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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ La nouvelle limitation sur les routes à double sens continue d’exaspérer usagers et élus. Quand certains dégradent les panneaux installés, d’autres refusent toujours de changer la signalisation.
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Limitation de vitesse à 80 km/h : une semaine sous tension

La nouvelle limitation sur les routes à double sens continue d’exaspérer usagers et élus. Quand certains dégradent les panneaux installés, d’autres refusent toujours de changer la signalisation.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 15h46
    |

                            Audrey Paillasse








                        



   


Ils sont toujours en colère, et ils veulent le faire savoir. Les usagers de la route ne semblent pas digérer l’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h, effectif depuis le 1er juillet sur les routes à double sens sans séparateur central. C’est en tout cas ce que montrent les dégradations de signalisation, qui ont été repérées dans divers départements depuis une semaine. Panneaux tagués, recouverts ou tout simplement qui se sont volatilisés… La presse locale a rapporté plusieurs incivilités sur les routes au lendemain de l’entrée en vigueur de la mesure, et dans les jours qui ont suivi. Elles concernent les panneaux de changement de vitesse mais aussi les radars fixes, qui ont été reprogrammés pour flasher les automobilistes dès que la limite des 80 km/h est dépassée.
Dans l’Ain, six panneaux, dont deux annonces de contrôle par radar, ont été arrachés de leur emplacement et sont dans la nature. La situation n’est pas alarmante, mais elle est inédite, selon le président du conseil départemental, Jean Deguerry, qui comprend le ras-le-bol des usagers : « Ce qu’on voit, c’est qu’ils sont déboussolés ; ils ont le sentiment que la mesure vise à leur prendre encore de l’argent. » Au-delà du coût du changement des panneaux 90 km/h, déjà assumé en partie par la collectivité – comptez 100 euros pour la commande et l’installation d’un panneau –, il faudra y ajouter les frais de remplacement pour les supports volés, lequel ne sera achevé que dans une dizaine de jours, « le temps d’en commander des nouveaux ». Une attente qui pourrait créer de la confusion chez les automobilistes qui, en l’absence de signalisation, ne sauraient pas à quelle vitesse ils doivent rouler.

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                80 km/h sur les routes à double sens, histoire d’une décision impopulaire



La fronde continue dans les départements
Du côté des collectivités, les mécontents d’hier le sont toujours aujourd’hui. Les élus locaux continuent de dénoncer une politique unilatérale du gouvernement, décidée depuis Paris, sans concertation avec les territoires. En Corrèze le 1er juillet dernier, le président du département Pascal Coste avait choisi de ne pas installer de nouvelle signalisation mais de coller des stickers sous les panneaux de fin de limitation à 90 km/h, précisant aux usagers : « Le nouveau monde vous demande de ralentir. » Une semaine après la mise en place de la législation, il assure que ces messages à caractère humoristique, qui concernent actuellement 47 supports, sont « définitifs », et qu’il ne les remplacera pas par des panneaux 80 km/h. « On a fait ce qu’on avait à faire, en prévenant les gens à notre manière, assène-t-il. Et d’ajouter, sarcastique : « Reste à voir si le chef de l’Etat a de l’humour corrézien comme ses prédécesseurs », ajoute le président du département, sarcastique.
Pascal Coste légitime d’autant plus ce bras de fer que les premières conclusions de la préfecture du département confirmeraient ses doutes. « Ce qu’on a constaté, c’est que les gens qui roulaient vite continuent à le faire, et ceux qui respectaient la limitation respectent maintenant la nouvelle. En revanche, pour ceux qui faisaient des excès de vitesse, ils sont encore plus grands aujourd’hui. » Sur le ton provocateur qu’on lui connaît désormais, il renchérit : « A 80 km/h sur les routes de campagne, on a le temps de lire le journal ! »
Puisque nul n’est censé ignorer la loi, aucune excuse ne sera en tout cas acceptée par les forces de l’ordre, qui sanctionnent les automobilistes en excès de vitesse d’une amende, et du retrait d’au moins un point sur le permis de conduire.

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                « Le passage aux 80 km/h apporte aux automobilistes des bienfaits financiers et écologiques »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Les avocats Antoine Chatain et Maud Picquet expliquent, dans une tribune au « Monde », que les juges font une interprétation jurisprudentielle extensive des conditions de responsabilité des personnes morales.
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« On constate une volonté accrue du législateur et des magistrats de responsabiliser pénalement les personnes morales »

Les avocats Antoine Chatain et Maud Picquet expliquent, dans une tribune au « Monde », que les juges font une interprétation jurisprudentielle extensive des conditions de responsabilité des personnes morales.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 11h35
    |

Antoine Chatain (Avocat associé) et Maud Picquet (Avocate collaboratrice au cabinet Chatain & associés)







                        



                                


                            

Tribune. Lorsque des poursuites pénales sont diligentées, les dirigeants d’entreprise s’interrogent souvent sur l’imputation des faits à la personne morale, en parallèle ou indépendamment de la mise en cause des personnes physiques responsables. Il est vrai que les conditions de mise en cause de la responsabilité pénale des personnes morales sont paradoxalement moins exigeantes que celles nécessaires à l’engagement de la responsabilité pénale des personnes physiques.
S’il est difficile de concevoir qu’une personne morale puisse commettre une infraction, la possibilité d’engager des poursuites pénales à son encontre existe en France depuis le 1er mars 1994. On constate depuis une volonté accrue du législateur et des magistrats de responsabiliser pénalement les personnes morales.
La loi Perben II du 9 mars 2004
Initialement limitée aux infractions prévues « par la loi ou par le règlement », la responsabilité pénale des personnes morales a été généralisée à l’ensemble des infractions par la loi Perben II du 9 mars 2004. Ces personnes sont ainsi pénalement responsables de toutes les infractions « commises, pour leur compte, par leurs organes ou représentants » (article 121-2 du code pénal).
Seule la faute de l’organe ou du représentant de la personne morale engage la responsabilité de cette dernière. La responsabilité est dite « par représentation ».

L’article 121-2 du code pénal précise que « la responsabilité pénale des personnes morales n’exclut pas celle des personnes physiques auteurs ou complices des mêmes faits, sous réserve des dispositions du quatrième alinéa de l’article 121-3 ».
Ces dernières dispositions, introduites par la loi du 10 juillet 2000, conduisent à ce qu’en cas de dommage causé indirectement et involontairement par une personne physique, cette dernière ne s’expose pénalement que s’il est établi qu’elle a commis une faute qualifiée (violation manifestement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Il est essentiel de progresser dans la judiciarisation des patrons puisque les entreprises affirment être coresponsables du sort de la planète, estime l’avocat William Bourdon, dans une tribune au « Monde ».
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Responsabilité pénale des entreprises : « La mise en examen de Lafarge peut et doit être un tournant »

Il est essentiel de progresser dans la judiciarisation des patrons puisque les entreprises affirment être coresponsables du sort de la planète, estime l’avocat William Bourdon, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    07.07.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 11h51
    |

                            William Bourdon (Avocat et président-fondateur de l'association Sherpa)








                        



                                


                            

Tribune. La comparaison entre le sort des patrons français, poursuivis pour des infractions parfois très graves, et celui fait à leurs homologues étrangers, peut sembler criante. La justice d’autres pays n’hésite pas depuis plusieurs années à prononcer de lourdes peines de prison à l’égard des PDG, à l’inverse de la France, où, si ce n’est dans quelques dossiers spectaculaires d’enrichissement personnel, des placements en détention provisoire ou le prononcé d’une peine ferme restent des plus rares.
En Corée du Sud, l’héritier de Samsung a été condamné en août 2017 à cinq ans de prison pour des faits de corruption [condamné à du sursis en appel, Lee Jae-yong a été libéré en février]. Au Brésil, Marcelo Odebrecht, géant du BTP, a été condamné en mars 2016 à plus de dix-neuf années de réclusion [une peine sensiblement allégée depuis].
Aux Etats-Unis, Oliver Schmidt, responsable du service de conformité réglementaire de Volkswagen aux Etats-Unis jusqu’en mars 2015, après avoir accepté de plaider coupable, a écopé d’une peine de sept ans de prison en décembre 2017. En Allemagne, le patron d’Audi, Rupert Stadler, a été incarcéré le 18 juin pour fraude et complicité de faux certificats dans le cadre du « dieselgate ».
Une forme de révérence, de frilosité parfois
Il ne s’agit pas d’exiger des juges français qu’ils fassent goûter aux dirigeants impliqués dans les affaires les plus graves le sort que connaissent aujourd’hui 70 000 détenus en France, c’est-à-dire une surpopulation carcérale insupportable et des conditions de détention unanimement considérées comme indignes depuis plusieurs années.
Mais cela n’empêche pas de s’interroger sur une forme de révérence, de frilosité parfois, de certains juges français face à de grands capitaines d’industrie, alors même qu’ils sont suspectés d’avoir commis les infractions les plus graves.
Il y a certes eu un premier mouvement avec l’appel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Les avocats Denis Chemla et Paul Fortin soulignent, dans une tribune au « Monde », les fragilités juridiques d’une mise en examen d’une personne morale pour crime contre l’humanité
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Affaire Lafarge : « L’opprobre est jeté dès la mise en examen »

Les avocats Denis Chemla et Paul Fortin soulignent, dans une tribune au « Monde », les fragilités juridiques d’une mise en examen d’une personne morale pour crime contre l’humanité



Le Monde
 |    07.07.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 11h39
    |

Denis Chemla (Avocat au barreau de Paris, associé du cabinet Allen & Overy LLP) et Paul Fortin (Avocat au barreau de Paris, collaborateur du cabine...







