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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Un an après son discours de 2017, le chef de l’Etat a retrouvé, lundi, les parlementaires réunis en Congrès à Versailles. Voici les principales annonces qu’il a faites.
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Ce qu’il faut retenir du discours d’Emmanuel Macron devant le Congrès

Un an après son discours de 2017, le chef de l’Etat a retrouvé, lundi, les parlementaires réunis en Congrès à Versailles. Voici les principales annonces qu’il a faites.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 19h00
   





                        



   


Emmanuel Macron a retrouvé les ors de Versailles. Un an après son discours devant les parlementaires, le président de la République a retrouvé le Congrès, lundi 9 juillet, pour rappeler le cap de son mandat.
M. Macron a commencé, peu après 15 heures, par revenir sur les élections de 2017, affirmant ne pas avoir oublié « les peurs, les colères accumulées pendant des années, qui ont conduit notre pays à ce choix ». Ces peurs « n’ont pas disparu en une année », a-t-il dit, avant de saluer les « chantiers d’une ampleur jamais vue » engagés par les députés et les sénateurs depuis son arrivée au pouvoir il y a un an.

        Retrouvez l’intégralité
         

          du discours d’Emmanuel Macron devant le Congrès



Il a ensuite passé en revue plusieurs dossiers et fait quelques annonces, voici les principales :
Répondre aux parlementaires
Emmanuel Macron a annoncé vouloir déposer un amendement à la réforme constitutionnelle afin qu’il lui soit permis, dès l’année prochaine, de rester au Congrès pendant les débats parlementaires suivant son allocution – le président a promis l’an dernier de revenir chaque année devant le Congrès.
M. Macron entend ainsi répondre « aux pires reproches » faits « à cette procédure » alors que certains parlementaires ont choisi de boycotter le rendez-vous, dénonçant une rencontre « surfaite » ou encore un exercice « autocratique, monarchique ». Le format actuel du Congrès, qui veut que le président quitte les parlementaires après son allocution, a été acté lors d’une réforme soutenue par Nicolas Sarkozy, en 2008.

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La révision constitutionnelle doit être examinée à partir de mardi en première lecture dans l’hémicycle de l’Assemblée.
Construire l’Etat providence du XXIe siècle
Le rendez-vous précédemment annoncé avec les principales organisations patronales et syndicales, prévu le 17 juillet, doit permettre de « jeter les bases d’un nouveau contrat social, celui du siècle qui s’ouvre », a déclaré Emmanuel Macron.
« C’est à son élaboration comme au détail de sa mise en œuvre que je veux les inviter », a-t-il ajouté, précisant vouloir aborder « la réforme de l’assurance chômage ou la santé au travail » dans « un esprit constructif ».

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Dépenses publiques : faire des « choix forts » pour serrer la vis
M. Macron a promis « des choix forts et courageux » pour engager la baisse des dépenses publiques, qui seront annoncés « dans les prochaines semaines » par le premier ministre.
« Tout le monde souhaite la baisse des impôts (…), mais nul ne veut jamais les assumer lorsqu’elles sont décidées, a-t-il fait valoir. Il ne saurait y avoir de baisse de la fiscalité ou de développement de l’investissement sans un ralentissement de la hausse continue de nos dépenses ».
La France a officiellement quitté à la fin juin la procédure pour déficit excessif qui était ouverte contre elle depuis 2009 par la Commission européenne.
Cette baisse des dépenses « s’accompagnera d’une réorganisation de l’Etat à travers plus de présence sur les territoires, plus de souplesse de gestion », a affirmé le président. « D’ici la fin de l’année, le premier ministre présentera l’ensemble de ces décisions pour la transformation indispensable de l’action publique », a-t-il insisté.
Refondre le régime des retraites
A quelques mois de la réforme des retraites voulue par le président, « faire croire que nous voudrions supprimer les pensions de réversion est une rumeur malsaine, visant à faire peur », a tenu à dénoncer le chef de l’État.

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          qu’est-ce que la pension de réversion ?



« Dès 2019 nous refondrons notre régime de retraite pour protéger mieux ceux dont les carrières sont hachées, instables, atypiques », ce qui concerne « bien souvent les carrières des femmes », a-t-il déclaré devant le Congrès.
« Rien ne changera pour les retraités d’aujourd’hui », a-t-il affirmé, déclenchant des exclamations dans les rangs des parlementaires.
Mise en œuvre du plan pauvreté en 2019
Reporté à la rentrée par le gouvernement, le plan pauvreté, sera présenté « en septembre » et mis en œuvre « en 2019 », a confirmé Emmanuel Macron, en promettant « un accompagnement réel vers l’activité » pour les personnes « les plus fragiles ».
« Elle ne se contentera pas de proposer une politique de redistribution classique, mais une politique d’investissement et d’accompagnement social. Non pas de nouvelles aides, en solde de tout compte, mais un accompagnement réel vers l’activité », a-t-il ajouté.
La présentation du plan pauvreté, issu d’une concertation lancée en grande pompe à la fin 2017, devait initialement être faite le 10 juillet. La semaine dernière, elle a été reportée à la rentrée, suscitant la déception et les critiques des associations.
Donner un « cadre » à l’islam dès l’automne
« La République n’a aucune raison d’être en difficulté avec l’islam », a affirmé Emmanuel Macron, soulignant que « dès l’automne, un cadre et des règles » seront donnés à ce culte, « garantissant qu’il s’exercera partout de manière conforme aux lois de la République ». 

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M. Macron avait confié en février son intention de « poser les jalons de toute l’organisation » de la deuxième religion de France. A la fin juin, le gouvernement a annoncé le lancement « d’assises territoriales » destinées à réformer l’organisation de ce culte ainsi que son financement. Cette « grande concertation » devra être organisée par chaque préfet « d’ici au 15 septembre », en vue d’améliorer la représentation institutionnelle du culte musulman, le financement des mosquées et la formation des imams et aumôniers.
Appel à la « solidarité » européenne pour répondre à la crise migratoire
Alors que l’Europe est secouée par une intense crise diplomatique à propos de la question migratoire ces dernières semaines, M. Macron a affirmé que « ce sujet ne peut être réglé ni dans l’émotion, qui crée la confusion, ni dans la fermeture et le repli nationaliste ».
« Toute politique nationaliste de court terme ne réglera en rien la situation migratoire », a insisté le président, qui a été au centre d’une violente passe d’armes avec l’exécutif italien avant l’accord sur la gestion des flux migratoires arraché par les 28 Etats membres de l’Union européenne fin juin à Bruxelles.
« L’essentiel de nos réponses passe par un renforcement de nos frontières communes en Europe et par une politique de responsabilité et de solidarité au sein de l’Europe », a ajouté le chef de l’Etat.
Et de souligner :
« Jamais la France n’acceptera les solutions de facilité que d’aucuns aujourd’hui proposent, qui consisteraient à organiser des déportations, à travers l’Europe, pour aller mettre dans je ne sais quel camp, à ses frontières ou en son sein ou ailleurs, les étrangers » non admis en France.
M. Macron a ainsi affirmé que la « véritable frontière en Europe » était celle qui sépare « progressistes » et « nationalistes » et que leur affrontement serait au cœur des élections européennes de 2019. « Ce sera difficile, mais le combat est clairement posé », a-t-il déclaré.

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Macron se défend d’appliquer une politique pour « les riches »
Assurant vouloir défendre par sa politique « les entreprises » et « non pas les riches », le chef de l’Etat a assuré qu’il n’aimait « ni les castes, ni les rentes, ni les privilèges ».

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« Une politique pour les entreprises, ce n’est pas une politique pour les riches. C’est une politique pour toute la nation, une politique pour l’emploi, une politique pour les services publics », a-t-il déclaré, tandis qu’il est accusé par ses opposants d’être « le président des riches ». « Il est mensonger de vouloir défendre les salariés si l’on ne défend pas les entreprises », a ajouté M. Macron, justifiant les réformes fiscales mises en place depuis un an par la nécessité de renforcer la compétitivité de la France.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Après la démission, dans la nuit de dimanche 8 à lundi 9 juillet, du ministre du Brexit, David Davis, c’est un nouveau coup dur pour Theresa May.
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Royaume-Uni : Boris Johnson, ministre des affaires étrangères, démissionne à son tour

Après la démission, dans la nuit de dimanche 8 à lundi 9 juillet, du ministre du Brexit, David Davis, c’est un nouveau coup dur pour Theresa May.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 16h08
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 19h44
   





                        



   


Le ministre des affaires étrangères britannique, Boris Johnson, a démissionné lundi 9 juillet, au lendemain du départ du ministre chargé du Brexit, David Davis, ont annoncé les services de la première ministre, Theresa May.
« Cet après-midi, la première ministre a accepté la démission de Boris Johnson », a écrit Downing Street dans un communiqué. « La première ministre remercie Boris pour son travail », a ajouté Downing Street, précisant que le nom de son remplaçant serait annoncé « bientôt ».
« Nous sommes en désaccord sur la meilleure manière de mettre à exécution notre engagement commun d’honorer le résultat du référendum » de juin 2016, au cours duquel les Britanniques s’étaient prononcés à 52 % en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, a dit Theresa May devant les députés britanniques un peu plus tard.
Boris Johnson a de son côté déclaré que le rêve du Brexit était « en train de mourir ». « Nous nous dirigeons vraiment vers le statut de colonie » de l’UE, a écrit ce partisan d’un Brexit dur dans sa lettre de démission adressée à la première ministre, critiquant son projet de maintenir des relations économiques étroites avec Bruxelles après le Brexit.

   


Divisions
Les démissions de ces deux poids lourds du gouvernement, à moins de neuf mois du Brexit, prévu pour la fin de mars 2019, plongent davantage l’exécutif britannique dans la crise, alors qu’il est déjà englué dans les divisions de sa majorité en ce qui concerne l’avenir du Royaume-Uni hors de l’UE.
Vendredi 6 juillet, Theresa May avait annoncé être parvenue à une « position commune » sur le Brexit avec ses ministres. Le texte, issu de douze heures de séminaire avec vingt-neuf ministres, doit être développé dans un « livre blanc de 120 pages » à paraître la semaine prochaine.
Il prévoit de « créer une zone de libre-échange entre le Royaume-Uni et l’UE avec un ensemble de règles communes pour les biens industriels et les produits agricoles ». En théorie, le Parlement de Westminster pourrait y déroger. Mais l’UE pourrait alors répliquer en bloquant l’accès à son marché intérieur.

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Réactions ironiques
Interrogé en conférence de presse lundi après-midi sur cette démission, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a déclaré, sur un ton ironique, que « cela montr[ait] clairement qu’à Chequers [lieu de la réunion, vendredi, du gouvernement britannique], il y avait une grande unité des points de vue au sein du cabinet britannique ».
Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a quant à lui fait part de ses « regrets » lundi de ne pas voir l’idée d’un départ du Royaume-Uni de l’UE disparaître avec les démissions successives des ministres britanniques David Davis et Boris Johnson, partisans d’un Brexit « dur ». « Les hommes politiques vont et viennent mais les problèmes qu’ils ont créés pour le peuple restent. Je ne peux que regretter que l’idée du Brexit ne soit pas partie avec Davis et Johnson. Mais… qui sait? », a écrit Donald Tusk sur Twitter.
Thermomètre de la confiance des marchés en l’économie britannique, la livre sterling a immédiatement décroché après l’annonce de la démission de Boris Johnson.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Editorial. Le rapprochement entre les deux pays est en train de susciter un changement dans cette partie de l’Afrique qui, s’il est mené à bien, devrait débloquer le potentiel de toute une région.
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Détente prometteuse entre Erythrée et Ethiopie

Editorial. Le rapprochement entre les deux pays est en train de susciter un changement dans cette partie de l’Afrique qui, s’il est mené à bien, devrait débloquer le potentiel de toute une région.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 19h26
   





                        



Editorial du « Monde ». Ce que nul n’avait pu concevoir en vingt ans, le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, s’efforce de le réaliser en un temps record : non seulement faire la paix avec l’Erythrée voisine et s’employer à effacer des décennies de conflit, mais même parler d’amour entre les deux pays. Dimanche 8 juillet, lors d’un voyage à dimension historique dans la capitale érythréenne, Asmara, il a renoué les relations diplomatiques, promis la fin de la frontière entre les deux pays – leur différend le plus épineux –, rétabli la libre circulation des personnes. Et promis des torrents d’affection.
L’Erythrée, en tant qu’Etat souverain, n’existait que depuis cinq ans, lorsque la guerre avec l’Ethiopie, à laquelle elle était rattachée depuis le début des années 1950, a éclaté, en mai 1998. Les dirigeants de ces deux nations voisines, aux liens si forts, avaient lentement glissé vers ce conflit, allumé finalement par un incident frontalier mineur, avant de se muer en affrontements rappelant la première guerre mondiale en Europe, avec ses tranchées, ses charges, sa violence extrême. Les Erythréens d’Ethiopie avaient été déportés en bus et spoliés de tous leurs biens.
Un électrochoc bienvenu
Après deux ans de batailles, un accord de paix avait été signé, mais jamais appliqué totalement. Comme si l’histoire du XXe siècle s’obstinait à balbutier dans la Corne de l’Afrique, les deux voisins antagonistes étaient ensuite passés à une période de guerre froide. Il a fallu l’arrivée au pouvoir, en février, d’Abiy Ahmed, pour mettre fin à cette glaciation. Dans son approche, il y a quelque chose de Mikhaïl Gorbatchev, avec le risque de voir le processus déraper, voire menacer, l’unité de l’Ethiopie. Mais son style a aussi des accents à la John Fitzgerald Kennedy. A Asmara, Abiy Ahmed a parlé d’amour, comme un remède aux blocages géopolitiques.

