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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ La Russie, à la fois pays hôte et invité surprise à ce stade du tournoi, jouera contre des Croates de plus en plus dans la peau de favoris. Début du match à 20 heures.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Le choix de l’équipe et des collaborateurs du « Monde des livres » parmi les ouvrages qu’ils ont aimés depuis janvier.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Sélection. Les coups de cœur du « Monde des livres » pour l’été

Le choix de l’équipe et des collaborateurs du « Monde des livres » parmi les ouvrages qu’ils ont aimés depuis janvier.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 08h01
    |

                            Vincent Azoulay (Historien et collaborateur du « Monde des livres »), 
                            Etienne Anheim (Historien et collaborateur du « Monde des livres »), 
                            Serge Audier (Philosophe et collaborateur du « Monde des livres »), 
                            Gilles Bastin (Sociologue et collaborateur du « Monde des livres »), 
                            Anne Both (Anthropologue et collaboratrice du « Monde des livres »), 
                            Roger-Pol Droit, 
                            Jean-Louis Jeannelle (Spécialiste des études littéraires et collaborateur du « Monde des livres »), 
                            André Loez (Historien et collaborateur « Monde des livres »), 
                            Ariane Singer (Collaboratrice du « Monde des livres »), 
                            Monique Petillon (Collaboratrice du « Monde des livres »), 
                            Gladys Marivat (Collaboratrice du « Monde des livres »), 
                            Eric Loret (Collaborateur du « Monde des livres »), 
                            Xavier Houssin (Collaborateur du « Monde des livres »), 
                            Pierre Deshusses (Collaborateur « Monde des livres »), 
                            Bertrand Leclair (Collaborateur du « Monde des livres »), 
                            Claro (Ecrivain et traducteur), 
                            Florence Bouchy (Collaboratrice du « Monde des livres »), 
                            François Angelier (Collaborateur du « Monde des livres »), 
                            Elena Balzamo (Collaboratrice du « Monde des livres »), 
                            Elisabeth Roudinesco (Historienne et collaboratrice du « Monde des livres »), 
Nicolas Weill, 
                                Florent Georgesco, 
                            Macha Séry, 
                            Florence Noiville, 
Raphaëlle Leyris et 
Jean Birnbaum








                        


Une sélection d’ouvrages à emporter dans vos valises, cet été : quinze romans, douze essais. Bonne lecture.
LITTÉRATURE
François Angelier
« Un jardin de sable », d’Earl Thompson, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean-Charles Khalifa, Monsieur Toussaint Louverture, 830 p., 24,50 €.
A fouler Un jardin de sable, d’Earl Thompson, road-movie apocalyptique et houleux récit d’initiation érotique narrant la saga, dans le Kansas miséreux des années 1930, du jeune Jacky Andersen et de sa branquignolesque famille, à se ruer sur cette version trash et rabelaisienne des Raisins de la colère, on découvre, ahuri, un classique « hénaurme » de la littérature américaine.

   



        Lire :
         

          La Grande Dépression enchantée d’Earl Thompson



Elena Balzamo
« Camarade Anna », d’Irina Bogatyreva, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs, Albin Michel, 274 p., 22 €.
Une histoire d’amour entre une Moscovite et un provincial sert de cadre à une autre histoire : l’amour de la jeune femme pour… le communisme ! Fustigeant l’« embourgeoisement » de la société post-soviétique, Anna sacrifie l’homme réel à l’homme idéal, et le présent imparfait à l’avenir radieux. Pathétique dans son idéalisme, effrayante dans son dogmatisme. La radioscopie captivante d’une génération.

   


Jean Birnbaum
« Le Lambeau », de Philippe Lançon, Gallimard, 512 p., 21 €.
Défiguré lors de l’attentat contre Charlie Hebdo, l’auteur tente de maintenir un lien avec le monde des vivants. Mais les ponts sont coupés. Décrivant cette béance, Lançon hisse chaque évocation intime au niveau d’une méditation universelle sur notre temps, nos aveuglements : sa plume nous en met plein la gueule ; son visage défait exhibe tout ce que nous ne voulons pas regarder en face ; sa lucidité est une fidélité à l’enfant qu’il fut ; ses souvenirs d’enfance ressemblent déjà à nos souvenirs de guerre. Un brûlant journal de deuil.

        Lire :
         

          Après « Charlie », le journal du deuil



Florence Bouchy
« La Horde », de Sibylle Grimbert, Anne Carrière, 200 p., 17 €.
Satiriques, épiques ou mélancoliques, les romans de Sibylle Grimbert explorent volontiers les genres et les tonalités. La Horde surprend une fois encore en jouant avec les codes du fantastique. Raconté du point de vue de Ganaël, le démon – assez inexpérimenté – qui cherche à prendre possession d’une jeune enfant, le récit joue avec humour d’un bel éventail de situations à hauts risques littéraires et tend au lecteur un miroir angoissant.

   



        Lire :
         

          Sibylle Grimbert suscite l’épouvante



Claro
« Le Dossier M. Livres 1 et 2 », de Grégoire Bouillier, Flammarion, 870 p. et 880 p., 24,50 € chacun.
Deux pavés magistraux sous lesquels se convulse une plage pléthorique. Avec Le Dossier M, la notion d’épisode, chère aux dévoreurs de séries, n’a qu’à bien se tenir : on en tourne les pages en état de haute excitation littéraire, incessamment stimulé, orgasme mental garanti. Un récit aussi tentaculaire qu’une pelote de neurones, obéissant sans doute aux mêmes lois, qui fait de la digression une pensée jazzée, et de l’amour déçu un champ de rhizomes.

   



        Lire :
         

          Le feuilleton. Orgasme au-dessus de la ceinture



Pierre Deshusses
« Comment un adolescent maniaco-dépressif inventa la Fraction armée rouge au cours de l’été 1969 », de Frank Witzel, traduit de l’allemand par Olivier Mannoni, Grasset, 990 p., 29,90 €.
Cette odyssée d’un gamin de 13 ans raconte la fracture d’une génération qui ne se reconnaissait plus dans l’austérité morale et la prospérité économique de l’après-guerre, le « côté vacillant » d’une époque. Mais ici pas de célébration. Plutôt un « mélange hybride de pop, de politique et de paranoïa », selon le jury qui lui a décerné le Deutscher Buchpreis.

   



        Lire :
         

          Frank Witzel tient l’Allemagne à portée de tir



Xavier Houssin
« Le Bon Cœur », de Michel Bernard, La Table ronde, 238 p., 20 €.
Michel Bernard consacre à Jeanne d’Arc un roman ardent, lyrique, emporté. Grâce à lui on approche le mystère de cette petite paysanne qui sauva le royaume de France et mourut sur le bûcher à Rouen. Un mystère aussi troublant que celui des saisons qui changent ; que celui des paysages, du Barrois au Val de Loire. Un mystère aussi simple, aussi pur que peut l’être l’âme d’une jeune fille. Et aussi grand que les cœurs peuvent le porter.

   



        Lire :
         

          Michel Bernard aborde Jeanne d’Arc en voisin



Bertrand Leclair
« Dans nos langues », de Dominique Sigaud, Verdier, 144 p., 14,80 €.
Dans la rue, une petite fille à peine initiée au langage tient la main de sa mère alors que s’ébauche une conversation entre dames de bonne compagnie. L’enfant éprouve physiquement l’irrésistible métamorphose du corps et des mots de la mère soumise à la pression sociale. De ce sentiment de déchirure initial, Dans nos langues tire un récit d’émancipation d’une belle justesse, célébrant la littérature comme seul viatique sur le chemin d’une parole sensible.

   



        Lire :
         

          Dominique Sigaud, langue déliée



Raphaëlle Leyris
« La Fille qui brûle », de Claire Messud, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par France Camus-Pichon, Gallimard, « Du monde entier », 256 p., 20 €.
Nos illusions, les fictions que l’on se raconte et où se façonnent nos identités sont la matière de Claire Messud, écrivaine d’une profondeur et d’une finesse admirables. En témoigne aujourd’hui La Fille qui brûle, superbe roman de la sortie de l’enfance, sur la dislocation d’une amitié, qui raconte aussi comment la société réduit le champ des possibles pour les jeunes filles.

   



        Lire :
         

          Claire Messud ou les illusions perçues



Eric Loret
« Là où tout se passe », de Lara Pawson, traduit de l’anglais par Yoko Lacour, L’Observatoire, 160 p., 18 €.
Correspondante du BBC World Service en Afrique de 1996 à 2007, Lara Pawson a notamment couvert les guerres civiles d’Angola et de Côte d’Ivoire. Dans ces Mémoires en fragments, où les souvenirs d’enfance se mêlent aux récits de carnages, celle que son frère appelle « la lesbienne à Baader » raconte son goût du danger avec une belle autodérision.

   



        Lire :
         

          L’anecdotique, l’atroce et le désir de vie de Lara Pawson



Gladys Marivat
« Douces déroutes », de Yanick Lahens, Sabine Wespieser, 232 p., 19 €.
Douces déroutes capture la musique entêtante du corps-à-corps d’une dizaine de personnages avec Port-au-Prince, sublime et violente capitale haïtienne. Il y a le juge Berthier, assassiné alors qu’il enquêtait sur une affaire qui dérange le pouvoir ; sa fille Brune et ses jeunes amis. Tous sont mis en échec par leur pays et sa corruption rampante, mais tous luttent à leur manière – avec la colère, le travail des mots et de la terre – pour étreindre la vie. Un roman incandescent.

   



        Lire :
         

          Yanick Lahens dans Port-au-Prince brûlante



Florence Noiville
« Quelle n’est pas ma joie », de Jens Christian Grondahl, traduit du danois par Alain Gnaedig, Gallimard, « Du monde entier », 160 p., 15 €.
L’intime est la grande affaire du Danois Jens Christian Grondahl. L’amour, le couple, l’éloignement. Dans Quelle n’est pas ma joie, l’héroïne vient de perdre son mari et s’adresse à sa meilleure amie, qui fut sa première femme. Le roman s’ouvre quand la tombe du défunt se referme, et le tour de force de Grondhal consiste à faire un livre total avec presque rien. Comme dans une toile d’Hammershoi, tout est simple et profond.

   



        Lire :
         

          Jens Christian Grondahl rompt la glace



Monique Petillon
« Divagabondages », de Frédéric Jacques Temple, Actes Sud, « Un endroit où aller », 386 p., 23 €.
Poète et bourlingueur, traducteur et homme de radio, Frédéric Jacques Temple (né en 1921) a rassemblé des chroniques savoureuses, publiées dans des revues depuis 1945. Rien de plus vivant que ce kaléidoscope de souvenirs, qui révèle sa curiosité passionnée pour les écrivains (Blaise Cendrars, Lawrence Durrell, Henry Miller, Gaston Miron). Mais aussi son amour pour la faune sauvage, celle de son « Larzac ancestral ».

   


Macha Séry
« Bleu de Prusse », de Philip Kerr, traduit de l’anglais (Ecosse) par Jean Esch, Seuil, 672 p., 22,50 €.
Sur ordre du SS Reinhard Heydrich, chef de toutes les polices et futur architecte de la « solution finale », Bernie Gunther, l’antihéros récurrent de Philip Kerr, a dû partir en Bavière en avril 1939. Mission : enquêter sur le meurtre d’un ingénieur abattu par un sniper sur la terrasse du « nid d’aigle » d’Hitler. Mort en mars, Philip Kerr n’a cessé de porter au sommet l’alliance du récit de guerre et d’espionnage, du polar et du roman historique.