                        



                                


                            

Tribune. Depuis jeudi 28 juin, la société Lafarge SA est mise en examen des chefs de violation d’un embargo, mise en danger de la vie d’autrui, financement d’une entreprise terroriste et complicité de crimes contre l’humanité.
Derrière ces terminologies juridiques fracassantes, une histoire présentée comme simple : pour préserver son activité en Syrie, le groupe Lafarge aurait indirectement financé des djihadistes syriens en leur remettant plusieurs millions de dollars entre 2012 et 2014.
Un double tournant
Cette dernière mise en examen ne préjuge aucunement d’une culpabilité éventuelle de Lafarge, laquelle demeure présumée innocente. Toutefois, elle marque un double tournant, qu’il convient d’analyser : premièrement, aux dirigeants mis en cause vient désormais s’ajouter une personne morale, Lafarge SA ; deuxièmement, la qualification de crimes contre l’humanité, à la redoutable charge symbolique, s’invite dans le dossier.
Comment une telle mise en cause est-elle possible ? Quelles difficultés et sanctions sont à prévoir ?

Une personne morale est une construction juridique : elle n’a ni bras, ni jambes, et n’agira jamais que par l’intermédiaire de personnes physiques. Pour prolonger le mot du juriste Léon Duguit (1859-1928), si personne n’a jamais déjeuné avec une personne morale, a fortiori on n’a jamais vu une personne morale tuer elle-même des innocents dans le cadre d’un « plan concerté à l’encontre d’un groupe de population civile dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique », c’est-à-dire commettre un crime contre l’humanité.
La loi française tire les conséquences de ce constat, et ne cherche pas à imputer des comportements concrets ou une intention à une société : une personne morale est pénalement responsable dès lors que ses organes ou représentants ont commis pour son compte des infractions.
Faute de représentant coupable…
En résumé, l’enquête ne tend...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Dans sa chronique, Annie Kahn, journaliste au « Monde », explique que loisirs et déconnexion améliorent performances et comportement au travail.
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« Prendre des vacances accroît les chances d’être augmenté ou promu »

Dans sa chronique, Annie Kahn, journaliste au « Monde », explique que loisirs et déconnexion améliorent performances et comportement au travail.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 12h01
    |

            Annie Kahn








                        



                                


                            

Ma vie en boîte. Dans quelques jours – à moins que ce ne soit déjà fait –, chacun se souhaitera bonnes vacances ! Le risque de n’y point parvenir serait-il donc si important ? De fait, outre la nécessité de se retrouver en bonne compagnie, dans un cadre agréable, s’ajoute désormais un impératif : mettre toutes les chances de son côté pour déconnecter. Seule une minorité (22 %) de cadres français y parvient complètement, selon l’IFOP. Faire partie de cette élite est donc une gageure !
Certes les cadres français prennent 33 jours de vacances en moyenne, selon la Dares, le service statistique du ministère du travail. C’est énorme en comparaison de ce qui se passe dans un certain nombre de pays étrangers, aux Etats-Unis en particulier. Mais globalement, tous statuts confondus, seulement 60 % des Français quittent réellement leur résidence principale. Et 78 % des cadres continuent de consulter leurs mails professionnels durant leurs congés, selon l’IFOP, qui a réalisé ce sondage en juillet 2017, soit un semestre après l’entrée en vigueur de la loi sur le droit à la déconnexion.
Conçue pour mieux équilibrer vie professionnelle et vie privée, cette loi impose à toute entreprise de plus de 50 salariés de négocier un accord avec les syndicats sur l’utilisation des outils numériques pendant les périodes de repos. Ou, à défaut d’accord, de publier une charte sur le sujet. Elle pourra stipuler qu’aucun mail ne doit être envoyé aux collaborateurs pendant leurs vacances, par exemple. Et, qu’en cas d’extrême urgence, un SMS ou appel téléphonique préviendra l’intéressé. Ce qui devrait le dissuader de consulter son courrier. A défaut d’accord ou de charte, l’entreprise peut être condamnée pénalement et écoper d’une amende de 3 750 euros.
Des mesures radicales
Des firmes comme Daimler proposent depuis longtemps des mesures radicales à leurs salariés qui le souhaitent. Comme détruire automatiquement les mails qui leur sont envoyés durant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Ce suspect, âgé de 24 ans, est le frère cadet d’un premier homme qui avait été interpellé vendredi, selon le parquet de Meaux.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Agression d’un couple de policiers en Seine-et-Marne : un second suspect placé en garde à vue

Ce suspect, âgé de 24 ans, est le frère cadet d’un premier homme qui avait été interpellé vendredi, selon le parquet de Meaux.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 10h55
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 11h32
   





                        


Le deuxième jeune homme mis en cause dans l’agression d’un couple de policiers en dehors de leur service mercredi en Seine-et-Marne a été placé en garde à vue dans la nuit, a annoncé samedi 7 juillet le parquet de Meaux.
Ce suspect, âgé de 24 ans, est le frère cadet d’un premier suspect qui avait été interpellé vendredi, toujours selon le parquet. Le premier suspect, âgé de 27 ans, avait été arrêté vendredi matin par les enquêteurs de la police judiciaire de Meaux. L’agression, qui s’est déroulée à Othis, a déclenché une vague d’indignation dans la classe politique.

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                Agression d’un couple de policiers en Seine-et-Marne : un suspect placé en garde à vue



Le couple, une brigadière en poste à Aulnay-sous-Bois et son compagnon, également policier en Seine-Saint-Denis, ont été agressés devant leur fille âgée de 3 ans par deux hommes alors qu’ils sortaient de chez des amis. Pendant qu’ils installaient leur fille dans la voiture, deux hommes à bord d’un véhicule les ont interpellés et ont commencé à injurier la jeune femme, a relaté une source policière. « Ils les ont croisés par hasard et ils ont reconnu la policière qui les avait contrôlés à Aulnay-sous-Bois », selon cette même source.
Macron et Collomb dénoncent l’agression
Les agresseurs sont ensuite descendus de voiture et ont donné un coup de poing au visage de la jeune femme, qui avait le bras en attelle à la suite d’un accident du travail. Puis ils se sont attaqués à son compagnon, qui a reçu notamment plusieurs coups de pied. La policière s’est vu prescrire quatre jours d’interruption totale de travail ; son compagnon, quinze. Les deux hommes, reconnus par la femme, ont été identifiés, a ajouté la source policière.
Au lendemain de cette agression, le président de la République, Emmanuel, Macron avait réagi sur Twitter :
« Pas de mots assez durs pour l’ignominie et la lâcheté des deux voyous qui ont agressé hier soir à Othis un couple de policiers en dehors de leur service sous les yeux de leur petite fille. Ils seront retrouvés et punis. Tout mon soutien pour ces policiers et leur famille. »
« Tout sera mis en œuvre pour interpeller et déferrer à la justice les auteurs de l’odieuse agression qui a visé un couple de gardiens de la paix », « cet acte ignoble ne restera pas impuni », a, de son côté, promis le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Editorial. La décision du Conseil constitutionnel sur le « délit de solidarité » ne clôt pas le débat sur les politiques migratoires mais rappelle de façon solennelle les valeurs républicaines.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

La fraternité, au principe de l’aide aux migrants

Editorial. La décision du Conseil constitutionnel sur le « délit de solidarité » ne clôt pas le débat sur les politiques migratoires mais rappelle de façon solennelle les valeurs républicaines.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 10h50
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Personne n’ignore la devise de la République : « Liberté, Egalité, Fraternité ». Jusqu’à présent, pourtant, la fraternité était le parent pauvre du triptyque. C’est donc une décision importante que le Conseil constitutionnel a prise, vendredi 6 juillet. Pour la première fois, en effet, il a consacré la « valeur constitutionnelle du principe de fraternité », au même titre que ceux de liberté et d’égalité auquel il fait constamment référence pour établir sa jurisprudence. Cette décision est d’autant plus symbolique qu’elle porte sur la question très sensible de l’aide au séjour d’un étranger en situation irrégulière.

