<FILE-date="2018/07/09/19">

<article-nb="2018/07/09/19-1">
<filnamedate="20180709"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180709"><AAMMJJHH="2018070919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Les victimes s’attribuent à tort la responsabilité de leur mal-être. En France, seulement 60 % de ceux qui ne croient pas être victimes de burn-out n’ont aucun risque de l’être.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Burn-out : pourquoi les salariés sont-ils dans le déni ?

Les victimes s’attribuent à tort la responsabilité de leur mal-être. En France, seulement 60 % de ceux qui ne croient pas être victimes de burn-out n’ont aucun risque de l’être.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 17h46
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 19h07
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

Près de 3,2 millions de Français seraient en risque élevé de burn-out selon le cabinet Technologia, tandis que l’agence nationale Santé publique France ne compte que 30 000 cas avérés d’épuisement professionnel.
Le fossé entre ces deux bilans a de quoi donner le vertige. Peut-on parler de déni ? Sur la base du Job Burnout Invetory, un questionnaire mis au point en 2016 par trois chercheurs (Moïra Mikolajczak, Thomas Pirsoul, Isabelle Roskam) de l’université catholique de Louvain (Belgique) pour évaluer le risque de burn-out, la start-up Moodwork a lancé à la fin 2017 le dispositif testmyburnout.com permettant à chaque salarié de s’autoévaluer. En juin, plus de 7 000 personnes s’étaient exprimées quant à leur conviction d’être (ou non) en burn-out et avaient répondu à une série de questions concernant leur charge de travail, leurs relations avec leurs collègues, leur mémoire, leur sommeil, etc.

Les données ainsi recueillies pour mesurer l’épuisement professionnel ont révélé que sur les 2 851 personnes déclarées « absolument pas » en burn-out, seules 1 733 ne présentaient aucun risque (60 %). 738 étaient même en « risque élevé de burn-out ». Le contraste important entre le niveau de burn-out et le ressenti des salariés a reposé la question d’un éventuel déni. Moodwork a demandé au responsable du pôle recherche du Lab RH, Jean Pralong, professeur de gestion des ressources humaines, d’approfondir le travail de recherche.

« Après avoir indiqué aux salariés quelques symptômes pour reconnaître le burn-out : épuisement, état dépressif, difficultés à mener ses tâches à bien, on les a interrogés sur les causes possibles du burn-out d’un salarié, ou de leur propre burn-out », explique Jean Pralong. La différence de résultat, selon que le burn-out les concerne directement ou pas, confirme le déni des salariés et donne un début d’explication.
Tendance à dédouaner l’entreprise
Quand il s’agit du burn-out...




                        

                        


<article-nb="2018/07/09/19-2">
<filnamedate="20180709"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180709"><AAMMJJHH="2018070919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Contrôle d’Internet, des réseaux de téléphonie, reconnaissance faciale, caméra de surveillance : les entreprises chinoises fournissent plusieurs Etats du continent.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤         

Chronique

Le Big Brother chinois s’installe dans les rues et les foyers africains

Contrôle d’Internet, des réseaux de téléphonie, reconnaissance faciale, caméra de surveillance : les entreprises chinoises fournissent plusieurs Etats du continent.

Par                                            Sébastien Le Belzic (chroniqueur Le Monde Afrique, Pékin)




LE MONDE
              datetime="2018-07-09T13:25:02+02:00"

        Le 09.07.2018 à 13h25






    
En Chine, près d’un demi-milliard de caméras de surveillance quadrillent chaque recoin du pays.
Crédits : Jason Lee / REUTERS


Chronique. Les Etats-Unis et l’Union européenne (UE) tentent de mettre un frein aux ambitions de Pékin dans le domaine des nouvelles technologies en fermant la porte notamment à Huawei ou ZTE, deux des plus grandes entreprises chinoises du secteur des télécoms. Mais en Afrique, rien de tout cela. Non seulement Huawei continue de dominer largement le secteur avec ses réseaux 3G/4G, les fibres télécoms et les téléphones portables dont il possède 15 % du marché, mais de nouveaux acteurs sont en train de percer, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle.
Une bonne santé en berne outre-Atlantique : la firme de Shenzhen est accusée par les Etats-Unis d’être trop proche de l’armée chinoise. Son fondateur est en effet un ancien ingénieur militaire et, surtout, Huawei est accusée d’avoir travaillé avec l’Iran malgré l’embargo.

        Lire aussi :
         

                Le yuan chinois continue sa conquête de l’Afrique



La marque au lotus rouge pourrait donc quitter le marché américain d’ici la fin 2018 et renforcer sa présence en Afrique. Huawei opère déjà dans le secteur des réseaux télécoms d’une vingtaine de pays. Elle devrait encore accroître son avance avec le lancement du projet Pakistan East Africa Cable Express (PEACE), un câble sous-marin de télécommunication reliant l’Asie et l’Afrique.
La Chine ne construit plus seulement des chemins de fer, des ports et des autoroutes en Afrique, elle construit les routes de l’information nécessaires pour désenclaver un continent où un tiers seulement des habitants est connecté.

        Lire aussi :
         

                La Chine mène un vaste plan pour évaluer les citoyens



« Il y a une véritable suspicion que Huawei agisse au service de l’Etat chinois », explique Michael Chertoff, l’ancien ministre américain de la sécurité territoriale. Dans un entretien au magazine Foreign Policy, il estime que l’entreprise est en bonne position pour espionner les gouvernements africains. « Lorsque vous construisez les réseaux, vous pouvez facilement y installer des accès masqués pour contrôler les flux de données qui y transitent. »
Huawei dément toute mauvaise intention et aucune preuve ne vient étayer ces craintes. Mais l’Afrique peut-elle faire confiance à des entreprises chinoises forcément très liées aux intérêts de Pékin ?
Technologie orwellienne
En matière de surveillance électronique, la Chine n’a en effet plus rien à envier aux Etats-Unis. En Zambie, en Ethiopie ou encore au Zimbabwe, les gouvernements ont fait appel à des entreprises chinoises pour mettre en place des systèmes de contrôle d’Internet et des réseaux de télécommunication. En janvier, Le Monde Afrique révélait que le siège de l’Union africaine, à Addis-Abeba, avait été massivement espionné par Pékin grâce au transfert à Shanghaï de l’intégralité du contenu des serveurs de l’institution.

