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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Ils avaient pris place dans un bus qui devait rejoindre l’Angleterre en car-ferry.
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Une vingtaine de migrants de la « marche solidaire » arrêtés à Calais

Ils avaient pris place dans un bus qui devait rejoindre l’Angleterre en car-ferry.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 18h37
   





                        


Une vingtaine de migrants à bord d’un car accompagnés par des membres associatifs de la « marche solidaire » ont été arrêtés au port de Calais dimanche par la police française au moment d’embarquer pour l’Angleterre sur un car-ferry.
Entre 7 heures et 8 heures, « 24 étrangers qui ne disposaient pas des documents administratifs, donc en situation irrégulière, ont été descendus du bus et ont été amenés au centre administratif de rétention (CRA) de Coquelles » par la police aux frontières (PAF) pour contrôler leur situation, a précisé la préfecture du Pas-de-Calais. En fin de matinée, quatre d’entre eux, en situation régulière, avaient été libérés selon la même source.
Manifestation devant le CRA de Coquelles
Environ 70 militants et membres de la marche étaient rassemblés dimanche après-midi devant les grilles du CRA, criant au son des tambours « libérez nos camarades » face aux policiers.
« Nous sommes là depuis 11 heures ce matin et sommes décidés à rester tant que nos camarades ne seront pas libérés », a déclaré Anzoumane Sissoko du Collectif des sans-papiers de Paris (CSP 75), dont sont membres la plupart des personnes arrêtées. Selon le collectif, seize étaient toujours interrogés, tous originaires d’Afrique.
« C’est normal qu’ils n’aient pas pu passer. Ce qui nous choque, c’est qu’ils aient été amenés au centre de rétention, alors qu’ils étaient accompagnés par nous et qu’ils s’étaient annoncés », a déclaré depuis Douvres en Grande-Bretagne François Guennoc, vice-président de l’Auberge des migrants, association co-organisatrice de la marche. « Nous avions prévenu le CSP 75 des risques, qu’ils ont assumés », a-t-il ajouté, assurant que le collectif avait averti les autorités françaises et anglaises de leur intention d’aller en Angleterre « pour la journée » dans le cadre de cette manifestation.

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                La « marche solidaire » des migrants arrive à Calais



Lui et les autres marcheurs et citoyens européens présents dans le car ont pu rejoindre la Grande-Bretagne et devaient arriver à Londres dans l’après-midi.
La « marche solidaire », composée de plusieurs centaines de personnes, associatifs, citoyens engagés et migrants, partie fin avril de Vintimille, était arrivée samedi dans le calme à Calais après 1 400 kilomètres.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Survenue mercredi, l’agression a déclenché une vague d’indignation dans la classe politique.
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Policiers agressés en Seine-et-Marne: les deux suspects incarcérés avant leur procès

Survenue mercredi, l’agression a déclenché une vague d’indignation dans la classe politique.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 18h35
   





                        


Les deux frères suspectés d’avoir agressé un couple de policiers, mercredi, en dehors de leur service, à Othis (Seine-et-Marne), ont été incarcérés, dimanche 8 juillet, dans l’attente de leur procès mercredi 11 juillet, a annoncé le parquet de Meaux. L’aîné, 27 ans, avait été interpellé vendredi par les enquêteurs de la police judiciaire de Meaux. Son cadet de 24 ans avait été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi.
L’agression a déclenché une vague d’indignation dans la classe politique : « Pas de mots assez durs pour l’ignominie et la lâcheté des deux voyous qui ont agressé (…) un couple de policiers en dehors de leur service sous les yeux de leur petite fille », avait réagi Emmanuel Macron sur Twitter peu après la révélation de l’affaire jeudi en fin de journée. « Ils seront retrouvés et punis », avait ajouté le chef de l’Etat. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, s’était lui aussi rapidement indigné d’une « lâche agression » et d’un « acte ignoble qui ne restera pas impuni ».
Après l’annonce de l’interpellation du second suspect, Grégory Goupil, du syndicat Alliance 93, avait salué « le travail des collègues » de la PJ de Meaux et dit attendre « des peines exemplaires » après cette agression survenue dans le « cercle privé » des fonctionnaires.

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                Macron et Collomb dénoncent l’agression d’un couple de policiers en civil






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Ces trois maladies psychiques sont à la fois les plus fréquentes en France, et les moins bien connues.
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Schizophrénie, bipolarité, dépression : quelles différences ?

Ces trois maladies psychiques sont à la fois les plus fréquentes en France, et les moins bien connues.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 12h38
    |

            Jérémie Lamothe








                        


Quelles différences existe-t-il entre les principales maladies psychiques, à savoir la schizophrénie, la dépression ou la bipolarité ? Souvent méconnues, elles font l’objet d’idées reçues qui peuvent avoir de lourdes conséquences pour les personnes atteintes. Tour d’horizon des symptômes des trois pathologies psychiques les plus fréquentes en France.
La schizophrénie 
La maladie, caractérisée par un ensemble de symptômes très variables, affecte le cerveau, altère les fonctions cognitives (mémoire, perception, appréciation des choix) et trouble le cours de la pensée. Les premiers symptômes se manifestent le plus souvent entre 15 et 30 ans et évoluent tout au long de la vie.
Il y a d’abord l’apparition de délires, ou d’hallucinations auditives, visuelles, olfactives… Les personnes malades « perçoivent des voix, voient des choses alors qu’il n’y a rien à voir », explique le professeur de psychiatrie Raphaël Gaillard, chef de pôle à l’hôpital Sainte-Anne à Paris et président de la fondation Deniker. « Ce sont les symptômes les plus visibles de la maladie. »

        Lire la BD de Fiamma Luzzati :
         

          Le jour où ma sœur est devenue schizophrène



Ces symptômes sont dits « positifs », car ils s’accompagnent d’un fonctionnement psychique normal. A ceux-là s’ajoute la désorganisation. « Il y a une perte de l’unité du fonctionnement psychique », poursuit M. Gaillard. Cela entraîne un langage difficile à suivre, qui peut paraître incohérent, ainsi que des troubles de l’expression des émotions, en décalage avec ce que ressent la personne malade.
Viennent ensuite « le repli social, la perte d’initiative et d’envie », poursuit le professeur. C’est là que commence alors à apparaître une perte de capacité à construire quelque chose. Ces symptômes dits « négatifs » se caractérisent par une diminution des réactions et de l’expression émotionnelle. Au quotidien, ce sont les plus handicapants : incapacité à agir (apragmatisme), perte d’initiative, isolement…
Près de 600 000 personnes sont atteintes de la schizophrénie en France aujourd’hui. Un chiffre constant ces dernières années.

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          Schizophrénie : « Aujourd’hui, il est impossible d’avouer qu’on est malade »



Les troubles bipolaires
La bipolarité – qui touche environ 3 % de la population française – débute le plus souvent à la fin de l’adolescence, ou au début de l’âge adulte. Elle se caractérise par un dérèglement de l’humeur avec une succession de phases dépressives, alternant avec des phases d’exaltation, appelées épisodes maniaques. Ces fluctuations peuvent être si intenses qu’elles en deviennent insupportables pour la personne atteinte de bipolarité et son entourage.