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                Aide aux migrants : le Conseil constitutionnel consacre le « principe de fraternité »



Le conseil avait été saisi de deux questions prioritaires de constitutionnalité par l’avocat de Cédric Herrou. Devenu le symbole de la défense des migrants de la vallée de la Roya, l’un des principaux points de passage des migrants arrivés en Europe par l’Italie, cet agriculteur a été condamné à quatre mois de prison avec sursis en août 2017 pour avoir transporté et accueilli chez lui quelque deux cents migrants. Etaient associés à cette saisine du Conseil constitutionnel, pour des motifs similaires, un universitaire, Pierre-Alain Mannoni, deux autres plaignants et une douzaine d’associations d’aide aux migrants, dont la Cimade et la Ligue des droits de l’homme.
Tous remettaient en cause une disposition très controversée du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda) selon laquelle « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d’un étranger en France sera punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 euros ». Toutefois, précise cet article du code, « l’aide au séjour irrégulier d’un étranger » ne peut entraîner de poursuites pénales « lorsque l’acte reproché n’a donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte et consistait à fournir des conseils juridiques ou des prestations de restauration, d’hébergement ou des soins médicaux destinées à assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger ».
« But humanitaire »
L’exemption du « délit de solidarité » était donc circonscrite, mais de façon floue, à « l’aide au séjour irrégulier ». C’est cette restriction et ce flou que le Conseil constitutionnel a censurés de façon solennelle : « Il découle du principe de fraternité la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ». En clair, l’aide humanitaire à des migrants ne peut être assimilée à l’action des mafias de « passeurs ».
Toutefois, le Conseil rappelle que les étrangers n’ont aucun droit « de caractère général et absolu d’accès et de séjour » en France. Autrement dit, l’aide à l’entrée sur le territoire national de migrants en situation irrégulière reste passible de poursuites. En outre, il est rappelé que l’objectif de lutte contre l’immigration irrégulière « participe de la sauvegarde de l’ordre public, qui constitue un objectif de valeur constitutionnelle ».
Le Conseil demande donc au Parlement de modifier la loi, d’ici au 1er décembre, afin d’assurer « une conciliation équilibrée entre le principe de fraternité et la sauvegarde de l’ordre public ». Alors que la polémique ne cesse de s’envenimer, en Europe, sur les politiques migratoires, le débat est donc loin d’être clos. Mais il se poursuivra, en France, sur des bases plus conformes aux valeurs de la République.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Les entreprises sont de plus en plus considérées comme responsables des infractions pénales voire criminelles commises dans le cadre de leurs activités, constatent dans une tribune au « Monde » les avocats Thomas Baudesson et Charles Merveilleux du Vignaux.
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Responsabilité pénale des entreprises : « L’évolution des sanctions à leur encontre est devenue vertigineuse en quelques années »

Les entreprises sont de plus en plus considérées comme responsables des infractions pénales voire criminelles commises dans le cadre de leurs activités, constatent dans une tribune au « Monde » les avocats Thomas Baudesson et Charles Merveilleux du Vignaux.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 12h08
    |

Thomas Baudesson et Charles Merveilleux du Vignaux (Avocats au cabinet Clifford Chance)







                        



                                


                            

Tribune. « Ce sont des hommes et non des entités abstraites qui commettent les crimes dont la répression s’impose comme sanction du droit international » : c’est en ces termes que le tribunal militaire international de Nuremberg posait l’un des principes qui régissent encore aujourd’hui le droit pénal international. Pourtant, dans les vingt-cinq dernières années, on a assisté à un développement fulgurant de la responsabilité des entreprises.
Il est ainsi de plus en plus communément admis que les personnes morales sont pénalement responsables de leurs actes. Mais cette évolution est récente (1994 en France) et inégale selon les pays (l’Allemagne, par exemple, se contente d’un système d’amendes administratives).
En l’absence d’instance internationale, la répression des infractions des entreprises est soumise aux droits nationaux. Son efficacité dépend donc de la lourdeur des peines prévues et de la rigueur des politiques de poursuite, soit en pratique de l’intérêt des pouvoirs publics, qui varie selon les pays et l’actualité. C’est l’une des explications au développement de poursuites extraterritoriales, dont les Etats-Unis se sont fait une spécialité en matière économique, notamment sur le fondement du Foreign Corrupt Practices Act (FCPA) : afin de protéger la compétitivité des sociétés américaines, qui y sont soumises, les autorités américaines se sont mises à l’appliquer à des sociétés étrangères pour des actes commis à l’étranger afin de compenser l’inertie dont faisaient preuve certains Etats envers leurs propres entreprises, ou la faiblesse des peines prononcées par les tribunaux en matière de corruption.
Une répression accrue
Quel que soit le bien-fondé de ces pratiques, elles ont eu pour effet de réveiller l’attention des pouvoirs publics dans les Etats dont les entreprises étaient visées. Ainsi le Royaume-Uni, avec le Bribery Act de 2010 et l’introduction, en 2014, des « deferred prosecution agreements »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Les antispécistes jugent que la violence n’est pas de leur côté.
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Des boucheries angevines visées par des défenseurs des animaux

Les antispécistes jugent que la violence n’est pas de leur côté.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 10h46
    |

                            Yves Tréca-Durand (Angers, correspondant)








                        



                                


                            
Une vitrine cassée et des tags saignants. Les vandales sont passés à l’acte dans la nuit du 26 au 27 juin à Angers. Le slogan de la boucherie – « L’art, le goût, la tradition » – a été détourné au marqueur noir : « L’art du meurtre, le goût de la mort, la tradition spéciste ».
Bertrand Lebouc, aimable boucher qui a quitté il y a quatre ans les bords de Loire pour ce quartier urbain dit de la place du Lycée, calme et bourgeois, n’a pas perdu le sourire, mais reste interdit. « De notre côté, nous ne sommes pas dans la provocation. On ne comprend pas ce genre de comportement agressif, confiait-il au lendemain de l’agression. Nos apprentis ont été choqués. Ils se sont demandé s’ils risquaient de se faire agresser. Et nos clients n’ont pas compris que des gens puissent ainsi imposer leurs idées par la violence. »
Boucher lui aussi, Yannis Lusson, est installé à moins d’un kilomètre de là, place de la Madeleine, un autre quartier cossu. Il a vécu une mésaventure désagréable mais nettement moins violente il y a quelques mois. « Un dimanche matin, ils sont entrés à trois et ont commencé à réciter une forme de prière, témoigne-t-il. J’étais affairé avec mes clients, je n’ai pas compris ce qu’ils disaient. » Il a suivi les consignes de sa fédération, il n’a pas bougé. « Je me demandais ce qui allait se passer, poursuit le commerçant. Ils sont restés cinq minutes et sont repartis. Mais cinq minutes, c’est très long dans ce genre de situation. »

Sébastien Rambaud, le président du Syndicat professionnel des artisans bouchers charcutiers traiteurs du Maine-et-Loire, se rassure. « Ce sont des actes isolés. Là, c’est la première fois qu’il y a de la casse. Je pense que les végans sont en train de se faire déborder par des zadistes », analyse-t-il. Avant d’ajouter, agacé : « On ne les a jamais forcés à manger de la viande et on n’a pas à se faire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ La journée est classée orange dans le sens des départs, selon les prévisions de Bison futé.
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Départs en vacances : la circulation sera difficile samedi

La journée est classée orange dans le sens des départs, selon les prévisions de Bison futé.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 08h59
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 09h15
   





                        



   


C’est le premier week-end des vacances d’été et il va falloir prendre son mal en patience. La circulation sera difficile, samedi 7 juillet, avec un trafic classé orange dans le sens des départs, selon les prévisions de Bison futé.
Avec le début officiel des congés scolaires en France, « la circulation sera dense sur la plupart des grands itinéraires en direction du sud et des régions côtières du pays », prévoit l’organisme de prévision de la circulation dans un communiqué. « Les difficultés seront nombreuses sur les axes menant du nord du pays vers le sud-est et la Méditerranée », précise Bison futé.

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                Formation, records, solutions : tout comprendre aux embouteillages sur les routes



L’Ile-de-France est classée rouge dans la matinée en direction de Bordeaux ou de l’Espagne. En revanche, le trafic sera fluide après 17 heures sur ce même axe.
A l’heure du déjeuner, la circulation sera également saturée dans les régions lyonnaise et bordelaise sur les autoroutes menant au sud du pays.
Les automobilistes ne seront pas les seuls à devoir patienter : côté rail, les syndicats CGT et SUD ont appelé les cheminots à reprendre la grève vendredi et samedi alors que la SNCF attend près d’un million de voyageurs ce week-end.
La journée de dimanche est, en revanche, classée vert au niveau national, excepté en région Auvergne-Rhône-Alpes, où des difficultés sont attendues sur l’autoroute A7.
Le l’organisme de prévision du trafic routier recommande, entre autres, aux conducteurs de ne pas rouler en état de fatigue, de respecter une pause toutes les deux heures, de vérifier le bon état général du véhicule (pression des pneus, batterie, éclairage, rétroviseurs…) et d’éviter de circuler aux heures les plus chaudes de la journée en cas de fortes chaleurs.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Issu de la majorité, le député LRM appelle, dans une tribune au « Monde », le président de la République à bâtir un contrat social avec les Français contre l’exclusion et la pauvreté et pour la dignité et la cohésion.
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Frédéric Barbier : « Le gouvernement doit mener une politique plus sociale »

Issu de la majorité, le député LRM appelle, dans une tribune au « Monde », le président de la République à bâtir un contrat social avec les Français contre l’exclusion et la pauvreté et pour la dignité et la cohésion.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 10h55
    |

Frédéric Barbier (Député (LRM) de la 4e circonscription du Doubs, conseiller départemental du Doubs)







                        



                                


                            
Tribune. Il est temps de lever les ambiguïtés autour de la question sociale qui agite la classe politique. Ni les partis, ni les parlementaires, ni même le président de la République ne peuvent s’y soustraire. Les politiques sont attendus au tournant. C’est salutaire pour la vie démocratique du pays. J’en appelle à un rééquilibrage de la politique menée depuis un an, en faveur d’une politique sociale plus affirmée et attendue.

