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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Lors des dix-huitièmes Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, économistes et politiques ont appelé les pays européens au sursaut face à la guerre commerciale et au protectionnisme.
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A Aix-en-Provence, l’Europe est appelée à s’unir face aux risques mondiaux

Lors des dix-huitièmes Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, économistes et politiques ont appelé les pays européens au sursaut face à la guerre commerciale et au protectionnisme.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 18h28
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            Marie Charrel








                        


« La question n’est pas de savoir s’il y aura ou non une guerre commerciale. La guerre commerciale a déjà commencé ». Le constat dressé dimanche 8 juillet par Bruno Le Maire a résumé l’état d’esprit des participants à la dix-huitième édition des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, organisée du 6 au 8 juillet. A l’image du ministre de l’économie, les politiques, économistes et grands patrons invités à plancher sur les « métamorphoses du monde », ont partagé la même inquiétude. Celle de voir le monde né au sortir de la seconde guerre mondiale, reposant sur la collaboration multilatérale entre les Etats, tomber en poussière.
Coupable : la politique agressive des Etats-Unis de Donald Trump, qui ont imposé, vendredi 6 juillet, des droits de douanes sur des marchandises chinoises d’une valeur estimée à 34 milliards d’euros. Dans la foulée, Pékin a répliqué aussitôt en annonçant des mesures de rétorsion d’un montant équivalent. Washington menace également d’instaurer des droits de douanes sur les véhicules assemblés dans l’Union européenne, après avoir imposé à l’UE, au Canada et au Mexique des tarifs douaniers de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium. « S’il devait y avoir une augmentation de tarif sur d’autres secteurs économiques, notre réaction devra être unie, forte, pour faire comprendre que l’Europe est aussi une puissance économique souveraine », a prévenu M. Le Maire, devant les participants réunis, comme tous les ans, sous le soleil aixois.

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Mais les risques sont loin de se résumer au tonitruant président américain. « Même avant que Donald Trump soit élu, le multilatéralisme était déjà en mauvais état », rappelle l’économiste Jean Pisani-Ferry, inspirateur du programme économique d’Emmanuel Macron. Et ce, par la montée des populismes, prospérant sur la montée des inégalités et le désespoir de ceux redoutant d’être les perdants de la mondialisation. S’ajoutent à cela le défi migratoire auquel l’Europe doit faire face, le changement climatique et la révolution numérique, aux effets incertains sur l’emploi. « Le monde qui vient n’est pas seulement dangereux sur la remise en cause du multilatéralisme et des guerres économiques », a souligné, samedi 7 juillet, le premier ministre Edouard Philippe, devant un amphithéâtre plein à craquer.
Seulement voilà : si les Etats-Unis « répudient les règles collectives qu’ils ont eux-mêmes forgées à l’après-guerre », comme le résume Jean Pisani-Ferry, qui les remplacera dans leur mission de leader et gendarme du monde ? En la matière, l’Union européenne « a une carte à jouer », a estimé Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), samedi.
Nombreux sujets de discorde
Le Cercle des économistes, le groupe de réflexion qui organise les Rencontres, a émis plusieurs propositions dans ce sens. Il appelle notamment l’Europe à lancer une grande « alliance multilatérale ». « Il ne s’agirait pas d’une nouvelle institution, mais d’une alliance politique de pays volontaires et désireux de maintenir le dialogue, pour faire poids face aux Etat-Unis », résume Jean-Hervé Lorenzi, le président du Cercle.
Au sein d’une telle initiative, la Chine pourrait être un allié majeur. A condition, néanmoins, que les Européens s’attachent à resserrer leurs rangs. Et à résoudre leurs faiblesses. « Aujourd’hui, l’Europe n’est plus un partenaire pour personne, elle est devenue une proie », a assené l’économiste Jacques Attali, résolument pessimiste. « Elle doit surmonter ses propres divisions », a ajouté Benoît Cœuré, membre du directoire de la banque centrale européenne (BCE). Mais les sujets de discorde sont nombreux : accueil des réfugiés, degré de solidarité entre les membres, ou encore, application de l’Etat de droit en Pologne ou en Hongrie… « Il faut reconstruire l’Europe autour de ses valeurs fondamentales », suggère le Cercle des Economistes, telles que la démocratie, la justice, le dialogue. Quitte à ce que les Etats qui ne les partagent plus sortent du club.
Mais il faudra également renforcer les institutions de l’union monétaire et là aussi, les propositions ont fusé. La plupart sont déjà connues. A l’exemple de l’instauration d’un budget commun, chère au président Emmanuel Macron, de l’achèvement de l’union bancaire et de l’harmonisation fiscale, afin de mettre un terme à la concurrence déloyale entre les Etat. « Lorsqu’ils sont unis, les Européens ont une véritable voix au chapitre », estime Christine Lagarde, convaincue que l’UE peut être « une source d’inspiration pour beaucoup d’autres pays ». Au regard des fragilités du couple franco-allemand et des divisions auxquelles la chancelière allemande Angela Merkel fait face au sein de son propre camp, le défi paraît immense.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Durant toute l’année scolaire, « Le Monde » a suivi six professeurs. Au premier jour des vacances, retrouvez leurs témoignages.
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Benjamin Marol
 





Benjamin Marol est professeur d’histoire-géographie au collège Lenain-de-Tillemont, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), classé REP+ (réseau d’éducation prioritaire renforcé).
 Propos recueillis par Aurélie Collas





 
 

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Des élèves handicapés arrivent au collège et lycée "Elie Vignal" à Caluire et Cuire près de Lyon, dans le sud-est de la France, pour la rentrée scolaire le 1er septembre 2016.





La rentrée scolaire 





 La grande nouveauté,c’est la venued’élèves handicapés



La grande nouveauté de la rentrée, chez nous, c’est l’ouverture d’une ULIS — unité localisée pour l’inclusion scolaire : un groupe d’élèves handicapés, déficients mentaux, que nous aurons, sur certaines heures de la semaine, à accueillir dans nos classes. Mais sans y avoir été préparés.
J’ai demandé à bénéficier d’une formation, car je ne me me sens pas capable de prendre en charge ces élèves. C’est symptomatique du système : l’institution met en œuvre une mesure, et c’est seulement une fois en place qu’elle se demande comment l’accompagner !




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Le président Emmanuel Macron visite une école au début de la nouvelle année scolaire à Forbach, dans l'est de la France, le 4 septembre 2017.





Une prime ? 





 La stabilité des équipes doit être la priorité absolue dansles collèges comme le mien



Pour le reste, c’est une rentrée comme les autres, avec des attentes et des incertitudes pour la suite. Nous attendons beaucoup de la promesse d’Emmanuel Macron d’attribuer une prime de 3 000 euros aux enseignants de REP+. Trois mille euros, ce n’est pas rien : c’est quasi deux mois de salaire pour un débutant. On le prend comme un gage de confiance. Surtout, c’est un bon moyen d’inciter les gens à rester dans leur établissement. A mon sens, la stabilité des équipes doit être la priorité absolue dans les collèges comme le mien : c’est à partir de cette stabilité qu’on peut tout construire.




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Des adolescents se rassemblent dans la cour couverte du lycée "Léo Ferre" à l'occasion de la rentrée scolaire à Saint-Lys, en banlieue de Toulouse, le 5 septembre 2017.





Détricotage de la réforme du collège





L’essentiel de la réforme du collègeva tomber dans  les oubliettes



 Pour l’instant, le ministre de l’éducation a peu abordé la question du collège, pas plus que celle de l’éducation prioritaire — hormis les classes de CP à 12 élèves, mais cette mesure ne nous concerne pas dans l’immédiat ; nous constaterons ses effets dans quelques années. Ses décisions pour le collège ont surtout consisté à supprimer ce que sa prédécessrice avait construit. Par exemple, les « enseignements pratiques interdisciplinaires ». Concrètement, ceux qui étaient engagés dans ce dispositif vont continuer à le faire. Les autres ne se rajouteront pas cette contrainte supplémentaire, puisqu’il n’y a plus de commande institutionnelle appuyée. L’essentiel de la réforme du collège va tomber dans les oubliettes.




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Un cours à l'école Saint-Philippe des Apprentis d'Auteuil à Meudon en banlieue parisienne le 11 septembre 2017. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP




Premier bilan





J’apprécie beaucouples heures de coursen demi-groupe



Ce que j’apprécie cette année, ce sont les heures de cours en demi-groupe, qu’on me permet d’organiser tous les quinze jours avec chaque classe. Les bénéfices sont considérables. En 5e, par exemple, on a travaillé sur la construction de courbes. J’avais tenté une première fois d’aborder cette notion en classe entière. L’échec avait été total. J’ai remis le couvert en demi-groupe. Les élèves ont tout compris ; tout le monde a eu 9 ou 10/10 au contrôle.
Les demi-groupes, c’est le point positif. Le côté négatif, c’est que mon collège a toujours des difficultés à trouver des contractuels pour assurer les cours, parce qu’il n’y a pas de remplaçants titulaires disponibles. Deux classes de 4e n’ont pas eu d’histoire-géographie pendant un mois  ! Il a fallu que la direction académique s’y prenne à trois fois pour trouver un contractuel qui accepte de faire des heures chez nous. Les deux premiers candidats ont décliné l’offre.




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Des étudiants, du pensionnat Excellence Sourdun, le 5 mars 2012 à Sourdun, dédié aux enfants défavorisés de la banlieue parisienne. THOMAS SAMSON / AFP




Les internats d’excellence





Les internats d’excellenceaux antipodes dema philosophie



Emmanuel Macron a annoncé vouloir développer les internats d’excellence. Ce dispositif a été lancé par Jean-Michel Blanquer lorsqu’il était recteur de Créteil [2007-2009], et à l’époque, il m’avait laissé plus que sceptique. Il s’agit d’extraire des collèges difficiles les élèves soi-disant prédisposés à réussir. On leur offre une scolarisation au coût exorbitant, avec cours d’équitation, voyages, etc. Et on laisse tomber les autres. Une école du mérite aux antipodes de ma philosophie !
Pour moi, les internats d’excellence, ça veut dire deux choses. Premièrement, qu’on ne pourrait pas réussir dans des collèges difficiles. Or, j’ai eu maintes fois la preuve du contraire. Deuxièmement, que tous les élèves ne pourraient pas réussir. C’est le contraire de ce que tous les profs ont en tête : tirer tout le monde vers le haut, en particulier ceux qui sont le plus éloigné de la réussite.





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Le ministre français de l'Education, Jean-Michel Blanquer, travaille dans son bureau au ministère, le 18 janvier 2018 à Paris. JOEL SAGET / AFP




La politique de Jean-Michel Blanquer





2018 sera l’annéedes révélations



Les fêtes de fin d’année approchent, et je me prépare à entendre, lors des repas en famille : « Il a l’air bien ce ministre de l’éducation ! » J’ai l’impression que Jean-Michel Blanquer subjugue l’opinion publique, comme le serpent Kaa dans Le Livre de la jungle,qui hypnotise ses interlocuteurs : « Faites confiance… »
Voilà un ministre qui occupe tout le champ médiatique et ne cesse de marteler ce que les gens veulent entendre. Il va dans le sens des a priori caricaturaux les plus répandus : « Il faut rétablir les fondamentaux, le redoublement »… Comme si, ces dernières années, tout foutait le camp et qu’il fallait passer aux choses sérieuses
La confiance ne se décrète pas, elle se gagne. J’attends de voir concrètement ses actions avant de juger. 2018 sera l’année des révélations.




