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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Maedeh Hojabri a été arrêtée, puis libérée. Son crime ? Avoir publié des vidéos d’elle dansant sur de la musique pop, dans sa chambre et sans foulard.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Maedeh Hojabri, 18 ans, a été interpellée pour avoir publié des vidéos dans lesquelles elle dansait, sans voile. La diffusion de ses aveux à la télévision a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Addis-Abeba et Asmara viennent de signer une déclaration conjointe mettant fin à vingt ans de déchirements et ouvrant « une nouvelle ère de paix et d’amitié ».
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Compte rendu

L’Erythrée et l’Ethiopie mettent fin à l’état de guerre

Addis-Abeba et Asmara viennent de signer une déclaration conjointe mettant fin à vingt ans de déchirements et ouvrant « une nouvelle ère de paix et d’amitié ».


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-09T16:31:08+02:00"

        Le 09.07.2018 à 16h31

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-07-09T19:27:01+02:00"

        Mis à jour le 09.07.2018 à 19h27






    
Le président érythréen, Isaias Afwerki, accueille le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed à l’aéroport d’Asmara, le 8 juillet 2018.
Crédits : Compte Twitter officiel de Fitsum Arega


L’Erythrée et l’Ethiopie ont signé, lundi 9 juillet, à Asmara une déclaration conjointe formalisant leur rapprochement et stipulant que les deux pays ne sont plus en guerre, a annoncé le ministre érythréen de l’information Yemane Gebremeskel.
Au lendemain d’une rencontre historique entre le président érythréen Isaias Afwerki et le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, les deux dirigeants ont signé lundi une « déclaration conjointe de paix et d’amitié », a indiqué M. Yemane sur son compte Twitter.

        Lire aussi :
         

                Pour mettre fin à la guerre avec l’Erythrée, le premier ministre éthiopien promet de l’amour



Ce texte déclare notamment que « l’état de guerre qui existait entre les deux pays est arrivé à sa fin. Une nouvelle ère de paix et d’amitié s’ouvre ». « Les deux pays œuvreront à promouvoir une étroite coopération, dans les secteurs de la politique, de l’économie, du social, de la culture et de la sécurité », ajoute ce document.

HE PM Dr Abiy Ahmed is very warmly received by HE President Isaias Afwerki & an amazing number of people when he ar… https://t.co/V8ig4HzoCH— fitsumaregaa (@Fitsum Arega)


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Quelque 80 000 morts
Il confirme l’essentiel des annonces effectuées dimanche, à savoir la reprise du commerce, des transports et des télécommunications entre les deux pays, le rétablissement des liens diplomatiques et la mise en œuvre de l’accord international sur le respect de la frontière.
La rencontre de dimanche – la première depuis vingt ans entre les deux plus hauts dirigeants érythréens et éthiopiens – faisait suite à l’annonce par Abiy Ahmed en juin de la volonté de l’Ethiopie d’appliquer l’accord de paix signé en 2000 avec l’Erythrée et les conclusions de la commission internationale indépendante sur la démarcation de la frontière.

        Lire aussi :
         

                Détente prometteuse entre Erythrée et Ethiopie



De 1998 à 2000, l’Ethiopie et l’Erythrée se sont livré à une guerre conventionnelle, avec chars d’assaut et tranchées, qui avait fait quelque 80 000 morts, notamment en raison d’un désaccord sur leur frontière commune. Le refus éthiopien d’appliquer une décision en 2002 d’une commission soutenue par l’ONU sur le tracé de la frontière a ensuite entretenu l’animosité entre les deux pays.
Autrefois façade maritime de l’Ethiopie avec les ports de Massawa et d’Assab, l’Erythrée a déclaré son indépendance en 1993 après avoir chassé les troupes éthiopiennes de son territoire en 1991.





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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Après la démission, dans la nuit de dimanche 8 à lundi 9 juillet, du ministre du Brexit, David Davis, c’est un nouveau coup dur pour Theresa May.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Royaume-Uni : Boris Johnson, ministre des affaires étrangères, démissionne à son tour

Après la démission, dans la nuit de dimanche 8 à lundi 9 juillet, du ministre du Brexit, David Davis, c’est un nouveau coup dur pour Theresa May.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 16h08
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 19h44
   





                        



   


Le ministre des affaires étrangères britannique, Boris Johnson, a démissionné lundi 9 juillet, au lendemain du départ du ministre chargé du Brexit, David Davis, ont annoncé les services de la première ministre, Theresa May.
« Cet après-midi, la première ministre a accepté la démission de Boris Johnson », a écrit Downing Street dans un communiqué. « La première ministre remercie Boris pour son travail », a ajouté Downing Street, précisant que le nom de son remplaçant serait annoncé « bientôt ».
« Nous sommes en désaccord sur la meilleure manière de mettre à exécution notre engagement commun d’honorer le résultat du référendum » de juin 2016, au cours duquel les Britanniques s’étaient prononcés à 52 % en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, a dit Theresa May devant les députés britanniques un peu plus tard.
Boris Johnson a de son côté déclaré que le rêve du Brexit était « en train de mourir ». « Nous nous dirigeons vraiment vers le statut de colonie » de l’UE, a écrit ce partisan d’un Brexit dur dans sa lettre de démission adressée à la première ministre, critiquant son projet de maintenir des relations économiques étroites avec Bruxelles après le Brexit.

   


Divisions
Les démissions de ces deux poids lourds du gouvernement, à moins de neuf mois du Brexit, prévu pour la fin de mars 2019, plongent davantage l’exécutif britannique dans la crise, alors qu’il est déjà englué dans les divisions de sa majorité en ce qui concerne l’avenir du Royaume-Uni hors de l’UE.
Vendredi 6 juillet, Theresa May avait annoncé être parvenue à une « position commune » sur le Brexit avec ses ministres. Le texte, issu de douze heures de séminaire avec vingt-neuf ministres, doit être développé dans un « livre blanc de 120 pages » à paraître la semaine prochaine.
Il prévoit de « créer une zone de libre-échange entre le Royaume-Uni et l’UE avec un ensemble de règles communes pour les biens industriels et les produits agricoles ». En théorie, le Parlement de Westminster pourrait y déroger. Mais l’UE pourrait alors répliquer en bloquant l’accès à son marché intérieur.