La stratégie actuelle du gouvernement repose sur l’absolue nécessité de rendre la France plus attractive et plus compétitive. La relance économique et la bonne santé des entreprises sont le socle indispensable, sans lequel il ne peut y avoir de véritable progrès social. Ce pari audacieux est en passe d’être gagné. Les chefs d’entreprise ont retrouvé la confiance, investissent davantage et notre pays séduit à nouveau. Cette conjoncture favorable, je la constate dans mon territoire du Nord Franche-Comté.
Malaise et agacement
Pourtant, malgré l’embellie, le malaise et l’agacement à l’égard du gouvernement sont palpables. Il faut dire que le redressement est récent et que notre région porte encore les stigmates de la crise économique, durant laquelle, les salariés n’ont pas hésité à se sacrifier en payant le prix de la récession. A présent, fort légitimement, ils entendent toucher les dividendes d’un rebond encore inimaginable il y a peu.
Si l’on peut constater certaines avancées sociales, pour autant, l’équilibre n’a pas encore été trouvé. La parole et les intentions ne suffisent plus. Elles doivent laisser place à des actes concrets, à une lisibilité de la politique sociale du gouvernement. L’urgence est de bâtir un contrat social, cohérent et ambitieux, à la fois protecteur et émancipateur. Il devra s’appuyer sur deux piliers : la reconnaissance du travail et la lutte contre l’exclusion, qui doivent être décrétées grandes causes nationales.
Un arsenal de mesures audacieuses
Par contrat social,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Le record de ventes établi en 2017 ne devrait pas être battu cette année. Concernant la hausse des prix, les estimations vont de 1 % à 4,3 % au premier semestre.
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Le pic d’activité du marché immobilier est passé

Le record de ventes établi en 2017 ne devrait pas être battu cette année. Concernant la hausse des prix, les estimations vont de 1 % à 4,3 % au premier semestre.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 06h45
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Où va le marché immobilier ? C’est la question à laquelle l’agence de presse Galivel & Associés tente de répondre à travers la publication du cinquième observatoire des observatoires immobiliers. Cette étude compile et compare les chiffres publiés par plusieurs acteurs importants du marché immobilier : la Fnaim, LPI-SeLoger, Meilleursagents.com, les réseaux d’agences ERA Immobilier, Century 21, ORPI et Guy Hoquet. Cette vue d’ensemble à mi-année permet d’anticiper les évolutions à venir du marché immobilier.
« Les différents acteurs du marché présentent une évolution du volume de ventes assez disparate », constatent les auteurs de l’étude. Alors que la Fnaim, Guy Hoquet et ERA Immobilier font état d’augmentations respectives de 3,4 %, de 4,2 % et de 4,3 %, d’autres observent une stabilisation du marché (Century 21 et Meilleursagents.com), voire un recul comme ORPI.
Malgré la bonne santé du secteur, le volume des ventes attendu pour 2018 ne devrait pas atteindre record de 2017. La Fnaim comptabilise 950 000 ventes sur les douze derniers mois, soit une hausse de 3,4 % par rapport à la même période en 2017 (919 000 ventes), mais c’est 1 % de moins par rapport à décembre 2017, quand le record de 960 000 ventes annuelles avait été établi.

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                A Paris, le prix du mètre carré devrait atteindre 9 360 euros en août



Concernant l’évolution des prix, tous les acteurs du marché observent une hausse comprise entre 1 % et 4,3 % au niveau national au premier semestre 2018. « Cette hausse constante des prix, pour l’instant compensée par des taux de crédit très bas, ne pourra continuer sans affecter le pouvoir d’achat des Français, qui obligera les acquéreurs à augmenter leur apport personnel, à emprunter sur une plus longue période ou à acheter plus petit », prévient Galivel.
Une augmentation des prix selon le type de bien
Selon la Fnaim, l’augmentation des prix varie selon le type de bien. Si pour l’achat d’une maison, les prix au m² ont enregistré une hausse de 3,5 % pour atteindre 2 159 euros/m² au premier semestre, les appartements ont vu, quant à eux, leur prix augmenter de 5,4 % à 3 439 euros/m². L’inflation reste plus marquée dans la capitale, avec une évolution de 5,2 % en Ile-de-France contre 3,9 % en province.

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                Crédit immobilier : vers de nouveaux records cet été ?



A Paris, les prix continuent d’augmenter, avec des estimations allant de 3,1 % à 6,8 % selon les acteurs, pour atteindre un tarif moyen au m² supérieur à 9 000 euros/m² (entre 9 070 et 9 510 euros/m²). Selon Century 21, le nombre de transactions à Paris continue de diminuer (-2,5 % entre le premier semestre 2017 et le premier semestre 2018).
« Seuls les cadres supérieurs, les professions libérales et les retraités réussissent à se positionner sur ce marché, alors que les employés et ouvriers doivent se diriger vers la banlieue parisienne. Le marché parisien, de plus en plus tendu, risque de conduire à un point de rupture, tant la différence entre l’offre et la demande augmente », commente Galivel.
Toujours dans la capitale, le montant moyen des transactions a battu un record au premier semestre 2018. Les trois réseaux d’agences immobilières ont observé un montant moyen des transactions compris entre 428 865 euros et 473 598 euros.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Football, évasion et fraternité, les infos à retenir de la semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 06h38
    |

                            Les Décodeurs








                        


Coupe du Monde 2018 : la France dans le dernier carré
L’équipe de France de football s’est qualifiée pour les demi-finales du Mondial russe, vendredi 6 juillet, après une victoire solide contre l’Uruguay, privée de son attaquant Edinson Cavani (2-0). Elle affrontera la Belgique, qui est venue à bout du Brésil (2-1) dans la soirée. Les quarts de finale de la Coupe du monde se poursuivent samedi avec les rencontres Suède-Angleterre (16 heures) et Russie-Croatie (20 heures).

        Récapitulatif :
         

          Coupe du monde 2018 : les qualifiés, les stats, le plus beau but… Le bilan des huitièmes de finale



Spectaculaire évasion de Redoine Faïd
Le braqueur multirécidiviste s’est enfui en hélicoptère de la prison de Réau, en Seine-et-Marne, lundi. Une évasion « extraordinaire » – selon le mot de la ministre de la justice, Nicole Belloubet – pour cette figure du grand banditisme français. Il avait déjà été condamné pour une précédente évasion.

        Lire aussi :
         

                Récit d’une nouvelle évasion spectaculaire du braqueur Redoine Faïd



A Nantes, un homme tué par un policier
Un homme de 22 ans, Aboubakar F., est mort, dans la soirée de mardi, dans le quartier du Breil à Nantes, après qu’un policier a ouvert le feu lors d’un contrôle d’identité. Son décès a provoqué des scènes de violences urbaines mardi et mercredi soir, dans trois quartiers sensibles de la ville. Onze personnes ont été interpellées dont quatre mineurs. Le policier, qui a affirmé avoir tiré « par accident », a été mis en examen vendredi.

        Reportage :
         

          A Nantes, un millier de personnes ont marché dans le calme pour « Abou »



Le principe de fraternité consacré
Pour la première fois, le Conseil constitutionnel a consacré la valeur constitutionnelle du principe de fraternité, dans une décision vendredi, en estimant légitime « la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ». Cette décision censure partiellement le délit de solidarité, qui avait valu quatre mois de prison avec sursis à Cédric Herrou, condamné pour avoir transporté deux cents migrants à la frontière italienne.

        Explications :
         

          Immigration, pourquoi le « délit de solidarité » fait-il débat ?



Numéros surtaxés : enquête sur un piège à ados
Sur les réseaux sociaux, des arnaqueurs endossent l’identité des stars préférées des adolescents pour leur demander d’appeler des numéros surtaxés. Les jeunes gens constituent des victimes faciles, grâce aux solutions de « micropaiement » proposées par les éditeurs de numéros surtaxés, qui permettent de leur soutirer des centaines d’euros en une petite journée, sans avoir à demander d’autorisation à un adulte. Le préjudice atteindrait 11 milliards d’euros.

