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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Une nouvelle infrastructure, dans les Hauts-de-Seine, va explorer l’immunité in vivo chez le primate non humain.
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Maladies infectieuses  : une plate-forme d’imagerie de pointe

Une nouvelle infrastructure, dans les Hauts-de-Seine, va explorer l’immunité in vivo chez le primate non humain.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 15h49
    |

                            Florence Rosier








                        



                                


                            
Comment, dans l’organisme vivant, suivre en temps réel l’activité de ­chaque « soldat de l’immunité » ? Comment retracer, in vivo, le combat de cette immense armée de l’ombre, à mesure qu’elle déploie ses bataillons pour neutraliser un virus, une bactérie ou un parasite ? Quels effets provoquent un ­candidat-médicament ou vaccin sur ces cellules de l’immunité et sur le germe à combattre ?
Ces questions sont autant de ­défis, si l’on veut développer de nouvelles armes de prévention et de traitement des maladies infectieuses. Ce qu’entend relever une nouvelle infrastructure de recherche : Idmit (Infectious Diseases Models for Innovative Therapies). Inaugurée le 26 juin à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), elle associe le CEA, l’Institut Pasteur, l’Inserm, l’université Paris-Sud, l’ANRS et la société Oncodesign.
Idmit offre à la communauté scientifique, académique ou privée des outils « uniques en Europepour la recherche préclinique sur les maladies infectieuses ou auto-immunes humaines, se réjouit ­Roger Le Grand, du CEA, responsable de cette nouvelle structure. La seule installation similaire se trouve à Bethesda, aux Etats-Unis ». Ses missions : explorer les effets des médicaments, la réponse de l’hôte ou la dissémi­nation des pathogènes sur des ­modèles de primate, sans que l’analyse perturbe ces processus. « 40 % de l’activité d’Idmit sera consacrée au VIH. Nos autres priorités sont la lutte contre la grippe, le virus Zika, la dengue, le chikungunya, la tuberculose, la ­coqueluche, le paludisme… », ajoute Roger Le Grand.
Les atouts de cette nouvelle ­plate-forme : rassembler des techniques d’imagerie ultraprécises (à l’échelle de la cellule et de ses ­molécules fonctionnelles), mais aussi capables d’explorer le corps entier d’un primate non humain, de façon non invasive. Autre originalité : ces examens pourront être réalisés dans des conditions de confinement biologique de type L3 – qui permet la manipulation de...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Avec des symptômes proches d’autres maladies et des tests peu fiables pour la détecter, la maladie de Lyme fait aujourd’hui débat dans la communauté médicale.
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Des neurochirurgiens américains rapportent le cas d’un homme dont plusieurs lobes cérébraux ont été touchés par un coup de feu. Sans conséquences.
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Un rapport, que « Le Monde » s’est procuré, montre qu’« entre 1 666 et 4 000 » contaminations auraient été évitées si l’Agence du médicament avait autorisé plus vite le Truvada.
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L’IGAS dénonce les retards de la prévention contre le sida

Un rapport, que « Le Monde » s’est procuré, montre qu’« entre 1 666 et 4 000 » contaminations auraient été évitées si l’Agence du médicament avait autorisé plus vite le Truvada.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 16h05
    |

            Paul Benkimoun








                        



                                


                            
La France a été le premier pays en Europe à permettre, en 2016, l’utilisation du Truvada, un traitement anti-VIH pour prévenir la contamination d’une personne séronégative lors de rapports sexuels à risques. C’est ce que l’on appelle la prophylaxie pré-exposition (PrEP), qui fait actuellement l’objet d’une campagne d’affichage par l’association Aides. Une mesure mise en œuvre avec succès, mais trois ans après que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait été saisie par l’association Aides, et trois ans et demi après que son homologue américaine, la Food and Drug Administration, l’avait autorisée, le 16 juillet 2012. Sans ce retard, plusieurs milliers de contaminations auraient pu être évitées.
Selon un rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) que Le Monde s’est procuré, ce délai résulte principalement d’une instruction « anormalement longue » de la part de l’ANSM. La mission avait été mandatée le 15 mars 2017 par la ministre de la santé de l’époque, Marisol Touraine, et confiée à deux inspecteurs, Gilles Duhamel et Aquilino Morelle.

