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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Quelque 720 000 candidats se sont présentés à la session de juin. Les taux de réussite restent globalement stables, progressant en ES et reculant en STMG.
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Bac 2018 : près de huit candidats sur dix admis avant les oraux de rattrapage

Quelque 720 000 candidats se sont présentés à la session de juin. Les taux de réussite restent globalement stables, progressant en ES et reculant en STMG.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 19h08
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 19h20
    |

                            Service Campus








                        



   


A l’issue des épreuves du baccalauréat, et avant les oraux de rattrapage, 565 900 candidats au bac 2018 l’ont obtenu, soit un taux de réussite de 78,8 % (+ 0,2 point par rapport à 2017), déclare le ministère de l’éducation nationale dans un communiqué publié vendredi 6 juillet. Pour plus d’un candidat sur sept (13,8 %) – soit 99 300 d’entre eux, ayant obtenu une moyenne située entre 8 et 9,99 sur 20 –, la période décisive des oraux de rattrapage commence. Enfin, 7,4 % des candidats sont « ajournés », c’est-à-dire recalés, soit 53 000.

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Cette année, 718 200 candidats se sont présentés à la session de juin du baccalauréat : 54 % en séries générales, 20 % en séries technologiques et 26 % en voie professionnelle. Ce nombre traduit « l’arrivée de la nombreuse “génération 2000” » , souligne le ministère : en 2018, 21 6000 candidats de plus qu’en 2017 ont composé pour obtenir un bac général, et 13 100 dans les séries technologiques. Le nombre de candidats à l’un des bacs professionnels a, au contraire, légèrement diminué cette année (de 1 500).

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Parmi les bacs généraux, le taux d’admis au premier groupe d’épreuves augmente fortement dans la série ES (+ 2,4 points), semblant contrebalancer la tendance de l’an dernier (− 2,3 points pour les résultats définitifs du bac 2017). Le taux de réussite après les épreuves écrites progresse « plus modérément en L (+ 0,4 point) » tandis qu’il est « en légère baisse dans la série S (− 0,6 point) », souligne le ministère. En dépit de ce rééquilibrage, le bac scientifique demeure celui qui enregistre le plus fort taux de succès à ce stade (82,3 %), devant le bac littéraire (79,8 %) et le bac économique et social (78,8 %).
Cette année, la surprise provient, à cette étape, de la baisse du taux d’admis en séries technologiques (77,7 %), en baisse de 2,5 points par rapport à la session 2017. Cette tendance se concentre essentiellement sur la série STMG, qui, avec 73,1 % de succès, perd quatre points.
A l’inverse, le taux d’admis en baccalauréat professionnel atteint 75,6 %, soit une hausse de 1,2 point par rapport à la session 2017. La réussite « augmente principalement dans le domaine de la production (+ 1,5 point) avec 73,9 % des candidats admis. La hausse est plus faible dans celui des services (+ 0,8 point) avec 77,0 % de succès », précise le ministère.
A noter : ces chiffres n’incluent pas les résultats de l’académie de Rouen pour le baccalauréat général et technologique, qui devaient être publiés à partir de 18 h 30.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Yael Mellul, ancienne avocate de Cantat, avait porté plainte fin mai contre celui-ci pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner », à propos de la mort de Krisztina Rady, retrouvée pendue chez elle en 2010.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Mort de Krisztina Rady : la plainte visant Bertrand Cantat classée sans suite

Yael Mellul, ancienne avocate de Cantat, avait porté plainte fin mai contre celui-ci pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner », à propos de la mort de Krisztina Rady, retrouvée pendue chez elle en 2010.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 18h26
   





                        



   


La plainte de la présidente de l’association Femme et libre, Yael Mellul, ancienne avocate du dernier compagnon de Krisztina Rady, retrouvée pendue chez elle à Bordeaux le 10 janvier 2010, a été classée sans suite par le parquet de Bordeaux. Yael Mellul avait déposé plainte fin mai pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».
Selon la procureure de la République de Bordeaux, Marie-Madeleine Alliot, les investigations effectuées par la police judiciaire de Bordeaux après la plainte de Yael Mellul « n’ont pas permis de caractériser que le suicide (…) était en relation avec des violences physiques ou psychologiques commises sur elle par Bertrand Cantat ».
« En conséquence, une décision de classement sans suite a été rendue le 4 juillet », explique la magistrate dans un communiqué, soulignant que « le parquet de Bordeaux a diligenté précédemment trois enquêtes relatives aux recherches des causes de la mort de Krisztina Rady qui ont été classées sans suite ». Et ces décisions « n’ont pas fait l’objet de recours », a souligné Mme Alliot. Selon la procureure, Bertrand Cantat s’est vu signifier ce classement sans suite lors d’une convocation jeudi au commissariat de Bordeaux.
De nouveaux éléments, selon Mme Mellul
Début juin, la procureure de la République avait confirmé qu’une nouvelle enquête avait été ouverte sur le suicide de l’ex-épouse du chanteur de 54 ans pour vérifier « des éléments » transmis par Mme Mellul. Cette dernière avait précisé avoir été entendue par la police le 23 mai et, à l’issue de cette audition, avoir porté plainte.
Elle indiquait avoir en sa possession des messages qu’elle avait échangés sur Internet avec « la compagne d’un ancien membre de Noir Désir » allant dans le même sens que de précédentes accusations de violences visant Bertrand Cantat rapportées par Le Point, fin novembre 2017. L’avocat de l’ex-leader de Noir Désir, Me Antonin Lévy, avait réagi : « Cette énième plainte est fondée sur des mensonges et sera classée sans suite, comme toutes les précédentes. Même la famille de Krisztina, pourtant première concernée, ne soutient pas cet acharnement. »
Krisztina Rady, née le 23 août 1968, interprète de formation, femme de lettres, de théâtre et traductrice, et Bertrand Cantat s’étaient rencontrés en 1993, lors d’un festival à Budapest. Marié en 1997, le couple s’était séparé peu après la naissance de leur fille, le chanteur ayant fait la connaissance de l’actrice Marie Trintignant. Ils ont eu deux enfants et n’ont jamais divorcé.
Condamné à huit ans de prison en Lituanie pour des coups mortels portés en 2003, à Vilnius, sur sa compagne, Marie Trintignant, le chanteur avait été rapidement mis hors de cause dans le suicide de son épouse. Icône rock française, le chanteur bordelais, libéré en 2007, a progressivement repris son activité publique à partir de 2010, avec un album et une tournée avec le groupe Detroit, suivi de la sortie, en décembre 2017, de son premier album solo, Amor Fati.
La promotion du disque s’est faite sur fond de polémique à la suite d’une couverture de l’hebdomadaire Les Inrocks consacrée au chanteur en octobre, en pleine tempête Weinstein. Sa tournée 2018 a suscité de nombreuses réactions hostiles, certains voyant en lui un symbole des violences faites aux femmes. Ces pressions ont abouti à l’annulation de plusieurs concerts et participations à des festivals, jusqu’à ce que le chanteur de 54 ans jette finalement l’éponge début juin en renonçant aux dernières dates prévues.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Les présidents d’université regrettent cette décision, dans un contexte où les moyens font « cruellement défaut ».
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Les droits d’inscription à l’université devraient légèrement baisser à la rentrée 2018

Les présidents d’université regrettent cette décision, dans un contexte où les moyens font « cruellement défaut ».



