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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ La justice soupçonne le parti d’extrême droite d’avoir mis en place un système frauduleux pour rémunérer ses permanents avec des deniers européens. Le Rassemblement national dont la trésorerie est exsangue va lancer un appel aux dons.
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Assistants d’eurodéputés : la justice saisit 2 millions d’euros destinés au RN (ex-Front national)

La justice soupçonne le parti d’extrême droite d’avoir mis en place un système frauduleux pour rémunérer ses permanents avec des deniers européens. Le Rassemblement national dont la trésorerie est exsangue va lancer un appel aux dons.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 17h03
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 18h40
   





                        



   


Dans le cadre de l’enquête portant sur le travail des assistants au Parlement européen, la justice française a ordonné la saisie de 2 millions d’euros de dotation publique qui devaient être destinés au Rassemblement national (ex-Front national). La justice soupçonne en effet le parti d’extrême droite, désormais baptisé Rassemblement national (RN), d’avoir mis en place un système frauduleux pour rémunérer ses permanents avec des deniers européens.
Appel aux dons
« En confisquant notre dotation publique sans jugement sur cette pseudo-affaire des assistants, les juges d’instruction nous appliquent la peine de mort “à titre conservatoire” », a réagi sur Twitter la présidente du RN, Marine Le Pen, ajoutant que « dès lundi, le RN ne pourra plus mettre en œuvre aucune activité politique » et sera « mort à la fin du mois d’août ».
Dans une lettre ouverte, Marine Le Pen dénonce un « dossier vide qui n’est qu’au stade de l’instruction » et « des faits qui, après trois ans d’enquête, ne sont nullement établis », ainsi que la « violation de la présomption d’innocence ». Elle lance un appel aux dons, avec la création dans la soirée d’un site dédié pour sauver financièrement son parti. Mme Le Pen donnera une conférence de presse à ce sujet lundi à 10 heures, selon un communiqué.
Trésorerie du RN « exsangue »
Julien Sanchez, porte-parole du RN, dénonce une décision politique : « On veut empêcher le principal parti d’opposition d’exister. » Le trésorier du parti d’extrême droite, Wallerand de Saint-Just, confirme : « Je ne vais pas vous raconter d’histoires, on ne pourra pas continuer à fonctionner longtemps comme ça », décrivant la trésorerie du RN comme « déjà exsangue. » « Les juges nous condamnent à la peine de mort à titre conservatoire » pour « une affaire dans laquelle on n’a pas été jugés et a fortiori pas condamnés », ajoute le trésorier au Monde.
Le RN, qui devait recevoir lundi, comme d’autres partis politiques, une avance de la moitié de cette aide publique, dont le versement a pris du retard, affirme sa volonté de faire appel, un appel toutefois non suspensif (qui n’empêchera donc pas la saisie à titre conservatoire des 2 millions de subventions publiques).
L’aide publique au RN représente au total environ 4,5 millions d’euros par an sur la mandature, soit 22,5 millions en cinq ans. L’aide publique, qui s’établissait à 63 millions d’euros au total en 2017 et devrait avoisiner les 68 millions d’euros en 2018, est la principale source de financement des partis.

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Plusieurs mises en examen
Vendredi, l’ex-numéro deux du Front national Bruno Gollnisch a annoncé avoir été mis en examen pour « abus de confiance » dans le cadre de cette enquête qui couvre la période de 2005 à 2015.
Plusieurs parlementaires RN, dont Marine Le Pen, ainsi que certains de leurs attachés, ont déjà été mis en examen sur des soupçons du même genre. Le Parlement européen estime le préjudice à plusieurs millions d’euros.
Dix personnes ou entités sont mises en examen à ce jour dans l’affaire des assistants présumés fictifs d’eurodéputés. Le FN en tant que personne morale et neuf assistants ou eurodéputés, dont Marine Le Pen et le député des Pyrénées-Orientales Louis Aliot, sont poursuivis.

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Réforme constitutionnelle : 78 députés LR dénoncent la « démolition » en vue de l’Assemblée

Ce texte, qui rejette des projets de loi ne répondant pas « aux attentes des Français », paraît à la veille du discours d’Emmanuel Macron devant le Congrès.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 07h06
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 10h05
   





                        


Une majorité de députés du parti Les Républicains (LR) dénoncent la réforme constitutionnelle, vue comme une « attaque au bazooka » visant à une « démolition de l’Assemblée nationale », dans une tribune publiée le 8 juillet dans Le Journal du dimanche (JDD). Ce texte paraît à la veille du discours d’Emmanuel Macron devant le Congrès réuni à Versailles, que quelques députés LR, ainsi que les élus de La France insoumise ont l’intention de boycotter.

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Dans cette tribune, soixante-dix-huit des quatre-vingt-dix-huit élus LR siégeant à l’Assemblée déplorent que dans les trois projets de loi qui définiront ce qu’ils surnomment la « Constitution Macron », « rien ne répond directement aux attentes de nos compatriotes : ni la diminution de l’immigration, ni la sécurité nationale, ni les questions économiques et financières ne sont abordées. »
« La domestication, la décomposition et la démolition de l’Assemblée nationale sont en marche. »
« Pire encore », écrivent-ils dans les colonnes de l’hebdomadaire dominical, « la pseudo-transformation vantée par Emmanuel Macron est, en réalité, une régression antidémocratique » avec une Assemblée nationale « attaquée au bazooka ».
Une « combine » créée par Emmanuel Macron
Tout en jugeant qu’une diminution du nombre de parlementaires « peut être légitimement envisagée », ils estiment que le projet de l’exécutif – qui combine une réduction d’un tiers de ce nombre et l’introduction d’une dose de proportionnelle aux législatives – pourrait « affaiblir profondément la mission constitutionnelle de l’Assemblée nationale et sa légitimité ».
Cette mise en place d’un mode de scrutin mixte dont ils estiment « le principe même (…) contestable » va créer « deux catégories de députés », préviennent-ils. « Avec la combine proposée par M. Macron, des candidats battus seront quand même élus. Et il est possible que cette mauvaise cuisine électorale débouche sur un scénario à l’italienne, avec une Assemblée nationale aussi faible qu’instable », déplorent-ils en évoquant « le triomphe de la technocratie et la défaite de la démocratie ».

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Annoncée par Emmanuel Macron l’été dernier devant les députés et les sénateurs réunis en Congrès à Versailles, la réforme des institutions, destinée à améliorer la fabrique de la loi pour ses défenseurs, à affaiblir le Parlement pour ses détracteurs, devrait être bouclée début 2019. Les députés ont lancé la semaine dernière le marathon de la réforme des institutions avec l’examen en commission des lois du volet constitutionnel, première étape d’une révision qui se poursuivra à la rentrée par l’examen des lois ordinaires et organiques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Editorial. La décision du Conseil constitutionnel sur le « délit de solidarité » ne clôt pas le débat sur les politiques migratoires mais rappelle de façon solennelle les valeurs républicaines.
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La fraternité, au principe de l’aide aux migrants

Editorial. La décision du Conseil constitutionnel sur le « délit de solidarité » ne clôt pas le débat sur les politiques migratoires mais rappelle de façon solennelle les valeurs républicaines.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 10h50
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Personne n’ignore la devise de la République : « Liberté, Egalité, Fraternité ». Jusqu’à présent, pourtant, la fraternité était le parent pauvre du triptyque. C’est donc une décision importante que le Conseil constitutionnel a prise, vendredi 6 juillet. Pour la première fois, en effet, il a consacré la « valeur constitutionnelle du principe de fraternité », au même titre que ceux de liberté et d’égalité auquel il fait constamment référence pour établir sa jurisprudence. Cette décision est d’autant plus symbolique qu’elle porte sur la question très sensible de l’aide au séjour d’un étranger en situation irrégulière.