        Lire :
         

          Philip Kerr vole au-dessus du nid d’aigle d’Hitler



Ariane Singer
« L’Uruguayenne », de Pedro Mairal, traduit de l’espagnol (Argentine) par Delphine Valentin, Buchet-Chastel, 144 p., 14 €.
Un écrivain argentin sans le sou, dont le couple vacille, part en Uruguay toucher une avance sur droits d’auteur. Il espère y retrouver la séduisante Guerra, rencontrée peu auparavant. Les aventures rocambolesques de ce quadra maladroit se succèdent dans ce roman réjouissant qui décrit avec impertinence l’enfermement de la vie familiale et la soif périlleuse d’une nouvelle jeunesse.

   



        Lire :
         

          Pedro Mairal fait le point à Montevideo



ESSAIS
Etienne Anheim
« Le Voyage d’hiver de Schubert. Anatomie d’une obsession », de Ian Bostridge, traduit de l’anglais et de l’allemand par Denis-Armand Canal, Actes Sud, 504 p., 29 €.
Le ténor britannique Ian Bostridge déchiffre le chef-d’œuvre de Schubert. La biographie du musicien, le portrait de la Vienne contre-révolutionnaire et la lecture croisée de Goethe ou Byron rencontrent l’histoire de la musique mais aussi celle des sciences pour éclairer les lieder et composer le portrait chinois d’une Europe romantique qui est notre parente.

   



        Lire :
         

          Ian Bostridge chante juste Franz Schubert



Serge Audier
« Communauté », de Martin Buber, traduit de l’allemand par Gaël Cheptou, L’Eclat, « Eclats », 156 p., 10 €.
Philosophe majeur du judaïsme et de la relation « Je et Tu », Martin Buber (1878-1965) fut aussi un socialiste libertaire. Cette anthologie de textes inédits restitue sa vision émancipatrice de la communauté. Il oppose aux mutilations du capitalisme et aux dangers du socialisme étatique l’espoir de nouvelles relations humaines qui feraient vivre quotidiennement la liberté et la solidarité.

   



        Lire :
         

          Quand Martin Buber prônait l’épanouissement communautaire



Vincent Azoulay
« Rome, cité universelle. De César à Caracalla, 70 av. J.-C. - 212 apr. J.-C. », sous la direction de Catherine Virlouvet, Patrice Faure et Nicolas Tran, Belin, « Mondes anciens », 880 p., 49 €.
Cette somme neuve et stimulante raconte comment Rome se voulut une cité universelle et sut concilier autonomie et intégration, créant une communauté de destin. A l’heure où la construction européenne est en lambeaux, l’Antiquité est à nouveau une ressource d’intelligibilité pour penser les défaillances du présent.

   



        Lire :
         

          La collection « Mondes anciens » offre un monument à Rome



Antoine de Baecque
« Anatomie de la Terreur », de Timothy Tackett, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Serge Chassagne, Seuil, « L’univers historique », 480 p., 26 €.
Pour comprendre la Terreur, l’historien américain emprunte une nouvelle approche. Il s’agit de considérer la manière dont les élites politiques se sont accommodées de la violence en en faisant une source de pouvoir. La Terreur de l’an II ressemble ainsi davantage à une forme de négociation, permanente et urgente, entre les forces du moment.

        Lire :
         

          La Terreur en effets



Gilles Bastin
« La Presse, le Pouvoir et l’Argent », de Jean Schwœbel, préface de Paul Ricœur, avant-propos d’Edwy Plenel, Seuil, « La librairie du XXIe siècle », 368 p., 23 €.
Peu de choses importent comme notre capacité à juger sur des faits, non sur des illusions. Jean Schwœbel eut en 1968, dans cet essai enfin réédité, une intuition simple et révolutionnaire : confier l’information aux journalistes au lieu de la laisser en pâture aux puissances politiques et économiques. On ne pourrait imaginer idée plus actuelle !

   



        Lire :
         

          Jean Schwœbel, toujours révolutionnaire (comme le sont les faits)



Anne Both
« Un monstre humain ? Un anthropologue face à un crime “sans mobile” », de David Puaud, La Découverte, « Cahiers libres », 250 p., 19 €.
Ce livre relate une histoire saisissante : celle de David Puaud, alors jeune éducateur, qui découvre dans un journal que l’auteur d’un crime monstrueux est un de ces gaillards en perdition qu’il suit depuis quelques années. Le travailleur social se lance alors dans une remarquable enquête (objet de sa thèse en anthropologie) pour essayer de comprendre.

   



        Lire :
         

          Anthropologie d’un criminel inéluctable



Roger-Pol Droit
« La Langue géniale. 9 bonnes raisons d’aimer le grec », d’Andrea Marcolongo, traduit de l’italien par Béatrice Robert-Boissier, Les Belles Lettres, 198 p., 16,90 €.
Toute langue est un univers. Erudite et passionnée, Andrea Marcolongo explique à tous, dans cette longue lettre d’amour à la grammaire, comment les règles et les possibilités du grec ancien dessinent un monde mental à nul autre pareil. Le gai savoir et l’enthousiasme de cette jeune helléniste ont déjà conquis des dizaines de milliers de lecteurs.

        Lire :
         

          Figures libres. « Philô » veut dire « j’aime »



Florent Georgesco
« Qu’est-ce qui fait sourire les animaux ? Enquête sur leurs émotions et leurs sentiments », de Carl Safina, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Odile Demange, Vuibert, 560 p., 24,50 €.
La connaissance de la vie animale se renouvelle à une vitesse sidérante. Cette vaste synthèse permet, en tirant le fil de la conscience des bêtes – hypothèse désormais recevable pour les scientifiques –, d’explorer ce continent fraîchement découvert, et de repenser de fond en comble la question du propre de l’homme.

   



        Lire :
         

          Frères animaux qui avec nous vivez



Jean-Louis Jeannelle
« Beat Generation. L’inservitude volontaire », sous la direction d’Olivier Penot-Lacassagne, CNRS Editions, 392 p., 25 €.
La Beat Generation se réduit souvent à quelques noms (Ginsberg, Kerouac, Burroughs). Ce passionnant volume dresse, au-delà des lieux communs, le tableau d’un mouvement foisonnant, insaisissable. Y domine la quête de ce que la poète Diane di Prima nomme, dans Keep the Beat, « a state of mind » : une sortie hors de soi, par le voyage, les drogues, la musique, et plus que tout le rythme des mots.

   


André Loez
« 1968. De grands soirs en petits matins », de Ludivine Bantigny, Seuil, « L’univers historique », 450 p., 25 €.
Parmi tant de livres d’histoire sur Mai 68, voici peut-être le plus vibrant : au ras des archives, des prises de parole populaires, des corps émancipés ou meurtris, parmi les étudiants, les grévistes, les paysans ou les policiers, l’enquête fine de Ludivine Bantigny restitue d’une plume enlevée tous les possibles de l’événement, loin des clichés tenaces qui le caricaturent.
Elisabeth Roudinesco
« Les Aveux de la chair. Histoire de la sexualité 4 », de Michel Foucault, édité par Frédéric Gros, Gallimard, « Bibliothèque des histoires », 426 p., 24 €.
Dans ce volume posthume, Foucault explore les textes des Pères des premiers siècles chrétiens, en soulignant à quel point ceux-ci s’inspirent de l’éthique sexuelle des philosophes païens. Il soutient que, depuis Augustin d’Hippone, la sexualité est devenue le paradigme principal de notre subjectivité. Une réflexion magistrale pour un livre inachevé.

   



        Lire :
         

          Un livre inédit de Michel Foucault fait la généalogie de la libido



Nicolas Weill
« Le Livre contre la mort », d’Elias Canetti, traduit de l’allemand par Bernard Kreiss, Albin Michel, 494 p., 25 €.
Le grand œuvre inachevé d’Elias Canetti paraît à titre posthume sous forme de fragments, en grande partie inédits. Il s’agit d’une hallucinante traversée de l’existence du romancier et penseur par lui-même. En mêlant les « choses vues » à des réflexions philosophiques, Canetti nous embarque avec flamme et drôlerie dans une insurrection contre l’évidence scandaleuse de notre disparition.

   



        Lire :
         

          L’écrivain Elias Canetti veut en finir avec la mort






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/07/19-3">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ « Tara » et « Le Monde » mettent le cap sur le Great Pacific Garbage Patch, la « soupe » de microplastiques du gyre du Pacifique Nord.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Goélette scientifique « Tara », journal de bord n°8 : terre en vue

« Tara » et « Le Monde » mettent le cap sur le Great Pacific Garbage Patch, la « soupe » de microplastiques du gyre du Pacifique Nord.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 18h36
    |

            Patricia Jolly








                        





#PlastiquePacifique. Le Monde met le cap sur le vortex de déchets du Pacifique Nord, la « soupe » de microplastiques du gyre du Pacifique Nord. Embarqués sur la goélette scientifique Tara pour un périple de trois semaines entre Honolulu (Hawaï) et Portland (Oregon), notre journaliste Patricia Jolly et le photographe Samuel Bollendorff vous emmènent au cœur de cette mixture mitonnée par l’homme, qui rejette chaque année 8 millions de tonnes de plastiques en mer.

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#Plastique Pacifique : Le Monde met le cap sur le Great Pacific Garbage Patch, la « soupe » de micro-plastiques du gyre du Pacifique nord. Embarqués sur la goélette scientifique Tara pour un périple de trois semaines entre Honolulu (Hawaï) et Portland (Oregon), notre journaliste Patricia Jolly et le photographe Samuel Bollendorff vous emmènent au coeur de cette mixture mitonnée par l’homme qui rejette chaque année 8 millions de tonnes de plastiques en mer.


   



Dix septième et dernier jour de mer… Soudainement le sondeur de Tara n’a plus indiqué que quelques centaines, puis quelques dizaines de mètres de profondeur. A la lueur des feux de navigation de la goélette, le bleu profond de l’océan Pacifique a tourné au vert boueux, marque de sa rencontre avec les alluvions de la Columbia River. De puissantes odeurs terriennes nous ont assaillis tandis que la VHF, mutique depuis Honolulu, se remettait à crachoter les messages des gardes-côtes et du bateau-pilote orange dépêché pour nous chaperonner entre les collines boisées d’Astoria (Oregon) qui barraient l’horizon rougeoyant.


