jeunes pour inculquer un esprit d’équipe, où les stars doivent se plier à la discipline du groupe. Avec du travail sérieux et de la persévérance, un peu de génie individuel et un peu de chance.
Si on perd un Mondial, on peut réfléchir à ses faiblesses, réévaluer sa tactique et revenir la fois d’après. Si on gagne, il y a inévitablement une remise en cause de la stratégie dominante. N’est-ce pas là le stimulant que le multilatéralisme doit susciter ?
Se croire imbattable
Bien entendu, la financiarisation du football et la corruption ont créé des bulles et des exagérations. Avec beaucoup d’argent, parfois obscur,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Les dirigeants des pays en voie de développement doivent accepter une dure vérité : les grands réservoirs de main-d’œuvre à prix réduit ne sont plus un avantage stratégique dans l’économie mondiale. Il y a un besoin urgent de réinvention industrielle, explique dans sa chronique le consultant Heshika Deegahawathura.
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Industrie de l’habillement : « Des mesures audacieuses sont nécessaires dans les pays du Sud »

Les dirigeants des pays en voie de développement doivent accepter une dure vérité : les grands réservoirs de main-d’œuvre à prix réduit ne sont plus un avantage stratégique dans l’économie mondiale. Il y a un besoin urgent de réinvention industrielle, explique dans sa chronique le consultant Heshika Deegahawathura.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 12h02
    |

Heshika Deegahawathura (Conseiller commercial de MAS Holdings, une des plus grandes sociétés du secteur de l’habillement en Asie du Sud)







                        



                                


                            

Vu d’ailleurs. Pendant de nombreuses années, le débat autour du secteur mondial de l’habillement était dominé par la question suivante : où vos vêtements ont-ils été fabriqués, et par qui ? Mais aujourd’hui, il y a une question plus pertinente : comment vos vêtements ont-ils été fabriqués, et par quoi ?
Ce que vous portez provient d’une industrie de pointe, que vous le sachiez ou non. Après des décennies de production demandeuse de main-d’œuvre, notamment d’ouvriers des pays du Sud, l’intelligence artificielle (IA) et la robotique remplacent les humains dans les usines. Ces changements vont apporter de nouveaux avantages aux consommateurs – livraisons plus rapides, vêtements sur mesure –, mais ils auront un coût : les emplois de millions de personnes dans les pays à revenus faibles et moyens sont menacés.
Aujourd’hui, plus de la moitié des exportations du textile dans le monde et environ 70 % des exportations de prêt-à-porter proviennent des économies en développement. En Asie, près de 43 millions de personnes sont employées dans les secteurs de la confection, du textile et de la chaussure, et les femmes représentent les trois quarts de cette main-d’œuvre. De la Chine au Bangladesh, l’industrie du textile et de l’habillement a tiré des générations entières de la pauvreté. Bref, la fin de ces emplois serait un désastre.
Moins d’emplois
Mais les préserver ne sera pas facile. En octobre 2017, Amazon s’est vu accorder un brevet aux Etats-Unis pour « un système de fabrication de vêtements à la demande, » qui peut personnaliser les commandes et optimiser la production à partir de n’importe où, pour moins cher. Amazon a déjà reçu l’approbation pour sa première usine de production, à Norristown (Pennsylvanie), deux ans après avoir annoncé le lancement de sa propre ligne d’habillement.
Avec des inventions futuristes, comme l’analyse par intelligence artificielle des tendances de la mode et même un miroir de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Au moins onze personnes ont été tuées, au lendemain d’un attentat meurtrier dans cette ville de l’est de l’Afghanistan.
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Jalalabad : le département de l’éducation visé par une attaque

Au moins onze personnes ont été tuées, au lendemain d’un attentat meurtrier dans cette ville de l’est de l’Afghanistan.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
11.07.2018 à 14h37
   





                        



   