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                Brexit : « Le “fuck business” de Boris Johnson risque de se retourner en “fuck Britain” »



Réactions ironiques
Interrogé en conférence de presse lundi après-midi sur cette démission, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a déclaré, sur un ton ironique, que « cela montr[ait] clairement qu’à Chequers [lieu de la réunion, vendredi, du gouvernement britannique], il y avait une grande unité des points de vue au sein du cabinet britannique ».
Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a quant à lui fait part de ses « regrets » lundi de ne pas voir l’idée d’un départ du Royaume-Uni de l’UE disparaître avec les démissions successives des ministres britanniques David Davis et Boris Johnson, partisans d’un Brexit « dur ». « Les hommes politiques vont et viennent mais les problèmes qu’ils ont créés pour le peuple restent. Je ne peux que regretter que l’idée du Brexit ne soit pas partie avec Davis et Johnson. Mais… qui sait? », a écrit Donald Tusk sur Twitter.
Thermomètre de la confiance des marchés en l’économie britannique, la livre sterling a immédiatement décroché après l’annonce de la démission de Boris Johnson.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Restent encore sous terre quatre enfants, ainsi que leur entraîneur, bloqués depuis le 23 juin.
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Thaïlande : quatre adolescents supplémentaires extraits de la grotte de Thuam Luang

Restent encore sous terre quatre enfants, ainsi que leur entraîneur, bloqués depuis le 23 juin.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 16h58
   





                        



   


Quatre adolescents thaïlandais ont été sortis lundi 9 juillet de la grotte de Thuam Luang, dans le nord du pays, dans laquelle ils étaient coincés depuis le 23 juin, ont annoncé les sauveteurs.
Il reste encore quatre jeunes footballeurs de l’équipe des Moo Pa (« cochons sauvages ») sous terre, ainsi que leur entraîneur de 25 ans.
Dimanche, quatre adolescents avaient déjà été extraits de la grotte et conduits à l’hôpital de Chiang Rai, capitale de la province du même nom, qui jouxte la frontière birmane. Selon le ministre de l’intérieur, Anupong Paojinda, ils sont en bonne santé. Ils sont encore « tenus à l’écart » de leurs parents, afin d’éviter qu’ils ne soient contaminés vu leur état de faiblesse, a précisé le chef de la cellule de crise.
Conditions difficiles
Les opérations de secours pour sauver ces enfants, âgés de 11 à 16 ans, et leur entraîneur, mobilisent quatre-vingt-dix plongeurs, dont plusieurs commandos de la marine thaïlandaise et une cinquantaine d’étrangers.
La pluie de mousson menaçant d’inonder ce réseau souterrain complexe, long d’une dizaine de kilomètres, constitue le principal défi pour les sauveteurs, qui redoutent de nouvelles précipitations avant la sortie de tout le groupe.
Outre les embûches le long du parcours de plongée, la situation est compliquée par le fait qu’une bonne partie des enfants ne savent pas nager et qu’aucun n’a jamais fait de plongée. Le manque d’espace ajoute aussi à la complexité des opérations alors que les sauveteurs doivent placer suffisamment de bouteilles d’oxygène sur le parcours de sortie.
Le mouvement de solidarité que suscite cet événement, couvert en direct à l’entrée des grottes, où campent un millier de journalistes thaïlandais et étrangers, est d’une ampleur sans précédent.
Voir nos infographies :

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Michel Eltchaninoff, cofondateur de l’association Les Nouveaux dissidents, dans une tribune au « Monde », appelle le président Emmanuel Macron à ne pas se rendre à Saint-Pétersbourg pour la Coupe du monde de football si le cinéaste Oleg Sentsov n’est pas libéré avant.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Michel Eltchaninoff : « Monsieur Macron, conditionnez votre visite en Russie à la libération d’Oleg Sentsov »

Michel Eltchaninoff, cofondateur de l’association Les Nouveaux dissidents, dans une tribune au « Monde », appelle le président Emmanuel Macron à ne pas se rendre à Saint-Pétersbourg pour la Coupe du monde de football si le cinéaste Oleg Sentsov n’est pas libéré avant.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 14h52
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 16h04
    |

Michel Eltchaninoff (Cofondateur de l’association Les Nouveaux dissidents)







                        



                                


                            

Tribune. Monsieur le président, pouvez-vous vraiment vous rendre en Russie ? Vous avez prévu d’assister mardi au match France-Belgique à Saint-Pétersbourg. La Coupe du monde de football est une fête magnifique. Et vouloir soutenir l’équipe de France est parfaitement légitime. Cependant ce séjour sonnerait comme une défaite politique et morale pour notre pays. Mardi 10 juillet, le cinéaste Oleg Sentsov, emprisonné en Sibérie, entamera, s’il est encore en vie, son 58e jour de grève de la faim.
Sa cousine, Natalia Kaplan, lui a rendu visite la semaine dernière. Oleg Sentsov parle encore. Il refuse que l’on s’apitoie sur son sort. Mais il suffit de regarder le visage de Natalia pour comprendre ce qu’elle a compris.
Une rhétorique de la faiblesse européenne
D’ici quelques jours, s’il n’est pas libéré, il connaîtra le sort de Bobby Sands, le nationaliste irlandais mort en 1981 après 66 jours de grève de la faim, et d’Anatoli Martchenko, dissident soviétique qui a succombé à une grève de la faim en 1986. Olef Sentsov est tout près de la mort maintenant.
Vous connaissez l’ampleur de la mobilisation en faveur d’Olef Sentsov, dans le monde, et tout particulièrement en France. Des romanciers, des philosophes, des cinéastes, des artistes, des dizaines de milliers de citoyens se sont engagés. Depuis quelques jours, nos écrivains publient chaque jour des textes pour appeler à sa libération. Vous avez vous-même évoqué son cas lors de votre dernière rencontre avec le président russe, à Saint-Pétersbourg. En vain. Si aucune initiative vigoureuse ne survient, Oleg Sentsov mourra en prison.

Dès votre première rencontre avec Vladimir Poutine, à Versailles, en 2017, vous avez parfaitement compris à qui vous aviez à faire. Il faut dire que l’ingérence du Kremlin dans la campagne électorale française vous avait averti. Depuis des années, le président russe déploie une rhétorique de la faiblesse européenne et démocratique.
Ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Le premier ministre nationaliste Narendra Modi, des associations et des féministes fustigent une étude critique de la Fondation Thomson Reuters, malgré l’absence de statistisques sur les violences faites aux femmes.
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édition abonné


L’Inde se défend d’être le pays le plus dangereux pour les femmes


                      Le premier ministre nationaliste Narendra Modi, des associations et des féministes fustigent une étude critique de la Fondation Thomson Reuters, malgré l’absence de statistisques sur les violences faites aux femmes.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 14h47
    |

                            Guillaume Delacroix








                              

                        

