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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Plus de 40 000 jeunes majeurs sortent chaque année sèchement de l’aide sociale à l’enfance, avec pour perspective la rue ou l’errance.
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Protection de l’enfance : une proposition de loi veut garantir un suivi jusqu’à 25 ans

Plus de 40 000 jeunes majeurs sortent chaque année sèchement de l’aide sociale à l’enfance, avec pour perspective la rue ou l’errance.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 18h00
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

La députée du Pas-de-Calais ne décolère pas. « Nous ne voulons plus de sortie sèche pour les jeunes qui sont confiés à la protection de l’enfance. Le jour de leur majorité, ils se trouvent brutalement privés du soutien de la collectivité. On leur demande d’être autonomes à 18 ans, alors qu’ils sont les plus vulnérables, sans réseau et sans famille. C’est absurde », dénonce l’ex-socialiste Brigitte Bourguignon.
Aujourd’hui élue La République en marche (LRM), elle avait espéré que la promesse d’« aucune sortie sèche » soit l’une des mesures du plan pauvreté que devait annoncer Emmanuel Macron le 10 juillet. Mais l’exécutif en a décidé autrement et a reporté cette annonce à septembre.

Pas question de renoncer pour autant. Mercredi 11 juillet, elle soumet à la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale une proposition de loi sur le sujet. Signé par cent quarante de ses collègues du même groupe, le texte, qui sera examiné en novembre dans l’Hémicycle, a donc toutes les chances d’être adopté, ce qui devrait mettre la pression sur le gouvernement.
Aujourd’hui, un tiers seulement des jeunes placés sous la protection de l’enfance qui atteignent l’âge de 18 ans bénéficient d’un contrat jeune majeur, soit 20 900 par an. Inventé en 1974, ce dispositif permet au département, chargé de la sauvegarde de l’enfance, de prolonger son aide financière à hauteur de 465 euros par mois et d’offrir un suivi jusqu’à 21 ans. Mais ces contrats sont de plus en plus rares et de plus en plus courts avec des situations très hétérogènes selon les collectivités. 57 % des jeunes ont bénéficié d’un contrat de moins de six mois (seulement 2 % de plus d’un an), selon une enquête menée auprès de 1 650 jeunes de sept départements par Isabelle Frechon, sociodémographe au CNRS. Près d’un quart des jeunes interrogés ont connu une période de vie dans la rue.
« Couperet des 18 ans »
« A Marseille, la situation est catastrophique : à peine...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le politologue Sébastian Roché estime que l’embrasement de l’agglomération nantaise après la mort d’Aboubakar Fofana révèle, une fois de plus, la défiance des populations défavorisées envers la police.
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Emeutes de Nantes : « La police a tendance à confondre force et autorité »

Dans une tribune au « Monde », le politologue Sébastian Roché estime que l’embrasement de l’agglomération nantaise après la mort d’Aboubakar Fofana révèle, une fois de plus, la défiance des populations défavorisées envers la police.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 17h48
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 18h34
    |

Sebastian Roché (directeur de recherche au CNRS, enseigne à Sciences Po Grenoble)







                        



                                


                            

Tribune. Une personne de 22 ans a été tuée lors d’un contrôle de police, mardi 3 juillet. On ne sait pas encore exactement ce qui s’est passé à Nantes. Mais la dynamique d’ensemble est bien connue et se vérifie une fois encore, depuis le choc qui crée l’embrasement à sa propagation.
Les émeutes de 2005 – les plus importantes que la France ait connues par leur durée et leur extension géographique ou encore le nombre de participants – trouvent leurs origines dans le fait que plusieurs enfants ont été tués dans une course-poursuite avec la police. La mort des enfants appelle la vengeance, car ils symbolisent l’innocence et la fragilité. La mort d’une personne adulte a moins de puissance symbolique, mais c’est une cause fréquente de révolte contre la police ou le gouvernement en France, au Royaume Uni ou aux Etats-Unis, pour se limiter aux pays occidentaux. L’émotion est d’autant plus contagieuse que le groupe social ou ethnique qui est touché a souvent été victime dans le passé récent de diverses discriminations et se voit surreprésenté dans le profil des personnes décédées au cours des opérations de police.

C’est le cas à Nantes, à partir d’un contrôle qui prend un tour dramatique avec le décès d’Aboubakar Fofana. Sans du tout affaiblir l’événement, il convient de rappeler que les polices européennes – et la France ne fait pas exception – ont une particularité. Par rapport à leurs homologues brésiliennes, russes ou mêmes américaines, elles utilisent bien plus rarement leurs armes et sont moins militarisées dans leur mode d’action. C’est le résultat d’un processus historique et long de pacification des mœurs, de séparation de l’armée et de la police, d’augmentation de la sélection et de l’entraînement des agents, et des normes juridiques correspondantes. Cela constitue une force morale incroyable, une source puissante de la légitimité de l’Etat et des polices elles-mêmes. Je pense que, par exemple, cette pacification explique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Un site parodique a publié un canular vidéo sur des radars miniatures… pris au sérieux par des milliers d’internautes.
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Non, les « radars miniatures » n’envahissent pas les routes françaises

Un site parodique a publié un canular vidéo sur des radars miniatures… pris au sérieux par des milliers d’internautes.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 15h47
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        


Voix posée, images nettes, logo à droite de l’écran : la vidéo publiée par le site Science Info pourrait presque passer pour un reportage issu d’une chaîne de télévision. Vue 240 000 fois sur Facebook, elle avance que des radars miniatures « envahissent nos routes » pour « surveiller si les automobilistes respectent la nouvelle limitation de vitesse à 80 km/h ». D’une taille « inférieure à une boîte de chaussures », ces derniers pourraient se fixer « en toute discrétion » sur les poteaux des panneaux de signalisation existants.

   


Inquiets, des milliers d’internautes ont partagé « l’information » au premier degré en s’insurgeant contre le gouvernement ou le ministère de l’intérieur.
Pourquoi c’est faux
En réalité, il s’agit d’un canular, ce qui n’apparaît nulle part dans l’article publié sur le site ou dans la vidéo. C’est la spécialité de Science Info, qui est un site parodique (ce que nous indiquons dans le Décodex). Il se présente discrètement comme tel dans sa page « A propos » :
« Voilà, il suffit juste d’être un peu curieux et de cliquer sur ce lien pour découvrir que ce site d’information scientifique publie des informations totalement fausses, voire archifausses et en plus, même pas vraies. Qu’on se le dise une fois pour toutes : le site ScienceInfo.fr est un site parodique, satirique, anxiogène et sans gêne. »
Au nombre des canulars publiés par ce dernier, des recettes culinaires à base de mousse à raser, des titres annonçant que 95 % des Français seraient prêts à renoncer à leurs acquis sociaux en échange d’une victoire de la France au Mondial 2018 ou encore qu’un astéroïde contenant 600 kg d’or percutera bientôt la Terre.