Retards accumulés
Pour comprendre les enjeux du sujet, il faut partir de deux faits marquants dans l’épidémie d’infections par le VIH. Le premier est la persistance, depuis plusieurs années en France, de plus de 6 000 nouvelles contaminations par an, en particulier chez des hommes ayant des rapports homosexuels. Le second tient au rôle central tenu par le préservatif, « instrument principal, pour ne pas dire unique, de la prévention de l’infection par le VIH », indique le rapport de l’IGAS.
Le rapport rappelle que « contrairement à une idée très répandue, loin d’avoir une “efficacité de 100 %”, le préservatif n’atteint dans ce domaine que des taux de 80 % chez les hétérosexuels et de 70 % chez les “hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes” ». Ce qui justifie d’élargir la palette des outils de prévention.
Lorsque, le...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Cette médecin a joué un rôle majeur dans la légalisation du cannabis médical en Uruguay en 2013, une première mondiale. Début juin, elle a rencontré en France des responsables de santé publique.
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Raquel Peyraube, addictologue et militante pour le cannabis médical

Cette médecin a joué un rôle majeur dans la légalisation du cannabis médical en Uruguay en 2013, une première mondiale. Début juin, elle a rencontré en France des responsables de santé publique.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 06h46
    |

                            Marina Julienne








                        



                                


                            

Portée par sa volubilité, elle engage ses mains, ses bras, tout son corps au service de son argumentation. Une force de persuasion hors du commun anime Raquel Peyraube, médecin, invitée à Paris début juin pour le colloque de l’Union francophone pour les cannabinoïdes en médecine (UFCM). Alors que, en France, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, vient de faire un signe vers une possible utilisation médicale du cannabis en reconnaissant sur France Inter que la France avait « peut-être un retard » en la matière, l’Uruguayenne a joué un rôle central dans la légalisation par son pays, en 2013, du cannabis médical et thérapeutique : une première mondiale.

« Depuis toute petite, j’ai toujours été dans la transgression, raconte-t-elle en riant, dans un français presque parfait. A 7 ans, je voulais déjà être “una medica” et non “un medico” comme on le déclinait, à l’époque, seulement au masculin. » Sa maîtresse lui conseille d’être plutôt avocate, vu ses qualités d’oratrice.
Mais la jeune Raquel n’est pas du genre influençable. Elle démarre médecine en Uruguay, puis, chassée par la dictature, part en Argentine. Elle revient à Montevideo pour accompagner son père, atteint d’un cancer. C’est à l’occasion d’un stage dans un service de toxicologie qu’elle choisit finalement cette spécialité. « J’ai rencontré des patients qui parlaient de leur souffrance physique, psychique, et je me suis vite rendu compte que ces pathologies de l’addiction étaient imbriquées dans des questions sociales et politiques. C’est cela qui m’a passionnée. Au lieu de me spécialiser en oncologie, j’ai préféré l’addictologie et la psychiatrie. »
Dépasser le dogme médical
C’était en 1987, et c’est là que démarre ce chemin qu’elle va tracer quasi sans détour jusqu’au plaidoyer pour un usage adulte responsable du cannabis. « Je refuse d’employer le terme de “récréatif” qui vise à séduire les adolescents, alors qu’à haute dose, cette...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Le stomatopode use de la force de frappe de ses deux pattes avant pour éclater les coquilles de mollusques dont elle se régale.
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Le punch intelligent de la crevette-mante

Le stomatopode use de la force de frappe de ses deux pattes avant pour éclater les coquilles de mollusques dont elle se régale.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 16h00
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            
Zoologie. Cette bestiole est un monstre. Le genre tueur à gages, capable de repérer la proie la plus discrète ou de ­détruire l’adversaire le plus coriace. Sa vision émerveille les scientifiques du monde entier : rien de moins que seize types de cônes ­récepteurs de couleur, là où l’œil humain en possède trois (rouge, bleu, vert). Mais c’est surtout son punch qui fait sa célébrité. Et peut-être aussi son nom. La crevette-mante, aussi connue sous le nom de squille, n’est en effet ni une crevette ni une mante. Mais à la première, elle emprunte l’apparence et le mode de vie marin. A la seconde, les deux ­redoutables pattes avant. En plus violent : les pêcheurs de l’archipel indonésien qui ­tentent de saisir les plus gros et succulents spécimens y laissent régulièrement quelques phalanges.
Depuis quelques années, des chercheurs ont étudié cette famille de brutes épaisses, variables tant par la taille (de 3 à… 38 cm) que par la nature de leur arsenal. Les unes, plutôt amatrices de poissons, cachent au bout de leurs deux pattes antérieures des harpons ; les autres, avides de coquillages, disposent de véritables massues, grâce auxquelles elles éclatent les coquilles protectrices. « Les coups peuvent atteindre la vitesse de 30 m/s (108 km/h) et l’accélération est du même ordre de grandeur que la balle qui sort du canon d’un pistolet, explique Rachel Crane, biologiste marine à l’université Stanford, en Californie. L’impact atteint une force de 1 500 newtons, ce qui est comparable à la morsure d’un tigre. »
Des brutes, donc. Mais pas seulement. Avec des collègues de l’université Duke, Rachel Crane a voulu étudier la stratégie des crevettes-mantes aux prises avec différents types de coquillages. « Nous pensions qu’elles procédaient toujours de la même façon et avons découvert, avec stupeur, qu’elles s’adaptaient, au contraire, à la nature des coquillages visés. » Les résultats ont été publiés, jeudi 14 juin,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Ces trois maladies psychiques sont à la fois les plus fréquentes en France, et les moins bien connues.
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Schizophrénie, bipolarité, dépression : quelles différences ?