        Lire l’enquête du Monde Afrique
         

          A Addis-Abeba, le siège de l’Union africaine espionné par Pékin



Dernier domaine en date : la reconnaissance faciale. Une « spécialité » chinoise. Dans l’empire du Milieu, près d’un demi-milliard de caméras de surveillance quadrillent chaque recoin du pays et, d’ici à 2020, tous les citoyens majeurs seront enregistrés dans une base de données capable de les identifier via des caméras de surveillance et de leur attribuer une « note sociale » en fonction de leurs agissements, bons ou mauvais. Une technologie très orwellienne qui séduit certains pays d’Afrique.
CloudWalk Technology, l’un des leaders chinois du secteur basé à Canton, dans le sud du pays, a ainsi décroché un contrat de coopération avec le gouvernement zimbabwéen pour mettre en place cette reconnaissance faciale à grande échelle. Selon le quotidien chinois Global Times, c’est Harare qui s’est adressé à la Chine, certain d’y trouver les meilleures technologies du moment en intelligence artificielle. Des systèmes de reconnaissance faciale seront installés dans un premier temps aux aéroports et aux frontières. Le nouveau président zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, a également été séduit lors de sa visite en Chine en avril par les projets de « villes intelligentes ». Des programmes pilotes vont être lancés avec pour objectif de faire du Zimbabwe une Silicon Valley africaine, mais sous perfusion chinoise.

        Lire aussi :
         

                « A Pékin, le président Mnangagwa veut montrer que le Zimbabwe est de nouveau ouvert aux investissements »



Déjà en 2017, l’entreprise chinoise Hikvision avait décroché un juteux marché au Zimbabwe de vente de caméras de surveillance. La boucle est donc bouclée et le Big Brother chinois s’invite à la table des Africains.
La question très controversée de l’utilisation de cette surveillance électronique reste à définir. Qui contrôle l’énorme masse de données ? Qui peut assurer que cette surveillance ne servira pas d’abord les intérêts de l’Etat ? Qui pour surveiller les surveillants ? Autant de questions dont doivent rapidement se saisir les citoyens du Zimbabwe comme d’autres pays africains, dont les dirigeants ne manqueront pas, on peut en être certain, d’embrasser le Big Brother chinois.
Sébastien Le Belzic est installé en Chine depuis 2007. Il dirige le site Chinafrica. info, un magazine sur la « Chinafrique » et les économies émergentes.


<article-nb="2018/07/09/19-3">
<filnamedate="20180709"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180709"><AAMMJJHH="2018070919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ La banque d’affaires américaine avait publié ses pronostics sur la Coupe du monde de football. C’est tout faux, constate Eric Albert, correspondant du « Monde » à Londres.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Goldman Sachs raconte n’importe quoi »

La banque d’affaires américaine avait publié ses pronostics sur la Coupe du monde de football. C’est tout faux, constate Eric Albert, correspondant du « Monde » à Londres.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 13h13
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 16h46
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Marchés. C’est désormais prouvé : Goldman Sachs dit n’importe quoi. Il reste encore une semaine à cette Coupe du monde de football mais déjà les prédictions de la banque d’investissement sont complètement fausses. Fier de ses algorithmes à « apprentissage automatique », qui ont fait tourner 200 000 modèles et ont simulé un million de possibilités, le géant de Wall Street avait publié le 11 juin un épais document de quarante-cinq pages prévoyant les résultats de la compétition. A l’aube des demi-finales, cela fait presque de la peine à relire.
Selon les éminences grises de la non moins éminente institution, l’Allemagne devait battre l’Angleterre en quarts de finale puis aller jusqu’en finale. Le Portugal devait battre l’Argentine et atteindre les demi-finales. La France devait rencontrer l’Espagne en quarts de finale. La Russie ne devait pas passer les poules. Et le Brésil était le favori pour remporter la Coupe du monde.
Pour les huitièmes de finale, le modèle informatique avait prévu correctement deux des huit rencontres (Brésil – Mexique, Colombie – Angleterre) et la présence de dix équipes sur seize. Pour les quarts, une seule rencontre avait été bien vue (Brésil – Belgique) et la présence de quatre équipes. Pour les demi-finales, aucune rencontre n’a été prévue et une seule équipe – la France – était correctement envisagée. Un tirage au sort, un poisson rouge ou un singe savant auraient-ils fait moins bien ?
UBS… Encore raté !
Certes, les prédictions se voulaient pince-sans-rire, à ne pas prendre trop au sérieux. Reste que la banque a fait les choses bien. Pour ses calculs, elle a pris en compte quatre bases de données : le classement officiel des équipes réalisé par la FIFA, les récents résultats des équipes (les statisticiens ont découvert, qui l’aurait cru, que celles qui ont récemment remporté des matchs ont plus de chances d’en remporter d’autres), les classements des joueurs individuels, et le nombre de buts...




                        

                        


<article-nb="2018/07/09/19-4">
<filnamedate="20180709"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180709"><AAMMJJHH="2018070919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le deuxième acteur du commerce en ligne en Chine après Alibaba multiplie les rencontres avec des industriels, des groupements, et des distributeurs.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


JD.com en quête d’alliances dans l’alimentaire en France

Le deuxième acteur du commerce en ligne en Chine après Alibaba multiplie les rencontres avec des industriels, des groupements, et des distributeurs.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 13h00
    |

            Cécile Prudhomme








                        



                                


                            

Les alliances entre les géants de l’Internet et les distributeurs français ont donné des ailes aux spécialistes chinois du e-commerce. En particulier à JD.com, le deuxième acteur du commerce en ligne en Chine après Alibaba. Début septembre, ses spécialistes des achats agroalimentaires ont prévu de faire le déplacement jusqu’à Paris pour rencontrer producteurs et distributeurs français dans le secteur de l’alimentaire en France.
Le géant chinois, qui a enregistré un chiffre d’affaires de 55,7 milliards de dollars en 2017 (47,3 milliards d’euros) – en hausse de 40,3 % par rapport à l’année précédente –, ne cache plus son ambition de vendre des produits issus de nos terroirs à ses 301,8 millions de clients, essentiellement chinois. Ceux-ci apprécient déjà énormément les produits français en vente sur JD.com, allant de la cosmétique au luxe en passant par le textile. En tout, près de 400 marques françaises sont déjà présentes sur le site de commerce en ligne.
Mais vendre de l’alimentation d’origine française est une autre affaire, car les denrées sont souvent périssables et ne peuvent indéfiniment attendre dans un de ses 500 entrepôts chinois ou dans un conteneur sous douanes. Il faut sécuriser la chaîne d’approvisionnement de manière à pouvoir livrer rapidement et en grosses quantités, notamment lors des opérations promotionnelles. D’où l’idée de JD.com de nouer des accords avec des partenaires français, à l’instar de celui que le groupe vient de signer avec Unima, le premier producteur de crevettes d’élevage à Madagascar.