Une attaque visant un bâtiment du département de l’éducation a provoqué la mort d’au moins onze personnes, mercredi 11 juillet à Jalalabad, une ville de l’est de l’Afghanistan. Le directeur du département de l’éducation à Jalalabad et un gardien de sécurité figurent au nombre des victimes de l’attaque, qui a blessé une dizaine de personnes.
Des tirs et plusieurs explosions ont été entendus alors que quelque 16 000 étudiants passaient leurs examens d’entrée à l’université de Jalalabad, selon un communiqué du gouverneur.
Cependant le porte-parole du département de l’éducation, Asif Shinbwari, a précisé que le site attaqué était le directorat des écoles et non le bâtiment principal. Mais, « comme d’habitude à cette période de l’année, alors que les examens commencent, les professeurs de toute la ville se réunissent ici pour soumettre les copies », a-t-il expliqué.
L’opération qui a duré plus de quatre heures n’a pas été revendiquée ; les forces de sécurité dépêchées sur place progressant lentement dans le bâtiment où s’étaient retranchés au moins deux assaillants, qui ont été abattus.
Jalalabad particulièrement ciblée
Jalalabad est la capitale du Nangarhâr, province montagneuse de l’Est, à la frontière avec le Pakistan, qui abrite talibans et combattants du groupe djihadiste Etat islamique.
La pression exercée ces derniers mois par les forces afghanes appuyées par l’armée américaine a permis récemment de déloger l’EI de trois districts passés sous son contrôle ces deux dernières années. Cependant sa présence est loin d’avoir été éliminée dans la région. Depuis la fin du cessez-le-feu de trois jours observé à la mi-juin entre forces gouvernementales et talibans, la région de Jalalabad est celle qui subit le plus d’attentats.
Le dernier en date, mardi, a fait douze morts lors d’une attaque-suicide revendiquée par l’EI, qui affirme avoir visé les services de renseignements afghans près d’une station-service qui s’est enflammée. Les victimes sont majoritairement des civils.
Le département de l’éducation a déjà été ciblé par le passé. Le 11 juin, un kamikaze avait déclenché sa charge à l’entrée du bâtiment principal, tandis que d’autres assaillants engageaient le feu avec les forces de sécurité. Au moins dix personnes avaient été blessées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Editorial. La démission de deux ministres du gouvernement May montre qu’après des mois de compromis, les positions sur la façon de prendre ses distances avec l’Europe semblent se décanter.
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Brexit : les ambiguïtés se dissipent

Editorial. La démission de deux ministres du gouvernement May montre qu’après des mois de compromis, les positions sur la façon de prendre ses distances avec l’Europe semblent se décanter.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
11.07.2018 à 15h30
   





                        



   


Editorial du « Monde » Certains départs peuvent signifier la fin d’une histoire ou le début d’une nouvelle. La démission en moins de vingt-quatre heures du ministre des affaires étrangères britannique, Boris Johnson, et celle du ministre responsable des négociations sur la sortie de l’Union européenne (UE), David Davis, pourraient bien appartenir à la seconde catégorie.
Tous deux affirment avoir voulu tirer les conséquences du virage pris par la première ministre, Theresa May, vers un Brexit en douceur, c’est-à-dire en faveur du maintien de liens étroits avec l’UE. Après des mois d’ambiguïté et de compromis plus ou moins assumés, les positions sur la façon de prendre ses distances avec l’Europe semblent enfin se décanter.
Depuis qu’elle occupe le 10 Downing Street, Mme May a déjà eu à affronter de nombreuses dissensions au sein de son camp. Avec les démissions de MM. Johnson et Davis, les 8 et 9 juillet, ce ne sont pas moins de onze de ses ministres qui ont déjà quitté, pour des raisons diverses, le gouvernement en l’espace de huit mois. Mais ce moment paroxystique peut avoir le mérite de clarifier la façon dont le Royaume-Uni souhaite mener son Brexit.

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D’un côté, il y a les partisans d’un projet encore assez nébuleux d’une « Grande-Bretagne mondiale », incarné par MM. Johnson et Davis, qui prônent un modèle ouvert aux quatre vents du libre-échange, sorte de Singapour anglais, pratiquant le dumping social, fiscal et environnemental. D’un autre côté, les partisans d’une rupture « responsable et crédible », selon les mots de Mme May, répondant à la tentation d’un repli protectionniste, et voulue par une majorité d’électeurs britanniques, avec un pays restant arrimé au continent sur le plan économique.
La voie du pragmatisme
En claquant la porte, les deux ministres tranchent d’une certaine façon le problème. Leur Brexit « dur », un temps soutenu par Theresa May, a désormais du plomb dans l’aile. Face aux réalités économiques – ralentissement des investissements et menaces de délocalisations –, la première ministre, alertée par les milieux d’affaires, a finalement choisi la voie du pragmatisme en tentant de garder le maximum de liens possibles avec l’UE.