Le Monde
 |    06.07.2018 à 18h19
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 18h37
    |

            Camille Stromboni








                        



   


L’arrêté n’est pas encore paru au Journal officiel, mais son contenu fait déjà réagir : les droits d’inscription universitaires vont baisser à la prochaine rentrée, d’après un courrier envoyé par le ministère de l’enseignement supérieur aux établissements, jeudi 5 juillet, que Le Monde s’est procuré. Ces droits de scolarité, dont les étudiants s’acquittent pour leur année universitaire – hormis les boursiers – s’élèveront à 170 euros à la prochaine rentrée en licence, contre 184 euros en 2017. En master, il s’agira de 243 euros, contre 256 euros l’an dernier.
Cette évolution intervient dans un contexte de chamboulement des différents frais des étudiants : les nouveaux arrivants à l’université en septembre ne verseront plus de cotisation de sécurité sociale (217 euros), mais s’acquitteront d’une « contribution à la vie étudiante », qui s’élève à 90 euros – hormis les boursiers.

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Le ministère explique cette baisse, dans son courrier aux universités, par le fait que « les établissements bénéficieront du reversement d’une partie de la contribution » et que celle-ci « intègre la part du fonds de solidarité et de développement des initiatives étudiantes (FSDIE), dont le montant minimum était fixé à 16 euros », et était jusqu’à présent récolté par le biais des droits d’inscription.
« Absurde »
Cette décision, qui devrait être bien reçue chez les étudiants, provoque la déception des présidents d’université. Dans un communiqué, la conférence des présidents d’université fait part de son étonnement et regrette cette baisse « dans un contexte où les moyens font cruellement défaut pour l’enseignement supérieur et la recherche ».
« Le ministère assure que cette diminution sera compensée par le nouveau fonctionnement avec la contribution vie étudiante, mais nous ne sommes absolument pas certain que cela sera à la hauteur, réagit Gilles Roussel, président de la CPU. C’est, quoi qu’il en soit, absurde de nous retirer cet argent quand on voit la situation des universités. » Au total, ce sont 670 millions d’euros de plus sur le prochain budget des établissements que la CPU juge nécessaires pour faire face à l’augmentation du nombre d’étudiants et mettre en œuvre la loi « orientation et réussite des étudiants » (ORE).

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Quatre TGV et TER sur 5 et 3 Transilien sur 4 en moyenne circuleront samedi, pour la reprise de la grève à l’initiative de la CGT et de SUD, selon la direction. Dimanche, le trafic sera normal.
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Grève SNCF : prévisions de trafic du samedi 7 juillet

Quatre TGV et TER sur 5 et 3 Transilien sur 4 en moyenne circuleront samedi, pour la reprise de la grève à l’initiative de la CGT et de SUD, selon la direction. Dimanche, le trafic sera normal.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 18h18
   





                        



   


La CGT-Cheminots et SUD-Rail ont appelé à la grève lors du premier week-end de départs en vacances. Si le trafic sera normal dimanche, selon la direction, des perturbations sont à prévoir samedi. Voici les prévisions de trafic fournies par la direction de la SNCF :
TGV : 4 trains sur 5 en moyenne
axe atlantique : trafic quasi normalaxe nord : 3 trains sur 4 ;axe est : 4 trains sur 5 ;axe sud-est : 9 trains sur 10 ;Ouigo : 4 trains sur 5.
TER : 4 trains sur 5 en moyenne
Intercités : 7 trains sur 10 en moyenne
Transilien : 3 trains sur 4 en moyenne
RER A : trafic normal ;RER B : trafic normal ;RER C : 8 trains sur 10 ;RER D et E : 7 trains sur 10.
Trafic international
Eurostar : trafic normal ;Thalys : trafic normal ;Lyria : 3 trains sur 5 ;France-Italie : 2 trains sur 3 ;France-Allemagne : trafic quasi normal ;France-Espagne : trafic normal.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/06/19-5">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ De Deraa à Malakoff… Etonnant périple pour cette lycéenne syrienne de 20 ans, qui tentera, lundi, de décrocher au rattrapage son baccalauréat, le plus beau de tous les diplômes d’intégration.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Eibaa Kasem, réfugiée syrienne, un bac S pour viatique

De Deraa à Malakoff… Etonnant périple pour cette lycéenne syrienne de 20 ans, qui tentera, lundi, de décrocher au rattrapage son baccalauréat, le plus beau de tous les diplômes d’intégration.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 17h43
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 18h04
    |

            Pascal Galinier








                        



   


Comme des milliers de candidats au bac 2018, Eibaa Kasem s’est rendue le cœur battant dans son lycée de Montrouge (Hauts-de-Seine) pour obtenir les résultats de l’examen, vendredi 6 juillet. Cette jeune Syrienne, réfugiée en France depuis trois ans, devra finalement passer le rattrapage, lundi.
Obtenir le bac S, ce serait un beau cadeau pour ses 20 ans. Et surtout pour son père, resté au pays. Un ingénieur « civil », précise celle qui aimerait suivre les traces paternelles. Eibaa n’y croit qu’à moitié. Comme nombre de candidats de la série scientifique, elle a trouvé l’épreuve de mathématiques « trop difficile ». Et comme beaucoup de lycéens en attente de leurs résultats, elle se persuade qu’elle ne l’aura pas, ce bac, elle qui se considère comme « une élève dans la moyenne ».

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Une lycéenne comme les autres
Décrocher le diplôme serait pour elle la meilleure des reconnaissances, dans tous les sens du terme. Celle qu’elle doit d’abord à ses deux oncles maternels, qui vivent à Malakoff et lui ont permis très vite de s’inscrire au lycée voisin, Maurice-Genevoix à Montrouge, et à sa mère, qui était professeure en Syrie, et ne lui a jamais lâché ni la bride ni sa confiance. Reconnaissance aussi à sa nouvelle amie Céline, avec qui elle a révisé.
Reconnaissance enfin, surtout, à ceux qui l’ont aidée au plus vite à s’intégrer. Cette association Revivre qui lui a fait rencontrer ce couple de médecins avec qui elle a appris le français « dans leur maison en Normandie ». Certes, au premier examen, en classe de seconde, en 2015, « je n’ai eu que 11/20… Mais avec un prof de français qui ne mettait jamais plus de 12 ! », se rassure-t-elle. Une remarque qui montre qu’elle a déjà gagné son premier pari : être une lycéenne comme les autres.
Reconnaissance, en retour, de la discipline qu’elle s’est imposée pour trouver sa place, pour se fondre dans la masse des lycéens. Depuis son atterrissage à Malakoff, en 2015, avec sa mère et deux de ses trois sœurs, Eibaa Kasem n’est pas restée les bras croisés. Cours de français dix heures par semaine la première année ; et maths, maths, maths… Car Eibaa est matheuse, comme son père. C’est sa chance et son challenge.
Regroupement familial
De Deraa à Malakoff, étonnant parcours que celui de cette jeune fille qui a dû fuir à 17 ans ce pays adoré où sa famille, relativement aisée mais résolument modérée, se refusait à choisir « entre deux camps belliqueux », dit-elle dans son français châtié, soigneusement appris et pratiqué. Deraa, à une vingtaine de kilomètres de la Jordanie, fut le théâtre des premiers pas de la révolution syrienne, en mars 2011. « Les enfants de Deraa ne sont pas la raison de la révolution, ils en sont l’étincelle », racontait au Monde, en 2013, un militant des droits de l’homme originaire de cette ville.