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Cet électrochoc est bienvenu. Car le premier ministre est en train de susciter un changement dans cette partie de l’Afrique qui dépasse le cadre de l’Ethiopie et qui, s’il est mené à bien, devrait débloquer le potentiel de toute une région, dans laquelle l’influence des pays du Golfe – Emirats arabes unis et Arabie saoudite en tête – n’a cessé de s’intensifier.
Des conséquences encore imprévisibles
Habituellement, les influences extérieures ont un effet dévastateur sur les régions fragiles et instables. Sur la façade orientale de l’Afrique, au contraire, c’est un travail de consolidation régionale qui semble à l’œuvre. L’apaisement des tensions entre Ethiopie et Erythrée implique, en effet, leurs voisins et alliés : les Emirats arabes unis, l’Arabie saoudite, les Etats-Unis et, en arrière-plan, Israël.
Le calcul est-il à courte vue ? Cette politique de sphères d’influence risque-t-elle de faire naître un foyer de tensions avec la Chine, qui a ouvert une base militaire à Djibouti, pays à la fois frontalier de l’Ethiopie et de l’Erythrée, et développe dans la zone un segment de sa « nouvelle route de la soie » ? Les conséquences du processus en cours sont encore imprévisibles.
Mais il fallait bousculer l’état d’instabilité qui menaçait aussi, à court terme, l’existence même de l’Ethiopie. Sans doute Abiy Ahmed a-t-il conscience des risques encourus. C’est la raison pour laquelle il a adopté ce style émotionnel, humain, décontracté, qui sert ses objectifs jusqu’à présent. Il faudra certainement plus que des déclarations d’amour ou des selfies pour faire la paix dans la région. C’est cependant un début, prometteur et salutaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Emmanuel Macron et Nicolas Hulot se sont engagés à fermer les quatre centrales françaises d’ici à 2022. Mais ces sites jouent un rôle énergétique majeur pour passer les pointes hivernales.
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Les centrales à charbon seront difficiles à fermer

Emmanuel Macron et Nicolas Hulot se sont engagés à fermer les quatre centrales françaises d’ici à 2022. Mais ces sites jouent un rôle énergétique majeur pour passer les pointes hivernales. La tâche s’avère plus complexe que prévu.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h00
    |

                            Nabil Wakim (Cordemais, Loire-Atlantique)








                        



                                


                            

C’était une promesse de campagne du candidat Macron : en 2022, les centrales à charbon françaises seront fermées. Dans un entretien à Forbes, en mai, il en avait même fait un exemple de sa politique environnementale. « EDF et [le groupe allemand] Uniper, des entreprises très classiques, ont beaucoup résisté. Mais j’ai décidé de dire très clairement que nous allions les fermer. Je leur ai dit : “Nous allons vous aider, mais nous allons les fermer. Il n’y a pas d’autre choix.” »
Le plan climat de Nicolas Hulot, présenté il y a tout juste un an, avait gravé dans le marbre cet engagement. La France ne compte plus que quatre centrales de ce type en activité sur son territoire, au Havre (Seine-Maritime), à Cordemais (Loire-Atlantique), à Saint-Avold (Moselle) et à Gardanne (Bouches-du-Rhône).
Elles sont d’abord remises en cause pour leur très mauvais bilan carbone, le charbon étant la manière la plus polluante de produire de l’électricité. Certes, le charbon ne représente que 1,8 % de la production électrique française, mais il représente 25 % des émissions du secteur. Ces quatre centrales jouent pourtant un rôle majeur pour passer les pointes hivernales, et, surtout, emploient plus d’un millier de salariés, sans compter les nombreux emplois indirects.
Un rôle crucial
A Cordemais (Loire-Atlantique), le problème se pose assez simplement. Pour assurer l’alimentation électrique de la Bretagne, le rôle de la centrale est crucial, assurent en chœur la direction d’EDF et les syndicats. Ici, on produit de l’électricité à partir du charbon et du fioul depuis le début des années 1970. La dernière tranche fioul de la centrale a cessé son activité définitivement en avril, mais les deux unités charbon sont encore très actives.
Le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, a même assuré devant l’Assemblée, en juin, que la Bretagne n’était pas passée loin d’un « black-out » l’hiver dernier. Lors des deux derniers hivers,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ La formation américaine devance la Sky et Quickstep dans la troisième épreuve du Tour. L’équipe AG2R, avec Romain Bardet, limite la casse.
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Tour de France 2018 : BMC s’impose lors du contre-la-montre par équipes, et met Van Avermaet en jaune

La formation américaine devance la Sky et Quickstep dans la troisième épreuve du Tour. L’équipe AG2R, avec Romain Bardet, limite la casse.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 18h20
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 18h43
   





                        



   


Pour la troisième fois en autant de jours, le Tour de France 2018 change de leader. En remportant, lundi 9 juillet, l’épreuve du contre-la-montre par équipes, la formation BMC a propulsé le champion olympique belge Greg Van Avermaet jusqu’au maillot jaune.

        Sur l’étape 3 :
         

          un Tour en boucles



L’équipe américaine, dont le chef de file est l’Australien Richie Porte, a battu de 4 secondes l’équipe Sky du Britannique Chris Froome au terme des 35,5 kilomètres du contre-la-montre de Cholet. La Quick-Step du Belge Philippe Gilbert et du Français Julian Alaphilippe complète le podium, à 7 secondes, devant Mitchelton et Sunweb. Avec cinq équipes se tenant dans une fourchette d’une douzaine de secondes, il s’agit de l’exercice le plus serré depuis l’édition 2015, qui avait déjà vu la victoire de BMC devant la Sky.

So here are our winners of the day and our new Maillot Jaune! 🙏💛
— LeTour (@Le Tour de France)


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Déjà présent à l’époque, Van Avermaet a depuis enlevé le titre olympique sur route à Rio. Il a également endossé le maillot jaune du Tour 2016 et remporté plusieurs classiques, notamment Paris-Roubaix.
Froome se place, Bardet limite la casse
Au classement général, Chris Froome n’a perdu du temps – une broutille de 4 secondes – que sur Porte. Il a, en revanche, gagné sur tous les autres, mais dans des proportions variables.
Le Britannique Adam Yates (à 5 secondes de Froome) et le Néerlandais Tom Dumoulin (à 8 secondes), ainsi que le Colombien Rigoberto Uran (à 31 secondes), ont réalisé la meilleure opération. Le Colombien Nairo Quintana et l’Espagnol Mikel Landa ont lâché 50 secondes, l’Italien Vincenzo Nibali, 1 min 02 sec. Quant au Français Romain Bardet et à son équipe, ils terminent à 1 min 11 secondes du quadruple vainqueur. « C’est fidèle à ce qu’on attendait », a commenté Bardet, dont deux des coéquipiers étaient diminués par des chutes. « Je suis soulagé ».

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« On peut être satisfaits », a réagi pour sa part Froome, qui s’est montré très à l’aise dans l’exercice, mais a dû essuyer une nouvelle fois huées et sifflets au long de son parcours.
Mardi, les sprinteurs disposent d’une nouvelle opportunité dans la 4e étape, longue de 195 kilomètres entre La Baule (Loire-Atlantique) et Sarzeau (Morbihan). Avec une très longue ligne droite de 4 kilomètres pour terminer.


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/* CSS du menu déroulant */

.latotale {
    display: flex;
    width: 90%;
    margin: 2rem auto 3rem auto;
}

.quanddonc {
    display: flex;
    flex-direction: row;
    align-items: center;
    width: 50%;
}

.quoidonc {
    width: 50%;
}

.mesclassements {
    display: flex;
    flex-direction: row;
    align-items: center;
    width: 100%;
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
}

.mesclassements select {
    font-size: 16px;
    width: 100%;
    padding: 5px 8px 5px 0;
    border: none;
    box-shadow: none;
    background-color: transparent;
    background-image: none;
    -webkit-appearance: none;
    -moz-appearance: none;
    appearance: none;
    font-weight: bold;
}

.mesclassements .classementselect {
    margin-right: 1rem;
    font-size: 1.3rem;
    text-transform: uppercase;
    font-weight: bold;
}

.mesclassements .contenantselect {
    position: relative;
    width: 100%;
    border-bottom: 2px solid #2E3942;
}

.mesclassements .contenantselect::after {
    border-style: solid;
    border-color: #2E3942;
    border-width: 2px 2px 0 0;
    content: '';
    display: inline-block;
    height: 8px;
    position: absolute;
    transform: rotate(-45deg);
    vertical-align: top;
    width: 8px;
    bottom: 12px;
    right: 5px;
    border-radius: 2px;
    transform: rotate(135deg);
    pointer-events: none;
}

.mesclassements select:focus,
.mesclassements select:active {
    outline: none;
}

.classementselect .contenantselect {
    display: inline;
}

#maj {
    text-align: center;
    font-style: italic;
    width: 100%;
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    color: #909090;
}



/* le tableau */

.tableauclass {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    margin: 1rem 0;
}

.tableauclass .ligne.grisou {
    background: #f1f3f7;
    border-bottom: 1px solid #d1d2d5;
}

.tableauclass .ligne {
    text-align: left;
    align-items: flex-start;
    width: 100%;
    display: flex;
    font-size: 1.3rem;
    padding: .5rem;
    border-bottom: 1px solid #eef1f5;
}

.tableauclass .ligne .cinq {
    width: 5%;
}

.tableauclass .ligne .dix {
    width: 10%;
}

.tableauclass .ligne .vingtcinq {
    width: 25%;
}

.tableauclass .ligne .trentecinq {
    width: 35%;
}

.tableauclass .ligne .quarante {
    width: 40%;
}

.tableauclass .ligne .soixantecinq {
    width: 65%;
}

.tableauclass .ligne .couper {
    overflow: hidden;
    white-space: nowrap;
    text-overflow: ellipsis;
}

.tableauclass .ligne div {
    text-align: left;
    padding: 0 .5rem;
    order: 0;
}

.tableauclass .ligne .aucentre {
    text-align: center;
}

.tableauclass .ligne img {
    padding: 1px;
    border: 1px solid rgba(0, 0, 0, .2);
    height: 1.6rem;
    margin-bottom: .3rem;
}

.tableauclass span.mobile {
    display: none;
}

.tableauclass span.desktop {
    display: inline;
}



/* le css sur mobile */

@media screen and (max-width: 500px) {
    .tableauclass .ligne img {
        padding: 1px;
        border: 1px solid rgba(0, 0, 0, .2);
        height: 1.4rem;
        margin-bottom: -.3rem;
    }
    .quoidonc {
        width: 80%;
    }
    .quanddonc/*, #tb_french .soixantecinq */
    {
        display: none;
    }
    .tableauclass .ligne .soixantecinq {
        width: 45%;
        text-overflow: ellipsis;
    }
    .tableauclass span.mobile {
        display: inline;
    }
    .tableauclass span.desktop {
        display: none;
    }
}

