<FILE-date="2018/07/06/19">

<article-nb="2018/07/06/19-1">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Les Bleus sont encore loin du record de l’Allemagne et ses 13 « derniers carrés » joués.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

La France jouera une demi-finale de la Coupe du monde pour la sixième fois de son histoire

EN UN GRAPHIQUE – Les Bleus sont encore loin du record de l’Allemagne et ses 13 « derniers carrés » joués.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 19h18
   





                        


L’équipe de France de football s’est qualifiée pour les demi-finales de la Coupe du monde 2018, vendredi 6 juillet, en battant sereinement l’Uruguay (2-0). Les Bleus joueront mardi la sixième demi-finale de leur histoire dans la compétition, passant devant l’Argentine, l’Uruguay et les Pays-Bas. Mais le record est loin, détenu par l’Allemagne avec 13 « derniers carrés » joués.


	#container_15308959107{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15308959107{
		height:500px;
	}
	#container_15308959107 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15308959107 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15308959107.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15308959107.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15308959107 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



L'Allemagne détient le record du nombre de demi-finales de Coupe du monde de football jouées
Le Brésil passerait à 12 demi-finales en cas de victoire sur la Belgique vendredi soir.

Source : FIFA



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = ["En 1934, 1954, 1958, 1966, 1970, 1974, 1982, 1986, 1990, 2002, 2006, 2010 et 2014","En 1938, 1950, 1958, 1962, 1970, 1974, 1978, 1994, 1998, 2002 et 2014","En 1934, 1938, 1970, 1978, 1982, 1990, 1994 et 2006","En 1958, 1982, 1986, 1998, 2006 et 2018","En 1930, 1978, 1986, 1990 et 2014","En 1930, 1950, 1954, 1970 et 2010","En 1974, 1978, 1998, 2010 et 2014","En 1938, 1950, 1958 et 1994"];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15308959107",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "bar",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Allemagne","Brésil","Italie","France","Argentine","Uruguay","Pays-Bas","Suède"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Nombre de demi-finales jouées ",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        13
      ],
      [
        "",
        11
      ],
      [
        "",
        8
      ],
      [
        "",
        6
      ],
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        4
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 1
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: "",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			if (annotation_spe[this.point.index] != undefined){
				return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip) + annotation_spe[this.point.index]
			} else {
				return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip)
			};
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});



> Voir la rubrique « En un graphique » des Décodeurs




                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/06/19-2">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Des parcours touristiques originaux, inspirés par l’analyse des données des réseaux sociaux, sont proposés aux visiteurs des villes accueillant les matchs de la Coupe du monde.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Des algorithmes pour guider les fans de foot en Russie

Des parcours touristiques originaux, inspirés par l’analyse des données des réseaux sociaux, sont proposés aux visiteurs des villes accueillant les matchs de la Coupe du monde.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 18h43
    |

                            Lise Barnéoud (Saint-Pétersbourg (Russie)








                        


Comment assister aux différents matchs de foot de la Coupe du monde tout en découvrant le meilleur des villes russes qui les accueillent ? En suivant les circuits touristiques proposés spécialement par une jeune équipe de l’Institut de recherche en e-science de l’université ITMO (Saint-Pétersbourg). Leurs particularités ? Ils ont été déterminés par des algorithmes capables de déceler dans l’immense base de données des réseaux sociaux (Instagram, Facebook et Foursquare) les lieux les plus populaires parmi les touristes comme parmi les locaux.
La plupart d’entre nous s’en servent pour bavarder, se montrer, râler ou s’émerveiller. Mais d’autres y puisent toutes sortes d’informations et inventent des algorithmes pour les exploiter. Ksenia Mukhina et ses collègues d’e-science comptent parmi ces défricheurs des réseaux sociaux. Leur idée : profiter des photos et commentaires géolocalisés postés sur la Toile pour découvrir autrement nos villes. Et dénicher notamment les lieux authentiques plébiscités par les personnes du cru et ignorés des étrangers.
Dans un premier temps, les chercheurs – que nous avons rencontrés à l’occasion d’un voyage de presse organisé par les universités russes – ont sélectionné les utilisateurs ayant posté au moins trois photos de la ville de Saint-Pétersbourg en un an, durant des périodes séparées de plusieurs mois. Au total, sur les 59 000 utilisateurs d’Instagram analysés durant l’année 2016, 23 500 ont été identifiés comme locaux. « En éliminant les sites les plus visités, comme le Musée de l’Ermitage ou le palais d’Hiver, nous avons pu mettre en évidence une quarantaine de lieux populaires parmi les Saint-Pétersbourgeois, mais inconnus des guides touristiques », raconte Ksenia Mukhina, originaire de Tomsk, en Sibérie. Ce premier travail a permis de proposer un guide de Saint-Pétersbourg pour les touristes qui ne veulent pas faire les touristes.
Cheminement idéal
Pour les fans de foot, les chercheurs ont d’abord élargi leurs recherches aux onze villes russes hôtes de la Coupe du monde. Ils ont ensuite inclus dans leur guide quelques hauts lieux touristiques parmi les plus appréciés selon les réseaux sociaux ou TripAdvisor. Puis, en supposant les supporteurs de foot sportifs, ils ont calculé le cheminement idéal entre l’ensemble de ces lieux pour tout voir en une seule journée, à pied. Ainsi, les cartes comportent pour chaque ville entre 8 et 14 étapes, pour 4 à 11 km de marche. Bien entendu, pour satisfaire la soif et les grands creux des fervents supporteurs, des cafés et des restaurants pittoresques sont proposés tout au long de ces parcours. Comme cette insolite adresse de Saint-Pétersbourg, fondée en 1958 et restée en l’état depuis, où l’on vient déguster de délicieux pyshkas (des sortes de donuts) en compagnie de chats. « J’ai moi-même découvert ce lieu grâce à ce travail », précise Ksenia, qui entend bien profiter de la Coupe du monde pour évaluer ses circuits et multiplier ses analyses et ses comparaisons entre touristes et locaux.
Et elle n’est pas la seule, dans cet institut de recherche en e-science, à éplucher toutes ces données. D’autres collègues cherchent les meilleurs algorithmes pour analyser automatiquement les contenus des photos et des commentaires postés publiquement sur la Toile. Ce qui permet par exemple de créer une « carte des émotions » de Saint-Pétersbourg. Ou, encore, une carte des consommations de drogues…



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/06/19-3">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Portés par des buts de Griezmann et Varane, les Bleus ont remporté leur quart de finale. Ils affronteront le Brésil ou la Belgique, mardi à Saint-Pétersbourg.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : la France élimine l’Uruguay et file en demi-finales

Portés par des buts de Griezmann et Varane, les Bleus ont remporté leur quart de finale. Ils affronteront le Brésil ou la Belgique, mardi à Saint-Pétersbourg.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 18h57
    |

            Clément Martel








                        



   


Ils ont maté la Celeste. Au terme d’une rencontre maîtrisée face à des coéquipiers de Diego Godin manquant d’inspiration, l’équipe de France de football s’impose (2-0) contre l’Uruguay et se hisse en demi-finales de la Coupe du monde. La sixième de son histoire. Des buts de Varane, en première période et Griezmann, à l’heure de jeu, ont permis aux joueurs de Didier Deschamps de remplir l’objectif qu’ils s’étaient fixé avant l’entame du Mondial. Ils affronteront, mardi à Saint-Pétersbourg (20 heures), le vainqueur de Brésil - Belgique.

        Lire aussi :
         

          Revivez la qualification des Bleus face à l’Uruguay.



Ils anticipaient une rencontre « chiante », selon les mots d’Antoine Griezmann, face à une équipe d’Uruguay à la défense impénétrable (un seul but encaissé en 2018), et à l’attitude intraitable. Et les coéquipiers d’un Hugo Lloris des grands jours – qui a gardé sa cage inviolée – ont été servis. Jamais le quart de finale des Bleus n’a atteint le niveau de jeu proposé lors de France-Argentine, en huitièmes, du fait de défenses resserrées, mais les Français sont sortis vainqueurs de la rencontre sans avoir été vraiment inquiétés par les coéquipiers de Suarez, orphelin de son compère d’attaque, Cavani.
Après une entame pleine de grinta des hommes d’Oscar Tavarez, qui tentaient – quitte à employer le vice parfois – de mettre les Bleus à leur botte, la première période s’équilibrait. Et Lloris s’interposait vaillamment sur une tête de Godin, se projetait à l’horizontale pour boxer la balle alors que Struani traînait dans la surface. Si l’arbitre argentin, Nestor Pitana, tentait de faire respecter l’ordre, il n’était pas prompt à sortir ses cartons face à la multiplication des fautes uruguayennes.
Varane montre la voie aux Bleus
Mais après avoir averti Bentancur, coupable d’un mauvais geste sur Mbappé à 40 mètres de ses cages, la France se procurait sa première grosse occasion. Et en profitait grâce à Varane, premier à jaillir sur le coup franc de Griezmann. La tête décroisait du défenseur du Real Madrid trompait Muslera et mettait les Bleus sur de bons rails (1-0, 40e).

#CM2018 #FRAURU 39è, 0-1 

🇨🇵🇨🇵 BUT FRANCAIS 
⚽⚽ VARANE DE LA TÊTE

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


require(["twitter/widgets"]);

Peu avant la pause, alors que l’Uruguay tentait de revenir immédiatement à la marque après l’ouverture du score, Lloris réalisait son plus bel arrêt du Mondial en détournant in extremis une tête de Caceres.
« On savait que ça allait être un match moins technique, plus dans l’agressivité et le combat. Et aujourd’hui, on a démontré qu’on était là ici aussi », a souligné Paul Pogba au micro de BeIN Sports après la rencontre. En seconde période, les Français ont tenté de prendre le dessus sur une équipe uruguayenne manquant d’inspiration, en l’absence de Cavani, buteur mais également premier défenseur de la Celeste.
Griezmann « l’Uruguayen » enfonce la Celeste
Et c’est Griezmann, vilipendé pour ses absences dans le jeu des Bleus depuis le début de la compétition, qui a trouvé la faille. Le plus uruguayen des Français décochait « une frappe d’Olive et Tom », selon Paul Pogba, de l’extérieur de la surface de réparation. Un tir bloqué par Muslera, mais le gardien uruguayen manquait son arrêt et se faisait lober par la balle (2-0, 60e).