   



Sur les haubans, le pavillon bleu-blanc-rouge et la Bannière Etoilée flottaient en parfaite symétrie, et ce symbole comptait double. Quelle ironie, en effet, que d’entrer aux Etats-Unis par la mer, au lendemain de l’annonce par le président Donald Trump de la démission de son climato-sceptique ministre de l’environnement, Scott Pruitt, après avoir traqué des jours durant les micro-plastiques qui infestent le Great Pacifique Garbage Patch...
Route vers le port d’Astoria
Comme pour fêter cela, Stéphane Mazevet, astrophysicien de l’Observatoire de Paris et invité du bord, a grillé un cigare en contemplant la terre que nous avions perdue de vue depuis des jours avec l’assurance de l’homme prêt à conquérir une exoplanète. Le photographe Samuel Bollendorff s’est mis à mitrailler le lever du soleil, sujet qui d’ordinaire répugne l’artiste qui sommeille en lui. Le capitaine Yohann Mucherie, lui, a entrepris le nettoyage du pare-brise du poste de pilotage, histoire d’épater le pilote d’Astoria, Steven Ackerman, prêt à sauter sur Tara pour la mener à quai. Obligeamment, le capitaine Ackerman, un John Wayne en veste de quart fluo et jeans repassés, a offert un casquette au maître de notre bord. Puis il s’est appliqué à pointer du doigt tout au long du chenal les meilleurs pubs de sa ville surnommé « la petite San Francisco » pour son relief accidenté. L’on pouvait dés lors gager qu’il y aurait sous peu quelques marins français pour chanter dans le port d’Astoria.


   



Dans sa bannette, Maria Luiza Pedrotti, chercheuse en biologie marine du Laboratoire océanographique de Villefranche-sur-mer (Alpes-maritimes), cheffe de mission scientifique sur Tara, et auteure avec son équipe d’une campagne d’échantillonnage hors norme dans la grande poubelle de plastique du Pacifique tournait et se retournait. Les dizaines de mises à l’eau de ses filets collecteurs désormais lavés et remisés, et les 300 et quelques cryo-tubes bourrés de micro-plastiques qui dormaient dans les congélateurs du bateau dans l’attente d’être minutieusement analysés par différents laboratoires -français, américain et monégasque- étaient un motif de satisfaction mais l’avenir proche lui posait question.
Un an d’analyses
« Comment faire comprendre au public que le résultat de notre travail n’est pas instantané et que nous avons besoin d’un an pour mener des analyses minutieuses sur la génomique, la génétique bactérienne, les champignons, les cyano-bactéries, la faune et la flore qui colonisent les plastiques, ou sur leur concentration et leur taille, avant de pouvoir mettre en commun nos résultats pour dresser un état des lieux précis de la pollution dans le Pacifique nord permettant aux décideurs d’adopter des mesures concrètes pour en venir à bout ? », s’interrogeait la scientifique la veille, à l’issue de la présentation de son projet par Skype au ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, à l’occasion d’un comité inter-ministériel de la biodiversité.


   



Nous l’avons laissée avec sa question à bord de Tara, dans le port d’Astoria, pour regagner la France en souhaitant que les consommateurs de produits plastiques comprennent dans l’instant l’urgence d’un changement de comportement sans attendre les résultats des analyses. La goélette qui doit maintenant faire escale à Portland (Oregon) repartira ensuite pour San Diego, afin de poursuivre l’expédition Tara Pacific, un périple entamé il y a deux ans, pour mesurer l’impact du changement climatique sur les récifs coralliens du Pacifique. Il doit s’achever le 27 octobre dans son port d’attache de Lorient.

« Tara », une série en plusieurs épisodes
Cap sur la « soupe » de plastiquesLes défis d’une navigation scientifique « propre »Veillée d’armes aux abords du vortex de déchets du Pacifique NordDans l’œil du vortex de déchets du Pacifique NordOn a plongé dans la grande poubelle du Pacifique... deux foisVariations sur le plastiqueAlgues, plancton et spleenTerre en vue





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Pour le président de l’UCI, Froome serait moins impopulaire sur le Tour de France s’il ne courait pas pour l’équipe britannique et s’il s’était mis en retrait le temps de la procédure pour son contrôle anormal.
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Tour de France : « Il y a toujours eu un doute autour de la Sky, et Froome paie l’addition », estime David Lappartient

Pour le président de l’UCI, Froome serait moins impopulaire sur le Tour de France s’il ne courait pas pour l’équipe britannique et s’il s’était mis en retrait le temps de la procédure pour son contrôle anormal.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 16h01
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 18h30
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à La Roche-sur-Yon)








                        



   


Alors que la France entière avait, vendredi 6 juillet à 16 heures, les yeux rivés sur le quart de finale de Coupe du monde Uruguay-France, David Lappartient, président de l’Union cycliste internationale (UCI), revenait pour Le Monde sur les conséquences du cas Christopher Froome. Le Breton, qui recevra le Tour de France mardi à Sarzeau, bourg du golfe du Morbihan dont il est maire, ne retient pas ses coups contre l’équipe Sky et l’Agence mondiale antidopage, tout en défendant la lutte antidopage menée par sa fédération.
Que pense le président de l’UCI lorsqu’il voit le quadruple vainqueur du Tour de France sifflé par la foule, alors qu’il vient d’être innocenté ?
Ce n’est pas logique, mais c’est une réaction humaine. On a tellement expliqué aux gens que Froome était coupable que le jour où il ne l’est pas, les gens laissent parler leur cœur.

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                Tour de France 2018 : en Vendée, une bronca pour Christopher Froome



Qu’est-ce que cela dit sur l’état du sport que vous dirigez ?
Il y a deux éléments. Le premier, c’est que la vox populi l’avait jugé. On expliquait à tout le monde qu’il y avait une limite à 1 000 [nanogrammes de salbutamol par millilitre d’urine] et la dose est à 2 000. Donc on dit : c’est la magouille. C’est trivial, mais c’est comme ça.
« Il paie pour une équipe qui n’est pas tellement aimée, à tort ou à raison »
Mais il y en a un deuxième, plus fort : autour de cette équipe Sky, il y a toujours eu un peu de doute. Les affaires autour de Bradley Wiggins [soupçonné d’avoir pris des corticoïdes à des fins dopantes et non médicales] et les conclusions de l’enquête parlementaire britannique [pour qui la Sky « a utilisé des médicaments pour améliorer les performances »] entretiennent une certaine suspicion et Chris Froome paie l’addition. Il paie pour une équipe qui n’est pas tellement aimée, à tort ou à raison.

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          « Team Sky a utilisé des médicaments pour améliorer les performances de ses coureurs »



Il y a aussi eu ses performances dans l’ascension de La Pierre Saint-Martin (en 2015), le Ventoux (en 2013), où chacun y allait de son commentaire [l’écart entre Christopher Froome et ses rivaux et sa cadence de pédalage avaient fait naître des soupçons d’utilisation d’un moteur caché dans le vélo, suggérée à mots couverts par les consultants de France Télévisions]. Pour certains, l’étape du Tour d’Italie dans laquelle il part à 80 kilomètres de l’arrivée, pour remporter le classement général, ce n’est pas possible. Moi, ça me paraît tout à fait plausible, mais on ne l’imagine plus aujourd’hui.
La crédibilité se perd en cinq minutes et se regagne en vingt ans. Il y a eu de la défiance vis-à-vis de l’UCI et c’est long à s’estomper, même si aucune fédération ne fait autant que nous contre le dopage. L’UCI fait un tiers des contrôles des passeports biologiques dans le monde. On décide d’interdire le tramadol [un antalgique] et les corticoïdes [à partir de 2019], on est à l’avant-garde partout et, du coup, on en prend plein la figure. Ce n’est pas logique. Près de 25 % du budget de l’UCI va dans l’antidopage.
Le niveau de dopage a baissé depuis dix ans, pourtant la défiance à l’égard du plus grand coureur du moment est la même qu’à l’époque de Lance Armstrong. Qu’est-ce que le cyclisme a raté, depuis ?
La défiance vis-à-vis de ceux qui gagnent est parfois liée à la manière dont ils courent. Si Froome attaquait tous les jours, allait à la castagne, il en deviendrait plus populaire. Si Peter Sagan est immensément apprécié, c’est parce que le sport reste un jeu pour lui. Il accepte de tout perdre pour gagner.
C’est aussi lié au niveau de l’équipe Sky. On voit des Tours de France où l’on s’ennuie, comme les années [Miguel] Indurain [cinq Tours remportés entre 1991 et 1995].
Sur le Giro, que j’ai toutefois trouvé trop dur, on a du vélo comme on l’aime car les meilleurs coéquipiers ne sont pas là et sont préservés pour le Tour. Les leaders sont rapidement seul à seul.

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                Chris Froome : « Je ne déshonorerai jamais le maillot jaune »



La décision de l’UCI et de l’AMA sur le cas Froome est mal comprise par le grand public. L’AMA dit que la décision de publier les raisons de la décision vous appartient. Le ferez-vous ?
« Seul le coureur peut décider de publier la décision qui le concerne »
Non. Légalement, on ne peut pas aller au-delà de ce qu’on a fait [vendredi matin, l’UCI a publié une longue explication de la résolution du cas sur son site Internet]. Seul le coureur peut décider de publier la décision qui le concerne.
Par ailleurs, la publication du jugement pourrait contenir des éléments qui pourraient être utiles à ceux qui veulent contourner les règles.

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Quelles conséquences doit tirer la lutte antidopage de cet épisode ?
Sur le sujet du salbutamol, il y a de vraies questions à se poser sur la manière dont le sujet est traité par l’AMA. Ils n’y échapperont pas.
Ce dont on a besoin, c’est de règles, d’éléments clairs. On est le gendarme mais ce n’est pas nous qui fabriquons le radar ni qui décidons de la limite à 80 km/h. Il faut qu’on ait les bons outils. Il faut que les études scientifiques soient plus poussées.

   


