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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Après la démission, dans la nuit de dimanche 8 à lundi 9 juillet, du ministre du Brexit, David Davis, c’est un nouveau coup dur pour Theresa May.
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Royaume-Uni : Boris Johnson, ministre des affaires étrangères, démissionne à son tour

Après la démission, dans la nuit de dimanche 8 à lundi 9 juillet, du ministre du Brexit, David Davis, c’est un nouveau coup dur pour Theresa May.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 16h08
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 19h44
   





                        



   


Le ministre des affaires étrangères britannique, Boris Johnson, a démissionné lundi 9 juillet, au lendemain du départ du ministre chargé du Brexit, David Davis, ont annoncé les services de la première ministre, Theresa May.
« Cet après-midi, la première ministre a accepté la démission de Boris Johnson », a écrit Downing Street dans un communiqué. « La première ministre remercie Boris pour son travail », a ajouté Downing Street, précisant que le nom de son remplaçant serait annoncé « bientôt ».
« Nous sommes en désaccord sur la meilleure manière de mettre à exécution notre engagement commun d’honorer le résultat du référendum » de juin 2016, au cours duquel les Britanniques s’étaient prononcés à 52 % en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, a dit Theresa May devant les députés britanniques un peu plus tard.
Boris Johnson a de son côté déclaré que le rêve du Brexit était « en train de mourir ». « Nous nous dirigeons vraiment vers le statut de colonie » de l’UE, a écrit ce partisan d’un Brexit dur dans sa lettre de démission adressée à la première ministre, critiquant son projet de maintenir des relations économiques étroites avec Bruxelles après le Brexit.

   


Divisions
Les démissions de ces deux poids lourds du gouvernement, à moins de neuf mois du Brexit, prévu pour la fin de mars 2019, plongent davantage l’exécutif britannique dans la crise, alors qu’il est déjà englué dans les divisions de sa majorité en ce qui concerne l’avenir du Royaume-Uni hors de l’UE.
Vendredi 6 juillet, Theresa May avait annoncé être parvenue à une « position commune » sur le Brexit avec ses ministres. Le texte, issu de douze heures de séminaire avec vingt-neuf ministres, doit être développé dans un « livre blanc de 120 pages » à paraître la semaine prochaine.
Il prévoit de « créer une zone de libre-échange entre le Royaume-Uni et l’UE avec un ensemble de règles communes pour les biens industriels et les produits agricoles ». En théorie, le Parlement de Westminster pourrait y déroger. Mais l’UE pourrait alors répliquer en bloquant l’accès à son marché intérieur.

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Réactions ironiques
Interrogé en conférence de presse lundi après-midi sur cette démission, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a déclaré, sur un ton ironique, que « cela montr[ait] clairement qu’à Chequers [lieu de la réunion, vendredi, du gouvernement britannique], il y avait une grande unité des points de vue au sein du cabinet britannique ».
Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a quant à lui fait part de ses « regrets » lundi de ne pas voir l’idée d’un départ du Royaume-Uni de l’UE disparaître avec les démissions successives des ministres britanniques David Davis et Boris Johnson, partisans d’un Brexit « dur ». « Les hommes politiques vont et viennent mais les problèmes qu’ils ont créés pour le peuple restent. Je ne peux que regretter que l’idée du Brexit ne soit pas partie avec Davis et Johnson. Mais… qui sait? », a écrit Donald Tusk sur Twitter.
Thermomètre de la confiance des marchés en l’économie britannique, la livre sterling a immédiatement décroché après l’annonce de la démission de Boris Johnson.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Dominic Raab était jusqu’ici secrétaire d’Etat chargé du logement après avoir occupé le poste de secrétaire d’Etat à la justice dans le gouvernement de May.
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Un eurosceptique nommé ministre du Brexit après la démission de David Davis

Dominic Raab était jusqu’ici secrétaire d’Etat chargé du logement après avoir occupé le poste de secrétaire d’Etat à la justice dans le gouvernement de May.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 14h01
   





                        



   


L’eurosceptique Dominic Raab a été nommé lundi 9 juillet ministre du Brexit du gouvernement britannique après la démission la veille de David Davis, en désaccord avec les orientations de la première ministre, Theresa May, a annoncé Downing Street. M. Raab, 44 ans, était jusqu’à présent secrétaire d’Etat chargé du logement après avoir occupé le poste de secrétaire d’Etat à la justice dans le gouvernement May.
David Davis, le ministre britannique chargé du Brexit a démissionné dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 juillet, considérant dans sa lettre de départ que la stratégie de Theresa May ne correspond pas à ce pourquoi les Britanniques ont voté, en juillet 2016.
Ce départ intervient deux jours après une réunion de la première ministre avec ses ministres, qui avait abouti à l’annonce d’un accord sur la volonté de maintenir une relation commerciale post-Brexit étroite avec l’Union européenne.
La démission du ministre du Brexit n’est pas un problème pour l’Union européenne, a, pour sa part, affirmé lundi le porte-parole de la Commission européenne. « Nous continuerons à négocier de bonne volonté avec la première ministre May et les négociateurs britanniques », a fait savoir le porte-parole en chef de l’exécutif européen, Margaritis Schinas, au cours d’un point de presse.
Clivage
A neuf mois du Brexit, prévu le 29 mars 2019, la démission de M. Davis, europhobe convaincu, illustre le clivage grandissant au sein de l’exécutif britannique entre les partisans d’un « soft Brexit » – la ligne défendue par Mme May – et ceux d’un Brexit dur.
De nombreuses personnalités politiques britanniques ont réagi à l’annonce. Pour le leader de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn, elle met clairement en danger les négociations avec Bruxelles sur la sortie de l’Union européenne.
« Le départ de David Davis à un moment aussi crucial montre que Theresa May n’a plus d’autorité et est incapable de mettre en œuvre le Brexit », a-t-il déclaré sur Twitter, décrivant un gouvernement en plein « chaos ».

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ La magistrate était depuis plusieurs mois dans le collimateur du gouvernement social-démocrate, dont elle a critiqué les réformes controversées du système judiciaire.
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Le gouvernement roumain obtient le limogeage de Laura Codruta Kövesi, à la tête du parquet anticorruption

La magistrate était depuis plusieurs mois dans le collimateur du gouvernement social-démocrate, dont elle a critiqué les réformes controversées du système judiciaire.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h25
   





                        



   


Les manifestations de soutien des Roumains n’auront pas suffi. Le gouvernement de gauche a obtenu le départ de la cheffe du parquet anticorruption (DNA), Laura Codruta Kövesi, révoquée lundi 9 juillet par le chef de l’Etat, qui s’était longtemps opposé au limogeage de cette magistrate populaire, devenue le visage du pouvoir judiciaire dans le pays. La procureure générale de Roumanie était depuis plusieurs mois dans le collimateur du gouvernement social-démocrate, dont elle a critiqué les réformes controversées du système judiciaire.
Le chef de l’Etat se conforme ainsi à une décision de la Cour constitutionnelle roumaine qui lui avait ordonné, à la fin de mai, de lever son veto à la révocation de la procureure, exigée par le gouvernement, en dépit des protestations de l’opposition et de la communauté internationale. Cette annonce marque une nouvelle offensive contre la justice du Parti social-démocrate (PSD), qui les multiplient depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2017.

