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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ La question soulevée par le journal « Libération » sur la diversité des profils au sein de sa rédaction met en lumière l’homogénéité de toute la profession, estime la chercheuse Marion Dalibert.
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Diversité dans les médias : « Il faut s’interroger sur la division genrée et raciale du travail journalistique »

La question soulevée par le journal « Libération » sur la diversité des profils au sein de sa rédaction met en lumière l’homogénéité de toute la profession, estime la chercheuse Marion Dalibert.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 20h57
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 03h01
    |

                            Simon Auffret








                        


Il n’existe, à ce jour, qu’une seule étude statistique sur la diversité ethnique et sociale des journalistes. Menée en 2009 par la commission « Médias et diversités » mise sur pied par le ministère de la culture, elle rencontra d’ailleurs un relatif échec : sur 117 entreprises de presse contactées, seules 40 avaient répondu aux questions. Le taux de réponse le plus faible est venu de la presse écrite (20 %), bien loin derrière la télévision (42 %) et la radio (78 %), plus actives sur le sujet depuis le début des années 2000.

        Lire aussi, en 2010 :
         

          Les médias ne sont toujours pas le reflet de la société française



La quasi-absence de débat public concernant la diversité des profils dans les rédactions de presse écrite rend la démarche de Libération, le 3 juillet, tout à fait inédite. Un journaliste y a raconté, dans un article intitulé « La rédaction de “Libé” est-elle “blanche” ? », les discussions internes au journal sur le recrutement de journalistes issus des « minorités visibles », en réaction notamment à une photo de l’équipe publiée en 2015.
Si l’initiative est nouvelle, le sujet est depuis plusieurs années couvert par les chercheurs : Marion Dalibert, maître de conférences à l’université de Lille, spécialisée dans les médias et l’accès à l’espace public des minorités et des mouvements sociaux, s’y est notamment intéressée.
L’homogénéité des profils ethniques et sociaux dans la profession journalistique est-elle, aujourd’hui, avérée ?
Les différents travaux menés en sociologie du journalisme mettent en avant que, depuis les années 1980, la profession a changé. Elle s’est notamment rajeunie et féminisée et les titulaires de la carte de presse sont aujourd’hui beaucoup plus diplômés qu’auparavant.
En revanche, comme les statistiques ethnoraciales ne sont pas autorisées en France, on ne dispose pas de données permettant de mesurer précisément l’homogénéité ou non des rédactions selon ce critère, même si on peut faire l’hypothèse que celles-ci sont majoritairement « blanches » vu que les rapports de classe s’articulent à la dimension ethnoraciale.
Les questions de l’accès au métier et de la formation sont régulièrement citées comme les raisons majeures de ce manque de diversité. Est-ce bien là que se situe le problème ?
Effectivement, les rédactions prestigieuses embauchent avant tout des journalistes qui sortent des grandes écoles dont l’accès par concours est significatif d’inégalités sociales. D’ailleurs, la critique du « manque de diversité » au sein des rédactions n’est pas nouvelle – elle sera même formulée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel dès la fin des années 1990 et trouvera une visibilité médiatique importante lors des émeutes de novembre 2005.
Les chercheurs ont aussi montré comment les écoles de journalisme ont été invitées à mettre en place, par exemple, des classes préparatoires aux concours à destination d’étudiants boursiers pour développer l’hétérogénéité des rédactions.
La question de la diversité dans les rédactions est posée depuis plusieurs années à la télévision et à la radio, mais assez peu en presse écrite. Qu’est-ce qui explique ce décalage ? 
Les démarches pour plus de « diversité » ont effectivement été plus importantes dans le secteur audiovisuel, grâce au CSA qui interroge depuis 1999, avec son « baromètre de la diversité », la différence de représentation entre « blancs » et « non-blancs » à la télévision. Le CSA a également participé à modifier le cahier des charges des chaînes publiques de télévision en 1999, et celui des chaînes privées en 2005, afin que celles-ci soient plus représentatives de la société française. 
Les enjeux autour de la représentation des minorités ethnoraciales dans les médias se sont donc centrés dès le départ sur la télévision et, effectivement, plus sur la présence à l’antenne ou sur les écrans que dans les rédactions elles-mêmes.
Cette focalisation sur la télévision vient aussi du fait que ce média fait l’objet d’un nombre important de critiques. Dans les années 1990, on lui a beaucoup reproché la manière dont elle représentait la banlieue et ses habitants par exemple. Ces critiques ont poussé les journalistes et autres producteurs de contenus à se remettre en question. La presse écrite est moins critiquée, notamment parce qu’elle est considérée comme beaucoup plus analytique et moins « divertissante » que la télévision. Culturellement, l’écrit bénéficie d’une légitimité sociale beaucoup plus forte que l’image.

        Lire aussi :
         

                "Les médias ont un retard phénoménal sur la manière dont on doit traiter les banlieues"



Dans ce débat, les arguments de diversité « sociale » et diversité « ethnoraciale » sont souvent utilisés en même temps. Ce recoupement a-t-il une pertinence sociologique ? 
En France, on interroge souvent les rapports de pouvoir à l’aune de la classe sociale, c’est-à-dire dans leur dimension économique, et moins sur des critères liés à « l’identité » comme le genre, l’attribut ethnoracial, la religion, l’âge… Cette façon de voir provient du fait que nous sommes dans un système politique républicain, qui refuse de reconnaître l’existence de groupes sociaux en son sein, de peur que ces groupes formulent des revendications et que la réponse collective à ces revendications soit discriminante à l’égard des autres groupes.
Pour garantir l’égalité, l’échelle d’action de la République est toujours individuelle et non pas collective. C’est d’ailleurs en partie pour cela que les statistiques ethnoraciales ne sont pas autorisées en France, car elles participeraient à reconnaître l’existence des groupes « blancs » et « non-blancs ». Or, prendre uniquement en compte la classe sociale empêche de comprendre que les inégalités économiques sont articulées à d’autres rapports de pouvoir, et notamment au racisme et au sexisme.
Ainsi, même s’il est tout à fait salutaire que les rédactions travaillent à être plus représentatives de la société, les réflexions doivent aller au-delà de critères purement quantitatifs. Il faut s’interroger aussi sur la division genrée et raciale du travail journalistique : qui est chef de rubrique ? Quels sont les journalistes qui composent les rubriques « International », prestigieuse, ou « Vie pratique », moins valorisée ? Ou encore qui a le plus la parole dans les conférences de rédaction ? Les rapports de pouvoir se manifestent en effet de multiples façons, qu’il faut aussi interroger et prendre en compte.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Libre-penseuse, féministe avant l’heure et socialiste par conviction, George Sand (1804-1876) ne peut être réduite à ses amours tumultueuses avec Musset et Chopin, ou à la « bonne dame de Nohant ». Les extraits proposés dans ce hors-série permettent de prendre la mesure d’une œuvre considérable, accompagnés d’un entretien avec Michelle Perrot, de critiques et d’hommages, signés Baudelaire, Flaubert ou Sagan…
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George Sand, la libre-penseuse

Libre-penseuse, féministe avant l’heure et socialiste par conviction, George Sand (1804-1876) ne peut être réduite à ses amours tumultueuses avec Musset et Chopin, ou à la « bonne dame de Nohant ». Les extraits proposés dans ce hors-série permettent de prendre la mesure d’une œuvre considérable, accompagnés d’un entretien avec Michelle Perrot, de critiques et d’hommages, signés Baudelaire, Flaubert ou Sagan…



Le Monde
 |    06.07.2018 à 15h15
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 16h38
    |

Martine Reid (Professeure à l’université de Lille)







                        



   


