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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Portés par des buts de Griezmann et Varane, les Bleus ont remporté leur quart de finale. Ils affronteront le Brésil ou la Belgique, mardi à Saint-Pétersbourg.
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Coupe du monde 2018 : la France élimine l’Uruguay et file en demi-finales

Portés par des buts de Griezmann et Varane, les Bleus ont remporté leur quart de finale. Ils affronteront le Brésil ou la Belgique, mardi à Saint-Pétersbourg.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 18h57
    |

            Clément Martel








                        



   


Ils ont maté la Celeste. Au terme d’une rencontre maîtrisée face à des coéquipiers de Diego Godin manquant d’inspiration, l’équipe de France de football s’impose (2-0) contre l’Uruguay et se hisse en demi-finales de la Coupe du monde. La sixième de son histoire. Des buts de Varane, en première période et Griezmann, à l’heure de jeu, ont permis aux joueurs de Didier Deschamps de remplir l’objectif qu’ils s’étaient fixé avant l’entame du Mondial. Ils affronteront, mardi à Saint-Pétersbourg (20 heures), le vainqueur de Brésil - Belgique.

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          Revivez la qualification des Bleus face à l’Uruguay.



Ils anticipaient une rencontre « chiante », selon les mots d’Antoine Griezmann, face à une équipe d’Uruguay à la défense impénétrable (un seul but encaissé en 2018), et à l’attitude intraitable. Et les coéquipiers d’un Hugo Lloris des grands jours – qui a gardé sa cage inviolée – ont été servis. Jamais le quart de finale des Bleus n’a atteint le niveau de jeu proposé lors de France-Argentine, en huitièmes, du fait de défenses resserrées, mais les Français sont sortis vainqueurs de la rencontre sans avoir été vraiment inquiétés par les coéquipiers de Suarez, orphelin de son compère d’attaque, Cavani.
Après une entame pleine de grinta des hommes d’Oscar Tavarez, qui tentaient – quitte à employer le vice parfois – de mettre les Bleus à leur botte, la première période s’équilibrait. Et Lloris s’interposait vaillamment sur une tête de Godin, se projetait à l’horizontale pour boxer la balle alors que Struani traînait dans la surface. Si l’arbitre argentin, Nestor Pitana, tentait de faire respecter l’ordre, il n’était pas prompt à sortir ses cartons face à la multiplication des fautes uruguayennes.
Varane montre la voie aux Bleus
Mais après avoir averti Bentancur, coupable d’un mauvais geste sur Mbappé à 40 mètres de ses cages, la France se procurait sa première grosse occasion. Et en profitait grâce à Varane, premier à jaillir sur le coup franc de Griezmann. La tête décroisait du défenseur du Real Madrid trompait Muslera et mettait les Bleus sur de bons rails (1-0, 40e).

#CM2018 #FRAURU 39è, 0-1 

🇨🇵🇨🇵 BUT FRANCAIS 
⚽⚽ VARANE DE LA TÊTE

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Peu avant la pause, alors que l’Uruguay tentait de revenir immédiatement à la marque après l’ouverture du score, Lloris réalisait son plus bel arrêt du Mondial en détournant in extremis une tête de Caceres.
« On savait que ça allait être un match moins technique, plus dans l’agressivité et le combat. Et aujourd’hui, on a démontré qu’on était là ici aussi », a souligné Paul Pogba au micro de BeIN Sports après la rencontre. En seconde période, les Français ont tenté de prendre le dessus sur une équipe uruguayenne manquant d’inspiration, en l’absence de Cavani, buteur mais également premier défenseur de la Celeste.
Griezmann « l’Uruguayen » enfonce la Celeste
Et c’est Griezmann, vilipendé pour ses absences dans le jeu des Bleus depuis le début de la compétition, qui a trouvé la faille. Le plus uruguayen des Français décochait « une frappe d’Olive et Tom », selon Paul Pogba, de l’extérieur de la surface de réparation. Un tir bloqué par Muslera, mais le gardien uruguayen manquait son arrêt et se faisait lober par la balle (2-0, 60e).

