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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Quatre TGV et TER sur 5 et 3 Transilien sur 4 en moyenne circuleront samedi, pour la reprise de la grève à l’initiative de la CGT et de SUD, selon la direction. Dimanche, le trafic sera normal.
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Grève SNCF : prévisions de trafic du samedi 7 juillet

Quatre TGV et TER sur 5 et 3 Transilien sur 4 en moyenne circuleront samedi, pour la reprise de la grève à l’initiative de la CGT et de SUD, selon la direction. Dimanche, le trafic sera normal.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 18h18
   





                        



   


La CGT-Cheminots et SUD-Rail ont appelé à la grève lors du premier week-end de départs en vacances. Si le trafic sera normal dimanche, selon la direction, des perturbations sont à prévoir samedi. Voici les prévisions de trafic fournies par la direction de la SNCF :
TGV : 4 trains sur 5 en moyenne
axe atlantique : trafic quasi normalaxe nord : 3 trains sur 4 ;axe est : 4 trains sur 5 ;axe sud-est : 9 trains sur 10 ;Ouigo : 4 trains sur 5.
TER : 4 trains sur 5 en moyenne
Intercités : 7 trains sur 10 en moyenne
Transilien : 3 trains sur 4 en moyenne
RER A : trafic normal ;RER B : trafic normal ;RER C : 8 trains sur 10 ;RER D et E : 7 trains sur 10.
Trafic international
Eurostar : trafic normal ;Thalys : trafic normal ;Lyria : 3 trains sur 5 ;France-Italie : 2 trains sur 3 ;France-Allemagne : trafic quasi normal ;France-Espagne : trafic normal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Alors que les émissions de gaz à effet de serre repartent à la hausse, « le changement n’est pas à l’échelle », reconnaît le ministre.
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Nicolas Hulot tire un bilan sans complaisance de la première année de son « plan climat »

Alors que les émissions de gaz à effet de serre repartent à la hausse, « le changement n’est pas à l’échelle », reconnaît le ministre.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 17h38
    |

            Simon Roger








                        



   


Un point d’étape, certes, mais pas encore un bilan d’ensemble du plan climat de Nicolas Hulot. L’exercice auquel s’est livré le ministère de la transition écologique et solidaire, vendredi 6 juillet au matin, à l’occasion du premier anniversaire de la feuille de route dévoilée à l’été 2017, n’était pas des plus faciles. Car ce plan interministériel orchestré par le numéro trois du gouvernement s’inscrit dans la durée du quinquennat et dessine une perspective de long terme : il vise à mettre la France sur la voie de la neutralité carbone à l’horizon 2050.

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Or les échéances sortent largement du cadre du mandat présidentiel d’Emmanuel Macron. La fin de la production d’énergie fossile en France (traduit dans la loi hydrocarbures adoptée le 31 décembre 2017) comme celle de la vente de véhicules émetteurs de gaz à effet de serre – deux axes forts du plan climat – sont programmées à l’horizon 2040. L’objectif de porter à 32 % la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique, autre enjeu important, est fixé à 2030.
« Pour l’instant, le changement n’est pas à l’échelle », a reconnu Nicolas Hulot, invité à ouvrir la séquence, poursuivie l’après-midi par quatre ateliers sur l’innovation, l’économie circulaire, les énergies renouvelables et le système agricole. A l’autosatisfaction, l’ancien militant écologiste a préféré un état des lieux « franc, honnête et transparent, un dialogue sans complaisance ». « Malgré la mobilisation de tous les acteurs, le découplage entre les activités économiques et les émissions de gaz à effet de serre n’est toujours pas là, a-t-il insisté, avant de rejoindre le conseil des ministres. Les émissions de gaz à effet de serre sont le thermomètre de la santé de notre planète et de notre capacité à transformer l’accord de Paris en une réalité. »
Pétrole à bas prix
Les nouvelles planétaires ne sont pas bonnes puisque ces émissions d’origine humaine sont reparties à la hausse en 2017. A en juger par les chiffres communiqués le 6 juillet par le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa), la situation est tout aussi préoccupante pour le patient français. Si les émissions des principaux gaz à effet de serre enregistrent globalement une tendance à la baisse de l’ordre de 17 %, sur la période 1990-2017, le total de l’année écoulée (estimé à 466 millions de tonnes équivalent CO2) est en revanche en progression en France de près de 2 % par rapport à 2016.
Poussant leur observation dans le détail, les experts du Citepa se sont livré à une analyse sectorielle. Les émissions agricoles et sylvicoles, supposées diminuer de 5 % entre 2013 et 2017, sont quasiment constantes, en raison notamment de l’augmentation de l’utilisation des intrants (engrais azotés en hausse de 0,8 % en 2016) et de la hausse du cheptel bovin.

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Les émissions émanant des transports ont elles aussi augmenté (+ 1,5 % en quatre ans), compte tenu de la densification du trafic routier dopé par un pétrole à bas prix. Indépendamment de ces facteurs conjoncturels, ce secteur est marqué par une « très forte inertie », estiment les experts du Citepa. Ils citent en exemple la flotte des voitures individuelles diesel, qui diminue de 70 000 véhicules par an, mais sans effet significatif à l’intérieur d’un parc de près de 21 millions de véhicules particuliers en France.
Le plan climat devra inverser aussi la tendance dans la production d’énergie, où les émissions ont grimpé continuellement de 2014 à 2017, du fait des conditions climatiques et d’arrêts imprévus dans le parc nucléaire, compensés par un plus grand recours aux centrales à charbon. Le charbon, qui ne contribue qu’à hauteur de 2 % du mix électrique français, représente encore 25 % du total des émissions du secteur.
« Gages de crédibilité »
« Notre économie se désintoxique peu à peu des énergies fossiles », veut tout de même croire Nicolas Hulot, dont le plan climat programme la fermeture des quatre dernières centrales à charbon d’ici à 2022. Au rayon des bonnes nouvelles, le ministre de la transition écologique et solidaire a mentionné également le « véritable succès » de la prime à la conversion de véhicules anciens pour des modèles neufs et peu polluants (prime de 2 000 euros pour les ménages non imposables, de 1 000 euros pour les autres). Quelque 75 000 propriétaires ont déjà bénéficié de ce dispositif, qui cible un objectif de 500 000 voitures durant le quinquennat.
La généralisation du chèque énergie (revalorisé de 150 à 200 euros en 2019) devrait aider 4 millions de ménages en situation de précarité énergétique, retient encore le ministre. Il s’agit de l’une des douze mesures prioritaires de cette première année de déploiement de son plan climat.
Les ONG lui opposent « douze gages de crédibilité », pour donner plus de place à la lutte contre le réchauffement climatique dans l’action gouvernementale. Ils suggèrent ainsi la création d’un fonds vélo doté de 200 millions d’euros, la division au moins par deux des émissions du secteur agricole à l’horizon 2050 ou le renoncement aux grands projets destructeurs de forêts, dont le complexe minier de la Montagne d’or en Guyane.
Après une année de plan de lutte pour limiter les gaz à effet de serre, « on est encore loin du compte, estime Morgane Créach, la directrice du Réseau action climat. L’ambition sur le climat s’arrête là où commence l’intérêt de quelques acteurs, notamment dans le secteur de l’énergie ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Trois membres du CSP ont contesté, mercredi, des déclarations de Souâd Ayada dans l’hebdomadaire « Le Point ».
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Politique éducative : tensions au sein du Conseil supérieur des programmes

Trois membres du CSP ont contesté, mercredi, des déclarations de Souâd Ayada dans l’hebdomadaire « Le Point ».



