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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Une équipe de recherche de l’université de New York vient de publier les images en time-lapse d’un iceberg qui s’est détaché du glacier d’Helheim, au Groenland. Un phénomène dont ils essaient de comprendre les conséquences à long terme.
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<article-nb="2018/07/10/19-2">
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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Un collectif de chercheurs et de militants estime dans une tribune au « Monde » que les critiques de l’antispécisme sont construites sur une faible connaissance du sujet, conduisant à l’enrayement des débats sur la question.
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« Il est navrant de constater que des universitaires dénigrent l’antispécisme de manière expéditive »

Un collectif de chercheurs et de militants estime dans une tribune au « Monde » que les critiques de l’antispécisme sont construites sur une faible connaissance du sujet, conduisant à l’enrayement des débats sur la question.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 17h00
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Le spécisme fait de plus en plus débat dans la société. Un spéciste peut estimer, par exemple, que le fait qu’un animal appartient à une espèce particulière peut justifier à lui seul qu’on puisse le tuer pour en consommer les chairs. En France, société spéciste, on mange ainsi du cochon, mais pas du chat et encore moins de l’humain.
Le mot « spécisme » a été inventé dans les années 1970 en analogie avec les termes racisme et sexisme. Un raciste ou un sexiste va en effet ne pas avoir la même considération morale envers des personnes en fonction de leur race (ou supposée race) ou de leur sexe. Ces trois idéologies participent donc de la même logique et fondent des rapports de domination, d’exclusion et de violence à l’encontre d’individus appartenant à des catégories dépréciées.
L’intérêt des individus pris en compte
En revanche, pour l’antispécisme, l’espèce (à l’instar de la « race » et du sexe) ne peut constituer un critère pertinent de considération morale. Seul l’intérêt des individus est à prendre en compte, quelle que soit leur espèce.
Conséquemment, étant donné que l’on peut être en bonne santé sans consommer de produits d’origine animale et que les poissons, vaches, cochons ou poules ont un intérêt à la fois à ne pas souffrir et à ne pas se faire tuer, le mouvement antispéciste conteste la légitimité de l’élevage, de la pêche et des abattoirs.

Cette position bouscule bien sûr des traditions et des façons de penser millénaires. Elle remet aussi en cause le privilège que les humains s’arrogent de maltraiter les autres espèces selon leur bon plaisir. Qu’elle suscite des réactions de rejet n’est donc pas surprenant. Mais il est plus navrant de constater que des chercheurs la dénigrent de manière expéditive, comme en témoignent nombre d’interventions récentes en France.
Par exemple, dans un récent entretien, le philosophe Étienne Bimbenet récuse l’antispécisme parce que cette « idéologie »...




                        

                        


<article-nb="2018/07/10/19-3">
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Le navire scientifique « André-Malraux », qui prospecte près de Brest pour retrouver le vaisseau amiral d’Anne de Bretagne, a détecté d’énigmatiques vestiges.
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Sur la piste de la « Cordelière »

Le navire scientifique « André-Malraux », qui prospecte près de Brest pour retrouver le vaisseau amiral d’Anne de Bretagne, a détecté d’énigmatiques vestiges.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 15h00
    |

                            Vahé Ter Minassian








                        



                                


                            
Dans la salle de briefing de l’André-Malraux, la tension est montée d’un cran. Spontanément, l’équipage s’est rassemblé devant l’écran où défilent les images du sonar à balayage latéral tracté par le navire. Depuis sept jours que les archéologues sondent méthodiquement les fonds sous-marins devant la pointe du Petit-Minou, consacrant leurs journées à effectuer, tous les cinq mètres, des allers-retours sur la zone de « haute probabilité » large de 10 km2 ciblée, c’est la première fois, en ce mardi 3 juillet, qu’une « anomalie » d’une telle importance est signalée.
Certes, des ancres et d’autres objets moins identifiables ont tracé, plusieurs fois, des ombres sur l’ocre jaune du sol sédimentaire. Mais jamais encore le contour caractéristique d’une épave n’était apparu sur un cliché aussi nettement. Ce dernier montre, formant entre elles un angle de 45 degrés, deux bordées de navire avec leurs membrures entre lesquelles gisent des débris dont certains sont rectangulaires et très allongés. « Celui-là pourrait très bien correspondre à un canon », estime Michel L’Hour, le directeur du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm). Avant de remarquer que l’orientation particulière des carènes s’expliquerait facilement par la présence de, non pas un, mais deux bateaux qui auraient coulé en même temps… Cela serait une excellente nouvelle. Il s’agirait alors, très probablement, des nefs convoitées !