                                                                                
              ▄▓▄                                                               
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        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█       
                     ▐▓ ▐▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌    ╙▓Q ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ▀█▌  ▓▓▓▓▓▓Γ        
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                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▐▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
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                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
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                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓      ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
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               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓         
          ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▌   ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄,,▄▓╕   
       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀    
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ       
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
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Classement


général
des Français
montagne
sprint
jeunes
par équipe










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    var equipe = { "AG2R La Mondiale": "ALM", "Astana": "AST", "Bahrain-Merida": "TBM", "BMC Racing": "BMC", "Bora-Hansgrohe": "BOH", "Cofidis": "COF", "Dimension Data": "DDD", "Direct Énergie": "TDE", "EF Education First-Drapac": "EFD", "Fortuneo-Oscaro": "FST", "Groupama-FDJ": "GFC", "Katusha-Alpecin": "TKA", "Lotto NL-Jumbo": "LTJ", "Lotto-Soudal": "LTS", "Mitchelton-Scott": "MTS", "Movistar": "MOV", "Quick-Step Floors": "QST", "Sky": "SKY", "Sunweb": "SUN", "Trek-Segafredo": "TFS", "UAE Emirates": "UAD", "Wanty-Groupe Gobert": "WGG" };

    var dico = { "1": { "pays": "Italie", "code": "it" }, "2": { "pays": "France", "code": "fr" }, "3": { "pays": "Espagne", "code": "es" }, "4": { "pays": "Pays-Bas", "code": "nl" }, "5": { "pays": "Allemagne", "code": "de" }, "6": { "pays": "Angleterre", "code": "en" }, "7": { "pays": "Croatie", "code": "hr" }, "8": { "pays": "Belgique", "code": "be" }, "9": { "pays": "Argentine", "code": "ar" }, "10": { "pays": "Brésil", "code": "br" }, "11": { "pays": "Portugal", "code": "pt" }, "12": { "pays": "Suisse", "code": "ch" }, "13": { "pays": "Ecosse", "code": "sco" }, "14": { "pays": "Roumanie", "code": "ro" }, "15": { "pays": "Yougoslavie", "code": "xx" }, "16": { "pays": "Russie", "code": "ru" }, "17": { "pays": "Rép. Tchèque", "code": "cz" }, "18": { "pays": "Uruguay", "code": "uy" }, "19": { "pays": "Chili", "code": "cl" }, "20": { "pays": "Colombie", "code": "co" }, "21": { "pays": "Mexique", "code": "mx" }, "22": { "pays": "Etats-Unis", "code": "us" }, "23": { "pays": "Norvège", "code": "no" }, "24": { "pays": "Suède", "code": "se" }, "26": { "pays": "Maroc", "code": "ma" }, "27": { "pays": "Tunisie", "code": "tn" }, "28": { "pays": "Grèce", "code": "gr" }, "29": { "pays": "Turquie", "code": "tr" }, "30": { "pays": "Nigéria", "code": "ng" }, "31": { "pays": "Ghana", "code": "gh" }, "32": { "pays": "Cameroun", "code": "cm" }, "33": { "pays": "Algérie", "code": "dz" }, "34": { "pays": "Côte d'Ivoire", "code": "ci" }, "35": { "pays": "Andorre", "code": "ad" }, "36": { "pays": "Bosnie-Herzégovine", "code": "ba" }, "37": { "pays": "Danemark", "code": "dk" }, "38": { "pays": "Finlande", "code": "fi" }, "39": { "pays": "Hongrie", "code": "hu" }, "40": { "pays": "Australie", "code": "au" }, "41": { "pays": "Afrique du Sud", "code": "za" }, "42": { "pays": "Irlande du Nord", "code": "xx" }, "43": { "pays": "Albanie", "code": "al" }, "44": { "pays": "Angola", "code": "ao" }, "45": { "pays": "Autriche", "code": "at" }, "46": { "pays": "Bénin", "code": "bj" }, "47": { "pays": "Bolivie", "code": "bo" }, "48": { "pays": "Bulgarie", "code": "bg" }, "49": { "pays": "Burundi", "code": "bi" }, "50": { "pays": "Canada", "code": "ca" }, "51": { "pays": "Chine", "code": "cn" }, "52": { "pays": "RD Congo", "code": "cd" }, "53": { "pays": "Corée du Sud", "code": "kr" }, "54": { "pays": "Costa Rica", "code": "cr" }, "55": { "pays": "Egypte", "code": "eg" }, "56": { "pays": "Estonie", "code": "ee" }, "57": { "pays": "Gabon", "code": "ga" }, "58": { "pays": "Géorgie", "code": "ge" }, "59": { "pays": "Guinée", "code": "gn" }, "60": { "pays": "Iran", "code": "ir" }, "61": { "pays": "Islande", "code": "is" }, "62": { "pays": "Israël", "code": "il" }, "63": { "pays": "Jamaïque", "code": "jm" }, "64": 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"Bermudes", "code": "bm" }, "132": { "pays": "Bhoutan", "code": "bt" }, "133": { "pays": "Botswana", "code": "bw" }, "134": { "pays": "Bahreïn", "code": "bh" }, "135": { "pays": "Brunei", "code": "brn" }, "136": { "pays": "République Centrafricaine", "code": "cf" }, "137": { "pays": "Cambodge", "code": "kh" }, "138": { "pays": "Iles Caïmans", "code": "ky" }, "140": { "pays": "Iles Cook", "code": "ck" }, "141": { "pays": "Comores", "code": "km" }, "142": { "pays": "Cuba", "code": "cu" }, "143": { "pays": "Chypre", "code": "cy" }, "144": { "pays": "Djibouti", "code": "dj" }, "145": { "pays": "Dominique", "code": "dm" }, "146": { "pays": "République Dominicaine", "code": "do" }, "147": { "pays": "Equateur", "code": "ec" }, "148": { "pays": "Erythrée", "code": "er" }, "149": { "pays": "Salvador", "code": "sv" }, "150": { "pays": "Ethiopie", "code": "et" }, "152": { "pays": "Grenade", "code": "gd" }, "153": { "pays": "Guatemala", "code": "gt" }, "154": { "pays": "Guam", "code": "gu" }, 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"mm" }, "177": { "pays": "Nicaragua", "code": "ni" }, "178": { "pays": "Népal", "code": "np" }, "179": { "pays": "Nauru", "code": "nr" }, "180": { "pays": "Oman", "code": "om" }, "181": { "pays": "Pakistan", "code": "pk" }, "182": { "pays": "Palestine", "code": "ps" }, "183": { "pays": "Palau", "code": "pw" }, "184": { "pays": "Papouasie-Nouvelle-Guinée", "code": "pg" }, "185": { "pays": "Corée du Nord", "code": "kp" }, "186": { "pays": "Porto Rico", "code": "pr" }, "187": { "pays": "Qatar", "code": "qa" }, "188": { "pays": "Rwanda", "code": "rw" }, "189": { "pays": "Seychelles", "code": "sc" }, "190": { "pays": "Singapour", "code": "sg" }, "191": { "pays": "Saint-Christophe-et-Niévès", "code": "xx" }, "192": { "pays": "Saint-Marin", "code": "sm" }, "193": { "pays": "Iles Salomon", "code": "sb" }, "194": { "pays": "Somalie", "code": "so" }, "195": { "pays": "Sri Lanka", "code": "lk" }, "196": { "pays": "Sao Tomé-et-Principe", "code": "st" }, "197": { "pays": "Soudan", "code": "sd" }, "198": { "pays": "Swaziland", "code": "sz" }, "199": { "pays": "Turkménistan", "code": "tm" }, "200": { "pays": "Taipei chinois", "code": "tw" }, "201": { "pays": "Emirats Arabes Unis", "code": "ae" }, "202": { "pays": "Ouganda", "code": "ug" }, "203": { "pays": "Ouzbékistan", "code": "uz" }, "204": { "pays": "Vanuatu", "code": "vu" }, "205": { "pays": "Vietnam", "code": "vn" }, "207": { "pays": "Yémen", "code": "ye" }, "208": { "pays": "Zambie", "code": "zm" }, "209": { "pays": "Koweit", "code": "kw" }, "210": { "pays": "Zimbabwe", "code": "zw" }, "211": { "pays": "Taipei", "code": "tw" }, "212": { "pays": "URSS", "code": "su" }, "213": { "pays": "RDA", "code": "dd" }, "214": { "pays": "Syrie", "code": "sy" }, "215": { "pays": "Tchétchénie", "code": "ru" }, "216": { "pays": "Iles Féroé", "code": "fo" }, "217": { "pays": "Nouvelle Calédonie", "code": "nc" }, "218": { "pays": "Kosovo", "code": "ko" }, "219": { "pays": "République du Congo", "code": "cg" }, "220": { "pays": "Guinée Equatoriale", "code": "gq" }, "223": { "pays": "Tchécoslovaquie", "code": "cz" }, "224": { "pays": "Wallis et Futuna", "code": "xx" }, "225": { "pays": "Philippines", "code": "ph" }, "226": { "pays": "Tahiti", "code": "xx" }, "227": { "pays": "Equipe Mixte", "code": "xx" }, "228": { "pays": "Bohême", "code": "xx" }, "229": { "pays": "Australasie", "code": "xx" }, "230": { "pays": "Indes Britanniques", "code": "xx" }, "231": { "pays": "RFA", "code": "de" }, "232": { "pays": "Equipe unifiée de l'ex URSS", "code": "su" }, "233": { "pays": "Ïles Vierges des Etats-Unis", "code": "vi" }, "234": { "pays": "Union d'Afrique du Sud", "code": "za" }, "235": { "pays": "Indes occidentales", "code": "xx" }, "236": { "pays": "Saint-Vincent-et-les-Grenadines", "code": "vc" }, "237": { "pays": "Maldives", "code": "mv" }, "238": { "pays": "Timor oriental", "code": "tl" }, "239": { "pays": "Kiribati", "code": "ki" }, "240": { "pays": "Ïles Marshall", "code": "mh" }, "241": { "pays": "Micronésie", "code": "fm" }, "242": { "pays": "Samoa américaines", "code": "as" }, "243": { "pays": "Tuvalu", "code": "tv" }, "244": { "pays": "Soudan du Sud", "code": "ss" }, "245": { "pays": "Gibraltar", "code": "xx" }, "269": { "pays": "Ireland", "code": "ie" }, "273": { "pays": "Anguilla", "code": "xx" }, "274": { "pays": "Bonaire", "code": "xx" }, "275": { "pays": "Curaçao", "code": "xx" }, "276": { "pays": "Macao", "code": "xx" }, "277": { "pays": "îles Turques-et-Caïques", "code": "xx" }, "278": { "pays": "Guyane française", "code": "fr" }, "279": { "pays": "Iles Mariannes du Nord", "code": "xx" }, "280": { "pays": "Athlètes indépendants FINA", "code": "xx" }, "281": { "pays": "Athlète neutre", "code": "xx" }, "282": { "pays": "Réfugiés", "code": "xx" }, "283": { "pays": "Montserrat", "code": "xx" }, "284": { "pays": "OAR", "code": "xx" } };

er' : ''); }, })

    var x2js = new X2JS(),
        classement = {},
        francais = [],
        mesdivs = [],
        urldrp = "//s1.lemde.fr/assets-redaction/img/drapeaux/250/",
        urltdf = "//ws-decodeurs.lemonde.fr/idalgo/cache/page/cycling_xml_standing.php?refCompetition=1"
    /*,
                urltdf = "//s1.lemde.fr/assets-redaction/test/tdf2018/standing.xml"*/
    ;

    /* nos cinq div*/
    $("#tableautdf div.classementparticulier").each(function(i, d) {
        madiv = $(this).attr("id").slice(3);
        mesdivs.push(madiv)
    })

    /* on charge le xml */
    $.get(urltdf, function(data) {
        classement = x2js.xml2json(data.firstChild)
    }).done(function() {
        $("#maj").html("au " + moment(classement._dateFile).format("D MMMM") + " à " + moment(classement._dateFile).format("HH:mm").replace(":", " h ") + "")
        /* On fait un tableau des français */
        $.each(classement["podium"].person, function(i, d) {
            if (d._refCountry == 2) francais.push(d)
        })
        /* on vérifie si le tableau est rempli */
        if (classement["podium"].person.length) genererMonTableau();
    });

    /* et notre fonction de lancement du bazar */
    function genererMonTableau() {
        var cl_podium = classement["podium"].person,
            cl_french = francais,
            cl_mountain = classement["mountain"].person,
            cl_sprint = classement["sprint"].person,
            cl_young = classement["young"].person,
            cl_team = classement["team"].team;
        var classements = [cl_podium, cl_french, cl_mountain, cl_sprint, cl_young, cl_team];
        $.each(classements, function(i, d) {
            creerLesLignes(i, d);
        })
    };

    function creerLesLignes(num, tab) {
        console.log(num)
        select = "#tb_" + mesdivs[num];
        type = mesdivs[num]
        html = "";
        $.each(tab, function(i, d) {
            if (d._txtTeamName) console.log(equipe[d._txtTeamName])
            if (d._numPosition                 classe = " grisou"
            } else { classe = "" }
"
" + d._numPosition + ""
            if (d._refCountry) {
                if (dico[d._refCountry]) {
"
                } else {
" + d._refCountry + ""
                }
            }
" + enCapitale(d._txtName) + ""
            if (d._txtTeamName) {

 " + d._txtTeamName + ""
 " + d._txtTeamName + "" + equipe[d._txtTeamName] + ""
            }
" + ((d._numPosition > 1) ? "+ " + d._numHumanTimeDelta.replace("00' ", " ") : d._numHumanTime) + ""
" + d._numPoint + " point" + ((d._numPoint > 1) ? "s" : "") + ""
"
        });
        $(select).html(html)

    };

    /* au premier */
    montrerCacher(mesdivs[0]);

    function montrerCacher(div) {
        $.each(mesdivs, function(i, d) {
            $("#tb_" + d).hide()
        })
        $("#tb_" + div).show()
    };

    function enCapitale(str) {
        return str.replace(/\w\S*/g, function(txt) {
            return txt.charAt(0).toUpperCase() + txt.substr(1).toLowerCase();
        });
    };


    $("#choix").on("change", function() {
        montrerCacher($(this).val())
    });



    $("#classtdf a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le président de la République a tenu, devant les parlementaires réunis en Congrès, son discours de politique générale ; le ministre des affaires étrangères britannique a démissionné ; quatre jeunes ont à leur tour été sortis de la grotte où ils étaient bloqués…, le point sur l’actualité du 9 juillet.
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Discours d’Emmanuel Macron, démission de Boris Johnson, sauvetage en Thaïlande…, le résumé de l’actu à 19 heures

