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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Quatre TGV et TER sur 5 et 3 Transilien sur 4 en moyenne circuleront samedi, pour la reprise de la grève à l’initiative de la CGT et de SUD, selon la direction. Dimanche, le trafic sera normal.
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Grève SNCF : prévisions de trafic du samedi 7 juillet

Quatre TGV et TER sur 5 et 3 Transilien sur 4 en moyenne circuleront samedi, pour la reprise de la grève à l’initiative de la CGT et de SUD, selon la direction. Dimanche, le trafic sera normal.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 18h18
   





                        



   


La CGT-Cheminots et SUD-Rail ont appelé à la grève lors du premier week-end de départs en vacances. Si le trafic sera normal dimanche, selon la direction, des perturbations sont à prévoir samedi. Voici les prévisions de trafic fournies par la direction de la SNCF :
TGV : 4 trains sur 5 en moyenne
axe atlantique : trafic quasi normalaxe nord : 3 trains sur 4 ;axe est : 4 trains sur 5 ;axe sud-est : 9 trains sur 10 ;Ouigo : 4 trains sur 5.
TER : 4 trains sur 5 en moyenne
Intercités : 7 trains sur 10 en moyenne
Transilien : 3 trains sur 4 en moyenne
RER A : trafic normal ;RER B : trafic normal ;RER C : 8 trains sur 10 ;RER D et E : 7 trains sur 10.
Trafic international
Eurostar : trafic normal ;Thalys : trafic normal ;Lyria : 3 trains sur 5 ;France-Italie : 2 trains sur 3 ;France-Allemagne : trafic quasi normal ;France-Espagne : trafic normal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Les trois quarts des salariés français interrogés dans le cadre d’une enquête menée par le cabinet de conseil Korn Ferry déclarent éprouver de la « fierté » à travailler pour leur entreprise. En revanche, les choix stratégiques des dirigeants suscitent de moins en moins leur adhésion.
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Les salariés, attachés à leur entreprise, manquent de perspectives professionnelles

Les trois quarts des salariés français interrogés dans le cadre d’une enquête menée par le cabinet de conseil Korn Ferry déclarent éprouver de la « fierté » à travailler pour leur entreprise. En revanche, les choix stratégiques des dirigeants suscitent de moins en moins leur adhésion.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 16h04
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 17h24
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

Mal dans leur job et désireux de changer de métier, les Français ? Non… A rebours du discours ambiant, c’est le portrait de salariés attachés à leur travail et à leur entreprise que dresse une étude du cabinet de conseil en gestion Korn Ferry, dévoilée en exclusivité par Le Monde et à paraître lundi 9 juillet.
Menée chaque année entre 2013 et 2017 auprès de 230 000 salariés issus de 80 entreprises françaises de toutes tailles et de tous secteurs (les grandes entreprises et le secteur industriel représentent néanmoins une part significative de l’échantillon), cette enquête retrace l’évolution de l’engagement des collaborateurs au fil des ans.
Une constante : près de trois quarts (74 %) des personnes interrogées déclarent avoir de l’intérêt pour leur travail et éprouver de la « fierté » à travailler pour leur entreprise (75 %). Cette part reste stable au fil des ans. Contre toute attente, les « millennials », qui ont grandi dans les années 2000 et réputés pour être volatils, ne sont pas en reste : 73 % d’entre eux affirment être motivés pour se dépasser au travail et 77 % se disent fiers de travailler pour leur entreprise.
Confiance stagnante
En revanche, les choix stratégiques de la direction suscitent nettement moins l’adhésion. Au fil des ans, les sondés sont même de moins en moins nombreux à estimer que « les décisions [de la direction] sont prises dans de bons délais » (35 %, en recul de 12 points depuis 2013) et que la « communication du changement » est bien faite (41 %, – 12 points). La confiance dans l’équipe de direction (59 %) et l’adhésion à la stratégie menée (62 %) stagnent aussi à des niveaux relativement bas.

« Nous n’observons pas de dégringolade du jugement des personnes à l’égard de leur direction, mais plutôt de la capacité de l’entreprise à s’adapter à son environnement, relativise Solène de Margerie, responsable des enquêtes d’engagement au sein de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Entre 2012 et 2017, les ventes du fabricant français installé dans les Vosges sont passées de 600 unités à 18 000.
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Avec Moustache, Epinal s’est fait une place dans le vélo à assistance électrique

Entre 2012 et 2017, les ventes du fabricant français installé dans les Vosges sont passées de 600 unités à 18 000.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 16h00
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Golbey (Vosges), envoyé spécial
Ce qui frappe d’abord, c’est la profusion de cartons et les étagères qui débordent de partout. Visiter l’usine de Moustache Bikes, à Golbey, la banlieue d’Épinal, c’est s’adonner à un véritable parcours du combattant.
Au bout d’une allée encombrée, une dizaine d’ouvriers assemblent cadres, chaînes, dérailleurs, câbles, optiques, moteurs, batteries et des dizaines d’autres composants pour créer les Lundi, Friday, Samedi et autres Dimanche, les différents modèles à assistance électrique de cette PME spinalienne. « Ici, on passe notre temps à pousser les murs et à se réorganiser, s’excuse Matthieu Richard, le responsable de la production. Il y a trois ans, nous étions sept à assembler des vélos. Désormais, nous sommes 34 pour produire plus de 140 cycles par jour. Le tout, organisé en deux équipes… » 
« Quand nous sommes rentrés en 2012, nous avons loué 350 m2de cette ancienne usine textile, se rappelle Grégory Sand, le directeur général et un des cofondateurs de cette marque qui s’est fait un nom sur le marché avec son Lundi, un vélo iconique au design très soigné. Et puis, au fur et à mesure que les ventes progressaient, nous avons annexé petit à petit d’autres espaces pour atteindre 2 000 m2. Aujourd’hui, nous sommes à l’étroit. Cet été, nous déménageons pour un site trois fois plus grand. Au moins, nous y resterons à l’aise quelques années ! »
Moustache fait référence à la forme des guidons
En six ans, les ventes de Moustache – nom qui fait référence à la forme du guidon des premiers engins de la marque – sont passées de 600 unités en 2012 à 18 000 l’an dernier. Et la PME de 75 personnes vise désormais 26 000 ventes de bicyclettes haut de gamme et élégantes, vendues entre 2 300 et 5 300 euros… Le chiffre d’affaires a bondi de 2,5 millions à 40 millions d’euros en six ans, dont la moitié à l’export… « Et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Depuis la fin du génocide, la place des femmes s’est renforcée dans la société. Mais le poids des traditions reste tenace au Rwanda.
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Reportage

Les Rwandaises sur le chemin de l’émancipation

Depuis la fin du génocide, la place des femmes s’est renforcée dans la société. Mais le poids des traditions reste tenace au Rwanda.

Par                                            Ghalia Kadiri (District de Nyaruguru (Rwanda), envoyée spéciale)




LE MONDE
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        Le 06.07.2018 à 15h18

     •
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        Mis à jour le 06.07.2018 à 18h40






                        

Crédits : PHIL MOORE / AFP


                    

Jusqu’en 2005, Diane était une épouse comme les autres au Rwanda. Elle n’avait pas le droit d’hériter, d’ouvrir un compte en banque ni même de travailler sans le consentement de son mari. Elle élevait ses quatre enfants et s’occupait des tâches ménagères. Aujourd’hui, elle est « l’homme de la maison », comme elle le revendique haut et fort.