Le Monde
 |    06.07.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 18h50
    |

            Luc Cédelle








                        



                                


                            
Ce n’est pas la première fois que des tensions s’expriment au sein du Conseil supérieur des programmes (CSP). Après la nomination à sa présidence, en novembre 2017, de la philosophe Souâd Ayada – en remplacement du géographe Michel Lussault, démissionnaire –, c’est la vice-présidente de cette instance, Sylvie Plane, qui avait été poussée vers la sortie. Le 4 juillet, trois de ses membres, Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques, Denis Paget, ancien secrétaire général du SNES-FSU, et Marie-Aleth Grard, vice-présidente de ATD Quart Monde, ont rendu public un texte intitulé Programmes scolaires : il faut rassembler plutôt que diviser dans lequel ils s’élèvent contre les prises de position de Mme Ayada.
Aucun des trois n’est démissionnaire, mais tous disent leur « surprise » à la lecture de l’interview, publiée le 30 juin par l’hebdomadaire Le Point, de la présidente du CSP au sujet des adaptations apportées aux programmes de 2015 (de la maternelle au collège) que cette instance consultative vient d’adopter. « Nous avons activement et positivement participé à ce processus, soulignent-ils, mais celui-ci n’implique pas nécessairement de dénigrer le travail du CSP au cours de la législature précédente. » Ils contestent ensuite la présentation faite dans Le Point, selon eux « erronée sous plusieurs aspects », des modifications adoptées. « Laisser entendre » qu’avec les programmes de 2015, « on aurait renoncé à faire apprendre la grammaire scolaire » est « inexact et déplacé », affirment-ils notamment. « Par ailleurs, il n’avait bien évidemment jamais été question dans ces programmes de permettre aux enseignants de “négocier la grammaire avec les élèves”. »

« Mépris de classe »
Dans son interview, Souâd Ayada met en cause, sur ce thème, son prédécesseur, Michel Lussault, qui avait claqué la porte...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ L’élu du parti d’extrême droite est le 10e à être mis en examen dans cette affaire, où les eurodéputés frontistes sont soupçonnés d’avoir détourné des emplois d’assistants parlementaires européens au service du parti entre 2005 et 2015.
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Affaire des assistants parlementaires : Bruno Gollnisch mis en examen

L’élu du parti d’extrême droite est le 10e à être mis en examen dans cette affaire, où les eurodéputés frontistes sont soupçonnés d’avoir détourné des emplois d’assistants parlementaires européens au service du parti entre 2005 et 2015.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 15h08
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 16h28
   





                        



   


Le représentant du Rassemblement national (RN, ex-Front national) au Parlement européen Bruno Gollnisch a été mis en examen vendredi 6 juillet par les juges d’instruction financiers parisiens pour « abus de confiance » pour l’emploi présumé fictif entre 2005 et 2015 d’assistants parlementaires, a t-on appris auprès de l’intéressé. Il s’agit de la 10e mise en examen dans cette affaire où sont déjà poursuivis le Rassemblement national (ancien Front National) en tant que personne morale et huit assistants ou eurodéputés, dont la présidente du parti d’extrême droite, Marine Le Pen, et le député des Pyrénées-Orientales Louis Aliot.
« C’est dérisoire. Je n’ai pas détourné un centime du Parlement européen », a réagi Bruno Gollnisch. « Au contraire, mes assistants parlementaires ont fourni un travail acharné, conformément à la législation et aux usages de la vie parlementaire », a-t-il fait valoir, parlant de ses deux assistants, Guillaume Lhuillier et Micheline Bruna. M. Gollnisch dénonce en outre le fait que « l’administration politisée du Parlement européen a déclaré devant le tribunal du Luxembourg qu’elle n’avait aucune procédure en cours contre moi, alors qu’elle s’est constituée partie civile contre quasi tous les élus FN » au Parlement européen. « Ce qui constitue un délit d’escroquerie au jugement », selon l’eurodéputé, proche de Jean-Marie Le Pen.
Le 7 mars, le tribunal de l’Union européenne (UE) à Luxembourg a rejeté une requête de Jean-Marie Le Pen, également eurodéputé, et de Bruno Gollnisch qui demandaient l’annulation de la décision du Parlement européen, début 2016, de leur faire restituer respectivement 320 026 et 275 984 euros qui auraient été indûment versés pour ces assistants parlementaires.
La justice de l’UE a aussi confirmé le 19 juin que Marine Le Pen devait rembourser près de 300 000 euros au Parlement européen pour l’emploi douteux d’une assistante quand elle était eurodéputée. Le préjudice total estimé par le Parlement européen est de 7 millions d’euros sur la période 2009 à 2017.

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Un possible détournement d’argent européen
Les juges d’instruction enquêtent sur un possible « système » organisé par le parti, devenu au début de juin Rassemblement national (RN), et par sa présidente, Marine Le Pen, pour faire rémunérer des permanents avec les fonds européens réservés à l’embauche d’assistants parlementaires.
Le 4 juin, la cour d’appel de Paris a rejeté les recours formés par le FN et Marine Le Pen, qui contestait la compétence de la justice française, estimant aussi que l’enquête judiciaire s’affranchissait du principe de séparation des pouvoirs.
L’enquête, déclenchée en 2015 après un signalement de l’ex-président socialiste du Parlement européen Martin Schultz, vise 17 élus ou ex-élus frontistes et une quarantaine d’assistants. Les investigations ont mis au jour des courriels et des tableaux suggérant que les contrats d’assistant étaient ventilés selon les crédits disponibles sur les enveloppes des élus, sans nécessairement demander l’accord de ces derniers.
Marine Le Pen est notamment soupçonnée d’avoir « donné des instructions » afin que des eurodéputés engagent comme assistants des personnes « occupant en réalité des emplois » au FN, selon les termes de sa mise en examen survenue le 30 juin 2017, d’après une source proche du dossier.

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                Comprendre l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Les députés de La France insoumise, rejoints par certains des Républicains, n’assisteront pas au discours du 9 juillet à Versailles. Une manière de dénoncer l’« hyperprésidentialisme » macroniste.
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Ces élus qui boycottent le Congrès d’Emmanuel Macron

Les députés de La France insoumise, rejoints par certains des Républicains, n’assisteront pas au discours du 9 juillet à Versailles. Une manière de dénoncer l’« hyperprésidentialisme » macroniste.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 12h59
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 18h52
    |

            Alexandre Lemarié








                        



   


Ce sera sans eux. Les députés du groupe de La France insoumise (LFI), et quelques autres du parti Les Républicains (LR), ont décidé de boycotter le Congrès convoqué par Emmanuel Macron, lundi 9 juillet à Versailles, afin de ne pas cautionner ce qu’ils considèrent comme une opération de communication digne d’un « monarque ». Pas question d’être « un pot de fleurs de la communication présidentielle », a tranché le député LFI de Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière, pour justifier la décision prise par le groupe présidé par Jean-Luc Mélenchon. Plusieurs députés LR – tels Fabien Di Filippo (Moselle), Pierre Cordier (Ardennes) et Julien Dive (Aisne) – ont eux aussi annoncé qu’ils ne se rendraient pas au Congrès, refusant de « cautionner cette mascarade » d’un président qui « veut se mettre en avant ». « Une “rencontre” surfaite, inutile et très coûteuse », dénoncent ces élus de droite.
Les élus « insoumis » déplorent que le discours du président de la République ne puisse pas être suivi d’une interpellation des parlementaires. « Le roi vient et n’écoute même pas ce que nous avons à lui dire », s’est indigné M. Corbière. Depuis la révision constitutionnelle de 2008, le chef de l’Etat peut, en effet, prendre la parole devant les deux chambres du Parlement réunies. Ensuite, sa déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait l’objet d’aucun vote entre les élus présents. Une règle que certains députés voudraient voir modifier.

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Le nombre d’élus absents à ce rendez-vous, auquel l’ensemble des 925 parlementaires est convié, devrait donc être largement inférieur à celui de l’an dernier. Au total, 55 parlementaires avaient manqué à l’appel lors du discours de M. Macron, le 3 juillet 2017 : les 17 élus LFI avaient déjà refusé de s’y rendre, ainsi que les 34 parlementaires communistes, deux députés UDI (Jean-Christophe Lagarde et Philippe Vigier), celui du PS Régis Juanico, et la sénatrice écologiste Esther Benbassa. A cause du coût et du calendrier de cet événement, mais aussi pour certains par opposition au chef de l’Etat lui-même.
« Recherche d’une mise en scène »
Cette année, les parlementaires communistes ont confirmé leur présence, mais ils prêteront auparavant « le serment de défendre une République démocratique » devant la salle du Jeu de paume, et appelleront à « un référendum » sur la réforme des institutions. Ce qui ne les empêche pas d’être opposés sur le fond à ce genre d’exercice. Le 28 juin, le député communiste (Seine-Maritime) Sébastien Jumel a défendu un amendement au nom de son groupe, lors de l’examen du projet de loi constitutionnelle en commission, pour supprimer la possibilité pour le président de la République de convoquer les parlementaires en Congrès, au motif que ce type de pratique « symbolise l’hyperprésidentialisme dont souffre notre régime ».