#CM2018 #FRAURU 61è, 2-0 

⚽ BUT DE GRIEZMANN 🇨🇵
😖 QUELLE ERREUR DE MUSLERA 🇺🇾

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


require(["twitter/widgets"]);

Face à ses partenaires de clubs, Godin (également parrain de sa fille) et Jimenez, le meilleur buteur des Bleus du Mondial (3 buts) ne célébrait pas son but.

        Lire aussi :
         

                Coupe du monde 2018 : Antoine Griezmann, l’homme de Montevideo



En toute maîtrise en fin de rencontre, les Français terminaient la rencontre sans se stresser. Didier Deschamps, qui s’était vu fixer l’objectif des demi-finales par la Fédération française de football avant le début de la compétition, remplit sa mission. Au complet – aucun joueur ne sera suspendu – les Bleus aborderont, mardi à Saint-Pétersbourg, leur demi-finale pleins de certitudes. Et aspireront à prolonger leur aventure russe, vingt ans après le titre de leurs glorieux prédécesseurs.

Notre sélection d’articles pour suivre la Coupe du monde 2018
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr sur la Coupe du monde de football en Russie (du 14 juin au 15 juillet) :
Notre « guide suprême » du Mondial : 32 fiches pour connaître les 32 équipesLes Bleus : tous nos articles sur l’équipe de FranceLe calendrier : les horaires et les résultats de tous les matchsLes explications : tout ce qu’il faut savoir sur la VAR, l’assistance vidéo à l’arbitrageFaites vos jeux : pariez sur les 64 matchs et partagez vos pronostics avec vos amisNos conseils : comment regarder la Coupe du monde au travailLe visuel interactif : 10 matchs épiques de la Coupe du mondeUn graphique multimédia pour comparer les forces et faiblesses des 32 équipesLe quiz : êtes-vous (vraiment) prêt pour la Russie ?
Toutes nos vidéos :
L’arbitrage vidéo est-il efficace ?Comment tricher au tirage au sort grâce à une formule mathématiquePourquoi les joueurs de foot simulent-ils autant ?Comment la peur du ridicule explique la plupart des penalties ratésPourquoi le football est-il un sport si imprévisible ?





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/06/19-4">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Qui des Brésiliens, impressionants de maîtrise jusqu’ici, et des Belges, qui ont arraché leur qualification à la dernière seconde, passeront en demi-finale ? Début de réponse à 20 heures.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ 
<article-nb="2018/07/06/19-5">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Alors qu’au moins deux mille supporteurs français ont fait le déplacement à Nijni Novgorod, quelle est la position des ultras des différents clubs français par rapport à la sélection nationale ?
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ 
<article-nb="2018/07/06/19-6">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Les Français se sont imposés (2-0) face aux Uruguayens, grâce à des buts de Varane et Griezmann. Ils affronteront mardi la Belgique ou le Brésil, qui jouent à 20 heures.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ 
<article-nb="2018/07/06/19-7">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ « Le Monde » révèle les points clés de la défense du coureur britannique, qui ne lève pas les interrogations sur la volte-face de l’Agence mondiale antidopage.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Tour de France 2018 : comment Christopher Froome est passé entre les mailles du filet

« Le Monde » révèle les points clés de la défense du coureur britannique, qui ne lève pas les interrogations sur la volte-face de l’Agence mondiale antidopage.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 12h24
    |

            Clément Guillou (La Roche-sur-Yon, envoyé spécial)








                        



   


Si Christopher Froome attendait des marques de compassion de la part de ses adversaires, après être sorti de ce qu’il a décrit comme un long cauchemar de neuf mois, « le plus grand défi de [sa] carrière », il a dû être déçu en lisant les comptes-rendus de leurs conférences de presse, données un peu partout en Vendée depuis le mercredi 4 juillet.
L’heure semble davantage, pour le moment, à la colère dirigée contre le code mondial antidopage, bafoué par son propre régulateur, l’Agence mondiale antidopage (AMA), dans sa décision sur le contrôle anormal de Christopher Froome. Alors que la seule solution proposée par le code pour échapper à une sanction était de pratiquer une étude pharmacocinétique, le Britannique a été blanchi sans participer à une telle étude.

        Lire aussi :
         

                Christopher Froome blanchi par l’autorité mondiale du cyclisme



« Je n’ai plus de doute, je ne crois plus en l’AMA », a pesté Marc Madiot, manager de l’équipe Groupama-FDJ. Romain Bardet, de son côté, a regretté le peu d’éléments à disposition du public, « la permissivité de certains règlements » et, de manière générale, « une grande opacité ». Si le docteur Olivier Rabin, directeur scientifique de l’instance régulatrice de la lutte antidopage, a globalement justifié la décision dans de nombreuses interviews, un grand flou demeure sur les arguments qui ont pu convaincre les experts. Qu’est-ce qui a fait céder l’AMA, qui se disait pourtant convaincue de la solidité de sa règle et l’avait d’ailleurs défendue avec succès devant le Tribunal arbitral du sport à plusieurs reprises ?
Pas de « scénario de dopage »
Seule la publication de l’argumentaire fourni par l’AMA à l’Union cycliste internationale (UCI) permettrait de le savoir. Mais depuis son communiqué innocentant Christopher Froome, le président de l’UCI, David Lappartient, s’est fait remarquablement discret, n’apparaissant que dans une vidéo tournée par son service de communication. Selon les informations du Monde, trois éléments principaux ont joué en faveur de l’athlète.
En reconstituant l’évolution des concentrations de salbutamol dans l’urine de Froome tout au long du Tour d’Espagne, les scientifiques à son service ont constaté que la concentration dans l’urine correspondait rarement à sa prise de salbutamol après l’étape. Notamment la veille de son contrôle anormal, lorsque sa concentration de salbutamol était proche de zéro alors qu’il venait de prendre 10 bouffées de Ventoline pour calmer une crise d’asthme. C’est le lendemain qu’il aurait rejeté, d’un seul coup, tout le salbutamol emmagasiné dans son organisme.

        Lire aussi :
         

                Dopage : la trop lente avancée du cas Christopher Froome



Ensuite, le témoignage du chercheur australien Kenneth Fitch a pesé lourd : après avoir contribué à fixer le seuil limite du salbutamol, il a affirmé que cette règle n’était pas valable pour les athlètes effectuant des efforts répétés.
Enfin, la Sky a affirmé qu’il n’y avait pas de « scénario de dopage » au salbutamol plausible qui corresponde à la situation. La question, en effet, taraudait tous les experts de l’antidopage, qui peinaient à comprendre pourquoi Chris Froome se serait aventuré à prendre du salbutamol en cachets en plein Tour d’Espagne, sur un seul jour, en sachant qu’il serait contrôlé le soir même.
Déconstruire l’image de la Sky
Ces trois éléments clés de la synthèse de défense scientifique – un dossier gros d’environ 160 pages selon nos informations – ont emporté la décision. Jusqu’alors, l’équipe britannique renâcle à publier ce document, alors que Christopher Froome avait, dans un premier temps, assuré que toutes les données de sa défense seraient mises sur la place publique dans l’espoir que les gens « comprennent sa décision de continuer à courir ».
Là encore, le manager du Team Sky, Dave Brailsford, a rejeté la responsabilité de la publication sur les deux institutions. « Il n’y a pas un document en tant que tel qui puisse être publié. Il y a plusieurs éléments différents, dont certains seront mis sur la place publique », s’est hasardé le Gallois en conférence de presse, mercredi 4 juillet.
D’ores et déjà, le Team Sky s’essaye à réécrire l’histoire de ce contrôle anormal en évoquant un « résultat d’analyse anormal présumé », une notion qui n’existe pas (Froome a bien rendu un résultat d’analyse anormal, qui ne s’est pas transformé en infraction), ou en contestant que la concentration de salbutamol ait été deux fois supérieure à la limite autorisée. L’équipe Sky assure en effet que la concentration de salbutamol était supérieure de seulement 19 % à la limite. Une affirmation erronée, pour deux raisons : d’abord, Sky applique dans ce cas la correction de la gravité spécifique, ramenant ainsi les 2 000 nanogrammes (ng) par millilitre de Christopher Froome à 1 429 ng, alors que cette règle n’était pas en vigueur au moment du contrôle anormal. Ensuite, elle fixe la limite autorisée à 1 200 ng, alors qu’il s’agit en réalité de la zone de tolérance : la limite, en réalité, est bien fixée à 1 000 ng par millilitre.
L’équipe s’emploie aussi à démentir le chiffre, publié au printemps par le quotidien italien La Stampa, d’une défense coûtant 7 millions d’euros. En réalité, la note serait bien à sept chiffres, mais nettement inférieure à 2 millions d’euros. Une façon pour elle de déconstruire l’image, fortement ancrée dans le peloton, d’une équipe dont le succès tient beaucoup à sa force de frappe financière.