        Lire la BD de Fiamma Luzzati :
         

          Bipolaire, une vie en noir ou blanc



De nombreux symptômes peuvent également apparaître lors de ces phases aiguës : idées délirantes, hallucinations ou désinhibition. La personne, qui subit également des troubles du sommeil et de l’appétit, va avoir tendance à s’isoler et pourra avoir des troubles du comportement. On peut également observer des troubles de concentration et des pertes de mémoire répétées. Ces symptômes tendent à disparaître sous traitement, ceux-ci permettant de limiter la fréquence et l’intensité des épisodes.

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                Troubles bipolaires : retrouver une « vie active »



La dépression 
Comme pour les autres maladies psychiques, les symptômes de la dépression sont multiples. Lorsqu’une personne est atteinte d’humeur dépressive – environ 20 % de la population au moins une fois dans leur vie –, un sentiment de tristesse ou de vide est présent quotidiennement sans qu’il y ait de raison précise.

        Lire la BD de Fiamma Luzzati :
         

          Quand le corps broie du noir



La personne atteinte de dépression est également victime de troubles du sommeil, de troubles cognitifs, d’un sentiment de dévalorisation ou encore d’une évolution de son poids, que ce soit une perte ou une prise de poids significative. Des idées noires peuvent également apparaître provoquant des envies de suicide, l’un des principaux risques de la dépression.

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                La dépression, un mal flou à redéfinir






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ En France, près de 600 000 personnes sont atteintes de schizophrénie. Cette maladie psychique reste entachée de clichés, pénalisant les patients qui peinent à se réinsérer dans la société.
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Schizophrénie : « Aujourd’hui, il est impossible d’avouer qu’on est malade »

En France, près de 600 000 personnes sont atteintes de schizophrénie. Cette maladie psychique reste entachée de clichés, pénalisant les patients qui peinent à se réinsérer dans la société.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 12h37
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 14h55
    |

            Jérémie Lamothe (Envoyé spécial à Nancy)








                        



                                


                            

Derrière ses petites lunettes, Roman a du mal à contenir sa joie : il vient de décrocher sa deuxième année de sociologie. Rien d’extraordinaire à première vue. Mais il s’est passé douze ans entre l’obtention de sa première et de sa deuxième année à l’université de Lorraine, à Nancy. Entre temps, Roman, 33 ans, « est passé par tous les états » : « bouffées délirantes », « hallucinations visuelles et olfactives », « impressions d’être extralucide », énumère-t-il lentement.
Roman est atteint de schizophrénie, une maladie qui touche environ 600 000 personnes en France. Les symptômes apparaissent généralement chez des personnes jeunes, entre 15 et 30 ans. Roman avait 19 ans, c’était en 2004. Il a été diagnostiqué « deux ou trois ans après », il ne se rappelle plus trop. Il ne sait pas non plus quel a été le déclencheur de la maladie, peut-être était-ce « son passé de toxicomane », lui qui consommait « dans un cadre festif » du cannabis, avant de se réfugier, plus tard, dans l’héroïne. Après l’apparition des premiers symptômes, Roman a été hospitalisé plusieurs fois et s’est vu prescrire « quasiment tous les médicaments », allant jusqu’à en prendre quinze par jour, ce qui l’a contraint à mettre ses études entre parenthèses.
Depuis six ans maintenant, Roman a complètement arrêté la drogue, ses « amis de came », et il va « beaucoup mieux ». Avec l’aide de sa famille, et de l’association nancéienne Espoir 54, qui aide depuis vingt ans les personnes atteintes de maladies psychiques à se reconstruire, il tente « de reprendre les rênes de sa vie ».

« Travail de Sisyphe »
Mais si le travail de reconstruction se passe bien pour Roman, qui a mis dix ans à se remettre complètement sur pied, ce n’est pas le cas de toutes les personnes malades. Il est compliqué, encore aujourd’hui, pour une personne atteinte de schizophrénie de se réinsérer dans la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Les salariés n’ont pas intérêt à intégrer artificiellement dans leur revenu 2018 des primes de 2019, explique dans une chronique Jean-Charles Benois, avocat conseil chez CMS Francis Lefebvre Avocats.
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« Année blanche » : est-il possible d’optimiser la fiscalité des bonus ?

Les salariés n’ont pas intérêt à intégrer artificiellement dans leur revenu 2018 des primes de 2019, explique dans une chronique Jean-Charles Benois, avocat conseil chez CMS Francis Lefebvre Avocats.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 17h08
    |

Jean-Charles Benois, avocat conseil chez CMS Francis Lefebvre Avocats







                        



   


Question à un expert. Le passage au prélèvement à la source (PAS) en 2019 conduit les particuliers à bénéficier pour certains revenus de 2018 d’un crédit d’impôt permettant d’éliminer l’imposition, et ainsi d’éviter que soit dû en 2019 l’impôt sur le revenu au titre des revenus 2018 et le PAS sur les revenus 2019.
En matière salariale, le principe retenu est que les salaires perçus en 2018 sont par nature courants, et devraient donc (sauf exception) bénéficier pleinement du crédit d’impôt. Ce principe devrait s’appliquer aux salaires, mais également aux primes et bonus annuels (treizième mois, bonus annuel, etc.), en particulier lorsqu’ils sont prévus au contrat de travail.

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                Prélèvement à la source : comment les réductions d’impôt sont-elles prises en compte ?



Les salariés peuvent-ils pour autant chercher à majorer artificiellement leur revenu 2018, par exemple en demandant à leur employeur de transférer sur 2018 des primes normalement dues en 2019 ? La loi prévoit des dispositifs permettant de contrer ces optimisations et de limiter le bénéfice du crédit d’impôt aux revenus courants.

        Lire aussi :
         

                Prélèvement à la source : quel traitement fiscal pour les particuliers employeurs ?



Ainsi, les sommes normalement dues au titre d’une ou plusieurs années antérieures ou postérieures, les sommes sans lien avec le contrat de travail ou allant au-delà de ce qu’il prévoit, ainsi que tout autre revenu insusceptible, par sa nature, d’être recueilli annuellement (par exemple, une prime de départ en retraite) resteront imposables.
L’administration disposera exceptionnellement d’un délai étendu à quatre ans pour contester la qualification de la prime (courante vs exceptionnelle) retenue par le salarié.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Voulant vivre pleinement leur paternité, des pères participent à des ateliers pour apprendre la maîtrise du mouche-bébé, du change et de la toilette. Entre hommes.
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Des ateliers pour apprendre entre hommes à pouponner


                      Voulant vivre pleinement leur paternité, des pères participent à des ateliers pour apprendre la maîtrise du mouche-bébé, du change et de la toilette. Entre hommes.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 06h30
    |

                            Clémence de Blasi








                              

                        

