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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ L’ambassade des Etats-Unis a invité ses ressortissants à la vigilance et conseille aux voyageurs de reporter leurs visites. Plusieurs compagnies aériennes ont annulé leurs vols.
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Haïti : poursuite des pillages à Port-au-Prince

L’ambassade des Etats-Unis a invité ses ressortissants à la vigilance et conseille aux voyageurs de reporter leurs visites. Plusieurs compagnies aériennes ont annulé leurs vols.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 20h20
   





                        



   


Deux jours après le début de violences déclenchées par l’annonce puis la suspension d’une hausse importante des prix des carburants de nouveaux pillages se sont produits dimanche 8 juillet, à Port-au-Prince.
Au cœur de la capitale haïtienne, dans la commune de Delmas, des commerces ont été attaqués et pillés et des protestataires exigeaient le départ du président Jovenel Moïse. Très agressifs, certains jeunes hommes étaient armés de couteaux. Des contestataires ont appelé à une grève générale de deux jours à compter de lundi.
L’ambassade des Etats-Unis a invité ses ressortissants à la vigilance et conseille aux voyageurs de reporter leurs visites. Plusieurs compagnies aériennes ont annulé leurs vols.
Pour disperser la foule, des policiers d’unités spécialisées en maintien de l’ordre ont tiré en l’air et fait usage de grenades lacrymogènes.
Au moins trois personnes sont mortes depuis vendredi dans les violences, selon un décompte de l’AFP.

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Le sort de Jack Guy Lafontant en question
Les troubles ont commencé après l’annonce vendredi par les autorités d’une augmentation des prix de l’essence de 38 %, du diesel de 47 % et du kérosène de 51 % à compter du samedi 7 juillet à minuit, comme prévu par le nouveau cadre de référence entre le Fonds monétaire international (FMI) et Haïti. Face aux violences, le premier ministre Jack Guy Lafontant a annoncé samedi la suspension de la mesure « jusqu’à nouvel ordre ».
Des discussions entre les blocs parlementaires sont en cours pour déterminer la suite à donner à la crise. Certains élus exigent la démission immédiate du premier ministre.
Avant même la prise de cette mesure controversée sur les prix des carburants, Jack Guy Lafontant, nommé en mai 2017, était très critiqué pour ce que ses détracteurs qualifient d’inaction. Une séance pour statuer sur son avenir à la tête du gouvernement avait été entamée la semaine dernière à la chambre des députés, dont la majorité est acquise au président.
Plusieurs parlementaires ont appelé à une reprise de cette séance lundi matin mais les difficultés de circulation qui perdurent à travers le pays compliquent la venue sur Port-au-Prince d’un nombre suffisant d’élus pour atteindre le quorum de 60 députés.



                            


                        

                        


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Compte rendu

L’Ethiopie et l’Erythrée renouent des relations diplomatiques

Depuis la guerre entre 1998 et 2000, Asmara et Addis Abeba n’avaient pas de relations diplomatiques.


Le Monde.fr avec AFP et Reuters
              datetime="2018-07-08T19:54:19+02:00"

        Le 08.07.2018 à 19h54






    
Les drapeaux éthiopien et érythréen côte à côté à Addis Ababa, en Ethiopie, le 26 juin 2018.
Crédits : TIKSA NEGERI / REUTERS


A l’issue d’un sommet sans précédent depuis 20 ans, l’Ethiopie et l’Erythrée ont décidé de rouvrir des ambassades dans leurs capitales respectives, a annoncé, dimanche 8 juillet, le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, à l’issue de pourparlers historiques avec le président érythréen Isaias Afwerki à Asmara.
« Nous nous sommes mis d’accord pour la reprise du trafic aérien et naval, pour la circulation des personnes entre nos deux pays et la réouverture des ambassades », a déclaré Abiy Ahmed, le premier ministre éthiopien, à l’issue de discussions avec le président érythréen.
Le secrétaire général du gouvernement éthiopien a annoncé après l’entretien d’Abiy Ahmed et d’Isaias Afwerki que les lignes téléphoniques internationales entre l’Ethiopie et l’Erythrée, coupées depuis vingt ans, allaient être rétablies.
L’Erythrée a obtenu l’indépendance en 1993 après trente années de lutte armée contre le pouvoir éthiopien. De 1998 à 2000, une guerre entre les deux pays a fait 80 000 morts, en raison de désaccords sur la frontière. Depuis, Asmara et Addis Abeba n’avaient pas de relations diplomatiques.
Geste du premier ministre éthiopien
La frontière commune reste fortement militarisée et son tracé est toujours contesté autour de la ville de Badmé. En 2002, la Cour permanente d’arbitrage de La Haye a attribué Badmé à l’Erythrée mais Addis Abeba a ignoré ce jugement et la ville est restée sous administration éthiopienne.
Abiy Ahmed, qui a pris ses fonctions en avril, a déclaré en juin, à la surprise générale, qu’il était prêt à respecter ce jugement international.
A la fin du mois de juin, une importante délégation érythréenne a été accueillie avec faste en Ethiopie et ce pour la première fois depuis 1998.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Le train qui transportait 360 passagers venait d’Edirne et roulait à destination d’Istanbul.
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Plusieurs morts dans le déraillement d’un train en Turquie

Le train qui transportait 360 passagers venait d’Edirne et roulait à destination d’Istanbul.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 19h41
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 20h56
   





                        


Le déraillement d’un train, dans la région de Tekirdag, dans le nord-ouest de la Turquie, en Turquie d’Europe, a fait au moins 10 morts et 73 blessés rapporte la télévision publique TRT Haber, citant le ministère de la santé
Selon la chaîne de télévision CNN-Türk, l’accident est dû à l’effondrement d’un pont. Six voitures ont quitté la voie à proximité du village de Sarilar. Des pluies récentes ont rendu les terrains des environs boueux et le sol pourrait s’être dérobé sous les rails.
Le train qui transportait 360 passagers venait de Kapikule, à la frontière avec la Grèce et la Bulgarie et roulait à destination d’Istanbul.
Selon la présidence, les ministres des transports et de l’intérieur ont informé le chef de l’Etat Recep Tayyip Erdogan, qui a adressé ses condoléances aux familles des victimes.
Plusieurs accidents
La Turquie a entrepris au cours des dernières années de moderniser son réseau ferroviaire, construisant plusieurs lignes à grande vitesse pour ramener vers le rail des voyageurs préférant l’avion ou le transport par autocar. Le train accidenté semblait circuler sur une des vieilles lignes ferroviaires à voie unique.
Plusieurs accidents mortels se sont produits sur le réseau ferré turc ces dernières années. En janvier 2008, neuf personnes sont mortes dans un déraillement provoqué par des rails défectueux dans la région de Kutaha, au sud d’Istanbul. En juillet 2004, 41 personnes avaient été tuées et 80 blessées dans le déraillement d’un train à grande vitesse dans la province de Sakarya, dans le nord-ouest du pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Malgré ce coup de théâtre, même s’il est remis en liberté, l’ex-président pourrait néanmoins voir sa candidature invalidée par le tribunal électoral.
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Imbroglio autour d’un ordre de libération de l’ex-président Lula