        Enquête :
         

          Numéros surtaxés : la nouvelle combine des arnaqueurs pour escroquer les ados



Et aussi
Mexique. Andrés Manuel Lopez Obrador, l’ancien maire de Mexico, est arrivé en tête de l’élection présidentielle dimanche, après deux tentatives infructueuses.Medef. Geoffroy Roux de Bézieux prend la succession de Pierre Gattaz à la tête de l’organisation patronale.Royaume-Uni. Quatre mois après l’empoisonnement, en mars, de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal à Salisbury, un couple a été retrouvé dans un état critique, à cause du même poison, le Novitchok.Nucléaire. Un rapport parlementaire, contesté par EDF et Orano, pointe les failles du parc français.Patrimoine. La chaîne des Puys, en Auvergne, a été classée par l’Unesco et devient le premier site naturel de France métropolitaine à figurer au patrimoine mondial.Allemagne. La chancelière allemande a réussi, lundi soir, à sauver in extremis son gouvernement en trouvant un compromis avec son ministre de l’intérieur, Horst Seehofer, pour réduire le nombre de demandeurs d’asile dans le pays.Thaïlande. Douze adolescents et leur entraîneur, pris au piège dans une grotte inondée en Thaïlande ont été retrouvés vivants après neuf jours de recherche. Mais ils n’ont pas encore été libérés et un plongeur est mort en tentant de les ravitailler.Etats-Unis. Donald Trump a annoncé jeudi, dans la soirée, la démission de son ministre de l’environnement, Scott Pruitt. C’est le 34e départ dans l’administration Trump.Japon. Sept ans après la catastrophe de Fukushima, le gouvernement japonais a approuvé, mardi, un plan de relance du nucléaire.Cyber-harcèlement. Deux « trolls » ont été condamnés à du sursis et 2 000 euros d’amende pour avoir menacé la journaliste Nadia Daam sur le forum de Jeuxvideo.com.Migrants. Après le scandale de l’Aquarius, la France accueille 52 rescapés secourus par le bateau Lifeline.Justice. Le parquet de Nanterre a demandé la levée de l’immunité parlementaire du député «(La République en marche) des Hauts-de-Seine Thierry Solère, soupçonné de fraude fiscaleEmploi. Plus de 341 000 emplois ont été créés au cours de l’année 2017, selon l’Insee, un record depuis dix ans.Equateur. La justice équatorienne a lancé un mandat d’arrêt contre l’ex-président Rafael Correa.Verrou de Bercy. Le Sénat vote un aménagement, sans suppression complète. L’opposition estime que la proposition ne va pas assez loin. Lelandais. Déjà soupçonné du meurtre de Maëlys Cleyet Marrel et de l’assassinat du caporal Noyer, Nordahl Lelandais a été mis en examen pour l’agression sexuelle d’une de ses cousines, âgée de 8 ans.Daval. Mis en examen pour le meurtre de sa femme, Alexia, qu’il avait admis avoir tuée « accidentellement », Jonathann Daval accuse désormais le beau-frère de la victime.Boxe. Le boxeur Tony Yoka, champion olympique de Rio, devenu professionnel, a été suspendu un an ferme pour ses infractions aux règles antidopage.
Disparitions
Claude Lanzmann. Le cinéaste, journaliste et philosophe, notamment réalisateur de Shoah est mort à 92 ans.Gillian Lynne. La chorégraphe britannique de Cats et du Fantôme de l’Opéra est morte à l’âge de 92 ans.Georges-Emmanuel Clancier. L’écrivain et poète français est mort à l’âge de 104 ans.Jean-Louis Tauran. Le cardinal, très impliqué dans le dialogue avec l’islam, est mort à 75 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Il avait appelé à la « tuer sans scrupule » pour « venger » deux cyberharceleurs qui venaient d’être jugés pour l’avoir menacée de mort.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/07/2018
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Sursis pour un troisième homme accusé d’avoir menacé la journaliste Nadia Daam

Il avait appelé à la « tuer sans scrupule » pour « venger » deux cyberharceleurs qui venaient d’être jugés pour l’avoir menacée de mort.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 09h25
    |

            Cécile Bouanchaud








                        



   


Quand elle est rentrée dans son appartement, mardi 3 juillet, la journaliste Nadia Daam était « soulagée ». Le soulagement de ceux qui peuvent « enfin tourner la page » après un dénouement longtemps espéré – en l’occurrence, la condamnation à six mois de prison avec sursis de deux hommes qui l’avaient menacée de mort et de viol sur Internet. Elle l’a même dit aux médias : « C’est fini. » Elle a même « fêté » la nouvelle avec sa fille.
Puis elle a « vu ça », une nouvelle menace de mort, comme un cauchemar qui insiste. « Je pensais vraiment naïvement qu’il y aurait un épilogue à cette histoire », confie-t-elle, décrivant « une descente », à la mesure de la joie éprouvée quelques heures plus tôt, lors du jugement. « Sans être totalement conne », elle se disait bien que le camouflet judiciaire infligé aux deux trolls réveillerait les plus téméraires. « Je m’attendais à des insultes, à des “sale pute”, mais pas à ça », lance la mère de famille dont le ton d’habitude rieur et cadencé semble éteint.
« Venger nos frères tombés au combat »
Ce « nouveau traumatisme », elle n’a pas pu le raconter à la barre vendredi, en raison « d’obligations professionnelles ». Comme une ironie, son avocat, Me Morain, ne pouvait pas être présent non plus… Il défendait Nikita Bellucci, une ancienne actrice porno, victime elle aussi d’une campagne de cyberharcèlement, et dont l’agresseur a été condamné à dix-huit mois de prison, dont trois fermes.
C’est donc sans avoir à faire face à la journaliste que le prévenu de 21 ans s’est avancé dans le box des prévenus du tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis), où il était jugé en comparution immédiate pour « menace de commettre un crime » et « menaces de mort ». A l’énoncé des faits incriminés, la présidente du tribunal, peu coutumière de ce genre d’affaires, n’a pas caché sa circonspection : « En lisant le dossier ce matin, on s’est dit “ou il est complètement cinglé ou on est dans un autre monde”. »
Que dit ce dossier ? Dans la foulée de la condamnation des deux membres du forum « Blabla 18-25 ans » du site Jeuxvideo.com, le jeune homme a créé un compte baptisé « Toutpourlegang », avec lequel il a écrit : « Il faut la tuer. (…) Si nous n’arrivons pas à l’avoir, il faudra s’attaquer à sa famille. » Le tout pour « venger nos frères tombés au combat. » Signalé sur la plate-forme Pharos, il sera interpellé le lendemain matin au domicile de sa mère, à Bobigny.
« Une blague »
« Pourquoi avez-vous fait ça ? », « Vous faites la différence entre le réel et le virtuel ? », « Est-ce que vous aviez conscience que cela allait toucher quelqu’un dans la vie réelle ? Ou, comme dans un jeu vidéo, pour vous ce n’était pas la vraie vie ? », « Vous saviez que cela pouvait avoir des conséquences judiciaires ? », lancent pêle-mêle les magistrats au jeune homme apathique.
« Je ne vois pas le rapport avec les jeux vidéo madame », lance celui que les rapports psychiatriques décrivent comme « dénué d’affect ». Les yeux baissés, le prévenu au teint blafard évoque d’abord une simple « blague », publiée pour « divertir ». A la présidente du tribunal, qui ne voit pas bien comment l’humour peut se loger dans des menaces de mort, il reconnaît seulement des propos « aguicheurs », proférés lors d’un « pic de connexion ». Car les trolls suivaient de près le procès de Nadia Daam.

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Dans le flot de messages publiés sur la journaliste ce jour-là, le prévenu cherche alors à se distinguer de la multitude : « Je me suis dit que j’allais faire mieux que les autres. » C’est cette même multitude qui lui a fait croire qu’il pouvait agir en toute impunité, lui qui « ne pensait pas que ça irait jusqu’à des conséquences judiciaires ». Assurant avoir « l’habitude de voir ça sur le forum », il précise qu’« il y a même des choses beaucoup plus pires ».
« Il y avait tellement de messages comme ça, je me suis dit que c’était drôle de faire ça. Sur le coup, j’ai ri, j’avoue. Mais là, ici, je trouve ça moins drôle. »
« Que savait-il de Nadia Daam ? », interroge Me Jennifer Halter, l’avocate de substitution de la journaliste. « Est-ce que vous savez que l’on a posté des photos de sa fille ? Qu’on a défoncé la porte de son appartement ? », poursuit-elle. La liste pourrait être bien plus longue. Nadia Daam a dû déménager et sa fille, menacée de viol, va devoir changer de collège.
« La revanche de la réalité »
L’air contrit, le prévenu, qui avait reconnu pendant sa garde à vue avoir eu un comportement « pitoyable », assure qu’il « ne connaissait rien d’elle ». 
« J’ai vu plein de fils discussion, je me suis renseigné sur Google, et j’ai participé. »
« Que le prévenu ait pu ignorer la situation, cela me paraît impossible », rétorque Me Halter dans sa plaidoirie, avant que le procureur adjoint développe cette même idée. Evoquant « des combattants de chambre », il estime ne pas être face à quelqu’un « qui ne maîtrise pas ce qu’il dit ».
Forcée de reconnaître qu’elle et son client « n’ont pas le même humour », l’avocate du prévenu, Me Agathe Grenouillet, explique toutefois qu’il est représentatif de « cet entre-soi masculin » qui domine sur ces forums. « C’est exactement ce qui les fait rire », insiste-t-elle, évoquant « une prise de conscience sincère » de son client depuis cette « intrusion de la justice dans ce monde opaque dans lequel il se sentait impuni ».
Une fois de plus cette semaine, « on assiste à la revanche de la réalité », comme l’a formulé Me Morain lors du premier procès. Le prévenu a été condamné à six mois de prison avec sursis, une peine assortie de l’obligation d’accomplir un travail d’intérêt général (TIG) pendant 180 heures. Le tribunal lui a également imposé de trouver un emploi ou une formation, ainsi que de voir un psychologue.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ En 2014, trois hommes avaient pénétré de force, cagoulés et armés, dans l’appartement des victimes. La circonstance aggravante d’antisémitisme a été retenue.
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Agression antisémite à Créteil : des peines de prison ferme de huit à seize ans

En 2014, trois hommes avaient pénétré de force, cagoulés et armés, dans l’appartement des victimes. La circonstance aggravante d’antisémitisme a été retenue.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 22h14
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 08h31
    |

            Pascale Robert-Diard








                        


Des peines de huit à seize ans de prison ont été prononcées vendredi 6 juillet contre Houssame Hatri – en fuite –, Ladje Haidara et Abdou Salam Koita, poursuivis pour séquestration, extorsion, violences aggravées, association de malfaiteurs et viol pour l’un d’entre eux. Elle a également condamné leurs deux complices à des peines de cinq et six ans de prison. La cour d’assises du Val-de-Marne à Créteil a reconnu la circonstance aggravante d’antisémitisme dans le choix de leurs victimes lors de l’agression de Jonathan B. et Laurine C. Elle a déclaré Ladje Haidara coupable de viol.
L’avocate générale Christine Laï avait requis la veille des peines de huit à vingt ans, en qualifiant les agresseurs de « loups » qui évoluaient dans ce quartier, où habite une grande partie de la communauté juive de Créteil. Pour l’accusation, il ne faisait aucun doute que les agresseurs avaient choisi leurs victimes en raison de leur religion.