Dans la pièce exiguë qui lui sert de bureau, à Cyahinda, un village du sud du Rwanda, Diane fait les comptes. Propriétaire d’une parcelle de terre avec son mari, c’est elle qui gère l’exploitation agricole. Depuis 2005, une loi sur la propriété foncière oblige les hommes à partager équitablement leurs terres avec leur épouse. « C’est à peine croyable, s’étonne encore la Rwandaise de 55 ans. Avant, on n’avait aucune importance. Personne n’avait jamais vu le potentiel business en nous. »
Réunir ses forces
Tout a basculé au lendemain du génocide des Tutsi, en 1994, qui a fait au moins 800 000 morts selon l’ONU. Alors que les Rwandaises étaient traditionnellement cantonnées à leur rôle de mère, beaucoup de veuves et de femmes dont les maris étaient emprisonnés se sont vu confier des rôles jusqu’alors réservés aux hommes. Pendant que le pays des « milles collines » se reconstruisait, elles sont entrées petit à petit sur le marché du travail, en particulier dans les campagnes, où vit plus de 70 % de la population. Depuis, encouragées par l’Etat, les femmes d’agriculteurs se rassemblent en coopératives pour réunir leurs forces.
Diane a rejoint il y a trois ans la coopérative agricole de Cyahinda, soutenue par le Programme alimentaire mondial, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, et l’agence ONU Femmes. Sur les 974 membres, 80 % sont des femmes. « L’idée était de passer de l’agriculture de subsistance à la création de profit », explique Alfonsine, la présidente de la coopérative. Les paysans ont reçu des formations...



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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Andrew Wheeler, jusqu’à présent numéro deux de l’Agence de protection de l’environnement, va assurer l’intérim de Scott Pruitt, qui a démissionné jeudi à cause d’une série de scandales.
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Etats-Unis : un ancien lobbyiste du charbon chargé de la protection de l’environnement

Andrew Wheeler, jusqu’à présent numéro deux de l’Agence de protection de l’environnement, va assurer l’intérim de Scott Pruitt, qui a démissionné jeudi à cause d’une série de scandales.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 15h06
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 15h18
    |

            Faustine Vincent








                        



   


Un ancien lobbyiste du charbon va prendre la tête de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) américaine. Le républicain Andrew Wheeler, actuel numéro deux de l’agence, va assurer l’intérim après la démission, jeudi 5 juillet, de Scott Pruitt, englué dans une série de scandales liés à son train de vie et à son utilisation des fonds publics.
Son nom est bien connu des démocrates, qui ont été horrifiés lorsqu’il a été confirmé en avril à l’EPA, dont l’administrateur, équivalent d’un ministre de l’environnement, est nommé par le président américain et approuvé par le Congrès. « Il a passé des années à saper ou à faire pression contre les protections environnementales qu’il pourrait bientôt superviser », s’inquiétait sur CNN le sénateur de New York, Chuck Schumer.
Après le départ de Scott Pruitt, « nous avons maintenant son administrateur adjoint, et il n’est pas clair si cette personne s’est engagée à protéger l’environnement. C’est le vrai problème », a déclaré jeudi le sénateur du Maryland, Ben Cardin, sur la chaîne américaine. Il est peu probable que les orientations changent beaucoup à l’EPA sous la houlette d’Andrew Wheeler, dont les vues sur les réglementations environnementales sont tout aussi conservatrices que son prédécesseur.

        Comprendre :
         

          Le croisé anti-environnement Scott Pruitt emporté par les affaires



Critique envers Trump par le passé
Sur le site de l’EPA, la biographie d’Andrew Wheeler, né à Hamilton, dans l’Ohio, et âgé d’une cinquantaine d’années, vante une carrière « consacrée à l’avancement de politiques environnementales judicieuses ». Il avait déjà travaillé à l’EPA sous la présidence de George W. Bush.
Plus récemment, il a été lobbyiste auprès de nombreux clients de l’industrie du charbon et directeur de l’entreprise spécialisée dans l’énergie et l’environnement FaegreBD Consulting, où son meilleur client était la compagnie minière Murray Energy.
Selon le centre pour une politique réactive, qui étudie les effets de l’argent et du lobbyisme sur les politiques publiques, la compagnie minière a versé au moins 300 000 dollars par an à l’entreprise d’Andrew Wheeler entre 2009 et 2017.
Le président américain ne tarit pas d’éloges à son égard. « Il est avec moi depuis longtemps, c’était un soutien de Trump dès le début […] Il va faire un travail fantastique », a-t-il assuré jeudi à bord d’Air Force One, en route pour le Montana.
Andrew Wheeler a pourtant déjà critiqué le président par le passé, relève le Washington Post. En 2016, quand il était encore lobbyiste, il avait écrit un message sur Facebook – effacé depuis – dans lequel il qualifiait Donald Trump, alors candidat à la Maison Blanche, d’« intimidateur » qui « a démontré à travers les débats et interviews qu’il ne comprend pas comment fonctionne le gouvernement », et mettait en cause sa personnalité. Interrogé en 2017 à ce sujet par le quotidien, Andrew Wheeler a expliqué qu’il s’était fié à ce qu’il avait vu lors des débats pendant les primaires, mais qu’après avoir examiné les politiques du président, il avait dit être « entièrement d’accord » avec lui.

        Visualisez
         

          les départs de l’administration Trump depuis l’investiture du président américain






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Mihran Amtablian, président de l’Association de sauvegarde de l’Eglise de Varenne-l’Arconce, expose les limites du loto du patrimoine : ce ne sont que quelques monuments qui pourront être tirés d’affaires par les 15 à 20 millions d’euros attendus de l’opération.
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« Le loto du patrimoine ? Une grande opération de communication »

Mihran Amtablian, président de l’Association de sauvegarde de l’Eglise de Varenne-l’Arconce, expose les limites du loto du patrimoine : ce ne sont que quelques monuments qui pourront être tirés d’affaires par les 15 à 20 millions d’euros attendus de l’opération.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 14h44
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 16h32
    |

Mihran Amtablian (Président de l’Association de sauvegarde de l’église de Varenne-l’Arconce)







                        



                                


                            

Tribune. Le loto du patrimoine, voulu par le président de la République, apparaît pour ce qu’il est par nature : une grande opération de communication. C’est sa force et son talon d’Achille. Le sujet est bien choisi. « Sauver » le patrimoine fait consensus.
Comment cela pourrait-il en être autrement dans un pays qui a accumulé au cours des siècles une quantité exubérante d’œuvres de toutes natures et d’une si invraisemblable qualité sur toute l’étendue du territoire. Au-delà du consensus et de son effet euphorisant, il y a la réalité. Celle des monuments, celle de la conception de l’opération.
Le loto a un objectif restreint : les monuments en péril, c’est-à-dire les plus coupablement négligés et donc les plus onéreux à réhabiliter. Autant dire que ce ne sont que quelques monuments qui pourront être tirés d’affaires par les 15 à 20 millions d’euros attendus de l’opération. La prévention est toujours de meilleure politique et ne valait-il pas mieux axer la dotation sur des monuments vétustes avant qu’ils ne deviennent « en péril » ? Cela eut concerné plus de monuments et moins d’exclus.