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                Les enfants de Deraa, l'étincelle de l'insurrection syrienne



En 2018, Eibaa Kasem attend une autre étincelle, celle de ce fameux bac S, donc, qui vaut tous les diplômes d’intégration. Elle sait déjà ce qu’elle en fera : « Des études d’ingénieur civil, comme mon père. » Sur Parcoursup, la lycéenne a coché la case de l’IUT génie civil de Mantes-la-Jolie (Yvelines). Et elle se cherche activement une entreprise pour « faire [son] apprentissage ». Un diplôme « de maturité », dirait le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer, qui permettrait à la jeune fille de s’inscrire dans la lignée de ses deux grandes sœurs, l’une dentiste, l’autre dans la finance à Dubaï.
L’heure est au regroupement de toute la famille ; en France si possible. Son frère de 24 ans a pris à son tour la route de l’exil. Il serait actuellement quelque part entre la Turquie et la Grèce. Mais comme « il a plus de 18 ans, il ne peut pas bénéficier du regroupement familial ». Elle s’est formée et informée, Eibaa…
Entre évidence et résignation
Le retour au pays ? Elle y pense, sans trop y croire. Certes, elle a gardé quelques amies là-bas, via Internet. Mais elle en a une nouvelle ici, cette Céline avec qui elle a révisé le bac. A Malakoff, elle a travaillé comme animatrice à la base de loisirs et n’exclut pas de passer le BAFA (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur). Elle dit n’avoir pas croisé d’hostilité ici. « Les gens qui ne nous aiment pas, ils ne nous parlent même pas. C’est aussi simple que ça. » 
La jeune bachelière en puissance se sait plutôt privilégiée, comparée à tant d’autres migrants qui ont pris comme elle la route de l’exil en cette terrible année 2015. Eibaa, sa mère et ses sœurs sont venues en avion. Elles n’ont pas eu à chercher longtemps logement et papiers, les oncles ayant déployé leurs réseaux amicaux et professionnels. Le père et le frère furent, eux, « interdits de sortie », soupire-t-elle, entre évidence et résignation.
« Wir schaffen das ! » (« on va y arriver ! ») : Eibaa ne parle pas (encore) allemand, mais nul doute qu’elle ferait sienne la phrase fétiche d’Angela Merkel.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Trois membres du CSP ont contesté, mercredi, des déclarations de Souâd Ayada dans l’hebdomadaire « Le Point ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Politique éducative : tensions au sein du Conseil supérieur des programmes

Trois membres du CSP ont contesté, mercredi, des déclarations de Souâd Ayada dans l’hebdomadaire « Le Point ».



Le Monde
 |    06.07.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 18h50
    |

            Luc Cédelle








                        



                                


                            
Ce n’est pas la première fois que des tensions s’expriment au sein du Conseil supérieur des programmes (CSP). Après la nomination à sa présidence, en novembre 2017, de la philosophe Souâd Ayada – en remplacement du géographe Michel Lussault, démissionnaire –, c’est la vice-présidente de cette instance, Sylvie Plane, qui avait été poussée vers la sortie. Le 4 juillet, trois de ses membres, Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques, Denis Paget, ancien secrétaire général du SNES-FSU, et Marie-Aleth Grard, vice-présidente de ATD Quart Monde, ont rendu public un texte intitulé Programmes scolaires : il faut rassembler plutôt que diviser dans lequel ils s’élèvent contre les prises de position de Mme Ayada.
Aucun des trois n’est démissionnaire, mais tous disent leur « surprise » à la lecture de l’interview, publiée le 30 juin par l’hebdomadaire Le Point, de la présidente du CSP au sujet des adaptations apportées aux programmes de 2015 (de la maternelle au collège) que cette instance consultative vient d’adopter. « Nous avons activement et positivement participé à ce processus, soulignent-ils, mais celui-ci n’implique pas nécessairement de dénigrer le travail du CSP au cours de la législature précédente. » Ils contestent ensuite la présentation faite dans Le Point, selon eux « erronée sous plusieurs aspects », des modifications adoptées. « Laisser entendre » qu’avec les programmes de 2015, « on aurait renoncé à faire apprendre la grammaire scolaire » est « inexact et déplacé », affirment-ils notamment. « Par ailleurs, il n’avait bien évidemment jamais été question dans ces programmes de permettre aux enseignants de “négocier la grammaire avec les élèves”. »

« Mépris de classe »
Dans son interview, Souâd Ayada met en cause, sur ce thème, son prédécesseur, Michel Lussault, qui avait claqué la porte...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Devenu le symbole de la défense des migrants de la vallée de la Roya, Cédric Herrou a salué la décision rendue vendredi par le Conseil constitutionnel.
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Aide aux migrants : « Mon combat est légitimé », se réjouit Cédric Herrou

Devenu le symbole de la défense des migrants de la vallée de la Roya, Cédric Herrou a salué la décision rendue vendredi par le Conseil constitutionnel.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 15h53
   





                        


La décision du Conseil constitutionnel, rendue vendredi 6 juillet et qui consacre le principe de fraternité, est une « immense victoire » qui « a pour conséquence d’interdire la poursuite des actes purement humanitaires » à l’égard des migrants, s’est réjoui l’avocat de Cédric Herrou, agriculteur et militant à l’origine de la saisine du Conseil.
« Le principe de fraternité est reconnu. La main tendue à l’étranger, si elle est désintéressée, ne doit pas être punissable », a déclaré Patrice Spinosi. « La décision ne concerne que le séjour et la circulation des étrangers, on peut regretter que cela n’ait pas été étendu à l’entrée », a-t-il ajouté.

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                Aide aux migrants : la décision du Conseil constitutionnel saluée par la majorité et la gauche



Cédric Herrou, condamné en 2017 à quatre mois de prison avec sursis pour avoir fait passer la frontière à environ deux cents migrants, est devenu le symbole de la défense des migrants de la vallée de la Roya. Réagissant auprès de Nice Matin, il estime que « la décision du Conseil constitutionnel est un rappel aux valeurs de la France » :
« Elle vient dire que le pays n’appartient pas aux nationalistes, à la droite extrême. La France, ce n’est pas ça. Ce n’est pas un pays fermé sur lui-même, égocentré, la France c’est  “Liberté, égalité, fraternité”, les droits de l’homme, les droits de l’enfant. Mon combat est légitimé. De nombreuses personnes me demandent s’ils ont le droit d’aider des gens ! C’est grave ! Cela va les rassurer. (...) Il est rassurant de pouvoir aider quelqu’un, quelle que soit son origine, sa couleur de peau, sa provenance, sans avoir à lui demander ses papiers, sa situation, dans le rôle de flic. L’administratif regarde la préfecture, pas le citoyen. Quand vous avez un humain en difficulté en bas de chez vous, vous l’aidez, c’est tout. C’est ça la fraternité. »

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Depuis la fin du génocide, la place des femmes s’est renforcée dans la société. Mais le poids des traditions reste tenace au Rwanda.
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Reportage

Les Rwandaises sur le chemin de l’émancipation

Depuis la fin du génocide, la place des femmes s’est renforcée dans la société. Mais le poids des traditions reste tenace au Rwanda.

Par                                            Ghalia Kadiri (District de Nyaruguru (Rwanda), envoyée spéciale)




LE MONDE
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        Le 06.07.2018 à 15h18

     •
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        Mis à jour le 06.07.2018 à 18h40






                        

Crédits : PHIL MOORE / AFP


                    

Jusqu’en 2005, Diane était une épouse comme les autres au Rwanda. Elle n’avait pas le droit d’hériter, d’ouvrir un compte en banque ni même de travailler sans le consentement de son mari. Elle élevait ses quatre enfants et s’occupait des tâches ménagères. Aujourd’hui, elle est « l’homme de la maison », comme elle le revendique haut et fort.

Dans la pièce exiguë qui lui sert de bureau, à Cyahinda, un village du sud du Rwanda, Diane fait les comptes. Propriétaire d’une parcelle de terre avec son mari, c’est elle qui gère l’exploitation agricole. Depuis 2005, une loi sur la propriété foncière oblige les hommes à partager équitablement leurs terres avec leur épouse. « C’est à peine croyable, s’étonne encore la Rwandaise de 55 ans. Avant, on n’avait aucune importance. Personne n’avait jamais vu le potentiel business en nous. »
Réunir ses forces
Tout a basculé au lendemain du génocide des Tutsi, en 1994, qui a fait au moins 800 000 morts selon l’ONU. Alors que les Rwandaises étaient traditionnellement cantonnées à leur rôle de mère, beaucoup de veuves et de femmes dont les maris étaient emprisonnés se sont vu confier des rôles jusqu’alors réservés aux hommes. Pendant que le pays des « milles collines » se reconstruisait, elles sont entrées petit à petit sur le marché du travail, en particulier dans les campagnes, où vit plus de 70 % de la population. Depuis, encouragées par l’Etat, les femmes d’agriculteurs se rassemblent en coopératives pour réunir leurs forces.
Diane a rejoint il y a trois ans la coopérative agricole de Cyahinda, soutenue par le Programme alimentaire mondial, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, et l’agence ONU Femmes. Sur les 974 membres, 80 % sont des femmes. « L’idée était de passer de l’agriculture de subsistance à la création de profit », explique Alfonsine, la présidente de la coopérative. Les paysans ont reçu des formations...