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Le conseil avait été saisi de deux questions prioritaires de constitutionnalité par l’avocat de Cédric Herrou. Devenu le symbole de la défense des migrants de la vallée de la Roya, l’un des principaux points de passage des migrants arrivés en Europe par l’Italie, cet agriculteur a été condamné à quatre mois de prison avec sursis en août 2017 pour avoir transporté et accueilli chez lui quelque deux cents migrants. Etaient associés à cette saisine du Conseil constitutionnel, pour des motifs similaires, un universitaire, Pierre-Alain Mannoni, deux autres plaignants et une douzaine d’associations d’aide aux migrants, dont la Cimade et la Ligue des droits de l’homme.
Tous remettaient en cause une disposition très controversée du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda) selon laquelle « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d’un étranger en France sera punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 euros ». Toutefois, précise cet article du code, « l’aide au séjour irrégulier d’un étranger » ne peut entraîner de poursuites pénales « lorsque l’acte reproché n’a donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte et consistait à fournir des conseils juridiques ou des prestations de restauration, d’hébergement ou des soins médicaux destinées à assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger ».
« But humanitaire »
L’exemption du « délit de solidarité » était donc circonscrite, mais de façon floue, à « l’aide au séjour irrégulier ». C’est cette restriction et ce flou que le Conseil constitutionnel a censurés de façon solennelle : « Il découle du principe de fraternité la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ». En clair, l’aide humanitaire à des migrants ne peut être assimilée à l’action des mafias de « passeurs ».
Toutefois, le Conseil rappelle que les étrangers n’ont aucun droit « de caractère général et absolu d’accès et de séjour » en France. Autrement dit, l’aide à l’entrée sur le territoire national de migrants en situation irrégulière reste passible de poursuites. En outre, il est rappelé que l’objectif de lutte contre l’immigration irrégulière « participe de la sauvegarde de l’ordre public, qui constitue un objectif de valeur constitutionnelle ».
Le Conseil demande donc au Parlement de modifier la loi, d’ici au 1er décembre, afin d’assurer « une conciliation équilibrée entre le principe de fraternité et la sauvegarde de l’ordre public ». Alors que la polémique ne cesse de s’envenimer, en Europe, sur les politiques migratoires, le débat est donc loin d’être clos. Mais il se poursuivra, en France, sur des bases plus conformes aux valeurs de la République.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le plan biodiversité n’est en aucune manière en mesure de ralentir le rythme effréné auquel la vie s’érode, souligne, dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au « Monde »
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Environnement : « Les risques et les limites du “en même temps”»

Le plan biodiversité n’est en aucune manière en mesure de ralentir le rythme effréné auquel la vie s’érode, souligne, dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au « Monde »



Le Monde
 |    07.07.2018 à 10h16
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 12h10
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Chronique. La publication, mercredi 4 juillet, du plan pour la biodiversité porté par Nicolas Hulot, le ministre de la transition écologique et solidaire, est l’une des plus frappantes illustrations du « en même temps » cher à Emmanuel Macron — et de ses limites. Il faut préserver l’environnement, et « en même temps » autoriser sa destruction. Il faut établir des principes protecteurs de la nature, et « en même temps » les rendre les plus inoffensifs possibles.

L’un des axes majeurs du plan est ainsi de parvenir à la fin de l’artificialisation nette des terres agricoles et des espaces naturels — dont le rythme est insoutenable —, mais c’est l’exécutif qui a fait appel de la décision de justice annulant la création de la zone d’aménagement du projet EuropaCity qui prévoit la construction, sur 280 hectares de terres agricoles d’Ile-de-France, de centres commerciaux et de parcs de loisirs. Et c’est encore le gouvernement qui a donné son imprimatur au « Grand contournement ouest » de Strasbourg, un projet autoroutier contesté de plus de 300 hectares.
Le plan présenté met aussi l’accent sur la préservation de la biodiversité dans les territoires d’outre-mer et à l’étranger. Mais le gouvernement envisage d’accorder à un consortium russo-canadien une concession minière dans la forêt guyanaise, en dépit des dégâts écologiques irréparables que provoquerait une telle exploitation. Et c’est encore le gouvernement qui autorise l’importation, par Total, de plusieurs centaines de milliers de tonnes d’huile de palme, dont la production est l’une des causes majeures de déforestation dans l’archipel indonésien.
De fortes pressions
Il faut aussi lutter contre la prolifération du plastique, lit-on dans le plan. Il y a urgence car des microplastiques, on en retrouve désormais partout. Mais c’est encore le gouvernement qui a blackboulé un amendement destiné à interdire l’utilisation de plastique dans les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le chef de l’Etat reste populaire auprès d’un peu plus d’un tiers des Français. Un score en baisse mais qui ne marque pas non plus un effondrement.
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La popularité de Macron s’érode à gauche comme à droite

Le chef de l’Etat reste populaire auprès d’un peu plus d’un tiers des Français. Un score en baisse mais qui ne marque pas non plus un effondrement.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 10h11
    |

            Virginie Malingre








                        


Ces derniers mois, Emmanuel Macron a été un objet d’étude inédit pour les sondeurs. Contrairement à ses prédécesseurs, impopulaires après quelques mois d’exercice du pouvoir, le président de la République résistait dans les études d’opinion. Il arrivait à maintenir une cote de popularité honnête des deux côtés de l’échiquier même si sa politique était perçue plus à droite qu’à gauche. Depuis quelques semaines, les sondages racontent une autre histoire, un peu moins originale. Celle d’une opinion qui commence à épouser les contours de l’action du gouvernement.
Cela fait un moment qu’au regard des Français, les deux jambes du président ne font plus exactement la même longueur. Mais ils en tirent désormais les conséquences : Emmanuel Macron plaît moins aux sympathisants socialistes. Et s’il séduit encore dans les rangs de droite, certains sondages récents montrent une érosion parmi cet électorat.
Certes, le socle électoral du chef de l’Etat est solide, comme se plaît à le répéter son entourage. Tous les sondages le disent : près de 80 % de ceux qui ont voté pour lui au premier tour du scrutin présidentiel de 2017 (24,01 % des votants) lui restent acquis. Mais le centre de gravité de ce socle a évolué. Aujourd’hui, explique Chloé Morin, directrice de l’Observatoire de l’opinion à la Fondation Jean-Jaurès, « près de 70 % des électeurs du premier tour d’Emmanuel Macron se déclarent de centre ou de centre-droit ». C’est bien plus que le 23 avril 2017, quand plus de la moitié d’entre eux étaient issus des rangs socialistes.
« Une bonne partie des électeurs de Macron venus de la gauche semblent le suivre dans le glissement à droite qu’ils perçoivent de sa politique », conclut Chloé Morin.
Par ailleurs, Emmanuel Macron reste populaire auprès d’un peu plus d’un tiers des Français. Un score certes en baisse, qui se rapproche du creux de l’été 2017, mais qui ne marque pas non plus un effondrement. « Au même moment de leur quinquennat, Nicolas Sarkozy faisait à peu près autant, François Hollande avait plus baissé, commente Jérôme Fourquet, directeur du département opinion et stratégies d’entreprise de l’IFOP. Ça n’est donc pas si mal, mais l’état de grâce s’est dissipé. »
« On ne peut pas gérer la France comme un commando »
S’ils n’ont pas déserté, les sympathisants socialistes s’éloignent doucement. Selon le baromètre Ipsos-Le Point publié le 27 juin, 35 % d’entre eux restent favorables à Emmanuel Macron, contre près de 44 % deux mois plus tôt. La promesse présidentielle du « en même temps » a perdu de sa crédibilité à leurs yeux. Et ils apprécient peu l’exercice très vertical du pouvoir élyséen, en contradiction avec les promesses d’horizontalité de la campagne. « Notre histoire, c’est une histoire de commando dans la conquête, mais on ne peut pas gérer la France comme un commando », admet un intime du président.
« Les Français retiennent plus la baisse de l’ISF, la “flat tax” sur les revenus du patrimoine, ou la baisse de l’impôt sur les sociétés que la réforme de la formation ou le dédoublement des classes de CP, explique Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos. Ils ont aussi le sentiment que la politique du gouvernement profite immédiatement aux riches quand eux doivent attendre avant d’en voir les résultats. » 
Récemment, la manière dont Emmanuel Macron a géré la crise de l’Aquarius ou sa vidéo sur « le pognon de dingue » que dépense le pays pour la protection sociale ont sans doute accentué cette désaffection. Tout comme son recradrage d’un adolescent qui l’apostrophait d’un « Salut Manu », ou sa petite blague sur « la mafia des Bretons » lors de sa visite au Vatican. « D’une certaine manière, poursuit Chloé Morin, Emmanuel Macron est de plus en plus rattrapé par les vieilles grilles de lecture gauche-droite… »