Innovations technologiques
Lors d’un événement promotionnel pour leur anniversaire, du 1er au 18 juin, JD.com a réalisé 24,7 milliards de dollars de ventes. L’équivalent, en une seule opération commerciale, d’un tiers de l’ensemble du marché du e-commerce en France sur un an. Parmi ses meilleures ventes de produits frais importés figurent des crevettes thaïlandaises, des homards canadiens...




                        

                        


<article-nb="2018/07/09/19-5">
<filnamedate="20180709"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180709"><AAMMJJHH="2018070919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ La firme vient d’inaugurer son nouveau siège à Singapour, qui se veut un modèle de bâtiment intelligent et économe.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Schneider s’offre un immeuble avec 3 000 capteurs en Asie du Sud-Est

La firme vient d’inaugurer son nouveau siège à Singapour, qui se veut un modèle de bâtiment intelligent et économe.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 13h00
    |

            Florence de Changy (Singapour, envoyée spéciale)








                        



   


A Singapour, le nouveau siège régional de Schneider Electric, inauguré au printemps, s’appelle « The Pulse » (« le pouls »). Et pourtant, il ne s’agit pas d’un immeuble neuf. Il a été construit en « recyclant » un bloc de neuf étages construit à la fin des années 1990, entièrement désossé puis reconverti. L’immeuble de 20 000 mètres carrés, où travaillent 1 200 personnes, se veut une vitrine du bâtiment intelligent, tant pour l’entreprise française que pour le gouvernement singapourien.
Un décor de science-fiction
Au rez-de-chaussée, un écran digne d’un décor de film de science-fiction montre aux visiteurs l’activité, notamment énergétique, de tout l’immeuble en temps réel. Il est possible, à partir de là, de contrôler à distance nombre d’équipements et d’installations et de régler à peu près tous les paramètres d’énergie, de confort et de sécurité : verrouiller ou déverrouiller certaines portes, consulter les caméras, changer la température dans la cantine, régler l’intensité des éclairages dans une salle de réunion ou la ventilation dans une cage d’escalier, vérifier le flux d’eau qui arrive dans les refroidisseurs qui sont sur le toit… C’est ce que Schneider appelle la « technologie invisible », un savoir-faire qui peut s’appliquer à une maison, une usine, un hôpital, un aéroport ou une ville entière.
Tout cela est censé se faire tout seul. Car The Pulse est équipé de 3 000 capteurs (dont 1 200 qui sont faits maison) et de sept logiciels analytiques, appelés les « conseillers » qui rapportent en temps réel toutes les données nécessaires à la gestion optimisée du bâtiment. Si une fenêtre est ouverte dans une pièce où l’air conditionné fonctionne, ou si une ampoule est allumée dans une pièce vide ou dans une pièce suffisamment éclairée par la lumière du jour, l’erreur est corrigée automatiquement. Ou bien une alerte est lancée avec diagnostic et proposition de solutions.
« Tout le monde connecté à tout, partout »
« Je le dis à chaque fois que j’ai l’occasion de rencontrer des architectes, c’est un crime aujourd’hui de ne pas prescrire des produits qui, à terme, ne pourront pas être connectés » insiste Damien Dhellemmes, qui dirige Schneider Electric à Singapour. Cette ambition du tout connecté ne peut qu’enthousiasmer Singapour qui a lancé sa stratégie « E3A », un acronyme qui signifie « Tout le monde connecté à tout, partout » (« Everyone Connected to Everything, Everywhere, All the time »). Et c’est ce à quoi tend, d’un pas cadencé, la « smart nation ». Cette gestion précise du fonctionnement d’un bâtiment permet aussi d’optimiser son empreinte carbone. Alors que le groupe Schneider Electric a l’ambition d’avoir un bilan carbone zéro d’ici à 2030, la filiale singapourienne espère être à 90 % de l’objectif en 2020. La flotte de trente voitures du siège devrait devenir entièrement électrique dans les mois qui viennent.
Pour Gordon Falconer, directeur général « smart city » chez Schneider, le nouveau siège du groupe illustre parfaitement l’approche « ville-laboratoire » de Singapour, qui encourage les entreprises étrangères à venir sur place essayer des technologies, des idées. « On a travaillé ensemble [avec le gouvernement] à la conception et au design du bâtiment. Ici, les agences gouvernementales travaillent en coopération étroite avec l’écosystème économique », observe Damien Dhellemmes, qui rencontre l’EDB (Economic Development Board) une fois par mois. Schneider travaille aussi au projet du cinquième terminal de l’aéroport Changi, prévu pour 2030. « Cela nous force à imaginer des nouvelles solutions que l’on peut tester sur place. Ici, l’écosystème vous encourage à faire cela. » La reconversion en immeuble intelligent telle que l’a réalisée Schneider est donc vouée à servir d’exemple pour les 600 autres immeubles du même type répertoriés sur la petite île-République. La métamorphose réalisée par Schneider a déjà fait des émules.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/09/19-6">
<filnamedate="20180709"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180709"><AAMMJJHH="2018070919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Effrayante pour certains, la cité-Etat est à l’avant-garde des technologies urbaines.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Singapour, ville-éprouvette

Effrayante pour certains, la cité-Etat est à l’avant-garde des technologies urbaines.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 13h00
    |

            Florence de Changy (Envoyée spéciale à Singapour)








                        



                                


                            

En quelques années, l’immeuble BLK 71 est devenu le creuset de tout ce que Singapour compte de plus créatif en matière de nouvelles technologies. L’université nationale de Singapour a lancé le mouvement en 2012, en y délocalisant ses incubateurs de projets d’étudiants. Les lieux se sont ensuite vite remplis de start-up (250), d’incubateurs et autres accélérateurs (une trentaine), le gouvernement offrant des loyers modérés à toute ­entreprise liée au développement de nouvelles technologies.
Petite Silicon Valley version locale
Le BLK 71 témoigne de la volonté du gouvernement de Singapour de créer dans cette zone une petite Silicon Valley version locale. Le BLK 71 est entouré par Fusionopolis, un ensemble conçu pour la recherche et le développement (R&D), ainsi que par plusieurs campus dont ceux de l’Insead et de l’Essec. C’est au BLK 71 qu’ont démarré plusieurs ­sociétés, comme Burpple, la plate-forme de critiques de restaurants, ou encore Carrousel, le site de vente en ligne de particulier à particulier, aujourd’hui ­financé en millions de dollars.
« La technologie est de longue date inscrite dans notre ADN », indique, quelques étages plus haut, Ramakrishna Purushotaman, qui dirige l’agence CIO Academy. « Singapour est le laboratoire du monde pour l’innovation, en particulier dans les domaines de la mobilité urbaine, du vieillissement, de la communication, du paiement, de la cyber-sécurité… », explique celui qui a passé une trentaine d’années dans les agences gouvernementales de promotion des technologies.