Malgré ce coup de théâtre, même s’il est remis en liberté, l’ex-président pourrait néanmoins voir sa candidature invalidée par le tribunal électoral.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 18h57
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 20h15
   





                        


A la surprise générale, une cour d’appel brésilienne a ordonné, dimanche 8 juillet, la libération de l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, incarcéré depuis début avril pour corruption.
Le juge Rogério Favreto a décidé d’accepter une demande d’habeas corpus (qui permet à Lula de rester libre le temps que soient jugés d’autres recours dans des instances supérieures) présentée vendredi par plusieurs députés du Parti des Travailleurs (PT), fondé par Lula en 1980.
Cette décision a été prise par un des juges du TRF4 de Porto Alegre, cour d’appel qui a alourdi de 9 ans et six mois à 12 ans et un mois la peine de prison de l’ex-président (2003-2010), en tête des intentions de vote pour la présidentielle d’octobre.
La décision judiciaire dispose que la libération doit avoir lieu « selon le régime d’urgence en la date d’aujourd’hui, en présentant cet ordre à quelconque autorité policière présente au siège de la police fédérale de Curitiba », où Lula est incarcéré.
Question de compétence
Un juge de cour d’appel a annulé cet ordre de libération pris quelques heures plus tôt par un autre magistrat de la même cour. La police fédérale doit s’abstenir « de pratiquer quelconque acte qui modifie la décision collégiale » de condamner Lula à 12 ans et un mois de prison pour corruption, a affirmé le juge Joao Pedro Gebran Neto.
Précédemment, le magistrat anti-corruption Sergio Moro, chargé de l’enquête visant Lula, avait estimé que le tribunal n’avait pas compétence pour prendre une telle décision et il s’est dit favorable à son maintien en détention.
Lula est derrière les barreaux depuis le 7 avril et purge une peine de 12 ans de réclusion en lien avec une affaire de corruption. Il est accusé d’avoir reçu un appartement en bord de mer pour favoriser une entreprise de bâtiment pour l’obtention de marchés publics, Lula nie farouchement et se dit victime d’un complot pour l’empêcher de briguer un troisième mandat.
Un tribunal électoral doit décider en août si l’ancien président de gauche peut, malgré son incarcération, être malgré tout candidat à l’élection présidentielle des 7 et 28 octobre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Ils avaient pris place dans un bus qui devait rejoindre l’Angleterre en car-ferry.
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Une vingtaine de migrants de la « marche solidaire » arrêtés à Calais

Ils avaient pris place dans un bus qui devait rejoindre l’Angleterre en car-ferry.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 18h37
   





                        


Une vingtaine de migrants à bord d’un car accompagnés par des membres associatifs de la « marche solidaire » ont été arrêtés au port de Calais dimanche par la police française au moment d’embarquer pour l’Angleterre sur un car-ferry.
Entre 7 heures et 8 heures, « 24 étrangers qui ne disposaient pas des documents administratifs, donc en situation irrégulière, ont été descendus du bus et ont été amenés au centre administratif de rétention (CRA) de Coquelles » par la police aux frontières (PAF) pour contrôler leur situation, a précisé la préfecture du Pas-de-Calais. En fin de matinée, quatre d’entre eux, en situation régulière, avaient été libérés selon la même source.
Manifestation devant le CRA de Coquelles
Environ 70 militants et membres de la marche étaient rassemblés dimanche après-midi devant les grilles du CRA, criant au son des tambours « libérez nos camarades » face aux policiers.
« Nous sommes là depuis 11 heures ce matin et sommes décidés à rester tant que nos camarades ne seront pas libérés », a déclaré Anzoumane Sissoko du Collectif des sans-papiers de Paris (CSP 75), dont sont membres la plupart des personnes arrêtées. Selon le collectif, seize étaient toujours interrogés, tous originaires d’Afrique.
« C’est normal qu’ils n’aient pas pu passer. Ce qui nous choque, c’est qu’ils aient été amenés au centre de rétention, alors qu’ils étaient accompagnés par nous et qu’ils s’étaient annoncés », a déclaré depuis Douvres en Grande-Bretagne François Guennoc, vice-président de l’Auberge des migrants, association co-organisatrice de la marche. « Nous avions prévenu le CSP 75 des risques, qu’ils ont assumés », a-t-il ajouté, assurant que le collectif avait averti les autorités françaises et anglaises de leur intention d’aller en Angleterre « pour la journée » dans le cadre de cette manifestation.

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Lui et les autres marcheurs et citoyens européens présents dans le car ont pu rejoindre la Grande-Bretagne et devaient arriver à Londres dans l’après-midi.
La « marche solidaire », composée de plusieurs centaines de personnes, associatifs, citoyens engagés et migrants, partie fin avril de Vintimille, était arrivée samedi dans le calme à Calais après 1 400 kilomètres.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ En dépit de plusieurs festivals organisés durant l’été, l’offre artistique n’est pas à la hauteur de l’espoir suscité par la chute du régime Ben Ali en 2011.
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Reportage

L’art contemporain tunisien toujours en attente d’une révolution

En dépit de plusieurs festivals organisés durant l’été, l’offre artistique n’est pas à la hauteur de l’espoir suscité par la chute du régime Ben Ali en 2011.

Par                                            Roxana Azimi




LE MONDE
              datetime="2018-07-08T18:30:29+02:00"

        Le 08.07.2018 à 18h30






    
Performance du festival Jaou dans l’église d’El-Aouina, le 28 juin 2018 à Tunis.
Crédits : Jaou


Depuis la révolution du Jasmin en 2011, jamais la Tunisie n’a connu pareille effervescence artistique concentrée sur deux semaines. Le festival Jaou s’est ouvert le 27 juin pour un mois, succédant au Festival international de photographie, sur l’île de Kerkannah, et précédant « Utopies visuelles », une exposition organisée dans le Sud brûlant, à Sousse. « D’habitude, en été, il ne se passe jamais rien, et là on ne sait pas où donner de la tête ! », se réjouit Mouna Jemal Siala, une artiste réputée pour sa série de photos « non à la division ».