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Des élèves handicapés sont accueillis à leur arrivée au lycée "Elie Vignal" à Caluire et Cuire près de Lyon, dans le sud-est de la France, pour la rentrée scolaire le 1er septembre 2016. PHILIPPE DESMAZES / AFP




Accueillir des élèves handicapés





L’institution ne nous donne pasles moyens de réussir l’inclusiondes élèves handicapés



Dans mon collège, les enseignants qui prennent en charge les élèves handicapés dans leur classe n’ont reçu qu’une modeste formation. Je n’ai pas pu en bénéficier, car je ne suis pas concerné par le dispositif cette année. Pourtant, ce sont des adolescents que j’accueillerai dans ma classe l’an prochain ; j’aurais aimé y être préparé.
Fin novembre, j’ai fait l’expérience de recevoir dans ma classe des élèves de section adaptée [Segpa] : ce sont des élèves en grande difficulté, qui ont besoin d’effectifs réduits, d’un rythme et d’une pédagogie adaptés. Je me suis retrouvé avec vingt-neuf élèves — contre vingt-quatre habituellement. Et c’était… l’enfer ! Il y avait le feu partout, je n’ai pas réussi à donner un cours ; je n’ai fait que la police.
Je ne retenterai pas l’expérience, du moins pas dans ces conditions. Pour accueillir ces élèves, j’ai besoin d’effectifs allégés et de formation pour pouvoir mettre en place une pédagogie adaptée.




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Un écolier prend un yaourt à la cantine de l'école secondaire "Leo Ferre" à l'occasion de la rentrée scolaire à Saint-Lys, en banlieue de Toulouse, le 5 septembre 2017. REMY GABALDA / AFP




Vers une plus grande mixité sociale





Une occasionde sortir le collègede son entre-soi



A Montreuil, un dixième collège va ouvrir à la rentrée 2018. Le département de la Seine-Saint-Denis et la direction académique souhaitent en profiter pour revoir la carte des secteurs de chaque collège montreuillois.
Dans une démarche concertée, proposition nous a été faite d’élargir notre aire de recrutement à un quartier pavillonnaire, plutôt favorisé, de Montreuil. Pour nous, c’est une piste intéressante, car elle va dans le sens d’une plus grande mixité sociale ; c’est l’occasion de sortir notre collège de son entre-soi.
Le pari n’est pas gagné pour autant. Car si mes collègues sont ravis, les parents du quartier pavillonnaire en question le sont un peu moins. Dans les mois à venir, il nous faudra les rassurer. Pour rendre le collège plus attractif, nous envisageons d’élargir le panel des options : une classe bilangue, une section européenne... Le but est d’éviter que ces parents ne fassent le choix du privé, de leur donner envie de venir chez nous.



            
            
            

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 Les écoliers se rassemblent dans le terrain de jeux couvert de l'école secondaire "Léo Ferre" à l'occasion de la rentrée scolaire à Saint-Lys, le 5 septembre 2017. AFP PHOTO / REMY GABALDA




La stabilité des effectifs était essentielle





La stabilité est essentiellepour construireun rapport avec les élèves



Je disais en début d’année que la stabilité des effectifs était essentielle : bonne nouvelle, cette année, un seul titulaire s’en va, et c’est une CPE. En douze ans, c’est la première fois que je vois un seul départ sur l’année scolaire. Cette stabilité est essentielle pour construire un rapport avec les élèves sur le temps long. Elle permet d’avoir une ambiance générale beaucoup plus apaisée.



            
            

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 Les élèves de l’école Les Ormeaux à Montereau-Fault-Yonne écoutent leur professeur Sébastien Ducoroy le 18 juin 2018. REUTERS/Gonzalo Fuentes




Défense des classes en demi-groupe





Depuis le 3 mai,nous étions grèvereconductible



Depuis le 3 mai, dans mon collège, nous étions en grève reconductible : on ne fait pas tous grève les mêmes jours pour éviter de pénaliser les élèves. La direction académique nous a enlevé 15 heures par semaine, sur la marge horaire nécessaire pour les classes en demi-groupe. Tous les demi-groupes en 4e et en 3e vont disparaître !
A ce stade, nous avons 36 élèves de 6e qui veulent faire du latin l’année prochaine. Si on ne récupère pas des heures, on ne pourra pas prendre tout le monde. Je ne vois pas comment on peut créer de l’attractivité dans ces conditions, or, nous en avons besoin, parce que le label REP+ fait peur aux parents.



            

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Portrait du ministre de l’éducation Jean Michel Blanquer le 3 juillet 2018 à l’Assemblée.  AFP / Eric FEFERBERG




Premier bilan de Jean-Michel Blanquer





Qui croit encore que l’on peut sortir  un téléphone en classesans se le faire confisquer ?



Pour moi, nous avons un ministre qui fait des économies sur le dos des plus démunis. Il continue à parler « d’école de la confiance ». Je demandais à voir... Eh bien, ça y est, j’ai vu. On nous demande de faire toujours mieux avec moins. Je vais demander au ministre de remplacer sa voiture de fonction par une Twingo, et on verra s’il arrive à faire mieux ! Je pense que l’on se paie de mots, tout en voulant restaurer une école qui n’a pas existé, par exemple avec la loi sur le portable : qui croit encore que l’on peut sortir un téléphone en classe sans se le faire confisquer ?



            

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Les élèves de première regardent les résultats du baccalauréat de français le 6 juillet 2018 au lycée Malherbe à Caen. / AFP / CHARLY TRIBALLEAU




La sélection des élèves





Pour les élèves,la sélection existeà tous les niveaux



Avec la fin de l’année, je participe aux commissions d’appel pour les élèves qui se sont vu refuser le passage en seconde générale. Quand j’ai commencé ce métier, j’étais inflexible sur le niveau pour passer en seconde. Aujourd’hui, je vois que la sélection existe à tous les niveaux, et qu’ils seront de toute façon sélectionnés de nouveau après. Je recroise souvent des anciens élèves qui sont devenus médecins, ou journalistes. J’espère que ce sera encore possible pour la génération suivante.
Avec Parcoursup, mes anciens élèves qui vont avoir des mentions au bac ne sont même plus pris à Paris-VIII. Comment faire désormais ? Comment les encourager en disant « le travail paie toujours », si il ne paie plus ? Aujourd’hui, on ferme la porte à des élèves à qui on a toujours dit qu’ils avaient le niveau pour faire des études longues.



            

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Une élève de treize ans en Ulis avec son accompagnateur en Charente. BURGER / Phanie




Accueil d’un élève en classe Ulis





Cette inclusion à marche forcéese fait au détriment de l’élève



 Depuis un mois, j’ai un élève de 5e en classe Ulis, qui regroupe les élèves en situation de handicap, en inclusion dans ma classe, pour trois heures par semaine. Il n’est accompagné qu’une heure sur les trois, alors qu’il aurait besoin de l’être à chaque minute. Je n’ai pas été formé et cette inclusion à marche forcée se fait au détriment de cet élève et des autres. Pourtant, les gamins sont exemplaires avec lui, ils l’aident... Cela prouve bien que la politique d’inclusion est une bonne chose et que la meilleure des mesures, mal financée, finit par avoir des effets pervers. Je voudrais pouvoir accueillir les élèves handicapés dans des conditions dignes. 



            



Benjamin Marol
Enseignant d’histoire-géographie
Montreuil








Qui je suis


1er trimestre 


La rentrée scolaire 


Une prime ? 


Détricotage de la réforme du collège


Premier bilan


Les internats d’excellence


2e trimestre 


La politique de Jean-Michel Blanquer


Accueillir des élèves handicapés


Vers une plus grande mixité sociale

                
                
                

3e trimestre 


 La stabilité des effectifs était essentielle


Défense des classes en demi-groupe


Premier bilan de Jean-Michel Blanquer

                

La sélection des élèves

                

Accueil d’un élève en classe Ulis

                
                






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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le champion du monde slovaque, Peter Sagan, a remporté la deuxième étape du Tour de France, dimanche, et endosse le maillot jaune.
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Tour de France 2018 : doublé de Peter Sagan

Le champion du monde slovaque, Peter Sagan, a remporté la deuxième étape du Tour de France, dimanche, et endosse le maillot jaune.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 18h21
   





                        



   


Peter Sagan s’est adjugé un sprint en petit comité après une chute collective dans le final qui a retardé le Colombien Fernando Gaviria, vainqueur la veille et premier du classement général. Le champion du monde s’est imposé de justesse devant l’Italien Sonny Colbrelli, dans un sprint jugé en faux plat montant.
Le Français Arnaud Démare a pris la troisième place de cette étape de 182,5 kilomètres devant l’Allemand André Greipel. La chute massive qui a sectionné le peloton est survenue à 1800 mètres de la ligne. Outre Gaviria, qui s’est vite relevé, l’Australien Michael Matthews et le Français Christophe Laporte en ont été les principales victimes.

Peter Sagan wins it! 🎖️ 🌈
@petosagan s'impose ! 🎖️🌈
— LeTour (@Le Tour de France)


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Sagan, 28 ans, a enlevé pour la neuvième fois une étape du Tour. Habitué du maillot vert, qu’il a ramené à Paris à cinq reprises, le vainqueur cette année de Paris-Roubaix a déjà porté le maillot jaune (2016). L’an passé, il avait gagné une étape avant d’être exclu du Tour après avoir provoqué la chute d’un coureur dans un sprint à Vittel. Le Slovaque avait ensuite été disculpé par la Fédération internationale.
Baroud d’honneur et premiers abandons
Cette très chaude journée, par une température supérieure à trente degrés, a été animée par la très longue échappée de Sylvain Chavanel, qui s’est offert une journée d’applaudissements pour ce qu’il avait annoncé être sa dernière participation.
Parti avec le Néo-Zélandais Dion Smith et l’Autrichien Michael Gogl dès les premiers kilomètres, Chavanel s’est retrouvé seul au 35e kilomètre. Gogl s’est relevé et Smith l’a imité. Mais le doyen du peloton français (39 ans) a continué pour un festival aux allures de jubilé.
Chavanel a ouvert la route dans le bocage, entre deux haies serrées de spectateurs, d’autant que son équipe Direct Energie évolue à domicile en Vendée. Le Poitevin a compté un peu plus de quatre minutes d’avance sur le peloton mené presque exclusivement par l’équipe de Gaviria. L’aventure de Chavanel s’est prolongée jusqu’à quatorze kilomètres de l’arrivée.
Premier abandon du Tour 2018 : l’Éthiopien Tsgabu Grmay. Le coureur Trek s’est arrêté au ravitaillement après la mi-parcours. Il a été imité à quarante kilomètres de l’arrivée par l’Espagnol Luis Leon Sanchez (Astana).

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                Tour de France 2018 : mais si, le cyclisme a changé



D’autres chutes dans le final ont concerné le Britannique Adam Yates, quatrième du Tour 2016, ainsi que le Suisse Silvan Dillier, un coéquipier de Romain Bardet précieux pour le contre-la-montre par équipes à venir.
Lundi, ce « chrono » de 35,5 kilomètres avec départ et arrivée à Cholet promet d’établir une première hiérarchie. Même si les deux derniers exercices dans le Tour se sont joués à la seconde, tant en 2013 qu’en 2015 (BMC devant Sky cette année-là à Plumelec).
L’équipe de Chris Froome part favorite avec les formations Quick-Step et BMC, des habituées du podium ces dernières années au championnat du monde de la spécialité.