Voilà une première place qui a fait le tour du monde et dont l’Inde se serait bien passée: le pays vient de décrocher le titre peu enviable de contrée la plus dangereuse au monde pour les femmes. Une étude réalisée par la Fondation Thomson Reuters, conçue comme un sondage auprès d’un demi-millier d’experts de la condition féminine, affirme que le pays est pire que l’Afghanistan, la Syrie, la Somalie et l’Arabie saoudite en matière de violences sexuelles, de traite des femmes et de traditions culturelles d’un autre âge, comme le mariage forcé, la lapidation, l’immolation par le feu, la mutilation génitale ou l’attaque à l’acide.
La publication de cette étude, fin juin, ne passe pas. Le premier ministre nationaliste Narendra Modi, qui communique abondamment depuis trois ans sur sa campagne « Beti Bachao Beti Padhao » (« sauvons les petites filles, éduquons-les »), s’est empressé de la balayer d’un revers de main, dénonçant « une opération destinée à calomnier la nation indienne et à détourner l’attention des améliorations réelles constatées ces dernières années ». Une tendance impossible à vérifier, les dernières statistiques officielles remontant à 2014, l’année de son arrivée au pouvoir. La ministre chargée des droits des femmes a embrayé, expliquant que, comparée à de nombreux autres pays, l’Inde est « très en avance sur ces questions ».
Depuis 2012, New Delhi est surnommée « la capitale mondiale du viol ».
Dans l’opposition, plusieurs personnalités ont naturellement, à l’inverse, saisi cette occasion en or de critiquer Modi, dont le mandat expirera en mai 2019. Un prêté pour un rendu. Modi s’était lui-même emparé de la précédente étude de Thomson Reuters, parue en 2011 et dans laquelle l’Inde était arrivée en quatrième position dans le classement, pour fustiger l’inaction de l’exécutif de l’époque, dominé par le Parti du Congrès.
Rahul Gandhi, l’actuel président de ce parti, vient donc de lui renvoyer la balle dans...




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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Duduzane Zuma est accusé d’avoir participé à l’un des nombreux scandales liés à la sulfureuse famille d’hommes d’affaires Gupta.
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Compte rendu

Le fils de l’ex-président sud-africain Jacob Zuma inculpé pour corruption

Duduzane Zuma est accusé d’avoir participé à l’un des nombreux scandales liés à la sulfureuse famille d’hommes d’affaires Gupta.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-09T14:45:33+02:00"

        Le 09.07.2018 à 14h45






    
Duduzane Zuma (à droite), fils de l’ancien président sud-africain Jacob Zuma, quitte la cour où il a fait face à des accusations de corruption avant d’être libéré sous caution le 9 juillet 2018 à Johannesburg.
Crédits : WIKUS DE WET / AFP


Le fils de l’ex-président sud-africain Jacob Zuma, Duduzane Zuma, a été inculpé lundi 9 juillet de corruption dans un des nombreux scandales liés à la sulfureuse famille d’hommes d’affaires Gupta qui ont précipité la démission de son père en février. A l’issue d’une brève audience, un tribunal de Johannesburg l’a remis en liberté sous contrôle judiciaire en échange d’une caution de 100 000 rands (6 500 euros).
Agé de 34 ans, Duduzane Zuma est accusé d’avoir participé en octobre 2015 à une rencontre au cours de laquelle un des frères Gupta, Ajay, a proposé le poste de ministre des finances à Mcebisi Jonas, qui était alors vice-ministre. Dans une déclaration sous serment, M. Jonas a expliqué que le maroquin lui avait été offert en échange de son obéissance aux instructions des Gupta et d’une enveloppe de 600 millions de rands (38 millions d’euros).

        Lire aussi :
         

                Scandale de corruption en Afrique du Sud : premier rendez-vous judiciaire pour Jacob Zuma



Ajay Gupta a catégoriquement démenti ces allégations. « Les charges [retenues contre Duduzane Zuma] sont fondées sur les déclarations de Mcebisi Jonas », a déclaré à l’issue de l’audience son avocat, Rudy Krauss, à la presse. « Il est innocent, bien sûr, c’est ce que nous allons plaider », a-t-il ajouté.
Plusieurs affaires politico-financières
« Il [M. Zuma] a été inculpé de corruption pour avoir offert une gratification injustifiée à une personne en charge d’une fonction publique et pour corruption en bande organisée », a confirmé un porte-parole du parquet, Phindi Mjonondwane. « Il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire parce qu’il coopère », a ajouté le magistrat. La prochaine audience a été fixée au 24 janvier 2019.

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                Cyril Ramaphosa rattrapé par ses premières urgences en Afrique du Sud



Jacob Zuma a été contraint de démissionner il y a deux mois après avoir été lâché par son parti, le Congrès national africain (ANC) au pouvoir, à cause des accusations portées contre lui dans plusieurs affaires politico-financières. D’origine indienne, les frères Gupta se sont installés en 1993 en Afrique du Sud. Ils sont accusés d’avoir profité de leur proximité avec Jacob Zuma pour infiltrer l’appareil d’Etat et obtenir de juteux contrats ou des avantages indus.
Le successeur de Jacob Zuma à la tête de l’ANC et du pays, Cyril Ramaphosa, a fait de la lutte contre la corruption sa priorité. Une commission d’enquête judiciaire doit se réunir à partir du mois d’août pour examiner les dossiers de corruption dans lesquels est impliqué l’ancien chef de l’Etat.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Vingt-quatre personnes se présentent au premier tour du scrutin du 29 juillet. Ibrahim Boubacar Keïta et Soumaïla Cissé sont favoris.
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Compte rendu

A Bamako, les deux principaux candidats à la présidentielle malienne mobilisent les foules

Vingt-quatre personnes se présentent au premier tour du scrutin du 29 juillet. Ibrahim Boubacar Keïta et Soumaïla Cissé sont favoris.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-09T13:32:59+02:00"

        Le 09.07.2018 à 13h32

     •
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          datetime="2018-07-09T13:34:10+02:00"

        Mis à jour le 09.07.2018 à 13h34






    
Le candidat à l’élection préisdentielle malienne Soumaïla Cisse lors d’un discours de campagne à Bamako, le 8 juillet 2018.
Crédits : MICHELE CATTANI / AFP


Plus de 60 000 personnes ont assisté, dimanche 8 juillet, à Bamako au premier meeting de campagne du chef de l’Etat malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), alors que son principal rival à la présidentielle du 29 juillet, Soumaïla Cissé, mobilisait également une foule de nombreux partisans. Vingt-quatre candidats se présentent à cette élection dont la campagne a été lancée samedi.
Le président Keïta, 73 ans, élu en 2013, a été ovationné dimanche par ses partisans rassemblés dans un stade de Bamako. « Je me présente pour ma succession, pas par amour du pouvoir mais par amour pour ce pays, pour sa sécurité et sa stabilité », a affirmé IBK en langue bambara, vêtu d’un boubou et d’un bonnet blancs. Il a demandé à ses partisans de « rester mobilisés pour la victoire ».

