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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ En Belgique, en France ou en Russie, les supporteurs des deux pays, maquillés, déguisés et survoltés, sont dans les starting-blocks.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Gaviria, déjà vainqueur de la première étape, s’est imposé de justesse face au champion du monde, le Slovaque Peter Sagan, et à l’Allemand André Greipel.
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Tour de France 2018 : le doublé pour Gaviria, Van Avermaet reste en jaune

Gaviria, déjà vainqueur de la première étape, s’est imposé de justesse face au champion du monde, le Slovaque Peter Sagan, et à l’Allemand André Greipel.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 18h15
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 18h45
   





                        



   


Le Colombien Fernando Gaviria (Quick-Step) a remporté au sprint la 4e étape du Tour de France, mardi, à Sarzeau, près du golfe du Morbihan, son deuxième succès depuis le départ. Le Belge Greg Van Avermaet (BMC) a conservé le maillot jaune de leader après cette étape marquant l’entrée en Bretagne.
Gaviria, déjà vainqueur de la première étape à Fontenay-le-Comte, s’est imposé de justesse face au champion du monde, le Slovaque Peter Sagan, et à l’Allemand André Greipel. Le peloton a joué avec le feu avec l’échappée du jour, reprise seulement sous la flamme rouge du dernier kilomètre.
Chute dans le peloton
Par une étrange coïncidence avant la demi-finale France-Belgique du Mondial de football, cette échappée a réuni dès les premiers hectomètres quatre représentants des deux pays. Les deux « Bleus », Jérôme Cousin et Anthony Pérez, et les deux « Diables rouges », Dimitri Claeys et Guillaume Van Keirsbulck, ont bénéficié d’un bon de sortie qui a culminé à 7 min 30 s. Mais leur avance s’est réduite sous l’effet conjugué de la poursuite organisée par les équipes de sprinteurs (Gaviria, Greipel, Démare, Groenewegen) et du vent de face dans les 100 derniers kilomètres.
Le quatuor a accéléré à l’approche des 40 derniers kilomètres pour compter encore 2 min 30 s aux 25 km. L’équipe Quick-Step a dû dépêcher plusieurs coureurs pour activer la chasse sans pour autant mettre fin au suspens. La formation belge, qui espérait du renfort, a modéré ses efforts en tête du peloton avant d’insister de nouveau. L’écart, qui atteignait de 1 min 45 s aux 15 km, a diminué ensuite : 1 min aux 8 km et 35 s 4 km plus loin.
Une chute dans le peloton a jeté à terre Axel Domont (AG2R La Mondiale), le compagnon de chambre du Français Romain Bardet, et a retardé le Russe Ilnur Zakarin (Katusha Alpecin), qui a cédé environ une minute à l’arrivée des 195 km. Gaviria, qui est âgé de 23 ans, a signé son neuvième succès de la saison, la 34e victoire de sa carrière.
Mercredi, la 5e étape, 204,5 km entre Lorient et Quimper, emprunte des routes d’un autre profil, sinueuses, étroites et accidentées, pour rejoindre la préfecture du Finistère. Dans l’esprit d’une classique ardennaise, de l’avis du directeur de course, Thierry Gouvenou, qui espère du mouvement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Les deux équipes abordent le match du soir en pleine confiance. Si les Bleus ont sorti l’Argentine de Messi, les Diables ont vaincu Brésil, grand favori du tournoi.
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France-Belgique : demi-finale entre voisins

Les deux équipes abordent le match du soir en pleine confiance. Si les Bleus ont sorti l’Argentine de Messi, les Diables ont vaincu Brésil, grand favori du tournoi.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 18h13
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 18h58
   





                        



   


Mardi 10 juillet, à 20 heures, les Bleus de Didier Deschamps ont rendez-vous avec les Diables rouges, de Roberto Martinez, à Saint-Pétersbourg, pour une place en finale et pour se rapprocher de l’exploit de leurs aînés de 1998. Le Soir fait sa « une » sur la grande « fête des voisins » et ne cache pas l’espoir de voir les Diables moucher la « pointe d’arrogance » des Bleus, qui arborent déjà une étoile sur leur maillot.

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#FRABEL France-Belgique : la Une collector de @lesoir à ne pas manquer ce mardi avec #Kroll
— lesoir (@Le Soir)


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Des Diables statistiquement meilleurs que les Bleus
Depuis le début de la campagne de Russie, la Belgique dispose de la meilleure attaque du tournoi, qui a marqué 14 buts et en a encaissé 5. En face, les Bleus font presque pâle figure, avec 9 buts marqués et 4 encaissés.
Dans les deux équipes, deux joueurs se sont particulièrement illustrés : chez les Diables, Romelu Lukaku a marqué 4 buts en 4 matchs, tandis qu’Antoine Griezmann en a marqué 3 en 5 matchs. Surtout, la Belgique a remporté les 5 matchs qu’elle a disputés ; la France en a remporté 4 et a concédé un match nul, le 26 juin, face au Danemark.

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Les Diables arrivent à Saint-Pétersbourg en pleine confiance. Ils ont sauvé leur peau en huitièmes de finale en renversant sur le fil le Japon (3-2), et surtout, ils ont éliminé le grand favori du tournoi, le Brésil de Neymar (2-1), qui n’a pas réussi à tromper la vigilance du grand gardien Thibaut Courtois en fin de match.
Mais la France n’est pas en reste. Elle a sorti l’Argentine de Lionel Messi (4-3) grâce à un éblouissant Mbappé, auteur d’un doublé et d’une folle chevauchée pour obtenir un penalty transformé par Antoine Griezmann. Et a éteint avec autorité l’Uruguay de Luis Suarez d’un 2-0 tout en maîtrise.
Depuis 1904, les équipes des deux nations se sont déjà rencontrées 73 fois, pour 24 succès français, 30 victoires belges et 19 nuls, le dernier match entre les deux formations ayant été remporté par Belgique le 7 juin 2015. Au classement de la FIFA, les Diables rouges occupent la troisième place, derrière l’Allemagne et le Brésil, et la France n’est que septième.

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Match entre joueurs de Premier league
Devant le président Emmanuel Macron, qui a fait le voyage en Russie pour l’occasion, et Philippe, le roi des Belges, les yeux seront rivés, côté belge, sur un trio infernal – Kevin De Bruyne, Romelu Lukaku et Eden Hazard – et pour les Bleus sur Kylian Mbappé, Olivier Giroud et Antoine Griezmann.
Au-delà du duel, la demi-finale aura un côté bataille de Premier League entre des joueurs des deux camps qui se connaissent par cœur : Hugo Lloris, Jan Vertonghen, Toby Alderweireld et Moussa Dembélé jouent ensemble à Tottenham, tandis que Paul Pogba et Romelu Lukaku jouent à Manchester United. Et comme si cela ne suffisait pas, Olivier Giroud et N’Golo Kanté évoluent à Chelsea aux côtés d’Eden Hazard et Thibaut Courtois. Olivier Giroud résume la situation :
« C’est un match particulier, on n’a pas envie de se faire chambrer au retour en présaison. »
Eden Hazard, peu avare en compliments, a pour sa part déclaré sur beIN Sports :
« Pour jouer toute l’année avec N’Golo [Kanté], c’est le meilleur joueur du monde à son poste (…) Quand il est au top, tu as 95 % de chances de gagner le match. »
Des stars en bleu
S’il ne faut retenir qu’une image de Kylian Mbappé, c’est celle d’une course incroyable : le jeune attaquant a été flashé à 32,4 km/h contre l’Argentine de Messi (4-3) en huitièmes de finale, pour provoquer un penalty, transformé par Griezmann.
A 19 ans et demi, le joueur du PSG, qui affiche déjà 20 sélections, 7 buts et 5 passes décisives a déjà marqué 3 buts en Russie, dont un doublé contre les Argentins, et le but de la victoire contre le Pérou au premier tour (1-0). Les Belges se méfient de lui : « Ce qu’il fait à son âge, je n’ai jamais vu ça, à part Lionel Messi », a concédé le milieu des Diables rouges, Nacer Chadli, en assurant qu’il n’y aurait « pas de plan anti-Mbappé ».

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A 27 ans, Antoine Griezmann – 59 sélections, 23 buts, 11 passes décisives – n’a pas encore complètement retrouvé son visage rayonnant de l’Euro 2016, terminé avec le statut de meilleur joueur et meilleur buteur (6 réalisations) du tournoi. Au premier tour, malgré un penalty contre l’Australie (2-1), Griezmann a semblé peiner physiquement, mais « Grizou » a marqué sur penalty contre l’Argentine, et surtout, il a été doublement décisif dans le quart de finale contre l’Uruguay (2-0).

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Reste le cas d’Olivier Giroud : à 31 ans, l’attaquant au numéro 9 n’a encore marqué aucun but. Il joue pour le groupe :
« J’essaie de créer des brèches, d’ouvrir des espaces pour mes partenaires, de jouer en remises, en déviations… (…) C’est aussi mon jeu, mon côté un peu altruiste. »

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Une « génération dorée » et un portier intraitable
Les Diables rouges ne sont pas en reste, avec leur « génération dorée » incarnée par les attaquants Kevin De Bruyne (Manchester City), Eden Hazard et Michy Batshuayi (Chelsea), et Romelu Lukaku (Manchester United).
Kevin De Bruyne, c’est un peu l’électron libre de la sélection belge qui joue tantôt en position de numéro 10 derrière Hazard et Lukaku, tantôt en « faux 9 » pour profiter du travail de ses deux coéquipiers excentrés sur les côtés. Son rôle consiste à réguler le tempo de son équipe selon la physionomie de la rencontre, a-t-il expliqué après sa prestation face au Brésil :
« Je me fiche où j’évolue sur le terrain. Je me dois d’essayer de contribuer [au succès de l’équipe] par n’importe quel moyen. »
Ses compères Hazard et Lukaku n’ont pas non plus à rougir. Contrairement à Neymar, le numéro 10 belge a été à la hauteur de son rang face à la Seleçao. Quant à Romelu Lukaku, la planète foot a encore découvert une nouvelle facette de son jeu : après sa feinte de corps gagnante contre le Japon – pour laisser passer un ballon pour un partenaire mieux placé –, il a réalisé contre le Brésil un slalom façon Ronaldinho sur presque 50 mètres pour servir De Bruyne sur le 2e but belge.
Ce trio est complété par Thibaut Courtois, géant de 1,99 m qui a écœuré la sélection brésilienne en repoussant une à une toutes les tentatives, jusqu’à sa claquette incroyable à la dernière minute du temps réglementaire, quand Neymar pensait avoir arraché la prolongation d’une frappe enroulée presque parfaite.

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En lice pour le Ballon d’or
Tous les poids lourds de la lutte pour le Ballon d’or étant hors jeu – Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, balayés en huitièmes de finale, et Neymar, sorti en quarts –, il n’en faut pas plus pour aiguiser les appétits des challengers du soir, Eden Hazard ou Kylian Mbappé, ou encore ceux de demain, Luka Modric et Harry Kane.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ D’un côté, les Bleus de Mbappé, Pogba et Griezmann. De l’autre, les Diables rouges d’Hazard, Lukaku et De Bruyne. Au bout, une place en finale de Coupe du monde.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le club madrilène a annoncé le départ du quintuple Ballon d’or vers le club italien de la Juventus Turin.
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Football : Cristiano Ronaldo quitte le Real Madrid pour la Juventus Turin

Le club madrilène a annoncé le départ du quintuple Ballon d’or vers le club italien de la Juventus Turin.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 18h25
   





                        


Le Real Madrid a annoncé, mardi 10 juillet, le départ de la star planétaire Cristiano Ronaldo à la Juventus Turin, un transfert qui met en ébullition la planète football. « J’ai beaucoup réfléchi » et « je pense que le moment est venu d’ouvrir une nouvelle étape dans ma vie et c’est pour cela que j’ai demandé au club d’accepter mon transfert », a dit pour sa part CR7 dans une lettre publiée par le club merengue.
Il quitte le club de la capitale espagnole en tant que meilleur buteur de l’histoire du Real Madrid, avec 451 buts en 438 rencontres et avec 16 titres au compteur, dont quatre Ligue des champions. Le Real Madrid assure par ailleurs que CR7 « restera toujours une des plus grandes légendes » du club. Il était arrivé en Espagne en 2009, en provenance de Manchester United, contre 94 millions d’euros. La Juventus est le quatrième club de l’attaquant qui a débuté sa carrière professionnelle avec le Sporting Portugal en 2002.