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Si quelques députés de droite n’écouteront pas le discours du chef de l’Etat, les ténors LR au Parlement boycotteront, eux, le déjeuner avec M. Macron, prévu lundi avant la prise de parole de ce dernier. Les présidents des groupes LR à l’Assemblée, Christian Jacob, et au Sénat, Bruno Retailleau, n’y assisteront pas, tout comme les vice-présidents de l’Assemblée Annie Genevard et Marc Le Fur et le questeur Eric Ciotti. Pas question de « servir de faire-valoir » au président de la République, accusé de mépriser l’opposition parlementaire. « Je vais déjà subir le discours du trône, alors le souper du roi… », a expliqué M. Retailleau. Le président du groupe communiste à l’Assemblée, André Chassaigne, ne participera pas non plus à ce déjeuner, pas plus que son homologue du Sénat, Eliane Assassi. Idem pour les députés PS membres du bureau de l’Assemblée, a fait savoir la présidente du groupe Nouvelle Gauche, Valérie Rabault.
Si la majorité des élus du parti de Laurent Wauquiez écouteront le discours présidentiel, beaucoup iront en traînant des pieds. A l’instar du sénateur LR (Manche), Philippe Bas, qui dénonce « la recherche d’une mise en scène » de la part du chef de l’Etat. « C’est lui seul devant l’ensemble des parlementaires, réduits au rôle de faire-valoir », regrette-t-il. Avant de souffler à l’avance : « Quelle corvée que de devoir écouter Macron pendant une heure et demie ! Il est si scolaire que l’on va avoir l’impression de l’entendre passer son oral de Normal Sup… »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Défiance envers les institutions, populisme, inégalités… La crise financière, qui coïncide avec la création de la revue en ligne « La Vie des idées », a été le point de départ de nouvelles perspectives de réflexion, nous dit son directeur de la rédaction.
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Florent Guénard : « L’élection ne peut pas être le seul gage démocratique »

Défiance envers les institutions, populisme, inégalités… La crise financière, qui coïncide avec la création de la revue en ligne « La Vie des idées », a été le point de départ de nouvelles perspectives de réflexion, nous dit son directeur de la rédaction.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 15h19
    |

                            Julie Clarini








                        



                                


                            

Maître de conférences à l’université de Nantes, Florent Guénard est spécialiste de philosophie politique et morale. Il est notamment l’auteur de La Démocratie universelle. Philosophie d’un modèle politique (Seuil, 2016). Il dirige la rédaction de la revue en ligne Laviedesidees.fr qui fête ses 10 années d’existence.
« La Vie des idées » naît peu ou prou au moment où la crise financière s’abat sur le monde. Peut-on lire le reflet de ces années agitées dans la production intellectuelle ? Nous affrontons par exemple ce qu’il est convenu d’appeler une « fatigue démocratique », qui se traduit par des soutiens à des candidats populistes ou nationalistes, y compris en Europe. L’étude de la démocratie est-elle redevenue centrale dans les sciences humaines ?
Il me semble qu’en effet depuis dix ans La Vie des idées rend compte d’une production forte, intense et renouvelée sur la question démocratique. Cela n’a rien d’étonnant si l’on considère que les années 1990-2000 ont été le moment où la réflexion politique est peu à peu sortie du face-à-face démocratie/totalitarisme. Il a fallu beaucoup de temps, mais on a cessé progressivement de considérer que la grande menace pour la démocratie était le régime totalitaire.
Cette conviction que la démocratie était menacée par quelque chose d’extérieur à elle a amené à la définir en termes minimaux. On lui a donné une forme restreinte, en gros purement électorale. Face à des régimes qui prétendaient savoir ce qu’est le bien commun ou le progrès, on a voulu défendre la démocratie en en faisant un régime dépourvu de valeurs substantielles. Face à des régimes où la politique envahissait toutes les sphères du social, on s’est efforcé de réduire la démocratie à son minimum : la liberté individuelle et l’élection.
Le philosophe Claude Lefort définissait pourtant la démocratie comme un « lieu vide ». Faut-il contester cette idée ?
Pour Lefort,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Editorial. Si le comité interministériel de la biodiversité est un signal fort, le plan annoncé n’est pas à la hauteur d’une cause que l’exécutif veut placer au même niveau que la lutte contre le changement climatique.
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Biodiversité : fortes paroles, faibles moyens

Editorial. Si le comité interministériel de la biodiversité est un signal fort, le plan annoncé n’est pas à la hauteur d’une cause que l’exécutif veut placer au même niveau que la lutte contre le changement climatique.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 11h40
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 11h47
   





                        



   


Editorial du « Monde ». La biodiversité, « tout le monde s’en fiche », avait lancé Nicolas Hulot aux députés, au mois de mars, en les appelant à un « sursaut d’indignation » devant l’extinction du vivant. « Moi, ça ne me provoque pas de la peine, pas de la colère, [mais] de la honte », ajoutait le ministre de la transition écologique et solidaire. « Non, tout le monde ne s’en fiche pas, et certainement pas ce gouvernement », lui a répondu le premier ministre, Edouard Philippe, à l’issue d’un comité interministériel de la biodiversité réuni, mercredi 4 juillet, au Museum national d’histoire naturelle. Une première dans l’histoire politique française.
En elle-même, la présence d’une douzaine de ministres au chevet de la biodiversité est un signal fort. Elle montre que plus personne – jusqu’au sommet de l’Etat – ne peut continuer à ignorer, ou feindre d’ignorer, que la nature se meurt en silence, sous nos yeux. L’humanité est la première concernée. Non seulement parce qu’elle est responsable de l’épuisement de la planète, mais aussi parce qu’elle a destin lié avec l’ensemble du vivant.

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Les scientifiques ne cessent d’alerter sur cette folie autodestructrice. Au rythme actuel, rappelle Nicolas Hulot, « entre 40 % et 50 % du vivant pourrait avoir disparu de la surface du globe au milieu du siècle ». Plus de la moitié des terres de la planète sont déjà dégradées, devenues impropres à nourrir les hommes et à héberger la vie.

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La France n’échappe pas au désastre annoncé : les populations d’oiseaux des champs ont chuté d’un tiers au cours des deux dernières décennies, les chauves-souris ont perdu 40 % de leurs effectifs en dix ans, les insectes de nos campagnes sont décimés, près d’un tiers des récifs coralliens sont en régression.
C’est à ce déclin massif que doit s’attaquer le plan d’action pour la biodiversité présenté par le gouvernement. Il faut à cet égard saluer le fait qu’il ne repose pas sur les épaules du seul ministre de la transition écologique, mais qu’il soit porté par l’ensemble de l’exécutif.
Il faut aussi se féliciter de l’ambition affichée, qu’il s’agisse de « reconquérir la biodiversité dans les territoires », de « construire une économie sans pollution », de « protéger et restaurer la nature dans toutes ses composantes », ou de « renforcer l’éducation et la formation à la biodiversité ».
Il n’est plus temps de tergiverser
Encore convient-il que le gouvernement se donne les moyens de cette ambition. Or, déplorent les ONG environnementales, le compte n’y est pas. Edouard Philippe et Nicolas Hulot ont promis 600 millions d’euros de « crédits d’Etat supplémentaires », sur quatre ans, pour mettre en œuvre ce plan. Mais ces fonds seront pour partie prélevés sur le budget des agences de l’eau, ou correspondent, pour une autre partie, à des financements déjà annoncés. Surtout, estiment les associations, ils ne sont pas à la hauteur d’une cause que l’exécutif veut placer au même niveau que la lutte contre le changement climatique.
Les causes de la disparition du vivant sont pourtant connues. « Parmi les principales menaces, note l’Observatoire national de la biodiversité, on trouve en premier lieu la consommation de pesticides en agriculture. » S’y ajoutent le bétonnage des terres et l’étalement urbain, la pollution chimique, lumineuse et sonore, ainsi que le réchauffement.
Face à l’effondrement de la biodiversité, annonciateur de celui des sociétés humaines, il n’est plus temps de tergiverser, de lésiner ou de se payer de fortes paroles. On ne marchande pas avec la vie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Le premier secrétaire du PS, qui peine à s’imposer dans le débat politique, concentre les critiques en interne.
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Olivier Faure, premier secrétaire dans la tourmente

Le premier secrétaire du PS, qui peine à s’imposer dans le débat politique, concentre les critiques en interne.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 11h40
    |

            Abel Mestre et 
                                Astrid de Villaines








                        



                                


                            