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« Pour les personnes de gauche, l’expression “président des riches” colle à Macron. Il reste haut dans les sondages mais il y a une tendance. Les Français qui ne sont plus attentistes nous quittent, admet un ministre. Il faut qu’on se réapproprie le “en même temps”. Si on pense que le “en même temps” ça ne marche plus, on est mort. »
A droite, en revanche, la politique d’Emmanuel Macron plaît. Selon le baromètre Ipsos-Le Point, 44 % des sympathisants Les Républicains (LR) avaient en juin un jugement favorable sur le président, contre 29 % en mai. Sauf que certains sondages, publiés ces derniers jours, montrent une baisse très nette à droite.
Dans l’enquête Kantar Sofres-OnePoint publiée dans Le Figaro Magazine vendredi, le chef de l’Etat voit sa cote de confiance baisser de 6 points au sein de l’électorat LR et de 12 points chez les retraités. Sans doute en partie à cause de cette photo où l’on voit le président poser avec des danseurs transgenres à l’Elysée le soir de la Fête de la musique ou à cause des craintes des plus de 50 ans sur l’avenir des pensions de réversion… « La grande chance d’Emmanuel Macron, c’est qu’il n’y a pas d’offre politique crédible, commente un ancien membre de son équipe de campagne. Mais ça ne durera pas éternellement. »

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Depuis un an, la confrontation d’Emmanuel Macron avec le réel fait apparaître des zones de fragilité de sa politique nationale et internationale.
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Le libéralisme présidentiel à l’épreuve

Depuis un an, la confrontation d’Emmanuel Macron avec le réel fait apparaître des zones de fragilité de sa politique nationale et internationale.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 10h15
    |

            Françoise Fressoz








                        



                                


                            

Et si Emmanuel Macron était arrivé trop tard ? Si le plus jeune président que la République ait osé se donner était déjà daté parce que le monde a changé bien plus vite que lui ? Alors que le chef de l’Etat s’apprête à rendre compte de sa première année de mandat devant le congrès, un doute s’insinue. A 40 ans, son ambition reste intacte : il veut remettre le pays en mouvement, porter haut et loin la voix de la France, incarner sur la scène européenne et mondiale ce camp des progressistes qu’il a contribué à faire émerger, par-delà le clivage gauche-droite, en remportant le 7 mai 2017 son match contre Marine Le Pen.
Sa jeunesse joue pour lui : il y a eu, ces douze derniers mois, un effet Macron, notamment dans les capitales étrangères. Mais, depuis un an, sa confrontation au réel fait aussi apparaître des zones de fragilité à la fois domestiques et mondiales. Il peut bien séduire, il n’entraîne pas. Or, c’était le pari de départ, lorsqu’il a créé La République en marche. Et cela se paie d’une image de solitaire qui doit s’occuper de tout pour que cela avance (un peu), au risque, comme Nicolas Sarkozy avant lui, de se durcir et de s’isoler.

La gauche lui a collé au front l’étiquette de « président des riches », la droite celle de « président des villes ». En réalité, Emmanuel Macron est fondamentalement un libéral qui évolue dans un monde qui l’est de moins en moins. Il manque cruellement d’alliés pour faire réussir sa politique. Son élection a résulté de la jonction de deux familles politiques poussées à se rassembler par la pression des extrêmes.
D’un côté, les libéraux de droite que Valéry Giscard d’Estaing avait tenté, dès le milieu des années 1970, de rendre majoritaires avant de se retrouver pris en tenaille entre le RPR et le PS. De l’autre, les libéraux de gauche qui se sont affirmés au milieu des années 2000 lorsque, dans la foulée de Tony Blair et de Gerhard Schröder, Dominique Strauss- Kahn a commencé à théoriser un « socialisme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le président de la République prendra la parole devant les parlementaires lundi pour expliquer sa politique et essayer de se sortir d’une mauvaise séquence.
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Macron devant le Congrès pour tenter de se donner un nouvel élan

Le président de la République prendra la parole devant les parlementaires lundi pour expliquer sa politique et essayer de se sortir d’une mauvaise séquence.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 09h59
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 10h12
    |

            Cédric Pietralunga et 
Virginie Malingre








                        



                                


                            

Une heure pour convaincre. Alors qu’il fait face à une défiance inédite dans les enquêtes d’opinion, Emmanuel Macron tiendra, lundi 9 juillet à 15 heures, un discours de politique générale lors du congrès du Parlement, exceptionnellement réuni dans l’aile du Midi du château de Versailles. Quelque 900 députés et sénateurs viendront l’écouter, même si les élus de La France insoumise (LFI) ainsi qu’une petite partie de ceux des Républicains (LR) ont annoncé qu’ils boycotteraient l’événement, dénonçant un exercice de « monarque » où les parlementaires sont réduits à l’état de « pots de fleurs de la communication présidentielle ».
C’était une promesse d’Emmanuel Macron. Chaque année, s’était engagé le candidat d’En marche ! lors de la campagne, le président de la République réunira les chambres de l’Assemblée nationale et du Sénat pour leur faire un point sur l’avancement de son mandat. « Tous les ans, je reviendrai devant vous pour vous rendre compte », avait-il confirmé lors de sa première allocution à Versailles, le 3 juillet 2017.
Une pratique directement inspirée des Etats-Unis et du discours sur l’état de l’Union prononcé chaque année à Washington, au cours duquel le président américain présente son programme pour l’année aux membres de la Chambre des représentants et du Sénat. Son intervention sera suivie d’un débat entre les groupes, sans vote final.

Depuis plusieurs semaines, Emmanuel Macron travaille son discours. Outre sa plume Sylvain Fort et sa garde rapprochée à l’Elysée, le chef de l’Etat consulte beaucoup. Mercredi 4 juillet, plusieurs députés ont été encore invités au Château pour échanger avec des conseillers sur le sujet. « Mais le président écoute plus qu’il ne dit ce qu’il va faire », assure l’un des habitués de ces discussions à bâtons rompus. Selon son entourage, M. Macron devrait rester enfermé tout le week-end dans la résidence de la Lanterne, à Versailles, afin de peaufiner...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Soutien de Laurent Wauquiez chez LR, le député des Alpes-Maritimes affiche ses ambitions municipales pour 2020 face à son ancien mentor, Christian Estrosi.
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A Nice, le lieutenant Eric Ciotti rêve de monter en grade

Soutien de Laurent Wauquiez chez LR, le député des Alpes-Maritimes affiche ses ambitions municipales pour 2020 face à son ancien mentor, Christian Estrosi.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 09h58
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 10h17
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondance) et 
Olivier Faye








                        



                                


                            

L’un pouvait se montrer gouailleur, ciselait dans la musique de son accent provençal aphorismes et bons mots sur la politique et l’existence. L’autre se départ rarement en public d’un masque de sévérité. Eric Ciotti n’a pas la faconde de Charles Pasqua, mais le député (Les Républicains) des Alpes-Maritimes aimerait revêtir le même costume que le défunt ministre de l’intérieur de Jacques Chirac. Celui de bras droit du patron – aujourd’hui Laurent Wauquiez, président de LR –, de lieutenant portant les flingues de l’ordre et de la sécurité. Du « régalien », comme il dit.
Le couple Ciotti-Wauquiez, résurrection version 2018 du duo Pasqua-Chirac qui sévissait au RPR dans les années 1980 ? « C’est un peu ce que Laurent veut faire avec moi », reconnaît l’intéressé dans un sourire. Mais, après avoir accompagné l’ascension de Christian Estrosi à Nice pendant près de trente ans, puis soutenu Nicolas Sarkozy ou François Fillon dans leurs ambitions nationales le temps d’une décennie, l’homme aimerait aussi, à 52 ans, penser un peu à lui.