⚽⭐🙌 Carta de Cristiano Ronaldo. 

✍ https://t.co/N6ssf0qoca

— realmadrid (@Real Madrid C.F.)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ La quatrième étape du Tour menait les coureurs de La Baule à Sarzeau sur 195 km. Le Belge Greg Van Avermaet (BMC) conserve le maillot jaune de leader.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Vingt ans après avoir été sacrés champions du monde ensemble, Didier Deschamps et Thierry Henry seront adversaires, mardi 10 juillet, en demi-finale de la Coupe du monde.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ 
<article-nb="2018/07/10/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le match contre la France de mardi soir est en « une » des quotidiens francophones et néerlandophones.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Meilleur buteur de l’histoire de la sélection belge, l’attaquant s’est mué en passeur pour envoyer les siens en demi-finale face à la France, mardi, à Saint-Pétersbourg.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : Lukaku, le diable au corps

Meilleur buteur de l’histoire de la sélection belge, l’attaquant s’est mué en passeur pour envoyer les siens en demi-finale face à la France, mardi, à Saint-Pétersbourg.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 18h38
    |

                            Corentin Lesueur








                        



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Temps restant avant France - Belgique



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Foi de Paul Pogba, son partenaire de club et futur adversaire : Romelu Lukaku a « fermé des bouches » depuis le début du Mondial. Dit autrement, le Belge a renvoyé à leurs études ceux qui ne voyaient en lui qu’un attaquant physique et puissant, un déménageur des surfaces guère habile ballon au pied.
Un portrait aussi sévère que paradoxal pour un joueur qui, à tout juste 25 ans, détient le record du nombre de buts inscrits chez les Diables rouges (40 en 73 sélections), joue pour l’un des clubs les plus prestigieux (Manchester United) et compte parmi les leaders d’une génération déjà considérée comme la plus talentueuse qu’ait connue le Plat Pays, qui dispute face à la France la deuxième demi-finale de Coupe du monde de son histoire, mardi 10 juillet, à Saint-Pétersbourg.

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Une inclination à la critique typiquement belge selon Ariël Jacobs, son premier entraîneur chez les professionnels, qui admet tout de même « une première touche de balle pas parfaite » chez son ancien protégé : « Mais pourquoi l’opposer à Messi ? Il faut comparer les pommes avec les pommes et juger Romelu sur sa qualité première : la présence dans les 16 mètres et la concrétisation. »
Les dernières prestations en Russie du natif d’Anvers montrent un joueur altruiste et dévoué au collectif, loin de l’artilleur les crampons cloués dans la surface adverse. En huitièmes de finale face au Japon, l’avant-centre laisse subtilement passer le ballon et offre à Nacer Chadli l’occasion de crucifier les Nippons dans les dernières secondes. En quarts contre le Brésil, il récupère la balle dans son camp et mène la charge qui aboutira au but décisif de Kevin De Bruyne. Deux matchs parmi les plus aboutis de la – jeune – carrière internationale de Lukaku, pourtant muet depuis les quatre buts inscrits en début de Mondial, contre des adversaires plus modestes (Panama et Tunisie).
« Une arme destructrice »
Responsable de la formation du club d’Anderlecht, en banlieue bruxelloise, Jean Kindermans confirme l’évolution de celui qui a fait le bonheur de son académie dès ses 13 ans : « Cette Coupe du monde dévoile un joueur qui a nettement progressé, dans tous les aspects de son jeu. Avant, c’était un buteur. Maintenant, il marque toujours autant, mais participe bien plus à l’organisation du jeu. » Une prise de responsabilité loin de surprendre l’ancien professionnel, qui se rappelle la « faim » et la « soif de progression » d’un adolescent soucieux de « toujours sortir de sa zone de confort et se remettre en question pour atteindre de nouveaux objectifs ».

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La faim et la soif. Deux besoins vitaux érigés en leitmotiv dans l’ascension du jeune Lukaku. Dans une confession publiée sur le site The Players’ Tribune, le Mancunien détaille les galères d’une enfance au milieu d’une famille sans le sou, entre privation d’électricité et partage de ribouis avec son père. Surtout, ce fils d’ex-footballeur évoque un déclic, à 6 ans : « J’ai surpris ma mère en train de rajouter de l’eau dans mon bol de lait. Le même que la veille. J’ai alors compris que nous étions fauchés. Pas seulement pauvres : fauchés. Ce jour-là, j’ai su exactement ce que j’avais à faire et ce que j’allais faire. »
« A 16 ans, il était déjà capable de renverser n’importe quel défenseur et de faire preuve de sang-froid devant le gardien »
La suite ne sera que précocité et buts plantés par sacs, partout où le gaucher a posé sa grande carcasse (1,90 m pour 94 kg). Chez les juniors, Lukaku affole les compteurs deux crans au-dessus de sa classe d’âge. Il signera son premier contrat et ses débuts en pro à Anderlecht, en 2009, ses 16 bougies à peine soufflées. A 25 ans, Guillaume Gillet faisait presque figure d’ancien dans le club bruxellois. Pas de quoi intimider son nouveau partenaire, « formaté pour réussir de très grandes choses » : « A 16 ans, il était déjà capable de renverser n’importe quel défenseur et de faire preuve de sang-froid devant le gardien. Pour nous, c’était une arme destructrice. »
« Je ne rigolais pas »
Le temps de conquérir un titre de champion de Belgique et le trophée de meilleur buteur, l’attaquant ne passera que deux saisons entières à Anderlecht, avant de traverser la Manche et de signer à Chelsea. Barré par la concurrence à Londres, il explosera à Everton (87 buts en quatre ans) et fera son retour dans la cour des grands à l’été 2017, à Manchester United, pour une centaine de millions d’euros (bonus compris).
« Il est parfois victime de son perfectionnisme. Il veut continuellement trop bien faire, le plus vite possible »
Prolifique et discret, Lukaku a dû attendre le Mondial russe pour réduire au silence ses derniers contempteurs. La faute, en partie, à une volonté exacerbée de faire la différence sur la pelouse, quitte à s’encombrer de tâches dévolues à d’autres, et surjouer. Ariël Jacobs en témoigne : « Il est parfois victime de son perfectionnisme. Il veut continuellement trop bien faire, le plus vite possible. Il lui arrive de réclamer le ballon trop loin du but, mais c’est pas évident de lui dire que ce n’est pas son rôle. »
Un recadrage auquel s’est plié son sélectionneur, en pleine Coupe du monde. Fin connaisseur du personnage, qu’il a dirigé trois ans à Everton, Roberto Martinez a profité d’un passage devant la presse pour rappeler son attaquant à sa mission : « Marquer des buts ». « Il n’est pas aussi bon quand vous lui demandez de faire trop choses, sa performance est alors plus brouillonne, développe-t-il. Il sait désormais quel est son rôle. J’espère que c’est le cas pour tous les autres joueurs, car c’est la seule manière de devenir une équipe. »

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Conseillé par Thierry Henry en Russie, l’Anversois n’a pas attendu les cours particuliers du Français pour apprendre l’instinct du buteur. Enfant, il rêvait déjà d’anéantir l’adversaire : « J’essayais de déchirer le cuir du ballon chaque fois que je frappais dedans. Pas de tir en finesse. Je ne rigolais pas. J’essayais de te tuer. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ « Roulette russe », épisode 27. Aujourd’hui, Eddy Fleck confie qu’en bon opportuniste, il préfère vivre le match France-Belgique à la frontière. Et être aux côtés du vainqueur, quel que soit le résultat.
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Coupe du monde 2018 : pourquoi j’irai suivre France-Belgique à Armentières

« Roulette russe », épisode 27. Aujourd’hui, Eddy Fleck confie qu’en bon opportuniste, il préfère vivre le match France-Belgique à la frontière. Et être aux côtés du vainqueur, quel que soit le résultat.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 11h39
   





                        


Chaque jour durant la Coupe du monde, Eddy Fleck et Maxime Mianat analysent la compétition à leur façon. Attention : cette chronique peut contenir du second degré.

   


Une demi-finale de Coupe du monde est un événement capital qui mérite de prendre toutes les précautions nécessaires. Je suis trop engagé émotionnellement dans ce parcours des Bleus pour accepter une défaite sans réagir à quelques mètres du dessert. Le coup de massue serait terrible. Cette semaine, un copain m’a parlé de la ville d’Armentières (Nord), située à quelques minutes de la Belgique. « Tu vas voir, c’est le paradis pour cette demi-finale. Quel que soit le résultat, tu ne seras pas ridicule. » Footix de père en fils, j’ai sauté sur l’occasion.
Je suis arrivé ce matin sur les lieux avec un maillot français sous le maillot belge. La ville a installé une fan zone qui s’étend des deux côtés de la frontière avec un écran géant au milieu. Le principe de la soirée est clair : venez Français, repartez Belge si vous le souhaitez. Un lieu magique pour l’opportuniste que je suis. Je compte me placer sur la ligne séparant les deux pays tracée en jaune par les organisateurs de l’événement. Il me suffira de faire un pas chassé d’un côté ou de l’autre en fonction des buts marqués par chaque équipe. On ne pourra rien me reprocher d’un point de vue sportif et éthique puisque je respecte pleinement les règles géographiques. Si l’espace Schengen a été créé, c’est évidemment pour permettre la libre circulation des marchandises, des personnes et des lâches. Alors, pourquoi ne pas en profiter ?
D’ailleurs, je n’ai aucun mal à m’imaginer belge car c’est un peuple attachant. Même si nous avons connu quelques périodes de tensions, notamment dues à l’envoi de Lara Fabian en France, je ne peux pas les détester. C’est la première fois que nos voisins ont une équipe de football digne de ce nom. Avant, on pouvait se foutre de leur gueule. Aujourd’hui, je préfère anticiper la raclée en faisant copain-copain avec eux. Après tout, en 1800, ce pays était français. S’il l’emporte, sa victoire sera un peu la mienne. Pas chassé.
Eddy Fleck

Les épisodes précédents de « Roulette russe »
Episode 1 : comment concilier Coupe du monde et vie de famille
Episode 2 : pourquoi il ne faut pas critiquer l’équipe de France
Episode 3 : pourquoi on ne sait pas encore si Griezmann pourra jouer contre l’Australie
Episode 4 : pourquoi le drapeau du Brésil n’est pas ce que vous croyez
Episode 5 : pourquoi les Anglais n’ont en réalité pas inventé le football
Episode 6 : pourquoi Pologne-Sénégal est un authentique derby
Episode 7 : pourquoi la Coupe du monde est un cauchemar pour les autres sportifs
Episode 8: pourquoi France-Pérou n’aura pas lieu
Episode 9 : pourquoi il y a toujours un drapeau algérien dans un stade
Episode 10 : pourquoi l’Antarctique est le grand absent du tournoi
Episode 11 : pourquoi il n’est pas raisonnable d’aimer à la fois Lionel Messi et Cristiano Ronaldo
Episode 12 : pourquoi on peut suivre la Coupe du monde sans aimer le foot 
Episode 13 : pourquoi le dopage n’existe pas dans le football
Episode 14 : pourquoi 0-0 est le score parfait
Episode 15 : pourquoi le match Panama-Tunisie sera l’événement du soir
Episode 16 : pourquoi j’ai renoncé à la nationalité française durant la Coupe du monde
Episode 17 : comment échapper à un mariage le jour de France-Argentine ?
Episode 18: pourquoi les statistiques sont indispensables au football
Episode 19 : pourquoi les joueurs brésiliens choisissent-ils leur nom de famille ?
Episode 20 : comment expliquer la Coupe du monde à son enfant
Episode 21 : comment briller en société en parlant football ?
Episode 22 : pourquoi il faut croire en Dieu avant France - Uruguay
Episode 23 : pourquoi cette équipe de France ne me fait pas rêver
Episode 24 : pourquoi les footballeurs sont des gens bien, finalement
Episode 25 : comment noter les joueurs ?
Episode 26 : pourquoi le football ne me manque absolument pas





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Marco Martiniello, ancien joueur de football et professeur à l’université de Liège, estime que la passion pour l’équipe nationale ne traduit pas nécessairement un regain d’un nationalisme belge.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Pendant des décennies, une grossesse signifiait pour elles la fin de leur carrière. Mais au sein des fédérations sportives les choses semblent toutefois évoluer.
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Gagner ou pouponner : les sportives de haut niveau françaises ne veulent plus choisir

Pendant des décennies, une grossesse signifiait pour elles la fin de leur carrière. Mais au sein des fédérations sportives les choses semblent toutefois évoluer.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 11h59
    |

                            Maud Obels








                        


Salaire, médiatisation… les inégalités entre les sports masculins et féminins ne manquent pas. Sans parler de l’une des principales : le droit de fonder une famille sans renoncer à une carrière. Sur ce plan, les choses sont toutefois en train de changer. Car, à l’image de la joueuse de tennis américaine Serena Williams, qui, de retour sur le circuit après sa grossesse, a obtenu un statut de tête de série à Wimbledon – statut privilégié que lui avait refusé à la fin de mai l’organisation de Roland-Garros –, les femmes ne veulent plus avoir à choisir entre leur vie de sportive et leur vie de famille. « Avant les années 1990, les sportives arrêtaient leur carrière avant d’avoir un enfant, explique Aurélie Ledon, docteure en psychologie du sport. Maintenant, elles ne laissent plus le choix au staff. »
Pas si simple. La grossesse est encore souvent vue comme une rupture signant la fin des performances, et nombreuses sont celles qui attendent de terminer leur carrière pour fonder une famille, quitte à faire des enfants tard et à quitter précocement leurs terrains de jeu.
Les sportives se retrouvent souvent bien seules pour surmonter ce moment délicat de leur carrière. « Rien n’est adapté pour les accompagner », reconnaît Marie-Françoise Potereau, présidente de la Femix’Sports, organisation de promotion du sport féminin, et vice-présidente de la Fédération de cyclisme.