Décodex : nos outils contre les fausses informations
Utilisez les outils des Décodeurs pour éviter les fausses informations :
Installez en quelques clics notre extension pour les navigateurs Chrome (à télécharger ici) et Firefox (à télécharger ici) pour savoir en un clin d’oeil si les sites que vous consultez sont fiables ;Testez les sites que vous consultez sur notre moteur de recherche (cliquez ici pour y accéder) ;Vous voulez apprendre à vérifier l’information en ligne ? Lisez nos conseils pour éviter les fausses informations ;Besoin d’aide pour vérifier une info ? Interrogez notre robot Facebook (cliquez ici pour y accéder).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Soupçonnés d’avoir dissimulé plusieurs millions d’euros au fisc, le maire de Levallois-Perret et son épouse ont été renvoyés pour blanchiment de fraude fiscale aggravée.
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Blanchiment de fraude fiscale : les époux Balkany renvoyés devant le tribunal correctionnel

Soupçonnés d’avoir dissimulé plusieurs millions d’euros au fisc, le maire de Levallois-Perret et son épouse ont été renvoyés pour blanchiment de fraude fiscale aggravée.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 14h33
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 15h02
   





                        


Soupçonnés d’avoir dissimulé plusieurs millions d’euros au fisc, le maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, et son épouse, Isabelle, ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel pour blanchiment de fraude fiscale aggravée, a-t-on appris mardi 10 juillet de source proche du dossier.
Ils sont également renvoyés pour « déclaration incomplète ou mensongère » à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, chargée de contrôler les revenus des élus. Patrick Balkany, 69 ans, devrait aussi être jugé pour corruption passive, blanchiment de corruption et prise illégale d’intérêts. Outre les époux Balkany, quatre autres personnes sont renvoyées devant le tribunal dans ce dossier, dont leur fils Alexandre, selon cette source.
Dans leur ordonnance de 92 pages signée le 6 juillet, les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon évaluent à 13 millions d’euros le montant des avoirs dissimulés par le couple. Ils estiment que le couple a, « de façon habituelle », « dissimulé à l’administration fiscale des revenus occultes et un patrimoine tout aussi occulte en ayant recours à des prête-noms et à des structures offshore », de même source.
Ce patrimoine se composerait notamment d’une propriété, la « Villa Pamplemousse » à Saint-Martin, que Mme Balkany, 70 ans, a finalement reconnu détenir après avoir nié en être propriétaire, et d’un riad à Marrakech.

        Lire le récit :
         

          La villa, le moulin et le riad des Balkany au cœur du réquisitoire du parquet



Vers un seul et unique procès ?
Les juges estiment que ce dernier, officiellement loué par Alexandre Balkany, a en partie été financé par un homme d’affaires saoudien, Mohamed Bin Issa Al-Jaber, au moment où ce dernier négociait les droits à construire avec la ville de Levallois pour un projet de tours jumelles qui n’a finalement pas vu le jour.
Cet homme d’affaires est renvoyé pour corruption active envers une personne dépositaire de l’autorité publique, pour avoir aussi mis à la disposition des époux Balkany son jet privé, et le fils du couple devrait être jugé pour blanchiment de fraude fiscale pour avoir signé des baux fictifs.
L’avocat Arnaud Claude, soupçonné d’avoir participé au montage financier pour l’achat du riad, est pour sa part renvoyé pour complicité de corruption et blanchiment de fraude fiscale et de corruption.
Proche collaborateur du maire de Levallois-Perret, Jean-Pierre Aubry est lui renvoyé pour complicité de corruption passive, blanchiment de corruption, prise illégale d’intérêts en tant qu’auteur et complice et blanchiment de fraude fiscale.
Les époux Balkany avaient déjà été renvoyés le 22 février en correctionnel pour fraude fiscale, dans un autre volet de cette affaire, qui pourrait déboucher sur un seul et unique procès.

        Lire aussi :
         

                Villas des Balkany : se repérer dans une affaire aux multiples volets






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Gérard Collomb voulait que les déboutés de l’asile n’aient plus que quinze jours pour faire appel. Les députés rétabliront le délai de trente jours lors de l’examen du texte en deuxième lecture.
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Loi asile et immigration : vers une inflexion du texte sur les délais de recours

Gérard Collomb voulait que les déboutés de l’asile n’aient plus que quinze jours pour faire appel. Les députés rétabliront le délai de trente jours lors de l’examen du texte en deuxième lecture.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 13h31
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 15h08
    |

            Manon Rescan








                        


C’était l’une des lignes rouges des associations mais aussi d’une partie de la majorité La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale. Les députés devraient finalement revenir sur la question du délai de recours pour les demandeurs d’asile devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) lors de l’examen en deuxième lecture du projet de loi asile et immigration. Selon les informations du Monde, Florent Boudié, porte-parole du groupe LRM sur ce texte, a annoncé, mardi 10 juillet en réunion de groupe, que Gérard Collomb a donné son accord à une modification de son projet de loi.
Le ministre de l’intérieur souhaitait que les déboutés de l’asile n’aient plus que quinze jours pour faire appel, contre trente jours actuellement. Il justifiait cette mesure par la volonté d’accélérer le traitement des demandes d’asile en France. Mais elle avait été fortement contestée par les associations et certains élus, tous estimant qu’elle portait atteinte aux droits de la défense.
En première lecture à l’Assemblée, les débats avaient été vifs et la mesure n’avait été adoptée que de justesse (62 voix pour et 42 contre), une partie du groupe LRM et l’ensemble des députés MoDem présents s’y étant opposés.

        Lire aussi :
         

                Loi asile-immigration : une petite partie des députés LRM se désolidarise du texte de Collomb



La question de la rétention des enfants
La présence de cette mesure avait pesé dans le fait qu’une partie de la majorité avait opté pour la politique de la chaise vide lors du vote sur l’ensemble du texte en première lecture : une centaine de parlementaires LRM n’avaient pas pris part au scrutin, une quinzaine s’était abstenue et un député avait voté contre.
Les sénateurs, qui ont durci le texte sur d’autres points, avaient, eux, rétabli le délai initial de trente jours lors de l’examen du texte au Palais du Luxembourg. Dans ce contexte, et face au risque que la majorité se divise une nouvelle fois sur cette mesure, Gérard Collomb a accepté de lâcher du lest à la veille du début de la seconde lecture en commission. « C’est une très bonne nouvelle, tant c’était une demande forte et légitime de l’ensemble des acteurs », a salué dans un communiqué Matthieu Orphelin (Maine-et-Loire), l’un des députés de la majorité les plus réservés sur le texte et qui s’était abstenu lors du vote final.
Les sénateurs ont par ailleurs encadré l’enfermement des mineurs en centre de rétention qui avait également fait l’objet de vifs débats. Sur ce point cependant, la majorité devrait rétablir le texte initial et donc ne pas interdire la rétention des enfants. Les responsables de la majorité temporiseront en invoquant le début des travaux d’un groupe de travail sur cette question, lancé le 26 juin. Celui-ci a vocation à aboutir à une proposition de loi pour encadrer ou interdire le fait que des enfants soient enfermés dans des centres de rétention, mais dont l’adoption est encore loin d’être acquise. « Le dépôt avant fin 2018 de la proposition de loi sur la fin de la rétention des enfants (…) est essentiel », prévient M. Orphelin dans son communiqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ La suppression d’un accord obligatoire de l’administration fiscale avant d’engager des poursuites pénales pour fraude pourrait léser les droits des justiciables, s’inquiète l’avocat fiscaliste Antoine Reillac dans une tribune au « Monde ».
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On pourrait regretter le « verrou de Bercy »

La suppression d’un accord obligatoire de l’administration fiscale avant d’engager des poursuites pénales pour fraude pourrait léser les droits des justiciables, s’inquiète l’avocat fiscaliste Antoine Reillac dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    10.07.2018 à 12h35
    |

Antoine Reillac (Avocat en droit fiscal et en droit pénal des affaires)







                        



                                


                            

