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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Victoire au sprint et maillot jaune pour Sagan à La Roche-sur-Yon, au bout d’une étape marquée par de nombreuses chutes, et de nombreux kilomètres d’échappée pour le recordman de participations au Tour. Nos trois leçons de la seconde étape.
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Tour de France 2018 : Sagan en jaune, Chavanel en mimosa, Astana et Trek dans le rouge

Victoire au sprint et maillot jaune pour Sagan à La Roche-sur-Yon, au bout d’une étape marquée par de nombreuses chutes, et de nombreux kilomètres d’échappée pour le recordman de participations au Tour. Nos trois leçons de la seconde étape.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 19h53
    |

            Henri Seckel et 
Clément Guillou








                        



   


Sylvain Chavanel a passé plus 150 kilomètres à l’avant de la course, d’abord avec deux collègues puis en solo, mais dans une étape comme celle qui reliait Mouilleron-Saint-Germain (Vendée) à la Roche-sur-Yon (Vendée aussi) dimanche, ce sont les 150 derniers mètres qui comptent. Peter Sagan y a bâti sa neuvième victoire d’étape dans le Tour, et chipe le maillot jaune à Fernando Gaviria, pris dans une des nombreuses chutes du jour, dont certaines seront lourdes de conséquences.

📊 First stage podium for Colbrelli. 
📊 Premier podium sur une étape pour Colbrelli.
— LeTour (@Le Tour de France)


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Peter Sagan n’est pas fétichiste

So here is the new GC top 10! 📊💛
Et voici donc le nouveau top 10 au classement général ! 📊💛
— LeTour (@Le Tour de France)


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Peter Sagan a endossé dimanche le quatrième maillot jaune de sa carrière et très franchement, il s’en fout comme de sa première liquette de champion de Slovaquie (il en compte huit). Ne lui demandez pas ce qu’il a fait de ses trois premiers, déjà parce qu’il ne se souvient pas l’avoir porté trois fois (les statisticiens sont pourtant formels), ensuite parce qu’il ne sait plus trop. « Il y en a un que j’ai gardé pour mon musée, et peut-être un que j’ai déjà donné, je ne sais pas. » Notez donc qu’un jour, on pourra visiter le musée Peter Sagan.
Qu’y trouvera-t-on ? Des enregistrements de son rire d’enfant farceur ? Le masque de VTT de son sponsor, qu’il se plaît à porter sur le podium pour un bon coup de publicité, comme la vedette tchèque des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, Ester Ledecka ? Ou encore la lettre de l’Union cycliste internationale (UCI) l’innocentant de son grand écart lors du sprint de Vittel, l’an dernier, qui avait abouti à son exclusion et à l’abandon de Mark Cavendish sur chute ?
Le Tour l’avait laissé sur le bord de la route un peu triste, à l’heure où le cyclisme est en mal de champions charismatiques. Sagan était furieux, estimait n’être pour rien dans la partie de bowling et avait attaqué l’UCI devant le Tribunal arbitral du sport. Cinq mois plus tard, en tapinois pendant l’hiver, la fédération internationale l’avait réhabilité par communiqué, contre la promesse que Sagan abandonne ses poursuites. Son président, David Lappartient, n’avait pas caché que l’affaire aurait pu coûter cher. Ce qui permet au Slovaque de dire aujourd’hui :
« Je pense que ce n’était pas ma faute et l’UCI l’a dit aussi. Si tu es au clair avec ta conscience, c’est l’essentiel. »
Toute ressemblance avec des faits récents ne serait que pure et fortuite coïncidence.

        Lire aussi :
         

                Cyclisme : pourquoi l’UCI s’est épargné un conflit avec Peter Sagan




Learn how Peter Sagan made his way to the stage win. 🚀🌈
— LeTour (@Le Tour de France)


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Chavanel, bientôt 1 an, maillot du meilleur vieux
Sylvain Chavanel avait 22 ans lors de son premier Tour de France, qui était le dernier à avoir lieu sous le septennat de Jacques Chirac, en 2001. Il en a 39 aujourd’hui – le doyen du Tour en a 40 –, et n’a pas raté une édition depuis : 18 fois (de suite), le baroudeur s’est retrouvé au départ de la Grande Boucle, record du monde. La 18e, à Noirmoutier, aura été la dernière, Chavanel avait annoncé qu’il s’arrêterait là.

   


Ce dimanche était son 350e jour de course sur le Tour. En arrivant au Col du Portet au bout de la 17e étape, le 25 juillet, il aura donc passé 365 jours, un an de son existence, à arpenter les routes de l’Hexagone, un anniversaire étonnant : « On est dans une bulle, ça passe extrêmement vite. C’est en voyant ce genre de statistique qu’on se rend compte qu’on a fait un bout de chemin », disait-il dimanche soir, à l’arrivée de la seconde étape à La Roche-sur-Yon.
On célébrait un autre anniversaire ce dimanche, celui du patron de son équipe, Jean-René Bernaudeau. Alors pour ces deux occasions – même si ce n’était pas prévu ce matin au départ –, Chavanel a traversé la Vendée en solitaire à l’avant, et fait une sacrée pub à son équipe, la régionale de l’étape. « On peut dire que j’ai fait mon jubilé aujourd’hui, hahaha ! » Pas de 4e victoire d’étape à son palmarès du Tour (dont il fut Maillot jaune deux jours en 2010) : repris à 13 bornes de l’arrivée, après en avoir passé plus de 160 échappé, le Châtelleraudais a dû se contenter d’un trophée pas très joli faisant office de prix de la combativité.
En Danseuse réclame l’instauration, vu les circonstances, d’un nouveau maillot distinctif : il existe déjà celui de meilleur jeune, blanc, pour les coureurs de moins de 25 ans. A quand un maillot du meilleur vieux, pour ceux de plus de 35 ans ? Il serait couleur mimosa, puisque ce fut le surnom - il ne l’aimait pas - de celui qui le porterait ce soir sur ses épaules (Chavanel est 5e au général), devançant Gilbert (36 ans, 6e), Greipel (35, 13e) et Valverde (38, 21e) à ce classement des vétérans.

Lillian Calmejane s'imposait l'an passé pour l'anniversaire de son patron Jean-René Bernaudeau. Cette fois JRB peut… https://t.co/uwpVgnpovk— LeGruppetto (@Le Gruppetto)


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A huit, les chutes coûtent plus cher
Ce Tour a deux jours et déjà, on raye des noms comme les chiffres au Loto des anciens de Mouilleron Saint-Germain (Vendée). Des crampes abdominales, et au revoir l’Ethiopien Tsgabu Grmay, le seul coureur d’Afrique noire au départ cette année. Une mauvaise chute, et au revoir Luis Leon Sanchez, le seul ancien client du docteur Michele Ferrari au départ cette année (l’Espagnol dit n’avoir pas reçu de conseils en matière de dopage et n’a jamais été suspendu).

   


La Trek-Segafredo et Astana sont donc réduites à sept, puisque le nombre de coureurs par équipe était déjà réduit à huit. Sept pour trois semaines de course, c’est peu.
« C’est clair que maintenant, ça descend très vite. Imagine : encore un abandon et on est six, calcule sans trop de mal Alain Gallopin, directeur sportif de la Trek-Segafredo. Au Dauphiné, j’ai eu un abandon et une chute dès le premier jour, on a dû faire le contre-la-montre par équipes à cinq. »
Pour le leader d’Astana Jakob Fuglsang, prétendant aux premières places à Paris, le départ de Luis Leon Sanchez est « un gros coup dur », surtout en prévision du contre-la-montre par équipes de Cholet, lundi. Solider rouleur, Sanchez devait être la locomotive de l’équipe : « Ca va nous coûter à tous, puisqu’on va se partager le travail qu’il aurait dû faire et on va se reposer moins souvent. »
D’autres ont payé le prix des chutes. AG2R-La Mondiale, l’équipe de Romain Bardet, n’est pas la moindre : le Suisse Silvan Dillier, recruté expressément dans l’optique des 35 kilomètres de lundi, est tombé lourdement. Il souffre de contusions multiples au coude, au genou, à la main, même si ses plaies sont superficielles. « Il sera un peu courbaturé demain, prévoit le docteur Eric Bouvat. Quand les coureurs repartent le matin après une chute, ils sont complètement vermoulus. Ce ne sera pas aussi fluide qu’on aurait pu l’espérer pour le contre-la-montre. »
Comme Tony Gallopin, l’autre gros rouleur de l’équipe, n’est pas non plus à 100% après une chute lors du championnat de France, AG2R aura peut-être du mal à viser la première moitié du classement qu’elle espérait autour de Cholet. Avant la blessure de Dillier, Vincent Lavenu, manager de l’équipe, estimait qu’une perte d’une minute sur le vainqueur de l’étape serait une bonne opération.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le champion du monde slovaque, Peter Sagan, a remporté la deuxième étape du Tour de France, dimanche, et endosse le maillot jaune.
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Tour de France 2018 : doublé de Peter Sagan

Le champion du monde slovaque, Peter Sagan, a remporté la deuxième étape du Tour de France, dimanche, et endosse le maillot jaune.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 18h21
   





                        



   


Peter Sagan s’est adjugé un sprint en petit comité après une chute collective dans le final qui a retardé le Colombien Fernando Gaviria, vainqueur la veille et premier du classement général. Le champion du monde s’est imposé de justesse devant l’Italien Sonny Colbrelli, dans un sprint jugé en faux plat montant.
Le Français Arnaud Démare a pris la troisième place de cette étape de 182,5 kilomètres devant l’Allemand André Greipel. La chute massive qui a sectionné le peloton est survenue à 1800 mètres de la ligne. Outre Gaviria, qui s’est vite relevé, l’Australien Michael Matthews et le Français Christophe Laporte en ont été les principales victimes.

Peter Sagan wins it! 🎖️ 🌈
@petosagan s'impose ! 🎖️🌈
— LeTour (@Le Tour de France)


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Sagan, 28 ans, a enlevé pour la neuvième fois une étape du Tour. Habitué du maillot vert, qu’il a ramené à Paris à cinq reprises, le vainqueur cette année de Paris-Roubaix a déjà porté le maillot jaune (2016). L’an passé, il avait gagné une étape avant d’être exclu du Tour après avoir provoqué la chute d’un coureur dans un sprint à Vittel. Le Slovaque avait ensuite été disculpé par la Fédération internationale.
Baroud d’honneur et premiers abandons
Cette très chaude journée, par une température supérieure à trente degrés, a été animée par la très longue échappée de Sylvain Chavanel, qui s’est offert une journée d’applaudissements pour ce qu’il avait annoncé être sa dernière participation.
Parti avec le Néo-Zélandais Dion Smith et l’Autrichien Michael Gogl dès les premiers kilomètres, Chavanel s’est retrouvé seul au 35e kilomètre. Gogl s’est relevé et Smith l’a imité. Mais le doyen du peloton français (39 ans) a continué pour un festival aux allures de jubilé.
Chavanel a ouvert la route dans le bocage, entre deux haies serrées de spectateurs, d’autant que son équipe Direct Energie évolue à domicile en Vendée. Le Poitevin a compté un peu plus de quatre minutes d’avance sur le peloton mené presque exclusivement par l’équipe de Gaviria. L’aventure de Chavanel s’est prolongée jusqu’à quatorze kilomètres de l’arrivée.
Premier abandon du Tour 2018 : l’Éthiopien Tsgabu Grmay. Le coureur Trek s’est arrêté au ravitaillement après la mi-parcours. Il a été imité à quarante kilomètres de l’arrivée par l’Espagnol Luis Leon Sanchez (Astana).

        Lire aussi :
         

                Tour de France 2018 : mais si, le cyclisme a changé



D’autres chutes dans le final ont concerné le Britannique Adam Yates, quatrième du Tour 2016, ainsi que le Suisse Silvan Dillier, un coéquipier de Romain Bardet précieux pour le contre-la-montre par équipes à venir.
Lundi, ce « chrono » de 35,5 kilomètres avec départ et arrivée à Cholet promet d’établir une première hiérarchie. Même si les deux derniers exercices dans le Tour se sont joués à la seconde, tant en 2013 qu’en 2015 (BMC devant Sky cette année-là à Plumelec).
L’équipe de Chris Froome part favorite avec les formations Quick-Step et BMC, des habituées du podium ces dernières années au championnat du monde de la spécialité.

📊 First stage podium for Colbrelli. 
📊 Premier podium sur une étape pour Colbrelli.
— LeTour (@Le Tour de France)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le champion du monde slovaque Peter Sagan (Bora) a remporté la deuxième étape du Tour de France, dimanche 8 juillet, qui se disputait entre Mouilleron-Saint-Germain et La Roche-sur-Yon.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Du 7 au 29 juillet, le peloton parcourt le tracé de la 105e édition du Tour de France au départ de Noirmoutier pour 3 351 km et 21 étapes.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Tour de France 2018 : les classements des coureurs, étape par étape

Du 7 au 29 juillet, le peloton parcourt le tracé de la 105e édition du Tour de France au départ de Noirmoutier pour 3 351 km et 21 étapes.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 14h45
   





                        


De la première étape, de plaine, entre Noirmoutier et Fontenay-le-Comte en Vendée, à l’arrivée sur les Champs-Élysées le 29 juillet, les 176 coureurs sont engagés pour les 3 351 km des 21 étapes du Tour de France.

        Lire aussi :
         

                Classements du Tour de France 2018 : Maillot jaune, maillot à pois, maillot vert



Outre les classements officiels – le général, celui de la montagne, du sprint, des jeunes ou par équipe –, vous trouverez le classement des dix Français les mieux classés par étape.

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     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ       
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               




Classement


1re étape - 7 juil.
2e étape - 8 juil.
3e étape - 9 juil.
4e étape - 10 juil.
5e étape - 11 juil.
6e étape - 12 juil.
7e étape - 13 juil.
8e étape - 14 juil.
9e étape - 15 juil.
10e étape - 17 juil.
11e étape - 18 juil.
12e étape - 19 juil.
13e étape - 20 juil.
14e étape - 21 juil.
15e étape - 22 juil.
16e étape - 24 juil.
17e étape - 25 juil.
18e étape - 26 juil.
19e étape - 27 juil.
20e étape - 28 juil.
21e étape - 29 juil.