   


Sandra Dijon, basketteuse championne d’Europe et plusieurs fois vice-championne de France, a fait cette expérience tôt dans sa carrière, enceinte à 21 ans, en 1997, alors qu’elle n’était encore que semi-professionnelle. Un enfant imprévu qu’elle a élevé seule, et qui ne l’a pas empêchée de mener une carrière professionnelle de 24 ans à 42 ans. « Sincèrement, on est livré à soi-même, estime-t-elle. Rien n’est prévu pour les sportives. »
Elevant son enfant seule, elle a dû non seulement se remettre en condition physique mais également prévoir et financer la garde de son fils pendant les longs déplacements à l’étranger. « S’il existait un accompagnement, beaucoup plus de filles qui se sont arrêtées auraient repris. Un coach pourrait par exemple permettre de ne pas prendre trop de poids pendant la grossesse et de retrouver plus rapidement une bonne condition physique. »
Jacques « Jacky » Commères, dirigeant des équipes nationales à la Fédération nationale de basket-ball, nuance. Selon lui, si les dispositifs d’accompagnement sont peut-être insuffisants dans les clubs, la fédération est plus à l’écoute. « Nous sommes attentifs à ces choses-là, cela fait partie de la vie. L’accompagnement existe, par exemple le statut de joueuse internationale permet d’avoir une période de soin et de “réathlétisation” avant l’intégration en équipe nationale. »
Performances post-partum
Les fédérations sportives ont en fait tout à gagner à accompagner leurs joueuses dans leur choix de vie, car la grossesse peut avoir des vertus et les exemples de performances plus élevées post-partum ne sont pas rares. Selon Carole Maître, gynécologue à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep), « la grossesse augmente la capacité aérobie de 20 % à 30 %, dès le deuxième mois. Si cet apport est entretenu, il peut perdurer jusqu’à un an après l’accouchement ».
Ainsi, la biathlète Marie Dorin-Habert a été sacrée double championne du monde de biathlon en mars 2016, six mois seulement après la naissance de sa fille. Mélina Robert-Michon, lanceuse de disque qui vient d’avoir, au début de juin, son deuxième enfant, avait quitté l’entraînement seulement trois ou quatre mois pour la naissance de sa première fille, en 2010, alors qu’elle avait 30 ans.
Et c’est après cet heureux événement qu’elle a réalisé ses meilleures performances : vice-championne du monde en 2013, vice-championne d’Europe en 2014, vice-championne olympique en 2016… « J’avais besoin d’une coupure, de faire autre chose. Et je me suis rendue compte que ça me manquait, explique-t-elle. Cela a également été l’occasion de faire des changements techniques, de se fixer de nouveaux objectifs. »

   


« Mon coach a vu ma fille comme une force, confirme Marie Martinod, skieuse acrobatique. Quand tu laisses ton enfant pour partir en compétition, tu ne veux pas que ce soit pour rien, tu as les crocs. » « J’étais beaucoup plus épanouie après la naissance de mes jumelles, dit également Victoria Ravva, championne de volley-ball multititrée. La gestion du stress est plus facile, ça aide à mener une carrière plus sereinement. »
Le risque de perdre club et sponsors
Malgré ces exemples de réussite, la décision de faire un enfant demeure un risque important pour les sportives de haut niveau. Le risque de ne pas retrouver de club dans les sports collectifs : « Mon club, le Racing club de Cannes, m’a soutenue et a prolongé mon contrat, témoigne Victoria Ravva. Mais cela faisait déjà onze ans que j’y jouais. Cela n’aurait sans doute pas du tout été la même chose si je venais d’arriver. Certaines filles se retrouvent sans contrat, et donc sans boulot, avec un enfant à charge. » 
Le risque de perdre ses sponsors pour les sports individuels : « Lorsqu’on arrête pendant un an, les partenaires ne pensent plus à nous », explique la skippeuse Samantha Davies. Elle est partie en quête d’un nouveau sponsor pour le Vendée Globe de 2012 alors qu’elle était enceinte. Difficile de convaincre les directeurs d’entreprise qu’elle serait sur le pont à peine quelques mois plus tard. « Mes partenaires ont signé quand mon fils avait à peine trois semaines. » 

   


Une fois les capacités physiques retrouvées, la principale complexité vient de l’organisation quotidienne, qui repose encore majoritairement sur les épaules des femmes, d’autant que les compagnons des sportives sont souvent eux-mêmes des sportifs. « Au niveau français, pas grand-chose n’est fait pour les aider à avoir un enfant pendant leur carrière, contrairement aux pays anglo-saxons, explique la docteure Aurélie Ledon. Par exemple il existe une seule crèche pour les enfants de sportives à l’Insep et elle n’accepte les enfants qu’à partir de 18 mois. » 
Les pays anglo-saxons sont régulièrement cités comme exemple par les sportives. Ainsi, la footballeuse Sonia Bompastor, qui a joué deux ans aux Etats-Unis, expliquait dans une interview pour le site Foot Mercato, en 2015, que, là-bas, « lors des mises au vert et des rassemblements en groupe, que ce soit en club ou en sélection, il est autorisé que le mari et les enfants puissent venir au même hôtel que les joueuses. Elles peuvent passer du temps avec leurs enfants et leurs conjoints. En France, on reste en groupe et on évite que des personnes puissent venir interférer. » Même discours de Camille Abily pour le magazine Surface, qui a évolué au sein de la Women’s Professional Soccer et qui raconte que « le club payait la place pour les enfants » et même qu’« une nourrice était prévue par le club adverse pour les garder ».
Obliger les instances à réagir
Si cette question commence à émerger de ce côté-ci de l’Atlantique, c’est surtout grâce à la mobilisation des sportives. Ainsi, la boxeuse, championne olympique, Estelle Mossely a créé un Observatoire européen du sport féminin. « Les sportives revendiquent l’importance que cette question a sur leurs performances sportives. Les instances vont être obligées de réagir », affirme Aurélie Ledon.
« La réflexion d’un statut particulier sera menée, prévoit Marie-Françoise Potereau, de la Femix’Sports. Mais il y a déjà une évolution. Il y a vingt ans, une grossesse en cours de contrat était considérée comme une faute professionnelle. »
Difficile pourtant de se faire entendre quand on est si peu nombreuses, une dizaine chaque année en France dans le très haut niveau, selon Aurélie Ledon. Ces femmes espèrent devenir des exemples. « Pour cela, comme pour le reste, dans les sports à haut niveau, il faut une grande force mentale, explique Samantha Davies. Mais on peut y arriver. » Mélina Robert-Michon, qui prévoit de reprendre l’entraînement en septembre, s’y prépare déjà : « Je sais que ça va être dur, mais je serai contente d’y retourner. »

Les femmes encore largement minoritaires dans le haut niveau
Un siècle après la création des premières sections sportives féminines, en 1917, il est toujours difficile pour une femme de se faire une place dans le haut niveau. En 2014, la part des femmes dans les collectifs de haut niveau se situait encore largement en dessous de celle des hommes : 37,8 % contre 62,3 %, selon le ministère des sports.
Ce chiffre cache une très grande disparité entre les sports. Ainsi, si la natation comptait, en 2016, 124 sportives de haut niveau pour 133 hommes, il n’y en avait que 70 dans le cyclisme, pour 165 hommes.
Dans l’encadrement également, les femmes peinent à s’imposer : en 2016, parmi les 1 600 conseillers techniques sportifs, seules 285 étaient des femmes, et on dénombrait 11 présidentes de fédération sportives, sur 115.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Pour la première fois après-guerre, les équipes peuvent aligner huit coureurs maximum, contre neuf auparavant. Ce qui ne devrait pas suffire à affaiblir Sky, cible de cette réforme.
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Tour de France 2018 : un seul être vous manque et tout va plutôt bien

Pour la première fois après-guerre, les équipes peuvent aligner huit coureurs maximum, contre neuf auparavant. Ce qui ne devrait pas suffire à affaiblir Sky, cible de cette réforme.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 12h40
    |

            Clément Guillou (Cholet, envoyé spécial)








                        



   