Dès lors qu’il a été blanchi, êtes-vous toujours de l’avis que Christopher Froome aurait dû être arrêté provisoirement dès septembre 2017, en attendant la résolution de l’affaire ?
Oui, car ça a bien tourné pour lui, mais on aurait aussi pu se retrouver dans la situation dans laquelle il aurait été sanctionné. Et qu’aurait-on fait de sa victoire sur le Giro ? Ç’aurait aussi permis à tout le monde d’aller plus vite. Une partie de l’animosité est liée à ça aussi. Je ne suis pas sûr qu’on aurait eu la même réaction.
La défense de Christopher Froome a coûté plus de 1 million d’euros. De nombreux coureurs avant lui ont été suspendus pour un contrôle positif au salbutamol, sans les mêmes capacités financières de se défendre. Les coureurs sont-ils égaux devant les règlements ?
Devant les règlements, oui, devant les moyens, non. C’est comme les hommes politiques, les industriels, qui peuvent avoir plus de moyens de se défendre devant la justice. C’est la même chose partout dans le monde entier. Et encore, nos procédures sont gratuites, nous essayons de faire en sorte que chacun ait les mêmes possibilités de se défendre. Du côté de l’UCI, la procédure a coûté 250 800 euros.
A partir du 1er janvier 2019, le tramadol et les corticoïdes seront interdits. Que sait-on de leur utilisation dans le peloton ?
Les deux tiers de l’utilisation du tramadol dans le monde du sport sont dans le vélo. Il y a 4,5 % de nos échantillons qui contiennent du tramadol. C’est un produit dopant, puisque cela repousse la limite de la douleur. Et la douleur est l’un des premiers facteurs limitants de la performance.
Les corticoïdes, maintenant : on me dit qu’ils ne sont pas dopants. C’est cela, c’est bien pour ça que les coureurs en prennent ! Oui, ça améliore la performance. Plusieurs études scientifiques le montrent.
L’an dernier encore, l’AMA a écrit au Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC) que « les effets sur la performance des corticoïdes sont plutôt limités, et que, dans la plupart des cas, l’utilisation de corticoïdes dans le sport est nocive pour les performances »…
Ce n’est pas la meilleure lettre que l’AMA ait écrite. Elle part du principe qu’on doit faire confiance aux médecins prescripteurs. C’est déjà là que l’on commence à diverger.
Comment jugez-vous l’état du cyclisme aujourd’hui, vingt ans après Festina ?
L’état sanitaire du vélo est nettement meilleur qu’il y a vingt ans. On revoit du vrai vélo. Des visages qui souffrent, des coureurs qui s’effondrent. Mais ce n’est pas ce que le grand public retient. Le cyclisme avait un problème et va aujourd’hui beaucoup mieux. Comme la triche est dans la nature humaine, il ne faut jamais relâcher la pression. Sinon, ça reviendra.
De nombreux contrôles positifs ont eu lieu en Amérique du Sud ces derniers mois, et plusieurs sources font état de la libre circulation de produits interdits en Colombie notamment. Quelles mesures comptez vous prendre contre cela ?
« Sur le dopage, la Colombie est un sujet de vigilance »
C’est absolument vrai. Depuis le 21 septembre 2017, 76 % des cas positifs dans le cyclisme concernent quatre pays d’Amérique du Sud. J’ai secoué ces fédérations au mois de mai, lors du congrès de la confédération panaméricaine. Ce qui s’est passé n’est pas acceptable et il fait que les fédérations s’impliquent. Elles se heurtent à l’absence d’une agence antidopage efficace et au fait que des produits comme l’EPO s’achètent librement en pharmacie. Ce n’est même pas un trafic ! C’est plus compliqué d’avoir de l’aspirine que de l’EPO.
La Colombie est la nouvelle puissance du cyclisme, sixième au classement mondial, deux prétendants à la victoire dans le Tour 2018 avec Rigoberto Uran et Nairo Quintana. Quelle crédibilité accorder aux coureurs qui s’isolent de longues semaines en Colombie, pendant la saison ?
C’est un sujet de vigilance pour l’UCI. La CADF [Fondation antidopage pour le cyclisme] fait son travail. C’est pour cela qu’on a fait tous ces contrôles là-bas. Il faut faire des contrôles tous les jours quand on est là-bas et pour cela, mieux vaut compter sur nous-mêmes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Guidés par leurs propres agendas, des acteurs locaux, régionaux et internationaux s’efforcent d’apporter une aide à la population mais la situation reste explosive.
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Au chevet de Gaza qui sombre, des efforts diplomatiques et humanitaires en ordre dispersé

Guidés par leurs propres agendas, des acteurs locaux, régionaux et internationaux s’efforcent d’apporter une aide à la population mais la situation reste explosive.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 06h44
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 11h21
    |

            Piotr Smolar (Bande de Gaza  Envoyé spécial)








                        



                                


                            

Yahya Sinouar tient un jeune enfant sur ses genoux, qui ne semble pas importuné par la sono agressive et les danseurs folkloriques suant devant eux. A Gaza, la résilience est un mode de vie imposé à tous. Le chef du Hamas a pris place au premier rang devant une assistance entièrement féminine, sous le grand chapiteau dressé au point de rassemblement de Malaka. La clôture frontalière avec Israël se trouve à quelques centaines de mètres.
En ce mardi 3 juillet, tandis que les discours se succèdent à l’abri du soleil, plus d’un millier de femmes osent s’aventurer dans la bordure interdite pour perpétuer le défi lancé depuis le 30 mars aux soldats postés de l’autre côté.
La « marche du retour » se poursuit, après plus de 130 morts et 3 800 blessés par balles. C’est indispensable, estiment les factions palestiniennes, pour préserver l’attention sur le territoire à l’agonie. Mais cette manifestation féminine, encadrée par le Hamas, a eu un faible impact. On piétine.
Le mouvement islamiste continue d’invoquer la nature entièrement pacifique de la mobilisation, tandis que l’armée israélienne focalise son attention sur les cerfs-volants et les ballons aux extrémités enflammées, qui ont déjà brûlé vingt-cinq hectares de terrains en Israël depuis un mois. L’état-major a décidé de durcir sa réponse, en abandonnant les simples tirs de sommation. Les jeunes responsables des objets volants doivent donc ruser.
Bonbonnes d’hélium
Abou Akar – un pseudonyme – nous entraîne sous une tente. Accompagné d’un camarade vêtu d’un masque des Anonymous, le jeune homme de 24 ans, originaire du camp de Boureij, dévoile son arsenal : une bonbonne d’hélium, des ballons rouges dans un sac plastique, et une dizaine de longues mèches lestées par un matériau inflammable ressemblant à une petite éponge. Le ballon est gonflé, la mèche accrochée au bout.
Abou Akar prétend que son groupe de huit volontaires en fabrique « cent par jour », ce qui semble prétentieux....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Comme convenu lors de la rencontre historique de Singapour entre Donald Trump et Kim Jong-un, l’objectif des discussions était de développer une feuille de route détaillée vers la « dénucléarisation complète » de la péninsule coréenne.
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Coup de froid entre Washington et Pyongyang sur le dossier nucléaire nord-coréen

Comme convenu lors de la rencontre historique de Singapour entre Donald Trump et Kim Jong-un, l’objectif des discussions était de développer une feuille de route détaillée vers la « dénucléarisation complète » de la péninsule coréenne.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 17h37
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 19h01
   





                        



   


Samedi 7 juillet, la deuxième journée de pourparlers entre le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo et Kim Yong-chol, le bras droit du numéro un nord-coréen Kim Jong-un, avait pour objectif de développer une feuille de route détaillée vers la « dénucléarisation complète » de la péninsule coréenne. C’est ce qui était convenu lors de la rencontre historique de Singapour, le 12 juin, entre le président américain Donald Trump et Kim Jong-un.
Arrivé vendredi à Pyongyang pour sa troisième visite en Corée du Nord, le secrétaire d’Etat américain a eu plus de huit heures de pourparlers avec Kim Yong-chol. M. Pompeo a qualifié ces échanges de « productifs » sans fournir de précisions quant à savoir comment la Corée du Nord entendait honorer ses engagements sur la dénucléarisation de la péninsule en échange de garanties de sécurité.
« Ce sont des questions complexes, mais nous avons fait des progrès sur presque toutes les questions centrales, sur certaines beaucoup de progrès, sur d’autres il y a encore du travail à fournir », a-t-il dit avant son départ pour Tokyo, où il devait s’entretenir avec ses homologues japonais et sud-coréen avant de s’adresser à la presse dimanche.

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Les « demandes avides » de Washington
Prenant le contre-pied du secrétaire d’Etat, la Corée du nord a dénoncé les « demandes avides » des Etats-Unis. « L’attitude américaine et les positions prises lors des discussions à haut niveau vendredi et samedi étaient extrêmement regrettables », a déclaré le ministère des affaires étrangères nord-coréen dans un communiqué cité par l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.
Mais, selon les propos d’un porte-parole du ministère des affaires étrangères cité par l’agence de presse officielle KCNA, les résultats des pourparlers avec la délégation américaine sont « très préoccupants », la Corée du Nord accusant Washington d’insister sur une dénucléarisation, complète, vérifiable et irréversible (DCVI) unilatérale.
« Nous étions partis du principe que la partie américaine allait venir avec une idée constructive, en pensant que nous pourrions en tirer quelque chose en retour, a dit le porte-parole. Mais, après ces discussions à haut niveau, la confiance entre la République populaire démocratique de Corée et les Etats-Unis est confrontée à une situation dangereuse, où notre volonté d’arriver à une dénucléarisation, qui a été ferme et solide, pourrait s’émousser. » 
La « manière la plus rapide » d’aboutir à une péninsule coréenne dénucléarisée est d’avoir recours à une approche progressive, au cours de laquelle les deux parties avancent en même temps, a poursuivi le porte-parole.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ En 1989, « Le Monde » titrait : « Un Guinéen sans papiers “caché” dans les Pyrénées ». Sous le coup d’une expulsion, Kerfala Damba était soutenu par sa commune d’adoption, sa cause médiatisée. Il est aujourd’hui le pilier d’un autre village, dans la Drôme.
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Trente ans après, on a retrouvé le sans-papiers « caché » des Pyrénées


                      En 1989, « Le Monde » titrait : « Un Guinéen sans papiers “caché” dans les Pyrénées ». Sous le coup d’une expulsion, Kerfala Damba était soutenu par sa commune d’adoption, sa cause médiatisée. Il est aujourd’hui le pilier d’un autre village, dans la Drôme.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 05h35
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 16h32
    |

                            Jean-Jacques Bozonnet








                              

                        

Depuis sa terrasse ouverte sur l’horizon verdoyant des Baronnies provençales, l’Auberge de la Vallée de l’Oule propose un « Menu terroir » où la salade cabretta et la blanquette d’agneau sont en majesté. Cuisine traditionnelle française et produits locaux, voilà ce que la clientèle vient chercher dans ce restaurant de campagne, niché dans le sud de la Drôme.
Mais, en feuilletant la carte, certains sont surpris de découvrir deux spécialités sénégalaises, le maffé et le yassa. Et, au fil du repas, les palais les plus fins savent détecter, surtout dans l’accommodement des légumes, de subtiles saveurs épicées qui racontent un ailleurs.
Seul Africain à la ronde
La confirmation arrive quand, à la fin du service, le chef fait son tour de salle. Silhouette élancée dans sa tenue de cuistot, une énorme charlotte en guise de toque pour emprisonner ses dreadlocks, le patron passe de table en table, serre des mains, claque des bises et répond aux compliments par un généreux sourire saupoudré d’anecdotes.
Kerfala Damba, 52 ans, est un restaurateur épanoui, ici, chez lui, à Cornillon-sur-l’Oule, soixante-dix habitants. Un professionnel respecté : « premier employeur de la vallée », annonce-t-il fièrement, et seul Africain à la ronde.