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Incontestablement plantureuse, l’offre n’est pourtant pas à la hauteur de l’espoir suscité par la chute de Ben Ali, qui imposait sa politique, ses portraits, sa police et sa censure. « Les Tunisiens sont libres de dire ce qu’ils veulent », assurent tous les artistes après des élections municipales où les islamistes et les indépendants ont fait jeu égal avec le pouvoir. Certes, mais que dire ? Et, dans un pays miné par le chômage et la dévaluation du dinar, quel public est à même de les entendre ?
« Et ils sont où les Tunisiens ? »
A Tunis, la Fondation Kamel Lazaar a conçu la cinquième édition du festival Jaou comme un moyen de suturer les cicatrices du passé, pour inventer un idéal de modération inédit dans les pays arabes. Symboliquement, des lieux d’exposition marqués par l’histoire politique et sociale ont été confiés à de jeunes curatrices tunisiennes. D’un quartier à l’autre, les invités découvrent ainsi des artistes de Tunisie et d’ailleurs, réunis autour de l’eau, de la terre, du vent, du feu ou du silence. Malgré les moyens investis et la détermination de Lina Lazaar, la fille de Kamel, l’objectif initial de hisser la Tunisie au niveau des grands centres d’art contemporain n’est pas atteint.
« Et ils sont où, les Tunisiens ? », se demandait le public convié pour l’occasion. Pour l’heure, en effet, les artistes algériens, libanais ou marocains prennent toute la place. Comme si les lourdeurs administratives dignes des pays de l’ancien bloc soviétique pesaient aussi sur la créativité des artistes. « Le problème de notre scène, ce sont les querelles d’ego, soupire l’artiste Selim Ben Cheikh, qui participe au festival de Sousse. L’Etat devrait payer des séances de psy aux artistes ! » La scène culturelle, naturellement individualiste, se divise en petites cliques promptes au dénigrement. A cela s’ajoute un esprit très insulaire. « L’isolement a produit une absence de curiosité, et une certaine autosuffisance », regrette la photographe tunisienne Hela Ammar.

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Les difficultés d’obtention de visa et de bourse ne permettent pas aux artistes de s’oxygéner. Hors du petit circuit des galeries, et d’événements eux aussi temporaires comme l’excellente biennale Dream City organisée depuis 2007 dans la Medina de Tunis, les possibilités d’échanges sont limitées. « On a très peu de gens avec qui parler, qui pourraient apporter un regard critique sur notre travail », admet la dessinatrice Yasmine Ben Khelil. L’idée d’un musée d’art contemporain, qui devrait prendre place dans la nouvelle Cité de la culture, semble grippée. Un bâtiment inadapté, traversé de poutres et bas de plafond a bien été construit, mais sans le moindre projet culturel et scientifique. « Il n’y a pas eu de stratégie d’achat public ni de valorisation de ces collections », regrette le curateur Ridha Moumni.
Bâtons dans les roues
Il n’y a pas plus de politique culturelle publique en dehors de la capitale, comme à Sousse, qui ne se remet toujours pas de l’attaque terroriste qui avait fait 39 morts en 2015, ou sur l’île de Kerkennah, où la population doit souvent jongler entre plusieurs boulots pour joindre les deux bouts. Pour ne rien arranger, l’Etat a tendance à mettre les bâtons dans les roues des privés. 

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« L’Etat pense que le privé a un agenda politique », regrette un observateur. Le projet de musée privé que Kamel Lazaar caresse depuis 2005 a été cinq fois retoqué par l’Etat, propriétaire des différents sites convoités par le banquier. Le Palais Ksar Es-Saïd, que la Fondation Rambourg a restauré et où elle espérait organiser d’autres expositions, est fermé sine die. « L’Etat ne veut rien faire et ne laisse pas faire », résume Olfa Feki, commissaire du Festival de Kerkennah. Ce n’est qu’après douze rencontres avec le ministre de la culture tunisien, que la courageuse curatrice a obtenu une petite subvention publique de 80 000 dinars (26 000 euros) pour son festival, une goutte d’eau dans un budget global de 3 millions de dinars (980 000 euros).

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Malgré l’individualisme tenace, une petite chaîne de solidarité commence doucement à se mettre en place. Une association menée par l’artiste Malek Gnaoui, la galeriste Selma Feriani et la curatrice Amel Ben Attia a créé les ateliers Coteaux dans le quartier industriel de Megrine, au sud de Tunis. L’idée ? Que des mécènes parrainent la résidence d’un artiste tunisien, pour six mois ou pour deux ans selon son budget. Quant à la Fondation Lazaar, elle ambitionne de créer un village d’artistes et d’artisans à Utique, dans le nord du pays, dont la première phase pourrait être visible dès la prochaine édition de Jaou en 2019. Enfin, l’Institut français de Tunis a dans les tuyaux un projet de Biennale de la photo sur le modèle des Rencontres de Bamako.
« Nouvelle génération »
Car le potentiel est là. Dans des formes encore fragiles, flottantes, bâties sur une pensée embrumée de concepts mal enseignés dans les universités françaises, une envie se dessine. « Après la révolution de 2011, la liberté d’expression s’est manifestée de façon chaotique, spontanée, observe la curatrice franco-tunisienne Myriam Ben Salah. Mais depuis trois-quatre ans, j’ai commencé à voir une nouvelle génération d’artistes qui rompent avec l’art “autodéclaré arabe” qui parlait de l’histoire ou de la religion à grand renfort de stéréotypes forgés pour répondre à une demande de l’Occident. »
Grande brune timide, Yasmine Ben Khelil, 31 ans, est revenue s’installer à Tunis en 2012, aux lendemains de la révolution, son diplôme de la Sorbonne en poche. « Le quotidien est difficile, mais l’incertitude, l’intranquillité motivent mon travail », confie-t-elle. Elle le sait, l’échiquier y est moins saturé que dans les grandes villes occidentales. Et la société civile y est combative, gonflée à bloc dans la perspective des élections présidentielles de 2019.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ L’accord dévoilé vendredi soir, négocié avec l’allié russe, prévoit un cessez-le-feu, mais aussi des évacuations pour les insurgés refusant l’initiative.
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Raids meurtriers du régime dans le sud de la Syrie, malgré un accord

L’accord dévoilé vendredi soir, négocié avec l’allié russe, prévoit un cessez-le-feu, mais aussi des évacuations pour les insurgés refusant l’initiative.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 12h07
   





                        



   


En dépit d’un accord de trêve avec les insurgés, au moins quatre civils ont été tués, dimanche 8 juillet, dans des raids aériens du régime syrien visant des secteurs rebelles de la province de Deraa, frontalière de la Jordanie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
« D’intenses frappes aériennes » ont visé la localité d’Oum Al-Mayazin, au nord du poste-frontière de Nassib, aux portes de la Jordanie, a rapporté le directeur de l’ONG, Rami Abdel Rahmane qui fait état de trois morts parmi les civils.
Un peu plus tôt, des tirs rebelles sur un convoi du régime empruntant l’autoroute près d’Oum Al-Mayazin avaient fait des morts parmi les militaires, a déclaré l’OSDH, sans être en mesure de fournir un bilan. Et un quatrième civil a péri lors de raids du régime sur des quartiers rebelles de Deraa, toujours selon cette ONG.
Parallèlement, des évacuations de combattants rebelles refusant un retour du régime dans le sud syrien – prévues par l’accord – ont été temporairement reportées en raison des violences, selon un responsable rebelle.