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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ L’élu du parti d’extrême droite est le 10e à être mis en examen dans cette affaire, où les eurodéputés frontistes sont soupçonnés d’avoir détourné des emplois d’assistants parlementaires européens au service du parti entre 2005 et 2015.
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Affaire des assistants parlementaires : Bruno Gollnisch mis en examen

L’élu du parti d’extrême droite est le 10e à être mis en examen dans cette affaire, où les eurodéputés frontistes sont soupçonnés d’avoir détourné des emplois d’assistants parlementaires européens au service du parti entre 2005 et 2015.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 15h08
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 16h28
   





                        



   


Le représentant du Rassemblement national (RN, ex-Front national) au Parlement européen Bruno Gollnisch a été mis en examen vendredi 6 juillet par les juges d’instruction financiers parisiens pour « abus de confiance » pour l’emploi présumé fictif entre 2005 et 2015 d’assistants parlementaires, a t-on appris auprès de l’intéressé. Il s’agit de la 10e mise en examen dans cette affaire où sont déjà poursuivis le Rassemblement national (ancien Front National) en tant que personne morale et huit assistants ou eurodéputés, dont la présidente du parti d’extrême droite, Marine Le Pen, et le député des Pyrénées-Orientales Louis Aliot.
« C’est dérisoire. Je n’ai pas détourné un centime du Parlement européen », a réagi Bruno Gollnisch. « Au contraire, mes assistants parlementaires ont fourni un travail acharné, conformément à la législation et aux usages de la vie parlementaire », a-t-il fait valoir, parlant de ses deux assistants, Guillaume Lhuillier et Micheline Bruna. M. Gollnisch dénonce en outre le fait que « l’administration politisée du Parlement européen a déclaré devant le tribunal du Luxembourg qu’elle n’avait aucune procédure en cours contre moi, alors qu’elle s’est constituée partie civile contre quasi tous les élus FN » au Parlement européen. « Ce qui constitue un délit d’escroquerie au jugement », selon l’eurodéputé, proche de Jean-Marie Le Pen.
Le 7 mars, le tribunal de l’Union européenne (UE) à Luxembourg a rejeté une requête de Jean-Marie Le Pen, également eurodéputé, et de Bruno Gollnisch qui demandaient l’annulation de la décision du Parlement européen, début 2016, de leur faire restituer respectivement 320 026 et 275 984 euros qui auraient été indûment versés pour ces assistants parlementaires.
La justice de l’UE a aussi confirmé le 19 juin que Marine Le Pen devait rembourser près de 300 000 euros au Parlement européen pour l’emploi douteux d’une assistante quand elle était eurodéputée. Le préjudice total estimé par le Parlement européen est de 7 millions d’euros sur la période 2009 à 2017.

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                Assistants FN : le Parlement européen réévalue son préjudice à la hausse



Un possible détournement d’argent européen
Les juges d’instruction enquêtent sur un possible « système » organisé par le parti, devenu au début de juin Rassemblement national (RN), et par sa présidente, Marine Le Pen, pour faire rémunérer des permanents avec les fonds européens réservés à l’embauche d’assistants parlementaires.
Le 4 juin, la cour d’appel de Paris a rejeté les recours formés par le FN et Marine Le Pen, qui contestait la compétence de la justice française, estimant aussi que l’enquête judiciaire s’affranchissait du principe de séparation des pouvoirs.
L’enquête, déclenchée en 2015 après un signalement de l’ex-président socialiste du Parlement européen Martin Schultz, vise 17 élus ou ex-élus frontistes et une quarantaine d’assistants. Les investigations ont mis au jour des courriels et des tableaux suggérant que les contrats d’assistant étaient ventilés selon les crédits disponibles sur les enveloppes des élus, sans nécessairement demander l’accord de ces derniers.
Marine Le Pen est notamment soupçonnée d’avoir « donné des instructions » afin que des eurodéputés engagent comme assistants des personnes « occupant en réalité des emplois » au FN, selon les termes de sa mise en examen survenue le 30 juin 2017, d’après une source proche du dossier.

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                Comprendre l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Sur leur compte officiel ouvert à tous, les selfies avantageux et les poses étudiées. Sur leur « finsta », compte privé réservé aux proches, elles déroulent leur vie d’adolescentes, sans filtre et beaucoup moins glamour.
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Insta et « finsta », les deux vies des ados


                      Sur leur compte officiel ouvert à tous, les selfies avantageux et les poses étudiées. Sur leur « finsta », compte privé réservé aux proches, elles déroulent leur vie d’adolescentes, sans filtre et beaucoup moins glamour.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 15h03
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 15h13
    |

                            Séverine Pierron








                              

                        

Signe des temps, la papesse du genre, Kim Kardashian, vient d’annoncer très sérieusement qu’elle ne voulait plus prendre de selfies. La star aux 113 millions d’abonnés, qui a érigé cet autoportrait figé et codifié en phénomène culturel, a déclaré le 22 juin, dans une interview pour la chaîne américaine KTLA 5, « vouloir vivre un peu plus dans l’instant présent ». Il n’en faut pas plus aux exégètes de la pop culture pour prophétiser le début d’une nouvelle ère, celle du « post-selfie ». Soit une autre idée de la perfection et de la mise en scène de soi.
Pour la théoricienne et critique d’art Marion Zilio qui, dans Faceworld (PUF, 192 p., 19 €), traite notamment du selfie, cette décision « marque un tournant » : « Les stars et les élites furent les premières à jouir d’un capital visibilité mondialisé et médiatisé. Aujourd’hui, les anonymes ont accédé à ce privilège, c’est pourquoi nombreuses sont les célébrités à vouloir se présenter sans maquillage, dans leur quotidien. Elles ont imité la masse pour mieux s’en rapprocher, lorsque cette dernière a, elle, cherché à se rendre visible par des mises en scène de plus en plus sophistiquées. »
Un compte sans filtre
Evidemment, les adolescentes sont les premières à emboîter le pas de Kim K. dans sa recherche de plus de « spontanéité ». Sur les réseaux, on assiste désormais à un étrange phénomène. De plus en plus de jeunes filles ouvrent un deuxième compte Instagram sur lequel elles s’affichent sans filtre : beuveries, joints, voire photos dénudées, on est loin de la mise en scène de soi ­ultraléchée qui est le canon du réseau social. Les Américains ont déjà trouvé un nom à ce phénomène : « finsta », pour « fake Instagram » (« faux compte »).
« Sur mon compte privé, je mets des photos de moi où je suis moche, je m’en fous. Des trucs marrants aussi, des photos de chiens. C’est seulement pour mes copines et ma bande. » Charlotte, 16 ans
Charlotte, 16 ans, plus de...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Mihran Amtablian, président de l’Association de sauvegarde de l’Eglise de Varenne-l’Arconce, expose les limites du loto du patrimoine : ce ne sont que quelques monuments qui pourront être tirés d’affaires par les 15 à 20 millions d’euros attendus de l’opération.
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« Le loto du patrimoine ? Une grande opération de communication »