📊 First stage podium for Colbrelli. 
📊 Premier podium sur une étape pour Colbrelli.
— LeTour (@Le Tour de France)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ La justice soupçonne le parti d’extrême droite d’avoir mis en place un système frauduleux pour rémunérer ses permanents avec des deniers européens. Le Rassemblement national dont la trésorerie est exsangue va lancer un appel aux dons.
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Assistants d’eurodéputés : la justice saisit 2 millions d’euros destinés au RN (ex-Front national)

La justice soupçonne le parti d’extrême droite d’avoir mis en place un système frauduleux pour rémunérer ses permanents avec des deniers européens. Le Rassemblement national dont la trésorerie est exsangue va lancer un appel aux dons.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 17h03
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 18h40
   





                        



   


Dans le cadre de l’enquête portant sur le travail des assistants au Parlement européen, la justice française a ordonné la saisie de 2 millions d’euros de dotation publique qui devaient être destinés au Rassemblement national (ex-Front national). La justice soupçonne en effet le parti d’extrême droite, désormais baptisé Rassemblement national (RN), d’avoir mis en place un système frauduleux pour rémunérer ses permanents avec des deniers européens.
Appel aux dons
« En confisquant notre dotation publique sans jugement sur cette pseudo-affaire des assistants, les juges d’instruction nous appliquent la peine de mort “à titre conservatoire” », a réagi sur Twitter la présidente du RN, Marine Le Pen, ajoutant que « dès lundi, le RN ne pourra plus mettre en œuvre aucune activité politique » et sera « mort à la fin du mois d’août ».
Dans une lettre ouverte, Marine Le Pen dénonce un « dossier vide qui n’est qu’au stade de l’instruction » et « des faits qui, après trois ans d’enquête, ne sont nullement établis », ainsi que la « violation de la présomption d’innocence ». Elle lance un appel aux dons, avec la création dans la soirée d’un site dédié pour sauver financièrement son parti. Mme Le Pen donnera une conférence de presse à ce sujet lundi à 10 heures, selon un communiqué.
Trésorerie du RN « exsangue »
Julien Sanchez, porte-parole du RN, dénonce une décision politique : « On veut empêcher le principal parti d’opposition d’exister. » Le trésorier du parti d’extrême droite, Wallerand de Saint-Just, confirme : « Je ne vais pas vous raconter d’histoires, on ne pourra pas continuer à fonctionner longtemps comme ça », décrivant la trésorerie du RN comme « déjà exsangue. » « Les juges nous condamnent à la peine de mort à titre conservatoire » pour « une affaire dans laquelle on n’a pas été jugés et a fortiori pas condamnés », ajoute le trésorier au Monde.
Le RN, qui devait recevoir lundi, comme d’autres partis politiques, une avance de la moitié de cette aide publique, dont le versement a pris du retard, affirme sa volonté de faire appel, un appel toutefois non suspensif (qui n’empêchera donc pas la saisie à titre conservatoire des 2 millions de subventions publiques).
L’aide publique au RN représente au total environ 4,5 millions d’euros par an sur la mandature, soit 22,5 millions en cinq ans. L’aide publique, qui s’établissait à 63 millions d’euros au total en 2017 et devrait avoisiner les 68 millions d’euros en 2018, est la principale source de financement des partis.

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                Assistants FN : le Parlement européen réévalue son préjudice à la hausse



Plusieurs mises en examen
Vendredi, l’ex-numéro deux du Front national Bruno Gollnisch a annoncé avoir été mis en examen pour « abus de confiance » dans le cadre de cette enquête qui couvre la période de 2005 à 2015.
Plusieurs parlementaires RN, dont Marine Le Pen, ainsi que certains de leurs attachés, ont déjà été mis en examen sur des soupçons du même genre. Le Parlement européen estime le préjudice à plusieurs millions d’euros.
Dix personnes ou entités sont mises en examen à ce jour dans l’affaire des assistants présumés fictifs d’eurodéputés. Le FN en tant que personne morale et neuf assistants ou eurodéputés, dont Marine Le Pen et le député des Pyrénées-Orientales Louis Aliot, sont poursuivis.

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                Comprendre l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ L’explosion du tourisme mondial, et chinois en particulier, incite les marques le luxe à se doter d’une vitrine dans les terminaux. Source de revenus non négligeables pour les aéroports, ces centres commerciaux prennent de plus en plus d’importance.
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Grosses emplettes à l’aéroport

L’explosion du tourisme mondial, et chinois en particulier, incite les marques le luxe à se doter d’une vitrine dans les terminaux. Source de revenus non négligeables pour les aéroports, ces centres commerciaux prennent de plus en plus d’importance.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 17h00
    |

                            Nadine Bayle








                        



                                


                            

C’est l’un des plus grands magasins parisiens. Les millions de touristes qui passeront cet été par Roissy-Charles-de-Gaulle (Val-d’Oise) devront slalomer entre boutiques chics, bars et restaurants pour gagner leur porte d’embarquement. Ils pourront se restaurer au Teppan, la dernière adresse du chef Thierry Marx, ouverte entre un Relay et un McDonald’s en zone publique du terminal 1, faire halte chez le barbier au terminal 2 E, ou encore se faire coiffer et maquiller dans le 2 A. Des commerces qui n’ont plus grand-chose à voir avec les anciennes boutiques hors taxes, prisées pour leurs cigarettes, alcools et parfums.
ADP (ex-Aéroports de Paris), prochain exploitant aéroportuaire à être privatisé en France – après ceux de Toulouse, Nice et Lyon –, ne compte pas en rester là. Son objectif : hisser ses espaces, en glamour comme en taille, « au niveau des Galeries Lafayette Haussmann pour la fin 2020 », indique son directeur client, Mathieu Daubert. « La privatisation ne change rien, ces revenus sont devenus vitaux », souligne-t-il. Ces activités ont apporté 459 millions d’euros en 2017, en hausse de 2,2 %. Les mètres carrés qui leur sont dévolus sont passés, entre 2016 et fin 2017, de 35 000 à 58 000. Et 40 000 sont en cours d’ajout ou de rénovation.

Tous les aéroports, publics comme privés, se sont embarqués dans de telles diversifications car elles servent de « matelas de sécurité en cas de retournement économique », explique Stefano Baronci, directeur de l’économie et du développement des programmes à Airports Council International (ACI).
Il précise que ces services non aéronautiques, à l’origine de 39,4 % des revenus des aéroports en moyenne, ont aussi tendance à dégager des marges nettes plus élevées que les activités aéronautiques traditionnelles. Les concessions liées aux commerces ainsi qu’aux bars et aux restaurants se taillent la part du lion dans cet ensemble, loin devant les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ L’opération d’évacuation des douze adolescents et de leur entraîneur de football, bloqués depuis quinze jours dans une grotte inondée, a été lancée dimanche matin.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/07/2018
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Thaïlande : quatre des adolescents ont été évacués avec succès de la grotte

L’opération d’évacuation des douze adolescents et de leur entraîneur de football, bloqués depuis quinze jours dans une grotte inondée, a été lancée dimanche matin.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 20h05
   





                        



   


L’espoir renaît en Thaïlande pour les familles des douze adolescents et de leur entraîneur de football bloqués depuis quinze jours dans la grotte inondée de Tham Luang, dans le nord du pays.
Un premier groupe de quatre adolescents a été évacué avec succès de la grotte, chacun guidé par deux plongeurs professionnels, ont annoncé les secouristes dimanche 8 juillet. Les rescapés ont été évacués à bord d’ambulances puis d’hélicoptères en direction de l’hôpital de Chiang Rai. Le sauvetage des autres jeunes et de leur entraîneur reprendra dans « 10 heures minimum », a fait savoir le chef de la cellule de crise, Narongsak Osottanakorn.
L’espoir s’était amoindri après des jours de report de l’opération d’évacuation en raison de risques trop importants. Finalement, celle-ci a débuté dans la matinée. « Aujourd’hui est le grand jour… Les garçons sont prêts à affronter tous les défis », a déclaré à son lancement M. Osottanakorn, lors d’une conférence de presse organisée à distance du site de la grotte.
Les secours ont prévenu que les enfants sortiraient « un par un », et que cela prendrait au total « deux à trois jours ». Mais, pour l’instant, l’évacuation s’est révélée plus rapide que prévu, en avance de plus de deux heures sur l’horaire indiqué à l’origine. Aucune image de l’opération n’a été pour l’heure divulguée.
Conditions « parfaites » pour l’évacuation
Selon le gouverneur de la province de Chiang Rai, « treize spécialistes de niveau mondial venant de pays ayant une expertise » en spéléologie participent à la mission. Dimanche, les conditions pour une évacuation ont été jugées « parfaites » par la cellule de crise, notamment en ce qui concerne le niveau d’eau dans la grotte.
Jusqu’ici, il fallait onze heures à un plongeur aguerri pour faire l’aller-retour : six heures aller, cinq heures retour grâce au courant. Long de plusieurs kilomètres dans des boyaux accidentés, le parcours pour sortir de la grotte comprend de difficiles passages sous l’eau. Une entreprise périlleuse : un ancien plongeur de la marine thaïlandaise est mort vendredi lors d’une opération de ravitaillement. Or, une bonne partie des enfants, âgés de 11 à 16 ans, ne savent pas nager, et aucun n’a fait de plongée.
Signe que l’opération n’allait plus tarder, les sauveteurs ont fait évacuer dimanche matin le site pour « aider les victimes ». « Tous ceux qui ne sont pas impliqués dans l’opération doivent sortir de la zone immédiatement », a annoncé la police par haut-parleur sur le site, où se trouvent des centaines de journalistes. Le chef de la cellule de crise avait prévenu vendredi soir que l’afflux de médias dans cette zone montagneuse de forêt tropicale posait problème, notamment pour les équipes médicales.

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                Thaïlande : plus de cent forages réalisés pour évacuer les enfants piégés dans une grotte



Des pluies de mousson attendues
Les secours s’interrogeaient depuis des jours sur l’opportunité de déclencher une évacuation périlleuse, des pluies de mousson attendues prochainement risquant de ruiner les efforts continus depuis plusieurs jours pour drainer l’eau de la grotte.
Les secours avaient réussi à insérer un tuyau de plusieurs kilomètres pour acheminer de l’oxygène dans la poche où le groupe s’est réfugié, et le niveau d’oxygène s’est stabilisé dans la grotte. Mais des pluies attendues prochainement pourraient réduire une bonne partie du rebord boueux sur lequel le groupe a trouvé refuge.
Samedi soir, une grosse averse de mousson est tombée pendant une demi-heure, rappelant l’urgence à évacuer les enfants. C’est déjà à cause des pluies de mousson qu’ils se sont retrouvés piégés le 23 juin, après avoir décidé, pour une raison encore non élucidée, de se rendre dans la grotte après leur entraînement de foot, avec leur jeune coach de 25 ans.