A Cornillon, on sait qu’il est Guinéen. Mais, pour la plupart des gens, il vient surtout de Paris, d’où il est arrivé il y a dix ans pour ouvrir avec son épouse, Delphine, une auberge qui était restée fermée pendant des années. Pour ce qui s’est passé avant, ici, on n’est pas curieux. Et l’homme ne s’épanche pas sur les détails de sa vie passée : une histoire française qui commença dans les années 1980, dans le sillage turbulent des lois Pasqua.
A l’époque, le mot « migrant » n’avait pas encore colonisé le vocabulaire ; il y avait des immigrés, des sans-papiers, des clandestins. Souvent, comme Kerfala Damba, ils étaient les trois à la fois. Et, déjà, ils n’étaient pas les bienvenus.
Le...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Des lettres des 12 enfants bloqués depuis quatorze jours avec leur entraîneur de football dans une grotte inondée ont été transmises samedi par l’intermédiaire des plongeurs.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Thaïlande : plus de cent forages réalisés pour évacuer les enfants piégés dans une grotte

Des lettres des 12 enfants bloqués depuis quatorze jours avec leur entraîneur de football dans une grotte inondée ont été transmises samedi par l’intermédiaire des plongeurs.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 08h07
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 09h32
   





                        



   


Une course contre la montre est engagée pour secourir les 13 personnes coincées dans une grotte inondée en Thaïlande. Depuis le 23 juin, 12 enfants et leur coach de football y sont pris au piège, en raison d’une brusque montée des eaux.
La mission de sauvetage est particulièrement complexe et les autorités, qui veulent éviter à tout prix une sortie en plongée, ont insisté sur la poursuite de l’option d’une évacuation par le haut. « Nous avons réalisé plus de cent forages. Mais nous n’avons pas encore localisé leur position », a déclaré le chef de la cellule de crise, Narongsak Osottanakorn, devant la presse samedi 7 juillet. A l’intérieur, les enfants sont « en bonne santé », a-t-il assuré, malgré les inquiétudes quant à la baisse du niveau d’oxygène.
Des lettres des 12 enfants bloqués depuis quatorze jours ont été transmises samedi via les plongeurs. L’entraîneur de football a écrit une lettre d’excuses aux parents : « Merci pour tout le soutien moral. Je demande pardon à tous les parents », dit le jeune entraîneur de 25 ans, Ekkapol Chantawong.
« Je vais bien, mais il fait un peu froid ici »
Après la publication de deux vidéos, la première filmée lors de la découverte du groupe par des plongeurs britanniques lundi soir, la deuxième mardi, aucune vidéo n’avait plus été publiée. Les lettres écrites par les enfants à leurs familles sont donc les premières preuves de vie transmises publiquement depuis mardi.

« Ne vous inquiétez pas, papa et maman. cela fait deux semaines que je suis parti, mais je vais revenir vous aider à la boutique », écrit Ekkarat, signant de son surnom, « Bew ». « Je vais bien, mais il fait un peu froid ici. Ne vous inquiétez pas pour moi. N’oubliez pas de me préparer une fête d’anniversaire », dit Duangphet, signant lui aussi de son surnom, « Dom ». « Si je sors, s’il vous plaît, emmenez-moi manger du moo krata », un plat thaïlandais à base de porc grillé et de légumes, demande un troisième, Piphat, signant également de son surnom, « Nick ».
Les autorités ont tenté d’installer une liaison téléphonique pour que les enfants puissent parler à tout moment à leurs familles, en déroulant des kilomètres de câble dans la grotte, mais celle-ci n’a jamais fonctionné.
Un ancien plongeur de la marine thaïlandaise a péri vendredi lors d’une opération de ravitaillement des enfants, ce qui a semé le doute quant à la faisabilité d’une extraction sans risque du groupe. Une bonne partie des enfants, âgés de 11 à 16 ans, ne savent pas nager, et aucun n’a fait de plongée, ce qui complique d’autant plus les opérations.
Pour le moment, il faut onze heures à un plongeur aguerri pour faire l’aller-retour jusqu’aux enfants : six heures à l’aller, cinq heures au retour grâce au courant. Le parcours est long de plusieurs kilomètres dans des boyaux accidentés, avec de difficiles passages sous l’eau.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Piko Taro s’est fait connaître en 2016 lors de la publication d’une vidéo absurde sur Youtube. Le succès international de ce tube appelé « Pen-Pineapple-Apple-Pen » lui a permis d’accompagner Donald Trump et Shinzo Abe. Rencontre.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Selon ses promoteurs, ce projet minier permettrait d’extraire près de 7 tonnes d’or par an. Les associations de défense de l’environnement, elles, s’alarment.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Une partie de la majorité demande au chef de l’Etat, qui doit s’exprimer devant les parlementaires lundi, de contrebalancer la « politique de droite ».
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Des députés LRM appellent Macron à opérer un rééquilibrage social

Une partie de la majorité demande au chef de l’Etat, qui doit s’exprimer devant les parlementaires lundi, de contrebalancer la « politique de droite ».



Le Monde
 |    07.07.2018 à 09h02
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 10h00
    |

            Manon Rescan et 
Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
Le cercle de ceux qui trouvent que le compte n’y est pas s’élargit. Un an après l’accession d’Emmanuel Macron à l’Elysée, une partie des députés La République en marche (LRM) déplorent un déséquilibre à droite de la politique menée par le chef de l’Etat et pressent ce dernier de rectifier le tir, avant le discours qu’il doit prononcer, lundi 9 juillet, devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles.
« J’appelle à un rééquilibrage de la politique menée depuis un an, en faveur d’une politique sociale plus affirmée », écrit ainsi le député macroniste du Doubs Frédéric Barbier dans une tribune au Monde, jugeant « urgent » de « bâtir un projet global, cohérent et ambitieux » en matière de lutte contre l’exclusion et la pauvreté. « Il manque pour l’instant une véritable colonne vertébrale à un projet social mobilisateur, fédérateur, transformateur pour notre pays », regrette cet ancien élu socialiste.
Un appel en forme de cri du cœur, qui s’inscrit dans le constat dressé, il y a un peu plus d’un mois, par les trois économistes ayant inspiré le programme d’Emmanuel Macron. Dans une note confidentielle adressée le 4 juin à l’Elysée et révélée par Le Monde, Philippe Aghion, Philippe Martin et Jean Pisani-Ferry tiraient la sonnette d’alarme au sujet « d’un pouvoir indifférent à la question sociale ».
« Une demande d’équilibre »
Une crainte exprimée depuis plusieurs mois à mezza voce dans la majorité, alimentée à la fois par les menaces de coupes dans les aides sociales ou la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune. Sauf que cette fois, certains élus macronistes osent exprimer leurs critiques et leurs attentes publiquement.
« Il faut qu’on donne une dynamique et une lisibilité supplémentaire aux questions sociales et environnementales. Nous devons mener des réformes plus ambitieuses dans ce domaine », juge ainsi le député LRM de l’Isère Jean-Charles Colas-Roy.
Pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Au menu : la mise au point d’un ovaire artificiel, le secret des araignées volantes, le Soleil au plus loin de la Terre, etc.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Ce suspect, âgé de 24 ans, est le frère cadet d’un premier homme qui avait été interpellé vendredi, selon le parquet de Meaux.
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Agression d’un couple de policiers en Seine-et-Marne : un second suspect placé en garde à vue

Ce suspect, âgé de 24 ans, est le frère cadet d’un premier homme qui avait été interpellé vendredi, selon le parquet de Meaux.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 10h55
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 11h32
   





                        


Le deuxième jeune homme mis en cause dans l’agression d’un couple de policiers en dehors de leur service mercredi en Seine-et-Marne a été placé en garde à vue dans la nuit, a annoncé samedi 7 juillet le parquet de Meaux.
Ce suspect, âgé de 24 ans, est le frère cadet d’un premier suspect qui avait été interpellé vendredi, toujours selon le parquet. Le premier suspect, âgé de 27 ans, avait été arrêté vendredi matin par les enquêteurs de la police judiciaire de Meaux. L’agression, qui s’est déroulée à Othis, a déclenché une vague d’indignation dans la classe politique.

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Le couple, une brigadière en poste à Aulnay-sous-Bois et son compagnon, également policier en Seine-Saint-Denis, ont été agressés devant leur fille âgée de 3 ans par deux hommes alors qu’ils sortaient de chez des amis. Pendant qu’ils installaient leur fille dans la voiture, deux hommes à bord d’un véhicule les ont interpellés et ont commencé à injurier la jeune femme, a relaté une source policière. « Ils les ont croisés par hasard et ils ont reconnu la policière qui les avait contrôlés à Aulnay-sous-Bois », selon cette même source.
Macron et Collomb dénoncent l’agression
Les agresseurs sont ensuite descendus de voiture et ont donné un coup de poing au visage de la jeune femme, qui avait le bras en attelle à la suite d’un accident du travail. Puis ils se sont attaqués à son compagnon, qui a reçu notamment plusieurs coups de pied. La policière s’est vu prescrire quatre jours d’interruption totale de travail ; son compagnon, quinze. Les deux hommes, reconnus par la femme, ont été identifiés, a ajouté la source policière.
Au lendemain de cette agression, le président de la République, Emmanuel, Macron avait réagi sur Twitter :
« Pas de mots assez durs pour l’ignominie et la lâcheté des deux voyous qui ont agressé hier soir à Othis un couple de policiers en dehors de leur service sous les yeux de leur petite fille. Ils seront retrouvés et punis. Tout mon soutien pour ces policiers et leur famille. »
« Tout sera mis en œuvre pour interpeller et déferrer à la justice les auteurs de l’odieuse agression qui a visé un couple de gardiens de la paix », « cet acte ignoble ne restera pas impuni », a, de son côté, promis le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ La nouvelle limitation sur les routes à double sens continue d’exaspérer usagers et élus. Quand certains dégradent les panneaux installés, d’autres refusent toujours de changer la signalisation.
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Limitation de vitesse à 80 km/h : une semaine sous tension

La nouvelle limitation sur les routes à double sens continue d’exaspérer usagers et élus. Quand certains dégradent les panneaux installés, d’autres refusent toujours de changer la signalisation.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 15h46
    |

                            Audrey Paillasse








                        



   


Ils sont toujours en colère, et ils veulent le faire savoir. Les usagers de la route ne semblent pas digérer l’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h, effectif depuis le 1er juillet sur les routes à double sens sans séparateur central. C’est en tout cas ce que montrent les dégradations de signalisation, qui ont été repérées dans divers départements depuis une semaine. Panneaux tagués, recouverts ou tout simplement qui se sont volatilisés… La presse locale a rapporté plusieurs incivilités sur les routes au lendemain de l’entrée en vigueur de la mesure, et dans les jours qui ont suivi. Elles concernent les panneaux de changement de vitesse mais aussi les radars fixes, qui ont été reprogrammés pour flasher les automobilistes dès que la limite des 80 km/h est dépassée.
Dans l’Ain, six panneaux, dont deux annonces de contrôle par radar, ont été arrachés de leur emplacement et sont dans la nature. La situation n’est pas alarmante, mais elle est inédite, selon le président du conseil départemental, Jean Deguerry, qui comprend le ras-le-bol des usagers : « Ce qu’on voit, c’est qu’ils sont déboussolés ; ils ont le sentiment que la mesure vise à leur prendre encore de l’argent. » Au-delà du coût du changement des panneaux 90 km/h, déjà assumé en partie par la collectivité – comptez 100 euros pour la commande et l’installation d’un panneau –, il faudra y ajouter les frais de remplacement pour les supports volés, lequel ne sera achevé que dans une dizaine de jours, « le temps d’en commander des nouveaux ». Une attente qui pourrait créer de la confusion chez les automobilistes qui, en l’absence de signalisation, ne sauraient pas à quelle vitesse ils doivent rouler.