Dimanche 8 juillet, la présence de 3 000 de ses « amis », dont une centaine d’élus, est attendue à Levens, petite commune de l’arrière-pays niçois. « C’est le rendez-vous traditionnel de mes soutiens, qui cette année prend une dimension particulière, car le débat niçois s’annonce, et celui de la fédération aussi », souligne M. Ciotti. En octobre, la présidence de la fédération LR des Alpes-Maritimes, aujourd’hui tenue par Christian Estrosi, est remise en jeu à l’occasion d’une élection interne. Le député va selon toute vraisemblance concourir, même si – voire surtout – cela veut dire qu’il doit affronter le maire de Nice, cet ancien mentor avec qui la rivalité enfle depuis des mois.
En ce qui concerne le « débat niçois » – l’élection municipale de 2020 dans la cinquième ville de France –, il ne dévoilera ses intentions que l’année prochaine. Mais il a déjà prévenu :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Le chef de file des indépendantistes, Paul Néaoutyine, appelle le gouvernement à communiquer sur l’enjeu du vote.
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Nouvelle-Calédonie : le dialogue se crispe autour du référendum

Le chef de file des indépendantistes, Paul Néaoutyine, appelle le gouvernement à communiquer sur l’enjeu du vote.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 09h14
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 10h04
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            

« Nous demandons que chacun soit réglo. » Le ton est posé, comme à son habitude, l’œil malicieux, mais la détermination n’en est pas moins grande. A quatre mois de la consultation du 4 novembre lors de laquelle les électeurs inscrits sur la liste spéciale référendaire auront à se prononcer sur l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté, Paul Néaoutyine, figure de proue du mouvement indépendantiste, plaide pour que celle-ci se déroule selon des règles claires.
Chef de file du Palika, une des composantes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), et président de la province Nord, M. Néaoutyine a enchaîné toute la semaine les rendez-vous, à Paris, avec les responsables politiques. A commencer par Edouard Philippe, avec qui il s’est entretenu lundi 2 juillet à Matignon. Une rencontre rendue nécessaire, juge-t-il, après qu’une partie de la droite loyaliste (les deux représentants du Rassemblement-LR, Pierre Frogier et Thierry Santa, et Sonia Backès, des Républicains calédoniens) a décidé de quitter le groupe de dialogue dit « sur le chemin de l’avenir » constitué à l’initiative du premier ministre.
« Le constat que nous faisons, c’est que, malgré tous les efforts du premier ministre et de ceux qui veulent maintenir le dialogue, on ne peut pas aller plus loin, déplore le dirigeant indépendantiste. A cause du blocage systématique des trois, une partie du cahier des charges de préparation de la consultation n’a pu être mise en œuvre. » Si les « propositions sur les valeurs communes partagées » ont péniblement réussi à émerger, les discussions sur le bilan de l’accord de Nouméa de 1998, sur l’exercice des compétences partagées et sur le statut international de la Nouvelle-Calédonie sont restées en plan. Impasse, donc, de ce côté-là.
« La feuille de route est respectée »
Pour M. Néaoutyine, la préparation technique du référendum – inscription des électeurs, mise en place des bureaux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Une partie de la majorité demande au chef de l’Etat, qui doit s’exprimer devant les parlementaires lundi, de contrebalancer la « politique de droite ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/07/2018
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Des députés LRM appellent Macron à opérer un rééquilibrage social

Une partie de la majorité demande au chef de l’Etat, qui doit s’exprimer devant les parlementaires lundi, de contrebalancer la « politique de droite ».



Le Monde
 |    07.07.2018 à 09h02
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 07h04
    |

            Manon Rescan et 
Alexandre Lemarié








                        



                                


                            

Le cercle de ceux qui trouvent que le compte n’y est pas s’élargit. Un an après l’accession d’Emmanuel Macron à l’Elysée, une partie des députés La République en marche (LRM) déplorent un déséquilibre à droite de la politique menée par le chef de l’Etat et pressent ce dernier de rectifier le tir, avant le discours qu’il doit prononcer, lundi 9 juillet, devant les parlementaires, réunis en Congrès à Versailles.
« J’appelle à un rééquilibrage de la politique menée depuis un an, en faveur d’une politique sociale plus affirmée », écrit ainsi le député macroniste du Doubs Frédéric Barbier dans une tribune au Monde, jugeant « urgent » de « bâtir un projet global, cohérent et ambitieux » en matière de lutte contre l’exclusion et la pauvreté. « Il manque pour l’instant une véritable colonne vertébrale à un projet social mobilisateur, fédérateur, transformateur pour notre pays », regrette cet ancien élu socialiste.
Un appel en forme de cri du cœur, qui s’inscrit dans le constat dressé, il y a un peu plus d’un mois, par les trois économistes ayant inspiré le programme d’Emmanuel Macron. Dans une note confidentielle adressée le 4 juin à l’Elysée et révélée par Le Monde, Philippe Aghion, Philippe Martin et Jean Pisani-Ferry tiraient la sonnette d’alarme au sujet « d’un pouvoir indifférent à la question sociale ».
« Une demande d’équilibre »
Une crainte exprimée depuis plusieurs mois à mezza voce dans la majorité, alimentée à la fois par les menaces de coupes dans les aides sociales ou la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune. Sauf que cette fois, certains élus macronistes osent exprimer leurs critiques et leurs attentes publiquement.
« Il faut qu’on donne une dynamique et une lisibilité supplémentaire aux questions sociales et environnementales. Nous devons mener des réformes plus ambitieuses dans ce domaine », juge ainsi le député LRM de l’Isère Jean-Charles Colas-Roy.
Pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Issu de la majorité, le député LRM appelle, dans une tribune au « Monde », le président de la République à bâtir un contrat social avec les Français contre l’exclusion et la pauvreté et pour la dignité et la cohésion.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                   
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Frédéric Barbier : « Le gouvernement doit mener une politique plus sociale »

Issu de la majorité, le député LRM appelle, dans une tribune au « Monde », le président de la République à bâtir un contrat social avec les Français contre l’exclusion et la pauvreté et pour la dignité et la cohésion.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 10h55
    |

Frédéric Barbier (Député (LRM) de la 4e circonscription du Doubs, conseiller départemental du Doubs)







                        



                                


                            
Tribune. Il est temps de lever les ambiguïtés autour de la question sociale qui agite la classe politique. Ni les partis, ni les parlementaires, ni même le président de la République ne peuvent s’y soustraire. Les politiques sont attendus au tournant. C’est salutaire pour la vie démocratique du pays. J’en appelle à un rééquilibrage de la politique menée depuis un an, en faveur d’une politique sociale plus affirmée et attendue.