                            


                        

                        


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Insta et « finsta », les deux vies des ados


                      Sur leur compte officiel, les selfies avantageux et les poses étudiées. Sur leur « finsta », compte privé réservé aux proches, elles déroulent leur vie sans filtre et beaucoup moins glamour.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 15h03
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 06h44
    |

                            Séverine Pierron








                              

                        

Signe des temps, la papesse du genre, Kim Kardashian, vient d’annoncer très sérieusement qu’elle ne voulait plus prendre de selfies. La star aux 113 millions d’abonnés, qui a érigé cet autoportrait figé et codifié en phénomène culturel, a déclaré le 22 juin, dans une interview pour la chaîne américaine KTLA 5, « vouloir vivre un peu plus dans l’instant présent ». Il n’en faut pas plus aux exégètes de la pop culture pour prophétiser le début d’une nouvelle ère, celle du « post-selfie ». Soit une autre idée de la perfection et de la mise en scène de soi.
Pour la théoricienne et critique d’art Marion Zilio qui, dans Faceworld (PUF, 192 p., 19 €), traite notamment du selfie, cette décision « marque un tournant » : « Les stars et les élites furent les premières à jouir d’un capital visibilité mondialisé et médiatisé. Aujourd’hui, les anonymes ont accédé à ce privilège, c’est pourquoi nombreuses sont les célébrités à vouloir se présenter sans maquillage, dans leur quotidien. Elles ont imité la masse pour mieux s’en rapprocher, lorsque cette dernière a, elle, cherché à se rendre visible par des mises en scène de plus en plus sophistiquées. »
Un compte sans filtre
Evidemment, les adolescentes sont les premières à emboîter le pas de Kim K. dans sa recherche de plus de « spontanéité ». Sur les réseaux, on assiste désormais à un étrange phénomène. De plus en plus de jeunes filles ouvrent un deuxième compte Instagram sur lequel elles s’affichent sans filtre : beuveries, joints, voire photos dénudées, on est loin de la mise en scène de soi ­ultraléchée qui est le canon du réseau social. Les Américains ont déjà trouvé un nom à ce phénomène : « finsta », pour « fake Instagram » (« faux compte »).
« Sur mon compte privé, je mets des photos de moi où je suis moche, je m’en fous. Des trucs marrants aussi, des photos de chiens. C’est seulement pour mes copines et ma bande. » Charlotte, 16 ans
Charlotte, 16 ans, plus de...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Survenue mercredi, l’agression a déclenché une vague d’indignation dans la classe politique.
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Policiers agressés en Seine-et-Marne: les deux suspects incarcérés avant leur procès

Survenue mercredi, l’agression a déclenché une vague d’indignation dans la classe politique.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 18h35
   





                        


Les deux frères suspectés d’avoir agressé un couple de policiers, mercredi, en dehors de leur service, à Othis (Seine-et-Marne), ont été incarcérés, dimanche 8 juillet, dans l’attente de leur procès mercredi 11 juillet, a annoncé le parquet de Meaux. L’aîné, 27 ans, avait été interpellé vendredi par les enquêteurs de la police judiciaire de Meaux. Son cadet de 24 ans avait été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi.
L’agression a déclenché une vague d’indignation dans la classe politique : « Pas de mots assez durs pour l’ignominie et la lâcheté des deux voyous qui ont agressé (…) un couple de policiers en dehors de leur service sous les yeux de leur petite fille », avait réagi Emmanuel Macron sur Twitter peu après la révélation de l’affaire jeudi en fin de journée. « Ils seront retrouvés et punis », avait ajouté le chef de l’Etat. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, s’était lui aussi rapidement indigné d’une « lâche agression » et d’un « acte ignoble qui ne restera pas impuni ».
Après l’annonce de l’interpellation du second suspect, Grégory Goupil, du syndicat Alliance 93, avait salué « le travail des collègues » de la PJ de Meaux et dit attendre « des peines exemplaires » après cette agression survenue dans le « cercle privé » des fonctionnaires.

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                Macron et Collomb dénoncent l’agression d’un couple de policiers en civil






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Ce texte, qui rejette des projets de loi ne répondant pas « aux attentes des Français », paraît à la veille du discours d’Emmanuel Macron devant le Congrès.
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Réforme constitutionnelle : 78 députés LR dénoncent la « démolition » en vue de l’Assemblée

Ce texte, qui rejette des projets de loi ne répondant pas « aux attentes des Français », paraît à la veille du discours d’Emmanuel Macron devant le Congrès.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 07h06
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 10h05
   





                        


Une majorité de députés du parti Les Républicains (LR) dénoncent la réforme constitutionnelle, vue comme une « attaque au bazooka » visant à une « démolition de l’Assemblée nationale », dans une tribune publiée le 8 juillet dans Le Journal du dimanche (JDD). Ce texte paraît à la veille du discours d’Emmanuel Macron devant le Congrès réuni à Versailles, que quelques députés LR, ainsi que les élus de La France insoumise ont l’intention de boycotter.

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                Ces élus qui boycottent le Congrès d’Emmanuel Macron



Dans cette tribune, soixante-dix-huit des quatre-vingt-dix-huit élus LR siégeant à l’Assemblée déplorent que dans les trois projets de loi qui définiront ce qu’ils surnomment la « Constitution Macron », « rien ne répond directement aux attentes de nos compatriotes : ni la diminution de l’immigration, ni la sécurité nationale, ni les questions économiques et financières ne sont abordées. »
« La domestication, la décomposition et la démolition de l’Assemblée nationale sont en marche. »
« Pire encore », écrivent-ils dans les colonnes de l’hebdomadaire dominical, « la pseudo-transformation vantée par Emmanuel Macron est, en réalité, une régression antidémocratique » avec une Assemblée nationale « attaquée au bazooka ».
Une « combine » créée par Emmanuel Macron
Tout en jugeant qu’une diminution du nombre de parlementaires « peut être légitimement envisagée », ils estiment que le projet de l’exécutif – qui combine une réduction d’un tiers de ce nombre et l’introduction d’une dose de proportionnelle aux législatives – pourrait « affaiblir profondément la mission constitutionnelle de l’Assemblée nationale et sa légitimité ».
Cette mise en place d’un mode de scrutin mixte dont ils estiment « le principe même (…) contestable » va créer « deux catégories de députés », préviennent-ils. « Avec la combine proposée par M. Macron, des candidats battus seront quand même élus. Et il est possible que cette mauvaise cuisine électorale débouche sur un scénario à l’italienne, avec une Assemblée nationale aussi faible qu’instable », déplorent-ils en évoquant « le triomphe de la technocratie et la défaite de la démocratie ».

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                Projet de loi constitutionnelle : « Une réforme est devant nous : saisissons-la »



Annoncée par Emmanuel Macron l’été dernier devant les députés et les sénateurs réunis en Congrès à Versailles, la réforme des institutions, destinée à améliorer la fabrique de la loi pour ses défenseurs, à affaiblir le Parlement pour ses détracteurs, devrait être bouclée début 2019. Les députés ont lancé la semaine dernière le marathon de la réforme des institutions avec l’examen en commission des lois du volet constitutionnel, première étape d’une révision qui se poursuivra à la rentrée par l’examen des lois ordinaires et organiques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Vous n’avez pas suivi l’actualité pendant le week-end ? Voici les principaux titres à retenir de samedi 7 et dimanche 8 juillet.
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Mondial, Tour de France, Thaïlande : les cinq informations à retenir du week-end

Vous n’avez pas suivi l’actualité pendant le week-end ? Voici les principaux titres à retenir de samedi 7 et dimanche 8 juillet.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 19h02
   





                        


Coupe du Monde 2018 : la France en demi-finale face à la Belgique, la Russie éliminée

   


Victorieuse avec maîtrise de l’Uruguay (2-0), l’équipe de France a atteint en Russie son objectif minimal en se hissant, pour la sixième fois de son histoire, en demi-finales. Deux ans après leur échec contre le Portugal, qui les avait privés d’un titre à domicile à l’Euro 2016, voici les Bleus définitivement de retour dans le cénacle des grandes nations du football.
Mardi 10 juillet, à Saint-Pétersbourg, ils tenteront de s’ouvrir les portes d’une troisième finale mondiale contre l’ébouriffante Belgique de ce Diable rouge d’Eden Hazard, victorieuse (2-1) du Brésil de Neymar. En revanche, la Russie, hôte de la compétition, ne disputera pas les demis de son Mondial. Samedi, la Sbornaïa a été éliminée aux tirs au but par la Croatie (2-2, 4 t.a.b. à 3). Les Croates affronteront quant à eux les Anglais, qui ont battu la Suède 2 à 0 et atteignent ce stade de la compétition pour la première fois depuis 1990.

        Lire l’analyse du match des Bleus :
         

          Coupe du Monde 2018 : les Bleus admis en demi-finales avec mention très bien



Thaïlande : quatre des adolescents ont été évacués avec succès de la grotte

   


L’espoir renaît en Thaïlande pour les familles des douze adolescents et de leur entraîneur de football bloqués depuis quinze jours dans la grotte inondée de Tham Luang, dans le nord du pays. Un premier groupe de quatre adolescents a été évacué avec succès de la grotte, chacun guidé par deux plongeurs professionnels, ont annoncé les secouristes dimanche 8 juillet.
Les rescapés ont été évacués à bord d’ambulances puis d’hélicoptères en direction de l’hôpital de Chiang Rai. L’évacuation des autres jeunes reprendra dans « 10 heures minimum », a fait savoir le chef de la cellule de crise, Narongsak Osottanakorn.

        Lire le récit de l’évacuation :
         

          Thaïlande : quatre adolescents ont été évacués avec succès de la grotte



Tour de France 2018 : Froome chute, Peter Sagan endosse le maillot jaune
Samedi, le Britannique Christopher Froome a chuté à six kilomètres de l’arrivée. Dans son malheur, le quadruple vainqueur de l’épreuve a eu la chance de tomber dans l’herbe et de s’en relever avec le coude droit éraflé. A l’arrivée, l’addition s’élève à 51 secondes de retard pour le leader de la Sky sur le peloton où figurait le Français Romain Bardet.
Dimanche, Peter Sagan, a enlevé pour la neuvième fois une étape du Tour en s’adjugeant un sprint en petit comité après une chute collective dans le final qui a retardé le Colombien Fernando Gaviria, vainqueur la veille et premier du classement général.

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                Tour de France 2018 : mais si, le cyclisme a changé



Assistants d’eurodéputés : la justice retient 2 millions d’euros d’aide publique destinés au RN
La justice française a ordonné la saisie de deux millions d’euros qui devaient être destinés au Rassemblement national (ex-Front national) dans le cadre de l’enquête portant sur le travail des assistants au Parlement européen. La justice soupçonne le parti d’extrême droite, désormais baptisé Rassemblement national (RN), d’avoir mis en place un système frauduleux pour rémunérer ses permanents avec des deniers européens.
Vendredi, l’ex-numéro deux du Front national Bruno Gollnisch a annoncé avoir été mis en examen pour « abus de confiance » dans le cadre de cette enquête qui couvre la période de 2005 à 2015. Plusieurs parlementaires RN, dont Marine Le Pen, ainsi que certains de leurs attachés, ont déjà été mis en examen sur des soupçons du même genre. Le Parlement européen estime le préjudice à plusieurs millions d’euros.

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                Comprendre l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national



Japon : des pluies torrentielles font des dizaines de morts
Les pluies torrentielles qui s’abattent depuis quatre jours sur l’ouest du Japon, provoquant inondations et glissements de terrain, ont fait au moins 57 morts, selon le dernier bilan officiel provisoire. Les autorités ont ordonné l’évacuation de plus de deux millions de personnes, une instruction pas toujours respectée, car il est parfois impossible ou trop dangereux de bouger.