Née à Paris en 1804, Aurore Dupin, devenue « George Sand » à l’occasion de la publication de son premier roman, Indiana, en 1832, n’est plus aujourd’hui réduite à ses amours tumultueuses ou à quelque image de « bonne dame » que le temps aurait assagie. Son œuvre ne se trouve plus limitée aux romans champêtres et leur lecture réservée aux enfants. Le temps a débarrassé l’œuvre et la vie des attaques et caricatures innombrables dont elles ont longtemps fait l’objet.
Comme Victor Hugo, George Sand occupe la scène littéraire pendant près d’un demi-siècle.
Comme lui, au nom de l’égalité, elle prend la défense du peuple, des paysans surtout, et affiche toute sa vie de fortes convictions socialistes et républicaines. L’œuvre qu’elle laisse est considérable : plus de soixante-dix romans, des contes et des nouvelles en nombre, une autobiographie monumentale, une vingtaine de pièces de théâtre, des essais, des récits de voyages, des centaines d’articles publiés dans les grands journaux et revues auxquels s’ajoute une correspondance comptant près de vingt-cinq mille lettres.
« Génie narratif »
Au-delà de sa grande inventivité formelle, l’ensemble témoigne d’une remarquable attention aux questions esthétiques, politiques, philosophiques et religieuses, à l’apport des Lumières et de la Révolution, au monde rural et à ses spécificités berrichonnes au moment où se développe l’intérêt pour le folklore, à la condition des femmes, enfin, que le code civil de 1804 a privées des droits civils et politiques.
Balzac, Musset, Delphine de Girardin, Marie d’Agoult, Hugo et Sainte-Beuve reconnaissent à George Sand ce « génie narratif » que Flaubert et Taine salueront plus tard. Tocqueville voit en elle « une manière d’homme politique » quand elle soutient activement la révolution de 1848 puis s’oppose à l’empire.
Quand elle meurt à Nohant, en 1876, Flaubert confie : « Il fallait la connaître comme je l’ai connue pour savoir tout ce qu’il y avait de féminin dans ce grand homme, l’immensité de tendresse qui se trouvait dans ce génie », tandis que Victor Hugo déclare : « Dans ce siècle qui a pour loi d’achever la Révolution française et de commencer la révolution humaine, l’égalité des sexes faisant partie de l’égalité des hommes, une grande femme était nécessaire. »
Le hors-série du Monde qui lui est consacré propose un portrait, signé Martine Reid, des extraits de l’œuvre de l’écrivain, un entretien avec l’historienne Michelle Perrot, des critiques de son œuvre et des hommages d’auteurs contemporains (Baudelaire, Barbey d’Aurevilly, Proudhon, Musset, Flaubert, etc.), ou modernes (Simone de Beauvoir, Julien Gracq, Françoise Sagan, etc.)…
Martine Reid est spécialiste de littérature du XIXe siècle et des auteures. Elle a consacré deux ouvrages à George Sand, dont une biographie (Signer Sand. L’œuvre et le nom, Belin, 2003 ; George Sand, Gallimard, Folio biographie, 2013). Elle a réédité plusieurs de ses romans et nouvelles, ainsi qu’Histoire de ma vie (Gallimard/Quarto, 2004).
« George Sand. L’insoumise », un hors-série du Monde, 124 p., 8,50 euros. En vente en kiosque ou sur la boutique du monde.fr.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Pendant son long protectorat (1863-1953), la France, avec son Ecole française d’Extrême-Orient présente à Angkor dès 1907, a contribué à dégager et à restaurer les temples de l’ancienne capitale de l’empire khmer, sujet du dernier hors-série du « Monde ».
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Angkor, passion française

Pendant son long protectorat (1863-1953), la France, avec son Ecole française d’Extrême-Orient présente à Angkor dès 1907, a contribué à dégager et à restaurer les temples de l’ancienne capitale de l’empire khmer, sujet du dernier hors-série du « Monde ».



Le Monde
 |    06.07.2018 à 14h50
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 16h37
    |

            Michel Lefebvre et 
Florence Evin








                        



                                


                            

Hors-série. D’Henri Mouhot à Louis Delaporte, de Pierre Loti à André Malraux, Angkor est une passion française. Le premier, le « découvreur », s’exclamait : « Quel est ce Michel-Ange de l’Orient qui a conçu ces merveilles ? » Le deuxième en a rapporté des moulages et des œuvres qui peuplent le merveilleux Musée Guimet à Paris. Le troisième a trouvé les mots les plus émouvants pour décrire le temple du Bayon : « La forêt l’enlace étroitement de toute part, l’étouffe et le broie (…). Voici les portes ; des racines, comme de vieilles chevelures les drapent de mille franges. »
Le dernier, futur grand écrivain, a été tellement enthousiasmé qu’il a voulu rapporter des souvenirs, quelques statues. Tour à tour, explorateurs, archéologues, écrivains sont revenus d’Angkor fascinés. Et même le général de Gaulle clamait son amour pour le Cambodge, sur place, en 1966, en déclarant avec son emphase inimitable : « L’amitié, la confiance ! Oui ! Entre le Cambodge et la France, quelle que soit la diversité des origines et des latitudes, que d’affinités, en effet ! »
Le Cambodge a subi un étrange colonialisme aussi bien prédateur que protecteur. Pendant ce long protectorat (1863-1953), la France, avec son Ecole française d’Extrême-Orient présente à Angkor dès 1907, a contribué à dégager et à restaurer les temples de l’emprise de la forêt qui avait repris ses droits durant quatre siècles sur l’ancienne capitale de l’empire khmer. Après la parenthèse tragique de la barbarie des Khmers rouges dans la région (1972-1992), le site de nouveau abandonné, et miné, ne commencera à renaître qu’avec son classement sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco, pour sa valeur universelle exceptionnelle.
400 kilomètres carrés
Désormais, aux côtés des Cambodgiens, la France n’est plus seule pour la sauvegarde des 400 kilomètres carrés du site monumental d’Angkor. Dans le cadre du Comité international...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Malgré sa suspension, le directeur du service des sports du groupe Canal+ assure au « Monde » que la chaîne continuera de diffuser les prochains combats du boxeur.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Boxe : Canal+ reste « aux côtés » de Tony Yoka

Malgré sa suspension, le directeur du service des sports du groupe Canal+ assure au « Monde » que la chaîne continuera de diffuser les prochains combats du boxeur.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 19h42
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 11h03
    |

            Mustapha Kessous








                        



   


Il se dit « triste ». Thierry Cheleman, le directeur du service des sports du groupe Canal+, assure au Monde « avoir de la peine » pour le boxeur Tony Yoka, qui a été condamné, jeudi 5 juillet, à une suspension d’un an ferme par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), pour avoir manqué trois contrôles inopinés en moins de douze mois. Depuis le 2 juin 2017, la chaîne cryptée retransmet les combats du poids lourd, titré aux Jeux de Rio, qui doivent le mener, en moins de quatre ans, selon lui, au titre mondial. Mais « La conquête », comme elle est scénarisée par Canal+, vient subitement de s’arrêter.

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                Boxe : Tony Yoka suspendu un an ferme pour ses infractions aux règles antidopage



« Pour l’avoir vu lors de ses entraînements à San Francisco, je sais les efforts considérables qu’il fait pour atteindre son objectif, celui d’être champion du monde, explique M. Cheleman. C’est un coup de frein à sa carrière pour des négligences administratives. Mais le professionnalisme passe aussi par l’administratif. » Mais pas question pour autant de tourner le dos au champion olympique. « Canal » ne croît pas que son jeune prodige de 26 ans se soit dopé et affirme clairement un soutien sans faille au boxeur. « Le groupe est à ses côtés lors des victoires, et dans des moments difficiles, aussi, informe-t-il. Je suis convaincu qu’il reviendra plus fort. » Il n’est pas prévu de diffuser des combats de Yoka si ce dernier devait boxer à l’étranger, notamment aux Etats-Unis, pour éventuellement contourner sa suspension. « Ce n’est pas dans ses attentions », précise Thierry Cheleman.
« Le prochain combat de Tony Yoka sera sur Canal+ »
Ainsi, il n’y a aucune raison, pour le patron des sports, de casser le contrat avec le professionnel même après une lourde condamnation pour manquements aux régles de lutte contre le dopage. « Le prochain combat de Tony Yoka sera sur Canal+, fût-il dans un an », affirme-t-il. Avec Yoka, Canal+ a souhaité faire renaître la boxe en France, qui n’intéressait plus aucun diffuseur et voulait faire de cette discipline « un des points de développement » du groupe comme le sont déjà le Top 14 et la formule 1. Pour cela, la chaîne cryptée n’a pas lésiné sur les moyens. Signer avec la star montante des rings était vital : la chaîne de Vincent Bolloré avait réussi à chiper la nouvelle star des athlètes tricolores à SFR Sport en surenchérissant, selon nos informations, de quelque 1,5 million d’euros sur l’offre initiale déjà conséquente (1 million d’euros à la signature du contrat et 250 000 euros par combat).
Canal+ va devoir se passer de quatre réunions de boxe et de sa tête de gondole qui attire, un soir de gala, plus de 400 000 téléspectateurs « Rien n’est encore fixé », dit son patron des sports en cherchant à rassurer. Quoi qu’il en soit, c’est un nouveau coup dur pour la chaîne, qui n’a pas encore digéré la perte des droits du champion de France de football. « Ne vous inquiétez pas, sourit Thierry Cheleman, nous sommes costauds. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Sophia Chikirou devrait travailler à l’alliance entre La France insoumise et le parti espagnol Podemos pour les élections européennes.
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Sophia Chikirou, ex-conseillère en communication de Jean-Luc Mélenchon, quitte la présidence du « Média »

Sophia Chikirou devrait travailler à l’alliance entre La France insoumise et le parti espagnol Podemos pour les élections européennes.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 17h56
   





                        


Sophia Chikirou quitte la présidence du site d’actualité Le Média moins de six mois après son lancement, a annoncé Le Figaro mercredi 4 juillet. L’ex-conseillère en communication de Jean-Luc Mélenchon devrait travailler à l’alliance entre La France insoumise et le parti espagnol Podemos pour les élections européennes.