L’église romane du XIIe siècle du village de Varenne-l’Arconce (Saône-et-Loire) en Bourgogne du sud, classée à l’inventaire des monuments historiques, dotée de peintures murales du XIIIe siècle est un bon exemple. Son état de vétusté intérieure a motivé le refus, à juste titre, de la DRAC de Bourgogne-Franche-Comté de réinstaller son christ roman, en bois polychrome, qui vient d’être restauré, pièce rare du XIe siècle, lui-même classé. Il est exposé maintenant au musée du Hiéron à Paray-le-Monial dans l’attente des travaux de l’église.
Comment fait-on ?
La restauration intérieure de l’église devrait avoisiner le million d’euros pour une commune de 130 habitants, au budget annuel de 70 000 euros ! Le bâtiment n’est cependant pas en péril. Le projet de restauration n’entre donc pas dans le cadre du loto du patrimoine. Alors ?...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ La copropriétaire du dessus assigne à la fois le bailleur et la locataire (action « oblique »). Après avoir fait constater le trouble anormal de voisinage, elle obtient la résiliation du bail et l’expulsion de la locataire.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Julien Dubuis rappelle que la réduction de la vitesse limite permettra d’épargner de 350 à 400 vies par an.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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« Le passage aux 80 km/h apporte aux automobilistes des bienfaits financiers et écologiques »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Julien Dubuis rappelle que la réduction de la vitesse limite permettra d’épargner de 350 à 400 vies par an.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 13h06
    |

Julien Dubuis (Professeur de sciences économiques et sociales au lycée Vauban d’Aire-sur-la-Lys et membre de la Ligue contre la violence routière)







                        



                                


                            

Tribune. La réduction de la vitesse de 90 km/h à 80 km/h suscite de vives controverses et le mécontentement d’une grande partie de l’opinion. Cette mesure permettra d’épargner, selon le Conseil national de la sécurité routière (CNSR), de 350 à 400 vies par an (Le Monde du 1er juillet). On peut aussi en attendre une baisse du nombre d’accidents non mortels, donc moins de blessés et moins de frais de santé, et de réparation des dégâts matériels.
Mais si cette mesure amenait, à terme, une baisse des vitesses moyennes de l’ordre de 10 km/h, on pourrait aussi en espérer d’autres bienfaits, moins évidents.
D’ordre économique, d’abord, pour tous les automobilistes, à proportion de leur kilométrage annuel. Dans le langage des économistes, on a ici une substitution du travail au capital (ce qui constitue un cas rare, à rebours de la tendance historique à substituer du capital au travail, avec la mécanisation puis la robotisation). Là, une baisse de capital circulant, à savoir le carburant, est compensée par un surcroît de travail, le temps de conduite.

Si on analyse la conduite automobile comme une autoproduction de service de transport – le secteur des taxis atteste que c’est bien une activité productive –, l’échange se joue entre l’automobiliste et Total : la réduction de la vitesse amène à « rémunérer » un peu plus l’automobiliste et un peu moins le groupe pétrolier.
Selon Bison futé, cette baisse de 10 km/h réduit la consommation aux 100 km d’environ 0,8 litre, soit une économie attendue de 1,20 euro aux 100 km pour une berline essence moyenne. Or, à 80 km/h plutôt que 90 km/h, il faut huit minutes de plus pour parcourir 100 km. Ces huit minutes de travail « économisateur » rapportent donc 1,20 euro, soit… 9 euros de l’heure ! Pas mal payé pour conduire tranquillement. Pour un couple d’automobilistes moyens, cela représenterait 240 euros d’économie par an pour le ménage, selon la Sécurité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ En matière de développement urbain, la capitale finlandaise a trouvé sa voie entre le tout-technologique et le tout-participatif.
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A Helsinki, la smart city à hauteur de citoyen

En matière de développement urbain, la capitale finlandaise a trouvé sa voie entre le tout-technologique et le tout-participatif.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 13h00
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            Grégoire Allix (Helsinki, envoyé spécial)








                        



   