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require(["jquery", "jquery-ui/core", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/moment.js", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/xmltojson/x2j.js"], function($, jqueryUICore, moment, X2JS) {

    /* les calendrier : https://ws-decodeurs.lemonde.fr/idalgo/cache/page/cycling_xml_calendar.php?refCompetition=1 */

    var dico = { "1": { "pays": "Italie", "code": "it" }, "2": { "pays": "France", "code": "fr" }, "3": { "pays": "Espagne", "code": "es" }, "4": { "pays": "Pays-Bas", "code": "nl" }, "5": { "pays": "Allemagne", "code": "de" }, "6": { "pays": "Angleterre", "code": "en" }, "7": { "pays": "Croatie", "code": "hr" }, "8": { "pays": "Belgique", "code": "be" }, "9": { "pays": "Argentine", "code": "ar" }, "10": { "pays": "Brésil", "code": "br" }, "11": { "pays": "Portugal", "code": "pt" }, "12": { "pays": "Suisse", "code": "ch" }, "13": { "pays": "Ecosse", "code": "sco" }, "14": { "pays": "Roumanie", "code": "ro" }, "15": { "pays": "Yougoslavie", "code": "xx" }, "16": { "pays": "Russie", "code": "ru" }, "17": { "pays": "Rép. Tchèque", "code": "cz" }, "18": { "pays": "Uruguay", "code": "uy" }, "19": { "pays": "Chili", "code": "cl" }, "20": { "pays": "Colombie", "code": "co" }, "21": { "pays": "Mexique", "code": "mx" }, "22": { "pays": "Etats-Unis", "code": "us" }, "23": { "pays": "Norvège", "code": "no" }, "24": { "pays": "Suède", "code": "se" }, "26": { "pays": "Maroc", "code": "ma" }, "27": { "pays": "Tunisie", "code": "tn" }, "28": { "pays": "Grèce", "code": "gr" }, "29": { "pays": "Turquie", "code": "tr" }, "30": { "pays": "Nigéria", "code": "ng" }, "31": { "pays": "Ghana", "code": "gh" }, "32": { "pays": "Cameroun", "code": "cm" }, "33": { "pays": "Algérie", "code": "dz" }, "34": { "pays": "Côte d'Ivoire", "code": "ci" }, "35": { "pays": "Andorre", "code": "ad" }, "36": { "pays": "Bosnie-Herzégovine", "code": "ba" }, "37": { "pays": "Danemark", "code": "dk" }, "38": { "pays": "Finlande", "code": "fi" }, "39": { "pays": "Hongrie", "code": "hu" }, "40": { "pays": "Australie", "code": "au" }, "41": { "pays": "Afrique du Sud", "code": "za" }, "42": { "pays": "Irlande du Nord", "code": "xx" }, "43": { "pays": "Albanie", "code": "al" }, "44": { "pays": "Angola", "code": "ao" }, "45": { "pays": "Autriche", "code": "at" }, "46": { "pays": "Bénin", "code": "bj" }, "47": { "pays": "Bolivie", "code": "bo" }, "48": { "pays": "Bulgarie", "code": "bg" }, "49": { "pays": "Burundi", "code": "bi" }, "50": { "pays": "Canada", "code": "ca" }, "51": { "pays": "Chine", "code": "cn" }, "52": { "pays": "RD Congo", "code": "cd" }, "53": { "pays": "Corée du Sud", "code": "kr" }, "54": { "pays": "Costa Rica", "code": "cr" }, "55": { "pays": "Egypte", "code": "eg" }, "56": { "pays": "Estonie", "code": "ee" }, "57": { "pays": "Gabon", "code": "ga" }, "58": { "pays": "Géorgie", "code": "ge" }, "59": { "pays": "Guinée", "code": "gn" }, "60": { "pays": "Iran", "code": "ir" }, "61": { "pays": "Islande", "code": "is" }, "62": { "pays": "Israël", "code": "il" }, "63": { "pays": "Jamaïque", "code": "jm" }, "64": { "pays": "Japon", "code": "jp" }, "65": { "pays": "Lettonie", "code": "lv" }, "66": { "pays": "Libéria", "code": "lr" }, "67": { "pays": "Lituanie", "code": "lt" }, "68": { "pays": "Luxembourg", "code": "lu" }, "69": { "pays": "Macédoine", "code": "mk" }, "70": { "pays": "Madagascar", "code": "mg" }, "71": { "pays": "Malawi", "code": "mw" }, "72": { "pays": "Mali", "code": "ml" }, "73": { "pays": "Moldavie", "code": "md" }, "74": { "pays": "Monténégro", "code": "me" }, "75": { "pays": "Niger", "code": "ne" }, "76": { "pays": "Panama", "code": "pa" }, "77": { "pays": "Paraguay", "code": "py" }, "78": { "pays": "Pays de Galles", "code": "wal" }, "79": { "pays": "Pologne", "code": "pl" }, "80": { "pays": "Sénégal", "code": "sn" }, "81": { "pays": "Sierra Leone", "code": "sl" }, "82": { "pays": "Slovaquie", "code": "sk" }, "83": { "pays": "Slovénie", "code": "si" }, "84": { "pays": "Surinam", "code": "sr" }, "85": { "pays": "Tadjikistan", "code": "tj" }, "86": { "pays": "Tchad", "code": "td" }, "87": { "pays": "Togo", "code": "tg" }, "88": { "pays": "Trinité et Tobago", "code": "tt" }, "89": { "pays": "Ukraine", "code": "ua" }, "90": { "pays": "Zaïre", "code": "cd" }, "91": { "pays": "Inconnu", "code": "xx" }, "92": { "pays": "Gambie", "code": "gm" }, "93": { "pays": "Centrafrique", "code": "cf" }, "94": { "pays": "Burkina Faso", "code": "bf" }, "95": { "pays": "Kenya", "code": "ke" }, "96": { "pays": "Serbie", "code": "rs" }, "97": { "pays": "Guinée Bissau", "code": "gw" }, "98": { "pays": "Cap-Vert", "code": "cv" }, "99": { "pays": "Mozambique", "code": "mz" }, "100": { "pays": "Irak", "code": "iq" }, "101": { "pays": "Venezuela", "code": "ve" }, "102": { "pays": "Tanzanie", "code": "tz" }, "103": { "pays": "Azerbaïdjan", "code": "az" }, "104": { "pays": "Biélorussie", "code": "by" }, "105": { "pays": "Thaïlande", "code": "th" }, "106": { "pays": "Arménie", "code": "am" }, "107": { "pays": "Pérou", "code": "pe" }, "108": { "pays": "Liechtenstein", "code": "li" }, "109": { "pays": "Afghanistan", "code": "af" }, "111": { "pays": "Principauté de Monaco", "code": "mc" }, "112": { "pays": "Nouvelle-Zélande", "code": "nz" }, "113": { "pays": "Fidji", "code": "fj" }, "114": { "pays": "Samoa", "code": "ws" }, "115": { "pays": "Europe", "code": "eu" }, "116": { "pays": "Hémisphère Sud", "code": "xx" }, "117": { "pays": "Monde", "code": "xx" }, "118": { "pays": "Irlande", "code": "ie" }, "119": { "pays": "Tonga", "code": "to" }, "120": { "pays": "Namibie", "code": "na" }, "121": { "pays": "Malaisie", "code": "my" }, "122": { "pays": "Royaume-Uni", "code": "gb" }, "123": { "pays": "Monaco", "code": "mc" }, "124": { "pays": "Antilles néerlandaises", "code": "an" }, "125": { "pays": "Antigua-et-Barbuda", "code": "ag" }, "126": { "pays": "Aruba", "code": "aw" }, "127": { "pays": "Bahamas", "code": "bs" }, "128": { "pays": "Bangladesh", "code": "bd" }, "129": { "pays": "Barbade", "code": "bb" }, "130": { "pays": "Belize", "code": "bz" }, "131": { "pays": "Bermudes", "code": "bm" }, "132": { "pays": "Bhoutan", "code": "bt" }, "133": { "pays": "Botswana", "code": "bw" }, "134": { "pays": "Bahreïn", "code": "bh" }, "135": { "pays": "Brunei", "code": "brn" }, "136": { "pays": "République Centrafricaine", "code": "cf" }, "137": { "pays": "Cambodge", "code": "kh" }, "138": { "pays": "Iles Caïmans", "code": "ky" }, "140": { "pays": "Iles Cook", "code": "ck" }, "141": { "pays": "Comores", "code": "km" }, "142": { "pays": "Cuba", "code": "cu" }, "143": { "pays": "Chypre", "code": "cy" }, "144": { "pays": "Djibouti", "code": "dj" }, "145": { "pays": "Dominique", "code": "dm" }, "146": { "pays": "République Dominicaine", "code": "do" }, "147": { "pays": "Equateur", "code": "ec" }, "148": { "pays": "Erythrée", "code": "er" }, "149": { "pays": "Salvador", "code": "sv" }, "150": { "pays": "Ethiopie", "code": "et" }, "152": { "pays": "Grenade", "code": "gd" }, "153": { "pays": "Guatemala", "code": "gt" }, "154": { "pays": "Guam", "code": "gu" }, "155": { "pays": "Guyana", "code": "gy" }, "156": { "pays": "Haïti", "code": "ht" }, "157": { "pays": "Hong-Kong", "code": "hk" }, "158": { "pays": "Honduras", "code": "hn" }, "159": { "pays": "Indonésie", "code": "id" }, "160": { "pays": "Inde", "code": "in" }, "161": { "pays": "Iles Vierges", "code": "vi" }, "162": { "pays": "Iles Vierges Britanniques", "code": "vg" }, "163": { "pays": "Jordanie", "code": "jo" }, "164": { "pays": "Kazakhstan", "code": "kz" }, "165": { "pays": "Kirghizistan", "code": "kg" }, "166": { "pays": "Arabie Saoudite", "code": "sa" }, "167": { "pays": "Laos", "code": "la" }, "168": { "pays": "Libye", "code": "ly" }, "169": { "pays": "Sainte-Lucie", "code": "lc" }, "170": { "pays": "Lesotho", "code": "ls" }, "171": { "pays": "Liban", "code": "lb" }, "172": { "pays": "Mongolie", "code": "mn" }, "173": { "pays": "Malte", "code": "mt" }, "174": { "pays": "Maurice", "code": "mu" }, "175": { "pays": "Mauritanie", "code": "mr" }, "176": { "pays": "Birmanie", "code": "mm" }, "177": { "pays": "Nicaragua", "code": "ni" }, "178": { "pays": "Népal", "code": "np" }, "179": { "pays": "Nauru", "code": "nr" }, "180": { "pays": "Oman", "code": "om" }, "181": { "pays": "Pakistan", "code": "pk" }, "182": { "pays": "Palestine", "code": "ps" }, "183": { "pays": "Palau", "code": "pw" }, "184": { "pays": "Papouasie-Nouvelle-Guinée", "code": "pg" }, "185": { "pays": "Corée du Nord", "code": "kp" }, "186": { "pays": "Porto Rico", "code": "pr" }, "187": { "pays": "Qatar", "code": "qa" }, "188": { "pays": "Rwanda", "code": "rw" }, "189": { "pays": "Seychelles", "code": "sc" }, "190": { "pays": "Singapour", "code": "sg" }, "191": { "pays": "Saint-Christophe-et-Niévès", "code": "xx" }, "192": { "pays": "Saint-Marin", "code": "sm" }, "193": { "pays": "Iles Salomon", "code": "sb" }, "194": { "pays": "Somalie", "code": "so" }, "195": { "pays": "Sri Lanka", "code": "lk" }, "196": { "pays": "Sao Tomé-et-Principe", "code": "st" }, "197": { "pays": "Soudan", "code": "sd" }, "198": { "pays": "Swaziland", "code": "sz" }, "199": { "pays": "Turkménistan", "code": "tm" }, "200": { "pays": "Taipei chinois", "code": "tw" }, "201": { "pays": "Emirats Arabes Unis", "code": "ae" }, "202": { "pays": "Ouganda", "code": "ug" }, "203": { "pays": "Ouzbékistan", "code": "uz" }, "204": { "pays": "Vanuatu", "code": "vu" }, "205": { "pays": "Vietnam", "code": "vn" }, "207": { "pays": "Yémen", "code": "ye" }, "208": { "pays": "Zambie", "code": "zm" }, "209": { "pays": "Koweit", "code": "kw" }, "210": { "pays": "Zimbabwe", "code": "zw" }, "211": { "pays": "Taipei", "code": "tw" }, "212": { "pays": "URSS", "code": "su" }, "213": { "pays": "RDA", "code": "dd" }, "214": { "pays": "Syrie", "code": "sy" }, "215": { "pays": "Tchétchénie", "code": "ru" }, "216": { "pays": "Iles Féroé", "code": "fo" }, "217": { "pays": "Nouvelle Calédonie", "code": "nc" }, "218": { "pays": "Kosovo", "code": "ko" }, "219": { "pays": "République du Congo", "code": "cg" }, "220": { "pays": "Guinée Equatoriale", "code": "gq" }, "223": { "pays": "Tchécoslovaquie", "code": "cz" }, "224": { "pays": "Wallis et Futuna", "code": "xx" }, "225": { "pays": "Philippines", "code": "ph" }, "226": { "pays": "Tahiti", "code": "xx" }, "227": { "pays": "Equipe Mixte", "code": "xx" }, "228": { "pays": "Bohême", "code": "xx" }, "229": { "pays": "Australasie", "code": "xx" }, "230": { "pays": "Indes Britanniques", "code": "xx" }, "231": { "pays": "RFA", "code": "de" }, "232": { "pays": "Equipe unifiée de l'ex URSS", "code": "su" }, "233": { "pays": "Ïles Vierges des Etats-Unis", "code": "vi" }, "234": { "pays": "Union d'Afrique du Sud", "code": "za" }, "235": { "pays": "Indes occidentales", "code": "xx" }, "236": { "pays": "Saint-Vincent-et-les-Grenadines", "code": "vc" }, "237": { "pays": "Maldives", "code": "mv" }, "238": { "pays": "Timor oriental", "code": "tl" }, "239": { "pays": "Kiribati", "code": "ki" }, "240": { "pays": "Ïles Marshall", "code": "mh" }, "241": { "pays": "Micronésie", "code": "fm" }, "242": { "pays": "Samoa américaines", "code": "as" }, "243": { "pays": "Tuvalu", "code": "tv" }, "244": { "pays": "Soudan du Sud", "code": "ss" }, "245": { "pays": "Gibraltar", "code": "xx" }, "269": { "pays": "Ireland", "code": "ie" }, "273": { "pays": "Anguilla", "code": "xx" }, "274": { "pays": "Bonaire", "code": "xx" }, "275": { "pays": "Curaçao", "code": "xx" }, "276": { "pays": "Macao", "code": "xx" }, "277": { "pays": "îles Turques-et-Caïques", "code": "xx" }, "278": { "pays": "Guyane française", "code": "fr" }, "279": { "pays": "Iles Mariannes du Nord", "code": "xx" }, "280": { "pays": "Athlètes indépendants FINA", "code": "xx" }, "281": { "pays": "Athlète neutre", "code": "xx" }, "282": { "pays": "Réfugiés", "code": "xx" }, "283": { "pays": "Montserrat", "code": "xx" }, "284": { "pays": "OAR", "code": "xx" } };

er' : ''); }, })

    var x2js = new X2JS(),
        classement = {},
        caldico = {},
        calendrier = [],
        francais = [],
        derniers = [],
        mesdivs = [],
        urldrp = "//s1.lemde.fr/assets-redaction/img/drapeaux/250/",
        urlcal = "//ws-decodeurs.lemonde.fr/idalgo/cache/page/cycling_xml_calendar.php?refCompetition=1",
        urletapes = "//ws-decodeurs.lemonde.fr/idalgo/cache/page/cycling_xml_step_result.php?refCompetition=1";
    /* fausses données de dev 
    urletapes = "//s1.lemde.fr/assets-redaction/test/tdf2018/resultats.xml"*/


    /*
    urletapes + 
    &refStep=318 == 1re étape
    &refStep=337 == 18e étape
    etc. 
    */

    /* nos cinq div*/
    $("#tableautdf div.classementparticulier").each(function(i, d) {
        madiv = $(this).attr("id").slice(3);
        mesdivs.push(madiv)
    })


    /* et notre fonction de lancement du bazar */
    function genererMonTableau(div) {
        var cl_best = classement["best"].person,
            cl_mountain = classement["mountain"].person,
            cl_sprint = classement["sprint"].person,
            cl_young = classement["young"].person,
            cl_french = francais,
            cl_team = classement["team"].team;
        var classements = [cl_best, cl_mountain, cl_sprint, cl_young, cl_french, cl_team];
        $.each(classements, function(i, d) {
            if (classements[i]) {
                $("#tb_" + div + " .monerreur").html("")
                creerLesLignes(i, d, div);
            }
        })
    };

    function creerLesLignes(num, tab, quellediv) {
        var classements = ["gen", "mon", "spr", "jeu", "fra", "equ"]
        var classementsnom = ["de l'étape", "de la montagne", "du sprint", "des jeunes", "des Français", "des équipes"]
        select = "#tb_" + quellediv + " ." + classements[num];
Classement " + classementsnom[num] + "";

        limite = 15
        if (classements[num] == "equ") limite = 22
        if (classements[num] == "fra") limite = 10

        $.each(tab, function(i, d) {
            if (i                 if (d._numPosition                     classe = " grisou"
                } else { classe = "" }
if (classements[num] == "fra") {
    if (i }


"
" + d._numPosition + ""
                if (d._refCountry) {
                    if (dico[d._refCountry]) {
"
                    } else {
" + d._refCountry + ""
                    }
                }
" + enCapitale(d._txtName) + ""
 " + d._txtTeamName + ""
" + ((d._numPosition > 1) ? "+ " + d._numHumanTimeDelta.replace("00' ", " ") : d._numHumanTime) + ""
" + d._numPoint + " point" + ((d._numPoint > 1) ? "s" : "") + ""
"
            }
        });
        $(select).html(html)
    };


    function montrerCacher(div) {
        complement = "&refStep=" + div;
        /* fausses données de dev 
        complement = ""*/
        /* on charge avec la bonne requête */
        $.get(urletapes + complement, function(data) {
            classement = x2js.xml2json(data.firstChild)
        }).done(function() {

            if (classement["best"].person) {
                $.each(classement["best"].person, function(i, d) {
                    if (d._refCountry == 2) {
                        francais.push(d)
                    }
                })
            }
            $.each(mesdivs, function(i, d) {
                $("#tb_" + d).hide()
            })
            $("#tb_" + div).show()
            /* on vérifie si le tableau est rempli */
            if (classement["best"].person.length && classement["competition"]._refStep == div) genererMonTableau(div);
        });
    };


    function enCapitale(str) {
        return str.replace(/\w\S*/g, function(txt) {
            return txt.charAt(0).toUpperCase() + txt.substr(1).toLowerCase();
        });
    };

    /* on se charge de voir le calendrier */

    $.get(urlcal, function(data) {
        calendrier = x2js.xml2json(data.firstChild)
    }).done(function() {
        /* on remplit le dictionnaire calendrier */
        $.each(calendrier.stepList.step, function(i, d) {
            caldico[d._refStep] = d
            /* début données de test 
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Coupe du monde 2018 : comment noter les joueurs ?