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                Le Média : les coulisses d’une crise



Toujours selon Le Figaro, Sophia Chikirou a annoncé son départ ce mardi dans un message publié dans le groupe Facebook « Les socios », les associés-donateurs de la webtélé créée par des membres de La France insoumise (LFI) :
« Après un an consacré au lancement du magnifique projet du Média, je mets fin à ma fonction de présidente de l’entreprise de presse et de celle de directrice de la publication du “Média”. (…) Je pense être utile au “Média” et garantir son indépendance en mettant fin à mes responsabilités en son sein. »
« J’ai en effet accepté ce matin la proposition de Jean-Luc Mélenchon et de Manuel Bompard de prendre en charge une mission de contact permanent avec les équipes de communication de Podemos pour la campagne européenne », poursuit-elle, en référence au parti antisystème espagnol, allié de LFI au niveau européen.
Proposition de Jean-Luc Mélenchon
Sophia Chikirou précise qu’elle reprendra son activité de consultante en communication « dès le mois de septembre », et qu’elle reste « pour le moment » présidente de la société de production audiovisuelle du Média.
Lors du lancement du Média, plusieurs conflits d’intérêts apparaissaient, notamment sur le rôle de Sophia Chikirou. A l’époque, elle répondait que cela ne posait aucun problème : « Ce sont deux choses très différentes. Je conseillerai Jean-Luc Mélenchon sur sa chaîne YouTube. Et j’aurai un rôle de directrice générale avec Le Média. » Autre question : Le Média aura-t-il le droit de critiquer M. Mélenchon ? « Oui, mais si vous voulez du “Mélenchon bashing”, vous irez sur TF1, France 2 ou BFM-TV », répondait du tac au tac Mme Chikirou.
« Evidemment que les idées de La France insoumise sont inscrites dans la ligne éditoriale du “manifeste”. Mais ce ne sera pas un organe de propagande insoumise. Cela inclura la pensée de l’insoumission mais aussi la pensée communiste, socialiste et écologiste », voulait croire alors la trentenaire.

        Pour en savoir plus, lire aussi :
         

          Les « insoumis » lancent « Le Média », garanti sans « Mélenchon bashing »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Les mots « populiste » et « populisme » sont-ils toujours utilisés à bon escient ? Franck Nouchi, médiateur du « Monde », se penche sur cette question d’autant plus complexe que les définitions sont floues.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Du bon usage du mot « populiste » dans « Le Monde »

Les mots « populiste » et « populisme » sont-ils toujours utilisés à bon escient ? Franck Nouchi, médiateur du « Monde », se penche sur cette question d’autant plus complexe que les définitions sont floues.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 11h43
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 18h37
    |

                            Franck Nouchi (Médiateur du "Monde")








                        



   


Les demandes les plus simplement énoncées sont parfois celles qui requièrent les réponses les plus longues. Il y a trois semaines, voici ce que m’écrivait un lecteur, Solal Azoulay : « Très intéressé par le journalisme et l’actualité, j’ai remarqué l’emploi fréquent du terme “populiste” dans les colonnes des quotidiens français, en particulier Le Monde. Dans un souci de respect du droit à l’information, pourriez-vous expliciter ce concept, lui donner une définition claire et définitive ? »
Depuis quelques mois, la lecture du Monde peut en effet parfois donner le tournis. Pas un jour sans que des personnalités aussi différentes que Recep Tayyip Erdogan, Donald Trump, Sebastian Kurz, Viktor Orban, Jaroslaw Kaczynski, Giuseppe Conte, Milos Zeman, Andrej Babis, Andrés Manuel Lopez Obrador, Nicolas Maduro, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, la liste est loin d’être exhaustive, se voient qualifiés de « populistes » dans des articles ou dans des titres.
« La question est de savoir si la notion de populisme subsume ou non d’autres notions comme celle d’extrême gauche et d’extrême droite. » Thomas Wieder, correspondant du « Monde » à Berlin
Vous êtes évidemment nombreux à réagir à cette vague « populiste » planétaire. A vous lire, Le Monde ne serait pas exempt de reproches. Deux exemples. A peine notre éditorialiste, Gérard Courtois, eut-il défendu le principe de la limitation de vitesse à 80 km/h dans une chronique titrée « Jacquerie automobile » (Le Monde du 23 mai), Jean-Pierre Rieupeyrout dégainait : « Il est triste de voir comme la “gauche” ne comprend plus les “jacqueries”. Le vilain mot et les vilains populistes… Heureusement les hommes d’Etat et les technocrates veillent (…). Vous déplorerez ensuite le vote populiste, mais vous êtes incapables de prendre en compte la vie des gens. »
Un autre lecteur, Guillaume Simier, nous annonce qu’il mettra fin à son abonnement en mars 2019. La raison ? Notre traitement des informations économiques qui, dit-il, « fait le jeu des populistes, de La France insoumise et du FN ». « Ceci est tout simplement indigne du quotidien de référence de centre gauche. L’explication centrale de la montée du populisme ne vient pas d’un racisme primaire, d’une conviction idéologique, mais de la peur du déclassement et de son corollaire, le sentiment d’injustice qu’un autre nous vole ce que l’on nous doit. »
« Le Monde, ajoute ce lecteur, contribue à créer ce faux-semblant d’injustice avec des données tronquées, fallacieuses, voire fausses. » Faisant référence à notre titre de « une » du 15 mai 2018 « CAC 40 : les grands profits des actionnaires » et à la « puce » qui l’explicitait – « Les actionnaires ont reçu l’équivalent de 67,5 % des bénéfices (depuis 2009), contre 5 % pour les salariés » –, il nous tance vertement : « Un petit peu de connaissance économique et comptable vous éviterait peut-être de raconter cela. Il est tout à fait logique que les employés ne touchent qu’une part minime des profits : c’est de la pure mécanique comptable ! (…) Vos articles renforcent le sentiment d’injustice dans le pays, votre statut de journal de référence leur donne une visibilité certaine et pousse les gens à regarder les extrêmes. »

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                « Le vaste peuple des automobilistes a brandi le volant comme autrefois les fourches pour une de ces étranges jacqueries qui enflamment le pays »