Cela ne va pas fort au Parti socialiste. Depuis le congrès d’Aubervilliers au mois d’avril, la nouvelle direction du PS peine à s’imposer. Le premier secrétaire, Olivier Faure, pourtant facilement élu (48,37 % des voix au premier tour, puis 86 % après le désistement de Stéphane Le Foll), concentre toutes les critiques. On louait sa capacité à rassembler et à apaiser les tensions lors de la campagne interne ? On lui reproche désormais sa discrétion et son côté consensuel. On mettait en avant sa volonté de reconstruire le parti ? On moque son « absence de stratégie » et sa concentration sur la « méthodologie ».
« On a un vrai souci, la situation ne va pas bien du tout. On a un problème d’impact, on n’a toujours pas allumé la lumière », reconnaît un membre de la majorité qui veut garder l’anonymat. « Ça se passe très mal. On parle très peu d’actualité politique », note un autre cadre, qui souligne que M. Faure, en pleine volonté de changement et de renouvellement − l’une de ses promesses de campagnes − a en fait « viré tous les gens expérimentés pour les remplacer par des jeunes pas vraiment politiques ». Résultat : « Il n’a ni grognard ni sniper. »

Un handicap qui se remarque notamment lors des bureaux nationaux hebdomadaires (BN). Ils sont l’objet d’une sorte de guérilla menée par les partisans de Stéphane Le Foll, devenu maire du Mans le 14 juin. « Les BN ne sont pas tenus. L’aile gauche observe, et Stéphane Le Foll vient avec tous ses soutiens et prend Olivier bille en tête », précise encore une figure du parti. La guéguerre avec Stéphane Le Foll en arrive à un tel point que certains pensent que l’ancien ministre de l’agriculture joue le pourrissement pour se présenter comme un recours. M. Le Foll, lui, se défend de toute mauvaise intention : « On ne fera pas de putsch ! Ce n’est vraiment pas mon intention. Le congrès est passé. »
« La division ne peut pas durer »
Pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ En Loire-Atlantique et dans le Finistère, les militants font l’inventaire critique du quinquennat passé, loin des divisions parisiennes.
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Au PS, les fédérations se relèvent plus vite que le parti

En Loire-Atlantique et dans le Finistère, les militants font l’inventaire critique du quinquennat passé, loin des divisions parisiennes.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 11h56
    |

                            Astrid de Villaines (Morlaix (Finistère), Nantes - envoyée spéciale)








                        



                                


                            
En plein centre-ville de Nantes, la fédération du Parti socialiste de Loire-Atlantique – qui reste l’une des plus importantes du PS avec 1 500 adhérents – est toujours debout. Les quatre permanents ont été préservés du plan social, et la photo officielle de François Hollande à l’Elysée accueille encore les visiteurs. Sous les affiches de campagne de François Mitterrand, le premier secrétaire du département, l’ancien député Dominique Raimbourg, 68 ans, présente ce 27 juin son dispositif de « renaissance », comme l’a souhaitée Olivier Faure, premier secrétaire du parti depuis le congrès d’Aubervilliers, les 7 et 8 avril.
Ici, pas de divisions entre les différents courants. « J’ai bien failli partir. J’ai attendu de voir et finalement, je suis restée ! », raconte avec un grand sourire Vanessa Thomas, qui a voté au congrès pour Emmanuel Maurel, le candidat de l’aile gauche. « On a subi une grosse dépression politique l’année dernière, mais maintenant c’est fini, on a envie de bosser ! », abonde Sophie Normand, chargée de l’organisation.
Sans attendre ceux du parti, ces militants ont déjà lancé quatre chantiers prioritaires : l’Europe, le bilan du quinquennat, le travail et la démocratie. « Il y a du monde aux réunions, une grande énergie militante et des idées qui circulent ! », s’enthousiasme Delphine Rabu, professeure de lettres, à la tête du chantier démocratie. « A Paris, c’est plus difficile de faire bouger les choses, surtout qu’ils doivent s’occuper du déménagement [du siège du parti] à Ivry-sur-Seine », tempère M. Raimbourg à propos des difficultés de son premier secrétaire.
Comme les autres chefs de chantier, Mme Rabu fera remonter ses conclusions sur la plate-forme lancée par le PS en juin, « la ruche socialiste ». « C’est essentiel. Avant, tout se passait à Paris, on ne nous écoutait pas », déplore Mme Thomas, qui se souvient d’un vote local contre la déchéance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le parlementaire de La Réunion a également été déclaré inéligible pour trois ans, a annoncé, vendredi, le Conseil constitutionnel.
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L’élection du député MoDem Thierry Robert invalidée par le Conseil constitutionnel

Le parlementaire de La Réunion a également été déclaré inéligible pour trois ans, a annoncé, vendredi, le Conseil constitutionnel.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 13h44
   





                        



   


L’élection du député de La Réunion Thierry Robert (MoDem) a été invalidée et l’élu déclaré inéligible pour trois ans pour manquement à ses obligations fiscales, a annoncé vendredi 6 juillet le Conseil constitutionnel dans un communiqué.
Si M. Robert a « régularisé sa situation fiscale », en partie après les délais impartis, les juges constitutionnels ont jugé que, « compte tenu de l’importance des sommes dues et de l’ancienneté de sa dette fiscale », il y avait « lieu de prononcer l’inéligibilité » de l’élu réunionnais « à tout mandat pour une durée de trois ans » et « de le déclarer démissionnaire d’office de son mandat de député ».
Selon le Conseil constitutionnel, M. Robert, 41 ans, « n’avait pas, dans le mois suivant, l’attestation faisant état de non-conformité, acquitté ses impôts, ni constitué des garanties suffisantes, ni conclu un accord contraignant en vue de payer ses impôts ».

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                Un député MoDem condamné pour harcèlement sexuel et moral



Les impôts des députés vérifiés
Thierry Robert était le seul député de l’Assemblée qui n’avait pas obtenu d’« attestation de conformité fiscale » en avril dernier, avait fait savoir la présidence de l’Assemblée nationale, qui avait alors saisi le Conseil constitutionnel. M. Robert avait alors expliqué que « les sommes dues ont été régularisées, pénalités comprises ».
Depuis les lois de moralisation de septembre 2017, l’administration fiscale vérifie systématiquement que les députés sont à jour du versement de leurs impôts et qu’ils ont effectué correctement leurs déclarations fiscales.
La situation de Thierry Robert, élu à l’Assemblée depuis 2012, est également examinée par la justice. Elle a été saisie par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique en février au sujet de sa déclaration de patrimoine de fin de mandat, en raison d’un « doute sérieux » lié à « l’omission d’une partie substantielle du patrimoine ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ La plus haute juridiction administrative s’apprête à rendre son rapport pour éclairer juridiquement le gouvernement.
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Selon le Conseil d’Etat, il n’y a pas d’obstacle juridique à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes

La plus haute juridiction administrative s’apprête à rendre son rapport pour éclairer juridiquement le gouvernement.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 11h39
    |

            Gaëlle Dupont








                        



   


« Les Sages ne sont pas sages. Copie à refaire… » La réaction de La Manif pour tous du Rhône, sur Twitter, donne un aperçu de la déception parmi les opposants à l’ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples d’homosexuelles et aux femmes célibataires. Le conseil d’Etat doit rendre public, mercredi 11 juillet, un rapport qui ne soulève « aucun obstacle juridique » à cette réforme, selon Le Figaro du 6 juillet, qui a pu consulter une synthèse du document. « Nous sommes satisfaits, réagit Joël Deumier, président de l’association SOS homophobie. Le Conseil d’Etat dit qu’il n’y a pas d’obstacle en droit français ni en droit international. Il y a un alignement des planètes en faveur de la réforme. »
Le rapport de la plus haute juridiction administrative, qui conseille le gouvernement pour la préparation des projets de loi, fait partie des avis consultatifs attendus par le gouvernement avant de légiférer sur le sujet, avec la synthèse des états généraux de la bioéthique, qui se sont achevés en juin, et un nouvel avis du Comité consultatif national d’éthique attendu à la rentrée (après celui favorable rendu en juin 2017).