#CM2018 #FRAURU 61è, 2-0 

⚽ BUT DE GRIEZMANN 🇨🇵
😖 QUELLE ERREUR DE MUSLERA 🇺🇾

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Face à ses partenaires de clubs, Godin (également parrain de sa fille) et Jimenez, le meilleur buteur des Bleus du Mondial (3 buts) ne célébrait pas son but.

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                Coupe du monde 2018 : Antoine Griezmann, l’homme de Montevideo



En toute maîtrise en fin de rencontre, les Français terminaient la rencontre sans se stresser. Didier Deschamps, qui s’était vu fixer l’objectif des demi-finales par la Fédération française de football avant le début de la compétition, remplit sa mission. Au complet – aucun joueur ne sera suspendu – les Bleus aborderont, mardi à Saint-Pétersbourg, leur demi-finale pleins de certitudes. Et aspireront à prolonger leur aventure russe, vingt ans après le titre de leurs glorieux prédécesseurs.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Les Français se sont imposés (2-0) face aux Uruguayens, grâce à des buts de Varane et Griezmann. Ils affronteront mardi la Belgique ou le Brésil, qui jouent à 20 heures.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Forfait à l’Euro 2016, coupable lors de l’élimination des Bleus du Mondial 2014, le joueur du Real Madrid règne désormais en maître sur la défense française.
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Coupe du monde 2018 : la revanche de Raphaël Varane

Forfait à l’Euro 2016, coupable lors de l’élimination des Bleus du Mondial 2014, le joueur du Real Madrid règne désormais en maître sur la défense française.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 09h59
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 16h42
    |

            Rémi Dupré (Istra (Russie), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Un défenseur efficace est souvent un défenseur qui ne se remarque pas. Si on part de ce principe, Raphaël Varane, 25 ans, réalise un Mondial presque parfait en Russie. Les esprits chagrins peuvent toujours signaler une légère absence sur le but (sans conséquence) inscrit de la tête par l’Argentin Sergio Agüero, lors de la victoire (4-3) des Bleus, le 30 juin, en huitièmes de finale, à Kazan. Mais, globalement, l’arrière de l’équipe de France tient la baraque pour sa deuxième Coupe du monde, après l’édition brésilienne de 2014.
Maître des airs du haut de son perchoir (1,91 m), impeccable dans ses interventions au sol, le vice-capitaine des Tricolores n’est jamais sorti du terrain depuis l’ouverture du tournoi. Il compense même les sautes de concentration et répare les erreurs de Samuel Umtiti (24 ans), son compère de la charnière centrale, auteur d’une faute de main dans sa surface contre l’Australie.
Etonnamment frais au sortir d’une saison à rallonge (une cinquantaine de matchs) avec le Real Madrid, ponctuée par un quatrième sacre personnel en Ligue des champions depuis 2014, Varane « prend du poids » avec les Bleus, comme l’estime Guy Stéphan, l’adjoint de Didier Deschamps.
« M. Propre »
En interne, ses partenaires l’ont affublé du surnom de « M. Propre », en référence à son sens de l’anticipation, à ses relances cliniques et à un certain sens de la discrétion. Premier lieutenant du capitaine gardien Hugo Lloris, le jeune homme (46 sélections depuis 2013), a forcé sa nature pour prendre davantage la parole dans le vestiaire. Rôle non négligeable, il appartient ainsi au petit groupe chargé de négocier les primes avec le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët. Dépeint comme un personnage lisse, à la parole très cadrée, Varane donne enfin l’impression de fendre l’armure et de monter en grade.
« Ma personnalité ne peut pas plaire à tout le monde, admet le patron de la défense française,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ L’équipe de France affiche l’une des moyennes d’âge les plus basses de ce Mondial. Un atout pour affronter l’Uruguay en quarts de finale, vendredi à 16 heures.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/07/2018
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Coupe du monde 2018 : chez les Bleus, la jeunesse au pouvoir