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Le 1er décembre 2014 à midi, Jonathan et Laurine, âgés de 21 et 20 ans, étaient seuls dans l’appartement des parents de Jonathan quand on avait sonné à la porte. Jonathan était aux toilettes, Laurine avait ouvert. Trois hommes cagoulés et armés, qui avaient mené des repérages avant, sont entrés, les ont ligotés et séparés. L’un a placé un canon dans la bouche de Jonathan pour qu’il avoue « où est l’argent » en lui criant : « On sait que ton père est juif, il sort avec un rond sur la tête et il a une Mercedes noire. » Les propos antisémites avaient été tenus par un seul d’entre eux, Houssame Hatri, contre lequel la plus lourde peine a été prononcée. « C’est pour mes frères en Palestine », avait-il dit en jouant à faire tomber des couteaux sur Jonathan, ligoté au sol, face contre terre, avant de détruire tous les symboles juifs accrochés dans l’appartement.
« Ils ne sont pas antisémites, ils sont ignorants »
Ils avaient exigé que leurs victimes leur donnent leur numéro de carte bancaire – « si jamais c’est pas le bon, on vous bute », en ricanant de la terreur qu’ils leur inspiraient. « Ça te dirait que ta copine suce une bite de Black ? Parce que mon pote, il a grave faim. » Jonathan, la tête plaquée contre le sol dans le salon, avait entendu la voix de Laurine dans la chambre qui disait « non ». Resté seul avec elle, l’un des hommes avait soulevé son tee-shirt et l’avait pénétrée avec un doigt.
« Dire que “les juifs, ça a de l’argent”, c’est un préjugé, mais ce n’est pas pénal. Il faut le combattre en allant dans les écoles. Mais le préjugé racial, cette imbécillité humaine, devient un préjugé agissant quand on s’en sert pour cibler ses victimes », avait observé l’avocate générale. En écho, l’avocate de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), partie civile au procès, Dorothée Bisaccia-Bernstein, avait noté à l’adresse de la cour et des jurés : « On ne vous demande pas de dire que les accusés sont antisémites. La seule question qui vous est posée est : leurs victimes ont-elles été visées parce que juives ? » 
« Ils ne sont pas antisémites, ils sont ignorants. Ils baignent dans une ignorance crasse », avait répondu Me Marie Dosé, en défense de l’un des agresseurs, en dénonçant « une qualification antisémite décidée au niveau ministériel » moins de quarante-huit heures après les faits, et la « médiatisation outrancière » qui s’était ensuivie.
« La France, c’est pas ça »
A la barre de la cour d’assises, Jonathan B. et Laurine C. avaient raconté cette agression d’une heure et demie qui a fait basculer leur vie. « Vous avez beau être solide, formé, ça explose tout autour, avait dit Jonathan. La vie sentimentale, la vie professionnelle. Vous ne vous sentez plus en sécurité, jamais. Après ça, j’ai perdu mon emploi. J’ai vu des psys, je fais toujours des cauchemars. C’est ça que je voudrais faire comprendre aux accusés. Ils agressent des gens qui ont le même âge qu’eux et ils ruinent leur vie. On a déménagé dans un lieu qu’on n’avait pas choisi, une résidence ultra sécurisée avec des caméras et des alarmes. » La jeune femme, toujours très fragile, avait demandé à être entendue à huis clos.
Depuis, le couple s’est séparé. « On ne savait pas trop comment se parler, en fait. Un mot faisait soudain tout revivre, avait confié Jonathan. Pour Laurine, je me dis que c’est de ma faute, c’est moi qui lui ai fait quitter sa ville de Normandie. » La jeune femme est retournée vivre dans sa région natale, où elle travaille comme femme de chambre. Jonathan est aujourd’hui chauffeur de VTC (véhicule de transport avec chauffeur).
Il avait dit encore :
« Des cambriolages, j’en ai fait des centaines en tant que gendarme, j’en avais jamais vu des comme ça. C’est là que j’ai compris que c’était pas un simple cambriolage. C’est encore plus dur de réaliser que vous avez été agressé parce que vous êtes juif. La France, c’est pas ça. »
Les accusés ont tous nié le caractère antisémite de leurs actes. Mais, alors que l’un d’eux était interrogé sur les multiples incidents qui émaillent depuis quatre ans sa détention, il avait répondu : « La directrice de la prison est juive, elle me saque à cause de cette affaire. » « Comment le savez-vous ? », lui avait demandé l’avocate de la Licra. « Je le reconnais à ses yeux », lui avait-il répondu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Le Belgo-Tunisien de 32 ans, figure de l’islam radical, a également été condamné à une interdiction définitive du territoire français, pour son activité sur ce qui fut le site djihadiste francophone le plus populaire.
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Farouk Ben Abbes condamné à quatre ans de prison pour avoir animé le site djihadiste Ansar Al-Haqq

Le Belgo-Tunisien de 32 ans, figure de l’islam radical, a également été condamné à une interdiction définitive du territoire français, pour son activité sur ce qui fut le site djihadiste francophone le plus populaire.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 21h08
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 22h01
   





                        



   


Farouk Ben Abbes, figure de l’islam radical, a été condamné vendredi 6 juillet au soir à Paris à quatre ans de prison ferme pour son activité sur ce qui fut le site djihadiste francophone de référence, Ansar Al-Haqq (« Les partisans de la vérité »), à la fin des années 2000.
Reconnu coupable du délit d’association de malfaiteurs terroriste, le Belgo-Tunisien de 32 ans, qui comparaissait libre, a été également condamné à une interdiction définitive du territoire français. Le procureur avait demandé six ans de prison assortis d’une incarcération immédiate, quand ses défenseurs avaient plaidé sa relaxe.
Reparti libre du tribunal, il sera convoqué ultérieurement pour purger ces quatre ans non aménageables en prison. Mais cette peine, qui peut être frappée d’appel, ne sera pas mise à exécution tant qu’elle n’est pas définitive, ont précisé ses avocats.
Le site avait « une vocation de recrutement »
Farouk Ben Abbes, qui nie toute incitation au combat armé, était jugé au côté de trois autres hommes, comme lui anciens administrateurs du forum Ansar Al-Haqq. Nordine Z. et David R., présents au tribunal, ont été condamnés à respectivement quatre et trois ans de prison. Le parquet avait demandé cinq ans et leur incarcération immédiate. Le quatrième prévenu, Léonard Lopez, parti en 2015 pour le djihad et qui serait aux mains des Kurdes de Syrie, a été condamné à cinq ans assortis d’un mandat d’arrêt.
Le tribunal a jugé que le site « incitait » bien au djihad, avec « une vocation de recrutement » pour le combat armé « dans la lignée de ce qu’Al-Qaida recherchait, mener le “djihad médiatique” ». Si les faits sont anciens, ils sont d’une « particulière importance », a souligné la présidente du tribunal. « Le recul qui est le nôtre aujourd’hui » permet de mesurer « quelle a été l’influence et l’importance d’un site comme Ansar Al-Haqq », a-t-elle ajouté.
Farouk Ben Abbes comparaissait pour la première fois dans une affaire de ce type mais il est présenté comme une figure de la mouvance islamiste radicale. Proche du vétéran français du djihad Fabien Clain, il a notamment été interpellé après l’attentat du Caire de février 2009 – qui coûta la vie à une lycéenne française, Cécile Vannier –, puis mis en examen en 2010 dans le cadre du projet d’attaque visant le Bataclan, à Paris.

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                Qui est Farouk Ben Abbes, dont le nom figure dans plusieurs dossiers terroristes ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ La question soulevée par le journal « Libération » sur la diversité des profils au sein de sa rédaction met en lumière l’homogénéité de toute la profession, estime la chercheuse Marion Dalibert.
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Diversité dans les médias : « Il faut s’interroger sur la division genrée et raciale du travail journalistique »

La question soulevée par le journal « Libération » sur la diversité des profils au sein de sa rédaction met en lumière l’homogénéité de toute la profession, estime la chercheuse Marion Dalibert.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 20h57
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 03h01
    |

                            Simon Auffret








                        


Il n’existe, à ce jour, qu’une seule étude statistique sur la diversité ethnique et sociale des journalistes. Menée en 2009 par la commission « Médias et diversités » mise sur pied par le ministère de la culture, elle rencontra d’ailleurs un relatif échec : sur 117 entreprises de presse contactées, seules 40 avaient répondu aux questions. Le taux de réponse le plus faible est venu de la presse écrite (20 %), bien loin derrière la télévision (42 %) et la radio (78 %), plus actives sur le sujet depuis le début des années 2000.