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La fronde continue dans les départements
Du côté des collectivités, les mécontents d’hier le sont toujours aujourd’hui. Les élus locaux continuent de dénoncer une politique unilatérale du gouvernement, décidée depuis Paris, sans concertation avec les territoires. En Corrèze le 1er juillet dernier, le président du département Pascal Coste avait choisi de ne pas installer de nouvelle signalisation mais de coller des stickers sous les panneaux de fin de limitation à 90 km/h, précisant aux usagers : « Le nouveau monde vous demande de ralentir. » Une semaine après la mise en place de la législation, il assure que ces messages à caractère humoristique, qui concernent actuellement 47 supports, sont « définitifs », et qu’il ne les remplacera pas par des panneaux 80 km/h. « On a fait ce qu’on avait à faire, en prévenant les gens à notre manière, assène-t-il. Et d’ajouter, sarcastique : « Reste à voir si le chef de l’Etat a de l’humour corrézien comme ses prédécesseurs », ajoute le président du département, sarcastique.
Pascal Coste légitime d’autant plus ce bras de fer que les premières conclusions de la préfecture du département confirmeraient ses doutes. « Ce qu’on a constaté, c’est que les gens qui roulaient vite continuent à le faire, et ceux qui respectaient la limitation respectent maintenant la nouvelle. En revanche, pour ceux qui faisaient des excès de vitesse, ils sont encore plus grands aujourd’hui. » Sur le ton provocateur qu’on lui connaît désormais, il renchérit : « A 80 km/h sur les routes de campagne, on a le temps de lire le journal ! »
Puisque nul n’est censé ignorer la loi, aucune excuse ne sera en tout cas acceptée par les forces de l’ordre, qui sanctionnent les automobilistes en excès de vitesse d’une amende, et du retrait d’au moins un point sur le permis de conduire.

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                « Le passage aux 80 km/h apporte aux automobilistes des bienfaits financiers et écologiques »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Les cheminots témoignent de leur « colère » face à l’inflexibilité du gouvernement, qui a fait adopter sa réforme au Parlement. Les syndicats sont divisés sur la suite à donner au mouvement.
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Trois mois après le début de la grève à la SNCF, les cheminots entre résignation et persévérance

Les cheminots témoignent de leur « colère » face à l’inflexibilité du gouvernement, qui a fait adopter sa réforme au Parlement. Les syndicats sont divisés sur la suite à donner au mouvement.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 13h54
    |

            Cécile Bouanchaud








                        



   


Le 3 avril, lorsque les cheminots ont lancé le premier jour de leur grève perlée qui allait durer trois mois, Paul ne s’était, jusqu’alors, « jamais mobilisé ». Plus de vingt ans après son arrivée comme contrôleur à la SNCF, « parce que le combat était juste et bien mené », il s’est lancé, avec l’énergie des premières fois. Depuis vingt ans justement, la SNCF n’avait pas connu de telles mobilisations, eu égard à la durée du conflit et au nombre de cheminots en grève.
Mais cette durée inédite de la mobilisation – trente-six jours de grève en pointillé sur trois mois, soit deux jours tous les cinq jours – et l’inflexibilité du gouvernement ont fini par avoir raison du taux de grévistes. De 30 % en début de conflit, le nombre de cheminots mobilisés a chuté pour atteindre 15 %, puis 10 % lors des dernières journées d’action, à la fin de juin.

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Paul a suivi cette tendance, espaçant ses jours de grèves au gré de la navette parlementaire de la réforme ferroviaire, et à mesure que sa paye se réduisait. Lui qui « alternait les jours de grèves » avec sa compagne, elle aussi contrôleuse, s’est résigné à « reprendre le travail », constatant que les cheminots étaient « face à un mur », et que « la discussion était inexistante ».
« Mépris » du gouvernement
D’une même voix, les grévistes évoquent « l’intransigeance », « la fermeté », « le dogmatisme », ou encore « le mépris » du gouvernement face aux revendications des cheminots, qui s’opposaient notamment à la fin du statut pour les nouvelles recrues et à l’ouverture à la concurrence ferroviaire.
Aujourd’hui, Paul fait part d’une « colère » à la mesure des espoirs des premiers jours, définitivement douchés après l’adoption par le Parlement du projet de loi « pour un nouveau pacte ferroviaire », le 14 juin.
« Au début, je pensais que la durée de la grève contraindrait le gouvernement à mener de vraies négociations. Et puis, j’ai constaté que quand le roi Macron décidait d’un fait, c’était irrévocable. »

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Stéphanie Couturier, qui a grandi dans « une famille où l’on est cheminot de père en filles », souligne également « l’attitude provocatrice », selon elle, de la direction de la SNCF, qui a décidé, dans le cadre des retenues sur salaires liées aux jours de grève, d’inclure les jours de repos attachés aux jours non travaillés — avant d’être finalement condamnée par la justice sur le sujet. Durant la grève, les dirigeants ont également annoncé la suppression de plus de 700 postes dans sa branche fret d’ici à 2021.
Après avoir participé à « presque toutes » les grèves du mois d’avril, Paul et Valérie ont « ralenti le rythme en mai », pour finalement ne participer à aucune action en juin, « voyant que l’on n’avait rien obtenu, ni de la part du gouvernement ni de celle de la direction ».
Sacrifices financiers
Si les grévistes n’ont effectivement pas eu gain de cause concernant la majorité de leurs revendications, Séverine Rizzi, secrétaire de la CGT-Cheminots de Bordeaux, considère que ce « mouvement n’a pas été vain », qualifiant même de « positif » le bilan de ces trois mois de mobilisation.
La représentante syndicale tient d’abord à rappeler le « niveau élevé » de grévistes durant presque toute la durée du mouvement. « Avec un calendrier aussi étendu dans le temps, cela constitue une gageure », estime la cheminote travaillant au sein des ressources humaines, rappelant que « le gouvernement avait prédit que l’on ne tiendrait pas dix jours ; le 28 juin on était toujours là ».

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Cette ténacité a été synonyme de sacrifices. Paul et Valérie ont rogné environ 1 000 euros de salaire chacun durant leur mois et demi de mobilisation. Marc Ribeiro, cheminot à la manœuvre depuis neuf ans, a, lui, perdu 700 euros le premier mois, « soit la moitié de ma paye ». Stéphanie Couturier, qui gagne 1 600 euros par mois en moyenne, a dû « faire tourner la maison » avec 400 euros en moins en juin. Certains salariés, syndiqués, ont pu bénéficier de compléments de salaire financé par leur organisation, à l’instar de Marc Ribeiro, qui a perçu 230 euros en avril.
« Des victoires »
« La décision de justice de condamner la SNCF à rembourser les jours de repos des grévistes, qui a constitué un camouflet pour la direction, va également permettre aux cheminots d’atténuer l’impact financier du mouvement », rappelle Séverine Rizzi, qui évoque « une étape importante dans le mouvement ».
L’autre « victoire », selon Stéphanie Couturier, a été le résultat de la consultation interne organisée par l’intersyndicale, à laquelle 61,15 % des cheminots ont participé, se déclarant à 94,97 % opposés à la réforme. « Beaucoup de cheminots ne pouvaient pas se porter grévistes, pour des raisons financières, ou des plans de carrière qui auraient été remis en cause, mais la grande majorité soutenait le mouvement », assure Marc Ribeiro, qui révèle que « plusieurs membres de la direction nous ont dit de continuer le combat ».
Quand on les interroge sur les « moments forts » de la mobilisation, les grévistes listent pêle-mêle les nombreuses actions menées localement, comme l’opération « péage gratuit » à Pau, « le blocage des camions de Geolis », une filiale de la SNCF venue compenser la fermeture de lignes de fret, ou encore « les gens qui descendaient de chez eux pour défiler à nos côtés ».
Mais pour les cheminots, s’il fallait citer un « succès » de ces trois mois de grève, ce serait l’annonce du premier ministre, Edouard Philippe, de reprendre une partie de la dette de la compagnie, soit 35 milliards d’euros d’ici à 2022. « Cette mesure était inenvisageable au départ, mais grâce à notre mouvement, le gouvernement a dû faire un geste », résume Séverine Rizzi, qui reconnaît, résumant l’avis de tous, que « cela n’est pas suffisant ».

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A l’instar de la CGT et de SUD-Rail, qui ont appelé à la grève les 6 et 7 juillet, la représentante syndicale assure qu’elle « ne lâche pas l’affaire ». Aux vacanciers inquiets de savoir s’ils seront bloqués pour leur départ en vacances, elle assure que les grèves ne se décideront pas contre les usagers, mais « selon le calendrier de négociations avec le gouvernement ».
« Si le mouvement de ce week-end n’est pas suivi, on ne veut pas non plus s’entêter et se décrédibiliser, face au gouvernement qui n’attend que ça pour dire que notre mouvement est mort », précise Marc Ribeiro, qui n’a pas encore posé ses vacances, « au cas où ». Séverine Rizzi rappelle également que des décrets de la réforme doivent encore être publiés, selon un agenda allant de six à douze mois. Et de prévenir : « Nous n’avons pas dit notre dernier mot. » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Editorial. La décision du Conseil constitutionnel sur le « délit de solidarité » ne clôt pas le débat sur les politiques migratoires mais rappelle de façon solennelle les valeurs républicaines.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

La fraternité, au principe de l’aide aux migrants

Editorial. La décision du Conseil constitutionnel sur le « délit de solidarité » ne clôt pas le débat sur les politiques migratoires mais rappelle de façon solennelle les valeurs républicaines.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 10h50
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Personne n’ignore la devise de la République : « Liberté, Egalité, Fraternité ». Jusqu’à présent, pourtant, la fraternité était le parent pauvre du triptyque. C’est donc une décision importante que le Conseil constitutionnel a prise, vendredi 6 juillet. Pour la première fois, en effet, il a consacré la « valeur constitutionnelle du principe de fraternité », au même titre que ceux de liberté et d’égalité auquel il fait constamment référence pour établir sa jurisprudence. Cette décision est d’autant plus symbolique qu’elle porte sur la question très sensible de l’aide au séjour d’un étranger en situation irrégulière.

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                Aide aux migrants : le Conseil constitutionnel consacre le « principe de fraternité »



Le conseil avait été saisi de deux questions prioritaires de constitutionnalité par l’avocat de Cédric Herrou. Devenu le symbole de la défense des migrants de la vallée de la Roya, l’un des principaux points de passage des migrants arrivés en Europe par l’Italie, cet agriculteur a été condamné à quatre mois de prison avec sursis en août 2017 pour avoir transporté et accueilli chez lui quelque deux cents migrants. Etaient associés à cette saisine du Conseil constitutionnel, pour des motifs similaires, un universitaire, Pierre-Alain Mannoni, deux autres plaignants et une douzaine d’associations d’aide aux migrants, dont la Cimade et la Ligue des droits de l’homme.
Tous remettaient en cause une disposition très controversée du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda) selon laquelle « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d’un étranger en France sera punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 euros ». Toutefois, précise cet article du code, « l’aide au séjour irrégulier d’un étranger » ne peut entraîner de poursuites pénales « lorsque l’acte reproché n’a donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte et consistait à fournir des conseils juridiques ou des prestations de restauration, d’hébergement ou des soins médicaux destinées à assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger ».
« But humanitaire »
L’exemption du « délit de solidarité » était donc circonscrite, mais de façon floue, à « l’aide au séjour irrégulier ». C’est cette restriction et ce flou que le Conseil constitutionnel a censurés de façon solennelle : « Il découle du principe de fraternité la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ». En clair, l’aide humanitaire à des migrants ne peut être assimilée à l’action des mafias de « passeurs ».
Toutefois, le Conseil rappelle que les étrangers n’ont aucun droit « de caractère général et absolu d’accès et de séjour » en France. Autrement dit, l’aide à l’entrée sur le territoire national de migrants en situation irrégulière reste passible de poursuites. En outre, il est rappelé que l’objectif de lutte contre l’immigration irrégulière « participe de la sauvegarde de l’ordre public, qui constitue un objectif de valeur constitutionnelle ».
Le Conseil demande donc au Parlement de modifier la loi, d’ici au 1er décembre, afin d’assurer « une conciliation équilibrée entre le principe de fraternité et la sauvegarde de l’ordre public ». Alors que la polémique ne cesse de s’envenimer, en Europe, sur les politiques migratoires, le débat est donc loin d’être clos. Mais il se poursuivra, en France, sur des bases plus conformes aux valeurs de la République.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Taux bas, conditions d’octroi plus souples, « promos » des banques... tout est fait pour favoriser le crédit. L’endettement des ménages représente 58,4 % du PIB, contre 31 % en 2000.
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La France s’endette sous le poids de l’immobilier