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La coalition gouvernementale devait en outre discuter lundi d’une éventuelle destitution du président de la République de centre droit, Klaus Iohannis, auquel elle reprochait de surseoir à la révocation de Mme Kövesi.
Soutien populaire
Considérée par ses partisans comme un symbole de la lutte contre la corruption en Roumanie, Mme Kövesi, 44 ans, était à la tête du parquet national anticorruption depuis 2013. Elle avait été confirmée dans ses fonctions en 2016 par M. Iohannis pour un ultime mandat de trois ans.

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Cette institution a mis en cause et fait condamner ces dernières années des centaines de responsables politiques, allant de simples élus locaux à un premier ministre.
Le ministre de la justice, Tudorel Toader, avait ouvert en février la procédure visant à la révoquer, accusant la magistrate d’avoir « enfreint la Constitution » et « nui à l’image » de la Roumanie à l’étranger. Se déclarant « peu convaincu » par ces arguments, M. Iohannis s’était opposé à cette procédure et est à son tour menacé d’être destitué par la majorité qui lui reproche son obstruction.
A la fin de février, Mme Kövesi avait annoncé que malgré « des attaques sans précédent » de la part du gouvernement, son parquet avait renvoyé devant les tribunaux en 2017 un millier de personnes, dont trois ministres, cinq députés et un sénateur.
Des milliers de manifestants avaient défilé cet hiver en Roumanie pour exprimer leur soutien à la procureure. La Commission européenne et le Conseil de l’Europe avaient également critiqué la procédure de révocation engagée contre Mme Kövesi. La Roumanie est membre de l’Union européenne depuis 2007.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ David Davis a quitté le gouvernement de Theresa May, en désaccord avec la stratégie sur la sortie de l’Europe. Il est remplacé par Dominic Raab, jusqu’alors secrétaire d’Etat au logement.
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Royaume-Uni : ce qu’il faut retenir de la démission du ministre du « Brexit »

David Davis a quitté le gouvernement de Theresa May, en désaccord avec la stratégie sur la sortie de l’Europe. Il est remplacé par Dominic Raab, jusqu’alors secrétaire d’Etat au logement.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 12h28
   





                        


L’essentiel
David Davis, le ministre chargé du Brexit, a démissionné dans la nuit de dimanche 8 à lundi 9 juillet, considérant dans sa lettre de départ que la stratégie de Theresa May ne correspond pas à ce pourquoi les Britanniques ont voté, en juillet 2016.Ce départ survient deux jours après une réunion de la première ministre avec ses ministres, qui avait abouti à l’annonce d’un accord sur la volonté de maintenir une relation commerciale post-Brexit étroite avec l’Union européenne (UE).A neuf mois du Brexit, prévu le 29 mars 2019, la démission de M. Davis, europhobe convaincu, illustre le clivage grandissant au sein de l’exécutif britannique entre les partisans d’un « soft Brexit » – la ligne défendue par Mme May – et ceux d’un Brexit dur.
La citation
(extraite de la lettre de démission de David Davis)
« L’intérêt national exige un ministre du Brexit qui croie fermement en votre approche, pas seulement un conscrit réticent. »
La réaction
De nombreuses personnalités politiques britanniques ont réagi à l’annonce. Pour le leader de l’opposition travailliste, Jeremy Corbyn, elle met clairement en danger les négociations avec Bruxelles sur la sortie de l’Union européenne.
« Le départ de David Davis à un moment aussi crucial montre que Theresa May n’a plus d’autorité et est incapable de mettre en œuvre le Brexit », a-t-il déclaré sur Twitter, décrivant un gouvernement en plein « chaos ».

David Davis resigning at such a crucial time shows @Theresa_May has no authority left and is incapable of deliverin… https://t.co/WIKnfCA4Gv— jeremycorbyn (@Jeremy Corbyn)


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Le chiffre
3
David Davis, Boris Johnson et Liam Fox étaient surnommés « les trois brexiters » du gouvernement de Theresa May. Respectivement chargés du Brexit, des affaires étrangères et du commerce, ce trio europhobe – désormais un duo – est entré au gouvernement quelques mois après le référendum de juin 2016 sur le Brexit.
Et après ?
C’est l’eurosceptique Dominic Raab qui a été nommé, lundi dans la matinée, ministre du Brexit, a annoncé Downing Street.
M. Raab, 44 ans, était jusqu’à présent secrétaire d’Etat chargé du logement après avoir occupé le poste de secrétaire d’Etat à la justice dans le gouvernement May.
Le départ de M. Davis fait toutefois craindre que Boris Johnson ne prenne, lui aussi, la porte. Lors du séminaire gouvernemental vendredi, il avait estimé que défendre le plan de Mme May reviendrait à « cirer une merde » (« polish a turd »).
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Les capitales de l’UE, Paris et Berlin en tête, tentent, non sans difficulté, de réagir au « défi existentiel » posé par les choix de Donald Trump.
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Les dirigeants européens désemparés face au président américain

Les capitales de l’UE, Paris et Berlin en tête, tentent, non sans difficulté, de réagir au « défi existentiel » posé par les choix de Donald Trump.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h24
    |

            Marc Semo et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Le périple de Donald Trump, qui le conduira mercredi 11 juillet à Bruxelles, pour un sommet de l’OTAN et puis, après une escale au Royaume-Uni, à Helsinki pour une rencontre avec le président russe Vladimir Poutine, fait plus qu’inquiéter les Européens. Les divergences sur le climat, les questions commerciales ou l’accord nucléaire iranien les ont déboussolés face à un président américain qui aime à brouiller les cartes, « à engueuler ses alliés et embrasser ses adversaires », comme ledit un diplomate. Aucune chancellerie n’a bien sûr oublié l’incident suscité lors du récent G7, au Canada, par un président plus imprévisible que jamais. Mais qui, fort du soutien de son électorat, pourrait profiter de la réunion de Bruxelles pour lier clairement ses exigences en matière commerciale à un nouveau chantage sur la sécurité en Europe.
Il a, sans doute, corrigé ses propos de campagne sur le caractère « obsolète » de l’Alliance atlantique, mais ses partenaires ne sont pas rassurés pour autant. La réunion de deux jours, à Bruxelles, était pourtant censée célébrer l’unité et la modernisation de l’OTAN, instrument de la défense collective et gage de la sécurité européenne, face, notamment, à une Russie qui tente d’intimider.
« Trump veut casser l’Allemagne »
L’Allemagne d’Angela Merkel s’attend à être particulièrement attaquée. A la fois parce que, malgré une augmentation prévue de son budget de défense, « elle n’entend pas se ranger à l’exigence des 2 % du PIB martelée par l’administration américaine, et parce qu’elle est dans la mire d’un président qui trouve qu’il y a trop de Mercedes sur la Ve Avenue et « pas assez de Chevrolet en Allemagne ». Au-delà de ses attaques contre la chancelière Angela Merkel, qu’il accusait, au début 2017, d’avoir transformé l’Europe en « un instrument » seulement utile à son pays, c’est clairement l’Union européenne en tant que telle qu’il vise.
« Pour la première...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Antoine de Romanet prépare un document de réflexion pour la Conférence des évêques qui se tiendra à l’automne.
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Comment l’Eglise s’est saisie de la question de la dissuasion nucléaire

Antoine de Romanet prépare un document de réflexion pour la Conférence des évêques qui se tiendra à l’automne.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h21
    |

            Cécile Chambraud et 
Nathalie Guibert








                        



                                


                            

« La dissuasion nucléaire est mon principal sujet de réflexion actuel », explique au Monde l’évêque aux armées, Antoine de Romanet. Ce dernier prépare pour l’automne un document de réflexion pour la conférence des évêques. Il sera scruté par les experts de la défense. L’Eglise catholique pose en effet un problème nouveau aux acteurs de la dissuasion française. Le Saint-Siège a ratifié le traité d’interdiction totale des armes nucléaires de juillet 2017. Le pape François va plus loin que tous ses prédécesseurs, en condamnant « la possession » même de cet armement.