Mihran Amtablian, président de l’Association de sauvegarde de l’Eglise de Varenne-l’Arconce, expose les limites du loto du patrimoine : ce ne sont que quelques monuments qui pourront être tirés d’affaires par les 15 à 20 millions d’euros attendus de l’opération.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 14h44
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 16h32
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Mihran Amtablian (Président de l’Association de sauvegarde de l’église de Varenne-l’Arconce)







                        



                                


                            

Tribune. Le loto du patrimoine, voulu par le président de la République, apparaît pour ce qu’il est par nature : une grande opération de communication. C’est sa force et son talon d’Achille. Le sujet est bien choisi. « Sauver » le patrimoine fait consensus.
Comment cela pourrait-il en être autrement dans un pays qui a accumulé au cours des siècles une quantité exubérante d’œuvres de toutes natures et d’une si invraisemblable qualité sur toute l’étendue du territoire. Au-delà du consensus et de son effet euphorisant, il y a la réalité. Celle des monuments, celle de la conception de l’opération.
Le loto a un objectif restreint : les monuments en péril, c’est-à-dire les plus coupablement négligés et donc les plus onéreux à réhabiliter. Autant dire que ce ne sont que quelques monuments qui pourront être tirés d’affaires par les 15 à 20 millions d’euros attendus de l’opération. La prévention est toujours de meilleure politique et ne valait-il pas mieux axer la dotation sur des monuments vétustes avant qu’ils ne deviennent « en péril » ? Cela eut concerné plus de monuments et moins d’exclus.

L’église romane du XIIe siècle du village de Varenne-l’Arconce (Saône-et-Loire) en Bourgogne du sud, classée à l’inventaire des monuments historiques, dotée de peintures murales du XIIIe siècle est un bon exemple. Son état de vétusté intérieure a motivé le refus, à juste titre, de la DRAC de Bourgogne-Franche-Comté de réinstaller son christ roman, en bois polychrome, qui vient d’être restauré, pièce rare du XIe siècle, lui-même classé. Il est exposé maintenant au musée du Hiéron à Paray-le-Monial dans l’attente des travaux de l’église.
Comment fait-on ?
La restauration intérieure de l’église devrait avoisiner le million d’euros pour une commune de 130 habitants, au budget annuel de 70 000 euros ! Le bâtiment n’est cependant pas en péril. Le projet de restauration n’entre donc pas dans le cadre du loto du patrimoine. Alors ?...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ « La fraternité retrouve des couleurs » ; à l’instar du député PS Boris Vallaud, beaucoup de responsables politiques se réjouissent de la décision rendue vendredi par le Conseil.
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Aide aux migrants : la décision du Conseil constitutionnel saluée par la majorité et la gauche

« La fraternité retrouve des couleurs » ; à l’instar du député PS Boris Vallaud, beaucoup de responsables politiques se réjouissent de la décision rendue vendredi par le Conseil.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 14h42
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 17h47
   





                        


Saluée par la majorité, la décision du Conseil constitutionnel consacrant vendredi 6 juillet le « principe de fraternité », au nom duquel une aide désintéressée au « séjour irrégulier » des étrangers ne saurait être passible de poursuites, a été critiquée par Les Républicains (LR), qui jugent que le Conseil « se substitue au législateur ».

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                Aide aux migrants : le Conseil constitutionnel consacre le « principe de fraternité »



Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, s’est félicité dans un communiqué « de ce que le Conseil constitutionnel a estimé qu’il serait disproportionné, au regard de la nécessaire préservation de l’ordre public et de la légitimité de l’Etat à réguler le droit au séjour des étrangers, d’étendre les exemptions existantes à l’aide à l’entrée irrégulière sur le territoire français, confortant ainsi pleinement la politique du gouvernement ».
Dans un communiqué commun, Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, et Guillaume Larrivé, député LR de l’Yonne, ont estimé, de leur côté, que « la décision que vient de rendre le Conseil constitutionnel, relative au délit d’aide à l’entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers d’un étranger, pose deux problèmes majeurs auxquels les élus de la Nation ne peuvent pas se résigner. (…) Cela n’est pas acceptable. Le moment est venu de mettre un terme à ces dérives. »
Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (ex-FN), a estimé sur Twitter qu’« après la décision du Conseil constitutionnel, ceux qui ont “par fraternité” aidé Rédoine Faïd peuvent dormir tranquille. On marche sur la tête et ça commence à faire peur ! » 
Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a déclaré, également sur Twitter, que « le Conseil constitutionnel rappelle le principe de fraternité et censure le “délit de solidarité”. C’est le combat que nous avons porté lors du débat asile-immigration. Quand le président abandonne nos principes républicains, il serait temps que la majorité se réveille. »
Pour Philippe Bas, président LR de la commission des lois du Sénat, « cette décision est une avancée importante pour nos droits fondamentaux ». « Le Conseil constitutionnel (…) nous laisse le temps de trouver un bon équilibre entre la protection des actions généreuses et désintéressées et l’exigence de sévérité dans la lutte contre les réseaux de passeurs qui sont à l’œuvre dans notre pays ».
Aurélien Taché, député La République en marche (LRM) du Val-d’Oise, a salué sur Twitter « un grand jour pour la solidarité », et Florent Boudié, député LRM de Gironde, une « belle décision ». « Un nouveau principe constitutionnel est créé : le principe de Fraternité. Le groupe LRM à l’Assemblée avait été précurseur par sa réforme, le Sénat l’ayant cassée nous la rétablirons avec fierté ! »
« La fraternité retrouve des couleurs »
« Merci au Conseil constitutionnel qui rappelle le principe de fraternité en matière d’accueil des réfugiés et réaffirme ainsi avec force la devise de notre République. », a écrit sur son compte Twitter la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo.
« La fraternité retrouve des couleurs, affirmée comme principe à valeur constitutionnelle. Cette décision du Conseil constitution est majeure et nous oblige », s’est réjoui le député PS des Landes, Boris Vallaud. 
« C’est une gifle contre tous ceux qui veulent tout fermer et mettre au placard notre humanité, alors qu’en plus, il y a moins de migrants aujourd’hui qu’en 2015. Cette décision envoie un message à Emmanuel Macron, Gérard Collomb, mais aussi à tous ceux qui, avant, n’ont pas abrogé ce délit, comme Bernard Cazeneuve » a jugé Esther Benbassa, sénatrice Europe Ecologie-Les Verts (EELV) de Paris, sur Public Sénat.
De son côté, le maire EELV de Grenoble, Eric Piolle, s’il a salué une « victoire » déplore tout de même le « temps perdu, les violences inutiles… Grenoble ville refuge, terre d’accueil, continuera ses actions de solidarité envers les exilés ».
« L’indigne délit de solidarité enfin abrogé. Le Conseil constitutionnel a eu le courage que n’a pas En marche ! Victoire des bénévoles de l’humanité qui sauvent des vies à nos frontières », s’est réjoui pour sa part Elsa Faucillon, député PCF des Hauts-de-Seine.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Le policier a été placé en garde à vue après avoir tiré et tué Aboubakar F., un jeune homme de 22 ans, lors d’un contrôle d’identité, mardi.
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Jeune homme tué à Nantes : le policier dit désormais avoir tiré « par accident »

Le policier a été placé en garde à vue après avoir tiré et tué Aboubakar F., un jeune homme de 22 ans, lors d’un contrôle d’identité, mardi.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 14h27
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 17h02
   





                        



   