        Lire aussi :
         

                Tour de France 2018 : en Vendée, une bronca pour Christopher Froome






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/06/19-8">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ A l’image de Ronaldo, Ronaldinho et Felipe Melo, les anciens de la Selaçao s’engagent en politique dans des partis conservateurs ou populistes.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : le football brésilien attaque sur l’aile droite

A l’image de Ronaldo, Ronaldinho et Felipe Melo, les anciens de la Selaçao s’engagent en politique dans des partis conservateurs ou populistes.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 15h35
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



   


Lors de son affiliation au Parti républicain brésilien (PRB), ultraconservateur, il n’a été question que de football. Le 20 mars dernier, ému et flatté d’accueillir une ex-star internationale du ballon rond, le sénateur Eduardo Lopes, à la tête du parti que l’on décrit comme le bras politique de l’Eglise universelle du royaume de Dieu (évangélique) , s’est souvenu de ce but de la Coupe du monde 2002 face à l’Angleterre : « Pour l’amour de Dieu. C’était notre seule chance, et quel but ! »
On n’a jamais su quelles idées politiques, quelles convictions, quels projets pour le pays et la société brésilienne Ronaldo de Assis Moreira, dit Ronaldinho Gaucho, défendrait lors de sa campagne pour rafler un poste de député ou de sénateur – il hésite encore – dans l’Etat du Minas Gerais, en octobre prochain. Les mauvaises langues diront que le Ballon d’or 2005 n’en a guère, et qu’il n’a quà se contenter de faire fructifier ses intérêts, téléguidé par son frère manager, Roberto Assis.
Le public reste pourtant sonné. Six mois plus tôt, la rumeur disait l’ancien du PSG prêt à s’allier au parti du candidat d’extrême droite à la présidentielle, Jair Bolsonaro. Un homme connu pour ses propos homophobes, sa défense insistante de la peine de mort et sa nostalgie de la dictature militaire (1964-1985) et de ses tortionnaires. En appui, une photo de « Ronnie » serrant contre lui l’ouvrage Jair Bolsonaro, mito ou verdade (« Jair Bolsonaro, mythe ou vérité », Altadena, 2017, non traduit).
« Je suis Bolsonaro »
« Les fans de foot ont été surpris, car Ronadinho Gaucho n’avait jusqu’ici jamais pris de position politique. Sur le terrain, c’était un génie et son style n’a jamais laissé transparaître quelque chose de violent ou de réactionnaire qui puisse le relier à l’extrême droite. Ronaldino est un bon vivant, quelqu’un de très libre », souligne Euan Marshall, journaliste et co-auteur de A to Zico, an alphabet of brazilian football (« De A à Zico, un alphabet du football brésilien », Mauricio Savarese, 2014, non traduit).
La planète foot a été moins choquée par le ralliement au même Jair Bolsonaro de Felipe Melo, milieu défensif du club de Palmeiras de Sao Paulo. Connu pour son style direct et ses cartons jaunes, le joueur a posté sur les réseaux sociaux, en mai 2017, un véritable hommage au candidat d’extrême droite : « Je peux vous dire un petit truc ? Que Dieu bénisse tous les travailleurs et stop aux bons à rien. Bolsonaro contre eux », clame-t-il entre deux déclarations du type « Je suis Bolsonaro ».
Quelques jours plus tard, Jadson Rodrigues da Silva, milieu de terrain du club des Corinthians de Sao Paulo, se range à ses côtés, affirmant au site UOL : « La politique n’a plus de crédibilité. J’ai déjà vu quelques interviews de Bolsonaro, il a l’air d’un type correct. S’il est candidat à la présidence, je voterai pour lui, car il défend les valeurs de la famille. Et ça, c’est fondamental. »
Avant eux, Ronaldo Nazário, dit « Ronaldo Fenoméno », s’est impliqué, dès 2014, dans la campagne d’Aecio Neves, adversaire de la candidate de gauche pour le Parti des travailleurs, Dilma Rousseff. Une posture aussi défendue par Neymar peu avant le second tour du scrutin, affirmant dans une vidéo : « Mon vote est pour Aecio. »
Quand Socrates incarnait la démocratie
Le football brésilien pencherait-il irrémédiablement à droite ? Hormis l’ancienne star de l’Olympique Lyonnais Juninho Pernambucano, très engagé à gauche, rare sont les vedettes du foot à défendre des idéaux socialistes. Etrange dans un pays encore marqué par le poing levé de Socrates, brillant milieu de terrain dans les années 1980, docteur et frère aîné de Raï, mais surtout légende du foot brésilien à l’origine de la « democacia corinthiana », (« la démocratie corinthiane« ), expérience d’autogestion au sein du club des Corinthians qui incarnera un mouvement d’opposition à la junte militaire au pouvoir. Etonnant aussi dans un pays où les joueurs, qui se considéraient, dans les années 1970, comme des travailleurs, montaient au créneau pour défendre leurs droits afin d’obtenir la création du « passe livre » ou de la « loi Pelé », visant à protéger les joueurs lors des transferts de club.

« La dictature s’est aussi servi du foot comme d’un outil de propagande », tempère Lucio de Castro, auteur de Memorias do chumbo (« Mémoire des années de plomb »), série documentaire sur le foot et la dictature en Amérique latine. Et si une poignée d’idéalistes ont marqué l’histoire du foot brésilien, l’expert rappelle la passivité de la majorité, notamment celle d’Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé, envers le régime.
Reste qu’au XXIe siècle, le football brésilien semble avoir pris un virage très droitier. « Les joueurs ne sont plus des travailleurs, mais des patrons. Ils appartiennent à l’élite. Et l’élite, au Brésil, est extrêmement conservatrice », souligne Euan Marshall, rappelant que les origines souvent humbles de ces joueurs devenus millionnaires sont gommées dès l’adolescence par la fréquentation du milieu professionnel.

        Lire aussi :
         

                Neymar senior : mon fils, ma bataille, mes contrats



« Les joueurs sont aujourd’hui rares à parler politique. Mais ceux qui le font sont à l’image du reste de société brésilienne », ajoute Marco Antonio Carvalho Teixeira, professeur de science politique à la fondation Getulio-Vargas de Sao Paulo. Et dans un Brésil où les scandales de corruption entachent les partis traditionnels, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui se veut être une version tropicale de Donald Trump, est, à ce jour, en tête des sondages.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/06/19-9">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Contrairement à un championnat de foot ou de basket, les spectateurs ne payent pas leurs places. L’événement vit donc grâce au financement des villes étapes, aux sponsors et, surtout, aux droits de diffusion.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Tour de France, un business qui roule

Contrairement à un championnat de foot ou de basket, les spectateurs ne payent pas leurs places. L’événement vit donc grâce au financement des villes étapes, aux sponsors et, surtout, aux droits de diffusion.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 11h35
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


Pour le monde du cycle, c’est une exposition unique au monde. Le Tour de France est le grand événement qui fédère le monde de la petite reine tous les mois de juillet depuis 1903… Et c’est un modèle unique, car l’événement, contrairement à un championnat du monde ou un grand tournoi de hand ou de basket, ne peut faire payer directement les douze millions de spectateurs qui viennent se masser le long des 3 000 kilomètres de route.
Amaury Sport Organisation (ASO), qui gère le Tour de France, doit tout de même dégager un chiffre d’affaires estimé à quelque 150 millions d’euros pour faire tourner cette énorme machine à travers l’Hexagone. « Si les spectateurs ne paient pas directement, il y a de fait une billetterie indirecte, explique Lionel Maltese, professeur de management sportif à l’université Aix-Marseille. Ce sont les villes étapes qui financent ASO pour accueillir la caravane du tour. Les tarifs évoluent selon le type de prestation, mais cela peut dépasser 100 000 euros. »
Mieux, une grande part des coûts cachés de l’organisation, comme un grand nombre d’installations techniques, est en grande partie à la charge de ces mêmes collectivités, précise le chercheur. Mais le génie d’ASO, c’est d’avoir permis aux marques privées de réaliser leur promotion sans entraves dans l’espace public, une chose autrement quasiment impossible.
3,5 milliards de téléspectateurs
En gros, le tiers des revenus du Tour proviennent des sponsors principaux, comme Skoda, Vittel ou LCL. La marque automobile fait ainsi un chèque d’environ 3,5 millions d’euros pour doter le Tour de ses véhicules et pour le maillot vert du meilleur sprinteur. « Ce n’est pas cher payé pour l’exposition médiatique qu’il gagne, résume le chercheur. Et, tant que cela est amorti par ses ventes de véhicules dans l’Hexagone, il n’a pas trop de raison d’arrêter. » 
Le Tour tire également ses revenus de la caravane publicitaire, qui accueille une quarantaine de marques chaque année. « C’est du marketing de terrain très populaire, très bien vu, car cela rythme à merveille l’attente des spectateurs, qui auront le droit de voir quelques secondes les coureurs », poursuit M. Maltese.
D’autres marques préfèrent investir dans une équipe, afin de se faire une place sur le Tour, mais cela coûte au minimum de 8 à 10 millions d’euros par an pour espérer jouer un rôle important. « Et puis, il faut savoir raconter une histoire et fédérer un public, notamment par le biais du numérique. La FDJ ou AG2R y arrivent plutôt bien », résume le chercheur.
« Les cyclistes sont un peu les laissés-pour-compte »
La moitié des ressources de l’événement proviennent des droits de diffusion. Ainsi, France Télévisions signe un chèque de près de 25 millions d’euros par an, tandis que l’ensemble des télévisions du monde entier achètent également les droits, car le Tour est diffusé dans 190 pays, auprès de 3,5 milliards de téléspectateurs, selon ASO. « Quand les Allemands et les Américains jouent les premiers rôles, les droits télévisuels augmentent fortement », relève M. Maltese.
Reste un bémol, si l’organisateur, les chaînes et les marques s’y retrouvent, les cyclistes ne bénéficient pas autant des revenus… « Alors que, dans le foot, les joueurs sont intéressés à hauteur de 45 % des revenus d’une compétition, que les tennismen peuvent espérer un prize money à hauteur de près de 20 % des revenus d’un tournoi du Grand Chelem, les cyclistes sont un peu les laissés-pour-compte », conclut M. Maltese.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/06/19-10">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ La révolution des usages en faveur d’une mobilité moins polluante, couplée à l’essor des vélos à assistance électrique, entraîne la renaissance d’une industrie de la bicyclette en France.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La bonne échappée de l’industrie française du cycle

La révolution des usages en faveur d’une mobilité moins polluante, couplée à l’essor des vélos à assistance électrique, entraîne la renaissance d’une industrie de la bicyclette en France.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 11h19
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