Je pourrais évidemment répondre point par point à ces lecteurs. Le Monde consacre une place importante, par le biais d’enquêtes et de reportages, à raconter la « vie des gens ». Ne le faisons-nous pas suffisamment ? La question vaut d’être posée, mais à mon avis en des termes autrement plus mesurés. Quant à notre prétendu manque de « connaissance économique », permettez-moi de ne pas être d’accord. Rien n’est plus faux s’agissant des journalistes du service « Economie ». J’ajoute que je suis profondément convaincu que, en ces temps troublés, l’une des missions du Monde est de mettre en lumière les mécanismes d’accroissement des inégalités.
Revenons-en maintenant à la question posée par M. Azoulay. Quelle est la définition du populisme ? Emploie-t-on ce mot toujours à bon escient dans les colonnes du Monde ?
Pour commencer, permettez-moi de vous conseiller la lecture de deux ouvrages:  Qu’est-ce que le populisme? de Jan-Werner Müller (Folio essais, 208 pages, 6,60 €) et Les Populismes (Perrin, 2007), dirigé par Jean-Pierre Rioux et auquel ont participé des historiens aussi éminents que Pierre-André Taguieff, Michel Winock, Pierre Milza, Marc Lazar, ou encore Nicolas Werth.
Outre de nombreux éclairages passionnants, vous trouverez dans ce dernier livre une citation extraite d’un article du théoricien politique argentin Ernesto Laclau : « Populisme est un concept insaisissable autant que récurrent. Peu de termes ont été aussi largement employés dans l’analyse politique contemporaine, bien que peu aient été définis avec une précision moindre. Nous savons intuitivement à quoi nous nous référons lorsque nous appelons populiste un mouvement ou une idéologie, mais nous éprouvons la plus grande difficulté à traduire cette intuition en concepts. C’est ce qui a conduit à une sorte de pratique ad hoc : le terme continue d’être employé d’une façon purement allusive, et toute tentative de vérifier sa teneur est abandonnée. » 
Une histoire qu’il ne faut pas oublier
Et les journalistes du Monde, du moins ceux qui sont chaque jour confrontés à cette question, qu’en pensent-ils ? Ancien chef du service politique, actuellement correspondant du Monde à Berlin, Thomas Wieder rappelle tout d’abord que le mot populisme a une histoire qu’il ne faut pas oublier : « Quand on parle du populisme aujourd’hui, il faut bien garder à l’esprit qu’on utilise un mot qui a lui-même une généalogie. Je dirai qu’on est aujourd’hui dans le troisième âge du populisme après :
a/ Le premier  “populisme”, celui de la Russie du XIXe siècle, le populisme des fameux narodniks, ces intellectuels de la classe moyenne opposés au tsarisme, influencés par le socialisme et préoccupés par le sort de la paysannerie. 
b/ Le deuxième “populisme”, celui de l’Amérique latine des années 1940, incarné par le péronisme, qui est souvent considéré par les spécialistes de la question comme l’exemple abouti du populisme arrivé au pouvoir. »
« Je travaille dans un pays où toutes les forces politiques pourraient, peu ou prou, se voir attribuer le qualificatif de populiste. » Jérôme Gautheret, correspondant du « Monde » à Rome
« La difficulté, ajoute Thomas Wieder, c’est que, selon les auteurs, le populisme n’a pas exactement la même définition. Quand on parle de populisme, parle-t-on du populisme tel que l’entendaient un Alexandre Herzen (1812-1870) ou un Nikolaï Tchernychevski (1828-1889) au XIXe ? Ou se réfère-t-on plutôt à la définition qu’en a donnée plus récemment quelqu’un comme le politiste argentin Ernesto Laclau (1935-2014) dans La Raison populiste (Seuil, 2008) ? 
Si l’on s’en tient à une définition contemporaine, on peut peut-être dire que le populisme “chimiquement pur ” serait une pensée politique qui repose à la fois sur la vision d’un peuple qui fait bloc face aux élites et sur une promotion du nationalisme. Si l’on s’en tient à une telle définition, le modèle populiste décrit donc à la fois un ordre social et politique – la démocratie directe plutôt que la démocratie représentative, la valorisation des “petits” contre les “gros”, avec toutes les ambivalences d’un tel schéma qui débouche inévitablement sur la désignation de boucs émissaires, et enfin un ordre géopolitique (le protectionnisme plutôt que le libre-échange, l’unilatéralisme plutôt que le multilatéralisme). » 
Cela posé, précise encore Thomas Wieder, « la question est de savoir si la notion de populisme subsume ou non d’autres notions comme celle d’extrême gauche et d’extrême droite ». « Là-dessus, l’enjeu n’est pas seulement philosophique, il est aussi politique car on voit bien l’intérêt qu’il y a, de la part de certains, à procéder à une telle subsumption, en mettant par exemple dans le même sac (à des fins de délégitimation) un Mélenchon et une Le Pen. 
C’est là, à mon avis, qu’il faut être vigilant. A titre personnel (mais je rejoins ici des analyses comme celle de Pierre Rosanvallon, par exemple), la notion de populisme est opérante, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a qu’un populisme. Je pense au contraire qu’il y a un populisme d’extrême gauche qui n’est pas le même que le populisme d’extrême droite dans la mesure où leur rapport à la nation n’est pas le même et où les boucs émissaires qu’ils ciblent ne sont pas les mêmes non plus. 
De la même façon, je dirai que d’autres partis du spectre politique n’échappent pas forcément au populisme. A ce titre, je fais partie de ceux qui estiment que le macronisme a une composante populiste, dans sa façon de dénigrer les corps intermédiaires, de s’en prendre à la presse, dans son rapport compliqué, aussi, au parlementarisme. A certains égards, le macronisme est un libéral populisme, ou, pour le dire autrement, un libéralisme qui se sert de certaines armes du populisme pour mieux combattre d’autres populismes comme ceux de La France insoumise ou du FN. »
« Pour tout dire, conclut Thomas Wieder, je suis assez réticent sur cette “labellisation” dans nos colonnes. A titre personnel, par exemple, je ne qualifie jamais dans mes papiers Alternative pour l’Allemagne (AfD) de “parti populiste” mais de “parti d’extrême droite”. »
« Le terme véhicule aujourd’hui une connotation “morale” et un sens à la fois trop large et trop flou » Solenn de Royer, chef du service politique du « Monde »
Correspondant du Monde à Rome, Jérôme Gautheret partage les réserves exprimées par Thomas Wieder : « Je travaille dans un pays où toutes les forces politiques pourraient, peu ou prou, se voir attribuer le qualificatif de populiste. Les 5 Etoiles sont ils “plus” populistes que l’a été Berlusconi ? Et Renzi l’a-t-il été moins qu’eux dans sa pratique ? Je ne sais pas, je n’en suis pas sûr. Et ce simple doute me dissuade d’employer ce mot. » 
« Pourtant, ajoute Jérôme Gautheret, s’il y a en Europe un mouvement qui possède des traits communs avec la définition “péroniste” du populisme, c’est bien les 5 Etoiles des origines, nées d’une protestation très italienne contre des élites locales corrompues, et d’une faillite des corps intermédiaires à laquelle les partis traditionnels n’ont jamais su apporter de réponse. Mais voilà, l’emploi un peu trop généreux de ce terme me retient de qualifier les 5 Etoiles de “populistes”, parce qu’il crée des analogies qui, au bout du compte, obscurcissent les particularités de ce mouvement. Pourquoi chercher à tout prix à qualifier les 5 Etoiles de la même manière que Podemos ou Le Pen ? Je pense que cela ne sert pas à grand-chose.
Au fond, c’est cela qui me retient le plus d’écrire “populisme” : ça complique les choses sans être pour autant précis. Par ailleurs, on peut toujours qualifier les formations politiques autrement et de façon plus neutre. Car, et c’est mon dernier point, le mot “populisme”, tel que nous l’employons, me semble plus relever du jugement moral que de la qualification politique. En l’utilisant de la même manière qu’on employait “démagogue” il y a une génération, je suis persuadé qu’on parle plus de nous que de l’objet qu’on cherche à décrire. C’est ça, me semble-t-il, qui irrite le plus les lecteurs – du moins d’après les mails que je reçois régulièrement à ce sujet. »
Les mêmes problèmes avec Trump
Chef du service politique, Solenn de Royer approuve ses deux confrères : « Même si le terme a des racines historiques précises, il véhicule aujourd’hui à la fois une connotation “morale” et un sens à la fois trop large et trop flou. Elu sur une vague dégagiste, Emmanuel Macron, qui s’oppose au “système”, et qui contourne les corps intermédiaires, est porteur lui aussi d’une forme de populisme. Il pousse le paradoxe jusqu’à jouer sur des ressorts “populistes” pour échapper à la vague “populiste”. Et pourtant, ça n’aurait aucun sens de le rapprocher d’un Mélenchon qui défend une vision populaire de la nation, à la Jaurès, ou d’une Marine Le Pen, qui s’adresse à la sensibilité identitaire du peuple. Ce mot-valise est ambigu et peu pertinent pour décrire la pluralité et la richesse des cas. »
Ces soucis d’ordre typologique ne sont pas l’apanage des Européens. Correspondant du Monde à Washington, Gilles Paris rencontre les mêmes problèmes avec Trump. L’actuel locataire de la Maison Blanche renvoie, dit-il, « à d’autres inspirations historiques, l’anti-élitisme de combat d’Andrew Jackson (président des Etats-Unis de 1829 à 1837), en réaction à la méfiance des Pères fondateurs pour le “peuple” ; Huey Pierce Long (1893-1935), ou Charles Lindbergh (1902-1974), pour la politique étrangère. La difficulté vient de sa pratique qui repose sur des instincts politiques parfois en contradiction avec ce qui reste de la doctrine du Parti républicain (notamment la tentation de sabrer dans les filets sociaux pour contenir [un peu] l’explosion du déficit, et qui serait mortifère pour la base trumpiste). Il rajoute des éléments de “culture war” pour conserver dans sa coalition les évangéliques, ce qui complique encore la situation. On retrouve bien sûr des éléments populistes à profusion dans ses discours, mais ils ne résument pas tout Trump. »
Cette difficulté à définir le populisme, ajoute Sylvie Kauffmann, directrice éditoriale du Monde, « répond à notre difficulté à définir, avec nos propres critères, ces régimes d’apparence démocratique, mais avec des tendances autocratiques, qui émergent un peu partout, y compris en Europe. Nous ne disposons pas toujours des bons instruments pour définir ces nouveaux phénomènes ».
La conclusion s’impose d’elle-même : n’utilisons les mots « populiste » et « populisme » qu’avec parcimonie !



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Les deux propositions visent à faire cesser la diffusion de fausses informations durant les trois mois précédant un scrutin national.
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« Fausses informations » : l’Assemblée vote les propositions de loi

Les deux propositions visent à faire cesser la diffusion de fausses informations durant les trois mois précédant un scrutin national.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 08h49
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 11h24
   





                        



   


L’Assemblée nationale a voté, dans la nuit de mardi 3 à mercredi 4 juillet, deux propositions de loi controversées contre « la manipulation de l’information » en période électorale, dont l’examen avait été suspendu au début de juin, après des heures d’un débat plusieurs fois tendu autour des « fausses nouvelles ».
Ces deux propositions de loi – l’une ordinaire, l’autre organique pour légiférer sur l’élection présidentielle – visent à permettre à un candidat ou un parti de saisir le juge des référés pour faire cesser la diffusion de « fausses informations » durant les trois mois précédant un scrutin national.
Elles imposent aux plates-formes numériques comme Facebook et Twitter des obligations de transparence lorsqu’elles diffusent des contenus contre rémunération.
La première a été adoptée par 52 voix contre 22, la seconde par 54 contre 21, soutenues par La République en marche (LRM) et une majorité des députés du Mouvement démocrate (Modem), malgré des réserves sur ce « premier pas ».

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                Loi sur les fausses informations : les chercheurs du CNRS sceptiques



La définition de « fausse information » fait débat
Toujours « hostiles », droite et gauche ont regretté un texte, au mieux « inapplicable » et « inefficace » vu la rapidité de propagation sur les réseaux sociaux par des sites souvent installés « à l’étranger », au pire « dangereux pour la liberté d’opinion ».
Le Rassemblement national a critiqué « une sorte de totalitarisme glamour » des « censeurs de l’information » ; Nicolas Dupont-Aignan, une initiative du « roi de la fausse information élu président de la République ».
Moteurs des textes, annoncés par Emmanuel Macron au début de janvier, « les tentatives de déstabilisation, notamment de l’extérieur » par « la diffusion virale de fausses informations », selon la rapporteuse LRM Naïma Moutchou. Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) a dénoncé « une loi de circonstance faite pour interdire Russia Today et Sputnik », chaînes russes accusées de relayer l’ingérence du Kremlin dans les présidentielles américaine et française.
Cœur de la polémique : la volonté de définir une « fausse information ». Au début de juin, la rapporteuse avait fait voter tardivement une nouvelle formulation : « Toute allégation ou imputation d’un fait, inexacte ou trompeuse, constitue une fausse information. »
« Droit de censure »
Mardi, les députés ont, par amendement gouvernemental, stipulé que la procédure en référé concernait les diffusions d’une fausse information de « manière délibérée », pas seulement « de mauvaise foi ». Droite et gauche ont ironisé sur plusieurs « tergiversations ».
L’objectif est de faire cesser « un trouble objectif » en période électorale, a plaidé la ministre, répétant qu’« on ne vise en aucun cas les auteurs de fausses nouvelles, mais leur diffusion » par les plates-formes.
Avant des mesures « proportionnées et nécessaires », comme le blocage du site, le juge des référés devra apprécier, sous quarante-huit heures, si ces fausses informations sont diffusées « de manière artificielle ou automatisée » et « massive ».