        Lire le compte-rendu de la situation :
         

          Japon : des pluies torrentielles font des dizaines de morts






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Malgré ce coup de théâtre, même s’il est remis en liberté, l’ex-président pourrait néanmoins voir sa candidature invalidée par le tribunal électoral.
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Imbroglio autour d’un ordre de libération de l’ex-président Lula

Malgré ce coup de théâtre, même s’il est remis en liberté, l’ex-président pourrait néanmoins voir sa candidature invalidée par le tribunal électoral.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 18h57
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 20h15
   





                        


A la surprise générale, une cour d’appel brésilienne a ordonné, dimanche 8 juillet, la libération de l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, incarcéré depuis début avril pour corruption.
Le juge Rogério Favreto a décidé d’accepter une demande d’habeas corpus (qui permet à Lula de rester libre le temps que soient jugés d’autres recours dans des instances supérieures) présentée vendredi par plusieurs députés du Parti des Travailleurs (PT), fondé par Lula en 1980.
Cette décision a été prise par un des juges du TRF4 de Porto Alegre, cour d’appel qui a alourdi de 9 ans et six mois à 12 ans et un mois la peine de prison de l’ex-président (2003-2010), en tête des intentions de vote pour la présidentielle d’octobre.
La décision judiciaire dispose que la libération doit avoir lieu « selon le régime d’urgence en la date d’aujourd’hui, en présentant cet ordre à quelconque autorité policière présente au siège de la police fédérale de Curitiba », où Lula est incarcéré.
Question de compétence
Un juge de cour d’appel a annulé cet ordre de libération pris quelques heures plus tôt par un autre magistrat de la même cour. La police fédérale doit s’abstenir « de pratiquer quelconque acte qui modifie la décision collégiale » de condamner Lula à 12 ans et un mois de prison pour corruption, a affirmé le juge Joao Pedro Gebran Neto.
Précédemment, le magistrat anti-corruption Sergio Moro, chargé de l’enquête visant Lula, avait estimé que le tribunal n’avait pas compétence pour prendre une telle décision et il s’est dit favorable à son maintien en détention.
Lula est derrière les barreaux depuis le 7 avril et purge une peine de 12 ans de réclusion en lien avec une affaire de corruption. Il est accusé d’avoir reçu un appartement en bord de mer pour favoriser une entreprise de bâtiment pour l’obtention de marchés publics, Lula nie farouchement et se dit victime d’un complot pour l’empêcher de briguer un troisième mandat.
Un tribunal électoral doit décider en août si l’ancien président de gauche peut, malgré son incarcération, être malgré tout candidat à l’élection présidentielle des 7 et 28 octobre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Comme les Macron et leur rêve de piscine à Brégançon, les Français n’ont jamais autant aimé mouiller le maillot (de bain). Nouveaux complexes, investissements pharaoniques, la balnéothérapie s’est offert une cure de jouvence.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/06/2018
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Spa, thalasso, thermes... Les Français adorent l’eau


                      Comme les Macron et leur rêve de piscine à Brégançon, les Français n’ont jamais autant aimé mouiller le maillot (de bain). Nouveaux complexes, investissements pharaoniques, la balnéothérapie s’est offert une cure de jouvence.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 14h57
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 10h53
    |

            Catherine Rollot et 
Pascale Krémer








                              

                        

Ce sont des préfixes magiques. Aqua-bidule, hydro-truc… et le chiffre d’affaires suit. L’esperluette fonctionne bien elle aussi : Machin-chose & spa. A coup sûr, les plaisirs et soins d’eau font recette, ces temps-ci.
Toutes les occasions sont bonnes : la France nage, glisse, plonge, patauge, flotte, barbote, s’hydrate, se rafraîchit, ramollit, se dissout… De tous côtés, elle prend l’eau. Aux premières chaleurs, que promet la maire de Paris ? Une baignade dans la Seine, d’ici à 2024. Qu’exige le président de la République ? Une piscine, en son fort varois de Brégançon ! Ministres et conseillers, eux, tenteront d’estomper leurs cernes au spa ou d’éloigner le burn-out en thalassothérapie.
Thalassothérapie et thermalisme
Cette dernière « se porte bien », admet le docteur Marie Perez-Siscar, qui en préside le syndicat officiel, France Thalasso. Ces soins par la mer, les boues, algues et oligoéléments, invention française du XIXe siècle, côté Atlantique, sont désormais dispensés dans 51 centres littoraux. Avec l’offre croît la fréquentation : de 7 % en moyenne entre 2010 et 2016, et encore de 4 % en 2017, pour un chiffre d’affaires annuel de 350 millions d’euros.
Au milieu des années 2000, menacé de déremboursement, le thermalisme pâtissait d’une image vieillotte.
Certes, la perspective de passer six jours en peignoir éponge, hébergé dans un hôtel qui vend la nuit au prix de la semaine en all inclusive tunisien, ne réjouit plus forcément. En revanche, on s’offre volontiers un week-end, une journée. Et même un petit après-midi, dos massé par l’eau de mer qui tombe du col-de-cygne, puis par des mains expertes, pour une cinquantaine d’euros. « On cherche à proposer des nouveautés, assure le docteur Perez-Siscar, mais les clients reviennent toujours à l’eau. Ce qui est le plus prisé, c’est être seul dans son bain bouillonnant, à se recentrer. La thalasso est le lieu où l’on se met en mode pause...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Ils avaient pris place dans un bus qui devait rejoindre l’Angleterre en car-ferry.
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Une vingtaine de migrants de la « marche solidaire » arrêtés à Calais

Ils avaient pris place dans un bus qui devait rejoindre l’Angleterre en car-ferry.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 18h37
   





                        


Une vingtaine de migrants à bord d’un car accompagnés par des membres associatifs de la « marche solidaire » ont été arrêtés au port de Calais dimanche par la police française au moment d’embarquer pour l’Angleterre sur un car-ferry.
Entre 7 heures et 8 heures, « 24 étrangers qui ne disposaient pas des documents administratifs, donc en situation irrégulière, ont été descendus du bus et ont été amenés au centre administratif de rétention (CRA) de Coquelles » par la police aux frontières (PAF) pour contrôler leur situation, a précisé la préfecture du Pas-de-Calais. En fin de matinée, quatre d’entre eux, en situation régulière, avaient été libérés selon la même source.
Manifestation devant le CRA de Coquelles
Environ 70 militants et membres de la marche étaient rassemblés dimanche après-midi devant les grilles du CRA, criant au son des tambours « libérez nos camarades » face aux policiers.
« Nous sommes là depuis 11 heures ce matin et sommes décidés à rester tant que nos camarades ne seront pas libérés », a déclaré Anzoumane Sissoko du Collectif des sans-papiers de Paris (CSP 75), dont sont membres la plupart des personnes arrêtées. Selon le collectif, seize étaient toujours interrogés, tous originaires d’Afrique.
« C’est normal qu’ils n’aient pas pu passer. Ce qui nous choque, c’est qu’ils aient été amenés au centre de rétention, alors qu’ils étaient accompagnés par nous et qu’ils s’étaient annoncés », a déclaré depuis Douvres en Grande-Bretagne François Guennoc, vice-président de l’Auberge des migrants, association co-organisatrice de la marche. « Nous avions prévenu le CSP 75 des risques, qu’ils ont assumés », a-t-il ajouté, assurant que le collectif avait averti les autorités françaises et anglaises de leur intention d’aller en Angleterre « pour la journée » dans le cadre de cette manifestation.

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                La « marche solidaire » des migrants arrive à Calais



Lui et les autres marcheurs et citoyens européens présents dans le car ont pu rejoindre la Grande-Bretagne et devaient arriver à Londres dans l’après-midi.
La « marche solidaire », composée de plusieurs centaines de personnes, associatifs, citoyens engagés et migrants, partie fin avril de Vintimille, était arrivée samedi dans le calme à Calais après 1 400 kilomètres.

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                Migrants : « Les pieds durcis et le cœur attendri », la « marche solidaire » fait escale à Paris






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le 3 septembre 1920, les Diables rouges triomphent de la Tchécoslovaquie en finale des Jeux olympiques d’Anvers, dans un tournoi précurseur.
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Quand la Belgique remportait l’ancêtre de la Coupe du monde

Le 3 septembre 1920, les Diables rouges triomphent de la Tchécoslovaquie en finale des Jeux olympiques d’Anvers, dans un tournoi précurseur.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 12h02
    |

            William Audureau








                        



   


C’est l’histoire d’une étoile que l’on ne voit pas. Celle que les Diables rouges aimeraient porter sur leur maillot, pour rappeler qu’eux aussi ont remporté un grand tournoi de football. C’était aux Jeux olympiques d’Anvers, en 1920, à une époque où la Coupe du monde de la FIFA n’existait pas encore, et où les JO faisaient office de principale compétition internationale. Et ceux-ci sont un événement, comme le relate dans un style d’époque le quotidien sportif L’Auto, l’ancêtre de L’Equipe :
« Le tournoi de football association est, il est vrai, unique, au point de vue compétition. Il [a] réuni les engagements des quinze meilleures équipes du monde, représentant tous les pays qui pratiquent ce sport. Jamais un tel lot de soccers ne s’était réuni dans un même tournoi. »
Pour la première fois, une formation africaine, l’Egypte, vient se greffer aux sélections du Vieux Continent. De quoi faire de cette joute olympique le premier tournoi à la dimension internationale, et non plus seulement européenne. Et la Belgique, directement qualifiée pour les quarts de finale en tant que pays hôte, va y briller.
Les Bleus sortis par les ogres tchécoslovaques
Plusieurs rencontres du premier tour se concluent sur un score-fleuve (9-0 pour la Suède contre la Grèce, 7-0 pour la Tchécoslovaquie contre la Yougoslavie). « Mais c’est l’élimination surprise du Royaume-Uni qui fait les gros titres des journaux », souligne la notice historique de la FIFA. Première équipe professionnelle, doubles tenants du titre, inventeurs du sport et tenanciers du règlement, les Britanniques sont sortis par la Norvège (1-3).
En cette année 1920, pour les septièmes JO de l’ère moderne et les premiers de l’après-guerre, les règles du « football association » (par opposition au « football rugby ») sont plus rustres qu’aujourd’hui. Un joueur blessé n’a, par exemple, pas le droit d’être remplacé ; les cartons jaunes et rouges n’existent pas encore ; et cela ne fait que huit ans que les gardiens de but n’ont plus le droit de prendre le ballon à la main en dehors de leur surface. En revanche, depuis la réforme de 1891, une faute dans la zone du gardien est punie d’un « coup de pied de la mort », ou penalty, que le joueur doit désormais frapper depuis un rond dessiné, et non plus d’où il le souhaite à onze mètres du but.
En quarts de finale, trois coups de pied de la mort sont accordés. Un aux Pays-Bas, victorieux 5-4 de la Suède dans « une partie émotionnante au possible et splendidement jouée », dixit l’ancêtre de L’Equipe. Un à l’Italie, défaite 1-3 par la France. Et un pour l’Espagne, éliminée « au milieu des acclamations du public anversois », relève L’Auto, par la Belgique locale, qui envoyait son ambiance musicale. Les ogres tchécoslovaques et « leurs shots très secs », eux, terrassent la Norvège 4-0 et sont désormais favoris.