En 1965, en pleine guerre froide, « le Concile Vatican II a réaffirmé de manière absolue la condamnation de l’usage des armes nucléaires, la course aux armements étant décrite comme un scandale grave qui lèse les pauvres d’une manière intolérable. Il n’a pas expressément condamné la possession des armes nucléaires », rappelait le père Gabriel Delort-Laval en 2013 dans un document du secrétariat général de la conférence des évêques. Devant l’ONU, en 1982, Jean Paul II avait défini l’acceptation transitoire de la dissuasion nucléaire comme un mal nécessaire : « Dans les conditions actuelles, une dissuasion fondée sur l’équilibre, non certes comme une fin en soi, mais comme une étape sur la voie d’un désarmement progressif peut encore être jugée comme moralement acceptable. »
Le prédécesseur de Mgr de Romanet, Luc Ravel, pouvait souligner en 2014, dans une audition à l’Assemblée nationale : « L’Eglise n’appelle pas à un désarmement prophétique et unilatéral de tel ou tel pays, mais à un désarmement global et général (…). Il faut que nous commencions à changer le monde, que nous travaillions à une réforme profonde et concrète de l’ONU. »
« Parcours de petits pas »
En s’inscrivant dans un rejet plus radical, le pape François marque une rupture. Pour le Saint-Siège, le combat est intérieur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Le président turc a prêté serment lundi pour un nouveau mandat, avec de vastes pouvoirs dans un système dénoncé comme autocratique par ses détracteurs.
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Turquie : quelles sont les mesures que prévoit Erdogan pour renforcer son pouvoir ?

Le président turc a prêté serment lundi pour un nouveau mandat, avec de vastes pouvoirs dans un système dénoncé comme autocratique par ses détracteurs.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 16h18
   





                        



   


Deux ans après avoir échappé à un putsch militaire, le président Recep Tayyip Erdogan a prêté serment lundi 9 juillet pour un nouveau mandat présidentiel de cinq ans.
Il inaugure une nouvelle ère dans l’histoire moderne de la Turquie avec le passage au système présidentiel, aux termes d’une révision constitutionnelle adoptée de justesse par référendum en avril 2017. Ce nouveau système, dénoncé comme autocratique par ses détracteurs, devrait se traduire par des pouvoirs accrus.
Au pouvoir depuis 2003 d’abord comme premier ministre puis président, M. Erdogan, 64 ans, a été confortablement réélu le 24 juin. Il a remporté l’élection présidentielle dès le premier tour, avec 52,6 % des voix, loin devant ses concurrents.
Dans quel contexte s’inscrit sa réélection ?
Son accession à cette « hyperprésidence » a lieu près de deux ans après une tentative de coup d’Etat, le 15 juillet 2016, menée par des militaires factieux et suivie de vastes purges notamment au sein des forces armées, la police et les administrations, avec l’arrestation ou le limogeage de dizaines de milliers de personnes.
La dernière vague de purges, annoncée dimanche, a touché plus de 18 000 personnes, en majorité des soldats et des policiers, qui ont été limogées par un décret-loi présenté comme le dernier sous l’état d’urgence instauré au lendemain du putsch manqué.
M. Erdogan « aura désormais le soutien institutionnel et légal pour contrôler quasiment tout », dans le cadre du nouveau système, explique Ayse Ayata, professeuse de sciences politiques à l’Université technique du Moyen-Orient (ÖDTÜ), à Ankara.

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Pourquoi parle-t-on d’« hyperprésidence » ?
Le poste de premier ministre sera supprimé, le chef de l’Etat détiendra désormais l’ensemble du pouvoir exécutif et pourra promulguer des décrets. Il nommera également six des treize membres du Conseil des juges et procureurs (HSK), chargé de nommer et destituer le personnel du système judiciaire.
Et, comme le président est aussi le chef de sa formation politique, « il aura le contrôle des députés de son parti, ce qui signifie que le président aura le contrôle sur les branches exécutive, judiciaire et législative du pays », explique Emre Erdogan, professeur de sciences politiques à l’université Bilgi à Istanbul.
« Un tel système crée un vaste espace d’opportunités pour qu’un président (…) gouverne le pays à lui seul », ajoute-t-il.

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Avec quelles forces devra-t-il gouverner ?
Lors des élections législatives qui se sont tenues en même temps que la présidentielle, le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) de M. Erdogan a obtenu 295 sièges sur 600, et son allié, le Parti d’action nationaliste (MHP), 49 sièges.
Ainsi, dans la nouvelle législature, l’AKP ne dispose pas seul de la majorité et comptera sur le soutien du MHP pour contrôler le Parlement. Mais « avec le temps, le MHP pourrait reconsidérer sa position et formuler des exigences », comme des postes au gouvernement, des concessions ou des emplois, estime Mme Ayata.
De nombreux experts craignent que l’alliance avec le MHP conduise à un durcissement de la politique menée par M. Erdogan, notamment sur la question kurde.

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A quoi le nouveau gouvernement devrait-il ressembler ?
Après sa prestation de serment lundi, M. Erdogan présentera un nouveau gouvernement resserré qui devrait compter seize ministères, contre vingt-six (sans compter le premier ministre) actuellement. Plusieurs ministères seront donc fusionnés, comme le ministère des affaires européennes, qui fera désormais partie du ministère des affaires étrangères.
La présidence s’appuiera également sur des « commissions » et des bureaux consacrés à divers secteurs, même si les détails de leurs compétences ne sont pas encore connus.
Répondant aux critiques de l’opposition sur l’ampleur de ses pouvoirs, M. Erdogan répète que le nouveau système est un gage d’efficacité pour relever les défis auxquels fait face la Turquie.
Quels défis attendent le président ?
Le plus pressant semble être la crise économique qui se dessine avec une inflation élevée, la dévaluation de la monnaie et un important déficit des comptes courants, en dépit d’une croissance solide.
Cette situation est en partie due à un manque de confiance des marchés dans la stratégie économique du président turc, qui ne cesse d’appeler à baisser les taux d’intérêt pour combattre l’inflation, alors que la plupart des économistes préconisent le contraire.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Sans effet d’annonce spectaculaire, les départs se multiplient. Entre 5 000 et 10 000 financiers devraient quitter la City d’ici à mars 2019.
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Brexit : à la City, le goutte-à-goutte des banquiers qui partent

Sans effet d’annonce spectaculaire, les départs se multiplient. Entre 5 000 et 10 000 financiers devraient quitter la City d’ici à mars 2019.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h11
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

En dégageant un douloureux compromis sur le Brexit vendredi 6 juillet, qui s’est traduit dimanche par la démission du ministre chargé de cette question, David Davis, le gouvernement britannique a fait un étonnant aveu par défaut : il a laissé tomber la City. Le Royaume-Uni souhaite rester dans le marché unique pour les biens, pas sur les services.