Le policier auteur du tir mortel contre un jeune de 22 ans mardi soir dans un quartier de Nantes lors d’un contrôle de police a affirmé lors de sa garde à vue avoir tiré « par accident », contredisant ainsi la première version des policiers qui évoquaient la légitime défense, a fait savoir son avocat, vendredi 6 juillet.
« Il a reconnu avoir fait une déclaration qui n’était pas conforme à la vérité », a déclaré Me Laurent-Franck Lienard. « Il a déclaré que c’était un tir accidentel », a-t-il ajouté. « Nous sommes en attente de son déferrement. Normalement il doit être déféré dans l’après-midi. » Le policier a été placé en garde à vue jeudi midi par l’Inspection générale de la police nationale. Dans ses premières auditions il évoquait la légitime défense. Il doit être présenté dans l’après-midi à un magistrat instructeur.
Selon une source proche du dossier, les cinq collègues du policier auteur du coup de feu, entendus le soir des faits, ont affirmé que le conducteur avait fait une marche arrière à « très vive allure », au point de risquer de renverser deux des quatre enfants qui jouaient sur la chaussée derrière la voiture. Toujours selon eux, l’un des policiers a juste eu le temps de pousser l’un des enfants, de prendre l’autre dans ses bras et de se mettre à l’abri devant le fourgon de CRS. Une version contredite par des habitants du quartier interrogés par l’AFP, et non confirmée par ailleurs par le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, mercredi, lors de sa conférence de presse.
Le jeune homme de 22 ans, sous le coup d’un mandat d’arrêt pour « vol en bande organisée, recel et association de malfaiteurs », a été touché par le tir du policier alors qu’il effectuait une marche à arrière pour fuir un contrôle de police. Il a été touché au cou et est mort à l’hôpital.
L’annonce de sa mort a provoqué dès mardi soir et à nouveau dans les nuits suivantes des violences urbaines dans les quartiers nantais, avec de nombreux bâtiments publics et voitures incendiés.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Au lycée Fulbert de Chartres, de nombreux élèves de terminale, parfois accompagnés de leurs parents, sont venus découvrir les résultats du bac 2018, sitôt affichés à 8 h 30, vendredi.
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« Ma fille attend ses résultats du bac, et moi, j’ai l’impression de repasser l’examen ! »

Au lycée Fulbert de Chartres, de nombreux élèves de terminale, parfois accompagnés de leurs parents, sont venus découvrir les résultats du bac 2018, sitôt affichés à 8 h 30, vendredi.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 13h38
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 16h44
    |

                            Caroline Pain








                        



   


Il est 7 h 30, vendredi 6 juillet, mais l’administration s’active déjà à l’intérieur du lycée Fulbert de Chartres (Eure-et-Loir). Le proviseur du lycée, Michel-de-Dieu Okala, et son équipe préparent les listes de candidats à partir des résultats du bac, reçus la veille. « Comme on a un espace assez restreint pour les installer, on va le faire dès 8 heures, puis maintenir les listes sous des tissus jusqu’au moment fatidique. »

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Une heure avant l’annonce des résultats, les élèves de terminale sont peu nombreux devant l’établissement. Les regards se concentrent sur les panneaux d’affichages. Ce rendez-vous traditionnel des résultats du bac est, pour eux, symbolique et unique. « Attends, rappelle-moi, M c’est avant et après quelles lettres déjà ? », Aymerick veut être certain de viser juste lorsqu’il faudra trouver son nom dans la fameuse liste. « A moins que tu n’y sois pas… ! », le taquine son amie Léa. Ces élèves de terminale S et ES plaisantent, mais n’en demeurent pas moins stressés. « C’est quand même déterminant pour nous, ça peut changer notre destin », tranche Marion, en s’abritant du soleil.
Le destin d’Eva, qui patiente un peu plus loin avec sa mère, dépend effectivement des résultats du jour. « J’ai été admise dans mon BTS alternance, j’ai trouvé mon entreprise, on a même déjà pris l’appartement… Donc il ne faut pas que ça foire maintenant », lâche-t-elle avec un rire nerveux. Sa mère, Katia, est dans le même état. « J’ai l’impression de repasser mon bac ! Même si elle a été bonne élève toute l’année, cela reste un examen… avec le stress… on ne sait jamais ce qui peut arriver. » Et pas question de laisser sa fille découvrir seule le résultat. « J’ai prévenu mon boulot que j’arriverai en retard aujourd’hui, c’était important d’être là ! »
Pleurs de joie ou de panique

   


8 h 15, le proviseur vient installer les résultats. Les élèves cherchent à s’approcher des panneaux, mais un cordon les maintient à quelques mètres. A l’ombre d’un arbre, des professeurs discutent. « C’est une bonne façon de clôturer l’année, on veut quand même voir si leur travail a porté ses fruits, et à travers ça, le nôtre aussi, explique Sébastien Mousset, professeur de sciences de la vie et de la Terre (SVT). On a créé des liens avec les jeunes au cours de cette année, c’est normal de venir ! » A côté de lui, Matthieu Sion, qui enseigne l’histoire-géographie, estime essentiel d’être là pour aider les élèves qui iront au rattrapage à choisir les bonnes matières pour l’oral.

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A quelques minutes du moment fatidique, la mère d’Eva ne tient plus en place. « A force je ne vais plus avoir assez de cigarettes », plaisante-t-elle. Une bonne partie des trois cents candidats ont afflué, et ils s’impatientent. « Bon, il est 8 h 32, là », bout Eva. Le cordon est retiré, mais les élèves n’osent pas trop avancer tant que les résultats sont recouverts. Jusqu’au moment du lever de rideau ! En quelques secondes, la foule s’agglutine. On cherche les noms du doigt, on retient son souffle. Les premiers cris retentissent. « Mais si mec, regarde, je vois ton nom ! — Ah ouais ! J’ai pas de mention… bon, c’est pas grave, j’ai le bac ! »
Les embrassades sont nombreuses, Eva prend sa mère dans ses bras. Elles ont toutes les deux les joues humides, le maquillage qui coule, mais un grand sourire aux lèvres. Une autre prend un selfie avec sa mère. Téléphones à l’oreille, les néobacheliers veulent annoncer la bonne nouvelle. Des larmes de joie coulent derrière les lunettes de soleil, mais pour d’autres, les larmes sont plutôt liées à la panique. « Je l’ai pas eu, maman, qu’est-ce que je vais faire ? », Sébastien Mousset vient au secours de son élève. « J’en ai quatre dans ma classe de scientifique qui sont au second groupe, mais ils ne sont pas loin, donc on regarde ensemble les matières qu’il vaut mieux prendre, on privilégie celles à gros coefficient en général. »
« Allez maintenant on va chercher le papier, quand même ! », dit en souriant un jeune homme en entraînant ses camarades vers la chapelle (laïque) du lycée où sont distribués les relevés de notes. Sur le chemin, élèves et parents continuent de se féliciter, ou de se remonter le moral. Les parents mitraillent. « Oh mais vous vous êtes faits beaux en plus ! C’est super ! », s’exclame une maman en prenant son fils et ses copains en photo.