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Les évacuations reportées
Ces violences interviennent alors que les rebelles avaient accepté de céder leurs territoires au régime, au terme de deux semaines de bombardements meurtriers. L’accord dévoilé vendredi soir, négocié avec l’allié russe, prévoit un cessez-le-feu, mais aussi des évacuations pour les insurgés refusant l’initiative. Par le passé, l’application des accords entre les rebelles et le régime a parfois pu être lente et laborieuse, certains combattants refusant de capituler.
Selon les termes de l’accord annoncé vendredi soir, les combattants rebelles refusant de rester sous contrôle gouvernemental doivent être évacués vers les secteurs insurgés de la province d’Idleb, dans le Nord-Ouest.
Mais les premiers départs prévus dimanche à bord de cent bus ont été reportés après une reprise des hostilités, a fait savoir un dirigeant rebelle : « Cent bus devaient venir, mais [l’opération] a été reportée à une date ultérieure, dans environ deux jours. Il y a eu des échanges de tirs des deux côtés et la [première] vague a été reportée. »
Fort du soutien militaire de la Russie et de l’Iran, le régime syrien a multiplié les victoires face aux rebelles et aux djihadistes, consolidant son pouvoir sur la capitale Damas et ses environs, au point de reprendre le contrôle de plus de 60 % du pays en guerre. Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques par le régime de Bachar Al-Assad, le conflit en Syrie a fait plus de 350 000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ La professeur de droit Marie-Anne Cohendet, dans une tribune au « Monde », juge trop restrictive la formulation du projet d’inscription de la protection de l’environnement à l’article premier de notre Constitution.
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« Renforcer notre action contre les changements climatiques » grâce au droit constitutionnel

La professeur de droit Marie-Anne Cohendet, dans une tribune au « Monde », juge trop restrictive la formulation du projet d’inscription de la protection de l’environnement à l’article premier de notre Constitution.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 17h01
    |

Marie-Anne Cohendet (Professeure de droit constitutionnel à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne)







                        



                                


                            
Tribune. Il est aujourd’hui question d’inscrire à l’article 1 de notre Constitution que la République garantit la protection et l’amélioration de l’environnement, et notamment de la biodiversité, ainsi que l’action contre les changements climatiques. Ce ne serait ni la révolution dénoncée par les uns ni une réforme sans effets redoutée par les autres.
Bien évidemment, cette modification de la Constitution ne remplacerait pas d’autres actions à tous les niveaux, surtout sur le terrain, mais elle favoriserait ces actions concrètes. Ce texte compléterait utilement la Charte de l’environnement (2005) en la précisant, en affirmant et en réaffirmant des droits et libertés que la Constitution garantit.
La formulation retenue par la commission des lois est cependant beaucoup trop restrictive : « Elle [la République] agit pour la pré­servation de l’environnement et de la diversité biologique et contre les changements climatiques. » En effet, le terme « agir » est moins fort que celui de « garantir » ou « assurer ».
De plus, l’exigence d’un niveau élevé de protection et le principe de non-régression ont disparu de cette version, alors qu’ils sont déjà affirmés par plusieurs textes, notamment au niveau européen, et qu’il serait utile de les constitutionnaliser pour les renforcer. La non-régression ne paralyse ni le droit ni le législateur, il implique la liberté du choix des moyens pour protéger l’environnement, mais interdit simplement de ­réduire le niveau de protection de l’environnement.
La France serait ainsi le premier pays du G20 à inscrire dans sa Constitution l’action contre les changements climatiques. D’autres pays, pour l’essentiel des pays émergents, ­affirment déjà dans la leur l’action contre ces changements
Par ailleurs, il est essentiel de ne pas garantir seulement l’action contre les changements climatiques, mais de l’accompagner de la protection de la biodiversité et de l’ensemble de l’environ­nement,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Par ailleurs, douze associations, trois journaux et une chaîne de télévision ont été fermés par le décret de dimanche.
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Turquie : plus de 18 000 fonctionnaires renvoyés avant l’investiture d’Erdogan

Par ailleurs, douze associations, trois journaux et une chaîne de télévision ont été fermés par le décret de dimanche.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 08h14
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 11h47
   





                        



   


Plus de 18 000 personnes ont été limogées en Turquie par un décret-loi publié dans le journal officiel turc, dimanche 8 juillet, dont de très nombreux membres des forces de l’ordre, mais aussi des enseignants et universitaires.
Au total, 18 632 personnes, dont plus de 9 000 fonctionnaires de police et 6 000 membres des forces armées, ont vu leur nom publié dans ce décret. Par ailleurs, environ 1 000 employés du ministère de la justice et 650 du ministère de l’éducation ont aussi été renvoyés.
Ce décret-loi est présenté comme le dernier pris sous l’état d’urgence instauré au lendemain du putsch manqué de juillet 2016 et sans cesse renouvelé depuis. Les médias turcs affirment que ce régime d’exception sera levé lundi après la prestation de serment du président Recep Tayyip Erdogan, réélu le 24 juin, et dont la levée de l’état d’urgence était l’une des promesses de campagne.

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Entrée en vigueur d’un nouveau système présidentiel
La journée de lundi marquera également l’entrée en vigueur d’un système présidentiel en vertu d’une révision constitutionnelle adoptée par référendum en avril 2017. Sous ce nouveau système, l’ensemble des pouvoirs exécutifs reviennent au président, qui pourra notamment promulguer des décrets présidentiels.
Par ailleurs, douze associations, trois journaux et une chaîne de télévision ont été fermés par le décret de dimanche.
De plus, le texte annonce que 148 personnes, renvoyées par de précédents décrets, ont été réintégrées dans la fonction publique. Selon l’ONG Human Rights Joint Platform (IHOP), 112 679 personnes avaient été limogées au 20 mars 2018, dont plus de 8 000 dans les forces armées, environ 33 000 parmi le personnel du ministère de l’éducation et 31 000 au sein du ministère de l’intérieur.
Ces purges sont vivement critiquées par l’opposition et les organisations de défense des droits de l’homme, qui y voient une tentative de faire taire toute voix critique.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Aucun de ses prédécesseurs de l’époque moderne n’est sollicité par l’actuel locataire de la Maison Blanche comme source d’inspiration. Comme si leurs ombres lui étaient insupportables.
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Président Trump, an II : faire table rase du passé

Aucun de ses prédécesseurs de l’époque moderne n’est sollicité par l’actuel locataire de la Maison Blanche comme source d’inspiration. Comme si leurs ombres lui étaient insupportables.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 06h31
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Jeudi, Donald Trump était en campagne électorale à Great Falls, dans le Montana. Le président des Etats-Unis était venu appuyer le candidat républicain qui défiera un sortant démocrate, Jon Tester, coupable d’un crime de lèse-majesté. Ce dernier avait en effet contribué en avril à l’échec de la nomination du médecin de la Maison Blanche pour piloter le département des anciens combattants, la deuxième administration du pays. Le médecin en question, Ronny Jackson, était dépourvu de la moindre expérience de management.
Donald Trump ne s’est pas contenté d’accabler des démocrates, ce soir-là. Il s’en est pris aussi à l’un de ses prédécesseurs républicains, George H. W. Bush (1988-1992). Le milliardaire déteste ce clan, qui le lui rend bien, mais il concentre d’ordinaire ses critiques sur son fils, George W. Bush (2000-2008), dont le passage à la Maison Blanche a été entaché par la décision d’envahir l’Irak en 2003.