Tribune. Dans la nuit du mardi 3 juillet, les sénateurs ont voté un amendement aménageant le « verrou de Bercy ». Selon cet amendement, les dossiers fiscaux seraient obligatoirement transmis par l’administration fiscale au parquet dès lors que trois critères gravés dans la loi seraient réunis. Le parquet pourrait alors librement poursuivre les contribuables pour fraude fiscale, sans que le fisc ne puisse y faire obstacle par son inertie.
Cet événement a été présenté comme consacrant la fin du désormais célèbre monopole de l’administration dans les poursuites pénales pour fraude fiscale. Pourtant, si l’on peut critiquer ce verrou de Bercy à bien des égards, celui-ci présente aussi certaines vertus. La principale est celle d’être un garde-fou des justiciables face aux erreurs de l’administration.
Lorsqu’une personne a fait l’objet d’un contrôle fiscal et que l’administration a considéré que les manquements étaient suffisamment graves pour être poursuivis pénalement, le dossier est transmis au procureur – après avis conforme de la Commission des infractions fiscales (CIF) – pour qu’il engage les poursuites pénales. Dans cette hypothèse, il n’y a pas de verrou de Bercy puisque l’administration elle-même a choisi de transmettre au procureur.
Un véritable chemin de croix
Il est également possible que les poursuites pénales soient engagées parallèlement en contournant le verrou de Bercy par le biais d’une infraction voisine, celle de blanchiment de fraude fiscale (qui ne nécessite pas la plainte préalable de Bercy).
C’est alors un véritable chemin de croix qui attend les contribuables, qui subiront l’effet de deux procédures distinctes engagées par deux entités de l’Etat (l’administration fiscale et le parquet) qui se coordonnent rarement. La période – extrêmement longue – du recouvrement et des poursuites ne se termine que lorsqu’une décision définitive est rendue par les juridictions.

Durant cette période,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ La mission d’information se réunit mardi. Les élus macronistes ont des positions diverses, notamment sur la procréation médicalement assistée.
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L’Assemblée nationale débute le chantier délicat de la loi bioéthique

La mission d’information se réunit mardi. Les élus macronistes ont des positions diverses, notamment sur la procréation médicalement assistée.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 11h43
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 13h45
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            
L’Assemblée nationale entame un chantier délicat. Avec la première réunion de la mission d’information sur la loi relative à la bioéthique, mardi 10 juillet, les parlementaires vont s’atteler à la préparation de la révision de la législation concernant les neurosciences, l’intelligence artificielle, la génétique, les greffes… Ils vont surtout ouvrir le dossier de la procréation médicalement assistée (PMA). Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s’était engagé à l’autoriser pour les couples de femmes et les femmes célibataires.
Une question que Richard Ferrand, président du groupe La République en marche, souhaite voir inscrite « sans tarder » à l’agenda des parlementaires, a-t-il dit lors du Congrès à Versailles, lundi. Le calendrier évoqué aujourd’hui est celui d’un dépôt du projet de loi en Conseil d’Etat à l’automne pour un examen à l’Assemblée début 2019.
Politiquement, le gouvernement avance en terrain miné. Personne n’a oublié les mois de débats et de manifestations qu’avait connus François Hollande avec le mariage pour tous. Emmanuel Macron a dit qu’il souhaitait un débat « apaisé » sur ces questions. Histoire de préparer le terrain, des Etats généraux de la bioéthique se sont tenus partout en France depuis le début de l’année. La mission d’information à l’Assemblée nationale –principalement des auditions – permettra aux députés de continuer à explorer ces sujets complexes.
Multitude de points de vue
« Le but est de se former, pas de donner son avis personnel », précise le député (Les Républicains) Xavier Breton, qui devrait en prendre la présidence. Toutes les parties seront en tout cas autour de la table, ce qui donnera un avant-goût des lignes de fractures au sein de l’Assemblée : M. Breton est hostile à l’élargissement de la PMA tandis que son futur rapporteur, le député (LRM) Jean-Louis Touraine, y est, lui, favorable.
Au sein même de la majorité, le chantier est loin d’être consensuel....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Pendant des décennies, une grossesse signifiait pour elles la fin de leur carrière. Mais au sein des fédérations sportives les choses semblent toutefois évoluer.
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Gagner ou pouponner : les sportives de haut niveau françaises ne veulent plus choisir

Pendant des décennies, une grossesse signifiait pour elles la fin de leur carrière. Mais au sein des fédérations sportives les choses semblent toutefois évoluer.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 11h59
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                            Maud Obels








                        


Salaire, médiatisation… les inégalités entre les sports masculins et féminins ne manquent pas. Sans parler de l’une des principales : le droit de fonder une famille sans renoncer à une carrière. Sur ce plan, les choses sont toutefois en train de changer. Car, à l’image de la joueuse de tennis américaine Serena Williams, qui, de retour sur le circuit après sa grossesse, a obtenu un statut de tête de série à Wimbledon – statut privilégié que lui avait refusé à la fin de mai l’organisation de Roland-Garros –, les femmes ne veulent plus avoir à choisir entre leur vie de sportive et leur vie de famille. « Avant les années 1990, les sportives arrêtaient leur carrière avant d’avoir un enfant, explique Aurélie Ledon, docteure en psychologie du sport. Maintenant, elles ne laissent plus le choix au staff. »
Pas si simple. La grossesse est encore souvent vue comme une rupture signant la fin des performances, et nombreuses sont celles qui attendent de terminer leur carrière pour fonder une famille, quitte à faire des enfants tard et à quitter précocement leurs terrains de jeu.
Les sportives se retrouvent souvent bien seules pour surmonter ce moment délicat de leur carrière. « Rien n’est adapté pour les accompagner », reconnaît Marie-Françoise Potereau, présidente de la Femix’Sports, organisation de promotion du sport féminin, et vice-présidente de la Fédération de cyclisme.

   


Sandra Dijon, basketteuse championne d’Europe et plusieurs fois vice-championne de France, a fait cette expérience tôt dans sa carrière, enceinte à 21 ans, en 1997, alors qu’elle n’était encore que semi-professionnelle. Un enfant imprévu qu’elle a élevé seule, et qui ne l’a pas empêchée de mener une carrière professionnelle de 24 ans à 42 ans. « Sincèrement, on est livré à soi-même, estime-t-elle. Rien n’est prévu pour les sportives. »
Elevant son enfant seule, elle a dû non seulement se remettre en condition physique mais également prévoir et financer la garde de son fils pendant les longs déplacements à l’étranger. « S’il existait un accompagnement, beaucoup plus de filles qui se sont arrêtées auraient repris. Un coach pourrait par exemple permettre de ne pas prendre trop de poids pendant la grossesse et de retrouver plus rapidement une bonne condition physique. »
Jacques « Jacky » Commères, dirigeant des équipes nationales à la Fédération nationale de basket-ball, nuance. Selon lui, si les dispositifs d’accompagnement sont peut-être insuffisants dans les clubs, la fédération est plus à l’écoute. « Nous sommes attentifs à ces choses-là, cela fait partie de la vie. L’accompagnement existe, par exemple le statut de joueuse internationale permet d’avoir une période de soin et de “réathlétisation” avant l’intégration en équipe nationale. »
Performances post-partum
Les fédérations sportives ont en fait tout à gagner à accompagner leurs joueuses dans leur choix de vie, car la grossesse peut avoir des vertus et les exemples de performances plus élevées post-partum ne sont pas rares. Selon Carole Maître, gynécologue à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep), « la grossesse augmente la capacité aérobie de 20 % à 30 %, dès le deuxième mois. Si cet apport est entretenu, il peut perdurer jusqu’à un an après l’accouchement ».
Ainsi, la biathlète Marie Dorin-Habert a été sacrée double championne du monde de biathlon en mars 2016, six mois seulement après la naissance de sa fille. Mélina Robert-Michon, lanceuse de disque qui vient d’avoir, au début de juin, son deuxième enfant, avait quitté l’entraînement seulement trois ou quatre mois pour la naissance de sa première fille, en 2010, alors qu’elle avait 30 ans.
Et c’est après cet heureux événement qu’elle a réalisé ses meilleures performances : vice-championne du monde en 2013, vice-championne d’Europe en 2014, vice-championne olympique en 2016… « J’avais besoin d’une coupure, de faire autre chose. Et je me suis rendue compte que ça me manquait, explique-t-elle. Cela a également été l’occasion de faire des changements techniques, de se fixer de nouveaux objectifs. »