Forte d’une tradition de planification de la ville dans ses moindres détails et à longue échéance, Singapour gère avec minutie ses contraintes : son manque d’espace, son absence de ressources ­naturelles, y compris d’eau, son très faible taux de natalité… Tout cela oblige l’île-république à l’innovation constante. Sa petite taille et la centralisation de la prise de décision créent des conditions idéales pour...




                        

                        


<article-nb="2018/07/09/19-7">
<filnamedate="20180709"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180709"><AAMMJJHH="2018070919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Leur croissance continuant de marquer le pas, les groupes de la grande consommation grossissent désormais par acquisitions.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Record de fusions dans le secteur de la grande consommation

Leur croissance continuant de marquer le pas, les groupes de la grande consommation grossissent désormais par acquisitions.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 13h00
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Fin juin, l’américain Conagra s’est emparé de Pinnacle Foods pour créer un géant des plats surgelés. Une opération à 8,1 milliards de dollars (6,7 milliards d’euros). Et un nouvel exemple de l’appétit pour les fusions-acquisitions des groupes de la grande consommation. Leur martingale pour renouer avec la croissance.
C’est le principal enseignement de l’étude du cabinet de conseil en stratégie OC & C, publiée vendredi 6 juillet, sur les cinquante premières entreprises de biens de consommation dans le monde, qui met en exergue le nombre record de fusions-acquisitions bouclées en 2017, en augmentation de 45 % par rapport à 2016. OC & C liste 60 opérations pour une valeur totale de 145 milliards de dollars.
Nouvelles attentes des consommateurs
La plupart de ces transactions s’expliquent par la volonté des grands groupes de répondre aux nouvelles attentes des consommateurs. Que ce soit pour s’adapter à une demande de nourriture plus saine ou d’emballages plus soucieux d’environnement. A l’exemple du géant américain de la viande Tyson Foods investissant dans Beyond Meat, un spécialiste du burger sans viande, à base de protéines végétales.
Ou que ce soit pour être en phase avec les nouveaux modes de consommation. Ainsi Nestlé a misé sur la start-up Freshly, dont l’ambition est de livrer des repas sains, préparés par ses soins, sur le territoire américain.

Ces acquisitions sont censées soutenir la progression des ventes des groupes de biens de consommation, la croissance organique, à périmètre et taux de change constants, continuant de marquer le pas (+ 2,6 % en 2017). « Quant à la rentabilité, elle s’est améliorée de 0,7 % avec la focalisation des groupes sur les coûts. Des investisseurs comme 3G ont instauré au sein du brasseur AB InBev le BBZ ou “budget à base zéro”, une méthode qui revient à justifier chaque dépense et non à établir un budget par rapport à celui de l’année précédente. Cette tendance s’est répandue »,...




                        

                        


<article-nb="2018/07/09/19-8">
<filnamedate="20180709"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180709"><AAMMJJHH="2018070919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Une enquête est menée par la répression des fraudes concernant la francisation de vins espagnols.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Près de 10 millions de bouteilles de rosé espagnol vendues en tant que rosé français

Une enquête est menée par la répression des fraudes concernant la francisation de vins espagnols.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 12h43
   





                        


La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a confirmé, lundi 9 juillet, qu’une enquête était en cours concernant des millions de litres de rosé espagnol vendus comme étant du vin français, une information du Parisien.
Après avoir reçu des alertes fin 2015 sur la francisation de vins espagnols, la DGCCRF a lancé une enquête en 2016 et 2017. Le directeur de cabinet adjoint de l’instance a expliqué au quotidien que « ces cas de francisation concernent plus de 70 000 hectolitres de vin ». Soit l’équivalent de 10 millions de bouteilles de rosé.
Etablissements contrôlés
Selon les établissements, les quantités de vin présentées frauduleusement allaient de 2 000 hectolitres à 34 500 hectolitres. « Des vins espagnols étaient ainsi revendus en vrac en tant que “vin de France” voire en usurpant un nom d’IGP française », mentionne la DGCCRF dans son rapport d’enquête.
Pas moins de 179 établissements ont été contrôlés en 2016 et 564 en 2017, spécifiquement sur le sujet des vins étrangers : « 22 % des établissements visités en 2016 et 15 % des établissements visités en 2017 faisaient l’objet de non-conformités allant de la présentation confusionnelle à la francisation, ce dernier cas étant un délit qui fait l’objet de suites pénales », précise la DGCCRF.
Une fleur de lys, une cocarde française, la mention « Produced in France » ou encore la mention « Embouteillé en France » étaient mises en avant, alors que la mention d’origine « Vin d’Espagne » ou « Vin de la communauté européenne » figurait au dos de la bouteille et de façon peu lisible, précise le rapport.
Sanctions
L’enquête de la répression des fraudes a en outre été « étendue au stade des cafés, hôtels et restaurants pour vérifier notamment l’origine des vins vendus au pichet ou au verre », 2 414 établissements ayant été ainsi contrôlés.
Les enquêteurs ont constaté, parmi les manquements, « l’absence de mention d’origine du vin sur la carte des vins, alors que la confusion est entretenue par l’utilisation de dénominations commerciales à consonance française », mais aussi « des francisations volontaires de l’origine », alors qu’il s’agissait de vin d’Espagne.
Le Parisien rappelle que le vin rosé en vrac espagnol est beaucoup moins cher.
Des injonctions de mise en conformité, des procès-verbaux et des procédures pénales pour tromperie ont été lancés par la DGCCRF, qui précise que si « des manquements graves » ont été relevés, « pouvant porter sur de grands volumes », « les contrôles ont montré que la réglementation était correctement appliquée dans la majorité des cas ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/09/19-9">
<filnamedate="20180709"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180709"><AAMMJJHH="2018070919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Face à la demande de plus de redistribution et de pouvoir d’achat, le gouvernement ne s’écarte pas de son idée qu’il faut d’abord relancer l’économie pour débloquer l’ascenseur social, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Attractivité et compétitivité, le cap inédit donné par Macron pour s’attaquer à la question sociale »