Pour la finance, il ne demande qu’un vague « arrangement qui préserve les bénéfices mutuels des marchés intégrés et protège la stabilité financière ». « Pour la première fois, les demandes de la City ne sont pas écoutées en priorité par un gouvernement britannique », note William Wright, directeur de New Financial, un think tank financier.
Cet aveu de faiblesse ne pourra qu’accélérer le lent goutte-à-goutte des départs des banquiers de Londres, commencé depuis plusieurs mois, imperceptiblement. Pas de grandes annonces ou de fermeture de sièges, mais ici ou là, quelques dizaines ou centaines de personnes préparent leurs valises.
« Accélération » des mouvements ces derniers mois
Selon nos informations, la banque italienne UniCredit a annoncé le 29 juin le départ de cinq emplois de tradeurs chargés des taux à Milan et d’une demi-douzaine d’employés de l’administration. Trois jours plus tôt, Bank of America Merrill Lynch nommait trois hauts dirigeants à Paris, premier mouvement d’environ quatre cents emplois qui doivent se répartir entre différents pays de l’Union européenne (UE).
Ailleurs, la société de gestion d’actifs Schroders a ouvert une filiale à Paris, Barclays se prépare à déplacer quelques dizaines de personnes à Dublin, Royal Bank of Scotland a enregistré une nouvelle filiale à Amsterdam, Standard Chartered a obtenu une licence bancaire à Francfort, Goldman Sachs et JPMorgan ont annoncé une augmentation de leurs effectifs à Francfort et à Paris…

Au total, selon un sondage réalisé en mars par Reuters auprès de 119 entreprises financières,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Le président américain se rend au siège de l’OTAN, puis à Londres, cette semaine, avant un sommet avec Poutine.
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Donald Trump toujours plus virulent contre l’Europe

Le président américain se rend au siège de l’OTAN, puis à Londres, cette semaine, avant un sommet avec Poutine.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 10h39
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Pour Donald Trump, la répétition joue un rôle de validation. A force d’être ressassée, une formule controversée se transforme progressivement en socle sur lequel s’en ajoutent d’autres, successives. C’est ainsi que le président des Etats-Unis a construit sa vision de ses alliés européens qu’il va rencontrer les mercredi 11 et jeudi 12 juillet dans le cadre du sommet annuel de l’OTAN. Un regard depuis longtemps critique qui n’a cessé de gagner en agressivité au cours des derniers mois, comme l’ont traduit les jugements les plus brutaux sur l’Union européenne (UE) jamais formulés publiquement par un président américain.
Avant son entrée en politique, Donald Trump plaidait pour une prise de distance par rapport à une « Europe socialiste » (15 décembre 2011), assurant que la crise financière qui avait gagné les pays de l’Union après avoir ravagé les Etats-Unis était « leur problème et pas le nôtre ». Celui qui n’est encore qu’un magnat de l’immobilier investi dans la télé-réalité critique alors volontiers « l’euro mis en place pour nuire aux Etats-Unis » et qu’il juge « condamné » (13 juin 2013).
Pendant la campagne présidentielle, Donald Trump s’en prend à l’OTAN, jugée « obsolète » (24 mars 2016), stigmatise les faibles dépenses de défense de ses alliés européens, mais ne mentionne pratiquement pas l’UE, sauf pour stigmatiser ses « leaders faibles » après des attentats (26 décembre 2015). Lui qui s’est félicité du Brexit en juin 2016 campe, une fois élu, dans la défiance face à cette institution supranationale. Lorsque le président du conseil italien, Paolo Gentiloni, en visite à Washington, le 20 avril 2017, sollicite au cours d’une conférence de presse commune l’aide des Etats-Unis pour stabiliser la Libye, point de départ de nombreux migrants, il se heurte à un refus catégorique de Donald Trump qui le laisse pantois.
« Ils sont très brutaux »
Contraint de se rendre en mai à Bruxelles,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Dawn Sturgess, sans lien apparent avec la Russie, est morte après avoir « manipulé un objet contaminé ».
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La mort de la Britannique empoisonnée au Novitchok relance la tension entre Londres et Moscou

Dawn Sturgess, sans lien apparent avec la Russie, est morte après avoir « manipulé un objet contaminé ».



Le Monde
 |    09.07.2018 à 10h36
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 13h07
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Quelques heures après des paroles apaisantes du ministre de l’intérieur britannique Sajid Javid à l’égard de la Russie, Dawn Sturgess, la femme britannique de 44 ans contaminée à l’agent neurotoxique Novitchok, est décédée dimanche 8 juillet au soir à l’hôpital de Salisbury (sud-ouest de Londres) où elle avait été admise huit jours plus tôt. Le décès de Dawn Sturgess, femme sans lien apparent avec la Russie et probable victime collatérale de la tension entre Moscou et Londres, a déclenché l’ouverture d’une enquête pour meurtre par Scotland Yard. Peu après l’annonce de la mort de cette mère de trois enfants, la première ministre Theresa May s’est déclarée « horrifiée et choquée ». « La police et les agents de sécurité travaillent pour établir les faits de manière urgente, a-t-elle ajouté. Le gouvernement apporte tout son soutien à la population locale, confrontée à cette tragédie. »

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                Royaume-Uni : la Britannique contaminée au Novitchok est morte



Dawn Sturgess, qui vivait dans un foyer pour sans-abri, était tombée subitement et gravement malade, vendredi 29 juin, après avoir, selon la police antiterroriste « manipulé un objet contaminé ». L’objet en question pourrait être une seringue ou un récipient qui contenait l’agent innervant utilisé le 4 mars contre l’agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia, également à Salisbury. La mère de famille avait été retrouvée inconsciente à Amesbury dans la maison de son compagnon Charlie Rowley, 45 ans, à une douzaine de kilomètres de Salisbury. Ce dernier, contaminé comme elle, restait dans un état critique lundi 9 juillet au matin.
Plusieurs versions du poison
Les experts du laboratoire spécialisé de Porton Down ont établi que le couple a été contaminé par le même type de Novitchok que celui utilisé contre les Skripal, sans pouvoir préciser si le poison provenait du même lot. Ce produit, conçu du temps de l’Union soviétique, agit sur le système nerveux. Il en existe plusieurs versions, dont aucune ne se décompose rapidement.
L’apparente guérison de Sergueï et Ioulia Skripal, qui sont sortis de l’hôpital de Salisbury après quelques semaines et sont maintenus dans un lieu tenu secret, avait apaisé les habitants de la région de Salisbury. Mais la mort de Dawn Sturgess et la possibilité que des échantillons de Novitchok se trouvent encore dans la nature risquent de raviver leurs doutes sur l’efficacité des vastes opérations de décontamination mises en œuvre par l’armée. Avant le décès de Mme Sturgess, les autorités laissaient entendre que ce nouvel épisode inattendu pouvait aboutir à des révélations sur le mode opératoire utilisé lors de l’empoisonnement des Skripal attribué par Londres à la Russie.
En visite à Salisbury dimanche pour rassurer les habitants, le ministre de l’intérieur Sajid Javid avait adopté un ton plus modéré à l’égard de Moscou, sommé dans un premier temps de s’expliquer sur ce deuxième double empoisonnement. Affirmant que le gouvernement britannique n’avait « aucun projet pour le moment » d’imposer de nouvelles sanctions à la Russie, il avait appelé à « ne pas tirer de conclusions hâtives » des événements de Salisbury.
Le Kremlin a, de son côté, jugé « absurde » lundi d’associer la Russie à la mort de Mme Sturgess.