Cernés par les eaux calmes du golfe de Finlande, des immeubles de brique à l’architecture sagement contemporaine s’élèvent bloc après bloc dans un ciel de grues sur l’ancien port de Sörnäinen. Le quartier de Kalasatama (« port de ­pêche » en finnois) est l’un des principaux développements urbains d’Helsinki. Rien de futuriste à première vue, pourtant cette opération de 175 hectares est l’une des plus intéressantes tentatives en Europe de donner corps au nébuleux concept de smart city. « Nous avons choisi Kalasatama pour être un terrain d’expérimentations, une plate-forme de coopération et d’innovation pour la ville, les ­acteurs économiques et les ­citoyens, explique Anni Sinnemäki, l’adjointe (écologiste) au maire d’Helsinki chargée de ­l’urbanisme. Les innovations qui fonctionnent à Kalasatama, nous les propagerons ailleurs. »
La capitale finlandaise doit résoudre une ­délicate équation : la municipalité s’est fixé en septembre 2017 l’objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2035, alors même que sa ­population devrait bondir de 640 000 résidents aujourd’hui à 780 000 d’ici là. « Nous voulons construire des logements pour tout le monde, mais pour atteindre nos objectifs ­climatiques nous devons penser en termes de smart city, en prêtant attention à l’aspect social et pas seulement à l’innovation technologique », complète Anni Sinnemäki.
« Partenariat public-privé-population »
Le district convoque l’artillerie lourde de la ville durable. Kalasatama est desservi par le métro, et plusieurs lignes de tramway sont à l’étude. Tous les bâtiments ont l’obligation de se connecter au réseau urbain de chauffage et de climatisation alimenté par d’énormes pompes à chaleur récupérant l’énergie des eaux usées de la ville. La centrale souterraine de ­Katri Vala, enfouie dans une caverne creusée dans la roche à deux pas de Kalasatama, est la plus grande du genre au monde. Les constructions doivent aussi intégrer un smart grid ­(« réseau intelligent »), qui va ­mutualiser ­l’électricité produite et consommée par le ­million de mètres carrés de logements et les 390 000 m2 de bureaux. Les exigences d’efficacité énergétique sont drastiques, les bâtiments doivent produire 30 % de leur énergie dès cette année et monter rapidement en puissance : Kalasatama veut afficher un bilan énergétique neutre en 2030, quand 25 000 habitants et 10 000 salariés peupleront le quartier…
Mais le plus intéressant n’est pas là. « Nous ne voulons pas juste faire des économies d’énergie : nous voulons nous centrer sur ­l’humain, la qualité de vie, les usages, créer un esprit de ­communauté », explique Veera ­Mustonen. La jeune femme travaille pour le Forum Virium, le ­département d’innovation de la ville ­d’Helsinki, une cellule de 35 personnes mise en place par la municipalité pour accélérer la mise en œuvre de la smart city. « C’est un partenariat public-privé-population : nous sommes là pour accompagner les grands groupes, les start-up, faciliter leurs expérimentations, les mettre en relation avec les services de la Ville, les centres de recherche, mais en ­incluant toujours les citoyens, qui sont ­cocréateurs et testeurs de toutes les innovations », ­explique-t-elle.
« Des villes comme Copenhague ont mis en place une grosse plate-forme de données sans réfléchir aux usages, c’est un échec » Veera Mustonen, Forum Virium
L’idée directrice : la smart city doit faire ­gagner une heure par jour à chacun. « Quand des entreprises viennent nous voir avec une idée ou un produit, on leur demande toujours ­comment cela va libérer du temps aux gens », explique Veera Mustonen. Kalasatama veut ainsi incarner une « troisième voie » de la smart city, entre le tout-technologique – capteurs et Big Brother – et le « tout-baratin », sans action sur le terrain. « Des villes comme Copenhague ont mis en place une grosse plate-forme de données sans réfléchir aux usages, c’est un échec », estime Veera Mustonen.
Pour garantir l’utilité sociale des innovations, les habitants sont mis à contribution. Trois mille personnes vivent déjà à Kalasatama, 2 000 de plus les rejoindront dans ­l’année qui vient. Le Forum Virium multiplie les ateliers entre tous les acteurs pour faire ­remonter idées et réactions. Un millier ­d’habitants ont déjà pris part à une vingtaine de programmes pilotes depuis deux ans, pour tester en conditions réelles des solutions proposées par des start-up : application de pilotage de l’énergie, plate-forme de partage de la nourriture pour éviter le gaspillage, application de coaching sportif, autopartage de véhicules électriques, bague connectée pour surveiller la tension… tous les sujets sont possibles. « La participation des habitants, c’est aussi un enjeu d’éducation à la ­citoyenneté et à la démocratie, c’est important pour le fonctionnement futur du quartier et de la ville », défend Veera Mustonen.
Esprit de communauté
Cette place laissée aux citoyens s’invite ­jusque dans le programme de construction. Chaque bloc mêle tous les types de logements autour de cœurs d’îlots dont les jardins et jeux d’enfants sont ouverts à tous, loin de la passion française pour les grilles et les clôtures. Surtout, la ville soustrait une partie des parcelles à l’appétit des promoteurs et les ­réserve à des coopératives d’habitants pour qu’ils y conçoivent et bâtissent leur propre projet. Une demi-douzaine d’entre eux sont déjà construits ou à l’étude, poussant parfois loin l’esprit de communauté. Marjut Helminem peut en témoigner. Cette ancienne journaliste et toujours écrivaine vit depuis 2015 dans la résidence pour personnes âgées Kotisatama, entièrement conçue par les quelque 80 résidents de ses 63 appartements.
« Nous avons travaillé pendant quatre ans à définir les espaces communs et les appartements avec un architecte, raconte-t-elle. Ici, il n’y a pas de directeur ni d’employés, ce n’est pas une maison de retraite ! » Les habitants, organisés en équipes, font tout eux-mêmes à tour de rôle : préparer les repas pour tout le monde dans une cuisine professionnelle, ­entretenir et nettoyer les parties communes : le réfectoire, une grande bibliothèque, des bureaux partagés, une buanderie collective, une chambre d’hôtes, sans oublier, sur le toit, des salons, des terrasses et les incontournables saunas. « C’est beaucoup de travail, ­beaucoup de discussions parfois frustrantes pour aboutir à des décisions collectives, mais c’est aussi très chouette de s’investir et de ­continuer à apprendre des choses », apprécie Mme Helminem.
Economie du partage
Connectés au quartier par un écran numérique et des tablettes partagées, les résidents de Kotisatama prennent part aux expérimentations de Kalasatama. Comme les patients et les médecins du centre de santé ultramoderne ouvert en février. Comme aussi les ­parents de l’école voisine, dont les méthodes pédagogiques innovantes attirent des visiteurs du monde entier et qui s’impose, avec son architecture colorée, comme le cœur du quartier. Le président du conseil de l’école, ­Juhana Harju, consultant en affaires publiques, dirige aussi l’association des résidents de Kalasatama. « Les associations de parents et d’habitants sont essentielles pour créer un ­esprit de communauté et participer à la ­conception du quartier, estime-t-il. La smart city, ça doit être des services intégrés à la vie de tous les jours, ça ne doit pas être intrusif et ne pas demander trop d’apprentissage, la technologie doit rester en arrière-plan. »
Parmi ces services à haute valeur d’usage et à technologie discrète, la municipalité veut généraliser à Kalasatama une économie du partage appliquée aux espaces, publics comme privés, grâce à des systèmes de clés numériques et des applications sur smartphone : tous les parkings sont accessibles à des utilisateurs non résidents pour accueillir des places mutualisées et des véhicules électriques partagés ; des immeubles résidentiels comportent en rez-de-chaussée des espaces de coworking, des cuisines communes, des salles polyvalentes qu’il est possible de réserver et louer, pour une heure ou à la journée. Le système pourrait être étendu aux équipements publics, comme l’école, en dehors des heures de cours. « On a pris l’habitude de ­résoudre tous les problèmes en faisant couler du béton, mais en réalité il faut penser en termes de besoins et de services, donc de partage », défend Juhana Harju.
De béton, Kalasatama ne manquera pas. ­Volontairement dense, le district voit s’élever jour après jour le tout premier gratte-ciel d’Helsinki. Au total, huit tours de 20 à 37 étages doivent pousser au-dessus d’un gros centre commercial attendu en septembre, un ­ensemble qui a provoqué de vifs débats dans la capitale. « Les gratte-ciel sont en dehors du centre historique, et il y aura assez d’habitants à Kalasatama pour faire cohabiter un centre commercial et des rues animées », assure Anni Sinnemäki à l’hôtel de ville. Même à Helsinki, la smart city reste un compromis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Il est difficile d’obtenir de l’hydrogène sans émettre du CO2, mais aussi de le transporter, rappelle dans une tribune au « Monde » l’économiste Cédric Philibert, qui plaide pour des utilisations réalistes de ce mode de stockage de l’énergie
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« L’efficacité du cycle de l’hydrogène restera inférieure à celle de l’électricité »

Il est difficile d’obtenir de l’hydrogène sans émettre du CO2, mais aussi de le transporter, rappelle dans une tribune au « Monde » l’économiste Cédric Philibert, qui plaide pour des utilisations réalistes de ce mode de stockage de l’énergie



Le Monde
 |    06.07.2018 à 12h58
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Cédric Philibert (Spécialiste des énergies renouvelables à l’Agence internationale de l’énergie)







                        



                                


                            

Tribune. Depuis que Jules Verne en annonça l’avènement dans L’Ile mystérieuse, l’hydrogène revient périodiquement à la mode. « C’est une énergie d’avenir », disent certains – « et qui le restera », ironisent d’autres. Est-ce que cette fois ce sera différent, sur fond d’accords de Paris contre les changements climatiques, et de forte chute des prix de l’électricité éolienne et solaire ? C’est possible, à condition de ne pas se tromper de priorités.
Réputée être une « énergie propre », l’hydrogène aujourd’hui n’est ni propre ni… une énergie. Les 60 millions de tonnes d’hydrogène produites chaque année dans le monde viennent à 95 % de combustibles fossiles et engendrent des émissions de gaz carbonique de l’ordre du milliard de tonnes. Et la quasi-totalité de ses usages sont industriels plutôt qu’énergétiques : ôter le soufre des carburants, produire de l’ammoniac et du méthanol, matières premières de l’industrie chimique, de la verrerie, de l’agroalimentaire, etc.
Comment obtenir de l’hydrogène sans émettre de CO2 ? Une option serait de capturer et de stocker sous terre le CO2, une autre de décomposer de l’eau en oxygène et hydrogène par électrolyse. Il faut pour cela beaucoup d’électricité « verte » à un prix acceptable. L’expansion de l’éolien et du solaire dans la production d’électricité fera apparaître de temps à autre des « surplus » d’électricité, quasi gratuits. Mais il ne sera pas facile de rentabiliser l’investissement dans des électrolyseurs utilisés sporadiquement.
Plus probablement et plus utilement, cet hydrogène « vert » pourrait être produit dans des zones du globe dotées d’excellentes ressources éoliennes ou solaires. De l’Australie au Chili, de l’Afrique du Nord au Tibet, les zones favorables sont nombreuses et souvent peu peuplées ; la demande d’électricité y est faible par rapport à l’abondance de la ressource. Seule une fraction du potentiel électrique pourrait être évacuée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Pékin a attendu l’entrée en vigueur des taxes américaines pour appliquer sa riposte. Mais les entreprises américaines en Chine s’inquiètent surtout d’une recrudescence des contrôles.
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Taxes américaines : face à Trump, la Chine invoque la légitime défense