Face à la demande de plus de redistribution et de pouvoir d’achat, le gouvernement ne s’écarte pas de son idée qu’il faut d’abord relancer l’économie pour débloquer l’ascenseur social, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h50
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            
Le premier ministre Edouard Philippe aime manifestement les belles-lettres et les grands voyageurs. Invité à dialoguer avec le philosophe allemand Peter Sloterdijk à l’occasion des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, ce samedi 7 juillet, il a convoqué L’Odyssée pour expliquer sa démarche. Ulysse avait un cap, qu’il a gardé durant vingt ans, celui de sa maison où l’attendait Pénélope. De la même manière, le chef du gouvernement entend garder son cap par-delà les tempêtes et les pièges. Et celui-ci lui a été fixé par Zeus/Jupiter/Macron : « attractivité et compétitivité ». Pas forcément de quoi faire se lever des foules impatientes, mais de quoi expliquer en grande partie la philosophie économique du pouvoir.
Sur le plan de l’attractivité, la feuille de route se déroule comme convenu. Ce week-end, on apprenait que deux des plus grandes institutions financières américaines, la banque Citigroup ainsi que le plus grand gestionnaire d’actifs au monde, BlackRock, ont choisi la France pour développer leurs activités européennes. « Le nombre de grandes entreprises va se réduire en Grande-Bretagne, assure au Financial Times Luigi di Vecchi, le président Europe de Citi, tandis qu’en France, nous voyons la création de champions européens. »
Débloquer l’ascenseur social
La compétitivité va de pair avec l’attractivité et justifie, selon le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, lui aussi invité à plancher aux Rencontres d’Aix, les premières mesures du gouvernement, notamment celles souvent décriées de baisse du coût du capital, avec l’impôt forfaitaire à 30 % et la fin de l’ISF. La future loi Pacte, destinée notamment à assouplir les règles pour les petites et moyennes entreprises, s’inscrit dans cette démarche.
Le cap du marin Philippe est donc économique et tourné vers le développement de l’offre dans l’espoir que son approche « traite les problèmes par la racine », comme l’ajoute Bruno Le Maire....




                        

                        


<article-nb="2018/07/09/19-10">
<filnamedate="20180709"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180709"><AAMMJJHH="2018070919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Nissan, partenaire de Renault, n’a pas précisé le nombre de véhicules concernés ni la durée pendant laquelle ces méthodes illégales ont été employées.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Nissan avoue des falsifications de contrôles de pollution de véhicules produits au Japon

Nissan, partenaire de Renault, n’a pas précisé le nombre de véhicules concernés ni la durée pendant laquelle ces méthodes illégales ont été employées.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h45
   





                        



   


Le constructeur d’automobiles japonais Nissan a reconnu lundi 9 juillet que la plupart de ses usines au Japon avaient employé des méthodes de contrôle de pollution de véhicules inappropriées.
Les mesures des performances concernant les émissions de gaz d’échappement et des tests d’économie de carburant n’ont pas été effectuées conformément au protocole prescrit et les rapports d’inspection ont été basés sur des valeurs de mesure altérées, a expliqué le constructeur dans un communiqué.
Nissan, partenaire de Renault, n’a pas précisé dans ce document le nombre de véhicules concernés ni la durée, en mois ou années, pendant laquelle ces méthodes illégales ont été employées.
Enquête interne
A la demande des autorités, Nissan a été forcé depuis septembre de réaliser des inspections sur la façon dont sont ou ont été contrôlés ses véhicules, après avoir dû reconnaître que des personnes non certifiées apposaient leur signature sur des documents de tests.
Au cours de cette enquête interne sont apparues les autres pratiques répréhensibles dont le groupe a fait état lundi au ministère des transports japonais avant de prévenir la presse. « Des investigations exhaustives sur les faits décrits ci-dessus, y compris sur les causes et les antécédents de ce type de mauvaise conduite, sont en cours », a assuré le constructeur.

        Lire aussi :
         

                Des « radars » pour traquer la pollution réelle du trafic automobile à Paris



Les véhicules, « hormis le modèle GT-R », sont cependant en eux-mêmes conformes aux normes de sécurité japonaises et leurs émissions gazeuses correspondent aux spécifications du catalogue, « ce qui signifie qu’il n’y a pas d’erreurs dans les chiffres d’économie de carburant divulgués par Nissan » aux clients. Pour le modèle de sport GT-R, Nissan n’a pas précisé dans le communiqué quel était le problème rencontré.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/09/19-11">
<filnamedate="20180709"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180709"><AAMMJJHH="2018070919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Considérant que son client, du fait qu’il est né à Ottawa, présente un « indice d’américanité », elle déclare son compte aux autorités fiscales des Etats-Unis, dans le cadre de la loi Fatca destinée à lutter contre l’évasion fiscale.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ 
<article-nb="2018/07/09/19-12">
<filnamedate="20180709"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180709"><AAMMJJHH="2018070919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le gouvernement envisage d’ajouter à son plan pauvreté des dispositions sur le plafonnement des frais bancaires pour les ménages les plus modestes.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Près de deux tiers des Français dépassent au moins un fois par an leur découvert autorisé

Le gouvernement envisage d’ajouter à son plan pauvreté des dispositions sur le plafonnement des frais bancaires pour les ménages les plus modestes.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 11h37
    |

            Joël Morio








                        



   


En 2018, 60 % des Français sont encore en dépassement de découvert au moins 1 fois par an selon la dernière étude Panorabanques.com sur le découvert bancaire et les Français en 2018. Deux tiers des Français (66 %) souhaitent disposer d’une autorisation de découvert, c’est 2 % de moins qu’en 2017. Gratuit dans la moitié des établissements, ce service coûte en moyenne 7 euros par an (frais de mise en place ou de dossier – hors agios). Par précaution, 39 % de ceux qui ne sont jamais en dépassement souhaitent quand même bénéficier d’une facilité de trésorerie.

        Lire aussi :
         

                Litiges financiers : à quel médiateur faire appel ?



L’étude montre que presque un quart des Français sont en dépassement de découvert autorisé au moins une fois par mois, 20 % une fois par trimestre et 16 % une fois par an. Tous les Français sont concernés par le dépassement de découvert autorisé, quel que soit leur niveau de revenu. Ceux qui gagnent moins de 1 500 euros sont 27 % à être en dépassement tous les mois. C’est deux fois plus que pour les plus aisés (revenus de plus de 3 000 euros par mois). Même les plus fortunés n’échappent pas au découvert. La moitié d’entre eux est en dépassement de découvert autorisé au moins une fois par an.