La stratégie actuelle du gouvernement repose sur l’absolue nécessité de rendre la France plus attractive et plus compétitive. La relance économique et la bonne santé des entreprises sont le socle indispensable, sans lequel il ne peut y avoir de véritable progrès social. Ce pari audacieux est en passe d’être gagné. Les chefs d’entreprise ont retrouvé la confiance, investissent davantage et notre pays séduit à nouveau. Cette conjoncture favorable, je la constate dans mon territoire du Nord Franche-Comté.
Malaise et agacement
Pourtant, malgré l’embellie, le malaise et l’agacement à l’égard du gouvernement sont palpables. Il faut dire que le redressement est récent et que notre région porte encore les stigmates de la crise économique, durant laquelle, les salariés n’ont pas hésité à se sacrifier en payant le prix de la récession. A présent, fort légitimement, ils entendent toucher les dividendes d’un rebond encore inimaginable il y a peu.
Si l’on peut constater certaines avancées sociales, pour autant, l’équilibre n’a pas encore été trouvé. La parole et les intentions ne suffisent plus. Elles doivent laisser place à des actes concrets, à une lisibilité de la politique sociale du gouvernement. L’urgence est de bâtir un contrat social, cohérent et ambitieux, à la fois protecteur et émancipateur. Il devra s’appuyer sur deux piliers : la reconnaissance du travail et la lutte contre l’exclusion, qui doivent être décrétées grandes causes nationales.
Un arsenal de mesures audacieuses
Par contrat social,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Guillaume Daret, grand reporter au service politique de France 2, ouvre les portes de l’histoire du fort de Brégançon, résidence intime du pouvoir politique.
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Vacances présidentielles : dans l’intimité du fort de Brégançon

Guillaume Daret, grand reporter au service politique de France 2, ouvre les portes de l’histoire du fort de Brégançon, résidence intime du pouvoir politique.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 11h05
    |

                            Lara Baranowski








                        



                                


                            

Livre. Juché sur un pic rocheux en bord de Méditerranée, le fort de Brégançon est un symbole de l’histoire de France. Si sa construction remonte à plusieurs siècles, il n’est un lieu de résidence intime du pouvoir politique que depuis quelques décennies. C’est sur cette période récente que Guillaume Daret, grand reporter au service politique de France 2, concentre son récit dans son ouvrage. Une enquête sur un lieu mêlant vie privée des dirigeants politiques, diplomatie et visites du public.
Dans un style romanesque et au rythme enlevé, le journaliste dévoile les mystères entourant ce célèbre endroit, résidence présidentielle depuis 1968, après une visite du général de Gaulle en 1964.
Polémiques budgétaires, matchs de tennis de Valéry Giscard d’Estaing chez des voisins, l’histoire des clichés de Jacques Chirac dénudé, Guillaume Daret ouvre les portes de ce lieu varois
Polémiques budgétaires, matchs de tennis de Valéry Giscard d’Estaing chez des voisins, l’histoire des clichés de Jacques Chirac dénudé ou encore la visite de Condoleezza Rice à Nicolas Sarkorzy en 2008, Guillaume Daret ouvre les portes de ce lieu varois toujours secret, quatre ans après l’inauguration de son accès au public par François Hollande. Décision révoquée par son successeur, attaché aux symboles de la République, et désireux de ne pas reléguer le fort de Brégançon au rang des « traditions passées et oubliées ».
Réaménagés par Claude Pompidou puis par Anne-Aymone Giscard d’Estaing, les appartements privés du fort n’ont sans doute plus grand-chose à voir avec ceux que Charles de Gaulle habita pour une seule nuit. Impossible de deviner, lors de son discours pour la commémoration des vingt ans du débarquement allié en Provence, qu’il avait été ravagé par les moustiques dans son sommeil, à l’étroit dans un lit simple trop petit pour son 1,88 m.
Des habitudes propres à chaque résident
Au fil des pages, rituels et petites entorses au protocole se...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Quatre TGV et TER sur 5 et 3 Transilien sur 4 en moyenne circuleront samedi, pour la reprise de la grève à l’initiative de la CGT et de SUD, selon la direction. Dimanche, le trafic sera normal.
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Grève SNCF : prévisions de trafic du samedi 7 juillet

Quatre TGV et TER sur 5 et 3 Transilien sur 4 en moyenne circuleront samedi, pour la reprise de la grève à l’initiative de la CGT et de SUD, selon la direction. Dimanche, le trafic sera normal.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 18h18
   





                        



   


La CGT-Cheminots et SUD-Rail ont appelé à la grève lors du premier week-end de départs en vacances. Si le trafic sera normal dimanche, selon la direction, des perturbations sont à prévoir samedi. Voici les prévisions de trafic fournies par la direction de la SNCF :
TGV : 4 trains sur 5 en moyenne
axe atlantique : trafic quasi normalaxe nord : 3 trains sur 4 ;axe est : 4 trains sur 5 ;axe sud-est : 9 trains sur 10 ;Ouigo : 4 trains sur 5.
TER : 4 trains sur 5 en moyenne
Intercités : 7 trains sur 10 en moyenne
Transilien : 3 trains sur 4 en moyenne
RER A : trafic normal ;RER B : trafic normal ;RER C : 8 trains sur 10 ;RER D et E : 7 trains sur 10.
Trafic international
Eurostar : trafic normal ;Thalys : trafic normal ;Lyria : 3 trains sur 5 ;France-Italie : 2 trains sur 3 ;France-Allemagne : trafic quasi normal ;France-Espagne : trafic normal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Alors que les émissions de gaz à effet de serre repartent à la hausse, « le changement n’est pas à l’échelle », reconnaît le ministre.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/07/2018
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Nicolas Hulot tire un bilan sans complaisance de la première année de son « plan climat »

Alors que les émissions de gaz à effet de serre repartent à la hausse, « le changement n’est pas à l’échelle », reconnaît le ministre.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 10h26
    |

            Simon Roger








                        



   


Un point d’étape, certes, mais pas encore un bilan d’ensemble du plan climat de Nicolas Hulot. L’exercice auquel s’est livré le ministère de la transition écologique et solidaire, vendredi 6 juillet, à l’occasion du premier anniversaire de la feuille de route dévoilée à l’été 2017, n’était pas des plus faciles. Car ce plan interministériel orchestré par le numéro trois du gouvernement s’inscrit dans la durée du quinquennat et dessine une perspective à long terme : il vise à mettre la France sur la voie de la neutralité carbone à l’horizon 2050.

        Lire aussi :
         

                Climat : le plan de Hulot vers la neutralité carbone



Or les échéances sortent largement du cadre du mandat présidentiel d’Emmanuel Macron. La fin de la production d’énergie fossile en France (traduit dans la loi hydrocarbures adoptée le 31 décembre 2017) comme celle de la vente de véhicules émetteurs de gaz à effet de serre – deux axes forts du plan climat – sont programmées à l’horizon 2040. Quant à l’objectif de porter à 32 % la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique, autre enjeu important, il est fixé à 2030.
« Pour l’instant, le changement n’est pas à l’échelle », a reconnu Nicolas Hulot, invité à ouvrir la séquence, poursuivie l’après-midi par quatre ateliers sur l’innovation, l’économie circulaire, les énergies renouvelables et le système agricole.
A l’autosatisfaction, l’ancien militant écologiste a préféré un état des lieux « franc, honnête et transparent, un dialogue sans complaisance ». « Malgré la mobilisation de tous les acteurs, le découplage entre les activités économiques et les émissions de gaz à effet de serre n’est toujours pas là, a-t-il insisté, avant de rejoindre le conseil des ministres. Les émissions de gaz à effet de serre sont le thermomètre de la santé de notre planète et de notre capacité à transformer l’accord de Paris en une réalité. »

   