Commencée le 25 juin pour une période de trois semaines, cette campagne d’exploration du Drassm mobilisant le navire scientifique André-Malraux a pour objectif le repérage et le diagnostic de deux épaves du XVIe siècle : la Cordelière et le Regent.
Le 10 août 1512, la flotte franco-bretonne de Louis XII et d’Anne de Bretagne, en guerre contre la Sainte Ligue du pape Jules II, n’attend plus que l’arrivée de renforts venus de Méditerranée pour lancer une...




                        

                        


<article-nb="2018/07/10/19-4">
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Aider les victimes d’un AVC à mieux récupérer, compenser les séquelles motrices ou cognitives après un accident ou un trauma : panorama des innovations dont bénéficie la médecine de réadaptation, qui tient son congrès international à Paris, jusqu’au 12 juillet.
<filname="PROF-env_sciences-4"> ¤                     
                                                   
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La rééducation, toujours plus performante

Aider les victimes d’un AVC à mieux récupérer, compenser les séquelles motrices ou cognitives après un accident ou un trauma : panorama des innovations dont bénéficie la médecine de réadaptation, qui tient son congrès international à Paris, jusqu’au 12 juillet.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 11h00
    |

                            Florence Rosier








                        



                                


                            
Comment permettre à une personne de récupérer au mieux après un AVC, un accident de la route ou de sport ? Comment compenser l’impact, sur la vie quotidienne, des séquelles motrices ou cognitives liées à un traumatisme ou à une maladie – et rendre ainsi une certaine autonomie au patient ? Telles sont les deux grandes missions de la « médecine physique et de réadaptation » (MPR).
Créée en 1965, cette spécialité médicale méconnue est au centre de l’aide aux personnes handicapées. C’est elle qu’on sollicite dans les suites de soins des quelque 150 000 nouveaux patients qui font un AVC chaque année en France, dont 50 000 garderont des séquelles. Elle qui intervient dans la prise en charge des incapacités des 1 000 nouveaux blessés médullaires qui resteront para ou tétraplégiques. Elle encore qui vient au secours des déficits des patients atteints de sclérose en plaques, de poliomyélite (50 000 adultes souffrent encore des séquelles de cette maladie en France !), de hernie discale, de polyarthrite rhumatoïde…
Une approche globale et personnalisée
Du 8 au 12 juillet, près de 4 000 experts de 40 pays – spécialistes de MPR, neurologues, rhumatologues, gériatres, chirurgiens orthopédiques et pédiatres, mais aussi orthophonistes, kinésithérapeutes et ergothérapeutes – se réunissent à Paris, avec une quinzaine d’associations de patients. C’est la première fois que ce grand congrès annuel de la MPR, le 12e, se tient en France. L’occasion de mettre en lumière le dynamisme de cette médecine, à la fois hypertechnique et très humaine. « L’originalité de notre spécialité, depuis son origine, c’est son approche globale et personnalisée du patient, relève le professeur Alain Yelnik, coorganisateur du congrès, chef du service de MPR à l’hôpital Fernand-Widal (AP-HP, Paris). Quand il s’agit de rééduquer une personne, et plus encore d’optimiser sa réadaptation dans son environnement familial, social, professionnel, on comprend l’importance d’une telle...




                        

                        


<article-nb="2018/07/10/19-5">
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ L’étude de l’ADN ancien réserve quelques surprises et malmène parfois les idées reçues sur l’apparence de nos ancêtres. Un fossile anglais vient d’en offrir un exemple controversé.
<filname="PROF-env_sciences-5"> ¤                     
                                                   
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« Cheddar Man », un Européen noir il y a 10 000 ans ?

L’étude de l’ADN ancien réserve quelques surprises et malmène parfois les idées reçues sur l’apparence de nos ancêtres. Un fossile anglais vient d’en offrir un exemple controversé.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 14h15
    |

            Hervé Morin








                        



                                


                            
L’image a fait le tour du monde et stupéfié les Britanniques : en février, le Natural History Museum (NHL) de Londres a exposé un nouveau buste représentant « Cheddar Man », un fossile trouvé dans une grotte du Somerset il y a plus d’un siècle et vieux de 10 000 ans. La surprise venait de la peau sombre combinée à des yeux bleu-vert et des cheveux bouclés noirs attribués à l’occupant de ce qui n’était alors pas une île. De précédentes analyses génétiques avaient trouvé de soi-disant descendants directs de l’homme de Cheddar dans la ville du même nom, à la peau d’une blancheur toute britannique.