Taux bas, conditions d’octroi plus souples, « promos » des banques... tout est fait pour favoriser le crédit. L’endettement des ménages représente 58,4 % du PIB, contre 31 % en 2000.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 12h00
    |

                            Véronique Chocron et 
Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

La dynamique des transactions immobilières en ce début d’été ne se dément pas, alimentée par des conditions de crédit exceptionnelles. Lancées dans une concurrence acharnée, les banques multiplient les offres de crédit à taux très bas : inférieurs à 1 %, voire à 0 %, prêts sur trente ans, crédits consentis à des emprunteurs à des âges avancés…
Contrairement aux prévisions, les taux des crédits ont encore baissé au premier semestre, avec un niveau moyen de 1,42 % en mai, selon l’observatoire Crédit logement. Ils passent sous l’inflation (2,1 % sur douze mois à fin juin). Une aubaine pour ceux dont les ressources sont indexées sur la hausse des prix, ce qui n’est pas le cas de tous les salariés. Ainsi le smic n’a été en 2017 revalorisé que de 1,24 %.

« Obtenir un taux sur quinze ans à moins de 1 % n’est pas rare, souligne Sandrine Allonier porte-parole du site Vousfinancer. Les banques privilégient les primoaccédants avec de l’épargne ou les beaux profils, traduire par hauts revenus, soit plus de 45 000 euros annuels pour un foyer. » Le Crédit agricole Ile-de-France propose même à tous les primoaccédants, sans condition d’âge ou de revenus, une enveloppe de 30 000 euros à taux nul et nombre de banques consentent un rabais de 0,10 point aux jeunes de moins de 35 ans.
Des banques moins exigentes
« Au premier trimestre 2018, la demande de crédit a fléchi. Pour rattraper leur retard sur leurs objectifs commerciaux, les banques consentent facilement des réductions de 10 points sur leurs tarifs affichés, témoigne Maël Bernier, de Meilleurtaux. De modestes emprunteurs décrochent l’accord de leur banquier. » C’est le cas de cette jeune femme de 43 ans seule avec deux enfants dont le revenu plafonne à 1 200 euros et qui a obtenu 95 000 euros pour acheter une petite maison entre Toulouse et Foix, dans la région Occitanie.
Si les banques en ligne comme ING ou Boursorama se montrent très actives...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Des syndicats rejettent le principe de conditionner au bon fonctionnement des établissements le versement d’une part des 3 000 euros promis aux personnels de l’éducation prioritaire.
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Education : pourquoi la prime dans les zones prioritaires fait tiquer les enseignants

Des syndicats rejettent le principe de conditionner au bon fonctionnement des établissements le versement d’une part des 3 000 euros promis aux personnels de l’éducation prioritaire.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 14h56
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 15h04
    |

                            Mattea Battaglia








                        



   


Dans son programme de candidat d’En marche ! à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron avait expliqué qu’« il n’est plus acceptable que les territoires où la difficulté sociale et scolaire se concentre soient confrontés, chaque année, à l’impossibilité de recruter des enseignants ». Dans ce document, toujours consultable sur Internet, il ajoutait : « Parce qu’il faut reconnaître cette difficulté et y répondre, les enseignants, du premier et du second degré, qui exercent en REP+ [réseaux d’éducation prioritaires renforcés, là où ont aussi commencé les dédoublements des CP] seront mieux accompagnés et recevront une prime annuelle supplémentaire de 3 000 euros net. »
L’objectif assigné était donc de reconnaître la contribution de ces professeurs, dans le sillage de l’indemnité de 2 315 euros déjà créée à leur intention par la gauche, en 2015, tout en tentant d’apporter une réponse à une difficulté majeure à laquelle l’éducation prioritaire est confrontée : le turnover des équipes, comme disent les professeurs, avec l’affectation dans ces zones difficiles de jeunes professeurs qui, dès qu’ils ont cumulé les « points » nécessaires pour pouvoir « prétendre au mouvement », demandent à enseigner ailleurs.
Un versement progressif
Lundi 2 juillet, la communauté éducative a appris qu’un premier tiers de cette prime serait versé au cours de l’année scolaire 2018-2019 : 1 000 euros net, soit environ 80 euros par mois sur douze mois. Sont concernés, outre les 41 000 professeurs du premier et du second degré exerçant dans les écoles et les collèges concernés, quelque 900 personnels d’encadrement et 3 800 personnels administratifs, techniques ou médicaux.
Bonne nouvelle ? Pas tant que ça, ont réagi bon nombre de syndicats, pour qui une « nouveauté » introduite dans les éléments de communication du ministère de l’éducation ne passe pas : sur les 2 000 euros restants de la prime, dont le versement doit être effectué en deux temps – année 2019-2020 puis année 2020-2021 –, il n’est pas exclu qu’une « partie soit adossée aux progrès des élèves et à l’accomplissement du projet d’école et d’établissement ».
Cette partie sera « marginale », tient-on à souligner à la direction des ressources humaines du ministère de l’éducation : « Rien n’est tranché, cela sera discuté dans le cadre de l’agenda social et des rencontres avec les organisations syndicales qui ont débuté, en bilatérale, la semaine passée », défendait, le 2 juillet au soir, Edouard Geffray, le directeur général des ressources humaines du ministère.
De vives réactions
Sur le terrain, si le principe de la « progressivité » est accepté (ou presque), celui d’un versement « au mérite » ne passe pas. « Comment évaluer ce mérite ?, se demandent tous les syndicats. Qui s’en chargera ? Et sur quelles bases ? » « On est en droit de s’interroger sur les critères objectifs qui présideraient à l’attribution de cette part variable de la prime à tel enseignant, telle équipe d’école et pas à telle autre », a réagi le SNUipp-FSU, majoritaire dans l’enseignement élémentaire, en dénonçant une « embrouille ».
« On est dans le grand flou, affirme-t-on aussi au SE-UNSA. Les projets d’école et d’établissement existent déjà. S’il existe des endroits où les équipes jouent pleinement le collectif, c’est bien en éducation prioritaire », peut-on lire dans un communiqué du 2 juillet, dans lequel ce syndicat réformiste réclame « 3 000 euros pour tous », y compris pour les assistants d’éducation (AED) et les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), pour l’instant écartés, semble-t-il, du projet.
Dans les établissements, des pétitions, souvent lancées par le SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré, ont commencé à circuler. SUD-Education dénonce, lui, la « mise en concurrence » des personnels : « La rémunération au mérite fait partie du vaste projet managérial promu par le ministre Blanquer. Elle entre en cohérence avec d’autres annonces, comme le recours accru à la contractualisation ou la suppression du paritarisme, a-t-il écrit le 4 juillet. Il s’agit d’une mise en concurrence des personnels dans l’objectif supposé d’améliorer les résultats. »
L’efficacité en question
Si la prime vaut reconnaissance des conditions, difficiles, d’exercice du métier, garantit-elle une stabilisation des équipes pour autant ? Selon le rapport parlementaire sur la Seine-Saint-Denis (mai 2018), cité par l’Observatoire des zones prioritaires (OZP, association spécialiste du sujet), l’octroi de primes spécifiques ne garantit pas une attractivité et une fidélisation des postes dans ces territoires : le nombre des demandes de mutation dans les différents services déconcentrés de Seine-Saint-Denis, l’obligation de recruter des néotitulaires à défaut de personnels expérimentés démontrent, pour lui, qu’une compensation financière proposée aux personnels ne suffit pas.
La démarche n’est pas sans rappeler le programme Ecoles, collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite (Eclair) expérimenté au début des années 2010, du temps où Luc Chatel était ministre de l’éducation et Jean-Michel Blanquer son directeur général de l’enseignement scolaire : les enseignants, recrutés sur des « postes à profil » par leur chef d’établissement, avaient droit à une indemnité pouvant dépasser les 3 000 euros annuels, soumise à leur « participation » et à leur « engagement ».
Les travaux de synthèse du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) sur l’attractivité du métier ont montré l’importance, surtout dans ces zones relevant de l’éducation prioritaire, des incitations financières, certes, mais aussi des incitations matérielles (politique de logement), le rôle de l’accompagnement et de la formation tout au long de la carrière, ainsi que l’intérêt des dispositifs de mobilité et de reconversion. Un investissement global dépassant la seule bonification.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Dans les stades de Russie ou sur les routes du Tour de France, qui débute samedi 7 juillet, les commentateurs sportifs radio s’attachent, entre émotion et information, à faire vivre l’événement
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Quand le sport donne de la voix

Dans les stades de Russie ou sur les routes du Tour de France, qui débute samedi 7 juillet, les commentateurs sportifs radio s’attachent, entre émotion et information, à faire vivre l’événement



Le Monde
 |    07.07.2018 à 11h00
    |

                            Mathieu Ait Lachkar








                        



   


À trois jours du début du Tour de France, c’est déjà la course pour Fanny Lechevestrier. La journaliste du service des sports de Radio France confie : « J’étais justement en train de réviser mes fiches avant de prendre la route pour Noirmoutier », ville-départ de l’édition 2018 de la Grande Boucle, qui aura lieu du 7 au 29 juillet. Comme l’an passé, elle « transmettra ses émotions » depuis l’arrière d’une moto située au cœur du peloton. « En radio, peu importe le sport, il faut faire vivre l’action comme un spectacle. Notre rôle est de donner à voir ».
Une mission d’autant plus importante que l’offre de sport à la télévision est devenue onéreuse et clairsemée, obligeant le téléspectateur à jongler entre plusieurs abonnements, voire à se tourner vers la radio. Un média qui a la capacité de proposer un service gratuit, mais sans les images. À charge pour le commentateur de suppléer à ce manque, en jouant subtilement entre information et émotion.
Jean Rességuié, 54 ans, dont trente passés à RMC, fait partie de ces personnages connus pour leurs folles envolées. L’intéressé s’en explique : « On se doit d’être beaucoup plus dans le descriptif qu’en télévision. Il faut savoir s’exprimer rapidement pour faire comprendre à l’auditeur ce qu’il se passe sur le terrain, tout en lui permettant de se situer par rapport à l’action. »

   