Derrière son emballage de plastique, le lapin gris sourit. Un homme d’une quarantaine d’années tend timidement le bras pour attraper la peluche que lui offre Gilles Vaquier de Labaume, le créateur de L’Atelier du futur papa. C’est la fin de la journée, tout le monde s’apprête à se disperser. « Très belle nouvelle vie à tous. Ayez confiance, je sais que vous ferez de super papas ! », rassure-t-il une dernière fois ses apprentis pères, sous les néons blancs d’une salle de conférence du 15e arrondissement de Paris. Ce samedi de printemps, le formateur à l’accent méridional a réuni dix hommes, de 30 ans à la quarantaine passée, afin de leur prodiguer conseils et recommandations pour bien faire connaissance avec la paternité. Sur les treize participants inscrits, trois se sont excusés au dernier moment : ayant réservé trop près de la date fatidique, ils ont dû se carapater jusqu’à la maternité.
Un stage offert par la future mère
Le stage, qui s’étale sur une journée, coûte une centaine d’euros. Et il est souvent offert par la future mère, sous la forme d’une carte-cadeau. Stéphane Dauchy, l’un des apprentis, n’aurait effectivement pas pensé participer à cet atelier si sa compagne ne l’y avait pas poussé, le jour de ses 38 ans. Cet artisan menuisier parisien n’avait jusqu’ici jamais pris de nourrisson dans ses bras. « J’ai toujours eu peur de les briser », s’excuse celui qui n’a pourtant pas démérité avec le mouche-bébé.
« C’est compliqué de s’occuper d’un nouveau-né, en plus de son boulot, souffle Thierry Adler, 40 ans et déjà parent d’un “grand” de 7 ans. La première fois, ça ne s’est pas très bien passé, pour être honnête. Cette fois, je voulais vivre ma paternité pleinement, ce qui impliquait de revoir les gestes, histoire d’être prêt tout de suite. L’atelier permet de rendre les choses plus concrètes, de se projeter. Je crois que, sinon, c’est seulement à l’arrivée de son enfant qu’on réalise...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Organisée par les associations L’Auberge des migrants et la Roya citoyenne, la marche a ainsi relié la frontière franco-italienne à la ville portuaire où vivent officiellement environ 400 migrants dans l’espoir de passer en Grande-Bretagne.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/07/2018
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La « marche solidaire » des migrants arrive à Calais

Organisée par les associations L’Auberge des migrants et la Roya citoyenne, la marche a ainsi relié la frontière franco-italienne à la ville portuaire où vivent officiellement environ 400 migrants dans l’espoir de passer en Grande-Bretagne.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 19h48
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 11h23
   





                        



   


Plusieurs centaines de bénévoles et citoyens engagés, rejoints par quelques migrants, sont entrés samedi à Calais, arrivée symbolique d’une « marche solidaire » partie deux mois plus tôt de Vintimille, pour montrer que « la France qui accueille existe ».
Le cortège, parti le 30 avril, est passé chaque soir par des villes-étapes où associations et bénévoles d’aide aux migrants ont accueilli, nourri et parfois logé les randonneurs.

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                Migrants : « Les pieds durcis et le cœur attendri », la « marche solidaire » fait escale à Paris



Organisée par les associations L’Auberge des migrants et la Roya citoyenne, la marche, longue de 1 400 kilomètres, a ainsi relié la frontière franco-italienne à la ville portuaire où vivent officiellement environ 400 migrants dans l’espoir de passer en Grande-Bretagne en montant clandestinement dans des camions.
Délégation attendue dimanche à Londres
« Ils font pousser des barbelés, cultivons les tenailles », « Stop Dublin », « Paix », « Pour un accueil digne, merci », « Bienvenue aux migrants », pouvait-on lire sur des banderoles flottant dans le cortège, encadré par la police et qui scandait « no borders, no nations, stop deportation ».
« C’est vrai que c’était très fatigant de marcher pendant deux mois, de s’organiser, de vivre en groupe, et puis il y a cette décision du Conseil constitutionnel, qui est un petit coin de ciel bleu dans un ciel plutôt sombre, avec la politique actuelle du gouvernement, le projet de loi asile et immigration, la volonté du gouvernement de mettre en rétention et d’expulser », résume François Guennoc, vice-président de l’association de L’Auberge des migrants.

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                Une « marche solidaire » aux migrants partira fin avril de Vintimille pour Calais



Ultime étape pour une poignée d’entre eux : Londres dimanche, où doit se rendre une délégation d’associatifs et de marcheurs, laissant à contrecœur derrière elle les migrants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ La nouvelle limitation sur les routes à double sens continue d’exaspérer usagers et élus. Quand certains dégradent les panneaux installés, d’autres refusent toujours de changer la signalisation.
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Limitation de vitesse à 80 km/h : une semaine sous tension

La nouvelle limitation sur les routes à double sens continue d’exaspérer usagers et élus. Quand certains dégradent les panneaux installés, d’autres refusent toujours de changer la signalisation.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 15h46
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                            Audrey Paillasse








                        



   


Ils sont toujours en colère, et ils veulent le faire savoir. Les usagers de la route ne semblent pas digérer l’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h, effectif depuis le 1er juillet sur les routes à double sens sans séparateur central. C’est en tout cas ce que montrent les dégradations de signalisation, qui ont été repérées dans divers départements depuis une semaine. Panneaux tagués, recouverts ou tout simplement qui se sont volatilisés… La presse locale a rapporté plusieurs incivilités sur les routes au lendemain de l’entrée en vigueur de la mesure, et dans les jours qui ont suivi. Elles concernent les panneaux de changement de vitesse mais aussi les radars fixes, qui ont été reprogrammés pour flasher les automobilistes dès que la limite des 80 km/h est dépassée.
Dans l’Ain, six panneaux, dont deux annonces de contrôle par radar, ont été arrachés de leur emplacement et sont dans la nature. La situation n’est pas alarmante, mais elle est inédite, selon le président du conseil départemental, Jean Deguerry, qui comprend le ras-le-bol des usagers : « Ce qu’on voit, c’est qu’ils sont déboussolés ; ils ont le sentiment que la mesure vise à leur prendre encore de l’argent. » Au-delà du coût du changement des panneaux 90 km/h, déjà assumé en partie par la collectivité – comptez 100 euros pour la commande et l’installation d’un panneau –, il faudra y ajouter les frais de remplacement pour les supports volés, lequel ne sera achevé que dans une dizaine de jours, « le temps d’en commander des nouveaux ». Une attente qui pourrait créer de la confusion chez les automobilistes qui, en l’absence de signalisation, ne sauraient pas à quelle vitesse ils doivent rouler.

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                80 km/h sur les routes à double sens, histoire d’une décision impopulaire



La fronde continue dans les départements
Du côté des collectivités, les mécontents d’hier le sont toujours aujourd’hui. Les élus locaux continuent de dénoncer une politique unilatérale du gouvernement, décidée depuis Paris, sans concertation avec les territoires. En Corrèze le 1er juillet dernier, le président du département Pascal Coste avait choisi de ne pas installer de nouvelle signalisation mais de coller des stickers sous les panneaux de fin de limitation à 90 km/h, précisant aux usagers : « Le nouveau monde vous demande de ralentir. » Une semaine après la mise en place de la législation, il assure que ces messages à caractère humoristique, qui concernent actuellement 47 supports, sont « définitifs », et qu’il ne les remplacera pas par des panneaux 80 km/h. « On a fait ce qu’on avait à faire, en prévenant les gens à notre manière, assène-t-il. Et d’ajouter, sarcastique : « Reste à voir si le chef de l’Etat a de l’humour corrézien comme ses prédécesseurs », ajoute le président du département, sarcastique.
Pascal Coste légitime d’autant plus ce bras de fer que les premières conclusions de la préfecture du département confirmeraient ses doutes. « Ce qu’on a constaté, c’est que les gens qui roulaient vite continuent à le faire, et ceux qui respectaient la limitation respectent maintenant la nouvelle. En revanche, pour ceux qui faisaient des excès de vitesse, ils sont encore plus grands aujourd’hui. » Sur le ton provocateur qu’on lui connaît désormais, il renchérit : « A 80 km/h sur les routes de campagne, on a le temps de lire le journal ! »
Puisque nul n’est censé ignorer la loi, aucune excuse ne sera en tout cas acceptée par les forces de l’ordre, qui sanctionnent les automobilistes en excès de vitesse d’une amende, et du retrait d’au moins un point sur le permis de conduire.