Pétrole à bas prix
Les nouvelles planétaires ne sont pas bonnes puisque ces émissions d’origine humaine sont reparties à la hausse en 2017. A en juger par les chiffres communiqués le 6 juillet par le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa), la situation est tout aussi préoccupante pour le patient français.
Si les émissions des principaux gaz à effet de serre enregistrent globalement une tendance à la baisse de l’ordre de 17 %, sur la période 1990-2017, le total de l’année écoulée (estimé à 466 millions de tonnes équivalent CO2) est en revanche en progression en France de près de 2 % par rapport à 2016.
Poussant leur observation dans le détail, les experts du Citepa se sont livrés à une analyse sectorielle. Les émissions agricoles et sylvicoles, supposées diminuer de 5 % entre 2013 et 2017, sont quasiment constantes, en raison notamment de l’augmentation de l’utilisation des intrants (engrais azotés en hausse de 0,8 % en 2016) et de la hausse du cheptel bovin.
Les émissions émanant des transports ont elles aussi augmenté (+ 1,5 % en quatre ans), du fait de la densification du trafic routier dopé par un pétrole à bas prix. Indépendamment de ces facteurs conjoncturels, ce secteur est marqué par une « très forte inertie », estiment les experts du Citepa. Ils citent en exemple la flotte des voitures individuelles diesel, qui diminue de 70 000 véhicules par an, mais sans effet significatif à l’intérieur d’un parc de près de 21 millions de véhicules particuliers en France.
Le plan climat devra inverser aussi la tendance dans la production d’énergie, où les émissions ont grimpé continuellement de 2014 à 2017, du fait des conditions climatiques et d’arrêts imprévus dans le parc nucléaire, compensés par un plus grand recours aux centrales à charbon. Le charbon, qui ne compte que pour 2 % du mix électrique français, représente encore 25 % du total des émissions du secteur.
« Gages de crédibilité »
« Notre économie se désintoxique peu à peu des énergies fossiles », veut tout de même croire Nicolas Hulot, dont le plan climat programme la fermeture des quatre dernières centrales à charbon d’ici à 2022.
Au rayon des bonnes nouvelles, le ministre a mentionné également le « véritable succès » de la prime à la conversion de véhicules anciens pour des modèles neufs et peu polluants (prime de 2 000 euros pour les ménages non imposables, de 1 000 euros pour les autres). Quelque 75 000 propriétaires ont déjà bénéficié de ce dispositif, qui cible un objectif de 500 000 voitures durant le quinquennat.
La généralisation du chèque énergie (revalorisé de 150 à 200 euros en 2019) devrait aider quatre millions de ménages en situation de précarité énergétique, retient encore M. Hulot, parmi « douze mesures prioritaires » en direction des citoyens, des entreprises et des collectivités locales.
Les ONG lui opposent « douze gages de crédibilité », pour donner plus de place à la lutte contre le réchauffement climatique dans l’action gouvernementale. Elles demandent, entre autres, la création d’un fonds vélo doté de 200 millions d’euros par an, la division au moins par deux des émissions du secteur agricole à l’horizon 2050 ou le renoncement aux grands projets destructeurs de forêts, dont le complexe minier de la Montagne d’or en Guyane.
Un volet international
Après un an de déploiement du plan à l’échelon national, « on est encore loin du compte, estime Morgane Créach, la directrice du Réseau action climat. L’ambition s’arrête là où commence l’intérêt de quelques acteurs, notamment dans le secteur de l’énergie ».
La stratégie comprend aussi un volet international, incarné notamment par le One Planet Summit, le sommet sur les « finances climat » organisé par la France le 12 décembre 2017, pour le deuxième anniversaire de l’accord de Paris. Voulu par le chef de l’Etat – qui voyait là l’occasion de conforter son leadership sur la scène climatique –, ce rendez-vous annuel est désormais piloté depuis le ministère de la transition écologique.
Mais la présidence de la République ne semble pas prête à laisser le ministère seul à la manœuvre. Vendredi en fin d’après-midi, Emmanuel Macron a convié à l’Elysée la première ministre norvégienne Erna Solberg et les représentants des six plus gros fonds souverains de la planète.
Ces six acteurs incontournables de la finance mondiale (Norvège, Nouvelle-Zélande, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Koweït et Qatar), qui pèsent plus de 3 000 milliards de dollars (2 550 milliards d’euros), s’étaient engagés fin 2017 à verdir leurs portefeuilles. Le 6 juillet, ils ont franchi un pas supplémentaire en dévoilant une charte des bonnes conduites. Elle encourage les entreprises dans lesquelles ces fonds investissent à mieux intégrer les risques climatiques et à communiquer davantage sur leur stratégie bas carbone.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Trois membres du CSP ont contesté, mercredi, des déclarations de Souâd Ayada dans l’hebdomadaire « Le Point ».
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Politique éducative : tensions au sein du Conseil supérieur des programmes

Trois membres du CSP ont contesté, mercredi, des déclarations de Souâd Ayada dans l’hebdomadaire « Le Point ».



Le Monde
 |    06.07.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 18h50
    |

            Luc Cédelle








                        



                                


                            
Ce n’est pas la première fois que des tensions s’expriment au sein du Conseil supérieur des programmes (CSP). Après la nomination à sa présidence, en novembre 2017, de la philosophe Souâd Ayada – en remplacement du géographe Michel Lussault, démissionnaire –, c’est la vice-présidente de cette instance, Sylvie Plane, qui avait été poussée vers la sortie. Le 4 juillet, trois de ses membres, Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques, Denis Paget, ancien secrétaire général du SNES-FSU, et Marie-Aleth Grard, vice-présidente de ATD Quart Monde, ont rendu public un texte intitulé Programmes scolaires : il faut rassembler plutôt que diviser dans lequel ils s’élèvent contre les prises de position de Mme Ayada.
Aucun des trois n’est démissionnaire, mais tous disent leur « surprise » à la lecture de l’interview, publiée le 30 juin par l’hebdomadaire Le Point, de la présidente du CSP au sujet des adaptations apportées aux programmes de 2015 (de la maternelle au collège) que cette instance consultative vient d’adopter. « Nous avons activement et positivement participé à ce processus, soulignent-ils, mais celui-ci n’implique pas nécessairement de dénigrer le travail du CSP au cours de la législature précédente. » Ils contestent ensuite la présentation faite dans Le Point, selon eux « erronée sous plusieurs aspects », des modifications adoptées. « Laisser entendre » qu’avec les programmes de 2015, « on aurait renoncé à faire apprendre la grammaire scolaire » est « inexact et déplacé », affirment-ils notamment. « Par ailleurs, il n’avait bien évidemment jamais été question dans ces programmes de permettre aux enseignants de “négocier la grammaire avec les élèves”. »

« Mépris de classe »
Dans son interview, Souâd Ayada met en cause, sur ce thème, son prédécesseur, Michel Lussault, qui avait claqué la porte...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ L’élu du parti d’extrême droite est le 10e à être mis en examen dans cette affaire, où les eurodéputés frontistes sont soupçonnés d’avoir détourné des emplois d’assistants parlementaires européens au service du parti entre 2005 et 2015.
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Affaire des assistants parlementaires : Bruno Gollnisch mis en examen

L’élu du parti d’extrême droite est le 10e à être mis en examen dans cette affaire, où les eurodéputés frontistes sont soupçonnés d’avoir détourné des emplois d’assistants parlementaires européens au service du parti entre 2005 et 2015.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 15h08
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 16h28
   





                        



   


Le représentant du Rassemblement national (RN, ex-Front national) au Parlement européen Bruno Gollnisch a été mis en examen vendredi 6 juillet par les juges d’instruction financiers parisiens pour « abus de confiance » pour l’emploi présumé fictif entre 2005 et 2015 d’assistants parlementaires, a t-on appris auprès de l’intéressé. Il s’agit de la 10e mise en examen dans cette affaire où sont déjà poursuivis le Rassemblement national (ancien Front National) en tant que personne morale et huit assistants ou eurodéputés, dont la présidente du parti d’extrême droite, Marine Le Pen, et le député des Pyrénées-Orientales Louis Aliot.
« C’est dérisoire. Je n’ai pas détourné un centime du Parlement européen », a réagi Bruno Gollnisch. « Au contraire, mes assistants parlementaires ont fourni un travail acharné, conformément à la législation et aux usages de la vie parlementaire », a-t-il fait valoir, parlant de ses deux assistants, Guillaume Lhuillier et Micheline Bruna. M. Gollnisch dénonce en outre le fait que « l’administration politisée du Parlement européen a déclaré devant le tribunal du Luxembourg qu’elle n’avait aucune procédure en cours contre moi, alors qu’elle s’est constituée partie civile contre quasi tous les élus FN » au Parlement européen. « Ce qui constitue un délit d’escroquerie au jugement », selon l’eurodéputé, proche de Jean-Marie Le Pen.
Le 7 mars, le tribunal de l’Union européenne (UE) à Luxembourg a rejeté une requête de Jean-Marie Le Pen, également eurodéputé, et de Bruno Gollnisch qui demandaient l’annulation de la décision du Parlement européen, début 2016, de leur faire restituer respectivement 320 026 et 275 984 euros qui auraient été indûment versés pour ces assistants parlementaires.
La justice de l’UE a aussi confirmé le 19 juin que Marine Le Pen devait rembourser près de 300 000 euros au Parlement européen pour l’emploi douteux d’une assistante quand elle était eurodéputée. Le préjudice total estimé par le Parlement européen est de 7 millions d’euros sur la période 2009 à 2017.