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                Une Marche des fiertés LGBT pour réclamer la PMA pour toutes



Selon Le Figaro, le Conseil d’Etat relève une demande sociétale d’une « intensité plus forte » et note qu’un « nombre important » de femmes ont recours à cette technique dans les pays voisins de la France. « Cette demande ne s’est pas exprimée au cours des états généraux, conteste Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif pour tous. Ils ont au contraire montré qu’il n’y avait pas de consensus sur le sujet. » 
Anonymat et gratuité
L’institution explore, sans se prononcer, différentes pistes possibles pour réformer la filiation, dont la déclaration commune anticipée réclamée par les associations de défense des droits LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans). Elle plaide en outre en faveur d’une prise en charge par la Sécurité sociale, même si ces PMA ne seront pas réalisées pour des raisons médicales. L’enjeu financier est « relativement modeste », juge le Conseil. « Nous sommes pleinement satisfaits de ce point, commente M. Deumier. Le principe de solidarité nationale commande de rembourser dans les mêmes conditions les couples hétérosexuels et homosexuels. » 
« Cet avis est préoccupant. Il relève un changement majeur du sens de la loi, utilisée pour satisfaire des désirs individuels » , Adeline le Gouvello, avocate et membre de l’Institut Famille & République
Le Conseil d’Etat souligne le risque de « pénurie de gamètes » en cas d’ouverture de la PMA, mais recommande de maintenir les principes d’anonymat et de gratuité du don afin d’éviter la création d’un « marché ». Sur la question de l’accès aux origines des enfants nés par don, il explore la piste d’un double « guichet » : l’accès à l’identité complète si le donneur est d’accord, et à des données non identifiantes, dans le cas contraire.
Autre point sensible, la procréation post mortem, qui ne soulèverait pas non plus de difficulté juridique, selon la plus haute juridiction administrative. Cette position est cohérente avec l’arrêt rendu en 2016 en faveur d’une veuve espagnole qui souhaitait bénéficier d’une insémination après la mort de son mari.
L’institution se prononce, en revanche, contre la gestation pour autrui, contraire au principe selon lequel le corps ne peut faire l’objet d’un contrat. Prenant à contre-pied un argument souvent mis en avant par les opposants, les juges estiment qu’une ouverture de la PMA ne créerait pas de « droit à l’enfant » et ne risque pas d’entraîner la légalisation de la GPA. « Cet avis est préoccupant, estime Adeline le Gouvello, avocate et membre de l’Institut Famille & République, opposée à une évolution de la loi. Il relève un changement majeur du sens de la loi, utilisée pour satisfaire des désirs individuels. » 

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                Anonymat du don de gamètes : « Ne pas cacher aux enfants l’histoire de leur conception »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ L’exécutif a repoussé à septembre la présentation du plan pauvreté et d’autres textes sont en suspens. Il prend le risque d’être à nouveau accusé de négliger les sujets sociaux.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/07/2018
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Les « transformations » voulues par Macron tardent à voir le jour

L’exécutif a repoussé à septembre la présentation du plan pauvreté et d’autres textes sont en suspens. Il prend le risque d’être à nouveau accusé de négliger les sujets sociaux.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 14h24
    |

            Audrey Tonnelier, 
Béatrice Jérôme, 
Isabelle Rey-Lefebvre, 
Stéphane Mandard, 
François Béguin et 
Virginie Malingre








                        



                                


                            

Le plan pauvreté attendra. Alors qu’il devait être présenté autour du 10 juillet, celui-ci sera finalement dévoilé en septembre. « Nous verrons si l’équipe de France est en demi-finales », a commenté Agnès Buzyn sur LCI, mercredi 4 juillet. Etablissant ainsi un lien entre ce report et la tenue de la Coupe du monde, la ministre de la santé a évoqué une question de « disponibilité » d’Emmanuel Macron, qui s’est engagé à aller en Russie soutenir les Bleus s’ils arrivaient à ce stade de la compétition. « Les arbitrages ne sont pas rendus, préfère-t-on expliquer à l’Elysée, le président mature encore sur le sujet. » « C’est compliqué de boucler un plan pauvreté en ces temps de tensions entre l’Etat et les départements, très impliqués dans la politique sociale », ajoute un ministre.
« Les Français auront l’esprit plus disponible pour comprendre les enjeux de cette réforme à la rentrée qu’en cette période de vacances », ajoute un conseiller de l’Elysée. Et « le temps de la mise en œuvre sera le 1er janvier 2019 comme prévu », a précisé Benjamin Grivaux, porte-parole du gouvernement, sur Europe 1, vendredi 6 juillet.
Dans l’entourage d’Emmanuel Macron, certains gardent en mémoire sa vidéo, il y a trois semaines, sur « le pognon de dingue » que le pays dépense pour les plus fragiles, qui a occulté son discours du lendemain sur la protection sociale. Et veulent, cette fois, ne pas se priver de l’occasion de faire de la pédagogie sur le macronisme, dont les Français ont du mal, à en croire les sondages, à percevoir la cohérence.
Image de « président des riches »
C’est un fait, les annonces qu’aurait pu faire le gouvernement en ce début juillet risquaient de perdre en visibilité alors que les Français se passionnent pour la Coupe du monde et que le chef de l’Etat souhaite se concentrer sur son discours devant le Parlement réuni en Congrès lundi 9 juillet. A la fin de l’été,...




                        

                        


<article-nb="2018/07/06/19-13">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Après quarante-huit heures de polémique, la majorité a finalement décidé de retirer un amendement adopté en commission et qui prévoyait de renommer la « sécurité sociale » en « protection sociale » dans la Constitution.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                

Réforme des institutions : la majorité renonce à ôter le terme « sécurité sociale » de la Constitution

Après quarante-huit heures de polémique, la majorité a finalement décidé de retirer un amendement adopté en commission et qui prévoyait de renommer la « sécurité sociale » en « protection sociale » dans la Constitution.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 20h50
   





                        



   


Il a fallu que le premier ministre, Edouard Philippe, s’en explique publiquement devant les sénateurs, jeudi 5 juillet, lors de la séance de questions au gouvernement, pour que la polémique s’éteigne enfin. « En aucune façon, il ne s’agit de mettre en cause la sécurité sociale », a assuré le premier ministre, en référence à un amendement de sa majorité adopté mardi en commission des lois lors de l’examen du projet de loi constitutionnel.
Déposé par le député de La République en marche Olivier Véran, celui-ci proposait que le texte fondamental ne mentionne plus « les lois de financement de la sécurité sociale » mais de la « protection » sociale. L’objectif affiché était d’« étendre le champ de la loi de financement en l’étendant à la protection sociale ».
Immédiatement, la CFDT et Force ouvrière ont fait connaître leur opposition à cet amendement, évoquant « une faute historique » qui « constitutionnaliserait la mort de la Sécu ». « Un texte constitutionnel ne doit pas laisser la moindre ambiguïté sur le sens des modifications apportées et ce n’est pas du tout le cas des évolutions envisagées », a réagi Jocelyne Cabanal, membre de la direction de la CFDT.

        Lire aussi :
         

                Réforme constitutionnelle : la foire aux amendements



« L’interprétation faite ne correspond pas à l’intention du législateur »
A l’Assemblée, les élus communistes et insoumis se sont également alarmés de cette suppression tout au long des journées de mardi et mercredi, y voyant une confirmation de la volonté d’en finir avec « l’universalité de la protection sociale à la française », et estimant qu’il serait « dangereux de minorer l’importance de ce changement sémantique, véritable changement de paradigme social ».
Face à la contestation grandissante, le député Véran a tenté de rassurer, arguant qu’il est « totalement faux de dire qu’on supprime la Sécurité sociale de la Constitution ». « La Sécu fait partie de la Constitution, elle y reste », a-t-il insisté. « La modification ne concerne pas la Sécu mais la loi de financement de la sécurité sociale », a-t-il affirmé, soulignant que la partie de l’article 34 de la loi fondamentale qui inscrit la sécurité sociale est inchangée et ajoutant que l’idée est d’autoriser le Parlement à « se saisir de l’ensemble des questions qui traitent de la protection sociale », notamment la dépendance.

        Lire la chronique de Gérard Courtois :
         

          « Le projet de réforme constitutionnelle ressemble plutôt à un fourre-tout de mesures disparates »



Malgré cela, le président du groupe de la majorité, Richard Ferrand, a dû à son tour intervenir, jeudi, lors d’un point presse à l’Assemblée nationale, pour assurer qu’il n’était pas question de « supprimer la notion de “sécurité sociale” de la Constitution ». « Nous ferons en sorte que le terme “protection sociale” figure cependant », a ajouté le député du Finistère, également rapporteur général du texte. Il s’agit de « refaire la copie afin que ne subsiste pas de malentendu » alors que « l’interprétation faite ne correspond pas à l’intention du législateur » ; l’amendement polémique a été retiré par la majorité.
Dans un communiqué, les députés du PCF se sont félicités jeudi de l’annonce de Richard Ferrand mais restent « vigilants ». Selon eux, « les attaques envers la Sécurité sociale se sont multipliées depuis un an et il y a tout à craindre pour son avenir au regard de ce qui a été dit sur les aides sociales ou de ce qui est annoncé sur les retraites ».