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                L’Assemblée commence l’examen de la loi sur les « fausses informations »



Des syndicats de journalistes et des médias ont dénoncé le risque de légitimer une fausse information si le juge n’a pas les éléments pour l’interdire.
Les plates-formes devront notamment révéler la somme versée, instaurer un système permettant aux utilisateurs de signaler de fausses informations, être plus transparentes sur leur algorithme, sous l’œil du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).
Celles qui dépassent un certain volume de connexions par jour devront avoir un représentant légal en France, stipule un amendement LRM voté mardi soir. Un autre amendement LRM, soutenu par le gouvernement, entend obliger les opérateurs de plates-formes à davantage de transparence sur le fonctionnement de leurs algorithmes.
Le CSA pourra aussi empêcher, suspendre ou interrompre la diffusion de services de télévision contrôlés « par un Etat étranger ou sous l’influence de cet Etat », et portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation, « dont le fonctionnement régulier de ses institutions ».
Le renforcement de l’éducation aux médias, soutenu même par le Parti socialiste et La France insoumise, a déclenché des échanges vifs, notamment entre Marine Le Pen et la majorité, et entre Mme Le Pen et M. Mélenchon.
Dans une série d’amendements, rejetés, les « insoumis » ont défendu la création d’un « Conseil national de la déontologie journalistique ». Sans « opposition de principe », Mme Nyssen, la ministre de la culture, s’est dite « pas favorable à une instance créée unilatéralement par la loi » et a insisté sur « une large consultation » à venir.
Soutenus par le Rassemblement national et Nicolas Dupont-Aignan, ils ont aussi échoué à inscrire dans la loi la neutralité du Net.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Deux frères, condamnés en 1993 à la prison à perpétuité pour l’assassinat, en juillet 1990, d’un acteur allemand très populaire, assignent en 2007 trois médias, afin qu’ils suppriment de leurs archives les informations nominatives les concernant.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Après vingt-sept ans d’analyses sur la radio publique, le journaliste veut se lancer dans un « tour du monde » pour des enquêtes publiées chez Flammarion.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/07/2018
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Bernard Guetta arrête sa chronique « Géopolitique » sur France Inter

Après vingt-sept ans d’analyses sur la radio publique, le journaliste veut se lancer dans un « tour du monde » pour des enquêtes publiées chez Flammarion.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 21h42
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 09h18
   





                        



   


Le journaliste Bernard Guetta va arrêter sa chronique « Géopolitique », qu’il présentait sur France Inter depuis 1991. Il a fait part de son intention de se lancer dans un « tour du monde » pour des enquêtes publiées chez Flammarion.
« Après vingt-sept ans d’une présence quotidienne en studio », Bernard Guetta, 67 ans, « va retrouver le bonheur du terrain, de l’enquête, de la découverte avec un très beau projet éditorial, projet dont nous souhaitons tous les deux qu’il ait une traduction radiophonique sur France Inter », avait souligné vendredi 29 juin, Laurence Bloch, directrice de la radio publique.
« L’idée est de faire un tour du monde d’une quinzaine de pays » en s’y installant deux à trois mois à chaque fois, et « d’écrire le récit d’une enquête journalistique », a précisé M. Guetta.

        Lire la critique de son livre :
         

          L’enthousiasme vibrant du journaliste engagé



« Besoin de partir à la découverte de ce monde nouveau »
« C’est un retour au journalisme que je pratiquais avant de faire de la radio, au grand reportage. Le monde a changé depuis deux ans au moins autant qu’avec la chute du mur de Berlin et la fin de la guerre froide (…) avec le Brexit, l’élection de Donald Trump, la poussée des extrêmes droites en Europe. J’ai besoin de partir à la découverte de ce monde nouveau », a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) Bernard Guetta. Parmi ces destinations, le journaliste compte passer par les Etats-Unis « avant la prochaine élection présidentielle » et la Hongrie, « le berceau des démocraties “illibérales” ».
La radio France Inter, où il présentait sa chronique « Géopolitique » depuis 1991, avait expliqué qu’elle souhaitait garder sa voix à l’antenne : il pourrait y rester avec des « grands récits » pour les prochaines grilles d’été ou entre la publication de ses livres.
Après des débuts au Nouvel Observateur, Bernard Guetta devient correspondant du journal Le Monde à Vienne, Varsovie, Washington, puis à Moscou. Il reçoit le prix Albert Londres en 1981 pour ses articles sur la crise polonaise. Tout en assurant sa chronique quotidienne sur France Inter, il a dirigé les rédactions de L’Expansion et du Nouvel Observateur, et il a collaboré au journal suisse Le Temps, à Libération et à L’Express.
Le journaliste était dernièrement chroniqueur pour Challenges et les magazines italiens L’Espresso et Internazionale ; des collaborations qu’il devrait conserver à la rentrée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Cet avertissement intervient au lendemain d’une « mise en demeure » du Conseil supérieur de l’audiovisuel à la branche française de la chaîne russe Russia Today, contrôlée par le Kremlin.
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La Russie accuse France 24 d’infraction à la loi sur les médias

Cet avertissement intervient au lendemain d’une « mise en demeure » du Conseil supérieur de l’audiovisuel à la branche française de la chaîne russe Russia Today, contrôlée par le Kremlin.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 19h10
   





                        


La Russie a-t-elle décidé de contre-attaquer après la mise en demeure de Russia Today par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) ? Au lendemain de cette annonce, l’autorité de contrôle des médias russes a accusé vendredi 29 juin la chaîne de télévision française France 24 d’avoir violé la loi russe sur les médias.
Dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse (AFP), l’agence fédérale Roskomnadzor indique avoir « identifié une violation de l’article 19.1 de la loi sur les médias de la part de France 24 ». Elle avertit la chaîne que ses activités risquent d’être « suspendues sur décision de justice ». France 24 est diffusée en anglais et en français sur des bouquets d’opérateurs télécoms en Russie. La loi en question limite la participation étrangère au capital des médias diffusant sur le sol russe.
« Manquements à l’honnêteté »
Russia Today, accusée par le CSA de « manquements à l’honnêteté, à la rigueur de l’information et à la diversité des points de vue » dans un sujet sur la Syrie, a plaidé dans un communiqué « une erreur purement technique, qui a été corrigée ».
Dans ce sujet, intitulé « Attaques simulées » et diffusé le 13 avril, « contestant la réalité des attaques à l’arme chimique dans la région syrienne de la Ghouta orientale », le CSA avait notamment observé « que la traduction orale des propos tenus par un témoin syrien ne correspondait en rien à ce qu’il exprimait à l’antenne ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Les syndicats dénoncent le licenciement de 40 % de l’effectif de Télam.
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édition abonné


Régime de rigueur à l’agence de presse publique en Argentine

Les syndicats dénoncent le licenciement de 40 % de l’effectif de Télam.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 12h17
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Depuis le mardi 26 juin, l’agence de presse publique argentine Télam est silencieuse : aucune dépêche n’est envoyée à ses clients. Dans un pays où le football est roi, elle n’a même pas pu informer de la victoire le même jour, en Russie, de l’équipe nationale emmenée par Lionel Messi sur le Nigeria, ce qui lui a ouvert les portes des huitièmes de finale face à la France samedi. « En raison d’un mot d’ordre syndical, le service est temporairement limité », indique un bandeau sur son site Internet.
Au moment où l’« Albiceleste » se qualifiait, une partie des salariés de Télam ont reçu un télégramme les informant qu’ils étaient licenciés. « On a vécu quelque chose de terrible, beaucoup d’entre nous ont été informés par quelqu’un de la famille alors que nous étions en train de travailler », témoigne le journaliste sportif Carlos Nis, 43 ans, dont vingt-deux ans à l’agence. C’est sa femme qui lui a annoncé la nouvelle. Les salariés ont commencé un mouvement de grève illimité et occupé le siège de l’agence à Buenos Aires.
« C’est un projet visant à démanteler les médias publics et à mettre en place un système médiatique en faveur des médias privés proches du gouvernement », dénonce de son côté Mariano Suarez, délégué syndical et journaliste. « Ils ne peuvent pas fermer l’agence Télam, car il faut un consensus au Parlement, alors on la vide de son contenu », ajoute-t-il.
354 licenciements évoqués
Si aucun détail sur l’ampleur du plan social n’a été donné par la direction, Hernan Lombardi, le ministre chargé des médias publics – outre Télam, il supervise la télévision publique Canal 7 et la radio Nacional – a évoqué 354 licenciements, soit 40 % de l’effectif total, selon les syndicats. Comble du cynisme et de la perversité pour ces derniers, les salariés qui restent se sont vu adresser un courriel d’« accueil » de la direction : « Vous faites partie de la nouvelle agence Télam. » « Nous vous faisons...