Comme il est difficile pour Donald Trump de trouver à redire dans le bilan en politique étrangère de ce héros de la deuxième guerre mondiale qui avait géré avec succès l’implosion de l’Union soviétique et l’invasion du Koweït par les troupes de Saddam Hussein, il s’en est pris à un détail, l’ode au volontariat entonné pendant sa campagne présidentielle de 1988. A l’époque, George H. W. Bush avait évoqué « mille lumières qui rayonnent comme des étoiles » pour encenser cette forme de don de soi.
« Au fait, mais c’était quoi ces mille lumières ? Qu’est-ce que ça voulait dire ? Est-ce que quelqu’un avait compris », s’est interrogé Donald Trump avant de citer ses propres slogans. « Je sais une chose : “Rendre l’Amérique grande à nouveau”, ça, on comprend. “L’Amérique d’abord”, on comprend. Mais mille lumières, je n’ai jamais vraiment compris ça », a-t-il asséné. Les anciens collaborateurs du 41e président, 94 ans et affaibli par la maladie comme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ L’opération d’évacuation des douze adolescents et de leur entraîneur de football, bloqués depuis quinze jours dans une grotte inondée, a été lancée dimanche matin.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/07/2018
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Thaïlande : quatre des adolescents ont été évacués avec succès de la grotte

L’opération d’évacuation des douze adolescents et de leur entraîneur de football, bloqués depuis quinze jours dans une grotte inondée, a été lancée dimanche matin.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 20h05
   





                        



   


L’espoir renaît en Thaïlande pour les familles des douze adolescents et de leur entraîneur de football bloqués depuis quinze jours dans la grotte inondée de Tham Luang, dans le nord du pays.
Un premier groupe de quatre adolescents a été évacué avec succès de la grotte, chacun guidé par deux plongeurs professionnels, ont annoncé les secouristes dimanche 8 juillet. Les rescapés ont été évacués à bord d’ambulances puis d’hélicoptères en direction de l’hôpital de Chiang Rai. Le sauvetage des autres jeunes et de leur entraîneur reprendra dans « 10 heures minimum », a fait savoir le chef de la cellule de crise, Narongsak Osottanakorn.
L’espoir s’était amoindri après des jours de report de l’opération d’évacuation en raison de risques trop importants. Finalement, celle-ci a débuté dans la matinée. « Aujourd’hui est le grand jour… Les garçons sont prêts à affronter tous les défis », a déclaré à son lancement M. Osottanakorn, lors d’une conférence de presse organisée à distance du site de la grotte.
Les secours ont prévenu que les enfants sortiraient « un par un », et que cela prendrait au total « deux à trois jours ». Mais, pour l’instant, l’évacuation s’est révélée plus rapide que prévu, en avance de plus de deux heures sur l’horaire indiqué à l’origine. Aucune image de l’opération n’a été pour l’heure divulguée.
Conditions « parfaites » pour l’évacuation
Selon le gouverneur de la province de Chiang Rai, « treize spécialistes de niveau mondial venant de pays ayant une expertise » en spéléologie participent à la mission. Dimanche, les conditions pour une évacuation ont été jugées « parfaites » par la cellule de crise, notamment en ce qui concerne le niveau d’eau dans la grotte.
Jusqu’ici, il fallait onze heures à un plongeur aguerri pour faire l’aller-retour : six heures aller, cinq heures retour grâce au courant. Long de plusieurs kilomètres dans des boyaux accidentés, le parcours pour sortir de la grotte comprend de difficiles passages sous l’eau. Une entreprise périlleuse : un ancien plongeur de la marine thaïlandaise est mort vendredi lors d’une opération de ravitaillement. Or, une bonne partie des enfants, âgés de 11 à 16 ans, ne savent pas nager, et aucun n’a fait de plongée.
Signe que l’opération n’allait plus tarder, les sauveteurs ont fait évacuer dimanche matin le site pour « aider les victimes ». « Tous ceux qui ne sont pas impliqués dans l’opération doivent sortir de la zone immédiatement », a annoncé la police par haut-parleur sur le site, où se trouvent des centaines de journalistes. Le chef de la cellule de crise avait prévenu vendredi soir que l’afflux de médias dans cette zone montagneuse de forêt tropicale posait problème, notamment pour les équipes médicales.

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Des pluies de mousson attendues
Les secours s’interrogeaient depuis des jours sur l’opportunité de déclencher une évacuation périlleuse, des pluies de mousson attendues prochainement risquant de ruiner les efforts continus depuis plusieurs jours pour drainer l’eau de la grotte.
Les secours avaient réussi à insérer un tuyau de plusieurs kilomètres pour acheminer de l’oxygène dans la poche où le groupe s’est réfugié, et le niveau d’oxygène s’est stabilisé dans la grotte. Mais des pluies attendues prochainement pourraient réduire une bonne partie du rebord boueux sur lequel le groupe a trouvé refuge.
Samedi soir, une grosse averse de mousson est tombée pendant une demi-heure, rappelant l’urgence à évacuer les enfants. C’est déjà à cause des pluies de mousson qu’ils se sont retrouvés piégés le 23 juin, après avoir décidé, pour une raison encore non élucidée, de se rendre dans la grotte après leur entraînement de foot, avec leur jeune coach de 25 ans.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Depuis la mi-avril, des milliers de Nicaraguayens se mobilisent à travers le pays pour réclamer le départ du président Ortega. Réprimée très brutalement, cette vague de contestation a déjà fait plus de 200 morts.
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<article-nb="2018/07/08/21-13">
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Depuis le 30 mai, l’opposition, qui a été qualifiée de « groupe de putschistes » par M. Ortega, réclame des élections anticipées ou le départ du président.
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Nicaragua : Daniel Ortega rejette la demande d’élections de l’opposition