« Roulette russe », épisode 25. Aujourd’hui, Eddy Fleck explique comment il s’est spécialisé dans l’art de la notation.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 13h02
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 13h30
   





                        


Chaque jour durant la Coupe du monde, Eddy Fleck et Maxime Mianat analysent la compétition à leur façon. Attention : cette chronique peut contenir du second degré.

   


Quand on me demande comment j’ai intégré cette rédaction sportive au poste de « responsable de la notation des joueurs », je réponds que cela a toujours été une évidence pour moi. Le jour de ma naissance, j’avais accordé un huit sur dix à la sage-femme en rédigeant le commentaire suivant : « Dans une rencontre acharnée de huit heures et un défi physique redoutable, Marie-Thérèse a gardé son sang-froid et régné au centre de la salle d’accouchement. » Depuis, je n’ai cessé de délivrer mes observations à mon entourage qui m’a rapidement renié.
A chaque rendez-vous amoureux, je ne manque pas l’occasion de faire un bilan de la soirée à mon interlocutrice : possession de la parole, nombre de compliments délivrés, nombre d’occasions converties. Je suis célibataire depuis cinq ans. Dans les transports en commun, je glisse toujours un papier à ce contrôleur pour lui donner mon avis sur son travail. Il me repousse et m’ordonne de payer une amende de 60 €. C’est professionnellement que mes capacités sont les plus appréciées. Pourtant, je ne suis pas fan de football. J’irais même jusqu’à dire que ce sport me dégoûte.
Cela ne m’empêche pas de noter les joueurs durant cette Coupe du monde grâce à une méthode bien connue dans notre profession : si l’individu s’arrête en zone mixte pour répondre à une interview, il est récompensé. Dans le cas contraire, le couperet tombe pour ce petit insolent. Il est également possible de dépasser la note de dix sur dix si le joueur concerné nous invite au restaurant. Je ne mange pas de ce pain-là, j’ai l’éthique de mon côté. Délicieuse côte de bœuf, Blaise, merci encore. On se voit au prochain match ?
Eddy Fleck

Les épisodes précédents de « Roulette russe »
Episode 1 : comment concilier Coupe du monde et vie de famille
Episode 2 : pourquoi il ne faut pas critiquer l’équipe de France
Episode 3 : pourquoi on ne sait pas encore si Griezmann pourra jouer contre l’Australie
Episode 4 : pourquoi le drapeau du Brésil n’est pas ce que vous croyez
Episode 5 : pourquoi les Anglais n’ont en réalité pas inventé le football
Episode 6 : pourquoi Pologne-Sénégal est un authentique derby
Episode 7 : pourquoi la Coupe du monde est un cauchemar pour les autres sportifs
Episode 8: pourquoi France-Pérou n’aura pas lieu
Episode 9 : pourquoi il y a toujours un drapeau algérien dans un stade
Episode 10 : pourquoi l’Antarctique est le grand absent du tournoi
Episode 11 : pourquoi il n’est pas raisonnable d’aimer à la fois Lionel Messi et Cristiano Ronaldo
Episode 12 : pourquoi on peut suivre la Coupe du monde sans aimer le foot 
Episode 13 : pourquoi le dopage n’existe pas dans le football
Episode 14 : pourquoi 0-0 est le score parfait
Episode 15 : pourquoi le match Panama-Tunisie sera l’événement du soir
Episode 16 : pourquoi j’ai renoncé à la nationalité française durant la Coupe du monde
Episode 17 : comment échapper à un mariage le jour de France-Argentine ?
Episode 18: pourquoi les statistiques sont indispensables au football
Episode 19 : pourquoi les joueurs brésiliens choisissent-ils leur nom de famille ?
Episode 20 : comment expliquer la Coupe du monde à son enfant
Episode 21 : comment briller en société en parlant football ?
Episode 22 : pourquoi il faut croire en Dieu avant France - Uruguay
Episode 23 : pourquoi cette équipe de France ne me fait pas rêver
Episode 24 : pourquoi les footballeurs sont des gens bien, finalement





                            


                        

                        


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Les enjeux visuels de la Coupe du monde de football

Des joueurs sur le terrain aux supporteurs dans les tribunes, en passant désormais par les images de l’assistance vidéo à l’arbitrage, la caméra est un acteur primordial de l’organisation de l’événement télévisuel par excellence.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 13h00
    |

                            Marion Dupont








                        



                                


                            

Les chiffres confinent au sublime mathématique : pour l’édition de la Coupe du monde de football de 2014, au Brésil, la Fédération internationale (FIFA) a déclaré un total de 98 087 heures de matchs diffusées à travers le globe. La finale entre l’Allemagne et l’Argentine a rassemblé près de 1 milliard de téléspectateurs à elle seule. La Coupe du monde de football est assurément l’un des événements les plus regardés de la planète : elle est même avant toute chose un événement télévisuel.
Cela tient, en partie, à la compétition elle-même, à son histoire et à son envergure, comme le rappelle Patrice Blouin, critique de cinéma et auteur de l’ouvrage Une Coupe du monde. Télégénie du football (Actes Sud, 2011) : « Depuis la première Mondovision en 1958, l’histoire de la Coupe du monde est intrinsèquement liée à l’histoire de la télévision. Dans une certaine mesure, le véritable pays organisateur de la Coupe du monde, tous les quatre ans, c’est la télévision. » Or, un événement ­diffusé est une construction visuelle. Que voyons-nous alors quand nous regardons un match de foot, et plus particulièrement un match de Coupe du monde ?
« Plan de base »
La majeure partie d’une retransmission est occupée par ce que Charles Tesson, ancien rédacteur en chef des Cahiers du cinéma, a ­appelé dans son texte de 1986, « Le ballon dans la lucarne », le « plan de base » : une vision du terrain obtenue en plaçant une caméra dans les tribunes à mi-longueur du terrain et en la faisant pivoter de gauche à droite selon le mouvement du jeu. Pour Patrice Blouin, ce plan revêt une signification particulière lors de la Coupe du monde :
« Pendant trente-deux ans, de 1958 jusqu’en 1990, la Coupe du monde s’est jouée en alternance entre un pays d’Amérique du Sud et un pays d’Europe. Et, pendant toutes ces années, le terrain imaginaire, trans­atlantique, de la compétition s’est confondu avec le plan de base télévisuel. Ce panoramique droite-gauche/gauche-droite...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le 3 septembre 1920, les Diables rouges triomphent de la Tchécoslovaquie en finale des Jeux olympiques d’Anvers, dans un tournoi précurseur.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Quand la Belgique remportait l’ancêtre de la Coupe du monde

Le 3 septembre 1920, les Diables rouges triomphent de la Tchécoslovaquie en finale des Jeux olympiques d’Anvers, dans un tournoi précurseur.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 12h02
    |

            William Audureau








                        



   


C’est l’histoire d’une étoile que l’on ne voit pas. Celle que les Diables rouges aimeraient porter sur leur maillot, pour rappeler qu’eux aussi ont remporté un grand tournoi de football. C’était aux Jeux olympiques d’Anvers, en 1920, à une époque où la Coupe du monde de la FIFA n’existait pas encore, et où les JO faisaient office de principale compétition internationale. Et ceux-ci sont un événement, comme le relate dans un style d’époque le quotidien sportif L’Auto, l’ancêtre de L’Equipe :
« Le tournoi de football association est, il est vrai, unique, au point de vue compétition. Il [a] réuni les engagements des quinze meilleures équipes du monde, représentant tous les pays qui pratiquent ce sport. Jamais un tel lot de soccers ne s’était réuni dans un même tournoi. »
Pour la première fois, une formation africaine, l’Egypte, vient se greffer aux sélections du Vieux Continent. De quoi faire de cette joute olympique le premier tournoi à la dimension internationale, et non plus seulement européenne. Et la Belgique, directement qualifiée pour les quarts de finale en tant que pays hôte, va y briller.
Les Bleus sortis par les ogres tchécoslovaques
Plusieurs rencontres du premier tour se concluent sur un score-fleuve (9-0 pour la Suède contre la Grèce, 7-0 pour la Tchécoslovaquie contre la Yougoslavie). « Mais c’est l’élimination surprise du Royaume-Uni qui fait les gros titres des journaux », souligne la notice historique de la FIFA. Première équipe professionnelle, doubles tenants du titre, inventeurs du sport et tenanciers du règlement, les Britanniques sont sortis par la Norvège (1-3).
En cette année 1920, pour les septièmes JO de l’ère moderne et les premiers de l’après-guerre, les règles du « football association » (par opposition au « football rugby ») sont plus rustres qu’aujourd’hui. Un joueur blessé n’a, par exemple, pas le droit d’être remplacé ; les cartons jaunes et rouges n’existent pas encore ; et cela ne fait que huit ans que les gardiens de but n’ont plus le droit de prendre le ballon à la main en dehors de leur surface. En revanche, depuis la réforme de 1891, une faute dans la zone du gardien est punie d’un « coup de pied de la mort », ou penalty, que le joueur doit désormais frapper depuis un rond dessiné, et non plus d’où il le souhaite à onze mètres du but.
En quarts de finale, trois coups de pied de la mort sont accordés. Un aux Pays-Bas, victorieux 5-4 de la Suède dans « une partie émotionnante au possible et splendidement jouée », dixit l’ancêtre de L’Equipe. Un à l’Italie, défaite 1-3 par la France. Et un pour l’Espagne, éliminée « au milieu des acclamations du public anversois », relève L’Auto, par la Belgique locale, qui envoyait son ambiance musicale. Les ogres tchécoslovaques et « leurs shots très secs », eux, terrassent la Norvège 4-0 et sont désormais favoris.

Les demi-finales sont une désillusion pour des Bleus qui, après une bonne entame, s’éteignent et se font sortir 4-1 par les redoutables Tchécoslovaques. Mais pas pour la Belgique. Sur un terrain rendu glissant par une pluie continue, les Diables rouges se défont 3 à 0 des voisins néerlandais, devant une foule en liesse.
« Le coup de sifflet final avait à peine retenti, relate L’Auto, que les spectateurs envahissaient le terrain et portaient les joueurs belges en triomphe aux accents d’une vigoureuse Brabançonne, chantée par des milliers de poitrines ». Mais l’histoire reste encore à écrire.
Une finale chaotique
Le 2 septembre à 16 h 30 au Stadium d’Anvers, devant 30 000 supporteurs acquis à leur cause, sans stadiers ni grillage pour les séparer du terrain, les Diables rouges défient les favoris de la compétition pour leur seconde participation seulement au tournoi international des JO.
Dans une ambiance bouillante, la Belgique résiste héroïquement aux premiers assauts adverses, et sur un contre éclair à la 6e minute, c’est de la main qu’un défenseur slave stoppe la frappe du demi-centre belge, Mathieu Bragard. L’avant-centre Robert Coppée, déjà auteur d’un triplé en quarts de finale, transforme le coup de pied de la mort. 1-0 : la route de l’exploit est tracée.

   


Dès lors, les Diables rouges développent un jeu de plus en plus rapide. « Le onze belge se montra splendide de bout en bout, triomphant et par la vitesse et par la rapide et lucide conception de son jeu et par l’efficacité de ses shots imparables », s’enflamme L’Auto. Les Tchèques, eux, s’impatientent et protestent régulièrement auprès de l’arbitre anglais, M. Lewis. Le quotidien sportif évoque des Slaves vexés, énervés, menaçant d’abandonner.
A la 30e minute, la Belgique double le score d’une frappe bien placée de l’attaquant Henri Larnoe. Les Tchécoslovaques fulminent et perdent leur nerf. L’arrière gauche des visiteurs, Steiner, cogne un joueur belge au bas-ventre. L’arbitre l’expulse pour « brutalité » – le carton rouge n’existe pas encore, mais ce n’est pas pour autant que la boxe anglaise est tolérée en compétition. La partie devient folle, relate L’Auto :
« Les Tchèques prirent fait et cause pour leur joueur et une bagarre s’ensuivit. Le public envahit alors le terrain et s’apprêtait à faire un mauvais parti aux Tchèques, lorsque la gendarmerie intervint. Les joueurs tchèques sortirent sous sa protection. »
Après de longs moments de flottement, l’arbitre anglais décrète la partie terminée et les Belges champions. La France, dont les joueurs sont déjà repartis chez eux, ne prend pas part au match de classement, au contraire de l’Espagne. La Roja bat les Pays-Bas en petite finale et hérite de la médaille d’argent après la disqualification de la Tchécoslovaquie. La Belgique est championne olympique et tenante du titre de l’unique grande compétition mondiale de football alors existante.
Titre non reconnu par la FIFA
Près d’un siècle plus tard, faut-il considérer cette victoire comme l’équivalent d’une Coupe du monde, et accorder à la Belgique une étoile honorifique au-dessus de son écusson ? Pour certains observateurs belges, comme le quotidien Le Vif ou le think tank sur le football Die Witte Duivel, il ne fait aucun doute que cette reconnaissance leur est bel et bien due :
« La Belgique a été championne olympique en 1920 aux Jeux d’Anvers. C’était la première fois que le tournoi se jouait avec quinze équipes, dont un pays non européen. La presse internationale avait alors écrit : “les Diables rouges sont la meilleure équipe du monde.” »
Les Belges savent qu’il existe un précédent qui joue en leur faveur. Pour les éditions 1924 et 1928 remportées par l’Uruguay, la FIFA a accepté que la Celeste arbore deux étoiles supplémentaires, en plus de ses Coupes du monde 1930 et 1950, estimant à propos de cette joute olympique qu’il s’agit d’un « tournoi ayant à l’époque valeur de championnat du monde ». Un privilège dont aimeraient bénéficier aussi les Belges.

   


Mais la FIFA ne l’entend pas de cette oreille. Certes, la Fédération internationale reconnaît qu’avec ces JO 1920, « lentement mais sûrement, le tournoi de football se développe ». Mais ce n’est qu’à l’issue de celui-ci que sera élu à la tête de la FIFA Jules Rimet, le Français à l’initiative de la naissance de la Coupe du monde, dont le trophée porte le nom.

