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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Twitter et Facebook ont mis en place des règles plus strictes pour les publicités politiques, après les critiques sur leur « laxisme » face à la prolifération de fausses informations pendant la campagne électorale américaine de 2016.
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Twitter lance la chasse aux comptes suspects

Twitter et Facebook ont mis en place des règles plus strictes pour les publicités politiques, après les critiques sur leur « laxisme » face à la prolifération de fausses informations pendant la campagne électorale américaine de 2016.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 19h16
   





                        


Dans le cadre de sa lutte contre les activités malveillantes, Twitter a suspendu en deux mois plus de 70 millions de comptes suspectés de propager de fausses informations, rapporte le Washington Post, samedi 7 juillet.
Selon le quotidien américain, qui cite des données confirmées par Twitter, le taux de suspensions est en moyenne de plus d’un million par jour et a connu un pic à la mi-mai, quand plus de 13 millions de comptes douteux ont été suspendus en une seule semaine. La tendance reste la même en juillet, selon le journal.
Lutter contre les « bots »
Comme Facebook, Twitter a mis en place des règles plus strictes pour les publicités politiques, après les critiques sur leur « laxisme » face à la prolifération de fausses informations pendant la campagne électorale américaine de 2016. Dans de nombreux cas, les messages étaient postés par des « bots » (comptes automatiques) ou des comptes basés en Russie.
« Twitter se débarrasse de faux comptes à une vitesse record », a réagi Donald Trump sur Twitter, en se demandant si ceux du New York Times et du Washington Post, deux journaux qu’il vilipende régulièrement pour leur couverture de sa politique, faisaient partie du lot.
En mai, Twitter avait annoncé l’entrée en vigueur prochaine de nouvelles règles pour les annonceurs politiques, qui devront fournir des documents authentifiés prouvant qu’ils se trouvent bien aux Etats-Unis. Alors que des élections de mi-mandat auront lieu 6 novembre, les candidats devront, eux, être clairement identifiés en tant que tels sur leur compte.
En février, la justice américaine a inculpé 13 ressortissants russes accusés d’avoir participé à « une guerre de l’information contre les Etats-Unis » sur les réseaux sociaux en exacerbant les tensions raciales et politiques pendant la campagne électorale pour favoriser le candidat républicain Donald Trump et dénigrer sa concurrente démocrate Hillary Clinton.
Le procureur spécial Robert Mueller mène depuis plus d’un an une enquête pour déterminer si l’équipe de campagne de M. Trump s’est volontairement associée avec des responsables russes pour favoriser l’élection du milliardaire, ce que M. Trump réfute.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Comme convenu lors de la rencontre historique de Singapour entre Donald Trump et Kim Jong-un, l’objectif des discussions était de développer une feuille de route détaillée vers la « dénucléarisation complète » de la péninsule coréenne.
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Coup de froid entre Washington et Pyongyang sur le dossier nucléaire nord-coréen

Comme convenu lors de la rencontre historique de Singapour entre Donald Trump et Kim Jong-un, l’objectif des discussions était de développer une feuille de route détaillée vers la « dénucléarisation complète » de la péninsule coréenne.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 17h37
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 19h01
   





                        



   


Samedi 7 juillet, la deuxième journée de pourparlers entre le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo et Kim Yong-chol, le bras droit du numéro un nord-coréen Kim Jong-un, avait pour objectif de développer une feuille de route détaillée vers la « dénucléarisation complète » de la péninsule coréenne. C’est ce qui était convenu lors de la rencontre historique de Singapour, le 12 juin, entre le président américain Donald Trump et Kim Jong-un.
Arrivé vendredi à Pyongyang pour sa troisième visite en Corée du Nord, le secrétaire d’Etat américain a eu plus de huit heures de pourparlers avec Kim Yong-chol. M. Pompeo a qualifié ces échanges de « productifs » sans fournir de précisions quant à savoir comment la Corée du Nord entendait honorer ses engagements sur la dénucléarisation de la péninsule en échange de garanties de sécurité.
« Ce sont des questions complexes, mais nous avons fait des progrès sur presque toutes les questions centrales, sur certaines beaucoup de progrès, sur d’autres il y a encore du travail à fournir », a-t-il dit avant son départ pour Tokyo, où il devait s’entretenir avec ses homologues japonais et sud-coréen avant de s’adresser à la presse dimanche.

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Les « demandes avides » de Washington
Prenant le contre-pied du secrétaire d’Etat, la Corée du nord a dénoncé les « demandes avides » des Etats-Unis. « L’attitude américaine et les positions prises lors des discussions à haut niveau vendredi et samedi étaient extrêmement regrettables », a déclaré le ministère des affaires étrangères nord-coréen dans un communiqué cité par l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.
Mais, selon les propos d’un porte-parole du ministère des affaires étrangères cité par l’agence de presse officielle KCNA, les résultats des pourparlers avec la délégation américaine sont « très préoccupants », la Corée du Nord accusant Washington d’insister sur une dénucléarisation, complète, vérifiable et irréversible (DCVI) unilatérale.
« Nous étions partis du principe que la partie américaine allait venir avec une idée constructive, en pensant que nous pourrions en tirer quelque chose en retour, a dit le porte-parole. Mais, après ces discussions à haut niveau, la confiance entre la République populaire démocratique de Corée et les Etats-Unis est confrontée à une situation dangereuse, où notre volonté d’arriver à une dénucléarisation, qui a été ferme et solide, pourrait s’émousser. » 
La « manière la plus rapide » d’aboutir à une péninsule coréenne dénucléarisée est d’avoir recours à une approche progressive, au cours de laquelle les deux parties avancent en même temps, a poursuivi le porte-parole.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Le numéro 3 mondial du transport maritime par conteneurs a pris cette décision en raison des sanctions américaines.
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L’armateur CMA CGM va cesser de desservir l’Iran

Le numéro 3 mondial du transport maritime par conteneurs a pris cette décision en raison des sanctions américaines.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 14h50
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 14h54
   





                        



   