Depuis le 30 mai, l’opposition, qui a été qualifiée de « groupe de putschistes » par M. Ortega, réclame des élections anticipées ou le départ du président.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 04h00
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 10h16
   





                        



   


Le message fut ferme pour la première apparition publique depuis le 30 mai du président du Nicaragua. Daniel Ortega a exclu, samedi 7 juillet, d’avancer la date des élections comme le réclament ses opposants. « Ici, les règles sont établies par la Constitution », et « on ne peut pas changer les règles du jour au lendemain simplement parce que l’idée en est venue à un groupe de putschistes », a déclaré M. Ortega au cours d’une manifestation de plusieurs milliers de ses partisans à Managua. Si « les putschistes », a poursuivi M. Ortega, « veulent arriver au pouvoir, qu’ils cherchent à obtenir les voix du peuple ».
« Nous verrons alors si le peuple donnera son vote aux putschistes qui ont causé tant de destructions ces dernières semaines. Il y aura le temps pour les élections. Chaque chose en son temps. »
M. Ortega s’adressait à la foule de ses partisans sur une estrade où se trouvait aussi son épouse Rosario Murillo, qui est vice-présidente, devant un monument à la mémoire du défunt président vénézuélien Hugo Chavez, qui fut un allié politique de M. Ortega.
Le népotisme décrié
Ayant rassemblé une vague de manifestations contre lui au cours desquelles plus de 230 personnes ont été tuées, les opposants accusent M. Ortega et son épouse de diriger le Nicaragua comme une dictature marquée par la corruption et le népotisme.
Le mandat présidentiel de M. Ortega s’achève en principe en janvier 2022. L’opposition a annoncé une manifestation pour le jeudi 12 juillet et une grève générale pour le vendredi 13 afin de réclamer des élections anticipées ou le départ de M. Ortega, un ancien guérillero âgé de 72 ans au pouvoir depuis 2007 après un premier mandat de 1979 à 1990.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ L’examen médical d’un policier, « une mesure de précaution », est intervenu après l’empoisonnement par ce produit d’un couple à Amesbury, le week-end dernier.
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En Angleterre, une nouvelle crainte d’exposition au Novitchok

L’examen médical d’un policier, « une mesure de précaution », est intervenu après l’empoisonnement par ce produit d’un couple à Amesbury, le week-end dernier.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 00h07
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 10h51
   





                        


Plus de peur que de mal. Un policier a été déclaré hors de danger, samedi 7 juillet, après avoir subi des examens pour une possible exposition à l’agent innervant Novitchok, à la suite de l’empoisonnement par ce produit d’un couple dans le sud-ouest de l’Angleterre, a annoncé la police.

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« Je suis heureux de confirmer que l’agent de police qui a demandé des avis médicaux par précaution à l’hôpital du district de Salisbury dans le cadre de l’incident d’Amesbury a été évalué et a reçu le feu vert » pour quitter l’hôpital, a déclaré la police du Wiltshire sur Twitter.

Pleased to confirm that the police officer who sought precautionary medical advice at Salisbury District Hospital i… https://t.co/fIaup3iJP4— wiltshirepolice (@Wiltshire Police)


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Le week-end dernier, un couple est tombé malade dans une habitation d’Amesbury, à une douzaine de kilomètres de Salisbury. L’incident intervient quatre mois après l’empoisonnement à Salisbury au Novitchok de l’ex-agent russe Sergueï Skripal et de sa fille, à l’origine de tensions diplomatiques sans précédent entre Moscou et les Occidentaux.
Un risque limité pour le grand public
« Le risque d’empoisonnement pour le grand public est bas », a déclaré l’hôpital alors que la police a précisé qu’il s’agissait d’une « mesure de précaution » pour son agent.

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L’homme de 45 ans et la femme de 44 ans, identifiés par un ami comme étant Charlie Rowley et Dawn Sturgess, deux anciens sans-abri, sont toujours hospitalisés dans un état critique après avoir été exposés au poison « après avoir manipulé un objet contaminé ». Le couple est tombé malade dans une habitation d’Amesbury, sise à une douzaine de kilomètres de Salisbury, ville où avaient été empoisonnés Sergueï et Ioulia Skripal, le 4 mars.
Le gouvernement a fait savoir cette semaine qu’un lien entre les deux épisodes d’empoisonnement est la piste principale de l’enquête et a demandé à Moscou de s’expliquer. La Russie a, de nouveau, nié toute responsabilité.
Une centaine d’agents antiterroristes participent à l’enquête sur le dernier empoisonnement, qui, selon la police, pourrait prendre « des semaines et des mois ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Avec 650 meurtres en 2016, la troisième ville des Etats-Unis reste celle qui compte le plus d’homicides dans le pays.
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Manifestation à Chicago pour dénoncer la violence par armes à feu

Avec 650 meurtres en 2016, la troisième ville des Etats-Unis reste celle qui compte le plus d’homicides dans le pays.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 22h36
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 10h54
   





                        



   


Plusieurs milliers de personnes ont manifesté, samedi 7 juillet, contre la violence par armes à feu à Chicago, la troisième ville des Etats-Unis.
Les manifestants, menés par le père Michael Pfleger, un prêtre catholique du South Side de Chicago, quartier défavorisé de la ville, le chef de la police de la ville Eddie Johnson et le révérend Jesse Jackson, ont bloqué une partie de l’autoroute Dan Ryan pendant près d’une heure.
« Aujourd’hui, nous avons attiré l’attention » des hommes politiques, a dit le père Michael Pfleger à la chaîne WLS-TV. « La population a gagné aujourd’hui parce que les gens sont venus (…) pour dire qu’ils en avaient assez de cette satanée violence à Chicago. »
650 meurtres en 2017 à Chicago
Le gouverneur républicain de l’Illinois Bruce Rauner a qualifié le blocage de l’autoroute par les manifestants d’« inacceptable », se disant déçu par l’action du maire de Chicago, Rahm Emanuel.
Chicago a enregistré 650 meurtres en 2017, 771 en 2016. Sur les six premiers mois de l’année 2018, 254 meurtres et 1 114 fusillades ont été enregistrés. Bien que les meurtres soient en baisse de 23 % par rapport à la même période l’an dernier, la ville reste celle qui en compte le plus dans le pays.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ En 1976, il était l’un des fondateurs du Groupe d’Helsinki ukrainien, organisation militant en faveur les droits de l’homme et en 1991, a été un des auteurs de la déclaration d’indépendance de l’Ukraine.
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Ukraine : mort du dissident soviétique Levko Loukianenko

En 1976, il était l’un des fondateurs du Groupe d’Helsinki ukrainien, organisation militant en faveur les droits de l’homme et en 1991, a été un des auteurs de la déclaration d’indépendance de l’Ukraine.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 22h09
   





                        



   