   


« Mon coach a vu ma fille comme une force, confirme Marie Martinod, skieuse acrobatique. Quand tu laisses ton enfant pour partir en compétition, tu ne veux pas que ce soit pour rien, tu as les crocs. » « J’étais beaucoup plus épanouie après la naissance de mes jumelles, dit également Victoria Ravva, championne de volley-ball multititrée. La gestion du stress est plus facile, ça aide à mener une carrière plus sereinement. »
Le risque de perdre club et sponsors
Malgré ces exemples de réussite, la décision de faire un enfant demeure un risque important pour les sportives de haut niveau. Le risque de ne pas retrouver de club dans les sports collectifs : « Mon club, le Racing club de Cannes, m’a soutenue et a prolongé mon contrat, témoigne Victoria Ravva. Mais cela faisait déjà onze ans que j’y jouais. Cela n’aurait sans doute pas du tout été la même chose si je venais d’arriver. Certaines filles se retrouvent sans contrat, et donc sans boulot, avec un enfant à charge. » 
Le risque de perdre ses sponsors pour les sports individuels : « Lorsqu’on arrête pendant un an, les partenaires ne pensent plus à nous », explique la skippeuse Samantha Davies. Elle est partie en quête d’un nouveau sponsor pour le Vendée Globe de 2012 alors qu’elle était enceinte. Difficile de convaincre les directeurs d’entreprise qu’elle serait sur le pont à peine quelques mois plus tard. « Mes partenaires ont signé quand mon fils avait à peine trois semaines. » 

   


Une fois les capacités physiques retrouvées, la principale complexité vient de l’organisation quotidienne, qui repose encore majoritairement sur les épaules des femmes, d’autant que les compagnons des sportives sont souvent eux-mêmes des sportifs. « Au niveau français, pas grand-chose n’est fait pour les aider à avoir un enfant pendant leur carrière, contrairement aux pays anglo-saxons, explique la docteure Aurélie Ledon. Par exemple il existe une seule crèche pour les enfants de sportives à l’Insep et elle n’accepte les enfants qu’à partir de 18 mois. » 
Les pays anglo-saxons sont régulièrement cités comme exemple par les sportives. Ainsi, la footballeuse Sonia Bompastor, qui a joué deux ans aux Etats-Unis, expliquait dans une interview pour le site Foot Mercato, en 2015, que, là-bas, « lors des mises au vert et des rassemblements en groupe, que ce soit en club ou en sélection, il est autorisé que le mari et les enfants puissent venir au même hôtel que les joueuses. Elles peuvent passer du temps avec leurs enfants et leurs conjoints. En France, on reste en groupe et on évite que des personnes puissent venir interférer. » Même discours de Camille Abily pour le magazine Surface, qui a évolué au sein de la Women’s Professional Soccer et qui raconte que « le club payait la place pour les enfants » et même qu’« une nourrice était prévue par le club adverse pour les garder ».
Obliger les instances à réagir
Si cette question commence à émerger de ce côté-ci de l’Atlantique, c’est surtout grâce à la mobilisation des sportives. Ainsi, la boxeuse, championne olympique, Estelle Mossely a créé un Observatoire européen du sport féminin. « Les sportives revendiquent l’importance que cette question a sur leurs performances sportives. Les instances vont être obligées de réagir », affirme Aurélie Ledon.
« La réflexion d’un statut particulier sera menée, prévoit Marie-Françoise Potereau, de la Femix’Sports. Mais il y a déjà une évolution. Il y a vingt ans, une grossesse en cours de contrat était considérée comme une faute professionnelle. »
Difficile pourtant de se faire entendre quand on est si peu nombreuses, une dizaine chaque année en France dans le très haut niveau, selon Aurélie Ledon. Ces femmes espèrent devenir des exemples. « Pour cela, comme pour le reste, dans les sports à haut niveau, il faut une grande force mentale, explique Samantha Davies. Mais on peut y arriver. » Mélina Robert-Michon, qui prévoit de reprendre l’entraînement en septembre, s’y prépare déjà : « Je sais que ça va être dur, mais je serai contente d’y retourner. »

Les femmes encore largement minoritaires dans le haut niveau
Un siècle après la création des premières sections sportives féminines, en 1917, il est toujours difficile pour une femme de se faire une place dans le haut niveau. En 2014, la part des femmes dans les collectifs de haut niveau se situait encore largement en dessous de celle des hommes : 37,8 % contre 62,3 %, selon le ministère des sports.
Ce chiffre cache une très grande disparité entre les sports. Ainsi, si la natation comptait, en 2016, 124 sportives de haut niveau pour 133 hommes, il n’y en avait que 70 dans le cyclisme, pour 165 hommes.
Dans l’encadrement également, les femmes peinent à s’imposer : en 2016, parmi les 1 600 conseillers techniques sportifs, seules 285 étaient des femmes, et on dénombrait 11 présidentes de fédération sportives, sur 115.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Joaquin Duato, président de la branche pharmacie du groupe Johnson & Johnson, numéro un mondial de la santé, était l’un des grands patrons invités à Paris par Emmanuel Macron, lundi 9 juillet.
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« Nous sommes face à des maladies complexes, que l’on ne sait toujours pas soigner malgré des décennies de recherche »

Joaquin Duato, président de la branche pharmacie du groupe Johnson & Johnson, numéro un mondial de la santé, était l’un des grands patrons invités à Paris par Emmanuel Macron, lundi 9 juillet.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 11h08
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



                                


                            

Joaquin Duato, président de la branche pharmacie du groupe américain Johnson & Johnson, numéro un mondial de la santé, était l’un des patrons invités par le président de la République Emmanuel Macron, lundi 9 juillet. Le même jour, il rencontrait à Paris les dirigeants des plus gros laboratoires pharmaceutiques mondiaux réunis dans un forum privé peu connu, baptisée « Dolder Club ».
Comment les responsables de l’industrie pharmaceutique mondiale considèrent-ils la France ?
La France est un pays attractif pour l’industrie pharmaceutique : c’est un grand marché, le pays a de très bonnes infrastructures de recherche et de nombreux médicaments y ont été inventés. A côté de cela, nous constatons que les dépenses de médicaments n’ont pas progressé depuis sept ans, et que les prix y sont plus bas qu’ailleurs.
Par ailleurs, le délai d’accès au marché est significativement plus long que dans le reste de l’Europe. La recommandation européenne est de 180 jours, et dans certains pays comme l’Allemagne, il est de 90 jours. En France, pour l’un de nos médicaments, pourtant reconnu comme « breakthrough therapy » [traitement de rupture] dans cinq indications différentes par la Food and Drug Administration (FDA) américaine, nous avons dû attendre 700 jours, et la moyenne est de 500 jours ! Cela positionne la France entre la Bulgarie et la Slovaquie.
Cela a des implications pour les patients français – qui doivent attendre deux à trois ans de plus pour accéder à certains médicaments –, et cela compte aussi lorsque nous mettons en compétition des pays pour réaliser un investissement.
Même si, en France, les prix ne sont pas aussi élevés qu’aux Etats-Unis, les patients sont inquiets de les voir s’envoler. Comment justifiez-vous cela ?
Il y aura toujours une tension entre le besoin d’innovation et la volonté de payer pour cette innovation. Plus les domaines thérapeutiques dans lesquels nous investissons...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Devant les parlementaires, le président de la République s’est engagé à dévoiler les mesures en septembre « pour une mise en œuvre en 2019 ».
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Congrès de Versailles : Macron s’explique sur le report du plan pauvreté

Devant les parlementaires, le président de la République s’est engagé à dévoiler les mesures en septembre « pour une mise en œuvre en 2019 ».