Le groupe français CMA CGM, numéro 3 mondial du transport maritime par conteneurs, a décidé de se retirer d’Iran « à cause de l’administration Trump » et des sanctions contre Téhéran, a annoncé samedi 7 juillet son PDG Rodolphe Saadé, lors des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).
L’armateur français avait signé en 2016 un protocole d’accord avec l’Islamic Republic of Iran Shipping Lines pour échanger ou louer des espaces de navires, exploiter des lignes maritimes communes et coopérer sur l’utilisation de terminaux portuaires.
Interrogé sur RTL en marge des Rencontres, le PDG de Total Patrick Pouyanné, qui avait déjà annoncé qu’il se retirerait d’un vaste projet gazier en Iran faute d’obtenir une exemption de Washington, a assuré n’avoir pas d’autre « choix » :
« Vous ne pouvez pas diriger un groupe international dans 130 pays sans accès au monde financier américain. Donc, de fait, la loi américaine s’applique et donc nous devons quitter l’Iran. »
Rétablissement des sanctions américaines
Mais « j’espère qu’on pourra revenir un jour en Iran », a poursuivi M. Pouyanné. Selon lui, Total a perdu « 40 millions de dollars » à cause de l’abandon de son projet en Iran. « A l’échelle de Total, qui investit 15 milliards de dollars par an, ce n’est pas beaucoup », a-t-il souligné.
Donald Trump a annoncé au début de mai le retrait des Etats-Unis de l’accord et le rétablissement des sanctions contre l’Iran ainsi que contre toutes les entreprises ayant des liens avec la République islamique.
Washington avait précisé que les sanctions seraient effectives immédiatement pour les nouveaux contrats et avait donné jusqu’à cent quatre-vingts jours aux entreprises étrangères pour cesser leurs activités avec l’Iran.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ L’offensive militaire de Damas, lancée le 19 juin, a fait au moins 325 000 déplacés, selon l’ONU.
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Syrie : des milliers de déplacés rentrent chez eux après l’accord de cessez-le-feu dans le Sud

L’offensive militaire de Damas, lancée le 19 juin, a fait au moins 325 000 déplacés, selon l’ONU.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 14h37
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 14h53
   





                        



   


En Syrie, des milliers de déplacés ont repris le chemin de leurs foyers, a annoncé, samedi 7 juillet, une ONG, après un accord entre le régime et des rebelles qui doit mettre fin à l’offensive dévastatrice du pouvoir sur la province de Deraa, dans le sud du pays.
Après plus de deux semaines de bombardements aériens meurtriers, un accord prévoyant un cessez-le-feu a été dévoilé vendredi soir, fruit de longues négociations entre Moscou, allié du régime, et les factions rebelles qui contrôlaient le Sud syrien.

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L’offensive militaire de Damas, lancée le 19 juin, a fait au moins 325 000 déplacés, selon l’ONU, dont une grande partie se sont installés dans des camps de fortune près de la frontière avec la Jordanie, ou de la ligne de démarcation sur le plateau du Golan, occupé en partie par Israël.
Sollicité par l’AFP sur l’ampleur de ce retour, le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) a dit ne pas disposer de chiffres pour le moment.
Fort du soutien militaire de la Russie et de l’Iran, le régime syrien a multiplié les victoires face aux rebelles et aux djihadistes, consolidant son pouvoir au sein de la capitale, Damas, et de ses environs, au point de reprendre le contrôle de plus de 60 % du pays en guerre.

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En vertu de l’accord conclu vendredi, les institutions de l’Etat reprendront leur travail dans la région de Deraa et « l’Etat syrien prendra le contrôle de toutes les positions aux mains des rebelles le long de la frontière jordanienne », a rapporté l’agence officielle SANA.
L’initiative prévoit l’« entrée en vigueur d’un cessez-le-feu et la remise par les groupes terroristes de leurs armes lourdes et moyennes dans toutes les villes et localités », selon SANA. Ceux « qui refusent ce règlement partiront pour [la province d’]Idleb avec leurs familles », a précisé l’agence, une condition sur laquelle les factions rebelles avaient insisté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Rome remet en cause cette mesure emblématique, censée doper l’emploi, qui n’a guère contribué à réduire la dualité du marché du travail et à freiner la précarité.
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Le gouvernement populiste italien s’attaque au « Jobs Act » de Matteo Renzi

Rome remet en cause cette mesure emblématique, censée doper l’emploi, qui n’a guère contribué à réduire la dualité du marché du travail et à freiner la précarité.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 14h00
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Déclarer la guerre à la précarité, telle est l’ambition affichée ces derniers jours par Luigi Di Maio, vice-président du conseil italien et ministre du travail. Lundi 2 juillet, son gouvernement a adopté un « décret dignité », avec un objectif : mieux protéger les salariés en revenant en arrière sur le Jobs Act, la réforme qui avait flexibilisé le marché du travail en 2015. Pour le leader du Mouvement 5 étoiles (antisystème), il s’agit autant de tenir une promesse de campagne que de marquer des points face à Matteo Salvini, son allié d’extrême droite, au ministère de l’intérieur. Omniprésent, ce dernier ne rate pas une occasion de mettre en scène sur les réseaux sociaux ses diatribes anti-migrants.
Moins ambitieux que le projet initial – le ministre de l’économie Giovanni Tria a écarté les mesures les plus coûteuses –, le décret doit encore être approuvé d’ici deux mois par le Parlement, susceptible d’apporter des modifications. Notamment sous l’impulsion de la Ligue de Matteo Salvini, dont la base électorale, où les entrepreneurs sont nombreux, voient d’un mauvais œil ces nouvelles règles. Celles-ci visent à limiter les recours excessifs aux CDD. A l’avenir, ceux-ci ne pourront être renouvelés que quatre fois (contre cinq actuellement) et ne pourront pas dépasser deux ans (contre trois). Les employeurs qui les proposent seront davantage taxés. « Les CDD utilisés à tort et à travers, c’est terminé », a promis Luigi Di Maio.
En outre, la durée pendant laquelle un salarié pourra être licencié sans justification sera limitée à un an (contre trois aujourd’hui) et il bénéficiera d’indemnités majorées de 50 %. Enfin, les entreprises ayant reçu des subventions publiques devront les rembourser si elles délocalisent hors de l’Union européenne.