        Lire aussi :
         

                Les néobanques poussent les établissements traditionnels à innover



Les femmes utilisent plus le découvert que les hommes. L’étude montre que les femmes sont plus nombreuses que les hommes à souhaiter une autorisation de découvert : 69 % contre 62 %. Elles franchissent aussi plus souvent la limite autorisée : 28 % des femmes sont en dépassement tous les mois contre 21 % pour les hommes. C’est 2 % de plus qu’en 2017
Sur les cinq dernières années, les Français gèrent mieux leur trésorerie : 24 % des Français sont en dépassement 1 fois par mois en 2018, alors qu’ils étaient 28 % en 2014. En 2018, ils sont 40 % à ne jamais dépasser leur autorisation soit 5 points de mieux qu’en 2014 !
Etre à découvert coûte cher
Etre à découvert coûte cher. Après une forte baisse en 2014, due au plafonnement des commissions d’intervention, les frais liés au dépassement de découvert ont augmenté jusqu’en 2017. Ils restent stables depuis, à environ 60 euros par an. Depuis 2014, la plupart des banques se sont alignées sur le plafond légal de 8 euros par commission d’intervention.
En 2018, seules 11 banques restent en deçà de ce plafond. Dans le contexte actuel de taux bas, les agios applicables au découvert autorisé restent très élevés. Il est par exemple de 7 % par an chez Boursorama Banque et Fortuneo, de 12 % à la Caisse d’Epargne-Ile-de-France, de 15 % à La Banque postale et de l’ordre de 16 % chez BNP Paribas.
Dès que la limite autorisée est dépassée, la facture devient encore plus salée car le taux appliqué augmente lui aussi : il atteint 16 % dans les banques en ligne et 20 % dans certaines banques traditionnelles. Ces taux ne s’appliquant qu’à des sommes réduites sur des périodes courtes, ce sont surtout les commissions d’intervention, facturées par 94 % des banques, qui pèsent lourdement sur les finances des Français.

        Lire aussi :
         

                Les frais bancaires cachés coûteraient près de 2 milliards d’euros aux Français



Le gouvernement envisage d’ajouter à son plan pauvreté des dispositions sur le plafonnement des frais bancaires pour les ménages les plus modestes, a déclaré dimanche 8 juillet Bruno Le Maire, le ministre de l’économie. Le gouvernement a reporté à la rentrée la présentation de ses mesures de lutte contre la pauvreté, initialement prévue début juillet. « J’ai besoin d’encore un peu de temps pour discuter avec les banques, les associations », a dit le ministre à l’occasion des rencontres économiques d’Aix-en-Provence.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/09/19-13">
<filnamedate="20180709"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180709"><AAMMJJHH="2018070919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ L’amendement effaçait quasiment les mots « Sécurité sociale » de la Constitution.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Protection sociale » : un député tente d’en étendre le champ et met le feu

L’amendement effaçait quasiment les mots « Sécurité sociale » de la Constitution.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 12h05
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            

Quiconque égratigne le totem de la « Sécu » s’expose à une volée de bois vert. Olivier Véran vient de vivre cette pénible expérience. Le député (La République en marche) de l’Isère a défendu une disposition qui gommait presque intégralement de la Constitution les mots « Sécurité sociale » pour les remplacer par « protection sociale ». Devant la polémique déclenchée par son initiative, le rapporteur général de la commission des affaires sociales à l’Assemblée nationale a corrigé sa copie. Mais, sur le fond, la volonté est la même : la mesure qu’il porte aura pour effet d’élargir le champ des lois de financement de la Sécurité sociale.
Tout est parti d’un amendement adopté dans la soirée du 28 juin en commission des lois de l’Assemblée, à l’occasion de l’examen du projet de loi de révision constitutionnelle. La disposition en question était, en apparence, bénigne : il s’agissait de substituer la formule « loi de financement de la protection sociale » (LFPS) à « loi de financement de la Sécurité sociale » (LFSS) – les mots « Sécurité sociale » n’étant maintenus que dans une seule occurrence. Le but de M. Véran était d’« étendre » le domaine couvert par une LFSS, qui est, pour l’essentiel, circonscrit à quatre branches : assurance-maladie, famille, assurance-vieillesse, accidents du travail-maladies professionnelles. Avec une LFPS – concept plus vaste qu’une LFSS –, le législateur aura ainsi la faculté d’intégrer un futur « risque dépendance, conformément au souhait du président de la République », avait ajouté l’élu LRM.

« Variable d’ajustement »
Les critiques se sont élevées quelques jours après le vote de la commission des lois. La CFDT a dénoncé « un amendement inutile et dangereux », la CGT y a vu « une attaque frontale contre la Sécurité sociale », tandis que FO fustigeait « une faute historique » qui « constitutionnaliserait la mort de la Sécu ».
Premier...




                        

                        


<article-nb="2018/07/09/19-14">
<filnamedate="20180709"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180709"><AAMMJJHH="2018070919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Sans effet d’annonce spectaculaire, les départs se multiplient. Entre 5 000 et 10 000 financiers devraient quitter la City d’ici à mars 2019.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Brexit : à la City, le goutte-à-goutte des banquiers qui partent

Sans effet d’annonce spectaculaire, les départs se multiplient. Entre 5 000 et 10 000 financiers devraient quitter la City d’ici à mars 2019.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h11
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

En dégageant un douloureux compromis sur le Brexit vendredi 6 juillet, qui s’est traduit dimanche par la démission du ministre chargé de cette question, David Davis, le gouvernement britannique a fait un étonnant aveu par défaut : il a laissé tomber la City. Le Royaume-Uni souhaite rester dans le marché unique pour les biens, pas sur les services.

Pour la finance, il ne demande qu’un vague « arrangement qui préserve les bénéfices mutuels des marchés intégrés et protège la stabilité financière ». « Pour la première fois, les demandes de la City ne sont pas écoutées en priorité par un gouvernement britannique », note William Wright, directeur de New Financial, un think tank financier.
Cet aveu de faiblesse ne pourra qu’accélérer le lent goutte-à-goutte des départs des banquiers de Londres, commencé depuis plusieurs mois, imperceptiblement. Pas de grandes annonces ou de fermeture de sièges, mais ici ou là, quelques dizaines ou centaines de personnes préparent leurs valises.
« Accélération » des mouvements ces derniers mois
Selon nos informations, la banque italienne UniCredit a annoncé le 29 juin le départ de cinq emplois de tradeurs chargés des taux à Milan et d’une demi-douzaine d’employés de l’administration. Trois jours plus tôt, Bank of America Merrill Lynch nommait trois hauts dirigeants à Paris, premier mouvement d’environ quatre cents emplois qui doivent se répartir entre différents pays de l’Union européenne (UE).
Ailleurs, la société de gestion d’actifs Schroders a ouvert une filiale à Paris, Barclays se prépare à déplacer quelques dizaines de personnes à Dublin, Royal Bank of Scotland a enregistré une nouvelle filiale à Amsterdam, Standard Chartered a obtenu une licence bancaire à Francfort, Goldman Sachs et JPMorgan ont annoncé une augmentation de leurs effectifs à Francfort et à Paris…

Au total, selon un sondage réalisé en mars par Reuters auprès de 119 entreprises financières,...