        Lire aussi, en 2010 :
         

          Les médias ne sont toujours pas le reflet de la société française



La quasi-absence de débat public concernant la diversité des profils dans les rédactions de presse écrite rend la démarche de Libération, le 3 juillet, tout à fait inédite. Un journaliste y a raconté, dans un article intitulé « La rédaction de “Libé” est-elle “blanche” ? », les discussions internes au journal sur le recrutement de journalistes issus des « minorités visibles », en réaction notamment à une photo de l’équipe publiée en 2015.
Si l’initiative est nouvelle, le sujet est depuis plusieurs années couvert par les chercheurs : Marion Dalibert, maître de conférences à l’université de Lille, spécialisée dans les médias et l’accès à l’espace public des minorités et des mouvements sociaux, s’y est notamment intéressée.
L’homogénéité des profils ethniques et sociaux dans la profession journalistique est-elle, aujourd’hui, avérée ?
Les différents travaux menés en sociologie du journalisme mettent en avant que, depuis les années 1980, la profession a changé. Elle s’est notamment rajeunie et féminisée et les titulaires de la carte de presse sont aujourd’hui beaucoup plus diplômés qu’auparavant.
En revanche, comme les statistiques ethnoraciales ne sont pas autorisées en France, on ne dispose pas de données permettant de mesurer précisément l’homogénéité ou non des rédactions selon ce critère, même si on peut faire l’hypothèse que celles-ci sont majoritairement « blanches » vu que les rapports de classe s’articulent à la dimension ethnoraciale.
Les questions de l’accès au métier et de la formation sont régulièrement citées comme les raisons majeures de ce manque de diversité. Est-ce bien là que se situe le problème ?
Effectivement, les rédactions prestigieuses embauchent avant tout des journalistes qui sortent des grandes écoles dont l’accès par concours est significatif d’inégalités sociales. D’ailleurs, la critique du « manque de diversité » au sein des rédactions n’est pas nouvelle – elle sera même formulée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel dès la fin des années 1990 et trouvera une visibilité médiatique importante lors des émeutes de novembre 2005.
Les chercheurs ont aussi montré comment les écoles de journalisme ont été invitées à mettre en place, par exemple, des classes préparatoires aux concours à destination d’étudiants boursiers pour développer l’hétérogénéité des rédactions.
La question de la diversité dans les rédactions est posée depuis plusieurs années à la télévision et à la radio, mais assez peu en presse écrite. Qu’est-ce qui explique ce décalage ? 
Les démarches pour plus de « diversité » ont effectivement été plus importantes dans le secteur audiovisuel, grâce au CSA qui interroge depuis 1999, avec son « baromètre de la diversité », la différence de représentation entre « blancs » et « non-blancs » à la télévision. Le CSA a également participé à modifier le cahier des charges des chaînes publiques de télévision en 1999, et celui des chaînes privées en 2005, afin que celles-ci soient plus représentatives de la société française. 
Les enjeux autour de la représentation des minorités ethnoraciales dans les médias se sont donc centrés dès le départ sur la télévision et, effectivement, plus sur la présence à l’antenne ou sur les écrans que dans les rédactions elles-mêmes.
Cette focalisation sur la télévision vient aussi du fait que ce média fait l’objet d’un nombre important de critiques. Dans les années 1990, on lui a beaucoup reproché la manière dont elle représentait la banlieue et ses habitants par exemple. Ces critiques ont poussé les journalistes et autres producteurs de contenus à se remettre en question. La presse écrite est moins critiquée, notamment parce qu’elle est considérée comme beaucoup plus analytique et moins « divertissante » que la télévision. Culturellement, l’écrit bénéficie d’une légitimité sociale beaucoup plus forte que l’image.

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                "Les médias ont un retard phénoménal sur la manière dont on doit traiter les banlieues"



Dans ce débat, les arguments de diversité « sociale » et diversité « ethnoraciale » sont souvent utilisés en même temps. Ce recoupement a-t-il une pertinence sociologique ? 
En France, on interroge souvent les rapports de pouvoir à l’aune de la classe sociale, c’est-à-dire dans leur dimension économique, et moins sur des critères liés à « l’identité » comme le genre, l’attribut ethnoracial, la religion, l’âge… Cette façon de voir provient du fait que nous sommes dans un système politique républicain, qui refuse de reconnaître l’existence de groupes sociaux en son sein, de peur que ces groupes formulent des revendications et que la réponse collective à ces revendications soit discriminante à l’égard des autres groupes.
Pour garantir l’égalité, l’échelle d’action de la République est toujours individuelle et non pas collective. C’est d’ailleurs en partie pour cela que les statistiques ethnoraciales ne sont pas autorisées en France, car elles participeraient à reconnaître l’existence des groupes « blancs » et « non-blancs ». Or, prendre uniquement en compte la classe sociale empêche de comprendre que les inégalités économiques sont articulées à d’autres rapports de pouvoir, et notamment au racisme et au sexisme.
Ainsi, même s’il est tout à fait salutaire que les rédactions travaillent à être plus représentatives de la société, les réflexions doivent aller au-delà de critères purement quantitatifs. Il faut s’interroger aussi sur la division genrée et raciale du travail journalistique : qui est chef de rubrique ? Quels sont les journalistes qui composent les rubriques « International », prestigieuse, ou « Vie pratique », moins valorisée ? Ou encore qui a le plus la parole dans les conférences de rédaction ? Les rapports de pouvoir se manifestent en effet de multiples façons, qu’il faut aussi interroger et prendre en compte.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Le policier, qui dit avoir tiré sur Aboubakar F. « par accident » en saisissant le volant pour arrêter la manœuvre du conducteur, a été mis en examen vendredi soir.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/07/2018
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Jeune homme tué à Nantes : le policier auteur du tir mis en examen

Le policier, qui dit avoir tiré sur Aboubakar F. « par accident » en saisissant le volant pour arrêter la manœuvre du conducteur, a été mis en examen vendredi soir.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 20h31
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 10h29
    |

                            Anne-Hélène Dorison (Nantes, correspondance)








                        



   


Il invoquait la légitime défense. Il plaide désormais « le tir accidentel ». Le CRS auteur du coup de feu qui a tué Aboubakar F., mardi 3 juillet, dans le quartier du Breil, à Nantes (Loire-Atlantique), a livré une nouvelle version des faits devant les enquêteurs de l’inspection générale de la police nationale (IGPN), vendredi 6 juillet.
A l’issue de sa garde à vue, le brigadier-chef de la compagnie républicaine de sécurité de Bergerac a été mis en examen vendredi soir, à Nantes, pour « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, avec cette circonstance aggravante que les faits ont été commis par une personne dépositaire de l’autorité publique avec usage d’une arme ».
Après avoir été présenté aux deux juges d’instruction saisis de ce dossier sensible, le policier a été placé sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet. Il lui est notamment interdit de porter une arme et de paraître à Nantes. Il avait d’abord été entendu une première fois sous le régime de l’audition libre, mercredi matin, au lendemain du drame, avant d’être placé en garde à vue jeudi midi. Il a depuis livré devant les enquêteurs un nouveau récit des faits.
Un « corps-à-corps »
« Il a reconnu avoir fait une déclaration qui n’était pas conforme à la vérité », a déclaré vendredi son avocat, Laurent-Franck Lienard. Après avoir assuré, dans une première version, qu’il avait tiré, dans un contexte de « légitime défense », pour protéger un enfant et un autre CRS, le policier déclare désormais que le tir, « accidentel », serait parti, après un « corps-à-corps » avec Aboubakar F., dans l’habitacle de la voiture, de la marque Nissan. Selon ses déclarations, le CRS cherchait alors à « se saisir du volant pour arrêter la manœuvre du conducteur, qui effectuait une marche arrière », a fait savoir vendredi Pierre Sennès, procureur de la République de Nantes, lors d’une conférence de presse. Un récit que plusieurs témoins du quartier considèrent vendredi soir comme « absolument faux ». « C’est encore un mensonge ! Jamais, il n’y a eu de corps-à-corps », affirme notamment un habitant de la cité.
Le soir des faits, Aboubakar F., recherché dans le cadre d’un mandat d’arrêt émis en juin 2017 à Créteil pour « vol en bande organisée, recel et associations de malfaiteurs », avait été contrôlé par six CRS. Les fonctionnaires avaient constaté qu’il ne portait pas sa ceinture de sécurité. Le conducteur s’était présenté à eux sous une fausse identité et les policiers avaient décidé de le conduire au commissariat central pour « vérifications ».