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                « Le passage aux 80 km/h apporte aux automobilistes des bienfaits financiers et écologiques »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Les avocats Antoine Chatain et Maud Picquet expliquent, dans une tribune au « Monde », que les juges font une interprétation jurisprudentielle extensive des conditions de responsabilité des personnes morales.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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« On constate une volonté accrue du législateur et des magistrats de responsabiliser pénalement les personnes morales »

Les avocats Antoine Chatain et Maud Picquet expliquent, dans une tribune au « Monde », que les juges font une interprétation jurisprudentielle extensive des conditions de responsabilité des personnes morales.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 11h35
    |

Antoine Chatain (Avocat associé) et Maud Picquet (Avocate collaboratrice au cabinet Chatain & associés)







                        



                                


                            

Tribune. Lorsque des poursuites pénales sont diligentées, les dirigeants d’entreprise s’interrogent souvent sur l’imputation des faits à la personne morale, en parallèle ou indépendamment de la mise en cause des personnes physiques responsables. Il est vrai que les conditions de mise en cause de la responsabilité pénale des personnes morales sont paradoxalement moins exigeantes que celles nécessaires à l’engagement de la responsabilité pénale des personnes physiques.
S’il est difficile de concevoir qu’une personne morale puisse commettre une infraction, la possibilité d’engager des poursuites pénales à son encontre existe en France depuis le 1er mars 1994. On constate depuis une volonté accrue du législateur et des magistrats de responsabiliser pénalement les personnes morales.
La loi Perben II du 9 mars 2004
Initialement limitée aux infractions prévues « par la loi ou par le règlement », la responsabilité pénale des personnes morales a été généralisée à l’ensemble des infractions par la loi Perben II du 9 mars 2004. Ces personnes sont ainsi pénalement responsables de toutes les infractions « commises, pour leur compte, par leurs organes ou représentants » (article 121-2 du code pénal).
Seule la faute de l’organe ou du représentant de la personne morale engage la responsabilité de cette dernière. La responsabilité est dite « par représentation ».

L’article 121-2 du code pénal précise que « la responsabilité pénale des personnes morales n’exclut pas celle des personnes physiques auteurs ou complices des mêmes faits, sous réserve des dispositions du quatrième alinéa de l’article 121-3 ».
Ces dernières dispositions, introduites par la loi du 10 juillet 2000, conduisent à ce qu’en cas de dommage causé indirectement et involontairement par une personne physique, cette dernière ne s’expose pénalement que s’il est établi qu’elle a commis une faute qualifiée (violation manifestement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Il est essentiel de progresser dans la judiciarisation des patrons puisque les entreprises affirment être coresponsables du sort de la planète, estime l’avocat William Bourdon, dans une tribune au « Monde ».
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Responsabilité pénale des entreprises : « La mise en examen de Lafarge peut et doit être un tournant »

Il est essentiel de progresser dans la judiciarisation des patrons puisque les entreprises affirment être coresponsables du sort de la planète, estime l’avocat William Bourdon, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    07.07.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 11h51
    |

                            William Bourdon (Avocat et président-fondateur de l'association Sherpa)








                        



                                


                            

Tribune. La comparaison entre le sort des patrons français, poursuivis pour des infractions parfois très graves, et celui fait à leurs homologues étrangers, peut sembler criante. La justice d’autres pays n’hésite pas depuis plusieurs années à prononcer de lourdes peines de prison à l’égard des PDG, à l’inverse de la France, où, si ce n’est dans quelques dossiers spectaculaires d’enrichissement personnel, des placements en détention provisoire ou le prononcé d’une peine ferme restent des plus rares.
En Corée du Sud, l’héritier de Samsung a été condamné en août 2017 à cinq ans de prison pour des faits de corruption [condamné à du sursis en appel, Lee Jae-yong a été libéré en février]. Au Brésil, Marcelo Odebrecht, géant du BTP, a été condamné en mars 2016 à plus de dix-neuf années de réclusion [une peine sensiblement allégée depuis].
Aux Etats-Unis, Oliver Schmidt, responsable du service de conformité réglementaire de Volkswagen aux Etats-Unis jusqu’en mars 2015, après avoir accepté de plaider coupable, a écopé d’une peine de sept ans de prison en décembre 2017. En Allemagne, le patron d’Audi, Rupert Stadler, a été incarcéré le 18 juin pour fraude et complicité de faux certificats dans le cadre du « dieselgate ».
Une forme de révérence, de frilosité parfois
Il ne s’agit pas d’exiger des juges français qu’ils fassent goûter aux dirigeants impliqués dans les affaires les plus graves le sort que connaissent aujourd’hui 70 000 détenus en France, c’est-à-dire une surpopulation carcérale insupportable et des conditions de détention unanimement considérées comme indignes depuis plusieurs années.
Mais cela n’empêche pas de s’interroger sur une forme de révérence, de frilosité parfois, de certains juges français face à de grands capitaines d’industrie, alors même qu’ils sont suspectés d’avoir commis les infractions les plus graves.
Il y a certes eu un premier mouvement avec l’appel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Les avocats Denis Chemla et Paul Fortin soulignent, dans une tribune au « Monde », les fragilités juridiques d’une mise en examen d’une personne morale pour crime contre l’humanité
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Affaire Lafarge : « L’opprobre est jeté dès la mise en examen »

Les avocats Denis Chemla et Paul Fortin soulignent, dans une tribune au « Monde », les fragilités juridiques d’une mise en examen d’une personne morale pour crime contre l’humanité



Le Monde
 |    07.07.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 11h39
    |

Denis Chemla (Avocat au barreau de Paris, associé du cabinet Allen & Overy LLP) et Paul Fortin (Avocat au barreau de Paris, collaborateur du cabine...







                        



                                


                            

Tribune. Depuis jeudi 28 juin, la société Lafarge SA est mise en examen des chefs de violation d’un embargo, mise en danger de la vie d’autrui, financement d’une entreprise terroriste et complicité de crimes contre l’humanité.
Derrière ces terminologies juridiques fracassantes, une histoire présentée comme simple : pour préserver son activité en Syrie, le groupe Lafarge aurait indirectement financé des djihadistes syriens en leur remettant plusieurs millions de dollars entre 2012 et 2014.
Un double tournant
Cette dernière mise en examen ne préjuge aucunement d’une culpabilité éventuelle de Lafarge, laquelle demeure présumée innocente. Toutefois, elle marque un double tournant, qu’il convient d’analyser : premièrement, aux dirigeants mis en cause vient désormais s’ajouter une personne morale, Lafarge SA ; deuxièmement, la qualification de crimes contre l’humanité, à la redoutable charge symbolique, s’invite dans le dossier.
Comment une telle mise en cause est-elle possible ? Quelles difficultés et sanctions sont à prévoir ?