Ces trois maladies psychiques sont à la fois les plus fréquentes en France, et les moins bien connues.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 12h38
    |

            Jérémie Lamothe








                        


Quelles différences existe-t-il entre les principales maladies psychiques, à savoir la schizophrénie, la dépression ou la bipolarité ? Souvent méconnues, elles font l’objet d’idées reçues qui peuvent avoir de lourdes conséquences pour les personnes atteintes. Tour d’horizon des symptômes des trois pathologies psychiques les plus fréquentes en France.
La schizophrénie 
La maladie, caractérisée par un ensemble de symptômes très variables, affecte le cerveau, altère les fonctions cognitives (mémoire, perception, appréciation des choix) et trouble le cours de la pensée. Les premiers symptômes se manifestent le plus souvent entre 15 et 30 ans et évoluent tout au long de la vie.
Il y a d’abord l’apparition de délires, ou d’hallucinations auditives, visuelles, olfactives… Les personnes malades « perçoivent des voix, voient des choses alors qu’il n’y a rien à voir », explique le professeur de psychiatrie Raphaël Gaillard, chef de pôle à l’hôpital Sainte-Anne à Paris et président de la fondation Deniker. « Ce sont les symptômes les plus visibles de la maladie. »

        Lire la BD de Fiamma Luzzati :
         

          Le jour où ma sœur est devenue schizophrène



Ces symptômes sont dits « positifs », car ils s’accompagnent d’un fonctionnement psychique normal. A ceux-là s’ajoute la désorganisation. « Il y a une perte de l’unité du fonctionnement psychique », poursuit M. Gaillard. Cela entraîne un langage difficile à suivre, qui peut paraître incohérent, ainsi que des troubles de l’expression des émotions, en décalage avec ce que ressent la personne malade.
Viennent ensuite « le repli social, la perte d’initiative et d’envie », poursuit le professeur. C’est là que commence alors à apparaître une perte de capacité à construire quelque chose. Ces symptômes dits « négatifs » se caractérisent par une diminution des réactions et de l’expression émotionnelle. Au quotidien, ce sont les plus handicapants : incapacité à agir (apragmatisme), perte d’initiative, isolement…
Près de 600 000 personnes sont atteintes de la schizophrénie en France aujourd’hui. Un chiffre constant ces dernières années.

        Lire :
         

          Schizophrénie : « Aujourd’hui, il est impossible d’avouer qu’on est malade »



Les troubles bipolaires
La bipolarité – qui touche environ 3 % de la population française – débute le plus souvent à la fin de l’adolescence, ou au début de l’âge adulte. Elle se caractérise par un dérèglement de l’humeur avec une succession de phases dépressives, alternant avec des phases d’exaltation, appelées épisodes maniaques. Ces fluctuations peuvent être si intenses qu’elles en deviennent insupportables pour la personne atteinte de bipolarité et son entourage.

        Lire la BD de Fiamma Luzzati :
         

          Bipolaire, une vie en noir ou blanc



De nombreux symptômes peuvent également apparaître lors de ces phases aiguës : idées délirantes, hallucinations ou désinhibition. La personne, qui subit également des troubles du sommeil et de l’appétit, va avoir tendance à s’isoler et pourra avoir des troubles du comportement. On peut également observer des troubles de concentration et des pertes de mémoire répétées. Ces symptômes tendent à disparaître sous traitement, ceux-ci permettant de limiter la fréquence et l’intensité des épisodes.

        Lire aussi :
         

                Troubles bipolaires : retrouver une « vie active »



La dépression 
Comme pour les autres maladies psychiques, les symptômes de la dépression sont multiples. Lorsqu’une personne est atteinte d’humeur dépressive – environ 20 % de la population au moins une fois dans leur vie –, un sentiment de tristesse ou de vide est présent quotidiennement sans qu’il y ait de raison précise.

        Lire la BD de Fiamma Luzzati :
         

          Quand le corps broie du noir



La personne atteinte de dépression est également victime de troubles du sommeil, de troubles cognitifs, d’un sentiment de dévalorisation ou encore d’une évolution de son poids, que ce soit une perte ou une prise de poids significative. Des idées noires peuvent également apparaître provoquant des envies de suicide, l’un des principaux risques de la dépression.