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                Qu’est-ce que le Novitchok, poison neurotoxique d’origine soviétique ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ L’ancien chef économiste du FMI estime qu’une désagrégation de l’euro n’est pas exclue, mais que l’Union européenne pourrait lui survivre.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/07/2018
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Olivier Blanchard : « Les élites ne se sont pas assez préoccupées de la montée des inégalités »

L’ancien chef économiste du FMI estime qu’une désagrégation de l’euro n’est pas exclue, mais que l’Union européenne pourrait lui survivre.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 06h44
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 14h02
    |

            Marie Charrel et 
Philippe Escande








                        



                                


                            

Face à la montée du populisme, les gouvernements doivent s’attaquer d’urgence aux inégalités, prévient Olivier Blanchard, économiste au Peterson Institute de Washington. Présent aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence vendredi 6 juillet, l’ancien chef économiste du Fonds monétaire international (FMI) s’inquiète également des fragilités de la monnaie unique.
Les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine menacent-elles la reprise mondiale ?
A court terme, le principal risque porte sur l’investissement. Face au comportement aussi imprévisible d’un dirigeant comme Donald Trump, la décision la plus rationnelle que les entreprises sont susceptibles de prendre est d’attendre. Au niveau macroéconomique, cela peut se traduire par une baisse de l’investissement de 1 ou 2 points de PIB : ce n’est pas rien, mais ce n’est pas catastrophique au point de déclencher une récession mondiale.
A moyen terme, les conséquences sont bien plus préoccupantes, au regard de ce que cela pourrait signifier pour l’avenir et les relations internationales. Et ce, alors que si l’on s’en tient aux seuls chiffres, l’économie mondiale va mieux. Les grands déséquilibres ont été résorbés. Le véritable danger est aujourd’hui de nature politique.
L’Union européenne doit-elle repenser sa stratégie économique et commerciale afin de se passer des Etats-Unis ?
Nous n’en sommes pas là, même si les relations entre les deux continents risquent d’être plus compliquées. En outre, il ne faut pas oublier que les hausses tarifaires se traduisent en général par un ajustement par les taux de change, compensant en partie les effets négatifs. Dans le cas de l’union monétaire, l’euro se déprécierait. Mais les secteurs ne seraient pas tous affectés de la même façon.
Les gouvernements populistes hongrois et polonais prônent une hausse des dépenses sociales tout en dénonçant l’échec des politiques d’austérité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Des féministes londoniennes ont manifesté contre le droit de femmes transgenres à se baigner parmi leurs semblables dans un étang, affirmant vouloir défendre les conquêtes féministes. Les militants LGBT dénoncent une « hostilité ».
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Des féministes britanniques ne veulent pas se baigner avec les transgenres

Des féministes londoniennes ont manifesté contre le droit de femmes transgenres à se baigner parmi leurs semblables dans un étang, affirmant vouloir défendre les conquêtes féministes. Les militants LGBT dénoncent une « hostilité ».



Le Monde
 |    09.07.2018 à 04h41
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 09h07
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            LETTRE DE LONDRES

L’été, la fraîcheur de l’eau un peu boueuse des étangs du somptueux parc de Hampstead Heath, au nord-ouest de Londres, est hautement appréciée. Chacun des trois « ponds » a ses habitués : les femmes désireuses de ne pas rencontrer la gent masculine fréquentent le « ladies’ bathing pond », les hommes gays préfèrent celui réservé exclusivement aux hommes, et tous les autres baigneurs choisissent l’étang « mixte ».
A la fin mai, le « men’s pond » a été le théâtre d’une scène étrange que les anthropologues des siècles futurs peineront à analyser. Des femmes portant de fausses barbes y ont fait irruption au milieu des messieurs en maillot de bain, abasourdis. Les manifestantes entendaient protester contre l’autorisation accordée aux femmes transgenres de se baigner dans l’étang réservé aux femmes. « Leur présence change l’atmosphère, a expliqué Amy Desir, qui conduisait la protestation. L’étang des femmes est un endroit où les femmes viennent nager avec leurs filles dans un environnement sans hommes. Elles doivent pouvoir se baigner seins nus sans se trouver aux prises avec une personne dotée d’un pénis. » 
Procédure intrusive
La bataille du « ladies’pond » de Hampstead Heath n’est que l’une des expressions d’un débat qui agite l’Angleterre : faut-il simplifier la procédure permettant de changer de sexe sur son état civil ? La loi de 2004 sur la reconnaissance du genre (gender recognition act) a déjà simplifié les démarches : la transformation physique n’est plus nécessaire et il suffit d’avoir vécu au moins deux ans comme une personne de son nouveau genre, de se soumettre à un examen psychiatrique et de payer 140 livres (158 euros). Depuis 2004, 4 910 personnes ont eu recours à cette procédure. Les militants transgenres jugent ces exigences intrusives et trop médicalisées. Ils réclament de pouvoir effectuer le changement légal en signant une simple déclaration, comme cela se fait en Belgique, au Danemark ou au...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ A neuf mois du Brexit, prévu le 29 mars 2019, le ministre du Brexit a présenté sa démission à la première ministre, Theresa May.
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« Le courage de démissionner » : les conservateurs britanniques réagissent au départ de David Davis

A neuf mois du Brexit, prévu le 29 mars 2019, le ministre du Brexit a présenté sa démission à la première ministre, Theresa May.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 04h11
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 08h40
   





                        


Cela faisait des mois que la rumeur de sa démission courait, mais il s’était toujours montré loyal en public envers Mme May. Le ministre chargé du Brexit britannique, David Davis, a démissionné du gouvernement dimanche soir en expliquant qu’il ne voulait pas être « un conscrit réticent » au plan de sortie de l’Union européenne voulu par la première ministre, Theresa May. Cette démission a été saluée par les pro-Brexit du Parti conservateur de Theresa May, qui ont le sentiment que son souhait d’obtenir des relations commerciales aussi étroites que possible avec l’Union européenne (UE) après le Brexit trahit leur désir d’une rupture nette avec les autres Etats membres.
« Son insatisfaction au sein du gouvernement n’était un secret pour personne, mais après l’accord [de vendredi] pour garder avec l’UE des liens plus étroits qu’il ne le souhaite, sa position était intenable », a estimé l’analyste politique de la BBC Laura Kuenssberg.
Le député conservateur Peter Bone a salué la décision de M. Davis, jugeant que les propositions de Mme May n’avaient de Brexit « que le nom » et n’étaient « pas acceptables ».
« Nouvelle fantastique. Bravo David Davis pour avoir eu le courage de démissionner », a déclaré sur Twitter la députée conservatrice pro-Brexit Andrea Jenkyns.
« Chapeau bas. Nous devons nous assurer qu’il y ait maintenant un véritablement changement pour le #Brexit. »

Fantastic news. Well done David Davis for having the principal and guts to resign. I take my hat off to you. We nee… https://t.co/DH6PxayDtR— andreajenkyns (@Andrea Jenkyns MP)


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Le leader du Labour Party, Jeremy Corbyn, a, lui, déclaré que Mme May était « incapable de délivrer le Brexit ».