   


Comme le relate Slate, un document officiel depuis retiré du site de la puissante Fédération internationale précise que les JO précédant 1924 ne sont pas concernés :
« La FIFA a accepté lors du Congrès de 1924 d’assumer la responsabilité de l’organisation des tournois olympiques de football en ratifiant la proposition suivante : “A condition que les tournois olympiques de football se déroulent selon les règles de la FIFA, cette dernière reconnaît le tournoi comme un championnat du monde de football.” »
Le tournoi de 1920 n’est pas dans ce cas, et avec son final chaotique, il ne rentre particulièrement pas dans les canons d’une compétition encadrée par la FIFA. Cela ne signifie pas que les Diables rouges ne pourront jamais se floquer une étoile au maillot. Mais pour cela, il leur faudra plutôt remporter la Coupe du monde 2018, pour laquelle ils sont encore en lice.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ La preuve : ce ne sont plus ni la montagne ni le contre-la-montre qui dessinent le classement du Tour de France, ce sont les ronds-points, îlots directionnels et autres rétrécissements de chaussée.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Tour de France 2018 : mais si, le cyclisme a changé

La preuve : ce ne sont plus ni la montagne ni le contre-la-montre qui dessinent le classement du Tour de France, ce sont les ronds-points, îlots directionnels et autres rétrécissements de chaussée.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 09h18
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 10h40
    |

            Henri Seckel (Saint-Georges-de-Pointindoux, Vendée)








                        



   


Encore un joli coup de l’équipe Sky, encore une preuve de sa supériorité stratégique sur le reste du peloton. A quelques kilomètres de l’arrivée de la première étape hier, la formation britannique a poussé le génie tactique jusqu’à organiser la chute de Chris Froome pour faire diversion. Résultat : le mot « salbutamol » n’a pas été prononcé de la journée. Bravo.
Mieux : en lâchant cinquante et une secondes à Romain Bardet, l’armada dirigée par Dave Brailsford permet à la France de se réveiller, ce matin, persuadée que son champion peut vraiment gagner le Tour, et que ce Chris Froome, dans le fond, est quand même sans doute un chic type. Fini les (rares) pancartes hostiles à son endroit encore aperçues samedi le long des routes. Voilà « Froomey » tranquille, il va pouvoir vivre en toute sérénité ce Tour qu’il empochera lors du dernier contre-la-montre, la veille de l’arrivée. Lâcher quelques secondes aujourd’hui pour mieux s’imposer dans trois semaines, ou comment faire un marginal gain d’une marginal loss.

        Lire aussi :
         

                Tour de France 2018 : Froome fait la quille, Gaviria le fier et certains favoris la tronche



Trêve de facéties. En Danseuse tient à dire son respect total (des attaquants certes, mais quand même surtout) des cyclistes qui chutent sans moufter sur nos départementales, en cette période de pleurnicheries sur les terrains de football de Russie. Froome s’est gaufré dans le fossé à vive allure ; moins de dix secondes plus tard, il était de nouveau sur son vélo. Et que dire de Lawson Craddock (à part qu’il a un patronyme rigolo), tombé à cent bornes de l’arrivée, qu’il a ralliée le visage en sang et l’omoplate fracturée, huit minutes après le vainqueur ?

   


« Il ne faut plus s’attendre à de gros écarts en montagne, ce n’est plus là que les grands leadeurs arrivent à faire la différence », expliquait Thierry Gouvenou, l’homme qui trace le parcours du Tour, dans ce long et intéressant entretien réalisé par Le Gruppetto. Les nombreux incidents de la première étape toute plate d’hier l’ont confirmé, avec par ailleurs la crevaison de Quintana pour cause de collision avec un îlot directionnel, ou la chute de Bernal en raison d’un rétrécissement de la chaussée. « On peut perdre plus de temps dans une traversée de village que dans la montée de l’alpe d’Huez », selon Nicolas Portal, directeur sportif de l’équipe Sky. Le coureur irlandais Dan Martin estime, lui, que les milliers de ronds-points de l’Hexagone « expliquent beaucoup de choses ». Maîtriser l’art de la voirie à la française est devenu essentiel.

Explains a lot.
Roundabout
Roundabout
Roundabout
#tourderoundabout 
— DanMartin86 (@Dan Martin)


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C’est ainsi, les coureurs seraient désormais bien inspirés de prévoir des entraînements spécifiques dans des environnements faits de ronds-points, dos d’âne, ralentisseurs, et de toutes ces inventions qui recouvrent les routes du pays pour protéger les automobilistes et mettent en danger les cyclistes. ASO pourrait même créer, à l’image de ceux qui existent pour le meilleur en montagne et le meilleur au sprint, un nouveau maillot distinctif pour récompenser « le meilleur coureur en milieu urbain avec éléments de voirie périlleux ». Ce maillot pourrait être orange fluo et sans manche, tel un gilet de la DDE. Voilà, ce sont de petites suggestions.

   


Nouvelle trêve de facéties. On pensait devoir patienter jusqu’au contre-la-montre par équipes de demain pour constater de premiers écarts ; ils sont déjà notables.
» Retrouvez ici tous les classements à l’issue de la première étape
Si l’on se fie à ce que l’on a vu hier, puisqu’elle semble paisible sur le papier, l’étape du jour, promise elle aussi aux as du sprint, a toutes les chances de déboucher sur un nouveau carnage. La Grande Boucle poursuit son Tour de Vendée et mènera le peloton sur les traces de grands hommes de la nation : de Mouilleron-Saint-Germain, où Georges Clemenceau et Jean de Lattre de Tassigny virent le jour, à La Roche-sur-Yon, terre natale de MHD, en passant par Montréverd, celle de Maxime Bossis.

   


(Départ 13 h 10. Arrivée prévue autour de 17 h 30.)
Le Tour du comptoir : Noirmoutier
Chaque matin pendant le Tour, En Danseuse vous envoie une carte postale depuis le comptoir d’un établissement de la ville départ de la veille.
« Le pint de Noirmoutieï i s’ra farmaï ! »

   


Oui.sncf est formel : impossible de rallier Noirmoutier en train. Et pourtant, nous voici face au café de la Gare, dans la capitale de l’île. Nous voici aussi face à Bernard Damour, habitué des lieux, qui nous avise : « La gare, c’est la gare routière, juste derrière. » Bonne feinte.
Bernard, « pur Noirmoutrin, et fier de l’être », fier aussi de son patronyme : « Damour et d’eau fraîche ! », claironne-t-il. Pour l’amour, on ne sait pas, pour l’eau fraîche, on a un doute. Le gaillard de 56 ans travaille comme saisonnier à la Coopérative agricole de Noirmoutier, qui produit chaque année près de 10 000 tonnes de pommes de terre. Il est donc ce qu’on appelle ici un « patacou », un type qui bosse dans la patate.
Au café de la Gare, le quart de finale entre le Brésil et la Belgique intéresse manifestement plus que le Tour de France qui s’élance le lendemain à quelques mètres d’ici. Un pronostic quant à l’identité du vainqueur de l’édition 2018 ? Réponses de Bernard et ses deux collègues de la « Coop » : « un cycliste », « Thomas Voeckler », « Bernard Hinault ». Bonnes feintes.

   


Recevoir le Grand Départ du Tour n’enchante manifestement pas plus que ça notre interlocuteur. « Le Super U et l’Intermarché vont être fermés toute la matinée, et puis on ne va pas pouvoir circuler parce que le pont sera fermé », explique Bernard qui, à cet instant, prend la décision de traduire systématiquement ses propos en patois local : « Le pint de Noirmoutieï i s’ra farmaï ! »
Et le passage du Gois ? « Le Goï aussi i s’ra farmaï », affirme Bernard. Faux, le Gois était simplement impraticable pour cause de marée haute. Tiens, d’ailleurs, comment dit-on « le passage du Gois sera recouvert par la mer » en patois noirmoutrin ? Bernard hésite : « Euh… La mer sera dessus. » Ah. C’est un peu décevant.
Bernard ne s’intéresse que de très, très loin au vélo – il ne connaît pas l’expression « chasse-patate », un comble pour un patacou – mais se souvient du dernier passage du Tour sur son île qu’il ne quitte jamais. C’était en 2011, le peloton arrivait par le « pint » et repartait par le « Goï », et un ami à lui y avait laissé un genou en tombant dans un fossé où il s’était précipité pour ramasser des saucissons Cochonou balancés par la caravane. « Il a glissé, il s’est cassé la gueule. » Un silence. « Il a ripaï, il a cassé sa goule ! »
Coïncidence ? Le lendemain de cette étonnante rencontre avec Bernard, c’est-à-dire hier, en fin d’étape, Chris Froome a ripaï lui aussi et a cassé sa goule dans un fossé. Mais son genou va bien.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ En quarts de finale, les Trois Lions ont éliminé la Suède, et les Croates, la Russie. Mais le Mondial, c’est surtout des mystères, de l’humour, du lyrisme.
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La gazette de la Coupe du monde : Angleterre de Schrödinger, blague en kit et poésie fonséquienne

En quarts de finale, les Trois Lions ont éliminé la Suède, et les Croates, la Russie. Mais le Mondial, c’est surtout des mystères, de l’humour, du lyrisme.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 10h37
    |

            William Audureau et 
                                Grégor Brandy








                        


LE TSAR DU JOUR

   


Imposture ! Depuis quand les Trois Lions, qui se font éliminer 2-0 contre l’Islande à l’Euro 2016 en étant ultrafavoris – ce qui est la chose la plus british à faire – éliminent, désormais, leurs cousins suédois sur le même score en quarts de finale de Coupe du monde ?
Déjà au tour précédent, on n’avait rien dit. Mais voir l’équipe de Sa Majesté triompher dans l’épreuve des tirs au but pour la première fois de son histoire dans un Mondial, alors que, on peut bien se l’avouer maintenant entre nous, les penalties en fin de match avaient spécialement été introduits pour les faire chuter, c’était déjà assez louche.
Et puis, depuis quand l’Angleterre a un bon gardien de but ? Déjà décisif contre la Colombie en huitièmes de finale, Jordan Pickford a récidivé samedi en écœurant les avants-centres de la Blagult. Le portier d’Everton a même été élu homme du match, ce qui n’a plus dû arriver depuis David Seaman en 1996. Bref, ces Anglais-là sont très très louches : ils ne correspondent pas à ce que l’on pense savoir de la perfide Albion.

   


Pourtant, quand on les regarde jouer, ils ont quand même un peu l’air très anglais, ces Anglais. Ils marquent des buts sur coups de pied arrêtés (huit sur dix dans la compétition), de préférence de la tête, sur corner (déjà quatre). Ils construisent de manière un peu brutale, avec du jeu direct poussif et sans imagination, et quatre-vingt-dix minutes se sont déjà écoulées qu’on ne se souvient déjà plus les avoir vus jouer – et ça, c’est très anglais.
Alors, qui sont-ils vraiment ? L’Angleterre de Schrödinger, celle qui ressemble à l’Angleterre et en même temps ne lui ressemble pas ? Il y a de ça. Par-dessus tout, on ne peut désormais plus rire de ses éliminations surprises – seulement deux demi-finales jusqu’alors. Parce que l’Angleterre ne se fait plus éliminer. Et ça, c’est quand même une surprise.
DU CÔTÉ DE CHEZ VLAD
C’est difficile de faire mieux pour une première : Harry Maguire a marqué son premier but en sélection lors du quart de finale remporté par l’Angleterre contre la Suède. Mais à en croire Twitter, le défenseur anglais avait tout prévu il y a deux ans de ça, en montant une lampe de bureau Ikea. Il promettait déjà au peuple suédois sa vengeance dans cette vie ou dans la prochaine.

Yes Harry you LAD.

Mans true to his word!!

— GriffPlays (@Griff™)


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« Je viens de passer quatre heures à monter une putain de lampe de bureau. Je prendrai ma revanche sur la nation suédoise dans cette vie ou dans la prochaine. »
Une belle histoire largement partagée par les clients de la célèbre enseigne, qui pensaient enfin tenir là leur revanche. Et pourtant, le tweet n’a jamais existé. Le partage uniquement de captures d’écran nous avait déjà mis la puce à l’oreille. Une recherche avancée des tweets du défenseur de Leicester montre qu’il n’a jamais tweeté en juin 2016, date du tweet en question. Et pour cause, selon Twitter, il ne s’est inscrit sur le réseau social qu’en juin 2017. On cherchait une blague à base de meuble kit, mais en fait, celle-ci était juste à démonter.

   


L’ŒIL DE MOSCOU

"Cette Coupe du monde a encore une fois démontré que la race humaine est faite pour se côtoyer et s'embrasser. Il f… https://t.co/5lwCNUONPV— LinoTreize (@Lino Treize)


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Omar Da Fonseca a beau avoir perdu son Argentine chérie contre la France le week-end dernier, le commentateur de beIN Sports s’est lancé dans une autre de ses fameuses envolées lyriques, samedi, lors du match entre la Croatie et la Russie. On songe à bientôt remplacer les poèmes de Pouchkine par les siens.

   


KOMINTERN
La Coupe du monde est surtout l’occasion pour les journalistes de recevoir une flopée de communiqués sans intérêt. Mais ce serait bête qu’ils meurent oubliés dans nos spams.
Grand classique des Coupes du monde : les coups de com, basés sur des pronostics. Du côté d’une université rennaise, ce sont « de jeunes chercheurs en économie [qui] utilisent l’intelligence artificielle ». Leurs pronos ?
Belgique (21,07 %) - Brésil (78,93 %)France (69,56 %) - Uruguay (30,44 %)Russie (23,47 %) - Croatie (76,53 %)Angleterre (66,14 %) - Suède (33,86 %)
Résultat, un joli trois sur quatre, seul le Brésil ayant failli, mais pour les scores, il faudra retravailler ça, ce n’est pas comme ça qu’on compte les points en foot.

   


Plus tôt dans la compétition, c’est un célèbre jeu vidéo de football qui s’était amusé à prédire une victoire bleue, après avoir eu raison pour l’Espagne en 2010 et l’Allemagne en 2014. Il avait misé sur un parcours bleu passant par l’Argentine (1-0), l’Uruguay (2-0) puis une demie contre la Belgique, et c’est un quasi - sans-faute. En revanche, pour la demi-finale Espagne-Allemagne annoncée, on repassera.
POUCHKINE BALL
La gazette est toujours poète. Aujourd’hui, des mots d’Alexandre Pouchkine un peu déçu par la défaite russe contre la Croatie, samedi soir, mais qui préfère rendre hommage à sa Sbornaïa…
« Merci à toi pour les plaisirs ; Pour la tristesse et les tempêtes, Pour les souffrances délicieuses, Pour les fêtes et leurs folies, Pour tout ce que tu m’as donné. Merci. »
Alexandre Pouchkine – Eugène Onéguine.

   


RUSSIA TODAY
Le match phare du 2 septembre 1920 (à découvrir dimanche 8 juillet sur Le Monde.fr) :
Belgique-Tchécoslovaquie, finale des Jeux olympiques d’Anvers

Notre sélection d’articles pour suivre la Coupe du monde 2018
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr sur la Coupe du monde de football en Russie (du 14 juin au 15 juillet) :
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Toutes nos vidéos :
L’arbitrage vidéo est-il efficace ?Comment tricher au tirage au sort grâce à une formule mathématiquePourquoi les joueurs de foot simulent-ils autant ?Comment la peur du ridicule explique la plupart des penalties ratésPourquoi le football est-il un sport si imprévisible ?





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ La Russie ne disputera pas les demi-finales de son Mondial. Samedi, la Sbornaïa a été éliminée aux tirs au but par la Croatie (2-2, 4 t.a.b. à 3).
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Coupe du monde 2018 : la Russie tombe la tête haute face à la Croatie

La Russie ne disputera pas les demi-finales de son Mondial. Samedi, la Sbornaïa a été éliminée aux tirs au but par la Croatie (2-2, 4 t.a.b. à 3).