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                Le Mali se prépare à une élection présidentielle « pas parfaite à 100 % »



Son principal rival, l’ancien ministre des finances, Soumaïla Cissé, a de son côté tenu un meeting sur la place de l’Indépendance de Bamako (centre-ville), où étaient rassemblées des dizaines de milliers de personnes selon la presse. Son entourage parle de 30 000 à 50 000 personnes présentes.
« Le pays va mal »
« Je m’engage à tout mettre en œuvre pour ramener la paix et l’unité, à redonner à l’Etat toute son autorité », a déclaré le candidat de l’Union pour la République et la démocratie, 68 ans, un économiste de renom et l’un des vétérans de la politique au Mali. « Je m’engage à lutter contre le clientélisme et la corruption. Je fais le serment solennel qu’aucun membre de la famille n’aura de postes officiels », a asséné Soumaïla Cissé, également habillé d’un boubou blanc au milieu de gros ballons gonflables à son effigie.
« Le pays va mal. La vie est chère. Le centre du Mali brûle. Nous avons carrément perdu le Nord. C’est seulement Soumaïla Cissé qui peut nous sauver », a commenté Souleymane Kanté, 36 ans, diplômé sans emploi.

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                Les djihadistes maliens s’invitent au sommet de l’Union africaine



La communauté internationale, présente notamment avec la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) et la force française « Barkhane », attend de ces élections une relance de l’application de l’accord de paix signé en mai-juin 2015, qui accumule les retards, dans un pays où les attaques djihadistes se sont multipliées ces derniers mois.
Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes liés à Al-Qaida, en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement. Depuis la signature de l’accord de 2015, les violences ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud du pays, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des tensions ou des conflits intercommunautaires.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Contrôle d’Internet, des réseaux de téléphonie, reconnaissance faciale, caméra de surveillance : les entreprises chinoises fournissent plusieurs Etats du continent.
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Chronique

Le Big Brother chinois s’installe dans les rues et les foyers africains

Contrôle d’Internet, des réseaux de téléphonie, reconnaissance faciale, caméra de surveillance : les entreprises chinoises fournissent plusieurs Etats du continent.

Par                                            Sébastien Le Belzic (chroniqueur Le Monde Afrique, Pékin)




LE MONDE
              datetime="2018-07-09T13:25:02+02:00"

        Le 09.07.2018 à 13h25






    
En Chine, près d’un demi-milliard de caméras de surveillance quadrillent chaque recoin du pays.
Crédits : Jason Lee / REUTERS


Chronique. Les Etats-Unis et l’Union européenne (UE) tentent de mettre un frein aux ambitions de Pékin dans le domaine des nouvelles technologies en fermant la porte notamment à Huawei ou ZTE, deux des plus grandes entreprises chinoises du secteur des télécoms. Mais en Afrique, rien de tout cela. Non seulement Huawei continue de dominer largement le secteur avec ses réseaux 3G/4G, les fibres télécoms et les téléphones portables dont il possède 15 % du marché, mais de nouveaux acteurs sont en train de percer, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle.
Une bonne santé en berne outre-Atlantique : la firme de Shenzhen est accusée par les Etats-Unis d’être trop proche de l’armée chinoise. Son fondateur est en effet un ancien ingénieur militaire et, surtout, Huawei est accusée d’avoir travaillé avec l’Iran malgré l’embargo.

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La marque au lotus rouge pourrait donc quitter le marché américain d’ici la fin 2018 et renforcer sa présence en Afrique. Huawei opère déjà dans le secteur des réseaux télécoms d’une vingtaine de pays. Elle devrait encore accroître son avance avec le lancement du projet Pakistan East Africa Cable Express (PEACE), un câble sous-marin de télécommunication reliant l’Asie et l’Afrique.
La Chine ne construit plus seulement des chemins de fer, des ports et des autoroutes en Afrique, elle construit les routes de l’information nécessaires pour désenclaver un continent où un tiers seulement des habitants est connecté.

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« Il y a une véritable suspicion que Huawei agisse au service de l’Etat chinois », explique Michael Chertoff, l’ancien ministre américain de la sécurité territoriale. Dans un entretien au magazine Foreign Policy, il estime que l’entreprise est en bonne position pour espionner les gouvernements africains. « Lorsque vous construisez les réseaux, vous pouvez facilement y installer des accès masqués pour contrôler les flux de données qui y transitent. »
Huawei dément toute mauvaise intention et aucune preuve ne vient étayer ces craintes. Mais l’Afrique peut-elle faire confiance à des entreprises chinoises forcément très liées aux intérêts de Pékin ?
Technologie orwellienne
En matière de surveillance électronique, la Chine n’a en effet plus rien à envier aux Etats-Unis. En Zambie, en Ethiopie ou encore au Zimbabwe, les gouvernements ont fait appel à des entreprises chinoises pour mettre en place des systèmes de contrôle d’Internet et des réseaux de télécommunication. En janvier, Le Monde Afrique révélait que le siège de l’Union africaine, à Addis-Abeba, avait été massivement espionné par Pékin grâce au transfert à Shanghaï de l’intégralité du contenu des serveurs de l’institution.

        Lire l’enquête du Monde Afrique
         

          A Addis-Abeba, le siège de l’Union africaine espionné par Pékin



Dernier domaine en date : la reconnaissance faciale. Une « spécialité » chinoise. Dans l’empire du Milieu, près d’un demi-milliard de caméras de surveillance quadrillent chaque recoin du pays et, d’ici à 2020, tous les citoyens majeurs seront enregistrés dans une base de données capable de les identifier via des caméras de surveillance et de leur attribuer une « note sociale » en fonction de leurs agissements, bons ou mauvais. Une technologie très orwellienne qui séduit certains pays d’Afrique.
CloudWalk Technology, l’un des leaders chinois du secteur basé à Canton, dans le sud du pays, a ainsi décroché un contrat de coopération avec le gouvernement zimbabwéen pour mettre en place cette reconnaissance faciale à grande échelle. Selon le quotidien chinois Global Times, c’est Harare qui s’est adressé à la Chine, certain d’y trouver les meilleures technologies du moment en intelligence artificielle. Des systèmes de reconnaissance faciale seront installés dans un premier temps aux aéroports et aux frontières. Le nouveau président zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, a également été séduit lors de sa visite en Chine en avril par les projets de « villes intelligentes ». Des programmes pilotes vont être lancés avec pour objectif de faire du Zimbabwe une Silicon Valley africaine, mais sous perfusion chinoise.