David Davis resigning at such a crucial time shows @Theresa_May has no authority left and is incapable of deliverin… https://t.co/WIKnfCA4Gv— jeremycorbyn (@Jeremy Corbyn)


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Dimanche, le ministre de l’environnement, Michael Gove, un autre eurosceptique, a défendu l’accord, tout en admettant qu’il n’était pas celui qu’il espérait, mais qu’il était « réaliste ».
Le député conservateur europhobe Jacob Rees-Mogg a, lui, dénoncé le « défaitisme » du gouvernement, affirmant qu’il voterait contre son plan et qu’il ne serait pas le seul.
« Il y a beaucoup d’interrogations, beaucoup de mécontentement, beaucoup d’inquiétudes », a déploré son collègue Bill Cash sur Sky News. « La question est “Est-ce que cela permettra un véritable Brexit ?”. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Il a justifié sa décision dans un courrier adressé à Theresa May : « L’intérêt national exige un ministre du Brexit qui croie fermement en votre approche, pas seulement un conscrit réticent. »
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Royaume-Uni : le ministre du Brexit, David Davis, a démissionné

Il a justifié sa décision dans un courrier adressé à Theresa May : « L’intérêt national exige un ministre du Brexit qui croie fermement en votre approche, pas seulement un conscrit réticent. »



Le Monde
 |    09.07.2018 à 01h04
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 10h32
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Aucun camouflet ne pouvait être plus violent. Deux jours après avoir annoncé triomphalement qu’elle avait réussi à unir son gouvernement sur un « Brexit doux » maintenant des liens étroits avec l’Union européenne, Theresa May se voit désavouée par le ministre chargé de défendre cette position à Bruxelles, David Davis. Peu avant minuit, dimanche 8 juillet, le ministre chargé du Brexit a annoncé sa démission. Deux de ses adjoints, Steve Baker et Suella Braverman, l’ont suivi, enclenchant un mouvement potentiellement menaçant pour l’avenir de Mme May à Downing Street. La première ministre britannique, qui devait s’adresser aux députés conservateurs lundi matin, court le risque d’une motion de défiance.
M. Davis est un vieil europhobe, nommé à la tête du « ministère du Brexit » peu après le référendum de juin 2016. Dans sa lettre de démission, il déplore que les « règles communes » avec l’UE contenues dans le texte adopté le 6 juillet par le gouvernement « laissent le contrôle de larges pans de notre économie à l’UE », et ne mettent pas en œuvre la volonté de rupture avec les Vingt-Sept exprimée lors du référendum.

Here is David Davis resignation letter https://t.co/Qzj2rLaw6z— faisalislam (@Faisal Islam)


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Il estime que la stratégie de Mme May « va simplement conduire à de nouvelles demandes [de Bruxelles] en vue de concessions ». « Au mieux, nous serons dans une position de faiblesse pour négocier » avec les Vingt-Sept, écrit-il dans son texte au ton virulent : « L’intérêt national exige un ministre du Brexit qui croie fermement en votre approche, et pas seulement un conscrit réticent. »
Le départ de M. Davis fait craindre qu’un autre poids lourd du gouvernement, Boris Johnson, ministre des affaires étrangères, prenne la porte lui aussi. Lors du récent séminaire gouvernemental, il a estimé que défendre le plan de Mme May reviendrait à « cirer une merde » (« polish a turd »), avant de l’endosser.
Logiquement, l’opposition travailliste demande le départ de la première ministre. « La démission de David Davis à un moment aussi crucial montre que Theresa May n’a plus d’autorité et est incapable de mettre en œuvre le Brexit », a tweeté Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste. « Il est temps pour elle et son parti de placer le pays avant le parti et de s’en aller », a renchéri son numéro deux, John McDonnell. Mais le plan du Labour sur le Brexit n’est pas très différent de celui de Mme May.
Politesse parfaite
En face, l’aile europhobe des conservateurs se déchaîne. Le député Jacob Rees-Mogg, qui dirige un groupe de 60 élus ultra-favorables au Brexit, masque comme souvent sa hargne sous une politesse parfaite : la première ministre « serait bien avisée de reconsidérer » sa position sur le Brexit, conseille-t-il, ajoutant : « Si le ministre chargé du Brexit ne peut défendre ces propositions, c’est qu’elles ne peuvent pas être poursuivies. »
Le mandat de Theresa May à la tête du gouvernement serait menacé si 48 députés conservateurs (sur 316) signaient une lettre demandant formellement l’organisation d’un vote de confiance. Les amis de Mme May estiment qu’elle pourrait le remporter, étant donné que sa nouvelle position conciliante sur le Brexit paraît majoritaire à Westminster.
Michael Gove, ancien bras droit de Boris Johnson dans la campagne pro-Brexit pour le référendum et actuel ministre de l’environnement, s’est posé dimanche matin en allié de poids de Mme May au nom du « réalisme », au point d’apparaître comme un successeur possible de M. Davis. « En politique, il ne faut pas faire de la perfection l’ennemi du bien », a-t-il déclaré à la BBC, assurant que le plan de la chef du gouvernement préservait la promesse de retour à la souveraineté britannique faite aux électeurs en 2016.
« Monsieur Non »
Ce n’est pas l’avis de M. Davis et de ses amis, qui estiment – probablement à juste titre – que le plan de Mme May ne passera pas à Bruxelles et qu’elle a cédé aux Vingt-Sept. Ils lui reprochent en outre de faire du Royaume-Uni un vassal de l’UE et de trahir la promesse d’accords de libre-échange négociés de façon autonome par Londres avec les puissances asiatiques et les Etats-Unis. Dramatiquement pour la première ministre, la défection de David Davis survient quatre jours avant la première visite officielle au Royaume-Uni de Donald Trump, qui lui fait miroiter la signature d’un tel accord – accord largement incompatible avec le respect des règles de l’Union qu’elle a promis vendredi.
Réputé bagarreur, David Davis, 69 ans, a été secrétaire d’Etat aux affaires européennes de 1994 à 1997. A l’époque, on le surnommait – déjà – « monsieur Non ». Pendant la campagne du référendum de juin 2016 sur le Brexit, ce député ultralibéral en économie et défenseur des ­libertés publiques, électron libre des Tories, avait fait campagne dans le collectif Grassroots Out, au côté du dirigeant xénophobe Nigel Farage.
Né dans un milieu modeste, élevé dans un logement social par une mère seule, ­David Davis était le favori pour l’élection à la tête du Parti conservateur en 2005, mais avait été battu par David Cameron. Sa défense des libertés publiques ne s’était pas arrêtée avec l’arrivée au pouvoir de son rival en 2010. Il avait alors bataillé contre le projet de loi de surveillance d’Internet défendu par la ministre de l’intérieur d’alors… Theresa May.
Quatre heures avec Barnier
Dans la période récente, David Davis l’intransigeant, chargé à l’origine de négocier le Brexit avec Michel Barnier – le négociateur en chef de l’UE – qu’il connaît bien depuis longtemps, a été progressivement mis sur la touche par la première ministre au profit de son conseiller pour le Brexit Olly Robbins. Le Financial Times a récemment révélé que M. Davis n’a passé que quatre heures à négocier avec M. Barnier depuis le début de 2018. Mme May l’avait chargé de partir en tournée dans les capitales européennes pour vendre aux Vingt-Sept son plan de « soft Brexit ».
Au lieu de cela, il va rejoindre les rangs des responsables tories torpillant la stratégie conciliatrice de la première ministre. Dans la nuit de dimanche à lundi, Nigel Farage, ancien dirigeant du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP, extrême droite), a salué le départ de M. Davis. « Bravo David Davis, a-t-il tweeté. Pour que le Brexit réussisse, nous devons nous débarrasser de cette épouvantable et fourbe première ministre. »