C’est l’effervescence ! Alors que les 176 coureurs du Tour de France devraient s’élancer samedi 7 juillet de Noirmoutiers pour trois semaines consacrées à la petite reine, la bécane n’a jamais eu autant la cote en France et en Europe. « Nous sommes entrés dans une véritable transition écomobile, relève François Héran, l’économiste spécialiste du deux-roues. Depuis vingt-cinq ans, la part du vélo n’a cessé de se renforcer dans les déplacements. »
Progressivement, renchérit Virgile Caillet, de l’Union sport & cycles, « les Français ont retrouvé l’utilité de la bicyclette. Si le développement du vélo s’est appuyé depuis cinquante ans sur le sport, puis l’usage de loisir, notamment avec l’essor du VTT, désormais, il retrouve ce côté utilitaire qu’il avait toute la première partie du XXe siècle. Et l’essor des e-bikes accentue cet élan ».
A la fois bénéfique à la santé de citadins de plus en plus sédentaires, et non polluant, le bon vieux biclou a regagné ses lettres de noblesse avec le phénomène des vélos en libre-service. « On peut dater au lancement du Vélo’v à Lyon, en 2005, et du Vélib’à Paris, en 2007, le retour de l’appétence pour la bicyclette en ville, confirme Jérôme Valentin, le patron de Cycleurop (Gitanes, Peugeot, etc.). A partir de cette date, les achats ont rebondi de manière très importante. »
2 milliards d’euros de chiffre d’affaires
En 2017, les ventes ont ainsi atteint 2,78 millions d’unités, un chiffre moyen en termes de volume, avec une modeste hausse de 0,2 % sur un an, mais qui a explosé en termes de revenus. Pour la première fois de son histoire, le chiffre d’affaires hexagonal du secteur a dépassé le seuil de 2 milliards d’euros. « Cela s’explique aisément, relève Yves Salaün, le patron de la Manufacture française du cycle, à Machecoul (Loire-Atlantique), les ventes de vélos à assistance électrique (VAE) ont progressé l’année dernière de 90 % à 255 000...




                        

                        


<article-nb="2018/07/06/19-11">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Notre chroniqueuse s’étonne que des noms français soient toujours mal prononcés, y compris par certains commentateurs sportifs.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤         

Chronique

Kylian Mbappé, N’Golo Kanté… Vous n’aurez plus d’excuses si vous prononcez mal leurs noms

Notre chroniqueuse s’étonne que des noms français soient toujours mal prononcés, y compris par certains commentateurs sportifs.

Par                                            Sarah-Jane Fouda (Chroniqueuse Le Monde Afrique)




LE MONDE
              datetime="2018-07-06T11:16:41+02:00"

        Le 06.07.2018 à 11h16

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-07-06T15:30:59+02:00"

        Mis à jour le 06.07.2018 à 15h30






    
Les joueurs Kylian Mbappé, N’Golo Kanté et leurs coéquipiers avant le match France-Danemark, le 26 juin 2018 à Moscou.
Crédits : GLEB GARANICH / REUTERS


Chronique. Quel est le point commun entre Siri, l’assistant personnel vocal d’Apple, et les commentateurs sportifs ? Ils prononcent mal certains prénoms et patronymes. S’agissant de Siri, le problème a été médiatisé par Barbra Streisand dans une interview à la radio publique américaine NPR, en 2016. Agacée par son téléphone qui s’obstinait à prononcer comme un « z » le deuxième « s » de son nom, la chanteuse a raconté avoir « personnellement appelé le patron d’Apple » pour faire corriger l’erreur. Les différentes mises à jour du logiciel vocal ont depuis résolu le dysfonctionnement.

        Lire aussi :
         

                « Kylian Mbappé, l’enfant de Bondy qui renvoie Finkielkraut et Zemmour dans leurs buts »



Etonnamment, s’agissant des noms des joueurs de l’équipe de France et des commentateurs français le « bug », pour reprendre la terminologie informatique, reste insoluble. La Coupe du monde, au Brésil, avait pourtant soulevé beaucoup d’espoirs. Après avoir longtemps dit « Antoine Grisemanne » ou « Grèzemanne », les langues fourchantes du foot mettaient enfin l’accent là où il fallait : « Grièzemanne ». Comme Barbra, Antoine tenait à son nom et l’avait fait savoir par l’entremise du chef de presse de l’équipe de France, Philippe Tournon.
Bonnet d’âne
Les mises à jour successives effectuées par le petit guide de prononciation de l’UEFA, pensa-t-on, accéléreraient la progression. En effet, depuis 2016, à chaque grande compétition commentateurs et fans apprennent à se familiariser avec les consonances étrangères de noms, tels que Gonzalo Higuaín, Luka Modric ou Ivan Rakitic. Malgré la rectification de 2014 et les leçons de phonétique de l’UEFA, les commentateurs sportifs français continuent lors de cette édition en Russie à écorcher des patronymes et des prénoms de joueurs de la sélection française. « Kylian Ème-bappé », « Ène-golo Kanté », « Ène-zonzi », entend-t-on ânonner à la télévision comme à la radio. Diantre ! Des Français ne peuvent-ils pas dire correctement des noms français ? Allez encore après cela faire la leçon aux anglophones ou aux hispaniques ! Plus d’un mérite le bonnet d’âne.

        Lire aussi :
         

                Coupe du monde 2018 : Kylian Mbappé a déjà le monde à ses pieds



Cependant, à l’issue du match France-Danemark, N’Golo Kanté a enfin apporté le fin mot de l’histoire. Comment doit-on prononcer son prénom, en prononçant le N (« ène ») ou non ? La question a de quoi faire tressaillir maîtres et maîtresses d’école de France et de Navarre. Le son de la lettre N n’est pas « ène » mais « nnn ». Niveau maternelle, moyenne et grande section. « J’ai grandi en France, on m’a souvent appelé N’Golo, avec “ène”, plutôt que N’Golo, mais ça ne me pose pas de problème particulier, non ce n’est pas un problème », assure le milieu défensif de l’équipe de France.
Le français, une langue de mémoire
Minute papillon. En France, petits et grands ne maîtrisent pas le B. A.-BA de la lecture ? Voilà une révélation qui suffirait à la dégringolade du système d’enseignement français dans le classement PISA. Et dire que la Coupe du monde a lieu quatre mois après « les assises des maternelles » de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation nationale. Rien n’est joué, tout espoir de solutionner ce problème désormais politique est encore permis. Du moins, sur les lettres « M » et « N ». D’abord, un point de culture générale. Entendez que dans Kylian Mbappé, N’Golo Kanté, Steven Nzonzi, toutes choses sonnant africain à l’oreille ne l’est pas. Le français est une langue de mémoire dont la particularité consiste à rester toujours au plus près de la langue d’origine. Ceci étant dit, ces noms que nous lisons représentent les transcriptions de langues africaines en une orthographe phonétique française.

        Lire aussi :
         

                « Non-souchiens ou racisé.e.s : la novlangue des dévots de la race »



Parlons maintenant de la phonétique et de la maîtrise des sons des lettres de l’alphabet. Ce sont les phonèmes ou sons des lettres qui se prononcent et non les noms des lettres. Mise en situation. Pour Mbappé : prononcer le phonème/m/puis la suite des syllabes, soit bap et pé. L’on entend Mbappé avec un/m/long comme un « mmm » de méditation. N’Golo Kanté ne se dit donc pas « ène-golo Kanté » pas plus que Steven Nzonzi, « ène-zonzi ». Ce N désolidarisé ou non à l’écrit correspond au son du phonème/n/. Dès lors, le son « nnn » précédera toujours les syllabes go et lo pour N’Golo, les syllabes zon et zi pour Nzonzi. Plus d’excuses en prononçant mal ces noms-là, d’autant que Siri semble y parvenir. La ministre des sports, Laura Flessel, devra-t-elle à son tour lancer un guide de prononciation des noms des sportifs français ? Espérons que l’éducation nationale lui vienne en aide, en intensifiant le cours de rattrapage sur les autres lettres de l’alphabet. A plus d’un titre, la Coupe du monde 2018 peut être au service de la France.
Sarah-Jane Fouda est consultante en communication, spécialiste du discours et de l’argumentation. Elle enseigne la logique informelle à l’Université Paris-III Sorbonne-Nouvelle.


<article-nb="2018/07/06/19-12">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ « Roulette russe », épisode 22. Aujourd’hui, l’auteur Eddy Fleck explique pourquoi cette équipe de France, sans polémique ni aspérité, l’exaspère.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : pourquoi cette équipe de France ne me fait pas rêver

« Roulette russe », épisode 22. Aujourd’hui, l’auteur Eddy Fleck explique pourquoi cette équipe de France, sans polémique ni aspérité, l’exaspère.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 13h06
   





                        


Chaque jour durant la Coupe du monde, Eddy Fleck et Maxime Mianat analysent la compétition à leur façon. Attention : cette chronique peut contenir du second degré.

   


Cette semaine, Adil Rami s’est présenté en conférence de presse dans la bonne humeur, se laissant aller à quelques blagues efficaces pour faire rire l’assemblée. Blaise Matuidi a pris le relais, répondant parfaitement aux questions en évitant les pièges à polémiques. L’exercice est maîtrisé. L’image de l’équipe de France a rarement été aussi bonne et je ne me suis jamais autant emmerdé.
Les aînés avaient su pimenter les dernières aventures des Bleus en refusant de descendre d’un bus ou en décochant une droite à un journaliste. La belle époque. Il y avait de quoi faire des unes de journaux télévisés, les débats étaient riches et animés. Cette bonne atmosphère sans affaire de prostituée ou de cocaïne me stresse. Rien ne dépasse, tout roule. Paul Pogba réalise de bonnes performances alors que nous nous étions tous mis d’accord pour le détester. Lorsque l’équipe de France se présente face à l’Argentine, elle n’a pas d’autre choix que de gagner. Et elle gagne. Alors oui, j’ai pris du plaisir à regarder ce huitième de finale mais cela a duré une heure et demie.