        Lire aussi :
         

                La dépression, un mal flou à redéfinir






                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ En France, près de 600 000 personnes sont atteintes de schizophrénie. Cette maladie psychique reste entachée de clichés, pénalisant les patients qui peinent à se réinsérer dans la société.
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Schizophrénie : « Aujourd’hui, il est impossible d’avouer qu’on est malade »

En France, près de 600 000 personnes sont atteintes de schizophrénie. Cette maladie psychique reste entachée de clichés, pénalisant les patients qui peinent à se réinsérer dans la société.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 12h37
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 07h47
    |

            Jérémie Lamothe (Envoyé spécial à Nancy)








                        



                                


                            

Derrière ses petites lunettes, Roman a du mal à contenir sa joie : il vient de décrocher sa deuxième année de sociologie. Rien d’extraordinaire à première vue. Mais il s’est passé douze ans entre l’obtention de sa première et de sa deuxième année à l’université de Lorraine, à Nancy. Entre temps, Roman, 33 ans, « est passé par tous les états » : « bouffées délirantes », « hallucinations visuelles et olfactives », « impressions d’être extralucide », énumère-t-il lentement.
Roman est atteint de schizophrénie, une maladie qui touche environ 600 000 personnes en France. Les symptômes apparaissent généralement chez des personnes jeunes, entre 15 et 30 ans. Roman avait 19 ans, c’était en 2004. Il a été diagnostiqué « deux ou trois ans après », il ne se rappelle plus trop. Il ne sait pas non plus quel a été le déclencheur de la maladie, peut-être était-ce « son passé de toxicomane », lui qui consommait « dans un cadre festif » du cannabis, avant de se réfugier, plus tard, dans l’héroïne. Après l’apparition des premiers symptômes, Roman a été hospitalisé plusieurs fois et s’est vu prescrire « quasiment tous les médicaments », allant jusqu’à en prendre quinze par jour, ce qui l’a contraint à mettre ses études entre parenthèses.
Depuis six ans maintenant, Roman a complètement arrêté la drogue, ses « amis de came », et il va « beaucoup mieux ». Avec l’aide de sa famille, et de l’association nancéienne Espoir 54, qui aide depuis vingt ans les personnes atteintes de maladies psychiques à se reconstruire, il tente « de reprendre les rênes de sa vie ».

« Travail de Sisyphe »
Mais si le travail de reconstruction se passe bien pour Roman, qui a mis dix ans à se remettre complètement sur pied, ce n’est pas le cas de toutes les personnes malades. Il est compliqué, encore aujourd’hui, pour une personne atteinte de schizophrénie de se réinsérer dans la...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Regardez vers le sud en fin de nuit et la luminosité de Mars vous impressionnera : cette planète n’avait pas été aussi éclatante depuis près de 15 ans.
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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Au menu : la mise au point d’un ovaire artificiel, le secret des araignées volantes, le Soleil au plus loin de la Terre, etc.
<filname="PROF-env_sciences-10"> ¤ 
<article-nb="2018/07/09/19-11">
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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Le Tour de France 2018 débute ce samedi 7 juillet. Comme à chaque édition, moins d’un tiers des échappées devraient êtres victorieuses. Explications en vidéo.
<filname="PROF-env_sciences-11"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Des parcours touristiques originaux, inspirés par l’analyse des données des réseaux sociaux, sont proposés aux visiteurs des villes accueillant les matchs de la Coupe du monde.
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Des algorithmes pour guider les fans de foot en Russie

Des parcours touristiques originaux, inspirés par l’analyse des données des réseaux sociaux, sont proposés aux visiteurs des villes accueillant les matchs de la Coupe du monde.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 18h43
    |

                            Lise Barnéoud (Saint-Pétersbourg (Russie)








                        