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Elle avait été admise à l’hôpital il y a huit jours après avoir été exposée à l’agent innervant. Scotland Yard a annoncé l’ouverture d’une enquête pour meurtre.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/07/2018
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Royaume-Uni : la Britannique contaminée au Novitchok est morte

Elle avait été admise à l’hôpital il y a huit jours après avoir été exposée à l’agent innervant. Scotland Yard a annoncé l’ouverture d’une enquête pour meurtre.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 23h56
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 07h49
   





                        



   


La Britannique contaminée à l’agent innervant Novitchok est morte, dans la soirée du dimanche 8 juillet, à l’hôpital de Salisbury (sud-ouest de l’Angleterre) où elle avait été admise il y a huit jours. « La police a ouvert une enquête pour meurtre », a annoncé Scotland Yard. Dawn Sturgess, âgée de 44 ans, était originaire de Durrington, a précisé la police, confirmant son identité pour la première fois.
La première ministre Theresa May a immédiatement réagi à cette annonce, se disant « horrifiée et choquée » : « Mes pensées et mes condoléances vont à sa famille et à ses proches ».
« La police et les agents de sécurité travaillent pour établir les faits de manière urgente. Le gouvernement apporte tout son soutien à la population locale, confrontée à cette tragédie. »
Détermination à résoudre l’enquête
Neil Basu, le chef de la police antiterroriste, chargé de l’enquête, a, de son côté, déclaré : « Cette terrible nouvelle ne servira qu’à renforcer notre détermination à résoudre cette enquête, identifier et traduire en justice les responsables. »
Scotland Yard a précisé que l’homme âgé de 45 ans qui a été hospitalisé le même jour que Dawn Sturgess, à Salisbury, après avoir été lui aussi contaminé au Novitchok, était toujours dans un état critique. Les deux quadragénaires ont manipulé un « objet contaminé », avait précisé la police en fin de semaine.

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Leur contamination est survenue quatre mois après la tentative d’empoisonnement au Novitchok qui a visé l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia, à Salisbury, une ville située à une dizaine de kilomètres seulement d’Amesbury, où les ambulances avaient pris en charge les Britanniques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Le train qui transportait 360 passagers venait d’Edirne et roulait à destination d’Istanbul.
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Plusieurs morts dans le déraillement d’un train en Turquie

Le train qui transportait 360 passagers venait d’Edirne et roulait à destination d’Istanbul.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 19h41
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 08h19
   





                        



   


Le déraillement d’un train, dans la région de Tekirdag, dans le nord-ouest de la Turquie, en Turquie d’Europe, a fait au moins 24 morts et des dizaines de blessés, dimanche 8 juillet, rapporte la télévision publique TRT Haber, citant le ministère de la santé.
Selon la chaîne de télévision CNN-Türk, l’accident est dû à l’effondrement d’un pont. Six voitures ont quitté la voie à proximité du village de Sarilar. Des pluies récentes ont rendu les terrains des environs boueux et le sol pourrait s’être dérobé sous les rails.
Le train qui transportait 360 passagers venait de Kapikule, à la frontière avec la Grèce et la Bulgarie et roulait à destination d’Istanbul.
Selon la présidence, les ministres des transports et de l’intérieur ont informé le chef de l’Etat Recep Tayyip Erdogan, qui a adressé ses condoléances aux familles des victimes.
Plusieurs accidents
La Turquie a entrepris au cours des dernières années de moderniser son réseau ferroviaire, construisant plusieurs lignes à grande vitesse pour ramener vers le rail des voyageurs préférant l’avion ou le transport par autocar. Le train accidenté semblait circuler sur une des vieilles lignes ferroviaires à voie unique.
Plusieurs accidents mortels se sont produits sur le réseau ferré turc ces dernières années. En janvier 2008, neuf personnes sont mortes dans un déraillement provoqué par des rails défectueux dans la région de Kutaha, au sud d’Istanbul. En juillet 2004, 41 personnes avaient été tuées et 80 blessées dans le déraillement d’un train à grande vitesse dans la province de Sakarya, dans le nord-ouest du pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Ils avaient pris place dans un bus qui devait rejoindre l’Angleterre en car-ferry.
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Une vingtaine de migrants de la « marche solidaire » arrêtés à Calais

Ils avaient pris place dans un bus qui devait rejoindre l’Angleterre en car-ferry.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 18h37
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 08h48
   





                        


Une vingtaine de migrants à bord d’un car accompagnés par des membres associatifs de la « marche solidaire » ont été arrêtés au port de Calais dimanche par la police française au moment d’embarquer pour l’Angleterre sur un car-ferry.
Entre 7 heures et 8 heures, « 24 étrangers qui ne disposaient pas des documents administratifs, donc en situation irrégulière, ont été descendus du bus et ont été amenés au centre administratif de rétention (CRA) de Coquelles » par la police aux frontières (PAF) pour contrôler leur situation, a précisé la préfecture du Pas-de-Calais. En fin de matinée, quatre d’entre eux, en situation régulière, avaient été libérés, selon la même source.
Manifestation devant le CRA de Coquelles
Environ 70 militants et membres de la marche étaient rassemblés dimanche après-midi devant les grilles du CRA, criant au son des tambours « libérez nos camarades » face aux policiers.
« Nous sommes là depuis 11 heures ce matin et sommes décidés à rester tant que nos camarades ne seront pas libérés », a déclaré Anzoumane Sissoko du Collectif des sans-papiers de Paris (CSP 75), dont sont membres la plupart des personnes arrêtées. Selon le collectif, seize étaient toujours interrogés, tous originaires d’Afrique.
« C’est normal qu’ils n’aient pas pu passer. Ce qui nous choque, c’est qu’ils aient été amenés au centre de rétention, alors qu’ils étaient accompagnés par nous et qu’ils s’étaient annoncés », a déclaré depuis Douvres en Grande-Bretagne François Guennoc, vice-président de l’Auberge des migrants, association co-organisatrice de la marche. « Nous avions prévenu le CSP 75 des risques, qu’ils ont assumés », a-t-il ajouté, assurant que le collectif avait averti les autorités françaises et anglaises de leur intention d’aller en Angleterre « pour la journée » dans le cadre de cette manifestation.

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Lui et les autres marcheurs et citoyens européens présents dans le car ont pu rejoindre la Grande-Bretagne et devaient arriver à Londres dans l’après-midi.
La « marche solidaire », composée de plusieurs centaines de personnes, associatifs, citoyens engagés et migrants, partie fin avril de Vintimille, était arrivée samedi dans le calme à Calais après 1 400 kilomètres.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Douze associations, trois journaux et une chaîne de télévision ont également été fermés par le décret de dimanche.
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Turquie : plus de 18 000 fonctionnaires renvoyés avant l’investiture d’Erdogan

Douze associations, trois journaux et une chaîne de télévision ont également été fermés par le décret de dimanche.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 08h14
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 10h40
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



   


Plus de 18 000 fonctionnaires ont été limogés en Turquie juste avant l’investiture, prévue lundi 9 juillet, du président Recep Tayyip Erdogan, réélu le 24 juin pour un nouveau mandat de cinq ans aux pouvoirs illimités. Annoncée à l’avance par le premier ministre, Binali Yildirim, la publication du décret-loi était à ce point attendue et redoutée par des dizaines de milliers de fonctionnaires soucieux de savoir s’ils étaient sur la liste que le site officiel du gouvernement, trop sollicité, est tombé en panne dans la nuit de samedi à dimanche.
Les listes publiées au Journal officiel recensent les noms de quelque 9 000 policiers, 6 000 militaires, 1 000 employés du ministère de la justice et 650 du ministère de l’éducation ainsi que d’autres fonctionnaires, limogés sans que soit précisé le motif de leur mise à l’écart. Le total atteint 18 632. Leurs passeports leur ont été retirés. Dans la foulée, douze associations, une chaîne de télévision et trois journaux (dont deux proches du mouvement kurde, Welat et Ozgurlukçu Demokrasi) ont été fermés.