Le président de la République a tenu, devant les parlementaires réunis en Congrès, son discours de politique générale ; le ministre des affaires étrangères britannique a démissionné ; quatre jeunes ont à leur tour été sortis de la grotte où ils étaient bloqués…, le point sur l’actualité du 9 juillet.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 19h15
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 19h33
   





                        



   


Le discours d’Emmanuel Macron devant le Parlement réuni en Congrès
Le chef de l’Etat a retrouvé les parlementaires, un an après son discours de 2017, pour rappeler le cap de son mandat : ce qu’il faut en retenir.Après un an de présidence, l’optimisme suscité par son élection s’est sensiblement érodé, dans plusieurs domaines.Selon l’enquête annuelle sur les « fractures françaises », réalisée par Ipsos Sopra-Steria, à peine un Français sur deux pense que l’appartenance à l’UE est une bonne chose.
Dans le reste de l’actualité
Brexit. En désaccord avec la première ministre, Theresa May, sur la future relation du Royaume-Uni avec l’Union européenne après le Brexit, le ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, a démissionné, au lendemain du départ du ministre chargé du Brexit, David Davis. Ces deux départs plongent davantage l’exécutif britannique dans la crise.
Turquie. Deux semaines après avoir été confortablement réélu, le président, Recep Tayyip Erdogan, a prêté serment. Il inaugure une nouvelle ère dans l’histoire moderne de la Turquie avec le passage au système présidentiel, après l’adoption par référendum d’une révision constitutionnelle en avril 2017.
Thaïlande. Quatre adolescents ont à leur tour été sortis sains et saufs de la grotte dans laquelle ils étaient coincés depuis le 23 juin, après quatre autres qui avaient été sauvés dimanche. Il reste encore sous terre quatre jeunes footballeurs, ainsi que leur entraîneur, âgé de 25 ans.
Tour de France. Le champion olympique belge Greg Van Avermaet a remporté le maillot jaune. C’est le troisième changement de leader de cette édition, en autant de jours.
Le chiffre du jour
10 millions
C’est le nombre de bouteilles de rosé espagnol vendues en 2016 et 2017 comme étant du vin français, selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, qui mène une enquête. Celles-ci présentaient une fleur de lys, une cocarde française, la mention « Produced in France » ou encore la mention « Embouteillé en France ».
Ce qu’il ne fallait pas manquer
Retards dans la prévention contre le sida en France. Dans un rapport accablant, que Le Monde s’est procuré, l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) estime qu’« entre 1 666 et 4 000 » contaminations auraient été évitées si le Truvada avait été autorisé plus vite. La France fut pourtant le premier pays en Europe à permettre, en 2016, l’utilisation de ce traitement anti-VIH pour prévenir la contamination lors de rapports sexuels à risques. L’IGAS souligne l’instruction « anormalement longue » de la part de l’Agence nationale de sécurité du médicament.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ L’écrivain et envoyé spécial pour « Le Monde » en Russie ne se lasse pas du spectacle offert par l’attaquant des Bleus, « prédateur au sang froid » érigé en héros national
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édition abonné


Coupe du monde 2018 : la comète de Kylian, par Olivier Guez

L’écrivain et envoyé spécial pour « Le Monde » en Russie ne se lasse pas du spectacle offert par l’attaquant des Bleus, « prédateur au sang froid » érigé en héros national



Le Monde
 |    09.07.2018 à 16h43
    |

                            Olivier Guez (écrivain)








                        



                                


                            

En préambule, un avertissement. Les joueurs (Messi, Godin) et les équipes (l’Uruguay) à qui j’ai consacré une chronique ont connu la défaite et l’élimination. Alors, est-ce raisonnable d’encenser Kylian Mbappé, à la veille de la demi-finale France-Belgique ? Ne ferais-je pas mieux de tresser des lauriers à l’équipe belge, de vanter les dribbles chaloupés de Hazard, l’intelligence et la puissance de Lukaku, les réflexes du gardien Courtois, et la rousseur angélique de De Bruyne (qui, par ailleurs, a eu le bon goût de se marier à Sorrente, sur la côte amalfitaine) ? Ainsi, l’équipe de France disposerait des Diables rouges et se qualifierait pour la finale de la Coupe du monde.
Mais impossible de résister à l’irrésistible. Dans une semaine, il sera trop tard, et d’ici à quelques années, mes cinq enfants finiraient pas me reprocher de ne pas avoir consacré une ligne au prodige de Bondy, le jeune homme qui valait 3 milliards, dont le nom est sur les lèvres de toute la planète depuis qu’il a éliminé, à lui tout seul ou presque, l’Argentine de Leo Messi, le roi sans couronne, en huitième de finale.
Etapes brûlées, y compris chez le banquier
Vendredi, à Nijni-Novgorod, à chaque fois qu’il effleurait la balle, un spasme parcourait le stade, le banc uruguayen tremblait : que va faire Mbappé ? Une course folle, un dribble déroutant, une reprise du tonnerre ? Pauvre Diego Laxalt, son garde du corps, il n’en menait pas large. Au fil des rencontres, l’attaquant français est devenu l’attraction de la compétition.
Mbappé est une fleur précoce. A son âge, 19 ans, ni Ronaldo(s) (et le Brésilien et le Portugais) ni Messi n’étaient titulaires en équipe nationale en Coupe du monde. Seul le Roi Pelé, en Suède, en 1958, tient la comparaison. En Championnat de France, en Ligue des champions, en équipe nationale (et chez son banquier), le crack brûle une à une les étapes. Avec décontraction, comme si tout allait de soi et que le bon Dieu du football avait programmé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Restent encore sous terre quatre enfants, ainsi que leur entraîneur, bloqués depuis le 23 juin.
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Thaïlande : quatre adolescents supplémentaires extraits de la grotte de Thuam Luang

Restent encore sous terre quatre enfants, ainsi que leur entraîneur, bloqués depuis le 23 juin.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 16h58
   





                        



   


Quatre adolescents thaïlandais ont été sortis lundi 9 juillet de la grotte de Thuam Luang, dans le nord du pays, dans laquelle ils étaient coincés depuis le 23 juin, ont annoncé les sauveteurs.
Il reste encore quatre jeunes footballeurs de l’équipe des Moo Pa (« cochons sauvages ») sous terre, ainsi que leur entraîneur de 25 ans.
Dimanche, quatre adolescents avaient déjà été extraits de la grotte et conduits à l’hôpital de Chiang Rai, capitale de la province du même nom, qui jouxte la frontière birmane. Selon le ministre de l’intérieur, Anupong Paojinda, ils sont en bonne santé. Ils sont encore « tenus à l’écart » de leurs parents, afin d’éviter qu’ils ne soient contaminés vu leur état de faiblesse, a précisé le chef de la cellule de crise.
Conditions difficiles
Les opérations de secours pour sauver ces enfants, âgés de 11 à 16 ans, et leur entraîneur, mobilisent quatre-vingt-dix plongeurs, dont plusieurs commandos de la marine thaïlandaise et une cinquantaine d’étrangers.
La pluie de mousson menaçant d’inonder ce réseau souterrain complexe, long d’une dizaine de kilomètres, constitue le principal défi pour les sauveteurs, qui redoutent de nouvelles précipitations avant la sortie de tout le groupe.
Outre les embûches le long du parcours de plongée, la situation est compliquée par le fait qu’une bonne partie des enfants ne savent pas nager et qu’aucun n’a jamais fait de plongée. Le manque d’espace ajoute aussi à la complexité des opérations alors que les sauveteurs doivent placer suffisamment de bouteilles d’oxygène sur le parcours de sortie.
Le mouvement de solidarité que suscite cet événement, couvert en direct à l’entrée des grottes, où campent un millier de journalistes thaïlandais et étrangers, est d’une ampleur sans précédent.
Voir nos infographies :

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le président turc a prêté serment lundi pour un nouveau mandat, avec de vastes pouvoirs dans un système dénoncé comme autocratique par ses détracteurs.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Turquie : quelles sont les mesures que prévoit Erdogan pour renforcer son pouvoir ?

Le président turc a prêté serment lundi pour un nouveau mandat, avec de vastes pouvoirs dans un système dénoncé comme autocratique par ses détracteurs.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 16h18
   





                        



   


Deux ans après avoir échappé à un putsch militaire, le président Recep Tayyip Erdogan a prêté serment lundi 9 juillet pour un nouveau mandat présidentiel de cinq ans.
Il inaugure une nouvelle ère dans l’histoire moderne de la Turquie avec le passage au système présidentiel, aux termes d’une révision constitutionnelle adoptée de justesse par référendum en avril 2017. Ce nouveau système, dénoncé comme autocratique par ses détracteurs, devrait se traduire par des pouvoirs accrus.
Au pouvoir depuis 2003 d’abord comme premier ministre puis président, M. Erdogan, 64 ans, a été confortablement réélu le 24 juin. Il a remporté l’élection présidentielle dès le premier tour, avec 52,6 % des voix, loin devant ses concurrents.
Dans quel contexte s’inscrit sa réélection ?
Son accession à cette « hyperprésidence » a lieu près de deux ans après une tentative de coup d’Etat, le 15 juillet 2016, menée par des militaires factieux et suivie de vastes purges notamment au sein des forces armées, la police et les administrations, avec l’arrestation ou le limogeage de dizaines de milliers de personnes.
La dernière vague de purges, annoncée dimanche, a touché plus de 18 000 personnes, en majorité des soldats et des policiers, qui ont été limogées par un décret-loi présenté comme le dernier sous l’état d’urgence instauré au lendemain du putsch manqué.
M. Erdogan « aura désormais le soutien institutionnel et légal pour contrôler quasiment tout », dans le cadre du nouveau système, explique Ayse Ayata, professeuse de sciences politiques à l’Université technique du Moyen-Orient (ÖDTÜ), à Ankara.

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Pourquoi parle-t-on d’« hyperprésidence » ?
Le poste de premier ministre sera supprimé, le chef de l’Etat détiendra désormais l’ensemble du pouvoir exécutif et pourra promulguer des décrets. Il nommera également six des treize membres du Conseil des juges et procureurs (HSK), chargé de nommer et destituer le personnel du système judiciaire.
Et, comme le président est aussi le chef de sa formation politique, « il aura le contrôle des députés de son parti, ce qui signifie que le président aura le contrôle sur les branches exécutive, judiciaire et législative du pays », explique Emre Erdogan, professeur de sciences politiques à l’université Bilgi à Istanbul.
« Un tel système crée un vaste espace d’opportunités pour qu’un président (…) gouverne le pays à lui seul », ajoute-t-il.

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Avec quelles forces devra-t-il gouverner ?
Lors des élections législatives qui se sont tenues en même temps que la présidentielle, le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) de M. Erdogan a obtenu 295 sièges sur 600, et son allié, le Parti d’action nationaliste (MHP), 49 sièges.
Ainsi, dans la nouvelle législature, l’AKP ne dispose pas seul de la majorité et comptera sur le soutien du MHP pour contrôler le Parlement. Mais « avec le temps, le MHP pourrait reconsidérer sa position et formuler des exigences », comme des postes au gouvernement, des concessions ou des emplois, estime Mme Ayata.
De nombreux experts craignent que l’alliance avec le MHP conduise à un durcissement de la politique menée par M. Erdogan, notamment sur la question kurde.

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A quoi le nouveau gouvernement devrait-il ressembler ?
Après sa prestation de serment lundi, M. Erdogan présentera un nouveau gouvernement resserré qui devrait compter seize ministères, contre vingt-six (sans compter le premier ministre) actuellement. Plusieurs ministères seront donc fusionnés, comme le ministère des affaires européennes, qui fera désormais partie du ministère des affaires étrangères.
La présidence s’appuiera également sur des « commissions » et des bureaux consacrés à divers secteurs, même si les détails de leurs compétences ne sont pas encore connus.
Répondant aux critiques de l’opposition sur l’ampleur de ses pouvoirs, M. Erdogan répète que le nouveau système est un gage d’efficacité pour relever les défis auxquels fait face la Turquie.
Quels défis attendent le président ?
Le plus pressant semble être la crise économique qui se dessine avec une inflation élevée, la dévaluation de la monnaie et un important déficit des comptes courants, en dépit d’une croissance solide.
Cette situation est en partie due à un manque de confiance des marchés dans la stratégie économique du président turc, qui ne cesse d’appeler à baisser les taux d’intérêt pour combattre l’inflation, alors que la plupart des économistes préconisent le contraire.