Mais voilà que de nouvelles analyses du génome ancien démentaient cette parenté et présentaient un « ancêtre » à la complexion inattendue. Pour les spécialistes, dont Thomas Booth (NHL), qui a participé à l’analyse du génome du chasseur-cueilleur, cela n’avait pourtant rien de surprenant. « D’autres fossiles européens encore plus récents portent des marqueurs de peau foncée à olivâtre », indique-t-il. En Europe, et plus spécifiquement en Grande-Bretagne, l’apparition de populations à peau blanche, des agriculteurs, serait bien postérieure à l’homme de Cheddar, dont l’héritage génétique légué aux Britanniques modernes est marginal.
Nombreuses critiques
Sa représentation en homme noir a suscité de nombreuses critiques, notamment scientifiques, et des discussions sans fin sur les réseaux sociaux, sur les implications « politiques » d’une telle découverte. « Nous nous sommes appuyés sur trente-six marqueurs génétiques liés à la teinte de la peau », se défend Thomas Booth, évoquant un article scientifique encore non publié. Certes, le modèle employé (HIrisPlex-S), aussi utilisé pour les recherches d’identification policière, est fondé sur des variants génétiques commandant la couleur de la peau aujourd’hui. « Mais il me paraît improbable que l’on soit passé à côté de marqueurs de peau claire qui auraient été présents il y a 10 000 ans,...




                        

                        


<article-nb="2018/07/10/19-6">
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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Pour le philosophe des sciences Claude-Olivier Doron, « on revient à la théorie de la dégénérescence ».
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« Il y a un fort retour de la thé­matique de la race du côté de la génomique et de la biomédecine »

Pour le philosophe des sciences Claude-Olivier Doron, « on revient à la théorie de la dégénérescence ».



Le Monde
 |    10.07.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 15h09
    |

                            Catherine Mary








                        



                                


                            
Claude-Olivier Doron est maître de conférences en histoire et philosophie des sciences à l’université Paris-Diderot. Il s’intéresse à l’histoire et à l’actualité du concept de « race » et du racisme et aux contextes dans lesquels il est mobilisé. Il est notamment l’auteur de L’Homme altéré (Champ Vallon, 2016).
Depuis quand la notion de race est-elle utilisée en biologie ?
Cette notion est ancienne. On la trouve à l’époque moderne dans certaines traductions de la Bible, dans la noblesse, pour distinguer les nobles des roturiers, ou encore dans l’élevage des animaux. Mais c’est au XVIIIe siècle que des na­turalistes comme Georges Louis Buffon (1707-1788), en France, ou Emmanuel Kant (1724-1804), en Allemagne, commencent à l’utiliser pour distinguer différentes variétés héréditaires au sein de l’espèce humaine en repérant des variables, notamment la couleur.

Buffon est le premier à introduire la notion de race en histoire na­turelle, en 1749, dans un article consacré aux variétés de l’espèce humaine. Les races humaines sont, selon lui, des « dégénérations d’un type primitif parfait » dont le modèle est l’Européen, type parfait du « vrai et du beau ».
Comment ce modèle a-t-il ­évolué ?
Le modèle de la dégénération, datant de la fin du XVIIIe siècle, est central pour le naturaliste allemand Johann Friedrich Blumenbach (1752-1840), que l’on peut considérer comme le père de l’anthropologie physique. Selon lui, le modèle primitif parfait vient du Caucase, d’où le terme « caucasien ». Il considère que la forme du crâne et du squelette sont des critères plus fiables que la couleur de la peau et il est le premier à en systématiser l’étude.
La craniologie se développe ensuite, pour devenir une science respectable au XIXe siècle. Il faut aussi mentionner les naturalistes français Georges Cuvier (1769-1832) et Isidore Geoffroy Saint-Hilaire...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ L’étude des génomes pourrait-elle réveiller la notion de « race », en passe d’être gommée de la Constitution  ? David Reich, spécialiste de l’ADN ancien, pose la question. Et créé une polémique.
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« Race » : la génétique face à ses démons

L’étude des génomes pourrait-elle réveiller la notion de « race », en passe d’être gommée de la Constitution  ? David Reich, spécialiste de l’ADN ancien, pose la question. Et créé une polémique.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 15h23
    |

                            Catherine Mary








                        



                                


                            
La biologie peut-elle délimiter des groupes humains qui fonderaient l’existence de races à l’intérieur de l’espèce humaine ? Depuis les années 1970, les généticiens avaient tranché : la race est une construction sociale dont il n’existe aucun fondement en biologie. Ils se délestaient ainsi de cette question brûlante, à l’origine au XIXe siècle de théories dont la description emplit aujourd’hui les pages les plus dérangeantes de l’histoire de leur discipline.
Mais voilà qu’un éminent généticien de l’université Harvard, David Reich, ravive les cendres qu’on croyait éteintes avec la publication de son livre Who We Are and How We Got Here ? (« Qui sommes-nous et comment sommes-nous arrivés ici ? », ­Pantheon Books, non traduit). Son credo ? Dénoncer l’« orthodoxie » du discours sur la diversité génétique qui s’est imposé au cours des dernières décennies et qui a fait de la race une question taboue. « Comment devons-nous nous préparer à la probabilité qu’au cours des années à venir des études génétiques montrent que de nombreuses caractéristiques sont influencées par des variations génétiques et que ces traits diffèrent entre les groupes humains ? », questionnait-il dans une tribune parue en avril dans le New York Times. « Argumenter qu’il n’est pas possible qu’il existe des différences substantielles entre les populations humaines ne fera que favoriser l’instrumentalisation raciste de la génétique que nous voulons justement éviter », concluait-il.