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Déjà en 2017, l’entreprise chinoise Hikvision avait décroché un juteux marché au Zimbabwe de vente de caméras de surveillance. La boucle est donc bouclée et le Big Brother chinois s’invite à la table des Africains.
La question très controversée de l’utilisation de cette surveillance électronique reste à définir. Qui contrôle l’énorme masse de données ? Qui peut assurer que cette surveillance ne servira pas d’abord les intérêts de l’Etat ? Qui pour surveiller les surveillants ? Autant de questions dont doivent rapidement se saisir les citoyens du Zimbabwe comme d’autres pays africains, dont les dirigeants ne manqueront pas, on peut en être certain, d’embrasser le Big Brother chinois.
Sébastien Le Belzic est installé en Chine depuis 2007. Il dirige le site Chinafrica. info, un magazine sur la « Chinafrique » et les économies émergentes.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Le deuxième acteur du commerce en ligne en Chine après Alibaba multiplie les rencontres avec des industriels, des groupements, et des distributeurs.
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édition abonné


JD.com en quête d’alliances dans l’alimentaire en France

Le deuxième acteur du commerce en ligne en Chine après Alibaba multiplie les rencontres avec des industriels, des groupements, et des distributeurs.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 13h00
    |

            Cécile Prudhomme








                        



                                


                            

Les alliances entre les géants de l’Internet et les distributeurs français ont donné des ailes aux spécialistes chinois du e-commerce. En particulier à JD.com, le deuxième acteur du commerce en ligne en Chine après Alibaba. Début septembre, ses spécialistes des achats agroalimentaires ont prévu de faire le déplacement jusqu’à Paris pour rencontrer producteurs et distributeurs français dans le secteur de l’alimentaire en France.
Le géant chinois, qui a enregistré un chiffre d’affaires de 55,7 milliards de dollars en 2017 (47,3 milliards d’euros) – en hausse de 40,3 % par rapport à l’année précédente –, ne cache plus son ambition de vendre des produits issus de nos terroirs à ses 301,8 millions de clients, essentiellement chinois. Ceux-ci apprécient déjà énormément les produits français en vente sur JD.com, allant de la cosmétique au luxe en passant par le textile. En tout, près de 400 marques françaises sont déjà présentes sur le site de commerce en ligne.
Mais vendre de l’alimentation d’origine française est une autre affaire, car les denrées sont souvent périssables et ne peuvent indéfiniment attendre dans un de ses 500 entrepôts chinois ou dans un conteneur sous douanes. Il faut sécuriser la chaîne d’approvisionnement de manière à pouvoir livrer rapidement et en grosses quantités, notamment lors des opérations promotionnelles. D’où l’idée de JD.com de nouer des accords avec des partenaires français, à l’instar de celui que le groupe vient de signer avec Unima, le premier producteur de crevettes d’élevage à Madagascar.

Innovations technologiques
Lors d’un événement promotionnel pour leur anniversaire, du 1er au 18 juin, JD.com a réalisé 24,7 milliards de dollars de ventes. L’équivalent, en une seule opération commerciale, d’un tiers de l’ensemble du marché du e-commerce en France sur un an. Parmi ses meilleures ventes de produits frais importés figurent des crevettes thaïlandaises, des homards canadiens...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Le 16 décembre 2012, une étudiante en kinésithérapie de 23 ans avait été violée avec une brutalité extrême par cinq jeunes hommes et un adolescent à bord d’un bus.
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Inde : peines de mort confirmées pour un viol collectif, à Delhi, en 2012

Le 16 décembre 2012, une étudiante en kinésithérapie de 23 ans avait été violée avec une brutalité extrême par cinq jeunes hommes et un adolescent à bord d’un bus.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 12h57
   





                        



   


En 2012, l’affaire, survenue à New Delhi, en Inde, avait jeté une lumière crue sur les violences subies par les femmes dans ce pays de 1,25 milliard d’habitants. La Cour suprême indienne a confirmé lundi 9 juillet la condamnation à mort de trois hommes pour le viol et le meurtre d’une étudiante. Cette affaire avait soulevé une intense émotion populaire au sein de la société indienne et au-delà.
Le 16 décembre 2012, une étudiante en kinésithérapie de 23 ans avait été violée avec une brutalité extrême par cinq jeunes hommes et un adolescent à bord d’un bus en mouvement dans la capitale indienne, devant son compagnon impuissant.

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Jyoti Singh sortait du cinéma d’un centre commercial du sud de la capitale avec son compagnon avant que le couple soit séquestré à bord d’un bus privé. La jeune femme avait été violée tour à tour par ses agresseurs, y compris avec une barre en métal, avant d’être jetée sur le bord de la route. Elle est morte d’une hémorragie interne deux semaines plus tard dans un hôpital de Singapour.
Ultime recours possible
En 2013, quatre des six agresseurs avaient été condamnés à mort pour meurtre, viol en réunion, vol, conspiration et « actes non naturels ». Seuls trois d’entre eux avaient saisi la Cour suprême, qui a rejeté leur appel lundi. Un cinquième homme, le chauffeur du bus présenté comme le meneur, est mort en prison où il se serait suicidé.
Quant au sixième, âgé de 17 ans à l’époque des faits, il n’avait été condamné qu’à trois ans de prison, peine maximale prévue pour les mineurs. Sa libération à la fin de 2015 avait déclenché un tollé.
Les quatre condamnés, qui ont toujours soutenu qu’ils étaient innocents, ont lancé appel après appel contre le verdict. Ils peuvent encore introduire un ultime recours devant la Cour suprême et demander une grâce présidentielle.
L’horreur vécue par l’étudiante et son compagnon, vus comme des symboles d’une classe moyenne citadine émergente, avait déclenché des manifestations massives à travers le pays et forcé le gouvernement à promettre une meilleure protection des femmes.
Législation renforcée
Depuis cette affaire, l’Inde a renforcé sa législation contre les agressions sexuelles et accéléré les procédures judiciaires pour ce type de cas. Les peines contre les délinquants sexuels ont été alourdies et la peine de mort introduite dans les cas de viols ayant entraîné la mort de la victime ou perpétrés par des récidivistes.
L’Inde a recensé environ 40 000 viols en 2016, derniers chiffres disponibles. Mais les experts estiment que ce nombre ne constitue que la partie émergée de l’iceberg et que la plupart des viols ne sont jamais signalés du fait des tabous sociaux.
En 2017, 371 personnes attendaient dans le couloir de la mort en Inde. Les exécutions restent rarissimes. Au cours des vingt-cinq dernières années, seuls quatre condamnés ont été pendus, dont l’un en 2004 pour le viol et le meurtre d’une adolescente de 14 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Des pluies torrentielles se sont abattues sur l’ouest du Japon ces derniers jours. Les glissements de terrain et les inondations ont fait au moins 100 morts.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Les deux journalistes ont enquêté sur un massacre de musulmans rohingya par l’armée. En détention préventive depuis sept mois, ils risquent quatorze ans de prison.
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Birmanie : deux reporters de Reuters seront jugés pour « atteinte au secret d’Etat »