                        

                        


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La piraterie audiovisuelle a coûté plus de 1 milliard d’euros en  2017

En France, le nombre de fraudeurs a baissé de 8 % l’an dernier, pour atteindre 10,6 millions.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h40
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Une bonne nouvelle. Selon le rapport d’EY réalisé avec le soutien de l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA) et publié jeudi 28 juin, le nombre de personnes qui ont piraté des films et des programmes audiovisuels en France a baissé de 8 % en 2017, pour atteindre 10,6 millions. En moyenne, elles consomment moins de contenus illégaux (– 4 %).
Les purs et durs qui ne dépensent jamais le moindre centime pour un produit légal constituent 2 % de la population. Mais, aujourd’hui, pratiques légales et illégales tendent à se mélanger, puisqu’un pirate sur trois est abonné à Netflix.
Une moins bonne nouvelle. Le piratage reste à un niveau très élevé dans l’Hexagone et a concerné 2,13 milliards de films, séries et documentaires en 2017. Même si le manque à gagner a diminué d’environ 10 % par rapport à 2016, il représente encore 1,18 milliard d’euros. L’étude précise que l’Etat reste le plus gros perdant de l’affaire, avec 408 millions de recettes fiscales évanouies.
Le streaming reste, de loin, le moyen de consommation de contenus illégaux le plus utilisé, à 35 %. Le film constitue également le premier secteur piraté (à 94 %, devant les séries, à 87 %). Les longs-métrages américains sont les plus prisés. Pour les films français, Ma famille t’adore déjà (Jérôme Commandeur, Alan Corno, 2016), Papa ou maman 2 (Martin Bourboulon, 2016), Raid dingue (Dany Boon, 2016) et Valérian (Luc Besson, 2017) sont arrivés en tête des plus copiés illégalement.
« Le Royaume-Uni et l’Allemagne » meilleurs que la France
Dans les séries, les pratiques illicites sont directement corrélées à la sortie des nouveaux épisodes sur les chaînes ou les plates-formes étrangères. Dès sa diffusion aux Etats-Unis, la 7e saison de Game of Thrones est devenue l’œuvre la plus piratée en France, en 2017.
La lutte contre le piratage n’est efficace que sur certains protocoles. D’importants sites...




                        

                        


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L’avenir compromis de France Ô, la chaîne des outre-mer

Le président de la République veut ouvrir une concertation, mais considère qu’« il faut faire évoluer les choses ».



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h27
    |

            Alexandre Piquard et 
Patrick Roger








                        



                                


                            
France Ô, c’est fini… C’est le sens du message délivré par Emmanuel Macron, en conclusion des assises des outre-mer, jeudi 28 juin. Le président de la République souhaite ouvrir une concertation sur l’avenir de la chaîne publique ultramarine dont l’issue semble scellée.
« Il ne s’agit pas d’avoir des peurs mais de ne pas être indûment conservateur. Il faut faire évoluer les choses. Est-ce que ça marche bien aujourd’hui ? Est-ce qu’on pense que l’audiovisuel public donne toute sa place à l’outre-mer ? Est-ce qu’il y a suffisamment de gens qui regardent France Ô ? Est-ce qu’on considère que tout cela est formidable ? Non », a déclaré M. Macron. Pour le chef de l’Etat, « le doublon est ridicule aujourd’hui et il faut faire un choix », mettant en garde contre un débat « hypocrite » qui amènerait à garder France Ô parce que c’est un « système de reconnaissance ».
Emmanuel Macron a donc bel et bien changé de discours en la matière. Alors candidat d’En marche !, il avait promis, le 8 avril 2017 durant la campagne présidentielle, de ne pas supprimer cette chaîne, lors d’une rencontre avec les associations ultramarines. « France Ô sera maintenue, il n’y aura pas de suppression de France Ô. Je l’ai dit, je pense qu’il y a une multiplication de chaînes qui parfois ne se justifiaient pas, mais France Ô a un programme et a une justification pleine et entière », avait déclaré M. Macron à l’époque.
En réaction à la volte-face élyséenne, l’intersyndicale créée par les personnels de la chaîne a affirmé jeudi 28 juin que « la fermeture de France Ô serait d’abord une atteinte au pluralisme et à la démocratie ». Cent emplois sont concernés selon les syndicats, alors que la chaîne coûte 25 millions d’euros. De son côté, la délégation aux outre-mer de l’Assemblée nationale, présidée par Olivier Serva, député (La République en marche) de la Guadeloupe, avait auditionné, mercredi, Walles Kotra, directeur exécutif...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Disney devra céder 22 chaînes sportives appartenant au groupe Fox, de façon à préserver la concurrence et éviter une hausse des tarifs, ce qu’elle a accepté.
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La justice donne son accord, sous condition, à la fusion Disney-Fox

Disney devra céder 22 chaînes sportives appartenant au groupe Fox, de façon à préserver la concurrence et éviter une hausse des tarifs, ce qu’elle a accepté.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 21h42
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 15h16
   





                        



   


La justice américaine a demandé au groupe Disney de vendre des chaînes sportives pour donner son feu vert au rachat du groupe de médias 21st Century Fox, a annoncé la division anti-monopole du ministère de la justice mercredi 27 juin. Cette décision ouvre la voie à la création d’un mastodonte dans un secteur des médias en plein bouleversement.
Selon le communiqué des autorités, Disney devra céder 22 chaînes sportives appartenant au groupe Fox, de façon à préserver la concurrence et éviter une hausse des tarifs. Dans un autre communiqué diffusé dans la foulée, Disney a dit avoir accepté et précise qu’il devra vendre ces chaînes dans les trois mois suivant le rachat.
« Nous sommes satisfaits », s’est réjoui pour sa part The Walt Disney Company. Juridiquement, l’accord entre Disney et les autorités de la concurrence doit encore être validé par un juge, ont précisé les deux parties, tandis que la fusion elle-même doit encore recevoir l’aval, notamment, de régulateurs d’autres pays et des actionnaires.
Un paysage des médias en pleine recompostion
Disney doit payer 71,3 milliards de dollars pour mettre la main sur l’essentiel des actifs du groupe Fox, dont les studios de cinéma. Le groupe avait déposé une offre initiale inférieure en décembre mais avait dû la relever il y a quelques jours pour l’emporter face au cablô-opérateur Comcast, dans un paysage des médias en pleine recomposition, sous la pression de la Silicon Valley.

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                Comcast tente de ravir à Disney la 21st Century Fox



Les actifs convoités par Disney sont les studios de cinéma 21st Century Fox, la chaîne de télévision National Geographic et ses déclinaisons, Star India, la participation de Fox dans le service de streaming Hulu, Sky et Tata Sky entre autres. La chaîne de télévision câblée américaine Fox News, le Wall Street Journal et l’agence d’informations DowJones, autres propriétés de la famille Murdoch, ne font pas partie des actifs à vendre.
Ce rachat symbolise le bouleversement en cours des secteurs des médias et des télécoms, les groupes traditionnels cherchant à grossir en taille pour rivaliser avec les géants technologiques Google, Netflix ou Amazon, à la fois plateformes de diffusion et producteurs de contenus.
Contrer la Silicon Valley
La Silicon Valley dispose d’un avantage certain : grâce aux données personnelles des utilisateurs stockées sur ses plateformes, elle est en contact direct avec le public et en sait long sur ses goûts et ses habitudes, ce qui lui permet par exemple d’adapter les contenus qu’elles proposent.
Google et Facebook ont également la particularité de capter une part substantielle des recettes publicitaires, au détriment des acteurs traditionnels des médias. D’où l’idée pour les acteurs des télécoms et des médias de se marier pour soit combiner canaux de distribution et contenus, soit étoffer leur offre de programmes.
Le feu vert accordé le 12 juin par un juge de Washington à la fusion entre le géant des télécoms AT&T et le groupe de médias Time Warner, contre l’avis des autorités de la concurrence, avait levé les incertitudes sur nombre de grosses fusions en cours ou à venir. C’est précisément cet aval qui avait décidé Comcast à surenchérir sur Fox.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Le tribunal de grande instance de Paris a suspendu la procédure, mercredi, en attendant que la direction du site fournisse les informations exigées par les salariés.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/06/2018
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La fermeture de « BuzzFeed France » est suspendue

Le tribunal de grande instance de Paris a suspendu la procédure, mercredi, en attendant que la direction du site fournisse les informations exigées par les salariés.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 18h03
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 09h43
    |

                            Yassine El Azzaz








                        


« Nous sommes très heureux de cette décision. » S’il n’est pas définitif, le soulagement des journalistes de BuzzFeed France est indéniable. Ils ont appris, mercredi 27 juin en fin d’après-midi, que le tribunal de grande instance (TGI) de Paris leur donne gain de cause.
« Notre demande la plus importante a été entendue. Désormais, tant qu’ils ne fournissent pas l’ensemble des informations, les licenciements sont suspendus et les journalistes sont protégés », a déclaré leur avocat Thomas Hollande. Le juge a cependant considéré que le consultant en ressources humaines chargé par la direction de présider les réunions avec les salariés pouvait continuer à le faire.
Le TGI reconnaît donc que les documents apportés par la direction ne sont pas suffisants pour comprendre la décision de fermer la version française du pure player spécialisé dans le divertissement et l’actualité. BuzzFeed, qui peut toujours faire appel de la décision, devra fournir aux représentants des salariés des bilans comptables précis et des « documents de nature économique », dans le cadre de la consultation du comité social et économique de l’entreprise, explique une source proche du dossier. Bien que l’avis de ce dernier soit uniquement consultatif, la fermeture est illégale tant que les salariés n’ont pas pris connaissance de la santé financière réelle de la société.
« La balle est désormais dans le camp de la direction. De notre côté, on peut enfin se poser et réfléchir, c’est déjà une très bonne chose. Ensuite, nous verrons comment ils vont réagir », explique une journaliste.