Une personne morale est une construction juridique : elle n’a ni bras, ni jambes, et n’agira jamais que par l’intermédiaire de personnes physiques. Pour prolonger le mot du juriste Léon Duguit (1859-1928), si personne n’a jamais déjeuné avec une personne morale, a fortiori on n’a jamais vu une personne morale tuer elle-même des innocents dans le cadre d’un « plan concerté à l’encontre d’un groupe de population civile dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique », c’est-à-dire commettre un crime contre l’humanité.
La loi française tire les conséquences de ce constat, et ne cherche pas à imputer des comportements concrets ou une intention à une société : une personne morale est pénalement responsable dès lors que ses organes ou représentants ont commis pour son compte des infractions.
Faute de représentant coupable…
En résumé, l’enquête ne tend...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Dans sa chronique, Annie Kahn, journaliste au « Monde », explique que loisirs et déconnexion améliorent performances et comportement au travail.
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« Prendre des vacances accroît les chances d’être augmenté ou promu »

Dans sa chronique, Annie Kahn, journaliste au « Monde », explique que loisirs et déconnexion améliorent performances et comportement au travail.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 12h01
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            Annie Kahn








                        



                                


                            

Ma vie en boîte. Dans quelques jours – à moins que ce ne soit déjà fait –, chacun se souhaitera bonnes vacances ! Le risque de n’y point parvenir serait-il donc si important ? De fait, outre la nécessité de se retrouver en bonne compagnie, dans un cadre agréable, s’ajoute désormais un impératif : mettre toutes les chances de son côté pour déconnecter. Seule une minorité (22 %) de cadres français y parvient complètement, selon l’IFOP. Faire partie de cette élite est donc une gageure !
Certes les cadres français prennent 33 jours de vacances en moyenne, selon la Dares, le service statistique du ministère du travail. C’est énorme en comparaison de ce qui se passe dans un certain nombre de pays étrangers, aux Etats-Unis en particulier. Mais globalement, tous statuts confondus, seulement 60 % des Français quittent réellement leur résidence principale. Et 78 % des cadres continuent de consulter leurs mails professionnels durant leurs congés, selon l’IFOP, qui a réalisé ce sondage en juillet 2017, soit un semestre après l’entrée en vigueur de la loi sur le droit à la déconnexion.
Conçue pour mieux équilibrer vie professionnelle et vie privée, cette loi impose à toute entreprise de plus de 50 salariés de négocier un accord avec les syndicats sur l’utilisation des outils numériques pendant les périodes de repos. Ou, à défaut d’accord, de publier une charte sur le sujet. Elle pourra stipuler qu’aucun mail ne doit être envoyé aux collaborateurs pendant leurs vacances, par exemple. Et, qu’en cas d’extrême urgence, un SMS ou appel téléphonique préviendra l’intéressé. Ce qui devrait le dissuader de consulter son courrier. A défaut d’accord ou de charte, l’entreprise peut être condamnée pénalement et écoper d’une amende de 3 750 euros.
Des mesures radicales
Des firmes comme Daimler proposent depuis longtemps des mesures radicales à leurs salariés qui le souhaitent. Comme détruire automatiquement les mails qui leur sont envoyés durant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Ce suspect, âgé de 24 ans, est le frère cadet d’un premier homme qui avait été interpellé vendredi, selon le parquet de Meaux.
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Agression d’un couple de policiers en Seine-et-Marne : un second suspect placé en garde à vue

Ce suspect, âgé de 24 ans, est le frère cadet d’un premier homme qui avait été interpellé vendredi, selon le parquet de Meaux.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 10h55
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 11h32
   





                        


Le deuxième jeune homme mis en cause dans l’agression d’un couple de policiers en dehors de leur service mercredi en Seine-et-Marne a été placé en garde à vue dans la nuit, a annoncé samedi 7 juillet le parquet de Meaux.
Ce suspect, âgé de 24 ans, est le frère cadet d’un premier suspect qui avait été interpellé vendredi, toujours selon le parquet. Le premier suspect, âgé de 27 ans, avait été arrêté vendredi matin par les enquêteurs de la police judiciaire de Meaux. L’agression, qui s’est déroulée à Othis, a déclenché une vague d’indignation dans la classe politique.

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                Agression d’un couple de policiers en Seine-et-Marne : un suspect placé en garde à vue



Le couple, une brigadière en poste à Aulnay-sous-Bois et son compagnon, également policier en Seine-Saint-Denis, ont été agressés devant leur fille âgée de 3 ans par deux hommes alors qu’ils sortaient de chez des amis. Pendant qu’ils installaient leur fille dans la voiture, deux hommes à bord d’un véhicule les ont interpellés et ont commencé à injurier la jeune femme, a relaté une source policière. « Ils les ont croisés par hasard et ils ont reconnu la policière qui les avait contrôlés à Aulnay-sous-Bois », selon cette même source.
Macron et Collomb dénoncent l’agression
Les agresseurs sont ensuite descendus de voiture et ont donné un coup de poing au visage de la jeune femme, qui avait le bras en attelle à la suite d’un accident du travail. Puis ils se sont attaqués à son compagnon, qui a reçu notamment plusieurs coups de pied. La policière s’est vu prescrire quatre jours d’interruption totale de travail ; son compagnon, quinze. Les deux hommes, reconnus par la femme, ont été identifiés, a ajouté la source policière.
Au lendemain de cette agression, le président de la République, Emmanuel, Macron avait réagi sur Twitter :
« Pas de mots assez durs pour l’ignominie et la lâcheté des deux voyous qui ont agressé hier soir à Othis un couple de policiers en dehors de leur service sous les yeux de leur petite fille. Ils seront retrouvés et punis. Tout mon soutien pour ces policiers et leur famille. »
« Tout sera mis en œuvre pour interpeller et déferrer à la justice les auteurs de l’odieuse agression qui a visé un couple de gardiens de la paix », « cet acte ignoble ne restera pas impuni », a, de son côté, promis le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Editorial. La décision du Conseil constitutionnel sur le « délit de solidarité » ne clôt pas le débat sur les politiques migratoires mais rappelle de façon solennelle les valeurs républicaines.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

La fraternité, au principe de l’aide aux migrants

Editorial. La décision du Conseil constitutionnel sur le « délit de solidarité » ne clôt pas le débat sur les politiques migratoires mais rappelle de façon solennelle les valeurs républicaines.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 10h50
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Personne n’ignore la devise de la République : « Liberté, Egalité, Fraternité ». Jusqu’à présent, pourtant, la fraternité était le parent pauvre du triptyque. C’est donc une décision importante que le Conseil constitutionnel a prise, vendredi 6 juillet. Pour la première fois, en effet, il a consacré la « valeur constitutionnelle du principe de fraternité », au même titre que ceux de liberté et d’égalité auquel il fait constamment référence pour établir sa jurisprudence. Cette décision est d’autant plus symbolique qu’elle porte sur la question très sensible de l’aide au séjour d’un étranger en situation irrégulière.