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Parcoursup 2018 : sans affectation, plus de 10 000 candidats ont saisi leur recteur d’académie

A l’issue des résultats du bac, le dispositif « meilleurs bacheliers » a débuté, tandis que les candidats restés en attente pour tous leurs vœux ont eu le droit de saisir les commissions d’accès à l’enseignement supérieur.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 18h44
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 19h22
    |

            Soazig Le Nevé








                        



   


Contrairement aux prévisions, les résultats du bac, publiés vendredi 6 juillet, n’ont pas fait beaucoup diminuer les files d’attente sur Parcoursup. Lundi 9 juillet, les candidats n’ayant reçu que des « non » ou en liste d’attente pour tous leurs vœux sont encore au nombre de 137 135, ce qui signifie que seuls 5 500 bacheliers sont sortis de cette catégorie en trois jours.
L’appel d’air a donc été modeste. Au total, 674 915 candidats ont désormais reçu au moins une proposition, et parmi eux, 408 585 ont accepté définitivement une affectation (en ne conservant aucun vœu où ils étaient « en attente de place »), soit 10 327 candidats de plus que le 6 juillet. Quant au nombre de candidats qui ont quitté la plate-forme, il atteint 18 286, soit près de 6 000 de plus que le jour des résultats du bac.

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Droit de saisine élargi
Alors que l’heure n’est pas encore au dénouement — le processus d’affectation sur Parcoursup court jusqu’en septembre —, deux dispositifs pourraient néanmoins accélérer les choses : d’une part, les candidats restés en attente pour tous leurs vœux et ayant obtenu leur bac (le 6 juillet ou à l’issue des rattrapages) ont pu commencer à saisir la commission d’accès à l’enseignement supérieur de leur académie afin qu’elle les accompagne et leur fasse une proposition d’affectation. Une telle saisine était auparavant réservée aux candidats n’ayant reçu que des réponses négatives (c’est-à-dire ceux qui avaient uniquement fait des demandes dans des formations sélectives, sans obtenir une seule réponse positive).
Les candidats désormais concernés ont reçu un message et une notification leur signalant cette possibilité, et plus de 5 000 d’entre eux ont saisi le recteur depuis. Le nombre de saisines a ainsi plus que doublé en trois jours, passant de 4 957 saisines à 10 105.
Dispositif « meilleur bachelier » étendu
D’autre part, les recteurs ont aussi à gérer un autre flux : celui des « meilleurs bacheliers », qui ont obtenu une mention et qui figurent parmi les 10 % d’élèves ayant obtenu la moyenne la plus élevée de leur série ou spécialité du baccalauréat dans leur lycée.

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Comme le dit un décret du 29 juin, la version 2018 de ce dispositif prévoit de faire bénéficier ces élèves brillants d’un accès prioritaire à des formations sélectives, mais aussi désormais, à des formations non sélectives dispensées par les établissements publics, à condition qu’ils y aient formulé et maintenu un vœu où ils étaient « en attente d’une place ».
La liste des meilleurs bacheliers a été arrêtée par le recteur d’académie après les résultats du premier groupe d’épreuves du baccalauréat, vendredi 6 juillet. Les candidats concernés ont ainsi pu remonter en tête de liste d’attente des formations concernées sur Parcoursup, dès samedi 7 juillet, voire obtenir une proposition de place depuis.
Le nombre de places réservées dans le cadre de ce dispositif n’est pas précisé. Le décret rappelle prudemment que pour fixer ce quota, le recteur « tient compte de la capacité d’accueil de la formation ».
Interrogé le 22 juin par Le Monde, Philippe Vincent, secrétaire général du syndicat majoritaire chez les chefs d’établissement SNPDEN-UNSA, rappelait qu’au moment de la publication des résultats du bac, « le recrutement des établissements est généralement bouclé » et qu’il était « difficile de générer des places à ce moment-là ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Relatée sur les réseaux sociaux, la rencontre entre deux passagers d’avion pose de nombreuses questions sur l’intimité à l’heure de la transparence permanente.
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#PlaneBae : La « belle rencontre » dans un avion vire au cauchemar pour la vie privée

Relatée sur les réseaux sociaux, la rencontre entre deux passagers d’avion pose de nombreuses questions sur l’intimité à l’heure de la transparence permanente.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 12h28
    |

                            Bastien Lion








                        


L’histoire commence sur un vol New York-Dallas. Séparée de son mari dans l’avion, Rosey Blair, actrice et photographe, échange sa place avec une jeune femme pour retrouver son cher et tendre. Pour la blague, elle imagine que le nouveau voisin de cette passagère anonyme sera « l’amour de sa vie ».
Tout au long du trajet, Rosey Blair rapporte sur Snapchat la rencontre entre les deux inconnus. Photos à l’appui, elle décrit leur discussion et les points communs qu’ils se trouvent, non sans ajouter quelques commentaires croustillants sur l’absence d’alliance à leurs annulaires, les cheveux détachés de la jeune femme au retour des toilettes ou leur proximité physique en dépit de la chaleur ambiante. Mme Blair va même jusqu’à payer pour utiliser le wi-fi, ayant dépassé l’heure gratuite proposée à chaque passager, pour poursuivre son récit.

Last night on a flight home, my boyfriend and I asked a woman to switch seats with me so we could sit together. We… https://t.co/GtI1aYdWCq— roseybeeme (@Rosey Blair)


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A la sortie de l’avion, elle affirme avoir découvert que les deux tourtereaux présumés vivent tous deux à Dallas, se réjouissant du potentiel « happy ending ». Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Le lendemain matin, Rosey Blair publie sur Twitter une soixantaine de captures d’écran de ses stories Snapchat. Le premier message est retweeté plus de 350 000 fois. La machine s’emballe. Les commentaires affluent sur le réseau social, et les articles commencent à pleuvoir sur la « love story » des « #planebae » (« les amoureux de l’avion »), publiée sans l’autorisation des deux passagers.
Très vite, les internautes se lancent à la recherche des deux protagonistes. Leurs noms, visages et professions sont rapidement découverts et affichés sur les réseaux sociaux. L’homme de l’avion est Euan Holden, un ancien footballeur, qui prend la chose plutôt bien et entre même en contact avec Rosey Blair, qui le décrira plus tard comme « un vrai gentleman ».

Hilarious... Knew you were taking pictures 😂 https://t.co/dTuFA8RI1O— EuanHolden (@Euan Holden)


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Messages injurieux sur Instagram
Mais la jeune femme, elle, ne donne aucun signe de vie. Elle a même supprimé plusieurs de ses comptes sur les réseaux sociaux – de nombreux commentaires insultants et dégradants sont en effet venus polluer son compte Instagram.

In non-political news (and partially motivated by @_ElizabethMay speaking out) - I've been thinking a lot about the… https://t.co/XjaczHoSiJ— Celeste_pewter (@Celeste P.)


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Présentée comme un conte de fées modernes par de nombreux médias, l’histoire est aussi celle d’une invasion de vie privée – et un exemple de la manière dont le harcèlement en ligne touche plus particulièrement les femmes. Depuis la publication des messages, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer le récit de Rosey Blair. Pendant que la jeune femme de l’avion disparaissait d’Internet, l’auteure du récit a, elle, gagné plus de 60 000 abonnés Twitter et est passée à la télévision dans des émissions à succès.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Un rapport, que « Le Monde » s’est procuré, montre qu’« entre 1 666 et 4 000 » contaminations auraient été évitées si l’Agence du médicament avait autorisé plus vite le Truvada.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/07/2018
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L’IGAS dénonce les retards de la prévention contre le sida

Un rapport, que « Le Monde » s’est procuré, montre qu’« entre 1 666 et 4 000 » contaminations auraient été évitées si l’Agence du médicament avait autorisé plus vite le Truvada.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 16h05
    |

            Paul Benkimoun








                        



                                


                            
La France a été le premier pays en Europe à permettre, en 2016, l’utilisation du Truvada, un traitement anti-VIH pour prévenir la contamination d’une personne séronégative lors de rapports sexuels à risques. C’est ce que l’on appelle la prophylaxie pré-exposition (PrEP), qui fait actuellement l’objet d’une campagne d’affichage par l’association Aides. Une mesure mise en œuvre avec succès, mais trois ans après que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait été saisie par l’association Aides, et trois ans et demi après que son homologue américaine, la Food and Drug Administration, l’avait autorisée, le 16 juillet 2012. Sans ce retard, plusieurs milliers de contaminations auraient pu être évitées.
Selon un rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) que Le Monde s’est procuré, ce délai résulte principalement d’une instruction « anormalement longue » de la part de l’ANSM. La mission avait été mandatée le 15 mars 2017 par la ministre de la santé de l’époque, Marisol Touraine, et confiée à deux inspecteurs, Gilles Duhamel et Aquilino Morelle.

Retards accumulés
Pour comprendre les enjeux du sujet, il faut partir de deux faits marquants dans l’épidémie d’infections par le VIH. Le premier est la persistance, depuis plusieurs années en France, de plus de 6 000 nouvelles contaminations par an, en particulier chez des hommes ayant des rapports homosexuels. Le second tient au rôle central tenu par le préservatif, « instrument principal, pour ne pas dire unique, de la prévention de l’infection par le VIH », indique le rapport de l’IGAS.
Le rapport rappelle que « contrairement à une idée très répandue, loin d’avoir une “efficacité de 100 %”, le préservatif n’atteint dans ce domaine que des taux de 80 % chez les hétérosexuels et de 70 % chez les “hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes” ». Ce qui justifie d’élargir la palette des outils de prévention.
Lorsque, le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Une carte du fabricant de matériel sportif Polar laissait deviner l’identité de centaines d’officiers du renseignement et de militaires occupant des postes sensibles.
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Des centaines d’espions et de militaires identifiables à cause d’une application sportive

Une carte du fabricant de matériel sportif Polar laissait deviner l’identité de centaines d’officiers du renseignement et de militaires occupant des postes sensibles.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 17h59
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 18h33
    |

            Martin Untersinger








                        


Des centaines d’officiers d’agences de renseignement et de militaires déployés sur des zones et installations sensibles du monde entier pouvaient jusqu’à il y a peu être identifiés et localisés sur Internet.
C’est ce qu’ont découvert le média néerlandais De Correspondent et le site d’investigation Bellingcat en épluchant la carte que mettait à disposition Polar, un fabricant de matériel sportif connecté, sur laquelle étaient agrégés et disponibles les parcours que réalisaient ses utilisateurs depuis 2014.
Après quelques recherches, les deux médias ont identifié nommément des officiers de la National Security Agency (NSA) américaine, du MI6 et du Government Communications Headquarters (GCHQ) britanniques, des services de renseignement militaires et extérieurs russes, mais aussi des militaires basés à Guantanamo (Cuba), à Gao (Mali) ou en Afghanistan… Ils ont également pu retrouver des salariés d’installations nucléaires, de prisons de haute sécurité, ou des troupes stationnées à la frontière entre les deux Corées. Et sont parvenus, dans de nombreux cas, à retrouver leur adresse civile, voire le nom et le visage de certains de leurs proches.
En France, selon des données transmises au Monde par De Correspondent, 103 individus ont été repérés à proximité immédiate du siège de la direction générale de la sécurité extérieure(DGSE), dans le XXe arrondissement de Paris. Impossible, maintenant que Polar a désactivé sa carte, de savoir s’il s’agit uniquement d’officiers du service français de renseignement ou de simples habitués du secteur. Mais les deux médias sont cependant parvenus à repérer un programmeur informatique travaillant à l’intérieur de la DGSE, qu’ils ont identifié via son profil LinkedIn.

   


Des informations faciles à récupérer
Ces informations extrêmement sensibles n’étaient pas très difficiles à récupérer, de nombreux utilisateurs de matériel Polar choisissant de poster leur activité en ligne de manière publique.
La carte de Polar permettant de voir — et d’aspirer informatiquement — tous les exercices pour chaque utilisateur, il était facile de déduire le domicile de chaque utilisateur, son lieu de travail, voire de corréler les deux en repérant la zone où débutaient ou se terminaient ses exercices. De Correspondent et Bellingcat ont ainsi repéré de nombreux individus occupant des postes sensibles. Les informations du profil (ville, nom…) pouvaient ensuite être croisées à des éléments disponibles par ailleurs sur Internet (CV en ligne, réseaux sociaux…). Sur un échantillon de cent personnes, les équipes des deux médias sont parvenues à en identifier quatre-vingt-dix « en quelques minutes ».
Dans un communiqué, Polar a dit suspendre ses fonctionnalités cartographiques. Malgré l’absence de mécanismes de protection, la marque a rejeté la faute sur ses utilisateurs :
« Nous sommes en train d’analyser les options qui permettront à nos clients de continuer à utiliser la fonctionnalité Explore, tout en prenant des mesures complémentaires pour leur rappeler de ne pas partager publiquement des données GPS d’endroits sensibles. »
Les informations qui pouvaient être récupérées très facilement sur le site de Polar sont très sensibles. Obtenir l’identité, voire l’adresse de résidence, d’un officier d’une agence de renseignement ou d’un militaire déployé à l’étranger en zone sensible peut être le prélude à des mesures de rétorsion contre lui-même ou sa famille. Les informations recueillies peuvent être exploitées par un service étranger, voire compromettre sa mission si elle est remplie sous une identité d’emprunt. Elles peuvent aussi trahir l’identité de certaines sources. Les identités réelles des officiers de renseignement et de leurs sources sont des informations protégées par la loi. En France, révéler l’identité d’un officier d’un service de renseignement ou de sa source peut être puni de cinq ans de prison et de 75 000 euros d’amende.