Les demi-finales sont une désillusion pour des Bleus qui, après une bonne entame, s’éteignent et se font sortir 4-1 par les redoutables Tchécoslovaques. Mais pas pour la Belgique. Sur un terrain rendu glissant par une pluie continue, les Diables rouges se défont 3 à 0 des voisins néerlandais, devant une foule en liesse.
« Le coup de sifflet final avait à peine retenti, relate L’Auto, que les spectateurs envahissaient le terrain et portaient les joueurs belges en triomphe aux accents d’une vigoureuse Brabançonne, chantée par des milliers de poitrines ». Mais l’histoire reste encore à écrire.
Une finale chaotique
Le 2 septembre à 16 h 30 au Stadium d’Anvers, devant 30 000 supporteurs acquis à leur cause, sans stadiers ni grillage pour les séparer du terrain, les Diables rouges défient les favoris de la compétition pour leur seconde participation seulement au tournoi international des JO.
Dans une ambiance bouillante, la Belgique résiste héroïquement aux premiers assauts adverses, et sur un contre éclair à la 6e minute, c’est de la main qu’un défenseur slave stoppe la frappe du demi-centre belge, Mathieu Bragard. L’avant-centre Robert Coppée, déjà auteur d’un triplé en quarts de finale, transforme le coup de pied de la mort. 1-0 : la route de l’exploit est tracée.

   


Dès lors, les Diables rouges développent un jeu de plus en plus rapide. « Le onze belge se montra splendide de bout en bout, triomphant et par la vitesse et par la rapide et lucide conception de son jeu et par l’efficacité de ses shots imparables », s’enflamme L’Auto. Les Tchèques, eux, s’impatientent et protestent régulièrement auprès de l’arbitre anglais, M. Lewis. Le quotidien sportif évoque des Slaves vexés, énervés, menaçant d’abandonner.
A la 30e minute, la Belgique double le score d’une frappe bien placée de l’attaquant Henri Larnoe. Les Tchécoslovaques fulminent et perdent leur nerf. L’arrière gauche des visiteurs, Steiner, cogne un joueur belge au bas-ventre. L’arbitre l’expulse pour « brutalité » – le carton rouge n’existe pas encore, mais ce n’est pas pour autant que la boxe anglaise est tolérée en compétition. La partie devient folle, relate L’Auto :
« Les Tchèques prirent fait et cause pour leur joueur et une bagarre s’ensuivit. Le public envahit alors le terrain et s’apprêtait à faire un mauvais parti aux Tchèques, lorsque la gendarmerie intervint. Les joueurs tchèques sortirent sous sa protection. »
Après de longs moments de flottement, l’arbitre anglais décrète la partie terminée et les Belges champions. La France, dont les joueurs sont déjà repartis chez eux, ne prend pas part au match de classement, au contraire de l’Espagne. La Roja bat les Pays-Bas en petite finale et hérite de la médaille d’argent après la disqualification de la Tchécoslovaquie. La Belgique est championne olympique et tenante du titre de l’unique grande compétition mondiale de football alors existante.
Titre non reconnu par la FIFA
Près d’un siècle plus tard, faut-il considérer cette victoire comme l’équivalent d’une Coupe du monde, et accorder à la Belgique une étoile honorifique au-dessus de son écusson ? Pour certains observateurs belges, comme le quotidien Le Vif ou le think tank sur le football Die Witte Duivel, il ne fait aucun doute que cette reconnaissance leur est bel et bien due :
« La Belgique a été championne olympique en 1920 aux Jeux d’Anvers. C’était la première fois que le tournoi se jouait avec quinze équipes, dont un pays non européen. La presse internationale avait alors écrit : “les Diables rouges sont la meilleure équipe du monde.” »
Les Belges savent qu’il existe un précédent qui joue en leur faveur. Pour les éditions 1924 et 1928 remportées par l’Uruguay, la FIFA a accepté que la Celeste arbore deux étoiles supplémentaires, en plus de ses Coupes du monde 1930 et 1950, estimant à propos de cette joute olympique qu’il s’agit d’un « tournoi ayant à l’époque valeur de championnat du monde ». Un privilège dont aimeraient bénéficier aussi les Belges.

   


Mais la FIFA ne l’entend pas de cette oreille. Certes, la Fédération internationale reconnaît qu’avec ces JO 1920, « lentement mais sûrement, le tournoi de football se développe ». Mais ce n’est qu’à l’issue de celui-ci que sera élu à la tête de la FIFA Jules Rimet, le Français à l’initiative de la naissance de la Coupe du monde, dont le trophée porte le nom.

   


Comme le relate Slate, un document officiel depuis retiré du site de la puissante Fédération internationale précise que les JO précédant 1924 ne sont pas concernés :
« La FIFA a accepté lors du Congrès de 1924 d’assumer la responsabilité de l’organisation des tournois olympiques de football en ratifiant la proposition suivante : “A condition que les tournois olympiques de football se déroulent selon les règles de la FIFA, cette dernière reconnaît le tournoi comme un championnat du monde de football.” »
Le tournoi de 1920 n’est pas dans ce cas, et avec son final chaotique, il ne rentre particulièrement pas dans les canons d’une compétition encadrée par la FIFA. Cela ne signifie pas que les Diables rouges ne pourront jamais se floquer une étoile au maillot. Mais pour cela, il leur faudra plutôt remporter la Coupe du monde 2018, pour laquelle ils sont encore en lice.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Pour son début de tournée, le chanteur propose une belle relecture de ses mélodies à travers le prisme de ses racines rock.
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Etienne Daho enthousiasme le festival Days-off

Pour son début de tournée, le chanteur propose une belle relecture de ses mélodies à travers le prisme de ses racines rock.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 18h54
    |

                            Stéphane Davet








                        



   


Sirènes d’alerte et rougeoiements de braise posent l’ambiance, avant qu’Etienne Daho et ses cinq musiciens fassent résonner, dans cette pénombre guerrière, le maelström de (trois) guitares, le martèlement de basse et la batterie tribale portant l’envoûtante cavalcade de Les Filles du canyon, titre d’introduction de Blitz, son onzième album (sorti le 17 novembre 2017), et du sixième concert du Blitz Summer Tour, donné le 7 juillet, à la Philharmonie de Paris, dans le cadre du festival Days-Off.
Sans doute parce que ces premières dates cherchent d’abord à capter le large public des rassemblements estivaux, seuls quatre titres de ce fascinant dernier opus figurent, pour l’instant, au répertoire de ce début de tournée. Cela n’empêche pas ce disque de donner le ton de tout le concert, en relisant les chansons passées à travers le prisme des racines rock du dandy rennais.

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Car une des spécificités de Blitz est de nous rappeler que l’icône pop française a aussi été un enfant du rock. On avait eu tendance à l’oublier tant le chanteur avait cherché à fuir, au début des années 1980, les œillères du purisme électrique pour modeler un style se moquant des frontières.
Modèle de la légèreté pop synthétique des « eighties », Le Grand sommeil se pare aujourd’hui d’arpèges « sixties » et d’une batterie dont la résonance évoque les hits de Phil Spector, producteur dont les « girls group » et le « mur du son » figurent parmi les références majeures de Blitz. Tirées elles-aussi de son second album, La Notte La Notte (1984), des chansons comme Sortir ce soir ou Poppy Gene Tierney (plus jouée en concert depuis trois décennies) se zèbrent d’une intensité post-punk.
De fins néons et des éclairages à dominante crépusculaire
Si, lors de précédentes tournées, Daho avait parfois durci son vieux répertoire d’une énergie rock, jamais il n’avait autant plongé ses mélodies dans l’élégance millésimée de ses passions pour la pop des années 1960, le psychédélisme de Syd Barrett ou les tourneries hypnotiques et guitares venimeuses du Velvet Underground et de ses héritiers (Jesus and Mary Chain, My Bloody Valentine…).
Encadrés d’un périmètre de fins néons, baignant dans des éclairages à dominante crépusculaire, de vieux complices comme le batteur Philippe Entressangle, le bassiste Marcelo Giuliani, les guitaristes François Poggio et Mako, et le claviériste-guitariste Jean-Louis Pierot s’adaptent avec une impressionnante cohésion (à l’exception d’un approximatif Epaule Tatoo) à cette esthétique imprégnée des vapeurs enivrantes de Blitz.

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Le groupe peut s’emballer avec entrain -Tombé pour la France, Bleu comme toi (au piano étrangement springsteenien) -, ou creuser des vertiges plus sombres - Réévolution, L’invitation, Des attractions désastres - fusionnant avec la voix d’un Daho souvent mixé façon rock anglais (au même niveau que les instruments) plus que mise en avant façon « chanson française ».
Le parti pris pourrait être frustrant s’il était systématique, mais le chanteur, habillé d’un polo noir laissant deviner une carrure athlétique, sait affirmer à propos sa sensualité vocale et une présence fraternelle entretenant, depuis plus de 30 ans, un rapport affectif immuable avec son public.
« Week-end à Rome », ralenti à la façon d’un vieux slow de la Motown
On se reconnaît dans ses danses, mains en avant semblant caresser ses fans, dans son petit déhanché d’éternel ado. On est touché quand il ouvre son cœur dans le dépouillement vibrant d’un Week-end à Rome, ralenti à la façon d’un vieux slow de la Motown (fondu-enchaîné avec le récent Les Flocons de l’été), dans les miroitements d’une reprise de Gainsbourg, Comme un boomerang, dédié à son interprète originelle, Dani (présente dans la salle, comme Lou Doillon, Emmanuelle Seigner ou la cinéaste Tonie Marshall) ou le romantisme préservé de classiques comme Ouverture ou Le premier jour (du reste de ta vie).
Avant de terminer, en anglais, avec un inédit, Summertime, signé Pierre Emery (leader du groupe Ultra-Orange, fasciné lui aussi par la mythologie du Velvet et des Stooges), Daho a joué en rappel un quatrième titre, Après le Blitz, de son dernier opus. La réussite live de ce morceau de bravoure disco-rock dansant, « léger face au danger », au rythme des tourments du monde, l’incitera, espérons-le, à inclure plus de titres de cet album audacieux dans la seconde partie d’une tournée qui passera, entre autres, à l’Olympia du 27 novembre au 2 décembre.
Concerts : Le 19 juillet, à Arles, festival Les Escales du cargo ; le 20, au Midi festival, à Hyères ; le 22, à Biarritz en été ; le 27, aux Escales de Saint-Nazaire ; le 1er août, au Monte Carlo Sporting Summer Festival, à Monaco ; le 11, au festival d’Erbalunga, à Brando ; le 17, à La Route du Rock, à Saint-Malo.



                            


                        

                        


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Corée du Nord : pas de levée des sanctions avant une « dénucléarisation complète »

Mike Pompeo a affirmé dimanche qu’« il y aura une vérification liée à la dénucléarisation complète ». Pyongyang a dénoncé des méthodes de « gangster ».



Le Monde
 |    07.07.2018 à 17h37
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 08h53
   





                        



   


Les sanctions resteront en place jusqu’à une « dénucléarisation complète et totalement vérifiable », a assuré le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, dimanche 8 juillet, lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion avec ses homologues japonais et sud-coréen à Tokyo.
« Bien que nous soyons encouragés par les progrès de ces pourparlers, ces avancées ne sauraient à elles seules justifier l’assouplissement du régime de sanctions existant », a-t-il précisé. M. Pompeo, qui fait escale dans la capitale japonaise après une visite de deux jours à Pyongyang, a insisté sur l’importance du contrôle de l’achèvement du processus.
Pour le secrétaire d’Etat, il s’agit d’une « dénucléarisation au sens large », englobant toute la gamme d’armes, et « les Nord-Coréens comprennent cela, ils ne l’ont pas contesté ».
« Il y aura une vérification liée à la dénucléarisation complète, c’est ce que le président [Donald] Trump et le président Kim [Jong-un] ont tous deux accepté. »
Des pourparlers « très productifs »
Arrivé vendredi à Pyongyang pour sa troisième visite en Corée du Nord, le secrétaire d’Etat américain a eu plus de huit heures de pourparlers avec Kim Yong-chol, le bras droit du numéro un nord-coréen Kim Jong-un. L’objectif : développer une feuille de route détaillée vers la « dénucléarisation complète » de la péninsule coréenne. C’est ce qui était convenu lors de la rencontre historique de Singapour, le 12 juin, entre le président américain Donald Trump et Kim Jong-un.