Le Monde
 |    10.07.2018 à 11h04
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 11h10
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        


En reportant à de multiples reprises depuis novembre 2017 l’annonce de sa « stratégie de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes » ou en évoquant dans une vidéo le « pognon de dingue » dépensé dans les minima sociaux, Emmanuel Macron a irrité les associations de lutte contre l’exclusion. Lundi 9 juillet, le président de la République a répondu aux critiques et s’est engagé à dévoiler ses mesures en septembre « pour une mise en œuvre en 2019 ».
M. Macron a justifié ce report par la volonté que « cette action engage toutes les forces vives de la société et, au premier chef, celles et ceux qui vivent dans la pauvreté. Je ne veux pas d’une stratégie qui s’imposerait d’en haut dans la torpeur de l’été pour régler un sujet ou cocher une case ».
Il n’a pas détaillé de mesures concrètes mais réaffirmé d’abord son diagnostic de la société française : « Se sont installées en France des inégalités de destin. Selon l’endroit où vous êtes né, la famille dans laquelle vous avez grandi, l’école que vous avez fréquentée, votre sort est le plus souvent scellé. » En découle une philosophie : « Le cœur même d’une politique sociale n’est pas d’aider les gens à vivre mieux la condition dans laquelle ils sont nés et destinés à rester, mais d’en sortir. »
Pas d’augmentation des minima sociaux
M. Macron ne veut « pas de nouvelles aides en solde de tout compte, mais un accompagnement réel vers l’activité, le travail, l’effectivité des droits fondamentaux ». En clair, il ne veut pas augmenter les minima sociaux – comme l’avait fait François Hollande en revalorisant le revenu de solidarité active de 10 % entre 2013 et 2017 – ni étendre cette allocation aux jeunes de 18 à 25 ans –, alors que François Hollande avait créé la garantie jeunes, aujourd’hui distribuée à 76 000 personnes.
Seule l’allocation aux adultes handicapés augmentera de 90 euros, en deux temps, d’ici à 2019. « Quelle gloire peut-on tirer de politiques sociales qui ont condamné à la pauvreté un enfant sur cinq dans notre pays ? », s’est interrogé le chef de l’Etat, dont la seule mesure précisée dans son discours est une « une action à l’endroit des enfants en danger ou maltraités, si nombreux dans notre pays ». Une mesure qui interviendrait à l’automne.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Plusieurs mesures en faveur de l’industrie pharmaceutique ont été annoncées mardi à l’occasion du Conseil stratégique des industries de santé (CSIS).
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Le gouvernement veut réconcilier la France avec l’industrie pharmaceutique

Plusieurs mesures en faveur de l’industrie pharmaceutique ont été annoncées mardi à l’occasion du Conseil stratégique des industries de santé (CSIS).



Le Monde
 |    10.07.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 11h26
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



   


Une France plus « business friendly » (favorable aux entreprises) avec l’industrie pharmaceutique. C’est ce que promet le gouvernement qui a annoncé mardi 10 juillet une série de mesures favorables aux industries de santé. Ce secteur qui englobe les médicaments, les dispositifs médicaux et les diagnostics réalise 90 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an. Il représente l’un de plus importants excédents commerciaux de la France avec l’automobile et l’aéronautique.
Le premier ensemble de mesures a pour objectif de faciliter l’accès au marché des nouveaux médicaments et de réduire les délais administratifs. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) devra traiter les demandes de mise en place d’un essai clinique dans un délai médian de 45 jours, contre plus de 60 jours en 2017. Le Comité économique des produits de santé (CEPS) devra de son côté fixer le prix des médicaments en six mois, comme le prévoit une directive européenne, alors que le délai moyen pour les nouveaux médicaments atteint aujourd’hui 275 jours (soit environ 9 mois).
Valoriser les médicaments nouveaux
Afin de donner davantage de lisibilité aux fabricants et de mieux valoriser les médicaments nouveaux, le gouvernement s’est par ailleurs engagé à augmenter ses dépenses de médicaments. Les industriels sont assurés de voir leur chiffre d’affaires progresser d’au moins 0,5 % par an au cours des trois prochaines années. Côté Assurance-maladie, cela correspond à une hausse de 1 % des dépenses remboursées et de 3 % pour les médicaments innovants.
A plus long terme, le gouvernement compte renforcer l’attractivité de la France en créant un pôle d’excellence dans les biotechnologies afin de rattraper le retard pris dans ce domaine. Il entend aussi valoriser les bases de données de santé, qui comptent parmi les plus importantes dans le monde. Le futur « Health Data Hub » (base de données de santé) a vocation à rendre compatible les différentes sources d’information et faciliter l’accès aux différentes sources : données cliniques détenues par les établissements ou professionnels de santé, cohortes, registres, données issues des laboratoires de biologie, ou encore données médico-administratives.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Sorbonne Université envoie depuis 2012 ses étudiants en médecine se frotter aux réalités des femmes violées et des sans-abri, en immersion dans des associations et en maraude avec le Samu social.
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Des apprentis médecins en immersion dans la « vraie vie », pour favoriser l’empathie

Sorbonne Université envoie depuis 2012 ses étudiants en médecine se frotter aux réalités des femmes violées et des sans-abri, en immersion dans des associations et en maraude avec le Samu social.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 10h01
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 10h07
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            Claire Ané








                        



                                


                            

Paul se souvient en avoir pris « plein la figure ». « Une femme a expliqué que cela fait trois fois qu’elle va à la gendarmerie se plaindre d’agressions sexuelles, et qu’il ne se passe rien… J’étais à des années-lumière de me rendre compte de l’horreur que certaines vivent », raconte cet étudiant en 4e année de médecine à Sorbonne Université, à Paris. Casque sur les oreilles, il a écouté, durant une demi-journée, les appels reçus sur le numéro vert Viols femmes informations (0-800-05-95-95) par les salariées du Collectif féministe contre le viol (CFCV). Et ainsi appréhendé une réalité dont il ne soupçonnait pas l’ampleur : une femme sur six a subi ou subira des violences sexuelles au cours de sa vie.
En ce matin d’été, le soleil entre à flots dans le local de la permanence téléphonique du CFCV. Carole, apprentie médecin, écoute Lucie répondre à la mère d’une jeune femme agressée par un voisin : « Il y a des phrases toutes simples qui peuvent aider votre fille : lui dire “je te crois”. Et aussi : “Quelles que soient les circonstances, tu n’es pour rien dans ce que cet agresseur a commis”, explique l’écoutante. Essayez de valoriser tout ce qu’elle a déjà fait – se confier, c’est énormément de courage. Pour l’instant, elle n’a pas pu porter plainte, il n’y a aucune pression à mettre. »
« Un rôle génial à jouer »
Une fois le téléphone raccroché, Carole remercie Lucie et l’interroge sur l’échange qui vient de se dérouler. « Comme médecin, vous avez un rôle génial à jouer », l’encourage l’écoutante. Le médecin, poursuit-elle, est le premier recours des victimes ; il peut aussi contribuer à libérer la parole, en demandant à chaque patient, quel que soit le motif de sa visite, s’il a subi des violences. Et si l’un d’eux est choqué ? « Vous pouvez lui répondre : “Vous savez, je pose la question à chacun de mes patients”, car c’est très fréquent et qu’il n’y a pas de profil de victime. »
Carole...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Les gendarmes disent avoir utilisé leur arme à impulsion électrique à une « distance réglementaire », et évoquent un « comportement étrange » de la victime. Deux enquêtes ont été ouvertes.
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Dans l’Aisne, un homme meurt après un tir de Taser