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Membre historique du Front national, Sophie Montel avait quitté le parti de Marine Le Pen en septembre 2017 avec Florian Philippot, devenant la numéro deux de son nouveau parti politique.
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Sophie Montel claque la porte des Patriotes de Florian Philippot

Membre historique du Front national, Sophie Montel avait quitté le parti de Marine Le Pen en septembre 2017 avec Florian Philippot, devenant la numéro deux de son nouveau parti politique.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 19h02
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 09h32
    |

            Lucie Soullier








                        



   


Le vaudeville « philippotesque » entame son deuxième acte. Les trois coups théâtraux ont été frappés avec entrain par une très proche de Florian Philippot, Sophie Montel, jeudi 5 juillet. Après avoir quitté le Front national avec semonce et fracas en septembre 2017, après plus de trente ans de service, l’eurodéputée claque cette fois la porte des Patriotes, la formation lancée par l’ancien bras droit de Marine Le Pen, qu’elle avait suivi. Sophie Montel, proche de l’ancien numéro deux du Front national devenu Rassemblement national, fait sécession dans la scission.

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Avec le « franc-parler » qui la caractérise, celle qui faisait office de numéro deux des Patriotes a annoncé son départ dans un communiqué assassin publié jeudi. « Après avoir quitté le Front national, dont l’aspect dysfonctionnel apparaît chaque jour un peu plus, je refuse de cautionner les mêmes dérives au sein de ma nouvelle formation », écrit-elle. A savoir : « La gouvernance des Patriotes qui fait que tout est décidé à trois ou quatre. Peut-être a-t-il calqué ça du Front, confie au Monde cette Jean-Marie Lepéniste historique. Florian fait fausse route, il part en torche et tout le monde le maintient dans sa bulle. Quel gâchis. » 
Un entourage de « courtisans »
Dans son communiqué, l’élue franc-comtoise malmène celui qu’elle qualifiait naguère d’« espoir politique » et pour qui elle affirme avoir toujours « amitié » et « affection », lui reprochant sa « divine solitude » et taclant son entourage de « courtisans », quatre noms à l’appui – son frère Damien Philippot, son directeur de cabinet Joffrey Bollée, son attachée de presse Ferial Mostefai et l’acteur Franck de Lapersonne.
Au cours d’un déjeuner partagé avec Florian Philippot, mercredi 4 juillet, elle affirme même lui avoir demandé la tête du comédien : « Il m’a dit qu’il apportait plus aux Patriotes que Sophie Montel », à la troisième personne. Même causes, mêmes effets, poursuit la députée européenne : la rupture… et les mots durs.
Depuis son départ du parti d’extrême droite, Sophie Montel ne ratait pas une occasion d’écorner l’image de Marine Le Pen. En février, à Arras (Pas-de-Calais), lors du congrès de lancement des Patriotes, elle avait notamment parodié son ancienne patronne sous les vivats de l’assistance, l’affublant du sobriquet « Miss 3 mai » 2017, date du désastreux débat d’entre-deux-tours.
L’isolement de Florian Philippot s’accentue donc avec son départ, mais avait déjà été lourdement sanctionné dans les urnes, en janvier. Aux élections législatives de Belfort, son petit parti avait récolté à peine 2 % des voix, avec pourtant, en tête d’affiche, la candidate Sophie Montel, encore elle, alors vice-présidente du mouvement. L’ancien numéro deux du FN, qui peine désormais à exister, est également isolé sur sa position en faveur du « Frexit ». Une « obsession », selon les responsables du désormais Rassemblement national, qui l’avait amené jusqu’au divorce – d’un commun accord – avec son parti d’alors.

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« Fête foraine avec Franck de Lapersonne »
Evoquant « Frexit », « reprise de la souveraineté » et « continuité historique de notre peuple » dans son communiqué, Sophie Montel, une nouvelle fois, ne part pas par conviction mais pour la « méthode » Philippot, après avoir dénoncé celle du clan Le Pen.
« La France n’a besoin ni de fête foraine avec Franck de Lapersonne, ni de Geneviève de Fontenay », ajoute-t-elle au Monde. Référence à une conférence de presse de Florian Philippot avec l’ex-madame Miss France… dont Mme de Fontenay s’était elle-même désolidarisée, s’affirmant « choquée » d’être associée à l’extrême droite dans les médias et sur les réseaux sociaux pour s’être affichée avec l’ancien conseiller de Marine Le Pen.
« Nous devons préparer une vaste coalition », complète Sophie Montel en faisant dissidence. Rejoindra-t-elle l’allié d’entre-deux-tours de Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan ? Le président de Debout la France affirme ne l’avoir « jamais vu » ; et elle qu’elle n’est « pas prête à se réencarter dans un parti, même dans la famille souverainiste ».
Et Mme Montel de conclure par un nouveau débinage : « J’ai d’autres occupations dans la vie que des barbecues avec Franck de Lapersonne. » Parmi celles-ci, un mandat au Parlement européen et, surtout, un livre en préparation sur Marine Le Pen, auquel elle pourra donc ajouter un chapitre.
Les Patriotes ont répliqué par un communiqué prenant acte de son départ. « Sans grande surprise, les Patriotes ont reçu la démission de Sophie Montel qui s’était, il est vrai, largement désinvestie ces derniers temps des instances du mouvement et des activités militantes. » Sans emphase, mais avec le coup de patte désormais réglementaire. Le téléphone de Florian Philippot, lui, sonnait dans le vide.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Après l’économiste Liêm Hoang Ngoc et Sarah Soilihi, l’une des responsables marseillaises du parti, c’est au tour de François Cocq, dirigeant du Parti de gauche, de se retirer de la liste pour le scrutin de mai 2019.
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Européennes : dissensions à La France insoumise

Après l’économiste Liêm Hoang Ngoc et Sarah Soilihi, l’une des responsables marseillaises du parti, c’est au tour de François Cocq, dirigeant du Parti de gauche, de se retirer de la liste pour le scrutin de mai 2019.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 16h51
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 14h22
    |

            Abel Mestre








                        



   


Ce sont les premières lézardes qui apparaissent à La France insoumise (LFI). La publication, mercredi 4 juillet, de la liste ordonnancée de 66 noms − une liste de 33 noms de femmes, une autre d’autant d’hommes et treize places réservées pour des « candidatures d’ouverture » − en vue des élections européennes de mai 2019 suscite plusieurs contestations.
Dès lundi, les « socialistes insoumis », emmenés par l’économiste et ancien du PS Liêm Hoang Ngoc, ont décidé de « suspendre » leur participation au mouvement populiste de gauche. En cause : « La mise à l’écart de Liêm Hoang Ngoc, rapporteur sur la “troïka” au Parlement européen en 2014, dont chacun s’accorde à dire qu’il est la plus forte voix de La France insoumise pour porter ces propositions. » Un choix qualifié de « grossière erreur politique ».