Un contrat à droit progressif
Sans surprise, ces mesures ont soulevé une vive opposition de la part du milieu des affaires et du patronat. « C’est une erreur, les emplois ne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Les Chabab, un groupe armé affilié à Al-Qaida, a revendiqué l’attaque dans un communiqué.
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Somalie : plusieurs morts dans un attentat perpétré par les Chabab contre le ministère de la sécurité

Les Chabab, un groupe armé affilié à Al-Qaida, a revendiqué l’attaque dans un communiqué.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 12h05
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 13h31
   





                        



   


Deux explosions suivies d’une fusillade ont visé samedi 7 juillet au matin le ministère de la sécurité somalien dans la capitale Mogadiscio, a fait savoir la police. Cette attaque a fait au moins cinq morts et une dizaine de blessés, a-t-elle ajouté, précisant que quatre assaillants avaient également été tués. Un autre membre des services de sécurité a précisé que le commando comprenait trois tireurs et un kamikaze.
Dans un communiqué publié sur un site Web djihadiste, les Chabab, un groupe armé affilié à Al-Qaida, a revendiqué l’attaque.
Opérations de guérilla et attentats-suicides
Les Chabab ont juré la perte du gouvernement fédéral, soutenu par la communauté internationale et les 20 000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).
Chassés de Mogadiscio en 2011, ils ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, y compris dans la capitale somalienne.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Les trombes d’eau qui continuent à tomber rendent très difficiles les opérations de secours.
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Japon : des pluies torrentielles font au moins 30 morts et 1,6 million d’évacués

Les trombes d’eau qui continuent à tomber rendent très difficiles les opérations de secours.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 15h47
   





                        



   


Les pluies torrentielles qui s’abattent depuis quatre jours sur l’ouest du Japon, provoquant inondations et glissements de terrain, ont fait au moins 30 morts, ont annoncé les autorités samedi 7 juillet, tandis que la chaîne NHK a donné de son côté un bilan de 49 morts.
Les dégâts causés par les précipitations records enregistrées sur plusieurs régions, notamment Hiroshima, Kyoto et Okayama, s’aggravent d’heure en heure. Ces pluies torrentielles et exceptionnelles ont entraîné des crues inédites, des glissements de terrain et des inondations, piégeant de nombreux habitants malgré des ordres d’évacuation donnés par les autorités locales.
Les trombes d’eau qui continuent à tomber rendent très difficiles les opérations de secours. Le premier ministre Shinzo Abe, parlant de « situation extrêmement grave », a appelé à « un effort maximal » pour tenter de sauver les personnes prises au piège des inondations.
Alerte maximum
L’Agence météorologique du Japon a placé de nombreuses régions de l’ouest du pays en état d’alerte maximale – utilisé uniquement lorsque les précipitations atteignent des niveaux survenant une fois toutes les quelques décennies.
La télévision montre, notamment dans la région d’Hiroshima, des images d’un pont emporté par les flots d’une rivière boueuse, de secouristes tentant difficilement de creuser dans la boue recouvrant des maisons, ou de gens réfugiés sur les toits.
L’Agence météorologique prévoit que les pluies devraient continuer jusqu’à dimanche dans l’Ouest. Les précipitations devraient aussi commencer à toucher l’est du pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Les avocats Bernard Cazeneuve et Pierre Sellal plaident pour la mise en place d’un paquet européen anticorruption pour mieux traquer la grande délinquance financière.
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« Il faut corriger l’asymétrie » entre Europe et Etats-Unis dans la lutte contre la corruption

Les avocats Bernard Cazeneuve et Pierre Sellal plaident pour la mise en place d’un paquet européen anticorruption pour mieux traquer la grande délinquance financière.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 11h37
    |

Bernard Cazeneuve (Ancien premier ministre, avocat au barreau de Paris, associé au sein du cabinet August Debouzy) et Pierre Sellal (Ancien ambassa...







                        



                                


                            

Tribune. Les progrès législatifs récemment accomplis en France et en Europe pour lutter contre la corruption méritent d’être confortés. Alors que le Foreign Corruption Practices Act (FCPA) s’applique dans toute sa rigueur aux Etats-Unis depuis 1977, il aura fallu attendre 1997 pour que, dans le cadre de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), soit adoptée la Convention sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales, et 2005, pour que l’ONU publie la Convention des Nations unies contre la corruption.
Ce n’est que vingt ans plus tard que la loi Sapin 2 a été adoptée par le parlement français, avec la volonté d’appliquer dans notre pays les meilleurs standards internationaux de la lutte contre la corruption.
Trois grands piliers
Il n’est guère surprenant, dans un tel contexte, que le juge américain ait pris prétexte de l’extrême faiblesse des dispositifs de prévention et de pénalisation de la corruption en France et en Europe, pour légitimer l’extraterritorialité de ses procédures.
Or les mesures de prévention de la corruption prévues par les dispositions législatives et réglementaires les plus récentes ont aussi pour objectif de créer les conditions d’une concurrence économique équitable, seule à même de garantir une croissance durable dans une économie de plus en plus concurrentielle. Ce qui vaut pour le marché global vaut a fortiori pour le marché unique européen. On ne peut à la fois regretter la dimension asymétrique de la relation euroatlantique sur les sujets de conformité et de lutte anticorruption et ne rien faire pour la rééquilibrer.

Sur la question de la prévention de la corruption et de la pénalisation de ceux qui l’organisent, la mise en œuvre d’un paquet compliance (conformité) européen devrait constituer l’un des objectifs prioritaires de la mandature européenne qui s’ouvrira en 2020. Pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Les avocats Denis Chemla et Paul Fortin soulignent, dans une tribune au « Monde », les fragilités juridiques d’une mise en examen d’une personne morale pour crime contre l’humanité
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Affaire Lafarge : « L’opprobre est jeté dès la mise en examen »

Les avocats Denis Chemla et Paul Fortin soulignent, dans une tribune au « Monde », les fragilités juridiques d’une mise en examen d’une personne morale pour crime contre l’humanité



Le Monde
 |    07.07.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 11h39
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Denis Chemla (Avocat au barreau de Paris, associé du cabinet Allen & Overy LLP) et Paul Fortin (Avocat au barreau de Paris, collaborateur du cabine...







                        



                                


                            

Tribune. Depuis jeudi 28 juin, la société Lafarge SA est mise en examen des chefs de violation d’un embargo, mise en danger de la vie d’autrui, financement d’une entreprise terroriste et complicité de crimes contre l’humanité.
Derrière ces terminologies juridiques fracassantes, une histoire présentée comme simple : pour préserver son activité en Syrie, le groupe Lafarge aurait indirectement financé des djihadistes syriens en leur remettant plusieurs millions de dollars entre 2012 et 2014.
Un double tournant
Cette dernière mise en examen ne préjuge aucunement d’une culpabilité éventuelle de Lafarge, laquelle demeure présumée innocente. Toutefois, elle marque un double tournant, qu’il convient d’analyser : premièrement, aux dirigeants mis en cause vient désormais s’ajouter une personne morale, Lafarge SA ; deuxièmement, la qualification de crimes contre l’humanité, à la redoutable charge symbolique, s’invite dans le dossier.
Comment une telle mise en cause est-elle possible ? Quelles difficultés et sanctions sont à prévoir ?