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Un possible détournement d’argent européen
Les juges d’instruction enquêtent sur un possible « système » organisé par le parti, devenu au début de juin Rassemblement national (RN), et par sa présidente, Marine Le Pen, pour faire rémunérer des permanents avec les fonds européens réservés à l’embauche d’assistants parlementaires.
Le 4 juin, la cour d’appel de Paris a rejeté les recours formés par le FN et Marine Le Pen, qui contestait la compétence de la justice française, estimant aussi que l’enquête judiciaire s’affranchissait du principe de séparation des pouvoirs.
L’enquête, déclenchée en 2015 après un signalement de l’ex-président socialiste du Parlement européen Martin Schultz, vise 17 élus ou ex-élus frontistes et une quarantaine d’assistants. Les investigations ont mis au jour des courriels et des tableaux suggérant que les contrats d’assistant étaient ventilés selon les crédits disponibles sur les enveloppes des élus, sans nécessairement demander l’accord de ces derniers.
Marine Le Pen est notamment soupçonnée d’avoir « donné des instructions » afin que des eurodéputés engagent comme assistants des personnes « occupant en réalité des emplois » au FN, selon les termes de sa mise en examen survenue le 30 juin 2017, d’après une source proche du dossier.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Les députés de La France insoumise, rejoints par certains des Républicains, n’assisteront pas au discours du 9 juillet à Versailles. Une manière de dénoncer l’« hyperprésidentialisme » macroniste.
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Ces élus qui boycottent le Congrès d’Emmanuel Macron

Les députés de La France insoumise, rejoints par certains des Républicains, n’assisteront pas au discours du 9 juillet à Versailles. Une manière de dénoncer l’« hyperprésidentialisme » macroniste.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 12h59
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 18h52
    |

            Alexandre Lemarié








                        



   


Ce sera sans eux. Les députés du groupe de La France insoumise (LFI), et quelques autres du parti Les Républicains (LR), ont décidé de boycotter le Congrès convoqué par Emmanuel Macron, lundi 9 juillet à Versailles, afin de ne pas cautionner ce qu’ils considèrent comme une opération de communication digne d’un « monarque ». Pas question d’être « un pot de fleurs de la communication présidentielle », a tranché le député LFI de Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière, pour justifier la décision prise par le groupe présidé par Jean-Luc Mélenchon. Plusieurs députés LR – tels Fabien Di Filippo (Moselle), Pierre Cordier (Ardennes) et Julien Dive (Aisne) – ont eux aussi annoncé qu’ils ne se rendraient pas au Congrès, refusant de « cautionner cette mascarade » d’un président qui « veut se mettre en avant ». « Une “rencontre” surfaite, inutile et très coûteuse », dénoncent ces élus de droite.
Les élus « insoumis » déplorent que le discours du président de la République ne puisse pas être suivi d’une interpellation des parlementaires. « Le roi vient et n’écoute même pas ce que nous avons à lui dire », s’est indigné M. Corbière. Depuis la révision constitutionnelle de 2008, le chef de l’Etat peut, en effet, prendre la parole devant les deux chambres du Parlement réunies. Ensuite, sa déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait l’objet d’aucun vote entre les élus présents. Une règle que certains députés voudraient voir modifier.

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Le nombre d’élus absents à ce rendez-vous, auquel l’ensemble des 925 parlementaires est convié, devrait donc être largement inférieur à celui de l’an dernier. Au total, 55 parlementaires avaient manqué à l’appel lors du discours de M. Macron, le 3 juillet 2017 : les 17 élus LFI avaient déjà refusé de s’y rendre, ainsi que les 34 parlementaires communistes, deux députés UDI (Jean-Christophe Lagarde et Philippe Vigier), celui du PS Régis Juanico, et la sénatrice écologiste Esther Benbassa. A cause du coût et du calendrier de cet événement, mais aussi pour certains par opposition au chef de l’Etat lui-même.
« Recherche d’une mise en scène »
Cette année, les parlementaires communistes ont confirmé leur présence, mais ils prêteront auparavant « le serment de défendre une République démocratique » devant la salle du Jeu de paume, et appelleront à « un référendum » sur la réforme des institutions. Ce qui ne les empêche pas d’être opposés sur le fond à ce genre d’exercice. Le 28 juin, le député communiste (Seine-Maritime) Sébastien Jumel a défendu un amendement au nom de son groupe, lors de l’examen du projet de loi constitutionnelle en commission, pour supprimer la possibilité pour le président de la République de convoquer les parlementaires en Congrès, au motif que ce type de pratique « symbolise l’hyperprésidentialisme dont souffre notre régime ».

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Si quelques députés de droite n’écouteront pas le discours du chef de l’Etat, les ténors LR au Parlement boycotteront, eux, le déjeuner avec M. Macron, prévu lundi avant la prise de parole de ce dernier. Les présidents des groupes LR à l’Assemblée, Christian Jacob, et au Sénat, Bruno Retailleau, n’y assisteront pas, tout comme les vice-présidents de l’Assemblée Annie Genevard et Marc Le Fur et le questeur Eric Ciotti. Pas question de « servir de faire-valoir » au président de la République, accusé de mépriser l’opposition parlementaire. « Je vais déjà subir le discours du trône, alors le souper du roi… », a expliqué M. Retailleau. Le président du groupe communiste à l’Assemblée, André Chassaigne, ne participera pas non plus à ce déjeuner, pas plus que son homologue du Sénat, Eliane Assassi. Idem pour les députés PS membres du bureau de l’Assemblée, a fait savoir la présidente du groupe Nouvelle Gauche, Valérie Rabault.
Si la majorité des élus du parti de Laurent Wauquiez écouteront le discours présidentiel, beaucoup iront en traînant des pieds. A l’instar du sénateur LR (Manche), Philippe Bas, qui dénonce « la recherche d’une mise en scène » de la part du chef de l’Etat. « C’est lui seul devant l’ensemble des parlementaires, réduits au rôle de faire-valoir », regrette-t-il. Avant de souffler à l’avance : « Quelle corvée que de devoir écouter Macron pendant une heure et demie ! Il est si scolaire que l’on va avoir l’impression de l’entendre passer son oral de Normal Sup… »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Défiance envers les institutions, populisme, inégalités… La crise financière, qui coïncide avec la création de la revue en ligne « La Vie des idées », a été le point de départ de nouvelles perspectives de réflexion, nous dit son directeur de la rédaction.
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Florent Guénard : « L’élection ne peut pas être le seul gage démocratique »

Défiance envers les institutions, populisme, inégalités… La crise financière, qui coïncide avec la création de la revue en ligne « La Vie des idées », a été le point de départ de nouvelles perspectives de réflexion, nous dit son directeur de la rédaction.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 15h19
    |

                            Julie Clarini








                        



                                


                            