Les deux journalistes ont enquêté sur un massacre de musulmans rohingya par l’armée. En détention préventive depuis sept mois, ils risquent quatorze ans de prison.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 12h19
   





                        



   


Deux reporters birmans de l’agence de presse Reuters, accusés d’« atteinte au secret d’Etat » pour avoir enquêté sur un massacre de musulmans rohingya par l’armée, se sont vu refuser lundi 9 juillet un non-lieu.
Wa Lone, 32 ans, et Kyaw Soe Oo, 28 ans, sont accusés par la police de détention de documents relatifs aux opérations des forces de sécurité birmanes dans l’ouest du pays, dans l’Etat de Rakhine, théâtre du drame rohingya, qui relève de « l’épuration ethnique », selon l’ONU. Les deux reporters sont en détention préventive depuis décembre 2017, soit sept mois.

Ils risquent une peine de quatorze ans, au terme du procès qui doit s’ouvrir le 16 juillet, dans ce pays où les militaires, au pouvoir pendant des décennies, continuent de tirer de nombreuses ficelles malgré l’arrivée au pouvoir en 2016 du gouvernement civil de la Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi.
« Nous n’avons rien commis de mal », s’est indigné Wa Lone devant la presse après l’énoncé de la décision du juge. « Le tribunal ne nous a pas jugés coupables. Nous avons le droit de nous défendre », a ajouté le jeune journaliste, combatif, assurant « ne pas abandonner », avant son retour à la prison. Semblant très affaibli, Kyaw Soe Oo, de son côté, n’a rien dit.

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« Une journée noire pour la liberté de la presse »
Stephen J. Adler, rédacteur en chef de Reuters, a insisté dans un communiqué sur le fait que ces journalistes « faisaient leur travail, de façon indépendante et impartiale » au moment de leur enquête. « La décision d’aujourd’hui jette un sérieux doute sur l’engagement de la Birmanie en faveur de la liberté de la presse et de l’Etat de droit » a-t-il estimé.
Cette décision judiciaire « montre à quel point les réformes démocratiques sont fragiles », a aussi critiqué l’ONG internationale Human Rights Watch, dénonçant le fait qu’Aung San Suu Kyi n’a pas fait supprimer la loi sur le « secret d’Etat ». « C’est une journée noire pour la liberté de la presse en Birmanie », a réagi Amnesty International.
« Le parquet n’a pas présenté de preuves crédibles pendant les six mois d’audiences préliminaires », a critiqué la Commission internationale de Juristes (ICJ), qui suit le dossier de près, inquiète quant à « l’indépendance de la justice dans des affaires politiquement sensibles ».
Pressions internationales
Les deux reporters birmans enquêtaient sur un massacre dans le village de Inn Dinn. Quelques jours après leur arrestation, l’armée avait reconnu que des soldats et des villageois bouddhistes avaient tué de sang-froid des captifs rohingya le 2 septembre 2017. Sept militaires ont été condamnés à dix ans de prison pour ce massacre.
« Nous avons révélé cette affaire en enquêtant dans le respect de l’éthique journalistique », s’est défendu Wa Lone lundi.
En dépit des pressions internationales, avec l’avocate Amal Clooney, épouse de l’acteur américain George Clooney, rejoignant la défense sans toutefois se rendre en Birmanie, la justice a maintenu les poursuites.
Les nombreuses audiences préliminaires organisées ces derniers mois ont été marquées par le revirement d’un policier. Moe Yan Naing, qui était au départ un témoin à charge, avait en effet surpris le 20 avril en expliquant à l’audience que la police avait tendu un piège aux reporters en leur faisant remettre un document compromettant. Les avocats de la défense avaient tout de suite salué son courage et les risques qu’il prenait à témoigner ainsi.
Il avait peu après été condamné à un an de prison, officiellement pour avoir donné des informations aux journalistes. La police avait nié tout lien entre les deux événements, affirmant que c’était une « coïncidence ».
L’armée et les milices bouddhistes sont accusées d’épuration ethnique des Rohingya dans l’ouest de la Birmanie par les Nations unies, ce qui a poussé à l’exil au Bangladesh plus de 700 000 membres de cette minorité.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Dominic Raab était jusqu’ici secrétaire d’Etat chargé du logement après avoir occupé le poste de secrétaire d’Etat à la justice dans le gouvernement de May.
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Un eurosceptique nommé ministre du Brexit après la démission de David Davis

Dominic Raab était jusqu’ici secrétaire d’Etat chargé du logement après avoir occupé le poste de secrétaire d’Etat à la justice dans le gouvernement de May.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 14h01
   





                        



   


L’eurosceptique Dominic Raab a été nommé lundi 9 juillet ministre du Brexit du gouvernement britannique après la démission la veille de David Davis, en désaccord avec les orientations de la première ministre, Theresa May, a annoncé Downing Street. M. Raab, 44 ans, était jusqu’à présent secrétaire d’Etat chargé du logement après avoir occupé le poste de secrétaire d’Etat à la justice dans le gouvernement May.
David Davis, le ministre britannique chargé du Brexit a démissionné dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 juillet, considérant dans sa lettre de départ que la stratégie de Theresa May ne correspond pas à ce pourquoi les Britanniques ont voté, en juillet 2016.
Ce départ intervient deux jours après une réunion de la première ministre avec ses ministres, qui avait abouti à l’annonce d’un accord sur la volonté de maintenir une relation commerciale post-Brexit étroite avec l’Union européenne.
La démission du ministre du Brexit n’est pas un problème pour l’Union européenne, a, pour sa part, affirmé lundi le porte-parole de la Commission européenne. « Nous continuerons à négocier de bonne volonté avec la première ministre May et les négociateurs britanniques », a fait savoir le porte-parole en chef de l’exécutif européen, Margaritis Schinas, au cours d’un point de presse.
Clivage
A neuf mois du Brexit, prévu le 29 mars 2019, la démission de M. Davis, europhobe convaincu, illustre le clivage grandissant au sein de l’exécutif britannique entre les partisans d’un « soft Brexit » – la ligne défendue par Mme May – et ceux d’un Brexit dur.
De nombreuses personnalités politiques britanniques ont réagi à l’annonce. Pour le leader de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn, elle met clairement en danger les négociations avec Bruxelles sur la sortie de l’Union européenne.
« Le départ de David Davis à un moment aussi crucial montre que Theresa May n’a plus d’autorité et est incapable de mettre en œuvre le Brexit », a-t-il déclaré sur Twitter, décrivant un gouvernement en plein « chaos ».