Brian Holm a bien tenté de nous raisonner, sec comme sa barbe grisonnante et bien taillée : « Pour moi, c’est un débat stupide. » Le directeur sportif de Quick-Step met des mocassins lie-de-vin à boucle dorée quand le soleil fait fondre la Vendée, et ne jure que par « Maître Jacques », au motif qu’Anquetil était l’homme le plus classe du monde – le sien au moins. Comprenez donc que la réduction de neuf à huit coureurs par équipes laisse froid son cœur de Danois. Parce qu’il est poli, il s’est expliqué :
« Jusqu’à présent, je n’ai vu aucun changement. Mais je peux vous promettre que c’est dur pour les coureurs, dont un de plus reste à la maison. J’imagine que ceux qui ont voulu ce changement ont vu des différences en course… Pas moi. Mais bon, il faut rester ouvert et essayer quelque chose, ça ne fait de mal à personne. »
Le passage aux équipes de huit coureurs s’est fait sous l’impulsion des organisateurs du Tour de France, persuadés que dans le vélo, moins on est de fous, plus on rit. Après un Tour 2016 souvent soporifique, le directeur de l’épreuve, Christian Prudhomme, avait publiquement réclamé ce changement.
Officiellement, un besoin de plus de sécurité...
Il a fallu ferrailler contre les équipes les plus puissantes, celles qui avaient le plus à y perdre. Soudain, les grands patrons qui traitent à longueur d’année comme des bouche-trous le lumpenprolétariat du peloton, payé au minimum syndical (38 115 euros annuels au plus haut niveau), ont emprunté casquettes et mégaphones à la CGT et tonné contre les insupportables pertes d’emplois qui s’ensuivraient. Dans les réunions des gens qui font le vélo, c’était comme si l’Etat venait de fermer les chantiers de Saint-Nazaire. Puis, c’est comme partout : la réforme est passée.
Depuis janvier, le cyclisme s’est habitué à vivre avec moins de coureurs. Huit sur les grands tours, sept partout ailleurs. La cure d’amaigrissement dans les équipes a été moins violente qu’annoncée. Quant aux changements réels, personne n’est vraiment convaincu. Certains estiment qu’il faudrait passer à sept, voire six coureurs par équipes, pour offrir des courses plus ouvertes. Le directeur sportif de Cofidis, Roberto Damiani, s’insurge à la suggestion : « Si vous voulez, on peut ne pas venir du tout ? »
« On a présenté ça comme une nouvelle ère, s’amuse Damiani. Mais non. » Il est vrai que la dernière fois que le Tour s’était élancé à huit par équipes, on portait des maillots en laine et les « boyaux » à l’épaule. C’était en 1939. Après une longue période de laisser-aller, l’UCI avait imposé en 1987 un quota de neuf coureurs par équipes.
« Les chutes dépendent [du comportement] des coureurs, pas de leur nombre. Qu’on soit 180 ou 230, ça ne change rien »
Le passage à huit a officiellement été justifié par un besoin de plus de sécurité, ce qui fait rire tout le monde dans le peloton. Samedi, pour la première étape du Tour, le mobilier urbain fourni a fait tomber les coureurs comme des quilles. « Les chutes dépendent [du comportement] des coureurs, pas de leur nombre. Qu’on soit 180 ou 230, ça ne change rien », tranche le triple champion du monde Peter Sagan.
Le vrai fondement était bien sûr ailleurs : « Les raisons de sécurité, c’est le truc le plus con que j’aie entendu de ma vie », rigole Brian Holm. Il décrypte : « Comme vous l’imaginez, Sky n’a pas trop d’amis dans le peloton, personne n’aime vraiment Chris Froome. Les gens détestent tellement Sky qu’ils ont voulu faire quelque chose pour les amoindrir. Donc ils leur ont enlevé un coureur. »
De fait, Christian Prudhomme n’a jamais vraiment caché qu’il s’agissait de desserrer l’étau de l’équipe britannique, dont les poches sans fond lui permettent de recruter les plus grands espoirs du sport pour leur faire porter des bidons. Sauf que le Tour 2017 a déjà été l’occasion de se rendre compte à quel point le passage à huit perturbait la Sky. Au bout d’une semaine, les pluies torrentielles dans l’étape du Jura mettait hors jeu Geraint Thomas, le meilleur équipier de Froome. Et personne n’a vu la différence.
« Si vous avez une équipe surpuissante comme Sky, ça ne change rien dans la défense du maillot, confirme le manageur d’AG2R, Vincent Lavenu. Mais si votre équipe est plus faible, ça peut jouer. Tenir le maillot jaune nécessite d’avoir une équipe très, très solide, et un élément de moins peut apporter un peu plus d’incertitude. » 
A huit, les coureurs qui savent à la fois protéger un leader sur le plat et en montagne seront encore plus importants. Ces équipiers polyvalents, de véritables 4×4, sont aussi les plus chers. Et sans surprise, les meilleurs sont chez Sky : Gianni Moscon, Michal Kwiatkowski, Geraint Thomas. Et si la réduction du nombre de coureurs avantageait un peu plus les grosses équipes ?
Sélection plus stratégique
Cette année, le parcours du Tour a rendu la sélection des équipiers plus stratégique encore. Pour accompagner un leader de Noirmoutier à Paris, il faut de gros rouleurs pour le contre-la-montre par équipes, des armoires à glace pour dix jours dans la plaine et les pavés, des poids légers pour une orgie de montagne ensuite. Et tout cela en double exemplaire, dans l’éventualité d’un abandon précoce. Il reste peu de places pour les sprinteurs, et rares sont les équipes à jouer réellement sur plusieurs tableaux.
« On ne peut plus faire de paris dans le choix des coureurs », résume le directeur sportif de Rigoberto Uran, l’Anglais Charly Wegelius. Et c’est la même chose en course : selon Wegelius, le passage à huit coureurs pouvait avoir tendance à favoriser des scénarios de course plus figés, au moins dans la première semaine. « On a déjà essayé d’enlever les oreillettes pour créer de l’incertitude. En fin de compte, les équipes se sont mises à rouler sur les échappées plus tôt pour faire en sorte que cette incertitude n’arrive jamais. Cela engendre des approches trop conservatrices. »
Brian Holm acquiesce : comme d’habitude, Quick-Step roulera derrière les échappées pour favoriser son sprinteur Fernando Gaviria, premier maillot jaune cette année, et tant pis pour ceux que cela chagrine. « Si on n’arrive pas à reprendre une échappée, les gens diront que c’est grâce aux équipes à huit. Mais ce ne sera pas ça. Ce sera parce que les motos de la télévision abritent trop les échappées en restant devant elles. » Un chouette sujet de « débat stupide » pour notre prochaine rencontre avec le directeur sportif aux mocassins lie-de-vin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ A l’occasion de la Coupe du monde 2018 en Russie, notre chroniqueuse Binetou Sylla revient sur les liens étroits entre football et musique.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤         

La playlist de Binetou : le football en musique



LE MONDE
              datetime="2018-07-10T10:38:44+02:00"

        Le 10.07.2018 à 10h38






Durée : 04:53 | 

En Afrique et dans les pays à forte diaspora comme la France ou le Brésil, le football se joue au rythme de la musique. L’art du dribble né au Brésil provient par exemple de la ginga et de la capoeira, des techniques de combat dansées, importées par les Africains déportés et réduits en esclavage, et dont les footballeurs afrobrésiliens des années 1930 se sont inspirés.
Sur le continent africain, artistes et footballeurs se renvoient la balle et s’inspirent mutuellement. Des albums entiers ont été écrits à la gloire d’équipes africaines comme le disque « Elephant Story » de l’artiste ivoirien Gadji Celli, enregistré pour rendre hommage aux Eléphants de Côte d’Ivoire.
Des footballeurs honorent aussi des musiciens et célèbrent leur but en dansant, tels le joueur français Blaise Matuidi ou l’Ivoirien Didier Drogba.
Retrouvez sur Spotify les titres sélectionnés par Binetou Sylla. 
Binetou Sylla est directrice de Syllart Records, un label de musiques africaines et afro-latines basé à Paris, créé par Ibrahima Sylla en 1978. Elle décrypte pour Le Monde Afrique les nouvelles tendances musicales africaines et nous fait redécouvrir les artistes emblématiques du continent.


                

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Tous les quatre ans, la Coupe du monde donne rendez-vous à la planète pour faire le point sur la compétition elle-même et sur le football des nations.
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Que devient la Coupe du monde ?

Tous les quatre ans, la Coupe du monde donne rendez-vous à la planète pour faire le point sur la compétition elle-même et sur le football des nations.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 16h18
    |

                            Jérôme Latta








                        



   


Tous les quatre ans, la Coupe du monde donne rendez-vous à la planète pour faire le point sur la compétition elle-même et sur le football des nations.
Le nivellement des valeurs
Il n’y avait déjà plus de petites équipes, il n’y en a désormais plus de grandes non plus. Du moins celles-ci connaissent des difficultés croissantes, incluant de spectaculaires déconvenues. Il est de plus en plus difficile d’être fort pour les nations majeures, face à des collectifs solidaires et parfaitement organisés, dont les joueurs sont transcendés par l’événement et le port du maillot national.
Si d’ordinaire la hiérarchie se rétablit dans le dernier carré, qui tolère rarement plus d’un outsider, il compte cette fois deux sélections jamais titrées et une qui n’a plus connu de finale depuis celle remportée il y a plus d’un demi-siècle. La présence de la Belgique et de la Croatie ne surprend pas (celle de l’Angleterre un peu plus), mais l’hécatombe a été cruelle pour l’Allemagne, l’Espagne, l’Argentine et le Brésil — douze titres sur vingt et un.
Un football plus équitable
Le football de sélections souffre, sur le plan de la qualité de jeu, de la comparaison avec celui des superclubs européens, dont les effectifs proposent de meilleurs best of que ceux des nations et qui peuvent travailler toute l’année à haute intensité. Il faut alors moins attendre d’un Mondial une belle qualité technique et tactique qu’une autre sorte de spectacle : des surprises, des révélations, des renversements, quelques matchs spectaculaires, des images marquantes, de grands drames et beaucoup de petites histoires.
Surtout, le football de sélections rétablit une incertitude qui manque de plus en plus aux grands championnats européens et à la Ligue des champions : on a le sentiment que, de nouveau, tout peut arriver. Que le petit peut faire tomber le gros, que l’on peut remonter un écart de deux buts à la 80e minute, qu’un attaquant de Toulouse peut mystifier le meilleur gardien du monde.
Les stars encore à la peine
Ces temps sont durs pour les stars. Dans la position d’hommes providentiels sur lesquels leurs équipes ont trop compté, Messi, Cristiano Ronaldo et Neymar ont dû prendre des vacances précoces : s’ils ont pesé, ce ne fut pas assez pour compenser les lacunes collectives. Les comportements de divas ont été particulièrement sanctionnés, avec un Neymar (qui aura arboré plus de coupes de cheveux que marqué de buts) dont l’image aura souffert de ses atermoiements et de ses cabrioles.
Leurs échecs soulignent une différence importante : en club, ils évoluent au sein d’effectifs de très haut niveau, composés et configurés pour leur permettre de briller ; en équipe nationale, quand ce sont eux qui doivent se mettre au service de l’équipe, la responsabilité devient trop lourde. Les quatre demi-finalistes sont des formations qui ont réussi à faire corps et à fondre leurs individualités dans le collectif.
La fête des supporteurs
On avait pu le constater de près avec l’Euro 2016 : lors d’une phase finale, les supporteurs assurent une large part du spectacle, dans les stades et en dehors, fournisseurs officiels d’images colorées, de scènes comiques et de tubes inattendus. Le simple fait que des dizaines de milliers de Latino-Américains ou d’Asiatiques se déplacent à des milliers de kilomètres de chez eux dit quelle ferveur le nationalisme footballistique, des plus inoffensifs, recèle.
Les larmes finissent toujours par couler, brouillant le maquillage sur les joues, sauf chez les soutiens du vainqueur final. La question se pose : faut-il préférer la simple déception d’une élimination précoce ou la franche douleur des fins de longs parcours, sans le titre au bout ? (La réponse est la même qu’à « vaut-il mieux ne pas connaître l’amour afin de ne pas en souffrir ? ».)
La dernière Coupe du monde ?
La Coupe du monde est encore cette parenthèse enchantée, avec sa rareté quadriennale, son format d’un mois à haute intensité, sa formule idéale à trente-deux équipes en deux phases (l’exposition du premier tour, les dénouements en série des matchs à élimination directe), son identification à un pays organisateur. C’est précisément ce charme des phases finales qui semble en sursis.
L’Euro 2020 s’éparpillera dans douze pays. La Coupe du monde 2022 se déroulera dans un microEtat sans tradition de football, qui aura construit cinq stades de plus de 40 000 places dans sa seule capitale (800 000 habitants). La FIFA étudie la possibilité de passer à quarante-huit équipes dès cette édition, sans attendre celle de 2026 — coorganisée par le Mexique, les Etats-Unis et le Canada. Qu’ils soient géopolitiques ou économiques, la Coupe du monde est le jouet d’intérêts qui sont de moins en moins ceux du football. On peut craindre le rendez-vous de 2022.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Dans sa chronique pour « Le Monde », le coureur, qui dispute le Tour de France, estime que le scénario d’une étape de plaine, avec ses échappées souvent reprises, n’est pas forcément couru d’avance.
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Tour de France 2018 : « Le soleil ne se lèvera pas demain », par Guillaume Martin

Dans sa chronique pour « Le Monde », le coureur, qui dispute le Tour de France, estime que le scénario d’une étape de plaine, avec ses échappées souvent reprises, n’est pas forcément couru d’avance.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 14h18
   





                        



   