Le Monde
 |    08.07.2018 à 00h56
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 10h43
    |

            Anthony Hernandez (envoyé spécial à Sotchi)








                        



   


Le miracle footballistique a pris fin en quarts de finale. La Russie a été sortie de son tournoi, samedi 7 juillet, aux tirs au but après un match nul contre la Croatie (2-2, 4 t.a.b. à 3). Le pays hôte, médiocre 70e au classement FIFA avant la Coupe du monde, n’a pas réédité le parcours de la Corée du Sud, invitée surprise, qui s’était hissée en demi-finales de son Mondial en 2002.
Pourtant, les 45 000 spectateurs du stade olympique de Sotchi y ont cru jusqu’au bout, même quand il ne restait plus que quelques minutes à jouer en prolongation et que leur équipe était menée 2-1 face à la Croatie. Le grand absent, le président Vladimir Poutine, qui avait dépêché encore une fois son premier ministre au bord de la mer Noire, a dû aussi se prendre à rêver devant son poste de télévision. Le porte-parole du Kremlin s’est d’ailleurs fendu d’une déclaration relayée par l’agence Interfax : « Poutine a regardé, il soutenait les joueurs de l’équipe. Nous avons perdu lors d’un grand match fair-play. Ce sont toujours des gars formidables à nos yeux, ce sont des héros. Ils succombaient sur le terrain, nous sommes fiers d’eux. »
Après tout, leur Sbornaïa avait bien jusqu’alors déjoué tous les pronostics. Quand le défenseur Manuel Fernandes a égalisé de la tête et que les tirs au but s’annonçaient pour la deuxième fois consécutive, chaque Russe a dû penser à une improbable qualification en demi-finales. Le héros des huitièmes de finale face à l’Espagne, le gardien Igor Akinfeev, allait sauver la patrie une nouvelle fois. Dans les tribunes du stade olympique, les poings étaient rageurs, les enfants portés à bout de bras et la pluie de selfies immortalisaient l’instant qui promettait d’être mémorable.

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Il s’en est effectivement fallu d’un rien. L’héritier du légendaire Lev Yachine a été à deux doigts de rééditer son exploit espagnol. Il a d’abord sorti brillamment une tentative adverse et a été à deux doigts de détourner celle du capitaine croate. Le ballon a finalement touché le poteau avant de franchir la ligne. Le sort en était jeté. Akinfeev n’entrera pas dans l’histoire. Il n’aura pas sa fresque grandeur nature. Le capitaine devra se contenter de son visage peint sur une croûte : le tableau d’une dame croisée avant la rencontre le long de la plage qui borde l’enceinte de Sotchi, au talent artistique malheureusement peu en rapport avec son patriotisme.
Un intérêt nouveau pour la Coupe du monde
Dans les tribunes, certains spectateurs ont fait l’effort de diversifier leurs encouragements. Sans beaucoup de réussite, à cause d’une foule en grande majorité néophyte. Les tentatives d’ola ont échoué, mais on a assisté à deux ou trois clappings, cette manière de taper dans les mains popularisée par les fans islandais à l’Euro 2016. Avant les hymnes, un tifo, pas très concluant, a été exposé dans un virage.

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                Coupe du monde 2018 : et si les Russes avaient eux aussi appris de leurs visiteurs ?



Une jeune trentenaire, Julia, qui assistait pour la première fois à un match de football, relativisait : « C’est dommage. On est passés tout près de la victoire. C’est la première fois que je m’intéressais à ce sport. Je suis peinée mais vraiment fière. » Drapeau russe enroulé autour d’épaules solides, Denis partageait ce sentiment : « C’était inespéré avant la compétition. Je ne croyais pas en ces joueurs et ils m’ont surpris. Cela restera un formidable moment. »
Que cela soit à Iekaterinbourg, à Samara, à Moscou ou encore à Sotchi, on a croisé de nombreux Russes qui se trouvaient dans ce cas. Contre toute attente, les bonnes performances de leur sélection les ont conduits à se passionner pour la Coupe du monde. L’atmosphère chaleureuse et cet afflux inédit d’étrangers ont également favorisé ces adhésions de dernière minute. Malgré l’évidente déception, le moustachu le plus célèbre du pays, le sélectionneur Stanislav Tchertchessov, pouvait savourer sa revanche : « On est comme des conscrits démobilisés avant l’heure. On a été critiqués avant le tournoi ? Croyez-moi ou non, nous, nous croyions en nous, et le pays nous aimait. »

   


Une rencontre parfois soporifique
Sur fond de crise diplomatique entre Moscou et Londres, il n’y aura donc pas de demi-finale sulfureuse contre l’Angleterre, le 11 juillet au stade Loujniki. C’est la Croatie qui sera opposée aux Anglais. Très performants au premier tour, les footballeurs croates ont nettement baissé de rythme en huitièmes (face au Danemark) et en quarts. Par deux fois, ils sont passés proches d’une désillusion. Par deux fois, les tirs au but leur ont souri.
Mais Luka Modric et sa bande devront retrouver leur inspiration s’ils veulent inquiéter les Trois Lions, plutôt séduisants cet après-midi contre la Suède (2-0). Les Croates, qui avaient décidé de ne pas se laisser aspirer par une équipe russe positionnée très bas sur le terrain, ont paru attentistes. Cela a donné une rencontre d’un niveau très moyen, soporifique parfois.

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Toujours est-il que la Croatie retrouve les demi-finales, vingt ans après le Mondial français, où elle avait été battue par les Bleus sur un doublé de Lilian Thuram (2-1). Une performance assez incroyable pour un pays indépendant depuis 1991, dont les meilleurs joueurs ont longtemps défendu les couleurs de la Yougoslavie. Aux dernières nouvelles, Thuram est à la retraite et n’a pas pris la nationalité croate. Au fait, comment s’appelle l’arrière droit anglais ?



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Chute à l’arrière pour Christopher Froome ! Le quadruple vainqueur du Tour de France est tombé dans le final près de Fontenay-le-Comte. Romain Bardet, lui, va bien. Nos trois leçons de la première étape.
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Tour de France 2018 : Froome fait la quille, Gaviria le fier et certains favoris la tronche

Chute à l’arrière pour Christopher Froome ! Le quadruple vainqueur du Tour de France est tombé dans le final près de Fontenay-le-Comte. Romain Bardet, lui, va bien. Nos trois leçons de la première étape.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 19h15
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 11h40
    |

            Clément Guillou et 
Henri Seckel








                        



   


Cent quatre-vingt-quinze kilomètres d’ennui pour débuter, cinq de folie pour finir : le Tour de France 2018 s’est ouvert sur ce schéma à la fois habituel et toujours riche en sensations. Agréables pour l’étoile montante du sprint Fernando Gaviria, premier Maillot jaune, pénibles pour Froome, Quintana, Yates, ou Porte, qui regardent déjà Romain Bardet de derrière.

📊 Here is today Top 10 of the stage! 💛
📊 Voici le Top 10 de l'étape du jour ! 💛
— LeTour (@Le Tour de France)


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Froome sait aussi tomber
Promis, personne ne l’a poussé. Ou alors si, mais ce n’est pas un Français et pas un spectateur. Christopher Froome est tombé, samedi 7 juillet, sur la D23 qui mène à Fontenay-le-Comte, dans un virage sur la commune de Saint-Martin-de-Fraigneau où l’on ne posera sans doute pas de plaque, il ne faut pas exagérer. C’est un léger écart d’un costaud de l’équipe Katusha qui a fait tomber le frêle Froome sur le bas-côté.
Vous pouvez voir la vidéo ici, et même la vidéo en caméra embarquée du coureur qui suit Froome ci-dessous.

The @VelonCC onboard cameras captured the moment @chrisfroome went down on stage one. It's a long way to Paris thou… https://t.co/7diao8zgoh— TeamSky (@Team Sky)


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Il restait cinq kilomètres avant l’arrivée et, dans ce cas-là, il n’y a pas de miracle : sur la ligne, l’infortuné a déboursé 51 secondes. Il les reprendra sans doute lors du contre-la-montre par équipes à Cholet, lundi, mais c’est toujours ça de pris pour Romain Bardet et les autres leadeurs qui ne sont pas aussi bien équipés en prévision de cet exercice. Chose étrange, d’ailleurs, les trois leadeurs piégés sont ceux dont l’équipe apparaît la plus solide dans le contre-la-montre par équipes : Richie Porte (BMC), Adam Yates (Mitchelton-Scott) et Froome, donc.
» Retrouvez le classement général complet après la première étape
Après la ligne d’arrivée, Froome a filé loin devant son garde du corps qui, même sur son VTT, n’a pu l’escorter au milieu d’une foule, finalement, bienveillante. Il saignait du coude droit mais sans gravité, rassurait-il immédiatement au micro d’En Danseuse (et de 46 autres médias) : « On savait que les premiers jours seraient piégeux, bizarres. On était vraiment dans le premier tiers du peloton, les gars ne pouvaient rien faire de plus. C’était assez chaotique avec les sprinteurs qui voulaient se placer. Je suis simplement heureux de n’être pas blessé. Il reste beaucoup de route. »
A ce sujet, deux observations : non, Froome n’était pas idéalement placé et se situait plutôt vers le milieu du peloton, sans protection immédiate, au bord de la route. Eh oui, il reste beaucoup de route, mais ces 51 secondes représentent à trois secondes près son avance sur son dauphin, Rigoberto Uran, à Paris l’an passé. Même si Froome ne se ressent pas de cette blessure les prochains jours, même s’il dort bien la nuit, ce moment ne sera pas anodin dans le scénario de ce Tour de France.
Sauf retournement de situation dimanche, la Sky partira en deuxième position lors du contre-la-montre par équipes et donc sans référence chronométrique. La présence de Geraint Thomas, aspirant leadeur, au sein du premier peloton, brouille les pistes au sein de la Sky alors que le Gallois avait déjà souligné, en conférence de presse avant le Tour, qu’il faudrait faire le point sur la situation dans les Alpes pour déterminer la stratégie de la Sky. On vous laisse analyser par vous-même sa déclaration d’après-course, relayée par le site officiel de l’équipe : « Toujours sympa de s’en sortir sans dommage et de se dire qu’on a passé une étape. Plus que 20 ! »
Nicolas Portal, directeur sportif de la Sky, a longuement pris des nouvelles de son champion qui redescendait en pression sur les rouleaux d’entraînement, avant de le rassurer. Il a ensuite dit d’une voix très calme et avec des mots plus choisis que oui, c’était très con : « Un Tour de France se gagne à très peu. Tous ces gars travaillent très très dur pour gagner du temps, être aérodynamiques, grimper plus vite, pousser plus fort. S’ils perdent du temps parce qu’ils sont moins forts, quelque part c’est juste. S’ils perdent du temps sur chute, c’est rageant. Pendant longtemps, Chris n’est pas tombé, là il tombe au Giro [en reconnaissance lors du prologue], puis maintenant, c’est comme ça. »
Et on se gardera bien de dire que Lance Armstrong, lors de la seconde partie de sa carrière, s’était mis à tomber souvent dans le peloton, lui qui ne tombait auparavant jamais.
Les Colombiens savent aussi sprinter

   


On connaissait les petits modèles colombiens virevoltant dans les lacets, il va désormais falloir s’habituer à en voir un bombarder sur les larges avenues. On pourrait mettre un Nairo Quintana dans chacune des cuisses de Fernando Gaviria, 23 ans, ancien pistard (double champion du monde d’omnium 2015 et 2016) et étoile montante du sprint mondial, qui est allé plus vite que Sagan, Kittel et tutti sprinti, samedi, à Fontenay-le-Comte. Revoyons l’action au ralenti :

⏪🔻 Relive this last kilometer and the stage win for Fernando Gaviria! 🙌🇨🇴
— LeTour (@Le Tour de France)


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Premier Tour de France, première étape, victoire et maillot jaune : « El Misil » n’a pas raté sa cible. « Il était un peu nerveux, il nous l’a avoué avant le début de l’étape », admet son coéquipier chez Quick-Step Julian Alaphilippe. « On a essayé de le calmer, il était très stressé ces derniers jours, confirme Patrick Lefévère, manager de la formation belge. Je lui ai dit que la panique était mauvaise conseillère, et qu’il ne fallait pas se focaliser sur les cinq victoires de Kittel l’an dernier, c’était un truc exceptionnel. »
Gaviria en a remporté quatre sur le Tour d’Italie 2017, dont il avait décroché le maillot cyclamen du classement par points. Second Colombien à revêtir le jaune, quinze ans après Victor Hugo Penã (2003), il peut espérer faire aussi bien que son glorieux aîné qui l’avait porté trois jours, puisqu’un nouveau sprint est prévu demain, et que la Quick-Step risque de briller lors du contre-la-montre par équipes lundi.
Quid du vert, en fin de Tour ? « Sagan l’a gagné cinq fois, il reste le favori, répond le vainqueur de Paris-Tours 2016. Si je ne l’ai pas à Paris, ce ne sera pas la fin du monde. » Même discours pour Patrick Lefévère, et son inimitable accent flamand : « Je ne veux pas être prétentieux, parce que, quand on est prétentieux sur le Tour, on est souvent punis. Il faut jamais vendre la peau de l’ours avant que tu l’as buté. »
Les routes étroites, c’est bon pour le spectacle, moins pour les coureurs
Cinq kilomètres de routes étroites, jonchées de mobilier urbain – vos suggestions pour une expression plus heureuse sont les bienvenues –, ont donc foutu un bazar pas possible dans le classement général, plus qu’une étape de 200 kilomètres dans les Alpes.
Nairo Quintana a pris de plein fouet un îlot directionnel, cassé ses deux roues et dû attendre sa voiture Movistar, loin derrière, pour changer de machine : il débourse une minute et quinze secondes et la donne change déjà un petit peu dans l’équipe aux trois leadeurs (avec Valverde et Landa). Le favori pour le maillot blanc, Egan Bernal, s’est pris une bande de rétrécissement et a fini dans le groupe Quintana. Porte, Yates et Froome ont chacun été ralentis par des chutes, comme les autres prétendants au maillot blanc Pierre Latour et Marc Soler, ainsi que le sprinteur de la Groupama-FDJ Arnaud Démare.

📌 Puncture for Quintana!
📌 Crevaison pour Quintana !
— LeTour (@Le Tour de France)


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Les organisateurs du Tour ne cachent pas aimer les routes étroites, qui rendent l’organisation d’une poursuite plus difficile et donnent lieu généralement à des courses très ouvertes – car il est plus difficile pour les favoris d’être tous bien placés, et le peloton est très étiré. Mais elles ont un inconvénient : le risque de chute est plus élevé, d’autant plus s’il y a une forte tension et que des îlots directionnels ou des bandes de rétrécissement jalonnent la route. Amaury Sport Organisation (ASO) peut parfois les faire enlever s’ils les estiment trop dangereux, mais dans une certaine limite.
Dans ces dix premiers jours, les coureurs seront souvent placés dans cette situation, notamment lors de l’étape menant à Quimper. Pas forcément une bonne idée, jugeait Nicolas Portal à l’arrivée, rappelant que ce qui était possible sur les Tours d’Italie et d’Espagne ne l’était pas forcément sur le Tour de France, où la tension est décuplée :
« On peut perdre plus de temps dans une traversée de village que dans la montée de l’alpe d’Huez, mais je pense que les organisateurs savent ça. Ils ont aussi leurs impératifs. Sur des petites routes comme ça, pas vraiment droites, il y a toujours un risque. Ça arrive aussi quand les routes sont très larges, mais là, les routes n’aidaient pas. Ce qui rend la course nerveuse rend aussi la course dangereuse. Si on veut rendre les choses un peu plus sécuritaires pour les coureurs, il faut plus d’espace. »
Et ce, même avec 22 coureurs de moins dans le peloton.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Les Croates rejoignent le dernier carré grâce à leur victoire au bout du suspense (2-2, t.a.b. 4-3). Ils affronteront l’Angleterre pour tenter d’atteindre la finale.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Ni Brésil ni Argentine ne seront présents en demi-finales du Mondial en Russie. Un classique lors des éditions disputées sur le Vieux Continent.
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Coupe du monde : en Europe, les sélections sud-américaines n’y arrivent décidément pas

Ni Brésil ni Argentine ne seront présents en demi-finales du Mondial en Russie. Un classique lors des éditions disputées sur le Vieux Continent.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 18h28
    |

            William Audureau








                        



   


On promettait à la France un statut ironique de vainqueur de la Copa America, le championnat sud-américain de football, si elle triomphait du Brésil après avoir sorti le Pérou, l’Argentine et l’Uruguay sur sa route. Mais le dernier carré du Mondial aura finalement des airs d’Euro, entre France-Belgique et l’opposition entre le vainqueur de Russie-Croatie et Suède-Angleterre.