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Pour autant, la partie est loin d’être gagnée pour elle. D’abord, elle reste à la merci d’un vote de défiance, même si les conservateurs britanniques qui seraient tentés par une telle aventure doivent y réfléchir à deux fois. A ce stade, il n’existe pas de majorité en faveur d’un Brexit « dur ».
Quant au champion de cette option, Boris Johnson, entre ses mensonges lors de la campagne du référendum de juin 2016 et son bilan calamiteux à la tête des affaires étrangères, sa crédibilité est largement entamée. Le scénario de l’arrivée au pouvoir du chef de l’opposition, le très à gauche Jeremy Corbyn, est également de nature à calmer les ardeurs des conservateurs les plus radicaux.
Maintenant, le plus dur reste à faire pour Theresa May : convaincre Bruxelles d’accorder au Royaume-Uni un accès privilégié au marché intérieur de l’UE. Or les Vingt-Sept sont farouchement opposés à l’idée d’une Europe à la carte, qui dissocierait la liberté de circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux.
Si l’on peut espérer que la négociation se débloque, son issue reste très incertaine à moins de neuf mois de la date fatidique du 29 mars 2019, lorsque le divorce deviendra, théoriquement, réalité. Le problème avec les nouvelles histoires, c’est qu’on ne sait pas comment elles se terminent.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Dans sa chronique, Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde », explique que les Européens, confrontés à Trump, vont devoir apprendre la triangulation.
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« L’Europe va devoir apprendre à faire sans les Etats-Unis »

Dans sa chronique, Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde », explique que les Européens, confrontés à Trump, vont devoir apprendre la triangulation.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
11.07.2018 à 14h45
    |

            Sylvie Kauffmann








                        



                                


                            

Chronique. C’est la semaine de tous les dangers. Elle commence mercredi 10 juillet à Bruxelles, avec le sommet de l’OTAN, dans une atmosphère électrique. A l’issue de cette réunion, le 12, Donald Trump se rend en visite officielle dans une Grande-Bretagne plongée dans les abîmes d’un Brexit de plus en plus chaotique, où tout sera fait pour que le président américain ne croise pas le peuple britannique, qui lui est largement hostile. De là, il se rendra à Helsinki, où, le 16 juillet, il veut s’entretenir seul à seul avec Vladimir Poutine, avec lequel il a au moins un dessein commun : diviser l’Europe. Au même moment, à Pékin, les 16 et 17 juillet, les dirigeants de l’Union européenne et de la Chine discuteront de ce qui peut les réunir dans ce monde en pleine bascule.

Tout cela sans mentionner la finale de la Coupe du monde de football, le 15 juillet, lors de laquelle, heureusement, l’Europe ne sera en compétition ni avec les Américains, ni avec les Chinois, ni avec les Russes.
Semaine de tous les dangers, ou de toutes les possibilités ? Pour l’Europe, c’est l’un et l’autre, comme le veut la théorie du verre à moitié vide et du verre à moitié plein. Une réalité, en tout cas, est en train d’émerger clairement. Trop lentement, comme toujours dans ce cerveau européen de l’après-seconde guerre mondiale dont la bienveillance frise parfois la naïveté, mais clairement, enfin : cette réalité, c’est la nécessité de reconfigurer un monde où le géant américain n’est plus l’ami de l’Europe.
Petite musique
Cette petite musique s’est faite insistante, ces derniers temps, parmi les chefs d’entreprise et les diplomates européens en contact régulier avec les Etats-Unis, dont ils étaient traditionnellement des admirateurs. Ils ont compris que Donald Trump n’était pas un accident de l’histoire, mais incarnait une tendance de fond, durable et structurante, qui aurait pu être décelée avant même son élection si l’on avait attaché plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Une lettre apocryphe attribuée au sélectionneur de l’équipe uruguayenne circule sur les réseaux sociaux de part et d’autre de l’Atlantique. Elle est inventée de toutes pièces.
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« Cela ne sert à rien d’être champions du monde » : la lettre jamais écrite par le sélectionneur uruguayen, Oscar Tabarez

Une lettre apocryphe attribuée au sélectionneur de l’équipe uruguayenne circule sur les réseaux sociaux de part et d’autre de l’Atlantique. Elle est inventée de toutes pièces.



Le Monde
 |    11.07.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
11.07.2018 à 16h33
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        