        Lire aussi :
         

                France-Uruguay : revivez la qualification des Bleus pour les demi-finales de la Coupe du monde 2018



Aucune sextape
De quoi parlons-nous autour des matchs ? Aucune sextape ne fuite, aucun joueur n’a eu le courage de se doper. En 2010, la sélection de Raymond Domenech nous proposait la rencontre et savait assurer l’animation avec un service après-vente de qualité. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Monsieur Deschamps, pensez-vous à tous ces politiques qui n’ont rien à se mettre sous la dent parce que vous avez su créer un groupe qui ne fait pas de vagues ? Vous n’êtes qu’un égoïste.
Cet après-midi, les Bleus iront gentiment défier l’Uruguay, dans leur gentil bus avec leur gentil chauffeur. Ils vont certainement écouter attentivement la causerie de leur sélectionneur et l’applaudir parce qu’il est génial. Il y a des chances même qu’ils s’imposent et qu’ils se qualifient pour le dernier carré de cette compétition. Vous me dégoûtez. Sortez-moi de là et rendez-moi mon équipe de France.
Eddy Fleck

Les épisodes précédents de « Roulette russe »
Episode 1 : comment concilier Coupe du monde et vie de famille
Episode 2 : pourquoi il ne faut pas critiquer l’équipe de France
Episode 3 : pourquoi on ne sait pas encore si Griezmann pourra jouer contre l’Australie
Episode 4 : pourquoi le drapeau du Brésil n’est pas ce que vous croyez
Episode 5 : pourquoi les Anglais n’ont en réalité pas inventé le football
Episode 6 : pourquoi Pologne-Sénégal est un authentique derby
Episode 7 : pourquoi la Coupe du monde est un cauchemar pour les autres sportifs
Episode 8: pourquoi France-Pérou n’aura pas lieu
Episode 9 : pourquoi il y a toujours un drapeau algérien dans un stade
Episode 10 : pourquoi l’Antarctique est le grand absent du tournoi
Episode 11 : pourquoi il n’est pas raisonnable d’aimer à la fois Lionel Messi et Cristiano Ronaldo
Episode 12 : pourquoi on peut suivre la Coupe du monde sans aimer le foot 
Episode 13 : pourquoi le dopage n’existe pas dans le football
Episode 14 : pourquoi 0-0 est le score parfait
Episode 15 : pourquoi le match Panama-Tunisie sera l’événement du soir
Episode 16 : pourquoi j’ai renoncé à la nationalité française durant la Coupe du monde
Episode 17 : comment échapper à un mariage le jour de France-Argentine ?
Episode 18: pourquoi les statistiques sont indispensables au football
Episode 19 : pourquoi les joueurs brésiliens choisissent-ils leur nom de famille ?
Episode 20 : comment expliquer la Coupe du monde à son enfant
Episode 21 : comment briller en société en parlant football ?
Episode 22 : pourquoi il faut croire en Dieu avant France - Uruguay





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/06/19-13">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ 4/7. « Le Monde » vous fait revivre l’épopée victorieuse des Bleus à la Coupe du monde 1998, à travers un des acteurs des rencontres. Le 3 juillet, la France élimine l’Italie aux tirs au but en quarts de finale, malgré la présence du spécialiste : Gianluigi Pagliuca.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

France 1998 : Gianluigi Pagliuca, le spécialiste qui n’a pas suffi

4/7. « Le Monde » vous fait revivre l’épopée victorieuse des Bleus à la Coupe du monde 1998, à travers un des acteurs des rencontres. Le 3 juillet, la France élimine l’Italie aux tirs au but en quarts de finale, malgré la présence du spécialiste : Gianluigi Pagliuca.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 10h33
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


On peut être un gardien spécialiste des penaltys, détenir le record en Série A de ces arrêts si particuliers, 24 très exactement, et avoir perdu deux fois en Coupe du monde lors d’une séance de tirs au but. En seulement 38 sélections avec la Nazionale, Gianluca Pagliuca a eu le temps d’être finaliste du Mondial 1994, défait par le Brésil, et quart-de-finaliste du Mondial 1998, sorti par la France.
A chaque fois, le portier italien a stoppé une tentative adverse durant l’épreuve fatidique : celle du Brésilien Marcio Santos au Rose Bowl de Pasadena et celle de Bixente Lizarazu au Stade de France à Saint-Denis. Mais à chaque fois, cela n’a pas suffi à faire de lui un champion du monde ou à éliminer le pays organisateur de sa propre Coupe du monde.
« C’est très frustrant. En 2006, Buffon [Gianluigi] n’en a pas détourné un seul et l’Italie a été victorieuse [la tentative du Français David Trezeguet a heurté la barre]. Je fais souvent un rêve de la finale face au Brésil. Je suis passé à un penalty d’être champion du monde », livre celui qui a aussi été le premier gardien expulsé lors d’un Mondial en poules face à la Norvège en 1994.
Exilé de longues années à la Sampdoria de Gênes (1986 à 1994) et à l’Inter Milan (1994 à 1999), Pagliuca a également joué sept ans au sein du club de sa ville (1999 à 2006), le Bologna FC, où il a été formé. Champion d’Italie en 1991, finaliste de la Ligue des champions en 1992 et vainqueur d’une Coupe de l’UEFA en 1998, le Bolonais reste, malgré tout ses titres décrochés sous d’autres cieux, très attaché à son club formateur, sa « casa mia ». Depuis 2016, il s’occupe d’ailleurs des gardiens de la primavera (la « réserve »).

   


L’occasion de Baggio
La longue silhouette de 1,90 m s’est à peine charpentée, les tempes déjà légèrement grisonnantes sont devenues poivre et sel, mais le look a traversé les années. Les côtés coupés courts, la masse de cheveux sur le dessus est impeccablement en place et retombe à gauche, comme son plongeon du 3 juillet 1998 qui le vit effleurer sans succès le penalty de Thierry Henry, quatrième tireur tricolore. En bon père et en bon fils, il a tatoué le prénom de sa progéniture sur le bras droit et le signe de sa mère sur la poitrine. A l’épaule, son signe astrologique, Sagittaire, est représenté. Enfin, son bras droit découvre une autre passion, l’emblème du Virtus, célèbre club de basket de la ville.
De sa voix rauque semblable aux plus grands chanteurs italiens, à la Paolo Conte, à ne pas confondre avec Paolo Rossi ou Antonio Conte, le cinquantenaire a bien failli n’être qu’un spectateur de cette Coupe du monde 1998. Son destin bascule une semaine avant le début du tournoi. Lorsqu’Angelo Peruzzi, le titulaire, se blesse, il entre alors en scène et sa doublure devient Gianluigi Buffon, jeune gardien d’à peine 20 ans.
Gianluca Pagliuca n’a rien oublié des presque 700 matchs qu’il a joués dans sa longue carrière. Ce fameux quart de finale face aux Bleus ne fait bien sûr pas exception : « Ma tête est un ordinateur. Je me souviens de toutes mes parties de Serie A ou avec la sélection. » En première période, la Nazionale souffre de la pression imposée par la France. « On était très bas dans notre moitié de terrain. Au cours du match, j’ai fait trois arrêts significatifs : un sur Zidane, un sur Petit, un sur Djorkaeff. »
En deuxième mi-temps, son équipe d’Italie se montre plus dangereuse, jusqu’à cette occasion en or lors de la prolongation lorsque Roberto Baggio manque la balle de la qualification. « C’est un tournant. Ce but nous aurait envoyés en demi-finale. Le tir est passé de quelques centimètres à côté… »
Avant la rencontre, la presse transalpine avait forcément insisté sur le nombre de joueurs tricolores qui évoluaient alors au sein des meilleures équipes du calcio : notamment Didier Deschamps et Zinédine Zidane à la Juventus Turin ou encore Lilian Thuram à Parme. Le Corriere dello Sport écrivait : « Nous avons enfanté des monstres. »

Quand Djorkaeff se désiste
Coéquipier et voisin de Youri Djorkaeff à l’Inter Milan, Gianluca Pagliuca n’en fait, lui, pas une maladie. « Oui, c’était en quelque sorte comme affronter une sélection de la Serie A mais ce n’était pas forcément un avantage ni un désavantage. De toute façon, à ce niveau, tous les joueurs évoluent dans des grands championnats et sont connus. » A l’inverse du « Snake », pourtant spécialiste des penaltys, qui refusa ce jour-là de se présenter face à sa bête noire dans cet exercice à l’entraînement. « Je pensais que c’était un choix d’Aimé Jacquet. Je ne savais pas. Je vais appeler Youri », plaisante-t-il.
Loin des gesticulations de certains gardiens sur leur ligne de but, Gianluca Pagliuca avait sa méthode, toute en sobriété et basée sur l’instinct. Il abhorrait les instructions données par ses coéquipiers, allant jusqu’à prendre le contre-pied de leurs conseils : « Chacun son rôle. Moi j’étais le gardien. Je regardais le tireur dans les yeux, j’observais la position du corps et je suivais mon instinct. » 
Le 3 juillet 1998, juste avant la séance, Gianluigi Buffon est venu discuter avec lui. « C’était des encouragements, pour faire retomber la pression. Buffon était alors un jeune gardien, sans expérience internationale. » En spécialiste, Pagliuca avait grande confiance en ses capacités : « J’étais quasiment sûr d’en arrêter au moins un. C’est important de savoir ça pour tes tireurs. Il ne restait plus qu’à espérer qu’ils soient efficaces. »
Après les échecs du Français Bixente Lizarazu et de l’Italien Demetrio Albertini, aucun autre joueur ne tremble. Quand Laurent Blanc, en cinquième position, inscrit le quatrième tir pour la France, Luigi Di Biaggio n’a plus le droit à l’erreur. A quelques mètres de là, à côté des cages, le gardien passe du rôle d’acteur principal à spectateur impuissant : « J’ai senti qu’il pouvait le manquer. » 
Le tir puissant, trop peut-être, s’écrase sur le barre. C’en est fini des rêves de Coupe du monde de l’Italie et de Gianluigi Pagliuca, qui vient de porter sans le savoir pour la dernière fois le maillot de la sélection. Une page se tourne. Après l’intérim réussi de Francesco Toldo à l’Euro 2000, le long règne de Gianluigi Buffon peut commencer.