                        

                        


<article-nb="2018/07/09/19-15">
<filnamedate="20180709"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180709"><AAMMJJHH="2018070919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le courage politique dont ont fait preuve certains dirigeants de gauche, notamment en Grèce, devrait inspirer les partis français, estime, dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« La reconstruction économique de la gauche ne se fera pas autour de Mélenchon »

Le courage politique dont ont fait preuve certains dirigeants de gauche, notamment en Grèce, devrait inspirer les partis français, estime, dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde ».



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h10
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Le monde n’est pas condamné aux dérives des régimes de la droite autocratique, populiste ou illibérale. Pas plus qu’aux errements d’une gauche radicale cultivant avec complaisance ses utopies économiques hors-sol – pour le plus grand malheur des peuples. Une gauche en partie dépouillée de ses oripeaux idéologiques bouge encore. Après Lula au Brésil, Alexis Tsipras en Grèce ou Antonio Costa au Portugal, « AMLO » pourrait en donner une nouvelle preuve de vie.
« AMLO » ? C’est le diminutif d’Andres Manuel Lopez Obrador, élu président du Mexique avec 53 % des voix, dimanche 1er juillet, sur un programme à l’opposé du néolibéralisme de son prédécesseur, mais porté par un homme ayant su se montrer pragmatique comme maire de Mexico. A 64 ans, le vieux briscard de la gauche mexicaine n’est pas un avatar du Vénézuélien Nicolas Maduro ni du Bolivien Evo Morales, qui ont salué sa victoire comme celle de la « dignité » retrouvée face au capitalisme et à l’« empire » (américain).

Dans un pays comptant 46 % de pauvres, sa campagne a bien sûr résonné d’appels au peuple et s’est focalisée sur la lutte contre les inégalités autant que sur l’éradication de deux autres fléaux mexicains, la corruption et la violence. Mais, au soir de sa victoire, il a mis de l’eau dans sa tequila pour rassurer les milieux d’affaires de la quinzième puissance économique mondiale. « Les changements seront profonds, mais ils se feront dans le respect de l’ordre juridique établi, a-t-il promis. Il n’y aura ni confiscation ni expropriation de biens. » 
« Une nouvelle social-démocratie »
Dans des contextes différents, des dirigeants européens ont su composer avec la dure réalité. Le Grec Tsipras, bien sûr. Elu en 2015 à la tête d’un pays en faillite sur un programme radical, le leader de Syriza a eu la lucidité – et le courage − de remiser ses promesses intenables pour éviter la sortie de l’euro. Lui, l’ancien des Jeunesses...




                        

                        


<article-nb="2018/07/09/19-16">

<article-nb="2018/07/09/19-17">
<filnamedate="20180709"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180709"><AAMMJJHH="2018070919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Emmanuel Macron et Nicolas Hulot se sont engagés à fermer les quatre centrales françaises d’ici à 2022. Mais ces sites jouent un rôle énergétique majeur pour passer les pointes hivernales.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les centrales à charbon seront difficiles à fermer

Emmanuel Macron et Nicolas Hulot se sont engagés à fermer les quatre centrales françaises d’ici à 2022. Mais ces sites jouent un rôle énergétique majeur pour passer les pointes hivernales. La tâche s’avère plus complexe que prévu.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h00
    |

                            Nabil Wakim (Cordemais, Loire-Atlantique)








                        



                                


                            

C’était une promesse de campagne du candidat Macron : en 2022, les centrales à charbon françaises seront fermées. Dans un entretien à Forbes, en mai, il en avait même fait un exemple de sa politique environnementale. « EDF et [le groupe allemand] Uniper, des entreprises très classiques, ont beaucoup résisté. Mais j’ai décidé de dire très clairement que nous allions les fermer. Je leur ai dit : “Nous allons vous aider, mais nous allons les fermer. Il n’y a pas d’autre choix.” »
Le plan climat de Nicolas Hulot, présenté il y a tout juste un an, avait gravé dans le marbre cet engagement. La France ne compte plus que quatre centrales de ce type en activité sur son territoire, au Havre (Seine-Maritime), à Cordemais (Loire-Atlantique), à Saint-Avold (Moselle) et à Gardanne (Bouches-du-Rhône).
Elles sont d’abord remises en cause pour leur très mauvais bilan carbone, le charbon étant la manière la plus polluante de produire de l’électricité. Certes, le charbon ne représente que 1,8 % de la production électrique française, mais il représente 25 % des émissions du secteur. Ces quatre centrales jouent pourtant un rôle majeur pour passer les pointes hivernales, et, surtout, emploient plus d’un millier de salariés, sans compter les nombreux emplois indirects.
Un rôle crucial
A Cordemais (Loire-Atlantique), le problème se pose assez simplement. Pour assurer l’alimentation électrique de la Bretagne, le rôle de la centrale est crucial, assurent en chœur la direction d’EDF et les syndicats. Ici, on produit de l’électricité à partir du charbon et du fioul depuis le début des années 1970. La dernière tranche fioul de la centrale a cessé son activité définitivement en avril, mais les deux unités charbon sont encore très actives.
Le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, a même assuré devant l’Assemblée, en juin, que la Bretagne n’était pas passée loin d’un « black-out » l’hiver dernier. Lors des deux derniers hivers,...




                        

                        


<article-nb="2018/07/09/19-18">
<filnamedate="20180709"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180709"><AAMMJJHH="2018070919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif d’architectes de renom, parmi lesquels Paul Chemetov et Christian de Portzamparc, estime que le projet de loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique, détruit les règles régissant leur métier au lieu de les réformer.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Avec la loi ELAN, l’architecture est réduite à portion congrue »

Dans une tribune au « Monde », un collectif d’architectes de renom, parmi lesquels Paul Chemetov et Christian de Portzamparc, estime que le projet de loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique, détruit les règles régissant leur métier au lieu de les réformer.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 12h03
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Sous les coups de boutoirs de la mondialisation, de la révolution numérique, de la crise climatique, la société française se transforme et le gouvernement tente de s’adapter au maelström socio-économique qui bouleverse notre modèle social et politique. La tentation est grande de faire table rase du passé. Le projet de loi « évolution du logement et de l’aménagement du numérique » (ELAN) n’y échappe pas, avec les mesures radicales prises à l’encontre des règles qui fondent les conditions d’exercice des architectes et de la place de l’architecture dans la société.
Ce n’est pas la première fois que l’architecture est considérée comme superfétatoire. Ce fut le cas dans les années 1960 et 1970, où les services de l’Etat ont, avec la même intention, donné les clés de la construction du logement aux grandes entreprises du bâtiment. Elles ont beaucoup construit, vite, pas cher mais souvent mal, et cinquante ans après, nous en payons encore le prix social et économique.