Pékin a attendu l’entrée en vigueur des taxes américaines pour appliquer sa riposte. Mais les entreprises américaines en Chine s’inquiètent surtout d’une recrudescence des contrôles.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 12h56
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            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



   


Jusqu’au bout, Pékin aura surveillé sa communication. Alors que ses droits de douane sur des importations américaines devaient être appliqués en même temps que les taxes imposées par les Etats-Unis sur des produits chinois, la Chine a choisi de repousser leur mise en œuvre à midi, heure locale, vendredi, afin de laisser Washington lancer les hostilités.
Depuis le début du conflit commercial avec les Etats-Unis, le gouvernement chinois joue la légitime défense : « Afin de défendre les intérêts fondamentaux de notre pays et de notre peuple, nous sommes forcés de prendre des contre-mesures nécessaires », souligne le communiqué du ministère du commerce annonçant les droits de douane chinois.

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Jeudi, le porte-parole du ministère avait voulu démontrer l’absurdité des attaques américaines, en soulignant que près des deux tiers des produits chinois frappés par ces taxes, soit 20 milliards de dollars sur 34 milliards de dollars d’importations (17 milliards sur 29 milliards d’euros), sont fabriqués grâce à des investissements étrangers, dont une partie américains. « Les mesures américaines attaquent en réalité la chaîne d’approvisionnement mondiale. Pour le dire simplement, les Etats-Unis tirent sur le monde entier, y compris sur eux-mêmes. »
« Mesures qualitatives »
Avant même l’officialisation de la réplique chinoise, qui se matérialise donc par des droits de douane sur 34 milliards de dollars d’importations américaines (soja, cerises, fruits de mer ou voitures électriques), certains produits commençaient à manquer sur les étals chinois. La semaine précédente, des cargaisons de cerises américaines avaient été bloquées par les douanes et mises en quarantaine une semaine… Assez pour les faire pourrir. Des aliments pour animaux de compagnie ont aussi été retenus.
De quoi susciter l’inquiétude chez les entreprises américaines. Vendredi 29 juin, la chambre de commerce américaine de Chine a tenu une réunion privée lors de laquelle nombre de ses membres ont noté une recrudescence de contrôles des services de sécurité incendie, de l’hygiène, ou de l’environnement, raconte le Washington Post. La bureaucratie chinoise est trop imprévisible pour tirer des conséquences de quelques cas, mais les patrons américains craignent qu’il s’agisse là des « mesures qualitatives » de représailles annoncées par Pékin le 19 juin.

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La Chine utilise régulièrement ces tactiques lors de conflits commerciaux ou politiques avec des Etats. En 2017, des entreprises sud-coréennes en avaient fait les frais. Des supermarchés de la chaîne Lotte avaient été fermés pendant des semaines après des contrôles de sécurité incendie. Les produits coréens avaient aussi subi une campagne de boycottage.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Selon Pierre-Etienne Franc, secrétaire du Conseil de l’hydrogène, cette molécule peut vraiment contribuer à une transition énergétique ambitieuse.
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Développement de la filière hydrogène en France : « De nouveaux horizons pour notre politique énergétique »

Selon Pierre-Etienne Franc, secrétaire du Conseil de l’hydrogène, cette molécule peut vraiment contribuer à une transition énergétique ambitieuse.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 12h39
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 13h10
    |

Pierre-Etienne Franc (Secrétaire du Conseil de l’hydrogène)







                        



                                


                            

Tribune. Le rapport du ministre de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot sur le développement de la filière hydrogène en France ouvre de nouveaux horizons pour notre politique énergétique. Il est utile en effet de comprendre pourquoi l’hydrogène pourra contribuer à une transition énergétique plus ambitieuse.
La problématique énergétique nationale est traversée de débats parfois éloignés des enjeux posés par la contrainte climatique. Veut-on demain évoluer dans une société sobre en carbone mais économiquement sous contrainte, ou sobre en carbone mais industriellement ambitieuse ? L’enjeu est là.
Les débats qui ont accompagné la loi sur la transition énergétique de la précédente mandature avaient tendance à opposer deux grandes approches pour atteindre « l’objectif F4 » (réduire d’un facteur 4 nos émissions à l’horizon 2050, soit réduire de 560 millions à 140 millions de tonnes par an les émissions de gaz à effet de serre).

Une option prônait la sobriété carbone avec une transformation de nos modèles économiques, de transports et de consommation. Elle misait sur une économie dont l’efficacité carbone exemplaire s’accompagnait surtout d’une industrie et d’une société sous contrainte au nom du climat.
Les projections menaient à une baisse effective de nos émissions par une réduction significative de nos consommations et de nos usages dans l’industrie, le secteur résidentiel et les transports. La contrainte sur les sources fossiles d’énergie (qui représentent les deux tiers de notre consommation finale), la réduction de la part du nucléaire, le refus de considérer le stockage à long terme d’énergie comme une manière de pallier les contraintes de l’intermittence du solaire et de l’éolien imposent la sobriété carbone en contraignant le système productif.
Changement de donne
Une autre vision, plus nucléaire, plus gazière, projetait le maintien d’une dynamique économique soutenue avec une demande...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ La très médiocre qualité des conditions de travail françaises, en voie de dégradation depuis 2005, est nettement moins bonne que dans beaucoup d’autres pays européens, explique dans sa chronique la sociologue Dominique Méda.
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« La faible qualité du management français est confirmée par de nombreuses enquêtes de terrain »

La très médiocre qualité des conditions de travail françaises, en voie de dégradation depuis 2005, est nettement moins bonne que dans beaucoup d’autres pays européens, explique dans sa chronique la sociologue Dominique Méda.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 12h22
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                            Dominique Méda (Professeure de sociologie et directrice de l'Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales de l'université Paris-­Dauphine-­PSL)








                        



                                


                            

Entreprises. Neuf ans après les premières plaintes déposées en septembre 2009, les juges instructeurs du pôle de santé publique de Paris ont, le 12 juin, renvoyé devant le tribunal correctionnel l’entreprise France Telecom ainsi que son ancien PDG, Didier Lombard, et six autres dirigeants et cadres, pour harcèlement moral et/ou complicité de harcèlement moral.
Les juges ont considéré que cette équipe avait mené « une politique d’entreprise visant à déstabiliser les salariés » et « à créer un climat professionnel anxiogène » ayant notamment conduit dix-neuf salariés à se suicider, douze à tenter de le faire et huit à subir un épisode de dépression ou un arrêt de travail.