Les gendarmes disent avoir utilisé leur arme à impulsion électrique à une « distance réglementaire », et évoquent un « comportement étrange » de la victime. Deux enquêtes ont été ouvertes.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 09h52
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 09h57
   





                        



   


Un homme d’une trentaine d’années est mort lundi à Vic-sur-Aisne (Aisne) d’un malaise cardiaque, après avoir été la cible d’un tir de Taser par les gendarmes, à la suite d’un comportement « étrange », a annoncé le parquet de Soissons. Les gendarmes assurent avoir réagi selon la réglementation.
Inconnu des services de police et de gendarmerie, cet habitant de Vic-sur-Aisne avait attiré l’attention des témoins, lundi 9 juillet, d’abord en « déambulant bizarrement » dans les rues de cette petite ville, puis en pénétrant dans le jardin d’une maison où il avait « dégradé une antenne parabolique ». Il s’était alors emparé d’une « tige métallique arrachée de cette parabole », selon un communiqué du parquet.

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C’est à ce moment-là, peu avant 11 heures, que les gendarmes de Soissons ont tenté de l’appréhender. Criant « Allah Akbar », l’homme est alors « allé au contact » des militaires, tapant des poings sur le capot de leur voiture après avoir lancé la tige dans leur direction.
« Les gendarmes ont d’abord tenté de le maîtriser à mains nues », puis avec leur bâton télescopique et enfin « avec leur arme à impulsion électrique », sans y parvenir. Il est « finalement ceinturé puis mis au sol par un gendarme ». C’est alors que les gendarmes se rendent compte qu’il est « en train de faire un malaise ». Il meurt sur place « quelques minutes plus tard ».
Deux enquêtes
Le parquet n’a pas précisé le nombre de tirs. « Les premières investigations permettent de déterminer qu’on est dans le cadre et la distance réglementaires et qu’il n’y a pas de mauvaise manipulation », a-t-il cependant fait savoir, ajoutant que « rien ne permet de dire non plus à ce stade que cet homme relevait d’une éventuelle radicalisation islamiste ».
L’autopsie sera pratiquée mardi matin. Elle devra notamment évaluer si cet homme était sous l’emprise de stupéfiants. L’enquête s’attachera aussi à préciser d’éventuels antécédents psychiatriques.
Deux enquêtes ont été ouvertes, l’une confiée à l’inspection générale de la gendarmerie nationale pour « déterminer les causes de son décès », l’autre à la section de recherche d’Amiens et à la brigade de recherche de Laon sur « les actes qu’il a commis ».

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ La marine nationale a présenté des officières, lundi à Brest, au retour de leur patrouille à bord du sous-marin nucléaire lanceur d’engins « Le Vigilant ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/07/2018
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« Fières » et déterminées, les toutes premières sous-marinières françaises témoignent

La marine nationale a présenté des officières, lundi à Brest, au retour de leur patrouille à bord du sous-marin nucléaire lanceur d’engins « Le Vigilant ».



Le Monde
 |    10.07.2018 à 06h42
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10.07.2018 à 11h30
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            Nathalie Guibert (Brest, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Elles ont les traits tirés, la pâleur de ceux qui rentrent d’une mission sans avoir pris de repos. Elles sont les premières femmes à avoir servi dans un sous-marin de la marine française. Ce monde militaire exclusif, jalousement gardé par les hommes depuis cent ans, est le dernier service de l’armée à accepter la mixité. Elles disent leur « fierté d’être intégrées dans la famille ».
Lundi 9 juillet, la marine nationale a présenté ces pionnières protégées par un demi-anonymat à bord de leur navire, le sous-marin nucléaire lanceur d’engins Le Vigilant, sur la base de l’île Longue, à Brest. La médecin Pauline, 31 ans, l’enseigne de vaisseau Camille, 29 ans, officière « lutte sous la mer », et l’enseigne de vaisseau Harmonie, 27 ans, officière pour la « sécurité plongée », sont rentrées il y a peu de soixante-dix jours de mer.

Une quatrième femme a navigué avec elles : la capitaine de corvette Karen, 40 ans, ingénieure « atomicienne », retenue ce jour à Paris pour les répétitions du 14-Juillet. L’équipage du Vigilant va défiler ; 2018 marque la 500e patrouille de la force océanique de la dissuasion française depuis 1972.
« Nous ne sommes pas des porte-drapeaux. » Pour l’officière Pauline, « à bord, un médecin, homme ou femme, reste un médecin, c’est comme à l’hôpital, on tombe sur l’un ou l’autre ». Elle, a choisi la médecine militaire au cours de son internat à Brest. « J’ai fait des gardes auprès de collègues sous-mariniers. Cela m’a fait rêver, ce défi d’exercer des compétences sous l’eau, enfermé. » Au retour, elle confie :
« La patrouille, c’était comme une garde continue, que l’on prend au départ, pour deux mois et demi, sans pouvoir lâcher la veille. L’essentiel dans un sous-marin, c’est de pouvoir durer. »
Des « épouses » de marins se sont inquiétées
Sur le Forbin, une frégate de défense aérienne, où elle a commandé, Harmonie était la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Professionnels de santé et spécialistes en addictologie s’insurgent dans une tribune au « Monde » de l’offensive des industriels, qui veulent « contribuer » à la santé publique et se substituer aux responsables politiques.
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Prévention  : le « cynisme du lobby des alcooliers »

Professionnels de santé et spécialistes en addictologie s’insurgent dans une tribune au « Monde » de l’offensive des industriels, qui veulent « contribuer » à la santé publique et se substituer aux responsables politiques.



Le Monde
 |    10.07.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 15h52
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Afin d’étouffer le scandale du conflit d’intérêts d’Audrey ­Bourolleau, la conseillère agriculture de l’Elysée, et ancienne lobbyiste en chef du monde viticole, conflit démontré rigoureusement par Mediapart le 27 juin, le lobby alcoolier prétend participer à la prévention en santé en publiant une « contribution ». Avec pour seul objectif de créer un nuage de fumée, et d’empêcher toute politique de prévention efficace alors que le ­niveau de consommation d’alcool dans notre pays est un des plus élevés au monde avec 11,6 litres d’équivalent ­alcool pur par habitant en 2016 (davantage désormais que la Russie).
Plus qu’une contribution, c’est une ­offensive en règle que le lobby alcoolier a engagée.