CHRONIQUE. Pourquoi des coureurs continuent-ils de s’échiner à aller dans les échappées matinales lors des étapes de plaine, alors que tout le monde sait bien que ces offensives sont vouées à l’échec ? Il y a bien sûr une raison triviale, bassement matérielle : le cycliste est un homme-sandwich. En se portant à l’avant dès le départ, il s’assure, à lui-même ainsi qu’à son équipe, une visibilité internationale pendant de nombreuses heures. Cette raison ne doit pas être sous-estimée.
Mais elle ne suffit pas à expliquer les téméraires velléités offensives des fugueurs de la première heure. Car ces derniers, au fond d’eux-mêmes, se disent aussi : « Et si jamais… Si jamais aujourd’hui l’échappée allait au bout ? Si jamais aujourd’hui était l’exception qui confirme la règle… ? »
Le cycliste fugitif n’est pas un poulet
Le schéma d’une étape de plaine est généralement connu à l’avance. Deux ou trois coureurs s’échappent dès le départ. Le peloton laisse alors pisser (au propre comme au figuré). Puis les équipes de sprinteurs se mettent en route, gérant confortablement l’écart, avant d’accélérer dans le final afin de rejoindre les hommes de tête dans les derniers kilomètres. Place alors aux finisseurs. Scénario classique, tellement classique qu’on lui donnerait facilement valeur de loi universelle. Erreur de jugement, nous dit Hume ! Ce serait faire là mauvais usage du principe de l’induction. Ce serait conclure à une vérité éternelle d’une répétition sérielle de cas particuliers.
« Le soleil ne se lèvera pas demain. » La formule du philosophe britannique est célèbre. Que signifie-t-elle ? Que nous ne pouvons pas décider avec certitude de la survenue d’un événement à partir des occurrences passées de ce même événement, quand bien même la situation se répète à l’identique depuis très longtemps. Tous les matins, le soleil se lève. Cela prouve-t-il scientifiquement qu’il se lèvera demain ? Certainement pas ; cela indique juste une forte probabilité qu’il se lève. Mais il n’est pas impossible qu’il ne se lève pas.
Le schéma d’une étape de plaine est généralement connu à l’avance. Erreur de jugement, nous dit Hume ! Ce serait faire là mauvais usage du principe de l’induction
Et d’ailleurs, un jour, il ne se lèvera pas (dans environ quatre milliards et demi d’années, semble-t-il, pas d’inquiétude). Ce jour, nous découvrirons que ce que nous croyions être une vérité éternelle n’était en fait qu’une généralité trompeuse. Comme le dit avec humour Russell, un autre philosophe britannique : « L’homme qui a nourri le poulet tous les jours de sa vie finit par lui tordre le coup, montrant par là qu’il eût été bien utile au poulet d’avoir une vision plus subtile de l’uniformité de la nature. »
Le cycliste fugitif, l’attaquant de la première heure, n’est pas un poulet. Habité de philosophie humienne (parfois à son insu), il se persuade que son échappée sera la bonne, celle qui prouvera les limites du principe de l’induction. Certes, tous les jours, les fuyards se font avaler dans les derniers kilomètres par le peloton, mais sait-on jamais ? Le soleil ne se lèvera pas demain ; le peloton ne reviendra pas aujourd’hui !
Ferai-je ces jours-ci partie de ces audacieux humiens ? Me lancerai-je à l’abordage dès le drapeau baissé ? N’en déplaise à Hume, je crois bien sur ce point préférer la prudence, en adoptant une attitude plus pragmatique : le calcul risque d’échec/probabilités de réussite m’incite à préserver mes forces pour plus tard… Car la montagne s’élèvera demain !
Guillaume Martin (Wanty-Groupe Gobert), coureur cycliste, est actuellement 87e au classement général du Tour de France.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ La sélection anglaise, qui dispute mercredi sa première demi-finale de Coupe du monde depuis 1990, compte trois titulaires issus du club londonien.
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Coupe du monde 2018 : Tottenham imprime sa marque sur les Three Lions

La sélection anglaise, qui dispute mercredi sa première demi-finale de Coupe du monde depuis 1990, compte trois titulaires issus du club londonien.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 10h39
    |

            Anthony Hernandez (Moscou, envoyé spécial)








                        



   


On peut être un ancien capitaine de l’équipe d’Angleterre et ne pas être impartial sur les Three Lions. Surtout lorsqu’on est une icône des Gunners d’Arsenal et que l’on juge ses rivaux des Spurs de Tottenham. « Je suis très inquiet de ces joueurs de Tottenham en sélection. Je ne pense pas qu’ils sachent comment gagner », avait lancé Tony Adams avant la Coupe du monde.
Quelques semaines plus tard, sa crédibilité en a pris un coup : l’Angleterre et son ossature des Spurs sont en demi-finale du Mondial, une première depuis vingt-huit ans. Dans le onze aligné par le sélectionneur Gareth Southgate, il y a trois titulaires indiscutables qui évoluent au sein du club londonien : le buteur Harry Kane, le talentueux Dele Alli et Kieran Trippier, le meilleur centreur anglais depuis un certain David Beckham. Auxquels il faut ajouter Danny Rose et Eric Dier, des remplaçants qui entrent régulièrement en jeu. En trichant un peu, Tottenham a également permis l’éclosion d’un autre pilier de la sélection, puisque Kyle Walker, vendu pour quelque 60 millions d’euros à Manchester City à l’été 2017, peut être considéré comme un produit maison.
« Il fallait se distinguer et j’ai toujours cru que ce club n’aurait de succès qu’en misant sur une identité britannique forte »
C’est tout sauf un hasard si l’identité de l’équipe d’Angleterre est très fortement marquée par celle des Spurs. Tottenham est l’équipe la plus anglaise de l’élite nationale. Cette politique est consciente et remonte à plus de dix ans. « Tottenham ne pouvait pas lutter avec Chelsea ou Arsenal sur les meilleurs étrangers ou les joueurs britanniques confirmés hors de prix. Il fallait se distinguer et j’ai toujours cru que ce club n’aurait de succès qu’en misant sur une identité britannique forte », explique le Français Damien Comolli, recruté en 2005 pour appliquer cette politique décidée par le board et son président, Daniel Levy.
En 2007, le transfert d’un certain Gareth Bale, acheté 11 millions d’euros à l’âge de 18 ans, est l’illustration du savoir-faire des Spurs en la matière. « On n’a pas trop eu de concurrence. Alex Ferguson n’y croyait pas, malgré les conseils de Ryan Giggs. C’était un marché sur lequel les gros clubs n’étaient pas. C’est la même chose avec Danny Rose, que j’ai recruté à l’âge de 16 ans à Leeds », se souvient Damien Comolli, aujourd’hui en poste à Fenerbahçe, en Turquie. Un exemple plus récent confirme que Tottenham persiste dans cette voie. En 2015, Dele Alli est déniché à Milton Keynes Dons, alors qu’il n’a pas 20 ans.
L’une des meilleures académies
A cette politique de recrutement spécifique, Tottenham ajoute une autre corde à son arc : l’une des meilleures académies du pays. Fort de ses six réalisations, le meilleur buteur du Mondial, Harry Kane, en est issu. Il a intégré le centre de formation à l’âge de 11 ans, après avoir été rejeté par Arsenal quand il n’avait que 8 ans. « Avec Southampton, c’est le club qui dépense le moins et qui travaille le mieux en sortant le plus de joueurs. A Manchester United, des jeunes qui n’ont jamais joué en pro se paient des maisons à 1 million de livres. Impossible à Tottenham », analyse Damien Comolli.
En poste depuis quatre ans, l’entraîneur argentin Mauricio Pochettino est l’artisan parfait pour valoriser la politique du club anglais, deuxième de Premier League en 2016-2017, une première depuis les années 1960. L’ex-coach de Southampton est passé maître dans l’art de faire progresser des jeunes joueurs et d’optimiser leur potentiel. La patte Pochettino se retrouve même sur le jeu de l’équipe anglaise. Gareth Southgate s’est inspiré du système défensif du coach des Spurs, notamment en jouant à trois défenseurs.
« La réussite de l’Angleterre, c’est celle de Pochettino et Tottenham. Cela me fait penser à l’influence d’Arsène Wenger sur la victoire française en 1998 »
« La réussite de l’Angleterre, c’est celle de Pochettino et Tottenham. Cela me fait penser à l’influence d’Arsène Wenger sur la victoire française en 1998, assène Damien Comolli. Un journal anglais avait titré sur une photo de Patrick Vieira et Emmanuel Petit après le troisième but en finale : “Arsenal remporte la Coupe du monde”. J’imagine déjà un titre similaire si les Anglais l’emportent le 15 juillet : “Les Spurs gagnent la Coupe du monde”. »
Même en cas de défaite anglaise, il y a de fortes chances pour qu’à la reprise du championnat l’effectif des Spurs compte au moins un champion du monde. Avec neuf joueurs au total, dont le gardien français Hugo Lloris et trois Belges, Tottenham est le club le plus représenté parmi les demi-finalistes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Depuis 1998, les Bleus sont devenus la caisse de résonance des questionnements identitaires français.
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Coupe du monde 2018 : l’équipe de France, objet politique malgré elle

Depuis 1998, les Bleus sont devenus la caisse de résonance des questionnements identitaires français.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 09h30
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 18h36
    |

            Rémi Dupré (Istra (Russie), envoyé spécial)








                        



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Temps restant avant France - Belgique



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C’est devenu une tradition républicaine. Avant chaque Coupe du monde ou championnat d’Europe, le chef de l’Etat vient déjeuner avec les joueurs de l’équipe de France de football au château de Montjoye, à Clairefontaine (Yvelines), son quartier général. Emmanuel Macron s’y est d’ailleurs rendu mardi 5 juin pour présenter ses vœux de réussite au sélectionneur Didier Deschamps et à ses protégés avant leur départ pour la Russie. Et il était attendu à Saint-Pétersbourg, mardi 10 juillet, pour assister à la demi-finale entre la France et la Belgique.

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Contrairement à Jean-Luc Mélenchon, qui s’est réjoui de l’élimination de l’Allemagne (« joie pure », a tweeté le leader de La France insoumise), tenante du titre, dès le premier tour, M. Macron s’est bien gardé de faire le moindre commentaire depuis l’ouverture de la Coupe du monde russe. S’il éprouve une passion débordante pour le ballon rond, à l’instar de Nicolas Sarkozy et François Hollande, le chef de l’Etat fait toutefois le même constat que ses prédécesseurs : les Bleus sont bel et bien devenus un objet politique, chargé de symboles, qu’aucun président digne de ce nom ne doit négliger. Bien au contraire.
« Un thème qui est aussi important pour tant de monde, un politique ne peut pas passer à côté »
« L’équipe de France est un symbole qui touche beaucoup de couches de la société. Un thème qui est aussi important pour tant de monde, un politique ne peut pas passer à côté, estime le sociologue Albrecht Sonntag, professeur à l’Essca, l’Ecole supérieure des sciences commerciales d’Angers. Le surinvestissement symbolique, cette charge de représentation de la nation par une équipe de football, est consubstantiel au football. Dans le cas des Bleus, c’est surtout la victoire au Mondial 1998 qui a provoqué une explosion d’interprétations et de surinterprétations de ce qu’ils représentent. Cette équipe est devenue une illustration, accessible au monde entier, de ce qu’être français veut dire. »
« Reflet de l’histoire de l’immigration »
C’est le triomphe de 1998 et la construction médiatique du mythe « black, blanc, beur » qui a amorcé un phénomène de « politisation » autour des Tricolores. Un constat que partage le champion du monde Lilian Thuram, recordman du nombre de sélections (142). « Les responsables politiques se penchaient moins sur l’équipe de France avant notre victoire. C’est normal, car le foot n’avait pas la même place qu’aujourd’hui dans la société française, assure l’ex-défenseur. Mais le foot a toujours été politique. L’équipe de France a toujours été le reflet de l’histoire de l’immigration française : Kopa, Platini, Zidane. Sauf qu’avant 1998, la société le voyait-elle, en discutait-elle ? »
« Après 1998, les Bleus deviennent un lieu central pour penser les questions interculturelles »
Pour l’historien Yvan Gastaut, maître de conférences à l’université Sophia-Antipolis de Nice, « la victoire de 1998 a fait rentrer le foot dans la vie publique, les hommes politiques français ». « C’est l’un des événements qui dépassent le cadre sportif en tant que tel, développe-t-il. Après 1998, les Bleus deviennent une caisse de résonance, un lieu central pour penser les questions interculturelles. Depuis, on est dans une constante évocation du lien de la France à sa diversité, que l’équipe de France devrait endosser. On peut tout faire dire au football : une victoire et c’est l’intégration réussie ; une défaite et c’est l’absence de liant, le communautarisme montant. »
Avant le sacre de 1998, les Tricolores avaient pourtant déjà fait l’objet d’une forme de récupération idéologique. C’est Jean-Marie Le Pen, en plein championnat d’Europe 1996, qui est le premier à « politiser » le débat autour des Bleus. Le leader du Front national allume une mèche en jugeant « artificiel que l’on fasse venir des joueurs de l’étranger en les baptisant “équipe de France” ». Vingt ans plus tard, sa fille Marine reproche à l’attaquant Karim Benzema, écarté des Bleus après sa mise en examen dans l’affaire dite de la « sextape », de ne pas chanter La Marseillaise et d’afficher « son mépris de toute forme de patriotisme ». Dans un autre registre, l’essayiste Alain Finkielkraut avait fustigé, lors des révoltes des banlieues de 2005, dans un entretien au journal israélien Haaretz, cette équipe de France « black-black-black », « ce qui en fait la risée de toute l’Europe ».
« Une responsabilité qui les dépasse »
« L’équipe de France, à son corps défendant, est devenue une sorte de caisse de résonance des questionnements identitaires, analyse François Hollande. On ne peut pas demander à des joueurs, tournés vers la victoire et la compétition, d’endosser une responsabilité qui les dépasse. » L’ancien président estime que cette « politisation » du football est observable dans d’autres pays, soulignant « les polémiques en Allemagne avec les joueurs d’origine turque ». « Comment sortir de ce piège, car cela en est un, pour les joueurs comme pour la société française ? Je pense que le mieux est que les politiques ne se mêlent pas des affaires de l’équipe de France », considère-t-il.
Pourtant, ces vingt dernières années, plusieurs épisodes attestent d’une ingérence des responsables politiques, légitime ou non, dans les affaires de la sélection. Sifflets lors de La Marseillaise à l’occasion du match amical France-Algérie en 2001, double faute de main de Thierry Henry contre l’Irlande en 2009, affaire des quotas ethniques en 2011 : ces événements ont poussé la classe politique à réagir, à commenter, à se placer sur le terrain de la morale, aussi.
« Le football est représentatif des maux de la société : le fric, la déshumanisation, l’individualisme »
En la matière, un pic est atteint à l’été 2010, après le scandale de la grève du bus de Knysna, lors du Mondial sud-africain. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, ce fiasco des Bleus se transforme en affaire d’Etat, et la ministre de la santé et des sports, Roselyne Bachelot, critique cette « équipe de France où des caïds immatures commandent à des gamins apeurés ». Aujourd’hui, l’ex-membre du gouvernement Fillon précise le sens de sa formule et ne renie rien. « L’équipe de France est le symbole des péchés, mais le mot est trop fort, de la société telle qu’elle est. Elle offre une forme de loupe, de diagnostic global de la société, explique-t-elle. Le football est représentatif des maux de la société : le fric, la déshumanisation, l’individualisme, une forme d’errance chez ces petits gosses de banlieue complètement coupés de leurs racines et jetés très jeune dans un monde de fric. »
« Respecter les institutions »
En 2016, la mise en examen de Karim Benzema dans l’affaire de la « sextape » amène également les politiques à intervenir. Le premier ministre, Manuel Valls, et Patrick Kanner, ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, s’opposent alors à un retour du joueur en équipe de France dans la perspective de l’Euro, organisé dans l’Hexagone. François Hollande rappelle son gouvernement à l’ordre et « trace une ligne claire » : « Ce sont les affaires du sélectionneur, de la Fédération française de football. » « On voulait appliquer au football les mêmes règles que pour un gouvernement. C’est absurde, se souvient l’ex-chef de l’Etat. Il se trouve que Deschamps n’a pas sélectionné Benzema. Mais il ne l’a pas fait pour des raisons politiques. Il n’y a pas de règle qui voudrait qu’un joueur mis en examen ne puisse pas évoluer en équipe de France. Il faut respecter les institutions du football si on veut que le football respecte les institutions de la République. »
Le 13 novembre 2015, les attentats commis par l’organisation Etat islamique aux abords du Stade de France, lors d’un match amical France-Allemagne, renvoient cruellement à la dimension politique prise par les Bleus. « Les terroristes voulaient sans doute que le match soit interrompu et que la panique s’installe, explique François Hollande. Mais ils voulaient surtout s’attaquer à la France à travers son équipe. » Une sélection à la croisée de toutes les interprétations symboliques. Bien malgré elle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Pour ne plus vous retrouver perdu·e quand il est question de « fumer la pipe » ou de « cocottes », voici quelques règles et expressions imagées pour tout saisir aux trois semaines de vélo qui s’ouvrent sur les routes hexagonales.
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Tout comprendre au Tour de France et à son vocabulaire : giclette, chasse-patate, gruppetto, fringale…