Les dérives du management et de ses méthodes avaient été mises en cause à l’époque des faits par plusieurs rapports, dont ceux du cabinet Technologia, qui avaient révélé les dégâts sur la santé physique et mentale des salariés à l’occasion du programme « Une nouvelle expérience des télécommunications », dont l’objectif était de faire partir 22 000 salariés par tous les moyens.
Dégradation depuis 2005
Cet événement est-il exceptionnel, ou est-il un révélateur ? Les plus récentes enquêtes décrivant l’évolution des conditions de travail en France – deux séries d’enquêtes européenne et française sur les conditions de travail – font pencher en faveur de la seconde réponse. Ces travaux mettent en effet en évidence la très médiocre qualité des conditions de travail françaises, en voie de dégradation depuis 2005 et nettement moins bonnes que dans beaucoup d’autres pays européens.
La dernière vague de l’enquête européenne pointe ainsi la faible qualité du management français, d’ailleurs confirmée par de nombreuses enquêtes de terrain qui soulignent les graves défauts d’un management fondé sur le diplôme, trop souvent incapable de connaître les contraintes réelles du travail concret et dès lors de fixer correctement les objectifs...




                        

                        


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Réforme de la SNCF : la CGT prévoit une grève le 19 juillet

Malgré la promulgation de la loi réformant la SNCF, la CGT tient à poursuivre le mouvement qu’il pourrait prolonger jusqu’à la rentrée.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 12h10
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 12h50
   





                        


La CGT ne lâche rien au sujet de la réforme de la SNCF. L’organisation syndicale compte organiser une nouvelle grève le 19 juillet, d’autres en août et « probablement » d’autres encore à la rentrée, a annoncé sur CNews, vendredi 6 juillet, Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots.
Le mouvement de grève n’aura « pas de point final tant que nous n’avons pas les garanties que nous demandons depuis le début » de la part du gouvernement, a expliqué le leader syndical. Il a dénoncé « la responsabilité du gouvernement » qui reste « absolument intraitable », notamment sur la question du statut des cheminots.
« Pour nous, la bataille est loin d’être terminée », a de son côté déclaré sur Radio Classique Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT. « Il y en a encore pour un petit moment si le gouvernement ne change pas son fusil d’épaule », a-t-il ajouté.

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                SNCF : sur la durée, la grève des cheminots est l’une des plus suivies depuis vingt ans



Une grève « qui ne sert à rien »
En réponse, la ministre des transports, Elisabeth Borne, a appelé les syndicats « à la raison » et à cesser une grève « qui ne sert à rien ». « Il n’est pas question de revenir dessus, la loi est promulguée. » La CGT et SUD ont lancé une grève vendredi, premier jour de grands départs en vacances où quatre TGV et TER sur cinq, deux trains Intercités sur trois et trois trains Transilien sur quatre circulent en moyenne.
L’UNSA et la CFDT, les deux autres syndicats représentatifs à la SNCF, ont décidé de ne pas faire grève pendant la période des congés d’été.
Le taux global de grévistes s’élevait à 6,5% vendredi matin, avec 22,4 % des conducteurs, a annoncé la direction. Lors de la dernière journée de mobilisation à quatre syndicats, le 28 juin, le taux global de grévistes avait atteint 10,26 %, avec 36,2 % des conducteurs en grève.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le vibrionnant ministre britannique s’attire les foudres des milieux d’affaires, qui avertissent qu’un « hard Brexit » sans transition ni aménagement se traduira par des délocalisations, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde »
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
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Brexit : « Le “fuck business” de Boris Johnson risque de se retourner en “fuck Britain” »

Le vibrionnant ministre britannique s’attire les foudres des milieux d’affaires, qui avertissent qu’un « hard Brexit » sans transition ni aménagement se traduira par des délocalisations, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde »



Le Monde
 |    06.07.2018 à 12h08
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 12h09
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            Philippe Escande








                        



                                


                            

Pertes & Profits. Depuis sa création, en 1834, le Parti conservateur britannique représente les intérêts de l’aristocratie foncière, de la bourgeoisie et des milieux d’affaires. Pourtant, il se passe des choses étranges depuis deux ans dans la vénérable maison de Winston Churchill et de Margaret Thatcher. Comme une scène de ménage si violente que l’on se demande si elle va déboucher sur une réconciliation ou sur un divorce.
Le scandale est arrivé, comme souvent, par sa figure la plus pittoresque. Interrogé dans le cadre d’une réception privée sur l’hostilité des entreprises britanniques au Brexit, l’ancien maire de Londres et actuel ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, a lâché « fuck business ». De quoi choquer pour plusieurs générations le milieu policé du grand capital anglais.

Il faut dire que, depuis quelques semaines, les patrons britanniques perdent leur flegme. Pour eux, le pays va dans le mur s’il continue à mettre autant de mauvaise volonté à négocier les conditions de son départ de l’Union européenne. Ce vendredi 6 juillet, la première ministre, Theresa May, réunit le gouvernement dans sa résidence de campagne officielle de Chequers, au nord-ouest de Londres, pour arrêter une stratégie de sortie. Si celle-ci n’est pas acceptée avant la fin de l’année par l’UE, le Royaume-Uni quittera l’Europe d’un seul coup en mars 2019, sans transition ni aménagement. Un véritable cauchemar pour les entreprises les plus exportatrices.
Coup de grâce
Le premier avertissement est venu d’Airbus, qui a pointé la menace qui pèserait sur ses usines outre-Manche, si les frontières avec le continent étaient rétablies. Puis ce sont les propriétaires des plus grands sites industriels du pays qui sont montés au front.
A commencer par ceux de l’automobile, cœur de la renaissance industrielle britannique de ces dernières années, et qui emploie 700 000 personnes dans le pays. Coup sur coup, BMW, Honda et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Signaler le numéro frauduleux, tenter de se faire rembourser, porter plainte… voici les étapes à suivre après avoir été piégé par une arnaque aux numéros surtaxés.
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Numéros surtaxés : que faire si vous êtes victime d’une arnaque ?

Signaler le numéro frauduleux, tenter de se faire rembourser, porter plainte… voici les étapes à suivre après avoir été piégé par une arnaque aux numéros surtaxés.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 11h54
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 12h06
    |

            Laura Motet








                        