A l’heure où la France a entrepris de gommer le mot « race » de sa Constitution par un vote des députés, le 27 juin, la polémique lancée par Reich rappelle que la génétique a longtemps flirté avec l’eugénisme, avant de s’en repentir. Et que sa ­prétention à pouvoir tout analyser ou presque peut la conduire à ignorer ses limites – un écueil dénoncé par un grand nombre d’anthropologues en réponse au texte de Reich.
Comment les généticiens ont-ils effacé la notion...




                        

                        


<article-nb="2018/07/10/19-8">
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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Sorbonne Université envoie depuis 2012 ses étudiants en médecine se frotter aux réalités des femmes violées et des sans-abri, en immersion dans des associations et en maraude avec le Samu social.
<filname="PROF-env_sciences-8"> ¤                     
                                                   
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Des apprentis médecins en immersion dans la « vraie vie », pour favoriser l’empathie

Sorbonne Université envoie depuis 2012 ses étudiants en médecine se frotter aux réalités des femmes violées et des sans-abri, en immersion dans des associations et en maraude avec le Samu social.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 10h01
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 10h07
    |

            Claire Ané








                        



                                


                            

Paul se souvient en avoir pris « plein la figure ». « Une femme a expliqué que cela fait trois fois qu’elle va à la gendarmerie se plaindre d’agressions sexuelles, et qu’il ne se passe rien… J’étais à des années-lumière de me rendre compte de l’horreur que certaines vivent », raconte cet étudiant en 4e année de médecine à Sorbonne Université, à Paris. Casque sur les oreilles, il a écouté, durant une demi-journée, les appels reçus sur le numéro vert Viols femmes informations (0-800-05-95-95) par les salariées du Collectif féministe contre le viol (CFCV). Et ainsi appréhendé une réalité dont il ne soupçonnait pas l’ampleur : une femme sur six a subi ou subira des violences sexuelles au cours de sa vie.
En ce matin d’été, le soleil entre à flots dans le local de la permanence téléphonique du CFCV. Carole, apprentie médecin, écoute Lucie répondre à la mère d’une jeune femme agressée par un voisin : « Il y a des phrases toutes simples qui peuvent aider votre fille : lui dire “je te crois”. Et aussi : “Quelles que soient les circonstances, tu n’es pour rien dans ce que cet agresseur a commis”, explique l’écoutante. Essayez de valoriser tout ce qu’elle a déjà fait – se confier, c’est énormément de courage. Pour l’instant, elle n’a pas pu porter plainte, il n’y a aucune pression à mettre. »
« Un rôle génial à jouer »
Une fois le téléphone raccroché, Carole remercie Lucie et l’interroge sur l’échange qui vient de se dérouler. « Comme médecin, vous avez un rôle génial à jouer », l’encourage l’écoutante. Le médecin, poursuit-elle, est le premier recours des victimes ; il peut aussi contribuer à libérer la parole, en demandant à chaque patient, quel que soit le motif de sa visite, s’il a subi des violences. Et si l’un d’eux est choqué ? « Vous pouvez lui répondre : “Vous savez, je pose la question à chacun de mes patients”, car c’est très fréquent et qu’il n’y a pas de profil de victime. »
Carole...




                        

                        


<article-nb="2018/07/10/19-9">
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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Professionnels de santé et spécialistes en addictologie s’insurgent dans une tribune au « Monde » de l’offensive des industriels, qui veulent « contribuer » à la santé publique et se substituer aux responsables politiques.
<filname="PROF-env_sciences-9"> ¤                     
                                                   
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Prévention  : le « cynisme du lobby des alcooliers »

Professionnels de santé et spécialistes en addictologie s’insurgent dans une tribune au « Monde » de l’offensive des industriels, qui veulent « contribuer » à la santé publique et se substituer aux responsables politiques.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 15h52
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Afin d’étouffer le scandale du conflit d’intérêts d’Audrey ­Bourolleau, la conseillère agriculture de l’Elysée, et ancienne lobbyiste en chef du monde viticole, conflit démontré rigoureusement par Mediapart le 27 juin, le lobby alcoolier prétend participer à la prévention en santé en publiant une « contribution ». Avec pour seul objectif de créer un nuage de fumée, et d’empêcher toute politique de prévention efficace alors que le ­niveau de consommation d’alcool dans notre pays est un des plus élevés au monde avec 11,6 litres d’équivalent ­alcool pur par habitant en 2016 (davantage désormais que la Russie).
Plus qu’une contribution, c’est une ­offensive en règle que le lobby alcoolier a engagée.