        Lire aussi :
         

          L’appétit retrouvé de l’ogre belge



Pour la troisième fois depuis le début du millénaire, l’Amérique du Sud ne sera donc pas représentée en demi-finales d’une Coupe du monde, la faute à l’élimination de la Seleçao brésilienne par les Diables rouges belges, vendredi 6 juillet (1-2), et à celle de la Celeste uruguayenne par les Bleus, plus tôt dans l’après-midi (0-2).
France 1934, Italie 1938, Angleterre 1966, Angleterre 1964, Espagne 1982, Allemagne 2006, et désormais Russie 2018 : les équipes sud-américaines confirment qu’en dépit de leur prestige et de leur notoriété elles passent régulièrement à travers quand la compétition se tient en Europe. La victoire brésilienne de 1958 en Suède restera donc une exception.
Quatrième victoire d’affilée pour l’Europe
Les quintuples champions du monde brésiliens sont par ailleurs sur une série noire : depuis 2002, la sélection jaune et vert n’a plus remporté un seul match à élimination directe contre des pays du Vieux Continent (défaite 0-1 contre la France de Zidane en 2006 ; 1-2 contre les Pays-Bas en 2010 ; 1-7 contre l’Allemagne en 2014 ; 1-2 contre la Belgique).
Au-delà de l’échec récurrent, certains signes trahissent même un certain déclin. Au Brésil en 2014, l’Allemagne s’est imposée contre l’Argentine après avoir humilié l’organisateur auriverde (7-1) en demi-finales, alors que jamais une équipe européenne n’avait soulevé le trophée en Amérique du Sud. Et tandis que le Brésil avait l’habitude de s’arroger les tournois disputés dans des continents « neutres », comme l’Amérique du Nord en 1994 et l’Asie en 2002, c’est l’Espagne qui a décroché son étoile en Afrique du Sud en 2010.
En tout, l’Europe est assurée de remporter son quatrième trophée successif, après l’Italie en 2006, l’Espagne en 2010 et l’Allemagne en 2014. La plus longue disette de l’histoire de la zone SudAm, qui n’avait jamais laissé échapper le trophée deux fois de suite depuis le doublé italien de 1934 et 1938. Et encore, l’Argentine et l’Uruguay avait boycotté la première.


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Les Européens plus performants que les Sud-Américains en 2018
En moyenne, les formations du Vieux-Continent ont déjà passé 1,29 tours cette année - sans tenir compte des rencontres encore à disputer - alors que Brésil et consorts n'ont pas fait mieux qu'1,20, soit une élimination moyenne après le premier tour, au niveau des huitièmes de finale. A titre de comparaison, en 1970, les équipes de la zone AmSud passaient en moyenne 2,33 tours sur un tournoi qui n'en comportait que 4, soit une élimination moyenne en demi-finale.

Source : Base de données Le Monde



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Tour de France : « Il y a toujours eu un doute autour de la Sky, et Froome paie l’addition », estime David Lappartient

Pour le président de l’UCI, Froome serait moins impopulaire sur le Tour de France s’il ne courait pas pour l’équipe britannique et s’il s’était mis en retrait le temps de la procédure pour son contrôle anormal.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 16h01
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 18h30
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à La Roche-sur-Yon)








                        



   


Alors que la France entière avait, vendredi 6 juillet à 16 heures, les yeux rivés sur le quart de finale de Coupe du monde Uruguay-France, David Lappartient, président de l’Union cycliste internationale (UCI), revenait pour Le Monde sur les conséquences du cas Christopher Froome. Le Breton, qui recevra le Tour de France mardi à Sarzeau, bourg du golfe du Morbihan dont il est maire, ne retient pas ses coups contre l’équipe Sky et l’Agence mondiale antidopage, tout en défendant la lutte antidopage menée par sa fédération.
Que pense le président de l’UCI lorsqu’il voit le quadruple vainqueur du Tour de France sifflé par la foule, alors qu’il vient d’être innocenté ?
Ce n’est pas logique, mais c’est une réaction humaine. On a tellement expliqué aux gens que Froome était coupable que le jour où il ne l’est pas, les gens laissent parler leur cœur.

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                Tour de France 2018 : en Vendée, une bronca pour Christopher Froome



Qu’est-ce que cela dit sur l’état du sport que vous dirigez ?
Il y a deux éléments. Le premier, c’est que la vox populi l’avait jugé. On expliquait à tout le monde qu’il y avait une limite à 1 000 [nanogrammes de salbutamol par millilitre d’urine] et la dose est à 2 000. Donc on dit : c’est la magouille. C’est trivial, mais c’est comme ça.
« Il paie pour une équipe qui n’est pas tellement aimée, à tort ou à raison »
Mais il y en a un deuxième, plus fort : autour de cette équipe Sky, il y a toujours eu un peu de doute. Les affaires autour de Bradley Wiggins [soupçonné d’avoir pris des corticoïdes à des fins dopantes et non médicales] et les conclusions de l’enquête parlementaire britannique [pour qui la Sky « a utilisé des médicaments pour améliorer les performances »] entretiennent une certaine suspicion et Chris Froome paie l’addition. Il paie pour une équipe qui n’est pas tellement aimée, à tort ou à raison.

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          « Team Sky a utilisé des médicaments pour améliorer les performances de ses coureurs »



Il y a aussi eu ses performances dans l’ascension de La Pierre Saint-Martin (en 2015), le Ventoux (en 2013), où chacun y allait de son commentaire [l’écart entre Christopher Froome et ses rivaux et sa cadence de pédalage avaient fait naître des soupçons d’utilisation d’un moteur caché dans le vélo, suggérée à mots couverts par les consultants de France Télévisions]. Pour certains, l’étape du Tour d’Italie dans laquelle il part à 80 kilomètres de l’arrivée, pour remporter le classement général, ce n’est pas possible. Moi, ça me paraît tout à fait plausible, mais on ne l’imagine plus aujourd’hui.
La crédibilité se perd en cinq minutes et se regagne en vingt ans. Il y a eu de la défiance vis-à-vis de l’UCI et c’est long à s’estomper, même si aucune fédération ne fait autant que nous contre le dopage. L’UCI fait un tiers des contrôles des passeports biologiques dans le monde. On décide d’interdire le tramadol [un antalgique] et les corticoïdes [à partir de 2019], on est à l’avant-garde partout et, du coup, on en prend plein la figure. Ce n’est pas logique. Près de 25 % du budget de l’UCI va dans l’antidopage.
Le niveau de dopage a baissé depuis dix ans, pourtant la défiance à l’égard du plus grand coureur du moment est la même qu’à l’époque de Lance Armstrong. Qu’est-ce que le cyclisme a raté, depuis ?
La défiance vis-à-vis de ceux qui gagnent est parfois liée à la manière dont ils courent. Si Froome attaquait tous les jours, allait à la castagne, il en deviendrait plus populaire. Si Peter Sagan est immensément apprécié, c’est parce que le sport reste un jeu pour lui. Il accepte de tout perdre pour gagner.
C’est aussi lié au niveau de l’équipe Sky. On voit des Tours de France où l’on s’ennuie, comme les années [Miguel] Indurain [cinq Tours remportés entre 1991 et 1995].
Sur le Giro, que j’ai toutefois trouvé trop dur, on a du vélo comme on l’aime car les meilleurs coéquipiers ne sont pas là et sont préservés pour le Tour. Les leaders sont rapidement seul à seul.

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                Chris Froome : « Je ne déshonorerai jamais le maillot jaune »



La décision de l’UCI et de l’AMA sur le cas Froome est mal comprise par le grand public. L’AMA dit que la décision de publier les raisons de la décision vous appartient. Le ferez-vous ?
« Seul le coureur peut décider de publier la décision qui le concerne »
Non. Légalement, on ne peut pas aller au-delà de ce qu’on a fait [vendredi matin, l’UCI a publié une longue explication de la résolution du cas sur son site Internet]. Seul le coureur peut décider de publier la décision qui le concerne.
Par ailleurs, la publication du jugement pourrait contenir des éléments qui pourraient être utiles à ceux qui veulent contourner les règles.

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          Comment Christopher Froome est passé entre les mailles du filet



Quelles conséquences doit tirer la lutte antidopage de cet épisode ?
Sur le sujet du salbutamol, il y a de vraies questions à se poser sur la manière dont le sujet est traité par l’AMA. Ils n’y échapperont pas.
Ce dont on a besoin, c’est de règles, d’éléments clairs. On est le gendarme mais ce n’est pas nous qui fabriquons le radar ni qui décidons de la limite à 80 km/h. Il faut qu’on ait les bons outils. Il faut que les études scientifiques soient plus poussées.

   


Dès lors qu’il a été blanchi, êtes-vous toujours de l’avis que Christopher Froome aurait dû être arrêté provisoirement dès septembre 2017, en attendant la résolution de l’affaire ?
Oui, car ça a bien tourné pour lui, mais on aurait aussi pu se retrouver dans la situation dans laquelle il aurait été sanctionné. Et qu’aurait-on fait de sa victoire sur le Giro ? Ç’aurait aussi permis à tout le monde d’aller plus vite. Une partie de l’animosité est liée à ça aussi. Je ne suis pas sûr qu’on aurait eu la même réaction.
La défense de Christopher Froome a coûté plus de 1 million d’euros. De nombreux coureurs avant lui ont été suspendus pour un contrôle positif au salbutamol, sans les mêmes capacités financières de se défendre. Les coureurs sont-ils égaux devant les règlements ?
Devant les règlements, oui, devant les moyens, non. C’est comme les hommes politiques, les industriels, qui peuvent avoir plus de moyens de se défendre devant la justice. C’est la même chose partout dans le monde entier. Et encore, nos procédures sont gratuites, nous essayons de faire en sorte que chacun ait les mêmes possibilités de se défendre. Du côté de l’UCI, la procédure a coûté 250 800 euros.
A partir du 1er janvier 2019, le tramadol et les corticoïdes seront interdits. Que sait-on de leur utilisation dans le peloton ?
Les deux tiers de l’utilisation du tramadol dans le monde du sport sont dans le vélo. Il y a 4,5 % de nos échantillons qui contiennent du tramadol. C’est un produit dopant, puisque cela repousse la limite de la douleur. Et la douleur est l’un des premiers facteurs limitants de la performance.
Les corticoïdes, maintenant : on me dit qu’ils ne sont pas dopants. C’est cela, c’est bien pour ça que les coureurs en prennent ! Oui, ça améliore la performance. Plusieurs études scientifiques le montrent.
L’an dernier encore, l’AMA a écrit au Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC) que « les effets sur la performance des corticoïdes sont plutôt limités, et que, dans la plupart des cas, l’utilisation de corticoïdes dans le sport est nocive pour les performances »…
Ce n’est pas la meilleure lettre que l’AMA ait écrite. Elle part du principe qu’on doit faire confiance aux médecins prescripteurs. C’est déjà là que l’on commence à diverger.
Comment jugez-vous l’état du cyclisme aujourd’hui, vingt ans après Festina ?
L’état sanitaire du vélo est nettement meilleur qu’il y a vingt ans. On revoit du vrai vélo. Des visages qui souffrent, des coureurs qui s’effondrent. Mais ce n’est pas ce que le grand public retient. Le cyclisme avait un problème et va aujourd’hui beaucoup mieux. Comme la triche est dans la nature humaine, il ne faut jamais relâcher la pression. Sinon, ça reviendra.
De nombreux contrôles positifs ont eu lieu en Amérique du Sud ces derniers mois, et plusieurs sources font état de la libre circulation de produits interdits en Colombie notamment. Quelles mesures comptez vous prendre contre cela ?
« Sur le dopage, la Colombie est un sujet de vigilance »
C’est absolument vrai. Depuis le 21 septembre 2017, 76 % des cas positifs dans le cyclisme concernent quatre pays d’Amérique du Sud. J’ai secoué ces fédérations au mois de mai, lors du congrès de la confédération panaméricaine. Ce qui s’est passé n’est pas acceptable et il fait que les fédérations s’impliquent. Elles se heurtent à l’absence d’une agence antidopage efficace et au fait que des produits comme l’EPO s’achètent librement en pharmacie. Ce n’est même pas un trafic ! C’est plus compliqué d’avoir de l’aspirine que de l’EPO.
La Colombie est la nouvelle puissance du cyclisme, sixième au classement mondial, deux prétendants à la victoire dans le Tour 2018 avec Rigoberto Uran et Nairo Quintana. Quelle crédibilité accorder aux coureurs qui s’isolent de longues semaines en Colombie, pendant la saison ?
C’est un sujet de vigilance pour l’UCI. La CADF [Fondation antidopage pour le cyclisme] fait son travail. C’est pour cela qu’on a fait tous ces contrôles là-bas. Il faut faire des contrôles tous les jours quand on est là-bas et pour cela, mieux vaut compter sur nous-mêmes.



                            


                        

                        


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Tour de France : victoire du Colombien Gaviria, Chris Froome perd 50 secondes sur chute

La première étape du Tour entre Noirmoutier et Fontenay-le-Comte a été marquée par de nombreuses chutes, dont celle du quadruple vainqueur, blessé au coude.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 15h51
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 17h38
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Pour sa première participation, Fernando Gaviria a vite pris la mesure du Tour de France. Le Colombien de la Quick-Step a devancé au sprint le Slovaque Peter Sagan et l’Allemand Marcel Kittel. Le Français Christophe Laporte prend une belle 5e place. Gaviria, 23 ans, fait coup double et endosse le maillot jaune à l’issue de cette étape de 201 km entre Noirmoutier et Fontenay-le-Comte en Vendée.

Fernando Gaviria (Quick Step) est le 1er maillot jaune du Tour de France 2018 ! Le Colombien s'impose au sprint lor… https://t.co/YPbpR0OSrG— Eurosport_FR (@Eurosport.fr)


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Mais l’information la plus importante du jour se situait à l’arrière. Si le Tour ne se gagne jamais lors d’une première étape, il peut se perdre. Christopher Froome peut confirmer qu’il ne s’agit pas qu’une phrase cliché. Le quadruple vainqueur de l’épreuve a chuté à six kilomètres de l’arrivée.
Dans son malheur, le Britannique a eu la chance de tomber dans l’herbe et de s’en relever avec le coude droit éraflé. A l’arrivée, l’addition s’élève à 51 secondes de retard pour le leader de la Sky sur le peloton où figurait le Français Romain Bardet.
Froome n’est pas le seul malheureux du jour. Dans une journée longtemps sans histoires et tout juste animée par l’échappée des Français Kevin Ledanois, Jérôme Cousin et Yoann Offredo, le final a été marqué par plusieurs chutes impliquant des prétendants au podium comme Richie Porte et Adam Yates. L’Australien et le Britannique ont terminé dans le même groupe que Froome. Nairo Quintana a lui concédé 1’15’’. Le Colombien a été victime d’une crevaison à 3,5 km de l’arrivée.