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Avant de décoller pour Tokyo, M. Pompeo avait jugé les pourparlers avec Pyongyang « très productifs ». « Ce sont des questions complexes mais nous avons réalisé des progrès sur presque toutes les questions centrales, sur certaines beaucoup de progrès, sur d’autres il y a encore du travail à faire », a-t-il dit aux journalistes.
Les « demandes avides » de Washington
Prenant alors le contre-pied du secrétaire d’Etat, le régime nord-coréen a exprimé sa déception par la voie de l’agence officielle nord-coréenne KCNA : « Les Etats-Unis commettent une erreur fatale s’ils considèrent que la République populaire démocratique de Corée se doit d’accepter (…) des demandes qui reflètent leur état d’esprit de gangster. »
Selon le régime, la partie américaine a violé l’esprit de l’accord conclu le 12 juin à Singapour entre les dirigeants américain Donald Trump et nord-coréen Kim Jong-un. Le ministère a dénoncé des « demandes unilatérales et avides » et une attitude « extrêmement regrettable » des Américains pendant les discussions.
Selon les propos d’un porte-parole du ministère des affaires étrangères cité par l’agence de presse officielle KCNA, les résultats des pourparlers avec la délégation américaine sont « très préoccupants », la Corée du Nord accusant Washington d’insister sur une dénucléarisation, complète, vérifiable et irréversible (DCVI) unilatérale.

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« Nous étions partis du principe que la partie américaine allait venir avec une idée constructive, en pensant que nous pourrions en tirer quelque chose en retour, a dit le porte-parole. Mais, après ces discussions à haut niveau, la confiance entre la République populaire démocratique de Corée et les Etats-Unis est confrontée à une situation dangereuse, où notre volonté d’arriver à une dénucléarisation, qui a été ferme et solide, pourrait s’émousser. » La « manière la plus rapide » d’aboutir à une péninsule coréenne dénucléarisée est d’avoir recours à une approche progressive, au cours de laquelle les deux parties avancent en même temps, a poursuivi le porte-parole.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ En matière de développement urbain, la capitale finlandaise a trouvé sa voie entre le tout-technologique et le tout-participatif.
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A Helsinki, la smart city à hauteur de citoyen

En matière de développement urbain, la capitale finlandaise a trouvé sa voie entre le tout-technologique et le tout-participatif.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 06h31
    |

            Grégoire Allix (Helsinki, envoyé spécial)








                        



   


Cernés par les eaux calmes du golfe de Finlande, des immeubles de brique à l’architecture sagement contemporaine s’élèvent bloc après bloc dans un ciel de grues sur l’ancien port de Sörnäinen. Le quartier de Kalasatama (« port de ­pêche » en finnois) est l’un des principaux développements urbains d’Helsinki. Rien de futuriste à première vue, pourtant cette opération de 175 hectares est l’une des plus intéressantes tentatives, en Europe, de donner corps au nébuleux concept de smart city. « Nous avons choisi Kalasatama comme terrain d’expérimentations, une plate-forme de coopération et d’innovation pour la ville, les ­acteurs économiques et les ­citoyens, explique Anni Sinnemäki, l’adjointe (écologiste) au maire d’Helsinki chargée de l’urbanisme. Les innovations qui fonctionnent à Kalasatama, nous les propagerons ailleurs. »
La capitale finlandaise doit résoudre une ­délicate équation : la municipalité s’est fixé en septembre 2017 l’objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2035, alors même que sa population devrait bondir de 640 000 résidents aujourd’hui à 780 000 d’ici là. « Nous voulons construire des logements pour tout le monde, mais pour atteindre nos objectifs ­climatiques nous devons penser en termes de smart city, en prêtant attention à l’aspect social et pas seulement à l’innovation technologique », complète Anni Sinnemäki.
« Partenariat public-privé-population »
Le district convoque l’artillerie lourde de la ville durable. Kalasatama est desservi par le métro, et plusieurs lignes de tramway sont à l’étude. Tous les bâtiments ont l’obligation de se connecter au réseau urbain de chauffage et de climatisation alimenté par d’énormes pompes à chaleur récupérant l’énergie des eaux usées de la ville. La centrale souterraine de ­Katri Vala, enfouie dans une caverne creusée dans la roche à deux pas de Kalasatama, est la plus grande du genre au monde. Les constructions doivent aussi intégrer un smart grid ­ (« réseau intelligent »), qui va ­mutualiser l’électricité produite et consommée par le ­million de mètres carrés de logements et les 390 000 m2 de bureaux. Les exigences d’efficacité énergétique sont drastiques, les bâtiments doivent produire 30 % de leur énergie dès cette année et monter rapidement en puissance : Kalasatama veut afficher un bilan énergétique neutre en 2030, quand 25 000 habitants et 10 000 salariés peupleront le quartier…
Mais le plus intéressant n’est pas là. « Nous ne voulons pas juste faire des économies d’énergie : nous voulons nous centrer sur ­l’humain, la qualité de vie, les usages, créer un esprit de communauté », explique Veera ­Mustonen. La jeune femme travaille pour le Forum Virium, le département d’innovation de la ville ­d’Helsinki, une cellule de 35 personnes mise en place par la municipalité pour accélérer la mise en œuvre de la smart city. « C’est un partenariat public-privé-population : nous sommes là pour accompagner les grands groupes, les start-up, faciliter leurs expérimentations, les mettre en relation avec les services de la Ville, les centres de recherche, mais en ­incluant toujours les citoyens, qui sont ­cocréateurs et testeurs de toutes les innovations », ­explique-t-elle.
« Des villes comme Copenhague ont mis en place une grosse plate-forme de données sans réfléchir aux usages, c’est un échec » Veera Mustonen, Forum Virium
L’idée directrice : la smart city doit faire ­gagner une heure par jour à chacun. « Quand des entreprises viennent nous voir avec une idée ou un produit, on leur demande toujours comment cela va libérer du temps aux gens », explique Veera Mustonen. Kalasatama veut ainsi incarner une « troisième voie » de la smart city, entre le tout-technologique – capteurs et Big Brother – et le « tout-baratin », sans action sur le terrain. « Des villes comme Copenhague ont mis en place une grosse plate-forme de données sans réfléchir aux usages, c’est un échec », estime Veera Mustonen.

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Pour garantir l’utilité sociale des innovations, les habitants sont mis à contribution. Trois mille personnes vivent déjà à Kalasatama, 2 000 de plus les rejoindront dans ­l’année qui vient. Le Forum Virium multiplie les ateliers entre tous les acteurs pour faire remonter idées et réactions. Un millier ­d’habitants ont déjà pris part à une vingtaine de programmes pilotes depuis deux ans, pour tester en conditions réelles des solutions proposées par des start-up : application de pilotage de l’énergie, plate-forme de partage de la nourriture pour éviter le gaspillage, application de coaching sportif, autopartage de véhicules électriques, bague connectée pour surveiller la tension… tous les sujets sont possibles. « La participation des habitants, c’est aussi un enjeu d’éducation à la ­citoyenneté et à la démocratie, c’est important pour le fonctionnement futur du quartier et de la ville », défend Veera Mustonen.
Esprit de communauté
Cette place laissée aux citoyens s’invite ­jusque dans le programme de construction. Chaque bloc mêle tous les types de logements autour de cœurs d’îlots dont les jardins et jeux d’enfants sont ouverts à tous, loin de la passion française pour les grilles et les clôtures. Surtout, la ville soustrait une partie des parcelles à l’appétit des promoteurs et les ­réserve à des coopératives d’habitants pour qu’ils y conçoivent et bâtissent leur propre projet. Une demi-douzaine d’entre eux sont déjà construits ou à l’étude, poussant parfois loin l’esprit de communauté. Marjut Helminem peut en témoigner. Cette ancienne journaliste et toujours écrivaine vit depuis 2015 dans la résidence pour personnes âgées Kotisatama, entièrement conçue par les quelque 80 résidents de ses 63 appartements.
« Nous avons travaillé pendant quatre ans à définir les espaces communs et les appartements avec un architecte, raconte-t-elle. Ici, il n’y a pas de directeur ni d’employés, ce n’est pas une maison de retraite ! » Les habitants, organisés en équipes, font tout eux-mêmes à tour de rôle : préparer les repas pour tout le monde dans une cuisine professionnelle, ­entretenir et nettoyer les parties communes : le réfectoire, une grande bibliothèque, des bureaux partagés, une buanderie collective, une chambre d’hôtes, sans oublier, sur le toit, des salons, des terrasses et les incontournables saunas. « C’est beaucoup de travail, ­beaucoup de discussions parfois frustrantes pour aboutir à des décisions collectives, mais c’est aussi très chouette de s’investir et de ­continuer à apprendre des choses », apprécie Mme Helminem.
Economie du partage
Connectés au quartier par un écran numérique et des tablettes partagées, les résidents de Kotisatama prennent part aux expérimentations de Kalasatama. Comme les patients et les médecins du centre de santé ultramoderne ouvert en février. Comme aussi les parents de l’école voisine, dont les méthodes pédagogiques innovantes attirent des visiteurs du monde entier et qui s’impose, avec son architecture colorée, comme le cœur du quartier. Le président du conseil de l’école, ­Juhana Harju, consultant en affaires publiques, dirige aussi l’association des résidents de Kalasatama. « Les associations de parents et d’habitants sont essentielles pour créer un ­esprit de communauté et participer à la ­conception du quartier, estime-t-il. La smart city, ça doit être des services intégrés à la vie de tous les jours, ça ne doit pas être intrusif et ne pas demander trop d’apprentissage, la technologie doit rester en arrière-plan. »

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Parmi ces services à haute valeur d’usage et à technologie discrète, la municipalité veut généraliser à Kalasatama une économie du partage appliquée aux espaces, publics comme privés, grâce à des systèmes de clés numériques et des applications sur smartphone : tous les parkings sont accessibles à des utilisateurs non résidents pour accueillir des places mutualisées et des véhicules électriques partagés ; des immeubles résidentiels comportent en rez-de-chaussée des espaces de coworking, des cuisines communes, des salles polyvalentes qu’il est possible de réserver et louer, pour une heure ou à la journée. Le système pourrait être étendu aux équipements publics, comme l’école, en dehors des heures de cours. « On a pris l’habitude de résoudre tous les problèmes en faisant couler du béton, mais en réalité il faut penser en termes de besoins et de services, donc de partage », défend Juhana Harju.
De béton, Kalasatama ne manquera pas. ­Volontairement dense, le district voit s’élever jour après jour le tout premier gratte-ciel d’Helsinki. Au total, huit tours de 20 à 37 étages doivent pousser au-dessus d’un gros centre commercial attendu en septembre, un ­ensemble qui a provoqué de vifs débats dans la capitale. « Les gratte-ciel sont en dehors du centre historique, et il y aura assez d’habitants à Kalasatama pour faire cohabiter un centre commercial et des rues animées », assure Anni Sinnemäki à l’hôtel de ville. Même à Helsinki, la smart city reste un compromis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Les armées de l’OTAN tirent les leçons des combats blindés en Ukraine, en Syrie et au Yémen. Ils se modernisent et semblent plus que jamais avoir leur place dans les conflits futurs.
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Sur le champ de bataille, le char d’assaut contre-attaque