Une personne morale est une construction juridique : elle n’a ni bras, ni jambes, et n’agira jamais que par l’intermédiaire de personnes physiques. Pour prolonger le mot du juriste Léon Duguit (1859-1928), si personne n’a jamais déjeuné avec une personne morale, a fortiori on n’a jamais vu une personne morale tuer elle-même des innocents dans le cadre d’un « plan concerté à l’encontre d’un groupe de population civile dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique », c’est-à-dire commettre un crime contre l’humanité.
La loi française tire les conséquences de ce constat, et ne cherche pas à imputer des comportements concrets ou une intention à une société : une personne morale est pénalement responsable dès lors que ses organes ou représentants ont commis pour son compte des infractions.
Faute de représentant coupable…
En résumé, l’enquête ne tend...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Le conglomérat qui a bouleversé le marché de l’Internet se lance dans la fibre optique et veut investir dans l’e-commerce.
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L’industriel indien Reliance accélère sa mutation dans le high-tech

Le conglomérat qui a bouleversé le marché de l’Internet se lance dans la fibre optique et veut investir dans l’e-commerce.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 11h11
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                            Guillaume Delacroix (Bombay, Inde, correspondance)








                        



                                


                            

Le moment est à ce point historique pour Reliance Industries que son PDG, le milliardaire Mukesh Ambani, a convoqué son père, fondateur du conglomérat indien en 1977, dans toute la presse du sous-continent. Vendredi 6 juillet, le visage de Dhirubhai Ambani, décédé en 2002, est réapparu sur des pages entières dans tous les journaux, nimbé de nuages figurant le paradis. L’homme d’affaires du Gujarat reste dans les mémoires comme l’incarnation d’une des plus belles success stories du pays. « Vous êtes notre source d’inspiration pour rendre la vie de chacun plus facile », affirment ses héritiers dans cette opération publicitaire on ne peut plus tapageuse.
La veille, son fils Mukesh, première fortune de l’Inde, avait annoncé « un tournant » dans l’histoire du groupe, à l’occasion de l’assemblée générale de ses actionnaires, à Bombay. Lui qui avait jeté un pavé dans la mare des télécommunications en lançant en septembre 2016 un nouvel opérateur, Jio, qui allait complètement rebattre les cartes de l’Internet mobile, a décidé cette fois d’investir le marché de la fibre optique. A partir du 15 août, a-t-il déclaré, Reliance Industries va proposer aux familles indiennes résidant dans plus d’un millier de villes de s’inscrire à un nouveau service à domicile d’accès à Internet à très haut débit.

« Alors que l’Inde a pris la pole position dans le domaine de l’Internet mobile à haut débit, elle accuse toujours un retard important dans le fixe, du fait d’infrastructures insuffisantes », a expliqué le milliardaire. Une pierre jetée dans le jardin des deux grands opérateurs actuels, l’entreprise publique BSNL et son concurrent privé Bharti Airtel, qui détiennent respectivement 51 % et 12 % de parts de marché, ainsi que de leurs challengers régionaux.
L’Internet fixe à haut débit est encore en devenir
Dans l’Internet mobile, la fulgurance avec laquelle Jio s’est imposé a bouleversé le paysage, en proposant la gratuité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ L’historien et sociologue Guillaume Mouralis, chargé de recherche au CNRS et membre du Centre Marc-Bloch à Berlin, explique comment les grandes firmes allemandes et leurs dirigeants ont dû rendre compte en 1947-1948 de leurs comportements sous le régime nazi.
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« Après la seconde guerre, les dirigeants des plus grandes entreprises allemandes ont été poursuivis en tant que personnes physique »

L’historien et sociologue Guillaume Mouralis, chargé de recherche au CNRS et membre du Centre Marc-Bloch à Berlin, explique comment les grandes firmes allemandes et leurs dirigeants ont dû rendre compte en 1947-1948 de leurs comportements sous le régime nazi.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 11h55
    |

            Antoine Reverchon








                        



                                


                            
Engager des poursuites judiciaires contre une entreprise pour « crimes contre l’humanité », comme c’est le cas dans l’affaire Lafarge, est-il une première historique ?
Guillaume Mouralis.- C’est semble-t-il une première en matière de poursuite d’une entreprise comme personne morale. En revanche, les dirigeants et cadres des plus grandes entreprises allemandes ont été poursuivis, jugés et condamnés en tant que personnes physiques pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, en 1947 et 1948. Non pas par la justice allemande, ni par le tribunal militaire international (TMI) de Nuremberg, mais par les tribunaux militaires des occupants alliés, essentiellement américains.
Le droit pénal international, depuis Nuremberg jusqu’à aujourd’hui, ne connaît en effet que des délits et des crimes commis par des individus à l’encontre d’autres individus. Certes, le tribunal de Nuremberg a mis en accusation sept « organisations criminelles », dont trois ont été jugées coupables. Il s’agissait d’organisations politiques et administratives de l’Allemagne nazie – dont le parti hitlérien, le NSDAP, et la SS – mais pas d’entreprises.
Celles-ci ont donc échappé à leurs responsabilités en matière de participation aux crimes nazis ?
Pas leurs dirigeants, du moins quelques dizaines d’entre eux – et encore, provisoirement. Après le verdict de Nuremberg contre les dirigeants nazis, le 1er octobre 1946, les Américains organisent, en 1947 et 1948, ce qu’on appelle les « procès successeurs » pour juger les responsables « de second rang » selon les mêmes règles de droit que le TMI.
Sur douze procès, trois concernent les dirigeants des trois plus grands groupes industriels allemands, Krupp, Flick et IG Farben. Le procès Krupp condamne le fils du patron, Alfried Krupp, à douze ans de prison, et onze cadres à des peines diverses – y compris la confiscation de leurs biens – pour crime contre...