📌 Puncture for Quintana!
📌 Crevaison pour Quintana !
— LeTour (@Le Tour de France)


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Interrogé juste après l’arrivée, le directeur sportif de la Sky, Nicolas Portal, essayait de faire contre mauvaise fortune bon cœur à propos des chutes de Chris Froome et du jeune grimpeur colombien, Egan Bernal. « Perdre du temps sur une chute c’est râlant, c’est le premier sentiment pour les gars. Pendant très longtemps, Chris (Froome) n’est pas tombé… C’est comme ça. Je ne suis pas docteur, mais apparemment ce ne sont que des égratignures ».

📺 Chris Froome's harsh crash seen from within the peloton. Fortunately, the reigning champion got back on his bike… https://t.co/Ax1VwsNZNR— LeTour (@Le Tour de France)


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Le coude droit en sang, Froome a pris quelques secondes pour s’arrêter devant les micros. « On sait tous que les premières étapes sont toujours piégeuses et imprévisibles, a-t-il rappelé. Cela fait partie jeu malheureusement. Tous les coureurs souhaitent être devant dans le peloton dans ces arrivées, être dans le premier tiers. Les gars de l’équipe ne pouvaient pas faire beaucoup plus. Je suis juste heureux de ne pas être blessé, la route est encore longue d’ici Paris pour refaire mon retard. »
Blanchi en début de semaine dans la procédure antidopage le visant depuis septembre 2017, le Britannique a été sifflé par le public vendéen, jeudi, lors de la présentation des équipes.
Dimanche, la deuxième étape entre Mouilleron-Saint-Germain et La Roche-sur-Yon (182,5 km) est encore promise aux sprinteurs. L’occasion pour Gaviria de doubler la mise et consolider son maillot jaune. Les prétendants pour le classement général chercheront eux à rester sur leur vélo et éviter les pièges.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ « Arbitrage vidéo », épisode 5. Notre chroniqueur Etienne Labrunie revient sur la victoire des Bleus face à l’Uruguay et aux hommages sur les plateaux télé à Didier Deschamps, le sélectionneur.
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Coupe du monde 2018 : « Deschamps ce grand maître » encensé par les télés

« Arbitrage vidéo », épisode 5. Notre chroniqueur Etienne Labrunie revient sur la victoire des Bleus face à l’Uruguay et aux hommages sur les plateaux télé à Didier Deschamps, le sélectionneur.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 15h27
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 18h30
    |

                            Etienne Labrunie








                        



   


Chronique. Le réalisateur ne s’y trompe pas. Au coup de sifflet final, la caméra s’attarde longuement sur Didier Deschamps, qui traverse la pelouse. L’entraîneur des Bleus enlace un par un ses protégés, démonstratif comme rarement. Il a un mot à chuchoter à l’oreille de chacun. Comme après l’Argentine, il affiche une grande et tactile complicité avec ses joueurs. « J’ai une jeune équipe qui manque d’expérience mais elle est tellement généreuse », soupire-t-il, l’œil humide. « C’est beaucoup de joie et de fierté, on avait fait quelque chose de grand contre l’Argentine, là on a encore haussé notre niveau », poursuit-il au micro de Frédéric Calenge, le journaliste terrain de TF1, presque aussi ému que lui. « C’est vrai, un grand bravo à Didier Deschamps ! », enfonce Grégoire Margotton depuis son poste de commentateur.

Rdv en 1/2 finale sur @TF1 avec @gregmargotton.
— BixeLizarazu (@Bixente Lizarazu)


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La « Desch » fait le plein. Ce soir on dessert le Deschamps d’honneur. Le sélectionneur est unanimement salué par la critique. « Deschamps, ce grand maître », titre carrément CNews. « Deschamps au top », résume L’Equipe 21. « Deschamps a gagné », souligne BFM-TV. L’entraîneur tricolore vient de donner une leçon tactique au très expérimenté Oscar Tabarez, 71 ans, coach de la Celeste, au terme d’un match fermé, cadenassé mais maîtrisé par les Bleus.
Une victoire sans trembler, nette, précise, à l’image de ces deux buts inscrits sur les deux seules frappes cadrées de la rencontre. La France est libérée, les télévisions guettent les scènes de liesse sur les Champs-Elysées. « Vingt ans après, les Bleus peuvent-ils le faire ? », s’enflamme-t-on sur CNews. Après l’emballante mais stressante victoire face à l’Argentine, place à la démonstration de force. « Après l’Argentine, on était sur un nuage, là on a remis les pendules à l’heure », souligne Deschamps, heureux et un poil revanchard.
Première interview dans « Pif Gadget »
Deschamps est donc à l’heure. Celle du dernier carré. Après un premier tour poussif, ils étaient nombreux à craindre que le rencard tourne au lapin. Mais pas lui. « Au premier tour, on a été efficaces sans être flamboyants », formule-t-il dans une langue de bois là aussi parfaitement maîtrisée. Même dans l’euphorie ambiante, l’homme tient sa parole. C’est son truc. « La com’n’est pas un fardeau mais un jeu », aime à répéter celui qui a donné sa première interview à 15 ans, alors jeune stagiaire au FC Nantes, à… Pif Gadget. Alors il joue. S’amuse. Comme après le match purge contre le Danemark, où il s’étonne, tout en regrettant, que l’entraîneur adverse ait connu la composition et le système tactique de son équipe. Un coup des médias trop pressés de dévoiler la compo.
Mais là, tout est oublié. Des deux côtés. Quoique. « On ne savait pas où il allait, lui sans doute pas trop non plus, mais il a su s’adapter à l’adversaire avec pragmatisme et talent », complimente à sa façon le journaliste François Pinet sur BFM-TV. « Il s’est aussi posé des questions, comme nous, et a trouvé des réponses, analyse le consultant Johan Micoud (L’Equipe 21), et ce n’est pas parce qu’on est en demi-finales qu’on ne peut plus rien dire. » Une chaîne où on est d’humeur taquine.
Ainsi, le deuxième but contre l’Uruguay (la bourde du gardien de but) est accompagné d’un miaulement de chat. Référence à la fameuse « chatte à Dédé », traduction pas très classieuse de l’incroyable baraka qui accompagnerait Deschamps. Mythe ou réalité copieusement alimentés, commentés et moqués sur les réseaux sociaux. « Il a eu la chance d’avoir une poule abordable pour peaufiner sa préparation », avance plus poliment Paul Le Guen, consultant de L’Equipe 21.
« Il y a quelque chose d’Aimé Jacquet »
Chance ou pas, « Deschamps et l’équipe de France auront réussi leur Mondial », ajoute Paul Le Guen. Le dernier carré est atteint. « Comme tout le monde, j’aime bien atteindre mes objectifs », souligne subtilement Deschamps, prolongé à ce poste avant la compétition, mais aussi avant le départ surprise du Real Madrid du héros national Zinédine Zidane, sélectionneur en puissance. Il vient de s’offrir un peu de répit. « On l’attendait au coin du bois et il est en train de démontrer que c’est un maestro », s’enthousiasme Pascal Dupraz sur TF1.

Bravo les Bleus... et surtout Bravo Didier ! -PD— CoachDupraz (@Pascal DUPRAZ)


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« Dans son cheminement, il y a quelque chose d’Aimé Jacquet », ose même Nathalie Iannetta. « Il est dans la lignée d’Aimé Jacquet et s’appuie sur les mêmes vertus défensives », dit encore Paul Le Guen. L’ex-capitaine des Bleus de 1998 appréciera, lui qui a été plutôt épargné, à la différence de son glorieux prédécesseur. « Deschamps est protégé par les médias. Protégé par le journal L’Equipe, qui a une influence importante. Protégé par TF1, qui retransmet les matchs et qui donne une vision très optimiste. Il y a une forme d’empathie avec l’équipe de France, et c’est normal », croit savoir Pascal Praud (CNews).
Deux ans après la finale perdue lors de l’Euro en France, Deschamps semble s’offrir une deuxième jeunesse. « Cette jeune équipe lui ressemble », dit Johan Micoud (L’Equipe 21). Il a réussi son pari, à l’image de ses deux jeunes latéraux, Lucas Hernandez et Benjamin Pavard, invités surprises d’une liste des 23 amplement commentée (tout comme l’éviction d’un autre jeune, Adrien Rabiot). Il peut savourer. Il a incontestablement imposé sa griffe, et elle ne doit bien évidemment pas tout à la chance.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Du 7 au 29 juillet 2018, retrouvez le classement général du Tour de France et les classements de la montagne, des points, des jeunes et des équipes.
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Classements du Tour de France 2018 : Maillot jaune, maillot à pois, maillot vert

Du 7 au 29 juillet 2018, retrouvez le classement général du Tour de France et les classements de la montagne, des points, des jeunes et des équipes.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 14h18
   





                        



   


Qui pour succéder à Christopher Froome, vainqueur des quatre derniers Tours de France et consécutivement du Tour 2017, de la Vuelta 2017 et du Giro 2018 ? Du samedi 7 juillet en Vendée jusqu’à l’arrivée sur les Champs-Élysées le dimanche 29 juillet 2018, cette page propose les classements du Tour de France, et aussi celui – non-officiel – des coureurs français engagés dans la compétition :
le classement général,le classement de la montagne,le classement des sprinteurs,le classement des meilleurs jeunes,le classement des équipes.
Sélectionnez un classement dans la liste ci-dessous pour l’afficher dans l’ordre.

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                      ╓▓▓▓█Γ            ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      █▀                ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓         
          ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▌   ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄,,▄▓╕   
       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀    
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ       
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               






Classement


général
des Français
montagne
sprint
jeunes
par équipe










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    var dico = { "1": { "pays": "Italie", "code": "it" }, "2": { "pays": "France", "code": "fr" }, "3": { "pays": "Espagne", "code": "es" }, "4": { "pays": "Pays-Bas", "code": "nl" }, "5": { "pays": "Allemagne", "code": "de" }, "6": { "pays": "Angleterre", "code": "en" }, "7": { "pays": "Croatie", "code": "hr" }, "8": { "pays": "Belgique", "code": "be" }, "9": { "pays": "Argentine", "code": "ar" }, "10": { "pays": "Brésil", "code": "br" }, "11": { "pays": "Portugal", "code": "pt" }, "12": { "pays": "Suisse", "code": "ch" }, "13": { "pays": "Ecosse", "code": "sco" }, "14": { "pays": "Roumanie", "code": "ro" }, "15": { "pays": "Yougoslavie", "code": "xx" }, "16": { "pays": "Russie", "code": "ru" }, "17": { "pays": "Rép. Tchèque", "code": "cz" }, "18": { "pays": "Uruguay", "code": "uy" }, "19": { "pays": "Chili", "code": "cl" }, "20": { "pays": "Colombie", "code": "co" }, "21": { "pays": "Mexique", "code": "mx" }, "22": { "pays": "Etats-Unis", "code": "us" }, "23": { "pays": "Norvège", "code": "no" }, "24": { "pays": "Suède", "code": "se" }, "26": { "pays": "Maroc", "code": "ma" }, "27": { "pays": "Tunisie", "code": "tn" }, "28": { "pays": "Grèce", "code": "gr" }, "29": { "pays": "Turquie", "code": "tr" }, "30": { "pays": "Nigéria", "code": "ng" }, "31": { "pays": "Ghana", "code": "gh" }, "32": { "pays": "Cameroun", "code": "cm" }, "33": { "pays": "Algérie", "code": "dz" }, "34": { "pays": "Côte d'Ivoire", "code": "ci" }, "35": { "pays": "Andorre", "code": "ad" }, "36": { "pays": "Bosnie-Herzégovine", "code": "ba" }, "37": { "pays": "Danemark", "code": "dk" }, "38": { "pays": "Finlande", "code": "fi" }, "39": { "pays": "Hongrie", "code": "hu" }, "40": { "pays": "Australie", "code": "au" }, "41": { 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"109": { "pays": "Afghanistan", "code": "af" }, "111": { "pays": "Principauté de Monaco", "code": "mc" }, "112": { "pays": "Nouvelle-Zélande", "code": "nz" }, "113": { "pays": "Fidji", "code": "fj" }, "114": { "pays": "Samoa", "code": "ws" }, "115": { "pays": "Europe", "code": "eu" }, "116": { "pays": "Hémisphère Sud", "code": "xx" }, "117": { "pays": "Monde", "code": "xx" }, "118": { "pays": "Irlande", "code": "ie" }, "119": { "pays": "Tonga", "code": "to" }, "120": { "pays": "Namibie", "code": "na" }, "121": { "pays": "Malaisie", "code": "my" }, "122": { "pays": "Royaume-Uni", "code": "gb" }, "123": { "pays": "Monaco", "code": "mc" }, "124": { "pays": "Antilles néerlandaises", "code": "an" }, "125": { "pays": "Antigua-et-Barbuda", "code": "ag" }, "126": { "pays": "Aruba", "code": "aw" }, "127": { "pays": "Bahamas", "code": "bs" }, "128": { "pays": "Bangladesh", "code": "bd" }, "129": { "pays": "Barbade", "code": "bb" }, "130": { "pays": "Belize", "code": "bz" }, "131": { "pays": "Bermudes", "code": "bm" }, "132": { "pays": "Bhoutan", "code": "bt" }, "133": { "pays": "Botswana", "code": "bw" }, "134": { "pays": "Bahreïn", "code": "bh" }, "135": { "pays": "Brunei", "code": "brn" }, "136": { "pays": "République Centrafricaine", "code": "cf" }, "137": { "pays": "Cambodge", "code": "kh" }, "138": { "pays": "Iles Caïmans", "code": "ky" }, "140": { "pays": "Iles Cook", "code": "ck" }, "141": { "pays": "Comores", "code": "km" }, "142": { "pays": "Cuba", "code": "cu" }, "143": { "pays": "Chypre", "code": "cy" }, "144": { "pays": "Djibouti", "code": "dj" }, "145": { "pays": "Dominique", "code": "dm" }, "146": { "pays": "République Dominicaine", "code": "do" }, "147": { "pays": "Equateur", "code": "ec" }, "148": { "pays": "Erythrée", "code": "er" }, "149": { "pays": "Salvador", "code": "sv" }, "150": { "pays": "Ethiopie", "code": "et" }, "152": { "pays": "Grenade", "code": "gd" }, "153": { "pays": "Guatemala", "code": "gt" }, "154": { "pays": "Guam", "code": "gu" }, "155": { "pays": "Guyana", "code": "gy" }, "156": { "pays": "Haïti", "code": "ht" }, "157": { "pays": "Hong-Kong", "code": "hk" }, "158": { "pays": "Honduras", "code": "hn" }, "159": { "pays": "Indonésie", "code": "id" }, "160": { "pays": "Inde", "code": "in" }, "161": { "pays": "Iles Vierges", "code": "vi" }, "162": { "pays": "Iles Vierges Britanniques", "code": "vg" }, "163": { "pays": "Jordanie", "code": "jo" }, "164": { "pays": "Kazakhstan", "code": "kz" }, "165": { "pays": "Kirghizistan", "code": "kg" }, "166": { "pays": "Arabie Saoudite", "code": "sa" }, "167": { "pays": "Laos", "code": "la" }, "168": { "pays": "Libye", "code": "ly" }, "169": { "pays": "Sainte-Lucie", "code": "lc" }, "170": { "pays": "Lesotho", "code": "ls" }, "171": { "pays": "Liban", "code": "lb" }, "172": { "pays": "Mongolie", "code": "mn" }, "173": { "pays": "Malte", "code": "mt" }, "174": { "pays": "Maurice", "code": "mu" }, "175": { "pays": "Mauritanie", "code": "mr" }, "176": { "pays": "Birmanie", "code": "mm" }, "177": { "pays": "Nicaragua", "code": "ni" }, "178": { "pays": "Népal", "code": "np" }, "179": { "pays": "Nauru", "code": "nr" }, "180": { "pays": "Oman", "code": "om" }, "181": { "pays": "Pakistan", "code": "pk" }, "182": { "pays": "Palestine", "code": "ps" }, "183": { "pays": "Palau", "code": "pw" }, "184": { "pays": "Papouasie-Nouvelle-Guinée", "code": "pg" }, "185": { "pays": "Corée du Nord", "code": "kp" }, "186": { "pays": "Porto Rico", "code": "pr" }, "187": { "pays": "Qatar", "code": "qa" }, "188": { "pays": "Rwanda", "code": "rw" }, "189": { "pays": "Seychelles", "code": "sc" }, "190": { "pays": "Singapour", "code": "sg" }, "191": { "pays": "Saint-Christophe-et-Niévès", "code": "xx" }, "192": { "pays": "Saint-Marin", "code": "sm" }, "193": { "pays": "Iles Salomon", "code": "sb" }, "194": { "pays": "Somalie", "code": "so" }, "195": { "pays": "Sri Lanka", "code": "lk" }, "196": { "pays": "Sao Tomé-et-Principe", "code": "st" }, "197": { "pays": "Soudan", "code": "sd" }, "198": { "pays": "Swaziland", "code": "sz" }, "199": { "pays": "Turkménistan", "code": "tm" }, "200": { "pays": "Taipei chinois", "code": "tw" }, "201": { "pays": "Emirats Arabes Unis", "code": "ae" }, "202": { "pays": "Ouganda", "code": "ug" }, "203": { "pays": "Ouzbékistan", "code": "uz" }, "204": { "pays": "Vanuatu", "code": "vu" }, "205": { "pays": "Vietnam", "code": "vn" }, "207": { "pays": "Yémen", "code": "ye" }, "208": { "pays": "Zambie", "code": "zm" }, "209": { "pays": "Koweit", "code": "kw" }, "210": { "pays": "Zimbabwe", "code": "zw" }, "211": { "pays": "Taipei", "code": "tw" }, "212": { "pays": "URSS", "code": "su" }, "213": { "pays": "RDA", "code": "dd" }, "214": { "pays": "Syrie", "code": "sy" }, "215": { "pays": "Tchétchénie", "code": "ru" }, "216": { "pays": "Iles Féroé", "code": "fo" }, "217": { "pays": "Nouvelle Calédonie", "code": "nc" }, "218": { "pays": "Kosovo", "code": "ko" }, "219": { "pays": "République du Congo", "code": "cg" }, "220": { "pays": "Guinée Equatoriale", "code": "gq" }, "223": { "pays": "Tchécoslovaquie", "code": "cz" }, "224": { "pays": "Wallis et Futuna", "code": "xx" }, "225": { "pays": "Philippines", "code": "ph" }, "226": { "pays": "Tahiti", "code": "xx" }, "227": { "pays": "Equipe Mixte", "code": "xx" }, "228": { "pays": "Bohême", "code": "xx" }, "229": { "pays": "Australasie", "code": "xx" }, "230": { "pays": "Indes Britanniques", "code": "xx" }, "231": { "pays": "RFA", "code": "de" }, "232": { "pays": "Equipe unifiée de l'ex URSS", "code": "su" }, "233": { "pays": "Ïles Vierges des Etats-Unis", "code": "vi" }, "234": { "pays": "Union d'Afrique du Sud", "code": "za" }, "235": { "pays": "Indes occidentales", "code": "xx" }, "236": { "pays": "Saint-Vincent-et-les-Grenadines", "code": "vc" }, "237": { "pays": "Maldives", "code": "mv" }, "238": { "pays": "Timor oriental", "code": "tl" }, "239": { "pays": "Kiribati", "code": "ki" }, "240": { "pays": "Ïles Marshall", "code": "mh" }, "241": { "pays": "Micronésie", "code": "fm" }, "242": { "pays": "Samoa américaines", "code": "as" }, "243": { "pays": "Tuvalu", "code": "tv" }, "244": { "pays": "Soudan du Sud", "code": "ss" }, "245": { "pays": "Gibraltar", "code": "xx" }, "269": { "pays": "Ireland", "code": "ie" }, "273": { "pays": "Anguilla", "code": "xx" }, "274": { "pays": "Bonaire", "code": "xx" }, "275": { "pays": "Curaçao", "code": "xx" }, "276": { "pays": "Macao", "code": "xx" }, "277": { "pays": "îles Turques-et-Caïques", "code": "xx" }, "278": { "pays": "Guyane française", "code": "fr" }, "279": { "pays": "Iles Mariannes du Nord", "code": "xx" }, "280": { "pays": "Athlètes indépendants FINA", "code": "xx" }, "281": { "pays": "Athlète neutre", "code": "xx" }, "282": { "pays": "Réfugiés", "code": "xx" }, "283": { "pays": "Montserrat", "code": "xx" }, "284": { "pays": "OAR", "code": "xx" } };