L’équipe de France affiche l’une des moyennes d’âge les plus basses de ce Mondial. Un atout pour affronter l’Uruguay en quarts de finale, vendredi à 16 heures.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 16h03
    |

            Adrien Pécout (Russie, envoyé spécial)








                        



   


Peut-être les commémorations de Mai 68 ont-elles aussi inspiré Didier Deschamps. On verrait bien le sélectionneur de l’équipe de France, né à peine cinq mois après le joli mois, inviter ses petits Bleus à jouer « sans entraves ». Ou encore les exhorter, au ras de la pelouse : « Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi ! »
« DD » compte plus que jamais cet été sur la jeunesse de son groupe, partant du principe qu’elle forme le voyage, et non l’inverse. Vendredi 6 juillet, les Bleus devraient de nouveau afficher l’une des moyennes d’âge les plus basses de cette Coupe du monde en Russie. Ils affronteront l’Uruguay en quarts de finale, dans la ville à l’histoire moyenâgeuse, elle, de Nijni Novgorod.
En conférence de presse, cette inexpérience revient souvent dans ses explications. Soit pour justifier un premier tour laborieux contre l’Australie (2-1), le Pérou (1-0) et le Danemark (0-0) : « Notre compteur de sélections est faible, ce qui n’empêche pas la qualité, mais il faut de la patience, même s’il n’y en a pas au haut niveau, tout au plus de l’indulgence. » Soit pour se féliciter de ce qui a suivi : un match plein d’entrain en huitièmes de finale contre l’Argentine (4-3) : « On a mis de la folie, il y a de ça dans cette équipe, et on a besoin de ça. »