Le dissident Levko Loukianenko, qui a passé 26 ans dans les prisons soviétiques avant de devenir l’un des symboles de l’indépendance de l’Ukraine, est mort, samedi 7 juillet, à Kiev à l’âge de 89 ans, a déclaré le président ukrainien Petro Porochenko sur sa page Facebook, le qualifiant de « symbole vivant de l’invincibilité de l’esprit ukrainien et l’un de ceux qui nous ont obtenu l’indépendance au 20e siècle ».
« Cet homme a consacré toute sa vie au service de l’Ukraine, à la lutte pour sa liberté et son indépendance », a renchéri le premier ministre, Volodymyr Groïsman.
« Héros de l’Ukraine » en 2005
Né en 1928 dans un village de la région de Tcherniguiv, dans le nord de l’Ukraine, alors république soviétique, il a été un des auteurs de la déclaration d’indépendance de l’Ukraine pendant l’implosion de l’URSS, adoptée le jour de son anniversaire, le 24 août 1991.
Loukianenko avait été condamné par la justice soviétique au peloton d’exécution « pour propagande antisoviétique » en 1961, un verdict ensuite commué en 15 ans de prison.
A peine sorti de prison en 1976, il est devenu l’un des fondateurs du Groupe d’Helsinki ukrainien, organisation qui milite en faveur les droits de l’homme. Un an plus tard, il est condamné à 10 ans de prison et cinq ans d’exil et n’a été remis en liberté qu’en 1988. Levko Loukianenko a été décoré en 2005 de la distinction de héros de l’Ukraine, la plus haute récompense du pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ C’est le deuxième soldat américain tué en Afghanistan depuis le début de l’année.
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Un soldat américain tué en Afghanistan

C’est le deuxième soldat américain tué en Afghanistan depuis le début de l’année.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 21h43
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 11h17
   





                        


Un soldat américain a été tué et deux blessés, samedi 7 juillet, dans le sud de l’Afghanistan, « apparemment », a annoncé l’opération de l’OTAN Resolute Support (RS) dans un communiqué qui ne précise pas où cette attaque a eu lieu, mais promet davantage de détails ultérieurement.
Cependant, un policier afghan a précisé que l’incident s’est produit sur l’aéroport de Tarinkot, la capitale provinciale de l’Uruzgan où les talibans sont très présents et actifs.
L’OTAN évoque une « apparente attaque de l’intérieur » ce qui signifie qu’un ou des soldats afghans ont ouvert le feu sur les instructeurs américains qui forment et encadrent les forces gouvernementales. Sur Twitter, les talibans ont annoncé qu’un « patriote afghan a ouvert le feu sur des Américains en Uruzgan tuant et blessant au moins quatre d’entre eux ».
La fusillade de samedi est survenue un peu plus d’un an après la mort de trois soldats américains tués par un militaire afghan dans la province de Nangarhar, dans l’Est afghan. De telles attaques, appelées « verts contre bleus », durant lesquelles des militaires afghans ou des assaillants portant des uniformes afghans tirent sur des éléments de l’armée américaine ou de la coalition internationale, ont été caractéristiques du conflit afghan, même si leur fréquence a diminué ces dernières années.
C’est le deuxième soldat américain tué en Afghanistan depuis le début de l’année. Le précédent avait été tué lors de combats dans la province du Nangarhar, dans l’est, le 1er janvier. Quatre autres avaient été blessés dans le district d’Achin, bastion du groupe Etat islamique largement repris depuis par les forces afghanes et américaines. En 2017, onze militaires américains avaient été tués.

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                Afghanistan : « Les récents attentats ne sont que le symptôme d’une détérioration générale »



14 000 hommes présents en Afghanistan
Quelque 14 000 soldats américains sont déployés en Afghanistan en soutien aux forces afghanes qu’ils forment et accompagnent en opération, au titre de la lutte contre le terrorisme. Ils constituent l’essentiel des 16 000 hommes de l’opération Resolute Support commandée par le général américain John Nicholson, qui s’apprête à céder la place au général des Forces spéciales américaines, Scott Miller.
Depuis la fin de 2017, la nouvelle stratégie de Nicholson vise en particulier le trafic d’héroïne, l’une des principales sources de revenu des talibans et cible les laboratoires de transformation de l’opium et les routes d’exportation, principalement dans le sud du pays. Pour les talibans, les Américains et les forces occidentales sont des envahisseurs dont ils réclament le départ préalablement à tout règlement pacifique.
La guerre d’Afghanistan, en cours depuis dix-sept ans, est à ce jour la plus longue de l’armée américaine qui a perdu plus de 2 400 hommes dans le pays et enregistré environ 20 000 blessés.

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                « Trump veut amener le Pakistan à cesser d’appuyer les talibans d’Afghanistan »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Vendredi, le gouvernement a annoncé une augmentation des prix de l’essence de 38 %, de 47 % pour le gazole de 47 % et de 51 % pour le kérosène provoquant la colère populaire.
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Après des violences, le premier ministre haïtien suspend la hausse des prix des produits pétroliers

Vendredi, le gouvernement a annoncé une augmentation des prix de l’essence de 38 %, de 47 % pour le gazole de 47 % et de 51 % pour le kérosène provoquant la colère populaire.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 20h59
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 11h20
   





                        



   


Jack Guy Lafontant, le premier ministre haïtien, a annoncé sur Twitter, samedi 7 juillet, la suspension « jusqu’à nouvel ordre » de la hausse des prix des produits pétroliers, qui a déclenché vendredi une vague de violences populaires à travers le pays.
Peu avant cette annonce, le président de la chambre des députés, Gary Bodeau, avait lancé un ultimatum de deux heures au gouvernement pour revenir sur la hausse des prix, sans quoi le gouvernement serait « considéré comme démissionnaire ».
Vendredi, les ministères de l’économie, des finances, du commerce et de l’industrie avaient annoncé l’augmentation des prix de l’essence de 38 %, celui du gazole de 47 % et celui du kérosène de 51 %, à compter du samedi 7 juillet à minuit.
Port-au-Prince paralysé
Depuis, les activités dans Port-au-Prince étaient paralysées. Samedi, la plupart des axes majeurs toujours obstrués par des barricades et tous les vols à destination de la capitale haïtienne dans la matinée ont été annulés. A la mi-journée, un centre commercial a été pillé par des manifestants et, alors que la présence policière est inexistante à travers la ville, plusieurs commerces et véhicules ont été incendiés.
Vendredi soir, un policier assigné à la sécurité d’un dirigeant d’un parti politique d’opposition a été tué dans une altercation avec un groupe de manifestants au cœur de la capitale haïtienne. Il a été lynché alors qu’il cherchait à forcer le passage, et son corps a ensuite été brûlé sur la chaussée. Face à ces violences, le président de la chambre des députés « appelle la population au calme », en invitant les manifestants à retourner chez eux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Le site de micro-blogging a mis en place des règles plus strictes pour les publicités politiques, après les critiques sur son « laxisme » face à la prolifération de fausses informations pendant la campagne électorale américaine de 2016.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/07/2018
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Twitter lance la chasse aux comptes suspects