Alors que les agences sanitaires (Santé publique France et l’Institut national du cancer) ont publié en mai 2017 leur expertise sur les mesures à prendre pour réduire les dommages liés à la consommation d’alcool, alors que les différents experts ou leaders d’opinion en santé publique et en addictologie ont fait publiquement des ­propositions pour mener enfin une ­politique énergique face à l’hécatombe (135 morts par jour dus à l’alcool), alors que toutes les autorités sanitaires internationales rappellent que l’alcool est, juste après le tabac, la deuxième cause de mortalité évitable, le lobby alcoolier met en scène sa désinvolture dans une « contribution » où il propose essentiellement de se charger de la politique de santé pourvu qu’il n’ait aucune ­contrainte, aucune obligation et aucun objectif de résultat.
Son discours est d’une simplicité angélique : « Laissez-nous faire ! Croyez-nous sur parole ! ­Dormez braves gens ! Faites confiance à notre sens des responsabilités ! »
Le lobby alcoolier passe à une étape et à une vitesse supérieures : démontrer l’inutilité du ministère de la santé en dictant lui-même sa loi
La conception de la responsabilité ­sociale de ce lobby est visible tous les jours...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Une nouvelle infrastructure, dans les Hauts-de-Seine, va explorer l’immunité in vivo chez le primate non humain.
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Maladies infectieuses  : une plate-forme d’imagerie de pointe

Une nouvelle infrastructure, dans les Hauts-de-Seine, va explorer l’immunité in vivo chez le primate non humain.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 15h49
    |

                            Florence Rosier








                        



                                


                            
Comment, dans l’organisme vivant, suivre en temps réel l’activité de ­chaque « soldat de l’immunité » ? Comment retracer, in vivo, le combat de cette immense armée de l’ombre, à mesure qu’elle déploie ses bataillons pour neutraliser un virus, une bactérie ou un parasite ? Quels effets provoquent un ­candidat-médicament ou vaccin sur ces cellules de l’immunité et sur le germe à combattre ?
Ces questions sont autant de ­défis, si l’on veut développer de nouvelles armes de prévention et de traitement des maladies infectieuses. Ce qu’entend relever une nouvelle infrastructure de recherche : Idmit (Infectious Diseases Models for Innovative Therapies). Inaugurée le 26 juin à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), elle associe le CEA, l’Institut Pasteur, l’Inserm, l’université Paris-Sud, l’ANRS et la société Oncodesign.
Idmit offre à la communauté scientifique, académique ou privée des outils « uniques en Europepour la recherche préclinique sur les maladies infectieuses ou auto-immunes humaines, se réjouit ­Roger Le Grand, du CEA, responsable de cette nouvelle structure. La seule installation similaire se trouve à Bethesda, aux Etats-Unis ». Ses missions : explorer les effets des médicaments, la réponse de l’hôte ou la dissémi­nation des pathogènes sur des ­modèles de primate, sans que l’analyse perturbe ces processus. « 40 % de l’activité d’Idmit sera consacrée au VIH. Nos autres priorités sont la lutte contre la grippe, le virus Zika, la dengue, le chikungunya, la tuberculose, la ­coqueluche, le paludisme… », ajoute Roger Le Grand.
Les atouts de cette nouvelle ­plate-forme : rassembler des techniques d’imagerie ultraprécises (à l’échelle de la cellule et de ses ­molécules fonctionnelles), mais aussi capables d’explorer le corps entier d’un primate non humain, de façon non invasive. Autre originalité : ces examens pourront être réalisés dans des conditions de confinement biologique de type L3 – qui permet la manipulation de...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Avec des symptômes proches d’autres maladies et des tests peu fiables pour la détecter, la maladie de Lyme fait aujourd’hui débat dans la communauté médicale.
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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Des neurochirurgiens américains rapportent le cas d’un homme dont plusieurs lobes cérébraux ont été touchés par un coup de feu. Sans conséquences.
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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Un rapport, que « Le Monde » s’est procuré, montre qu’« entre 1 666 et 4 000 » contaminations auraient été évitées si l’Agence du médicament avait autorisé plus vite le Truvada.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/07/2018
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L’IGAS dénonce les retards de la prévention contre le sida

Un rapport, que « Le Monde » s’est procuré, montre qu’« entre 1 666 et 4 000 » contaminations auraient été évitées si l’Agence du médicament avait autorisé plus vite le Truvada.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 18h14
    |