        Lire :
         

          Une application de jogging menace la sécurité des bases militaires



Ce n’est pas la première fois qu’une application sportive se révèle trop bavarde quant à la fonction de certains de ses utilisateurs. En janvier, l’application Strava était sous le feu des projecteurs pour avoir laissé apparaître certaines bases militaires censées rester discrètes. A l’époque, le ministère des armées avait « mis en garde » les troupes contre la diffusion imprudente de données de localisation. Son homologue américain avait déclaré « affiner » les consignes qu’il donnait déjà à ses soldats.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le président américain a promis d’annoncer, le 9 juillet – si ce n’est plus tôt –, le nom du successeur du juge Anthony Kennedy, parti à la retraite.
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Les trois candidats de Trump pour la Cour suprême

Le président américain a promis d’annoncer, le 9 juillet – si ce n’est plus tôt –, le nom du successeur du juge Anthony Kennedy, parti à la retraite.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 18h42
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 19h24
    |

            Pierre Bouvier








                        



   


Après l’annonce du départ à la retraite d’Anthony Kennedy, l’un des juges de la Cour suprême des Etats-Unis, le président Donald Trump s’apprête à désigner son successeur. Le processus d’audition est mené par Don McGahn, le conseiller juridique de la Maison Blanche, depuis le 20 janvier 2017. Donald Trump a promis d’annoncer son choix le 9 juillet, si ce n’est plus tôt.

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Pour remplacer le juge Kennedy, catholique d’origine irlandaise, la Maison Blanche dispose d’une liste de candidats potentiels. Selon le Wall Street Journal, le président, qui compte opter pour une personnalité issue du courant « originaliste » (soutenant que la Constitution doit s’interpréter en s’en tenant à la signification qu’elle avait en 1787), aurait réduit sa sélection à trois candidats catholiques : Brett Kavanaugh, Amy Coney Barrett et Raymond Kethledge.
L’enjeu de cette nomination est important : elle peut transformer le visage des Etats-Unis pour des dizaines d’années, notamment sur des sujets aussi importants que l’avortement, la santé, le mariage homosexuel ou la limitation des pouvoirs de l’exécutif.

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Brett Kavanaugh, le favori
Depuis douze ans, Brett Kavanaugh est juge à la cour d’appel fédérale de la ville de Washington. Catholique, âgé de 53 ans, diplômé de l’école de droit de Yale (1990), il a fait partie de l’équipe du procureur indépendant Kenneth Starr qui a poursuivi Bill Clinton lors de l’affaire Monica Lewinsky, en 1998.
Après ce premier fait d’arme, il a travaillé comme assistant auprès du juge Anthony Kennedy à la Cour suprême et auprès de deux juges de cours d’appel fédérales. Il a ensuite rejoint l’équipe juridique de George W. Bush pendant l’imbroglio du recomptage des voix en Floride lors de l’élection présidentielle du 7 novembre 2000, avant d’entrer à la Maison Blanche, dans les équipes juridiques.
En 2003, le président Bush l’a nommé à la cour d’appel fédérale de Washington, à laquelle il a été confirmé par le Sénat, en mai 2006. Si son CV et son expérience font de lui le candidat le plus en vue, il a contre lui d’avoir commencé sa carrière aux côtés du juge Kennedy, qui a déçu les conservateurs sur les questions liées à l’avortement ou aux droits des homosexuel·le·s.
Pis, il a servi George W. Bush et compte parmi ses soutiens Karl Rove (ancien conseiller du 43e président des Etats-Unis), qui a déclaré pendant la campagne présidentielle de 2016 que Donald Trump était un « idiot complet ». Compte tenu de l’inimitié entre le clan Bush et la présidence Trump, sa désignation n’est pas assurée. Ann Coulter, une éditorialiste conservatrice qui a l’oreille du président, a tweeté : « Kavanaugh est clairement le meilleur choix. Mais [Amy Coney] Barrett serait la plus drôle. »
Amy Coney Barrett, la « rookie »
A 46 ans, Amy Coney Barrett est la favorite des électeurs chrétiens, qui prennent volontiers la plume dans Bloomberg ou The Week pour défendre sa candidature. Comme Brett Kavanaugh, elle a travaillé comme assistante à la Cour suprême, pour le juge conservateur Antonin Scalia (1998-1999), avant d’intégrer un cabinet juridique de Washington (1999-2002). Mais c’est à l’université qu’elle a passé l’essentiel de sa carrière, enseignant le droit à l’université de Notre-Dame (2002-2017), dans l’Indiana, dont elle est diplômée.
Elle est mère de sept enfants – dont deux adoptions – et sa foi catholique a fait l’objet de débats lors de sa confirmation à la cour d’appel fédérale de Chicago, en 2017 : la sénatrice démocrate Diane Feinstein l’a accusée de mettre trop en avant sa foi dans ses décisions.
La choisir serait pour Donald Trump une manière de provoquer les libéraux, écrit un chroniqueur du New York Times, ajoutant que les partisans de Mme Barrett se réjouissent à l’idée qu’une femme à la Cour suprême puisse mener le combat de l’abolition de l’arrêt Roe v. Wade (1973), qui a reconnu l’avortement comme un droit constitutionnel. Si elle entrait à la Cour suprême, elle en deviendrait la quatrième femme.
Dans une série de tweets, lundi 2 juillet, Chuck Schumer, le leader des sénateurs démocrates, a tiré le signal d’alarme concernant cette candidature, rappelant ses principales prises de position sur des sujets-clés comme l’avortement et l’Obamacare.
Le New York Times spécule, de son côté, sur son âge : trop jeune, elle pourrait être gardée en réserve par la Maison Blanche, notamment pour remplacer la juge Ruth Bader Ginsburg, âgée de 85 ans.
Raymond Kethledge, l’outsider
Le Washington Post écrit que, dans son processus de sélection, la Maison Blanche cherche un « deuxième juge Gorsuch », un conservateur nommé au début de l’année 2017 à la Cour suprême par Donald Trump pour remplacer Antonin Scalia, mort en février 2016.
Ce pourrait être Raymond Kethledge, catholique, âgé de 51 ans, juge à la cour d’appel fédérale de Cincinnati (Ohio). Même s’il ne fait pas figure de favori, comparé à Brett Kavanaugh. Comme Amy Coney Barrett, il n’est pas un pur produit de l’« Ivy League », les huit meilleures universités américaines. Diplômé de l’école de droit de l’université du Michigan (1993), M. Kethledge a commencé sa carrière juridique comme assistant d’un juge de la Cour d’appel fédérale de Cincinnati, puis conseiller juridique d’un sénateur républicain du Michigan (1995-1997), avant de devenir assistant pour le juge Kennedy (1997-1998).
Entre 1998 et 2006, il a multiplié les expériences, travaillant pour des cabinets d’avocats, comme juriste d’entreprise pour Ford et professeur de droit.
En 2006, il a été nommé à la cour d’appel fédérale de Cincinnati par George W. Bush, mais n’a été confirmé qu’en 2008. En 2016, le président Trump l’a inscrit sur sa liste de candidats potentiels à la Cour suprême.
En 2017, il a coécrit avec Michael S. Erwin, ancien officier passé par West Point, un livre intitulé Lead Yourself First : Inspiring Leadership Through Solitude (dirigez-vous d’abord : inspirer le leadership par la solitude).
Le Washington Post rappelle que ne pas appartenir à l’élite, pratiquer la chasse et la pêche à la ligne et venir du Midwest, qui a élu le président, pourraient au contraire constituer de sérieux atouts aux yeux de Donald Trump et de son électorat.
Les élections de mi-mandat comme toile de fond
Richard Friedman, un spécialiste de l’histoire de la Cour suprême, qui enseigne le droit constitutionnel à l’université du Michigan, résume dans The Detroit News la problématique du choix que doit opérer le président, à la lumière des élections de mi-mandat : « [Donald] Trump a besoin d’un candidat qui peut emporter l’adhésion de républicains modérés comme les sénatrices Susan Collins du Maine et Lisa Murkowski, de l’Alaska, toutes deux favorables à l’avortement [et à l’Obamacare], ou gagner le soutien d’élus démocrates menacés. »
Les démocrates sont justement en embuscade. Le président bénéficiant d’une courte majorité (51-50) au Sénat, ils comptent faire campagne auprès de Lisa Murkowski et Susan Collins pour qu’elles rejettent un candidat trop conservateur, rapporte le Washington Post. Ils comptent aussi faire campagne auprès de trois sénateurs démocrates (Heidi Heitkamp, Joe Manchin et Joe Donnelly) qui ont voté la confirmation de Neil Gorsuch.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Japan Expo, qui s’est achevée dimanche 8 juillet, à Villepinte, mettait cette année à l’honneur ce genre culte du manga, qui peine à se renouveler.
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Space opera japonais : faute d’héritiers, les anciens reprennent du service

Japan Expo, qui s’est achevée dimanche 8 juillet, à Villepinte, mettait cette année à l’honneur ce genre culte du manga, qui peine à se renouveler.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 12h46
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 13h03
    |

            Pauline Croquet








                        


Cette année, la convention Japan Expo, qui vient de s’achever au Parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis), battait pavillon galactique. Avec notamment une célébration des 40 ans de l’aventurier Cobra, l’un de ses meilleurs ambassadeurs, le Salon s’était mis aux couleurs du space opera, ce genre de la science-fiction où l’action se déroule dans l’espace.
Sur les stands, parmi les mangas de science-fiction, difficile toutefois de trouver des séries de space opera. Tout le monde d’ailleurs ne s’accorde pas sur la définition du genre, ni sur les séries qui doivent y figurer : « Si la technologie est une fin en soi dans l’histoire ou un argument narratif, alors pour moi il s’agit de science-fiction, avance, de son côté, Grégoire Hellot, à la tête des éditions Kurokawa. Par exemple dans Star Wars, ils ne s’embêtent pas à expliquer comment les vaisseaux volent, le cœur de l’intrigue c’est le drame entre les personnages. » 
Kurokawa était l’un des rares éditeurs à mettre en avant un space opera japonais à la Japan Expo, avec la publication récente des Héros de la galaxie, une saga qui, dans un futur lointain, met en scène la rivalité entre deux personnages, Reinhard von Lohengramm et Yang Wen-li, sur fond de guerre entre deux états interstellaires, l’Empire galactique monarchique et l’Alliance des planètes libres démocratique.

Bien que récent, ce manga est une nouvelle adaptation d’une série de dix romans de Yoshiki Tanaka extrêmement populaires des années 1980. Une déclinaison animée du même nom est également disponible actuellement sur la plate-forme française de vidéo ADN. L’autre nouveauté space opera du Salon, c’est la série animée Space Battleship Yamato 2202, un reboot d’un classique de l’anime japonais peu connu dans l’Hexagone. Yamato, du nom d’un cuirassé de la seconde guerre mondiale, est même l’une des toutes premières œuvres à consacrer le genre au Japon en 1974. Née de l’imagination de Yoshinobu Nishizaki et de Leiji Matsumoto, pape du manga spatial, la série raconte la lutte entre la flotte de Gamilas, qui veut rendre la Terre inhabitable, et la Force de défense terrienne.
Ces dernières années, l’écrasante majorité des œuvres de space opera japonais proposées sont des adaptations, des remakes ou des suites de saga célèbres, à l’instar du film et du nouveau manga Albator, le corsaire de l’espace inventé par Leiji Matsumoto proposés au public en 2013.

Passé de mode
Connu et identifié, même à l’étranger, le space opera nippon s’est quelque peu tari. Plusieurs raisons à cela : « Le space opera n’est pas vraiment à la mode au Japon, remarque Grégoire Hellot. Ce sont des histoires qui sont extrêmement longues, et le marché de l’édition ne va pas signer des plans quinquennaux pour des séries. » Et d’ajouter, pragmatique, « les décors spatiaux, les vaisseaux, c’est fastidieux à dessiner dans le manga, ça coûte du travail ».
Pour autant, selon Thomas Sirdey, cofondateur de Japan Expo, le thème reste dans l’air du temps, et la convention a un devoir de transmission auprès des plus jeunes : « Ma génération est arrivée dans le manga grâce à Cobra ou Albator. Ce sont des œuvres cultes et formatrices. L’œuvre de Buichi Terasawa [Cobra] est une clé de lecture du manga shonen d’aujourd’hui. Il a influencé de nombreux autres auteurs. »

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                Buichi Terasawa, le Cobra mord encore



La sortie de grandes sagas américaines comme Star Wars ou Star Trek et la conquête spatiale avaient été déterminantes pour le space opera japonais dans les années 1970 et 1980. « Il y avait déjà des histoires spatiales, avec des robots notamment. Mais l’idée du voyage interstellaire va permettre aux auteurs comme Leiji Matsumoto d’extrapoler des aventures et des situations à l’extrême. C’est un exutoire », analyse Yvan West Laurence, fondateur et ancien rédacteur en chef du magazine spécialisé AnimeLand. « Peut-être que leur retour réussi signera aussi celui des séries space opera japonaises », avance Karim Talbi, patron des éditions Isan, qui rééditent une partie de l’œuvre Cobra, rappelant que du côté des comics, « les Gardiens de la galaxie ont eu beaucoup de succès. Or leur héros, Star-Lord, c’est un peu le même genre que Cobra ».