Le projet de loi ELAN supprime les règles régissant l’exercice de la profession depuis plus de trente ans : pourquoi pas ? Encore faut-il le faire en toute conscience des conséquences, ne pas jouer aux apprentis sorciers en détruisant sans réformer, sans faire mieux, alors que le cadre législatif existant a donné à l’architecture française son exemplarité et sa renommée internationale.
La culture, l’architecture, s’accommodent mal de la loi du plus fort. Elles ont besoin d’une politique publique éclairée, qui édicte des règles simples, efficaces pour gérer les liens entre les acteurs dont le poids économique est très inégal. Face à la complexité du réseau d’acteurs dans l’acte de construire, les règles garantissent aux architectes d’exercer une mission où se crée la forme en servant l’usage. Réduire leur champ d’action, nier l’indépendance de leur exercice condamnent l’architecture vivante, et donc notre patrimoine, à la médiocrité.
Une règle libère...



                        

                        


<article-nb="2018/07/09/19-19">
<filnamedate="20180709"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180709"><AAMMJJHH="2018070919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Sur dix ans, les huit entreprises intégrées au CAC 40 affichent une performance annualisée de 12,5 %, tandis que les sortantes perdent 10,7 %.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

En Bourse, jouer les valeurs entrant au CAC 40 est une stratégie gagnante

Sur dix ans, les huit entreprises intégrées au CAC 40 affichent une performance annualisée de 12,5 %, tandis que les sortantes perdent 10,7 %.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 06h45
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Vendre une action qui sort d’un indice pour acheter celle qui le remplace est une stratégie boursière bien connue des gérants de fonds, mais est-elle efficace ? C’est la question que s’est posée la société de gestion Roche-Brune Asset Management à l’occasion du dernier toilettage du CAC 40.

        Lire aussi :
         

                Le CAC 40, comment ça marche ?



Le 18 juin, le groupe de luxe Hermès a remplacé au sein de l’indice vedette de la Bourse de Paris l’ex-Lafarge Coppée, devenu en 2015 LafargeHolcim, après la fusion avec le groupe suisse. Cette décision a été prise par le comité scientifique des indices, une structure indépendante au sein d’Euronext, qui effectue chaque trimestre une revue des indices.

        Lire aussi :
         

                Ces fonds qui jouent la « silver économie »



Ce comité prend notamment en compte l’importance de la capitalisation des titres et leur flottant, c’est-à-dire de la part du capital susceptible d’être effectivement échangée en Bourse. Ce détail a son importance car les investisseurs institutionnels, en particulier les fonds de pension américains, accordent une grande importance à la liquidité des titres dans lesquels ils investissent.
Une performance annuelle moyenne de 3,6 %
En bref, ils veulent pouvoir vendre facilement en cas d’urgence, ce qui est plus facile lorsque le volume de titres échangés quotidiennement sur une valeur est important. A contrario, moins un titre est liquide, moins il a la faveur des gérants.
Depuis mai 2008, le comité scientifique du CAC 40 a effectivement remplacé des entreprises sortantes par des entrantes plus performantes sur le plan boursier, permettant au CAC 40 d’enregistrer une performance annuelle moyenne de 3,6 % (dividendes réinvestis) au cours des dix dernières années.

        Lire aussi :
         

                Des fonds pour parier sur la révolution de la chaîne alimentaire



« Sur dix ans, les huit nouvelles entrées (Technip-FMC, Safran, Valeo, Legrand, Atos, Publicis, Sodexo et Solvay) affichent une performance annualisée, moyenne pondérée, de 12,5 %. Sur la même période, les sortantes affichent une performance annualisée négative de 10.7 % par an ! », calcule Bruno Fine, président fondateur de Roche-Brune Asset Management.
Depuis le 18 juin, l’action LafargeHolcim a ainsi perdu 7,6 %, tandis que l’action Hermès qui l’a remplacé au sein du CAC 40 a cédé 3,2 %.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/09/19-20">
<filnamedate="20180709"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180709"><AAMMJJHH="2018070919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ L’ancien chef économiste du FMI estime qu’une désagrégation de l’euro n’est pas exclue, mais que l’Union européenne pourrait lui survivre.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 08/07/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Olivier Blanchard : « Les élites ne se sont pas assez préoccupées de la montée des inégalités »

L’ancien chef économiste du FMI estime qu’une désagrégation de l’euro n’est pas exclue, mais que l’Union européenne pourrait lui survivre.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 06h44
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 14h02
    |

            Marie Charrel et 
Philippe Escande








                        



                                


                            

Face à la montée du populisme, les gouvernements doivent s’attaquer d’urgence aux inégalités, prévient Olivier Blanchard, économiste au Peterson Institute de Washington. Présent aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence vendredi 6 juillet, l’ancien chef économiste du Fonds monétaire international (FMI) s’inquiète également des fragilités de la monnaie unique.
Les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine menacent-elles la reprise mondiale ?
A court terme, le principal risque porte sur l’investissement. Face au comportement aussi imprévisible d’un dirigeant comme Donald Trump, la décision la plus rationnelle que les entreprises sont susceptibles de prendre est d’attendre. Au niveau macroéconomique, cela peut se traduire par une baisse de l’investissement de 1 ou 2 points de PIB : ce n’est pas rien, mais ce n’est pas catastrophique au point de déclencher une récession mondiale.
A moyen terme, les conséquences sont bien plus préoccupantes, au regard de ce que cela pourrait signifier pour l’avenir et les relations internationales. Et ce, alors que si l’on s’en tient aux seuls chiffres, l’économie mondiale va mieux. Les grands déséquilibres ont été résorbés. Le véritable danger est aujourd’hui de nature politique.
L’Union européenne doit-elle repenser sa stratégie économique et commerciale afin de se passer des Etats-Unis ?
Nous n’en sommes pas là, même si les relations entre les deux continents risquent d’être plus compliquées. En outre, il ne faut pas oublier que les hausses tarifaires se traduisent en général par un ajustement par les taux de change, compensant en partie les effets négatifs. Dans le cas de l’union monétaire, l’euro se déprécierait. Mais les secteurs ne seraient pas tous affectés de la même façon.
Les gouvernements populistes hongrois et polonais prônent une hausse des dépenses sociales tout en dénonçant l’échec des politiques d’austérité...




                        

                        