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                Les socialistes « insoumis » prennent leurs distances avec Jean-Luc Mélenchon



Le lendemain, un ancien membre du comité électoral, Lilian Guelfi, dénonçait dans un entretien à Libération « un travail malsain », une « suspicion » généralisée. Le jeune militant évoquait aussi « une manipulation sciemment orchestrée ». « J’ai très vite déchanté en voyant que tout était en réalité déjà verrouillé par la direction au profit de petits arrangements entre amis et partis qui disposaient à l’avance de positions éligibles. Une liste de noms de membres du Parti de gauche à défendre nous a été transmise par une membre de la direction », a-t-il expliqué.
Les accusations visent nommément Manuel Bompard, chef d’orchestre de La France insoumise : « Je déplore que Manuel Bompard, le “chef” du mouvement, soit membre du comité électoral et en tienne la barre. Etant lui-même candidat, il est à la fois juge et partie. Cela pose un vrai problème d’indépendance du comité », assénait M. Guelfi.
« Quand on sort 66 noms sur 650 proposés, forcément cela génère des déceptions », estime Manuel Bompard
Le même jour, la Marseillaise Sarah Soilihi, l’une des « oratrices nationales » (équivalent de porte-parole), annonçait dans un message Facebook qu’elle retirait sa candidature. « Je regrette les polémiques qui se font autour du comité électoral de désignation de notre liste pour les élections européennes. En ce qui me concerne, au vu de la situation actuelle, je préfère retirer ma candidature tout en restant fidèle à mes valeurs, à La France insoumise et à ses militants en particulier marseillais (es) », écrit, sur le réseau social, la doctorante en droit et championne de kickboxing, qui avait été candidate de LFI aux législatives de juin 2017 dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône, à Marseille. Occupant la neuvième place de la liste des femmes pour les européennes, elle aurait été au mieux en dix-huitième position dans la liste définitive, ce qui rendait difficile son élection au Parlement de Strasbourg.
Enfin, vendredi 6 juillet, c’était au tour de François Cocq, orateur national de LFI, figure du Parti de gauche, de se retirer. Dans un long texte sur son blog, il explique que la raison de sa décision est un désaccord stratégique. Il estime que M. Mélenchon tourne le dos au « populisme de gauche » pour lui préférer la recherche du leadership à gauche. M. Cocq jure que ce n’est pas sa 15e place sur la liste des hommes (au mieux, donc, la 30e position sur la liste définitive) qui est en cause, mais la « méthode ».

   


« Quand on sort 66 noms sur 650 proposés, forcément cela génère des déceptions, estime Manuel Bompard, qui écarte tout favoritisme ou verrouillage. Lilian Guelfi a refusé de signer le rapport du comité, mais à aucun moment, il n’a émis une opposition pendant les discussions. » M. Bompard insiste également sur la « diversité sociale » de la liste LFI en prenant comme exemple Anne-Sophie Pelletier, 42 ans, aide médico-psychologique auprès de personnes âgées et syndicaliste, et Bernard Borgialli, 46 ans, cheminot, syndicaliste, un des leaders de la grève des cheminots à Marseille. Tous deux en position éligible.
Des tensions qui tombent mal
« On a eu près de 700 candidatures, c’est énorme, abonde Adrien Quatennens, député du Nord. On fait voter des militants tirés au sort, certains veulent se valoriser, c’est normal que cela arrive puisqu’on a pris du poids. » Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne, relativise également : « Ce sont des problèmes d’ego. Deux personnes sont déçues, elles font une sorte de chantage… »
Si ces dissensions ne semblent pas à même de perturber durablement la campagne européenne des « insoumis », elles tombent cependant au plus mal. LFI voulait être en ordre de bataille dès l’été pour occuper le terrain, alors que ses adversaires sont loin d’être au même stade de préparation : les socialistes cherchent toujours une tête de liste, Génération. s et Europe Ecologie-Les Verts n’en finissent pas de se quereller pour savoir qui incarne l’écologie politique. De son côté, Jean-Luc Mélenchon travaille à élargir et à consolider son alliance avec d’autres mouvements européens dans le cadre du manifeste « Maintenant le peuple ».
Surtout, LFI était très fière de son processus de désignation. Le comité électoral qui décide de la liste est, pour 60 % de ses membres, tiré au sort. Et ce sont les militants qui ont le dernier mot puisqu’ils votent sur la proposition du comité. « Notre processus est transparent et innovant. Il n’y a pas beaucoup d’organisations qui ont un fonctionnement équivalent », souligne M. Bompard, qui l’assure : la démocratie sera respectée. Et si le vote des militants s’avérait négatif (les « insoumis » ont jusqu’au 20 juillet pour se prononcer), le comité électoral reverrait sa copie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Face à l’inefficacité des politiques d’asile européennes, Thierry Pech, directeur général de Terra Nova, Jean-François Rial et Jean-Paul Tran Thiet, membres de l’Institut Montaigne, dans une tribune au « Monde », en appellent à la responsabilité des pays membres de l’Union.
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Politique européenne du droit d’asile : « Au défaut de solidarité s’ajoute un défaut d’efficacité »

Face à l’inefficacité des politiques d’asile européennes, Thierry Pech, directeur général de Terra Nova, Jean-François Rial et Jean-Paul Tran Thiet, membres de l’Institut Montaigne, dans une tribune au « Monde », en appellent à la responsabilité des pays membres de l’Union.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 15h10
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 17h41
    |

Thierry Pech (Directeur général de Terra Nova), Jean-François Rial et Jean-Paul Tran Thiet (Membres de l'Institut Montaigne)







                        



                                


                            

Tribune. La politique européenne du droit d’asile a révélé, ces dernières années, un grave défaut de solidarité et d’efficacité. Le système de Dublin a montré ses insuffisances : laisser au pays de première entrée dans l’Union européenne (UE) la charge d’examiner les demandes d’asile, c’est abandonner aux seuls « Etats frontières » de l’UE la responsabilité politique, administrative et opérationnelle de flux croissants de demandeurs.
A ce défaut de solidarité s’ajoute un défaut d’efficacité : les demandeurs qui auraient dû être reconduits dans le pays de leur première entrée ne l’ont été que très rarement. Ce système a aussi créé une inadmissible loterie : une même demande a des chances très variables d’aboutir selon l’Etat dans lequel elle est formulée, l’origine du demandeur, voire la date à laquelle elle est déposée. Au sein de l’Union européenne, la convention de Genève donne lieu à 27 interprétations différentes et fluctuantes !
Face à ce chaos, l’Union européenne a mis en place en 2015 un mécanisme de relocalisation des demandeurs d’asile entre Etats membres afin de soulager temporairement les plus sollicités. Dans le même temps, elle a conclu avec la Turquie un accord pour contenir les migrants qui y transitent.

L’Italie a aussi négocié avec la Libye des mesures de réduction des flux. Mais l’imposition de « quotas » a rencontré de fortes résistances au sein de l’UE, et les accords de « stockage » des demandeurs, s’ils ont permis de réduire les flux, nous ont mis en situation de dépendance face à Ankara et en délicatesse avec les obligations de la convention de Genève, puisque nous demandons à d’autres pays de bloquer sur leur territoire des demandeurs d’asile.
Aucune exception
L’Europe s’est donc à la fois désunie et dramatiquement éloignée des valeurs qui fondent son projet. L’accord de façade passé lors du Conseil européen des 28 et 29 juin n’a rien résolu sur le fond et il reste urgent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Alors qu’il est question de supprimer le mot « race » de la Constitution française, le haut fonctionnaire Jean-François de Montgolfier explique en quoi il est indissociable, selon lui, des termes « origine » et « religion ».
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« Interdire les distinctions de race ne présuppose pas l’existence des races mais seulement du racisme »

Alors qu’il est question de supprimer le mot « race » de la Constitution française, le haut fonctionnaire Jean-François de Montgolfier explique en quoi il est indissociable, selon lui, des termes « origine » et « religion ».



Le Monde
 |    05.07.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 17h43
    |

Jean-François de Montgolfier (Haut fonctionnaire et expert en droit constitutionnel)







                        



                                


                            
Comme toutes les réformes ou tentatives de réforme constitutionnelle depuis au moins vingt ans, celle qui sera discutée à partir du 10 juillet donne lieu à un débat autour du mot « race ». Faut-il supprimer ce terme qui figure à l’article premier de la Constitution de 1958 ? Le 27 juin, des amendements en ce sens ont été adoptés par la Commission des lois de l’Assemblée nationale : les uns arguent que les races n’ont pas d’existence scientifique, les autres que cette mention est aujourd’hui « mal comprise, à ­rebours de l’intention initiale ».
On peut objecter, comme cela a été fait par le passé, qu’il est un peu vain de supprimer le mot « race » de la Constitution de 1958 car il ­figure également dans le Préambule de la Constitution de 1946.
On peut aussi ajouter que ce mot est employé dans toutes les conventions internationales sur les droits de l’homme, qu’il s’agisse de la Déclaration universelle de 1948, de la Convention européenne de 1950, de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne de 2000 ou de la Convention relative au statut des réfugiés (dite « Convention de Genève ») de 1951.
On peut enfin souligner que l’inexistence scientifique des races n’est, au fond, pas la question car le mot ne présuppose pas l’existence de la chose : interdire les distinctions de race (au singulier !) ne présuppose pas l’existence des races mais seulement du racisme.
Un sens historique et juridique
Par le passé, ces arguments avaient suffi à ­convaincre le Parlement de ne pas adopter les amendements visant à supprimer le mot « race », mais ce n’est plus le cas. Dans la controverse qui s’est engagée sur cette ­réforme, il est utile d’expliquer le sens historique et juridique du mot « race » tel qu’il figure dans la Constitution de 1958.
Toute révolution constitutionnelle est faite à la fois d’un rejet et d’un projet : le rejet des régimes et des temps passés, le projet de droits et de valeurs nouvelles. N’échappant pas à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Edouard Philippe est en visite à Nantes, dans le cadre des négociations engagées avec les acteurs locaux pour l’élaboration d’un plan d’action pour le Grand Ouest.
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Aéroport de Nantes : création d’un fonds de compensation pour les riverains