Une hypotypose qui n’est pas sans rappeler des souvenirs à Christian Ollivier, chef du service des sports de RTL, élu meilleur commentateur sportif de l’année 2013. « Dans les années 1950, on allait jusqu’à dire “à votre gauche l’équipe de France, et de l’autre côté du transistor…” Rien que ça, c’était fabuleux », dit-il. Pour tout commentateur, l’objectif est de prendre l’auditeur par la main, et de l’emmener au stade en lui donnant un maximum d’images possible. « Certains décriront platement les actions, d’autres vivront au contraire le match avec passion », ajoute Bruno Salomon, qui officie lors des matchs du PSG sur les ondes de France Bleu Paris. Il est connu des supporters pour son fameux « goooaaal » inspiré des journalistes sud-américains.
Chez tous d’ailleurs, le mot « passion » revient comme un leitmotiv pour justifier le côté expansif et chargé d’émotion de leurs propos. Selon Stéphane Besnier, correspondant d’Europe 1 dans le Grand Ouest, vivre pleinement un moment ne veut pas dire en rajouter. « Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, tout le monde peut regarder le résumé d’une action. Il est donc impossible de travestir la qualité d’un match pour attirer l’auditeur », note-t-il. Un point de vue partagé par Christian Ollivier : « Surjouer en continue une rencontre qui est une purge, est un véritable dilemme. Transmettre des émotions est une chose, mentir en est une autre. On reste journalistes avant tout. »

   


Jean Rességuié lui assume ses envolées, en particulier lorsqu’il s’agit de l’équipe de France ou d’un club Français en coupe d’Europe. « Je me laisse facilement emporter. Cela fait partie de ma marque de fabrique de parler vite et fort. Parfois, on me dit que j’exagère car lorsque le ballon n’est pas tout à fait aux abords de la surface, mon débit s’intensifie. Mais mon travail, c’est de tout faire pour capter l’auditeur, et qu’il reste. »
Évolution du métier
Depuis quelques années, l’exercice du commentaire sportif sur les ondes a évolué. Ce qui consistait à parler de la première à la dernière seconde avec le même débit, et sans valeur ajoutée, n’existe plus. Aujourd’hui, à l’instar de la télévision, la tendance en radio est au dispositif. « À RTL par exemple, la proportion de commentaire est de 60 %. Le reste n’est que de la plus-value apportée par les consultants en studio à Paris », détaille Christian Ollivier. Sur RMC, Jean Rességuié concède également ne jamais commenter l’intégralité d’un match : « On ne dépasse pas généralement les deux minutes de commentaire, après quoi le présentateur reprend la main. J’interviens uniquement en cas d’action chaude ».
Résultat, quand un match est mauvais, les consultants peuvent prendre le relais évitant ainsi aux commentateurs de le survendre pour combler les silences. Ce changement touche aussi les radios locales. « À France Bleu, on commente toujours de bout en bout, mais depuis maintenant cinq ans, un consultant m’accompagne dans mon travail, explique Bruno Salomon. C’est plus facile à deux. On peut se raccrocher à plein de paramètres pour décrypter un rendez-vous, sans avoir besoin d’amplifier quoi que ce soit. »



Football, athlétisme, handball, tennis… D’une discipline à l’autre, l’exercice diffère sensiblement, ainsi que l’explique Fanny Lechevestrier, qui a suivi le Stade Français pendant six ans pour France Bleu Paris : « Même entre le foot et le rugby, qui sont a priori des sports assez proches, il existe des distinctions. On va par exemple avoir beaucoup plus d’arrêts de jeu au rugby avec l’utilisation de la vidéo ou lors des mêlées. Au foot, c’est en train de changer avec la VAR [assistance vidéo à l’arbitrage] mais globalement les moments de silences potentiels sont moins nombreux. »
Si au football et au rugby, la circulation du ballon rythme les propos du commentateur, la tâche s’avère plus ardue avec le tennis ou la Formule 1, comme le souligne Jean-Luc Roy, spécialiste des sports mécaniques à RMC : « Ce sont des sports chronophages. En Formule 1, quand c’est possible, on essaye de s’appuyer sur les liaisons radio entre pilotes et écuries. Mais le plus souvent notre propos est didactique afin d’expliquer les nombreuses règles qui régissent ce sport. » Autrement dit, plus il y a d’intensité, plus il est facile de commenter un sport.

   


« En théorie seulement », nuance Christophe Jousset, journaliste au service des sports de RFI : « En athlétisme, une finale de 100 mètres se fait en équilibre constant. La course dure au maximum 10 secondes. Si on bute sur le moindre mot, c’est foutu. Généralement, on se concentre sur le favori et ses deux plus gros concurrents. » Une particularité que l’on retrouve également en natation. « Sur un 50 mètres nage libre, il faut faire preuve d’une fulgurance incroyable », analyse Stéphane Besnier. « En cyclisme, seul les fins d’étapes sont intéressantes à commenter », remarque de son côté Christian Ollivier. « Le reste du temps, poursuit Fanny Lechevestrier, on donne des éléments techniques sur la course, les paysages, ou des anecdotes de peloton. » 
La télé se fait radio
On connaissait la radio filmée, mais moins la télévision qui se transforme en radio. « La Grande soirée » sur la chaîne L’Equipe apparaît comme l’application télévisée du dispositif radio. À savoir : deux commentateurs en cabine et des consultants en plateau prêts à réagir. Comme s’ils étaient en studio, les journalistes ne regardent jamais la caméra. Leurs yeux sont rivés sur des écrans que le téléspectateur ne voit pas.
Raphaël Sebaoun et Candice Rolland ont été associés au projet de radio numérique RTL-L‘Equipe, de 2007 à son abandon en 2012. Quand il leur a été proposé de commenter pour la chaîne L’Equipe des matchs sans images, ils ont tout de suite accepté. « On fait en quelque sorte ce qu’on faisait en radio. Simplement, il ne faut pas oublier que des gens nous regardent », précise Candice Rolland. « Notre objectif, c’est vraiment d’aller chercher un public qui ne va pas allumer la radio parce qu’il a besoin d’images », ajoute Raphaël Sebaoun, en place depuis la première rencontre, Chelsea-PSG, le 9 mars 2016. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le concept fonctionne. Inspiré d’un format italien, « La Grande Soirée » séduit en moyenne 200 000 téléspectateurs, avec un record établi à 380 000 en mars 2017, lors de l’emblématique Barcelone-PSG.
Le duo s’est rapidement adapté au format, avant de se constituer en trio avec le trublion et détonant Yoann Riou dès leur première saison. « Dans la préparation, explique Raphaël Sebaoun, l’approche est différente. Sur un commentaire TV, comme je viens en complément de l’image, je travaille davantage le fond qu’en radio où je sais que ma mission première est de décrire ce qu’il se passe. »

   


Mais le direct peut réserver quelques surprises. « Une fois, sur un Paris-Nice, il s’est mis à pleuvoir et les coureurs ont commencé à se couvrir. Du coup je n’arrivais plus à les distinguer, et il était très difficile pour moi de donner l’arrivée aux auditeurs », s’amuse Fanny Lechevestrier. Comme pour dire que si l’épreuve du commentaire est risquée, elle l’est davantage en radio, où tout repose parfois sur le seul commentateur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ L’offensive militaire de Damas, lancée le 19 juin, a fait au moins 325 000 déplacés, selon l’ONU.
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Syrie : des milliers de déplacés rentrent chez eux après l’accord de cessez-le-feu dans le Sud

L’offensive militaire de Damas, lancée le 19 juin, a fait au moins 325 000 déplacés, selon l’ONU.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 14h37
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 14h53
   





                        



   


En Syrie, des milliers de déplacés ont repris le chemin de leurs foyers, a annoncé, samedi 7 juillet, une ONG, après un accord entre le régime et des rebelles qui doit mettre fin à l’offensive dévastatrice du pouvoir sur la province de Deraa, dans le sud du pays.
Après plus de deux semaines de bombardements aériens meurtriers, un accord prévoyant un cessez-le-feu a été dévoilé vendredi soir, fruit de longues négociations entre Moscou, allié du régime, et les factions rebelles qui contrôlaient le Sud syrien.

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                « Le sud de la Syrie ou l’effondrement d’une conscience européenne »



L’offensive militaire de Damas, lancée le 19 juin, a fait au moins 325 000 déplacés, selon l’ONU, dont une grande partie se sont installés dans des camps de fortune près de la frontière avec la Jordanie, ou de la ligne de démarcation sur le plateau du Golan, occupé en partie par Israël.
Sollicité par l’AFP sur l’ampleur de ce retour, le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) a dit ne pas disposer de chiffres pour le moment.
Fort du soutien militaire de la Russie et de l’Iran, le régime syrien a multiplié les victoires face aux rebelles et aux djihadistes, consolidant son pouvoir au sein de la capitale, Damas, et de ses environs, au point de reprendre le contrôle de plus de 60 % du pays en guerre.

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En vertu de l’accord conclu vendredi, les institutions de l’Etat reprendront leur travail dans la région de Deraa et « l’Etat syrien prendra le contrôle de toutes les positions aux mains des rebelles le long de la frontière jordanienne », a rapporté l’agence officielle SANA.
L’initiative prévoit l’« entrée en vigueur d’un cessez-le-feu et la remise par les groupes terroristes de leurs armes lourdes et moyennes dans toutes les villes et localités », selon SANA. Ceux « qui refusent ce règlement partiront pour [la province d’]Idleb avec leurs familles », a précisé l’agence, une condition sur laquelle les factions rebelles avaient insisté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Les trombes d’eau qui continuent à tomber rendent très difficiles les opérations de secours.
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Japon : des pluies torrentielles font au moins 30 morts et 1,6 million d’évacués

Les trombes d’eau qui continuent à tomber rendent très difficiles les opérations de secours.



Le Monde
 |    07.07.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
07.07.2018 à 15h47
   





                        



   


Les pluies torrentielles qui s’abattent depuis quatre jours sur l’ouest du Japon, provoquant inondations et glissements de terrain, ont fait au moins 30 morts, ont annoncé les autorités samedi 7 juillet, tandis que la chaîne NHK a donné de son côté un bilan de 49 morts.
Les dégâts causés par les précipitations records enregistrées sur plusieurs régions, notamment Hiroshima, Kyoto et Okayama, s’aggravent d’heure en heure. Ces pluies torrentielles et exceptionnelles ont entraîné des crues inédites, des glissements de terrain et des inondations, piégeant de nombreux habitants malgré des ordres d’évacuation donnés par les autorités locales.
Les trombes d’eau qui continuent à tomber rendent très difficiles les opérations de secours. Le premier ministre Shinzo Abe, parlant de « situation extrêmement grave », a appelé à « un effort maximal » pour tenter de sauver les personnes prises au piège des inondations.
Alerte maximum
L’Agence météorologique du Japon a placé de nombreuses régions de l’ouest du pays en état d’alerte maximale – utilisé uniquement lorsque les précipitations atteignent des niveaux survenant une fois toutes les quelques décennies.
La télévision montre, notamment dans la région d’Hiroshima, des images d’un pont emporté par les flots d’une rivière boueuse, de secouristes tentant difficilement de creuser dans la boue recouvrant des maisons, ou de gens réfugiés sur les toits.
L’Agence météorologique prévoit que les pluies devraient continuer jusqu’à dimanche dans l’Ouest. Les précipitations devraient aussi commencer à toucher l’est du pays.



                            


                        

                        