Maître de conférences à l’université de Nantes, Florent Guénard est spécialiste de philosophie politique et morale. Il est notamment l’auteur de La Démocratie universelle. Philosophie d’un modèle politique (Seuil, 2016). Il dirige la rédaction de la revue en ligne Laviedesidees.fr qui fête ses 10 années d’existence.
« La Vie des idées » naît peu ou prou au moment où la crise financière s’abat sur le monde. Peut-on lire le reflet de ces années agitées dans la production intellectuelle ? Nous affrontons par exemple ce qu’il est convenu d’appeler une « fatigue démocratique », qui se traduit par des soutiens à des candidats populistes ou nationalistes, y compris en Europe. L’étude de la démocratie est-elle redevenue centrale dans les sciences humaines ?
Il me semble qu’en effet depuis dix ans La Vie des idées rend compte d’une production forte, intense et renouvelée sur la question démocratique. Cela n’a rien d’étonnant si l’on considère que les années 1990-2000 ont été le moment où la réflexion politique est peu à peu sortie du face-à-face démocratie/totalitarisme. Il a fallu beaucoup de temps, mais on a cessé progressivement de considérer que la grande menace pour la démocratie était le régime totalitaire.
Cette conviction que la démocratie était menacée par quelque chose d’extérieur à elle a amené à la définir en termes minimaux. On lui a donné une forme restreinte, en gros purement électorale. Face à des régimes qui prétendaient savoir ce qu’est le bien commun ou le progrès, on a voulu défendre la démocratie en en faisant un régime dépourvu de valeurs substantielles. Face à des régimes où la politique envahissait toutes les sphères du social, on s’est efforcé de réduire la démocratie à son minimum : la liberté individuelle et l’élection.
Le philosophe Claude Lefort définissait pourtant la démocratie comme un « lieu vide ». Faut-il contester cette idée ?
Pour Lefort,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Editorial. Si le comité interministériel de la biodiversité est un signal fort, le plan annoncé n’est pas à la hauteur d’une cause que l’exécutif veut au même niveau que la lutte contre le changement climatique.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                

Biodiversité : fortes paroles, faibles moyens

Editorial. Si le comité interministériel de la biodiversité est un signal fort, le plan annoncé n’est pas à la hauteur d’une cause que l’exécutif veut au même niveau que la lutte contre le changement climatique.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 11h40
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 20h28
   





                        



   


Editorial du « Monde ». La biodiversité, « tout le monde s’en fiche », avait lancé Nicolas Hulot aux députés, au mois de mars, en les appelant à un « sursaut d’indignation » devant l’extinction du vivant. « Moi, ça ne me provoque pas de la peine, pas de la colère, [mais] de la honte », ajoutait le ministre de la transition écologique et solidaire. « Non, tout le monde ne s’en fiche pas, et certainement pas ce gouvernement », lui a répondu le premier ministre, Edouard Philippe, à l’issue d’un comité interministériel de la biodiversité réuni, mercredi 4 juillet, au Museum national d’histoire naturelle. Une première dans l’histoire politique française.
En elle-même, la présence d’une douzaine de ministres au chevet de la biodiversité est un signal fort. Elle montre que plus personne – jusqu’au sommet de l’Etat – ne peut continuer à ignorer, ou feindre d’ignorer, que la nature se meurt en silence, sous nos yeux. L’humanité est la première concernée. Non seulement parce qu’elle est responsable de l’épuisement de la planète, mais aussi parce qu’elle a destin lié avec l’ensemble du vivant.

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                Le gouvernement au chevet de la biodiversité



Les scientifiques ne cessent d’alerter sur cette folie autodestructrice. Au rythme actuel, rappelle Nicolas Hulot, « entre 40 % et 50 % du vivant pourrait avoir disparu de la surface du globe au milieu du siècle ». Plus de la moitié des terres de la planète sont déjà dégradées, devenues impropres à nourrir les hommes et à héberger la vie.

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La France n’échappe pas au désastre annoncé : les populations d’oiseaux des champs ont chuté d’un tiers au cours des deux dernières décennies, les chauves-souris ont perdu 40 % de leurs effectifs en dix ans, les insectes de nos campagnes sont décimés, près d’un tiers des récifs coralliens sont en régression.
C’est à ce déclin massif que doit s’attaquer le plan d’action pour la biodiversité présenté par le gouvernement. Il faut à cet égard saluer le fait qu’il ne repose pas sur les épaules du seul ministre de la transition écologique, mais qu’il soit porté par l’ensemble de l’exécutif.
Il faut aussi se féliciter de l’ambition affichée, qu’il s’agisse de « reconquérir la biodiversité dans les territoires », de « construire une économie sans pollution », de « protéger et restaurer la nature dans toutes ses composantes », ou de « renforcer l’éducation et la formation à la biodiversité ».
Il n’est plus temps de tergiverser
Encore convient-il que le gouvernement se donne les moyens de cette ambition. Or, déplorent les ONG environnementales, le compte n’y est pas. Edouard Philippe et Nicolas Hulot ont promis 600 millions d’euros de « crédits d’Etat supplémentaires », sur quatre ans, pour mettre en œuvre ce plan. Mais ces fonds seront pour partie prélevés sur le budget des agences de l’eau, ou correspondent, pour une autre partie, à des financements déjà annoncés. Surtout, estiment les associations, ils ne sont pas à la hauteur d’une cause que l’exécutif veut placer au même niveau que la lutte contre le changement climatique.
Les causes de la disparition du vivant sont pourtant connues. « Parmi les principales menaces, note l’Observatoire national de la biodiversité, on trouve en premier lieu la consommation de pesticides en agriculture. » S’y ajoutent le bétonnage des terres et l’étalement urbain, la pollution chimique, lumineuse et sonore, ainsi que le réchauffement.
Face à l’effondrement de la biodiversité, annonciateur de celui des sociétés humaines, il n’est plus temps de tergiverser, de lésiner ou de se payer de fortes paroles. On ne marchande pas avec la vie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le premier secrétaire du PS, qui peine à s’imposer dans le débat politique, concentre les critiques en interne.
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Olivier Faure, premier secrétaire dans la tourmente

Le premier secrétaire du PS, qui peine à s’imposer dans le débat politique, concentre les critiques en interne.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 11h40
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            Abel Mestre et 
                                Astrid de Villaines








                        



                                


                            

Cela ne va pas fort au Parti socialiste. Depuis le congrès d’Aubervilliers au mois d’avril, la nouvelle direction du PS peine à s’imposer. Le premier secrétaire, Olivier Faure, pourtant facilement élu (48,37 % des voix au premier tour, puis 86 % après le désistement de Stéphane Le Foll), concentre toutes les critiques. On louait sa capacité à rassembler et à apaiser les tensions lors de la campagne interne ? On lui reproche désormais sa discrétion et son côté consensuel. On mettait en avant sa volonté de reconstruire le parti ? On moque son « absence de stratégie » et sa concentration sur la « méthodologie ».
« On a un vrai souci, la situation ne va pas bien du tout. On a un problème d’impact, on n’a toujours pas allumé la lumière », reconnaît un membre de la majorité qui veut garder l’anonymat. « Ça se passe très mal. On parle très peu d’actualité politique », note un autre cadre, qui souligne que M. Faure, en pleine volonté de changement et de renouvellement − l’une de ses promesses de campagnes − a en fait « viré tous les gens expérimentés pour les remplacer par des jeunes pas vraiment politiques ». Résultat : « Il n’a ni grognard ni sniper. »

Un handicap qui se remarque notamment lors des bureaux nationaux hebdomadaires (BN). Ils sont l’objet d’une sorte de guérilla menée par les partisans de Stéphane Le Foll, devenu maire du Mans le 14 juin. « Les BN ne sont pas tenus. L’aile gauche observe, et Stéphane Le Foll vient avec tous ses soutiens et prend Olivier bille en tête », précise encore une figure du parti. La guéguerre avec Stéphane Le Foll en arrive à un tel point que certains pensent que l’ancien ministre de l’agriculture joue le pourrissement pour se présenter comme un recours. M. Le Foll, lui, se défend de toute mauvaise intention : « On ne fera pas de putsch ! Ce n’est vraiment pas mon intention. Le congrès est passé. »
« La division ne peut pas durer »
Pour...




                        

                        