Comment assister aux différents matchs de foot de la Coupe du monde tout en découvrant le meilleur des villes russes qui les accueillent ? En suivant les circuits touristiques proposés spécialement par une jeune équipe de l’Institut de recherche en e-science de l’université ITMO (Saint-Pétersbourg). Leurs particularités ? Ils ont été déterminés par des algorithmes capables de déceler dans l’immense base de données des réseaux sociaux (Instagram, Facebook et Foursquare) les lieux les plus populaires parmi les touristes comme parmi les locaux.
La plupart d’entre nous s’en servent pour bavarder, se montrer, râler ou s’émerveiller. Mais d’autres y puisent toutes sortes d’informations et inventent des algorithmes pour les exploiter. Ksenia Mukhina et ses collègues d’e-science comptent parmi ces défricheurs des réseaux sociaux. Leur idée : profiter des photos et commentaires géolocalisés postés sur la Toile pour découvrir autrement nos villes. Et dénicher notamment les lieux authentiques plébiscités par les personnes du cru et ignorés des étrangers.
Dans un premier temps, les chercheurs – que nous avons rencontrés à l’occasion d’un voyage de presse organisé par les universités russes – ont sélectionné les utilisateurs ayant posté au moins trois photos de la ville de Saint-Pétersbourg en un an, durant des périodes séparées de plusieurs mois. Au total, sur les 59 000 utilisateurs d’Instagram analysés durant l’année 2016, 23 500 ont été identifiés comme locaux. « En éliminant les sites les plus visités, comme le Musée de l’Ermitage ou le palais d’Hiver, nous avons pu mettre en évidence une quarantaine de lieux populaires parmi les Saint-Pétersbourgeois, mais inconnus des guides touristiques », raconte Ksenia Mukhina, originaire de Tomsk, en Sibérie. Ce premier travail a permis de proposer un guide de Saint-Pétersbourg pour les touristes qui ne veulent pas faire les touristes.
Cheminement idéal
Pour les fans de foot, les chercheurs ont d’abord élargi leurs recherches aux onze villes russes hôtes de la Coupe du monde. Ils ont ensuite inclus dans leur guide quelques hauts lieux touristiques parmi les plus appréciés selon les réseaux sociaux ou TripAdvisor. Puis, en supposant les supporteurs de foot sportifs, ils ont calculé le cheminement idéal entre l’ensemble de ces lieux pour tout voir en une seule journée, à pied. Ainsi, les cartes comportent pour chaque ville entre 8 et 14 étapes, pour 4 à 11 km de marche. Bien entendu, pour satisfaire la soif et les grands creux des fervents supporteurs, des cafés et des restaurants pittoresques sont proposés tout au long de ces parcours. Comme cette insolite adresse de Saint-Pétersbourg, fondée en 1958 et restée en l’état depuis, où l’on vient déguster de délicieux pyshkas (des sortes de donuts) en compagnie de chats. « J’ai moi-même découvert ce lieu grâce à ce travail », précise Ksenia, qui entend bien profiter de la Coupe du monde pour évaluer ses circuits et multiplier ses analyses et ses comparaisons entre touristes et locaux.
Et elle n’est pas la seule, dans cet institut de recherche en e-science, à éplucher toutes ces données. D’autres collègues cherchent les meilleurs algorithmes pour analyser automatiquement les contenus des photos et des commentaires postés publiquement sur la Toile. Ce qui permet par exemple de créer une « carte des émotions » de Saint-Pétersbourg. Ou, encore, une carte des consommations de drogues…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Une augmentation de cette molécule chez les hommes se traduirait par une plus forte attractivité des produits leur conférant un statut social élevé.
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La testostérone, hormone du luxe ?

Une augmentation de cette molécule chez les hommes se traduirait par une plus forte attractivité des produits leur conférant un statut social élevé.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 08h22
    |

                            Sarah Terrien








                        



                                


                            
Testostérone. À ce mot est généralement associé l’idée de virilité, d’agressivité ou encore de pouvoir. Un article publié le 3 juillet dans la revue Nature Communications vient allonger cette liste : consommation et luxe. Car selon cette étude, conduite par une équipe internationale comprenant des chercheurs français, les hommes dont le taux de testostérone a été augmenté seraient plus attirés par des produits dont la marque est associée à un statut social élevé que par une autre marque connue mais connotée comme moins luxueuse. Ils seraient également davantage sensibles aux produits ventant une amélioration du statut social. En revanche, ces hommes n’ont pas montré de préférence pour des produits assimilés au pouvoir ou à la qualité.
Mais quelle différence entre le statut social et le pouvoir? «Le premier renvoit aux avantages positionnels dont un individu peut jouir associés au respect et à l’admiration que les autres lui porte et souvent véhiculé par les apparences comme le port d’un vêtement de marque prestigieuse. Le second représente les avantages positionnels d’un individu liés a son sentiment de contrôle sur des ressources clés comme avoir de l’argent ou diriger une équipe de subordonnés», explique David Dubois, professeur associé de marketing à l’INSEAD et coauteur de l’étude.
Pour arriver à ces résultats, les chercheurs ont demandé à 243 hommes américains âgés de 18 à 55 ans de s’enduire le torse d’un gel soit à base de testostérone, soit d’un placebo. Une fois l’hormone « absorbée » par l’organisme, les participants ont dû évaluer différents produits de consommation dont la représentation plus ou moins luxueuse avait été testée en amont.
La testostérone, une hormone sociale
Les résultats de cette étude n’ont pas étonné les chercheurs. Et pour cause. La testostérone est une hormone sociale. « Elle est impliquée dans les comportements de dominance, explique Laurent Begue, professeur de psychologie sociale à l’Université...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ La RATP expérimente une navette autonome et 100 % électrique. A la fois pour vérifier la sécurité du système et observer les réactions des voyageurs…
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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ La plus haute juridiction administrative s’apprête à rendre son rapport pour éclairer juridiquement le gouvernement.
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Selon le Conseil d’Etat, il n’y a pas d’obstacle juridique à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes

La plus haute juridiction administrative s’apprête à rendre son rapport pour éclairer juridiquement le gouvernement.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 11h39
    |

            Gaëlle Dupont








                        



   


« Les Sages ne sont pas sages. Copie à refaire… » La réaction de La Manif pour tous du Rhône, sur Twitter, donne un aperçu de la déception parmi les opposants à l’ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples d’homosexuelles et aux femmes célibataires. Le conseil d’Etat doit rendre public, mercredi 11 juillet, un rapport qui ne soulève « aucun obstacle juridique » à cette réforme, selon Le Figaro du 6 juillet, qui a pu consulter une synthèse du document. « Nous sommes satisfaits, réagit Joël Deumier, président de l’association SOS homophobie. Le Conseil d’Etat dit qu’il n’y a pas d’obstacle en droit français ni en droit international. Il y a un alignement des planètes en faveur de la réforme. »
Le rapport de la plus haute juridiction administrative, qui conseille le gouvernement pour la préparation des projets de loi, fait partie des avis consultatifs attendus par le gouvernement avant de légiférer sur le sujet, avec la synthèse des états généraux de la bioéthique, qui se sont achevés en juin, et un nouvel avis du Comité consultatif national d’éthique attendu à la rentrée (après celui favorable rendu en juin 2017).

        Lire aussi :
         

                Une Marche des fiertés LGBT pour réclamer la PMA pour toutes



Selon Le Figaro, le Conseil d’Etat relève une demande sociétale d’une « intensité plus forte » et note qu’un « nombre important » de femmes ont recours à cette technique dans les pays voisins de la France. « Cette demande ne s’est pas exprimée au cours des états généraux, conteste Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif pour tous. Ils ont au contraire montré qu’il n’y avait pas de consensus sur le sujet. » 
Anonymat et gratuité
L’institution explore, sans se prononcer, différentes pistes possibles pour réformer la filiation, dont la déclaration commune anticipée réclamée par les associations de défense des droits LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans). Elle plaide en outre en faveur d’une prise en charge par la Sécurité sociale, même si ces PMA ne seront pas réalisées pour des raisons médicales. L’enjeu financier est « relativement modeste », juge le Conseil. « Nous sommes pleinement satisfaits de ce point, commente M. Deumier. Le principe de solidarité nationale commande de rembourser dans les mêmes conditions les couples hétérosexuels et homosexuels. » 
« Cet avis est préoccupant. Il relève un changement majeur du sens de la loi, utilisée pour satisfaire des désirs individuels » , Adeline le Gouvello, avocate et membre de l’Institut Famille & République
Le Conseil d’Etat souligne le risque de « pénurie de gamètes » en cas d’ouverture de la PMA, mais recommande de maintenir les principes d’anonymat et de gratuité du don afin d’éviter la création d’un « marché ». Sur la question de l’accès aux origines des enfants nés par don, il explore la piste d’un double « guichet » : l’accès à l’identité complète si le donneur est d’accord, et à des données non identifiantes, dans le cas contraire.
Autre point sensible, la procréation post mortem, qui ne soulèverait pas non plus de difficulté juridique, selon la plus haute juridiction administrative. Cette position est cohérente avec l’arrêt rendu en 2016 en faveur d’une veuve espagnole qui souhaitait bénéficier d’une insémination après la mort de son mari.
L’institution se prononce, en revanche, contre la gestation pour autrui, contraire au principe selon lequel le corps ne peut faire l’objet d’un contrat. Prenant à contre-pied un argument souvent mis en avant par les opposants, les juges estiment qu’une ouverture de la PMA ne créerait pas de « droit à l’enfant » et ne risque pas d’entraîner la légalisation de la GPA. « Cet avis est préoccupant, estime Adeline le Gouvello, avocate et membre de l’Institut Famille & République, opposée à une évolution de la loi. Il relève un changement majeur du sens de la loi, utilisée pour satisfaire des désirs individuels. » 

        Lire aussi :
         

                Anonymat du don de gamètes : « Ne pas cacher aux enfants l’histoire de leur conception »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Le toxicologue André Cicolella montre que des polluants jouent un rôle dans la « pandémie » de cancers de la prostate.
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La prostate chimiquement perturbée