Pour ne plus vous retrouver perdu·e quand il est question de « fumer la pipe » ou de « cocottes », voici quelques règles et expressions imagées pour tout saisir aux trois semaines de vélo qui s’ouvrent sur les routes hexagonales.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 11h36
    |

            Pierre Breteau et 
                                Alexandre Pedro








                        



   


Du samedi 7 au dimanche 29 juillet, 176 coureurs parcourent les 3 351 km de la course cycliste majeure de l’année : le Tour de France. Une course de trois semaines – et 21 étapes – qui ne fait pas (ou plutôt qui ne fait plus) le tour de la France, mais qui la parcourt en passant nécessairement par les massifs montagneux.
Pour gagner le Tour de France, il ne faut pas être celui qui roule le plus vite tout le temps. Au contraire, tout est une question d’économie et de travail d’équipe. Cela semble paradoxal dans un sport individuel, mais pendant la plupart des étapes, les coureurs restent groupés (en « peloton » ou en « échappée ») pour s’économiser : en effet, les études montrent qu’on s’économise énormément en se plaçant derrière un autre camarade de peloton (ou plein de camarades de peloton).
Pour faire un tour rapide des expressions utilisées dans le peloton, ou par les commentateurs, utilisez les deux générateurs suivants selon que vous soyez devant une étape de plaine ou de montagne.

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        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█       
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   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               



Le vocabulaire des étapes de plaine
Cette application présente au hasard des expressions ou des mots du cyclisme comme chasse-patate, flinguer ou tactique de la Deutsche Telekom. 
Cliquez sur le bouton pour afficher une expression au hasard, cliquez sur les liens jaunes pour suivre une nouvelle définition.
Une expression au hasard

 ♦ 



require(["jquery", "jquery-ui/core"], function($, jqueryUICore) {

    var dataorig = [{"expression":"maillot jaune","def":"n.m.","traduction":"maillot porté par le coureur premier au classement général, l’addition de ses temps à chaque étape – c’est lui qui a le meilleur temps","etape":"les deux"},
{"expression":"cocotte","def":"n.f.","traduction":"argot qui désigne la manette de frein, qui sert aussi à changer les vitesses sur un vélo de route","etape":"les deux"},
{"expression":"chasse-patate","def":"(en) adv.","traduction":"se dit d’un coureur qui se trouve entre deux groupes de cyclistes sans avoir réellement la possibilité de rejoindre celui qui le précède","etape":"les deux"},
{"expression":"ravito","def":"n.m. abrev. [fam] (de ravitallement)","traduction":"argot qui désigne le ravitaillement : barres énergétiques, gels et autres boissons sucrées","etape":"les deux"},
{"expression":"avoir un bon de sortie","def":"v.t.","traduction":"se dit d’un ou de plusieurs coureurs que le peloton a laissé partir en [échappée] (souvent car il ne sont pas dangereux au classement général)","etape":"les deux"},
{"expression":"tout à gauche","def":"adj.","traduction":"lorsqu'un coureur place sa chaîne à la fois sur le plus petit plateau et le plus gros pignon (tous les deux situés à gauche) afin de mouliner au maximum ; se dit d'un coureur qui peine à passer les bosses (ou les cols). L'exact inverse de [tout à droite]","etape":"les deux"},
{"expression":"saler la soupe","def":"v.t.","traduction":"se dit d’un coureur qui prend des produits dopants","etape":"les deux"},
{"expression":"sucer la roue","def":"v.t.","traduction":"se positionner derrière un coureur – souvent celui que l’on veut battre – pour profiter de son aspiration et sans jamais le remplacer","etape":"les deux"},
{"expression":"relais","def":"n.m.","traduction":"lorsque des coureurs pédalent en groupe, celui qui se place en tête – et qui fournit plus d’effort – est relayé par celui qui se trouve derrière lui, il va ensuite se placer à la fin du groupe. Un coureur qui ne prend pas de relais est qualifié de [raton]","etape":"les deux"},
{"expression":"boucher un trou","def":"v.t.","traduction":"se dit lorsqu’un coureur arrêté pour uriner ou pour un souci technique fournit un effort pour rejoindre le peloton","etape":"les deux"},
{"expression":"partir en facteur","def":"v.t.","traduction":"accélération douce et progressive d’un coureur pour fausser compagnie à ses compagnons d’[échappée]","etape":"les deux"},
{"expression":"coup de cul","def":"n.m. [fam]","traduction":"se lever de sa selle pour passer une bosse, une colline ou une courte dénivellation","etape":"les deux"},
{"expression":"échappée","def":"n.f.","traduction":"coureur ou groupe de coureur qui a accéléré en début d’étape pour partir en avant du [peloton] et disputer la victoire d’étape en petit comité","etape":"les deux"},
{"expression":"musette","def":"n.f.","traduction":"sac léger à bandoulière contenant le [ravito]","etape":"les deux"},
bida, vase)","traduction":"bouteille d’eau qui se fixe sur le cadre du vélo ; la plupart du temps, ce bidon est jeté soit vers le public, soit dans le fossé","etape":"les deux"},
{"expression":"porte-bidon","def":"n.m.","traduction":"[équipier] qui se charge d’aller chercher des [bidons] pendant la course pour ravitailler les autres membres de son équipe","etape":"les deux"},
{"expression":"capitaine de route","def":"n.m.","traduction":"coureur, souvent plus âgé, qui au sein d’une équipe sert de relais au directeur sportif","etape":"les deux"},
leader)","traduction":"nom donné au coureur le plus important d’une équipe, que ses 7 [équipiers] sont chargés d’aider et de protéger des attaques des autres coureurs","etape":"les deux"},
{"expression":"équipier","def":"n.m.","traduction":"rôle ingrat tenu par la majorité des coureurs d’une formation, il doit protéger son [leader] du vent, de la soif (en allant chercher des [bidons]) et des autres favoris de la course","etape":"les deux"},
cisculare, faire jaillir)","traduction":"avoir la giclette, c’est être dans un très bon jour, et ne pas pouvoir s’empêcher de « gicler » – s’extraire rapidement d’un groupe – hors du [peloton] en attaquant plusieurs fois","etape":"les deux"},
{"expression":"faire de la patinette","def":"v.t.","traduction":"pédaler efficacement sans se fatiguer","etape":"les deux"},
{"expression":"tout à droite","def":"adj.","traduction":"l'inverse de [tout à gauche], lorsqu'un coureur place sa chaîne sur le plus grand plateau et le plus petit pignon, pour pédaler avec puissance ; se dit d'un coureur qui est drôlement en forme (ou qui aime le contre-la-montre)","etape":"les deux"},
{"expression":"flinguer","def":"v.t. [fam]","traduction":"démarrer à fond, idéalement si on est espagnol et qu’on se prénomme Alberto (ce dont Alberto Contador s'était fait une spécialité)","etape":"les deux"},
{"expression":"lanterne rouge","def":"n.f. adj.","traduction":"être le dernier du [peloton] ou du classement général","etape":"les deux"},
{"expression":"raton","def":"n.m. [péjor]","traduction":"se dit d’un coureur qui prend la roue de ses petits camarades sans jamais collaborer pour mieux les battre à la fin","etape":"les deux"},
{"expression":"poursuivants","def":"n.pl.","traduction":"se dit d’un groupe de coureurs partis du [peloton] à la poursuite de l’[échappée]","etape":"les deux"},
{"expression":"échappée publicitaire","def":"n.f. adj.","traduction":"à défaut de viser une victoire d'étape, des coureurs rentabilisent le temps d'antenne pendant lequel ils sont en tête pour montrer leur maillot et ses sponsors, il s'agit volontiers d'un coureur français d'une équipe invitée, telle que Saur-Sojasun ou Cervélo Test.","etape":"les deux"},
{"expression":"caravane publicitaire","def":"n.f. adj.","traduction":"ensemble de véhicules qui distribuent des objets publicitaires ou de mauvais saucisson aux spectateurs avant le passage des coureurs","etape":"les deux"},
{"expression":"faire le kilomètre","def":"v.t.","traduction":"lorsqu’un coureur tente de s’extirper du [peloton] sous la flamme rouge (à un kilomètre de l’arrivée), ce qui ne marche plus depuis Ekimov et le début des années 1990","etape":"les deux"},
{"expression":"abbaye cistercienne ou château cathare","def":"n.f., n.m.","traduction":"parce que le Tour de France, c’est aussi le tour de la France et de ses paysages, et de ces lieux dont on ne parle que trois semaines par an à la télévision","etape":"les deux"},
{"expression":"satisfaire un besoin naturel","def":"v.t.","traduction":"périphrase de l’arrêt pipi en langue Thierry Adam, qui s’effecture le plus souvent arrêté sur le bord de la route, mais parfois en roulant","etape":"les deux"},
{"expression":"oreillette","def":"n.f.","traduction":"dispositif sans fil qui permet au directeur sportif de l’équipe de communiquer avec ses coureurs pendant qu’ils pédalent","etape":"les deux"},
{"expression":"tactique de la Deutsche Telekom","def":"n.m. (de l’allemand)","traduction":"littéralement ne suivre aucune tactique et faire n’importe quoi","etape":"les deux"},
{"expression":"peloton","def":"n.m.","traduction":"groupe constitué par la majorité des coureurs et qui se déplace souvent bien groupé pour s’économiser","etape":"les deux"},
{"expression":"train (des sprinteurs)","def":"n.m.","traduction":"groupe constitué d’un ou de plusieurs [équipiers] d’un [sprinteur] qui se charge de le lancer en se plaçant devant lui, avant de le laisser terminer le sprint seul","etape":"plaine"},
{"expression":"fumer la pipe","def":"v.t.","traduction":"pédaler efficacement sans se fatiguer","etape":"plaine"},
{"expression":"baroudeur","def":"n.m.","traduction":"coureur spécialisé dans les échappées longues","etape":"plaine"},
{"expression":"bordure","def":"n.f.","traduction":"quand le vent vient de 3/4 face, les coureurs s’alignent en diagonale pour s’économiser, jusqu’à la bordure de la chaussée, certains se retrouvent non protégés du vent, ce qui peut provoquer des [éventails] dans le [peloton] et plusieurs groupes","etape":"plaine"},
{"expression":"éventail","def":"n.m.","traduction":"groupe de coureur aligné en diagonale quand le vent souffle de trois quarts de face","etape":"plaine"},
{"expression":"cassure","def":"n.f.","traduction":"écart qui peut séparer deux groupes dans un peloton, elle peut se produire plus volontiers en cas de [bordure] quand les coureurs sont disposés en [éventail]","etape":"plaine"},
{"expression":"sprinteur","def":"n.m.","traduction":"coureur puissant, souvent capable de fournir un effort intense et court pour remporter… un sprint par exemple","etape":"plaine"},
{"expression":"théorème de Chapatte","def":"n.m.","traduction":"loi empirique édictée par l’ancien coureur et commentateur Robert Chapatte selon laquelle un coureur échappé seul perd une minute sur le [peloton] tous les dix kilomètres, ce théorème permet de prévoir si un échappé va être rattrapé par les autres coureurs","etape":"plaine"},
{"expression":"poisson-pilote","def":"n.m.","traduction":"ce coureur est chargé, comme le [train (des sprinteurs)], de lancer le [sprinteur] de son équipe avant l’arrivée finale en se plaçant devant lui","etape":"plaine"},
{"expression":"puncheur","def":"n.m.","traduction":"se dit d’un coureur qui peut fournir un effort violent dans une montée courte, c’est volontiers un coureur belge ou l’inoxydable Alejandro Valverde","etape":"plaine"},
{"expression":"secteur pavé","def":"n.m.","traduction":"partie du tracé de l’étape comprenant des pavés, le plus souvent mal débités, mal posés, et dans les départements du Nord ou du Pas-de-Calais","etape":"plaine"},
{"expression":"machine","def":"n.f.","traduction":"se dit sur Eurosport d’un coureur ou de l’Allemand Tony Martin qui peut rouler longtemps et vite sans s’épuiser","etape":"plaine"},
{"expression":"super combatif","def":"n.m.","traduction":"chaque jour, un jury distribue cette médaille en chocolat (et sa prime de 2 000 euros) au coureur le plus entreprenant et courageux. A la fin du Tour, le « super combatif » empoche 20 000 euros.","etape":"plaine"},
{"expression":"frotter","def":"v.t.","traduction":"jouer des épaules pour remonter dans le [peloton] ou à l’amorce d’un sprint quand on est [sprinteur]","etape":"plaine"}];