                        

                        


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L’opposition turque déchirée par sa défaite face à Erdogan

La réélection du président a sonné le glas d’une alliance de circonstance.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 10h23
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            

Les lendemains sont difficiles pour l’opposition au président turc Recep Tayyip Erdogan, sonnée par ses piètres résultats lors du double scrutin – législatif et présidentiel – du 24 juin. Premier constat, l’alliance de circonstance formée par les partis d’opposition – les républicains du CHP, les nationalistes du Bon Parti, les islamistes du Parti de la félicité – afin de battre M. Erdogan dans les urnes, a cessé d’exister. « Cette alliance électorale n’a plus lieu d’être », a déclaré Aytun Çiray, le porte-parole du Bon Parti, qui n’a pas exclu de coopérer au parlement avec le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) actuellement dirigé par M. Erdogan.
L’AKP a obtenu 295 sièges sur les 600 que compte le nouveau Parlement mais son score est en déclin de 7 % par rapport aux législatives de novembre 2015. Ses résultats sont en baisse dans 70 des 81 départements du pays. Soucieux de « corriger les erreurs », le numéro un turc a avancé la date du congrès annuel au 18 août. Il se prépare aux élections municipales prévues pour mars 2019.
Grâce aux 49 sièges remportés par leurs alliés du Parti de l’action nationaliste (MHP, droite ultranationaliste), les islamo-conservateurs gardent la haute main sur le Parlement, devenu une simple chambre d’enregistrement dans le cadre de l’« hyperprésidence » que M. Erdogan s’apprête à endosser pleinement après sa prestation de serment, lundi 9 juillet.
Ce jour marquera l’entrée dans « l’ère Erdogan » qui s’inscrit dans la continuité de « l’ère ottomane » et de « l’ère seldjoukide », selon Ibrahim Karagül, l’éditorialiste du quotidien progouvernemental Yeni Safak. Sorti victorieux de l’élection présidentielle avec 52,59 % des voix, loin devant son rival, Muharrem Ince, le candidat du CHP, M. Erdogan a toute latitude pour institutionnaliser son régime autocratique et poursuivre son projet de « transformation civilisationnelle »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Sous la menace d’intenses bombardements, les insurgés ont accepté de rendre les armes.
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Damas reprend le contrôle de la frontière avec la Jordanie

Sous la menace d’intenses bombardements, les insurgés ont accepté de rendre les armes.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 10h16
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 10h39
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



   


Le drapeau du régime syrien flotte sur le terminal de Nassib. Ce poste-frontière entre la Jordanie et la Syrie, carrefour commercial majeur qui était aux mains des rebelles depuis trois ans, a été regagné sans combat, vendredi 6 juillet, par les troupes gouvernementales. Cette percée s’inscrit dans le cadre de l’offensive menée depuis deux semaines et demi par l’armée régulière syrienne dans la province de Deraa, le berceau de la contestation anti-Assad. Conduite avec le soutien de l’aviation russe, cette opération approche de sa fin, les insurgés ayant accepté, vendredi soir, de déposer les armes, en échange d’une amnistie et d’une possibilité d’évacuation vers la poche d’Idlib, au nord-ouest, l’ultime territoire en rébellion ouverte contre Damas.
La reprise de Nassib, à laquelle la Jordanie a donné son approbation tacite, constitue une victoire majeure pour le pouvoir syrien. Selon le chercheur Aron Lund, spécialiste de la Syrie, ce terminal et la zone franche adjacente généraient, avant le déclenchement de la guerre civile, un trafic commercial d’une valeur estimée à 1,5 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros) par an. Les camions de produits syriens, mais aussi turcs, libanais et européens, en route vers Amman et les monarchies du Golfe, y croisaient d’autres poids lourds, remplis d’exportations égyptiennes, jordaniennes et saoudiennes, à destination de Damas, d’Istanbul et des pays européens.
Feu vert
Le pillage de la zone franche et du terminal, consécutif à leur conquête par les rebelles au printemps 2015, avait incité la monarchie hachémite à fermer sa partie de la frontière, coupant net ces flux économiques bénéfiques à toute la région. Après l’entrée en vigueur, en juillet 2017, d’un accord de « désescalade » dans la région de Deraa, parrainé par les Etats-Unis, la Russie et la Jordanie, des rumeurs de réouverture avaient fleuri dans les médias arabes. Mais les tractations en ce sens n’avaient pas débouché, Amman soumettant la remise en service de Nassib au redéploiement de l’armée syrienne sur le site, une exigence rejetée par les rebelles.
Maintenant que cette condition est remplie, des travaux de réhabilitation devront être menés sur place. Avant de laisser des camions de nouveau transiter par ce poste-frontière, un geste hautement politique, qui attestera d’un début de normalisation entre Amman et Damas, il est probable que la Jordanie devra aussi obtenir le feu vert de ses deux principaux protecteurs, les Etats-Unis et l’Arabie saoudite. Pour mémoire, huit mois après sa reprise par les troupes loyalistes, le terminal de Boukamal, à la frontière avec l’Irak, n’est toujours pas opérationnel.
« Disproportion »
En vertu de l’accord négocié par la Russie, alliée de Damas, avec les factions de Deraa, l’armée syrienne devrait se déployer dans les prochains jours sur toute la zone frontalière avec la Jordanie. En alternant bombardements, qui ont été fatals à 150 civils depuis le 19 juin, et accords de reddition négociés, un processus qualifié de « réconciliation » par Damas, les troupes régulières ont repris plus de la moitié du bastion rebelle.
L’arrangement final, obtenu par Moscou sous la menace d’une intensification des bombardements, prévoit que les anti-Assad – qui refusaient jusqu’alors de se « réconcilier » avec leur bourreau – rendent leurs armes lourdes et moyennes par étapes. En échange, outre l’option du transfert vers Idlib, que les Russes refusaient d’accorder jusque-là, les combattants devraient avoir la possibilité d’intégrer des unités de l’armée syrienne spécialisées dans la lutte contre l’organisation Etat islamique.