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Ce décret-loi est le dernier, a assuré M. Yildirim, annonçant la levée prochaine de l’état d’urgence mis en place après le coup d’Etat manqué du 15 juillet 2016. Au nom de la « lutte contre le terrorisme », le gouvernement islamo-conservateur a utilisé ce régime d’exception pour purger ses opposants. En deux ans, 160 000 fonctionnaires ont été limogés sans véritable enquête judiciaire, et 50 000 personnes ont été arrêtées.
En présence de Medvedev et Maduro
Critiqué par l’opposition, les milieux d’affaires et les représentants de la société civile, l’état d’urgence prendra donc fin le 18 juillet. Sa levée était une promesse de campagne du président. M. Erdogan, qui devait être investi lundi à Ankara en présence d’une vingtaine de représentants étrangers – dont le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, et le président vénézuélien, Nicolas Maduro –, peut gouverner le pays par décrets-lois. Etat d’urgence ou pas, les purges risquent de se poursuivre.
En effet, en vertu d’une révision constitutionnelle adoptée par référendum en avril 2017 et qui devait entrer en vigueur, lundi, l’ensemble des pouvoirs appartiennent désormais au président, grand maître de l’exécutif et du législatif, tandis qu’il contrôle aussi l’institution judiciaire.

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Dorénavant, le chef de l’Etat nomme son gouvernement et ses vice-présidents sans tenir compte du résultat des législatives. Il décide de la politique économique, il peut déclarer la guerre et imposer l’état d’urgence sans consultation préalable avec le Parlement. « Il décidera de la prochaine campagne de vaccination contre le paludisme et de la date des semailles du riz », imaginait, le 5 juillet, un éditorial du quotidien d’opposition Birgun.
Pour mettre les textes en conformité avec le nouveau système, le Parlement a dû passer en revue plusieurs milliers de lois. Les 600 nouveaux députés investis samedi voient leur rôle considérablement diminué. Ils ne pourront plus questionner le gouvernement sur sa politique. Les lois passeront désormais « à la vitesse d’une locomotive », a promis M. Erdogan.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ L’examen médical d’un policier, « une mesure de précaution », est intervenu après l’empoisonnement par ce produit d’un couple à Amesbury, le week-end dernier.
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En Angleterre, une nouvelle crainte d’exposition au Novitchok

L’examen médical d’un policier, « une mesure de précaution », est intervenu après l’empoisonnement par ce produit d’un couple à Amesbury, le week-end dernier.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 00h07
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 10h51
   





                        


Plus de peur que de mal. Un policier a été déclaré hors de danger, samedi 7 juillet, après avoir subi des examens pour une possible exposition à l’agent innervant Novitchok, à la suite de l’empoisonnement par ce produit d’un couple dans le sud-ouest de l’Angleterre, a annoncé la police.

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« Je suis heureux de confirmer que l’agent de police qui a demandé des avis médicaux par précaution à l’hôpital du district de Salisbury dans le cadre de l’incident d’Amesbury a été évalué et a reçu le feu vert » pour quitter l’hôpital, a déclaré la police du Wiltshire sur Twitter.

Pleased to confirm that the police officer who sought precautionary medical advice at Salisbury District Hospital i… https://t.co/fIaup3iJP4— wiltshirepolice (@Wiltshire Police)


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Le week-end dernier, un couple est tombé malade dans une habitation d’Amesbury, à une douzaine de kilomètres de Salisbury. L’incident intervient quatre mois après l’empoisonnement à Salisbury au Novitchok de l’ex-agent russe Sergueï Skripal et de sa fille, à l’origine de tensions diplomatiques sans précédent entre Moscou et les Occidentaux.
Un risque limité pour le grand public
« Le risque d’empoisonnement pour le grand public est bas », a déclaré l’hôpital alors que la police a précisé qu’il s’agissait d’une « mesure de précaution » pour son agent.

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L’homme de 45 ans et la femme de 44 ans, identifiés par un ami comme étant Charlie Rowley et Dawn Sturgess, deux anciens sans-abri, sont toujours hospitalisés dans un état critique après avoir été exposés au poison « après avoir manipulé un objet contaminé ». Le couple est tombé malade dans une habitation d’Amesbury, sise à une douzaine de kilomètres de Salisbury, ville où avaient été empoisonnés Sergueï et Ioulia Skripal, le 4 mars.
Le gouvernement a fait savoir cette semaine qu’un lien entre les deux épisodes d’empoisonnement est la piste principale de l’enquête et a demandé à Moscou de s’expliquer. La Russie a, de nouveau, nié toute responsabilité.
Une centaine d’agents antiterroristes participent à l’enquête sur le dernier empoisonnement, qui, selon la police, pourrait prendre « des semaines et des mois ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ En 1976, il était l’un des fondateurs du Groupe d’Helsinki ukrainien, organisation militant en faveur les droits de l’homme et en 1991, a été un des auteurs de la déclaration d’indépendance de l’Ukraine.
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Ukraine : mort du dissident soviétique Levko Loukianenko

En 1976, il était l’un des fondateurs du Groupe d’Helsinki ukrainien, organisation militant en faveur les droits de l’homme et en 1991, a été un des auteurs de la déclaration d’indépendance de l’Ukraine.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 22h09
   





                        



   


Le dissident Levko Loukianenko, qui a passé 26 ans dans les prisons soviétiques avant de devenir l’un des symboles de l’indépendance de l’Ukraine, est mort, samedi 7 juillet, à Kiev à l’âge de 89 ans, a déclaré le président ukrainien Petro Porochenko sur sa page Facebook, le qualifiant de « symbole vivant de l’invincibilité de l’esprit ukrainien et l’un de ceux qui nous ont obtenu l’indépendance au 20e siècle ».
« Cet homme a consacré toute sa vie au service de l’Ukraine, à la lutte pour sa liberté et son indépendance », a renchéri le premier ministre, Volodymyr Groïsman.
« Héros de l’Ukraine » en 2005
Né en 1928 dans un village de la région de Tcherniguiv, dans le nord de l’Ukraine, alors république soviétique, il a été un des auteurs de la déclaration d’indépendance de l’Ukraine pendant l’implosion de l’URSS, adoptée le jour de son anniversaire, le 24 août 1991.
Loukianenko avait été condamné par la justice soviétique au peloton d’exécution « pour propagande antisoviétique » en 1961, un verdict ensuite commué en 15 ans de prison.
A peine sorti de prison en 1976, il est devenu l’un des fondateurs du Groupe d’Helsinki ukrainien, organisation qui milite en faveur les droits de l’homme. Un an plus tard, il est condamné à 10 ans de prison et cinq ans d’exil et n’a été remis en liberté qu’en 1988. Levko Loukianenko a été décoré en 2005 de la distinction de héros de l’Ukraine, la plus haute récompense du pays.



                            


                        

                        