            Paul Benkimoun








                        



                                


                            
La France a été le premier pays en Europe à permettre, en 2016, l’utilisation du Truvada, un traitement anti-VIH pour prévenir la contamination d’une personne séronégative lors de rapports sexuels à risques. C’est ce que l’on appelle la prophylaxie pré-exposition (PrEP), qui fait actuellement l’objet d’une campagne d’affichage par l’association Aides. Une mesure mise en œuvre avec succès, mais trois ans après que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait été saisie par l’association Aides, et trois ans et demi après que son homologue américaine, la Food and Drug Administration, l’avait autorisée, le 16 juillet 2012. Sans ce retard, plusieurs milliers de contaminations auraient pu être évitées.
Selon un rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) que Le Monde s’est procuré, ce délai résulte principalement d’une instruction « anormalement longue » de la part de l’ANSM. La mission avait été mandatée le 15 mars 2017 par la ministre de la santé de l’époque, Marisol Touraine, et confiée à deux inspecteurs, Gilles Duhamel et Aquilino Morelle.

Retards accumulés
Pour comprendre les enjeux du sujet, il faut partir de deux faits marquants dans l’épidémie d’infections par le VIH. Le premier est la persistance, depuis plusieurs années en France, de plus de 6 000 nouvelles contaminations par an, en particulier chez des hommes ayant des rapports homosexuels. Le second tient au rôle central tenu par le préservatif, « instrument principal, pour ne pas dire unique, de la prévention de l’infection par le VIH », indique le rapport de l’IGAS.
Le rapport rappelle que « contrairement à une idée très répandue, loin d’avoir une “efficacité de 100 %”, le préservatif n’atteint dans ce domaine que des taux de 80 % chez les hétérosexuels et de 70 % chez les “hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes” ». Ce qui justifie d’élargir la palette des outils de prévention.
Lorsque, le...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Cette médecin a joué un rôle majeur dans la légalisation du cannabis médical en Uruguay en 2013, une première mondiale. Début juin, elle a rencontré en France des responsables de santé publique.
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Raquel Peyraube, addictologue et militante pour le cannabis médical

Cette médecin a joué un rôle majeur dans la légalisation du cannabis médical en Uruguay en 2013, une première mondiale. Début juin, elle a rencontré en France des responsables de santé publique.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 06h46
    |

                            Marina Julienne








                        



                                


                            

Portée par sa volubilité, elle engage ses mains, ses bras, tout son corps au service de son argumentation. Une force de persuasion hors du commun anime Raquel Peyraube, médecin, invitée à Paris début juin pour le colloque de l’Union francophone pour les cannabinoïdes en médecine (UFCM). Alors que, en France, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, vient de faire un signe vers une possible utilisation médicale du cannabis en reconnaissant sur France Inter que la France avait « peut-être un retard » en la matière, l’Uruguayenne a joué un rôle central dans la légalisation par son pays, en 2013, du cannabis médical et thérapeutique : une première mondiale.

« Depuis toute petite, j’ai toujours été dans la transgression, raconte-t-elle en riant, dans un français presque parfait. A 7 ans, je voulais déjà être “una medica” et non “un medico” comme on le déclinait, à l’époque, seulement au masculin. » Sa maîtresse lui conseille d’être plutôt avocate, vu ses qualités d’oratrice.
Mais la jeune Raquel n’est pas du genre influençable. Elle démarre médecine en Uruguay, puis, chassée par la dictature, part en Argentine. Elle revient à Montevideo pour accompagner son père, atteint d’un cancer. C’est à l’occasion d’un stage dans un service de toxicologie qu’elle choisit finalement cette spécialité. « J’ai rencontré des patients qui parlaient de leur souffrance physique, psychique, et je me suis vite rendu compte que ces pathologies de l’addiction étaient imbriquées dans des questions sociales et politiques. C’est cela qui m’a passionnée. Au lieu de me spécialiser en oncologie, j’ai préféré l’addictologie et la psychiatrie. »
Dépasser le dogme médical
C’était en 1987, et c’est là que démarre ce chemin qu’elle va tracer quasi sans détour jusqu’au plaidoyer pour un usage adulte responsable du cannabis. « Je refuse d’employer le terme de “récréatif” qui vise à séduire les adolescents, alors qu’à haute dose, cette...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Le stomatopode use de la force de frappe de ses deux pattes avant pour éclater les coquilles de mollusques dont elle se régale.
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Le punch intelligent de la crevette-mante