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                Les salariés de « BuzzFeed France » en grève à partir de lundi pour protester contre la fermeture du site



« Une équipe qui n’a pas démérité »
Le 7 juin, Scott Lamb, dirigeant du site américain était venu spécialement des Etats-Unis annoncer à l’équipe française de BuzzFeed la fermeture définitive du site et le licenciement des quatorze membres de la rédaction.
Surpris par la rapidité et le manque de communication de la direction, les journalistes avaient décidé de se tourner vers les tribunaux en espérant convaincre l’entreprise américaine de conserver son activité en France.
Pour eux, leur licenciement économique est illégal. « Nous estimons que nous n’avons pas été assez informés par la direction internationale du groupe. Quelque chose n’est pas clair. En privé chacun y va de son interprétation, mais la vérité, c’est que nous ne savons pas grand-chose, ajoute un journaliste. D’un point de vue stratégique, c’est incompréhensible pour un média qui se dit international de se couper de la France. »
Les journalistes ont également proposé à la direction de débuter une négociation globale. « Pour le moment, ils n’ont eu aucun retour de la part des dirigeants », explique Me Hollande. Si cela n’aboutit pas, ils prévoient de demander des mesures de soutien et des compensations pour le préjudice moral de leurs licenciements, si ceux-ci venaient à être déclarés légaux par la justice. « On a l’impression qu’une équipe qui n’a pas démérité est foutue à la porte sans raison. Il y a un manque de considération injuste de la part de la direction. Nous demandons des conditions dignes de départ », ajoute un membre de la rédaction.
Aucun contact récent avec la direction
Plusieurs autres points juridiques n’ont toutefois pas été étudiés lors de cette première procédure. Pour le moment, dans le but de bénéficier d’une audience rapide au TGI, les journalistes ont simplement poursuivi la filiale française du groupe. Il s’agira ensuite de faire reconnaître une situation de co-emploi montrant qu’ils sont également salariés de l’ensemble du groupe BuzzFeed.
« Chaque chose en son temps », a déclaré une journaliste du site, qui rappelle que les membres de la rédaction n’ont eu aucun contact récent avec la direction. Le flou quant à leur avenir n’est donc pas dissipé.

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                Avec la fermeture de BuzzFeed France, quel avenir pour les médias en ligne ?



La direction américaine du groupe a réagi quelques heures après l’annonce de la décision du tribunal. « BuzzFeed se conformera à la décision d’aujourd’hui et fournira à la Cour des informations supplémentaires qui, nous le pensons, valideront davantage notre décision de réévaluer nos activités actuelles en France. Nous demeurons fermes dans nos intentions et nous nous engageons à fournir à nos employés le soutien dont ils ont besoin tout au long de ce processus », peut-on lire dans un communiqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Un supporteur a tenté d’embrasser une journaliste brésilienne qui était en direct à la télévision, durant la Coupe du monde. Cette séquence a fait remonter une campagne en ligne dans laquelle d’autres journalistes s’engagent contre le machisme.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Le régulateur de l’audiovisuel répond à celui des télécommunications, qui s’interrogeait sur l’avenir de la TNT, système de diffusion distancé par le satellite et la télévision par ADSL.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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Le CSA prend la défense de la télévision numérique terrestre

Le régulateur de l’audiovisuel répond à celui des télécommunications, qui s’interrogeait sur l’avenir de la TNT, système de diffusion distancé par le satellite et la télévision par ADSL.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 13h59
    |

            François Bougon








                        



                                


                            
Ne sonnons pas le glas de la télévision numérique terrestre ! Mardi 26 juin, le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), Olivier Schrameck, a mis en garde contre toute volonté de brader le système de diffusion lancé en 2005 et généralisé six ans plus tard à la quasi-totalité du territoire français. « La TNT n’a pas vocation à être le parent pauvre de l’audiovisuel de demain », a-t-il déclaré, à l’occasion de la présentation d’une étude sur l’avenir de l’audiovisuel d’ici à l’horizon 2030.
Une réponse du régulateur de l’audiovisuel à celui des télécommunications, l’Arcep, qui, le 20 juin, dans un document faisant le bilan de la TNT, appelait à ouvrir une consultation sur ce mode de transmission, soulignant qu’elle était distancée par le satellite et la télévision par ADSL. Au premier trimestre 2017, la consommation de télévision par les box ADSL ou fibre (IPTV), les tablettes et les smartphones a dépassé celle de la TNT.

Dans une interview aux Echos, le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), Sébastien Soriano, semblait même vouloir s’orienter vers un scénario à l’américaine, où les fréquences de la TNT ont été réattribuées aux opérateurs télécoms. « On a un quasi-doublement des volumes de données tous les ans. Il est inéluctable que les fréquences TNT basculent du côté des télécoms », a-t-il expliqué.
« Protéger les publics les plus démunis »
Une perspective que refuse M. Schrameck. Se déclarant « attentif à la réflexion d’autres régulateurs », il a mis en avant la nécessité de « protéger les publics les plus fragiles et démunis, en préservant des modes de diffusion simples et universels ». Un quart de la population, a-t-il souligné, dépend encore exclusivement de la bonne vieille antenne râteau pour recevoir le signal et il n’est pas question de sacrifier ces téléspectateurs. Sans compter ceux qui utilisent à la fois la TNT...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Les frères jumeaux, célèbres pour avoir présenté « Temps X » sur TF1 dans les années 1980, ont été mis en examen pour tentative d’escroquerie le 21 juin.
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Igor et Grichka Bogdanov, 40 ans d’affaires et de succès populaires

Les frères jumeaux, célèbres pour avoir présenté « Temps X » sur TF1 dans les années 1980, ont été mis en examen pour tentative d’escroquerie le 21 juin.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 16h01
    |

                            Simon Auffret








                        



   


Docteurs en physique et en mathématique, écrivains, animateurs de télévision, descendants de l’aristocratie autrichienne, figures de la vulgarisation scientifique pour le grand public et objets de controverses pour les chercheurs… en plus de quarante ans de vie publique, Igor et Grichka Bogdanov (qui ont remplacé l’orthographe de leur nom « Bogdanoff » en signature de leurs ouvrages dès les années 1990) ont accumulé autant de succès populaires que de railleries sur le mélange des genres qu’ils entretiennent, entre théories sur la relativité générale et passion pour la science-fiction.
Les légendaires présentateurs de « Temps X », première émission consacrée à la science-fiction diffusée sur TF1 entre 1979 et 1987, ont été mis en examen le 21 juin pour « escroquerie sur personne vulnérable » et « tentative d’escroquerie ». Ils sont soupçonnés d’avoir soutiré 800 000 euros à un homme de 49 ans se présentant comme un producteur de cinéma. L’incident vient se placer au bas d’une liste fournie de démêlés avec la justice et alimente l’image controversée des jumeaux, aujourd’hui âgés de 68 ans.