On refait France 98
Episode 1: Pierre Issa, le Bafana bafoué
Episode 2 : Zidane, l’expulsion qui aurait pu tout changer
Episode 3 : Bernard Lama, le sens du collectif et du sacrifice
Episode 4 : Chilavert, la terreur des Bleus





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/06/19-14">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ La ville de l’écrivain Maxime Gorki, fermée pendant des décennies après guerre, accueille les Bleus vendredi 6 juillet. A la confluence de la Volga et de l’Oka, elle possède un riche passé commercial.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

A la découverte de Nijni Novgorod, la ville où la France joue son quart de finale

La ville de l’écrivain Maxime Gorki, fermée pendant des décennies après guerre, accueille les Bleus vendredi 6 juillet. A la confluence de la Volga et de l’Oka, elle possède un riche passé commercial.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 13h06
    |

            Anthony Hernandez (envoyé spécial à Nijni Novgorod)








                        


La campagne de Russie des Bleus s’apprête à offrir une quatrième ville étape à ses fidèles supporteurs. Après Kazan, Iekaterinbourg et Moscou, l’équipe de France joue vendredi son quart de finale, le deuxième consécutif en Coupe du monde, à Nijni Novgorod. L’adversaire uruguayen connaît déjà bien le coin, puisque son camp de base est situé sur l’autre rive de la Volga, dans la ville frontalière de Gor.
Avec 1 250 000 habitants, Nijni Novgorod est la cinquième ville de Russie, derrière Moscou, Saint-Pétersbourg, Novossibirsk et Iekaterinbourg. Elle a été fondée en 1221 par le prince Vladimir, et son nom signifie littéralement « nouvelle ville du bas », qu’il faut interpréter comme la nouvelle ville sur les terres de la basse Volga, puisque à sa fondation elle était la dernière ville russe aux abords du fleuve. Entre 1932 et 1990, l’endroit a été rebaptisé « Gorki », en l’honneur du célèbre écrivain soviétique Maxime Gorki, enfant du pays, qui n’a pas vraiment eu son mot à dire.

        Lire aussi :
         

                France-Uruguay : revivez la qualification des Bleus pour les demi-finales de la Coupe du monde 2018




   


Il y a deux parties distinctes à Nijni Novgorod : la ville haute constituée du centre historique et de ses nombreuses maisons en bois encore habitées, fortifiée grâce notamment à la construction du Kremlin local et la ville basse, plus industrielle et récente. Consul de France, qui travaille dans l’édition et dirige désormais le journal municipal, Sergueï Avdeev nous sert de guide le temps d’une promenade dans sa cité natale. « Nijni Novgorod a longtemps été une ville fermée. Personne de l’extérieur ne pouvait s’y rendre, surtout les étrangers. Il y avait beaucoup d’industries sensibles de défense… », se souvient-il. Cette période durera de 1959 à 1991. Entre 1980 et 1986, un dissident célèbre, le scientifique Andreï Sakharov sera aussi assigné à résidence entre les murs de la ville.
La place Menine [Kouzma Minine, le héros national qui permit de libérer Moscou des Polonais], la plus centrale, est accaparée par le barnum de la FIFA, la fan-zone y est installée. Quelques routes aux alentours sont interdites à la circulation. « Tout le monde s’intéresse au football en ce moment, même si notre ville est plus friande de hockey sur glace en temps normal. Cela fait quand même râler quelques habitants que tout soit barré », confie le consul qui a appris le français lorsqu’il habitait à Brazzaville pendant deux ans.

   


La visite se poursuit avec l’un des bâtiments les plus emblématiques. Le Palazzo italien du marchand Roukavichnikov. A l’époque, cette famille, la plus riche, possède plus d’une quarantaine de maisons. La demeure, aujourd’hui transformée en musée, en était le bijou : « Cette famille de millionnaires a engendré quatre sculpteurs parmi ses descendants. Le plus connu est l’un de mes amis, Alexandre dont les grands-parents habitaient encore à Nijni Novgorod. » Très productif, Alexandre Roukavichnikov a, entre autres, réalisé la statue du gladiateur devant le stade du Spartak où se jouent des matchs du Mondial.
Avant sa reconversion industrielle, Nijni Novgorod était une importante ville marchande, idéalement placée sur la route de la soie, si bien qu’on la surnommait le portefeuille de la Russie. L’une des plus importantes foires en Europe. Dans son récit d’aventure, Michel Strogoff, Jules Verne fait passer son héros dans la ville. Arrivé par voie de chemin de fer, il embarque sur « le Caucase » pour relier Permpar la Volga. Une sculpture de ballon dirigeable rend hommage à l’écrivain français sur les hauteurs, située à quelques centaines de mètres de celle de son homologue local, Gorki.

   


L’ouvrage décrit ainsi la foire :
« Nijni Novgorod, qui, en temps ordinaire, ne compte que trente à trente-cinq mille habitants, en renfermait alors plus de trois cent mille, c’est-à-dire que sa population était décuplée. Cet accroissement était dû à la célèbre foire qui se tient dans ses murs pendant une période de trois semaines. C’était un peu en dehors de la ville que se tenait cette foire de Nijni Novgorod, avec laquelle celle de Leipzig elle-même ne saurait rivaliser. »
« Dans ces avenues, le long de ces allées, le soleil étant fort au-dessus de l’horizon, puisque, ce matin-là, il s’était levé avant quatre heures, l’affluence était déjà considérable. Russes, Sibériens, Allemands, Cosaques, Turkomans, Persans, Géorgiens, Grecs, Ottomans, Indous, Chinois, mélange extraordinaire d’Européens et d’Asiatiques, causaient, discutaient, péroraient, trafiquaient. Tout ce qui se vend ou s’achète semblait avoir été entassé sur cette place. »
Point d’orgue de cette tradition commerciale, en 1896, la Foire de Russie est organisée pour la première fois en dehors de la capitale. « L’ingénieur et architecte Vladimir Choukhov, le De Vinci russe, a notamment réalisé pour l’occasion la première tour hyperboloïde au monde qui servait d’antenne radio. La foire a été inaugurée en présence de la famille impériale », explique le consul.

   


Pour descendre sur les quais, la ville a bâti le plus long escalier de Russie. L’escalier a été construit en forme de huit et a été nommé en l’honneur de l’aviateur soviétique Valeri Tchkalov. En 1937, il a réussi le premier vol sans escale à travers le Pôle Nord entre Moscou et Vancouver. « On ne sait pas exactement le nombre de marches. On estime à environ 560. L’une des grandes traditions pour les bacheliers est de se réunir ici après leur examen et d’essayer de les compter. J’ai moi aussi satisfait à cette tradition », raconte Sergueï Avdeev.

   


Le long des quais supérieurs, dont une partie rénovée a été inaugurée seulement le 30 mai 2018, après dix ans de fermeture pour cause d’un procès entre le promoteur et la municipalité, on trouve plusieurs objets symboliques : un vieux rafiot qui a servi sur la Volga et l’Oka pendant la guerre civile et une sculpture d’un artiste hongrois qui représente un cerf, emblème de Nijni.
En face, on aperçoit la cathédrale Saint-Alexandre-Nevski, qui avec ses 87 mètres de hauteur, est la troisième plus haute cathédrale de Russie derrière la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou et la cathédrale Saint-Isaac à Saint-Pétersbourg. Juste à côté est sortie de terre pour le Mondial l’Arena flambant neuve, au niveau de la confluence entre le fleuve, la Volga, et son affluent, l’Oka. Une belle réussite architecturale qui inquiète cependant en ce qui concerne son avenir. Il apparaît un brin surdimensionné pour l’équipe locale de football qui n’est qu’en deuxième division. On parle bien de l’organisation de concerts mais les précédents dans des pays comme l’Afrique du Sud ou le Brésil n’incitent pas à un optimisme béat.

   


Le consul de France se montre pragmatique. Il liste les réalisations qu’il a vu sortir de terre pour cette Coupe du monde : « Un nouvel aéroport, un deuxième pont, la gare et le quai rénovés… C’est quelque chose d’extraordinaire. » Fin juin, Sergueï Avdeev était prêt à accueillir les visiteurs français : « On attend la France. J’espère qu’elle va venir joueur ici. Vous savez après la réouverture de la ville au début des années 1990, l’ambassadeur de France, Pierre Morel, a été le premier à se rendre à Nijni Novgorod… » De là à y voir un bon présage pour l’avenir des Bleus dans cette Coupe du monde.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/06/19-15">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ La ville, qui accueille le quart de finale entre la Russie et la Croatie, samedi 7 juillet, s’est transformée depuis 2014.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Coupe du monde 2018 : la double vie de Sotchi, quatre ans après les JO d’hiver

La ville, qui accueille le quart de finale entre la Russie et la Croatie, samedi 7 juillet, s’est transformée depuis 2014.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 10h19
    |

            Adrien Pécout (Sotchi - envoyé spécial)








                        



                                


                            

C’est vrai qu’il serait parfait sur notre tête, ce panama. Dans les rayons du magasin, des chapeaux de toutes les couleurs pour faire face au cagnard. A l’extérieur, les rives de la mer Noire et leurs plages de galets, leurs réverbères bon chic bon genre, leurs estivants qui font trempette. Des familles s’arrêtent pour une photo du petit dernier avec Zabivaka, mascotte lupine de la Coupe du monde, statue grandeur nature.
Retour au magasin. A côté des panamas, des bonnets de ski. Oui, dans cette même station balnéaire, sous cette même chaleur. Tout s’explique : voilà déjà quatre ans, en réalité, que Sotchi mène une double vie.
L’été, fidèle à ses palmiers, la ville continue d’assurer le bronzage des touristes de toute la Russie. Et pas seulement pendant le Mondial, dont elle s’apprête à accueillir un sixième et dernière match : samedi 7 juillet, les footballeurs russes y joueront leur quart de finale contre la Croatie.
Puis, chaque hiver, vient désormais le temps du ski, du snowboard, de la glisse dans le massif environnant. Bref, de toute activité destinée à amortir peu à peu les infrastructures construites pour les Jeux olympiques d’hiver 2014, qui avaient donc choisi cette ville improbable, car estivale, pour s’y tenir. « Un héritage unique », selon Sergeï Yurchenko, maire adjoint de Sotchi, venu se présenter aux journalistes en début de Coupe du monde.
Animer un stade sans club
On veut bien le croire. Vladimir Poutine voulait des Jeux somptueux ? Le président russe en a surtout créé de somptuaires : l’organisation a nécessité un coût estimé à 37 milliards d’euros, délirant record olympique. Le prix à payer pour le chef de l’Etat russe, faut-il croire, pour satisfaire par le sport ses ambitions internationales et l’affirmation de sa puissance dans le Caucase.
Selon le décompte municipal, les nouvelles installations permettent d’accueillir chaque année trois cents événements, forums et autres rassemblements. Car,...