Le stomatopode use de la force de frappe de ses deux pattes avant pour éclater les coquilles de mollusques dont elle se régale.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 16h00
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            
Zoologie. Cette bestiole est un monstre. Le genre tueur à gages, capable de repérer la proie la plus discrète ou de ­détruire l’adversaire le plus coriace. Sa vision émerveille les scientifiques du monde entier : rien de moins que seize types de cônes ­récepteurs de couleur, là où l’œil humain en possède trois (rouge, bleu, vert). Mais c’est surtout son punch qui fait sa célébrité. Et peut-être aussi son nom. La crevette-mante, aussi connue sous le nom de squille, n’est en effet ni une crevette ni une mante. Mais à la première, elle emprunte l’apparence et le mode de vie marin. A la seconde, les deux ­redoutables pattes avant. En plus violent : les pêcheurs de l’archipel indonésien qui ­tentent de saisir les plus gros et succulents spécimens y laissent régulièrement quelques phalanges.
Depuis quelques années, des chercheurs ont étudié cette famille de brutes épaisses, variables tant par la taille (de 3 à… 38 cm) que par la nature de leur arsenal. Les unes, plutôt amatrices de poissons, cachent au bout de leurs deux pattes antérieures des harpons ; les autres, avides de coquillages, disposent de véritables massues, grâce auxquelles elles éclatent les coquilles protectrices. « Les coups peuvent atteindre la vitesse de 30 m/s (108 km/h) et l’accélération est du même ordre de grandeur que la balle qui sort du canon d’un pistolet, explique Rachel Crane, biologiste marine à l’université Stanford, en Californie. L’impact atteint une force de 1 500 newtons, ce qui est comparable à la morsure d’un tigre. »
Des brutes, donc. Mais pas seulement. Avec des collègues de l’université Duke, Rachel Crane a voulu étudier la stratégie des crevettes-mantes aux prises avec différents types de coquillages. « Nous pensions qu’elles procédaient toujours de la même façon et avons découvert, avec stupeur, qu’elles s’adaptaient, au contraire, à la nature des coquillages visés. » Les résultats ont été publiés, jeudi 14 juin,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Ces trois maladies psychiques sont à la fois les plus fréquentes en France, et les moins bien connues.
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Schizophrénie, bipolarité, dépression : quelles différences ?

Ces trois maladies psychiques sont à la fois les plus fréquentes en France, et les moins bien connues.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 12h38
    |

            Jérémie Lamothe








                        


Quelles différences existe-t-il entre les principales maladies psychiques, à savoir la schizophrénie, la dépression ou la bipolarité ? Souvent méconnues, elles font l’objet d’idées reçues qui peuvent avoir de lourdes conséquences pour les personnes atteintes. Tour d’horizon des symptômes des trois pathologies psychiques les plus fréquentes en France.
La schizophrénie 
La maladie, caractérisée par un ensemble de symptômes très variables, affecte le cerveau, altère les fonctions cognitives (mémoire, perception, appréciation des choix) et trouble le cours de la pensée. Les premiers symptômes se manifestent le plus souvent entre 15 et 30 ans et évoluent tout au long de la vie.
Il y a d’abord l’apparition de délires, ou d’hallucinations auditives, visuelles, olfactives… Les personnes malades « perçoivent des voix, voient des choses alors qu’il n’y a rien à voir », explique le professeur de psychiatrie Raphaël Gaillard, chef de pôle à l’hôpital Sainte-Anne à Paris et président de la fondation Deniker. « Ce sont les symptômes les plus visibles de la maladie. »

        Lire la BD de Fiamma Luzzati :
         

          Le jour où ma sœur est devenue schizophrène



Ces symptômes sont dits « positifs », car ils s’accompagnent d’un fonctionnement psychique normal. A ceux-là s’ajoute la désorganisation. « Il y a une perte de l’unité du fonctionnement psychique », poursuit M. Gaillard. Cela entraîne un langage difficile à suivre, qui peut paraître incohérent, ainsi que des troubles de l’expression des émotions, en décalage avec ce que ressent la personne malade.
Viennent ensuite « le repli social, la perte d’initiative et d’envie », poursuit le professeur. C’est là que commence alors à apparaître une perte de capacité à construire quelque chose. Ces symptômes dits « négatifs » se caractérisent par une diminution des réactions et de l’expression émotionnelle. Au quotidien, ce sont les plus handicapants : incapacité à agir (apragmatisme), perte d’initiative, isolement…
Près de 600 000 personnes sont atteintes de la schizophrénie en France aujourd’hui. Un chiffre constant ces dernières années.

        Lire :
         

          Schizophrénie : « Aujourd’hui, il est impossible d’avouer qu’on est malade »



Les troubles bipolaires
La bipolarité – qui touche environ 3 % de la population française – débute le plus souvent à la fin de l’adolescence, ou au début de l’âge adulte. Elle se caractérise par un dérèglement de l’humeur avec une succession de phases dépressives, alternant avec des phases d’exaltation, appelées épisodes maniaques. Ces fluctuations peuvent être si intenses qu’elles en deviennent insupportables pour la personne atteinte de bipolarité et son entourage.