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                Aide aux migrants : le Conseil constitutionnel consacre le « principe de fraternité »



Le conseil avait été saisi de deux questions prioritaires de constitutionnalité par l’avocat de Cédric Herrou. Devenu le symbole de la défense des migrants de la vallée de la Roya, l’un des principaux points de passage des migrants arrivés en Europe par l’Italie, cet agriculteur a été condamné à quatre mois de prison avec sursis en août 2017 pour avoir transporté et accueilli chez lui quelque deux cents migrants. Etaient associés à cette saisine du Conseil constitutionnel, pour des motifs similaires, un universitaire, Pierre-Alain Mannoni, deux autres plaignants et une douzaine d’associations d’aide aux migrants, dont la Cimade et la Ligue des droits de l’homme.
Tous remettaient en cause une disposition très controversée du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda) selon laquelle « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d’un étranger en France sera punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 euros ». Toutefois, précise cet article du code, « l’aide au séjour irrégulier d’un étranger » ne peut entraîner de poursuites pénales « lorsque l’acte reproché n’a donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte et consistait à fournir des conseils juridiques ou des prestations de restauration, d’hébergement ou des soins médicaux destinées à assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger ».
« But humanitaire »
L’exemption du « délit de solidarité » était donc circonscrite, mais de façon floue, à « l’aide au séjour irrégulier ». C’est cette restriction et ce flou que le Conseil constitutionnel a censurés de façon solennelle : « Il découle du principe de fraternité la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ». En clair, l’aide humanitaire à des migrants ne peut être assimilée à l’action des mafias de « passeurs ».
Toutefois, le Conseil rappelle que les étrangers n’ont aucun droit « de caractère général et absolu d’accès et de séjour » en France. Autrement dit, l’aide à l’entrée sur le territoire national de migrants en situation irrégulière reste passible de poursuites. En outre, il est rappelé que l’objectif de lutte contre l’immigration irrégulière « participe de la sauvegarde de l’ordre public, qui constitue un objectif de valeur constitutionnelle ».
Le Conseil demande donc au Parlement de modifier la loi, d’ici au 1er décembre, afin d’assurer « une conciliation équilibrée entre le principe de fraternité et la sauvegarde de l’ordre public ». Alors que la polémique ne cesse de s’envenimer, en Europe, sur les politiques migratoires, le débat est donc loin d’être clos. Mais il se poursuivra, en France, sur des bases plus conformes aux valeurs de la République.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Les entreprises sont de plus en plus considérées comme responsables des infractions pénales voire criminelles commises dans le cadre de leurs activités, constatent dans une tribune au « Monde » les avocats Thomas Baudesson et Charles Merveilleux du Vignaux.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
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Responsabilité pénale des entreprises : « L’évolution des sanctions à leur encontre est devenue vertigineuse en quelques années »

Les entreprises sont de plus en plus considérées comme responsables des infractions pénales voire criminelles commises dans le cadre de leurs activités, constatent dans une tribune au « Monde » les avocats Thomas Baudesson et Charles Merveilleux du Vignaux.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 12h08
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Thomas Baudesson et Charles Merveilleux du Vignaux (Avocats au cabinet Clifford Chance)







                        



                                


                            

Tribune. « Ce sont des hommes et non des entités abstraites qui commettent les crimes dont la répression s’impose comme sanction du droit international » : c’est en ces termes que le tribunal militaire international de Nuremberg posait l’un des principes qui régissent encore aujourd’hui le droit pénal international. Pourtant, dans les vingt-cinq dernières années, on a assisté à un développement fulgurant de la responsabilité des entreprises.
Il est ainsi de plus en plus communément admis que les personnes morales sont pénalement responsables de leurs actes. Mais cette évolution est récente (1994 en France) et inégale selon les pays (l’Allemagne, par exemple, se contente d’un système d’amendes administratives).
En l’absence d’instance internationale, la répression des infractions des entreprises est soumise aux droits nationaux. Son efficacité dépend donc de la lourdeur des peines prévues et de la rigueur des politiques de poursuite, soit en pratique de l’intérêt des pouvoirs publics, qui varie selon les pays et l’actualité. C’est l’une des explications au développement de poursuites extraterritoriales, dont les Etats-Unis se sont fait une spécialité en matière économique, notamment sur le fondement du Foreign Corrupt Practices Act (FCPA) : afin de protéger la compétitivité des sociétés américaines, qui y sont soumises, les autorités américaines se sont mises à l’appliquer à des sociétés étrangères pour des actes commis à l’étranger afin de compenser l’inertie dont faisaient preuve certains Etats envers leurs propres entreprises, ou la faiblesse des peines prononcées par les tribunaux en matière de corruption.
Une répression accrue
Quel que soit le bien-fondé de ces pratiques, elles ont eu pour effet de réveiller l’attention des pouvoirs publics dans les Etats dont les entreprises étaient visées. Ainsi le Royaume-Uni, avec le Bribery Act de 2010 et l’introduction, en 2014, des « deferred prosecution agreements »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Les antispécistes jugent que la violence n’est pas de leur côté.
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Des boucheries angevines visées par des défenseurs des animaux

Les antispécistes jugent que la violence n’est pas de leur côté.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 10h46
    |

                            Yves Tréca-Durand (Angers, correspondant)








                        



                                


                            
Une vitrine cassée et des tags saignants. Les vandales sont passés à l’acte dans la nuit du 26 au 27 juin à Angers. Le slogan de la boucherie – « L’art, le goût, la tradition » – a été détourné au marqueur noir : « L’art du meurtre, le goût de la mort, la tradition spéciste ».
Bertrand Lebouc, aimable boucher qui a quitté il y a quatre ans les bords de Loire pour ce quartier urbain dit de la place du Lycée, calme et bourgeois, n’a pas perdu le sourire, mais reste interdit. « De notre côté, nous ne sommes pas dans la provocation. On ne comprend pas ce genre de comportement agressif, confiait-il au lendemain de l’agression. Nos apprentis ont été choqués. Ils se sont demandé s’ils risquaient de se faire agresser. Et nos clients n’ont pas compris que des gens puissent ainsi imposer leurs idées par la violence. »
Boucher lui aussi, Yannis Lusson, est installé à moins d’un kilomètre de là, place de la Madeleine, un autre quartier cossu. Il a vécu une mésaventure désagréable mais nettement moins violente il y a quelques mois. « Un dimanche matin, ils sont entrés à trois et ont commencé à réciter une forme de prière, témoigne-t-il. J’étais affairé avec mes clients, je n’ai pas compris ce qu’ils disaient. » Il a suivi les consignes de sa fédération, il n’a pas bougé. « Je me demandais ce qui allait se passer, poursuit le commerçant. Ils sont restés cinq minutes et sont repartis. Mais cinq minutes, c’est très long dans ce genre de situation. »

Sébastien Rambaud, le président du Syndicat professionnel des artisans bouchers charcutiers traiteurs du Maine-et-Loire, se rassure. « Ce sont des actes isolés. Là, c’est la première fois qu’il y a de la casse. Je pense que les végans sont en train de se faire déborder par des zadistes », analyse-t-il. Avant d’ajouter, agacé : « On ne les a jamais forcés à manger de la viande et on n’a pas à se faire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ La journée est classée orange dans le sens des départs, selon les prévisions de Bison futé.
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Départs en vacances : la circulation sera difficile samedi

La journée est classée orange dans le sens des départs, selon les prévisions de Bison futé.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 08h59
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 09h15
   





                        



   


C’est le premier week-end des vacances d’été et il va falloir prendre son mal en patience. La circulation sera difficile, samedi 7 juillet, avec un trafic classé orange dans le sens des départs, selon les prévisions de Bison futé.
Avec le début officiel des congés scolaires en France, « la circulation sera dense sur la plupart des grands itinéraires en direction du sud et des régions côtières du pays », prévoit l’organisme de prévision de la circulation dans un communiqué. « Les difficultés seront nombreuses sur les axes menant du nord du pays vers le sud-est et la Méditerranée », précise Bison futé.