Le toxicologue André Cicolella montre que des polluants jouent un rôle dans la « pandémie » de cancers de la prostate.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 12h57
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Le livre. Le cancer de la prostate pose une épineuse question aux épidémiologistes : la forte augmentation, ces dernières ­décennies, de l’incidence de ce cancer masculin – le plus fréquent – n’est-elle le fait que de l’allongement de l’espérance de vie et du surdiagnostic ? Ou bien y a-t-il aussi des causes qui demeurent sous le radar de la conversation publique et des politiques de prévention ?
Dans Cancer de la prostate et reproduction masculine, le chimiste et toxicologue André Cicolella, président du Réseau environnement santé (RES), rassemble les données les plus ­récentes et les dernières grandes publications scientifiques sur le cancer de la prostate et montre, de manière convaincante, que l’exposition à bas bruit de la population générale aux perturbateurs endocriniens (pesticides, plastifiants, cosmétiques, solvants, retardateurs de flammes, etc.) joue manifestement un rôle ­important dans ce que l’Organisation mondiale de la santé qualifie de pandémie.
Une progression fulgurante
Et pour cause : la progression de ce cancer a été fulgurante. D’un demi-million de cas diagnostiqués en 1990 dans le monde, on est passé à 1,6 million de cas en 2015. Soit un triplement en un quart de siècle. Les pays riches sont les plus touchés, où l’incidence a doublé durant cette période. Mais les pays les plus pauvres voient, eux aussi, s’alourdir le fardeau sanitaire du cancer de la prostate. « Le dépistage n’est donc pas la seule explication, car il est très peu développé dans les pays du Sud », écrit André ­Cicolella.
Et bien qu’il soit réputé moins dangereux que la plupart des autres cancers, « il est devenu la cinquième cause de mortalité masculine par cancer, avec 366 000 décès en 2015, et la première dans 29 pays », écrit M. Cicolella, qui étend son analyse à l’ensemble des troubles de l’appareil reproducteur masculin.
Pourquoi la question reste-t-elle aussi obstinément ignorée des pouvoirs publics ?...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ L’Université de science et technologie d’Hongkong et l’Institut Langevin à Paris ont mis au point une cloison qui modifie le son afin qu’à l’endroit souhaité l’intensité en soit atténuée.
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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Les promesses des scientifiques ne se réalisent pas toujours. Le chirurgien Laurent Alexandre estime qu’à l’instar de l’intelligence artificielle, qui a connu plusieurs hivers avant de renaître, les biotechnologies pourrait être à l’aube d’une éclipse.
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Biotechnologies : « winter is coming »

Les promesses des scientifiques ne se réalisent pas toujours. Le chirurgien Laurent Alexandre estime qu’à l’instar de l’intelligence artificielle, qui a connu plusieurs hivers avant de renaître, les biotechnologies pourrait être à l’aube d’une éclipse.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 18h34
    |

                            Laurent Alexandre (Chirurgien urologue, président de DNAVision)








                        



                                


                            
Carte blanche. Lors de la première conférence sur l’intelligence artificielle qui s’est tenue au Dartmouth College pendant l’été 1956, les scientifiques avaient promis que l’avènement de cerveaux électroniques, disposant de conscience artificielle et égalant l’homme, était imminent. La désillusion fut terrible : la course aux subventions avait conduit les chercheurs à faire des promesses totalement insensées à leurs sponsors, qui s’en aperçurent à partir de 1965.
Après avoir suscité des espoirs irréalistes, les échecs de l’intelligence artificielle ont provoqué un ­effondrement des financements. Une deuxième vague de recherche dans les ­années 1980 s’est à nouveau fracassée sur la complexité du cerveau humain.
Ces désillusions successives sont connues, dans le monde de la recherche en informatique, sous le nom d’« hivers de l’intelligence artificielle ». Dans les sciences du vivant, ­certains chercheurs ont également fait des promesses bien légères : un hiver des biotechnologies est tout à fait possible.
L’ingénierie du vivant – cellules souches, modifications génétiques, organes artificiels – est supposée pouvoir traiter les maladies dégénératives et accélérer le recul de la mort. Mais ­entre les fantasmes technologiques et la commercialisation d’un traitement bien évalué, il y a un immense fossé que certains chercheurs et les start-up ignorent.
Mutations potentiellement graves
Capables de se différencier en cellules adultes et de former des tissus, les cellules souches sont théoriquement aptes à revitaliser des organes malades, ce qui alimente l’espoir de faire passer la médecine de la réparation à la régénération. La création de rétine en éprouvette à partir de cellules souches a, par exemple, été réussie dès 2011, mais la plupart des tentatives chez les patients ont échoué à ralentir ou à prévenir les cécités.
Au regard de ces magnifiques espoirs, la ­découverte que la reprogrammation des ­cellules souches s’accompagne...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Un plan ministériel « pour la science ouverte » oblige les chercheurs financés sur fonds publics à publier leurs travaux dans des revues ou des archives en accès libre.
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La science française va être plus accessible