Alors que les agences sanitaires (Santé publique France et l’Institut national du cancer) ont publié en mai 2017 leur expertise sur les mesures à prendre pour réduire les dommages liés à la consommation d’alcool, alors que les différents experts ou leaders d’opinion en santé publique et en addictologie ont fait publiquement des ­propositions pour mener enfin une ­politique énergique face à l’hécatombe (135 morts par jour dus à l’alcool), alors que toutes les autorités sanitaires internationales rappellent que l’alcool est, juste après le tabac, la deuxième cause de mortalité évitable, le lobby alcoolier met en scène sa désinvolture dans une « contribution » où il propose essentiellement de se charger de la politique de santé pourvu qu’il n’ait aucune ­contrainte, aucune obligation et aucun objectif de résultat.
Son discours est d’une simplicité angélique : « Laissez-nous faire ! Croyez-nous sur parole ! ­Dormez braves gens ! Faites confiance à notre sens des responsabilités ! »
Le lobby alcoolier passe à une étape et à une vitesse supérieures : démontrer l’inutilité du ministère de la santé en dictant lui-même sa loi
La conception de la responsabilité ­sociale de ce lobby est visible tous les jours...




                        

                        


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Attentats du 13-Novembre : mandats d’arrêt contre les frères Clain

A l’époque, la voix de Fabien Clain avait été identifiée comme celle du message sonore de revendication de l’organisation Etat islamique ; celle de son frère Jean-Michel avait aussi été reconnue dans l’enregistrement



Le Monde
 |    09.07.2018 à 22h29
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 03h07
   





                        



   


Lors d’une réunion d’information des rescapés et proches de victimes des attaques du 13-Novembre, lundi 9 juillet, les juges d’instruction chargés de l’enquête ont annoncé avoir émis à la fin juin des mandats d’arrêt contre les frères Clain.
A l’époque, la voix de Fabien Clain avait été rapidement identifiée comme celle du message sonore de revendication de l’organisation Etat islamique (EI), et celle de son frère Jean-Michel avait été reconnue dans les chants religieux présents dans l’enregistrement.
Selon Antoine Casubolo Ferro, avocat de l’association française des victimes du terrorisme, les juges d’instruction ont décidé de délivrer ces mandats d’arrêt internationaux après avoir analysé la revendication, qui évoquait aussi un attentat dans le 18e arrondissement de Paris. Or, ce dernier n’a pas eu lieu, ce qui mène les magistrats à penser que les frères Clain étaient au courant des préparatifs des attentats.
« Bonne nouvelle » pour les parties civiles
« Pour nous, parties civiles, c’est une bonne nouvelle », a déclaré l’avocat, qui a qualifié la réunion de lundi de « très intéressante ». « A priori les frères Clain ne sont pas morts et n’ont pas été arrêtés, ils sont probablement quelque part en Syrie », a-t-il ajouté.
Converti à l’islam, Fabien Clain, qui a fréquenté les frères Mohamed Merah − auteur des tueries de Toulouse en 2012 – et Abdelkader Merah dans la région toulousaine, a été condamné à cinq ans de prison ferme en 2009 à l’issue du procès d’une filière d’acheminement de jihadistes vers l’Irak, la filière dite d’Artigat.

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En mars, le juge Christophe Teissier, qui dirige cette enquête tentaculaire, avait refusé une demande d’acte formulée par l’association de victimes Life For Paris, qui réclamait l’audition des frères Clain et la délivrance de mandats d’arrêt, au regard de leur possible « rôle de premier plan » dans les préparatifs des attaques parisiennes.
Dans sa réponse, le juge avait notamment expliqué que « des investigations » étaient « en cours » pour « permettre avec précision de déterminer le rôle précis que chacun d’entre eux a[vait] pu avoir », selon une source proche du dossier.
Au total, douze hommes sont poursuivis dans le dossier instruit à Paris, et au moins cinq autres, dont les frères Clain, font l’objet d’un mandat d’arrêt.
Les juges ont également annoncé lors de la réunion de lundi qu’ils espéraient boucler l’instruction en septembre 2019.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ A l’issue des résultats du bac, le dispositif « meilleurs bacheliers » a débuté, tandis que les candidats restés en attente pour tous leurs vœux ont eu le droit de saisir les commissions d’accès à l’enseignement supérieur.
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Parcoursup 2018 : sans affectation, plus de 10 000 candidats ont saisi leur recteur d’académie

A l’issue des résultats du bac, le dispositif « meilleurs bacheliers » a débuté, tandis que les candidats restés en attente pour tous leurs vœux ont eu le droit de saisir les commissions d’accès à l’enseignement supérieur.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 18h44
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 19h22
    |

            Soazig Le Nevé








                        



   


Contrairement aux prévisions, les résultats du bac, publiés vendredi 6 juillet, n’ont pas fait beaucoup diminuer les files d’attente sur Parcoursup. Lundi 9 juillet, les candidats n’ayant reçu que des « non » ou en liste d’attente pour tous leurs vœux sont encore au nombre de 137 135, ce qui signifie que seuls 5 500 bacheliers sont sortis de cette catégorie en trois jours.
L’appel d’air a donc été modeste. Au total, 674 915 candidats ont désormais reçu au moins une proposition, et parmi eux, 408 585 ont accepté définitivement une affectation (en ne conservant aucun vœu où ils étaient « en attente de place »), soit 10 327 candidats de plus que le 6 juillet. Quant au nombre de candidats qui ont quitté la plate-forme, il atteint 18 286, soit près de 6 000 de plus que le jour des résultats du bac.

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Droit de saisine élargi
Alors que l’heure n’est pas encore au dénouement — le processus d’affectation sur Parcoursup court jusqu’en septembre —, deux dispositifs pourraient néanmoins accélérer les choses : d’une part, les candidats restés en attente pour tous leurs vœux et ayant obtenu leur bac (le 6 juillet ou à l’issue des rattrapages) ont pu commencer à saisir la commission d’accès à l’enseignement supérieur de leur académie afin qu’elle les accompagne et leur fasse une proposition d’affectation. Une telle saisine était auparavant réservée aux candidats n’ayant reçu que des réponses négatives (c’est-à-dire ceux qui avaient uniquement fait des demandes dans des formations sélectives, sans obtenir une seule réponse positive).
Les candidats désormais concernés ont reçu un message et une notification leur signalant cette possibilité, et plus de 5 000 d’entre eux ont saisi le recteur depuis. Le nombre de saisines a ainsi plus que doublé en trois jours, passant de 4 957 saisines à 10 105.
Dispositif « meilleur bachelier » étendu
D’autre part, les recteurs ont aussi à gérer un autre flux : celui des « meilleurs bacheliers », qui ont obtenu une mention et qui figurent parmi les 10 % d’élèves ayant obtenu la moyenne la plus élevée de leur série ou spécialité du baccalauréat dans leur lycée.

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Comme le dit un décret du 29 juin, la version 2018 de ce dispositif prévoit de faire bénéficier ces élèves brillants d’un accès prioritaire à des formations sélectives, mais aussi désormais, à des formations non sélectives dispensées par les établissements publics, à condition qu’ils y aient formulé et maintenu un vœu où ils étaient « en attente d’une place ».
La liste des meilleurs bacheliers a été arrêtée par le recteur d’académie après les résultats du premier groupe d’épreuves du baccalauréat, vendredi 6 juillet. Les candidats concernés ont ainsi pu remonter en tête de liste d’attente des formations concernées sur Parcoursup, dès samedi 7 juillet, voire obtenir une proposition de place depuis.
Le nombre de places réservées dans le cadre de ce dispositif n’est pas précisé. Le décret rappelle prudemment que pour fixer ce quota, le recteur « tient compte de la capacité d’accueil de la formation ».
Interrogé le 22 juin par Le Monde, Philippe Vincent, secrétaire général du syndicat majoritaire chez les chefs d’établissement SNPDEN-UNSA, rappelait qu’au moment de la publication des résultats du bac, « le recrutement des établissements est généralement bouclé » et qu’il était « difficile de générer des places à ce moment-là ».