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Cette histoire de fou a un personnage principal, Kylian Mbappé, que la planète football présente déjà comme son futur astre solaire. Même sans permis de conduire, à tout juste 19 ans et demi, l’attaquant du Paris-Saint-Germain roule déjà à tout berzingue. Son doublé face aux Argentins a fait de lui le plus jeune joueur à inscrire au moins deux buts en Coupe du monde depuis une époque vieille comme le roi Hérode. Ou plus exactement comme le roi Pelé, la légende brésilienne de 1958.
Une chanson à la gloire de Pavard
La victoire a également médiatisé les frisottis de Benjamin Pavard, encore inconnu du grand public il y a un an. Ce samedi 30 juin, à Kazan, la France se retrouve menée au score (1-2) peu après la mi-temps. Jusqu’à son égalisation improbable.
Sur le flanc gauche, Lucas Hernandez centre pour le susnommé Pavard : côté opposé, reprise de volée sans contrôle à l’extérieur de la surface ! Les deux défenseurs soudain aux avant-postes ont pour eux l’audace de leurs 22 ans. « Ces joueurs-là ne sont pas bridés, apprécie l’entraîneur adjoint, Guy Stéphan. On est l’équipe qui a le plus centré en poule. Par contre, on a raté beaucoup de centres, à cause de problèmes techniques. »
« Il suffit de les voir à l’entraînement quand ils font leurs petits jeux. on croirait des gamins qui jouent dans la cour de l’école » Pierre Mankowski, ancien entraîneur de l’équipe de France espoirs
Cette reprise de volée vaut désormais à Benjamin Pavard une chanson. Rimée, mais guère poétique : « Il sort de nulle part, une frappe de bâtard, on a Benjamin Pavard ! » Dans un registre plus convenu, le défenseur de Stuttgart a également reçu l’onction dominicale de l’émission « Téléfoot ». Au lendemain du match, il expliquait sur TF1 n’avoir « pas dormi une minute », encore tout à l’excitation de son but. Puis écrasait quelques larmes, lèvres tremblotantes, à la diffusion d’un message enregistré de ses parents.
Didier Deschamps aussi a un fils, du nom d’un prix Nobel américain de littérature : Dylan, étudiant en école de commerce, a exactement le même âge. « La nouvelle génération de joueurs a des codes différents, des centres d’intérêt différents. Si je n’ai pas la connexion, si je n’ai pas le bon canal, je ne peux pas parler avec eux, expliquait-il lors d’un entretien paru en juin dans le magazine du bihebdomadaire Midi olympique, pourtant spécialisé dans le rugby. Heureusement, j’ai la chance d’avoir un fils de 22 ans et ça me sert. Quand je vois l’utilisation qui est faite des réseaux sociaux, ça me dépasse, mais je ne suis pas là pour la leur interdire. »
Changement de paradigme
Malgré Internet, ces jeunes gens savent encore s’amuser sur les terrains de football. Pierre Mankowski les a connus lorsqu’il dirigeait l’équipe de France des moins de 20 ans ou celle des Espoirs. « Le groupe d’aujourd’hui se connaît très bien, on ressent beaucoup d’amitié entre eux. Un groupe de potes. »
En bon formateur, leur ancien entraîneur apprécie « la fraîcheur de cette belle jeunesse » : « Il suffit de les voir à l’entraînement quand ils font leurs petits jeux, quand ils marquent un but, on croirait des gamins qui jouent dans la cour de l’école. » Revient de nouveau le nom de Benjamin Pavard : « Sa reprise de volée représente l’insouciance générale de cette équipe. S’il avait réfléchi plus, il aurait d’abord voulu contrôler le ballon plutôt que de frapper. »
Par un intéressant changement de paradigme, cette candeur semble maintenant un atout, là même où elle semblait un point faible à l’approche du Mondial. Mais, tôt ou tard, ses côtés moins sympathiques pourraient tout aussi bien se retourner contre l’équipe.
« Quand j’ai vu cette sélection bourrée de talent, j’ai toujours pensé qu’elle pourrait aller très loin, mais aussi que, sur un match, elle pourrait être complètement absente, admet Pierre Mankowski. Il n’y a pas beaucoup de joueurs d’expérience pour remettre tout le monde dans le droit chemin le jour où ça n’irait pas trop. »

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                Coupe du monde 2018 : tombeurs de l’Argentine, les Bleus savourent leur mue