Les armées de l’OTAN tirent les leçons des combats blindés en Ukraine, en Syrie et au Yémen. Ils se modernisent et semblent plus que jamais avoir leur place dans les conflits futurs.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
08.07.2018 à 17h33
    |

            Nathalie Guibert (Grafenwohr (Allemagne) envoyée spéciale)








                        



                                


                            

« Davaï ! Davaï ! » (« Allez ! Allez ! ») Sous les hurlements de leurs camarades, les tankistes polonais achèvent en titubant leur tour de stade pour l’épreuve du relais, un obus-flèche pour la perforation des blindages sur l’épaule droite, une caisse de munitions dans la main gauche. Quatre soldats américains survitaminés enchaînent, un morceau de chenille en acier de cinquante kilos sur le dos. Bienvenue au Strong Europe Tank Challenge 2018, la compétition de chars d’assaut du XXIe siècle.
Sur le camp militaire américain de Grafenwöhr, au cœur de la forêt bavaroise, en Allemagne, huit armées se sont affrontées amicalement une semaine durant, début juin. Allemagne, Autriche, Etats-Unis, France, Pologne, Royaume-Uni, Suède et Ukraine ont engagé leurs meilleurs équipages de chars de combat pour ces jeux romains à la mode blindée : séances de tir au canon de 120 mm, parcours « explosifs improvisés » en colonne, conduite aveugle avec tous les épiscopes obstrués, épreuves de « sport »…

Allemagne, Autriche, Etats-Unis, France, Pologne, Royaume-Uni, Suède et Ukraine ont engagé leurs meilleurs équipages de chars de combat pour ces jeux romains à la mode blindée
L’esprit du char d’assaut plane sur ­Grafenwöhr, une ancienne base de l’Afrikakorps de Rommel, bombardée en avril 1945 par les Alliés et aussitôt occupée par la division blindée de la 3e armée du général Patton. Sur des routes parfaites, entre bois, logements militaires et fast-foods, les mastodontes fumants ont leur voie réservée, croisant les voitures civiles de la base avec un cliquetis métallique. Le Tank Challenge s’est tenu durant toute la guerre froide jusqu’à la chute de l’URSS, en 1991. La compétition était à l’époque labellisée par l’OTAN. Elle a été relancée en 2016 par les Etats-Unis. L’événement s’est ainsi inscrit dans la réaction des Occidentaux à l’annexion illégale de la Crimée par la Russie en 2014. Le maître d’œuvre, le Centre d’entraînement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le groupe Ponant va lancer en 2021 un paquebot de croisière brise-glace fonctionnant au gaz naturel liquéfié. Une première dans le secteur.
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Un paquebot de luxe qui carbure au gaz

Le groupe Ponant va lancer en 2021 un paquebot de croisière brise-glace fonctionnant au gaz naturel liquéfié. Une première dans le secteur.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 18h00
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


Peut-on partir en croisière au pôle Nord sans (trop) polluer ? Le secteur du transport maritime, responsable de 3 % des émissions mondiales de CO2, est régulièrement critiqué pour son utilisation extensive de fioul lourd, très polluant.
Pour faire face à ce défi, l’organisateur de croisières de luxe Ponant a décidé de lancer un navire fonctionnant au gaz naturel liquéfié (GNL), utilisant une technologie proposée par le groupe français GTT, a annoncé ce dernier, mardi 3 juillet. Le luxueux paquebot sera équipé de deux réservoirs transportant du gaz refroidi à –160 degrés Celsius, qui sera utilisé comme carburant.
Ce navire, qui doit être livré en 2021, sera le premier brise-glace de croisière hybride électrique propulsé au GNL. Le Ponant Icebreaker n’est pas un vulgaire ferry : il sera équipé de 135 cabines de luxe et de deux hélicoptères, de quoi ravir des passagers qui paient entre 4 000 et 8 000 euros par personne, selon les voyages. Il sera construit par le chantier norvégien Vard et devrait proposer de se rendre dans des destinations polaires comme la mer de Weddell, la mer de Ross ou encore l’île de Pierre-Ier.
Un secteur exempté de l’accord de Paris
L’enjeu est d’importance pour le transport maritime. Si rien n’est fait, ce secteur pourrait représenter plus de 17 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050. Or, tout comme le secteur aérien, le transport maritime international est exempté de l’accord de Paris sur le climat du fait de son caractère transnational.
Outre ses émissions de CO2, le secteur est aussi responsable d’émissions de particules et de dioxyde de soufre plusieurs fois équivalentes à celles du parc automobile mondial.
Un accord trouvé par l’Organisation maritime internationale (OMI) en avril 2018, dans la foulée de l’accord de Paris, dessine une trajectoire de réduction des émissions du secteur de moitié d’ici à la moitié du siècle. Mais il stipule aussi clairement l’interdiction totale du fioul lourd dans l’Arctique à partir de 2021.
Difficultés logistiques pour le ravitaillement
« Quand vous allez au pôle Nord, il vous faut un bateau propre, la technologie hybride permet de fonctionner sur batteries lorsque vous y êtes et de circuler le reste du temps au GNL », détaille Philippe Berterottière, le PDG de GTT. L’usage de GNL permet de supprimer les émissions de soufre et de particules fines, de réduire de 80 % le NOx (oxyde de carbone) et de 20 % celles de CO2.
L’armateur CMA CGM avait déjà passé, à l’automne 2017, une commande de neuf immenses porte-conteneurs fonctionnant au GNL. Cette utilisation progressive du gaz comme substitut au pétrole dans le transport maritime aiguise les appétits de certains groupes pétroliers, comme le français Total, récemment devenu numéro deux mondial après avoir racheté une partie des actifs d’Engie.
Mais ce transfert progressif du pétrole vers le gaz souffre encore de difficultés logistiques. Peu de ports sont équipés pour assurer l’avitaillement en GNL des navires, ce qui freine certains armateurs. Plusieurs grandes villes méditerranéennes, comme Marseille, Venise ou Barcelone, se plaignent régulièrement des navires de croisière qui font fonctionner leur moteur et dégagent des fumées polluantes et pourraient être intéressées à accompagner le développement de la filière.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Plus de la moitié des eaux de surface des Etats membres ne respectent pas les normes européennes de qualité environnementale.
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Les lacs et rivières d’Europe sont en mauvais état écologique

Plus de la moitié des eaux de surface des Etats membres ne respectent pas les normes européennes de qualité environnementale.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 16h58
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 06h42
    |

                            Aline Nippert








                        


L’été est là, l’été est chaud. Mais sommes-nous condamnés à une baignade dans un lac enrichi aux métaux lourds, comme le mercure ou le cadmium ? L’Agence européenne pour l’environnement (AEE) établit en effet un bilan inquiétant de la qualité des eaux dans l’Union européenne (UE). Seules 40 % des eaux superficielles – lacs, rivières, estuaires, eaux côtières et souterraines – sont en « bon état écologique ».
Malgré des progrès réalisés au cours des dernières décennies en Europe, de nombreux plans d’eau et même des aquifères restent victimes de la pollution, des barrages et de la surexploitation qui « représentent toujours des menaces majeures pour leur santé à long terme », prévient l’AEE.
« La grande majorité des masses d’eau européennes ne parviennent toujours pas à atteindre l’objectif minimum de “bon état” » fixé par la directive-cadre sur l’eau de 2000, précise l’agence. Cette directive imposait aux Etats membres d’atteindre le « bon état », aussi bien pour les eaux souterraines que celles de surface, à l’horizon 2015.

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On en est loin selon l’étude de l’AEE qui couvre la période 2010 à 2015 et analyse les données de vingt-cinq Etats de l’UE. Diagnostic : 40 % seulement de ces eaux superficielles sont en « bon » ou « très bon » état écologique et seules 38 % en « bon » ou « très bon » état chimique. Autrement dit : plus de la moitié des eaux de surface européennes sont de mauvaise qualité.
Pesticides et mercure
L’état écologique d’une masse d’eau est évalué non seulement en fonction de ses caractéristiques physico-chimiques, mais aussi hydromorphologiques (état des débits, profondeur et largeur de l’étendue d’eau, etc.), et il intègre également l’estimation de sa richesse biologique (populations de poissons, plantes aquatiques et autres macro-invertébrés).
L’étude évoque trois raisons majeures expliquant ces mauvais résultats : les interventions humaines qui modifient le fonctionnement naturel des cours d’eau sont mises en cause à hauteur de 40 %. Viennent ensuite les sources de pollutions diffuses qui comptent pour 38 % ; à ce sujet, l’AEE met clairement en cause les pratiques agricoles, désignant en particulier l’usage massif des pesticides. Enfin, les polluants atmosphériques font également partie des grands responsables, à hauteur de 38 %. Le mercure est l’élément chimique principal mis en cause.

   


« Si l’on décidait de ne pas prendre en compte le mercure ainsi que les autres substances prioritaires [les produits chimiques bromés, les tributylétains et certains hydrocarbures aromatiques polycycliques] dans nos estimations, seules 3 % des eaux de surface n’atteindraient pas un bon état chimique », précise le rapport.
Présents dans de nombreux objets du quotidien (thermomètres, batteries, plombages dentaires), les dépôts atmosphériques de ce métal lourd proviennent à 60 % de pollution naturelle en Europe, parfois due à des événements très anciens. Les volcans sont ainsi, lorsqu’ils se réveillent, de puissants cracheurs de mercure.

   


Des eaux souterraines mieux préservées
Provenant de l’infiltration des pluies dans le sol, les ressources souterraines sont essentielles : elles fournissent plus de la moitié de l’eau potable en Europe. L’étude de l’AEE rapporte que 74 % de ces masses d’eau respectent les valeurs fixées par la directive-cadre. Elles sont alors dites en « bon état chimique ». Et 90 % d’entre elles sont en « bon état quantitatif », c’est-à-dire que les volumes puisés dans la nappe souterraine pour répondre aux besoins des humains ne dépassent pas la capacité de renouvellement de celle-ci.
Des résultats encourageants, mais à nuancer. Car les 24 % des nappes souterraines en « mauvais état chimique » resteront polluées pour des années, voire des décennies, en raison de la lente décomposition de ces polluants.
Les nitrates et les produits phytosanitaires provenant de l’agriculture dite « conventionnelle » sont la principale cause de contamination des eaux souterraines. Au total, vingt-quatre Etats sur vingt-cinq ont décelé la présence de nitrates dans leurs eaux souterraines.

   


L’UE reste optimiste
Le commissaire européen à l’environnement, le Maltais Karmenu Vella, souligne les améliorations progressives de la qualité de l’eau douce « grâce à la mise en œuvre de la législation européenne ». Tout en ayant bien conscience qu’« il reste encore beaucoup à faire avant que tous les lacs, rivières, eaux côtières et masses d’eau souterraines soient en bon état ».
La dernière échéance que l’UE s’est donnée pour réaliser les objectifs de la directive-cadre sur l’eau est désormais repoussée à 2027.

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