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Nissan, partenaire de Renault, n’a pas précisé le nombre de véhicules concernés ni la durée pendant laquelle ces méthodes illégales ont été employées.
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Nissan avoue des falsifications de contrôles de pollution de véhicules produits au Japon

Nissan, partenaire de Renault, n’a pas précisé le nombre de véhicules concernés ni la durée pendant laquelle ces méthodes illégales ont été employées.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h45
   





                        



   


Le constructeur d’automobiles japonais Nissan a reconnu lundi 9 juillet que la plupart de ses usines au Japon avaient employé des méthodes de contrôle de pollution de véhicules inappropriées.
Les mesures des performances concernant les émissions de gaz d’échappement et des tests d’économie de carburant n’ont pas été effectuées conformément au protocole prescrit et les rapports d’inspection ont été basés sur des valeurs de mesure altérées, a expliqué le constructeur dans un communiqué.
Nissan, partenaire de Renault, n’a pas précisé dans ce document le nombre de véhicules concernés ni la durée, en mois ou années, pendant laquelle ces méthodes illégales ont été employées.
Enquête interne
A la demande des autorités, Nissan a été forcé depuis septembre de réaliser des inspections sur la façon dont sont ou ont été contrôlés ses véhicules, après avoir dû reconnaître que des personnes non certifiées apposaient leur signature sur des documents de tests.
Au cours de cette enquête interne sont apparues les autres pratiques répréhensibles dont le groupe a fait état lundi au ministère des transports japonais avant de prévenir la presse. « Des investigations exhaustives sur les faits décrits ci-dessus, y compris sur les causes et les antécédents de ce type de mauvaise conduite, sont en cours », a assuré le constructeur.

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Les véhicules, « hormis le modèle GT-R », sont cependant en eux-mêmes conformes aux normes de sécurité japonaises et leurs émissions gazeuses correspondent aux spécifications du catalogue, « ce qui signifie qu’il n’y a pas d’erreurs dans les chiffres d’économie de carburant divulgués par Nissan » aux clients. Pour le modèle de sport GT-R, Nissan n’a pas précisé dans le communiqué quel était le problème rencontré.



                            


                        

                        


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<filnamedate="20180709"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180709"><AAMMJJHH="2018070919">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Considérant que son client, du fait qu’il est né à Ottawa, présente un « indice d’américanité », elle déclare son compte aux autorités fiscales des Etats-Unis, dans le cadre de la loi Fatca destinée à lutter contre l’évasion fiscale.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Editorial. Le rapprochement entre les deux pays est en train de susciter un changement dans cette partie de l’Afrique qui, s’il est mené à bien, devrait débloquer le potentiel de toute une région.
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Détente prometteuse entre Erythrée et Ethiopie

Editorial. Le rapprochement entre les deux pays est en train de susciter un changement dans cette partie de l’Afrique qui, s’il est mené à bien, devrait débloquer le potentiel de toute une région.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 19h26
   





                        



Editorial du « Monde ». Ce que nul n’avait pu concevoir en vingt ans, le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, s’efforce de le réaliser en un temps record : non seulement faire la paix avec l’Erythrée voisine et s’employer à effacer des décennies de conflit, mais même parler d’amour entre les deux pays. Dimanche 8 juillet, lors d’un voyage à dimension historique dans la capitale érythréenne, Asmara, il a renoué les relations diplomatiques, promis la fin de la frontière entre les deux pays – leur différend le plus épineux –, rétabli la libre circulation des personnes. Et promis des torrents d’affection.
L’Erythrée, en tant qu’Etat souverain, n’existait que depuis cinq ans, lorsque la guerre avec l’Ethiopie, à laquelle elle était rattachée depuis le début des années 1950, a éclaté, en mai 1998. Les dirigeants de ces deux nations voisines, aux liens si forts, avaient lentement glissé vers ce conflit, allumé finalement par un incident frontalier mineur, avant de se muer en affrontements rappelant la première guerre mondiale en Europe, avec ses tranchées, ses charges, sa violence extrême. Les Erythréens d’Ethiopie avaient été déportés en bus et spoliés de tous leurs biens.
Un électrochoc bienvenu
Après deux ans de batailles, un accord de paix avait été signé, mais jamais appliqué totalement. Comme si l’histoire du XXe siècle s’obstinait à balbutier dans la Corne de l’Afrique, les deux voisins antagonistes étaient ensuite passés à une période de guerre froide. Il a fallu l’arrivée au pouvoir, en février, d’Abiy Ahmed, pour mettre fin à cette glaciation. Dans son approche, il y a quelque chose de Mikhaïl Gorbatchev, avec le risque de voir le processus déraper, voire menacer, l’unité de l’Ethiopie. Mais son style a aussi des accents à la John Fitzgerald Kennedy. A Asmara, Abiy Ahmed a parlé d’amour, comme un remède aux blocages géopolitiques.

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Cet électrochoc est bienvenu. Car le premier ministre est en train de susciter un changement dans cette partie de l’Afrique qui dépasse le cadre de l’Ethiopie et qui, s’il est mené à bien, devrait débloquer le potentiel de toute une région, dans laquelle l’influence des pays du Golfe – Emirats arabes unis et Arabie saoudite en tête – n’a cessé de s’intensifier.
Des conséquences encore imprévisibles
Habituellement, les influences extérieures ont un effet dévastateur sur les régions fragiles et instables. Sur la façade orientale de l’Afrique, au contraire, c’est un travail de consolidation régionale qui semble à l’œuvre. L’apaisement des tensions entre Ethiopie et Erythrée implique, en effet, leurs voisins et alliés : les Emirats arabes unis, l’Arabie saoudite, les Etats-Unis et, en arrière-plan, Israël.
Le calcul est-il à courte vue ? Cette politique de sphères d’influence risque-t-elle de faire naître un foyer de tensions avec la Chine, qui a ouvert une base militaire à Djibouti, pays à la fois frontalier de l’Ethiopie et de l’Erythrée, et développe dans la zone un segment de sa « nouvelle route de la soie » ? Les conséquences du processus en cours sont encore imprévisibles.
Mais il fallait bousculer l’état d’instabilité qui menaçait aussi, à court terme, l’existence même de l’Ethiopie. Sans doute Abiy Ahmed a-t-il conscience des risques encourus. C’est la raison pour laquelle il a adopté ce style émotionnel, humain, décontracté, qui sert ses objectifs jusqu’à présent. Il faudra certainement plus que des déclarations d’amour ou des selfies pour faire la paix dans la région. C’est cependant un début, prometteur et salutaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ La magistrate était depuis plusieurs mois dans le collimateur du gouvernement social-démocrate, dont elle a critiqué les réformes controversées du système judiciaire.
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Le gouvernement roumain obtient le limogeage de Laura Codruta Kövesi, à la tête du parquet anticorruption