Epique et grandiloquent
Les créateurs japonais ont cependant apporté leur touche à ce registre inventé en Occident. « Une dimension épique, de la chevalerie exacerbée avec parfois des valeurs très nationalistes », explique Yvan West Laurence. « Une esthétique androgyne, une grandiloquence, une notion de l’honneur et du sacrifice poussés à fond et qui pouvaient paraître ringards en Occident », détaille Grégoire Hellot.
Faute de nouveauté, ces grands classiques sont d’ailleurs remaniés chaque décennie dans de multiples versions pour être proposés à une nouvelle génération de jeunes lecteurs et spectateurs. Sans vraiment lasser le public. Répétitif, le space opera japonais ? « Ce serait comme reprocher à la légende arthurienne d’être répétée et répétitive », rétorque amusé Yvan West Laurence.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Dawn Sturgess, sans lien apparent avec la Russie, est morte après avoir « manipulé un objet contaminé ».
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La mort de la Britannique empoisonnée au Novitchok relance la tension entre Londres et Moscou

Dawn Sturgess, sans lien apparent avec la Russie, est morte après avoir « manipulé un objet contaminé ».



Le Monde
 |    09.07.2018 à 10h36
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 13h07
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Quelques heures après des paroles apaisantes du ministre de l’intérieur britannique Sajid Javid à l’égard de la Russie, Dawn Sturgess, la femme britannique de 44 ans contaminée à l’agent neurotoxique Novitchok, est décédée dimanche 8 juillet au soir à l’hôpital de Salisbury (sud-ouest de Londres) où elle avait été admise huit jours plus tôt. Le décès de Dawn Sturgess, femme sans lien apparent avec la Russie et probable victime collatérale de la tension entre Moscou et Londres, a déclenché l’ouverture d’une enquête pour meurtre par Scotland Yard. Peu après l’annonce de la mort de cette mère de trois enfants, la première ministre Theresa May s’est déclarée « horrifiée et choquée ». « La police et les agents de sécurité travaillent pour établir les faits de manière urgente, a-t-elle ajouté. Le gouvernement apporte tout son soutien à la population locale, confrontée à cette tragédie. »

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                Royaume-Uni : la Britannique contaminée au Novitchok est morte



Dawn Sturgess, qui vivait dans un foyer pour sans-abri, était tombée subitement et gravement malade, vendredi 29 juin, après avoir, selon la police antiterroriste « manipulé un objet contaminé ». L’objet en question pourrait être une seringue ou un récipient qui contenait l’agent innervant utilisé le 4 mars contre l’agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia, également à Salisbury. La mère de famille avait été retrouvée inconsciente à Amesbury dans la maison de son compagnon Charlie Rowley, 45 ans, à une douzaine de kilomètres de Salisbury. Ce dernier, contaminé comme elle, restait dans un état critique lundi 9 juillet au matin.
Plusieurs versions du poison
Les experts du laboratoire spécialisé de Porton Down ont établi que le couple a été contaminé par le même type de Novitchok que celui utilisé contre les Skripal, sans pouvoir préciser si le poison provenait du même lot. Ce produit, conçu du temps de l’Union soviétique, agit sur le système nerveux. Il en existe plusieurs versions, dont aucune ne se décompose rapidement.
L’apparente guérison de Sergueï et Ioulia Skripal, qui sont sortis de l’hôpital de Salisbury après quelques semaines et sont maintenus dans un lieu tenu secret, avait apaisé les habitants de la région de Salisbury. Mais la mort de Dawn Sturgess et la possibilité que des échantillons de Novitchok se trouvent encore dans la nature risquent de raviver leurs doutes sur l’efficacité des vastes opérations de décontamination mises en œuvre par l’armée. Avant le décès de Mme Sturgess, les autorités laissaient entendre que ce nouvel épisode inattendu pouvait aboutir à des révélations sur le mode opératoire utilisé lors de l’empoisonnement des Skripal attribué par Londres à la Russie.
En visite à Salisbury dimanche pour rassurer les habitants, le ministre de l’intérieur Sajid Javid avait adopté un ton plus modéré à l’égard de Moscou, sommé dans un premier temps de s’expliquer sur ce deuxième double empoisonnement. Affirmant que le gouvernement britannique n’avait « aucun projet pour le moment » d’imposer de nouvelles sanctions à la Russie, il avait appelé à « ne pas tirer de conclusions hâtives » des événements de Salisbury.
Le Kremlin a, de son côté, jugé « absurde » lundi d’associer la Russie à la mort de Mme Sturgess.

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                Qu’est-ce que le Novitchok, poison neurotoxique d’origine soviétique ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Les victimes s’attribuent à tort la responsabilité de leur mal-être. En France, seulement 60 % de ceux qui ne croient pas être victimes de burn-out n’ont aucun risque de l’être.
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Burn-out : pourquoi les salariés sont-ils dans le déni ?

Les victimes s’attribuent à tort la responsabilité de leur mal-être. En France, seulement 60 % de ceux qui ne croient pas être victimes de burn-out n’ont aucun risque de l’être.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 17h46
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 19h07
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

Près de 3,2 millions de Français seraient en risque élevé de burn-out selon le cabinet Technologia, tandis que l’agence nationale Santé publique France ne compte que 30 000 cas avérés d’épuisement professionnel.
Le fossé entre ces deux bilans a de quoi donner le vertige. Peut-on parler de déni ? Sur la base du Job Burnout Invetory, un questionnaire mis au point en 2016 par trois chercheurs (Moïra Mikolajczak, Thomas Pirsoul, Isabelle Roskam) de l’université catholique de Louvain (Belgique) pour évaluer le risque de burn-out, la start-up Moodwork a lancé à la fin 2017 le dispositif testmyburnout.com permettant à chaque salarié de s’autoévaluer. En juin, plus de 7 000 personnes s’étaient exprimées quant à leur conviction d’être (ou non) en burn-out et avaient répondu à une série de questions concernant leur charge de travail, leurs relations avec leurs collègues, leur mémoire, leur sommeil, etc.

Les données ainsi recueillies pour mesurer l’épuisement professionnel ont révélé que sur les 2 851 personnes déclarées « absolument pas » en burn-out, seules 1 733 ne présentaient aucun risque (60 %). 738 étaient même en « risque élevé de burn-out ». Le contraste important entre le niveau de burn-out et le ressenti des salariés a reposé la question d’un éventuel déni. Moodwork a demandé au responsable du pôle recherche du Lab RH, Jean Pralong, professeur de gestion des ressources humaines, d’approfondir le travail de recherche.

« Après avoir indiqué aux salariés quelques symptômes pour reconnaître le burn-out : épuisement, état dépressif, difficultés à mener ses tâches à bien, on les a interrogés sur les causes possibles du burn-out d’un salarié, ou de leur propre burn-out », explique Jean Pralong. La différence de résultat, selon que le burn-out les concerne directement ou pas, confirme le déni des salariés et donne un début d’explication.
Tendance à dédouaner l’entreprise
Quand il s’agit du burn-out...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Merveilleux conteur, Benedikt Erlingsson met en scène une saga foisonnante dans les Hautes terres d’Islande.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/07/2018
Découvrir l’application


                        

« Woman at War » : le combat ordinaire d’une guerrière écolo

Merveilleux conteur, Benedikt Erlingsson met en scène une saga foisonnante dans les Hautes terres d’Islande.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 07h36
    |

            Véronique Cauhapé








                        



   


L’avis du « Monde » – à ne pas manquer
Au commencement était la terre. Un paysage gorgé d’eau, où se découpe la silhouette d’une amazone pointant la flèche de son arc vers les câbles d’une ligne à haute tension. Halla, le personnage, est une guerrière, une militante écologique qui agit seule. Obstinée, déterminée à mettre en difficulté l’industrie locale de l’aluminium. L’un des moyens pour y parvenir est de couper l’alimentation en électricité.

        Lire la rencontre avec :
         

          Halldora Geirharosdottir, garantie sans collagène ni phosphate



Au deuxième jour, Halla, quinquagénaire tranquille, est de retour dans la vie ordinaire où elle enseigne le chant, pratique le yoga et, fait nouveau, s’apprête à devenir maman. Sa demande d’adoption ayant enfin abouti, il va lui falloir aller chercher la petite fille qui l’attend en Ukraine et abandonner définitivement ses entreprises de sabotage. Mais pas avant d’avoir mené une ultime attaque, la plus dangereuse, contre les pollueurs.

        Lire la critique parue lors du Festival de Cannes :
         

          « Woman at War », un « Peau d’âne » de l’écologie



Dans ce cadre qui ne perdra pas de vue son propos, ni l’engagement qu’il défend, et en respectant une forme narrative classique, Woman at War se hasarde ensuite à des dérèglements où l’inattendu surgit par des voies (et des voix) diverses. Le film multiplie les pistes narratives et les genres, construit un récit foisonnant, conduit à un voyage dont il se plaît à nous distraire pour mieux en cacher la destination.
La nature comme protagoniste
Auteur, acteur, metteur en scène, homme de théâtre et d’Islande, Benedikt Erlingsson est, à tous ces titres, un merveilleux conteur d’histoires. Issu d’une culture qui s’est distinguée aux XIIe et XIIIe siècles par la saga, fleuron de la littérature médiévale où se racontait la vie d’un personnage, de sa naissance à sa mort, le cinéaste montre dans chacun de ses films qu’il en est bel et bien l’héritier. Dans Woman at War, comme dans son précédent et premier long-métrage, Des chevaux et des hommes (2013), qui suivait les tribulations, à la fois héroïques et ridicules d’une petite communauté d’éleveurs et de leurs animaux, Benedikt Erlingsson met en scène l’ordinaire d’hommes et de femmes que les actes de bravoure élèvent au rang momentané et parfois fugace de héros.
Sans trop s’embarrasser de psychologie – considérant que les faits et gestes de ses personnages suffisent à en éclairer les motivations –, le cinéaste trace sa route à sa manière, joyeuse et sérieusement attentive à tout ce qu’il peut relever de cocasse et de grand, d’absurde et de poétique dans la nature humaine. C’est, chez lui, cette matière glanée dans l’action qui suscite les sentiments ou les émotions, encourage l’identification. Et finalement fait réfléchir.
Benedikt Erlingsson se joue des ressorts du film d’action, d’aventures, de suspense, les mêlant sans en adopter un seul en particulier
Dans Woman at War, l’engagement d’Halla (et du cinéaste) pour l’écologie s’exprime dans chacun de ses agissements, plus que par les discours qu’elle pourrait tenir. Il en est de même pour tous les personnages qu’elle rencontre. Il en va ainsi pour la nature aussi, protagoniste à part entière du film. Hostile quand elle abat ses averses glacées sur Halla qui fuit à travers les Hautes Terres d’Islande. Protectrice quand elle met sur le chemin de la militante la peau d’un mouton mort qui, posée sur son dos, trompera les drones de surveillance. Guérisseuse quand elle la réchauffe dans ses sources chaudes.
La dialectique propre aux sagas islandaises – le destin, l’honneur et la vengeance – se retrouve dans Woman at War, transformée et enluminée par la baguette magique d’une fée. En d’autres termes par la mise en scène de Benedikt Erlingsson, qui se joue des ressorts du film d’action, d’aventures, de suspense, les mêlant sans en adopter un seul en particulier. Et qui s’amuse à placer dans son décor un groupe de musiciens et un chœur ukrainien, susceptibles, quand ils apparaissent au beau milieu d’une scène, d’insuffler courage et inspiration à l’héroïne.
Distanciation
Cet outil de distanciation qui remonte à l’Antiquité, le cinéaste en use pour rappeler qu’il s’agit bien là d’un conte dans lequel il s’autorise à interpeller le spectateur. Ses clins d’œil sont facétieux, ironiques, en conviant à la table du cinéma l’art théâtral et la littérature. Ils convoquent l’histoire comme dans ce prénom que porte Halla, celui d’un bandit célèbre en Islande, qui survécut plus de vingt ans en se cachant dans les Hautes Terres au XVIIe siècle.
Et puis, il y a dans Woman at War Halldora Geirharosdottir, apparition sublime de la femme commune, qui pourrait être la voisine de tout le monde et qui, quand elle part en mission, prend des allures de soldat frondeur. Elle est l’interprète d’Halla en même temps que de sa sœur jumelle, Asa, dont le profil tient tout entier dans le projet qui l’anime : une retraite imminente dans un ashram en Inde. Et qui, sans en dire trop, devient figure sacrificielle lors d’un spectaculaire retournement. Halla et Asa, ou les faces de Janus.