    /* on exécute les fonctions une première fois */
    dupliquerTableau();
    onLance();

    /* Quand on clique sur le bouton, ça lance la fonction */
    document.getElementById("bingo").addEventListener('click', onLance);

    /* on duplique les discussions */
    function dupliquerTableau() {
        data = dataorig.slice(0)
        dico = dataorig.reduce(function(map, d) {
            map[d.expression] = d;
            return map;
        }, {});

    };

    // console.log("bidons".slice(0, "bidons".length - 1))

    function nettoyage(txt) {
        if (txt.indexOf("[") != -1) {
            txtpropre = txt.replace(/\[(.+?)\]/g, function(m0, m1) {
                var quelledef = m1
                if (m1.slice(-1) == "s") {
                    quelledef = m1.slice(0, m1.length - 1)
                }

").replace(/\]/g, "")
            })
            return txtpropre
        }
        return txt
    }

    /* La fonction d'aléatoire et d'afficage */
    function onLance() {

        /* au hasard Balthazar */
        q = Math.floor(Math.random() * data.length)
        /* q = 16*/
        e = data[q]

        /* on écrit dans la page en fonction */
        document.getElementById("titre_plaine").innerHTML = "« " + e.expression + " »"
        document.getElementById("titre_precisions").innerHTML = " " + e.def
        document.getElementById("rep_plaine").innerHTML = nettoyage(e.traduction) + "."

        /* quand on clique sur une définition */
        $("#glossaireplaine span.acliquer").on("click", function() {
            var madef = $(this).data("def")
            definitionInterne(madef);
        })

        /* si il en reste sinon on reduplique les discussions pour repartir de zéro */
 1) {
            data.splice(q, 1)
        } else {
            dupliquerTableau();
        }

    };

    function definitionInterne(def) {
        e = dico[def]
        document.getElementById("titre_plaine").innerHTML = "« " + e.expression + " »"
        document.getElementById("titre_precisions").innerHTML = " " + e.def

        document.getElementById("rep_plaine").innerHTML = nettoyage(e.traduction) + "."

        $("#glossaireplaine span.acliquer").on("click", function() {
            var madef = $(this).data("def")
            definitionInterne(madef);
        })

    }



    $("#glossaireplaine a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});


Une partie – le plus souvent une semaine environ – du Tour est consacrée aux étapes de montagne. Ici, terminées les grosses cuisses, les sprints à gogo ou les étapes à patienter bien au chaud, au cœur du peloton ; désormais on parle de « tout à gauche », de gruppetto ou de « fringale ».

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   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
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Le vocabulaire des étapes de montagne
Cette application présente au hasard des expressions ou des mots du cyclisme comme gruppetto, fringale ou danseuse. 
Une expression au hasard

 ♦ 



require(["jquery", "jquery-ui/core"], function($, jqueryUICore) {

    var dataorig = [{"expression":"maillot jaune","def":"n.m.","traduction":"maillot porté par le coureur premier au classement général, l’addition de ses temps à chaque étape – c’est lui qui a le meilleur temps","etape":"les deux"},
{"expression":"cocotte","def":"n.f.","traduction":"argot qui désigne la manette de frein, qui sert aussi à changer les vitesses sur un vélo de route","etape":"les deux"},
{"expression":"chasse-patate","def":"(en) adv.","traduction":"se dit d’un coureur qui se trouve entre deux groupes de cyclistes sans avoir réellement la possibilité de rejoindre celui qui le précède","etape":"les deux"},
{"expression":"ravito","def":"n.m. abrev. [fam] (de ravitallement)","traduction":"argot qui désigne le ravitaillement : barres énergétiques, gels et autres boissons sucrées","etape":"les deux"},
{"expression":"avoir un bon de sortie","def":"v.t.","traduction":"se dit d’un ou de plusieurs coureurs que le peloton a laissé partir en [échappée] (souvent car il ne sont pas dangereux au classement général)","etape":"les deux"},
{"expression":"tout à gauche","def":"adj.","traduction":"lorsqu'un coureur place sa chaîne à la fois sur le plus petit plateau et le plus gros pignon (tous les deux situés à gauche) afin de mouliner au maximum ; se dit d'un coureur qui peine à passer les bosses (ou les cols). L'exact inverse de [tout à droite]","etape":"les deux"},
{"expression":"saler la soupe","def":"v.t.","traduction":"se dit d’un coureur qui prend des produits dopants","etape":"les deux"},
{"expression":"sucer la roue","def":"v.t.","traduction":"se positionner derrière un coureur – souvent celui que l’on veut battre – pour profiter de son aspiration et sans jamais le remplacer","etape":"les deux"},
{"expression":"relais","def":"n.m.","traduction":"lorsque des coureurs pédalent en groupe, celui qui se place en tête – et qui fournit plus d’effort – est relayé par celui qui se trouve derrière lui, il va ensuite se placer à la fin du groupe. Un coureur qui ne prend pas de relais est qualifié de [raton]","etape":"les deux"},
{"expression":"boucher un trou","def":"v.t.","traduction":"se dit lorsqu’un coureur arrêté pour uriner ou pour un souci technique fournit un effort pour rejoindre le peloton","etape":"les deux"},
{"expression":"partir en facteur","def":"v.t.","traduction":"accélération douce et progressive d’un coureur pour fausser compagnie à ses compagnons d’[échappée]","etape":"les deux"},
{"expression":"coup de cul","def":"n.m. [fam]","traduction":"se lever de sa selle pour passer une bosse, une colline ou une courte dénivellation ","etape":"les deux"},
{"expression":"échappée","def":"n.f.","traduction":"coureur ou groupe de coureur qui a accéléré en début d’étape pour partir en avant du [peloton] et disputer la victoire d’étape en petit comité","etape":"les deux"},
{"expression":"musette","def":"n.f.","traduction":"sac léger à bandoulière contenant le [ravito]","etape":"les deux"},
bida, vase)","traduction":"bouteille d’eau qui se fixe sur le cadre du vélo ; la plupart du temps, ce bidon est jeté soit vers le public, soit dans le fossé","etape":"les deux"},
{"expression":"porte-bidon","def":"n.m.","traduction":"[équipier] qui se charge d’aller chercher des [bidons] pendant la course pour ravitailler les autres membres de son équipe","etape":"les deux"},
{"expression":"capitaine de route","def":"n.m.","traduction":"coureur, souvent plus âgé, qui au sein d’une équipe sert de relais au directeur sportif","etape":"les deux"},
leader)","traduction":"nom donné au coureur le plus important d’une équipe, que ses 7 [équipiers] sont chargés d’aider et de protéger des attaques des autres coureurs","etape":"les deux"},
{"expression":"équipier","def":"n.m.","traduction":"rôle ingrat tenu par la majorité des coureurs d’une formation, il doit protéger son [leader] du vent, de la soif (en allant chercher des [bidons]) et des autres favoris de la course","etape":"les deux"},
cisculare, faire jaillir)","traduction":"avoir la giclette, c’est être dans un très bon jour, et ne pas pouvoir s’empêcher de « gicler » – s’extraire rapidement d’un groupe – hors du [peloton] en attaquant plusieurs fois","etape":"les deux"},
{"expression":"faire de la patinette","def":"v.t.","traduction":"pédaler efficacement sans se fatiguer","etape":"les deux"},
{"expression":"tout à droite","def":"adj.","traduction":"l'inverse de [tout à gauche], lorsqu'un coureur place sa chaine sur le plus grand plateau et le plus petit pignon, pour pédaler avec puissance ; se dit d'un coureur qui est drôlement en forme (ou qui aime le contre-la-montre)","etape":"les deux"},
{"expression":"flinguer","def":"v.t. [fam]","traduction":"démarrer à fond, idéalement si on est espagnol et qu’on se prénomme Alberto","etape":"les deux"},
{"expression":"lanterne rouge","def":"n.f. adj.","traduction":"être le dernier du [peloton] ou du classement général","etape":"les deux"},
{"expression":"raton","def":"n.m. [péjor]","traduction":"se dit d’un coureur qui prend la roue de ses petits camarades sans jamais collaborer pour mieux les battre à la fin","etape":"les deux"},
{"expression":"poursuivants","def":"n.pl.","traduction":"se dit d’un groupe de coureurs partis du [peloton] à la poursuite de l’[échappée]","etape":"les deux"},
{"expression":"échappée publicitaire","def":"n.f. adj.","traduction":"à défaut de viser une victoire d'étape, des coureurs rentabilisent le temps d'antenne pendant lequel ils sont en tête pour montrer leur maillot et ses sponsors, il s'agit volontiers d'un coureur français d'une équipe invitée, telle que Saur-Sojasun ou Cervélo Test.","etape":"les deux"},
{"expression":"caravane publicitaire","def":"n.f. adj.","traduction":"ensemble de véhicules polluants qui distribuent des objets publicitaires ou de mauvais saucisson aux spectateurs avant le passage des coureurs","etape":"les deux"},
{"expression":"faire le kilomètre","def":"v.t.","traduction":"lorsqu’un coureur tente de s’extirper du [peloton] sous la flamme rouge (à un kilomètre de l’arrivée), ce qui ne marche plus depuis Ekimov et le début des années 1990","etape":"les deux"},
{"expression":"abbaye cistercienne ou château cathare","def":"n.f., n.m.","traduction":"parce que le Tour de France, c’est aussi le tour de la France et de ses paysages, et de ces lieux dont on ne parle que trois semaines par an à la télévision","etape":"les deux"},
{"expression":"satisfaire un besoin naturel","def":"v.t.","traduction":"périphrase de l’arrêt pipi en langue Thierry Adam, qui s’effecture le plus souvent arrêté sur le bord de la route, mais parfois en roulant","etape":"les deux"},
{"expression":"oreillette","def":"n.f.","traduction":"dispositif sans fil qui permet au directeur sportif de l’équipe de communiquer avec ses coureurs pendant qu’ils pédalent","etape":"les deux"},
{"expression":"tactique de la Deutsche Telekom","def":"n.m. (de l’allemand)","traduction":"littéralement ne suivre aucune tactique et faire n’importe quoi","etape":"les deux"},
{"expression":"peloton","def":"n.m.","traduction":"groupe constitué par la majorité des coureurs et qui se déplace souvent bien groupé pour s’économiser","etape":"les deux"},
{"expression":"train de la Sky","def":"n.m.","traduction":"groupe de coureurs de l’équipe Sky qui avance groupé, à allure contrôlée (quasiment par ordinateur), ou l’antithèse du cyclisme romantique et instinctif","etape":"montagne"},
{"expression":"fringale","def":"n.f.","traduction":"se dit lorsque le coureur souffre d’hypoglycémie et ne parvient plus à pédaler","etape":"montagne"},
{"expression":"maillot à pois","def":"n.m.","traduction":"maillot blanc à pois rouge qui est porté par le meilleur [grimpeur], c’est souvent celui qui a franchi le plus grand nombre de sommets en dans les premiers","etape":"montagne"},
gruppetto)","traduction":"venant de « petit groupe » en italien, ce terme désigne en fait le groupe des coureurs qui peinent dans les ascensions et qui se regroupent pour terminer l’étape","etape":"montagne"},
s’il est italien et chauve, il peut emballer le mont Ventoux","etape":"montagne"},
{"expression":"danseuse","def":"n.f.","traduction":"position adoptée par un coureur qui veut accélérer à la force dans une montée","etape":"montagne"},
{"expression":"voiture-balai","def":"n.f.","traduction":"véhicule qui ferme l’étape et dans laquelle les coureurs qui ont abandonné peuvent monter","etape":"montagne"}];