Le site de micro-blogging a mis en place des règles plus strictes pour les publicités politiques, après les critiques sur son « laxisme » face à la prolifération de fausses informations pendant la campagne électorale américaine de 2016.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 19h16
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 11h27
   





                        



   


Dans le cadre de sa lutte contre les activités malveillantes, Twitter a suspendu en deux mois plus de 70 millions de comptes suspectés de propager de fausses informations, rapporte le Washington Post, samedi 7 juillet.
Selon le quotidien américain, qui cite des données confirmées par le réseau social, le taux de suspension est en moyenne de plus d’un million par jour et a connu un pic à la mi-mai, quand plus de treize millions de comptes douteux ont été interrompus en une seule semaine. La tendance reste la même en juillet, selon le journal.
Lutter contre les « bots »
Comme Facebook, Twitter a mis en place des règles plus strictes pour les publicités politiques, après les critiques sur leur « laxisme » face à la prolifération de fausses informations pendant la campagne électorale américaine de 2016. Dans de nombreux cas, les messages étaient postés par des « bots » (comptes automatiques) ou des comptes basés en Russie.

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          Comprendre les derniers épisodes de l’enquête « russe »



« Twitter se débarrasse de faux comptes à une vitesse record », a réagi le président des Etats-Unis, Donald Trump sur le réseau social, en se demandant si ceux du New York Times et du Washington Post, deux journaux qu’il vilipende régulièrement pour leur couverture de sa politique, faisaient partie du lot.
En mai, Twitter avait annoncé l’entrée en vigueur prochaine de nouvelles règles pour les annonceurs politiques, qui devront fournir des documents authentifiés prouvant qu’ils se trouvent bien aux Etats-Unis. Alors que des élections de mi-mandat auront lieu le 6 novembre, les candidats devront, eux, être clairement identifiés en tant que tels sur leur compte.
En février, la justice américaine a inculpé treize ressortissants russes accusés d’avoir participé à « une guerre de l’information contre les Etats-Unis » sur les réseaux sociaux, en exacerbant les tensions raciales et politiques pendant la campagne électorale pour favoriser le candidat républicain Donald Trump et dénigrer sa concurrente démocrate Hillary Clinton.
Le procureur spécial Robert Mueller mène depuis plus d’un an une enquête pour déterminer si l’équipe de campagne de M. Trump s’est volontairement associée avec des responsables russes pour favoriser l’élection du milliardaire, ce que l’intéressé réfute.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Mike Pompeo a affirmé dimanche qu’« il y aura une vérification liée à la dénucléarisation complète ». Pyongyang a dénoncé des méthodes de « gangster ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Corée du Nord : pas de levée des sanctions avant une « dénucléarisation complète »

Mike Pompeo a affirmé dimanche qu’« il y aura une vérification liée à la dénucléarisation complète ». Pyongyang a dénoncé des méthodes de « gangster ».



Le Monde
 |    07.07.2018 à 17h37
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 08h53
   





                        



   


Les sanctions resteront en place jusqu’à une « dénucléarisation complète et totalement vérifiable », a assuré le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, dimanche 8 juillet, lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion avec ses homologues japonais et sud-coréen à Tokyo.
« Bien que nous soyons encouragés par les progrès de ces pourparlers, ces avancées ne sauraient à elles seules justifier l’assouplissement du régime de sanctions existant », a-t-il précisé. M. Pompeo, qui fait escale dans la capitale japonaise après une visite de deux jours à Pyongyang, a insisté sur l’importance du contrôle de l’achèvement du processus.
Pour le secrétaire d’Etat, il s’agit d’une « dénucléarisation au sens large », englobant toute la gamme d’armes, et « les Nord-Coréens comprennent cela, ils ne l’ont pas contesté ».
« Il y aura une vérification liée à la dénucléarisation complète, c’est ce que le président [Donald] Trump et le président Kim [Jong-un] ont tous deux accepté. »
Des pourparlers « très productifs »
Arrivé vendredi à Pyongyang pour sa troisième visite en Corée du Nord, le secrétaire d’Etat américain a eu plus de huit heures de pourparlers avec Kim Yong-chol, le bras droit du numéro un nord-coréen Kim Jong-un. L’objectif : développer une feuille de route détaillée vers la « dénucléarisation complète » de la péninsule coréenne. C’est ce qui était convenu lors de la rencontre historique de Singapour, le 12 juin, entre le président américain Donald Trump et Kim Jong-un.

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                Entre Donald Trump et Kim Jong-un, un accord encore flou



Avant de décoller pour Tokyo, M. Pompeo avait jugé les pourparlers avec Pyongyang « très productifs ». « Ce sont des questions complexes mais nous avons réalisé des progrès sur presque toutes les questions centrales, sur certaines beaucoup de progrès, sur d’autres il y a encore du travail à faire », a-t-il dit aux journalistes.
Les « demandes avides » de Washington
Prenant alors le contre-pied du secrétaire d’Etat, le régime nord-coréen a exprimé sa déception par la voie de l’agence officielle nord-coréenne KCNA : « Les Etats-Unis commettent une erreur fatale s’ils considèrent que la République populaire démocratique de Corée se doit d’accepter (…) des demandes qui reflètent leur état d’esprit de gangster. »
Selon le régime, la partie américaine a violé l’esprit de l’accord conclu le 12 juin à Singapour entre les dirigeants américain Donald Trump et nord-coréen Kim Jong-un. Le ministère a dénoncé des « demandes unilatérales et avides » et une attitude « extrêmement regrettable » des Américains pendant les discussions.
Selon les propos d’un porte-parole du ministère des affaires étrangères cité par l’agence de presse officielle KCNA, les résultats des pourparlers avec la délégation américaine sont « très préoccupants », la Corée du Nord accusant Washington d’insister sur une dénucléarisation, complète, vérifiable et irréversible (DCVI) unilatérale.

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« Nous étions partis du principe que la partie américaine allait venir avec une idée constructive, en pensant que nous pourrions en tirer quelque chose en retour, a dit le porte-parole. Mais, après ces discussions à haut niveau, la confiance entre la République populaire démocratique de Corée et les Etats-Unis est confrontée à une situation dangereuse, où notre volonté d’arriver à une dénucléarisation, qui a été ferme et solide, pourrait s’émousser. » La « manière la plus rapide » d’aboutir à une péninsule coréenne dénucléarisée est d’avoir recours à une approche progressive, au cours de laquelle les deux parties avancent en même temps, a poursuivi le porte-parole.



                            


                        

                        