Film islandais, français et ukrainien de Benedikt Erlingsson. Avec Halldora Geirharosdottir, Johann Sigurdarson (1 h 40). Sur le Web : www.jour2fete.com/distribution/woman-at-war-2

Les sorties cinéma de la semaine (mercredi 4 juillet)
Les Indestructibles 2, film d’animation américain de Brad Bird (à ne pas manquer)Woman at War, film français, islandais et ukrainien de Benedikt Erlingsson (à ne pas manquer)Au poste !, film français de Quentin Dupieux (à voir)Femmes du chaos vénézuélien, documentaire français de Margarita Cadenas (à voir)L’Ile au trésor, documentaire français de Guillaume Brac (à voir)American Nightmare 4 : les origines, film américain de Gerard McMurray (pourquoi pas)Trois contes de Borges, film français de Maxime Martinot (pourquoi pas)Le Dossier Mona Lina, film allemand, français et israélien d’Eran Riklis (on peut éviter)
A l’affiche également :
A la dérive, film américain de Baltasar KormakurJoueurs, film français de Marie MongeMes Frères, film français de Bertrand GuerryLes Quatre Sœurs, documentaire français (en deux parties) de Claude LanzmannTamara, vol. 2, film français d’Alexandre CastagnettiUn village dans le vent, documentaire français de Jean-Louis Gonterre





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Sa liste de trente-six questions, élaborée en 1997 dans le cadre d’une recherche universitaire, a fait le tour du monde. Arthur Aron, professeur de psychologie, revient sur cette étude.
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                « Tomber amoureux, cela n’arrive pas par hasard »


Sa liste de trente-six questions, élaborée en 1997 dans le cadre d’une recherche universitaire, a fait le tour du monde. Arthur Aron, professeur de psychologie, revient sur cette étude.

Le Monde
                 |                 09.07.2018 à 10h34
                 |

            Jessica Gourdon

















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En 1997, Arthur et Elaine Aron, deux enseignants-chercheurs américains, publient un article dans une revue scientifique de psychologie. Ils y explorent les mécanismes permettant de créer de l’intimité entre deux personnes. Pour les besoins de cette étude, ils ont élaboré une liste de trente-six questions personnelles (voir au bas de l’article la liste), formé des paires d’étudiants, et leur ont demandé d’y répondre tour à tour. Conséquence imprévue : deux élèves tombent amoureux.
En 2015, une professeure de littérature, Mandy Catron, s’empare du questionnaire, et l’essaie avec un collègue qu’elle connaît à peine. Elle tombe amoureuse de lui, et réciproquement : elle raconte cette histoire dans le New York Times. Depuis, la liste de questions est devenue virale, brandie comme une « recette » pour tomber amoureux. Mais que vise-t-elle réellement à créer ? Son inventeur, Arthur Aron, professeur de psychologie à l’université de Stony Brook (Etat de New York), spécialiste de la « science » du couple, en décrypte les mécanismes.
Vous avez élaboré une liste de « trente-six questions » dans le cadre d’une recherche universitaire en psychologie sociale. Quel était l’enjeu de cette étude ?
Nous avons créé ces questions dans le cadre d’une recherche sur les relations interpersonnelles, l’amitié, le sentiment d’intimité. Ce n’était pas pour tomber amoureux ! L’idée était de créer de la proximité entre deux ou plusieurs personnes, ce qui permet de souder des groupes. Nous avons formé des paires d’étudiants, de même sexe ou de sexes différents, et on a regardé ce qui se passait. On a aussi fait varier différents paramètres : la situation amoureuse de chaque étudiant, ses goûts culturels, ses valeurs, son orientation sexuelle…
Comment ces questions en sont-elles venues à incarner, de manière abusive, une « recette magique » pour créer de l’amour ?
Quand j’ai vu l’article du New York Times, et en particulier son titre [« Pour tomber amoureux de n’importe qui, faites ceci »], j’ai été choqué. Mais ensuite, je me suis rendu compte qu’on pouvait rendre justice à cette liste. Ces questions visent à se dévoiler dans son intimité, dans sa vulnérabilité. L’idée, c’est de dire que pour créer une relation « proche » avec quelqu’un, l’une des clés est de rentrer dans un processus de dévoilement intime, progressif, et réciproque. Et c’est ce que ces questions permettent de faire.
Quelle est la dimension qui vous semble la plus importante dans les thèmes de discussions du questionnaire ? 
Ces questions permettent d’aborder des sujets dont on ne parle pas dans une conversation banale avec quelqu’un, d’échanger des informations très personnelles – ses relations avec ses parents, ses espoirs secrets, ses échecs, ses faiblesses, ses rêves, les personnes que l’on admire… Et c’est cette proximité qui peut, dans certains cas, aboutir à une relation amoureuse. Le mouvement qui fait qu’on tombe amoureux, c’est l’échange d’informations personnelles.
Aussi, l’un des éléments-clé du questionnaire, c’est qu’il permet de dire à plusieurs reprises ce qui vous plaît chez l’autre : un geste, une phrase, un trait de caractère, un élément de sa vie… Tout cela envoie un signal, qui va en retour permettre un rapprochement. Lorsqu’on sait qu’on plaît au moins un peu à l’autre, on peut plus facilement lâcher prise.
Y-a-t-il des conditions particulières qui rendent cette liste plus ou moins efficace pour se rapprocher d’une personne ou tomber amoureux ?
La plupart des gens pensent qu’ils n’ont pas « décidé » de tomber amoureux. Toute notre société s’est construite autour de ce mythe de l’amour qui arrive par enchantement. Mais en réalité, cela n’arrive pas par hasard. Pour tomber amoureux, je crois qu’il faut être prêt à se rapprocher de quelqu’un d’autre, d’avoir face à soi une personne de l’âge et du genre qui vous convient, qui vous plaît raisonnablement physiquement… Nos études montrent que le fait d’avoir des goûts communs n’est pas fondamental pour créer de l’intimité entre deux personnes. En revanche, penser que l’autre vous ressemble est très important.
Pendant toute votre carrière d’universitaire, vous avez étudié les facteurs qui permettent de créer et de faire durer un couple. Quels sont les enseignements que vous en tirez ? Que nous dit la recherche en psychologie sur cette question ? 
Les couples qui durent sont avant tout ceux dans lesquels chaque personne va bien, ou effectue un travail sur elle-même pour aller mieux. Si je suis déprimé, anxieux, avec une mauvaise image de moi-même, et que je ne fais rien pour m’en sortir, il est difficile de continuer à m’investir de manière saine dans ma relation. Aussi, les facultés de communication sont fondamentales : le fait de parler des problèmes, et d’apprendre à les régler par la parole permet aux couples de durer.
Ensuite, il y a la gestion du stress. Les gens qui gèrent mal la pression ont de plus grosses difficultés à rester en couple et à faire face aux difficultés de la vie. Outre ces défis personnels, nos recherches montrent que les couples qui durent sont ceux qui essaient d’introduire, chaque semaine, un élément nouveau, une surprise, une nouvelle activité, quelque chose qui sort de la routine.
D’autres études montrent l’importance de la célébration des succès de son partenaire. Chaque petite victoire peut être un prétexte pour fêter des réussites personnelles ou professionnelles. Des recherches ont également été menées sur l’importance de l’expression de la gratitude. Remercier, féliciter, dire à l’autre ce qu’on aime chez lui, c’est fondamental. Enfin, il y a l’attitude des amis et de la famille. Des travaux ont montré que lorsque l’entourage désapprouve ou avait une image négative du couple, cela compromet son maintien.

La liste des trente-six questions élaborées par les chercheurs Arthur et Elaine Aron
1. Si vous aviez la possibilité d’inviter n’importe qui dans le monde, qui inviteriez-vous à dîner chez vous ?
2. Aimeriez-vous être célèbre ? Si oui, de quelle manière ?
3. Avant de passer un coup de téléphone, cela vous arrive-t-il de répéter ce que vous allez dire ? Pourquoi ?
4. Quels seraient les éléments constitutifs d’une journée parfaite ?
5. Quand avez-vous chanté pour la dernière fois pour vous-même ? Et devant quelqu’un d’autre ?
6. Imaginez que vous ayez la possibilité de vivre jusqu’à 90 ans. Si vous pouviez choisir entre garder soit l’esprit, soit le corps d’une personne de 30 ans pendant les soixante années qui vous restent à vivre, que choisiriez-vous ?
7. Avez-vous un pressentiment secret sur la façon dont vous allez mourir ?
8. Citez trois choses que vous et votre partenaire semblez avoir en commun.
9. Quelle est la chose pour laquelle vous vous sentez le plus reconnaissant ?
10. Si vous pouviez changer quelque chose dans la manière dont vous avez été élevé, qu’est-ce que ce serait ?
11. En quatre minutes, racontez votre vie à votre partenaire, en essayant d’ajouter le plus de détails possible.
12. Si vous pouviez vous réveiller demain en ayant acquis une qualité ou une compétence, laquelle serait-elle ?
13. Si une boule de cristal pouvait vous révéler une vérité sur vous, votre vie, votre futur ou quoi que ce soit d’autre, que voudriez-vous savoir ?
14. Y a-t-il quelque chose que vous rêvez de faire depuis longtemps ? Pourquoi ne l’avez-vous pas fait ?
15. Quelle est la plus grande réussite de votre vie ?
16. Quelle est la chose la plus importante pour vous en amitié ?
17. Quel est votre plus beau souvenir ?
18. Quel est votre pire souvenir ?
19. Si vous saviez que vous alliez mourir subitement dans un an, changeriez-vous quelque chose à votre style de vie ? Pourquoi ?
20. Que signifie le mot « amitié » pour vous ?
21. Quels rôles jouent l’amour et l’affection dans votre vie ?
22. Echangez chacun à votre tour une caractéristique positive que votre partenaire semble avoir. Partagez-en cinq au total.
23. A quel point votre famille est-elle unie et chaleureuse ? Pensez-vous que votre enfance a été plus heureuse que celle de la plupart des gens ?
24. Que pensez-vous de votre relation avec votre mère ?
25. Enoncez chacun trois vérités commençant par le mot « nous ». Par exemple, « nous avons l’impression tous les deux que… »
26. Complétez cette phrase : « J’aimerais avoir quelqu’un avec qui partager… »
27. Si vous deviez devenir proche de votre partenaire, dites-lui ce qui serait important qu’il ou elle sache.
28. Dites à votre partenaire ce que vous aimez chez lui ; soyez très honnête, en disant des choses que vous ne diriez pas à une personne que vous venez de rencontrer.
29. Racontez à votre partenaire un moment embarrassant de votre vie.
30. Quand avez-vous pleuré devant quelqu’un pour la dernière fois ? Tout seul ?
31. Dites à votre partenaire une chose que vous aimez déjà chez lui.
32. De quoi ne peut-on pas rire ?
33. Si vous deviez mourir ce soir sans l’opportunité de communiquer avec qui que ce soit, que regretteriez-vous le plus de ne pas avoir dit ? Pourquoi ne pas leur avoir dit encore ?
34. Votre maison, contenant tout ce qui vous appartient, prend feu. Après avoir sauvé votre famille et vos animaux, vous avez le temps de récupérer en toute sécurité une chose uniquement. Laquelle serait-elle ? Pourquoi ?
35. De tous les membres de votre famille, la mort de qui vous toucherait-elle le plus ? Pourquoi ?
36. Partagez un problème personnel et demandez à votre partenaire comment il le gérerait. Demandez également à votre partenaire de vous dire comment il pense que vous vous positionnez par rapport à ce problème.



Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra. Un rendez-vous porté par les journalistes du Monde, qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles. Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
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Jessica Gourdon
    













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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Maedeh Hojabri, 18 ans, a été interpellée pour avoir publié des vidéos dans lesquelles elle dansait, sans voile. La diffusion de ses aveux à la télévision a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ La majorité des suspensions concerne des comptes automatisés.
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Twitter suspend plus de un million de comptes par jour

La majorité des suspensions concerne des comptes automatisés.



Le Monde
 |    09.07.2018 à 17h56
   





                        


Soixante-dix millions : c’est le nombre de comptes Twitter qui ont été suspendus par Twitter en mai et juin, selon des chiffres obtenus par le Washington post et confirmés par le réseau social. Les suspensions se poursuivaient au rythme de plus de un million par jour au début de juillet.
L’entreprise explique avoir mis en place de meilleurs outils automatisés détectant les comportements « anormaux », visant plus particulièrement les comptes automatisés qui peuvent publier plusieurs centaines de messages par jour. Twitter annonce régulièrement de nouvelles mesures visant à limiter les comptes automatisés et les comportements agressifs sur sa plate-forme, sans avoir jamais pu résoudre le problème de manière convaincante.

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                Twitter rend les « trolls » moins visibles sur sa plateforme



En mai, l’entreprise, qui revendique 336 millions d’utilisateurs actifs, avait notamment annoncé la mise en place d’un système masquant par défaut les messages d’utilisateurs « engagés dans des comportements néfastes » mais non contraires aux règles du réseau social, sans définir précisément les types de comportements qui seraient concernés.



                            


                        

                        