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L’Ile-de-France est classée rouge dans la matinée en direction de Bordeaux ou de l’Espagne. En revanche, le trafic sera fluide après 17 heures sur ce même axe.
A l’heure du déjeuner, la circulation sera également saturée dans les régions lyonnaise et bordelaise sur les autoroutes menant au sud du pays.
Les automobilistes ne seront pas les seuls à devoir patienter : côté rail, les syndicats CGT et SUD ont appelé les cheminots à reprendre la grève vendredi et samedi alors que la SNCF attend près d’un million de voyageurs ce week-end.
La journée de dimanche est, en revanche, classée vert au niveau national, excepté en région Auvergne-Rhône-Alpes, où des difficultés sont attendues sur l’autoroute A7.
Le l’organisme de prévision du trafic routier recommande, entre autres, aux conducteurs de ne pas rouler en état de fatigue, de respecter une pause toutes les deux heures, de vérifier le bon état général du véhicule (pression des pneus, batterie, éclairage, rétroviseurs…) et d’éviter de circuler aux heures les plus chaudes de la journée en cas de fortes chaleurs.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Issu de la majorité, le député LRM appelle, dans une tribune au « Monde », le président de la République à bâtir un contrat social avec les Français contre l’exclusion et la pauvreté et pour la dignité et la cohésion.
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Frédéric Barbier : « Le gouvernement doit mener une politique plus sociale »

Issu de la majorité, le député LRM appelle, dans une tribune au « Monde », le président de la République à bâtir un contrat social avec les Français contre l’exclusion et la pauvreté et pour la dignité et la cohésion.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 10h55
    |

Frédéric Barbier (Député (LRM) de la 4e circonscription du Doubs, conseiller départemental du Doubs)







                        



                                


                            
Tribune. Il est temps de lever les ambiguïtés autour de la question sociale qui agite la classe politique. Ni les partis, ni les parlementaires, ni même le président de la République ne peuvent s’y soustraire. Les politiques sont attendus au tournant. C’est salutaire pour la vie démocratique du pays. J’en appelle à un rééquilibrage de la politique menée depuis un an, en faveur d’une politique sociale plus affirmée et attendue.

La stratégie actuelle du gouvernement repose sur l’absolue nécessité de rendre la France plus attractive et plus compétitive. La relance économique et la bonne santé des entreprises sont le socle indispensable, sans lequel il ne peut y avoir de véritable progrès social. Ce pari audacieux est en passe d’être gagné. Les chefs d’entreprise ont retrouvé la confiance, investissent davantage et notre pays séduit à nouveau. Cette conjoncture favorable, je la constate dans mon territoire du Nord Franche-Comté.
Malaise et agacement
Pourtant, malgré l’embellie, le malaise et l’agacement à l’égard du gouvernement sont palpables. Il faut dire que le redressement est récent et que notre région porte encore les stigmates de la crise économique, durant laquelle, les salariés n’ont pas hésité à se sacrifier en payant le prix de la récession. A présent, fort légitimement, ils entendent toucher les dividendes d’un rebond encore inimaginable il y a peu.
Si l’on peut constater certaines avancées sociales, pour autant, l’équilibre n’a pas encore été trouvé. La parole et les intentions ne suffisent plus. Elles doivent laisser place à des actes concrets, à une lisibilité de la politique sociale du gouvernement. L’urgence est de bâtir un contrat social, cohérent et ambitieux, à la fois protecteur et émancipateur. Il devra s’appuyer sur deux piliers : la reconnaissance du travail et la lutte contre l’exclusion, qui doivent être décrétées grandes causes nationales.
Un arsenal de mesures audacieuses
Par contrat social,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le record de ventes établi en 2017 ne devrait pas être battu cette année. Concernant la hausse des prix, les estimations vont de 1 % à 4,3 % au premier semestre.
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Le pic d’activité du marché immobilier est passé

Le record de ventes établi en 2017 ne devrait pas être battu cette année. Concernant la hausse des prix, les estimations vont de 1 % à 4,3 % au premier semestre.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 06h45
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Où va le marché immobilier ? C’est la question à laquelle l’agence de presse Galivel & Associés tente de répondre à travers la publication du cinquième observatoire des observatoires immobiliers. Cette étude compile et compare les chiffres publiés par plusieurs acteurs importants du marché immobilier : la Fnaim, LPI-SeLoger, Meilleursagents.com, les réseaux d’agences ERA Immobilier, Century 21, ORPI et Guy Hoquet. Cette vue d’ensemble à mi-année permet d’anticiper les évolutions à venir du marché immobilier.
« Les différents acteurs du marché présentent une évolution du volume de ventes assez disparate », constatent les auteurs de l’étude. Alors que la Fnaim, Guy Hoquet et ERA Immobilier font état d’augmentations respectives de 3,4 %, de 4,2 % et de 4,3 %, d’autres observent une stabilisation du marché (Century 21 et Meilleursagents.com), voire un recul comme ORPI.
Malgré la bonne santé du secteur, le volume des ventes attendu pour 2018 ne devrait pas atteindre record de 2017. La Fnaim comptabilise 950 000 ventes sur les douze derniers mois, soit une hausse de 3,4 % par rapport à la même période en 2017 (919 000 ventes), mais c’est 1 % de moins par rapport à décembre 2017, quand le record de 960 000 ventes annuelles avait été établi.

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                A Paris, le prix du mètre carré devrait atteindre 9 360 euros en août



Concernant l’évolution des prix, tous les acteurs du marché observent une hausse comprise entre 1 % et 4,3 % au niveau national au premier semestre 2018. « Cette hausse constante des prix, pour l’instant compensée par des taux de crédit très bas, ne pourra continuer sans affecter le pouvoir d’achat des Français, qui obligera les acquéreurs à augmenter leur apport personnel, à emprunter sur une plus longue période ou à acheter plus petit », prévient Galivel.
Une augmentation des prix selon le type de bien
Selon la Fnaim, l’augmentation des prix varie selon le type de bien. Si pour l’achat d’une maison, les prix au m² ont enregistré une hausse de 3,5 % pour atteindre 2 159 euros/m² au premier semestre, les appartements ont vu, quant à eux, leur prix augmenter de 5,4 % à 3 439 euros/m². L’inflation reste plus marquée dans la capitale, avec une évolution de 5,2 % en Ile-de-France contre 3,9 % en province.

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                Crédit immobilier : vers de nouveaux records cet été ?