La magistrate était depuis plusieurs mois dans le collimateur du gouvernement social-démocrate, dont elle a critiqué les réformes controversées du système judiciaire.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h25
   





                        



   


Les manifestations de soutien des Roumains n’auront pas suffi. Le gouvernement de gauche a obtenu le départ de la cheffe du parquet anticorruption (DNA), Laura Codruta Kövesi, révoquée lundi 9 juillet par le chef de l’Etat, qui s’était longtemps opposé au limogeage de cette magistrate populaire, devenue le visage du pouvoir judiciaire dans le pays. La procureure générale de Roumanie était depuis plusieurs mois dans le collimateur du gouvernement social-démocrate, dont elle a critiqué les réformes controversées du système judiciaire.
Le chef de l’Etat se conforme ainsi à une décision de la Cour constitutionnelle roumaine qui lui avait ordonné, à la fin de mai, de lever son veto à la révocation de la procureure, exigée par le gouvernement, en dépit des protestations de l’opposition et de la communauté internationale. Cette annonce marque une nouvelle offensive contre la justice du Parti social-démocrate (PSD), qui les multiplient depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2017.

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La coalition gouvernementale devait en outre discuter lundi d’une éventuelle destitution du président de la République de centre droit, Klaus Iohannis, auquel elle reprochait de surseoir à la révocation de Mme Kövesi.
Soutien populaire
Considérée par ses partisans comme un symbole de la lutte contre la corruption en Roumanie, Mme Kövesi, 44 ans, était à la tête du parquet national anticorruption depuis 2013. Elle avait été confirmée dans ses fonctions en 2016 par M. Iohannis pour un ultime mandat de trois ans.

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Cette institution a mis en cause et fait condamner ces dernières années des centaines de responsables politiques, allant de simples élus locaux à un premier ministre.
Le ministre de la justice, Tudorel Toader, avait ouvert en février la procédure visant à la révoquer, accusant la magistrate d’avoir « enfreint la Constitution » et « nui à l’image » de la Roumanie à l’étranger. Se déclarant « peu convaincu » par ces arguments, M. Iohannis s’était opposé à cette procédure et est à son tour menacé d’être destitué par la majorité qui lui reproche son obstruction.
A la fin de février, Mme Kövesi avait annoncé que malgré « des attaques sans précédent » de la part du gouvernement, son parquet avait renvoyé devant les tribunaux en 2017 un millier de personnes, dont trois ministres, cinq députés et un sénateur.
Des milliers de manifestants avaient défilé cet hiver en Roumanie pour exprimer leur soutien à la procureure. La Commission européenne et le Conseil de l’Europe avaient également critiqué la procédure de révocation engagée contre Mme Kövesi. La Roumanie est membre de l’Union européenne depuis 2007.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ David Davis a quitté le gouvernement de Theresa May, en désaccord avec la stratégie sur la sortie de l’Europe. Il est remplacé par Dominic Raab, jusqu’alors secrétaire d’Etat au logement.
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Royaume-Uni : ce qu’il faut retenir de la démission du ministre du « Brexit »

David Davis a quitté le gouvernement de Theresa May, en désaccord avec la stratégie sur la sortie de l’Europe. Il est remplacé par Dominic Raab, jusqu’alors secrétaire d’Etat au logement.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 12h28
   





                        


L’essentiel
David Davis, le ministre chargé du Brexit, a démissionné dans la nuit de dimanche 8 à lundi 9 juillet, considérant dans sa lettre de départ que la stratégie de Theresa May ne correspond pas à ce pourquoi les Britanniques ont voté, en juillet 2016.Ce départ survient deux jours après une réunion de la première ministre avec ses ministres, qui avait abouti à l’annonce d’un accord sur la volonté de maintenir une relation commerciale post-Brexit étroite avec l’Union européenne (UE).A neuf mois du Brexit, prévu le 29 mars 2019, la démission de M. Davis, europhobe convaincu, illustre le clivage grandissant au sein de l’exécutif britannique entre les partisans d’un « soft Brexit » – la ligne défendue par Mme May – et ceux d’un Brexit dur.
La citation
(extraite de la lettre de démission de David Davis)
« L’intérêt national exige un ministre du Brexit qui croie fermement en votre approche, pas seulement un conscrit réticent. »
La réaction
De nombreuses personnalités politiques britanniques ont réagi à l’annonce. Pour le leader de l’opposition travailliste, Jeremy Corbyn, elle met clairement en danger les négociations avec Bruxelles sur la sortie de l’Union européenne.
« Le départ de David Davis à un moment aussi crucial montre que Theresa May n’a plus d’autorité et est incapable de mettre en œuvre le Brexit », a-t-il déclaré sur Twitter, décrivant un gouvernement en plein « chaos ».

David Davis resigning at such a crucial time shows @Theresa_May has no authority left and is incapable of deliverin… https://t.co/WIKnfCA4Gv— jeremycorbyn (@Jeremy Corbyn)


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Le chiffre
3
David Davis, Boris Johnson et Liam Fox étaient surnommés « les trois brexiters » du gouvernement de Theresa May. Respectivement chargés du Brexit, des affaires étrangères et du commerce, ce trio europhobe – désormais un duo – est entré au gouvernement quelques mois après le référendum de juin 2016 sur le Brexit.
Et après ?
C’est l’eurosceptique Dominic Raab qui a été nommé, lundi dans la matinée, ministre du Brexit, a annoncé Downing Street.
M. Raab, 44 ans, était jusqu’à présent secrétaire d’Etat chargé du logement après avoir occupé le poste de secrétaire d’Etat à la justice dans le gouvernement May.
Le départ de M. Davis fait toutefois craindre que Boris Johnson ne prenne, lui aussi, la porte. Lors du séminaire gouvernemental vendredi, il avait estimé que défendre le plan de Mme May reviendrait à « cirer une merde » (« polish a turd »).
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