Un plan ministériel « pour la science ouverte » oblige les chercheurs financés sur fonds publics à publier leurs travaux dans des revues ou des archives en accès libre.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 13h30
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 06h40
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            

Mercredi 4 juillet, à Lille, lors de la conférence annuelle de la Ligue des bibliothèques européennes de recherche (Liber), qui représente 400 établissements nationaux ou universitaires, la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Frédérique Vidal, a entamé une petite révolution. « La France s’engage pour que les résultats de la recherche scientifique soient ouverts à tous, chercheurs, entreprises et citoyens, sans entrave, sans délai, sans paiement », proclame le futur plan national « Pour la science ouverte ».
Une telle affirmation peut surprendre : pourquoi « ouvrir » un secteur qui, a priori, l’est déjà ? Les chercheurs ne gardent en effet pas secrets leurs travaux, puisque leur carrière passe par la publication dans des revues ayant pignon sur rue, après un contrôle qualité rigoureux. La « fermeture » tient, elle, au fait que ces journaux sont pour la plupart accessibles sur abonnements, au prix souvent chers et inflationnistes. Liber estime d’ailleurs que les hausses atteignent, ces dernières années, 8 % par an. Des prix qui soulèvent régulièrement des protestations et qui freinent l’accès à la connaissance.
Sans que le plan n’y fasse explicitement référence, ce qui est visé est bien l’hégémonie des entreprises de l’édition scientifique, un marché mondial estimé à une trentaine de milliards d’euros pour plus de 2 millions d’articles publiés chaque année. Le plus important éditeur, Elsevier, a encore dégagé, en 2017, une marge de plus de 36 % et 1 milliard d’euros de bénéfices.
Ce qui est visé est l’hégémonie des entreprises de l’édition scientifique, un marché mondial estimé à une trentaine de milliards d’euros pour plus de 2 millions d’articles publiés chaque année
En France, où les dépenses d’abonnements atteignent 100 millions d’euros par an, les négociations, après avoir échoué en début d’année, reprennent avec l’un des autres grands éditeurs, Springer Nature. En réponse, un mouvement...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ C’est à Toulouse, sur l’ancienne base militaire, qu’Hyperloop TT a choisi d’implanter son centre de recherche et développement européen pour développer ce transport futuriste.
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A Francazal, des pistes d’essai pour faire léviter le train Hyperloop

C’est à Toulouse, sur l’ancienne base militaire, qu’Hyperloop TT a choisi d’implanter son centre de recherche et développement européen pour développer ce transport futuriste.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 12h12
    |

                            Philippe Gagnebet (Toulouse, correspondance)








                        



                                


                            

Relier Paris à Marseille en quarante-cinq minutes, Los Angeles à San Francisco en une demi-heure, Toulouse à Montpellier en à peine le temps de boire un café. Sorti de l’imagination d’Elon Musk, l’inventeur et milliardaire qui veut révolutionner les transports dans l’espace et sur Terre, l’Hyperloop sera un train pouvant rouler, ou plutôt léviter à plus de 1 200 km/h.
Et c’est à Toulouse, sur la base de Francazal que la société californienne Hyperloop TT a choisi en janvier 2017 d’implanter son centre de recherche et développement européen pour développer ce transport futuriste. Lancée en « Open source » ou brevet ouvert, l’idée attise les ingénieurs de tous bords. Sustentation électromagnétique, coussin d’air sur des patins des skis, champ magnétique créé par des moteurs à induction... Sur les images de synthèse fournies par les entreprises qui sont entrées dans la course, on observe juste, et jusqu’à présent, de longs tubes et leurs capsules à l’intérieur, plantés sur de hauts pylônes. Secret industriel et bataille économique obligent, les acteurs avancent masqués.
Ainsi Bibop Gresta, l’un des deux dirigeants du projet Hyperloop TT, avec des anciens de la NASA de SpaceX ou encore de Boeing, annonçait des vitesses de plus de 1 000 km/h et des contrats signés avec l’Australie ou Abou Dhabi. Mais le 26 avril, l’émirat indiquait « nier la validité de l’annonce de la société de technologie de transport Hyperloop TT[HyperloopTransportation Technology] concernant la première ligne de train ultra-rapide reliant l’aéroport d’Abou Dhabi àcelui de Dubaï, Al-Maktoum ». C’est Hyperloop One (anciennement baptisée Hyperloop Technology Inc.), qui a réalisé mi 2016 un premier essai grandeur nature dans le Nevada.
Premiers travaux d’aménagement sur le site
De son coté, Transpod, une start-up canadienne, avait annoncé la présentation de son prototype dès le mois de septembre 2016. Quant à SpaceX, la firme spatiale d’Elon Musk, elle « n’est...




                        

                        