    /* on exécute les fonctions une première fois */
    dupliquerTableau();
    onLance();

    /* Quand on clique sur le bouton, ça lance la fonction */
    document.getElementById("bingomontagne").addEventListener('click', onLance);

    /* on duplique les discussions */
    function dupliquerTableau() {
        data = dataorig.slice(0)
        dico = dataorig.reduce(function(map, d) {
            map[d.expression] = d;
            return map;
        }, {});

    };

    // console.log("bidons".slice(0, "bidons".length - 1))

    function nettoyage(txt) {
        if (txt.indexOf("[") != -1) {
            txtpropre = txt.replace(/\[(.+?)\]/g, function(m0, m1) {
                var quelledef = m1
                if (m1.slice(-1) == "s") {
                    quelledef = m1.slice(0, m1.length - 1)
                }

").replace(/\]/g, "")
            })
            return txtpropre
        }
        return txt
    }

    /* La fonction d'aléatoire et d'afficage */
    function onLance() {

        /* au hasard Balthazar */
        q = Math.floor(Math.random() * data.length)
        /* q = 16*/
        e = data[q]

        /* on écrit dans la page en fonction */
        document.getElementById("titre_montagne").innerHTML = "« " + e.expression + " »"
        document.getElementById("montagne_precisions").innerHTML = " " + e.def
        document.getElementById("rep_montagne").innerHTML = nettoyage(e.traduction) + "."

        /* quand on clique sur une définition */
        $("#glossairemontagne span.acliquer").on("click", function() {
            var madef = $(this).data("def")
            definitionInterneMontagne(madef);
        })

        /* si il en reste sinon on reduplique les discussions pour repartir de zéro */
 1) {
            data.splice(q, 1)
        } else {
            dupliquerTableau();
        }

    };

    function definitionInterneMontagne(def) {
        e = dico[def]
        document.getElementById("titre_montagne").innerHTML = "« " + e.expression + " »"
        document.getElementById("montagne_precisions").innerHTML = " " + e.def

        document.getElementById("rep_montagne").innerHTML = nettoyage(e.traduction) + "."

        $("#glossairemontagne span.acliquer").on("click", function() {
            var madef = $(this).data("def")
            definitionInterneMontagne(madef);
        })

    }



    $("#glossairemontagne a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/10/19-20">
<filnamedate="20180710"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180710"><AAMMJJHH="2018071019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Avant celle entre sprinteurs à Sarzeau cet après-midi, le Tour vient de vivre une belle passe d’armes entre Dave Brailsford et David Lappartient.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Tour de France 2018 : en attendant France-Belgique, France-Angleterre a déjà eu lieu

Avant celle entre sprinteurs à Sarzeau cet après-midi, le Tour vient de vivre une belle passe d’armes entre Dave Brailsford et David Lappartient.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 07h41
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 09h00
    |

            Henri Seckel (La Baule, Loire-Atlantique)








                        



   


Cholet avait accueilli le Tour de France en 1998. C’était le 15 juillet, et le directeur sportif de l’équipe Festina, Bruno Roussel, y avait été arrêté. Cholet avait accueilli le Tour de France en 2008. C’était le 8 juillet, l’Italien Ricardo Ricco y avait subi un contrôle positif à l’EPO, et l’Allemand Stefan Schumacher avait remporté l’étape, mais allait être déclassé trois mois plus tard, après s’être fait pincer lui aussi.
Cholet a accueilli le Tour de France en 2018. C’était hier, lundi 9 juillet, et il ne s’est rien passé de notable sur le front de l’antidopage, sauf si vous considérez comme notable l’absence de bronca à l’encontre de Chris Froome.
Les Sky, en calculant leur effort pour arriver 4 secondes derrière la BMC, ont soigneusement évité de remporter le contre-la-montre par équipes, et donc prévenu tout risque de recevoir des tomates sur le podium où ils auraient dû venir saluer la foule en cas de victoire. Habile.

        Lire aussi :
         

                Tour de France 2018 : la Belgique prend l’avantage



L’hostilité a disparu ; on voit mal comment elle pourrait ne pas ressurgir cet après-midi à Sarzeau à l’arrivée de la 4e étape, vu la façon dont le patron de la Sky, Dave Brailsford, s’en est pris au maire de cette ville de 7 825 habitants, qui se trouve être, par ailleurs, le big boss du vélo mondial : David Lappartient, président de l’Union cycliste internationale (UCI).
Résumons l’affaire franco-britannique : à la veille du départ du Tour, David Lappartient, qui a dû gérer la résolution in extremis de l’affaire Froome, répond aux confrères de BBC Sport. Il laisse entendre que l’imposant budget de l’équipe Sky a largement contribué à tirer d’affaire son leadeur salbutamolé, blanchi à la veille du Tour, neuf mois après un contrôle anormal.
« Froome a bénéficié d’un soutien financier pour trouver de bons experts afin d’expliquer la situation », dit le président de l’UCI. Qui ajoute, dans nos colonnes, que les coureurs sont égaux « devant les règlements », mais pas « devant les moyens » : « C’est comme les hommes politiques ou les industriels, qui peuvent avoir plus de moyens de se défendre devant la justice. » Boum.

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Réponse le surlendemain, au matin de la seconde étape. « Au départ, je lui ai accordé le bénéfice du doute, dit Dave Brailsford au sujet de Dave Lappartient, élu président de l’UCI en septembre. Je me suis dit “O.K., il débute à ce poste, il ne mesure manifestement pas encore les responsabilités du rôle de président”. Je pense qu’il a toujours une mentalité de maire français. Si vous êtes président d’une fédération internationale, n’adoptez pas un point de vue français ou nationaliste, protégez tout le monde au sein de cette communauté internationale. Je pense qu’il est encore en train d’apprendre. Plus vite il apprendra les responsabilités d’un président de fédération internationale, mieux ce sera pour tout le monde, mais il a encore du boulot. » Bim.
Réponse à la réponse, ce matin dans Le Parisien : « En m’insultant en tant que maire, il insulte les 35 000 maires français et les Français en général. Je ne sais pas ce qu’il cherche avec ça. Il ne se rend pas compte qu’il faut des maires qui prennent des étapes du Tour de France pour que de telles grandes épreuves aient lieu. Il n’a pas compris grand-chose au cyclisme. » Bam.
David Lappartient sera vraisemblablement sur le podium à l’arrivée cet après-midi pour féliciter les lauréats d’une étape promise aux sprinteurs, qui auront une ligne droite finale longue de quatre kilomètres pour s’en donner à cœur-joie. Sauf imprévu, aucun Sky ne grimpera sur scène pour revêtir de maillot distinctif. Dommage, la poignée de main aurait été savoureuse.

   


Départ 13 h 5. Arrivée prévue vers 17 h 45.
A PART ÇA, après Sagan avant-hier, vainqueur et maillot jaune un an après avoir été exclu du Tour 2017 (ce qui a plongé son père dans un état second), un autre revenant a pédalé dans le bonheur hier : Richie Porte avait quitté le Tour en miettes l’an passé, il vient de remporter le chrono par équipes avec la BMC, qui compte dans ses rangs le nouveau Maillot jaune, Greg Van Avermaet.

The difference a year makes! From crashing out to being part of a stage win @LeTour a year to the day. Incredible d… https://t.co/EDuO6eneH9— richie_porte (@Richie Porte)


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ET SINON, nous ne pouvions faire l’économie d’un salut à l’incomparable touch du cycliste Boris Johnson, qui a démissionné hier de son ministère des affaires étrangères britannique.

   


Le Tour du comptoir : Cholet
Chaque matin du Tour, En danseuse vous envoie une carte postale du comptoir d’un établissement de la ville-départ de la veille.
Où l’on pleure devant la France moche.

   


Chaque été, le Tour permet d’établir ce constat : si la France est le plus beau pays du monde, elle est souvent capable d’être le plus moche dès lors qu’on s’écarte du cœur des villes. N’ayons pas peur des mots, la laideur absolue de dizaines de milliers de kilomètres carrés de constructions procure parfois de sévères bouffées de détresse, et interroge sur la valeur de notre civilisation.

   


Prenez Cholet. Son impressionnante église du Sacré-Cœur, son élégante place Travot, sa si belle tour du Grenier à sel. Et puis sa galerie commerciale PK3, en périphérie, un désastre. Que s’est-il passé pour que le cerveau d’un architecte puisse concevoir un truc pareil, et que celui d’un élu puisse le trouver séduisant ? A quel moment la laideur est-elle devenue acceptable ? Serait-ce vraiment si cher de construire quelque chose de beau ? Qu’est-ce que le beau ? L’esthétique d’un lieu a-t-elle un impact sur le moral de ceux qui l’occupent ? Voilà le genre de questions qu’on se pose en traversant le pays quand on suit le Tour de France.

   


Le Tour du comptoir s’est arrêté à L’Anonyme, au cœur de la galerie PK3, et a déprimé avec deux Nantais qui, mangeant une salade italienne (tomate-mozza-poitrine fumée), partageaient notre désarroi : « A Nantes, il y a de plus en plus d’habitants, alors on construit dans tous les sens, on détruit de vieilles maisons pour les remplacer par des barres d’immeubles. Ça n’embellit pas la ville. » 
Xavier, fonctionnaire au ministère des affaires étrangères (tiens, une sorte de confrère lointain de Boris Johnson), et Denis, employé chez Orange, sont venus pour assister au Tour, que fabriquent-ils dans cet endroit ? « On voulait manger un morceau avant le départ de l’étape, et on n’a trouvé que ça d’ouvert, tout était fermé au centre-ville », raconte Xavier. L’endroit est « un peu impersonnel », convient-il. Ça n’a pas empêché la salade italienne d’être savoureuse, ni le personnel d’être fort sympathique.

   


La situation géographique de L’Anonyme pose une autre question : est-ce que cela rend fou de travailler dans un lieu d’où l’on n’aperçoit pas un coin de ciel de la journée ? On pense à Gainsbourg et à son Poinçonneur des Lilas qui, sous son ciel de faïence, ne voit briller que les correspondances. Derrière son comptoir, où il sert des cafés depuis six ans, le serveur sourit, et s’en moque : « On voit le jour à partir de 20 heures, quand on rentre chez soi. Alors que dans les bars du centre-ville, on travaille jusqu’à 2 heures du matin. »

   





                            


                        

                        