                        

                        


<article-nb="2018/07/06/19-16">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le coureur Britannique a été copieusement hué lors de la présentation du Tour de France, jeudi 5 juillet, à La Roche-sur-Yon.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Tour de France 2018 : en Vendée, une bronca pour Christopher Froome

Le coureur Britannique a été copieusement hué lors de la présentation du Tour de France, jeudi 5 juillet, à La Roche-sur-Yon.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 10h10
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 10h47
    |

            Clément Guillou (La Roche-sur-Yon, envoyé spécial)








                        



   


Pour qu’il se fasse huer davantage, il eût fallu que Christopher Froome se coiffe d’une perruque poudrée et se renomme Robespierre : jeudi 5 juillet, à La Roche-sur-Yon, les Vendéens ont accueilli le Britannique comme Alberto Contador sept ans plus tôt, par des huées et des pouces vers le bas.
En 2011, la France ne digérait pas la présence au départ d’un coureur menacé de suspension pour un contrôle positif au clenbutérol. Dans les arènes du Puy-du-Fou, la colère avait pris des allures de spectacle romain et Contador, au centre, avait pris le parti d’en sourire. Pas Christopher Froome, qui a fixé l’horizon dans un rictus figé que l’on a interprété comme une promesse de régler ses comptes sur la route, dès samedi.

        Lire aussi :
         

                Les dessous de la victoire de Christopher Froome contre l’antidopage



Visiblement détendu au moment de se plier aux obligations de communication des organisateurs, le quadruple vainqueur du Tour de France a été immédiatement rappelé à son sort lorsqu’il a enfourché son vélo dans les rues de La Roche-sur-Yon : tout le monde ici n’a pas compris la décision de l’Union cycliste internationale (UCI) de classer sans suite le contrôle anormal au salbutamol subi en septembre dernier. Le speaker, sur scène, a pris en pitié le quadruple vainqueur et ne lui a infligé qu’une seule question, dont la brève réponse fut, de toute façon, noyée sous les huées.

Et ça, c’est pendant la présentation de @TeamSky https://t.co/9OxDnnc1V4— FRETSIN (@Fred Retsin)


require(["twitter/widgets"]);

La fuite de Christopher Froome, parti en contre-la-montre individuel dans le centre-ville de La Roche-sur-Yon pendant que ses coéquipiers s’attardaient devant les micros des journalistes, en a dit plus long que n’importe quelle réaction : il n’a pas apprécié, et il lui tarde que la course commence.
« Escroc ! », « Truand ! », « Dopé ! », « Blanchisseur ! »
Christopher Froome n’a vraiment pas de chance : il arrive, un an sur deux environ, que la Grande Boucle parte de France. L’ambiance y est généralement morose, la foule éparse et les écarts de conduite plus durement sanctionnés qu’ailleurs, surtout lorsqu’ils n’émanent pas des coureurs locaux. Lorsqu’il a couru à l’étranger, cette saison, Christopher Froome a été moins malmené par les spectateurs que par ses rivaux, nombreux à exiger qu’il se mette au tricot en attendant que son cas soit tranché.
Lundi, après la décision de l’UCI, le directeur de l’épreuve, Christian Prudhomme, voulait croire : « Le public du Tour de France est un public bienveillant. Mais je ne suis pas non plus aveugle. » Ni sourd, et de là où il était, Christian Prudhomme a sans doute entendu les « Escroc ! », « Truand ! », « Dopé ! » ou l’étrange « Blanchisseur ! » lancés par la foule. Ils sont le prolongement d’une colère qui gronde sur les réseaux sociaux et les forums spécialisés, où les théories complotistes et les accusations de justice à deux vitesses sont nombreuses.

        Lire aussi :
         

                Christopher Froome blanchi par l’autorité mondiale du cyclisme



Mercredi, le président de l’UCI, David Lappartient, a appelé « tous les spectateurs à protéger l’ensemble des athlètes et à respecter les décisions de justice qui sont rendues, et à faire en sorte que Chris Froome puisse évoluer dans un environnement sécurisé et serein ». Si de nombreux coureurs ont été hués par le passé sur la route du Tour, en particulier depuis l’affaire Festina, pour leur implication présumée dans des affaires de dopage – Lance Armsrong, Michael Rasmussen, Alberto Contador –, le risque de voir Christopher Froome se faire agresser sur la route du Tour de France est minime. Les incidents graves sur la course sont rarissimes, malgré la facilité qu’aurait un spectateur à bousculer un coureur en pleine course, à l’image du coup de poing, marquant parce qu’exceptionnel, reçu par le Belge Eddy Merckx dans la montée du Puy-de-Dôme, le 11 juillet 1975.
Opération séduction
Le Team Sky, toutefois, a renforcé la sécurité autour de son leader, déjà accompagné tout au long de l’année par un garde du corps. L’équipe de sécurité de l’opérateur de télévision propriétaire de l’équipe a apporté son expertise à la protection des sportifs, et plusieurs policiers encadraient le Britannique lors de son arrivée, mercredi 4 juillet, en conférence de presse, au gymnase de Saint-Mars-la-Réorthe (Vendée). Ce n’est pas la première fois que les forces de l’ordre viennent assurer la sécurité du quadruple vainqueur. En 2015, l’hostilité à son égard avait déjà atteint des sommets après des performances jugées difficilement explicables, y compris par les consultants de France Télévisions ayant connu les années de gloire de l’EPO (érythropoïétine).

        Lire aussi :
         

                Ross Tucker : « La carrière de Froome s’est poursuivie dans une opacité médicale permanente »



La Sky est consciente de la terrible image qui est la sienne sur la route du Tour, raison pour laquelle elle a cherché – et continue de le faire – des coureurs français capables de briller sous son maillot. Cette quête se heurte souvent au refus des meilleurs d’entre eux de s’engager sous la bannière britannique. Parallèlement, l’équipe dirigée par Dave Brailsford, qui s’était refermée comme une huître depuis plusieurs années après avoir maladroitement tenté, des années durant, de convaincre de son honnêteté, s’ouvre de nouveau aux médias français. La tribune de Christopher Froome dans les colonnes du Monde (daté samedi 7 juillet) participe de cette tentative de séduire le public : puisque la direction de l’équipe est persuadée que c’est des médias qu’est venue la détestation de Sky en France, elle espère pouvoir ramener les spectateurs à la raison par ce même biais.

        Lire aussi :
         

                Chris Froome : « Je ne déshonorerai jamais le maillot jaune »



Mercredi, le coureur d’origine kényane, masquant difficilement son agacement devant la répétition des questions sur son contrôle anormal au salbutamol, a lancé un appel au calme : « Je dis aux personnes qui ne sont pas fans de Chris Froome et de son équipe de mettre le maillot d’une autre formation et de venir la soutenir. C’est une façon positive de supporter quelqu’un. » De toute évidence, le message n’est pas parvenu jusqu’à La Roche-sur-Yon.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/06/19-17">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Notre chroniqueur a encore frappé : après les vestiaires de Lionel Messi et d’Alessandra Sublet, Marc Beaugé scrute celui de l’attaquant des Bleus, qui affrontent l’Uruguay, vendredi 6 juillet, en quarts de finale de la Coupe du monde.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ 
<article-nb="2018/07/06/19-18">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Avant le quart de finale de la Coupe du monde, la presse uruguayenne jauge les chances de son équipe. Revue de presse de « Courrier international ».
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

France-Uruguay : face aux Bleus, tout un pays prêt à « souffrir jusqu’au coup de sifflet final »

Avant le quart de finale de la Coupe du monde, la presse uruguayenne jauge les chances de son équipe. Revue de presse de « Courrier international ».



Le Monde
 |    06.07.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 13h06
    |

                            Corentin Pennarguear (Courrier international)








                        





Coupe du monde 2018 vue d’ailleurs


Une revue de presse de





  @import url('https://fonts.googleapis.com/css?family=Roboto+Slab:300,700');

  .snippetCI {
    display: block;
    text-decoration: none;
    color: #000;
    font-family: 'Roboto Slab', serif;
    font-weight: 300;
    text-align: center;
    line-height: 1;
  }
  .snippetCI-title {
    background-color: #2e3942;
    color: #FFF;
    padding: 16px 10px;
    font-size: 26px;
    line-height: 1.2;
  }
  .snippetCI-title span,
  .snippetCI-text span {
    white-space: nowrap;
  }
  .snippetCI-title span:first-of-type {
    font-weight: 700;
    color: #ffc602;
  }
  .snippetCI-text {
    background-color: #f8f9fb;
    color: #16212c;
    border: 1px solid #eef1f5;
    padding: 10px;
  }
  .snippetCI-text span {
    font-size: 18px;
    line-height: 1.4;
  }
  .snippetCI-text img {
    width: 160px;
    height: auto;
    vertical-align: middle;
    margin: 0 4px;
  }


Demi-finaliste de la Coupe du monde en 2010 et éliminé en huitièmes de finale en 2014, l’Uruguay va pourtant disputer vendredi « le match le plus important de ces dernières années » face à l’équipe de France, assure La República. Pour le quotidien de Montevideo, après la victoire face au Portugal, « la joie de s’être qualifié s’est tout de suite mêlée à l’anxiété au moment de réaliser ce qui arrive face à nous ».
Coincé entre les deux géants que sont l’Argentine et le Brésil, l’Uruguay possède un palmarès extraordinaire pour un pays de trois millions d’habitants. La República voit dans ce quart de finale du Mondial « un choc entre champions du monde », même si le dernier titre uruguayen remonte à 1950. Le journal rappelle que les deux équipes « arrivent invaincues » dans ce tournoi : « L’Uruguay a remporté tous ses matchs et n’a encaissé qu’un but [contre le Portugal], et les Bleus ont laissé l’Argentine dans le fossé après un match spectaculaire. »