C’est une lettre édifiante, partagée des milliers de fois sur les réseaux sociaux. Un plaidoyer en faveur de l’éducation attribué à Oscar Tabarez, le sélectionneur de l’équipe de football uruguayenne. « Cela ne sert à rien d’être champions du monde si nos jeunes ne savent pas où est située la Russie ou pourquoi il y a autant de jeunes originaires d’Afrique dans la sélection française. Il serait temps de tenir la promesse d’atteindre 6 % du PIB en faveur de l’éducation publique », lit-on depuis le 27 février dans divers médias français, italiens ou sud-américains.
Pourquoi c’est faux
Mais, pour inspirante que soit cette phrase, le sélectionneur de la Celeste ne l’a jamais prononcée. Le démenti n’est pas venu d’Oscar Tabarez lui-même – qui est absent des réseaux sociaux – mais de sa fille, Tania Tabarez, journaliste pour la chaîne uruguayenne TV Ciudad. Le 25 juin, cette dernière a publié sur Twitter un message pourfendant la rumeur, avant d’expliquer aux sites qui l’avaient partagée que cette lettre – contenant de nombreuses fautes d’accord – était apocryphe :
« Si vous inventez une lettre de mon père, pourriez-vous au moins faire en sorte qu’elle ne contienne pas de fautes d’orthographe ? Ne partagez pas sans vérifier. »
Il est en effet difficile d’imaginer qu’Oscar Tabarez commette des fautes d’orthographe : avant d’être sélectionneur de l’équipe uruguayenne de football, celui qui a mené la Celeste jusqu’aux quarts de finale était maître d’école en primaire – des fonctions qui lui ont valu le surnom de « Maestro ».
Trop tard : la fausse lettre avait déjà fait le tour du monde, voyageant dans des milliers de messages sur les réseaux sociaux, mais également sur des sites d’information français – à l’instar de So Foot ou de Yahoo Sport. On en retrouve également trace au Brésil, ou sur des sites d’information italiens.

   


Le site argentin Contrapoder, qui avait été l’un des premiers à diffuser l’information, a depuis publié un article rectificatif. « Nous ne pouvons que nous excuser d’être tombés dans le même piège que tant d’autres médias, qui ont reproduit la lettre en pensant qu’elle était authentique », précise le démenti.
La part du PIB de l’Uruguay dévolue à l’éducation s’élève aujourd’hui à 4,3 % – contre 4,6 % en moyenne en Amérique latine. L’actuel gouvernement uruguayen s’est fixé un objectif de 6 % à l’horizon 2030, afin de s’aligner sur les recommandations de l’Unesco en la matière. L’Uruguay, l’un des pays les plus développés d’Amérique latine, peut néanmoins s’enorgueillir d’un taux d’alphabétisation des jeunes s’élevant à 99 %.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Le président américain exige une baisse des prix de l’essence pour les consommateurs américains et fait pression sur les pays producteurs. Mais sa politique étrangère contribue à faire monter les cours du pétrole
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Les marchés pétroliers déboussolés par Trump

Le président américain exige une baisse des prix de l’essence pour les consommateurs américains et fait pression sur les pays producteurs. Mais sa politique étrangère contribue à faire monter les cours du pétrole



Le Monde
 |    11.07.2018 à 11h20
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                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

A quoi joue Donald Trump ? Le président américain a demandé à grand renfort de Tweet – et de coups de fil insistants – aux pays producteurs de pétrole d’augmenter la production pour faire baisser les prix au niveau mondial. Mais sa propre politique étrangère est en train d’annuler une grande partie de son action. Mardi, les prix ont flirté avec les 80 dollars, l’un des niveaux les plus élevés depuis trois ans et demi.

Donald Trump semble interpréter deux partitions contradictoires. « L’administration Trump veut des prix de l’essence bas pour des raisons politiques, mais veut aussi maximiser l’impact des sanctions sur l’Iran. Trump essaie de gagner sur les deux tableaux », explique ainsi la chercheuse Samantha Gross dans une note de la Brookings Institution. « Mais les actions qui retirent des barils de pétrole d’un marché tendu ont des répercussions à domicile, malgré la montée en puissance des Etats-Unis en tant que gros producteur de pétrole. » 
Le président américain a multiplié, ces dernières semaines, les sorties très agressives contre le cartel pétrolier. « Le monopole de l’OPEP doit se rappeler que les prix de l’essence sont en hausse et qu’ils font bien peu pour aider. Il tire les prix vers le haut alors que les Etats-Unis défendent plusieurs de ses membres en échange de très peu de dollars. Il faut que ce soit donnant-donnant. Baissez les prix maintenant ! », a ainsi tweeté le président américain le 4 juillet.
Fin juin, à Vienne, les pays de l’OPEP et leurs alliés s’étaient pourtant exécutés. Ils ont augmenté la production, malgré leurs difficiles débats internes. L’Arabie saoudite, fidèle alliée de Washington, avait alors cherché à rassurer les marchés et le président américain en garantissant que le pays réaliserait la hausse de production nécessaire.
Une succession de pertes de production
En juin, Riyad a ainsi produit plus de 10,5 millions de barils...




                        

                        