Edouard Philippe est en visite à Nantes, dans le cadre des négociations engagées avec les acteurs locaux pour l’élaboration d’un plan d’action pour le Grand Ouest.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 13h38
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 14h47
   





                        



   


En déplacement à Nantes, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé, jeudi 5 juillet, la création d’un « fonds de compensation » d’ici à la fin de l’année pour les riverains de l’aéroport de Nantes-Atlantique, après l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes.
« Ce fonds sera abondé par l’Etat, par le concessionnaire et le cas échéant par les collectivités », a déclaré le premier ministre, sans toutefois en dévoiler le montant global. Cette dotation devra notamment permettre aux habitants de financer « jusqu’à 90 % » les travaux d’insonorisation de leur logement, a-t-il précisé.
Il servira également à payer « le transfert des équipements publics » à proximité de l’aéroport, au premier rang desquels un collège et une école primaire situés dans l’axe des pistes. Enfin, ce fonds permettra de dédommager certains propriétaires souhaitant revendre leur terrain « dans des conditions correctes ».
Le premier ministre n’est pas rentré dans le détail du niveau d’abondement, car il veut « faire en sorte, dans le cadre de la négociation du futur contrat (de concession de l’aéroport), que le concessionnaire s’engage sur une participation dans ce fonds ». « Les sommes seront largement suffisantes pour financer la première ou les deux premières années d’existence », a-t-il assuré.

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                Calendrier, alternative, coûts : les questions que pose l’abandon de Notre-Dame-des-Landes



Rétrocession d’une partie des terres de Notre-Dame-des-Landes au département
Edouard Philippe a également déclaré qu’il espérait signer le nouveau contrat de concession « en 2021 », après la résiliation de l’accord actuel avec Vinci, conséquence collatérale de l’abandon de Notre-Dame-des-Landes. Il a aussi précisé que des « discussions » étaient toutefois en cours avec Vinci pour « qu’il puisse réaliser dès 2019 » des investissements à hauteur de « quelques dizaines de millions d’euros » en vue de l’« amélioration des conditions d’usage de Nantes-Atlantique ».
Par ailleurs, M. Philippe, qui s’est entretenu successivement jeudi avec les élus locaux (maire de Nantes, présidente de la région, président du conseil départemental, députés), a confirmé la rétrocession d’une partie des terres de Notre-Dame-des-Landes au département. Mais pas « à l’euro symbolique », comme réclamé par Philippe Grosvalet, président du conseil départemental.
Le premier ministre a également acté le reversement « d’ici la fin de l’été » aux collectivités territoriales des 29 millions d’euros déboursés par elles entre 2011 et 2013 pour la construction du nouvel aéroport.
Il s’est enfin engagé sur la signature avant la fin de l’année du « contrat d’avenir » avec la région listant des projets d’infrastructures, reposant sur quatre piliers : « Transport, transformation numérique, transition écologique et économie de la connaissance ».

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                Notre-Dame-des-Landes : 50 ans d’un projet d’aéroport résumés en 12 dates






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Pour un collectif de trente-sept économistes, parmi lesquels Esther Duflo (MIT), Philippe Martin (CAE) et Etienne Wasmer (Sciences Po), la clé de voûte d’une bonne acceptation démocratique des politiques publiques passe par des évaluations d’impact régulières.
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« Mesurer l’impact des politiques publiques est un exercice indispensable »

Pour un collectif de trente-sept économistes, parmi lesquels Esther Duflo (MIT), Philippe Martin (CAE) et Etienne Wasmer (Sciences Po), la clé de voûte d’une bonne acceptation démocratique des politiques publiques passe par des évaluations d’impact régulières.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 12h01
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                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. L’Assemblée nationale a organisé le 28 juin « Le printemps de l’évaluation », une conférence consacrée à la mesure de l’impact des politiques publiques. Y ont été présentés, à titre d’illustrations, des travaux sur des thèmes divers (éducation, emploi, fiscalité…), empruntant des méthodes variées (expérimentation aléatoire, analyse de données administratives, microsimulation).
Quel est l’impact des classes de CP à 12 élèves sur les apprentissages ? Quels sont les effets des hausses et des baisses de TVA sur les prix ? Quel est l’effet de l’assurance-chômage sur la reprise d’activité ? Ce sont quelques-unes des questions décisives pour la décision politique qui ont été discutées au cours de cette journée. Répondre à ces questions, c’est nous donner les moyens de comprendre quels sont les instruments efficaces pour une société plus juste.
Pourquoi une telle conférence ? Parce que mesurer l’impact des politiques publiques est un exercice indispensable, mais pas évident. Nous ne disposons pas de machine à remonter le temps : comment savoir ce qui se serait produit si une politique différente avait été mise en place ? Depuis deux décennies, les méthodes pour répondre à cette question ne cessent de faire des progrès.
Ni ruineux, ni compliqué
Pour ce faire, il faut mobiliser des sources de données administratives ou produire des enquêtes, organiser lorsque c’est possible des protocoles expérimentaux, et mobiliser les acquis de la recherche. Contrairement à ce qu’on entend parfois, ces approches ne sont ni ruineuses, ni effroyablement compliquées, et ne posent le plus souvent aucun problème éthique. Leur usage s’est répandu dans de nombreux pays. Mais elles demandent du soin et du temps. C’est pourquoi plusieurs institutions de recherche ont été les partenaires de cette conférence.
Aujourd’hui, l’évaluation des politiques publiques est extrêmement vivante, et la demande émanant de l’Etat et des collectivités territoriales...




                        

                        


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Formation des chômeurs : la Cour des comptes étrille le bilan de François Hollande

« Calendrier irréaliste », « cofinancements incertains », « besoins mal définis »… les magistrats critiquent le plan de 500 000 formations supplémentaires lancé en 2016.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 12h01
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06.07.2018 à 10h03
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            Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
La Cour des comptes vient, une fois de plus, de démontrer sa capacité à étriller l’Etat quand son action donne de piètres résultats. Dans un rapport rendu public mercredi 4 juillet, la haute juridiction porte une appréciation extrêmement sévère sur une des initiatives-phares en matière d’emploi de François Hollande, lorsqu’il était à l’Elysée : le plan de 500 000 formations supplémentaires en faveur des chômeurs.
Lancé début 2016 en grande pompe, ce programme « concentre, à maints égards, de nombreux exemples de ce qui ne devrait pas être fait », écrivent les magistrats. Rien ou presque ne trouve grâce à leurs yeux, entre le « calendrier irréaliste », les « cofinancements incertains » et les « besoins mal définis ».
Pourtant, le « plan 500 000 » affichait des ambitions inégalées. Il s’agissait de parvenir à un million d’entrées en formation pour les demandeurs d’emploi, en 2016, soit deux fois plus qu’en 2015. Une « attention particulière » devait être accordée aux personnes peu ou pas qualifiées ainsi qu’aux chômeurs de longue durée. Et les stages étaient censés mettre l’accent sur les « nouveaux métiers » liés à la transition énergétique et à la transformation numérique.
Objectifs « atteints »
Sur le plan quantitatif, les objectifs ont été « atteints », constate le rapport : un peu plus d’un million d’actions de formation ont été dénombrées en 2016, au prix parfois d’artifices puisque dans deux régions, « ce sont les inscriptions, et non les entrées en stage, qui ont été comptabilisées à fin 2016 ». En outre, le pourcentage de chômeurs accédant à la formation s’est accru, cette année-là, de 4,6 points. Et les personnes âgées d’au moins 45 ans, à la recherche d’un poste, ont, « comparativement [aux autres] un peu plus bénéficié » du programme.
Pour autant, enchaîne la Cour, « le taux d’insertion dans l’emploi ne s’est pas amélioré avec le plan...




                        

                        