        Lire aussi le portrait :
         

          « Le Tigre », général chéri des Russes et symbole de la résurrection militaire du régime syrien



Selon un résumé de l’accord, que Le Monde a obtenu de sources proches des rebelles, celui-ci stipule aussi que les troupes régulières devront se retirer de quatre localités récemment conquises. Et que ni ces soldats, ni même la police ou les services de renseignements ne pourront se déployer dans les villages des environs immédiats de Deraa, qui n’avaient pas été reconquis à la date de signature de l’accord. « On n’a aucune garantie que le régime respectera cette clause, reconnaît cependant Maan Abdul Salam, coordinateur politique de la rébellion du sud. Vu la disproportion dans le rapport de force, on ne pouvait pas obtenir mieux. »
Une source proche des cercles du pouvoir syrien s’attend, pour sa part, à ce que l’armée donne l’assaut à la partie sud de la ville de Deraa, contrôlée par les insurgés, arguant que ceux-ci sont « des radicaux, qui ne voudront pas baisser les armes ». Il n’était pas clair non plus, samedi, si l’accord de cessez-le-feu englobait aussi les rebelles présents dans la province de Quneitra, voisine de Deraa. Cette région étant adjacente à la partie du plateau du Golan occupée par Israël, le régime syrien pourrait hésiter à y mener une attaque frontale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ La répression des manifestations contre le président Daniel Ortega a fait au moins 220 morts depuis le 18 avril.
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Nicaragua : les Etats-Unis ordonnent à leur personnel non essentiel de quitter le pays

La répression des manifestations contre le président Daniel Ortega a fait au moins 220 morts depuis le 18 avril.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 10h10
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 10h15
   





                        



   


Le gouvernement américain a ordonné, vendredi 6 juillet, à son personnel non essentiel de quitter le Nicaragua en raison de la vague de violence qui a fait au moins 220 morts dans le pays en quatre-vingts jours de manifestations contre le président Daniel Ortega, a annoncé l’ambassade des Etats-Unis à Managua.
Par ailleurs, Washington demande aux citoyens américains de reconsidérer leur voyage au Nicaragua au vu des « crimes, des perturbations civiles et de la disponibilité limitée des soins médicaux », selon un communiqué publié sur son site officiel.
« Lourdement armés, des miliciens en civil et contrôlés par le gouvernement (…) opèrent dans une grande partie du pays, dont Managua », met en garde l’ambassade. Elle recommande d’éviter les lieux de manifestations en raison de « la possibilité que surviennent des problèmes de violence ».

        Lire aussi :
         

                Au Nicaragua, des milliers de manifestants contre le président Ortega



Le gouvernement prévoit une marche pour samedi. L’opposition a annoncé pour sa part une manifestation le jeudi 12 juillet et une grève générale le vendredi 13 pour réclamer des élections anticipées ou le départ du président Daniel Ortega, un ex-guérillero de 72 ans au pouvoir depuis 2007 après un premier mandat de 1979 à 1990.
A la suite des manifestations qui ont éclaté le 18 avril, le gouvernement américain avait déjà ordonné le départ des familles de son personnel diplomatique.
Le Nicaragua est secoué depuis deux mois et demi par une vague de manifestations contre le président Daniel Ortega, accusé d’avoir instauré une dictature avec son épouse et vice-présidente Rosario Murillo, mais aussi de népotisme et de diriger la répression en cours, qui a fait, selon les bilans, entre 220 et 309 morts ainsi que 1 500 blessés depuis le 18 avril.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Des lettres des 12 enfants bloqués depuis quatorze jours avec leur entraîneur de football dans une grotte inondée ont été transmises samedi par l’intermédiaire des plongeurs.
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Thaïlande : plus de cent forages réalisés pour évacuer les enfants piégés dans une grotte

Des lettres des 12 enfants bloqués depuis quatorze jours avec leur entraîneur de football dans une grotte inondée ont été transmises samedi par l’intermédiaire des plongeurs.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 08h07
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 09h32
   





                        



   


Une course contre la montre est engagée pour secourir les 13 personnes coincées dans une grotte inondée en Thaïlande. Depuis le 23 juin, 12 enfants et leur coach de football y sont pris au piège, en raison d’une brusque montée des eaux.
La mission de sauvetage est particulièrement complexe et les autorités, qui veulent éviter à tout prix une sortie en plongée, ont insisté sur la poursuite de l’option d’une évacuation par le haut. « Nous avons réalisé plus de cent forages. Mais nous n’avons pas encore localisé leur position », a déclaré le chef de la cellule de crise, Narongsak Osottanakorn, devant la presse samedi 7 juillet. A l’intérieur, les enfants sont « en bonne santé », a-t-il assuré, malgré les inquiétudes quant à la baisse du niveau d’oxygène.
Des lettres des 12 enfants bloqués depuis quatorze jours ont été transmises samedi via les plongeurs. L’entraîneur de football a écrit une lettre d’excuses aux parents : « Merci pour tout le soutien moral. Je demande pardon à tous les parents », dit le jeune entraîneur de 25 ans, Ekkapol Chantawong.
« Je vais bien, mais il fait un peu froid ici »
Après la publication de deux vidéos, la première filmée lors de la découverte du groupe par des plongeurs britanniques lundi soir, la deuxième mardi, aucune vidéo n’avait plus été publiée. Les lettres écrites par les enfants à leurs familles sont donc les premières preuves de vie transmises publiquement depuis mardi.

« Ne vous inquiétez pas, papa et maman. cela fait deux semaines que je suis parti, mais je vais revenir vous aider à la boutique », écrit Ekkarat, signant de son surnom, « Bew ». « Je vais bien, mais il fait un peu froid ici. Ne vous inquiétez pas pour moi. N’oubliez pas de me préparer une fête d’anniversaire », dit Duangphet, signant lui aussi de son surnom, « Dom ». « Si je sors, s’il vous plaît, emmenez-moi manger du moo krata », un plat thaïlandais à base de porc grillé et de légumes, demande un troisième, Piphat, signant également de son surnom, « Nick ».
Les autorités ont tenté d’installer une liaison téléphonique pour que les enfants puissent parler à tout moment à leurs familles, en déroulant des kilomètres de câble dans la grotte, mais celle-ci n’a jamais fonctionné.
Un ancien plongeur de la marine thaïlandaise a péri vendredi lors d’une opération de ravitaillement des enfants, ce qui a semé le doute quant à la faisabilité d’une extraction sans risque du groupe. Une bonne partie des enfants, âgés de 11 à 16 ans, ne savent pas nager, et aucun n’a fait de plongée, ce qui complique d’autant plus les opérations.
Pour le moment, il faut onze heures à un plongeur aguerri pour faire l’aller-retour jusqu’aux enfants : six heures à l’aller, cinq heures au retour grâce au courant. Le parcours est long de plusieurs kilomètres dans des boyaux accidentés, avec de difficiles passages sous l’eau.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Entre Tokyo et Osaka, voyage à la rencontre des artistes, plasticiens, designers et metteurs en scène, qui participent à cet événement qui se déroule de juillet 2018 à mars 2019.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
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« Japonismes 2018 » : Paris accueille le meilleur de la création nippone