er' : ''); }, })

    var x2js = new X2JS(),
        classement = {},
        francais = [],
        mesdivs = [],
        urldrp = "//s1.lemde.fr/assets-redaction/img/drapeaux/250/",
        urltdf = "//ws-decodeurs.lemonde.fr/idalgo/cache/page/cycling_xml_standing.php?refCompetition=1"/*,
            urltdf = "//s1.lemde.fr/assets-redaction/test/tdf2018/standing.xml"*/;

    /* nos cinq div*/
    $("#tableautdf div.classementparticulier").each(function(i, d) {
        madiv = $(this).attr("id").slice(3);
        mesdivs.push(madiv)
    })

    /* on charge le xml */
    $.get(urltdf, function(data) {
        classement = x2js.xml2json(data.firstChild)
    }).done(function() {
        $("#maj").html("au " + moment(classement._dateFile).format("D MMMM") + " à " + moment(classement._dateFile).format("HH:mm").replace(":", " h ") + "")
        /* On fait un tableau des français */
        $.each(classement["podium"].person, function(i, d) {
            if (d._refCountry == 2) francais.push(d)
        })
        /* on vérifie si le tableau est rempli */
        if (classement["podium"].person.length) genererMonTableau();
    });

    /* et notre fonction de lancement du bazar */
    function genererMonTableau() {
        var cl_podium = classement["podium"].person,
            cl_french = francais,
            cl_mountain = classement["mountain"].person,
            cl_sprint = classement["sprint"].person,
            cl_young = classement["young"].person,
            cl_team = classement["team"].team;
        var classements = [cl_podium, cl_french, cl_mountain, cl_sprint, cl_young, cl_team];
        $.each(classements, function(i, d) {
            creerLesLignes(i, d);
        })
    };

    function creerLesLignes(num, tab) {
        select = "#tb_" + mesdivs[num];
        type = mesdivs[num]
        html = "";
        $.each(tab, function(i, d) {
            if (d._numPosition                 classe = " grisou"
            } else { classe = "" }
"
" + d._numPosition + ""
            if (d._refCountry) {
                if (dico[d._refCountry]) {
"
                } else {
" + d._refCountry + ""
                }
            }
" + enCapitale(d._txtName) + ""
 " + d._txtTeamName + ""
" + ((d._numPosition > 1) ? "+ " + d._numHumanTimeDelta.replace("00' ", " ") : d._numHumanTime) + ""
" + d._numPoint + " point" + ((d._numPoint > 1) ? "s" : "") + ""
"
        });
        $(select).html(html)

    };

    /* au premier */
    montrerCacher(mesdivs[0]);

    function montrerCacher(div) {
        $.each(mesdivs, function(i, d) {
            $("#tb_" + d).hide()
        })
        $("#tb_" + div).show()
    };

    function enCapitale(str) {
        return str.replace(/\w\S*/g, function(txt) {
            return txt.charAt(0).toUpperCase() + txt.substr(1).toLowerCase();
        });
    };


    $("#choix").on("change", function() {
        montrerCacher($(this).val())
    });



    $("#classtdf a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});





                            


                        

                        


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<filnamedate="20180708"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180708"><AAMMJJHH="2018070821">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Grâce à des buts de Maguire et Alli, et à un grand match de son gardien Pickford, les Anglais atteignent ce stade de la compétition pour la première fois depuis 1990.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ 
<article-nb="2018/07/08/21-19">
<filnamedate="20180708"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180708"><AAMMJJHH="2018070821">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le Français, deux fois sur le podium, est prêt à prendre tous les risques pour succéder à Christopher Froome. A condition d’être en position de le faire, après un début de Tour de tous les dangers.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Tour de France 2018 : Romain Bardet part pour le maillot jaune

Le Français, deux fois sur le podium, est prêt à prendre tous les risques pour succéder à Christopher Froome. A condition d’être en position de le faire, après un début de Tour de tous les dangers.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 12h49
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 06h33
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            Clément Guillou








                        



   


Ce n’est plus un vélo mais un cabinet de curiosités : sur la monture chromée qu’il a enfourchée samedi, au départ de Noirmoutier-en-l’Ile (Vendée), Romain Bardet a fait représenter le Puy-de-Dôme, Vercingétorix et sa devise : « Take the risk or lose the chance » (« Saisis ta chance ou perds-la »). Trois inspirations pour le guider vers l’objectif auquel il ne pensait pas il y a deux ans ; auquel il n’osait penser il y a un an ; et qu’il peine à formuler aujourd’hui.
Pourtant, le maillot jaune est à portée d’effort, et l’équipe AG2R-La Mondiale en est convaincue, depuis la présentation du Tour de France en octobre 2017 : cet unique contre-la-montre individuel, vallonné, en fin de Tour ; ces ascensions longues et cette succession d’étapes difficiles, en troisième semaine ; ces étapes inqualifiables, sur des routes propices à l’embuscade. Tout cela sied au Français. Ne lui dites pas : il déteste que l’on souffle que ce Tour lui convient et, comme les organisateurs, que l’on dise que le parcours favorise les desseins d’un possible vainqueur tricolore.

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Pour l’heure, Bardet ne pense qu’à ces neuf jours semés d’embûches jusqu’à Arras où, dans l’ombre de la Coupe du monde, le contre-la-montre par équipes de Cholet, les routes sinueuses du Finistère, le vent d’Amiens et les pavés de l’« enfer du Nord » se chargeront de faire un premier tri. La chance, aussi. Il y pense souvent : « Tout ne tient qu’à un fil, sur le Tour. Tout ne dépend pas que de ma volonté. Le nombre de fois où je suis passé à deux doigts de la catastrophe, je me dis que j’ai eu beaucoup de réussite. » C’est vrai : il n’a jamais échoué en cinq participations, dessinant une progression régulière. Arrachée pour une seconde, sa troisième place de l’an passé, après une deuxième en 2016, est une régression en trompe-l’œil. Au sommet du col de l’Izoard, à deux jours des Champs, Christopher Froome n’était qu’à vingt-trois secondes.
« Etre conquérant et irréprochable »
Cette fois, Froome a dans les jambes un Tour d’Italie remporté et, mine de rien, un an de plus. Autant de handicaps supplémentaires, quand Bardet, lui, a gagné en expérience et tout misé sur le Tour, gardant sa fraîcheur pour juillet.
C’est son côté chef d’entreprise : Bardet s’intéresse aux RH. Cet hiver, il a mis son grain de sel dans les entretiens d’embauche. AG2R a retenu Tony Gallopin et Silvan Dillier, parce qu’ils pouvaient l’aider dans cette traversée tortueuse de l’Ouest puis du Nord. Eux venaient aussi pour les classiques, et AG2R leur a laissé cette récréation, en les prévenant toutefois : ils sont là pour aider Bardet à gagner le Tour.
Si l’on déploie sur une grande table les équipes des dix favoris de ce Tour de France très ouvert, les sept qui l’escortent s’imposent comme le deuxième collectif le plus impressionnant. Et, depuis l’an dernier, le seul à oser chatouiller la plante des pieds du colosse Team Sky.
Bardet a livré, à deux jours du Tour, ses raisons d’être confiant : « L’équipe s’est encore structurée. Donc, c’est davantage de confiance au moment de prendre le départ. Le collectif est vraiment rodé, je sais que je peux me reposer sur mes coéquipiers. Et l’objectif est vraiment d’être conquérant et surtout d’être irréprochable dans l’attitude et l’envie de bien faire. »
Arrachée pour une seconde, sa troisième place de l’an passé, après une deuxième en 2016, est une régression en trompe-l’œil
Il sait que le retard subi dans le contre-la-montre par équipes écrira un scénario que l’on pourra déchirer trois jours plus tard. Jean-Baptiste Quiclet, son entraîneur, garde en tête « l’image de Richie Porte qui traînait sa misère à Cherbourg, sur le Tour 2016, après un saut de chaîne. Il perd le podium là-dessus, à la deuxième étape. T’as peur de ça. Cette semaine dans l’Ouest amène de la fébrilité ».

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Lorsqu’il regarde un peu plus loin dans le parcours du Tour, Quiclet voit des bons points partout, notamment l’enchaînement des difficultés qui favorise les coureurs dotés de grandes capacités de récupération, comme Bardet. « L’étape des pavés sera la plus dure du Tour de France. Ensuite, jusqu’à Espelette [contre-la-montre, la veille de l’arrivée], c’est infernal. Il y a matière à inventer des choses à condition d’avoir les jambes. » Conclusion : « L’ADN de ce Tour 2018 est proche de ce qu’est capable de faire AG2R. »
Romain Bardet dit cela autrement : « Ce Tour est taillé pour des coureurs qui veulent mettre all in sur une étape et y risquer la vie monacale qu’ils ont menée pendant quatre mois. » Son portrait-robot.



                            


                        

                        


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Coupe du monde 2018 : Igor Akinfeev, dernier rempart patriotique de la Russie

Héros inattendu de la qualification face à l’Espagne, le portier s’inscrit plus que jamais dans la riche tradition des gardiens soviétiques.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 12h00
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            Anthony Hernandez (envoyé spécial à Sotchi)








                        



                                


                            

Diego Maradona a inventé la fameuse « main de Dieu », en 1986, contre l’Angleterre. Depuis son fantastique arrêt lors des tirs au but face à l’Espagne, Igor Akinfeev est lui surnommé par ses coéquipiers : « pied de Dieu » (noga boga, en russe). Le monde à l’envers pour un gardien de but. Il aura fallu 110 sélections, quatorze ans de présence continue dans les cages de la Sbornaïa et un arrêt peu académique pour que le dernier rempart entre de plain-pied dans la légende du football russe. Et pour que le pays hôte, 70e au classement FIFA, se retrouve contre toute attente à disputer un quart de finale, samedi 7 juillet à Sotchi, contre la Croatie.
Lorsque la tentative de l’attaquant espagnol Iago Aspas a échoué, dimanche 1er juillet, sur le pied inopinément tendu du capitaine de la Russie, le stade Loujniki a chaviré d’une joie extatique. Avant ce miracle, Akinfeev avait stoppé un premier tir au but de Koke et déjà sauvé son équipe grâce à deux parades juste avant la prolongation.

Clin d’œil du destin, un billet de 100 roubles, édité en mai pour la Coupe du monde, contient une reproduction quasiment prémonitoire : sur sa partie holographique, la coupure représente l’immense Lev Yachine, unique gardien à avoir décroché le Ballon d’or, en 1963, dans la même position que son lointain successeur lors de son arrêt face à l’Espagne. La Banque de Russie a sauté sur l’occasion pour se faire un peu de réclame en postant la photo sur les réseaux sociaux : « Les prévisions ont toujours été notre point fort. »
Une boulette au Mondial 2014
A Sotchi, face aux favoris croates, la sélection russe comptera de nouveau sur son héros. Un garçon simple avec un rêve simple, évoqué avant le Mondial : « Acheter une maison dans un village et une chèvre. »  A 32 ans, Igor Vladimirovich Akinfeev est pourtant loin d’être un inconnu. Hormis ses 110 sélections, le gardien de but a disputé plus de 560 matchs avec...




                        

                        