A Paris, les prix continuent d’augmenter, avec des estimations allant de 3,1 % à 6,8 % selon les acteurs, pour atteindre un tarif moyen au m² supérieur à 9 000 euros/m² (entre 9 070 et 9 510 euros/m²). Selon Century 21, le nombre de transactions à Paris continue de diminuer (-2,5 % entre le premier semestre 2017 et le premier semestre 2018).
« Seuls les cadres supérieurs, les professions libérales et les retraités réussissent à se positionner sur ce marché, alors que les employés et ouvriers doivent se diriger vers la banlieue parisienne. Le marché parisien, de plus en plus tendu, risque de conduire à un point de rupture, tant la différence entre l’offre et la demande augmente », commente Galivel.
Toujours dans la capitale, le montant moyen des transactions a battu un record au premier semestre 2018. Les trois réseaux d’agences immobilières ont observé un montant moyen des transactions compris entre 428 865 euros et 473 598 euros.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Football, évasion et fraternité, les infos à retenir de la semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 06h38
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                            Les Décodeurs








                        


Coupe du Monde 2018 : la France dans le dernier carré
L’équipe de France de football s’est qualifiée pour les demi-finales du Mondial russe, vendredi 6 juillet, après une victoire solide contre l’Uruguay, privée de son attaquant Edinson Cavani (2-0). Elle affrontera la Belgique, qui est venue à bout du Brésil (2-1) dans la soirée. Les quarts de finale de la Coupe du monde se poursuivent samedi avec les rencontres Suède-Angleterre (16 heures) et Russie-Croatie (20 heures).

        Récapitulatif :
         

          Coupe du monde 2018 : les qualifiés, les stats, le plus beau but… Le bilan des huitièmes de finale



Spectaculaire évasion de Redoine Faïd
Le braqueur multirécidiviste s’est enfui en hélicoptère de la prison de Réau, en Seine-et-Marne, lundi. Une évasion « extraordinaire » – selon le mot de la ministre de la justice, Nicole Belloubet – pour cette figure du grand banditisme français. Il avait déjà été condamné pour une précédente évasion.

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                Récit d’une nouvelle évasion spectaculaire du braqueur Redoine Faïd



A Nantes, un homme tué par un policier
Un homme de 22 ans, Aboubakar F., est mort, dans la soirée de mardi, dans le quartier du Breil à Nantes, après qu’un policier a ouvert le feu lors d’un contrôle d’identité. Son décès a provoqué des scènes de violences urbaines mardi et mercredi soir, dans trois quartiers sensibles de la ville. Onze personnes ont été interpellées dont quatre mineurs. Le policier, qui a affirmé avoir tiré « par accident », a été mis en examen vendredi.

        Reportage :
         

          A Nantes, un millier de personnes ont marché dans le calme pour « Abou »



Le principe de fraternité consacré
Pour la première fois, le Conseil constitutionnel a consacré la valeur constitutionnelle du principe de fraternité, dans une décision vendredi, en estimant légitime « la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ». Cette décision censure partiellement le délit de solidarité, qui avait valu quatre mois de prison avec sursis à Cédric Herrou, condamné pour avoir transporté deux cents migrants à la frontière italienne.

        Explications :
         

          Immigration, pourquoi le « délit de solidarité » fait-il débat ?



Numéros surtaxés : enquête sur un piège à ados
Sur les réseaux sociaux, des arnaqueurs endossent l’identité des stars préférées des adolescents pour leur demander d’appeler des numéros surtaxés. Les jeunes gens constituent des victimes faciles, grâce aux solutions de « micropaiement » proposées par les éditeurs de numéros surtaxés, qui permettent de leur soutirer des centaines d’euros en une petite journée, sans avoir à demander d’autorisation à un adulte. Le préjudice atteindrait 11 milliards d’euros.

        Enquête :
         

          Numéros surtaxés : la nouvelle combine des arnaqueurs pour escroquer les ados



Et aussi
Mexique. Andrés Manuel Lopez Obrador, l’ancien maire de Mexico, est arrivé en tête de l’élection présidentielle dimanche, après deux tentatives infructueuses.Medef. Geoffroy Roux de Bézieux prend la succession de Pierre Gattaz à la tête de l’organisation patronale.Royaume-Uni. Quatre mois après l’empoisonnement, en mars, de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal à Salisbury, un couple a été retrouvé dans un état critique, à cause du même poison, le Novitchok.Nucléaire. Un rapport parlementaire, contesté par EDF et Orano, pointe les failles du parc français.Patrimoine. La chaîne des Puys, en Auvergne, a été classée par l’Unesco et devient le premier site naturel de France métropolitaine à figurer au patrimoine mondial.Allemagne. La chancelière allemande a réussi, lundi soir, à sauver in extremis son gouvernement en trouvant un compromis avec son ministre de l’intérieur, Horst Seehofer, pour réduire le nombre de demandeurs d’asile dans le pays.Thaïlande. Douze adolescents et leur entraîneur, pris au piège dans une grotte inondée en Thaïlande ont été retrouvés vivants après neuf jours de recherche. Mais ils n’ont pas encore été libérés et un plongeur est mort en tentant de les ravitailler.Etats-Unis. Donald Trump a annoncé jeudi, dans la soirée, la démission de son ministre de l’environnement, Scott Pruitt. C’est le 34e départ dans l’administration Trump.Japon. Sept ans après la catastrophe de Fukushima, le gouvernement japonais a approuvé, mardi, un plan de relance du nucléaire.Cyber-harcèlement. Deux « trolls » ont été condamnés à du sursis et 2 000 euros d’amende pour avoir menacé la journaliste Nadia Daam sur le forum de Jeuxvideo.com.Migrants. Après le scandale de l’Aquarius, la France accueille 52 rescapés secourus par le bateau Lifeline.Justice. Le parquet de Nanterre a demandé la levée de l’immunité parlementaire du député «(La République en marche) des Hauts-de-Seine Thierry Solère, soupçonné de fraude fiscaleEmploi. Plus de 341 000 emplois ont été créés au cours de l’année 2017, selon l’Insee, un record depuis dix ans.Equateur. La justice équatorienne a lancé un mandat d’arrêt contre l’ex-président Rafael Correa.Verrou de Bercy. Le Sénat vote un aménagement, sans suppression complète. L’opposition estime que la proposition ne va pas assez loin. Lelandais. Déjà soupçonné du meurtre de Maëlys Cleyet Marrel et de l’assassinat du caporal Noyer, Nordahl Lelandais a été mis en examen pour l’agression sexuelle d’une de ses cousines, âgée de 8 ans.Daval. Mis en examen pour le meurtre de sa femme, Alexia, qu’il avait admis avoir tuée « accidentellement », Jonathann Daval accuse désormais le beau-frère de la victime.Boxe. Le boxeur Tony Yoka, champion olympique de Rio, devenu professionnel, a été suspendu un an ferme pour ses infractions aux règles antidopage.
Disparitions
Claude Lanzmann. Le cinéaste, journaliste et philosophe, notamment réalisateur de Shoah est mort à 92 ans.Gillian Lynne. La chorégraphe britannique de Cats et du Fantôme de l’Opéra est morte à l’âge de 92 ans.Georges-Emmanuel Clancier. L’écrivain et poète français est mort à l’âge de 104 ans.Jean-Louis Tauran. Le cardinal, très impliqué dans le dialogue avec l’islam, est mort à 75 ans.



                            


                        

                        