Entre Tokyo et Osaka, voyage à la rencontre des artistes, plasticiens, designers et metteurs en scène, qui participent à cet événement qui se déroule de juillet 2018 à mars 2019.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 08h00
    |

            Laurent Carpentier (Tokyo et Osaka (Japon)








                        



                                


                            

L’odeur de la terre remonte des maraîchages alentour. Une fraîcheur de printemps enveloppe les vieilles maisons ­traditionnelles. La porte ouverte d’un hangar vétuste laisse entrevoir un distributeur automatique de laitues pour qui veut s’arrêter là et y glisser quelques yens. Au loin, des deux ­côtés du fleuve Ujigawa (ou Yodo), dans cette ­banlieue de Kyoto, les barres d’immeubles déferlent par vagues. Et dans le soir qui tombe, de gros moustiques viennent tarauder un ­zèbre empaillé.
C’est ici que l’artiste Kohei Nawa a installé son quartier général. Une ancienne fabrique de sandwichs où s’agitent, studieux et silencieux, une trentaine de graphistes, plasticiens, designers et architectes. D’un seul mouvement, l’œil embrasse ce que l’opération « Japonismes 2018 : les âmes en résonance » – qui, jusqu’en mars 2019, va rassembler en France une cinquantaine d’événements prestigieux – voudrait avant tout nous donner à voir : le mariage de la tradition et de la modernité.
Combinaison de travail noire impeccable, décontractée et chic, sandales en tissu stylisées blanc et noir, Kohei Nawa reçoit en son atelier. Autour de lui : sculptures passées et à venir ; grands tableaux où, à coups de coulures géométriques, il interroge les lois de la gravité ; et puis ces cerfs taxidermisés, prisonniers d’une enveloppe de bulles de verre comme d’immenses furoncles transparents et déformants, qui l’ont fait connaître.
Un trône sous la Pyramide du Louvre
« Au début, je n’étais pas vraiment conscient d’être un artiste japonais, mais à force de côtoyer des artistes étrangers, j’ai réalisé que je défendais quelque chose de ma culture », raconte celui qui, il y a encore quelques années, du temps où il participait à l’exposition collective « Bye Bye Kitty !!! », plaidait pour l’universalité.
C’est à cette coqueluche des collectionneurs asiatiques, quasi inconnue en France (l’art contemporain japonais reste à 80 % un ­marché domestique) que la Fondation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Parmi les parutions qui marquent les 70 ans de l’Etat d’Israël, fondé en 1948, l’important « Persévérance du fait juif », de Danny Trom, revient aux sources bibliques pour éclairer le destin politique du pays.
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Israël, les raisons d’être. Entretien avec Danny Trom

Parmi les parutions qui marquent les 70 ans de l’Etat d’Israël, fondé en 1948, l’important « Persévérance du fait juif », de Danny Trom, revient aux sources bibliques pour éclairer le destin politique du pays.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 08h00
    |

                            David Zerbib (Philosophe et collaborateur du « Monde des livres »)








                        



                                


                            
Persévérance du fait juif. Une théorie politique de la survie, de Danny Trom, EHESS/Gallimard/Seuil, « Hautes études », 512 p., 28 €.

Danny Trom, chercheur au CNRS, s’efforce de bâtir une sociologie de l’expérience politique. Après avoir travaillé, notamment, sur les problèmes publics dans la ville et sur les conflits dans l’aménagement du territoire, il s’est spécialisé dans l’étude des collectifs ­politiques modernes. Son nouvel essai, ­Persévérance du fait juif, analyse, à l’heure où l’on commémore le 70e anniversaire de la naissance d’Israël, les fondements mal identifiés d’une tradition politique juive.

Votre livre interroge ce qui relie les juifs de la diaspora à l’Etat d’Israël, bien qu’il leur soit a priori étranger. ­Chaque fois qu’Israël est menacé, ­relevez-vous, ils sont saisis d’une ­angoisse, comme la philosophe ­Hannah Arendt lors de la guerre des Six-Jours, en 1967. Comment ana­lysez-vous ce paradoxe ?
Ce rapport particulier n’a pas trouvé d’explication théorique. Le paradoxe est d’autant plus saillant dans le cas de juifs dits « émancipés », comme Hannah Arendt ou, en France, Raymond Aron, qui écrivit par exemple à cette époque : « Ce petit Etat qui n’est pas le mien, s’il ­venait à disparaître, m’ôterait jusqu’à ­l’envie de vivre. » Pourquoi réagit-il ainsi ? La réponse est à chercher dans une forme d’expérience politique de la précarité, que le rétablissement de la république et des Etats-nations en Europe après la guerre n’a pas suffi à apaiser. Il y a eu un affaiblissement de la confiance des juifs dans l’Etat, lié aux événements qui vont de la montée de l’antisémitisme au XIXe siècle jusqu’à la Shoah, en passant, en France, par Vichy. L’Etat d’Israël joue alors un rôle de réassurance à travers un Etat supplémentaire, pris essentiellement dans sa fonction protectrice.
Vous montrez...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Résonances. Pour l’historienne Claire Judde de Larivière, le phénomène inédit que représente la sortie d’un pays de l’Union européenne induit des situations « ubuesques », symboles d’un gouvernement en terra icognita.
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Le Brexit, une émancipation incontrôlable

Résonances. Pour l’historienne Claire Judde de Larivière, le phénomène inédit que représente la sortie d’un pays de l’Union européenne induit des situations « ubuesques », symboles d’un gouvernement en terra icognita.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 12h08
    |

                            Claire Judde de Larivière (Historienne et collaboratrice du "Monde des livres")








                        



                                