        Lire la BD de Fiamma Luzzati :
         

          Bipolaire, une vie en noir ou blanc



De nombreux symptômes peuvent également apparaître lors de ces phases aiguës : idées délirantes, hallucinations ou désinhibition. La personne, qui subit également des troubles du sommeil et de l’appétit, va avoir tendance à s’isoler et pourra avoir des troubles du comportement. On peut également observer des troubles de concentration et des pertes de mémoire répétées. Ces symptômes tendent à disparaître sous traitement, ceux-ci permettant de limiter la fréquence et l’intensité des épisodes.

        Lire aussi :
         

                Troubles bipolaires : retrouver une « vie active »



La dépression 
Comme pour les autres maladies psychiques, les symptômes de la dépression sont multiples. Lorsqu’une personne est atteinte d’humeur dépressive – environ 20 % de la population au moins une fois dans leur vie –, un sentiment de tristesse ou de vide est présent quotidiennement sans qu’il y ait de raison précise.

        Lire la BD de Fiamma Luzzati :
         

          Quand le corps broie du noir



La personne atteinte de dépression est également victime de troubles du sommeil, de troubles cognitifs, d’un sentiment de dévalorisation ou encore d’une évolution de son poids, que ce soit une perte ou une prise de poids significative. Des idées noires peuvent également apparaître provoquant des envies de suicide, l’un des principaux risques de la dépression.

        Lire aussi :
         

                La dépression, un mal flou à redéfinir






                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ En France, près de 600 000 personnes sont atteintes de schizophrénie. Cette maladie psychique reste entachée de clichés, pénalisant les patients qui peinent à se réinsérer dans la société.
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Schizophrénie : « Aujourd’hui, il est impossible d’avouer qu’on est malade »

En France, près de 600 000 personnes sont atteintes de schizophrénie. Cette maladie psychique reste entachée de clichés, pénalisant les patients qui peinent à se réinsérer dans la société.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 12h37
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 07h47
    |

            Jérémie Lamothe (Envoyé spécial à Nancy)








                        



                                


                            

Derrière ses petites lunettes, Roman a du mal à contenir sa joie : il vient de décrocher sa deuxième année de sociologie. Rien d’extraordinaire à première vue. Mais il s’est passé douze ans entre l’obtention de sa première et de sa deuxième année à l’université de Lorraine, à Nancy. Entre temps, Roman, 33 ans, « est passé par tous les états » : « bouffées délirantes », « hallucinations visuelles et olfactives », « impressions d’être extralucide », énumère-t-il lentement.
Roman est atteint de schizophrénie, une maladie qui touche environ 600 000 personnes en France. Les symptômes apparaissent généralement chez des personnes jeunes, entre 15 et 30 ans. Roman avait 19 ans, c’était en 2004. Il a été diagnostiqué « deux ou trois ans après », il ne se rappelle plus trop. Il ne sait pas non plus quel a été le déclencheur de la maladie, peut-être était-ce « son passé de toxicomane », lui qui consommait « dans un cadre festif » du cannabis, avant de se réfugier, plus tard, dans l’héroïne. Après l’apparition des premiers symptômes, Roman a été hospitalisé plusieurs fois et s’est vu prescrire « quasiment tous les médicaments », allant jusqu’à en prendre quinze par jour, ce qui l’a contraint à mettre ses études entre parenthèses.
Depuis six ans maintenant, Roman a complètement arrêté la drogue, ses « amis de came », et il va « beaucoup mieux ». Avec l’aide de sa famille, et de l’association nancéienne Espoir 54, qui aide depuis vingt ans les personnes atteintes de maladies psychiques à se reconstruire, il tente « de reprendre les rênes de sa vie ».

« Travail de Sisyphe »
Mais si le travail de reconstruction se passe bien pour Roman, qui a mis dix ans à se remettre complètement sur pied, ce n’est pas le cas de toutes les personnes malades. Il est compliqué, encore aujourd’hui, pour une personne atteinte de schizophrénie de se réinsérer dans la...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Regardez vers le sud en fin de nuit et la luminosité de Mars vous impressionnera : cette planète n’avait pas été aussi éclatante depuis près de 15 ans.
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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Au menu : la mise au point d’un ovaire artificiel, le secret des araignées volantes, le Soleil au plus loin de la Terre, etc.
<filname="PROF-env_sciences-19"> ¤ 
<article-nb="2018/07/10/19-20">
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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Le Tour de France 2018 débute ce samedi 7 juillet. Comme à chaque édition, moins d’un tiers des échappées devraient êtres victorieuses. Explications en vidéo.
<filname="PROF-env_sciences-20"> ¤ 