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Le jeune homme avait alors brusquement effectué une marche arrière et « frôlé un fonctionnaire de police resté debout près du fourgon », selon le procureur de la République. « Le fonctionnaire de police avait à ses côtés deux enfants », qui auraient été écartés « au dernier moment », selon Pierre Sennès. La Nissan percute ensuite une voiture en stationnement et s’immobilise. « Après ce choc, Aboubakar F. va opérer une nouvelle marche arrière dans une démarche de fuite. C’est à ce moment-là qu’un fonctionnaire, qui a suivi la progression de la voiture, va se retrouver à hauteur du conducteur et faire usage de son arme, atteignant le conducteur au niveau de la gorge », poursuit Pierre Sennès. La Nissan termine ensuite violemment sa course contre le muret d’une maison, un peu plus bas. Le jeune homme succombe à ses blessures dans les minutes qui suivent.
Très peu de temps après le drame, des habitants du quartier avaient contredit la première version livrée par le CRS et dénoncé « une bavure », avant de se lancer dans un travail de collecte de témoignages pour démentir le récit policier. Ce vendredi soir, après avoir été « soulagés » d’apprendre que le fonctionnaire avait reconnu avoir « menti », ils se sont dits « dégoûtés » d’apprendre qu’il avait été « remis en liberté ».
Une nouvelle nuit de tension
De nombreuses investigations restent à mener, sous commission rogatoire, pour éclairer les circonstances précises dans lesquelles le drame est survenu et permettre de vérifier la véracité des propos tenus par le suspect. Ainsi, le procureur de la République a révélé qu’une nouvelle autopsie serait pratiquée « pour déterminer la distance de tir et sa trajectoire ». Les premiers légistes qui avaient examiné le corps du défunt avaient, en effet, estimé que le coup de feu avait été tiré « légèrement du haut vers le bas ». L’éventuelle présence de résidus de poudre sera également étudiée. Les enquêteurs vont également chercher à recueillir de nouveaux témoignages et enregistrements vidéo. « Un important travail d’investigation va se poursuivre, a insisté Pierre Sennès. Et la famille va désormais pouvoir se constituer partie civile et avoir accès à l’intégralité du dossier. »
Après trois nuits de violences, dans plusieurs quartiers nantais, le procureur de la République a également appelé au calme, ce vendredi soir. « Il faut maintenant laisser la justice travailler. Il faut que les troubles qui agitent la ville cessent. Pour respecter les attentes légitimes de la famille d’Aboubakar F. et connaître les circonstances précises entourant la mort de son fils. »
Mais de nouveaux incidents ont éclaté à Nantes pour la quatrième nuit consécutive. Vers 1 heure du matin samedi, sept véhicules ont été incendiés à Orvault, Rezé et dans les quartiers nantais du Breil et de Bellevue. Les forces de l’ordre ont également essuyé des jets de cocktails Molotov au Breil et à Bellevue et ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes. Un début d’incendie a touché un bâtiment du bailleur social Nantes Habitat dans le quartier du Breil. La situation est revenue progressivement au calme et vers 4 heures, heure à laquelle aucune interpellation n’avait eu lieu, selon la police.
Trois hommes âgés de 20 à 31 ans ont par ailleurs été condamnés vendredi à quatre mois de prison avec sursis pour des violences commises mercredi soir contre les forces de l’ordre, à Nantes. Cette condamnation a été assortie d’un stage de citoyenneté. L’un d’eux s’est vu également infliger une interdiction du territoire de Nantes pour une durée de deux ans.




                            


                        

                        


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Prison ferme pour le cyberharceleur de l’ex-actrice porno Nikita Bellucci

Le tribunal correctionnel de Nanterre a condamné à dix-huit mois de prison dont trois ferme, avec mandat de dépôt, l’homme de 33 ans ayant envoyé des dizaines de mails de menace et à connotation sexuelle à Nikita Bellucci.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 19h54
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 20h25
   





                        


Ce soir, l’un des cyberharceleurs de l’ex-actrice de films pornographiques Nikita Bellucci dormira en prison. Condamné, vendredi 6 juillet, à une peine de dix-huit mois d’emprisonnement, dont quinze avec sursis, par le tribunal correctionnel de Nanterre, il a fait l’objet d’un mandat de dépôt. Ce procès, qui se déroule quelques jours après la condamnation de deux harceleurs de la journaliste Nadia Daam, devrait faire date.
L’homme condamné, âgé de 33 ans mais en paraissant quinze de moins selon la journaliste de LCI Anaïs Condomines, présente à l’audience, est reconnu travailleur handicapé et vit encore chez ses parents. Les experts psychiatres ont décelé chez lui « des troubles du comportement sur fond d’épilepsie » et « un niveau intellectuel limité ».
Egalement poursuivi pour outrage
Il comparaissait pour des faits de « harcèlement sexuel de façon répétée » et « menace de crime » sur Nikita Bellucci, exposée par ailleurs à un harcèlement en ligne massif. Il lui avait envoyé des dizaines de mails à connotation sexuelle, ainsi que de très nombreuses menaces. Le cyberharceleur était également poursuivi pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique » pour avoir copieusement insulté les policiers présents lors de son audition.
« Ce harcèlement a des répercussions sur ma santé psychique, a expliqué Nikita Bellucci à la barre. Je reçois cela tout le temps, c’est violent. Je ne suis pas qu’une actrice porno, je suis un être humain. Je ne mérite aucunement ce genre de choses. » « Quand la partie civile reçoit ces messages, elle ne sait pas qui les envoie, elle ne sait pas qui est derrière. Elle peut imaginer que ces mots vont se traduire dans la réalité », a ajouté son avocat, Eric Morain, lors de sa plaidoirie.

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L’accusé, peinant à prendre la mesure de la gravité de ses actes car ils se déroulaient « sur Internet », s’est défendu en rappelant ses troubles psychiques : « C’est la maladie qui parlait, c’était pas moi ! »
« Ce n’est pas la maladie qui parle », a rétorqué le procureur, qui a estimé que le prévenu niait « la liberté de la femme » et a requis neuf mois de prison ferme. Il en aura finalement trois, ainsi qu’une obligation de soins et une interdiction d’entrer en contact avec la victime.

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Bac 2018 : près de huit candidats sur dix admis avant les oraux de rattrapage

Quelque 720 000 candidats se sont présentés à la session de juin. Les taux de réussite restent globalement stables, progressant en ES.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 19h08
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 06h40
    |

                            Service Campus








                        



   


A l’issue des épreuves du baccalauréat, et avant les oraux de rattrapage, 565 900 candidats l’ont obtenu, soit un taux de réussite de 78,8 % (+ 0,2 point par rapport à 2017), a déclaré le ministère de l’éducation nationale dans un communiqué publié vendredi 6 juillet. Pour plus d’un candidat sur sept (13,8 %) – soit 99 300 d’entre eux, ayant obtenu une moyenne située entre 8 et 9,99 sur 20 –, la période décisive des oraux de rattrapage commence. Enfin, 7,4 % des candidats sont « ajournés », c’est-à-dire recalés, soit 53 000.

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Cette année, 718 200 candidats se sont présentés à la session de juin du baccalauréat : 54 % en séries générales, 20 % en séries technologiques et 26 % en voie professionnelle. Ce nombre traduit « l’arrivée de la nombreuse “génération 2000” », souligne le ministère : en 2018, 21 600 candidats de plus qu’en 2017 ont composé pour obtenir un bac général, et 13 100 dans les séries technologiques. Le nombre de candidats à l’un des bacs professionnels a, au contraire, légèrement diminué cette année (de 1 500).
Parmi les bacs généraux, le taux d’admis au premier groupe d’épreuves augmente fortement dans la série ES (+ 2,4 points), semblant contrebalancer la tendance de 2017 (− 2,3 points pour les résultats définitifs du bac 2017). Le taux de réussite après les épreuves écrites progresse « plus modérément en L (+ 0,4 point) » tandis qu’il est « en légère baisse dans la série S (− 0,6 point) », souligne le ministère. En dépit de ce rééquilibrage, le bac scientifique demeure celui qui enregistre le plus fort taux de succès à ce stade (82,3 %), devant le bac littéraire (79,8 %) et le bac économique et social (78,8 %).

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Baisse d’admis en séries technologiques
Cette année, la surprise provient, à cette étape, de la baisse du taux d’admis en séries technologiques (77,7 %), en diminution de 2,5 points par rapport à la session 2017. Cette tendance se concentre essentiellement sur la série STMG, qui, avec 73,1 % de succès, perd quatre points.
A l’inverse, le taux d’admis en baccalauréat professionnel atteint 75,6 %, soit une hausse de 1,2 point par rapport à la session 2017. La réussite « augmente principalement dans le domaine de la production (+ 1,5 point) avec 73,9 % des candidats admis. La hausse est plus faible dans celui des services (+ 0,8 point) avec 77,0 % de succès », précise le ministère.
A noter : ces chiffres n’incluent pas les résultats de l’académie de Rouen pour le baccalauréat général et technologique, qui devaient être publiés à partir de 18 h 30.

Bac 2018 : résultats, reportages et infos sur « Le Monde Campus »
Le Monde Campus a organisé une journée de direct pour suivre la publication des résultats du bac dans chaque académie, vendredi 6 juillet, avec également deux tchats avec des spécialistes, sur le niveau de l’examen et l’évaluation des élèves et sur l’orientation post-bac et Parcoursup. Voici nos principaux articles :
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