Le préjudice de la fraude aux numéros surtaxés dans l’Union européenne serait passé de moins de 2 milliards d’euros en 2013 à 11 milliards en 2017, selon une étude d’Europol. Quatre personnes ont été mises en examen, à la fin de mai, pour « escroquerie en bande organisée », soupçonnées d’avoir amassé 38 millions d’euros en trois ans par ce moyen. Face à l’explosion de ces arnaques, les pouvoirs publics et les opérateurs ont mis en place des procédures pour les signaler et tenter de se faire rembourser.
1. Signalez l’arnaque en un clic
Cette première étape permettra de signaler le numéro surtaxé frauduleux aux opérateurs et aux autorités (Arcep, DGCCRF, police, gendarmerie). Nombreuses sont les options à ce stade :
Si vous avez reçu l’arnaque par SMS ou par un appel vocal
Transférez le message texte ou le numéro litigieux par SMS au numéro 33-700. Ce numéro est géré par l’Association française du multimédia mobile (qui regroupe notamment Bouygues Telecom, Orange et SFR), mais il est utilisable par tous, quel que soit son opérateur. En cas d’escroquerie massive et avérée, les opérateurs signalent le numéro frauduleux aux autorités.
Si vous avez appelé un numéro surtaxé lors d’un faux jeu concours
Vous pouvez signaler le numéro frauduleux sur le site Infosva.org, qui transférera votre signalement aux mêmes acteurs que le 33-700. Ce site est également particulièrement utile pour découvrir le nom de l’éditeur de numéros surtaxés que l’arnaqueur a utilisé.
Autres options possibles : vous pouvez contacter directement l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC), en appelant le numéro gratuit 0805-805-817, ou en vous rendant sur Internet-signalement.gouv.fr, le portail du ministère de l’intérieur de signalement des contenus illicites sur Internet.
Attention : ces outils, mis en place par le ministère de l’intérieur, n’ont pas pour but de traiter un litige en particulier. Ils permettent surtout à l’OCLCTIC et à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) de cibler leurs contrôles et d’amorcer des enquêtes générales, pour faire tomber des réseaux ou des entreprises spécialisées dans les arnaques. Signaler le numéro qui vous a arnaqué à ces plates-formes relève d’un geste citoyen.
2. Demandez un remboursement
A ce stade, les choses se corsent : parmi la trentaine de témoignages recueillis dans notre enquête sur les arnaques visant les adolescents, tous confirment qu’ils ont eu énormément de mal à se faire rembourser les sommes escroquées. Ils racontent notamment comment les opérateurs et les éditeurs de numéros surtaxés se renvoient mutuellement la responsabilité et donc, in fine, le remboursement à effectuer.
Préparez au maximum un dossier pour votre opérateur, en effectuant une capture d’écran des échanges avec l’arnaqueur, une recherche du nom de l’éditeur (sur Infosva.org) ainsi qu’une recherche sur les forums d’entraide des clients de votre opérateur. Cela vous permettra d’avoir une idée du montant de remboursement minimal que vous pouvez obtenir. Une telle préparation vous sera également utile pour échanger avec l’éditeur de numéros surtaxés.
Vous pouvez également contacter une association de consommateurs, qui vous aidera dans vos démarches. Attention, certains opérateurs et éditeurs de numéros ne vous rembourseront pas tant qu’une plainte n’a pas été déposée.
3. Déposez plainte
Pour faciliter votre demande de remboursement et amorcer une enquête contre votre arnaqueur, portez plainte pour « escroquerie contre X ». Sachez que la gendarmerie ou la police n’est pas en droit de refuser de prendre votre plainte, même si vous (ou votre enfant) avez bien appelé volontairement ces numéros surtaxés, puisque vous avez été induit en erreur pour effectuer cet appel (faux SMS demandant d’appeler pour récupérer un colis, faux jeu concours sur un réseau social, etc.). Les mineurs peuvent également porter plainte, idéalement accompagnés de leurs représentants légaux.
Avant de vous rendre en gendarmerie ou au commissariat, notez le nom de l’éditeur des numéros surtaxés (récupéré sur le site Infosva.org). Les policiers pourront ainsi contraindre l’éditeur de numéros surtaxés à donner des informations sur le bénéficiaire de l’arnaque.
Pour l’heure, il faut se déplacer pour porter plainte. Mais le ministère de l’intérieur espère pouvoir lancer, d’ici à la fin de l’année, un système de plainte en ligne, appelé « traitement harmonisé des enquêtes et signalements pour les e-escroqueries » (Thesee). Outre l’aspect pratique pour la victime, les plaintes ne seront plus traitées localement, mais envoyées à un service de police spécialisé, au sein même de l’OCLCTIC.
4. Préservez-vous d’autres arnaques
Depuis le 1er mars, tous les opérateurs doivent proposer gratuitement à leurs clients de pouvoir bloquer les appels et les SMS vers certains numéros à « service à valeur ajoutée » (autre nom des numéros surtaxés).
Pour activer cette option, notamment pour éviter que votre enfant ne se fasse arnaquer, il faudra vous rendre sur le site de votre opérateur, dans votre compte client, où vous pourrez également désactiver les solutions de micropaiement proposées dans certains forfaits.
A noter que, dans un avis du Conseil national de la consommation, ce dernier souhaite que « dans l’hypothèse où le souscripteur de la ligne indique vouloir la confier à un jeune », l’opérateur devra l’informer sur ces options de blocage et de la manière dont il pourra les activer (case à cocher, rendez-vous sur l’espace client en ligne, etc.).

        Lire aussi :
         

                Numéros surtaxés : la nouvelle combine des arnaqueurs pour escroquer les ados






                            


                        

                        


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édition abonné


Boeing s’adjuge l’aviation commerciale du brésilien Embraer

Le constructeur réplique à Airbus, qui a repris le programme CSeries du canadien Bombardier.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 11h49
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            Guy Dutheil








                        



                                


                            
C’est la réponse du berger à la bergère ! Boeing et Embraer ont annoncé, jeudi 5 juillet, un partenariat stratégique entre les deux avionneurs. Un accord au terme duquel l’américain met la main sur l’activité aviation commerciale du constructeur brésilien. Boeing et Embraer n’ont pas traîné. Ils ont annoncé leur partenariat seulement deux jours après qu’Airbus a finalisé la reprise du programme CSeries de l’avionneur canadien Bombardier.
En pratique, Boeing et Embraer vont créer une société commune qui sera contrôlée à 80 % par l’avionneur américain. Cette co-entreprise reprendra à son compte toutes les activités civiles passées, présentes et futures d’Embraer dans le secteur de l’aviation commerciale. Pour parvenir à ses fins, Boeing aura dû mettre la main à la poche et débourser 3,8 milliards de dollars (3,24 milliards d’euros) pour s’adjuger l’activité aviation civile d’Embraer valorisée 4,75 milliards de dollars. A l’inverse, Airbus a pris la majorité du capital (50,01 %) de Bombardier sans payer. Il est vrai que la reprise par Airbus était une opération de sauvetage pour l’avionneur canadien déjà préservé une première fois de la faillite par l’injection de 3,4 milliards d’euros par les autorités canadiennes.
Féroce bataille commerciale
Avec la reprise de cette activité d’Embraer, Boeing étend sa gamme d’appareils qui couvre désormais tout le spectre de l’aviation commerciale, des avions régionaux de 70 places aux gros-porteurs long-courrier de plus de 450 sièges. Les deux partenaires vont « se positionner pour offrir un portefeuille complet d’avions commerciaux hautement complémentaires », ont ainsi déclaré Boeing et Embraer. Une démarche en tout point semblable à celle d’Airbus, qui en s’emparant de Bombardier peut proposer à ses compagnies clientes la plus large gamme d’appareils, des avions régionaux de 50 et 70 places jusqu’aux 800 sièges disponibles, selon les configurations, sur le très gros porteur long-courrier A380.
En prenant...