                            
Il y a deux ans, le 24 juin 2016, les Britanniques se sont réveillés divisés. La moitié du pays ­sablait le champagne au petit déjeuner. L’autre moitié subissait une gueule de bois parmi les plus ­sévères de son histoire, dans une contrée où le syndrome est pourtant érigé en art de vivre. La nuit avait été digne des montagnes russes. A l’heure de se mettre au lit, le ballottage s’annonçait favorable au « Remain » (rester en Europe). Puis, au fur et à mesure du dépouillement, les estimations hésitaient, avant que ne soit annoncée, vers 4 h 30 du matin, la victoire du « Leave » (quitter ­l’Europe), avec presque 52 % des voix.
Depuis des heures, les traders du monde entier avaient joyeusement spéculé sur la livre sterling, et il semble même aujourd’hui, comme le révèle un article publié par Bloomberg Businessweek le 26 juin, que le leader de UKIP, le toujours hilare Nigel Farage, avait lui-même continué de prétendre avoir perdu – quand bien même il savait que le « Leave » l’emportait – pour aider plusieurs fonds d’investissement gérés par ses amis à spéculer sur la monnaie britannique et à s’enrichir massivement en quelques heures.
Le réveil, douloureux pour beaucoup, sonnait le départ en fanfare vers un grand « n’importe quoi » politique, qu’annonçaient deux scènes devenues iconiques. Le même Farage expliquait à la télé, dès 6 h 30 du matin, que l’un de ses plus fameux slogans de campagne, l’annonce du reversement au service de santé public des 350 millions de livres sterling dus chaque semaine à l’Europe était « l’une des erreurs que la campagne du “Leave” avait faite », et qu’il ne pouvait garantir une telle redistribution. Quant à Boris Johnson [alors député], les habitants du quartier d’Islington, à Londres, l’attendaient de pied ferme devant chez lui pour hurler en chœur « Shame on you, Boris ! »
Contradictions intrinsèques
Depuis deux ans, les épisodes de ce genre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le comité Syrie-Europe estime que ce qui se passe à Deraa pose aux pays de l’Union européenne la question de leur survie morale et politique en tant que démocraties et Etats de droit.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/07/2018
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« Le sud de la Syrie ou l’effondrement d’une conscience européenne »

Dans une tribune au « Monde », le comité Syrie-Europe estime que ce qui se passe à Deraa pose aux pays de l’Union européenne la question de leur survie morale et politique en tant que démocraties et Etats de droit.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 10h50
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Le 19 juin, les forces du régime de Bachar Al-Assad ont brisé le cessez-le-feu en vigueur dans la province de Deraa pour reprendre le contrôle des territoires encore rebelles, dans le sud de la Syrie.
Plus que le terrible fracas des raids aériens de l’allié russe, ce qui interpelle est le silence assourdissant dans lequel se fait le retour des crimes et des drames qui, depuis sept ans, détruisent le pays : villes et hôpitaux bombardés, civils tués, cortèges de réfugiés, expropriations en masse des exilés, recomposition ethnique et confessionnelle (« chiitisation ») du pays.

En guise de réaction de la communauté internationale, les Nations unies (ONU) ont, par prudence, suspendu leurs convois humanitaires depuis la Jordanie et le secrétaire général Antonio Guterres, « profondément alarmé », a appelé « toutes les parties » au respect du droit international et de leurs engagements.
Le Conseil de sécurité de l’ONU ne s’est pas réuni en urgence. Les Etats-Unis, censés garantir le respect de cette zone de « désescalade », n’ont pas frappé du poing sur la table, sans doute parce que les forces iraniennes restent à bonne distance, et que Washington n’est plus très éloigné du point de vue exprimé par la Cour suprême de Russie, selon lequel il n’y a « pas de guerre en Syrie » mais une « opération antiterroriste ».
En attendant qu’une énième « ligne rouge » chimique ne soit de nouveau franchie ou que des massacres à grande échelle ne soient retransmis par les médias, les grandes puissances semblent cette fois résolues à laisser la zone retomber dans l’escarcelle du régime.
Aveu d’impuissance
Peut-être parce qu’elles sont parfaitement conscientes de cet abandon, dans plusieurs localités, les forces rebelles se sont résignées à signer leur reddition avec le vrai patron, la Russie. Rien n’assure que, dans les poches de résistance, la violence ne reprenne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Le brigadier-général Souhaïl Al-Hassan a donné fin juin le départ de l’offensive contre la région de Deraa. Le 6 juillet au soir, ses troupes étaient en passe de couper la dernière poche rebelle en deux.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 06/07/2018
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« Le Tigre », général chéri des Russes et symbole de la résurrection militaire du régime syrien

Le brigadier-général Souhaïl Al-Hassan a donné fin juin le départ de l’offensive contre la région de Deraa. Le 6 juillet au soir, ses troupes étaient en passe de couper la dernière poche rebelle en deux.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 09h52
    |

            Madjid Zerrouky








                        



                                


                            

Pour le brigadier-général syrien Souhaïl Al-Hassan, dit « Al-Nimr » (« le Tigre »), une campagne militaire ne peut se concevoir sans un « poème » inaugural, déclamé sur un ton martial et répercuté de talkies-walkies en téléphones portables sur les lignes de front : « Elancez-vous, hommes des victoires et des conquêtes ; chevaliers au cœur des batailles ! »
Comme au mois de janvier, avant de partir à l’assaut de la Ghouta orientale, dernière poche rebelle de la région de Damas où il promettait à ses adversaires « de guérir leurs maux avec les flammes de l’enfer », Souhaïl Al-Hassan a donné le 23 juin le top départ de l’offensive contre la région de Deraa, à la pointe sud de la Syrie.

La diatribe a aussitôt été publiée sur les réseaux sociaux, sur fond d’un montage vidéo réalisé à sa gloire et à celle de la douzaine de bataillons qui forment son unité, baptisée sans surprise « Forces du Tigre ». Le 6 juillet au soir, ses troupes, appuyées par l’aviation russe, étaient en passe de couper la dernière poche rebelle du Sud syrien en deux. Objet d’un culte effréné parmi les soutiens du pouvoir, l’officier de 48 ans est membre de la minorité alaouite dont sont issus le clan de Bachar Al-Assad et tout le noyau dur du régime.
« Un héros national »
Le commandement militaire russe, qui ne tarit pas d’éloges envers cet « officier courageux et compétent », selon le général Valéri Guérassimov, chef des opérations de l’armée russe en Syrie, a ainsi chargé ses propres forces spéciales, au visage masqué, de sa protection. Vu de Moscou, le Tigre est précieux : en Syrie, les talents sont rares dans l’esprit des chefs militaires du Kremlin.
« Les unités commandées par le général Souhaïl Al-Hassan ont accompli les missions les plus importantes dans les principales batailles de la guerre : les libérations de Kuweires, Palmyre, Alep, Hama, Deir ez-Zor, Al-Mayadin », énumérait le général Guérassimov en novembre 2017.
En...




                        

                        