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                Parcoursup 2018 : calendrier, délais et dates limites de réponses






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Les victimes s’attribuent à tort la responsabilité de leur mal-être. En France, seulement 60 % de ceux qui ne croient pas être victimes de burn-out n’ont aucun risque de l’être.
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Burn-out : pourquoi les salariés sont-ils dans le déni ?

Les victimes s’attribuent à tort la responsabilité de leur mal-être. En France, seulement 60 % de ceux qui ne croient pas être victimes de burn-out n’ont aucun risque de l’être.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 17h46
 • Mis à jour le
10.07.2018 à 06h43
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

Près de 3,2 millions de Français seraient en risque élevé de burn-out, selon le cabinet Technologia, tandis que l’agence nationale Santé publique France ne compte que 30 000 cas avérés d’épuisement professionnel.
Le fossé entre ces deux bilans a de quoi donner le vertige. Peut-on parler de déni ? Sur la base du Job Burnout Inventory, un questionnaire mis au point en 2016 par trois chercheurs (Moïra Mikolajczak, Thomas Pirsoul, Isabelle Roskam) de l’université catholique de Louvain (Belgique) pour évaluer le risque de burn-out, la start-up Moodwork a lancé à la fin 2017 le dispositif testmyburnout.com, permettant à chaque salarié de s’autoévaluer. En juin, plus de 7 000 personnes s’étaient exprimées quant à leur conviction d’être (ou non) en burn-out et avaient répondu à une série de questions concernant leur charge de travail, leurs relations avec leurs collègues, leur mémoire, leur sommeil, etc.

Les données ainsi recueillies pour mesurer l’épuisement professionnel ont révélé que sur les 2 851 personnes déclarées « absolument pas » en burn-out, seules 1 733 ne présentaient aucun risque (60 %). 738 étaient même en « risque élevé de burn-out ». Le contraste important entre le niveau de burn-out et le ressenti des salariés a reposé la question d’un éventuel déni. Moodwork a demandé au responsable du pôle recherche du Lab RH, Jean Pralong, professeur de gestion des ressources humaines, d’approfondir le travail de recherche.

« Après avoir indiqué aux salariés quelques symptômes pour reconnaître le burn-out : épuisement, état dépressif, difficultés à mener ses tâches à bien, on les a interrogés sur les causes possibles du burn-out d’un salarié, ou de leur propre burn-out », explique Jean Pralong. La différence de résultat, selon que le burn-out les concerne directement ou pas, confirme le déni des salariés et donne un début d’explication.
Tendance à dédouaner l’entreprise
Quand il s’agit du burn-out...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le gouvernement veut favoriser l’apprentissage de la musique à l’école mais les obstacles sont nombreux.
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Musique à l’école : « Aucun des parents n’aurait eu l’idée d’inscrire son enfant au conservatoire »

Le gouvernement veut favoriser l’apprentissage de la musique à l’école mais les obstacles sont nombreux.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 16h08
    |

            Violaine Morin








                        



                                


                            
Soir de concert au conservatoire du 13e arrondissement de Paris. Les CE2 de l’école Franc-Nohain ont préparé deux morceaux, interprétés non sans fierté devant des parents éblouis, ce 28 juin. Derrière les saxophones et les trombones, les enfants arborent tous le même tee-shirt frappé du nom de l’association Orchestre à l’école.
Lors de l’annonce, le 20 juin, du « plan mercredi », qui financera l’accueil de loisir le mercredi pour les écoles repassées à quatre jours par semaine, les ministres de la culture et de l’éducation ont mis en valeur les dispositifs d’orchestres scolaires, qui doivent servir de modèles pour imaginer un accueil périscolaire « de qualité » ce jour-là. Depuis le début du quinquennat, les deux ministres multiplient en effet les mesures pour l’apprentissage de la musique.
En décembre 2017 était annoncé le « plan chorale », pour une généralisation de la pratique du chant dans les écoles, collèges et lycées. En mai, Françoise Nyssen lançait le plan « Tous musiciens d’orchestre » qui permettra de développer les deux principales associations d’orchestres scolaires : Orchestre à l’école, qui offre une éducation instrumentale en milieu scolaire à plus de 33 000 enfants, et Dispositif d’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale (Démos), porté par la Philharmonie de Paris, qui comptabilise 3 000 élèves.
Tarification indexée sur les revenus
Le gouvernement semble prendre à bras-le-corps la question de l’accès à la musique, dont l’enseignement est réputé coûteux, rébarbatif et réservé à une élite bourgeoise. De sorte que les familles moins favorisées pensent souvent que ça n’est pas fait pour elles. Elsa Tramont et Lucile Zelty, les enseignantes de CE2 à l’école Franc-Nohain, classée Réseau d’éducation prioritaire (REP), abondent dans ce sens. « Aucun de nos parents d’élèves n’aurait eu l’idée d’inscrire son enfant au conservatoire », tranchent-elles en chœur. Dans la classe d’Elsa Tramont, un bon...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ De l’obligation de l’instruction à 3 ans à la réforme du baccalauréat, en passant par les « ajustements » des programmes scolaires... le ministre de l’éducation publie un livre sur ses engagements après à peine un an d’exercice.
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Dans la tête de Jean-Michel Blanquer, ce méthodique ministre de l’éducation nationale

De l’obligation de l’instruction à 3 ans à la réforme du baccalauréat, en passant par les « ajustements » des programmes scolaires... le ministre de l’éducation publie un livre sur ses engagements après à peine un an d’exercice.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 15h22
    |

            Luc Cédelle et 
                                Mattea Battaglia








                        



                                


                            
Il ne se passe quasiment pas un jour sans une prise de parole médiatisée de Jean-Michel Blanquer, au point que même les spécialistes ont renoncé à en suivre toutes les occurrences. Alors pourquoi le ministre de l’éducation a-t-il souhaité publier un livre après à peine un an d’exercice ? Voire six mois, si l’on retient le moment où il a informé les membres de son cabinet de ce projet, « entre Noël et le Jour de l’an », selon son entourage. Il s’en explique dès l’introduction : « En écrivant ce nouvel ouvrage [après, chez le même éditeur, L’Ecole de la vie, en 2014, et L’Ecole de demain, en 2016], je souhaite montrer l’ampleur des engagements pris et leur portée concrète. (…) Il me semble utile et sain sur le plan démocratique d’expliciter ce qui se joue depuis un an afin de susciter la plus grande participation et adhésion possible de la société française. »

On peut sans risque en déduire que M. Blanquer est un ministre méthodique qui ne laisse rien au hasard et qui préfère, se sachant à un poste exposé, en faire trop que pas assez.
Au vu du nombre de chantiers ouverts, en offrir une synthèse au lecteur, même à si brève échéance, a du sens : de l’obligation de l’instruction à 3 ans à la réforme du baccalauréat, en passant par les « ajustements » des programmes scolaires, chaque mesure a droit à son chapitre sans que soit toujours distingué – et c’est dommage – ce qui relève du projet (le nouveau lycée) et ce qui existe déjà (les « CP dédoublés »). « Ce n’est pas un bilan, mais le reflet de sa façon de penser, précise-t-on dans son entourage. Blanquer est un homme qui ramène toujours tout au sens des choses. »
Genre ingrat
Un plaidoyer de ministre sur sa propre action est un genre ingrat. Ce livre n’y échappe pas. Mais il offre l’intérêt d’illustrer le double système de pensée – et de communication – qui, depuis la nomination de M. Blanquer Rue de Grenelle,...




                        

                        