        Lire aussi :
         

                France-Uruguay : revivez la qualification des Bleus pour les demi-finales de la Coupe du monde 2018



Des joueurs « formés au sacrifice pur »
Depuis la qualification de la Celeste pour les quarts de finale, la presse de Montevideo ne parle que de l’équipe de France, « ce volcan en activité permanente », comme la résume El Observador. « L’Uruguay est une équipe prête à souffrir », ajoute le quotidien, qui décrit ce sentiment si particulier pour le pays :
« S’il y a une chose que les habitants de cette terre n’ont pas besoin d’apprendre, c’est le sentiment d’agonie. Ils vivent avec. Pour payer l’électricité, pour arriver à la fin du mois, pour se battre au jour le jour. C’est ce que nous sommes. Et ce pouvoir se traduit de manière inexplicable dans notre football. Les Uruguayens aiment gagner dans la souffrance. Dans l’agonie d’un match. Les joueurs sont formés au sacrifice pur. »
Alors, face aux Bleus, l’Uruguay « va jouer comme il l’a toujours fait, avec courage et héroïsme », prévient El Observador. « Et de ce côté du monde, celui de ce pays de trois millions d’habitants, nous serons assis devant la télévision avec une consigne limpide : souffrir jusqu’au coup de sifflet final. »
Les Bleus, tant de talents
Dans cette optique, l’Uruguay s’attend à avoir mal pour deux raisons principales : la qualité de l’effectif français et l’absence de son meilleur joueur, Edinson Cavani.
« Si, face au Portugal, le nom de Cristiano Ronaldo venait immédiatement à l’esprit quand on pensait aux menaces adverses, contre la France, cet exercice est impossible tant son talent est multiple et bien réparti », souligne La República. Le journal estime que « les noms de Pogba, Griezmann ou Mbappé suffiraient à eux seuls à faire craquer les nerfs d’acier de n’importe quel entraîneur ». Mais selon le quotidien uruguayen, il faudra avant tout « stopper le moteur de l’équipe de France, celui qui a le plus d’influence sur elle » : le milieu défensif N’Golo Kanté.
Sans Cavani, même pas peur
Pour cela, la Celeste ne pourra pas compter sur son attaquant Edinson Cavani, blessé au mollet pendant le match contre le Portugal. Pour le journal La Ovacion, « c’est la pire des nouvelles possibles », mais le verdict est implacable : le joueur du Paris-Saint-Germain ne sera pas remis à temps et « le staff uruguayen espère uniquement pouvoir l’inscrire en tant que remplaçant ».
De plus, ajoute El Telegrafo, « comme le sélectionneur n’aligne jamais des joueurs qui ne sont pas à 100 % de leurs moyens, il est impossible que Cavani soit présent face aux Gaulois. » Le journal ne s’avoue pas battu pour autant et affirme que « l’équipe d’Uruguay maîtrise une recette qu’elle a apprise depuis douze ans : elle sait que ne pas prendre de but lui donne davantage de possibilités et qu’elle doit concrétiser toutes ses occasions devant. Elle peut aussi compter sur l’expérience de ses joueurs les plus importants, qui savent qu’une Coupe du monde peut se résumer à tuer ou mourir. »
La Diaria va même jusqu’à écrire que cette absence du buteur fait « souffler un vent de liberté et couler la combativité dans le sang » de la Celeste. « Si Edi ne parvient pas à se remettre pour le match, son remplaçant naturel sera le talentueux Cristhian Stuani, l’un des meilleurs buteurs de la Liga espagnole, qui lui aussi apportera son pressing intense, avance le quotidien uruguayen. Exactement comme le fait Cavani. »


À lire aussi sur Courrier international

Vu du Royaume-Uni. Le véritable football, c’est N'Golo Kanté
Controverse. Cette Coupe du monde est-elle celle du nationalisme ?
Pour l’amour du foot, des Japonais prennent enfin des vacances




  .snippetCI.CI-bottom .snippetCI-title img {
    width: 160px;
    height: auto;
    vertical-align: middle;
    margin: 0 4px;
  }
  .snippetCI.CI-bottom .snippetCI-text {
    text-align: left;
    display: block;
    margin: 0;
    padding: 10px 16px 10px 32px;
  }
  .snippetCI.CI-bottom .snippetCI-text li {
    line-height: 1.2;
    padding: 6px 0;
  }
  .snippetCI.CI-bottom .snippetCI-text a {
    color: #16212c;
    font-weight: bold;
    text-decoration: none;
  }





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/06/19-19">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le Britannique, quadruple vainqueur du Tour de France, rappelle, à la veille du départ de la Grande Boucle, qu’il a été blanchi dans l’affaire de contrôle antidopage anormal.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 05/07/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Chris Froome : « Je ne déshonorerai jamais le maillot jaune »

Dans une tribune au « Monde », le Britannique, quadruple vainqueur du Tour de France, rappelle, à la veille du départ de la Grande Boucle, qu’il a été blanchi dans l’affaire de contrôle antidopage anormal.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 12h07
    |

Chris Froome (Quadruple vainqueur du tour de France, leader de l'équipe Team Sky)







                        



                                


                            
Tribune. Très prochainement, le plus grand événement cycliste annuel va s’élancer depuis la Vendée. Je suis fier de prendre le départ de ce Tour de France en tant que tenant du titre. Comme tous les coureurs, je vais évidemment me battre autant que je le peux pour remporter de nouveau le maillot jaune.
Je dois cependant reconnaître que les préparatifs de cette course n’ont pas été des plus évidents. Que ce soit pour moi, pour les organisateurs de la course et pour vous, tous les fans de cyclisme et Français, bref tous ceux qui représentent le véritable cœur du Tour de France.
Des tests antidopage anormalement élevés en raison d’un traitement de mon asthme lors du dernier Tour d’Espagne ont soulevé de légitimes questions, à commencer par moi. Lundi 2 juillet, la décision de l’Union cycliste internationale (UCI), l’autorité mondiale du cyclisme, et de l’Agence mondiale antidopage (AMA) a enfin permis de regarder vers l’avenir et surtout de tirer un trait définitif sur cette affaire de manière à me concentrer exclusivement sur le vélo et la course.

Cela étant dit, je dois reconnaître que ce sont des cas complexes, qui souvent vont être réduits à un titre ou à une phrase. J’en ai la conviction : les Français sont des personnes justes et à l’esprit aiguisé. Je sais par ailleurs que beaucoup d’entre vous n’auront pas pu suivre tous les détails de l’affaire. C’est pourquoi j’ai ressenti le désir d’exposer simplement les faits comme ils se sont déroulés afin que vous puissiez forger votre propre opinion.
Un contrôle anormal
Je souffre d’asthme depuis l’enfance et, comme des millions d’asthmatiques, j’utilise un inhalateur de Salbutamol afin d’en soulager les symptômes. Vers la fin du Tour d’Espagne (la Vuelta), mon asthme s’est aggravé, ce qui m’a conduit à augmenter le nombre de bouffées, conformément à l’avis médical dans le but de traiter le problème.
Je connais parfaitement les règles et je sais...




                        

                        


<article-nb="2018/07/06/19-20">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le médecin sud-africain estime qu’« aux yeux de ceux qui soupçonnent le sport de se médicaliser, les explications de Froome apparaissent comme une couverture derrière laquelle se dissimule la “nouvelle forme” du dopage »
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 05/07/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Ross Tucker : « La carrière de Froome s’est poursuivie dans une opacité médicale permanente »

Dans une tribune au « Monde », le médecin sud-africain estime qu’« aux yeux de ceux qui soupçonnent le sport de se médicaliser, les explications de Froome apparaissent comme une couverture derrière laquelle se dissimule la “nouvelle forme” du dopage »



Le Monde
 |    06.07.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 12h09
    |

Ross Tucker (Physiologiste du sport et consultant scientifique pour les sports de haut niveau)







                        



                                


                            

Tribune. « Ceux qui sont incapables de se souvenir du passé sont condamnés à le répéter. » On ne peut accuser le cyclisme d’oublier son passé. Ce n’est pas faute d’essayer – beaucoup dans ce sport souhaiteraient y parvenir. Les personnes impliquées prétendent souvent oublier, et implorent même les amoureux du vélo de mettre de côté leurs souvenirs pollués et de « profiter de la compétition ». Et pourtant le cyclisme se souvient.
Il y a vingt ans de cela, une série de descentes dans des hôtels, d’arrestations et de grèves improvisées mettaient le Tour de France à genoux [ce Tour a été marqué par plusieurs affaires de dopage, dont l’affaire Festina]. On espérait que ces événements seraient les derniers. L’histoire s’en souvient comme des derniers en date. Affaire après affaire, les scandales se sont enchaînés.
Tout d’abord, on a vu apparaître le « sauveur » du Tour [Lance Armstrong], un Américain survivant du cancer qui promettait une nouvelle ère à coups d’appels vibrants à la confiance, aux rêves et à l’honneur du maillot jaune. Ensuite ce fut un double choc – lancée à la veille du Tour 2006, l’opération Puerto élimina de nombreux favoris avant même le premier coup de pédale, et la performance miraculeuse de l’Américain Floyd Landis dans l’étape vers Morzine fut dénoncée plus tard comme étant due aux médicaments.
Vingt ans après le Tour 1998, il est logique de se demander s’il existe quelque raison d’être optimiste et de penser que ces promesses brisées vont enfin être honorées
Ont suivi ensuite, parmi d’autres, la disqualification du Danois Michael Rasmussen en 2007 alors qu’il portait le maillot jaune, l’annulation après un contrôle positif au clenbutérol des titres remportés dans le Tour 2010 et le Giro 2011 par l’Espagnol Alberto Contador, et les révélations du groupe de hackeurs Fancy Bears concernant l’utilisation de puissants corticoïdes et peut-être d’autres produits par l’équipe Sky...




                        

                        