   


« J’ai mon bac, Madame ! » : la phrase a beau être prononcée maintes fois chaque année, on y sent la fierté, le symbole. En quelques minutes, ces élèves ont franchi une étape et obtenu « la clé vers l’enseignement supérieur », comme dit Matthieu Sion. Certains de ses collègues continuent de congratuler les lauréats, tandis que d’autres sont interpellés par des parents inquiets, relevé de notes dans une main, pour savoir sur quelles matières miser au rattrapage. Tandis qu’Eva prévient toute la famille de sa réussite, sa mère termine d’essuyer ses larmes : « Bon allez, je vais filer au boulot quand même, ça va être une bonne journée ! »

Bac 2018 : résultats, reportages et infos sur « Le Monde Campus »
Le Monde Campus a organisé une journée de direct pour suivre la publication des résultats du bac dans chaque académie, vendredi 6 juillet, avec également deux tchats avec des spécialistes, sur le niveau de l’examen et l’évaluation des élèves et sur l’orientation post-bac et Parcoursup. Voici nos principaux articles :
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ La copropriétaire du dessus assigne à la fois le bailleur et la locataire (action « oblique »). Après avoir fait constater le trouble anormal de voisinage, elle obtient la résiliation du bail et l’expulsion de la locataire.
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<article-nb="2018/07/06/19-16">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Julien Dubuis rappelle que la réduction de la vitesse limite permettra d’épargner de 350 à 400 vies par an.
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édition abonné


« Le passage aux 80 km/h apporte aux automobilistes des bienfaits financiers et écologiques »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Julien Dubuis rappelle que la réduction de la vitesse limite permettra d’épargner de 350 à 400 vies par an.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 13h06
    |

Julien Dubuis (Professeur de sciences économiques et sociales au lycée Vauban d’Aire-sur-la-Lys et membre de la Ligue contre la violence routière)







                        



                                


                            

Tribune. La réduction de la vitesse de 90 km/h à 80 km/h suscite de vives controverses et le mécontentement d’une grande partie de l’opinion. Cette mesure permettra d’épargner, selon le Conseil national de la sécurité routière (CNSR), de 350 à 400 vies par an (Le Monde du 1er juillet). On peut aussi en attendre une baisse du nombre d’accidents non mortels, donc moins de blessés et moins de frais de santé, et de réparation des dégâts matériels.
Mais si cette mesure amenait, à terme, une baisse des vitesses moyennes de l’ordre de 10 km/h, on pourrait aussi en espérer d’autres bienfaits, moins évidents.
D’ordre économique, d’abord, pour tous les automobilistes, à proportion de leur kilométrage annuel. Dans le langage des économistes, on a ici une substitution du travail au capital (ce qui constitue un cas rare, à rebours de la tendance historique à substituer du capital au travail, avec la mécanisation puis la robotisation). Là, une baisse de capital circulant, à savoir le carburant, est compensée par un surcroît de travail, le temps de conduite.

Si on analyse la conduite automobile comme une autoproduction de service de transport – le secteur des taxis atteste que c’est bien une activité productive –, l’échange se joue entre l’automobiliste et Total : la réduction de la vitesse amène à « rémunérer » un peu plus l’automobiliste et un peu moins le groupe pétrolier.
Selon Bison futé, cette baisse de 10 km/h réduit la consommation aux 100 km d’environ 0,8 litre, soit une économie attendue de 1,20 euro aux 100 km pour une berline essence moyenne. Or, à 80 km/h plutôt que 90 km/h, il faut huit minutes de plus pour parcourir 100 km. Ces huit minutes de travail « économisateur » rapportent donc 1,20 euro, soit… 9 euros de l’heure ! Pas mal payé pour conduire tranquillement. Pour un couple d’automobilistes moyens, cela représenterait 240 euros d’économie par an pour le ménage, selon la Sécurité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ D’Aix-Marseille à Versailles, toutes les académies ont achevé la publication des résultats du baccalauréat 2018 vendredi matin, sauf la Martinique et Rouen. Découvrez les liens pour y accéder.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Résultats bac 2018 : académie par académie, retrouvez-les en un clic

D’Aix-Marseille à Versailles, toutes les académies ont achevé la publication des résultats du baccalauréat 2018 vendredi matin, sauf la Martinique et Rouen. Découvrez les liens pour y accéder.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 16h57
   





                        



   


La publication des résultats du bac 2018 a eu lieu dans la quasi-totalité des académies, vendredi 6 juillet matin. Seule l’académie de Rouen a prévu de publier à 18 h 30 les résultats pour le bac général et technologique. Retrouvez l’intégralité des nouveaux lauréats en un clic sur les sites des rectorats, en cliquant sur le nom des académies, listées par ordre alphabétique ci-dessous.
A noter que les candidats doivent se rendre d’ici à la fin de journée dans l’établissement noté sur leur convocation du bac pour récupérer leur livret de notes. S’ils ne peuvent pas se déplacer, ils doivent établir une procuration.

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Académie d’Aix-Marseille 
Académie d’Amiens 
Académie de Besançon
Académie de Bordeaux
Académie de Caen 
Académie de Clermont-Ferrand
Académie de Corse
Académie de Créteil 
Académie de Dijon
Académie de Grenoble 
Académie de Guadeloupe 
Académie de Guyane 
Académie de La Réunion
Académie de Limoges 
Académie de Lyon 
Académie de Martinique
Académie de Mayotte 
Académie de Montpellier 
Académie de Nancy-Metz 
Académie de Nantes
Académie de Nice 
Académie d’Orléans
Académie de Paris 
Académie de Poitiers 
Académie de Reims 
Académie de Rennes 
Académie de Rouen : les résultats seront publiés 6 juillet à 18 h 30 pour le bac général et technologique et sont disponibles depuis 10 heures pour le bac professionnel.
Académie de Strasbourg 
Académie de Toulouse 
Académie de Versailles

Bac 2018 : résultats, reportages et infos sur « Le Monde Campus »
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<article-nb="2018/07/06/19-18">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Comme chaque année depuis 2013, le concours du premier degré peine à recruter dans deux académies, Créteil et Versailles. Dans le second degré, certaines matières n’ont pas pourvu tous leurs postes.
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édition abonné


Les concours de l’enseignement font difficilement le plein

Comme chaque année depuis 2013, le concours du premier degré peine à recruter dans deux académies, Créteil et Versailles. Dans le second degré, certaines matières n’ont pas pourvu tous leurs postes.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 12h41
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 12h56
    |

            Violaine Morin








                        



                                


                            
Peut-on encore parler de « crise du recrutement » dans l’éducation nationale ? Non, se défend le ministère, qui revendique 20 121 admis aux concours du premier et du second degré pour la session 2018. « Au total, plus de 187 000 personnes se sont inscrites à un concours de recrutement externe pour devenir professeur dans l’enseignement public », soit « plus d’une personne sur cinq par génération », souligne Edouard Geffray, le directeur des ressources humaines de l’éducation nationale, qui y voit la preuve de l’attrait intact qu’exerce la fonction d’enseignant. « Je ne connais pas d’entreprise qui reçoit 187 000 CV par an », insiste-t-il. Tous concours réunis (publics et privés), 275 000 personnes étaient inscrites en 2018.
Ces chiffres méritent d’être étudiés finement, car ils recouvrent de grandes disparités. D’abord, le nombre d’inscrits ne correspond pas au nombre de candidats présents le jour des épreuves. Le ministère n’a pas encore communiqué le nombre de présents en 2018, mais, en se basant sur les chiffres de la session 2017 des concours externes, on peut imaginer qu’il faudra retrancher, comme l’an dernier, environ la moitié des inscrits. Au concours externe de professeurs des écoles en 2017, sur près de 72 000 inscrits, seuls 29 000 ont planché. A l’agrégation, on comptait autour de 25 000 inscrits, dont 10 000 se sont présentés. Au Capes, la déperdition est un peu moindre, avec quelque 37 000 inscrits et 19 000 candidats présents.

En outre, le concours du premier degré peine encore à faire le plein dans certaines académies. Dans celles de Créteil et de Versailles, le nombre d’admis est inférieur au nombre de postes ouverts et laisse respectivement 400 et 250 postes vacants. Une situation qui n’est pas nouvelle, puisque ces deux académies sont concernées depuis plusieurs années par ce problème. Pour la quatrième année consécutive, un concours complémentaire se tient en ce moment pour les recalés d’autres...




                        

                        


<article-nb="2018/07/06/19-19">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Signaler le numéro frauduleux, tenter de se faire rembourser, porter plainte… voici les étapes à suivre après avoir été piégé par une arnaque aux numéros surtaxés.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Numéros surtaxés : que faire si vous êtes victime d’une arnaque ?