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Romanesque
Les frères Bogdanov grandissent dans le château de Saint-Lary, dans le Gers, élevés par leur grand-mère et des précepteurs, au milieu des 15 000 ouvrages en français, russe, anglais ou allemand de la bibliothèque familiale. « C’était un endroit très rude et difficile, il n’y avait pas de chauffage. Le confort était minimal, mais Grichka et moi nous y sommes habitués », raconte Igor Bogdanov, décrivant leur père en artiste peintre russe d’origine tatare, leur mère en fille naturelle d’une aristocrate autrichienne.
Le romanesque des origines des Bogdanov, qu’ils sont les premiers à alimenter, participe tout autant à leurs personnages que le récit de la transformation de leurs visages : tous deux ont démenti de nombreuses fois l’existence d’une maladie comme l’acromégalie ou le recours à la chirurgie esthétique. « Nous sommes, avec Igor, des expérimentateurs, se limite à révéler Grichka en interview, à propos de la forme prise par leurs mentons et leurs pommettes dès le milieu des années 1990. Dans l’expérimentation, il y a un certain nombre de petits protocoles. Ce sont des technologies très avancées, c’est pour cela que le mystère dure depuis si longtemps. »
Effets spéciaux et combinaisons argentées
Aux manettes de l’émission « Temps X », dès 1979 sur TF1, les frères Bogdanov détonnent dans le paysage audiovisuel français avec des effets spéciaux d’époque et des combinaisons argentées inusables, portées pendant neuf saisons face à de nombreux invités, comme Jacques Attali, Jean-Michel Jarre, Jean-Claude Mézières, ou même Frédéric Beigbeder, qui vient à 13 ans y faire sa première apparition à la télévision.
Sur le plateau, Igor et Grichka font la démonstration d’objets d’anticipation, plus ou moins à la pointe de la technologie : « la machine à traduire », « la dictée magique » ou l’« astro-ordinateur », qui devine votre thème astrologique à partir de votre date de naissance.
« Il existera à partir de 1995, semble-t-il, des substances qui modifieront notre sentiment de la durée. Une seconde pourra durer presque une journée », fait le pari, avec moins de succès, Grichka Bogdanov dans une émission sur les « Changements de l’an 2000 ». En 1982, « Temps X » sur TF1 capte jusqu’à 28 % des parts d’audience, les deux frères sont les visages les plus en vue de la culture scientifique en France.
Premières controverses
En 1987, au moment de la privatisation de TF1, l’émission est arrêtée. Débute alors pour le duo une longue période d’abstinence médiatique, et avec elle les premières controverses. L’écriture, en 1991, du livre à succès Dieu et la science avec l’académicien Jean Guitton provoque la colère de l’astrophysicien vietnamien Trinh Xuan Thuan, qui prétend y retrouver des passages de l’un de ses livres, La Mélodie secrète, publié trois ans plus tôt. Le différend se réglera à l’amiable, et les Bogdanov s’attellent à la rédaction de leurs thèses : « Fluctuations quantiques de la signature de la métrique à l’échelle de Planck » soutenue en mathématique par Grichka dès 1999, et « Etat topologique de l’espace-temps à échelle 0 » soutenue en physique par Igor en 2002.
La découverte des deux textes par la communauté scientifique dépasse de loin leur renommée française. Le physicien américain John Baez relaie, en octobre 2002, une rumeur agitant les chercheurs : les deux doctorants français auraient réussi une « Sokal », du nom du physicien qui a fait publier en 1996 un article abouti dans la forme, mais complètement faux. A travers les travaux des jumeaux, qu’il qualifie de « charabia », John Baez veut ainsi dénoncer les écueils de la sélection dans certaines revues scientifiques.

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                Les chercheurs et la menace Bogdanov



Pas de valeur scientifique
Les deux frères nient tout canular, mais l’épisode remonte aux oreilles d’un journaliste du New York Times, puis du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), qui demande en 2003 une expertise des deux thèses par d’autres chercheurs. Accablant pour les Bogdanov, le rapport est rendu public par Marianne en 2010. « Ces thèses n’ont pas de valeur scientifique », y affirment les chercheurs.
Igor et Grichka Bogdanov remportent un procès pour diffamation contre le journal en 2014, avant d’attaquer le CNRS sur la légalité même du rapport – ils qualifient alors le comité de « Stasi scientifique ». Ils perdront leur procès et n’obtiendront pas le dédommagement demandé – 1,2 million d’euros.

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Devenus entre-temps les icônes d’une culture des années 1980 désormais kitsch, les « Bogdas » ont réalisé deux autres émissions scientifiques, pour France 2 – « Rayons X », de 2002 à 2007, puis « A deux pas du futur », entre 2010 et 2011. En réponse aux attaques visant leur légitimité, ils dénoncent une communauté scientifique incapable d’accepter un point de vue atypique et fustigent la cabale médiatique.
Curatelle
La complexité extrême de leurs sujets de recherche – les mécanismes physiques à l’œuvre lors de la création de l’Univers – rend le public et les médias simples observateurs d’un débat d’initiés : impossible pour un spectateur de « Temps X » de juger de la valeur scientifique des travaux d’Igor et de Grichka Bogdanov. Le mélange de théories physiques et spirituelles dans l’ouvrage Le Visage de Dieu, en 2010, alimente de nouveau les critiques de chercheurs et de journalistes spécialisés.
Depuis, les apparitions des jumeaux se font plus rares : Igor Bogdanov fait de nouveau les titres lorsqu’il est placé en garde à vue en novembre 2017, à la suite d’une plainte de son ex-compagne chez qui il se serait introduit par effraction. 
Au début de 2018, ils projettent le grand retour de « Temps X », sur YouTube cette fois, avant d’être mis en examen et placés sous contrôle judiciaire, le 21 juin, pour une affaire présumée d’escroquerie visant un homme de 49 ans. Producteur d’un film auquel les frères Bogdanov participent, il se serait engagé à investir dans leur nouveau projet d’émission et à racheter pour plusieurs centaines de milliers d’euros des parts de la maison des Bogdanov à Paris.
Les jumeaux font le tour des plateaux de télévision pour nier catégoriquement toutes les accusations, déclarant ignorer que l’homme concerné était placé depuis plusieurs mois sous curatelle : « C’est une affaire aussi mystérieuse que le big bang lui-même », estime finalement, le 25 juin, Igor Bogdanov.



                            


                        

                        


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Football : Telefonica paie trois milliards d’euros pour l’essentiel des droits de la Liga

L’opérateur télécoms a ravi l’essentiel des droits 2019-2022 de la Ligue de football espagnole à son rival Mediapro. Au total, la Liga va empocher 3,42 milliards d’euros.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 11h41
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Telefonica a ravi l’essentiel des droits du foot à son grand rival, Mediapro. Pour 3 milliards d’euros, le géant des télécommunications espagnol a remporté, lundi 25 juin, les droits d’exploitation audiovisuelle du « partidazo », le grand match de chaque journée du championnat d’Espagne, et de huit autres matchs pour la télévision payante, ainsi que les six matchs de la phase de montée en première division (play-off), et les résumés de toutes les parties de première et seconde divisions pour les trois saisons de 2019 à 2022.

Mediapro – qui vient de remporter les droits de la Ligue 1 en France pour près de 800 millions d’euros – devra se contenter de la diffusion des résumés, ainsi que celle des matchs dans des établissements publics (bars, restaurants, etc.), obtenue, en exclusivité, pour près de 450 millions d’euros. Le groupe conserve en outre la commercialisation des droits audiovisuels internationaux durant les cinq prochaines saisons, jusqu’en 2024, pour 4,5 milliards d’euros. « Avec les bars et les droits internationaux, nous sommes satisfaits, assurent des sources de Mediapro. Nous ne proposons que ce qui nous semble rentable. Cette fois, Telefonica, contrairement à ce qu’elle annonçait, a estimé les lots plus rentables que nous. »
Nouveau record pour les équipes espagnoles
Telefonica s’est félicitée d’être « celle qui décide, dessine et développe les contenus », sans recourir à un intermédiaire. Ces dernières saisons, elle devait passer par Mediapro, qui disposait des droits de huit des dix matchs de chaque journée de championnat, pour diffuser le football sur sa plate-forme de TV payante – la principale d’Espagne –, Movistar TV. Telefonica se trouve à présent en position de force pour négocier avec Mediapro la diffusion de la Champions League en Espagne, que le groupe de Jaume Roures a achetée pour 1,1 milliard d’euros et peine à commercialiser.

Des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ La Ligue de football enregistre une hausse de 15 % sur les quatre lots mis en vente pour 2019-2022. Quatre autres lots devraient être attribués « dans les prochains mois ».
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En Espagne, 1,14 milliard d’euros par saison pour les droits télévisuels de la Liga

La Ligue de football enregistre une hausse de 15 % sur les quatre lots mis en vente pour 2019-2022. Quatre autres lots devraient être attribués « dans les prochains mois ».



Le Monde
 |    26.06.2018 à 02h04
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 08h06
   





                        



   


La Ligue espagnole de football a annoncé la vente d’une partie des droits télévisuels de son championnat pour 2019-2022 pour 1,14 milliard d’euros par saison. Les quatre lots adjugés lundi 25 juin pour le marché national – sur un total de huit – représentent 3,4 milliards d’euros, « soit une hausse de 15 % » par rapport aux trois saisons précédentes, détaille la Liga dans un communiqué. Ils ont été attribués aux groupes espagnols Telefonica et Mediapro. Les quatre lots restants devraient être attribués « dans les prochains mois ».
« Avec ces résultats provisoires, la Liga met en avant la valeur croissante du football espagnol », alors que des craintes d’une baisse de l’enveloppe, sur fond de grogne des diffuseurs, étaient apparues ces derniers mois. Début mars, le président de la ligue, Javier Tebas, avait dit viser, pour l’ensemble des droits sur le marché espagnol, un montant de 1,3 milliard d’euros par an pour les saisons 2019-2020, 2020-2021 et 2021-2022, alors que le contrat actuel, signé en 2015, rapporte environ 1,1 milliard d’euros cette saison.
Légère baisse du Championnat d’Angleterre
La Liga explique par ailleurs avoir renouvelé pour cinq saisons (2019-2024) le contrat avec Mediapro portant sur les droits de diffusion à l’international du championnat espagnol, pour un total d’environ 4,48 milliards, soit quelque 896 millions d’euros par saison, ce qui représente une hausse de 30 % par rapport à l’accord précédent.

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                Le président de Mediapro, Jaume Roures, trublion assumé des droits de diffusion du football en Espagne



Les craintes d’une baisse des revenus du football européen ont été alimentées en début d’année par la légère baisse des droits télévisuels domestiques du Championnat d’Angleterre lors de la vente des cinq premiers lots – sur sept – pour la période 2019-2022. Même si celle-ci pourrait être compensée par une hausse des droits à l’international.



                            


                        

                        