                        

                        


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édition abonné


Le tourisme à bicyclette engendre une activité florissante

Chaque kilomètre aménagé pour les cyclotouristes rapporterait de 17 000 à 30 200  euros par an aux territoires concernés. Commerces et hôteliers s’adaptent à cette nouvelle clientèle



Le Monde
 |    06.07.2018 à 11h45
    |

                            Olivier Razemon








                        



                                


                            

Un défilé incessant. Les dimanches d’été, le long du canal du Loing, dans le sud du département de Seine-et-Marne, les cyclistes se succèdent à un rythme régulier. Voyageurs dont les bagages sont glissés dans des sacoches amovibles, sportifs aux maillots multicolores en quête de performances, familles en promenade, il y en a pour tous les goûts.
Le canal du Loing n’est pas une exception. En 2017, la fréquentation des principaux itinéraires cyclables de France a progressé de 8 % par rapport à 2016, selon les chiffres publiés le 3 juillet par Vélo et territoires, une association d’élus qui rassemble 80 collectivités locales engagées dans la promotion de la bicyclette. Depuis 2013, la hausse atteinT 18 %.
Cet afflux de cyclistes sur les routes de France finit par susciter la convoitise des professionnels du tourisme. Le long des itinéraires, des commerces ouvrent, des loueurs de vélos s’installent, des hôteliers s’adaptent à cette nouvelle clientèle. Sur la ViaRhôna, un itinéraire qui court le long du Rhône entre le lac Léman et la Méditerranée, 65 000 nuitées liées au cyclotourisme ont été enregistrées en 2017, estime le cabinet de conseil Inddigo, qui a publié en mars une étude consacrée à cette voie.
Les touristes à vélo consomment davantage
Le label Accueil vélo, développé par les professionnels du tourisme, est aujourd’hui attribué à 3 400 prestataires, contre 2 600 en mars 2017, des offices de tourisme aux hôtels, en passant par des sites remarquables. Ces opérateurs s’engagent à fournir des services adaptés, tels que des abris sécurisés, le transfert de bagages ou des kits de réparation.
L’économie qui se met doucement en place le long des itinéraires se révèle particulièrement lucrative. Les touristes à vélo sont réputés dépenser davantage que les autres visiteurs. Ainsi, chaque voyageur qui découvre la Loire à vélo, le plus fréquenté des itinéraires de France, avec presque un million de visiteurs par an, consomment en moyenne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le réseau social avait identifié un passage comme relevant du discours de haine.
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Un extrait de la déclaration d’indépendance américaine supprimé par erreur par Facebook

Le réseau social avait identifié un passage comme relevant du discours de haine.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 11h37
   





                        



   


Un journal local texan, The Liberty County Vindicator, a publié sur sa page Facebook différents extraits de la déclaration d’indépendance américaine, les jours précédant la fête nationale américaine du mercredi 4 juillet.
L’un de ces extraits, le dixième publié, a été supprimé par Facebook, qui a signalé au journal qu’il violait le règlement du réseau social : le contenu a été identifié comme discours de haine. L’extrait en question est depuis longtemps objet de discussions. Il y est notamment question des « Indiens, ces sauvages sans pitié, dont la manière bien connue de faire la guerre est de tout massacrer, sans distinction d’âge, de sexe ni de condition ».
Le réseau social a reconnu « une erreur », rétabli la publication et s’est excusé auprès du Liberty County Vindicator, rapporte le journal. « Malheureusement, Jefferson, comme la plupart des colons britanniques de l’époque, n’avait pas une très haute estime des natifs américains », écrit le journal.
Pour identifier les contenus problématiques, Facebook utilise, entre autres, des algorithmes d’intelligence artificielle qui les signalent à des modérateurs humains. Ces derniers décident ensuite de les supprimer ou non. Facebook a déjà supprimé par erreur des documents historiques, comme une célèbre photo de la guerre au Vietnam, montrant une fillette nue fuyant une attaque au napalm.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Contrairement à un championnat de foot ou de basket, les spectateurs ne payent pas leurs places. L’événement vit donc grâce au financement des villes étapes, aux sponsors et, surtout, aux droits de diffusion.
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Tour de France, un business qui roule

Contrairement à un championnat de foot ou de basket, les spectateurs ne payent pas leurs places. L’événement vit donc grâce au financement des villes étapes, aux sponsors et, surtout, aux droits de diffusion.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 11h35
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


Pour le monde du cycle, c’est une exposition unique au monde. Le Tour de France est le grand événement qui fédère le monde de la petite reine tous les mois de juillet depuis 1903… Et c’est un modèle unique, car l’événement, contrairement à un championnat du monde ou un grand tournoi de hand ou de basket, ne peut faire payer directement les douze millions de spectateurs qui viennent se masser le long des 3 000 kilomètres de route.
Amaury Sport Organisation (ASO), qui gère le Tour de France, doit tout de même dégager un chiffre d’affaires estimé à quelque 150 millions d’euros pour faire tourner cette énorme machine à travers l’Hexagone. « Si les spectateurs ne paient pas directement, il y a de fait une billetterie indirecte, explique Lionel Maltese, professeur de management sportif à l’université Aix-Marseille. Ce sont les villes étapes qui financent ASO pour accueillir la caravane du tour. Les tarifs évoluent selon le type de prestation, mais cela peut dépasser 100 000 euros. »
Mieux, une grande part des coûts cachés de l’organisation, comme un grand nombre d’installations techniques, est en grande partie à la charge de ces mêmes collectivités, précise le chercheur. Mais le génie d’ASO, c’est d’avoir permis aux marques privées de réaliser leur promotion sans entraves dans l’espace public, une chose autrement quasiment impossible.
3,5 milliards de téléspectateurs
En gros, le tiers des revenus du Tour proviennent des sponsors principaux, comme Skoda, Vittel ou LCL. La marque automobile fait ainsi un chèque d’environ 3,5 millions d’euros pour doter le Tour de ses véhicules et pour le maillot vert du meilleur sprinteur. « Ce n’est pas cher payé pour l’exposition médiatique qu’il gagne, résume le chercheur. Et, tant que cela est amorti par ses ventes de véhicules dans l’Hexagone, il n’a pas trop de raison d’arrêter. » 
Le Tour tire également ses revenus de la caravane publicitaire, qui accueille une quarantaine de marques chaque année. « C’est du marketing de terrain très populaire, très bien vu, car cela rythme à merveille l’attente des spectateurs, qui auront le droit de voir quelques secondes les coureurs », poursuit M. Maltese.
D’autres marques préfèrent investir dans une équipe, afin de se faire une place sur le Tour, mais cela coûte au minimum de 8 à 10 millions d’euros par an pour espérer jouer un rôle important. « Et puis, il faut savoir raconter une histoire et fédérer un public, notamment par le biais du numérique. La FDJ ou AG2R y arrivent plutôt bien », résume le chercheur.
« Les cyclistes sont un peu les laissés-pour-compte »
La moitié des ressources de l’événement proviennent des droits de diffusion. Ainsi, France Télévisions signe un chèque de près de 25 millions d’euros par an, tandis que l’ensemble des télévisions du monde entier achètent également les droits, car le Tour est diffusé dans 190 pays, auprès de 3,5 milliards de téléspectateurs, selon ASO. « Quand les Allemands et les Américains jouent les premiers rôles, les droits télévisuels augmentent fortement », relève M. Maltese.
Reste un bémol, si l’organisateur, les chaînes et les marques s’y retrouvent, les cyclistes ne bénéficient pas autant des revenus… « Alors que, dans le foot, les joueurs sont intéressés à hauteur de 45 % des revenus d’une compétition, que les tennismen peuvent espérer un prize money à hauteur de près de 20 % des revenus d’un tournoi du Grand Chelem, les cyclistes sont un peu les laissés-pour-compte », conclut M. Maltese.



                            


                        

                        