Signaler le numéro frauduleux, tenter de se faire rembourser, porter plainte… voici les étapes à suivre après avoir été piégé par une arnaque aux numéros surtaxés.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 11h54
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 12h06
    |

            Laura Motet








                        


Le préjudice de la fraude aux numéros surtaxés dans l’Union européenne serait passé de moins de 2 milliards d’euros en 2013 à 11 milliards en 2017, selon une étude d’Europol. Quatre personnes ont été mises en examen, à la fin de mai, pour « escroquerie en bande organisée », soupçonnées d’avoir amassé 38 millions d’euros en trois ans par ce moyen. Face à l’explosion de ces arnaques, les pouvoirs publics et les opérateurs ont mis en place des procédures pour les signaler et tenter de se faire rembourser.
1. Signalez l’arnaque en un clic
Cette première étape permettra de signaler le numéro surtaxé frauduleux aux opérateurs et aux autorités (Arcep, DGCCRF, police, gendarmerie). Nombreuses sont les options à ce stade :
Si vous avez reçu l’arnaque par SMS ou par un appel vocal
Transférez le message texte ou le numéro litigieux par SMS au numéro 33-700. Ce numéro est géré par l’Association française du multimédia mobile (qui regroupe notamment Bouygues Telecom, Orange et SFR), mais il est utilisable par tous, quel que soit son opérateur. En cas d’escroquerie massive et avérée, les opérateurs signalent le numéro frauduleux aux autorités.
Si vous avez appelé un numéro surtaxé lors d’un faux jeu concours
Vous pouvez signaler le numéro frauduleux sur le site Infosva.org, qui transférera votre signalement aux mêmes acteurs que le 33-700. Ce site est également particulièrement utile pour découvrir le nom de l’éditeur de numéros surtaxés que l’arnaqueur a utilisé.
Autres options possibles : vous pouvez contacter directement l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC), en appelant le numéro gratuit 0805-805-817, ou en vous rendant sur Internet-signalement.gouv.fr, le portail du ministère de l’intérieur de signalement des contenus illicites sur Internet.
Attention : ces outils, mis en place par le ministère de l’intérieur, n’ont pas pour but de traiter un litige en particulier. Ils permettent surtout à l’OCLCTIC et à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) de cibler leurs contrôles et d’amorcer des enquêtes générales, pour faire tomber des réseaux ou des entreprises spécialisées dans les arnaques. Signaler le numéro qui vous a arnaqué à ces plates-formes relève d’un geste citoyen.
2. Demandez un remboursement
A ce stade, les choses se corsent : parmi la trentaine de témoignages recueillis dans notre enquête sur les arnaques visant les adolescents, tous confirment qu’ils ont eu énormément de mal à se faire rembourser les sommes escroquées. Ils racontent notamment comment les opérateurs et les éditeurs de numéros surtaxés se renvoient mutuellement la responsabilité et donc, in fine, le remboursement à effectuer.
Préparez au maximum un dossier pour votre opérateur, en effectuant une capture d’écran des échanges avec l’arnaqueur, une recherche du nom de l’éditeur (sur Infosva.org) ainsi qu’une recherche sur les forums d’entraide des clients de votre opérateur. Cela vous permettra d’avoir une idée du montant de remboursement minimal que vous pouvez obtenir. Une telle préparation vous sera également utile pour échanger avec l’éditeur de numéros surtaxés.
Vous pouvez également contacter une association de consommateurs, qui vous aidera dans vos démarches. Attention, certains opérateurs et éditeurs de numéros ne vous rembourseront pas tant qu’une plainte n’a pas été déposée.
3. Déposez plainte
Pour faciliter votre demande de remboursement et amorcer une enquête contre votre arnaqueur, portez plainte pour « escroquerie contre X ». Sachez que la gendarmerie ou la police n’est pas en droit de refuser de prendre votre plainte, même si vous (ou votre enfant) avez bien appelé volontairement ces numéros surtaxés, puisque vous avez été induit en erreur pour effectuer cet appel (faux SMS demandant d’appeler pour récupérer un colis, faux jeu concours sur un réseau social, etc.). Les mineurs peuvent également porter plainte, idéalement accompagnés de leurs représentants légaux.
Avant de vous rendre en gendarmerie ou au commissariat, notez le nom de l’éditeur des numéros surtaxés (récupéré sur le site Infosva.org). Les policiers pourront ainsi contraindre l’éditeur de numéros surtaxés à donner des informations sur le bénéficiaire de l’arnaque.
Pour l’heure, il faut se déplacer pour porter plainte. Mais le ministère de l’intérieur espère pouvoir lancer, d’ici à la fin de l’année, un système de plainte en ligne, appelé « traitement harmonisé des enquêtes et signalements pour les e-escroqueries » (Thesee). Outre l’aspect pratique pour la victime, les plaintes ne seront plus traitées localement, mais envoyées à un service de police spécialisé, au sein même de l’OCLCTIC.
4. Préservez-vous d’autres arnaques
Depuis le 1er mars, tous les opérateurs doivent proposer gratuitement à leurs clients de pouvoir bloquer les appels et les SMS vers certains numéros à « service à valeur ajoutée » (autre nom des numéros surtaxés).
Pour activer cette option, notamment pour éviter que votre enfant ne se fasse arnaquer, il faudra vous rendre sur le site de votre opérateur, dans votre compte client, où vous pourrez également désactiver les solutions de micropaiement proposées dans certains forfaits.
A noter que, dans un avis du Conseil national de la consommation, ce dernier souhaite que « dans l’hypothèse où le souscripteur de la ligne indique vouloir la confier à un jeune », l’opérateur devra l’informer sur ces options de blocage et de la manière dont il pourra les activer (case à cocher, rendez-vous sur l’espace client en ligne, etc.).

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Perpétuité pour un meurtrier malade psychiatrique

L’homme avait tué un restaurateur et une avocate. Il souhaitait la prison, pas l’hôpital.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 11h34
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                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        



                                


                            

Juger les malades mentaux meurtriers est un casse-tête pour la justice. La cour d’assises des Bouches-du-Rhône, qui a condamné, jeudi 5 juillet, Laïdi Sahki à la réclusion criminelle à perpétuité pour les meurtres d’une avocate marseillaise, Me Raymonde Talbot, égorgée à son bureau en novembre 2012, et d’un restaurateur d’Aubagne frappé, quatre mois plus tôt, de 90 coups de couteau, n’a pas échappé à ces difficultés.
Les jurés ont ajouté deux verrous : une période de sûreté de vingt-deux ans et une mesure de suivi socio-judiciaire de dix ans à l’issue de la peine. « Il faut qu’il soit mis hors d’état de nuire, a précisé Béatrice Vautherin, avocate générale. La peine doit être longue pour qu’il sorte de sa nuit et reprenne une stature humaine. » La prison et non pas l’hôpital psychiatrique, c’est ce que souhaitait Laïdi Sahki, 33 ans, dont les premiers et derniers mots lors de son procès ont été : « Je garde le silence. » Le visage envahi de cheveux longs et d’une barbe noire fournie, l’accusé n’a pas desserré les dents. A l’exception d’un « A vrai dire, je m’en fous, je m’en bats les couilles », lorsque le président l’a questionné sur Me Raymonde Talbot, 66 ans, qui était l’avocate de ses parents. Il a aussi applaudi lors de la déposition du mari de la victime, qui invitait les jurés à protéger la société : « Vous pouvez le jeter au fond d’un puits, le mettre à l’hôpital, en prison. Je vous demande juste qu’il n’y ait pas d’autres personnes qui soient rayées de la surface de la terre comme cela. »
Le jour où elle a été tuée, Raymonde Talbot avait reçu un client dont le nom figurait sur son agenda : « Sahki ». Une dizaine de jours plus tard, les enquêteurs découvraient dans la chambre de Laïdi Sahki son sac à main, ses papiers, ses bijoux et un long couteau cassé. La pointe de la lame avait été récupérée dans une des plaies. « Il est rare de retrouver autant...




                        

                        