En 2013, Paul Pobga devenait champion du monde des moins de 20 ans. Aujourd’hui, l’ancien capitaine des Bleuets prend déjà à son compte le jeu des Bleus. Le milieu a pourtant seulement 25 ans, le même âge que le défenseur Raphaël Varane, vice-capitaine de la sélection actuelle. Quant à Antoine Griezmann, ses 27 ans donnent déjà à l’avant-centre l’air d’un grabataire. Le brassard de capitaine revient cependant au gardien Hugo Lloris, l’un des rares trentenaires avec Adil Rami, Blaise Matuidi, Olivier Giroud et Steve Mandanda.
« Deschamps met les meilleurs joueurs possibles »
Pour en rester aux statistiques, on retiendra de ces vingt-trois joueurs qu’ils affichent une moyenne d’âge encore inférieure à celle des champions du monde français de 1998 : 25,6 ans, contre 26,7 pour leurs illustres aînés. Deschamps avait 29 ans lors du titre.
Seuls Thierry Henry, David Trezeguet et Patrick Vieira en avaient moins de 24, tous à l’aube d’une belle carrière. « Ils étaient très timides, on ne les entendait pas trop. Ils se retrouvaient un peu comme des juniors qui arrivaient dans une équipe professionnelle, se souvient Philippe Bergeroo, à l’époque entraîneur des gardiens. Chez les joueurs, on avait désigné quelques parrains pour s’occuper de ces jeunes, pour qu’ils ne se retrouvent pas en grosse difficulté. »
Désormais, voilà donc les jeunes en majorité, et déjà tous appelés à prendre leurs responsabilités. Pas toujours un cadeau pour eux, selon Yannick Stopyra, champion d’Europe 1984 à seulement 23 ans : « Pour Mbappé, grâce à son match contre l’Argentine, sa jeunesse va maintenant être une force terrible. Mais pour ceux qui n’ont pas encore de match référence au Mondial, comme Ousmane Dembelé, elle peut devenir un handicap. Ils ont à peine plus de 20 ans et on leur demande de qualifier la France, de marquer des buts, de faire gagner l’équipe… »
Corentin Tolisso attend aussi le déclic. Malgré des matchs de préparation prometteurs, le milieu du Bayern Munich a déçu lors de son premier match du Mondial contre l’Australie. « Peut-être que je l’ai mal abordé », reconnaissait le joueur, qui se prépare malgré tout à une nouvelle titularisation contre l’Uruguay, « l’aïeul » Blaise Matuidi étant suspendu.
Au cas où la rencontre traînerait en longueur, Yannick Stopyra appréhende aussi une éventuelle séance de tirs au but. Au Mondial mexicain de 1986, l’avant-centre avait pourtant bien négocié celle contre le Brésil, en quarts de finale : « Lorsque Henri Michel [sélectionneur des Bleus] m’a demandé de tirer, je lui ai dit d’aller plutôt voir des anciens. Mais impossible pour certains d’entre eux, à cause des blessures, de la fatigue… »
Philippe Bergeroo dédramatise : « Didier Deschamps titularise des jeunes, parce qu’il met les meilleurs joueurs possibles. A l’avenir, il y aura très certainement une très grande équipe de France. » Plutôt encourageant à moyen terme, dans la perspective de l’Euro 2020. Voire, qui sait, dès le vendredi 6 juillet 2018.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Les Bleus sont encore loin du record de l’Allemagne et ses 13 « derniers carrés » joués.
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La France jouera une demi-finale de la Coupe du monde pour la sixième fois de son histoire

EN UN GRAPHIQUE – Les Bleus sont encore loin du record de l’Allemagne et ses 13 « derniers carrés » joués.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 19h18
   





                        


L’équipe de France de football s’est qualifiée pour les demi-finales de la Coupe du monde 2018, vendredi 6 juillet, en battant sereinement l’Uruguay (2-0). Les Bleus joueront mardi la sixième demi-finale de leur histoire dans la compétition, passant devant l’Argentine, l’Uruguay et les Pays-Bas. Mais le record est loin, détenu par l’Allemagne avec 13 « derniers carrés » joués.


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L'Allemagne détient le record du nombre de demi-finales de Coupe du monde de football jouées
Le Brésil passerait à 12 demi-finales en cas de victoire sur la Belgique vendredi soir.

Source : FIFA



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> Voir la rubrique « En un graphique » des Décodeurs




                            


                        

                        


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Coupe du monde 2018 : le football brésilien attaque sur l’aile droite

A l’image de Ronaldo, Ronaldinho et Felipe Melo, les anciens de la Selaçao s’engagent en politique dans des partis conservateurs ou populistes.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 15h35
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



   


Lors de son affiliation au Parti républicain brésilien (PRB), ultraconservateur, il n’a été question que de football. Le 20 mars dernier, ému et flatté d’accueillir une ex-star internationale du ballon rond, le sénateur Eduardo Lopes, à la tête du parti que l’on décrit comme le bras politique de l’Eglise universelle du royaume de Dieu (évangélique) , s’est souvenu de ce but de la Coupe du monde 2002 face à l’Angleterre : « Pour l’amour de Dieu. C’était notre seule chance, et quel but ! »
On n’a jamais su quelles idées politiques, quelles convictions, quels projets pour le pays et la société brésilienne Ronaldo de Assis Moreira, dit Ronaldinho Gaucho, défendrait lors de sa campagne pour rafler un poste de député ou de sénateur – il hésite encore – dans l’Etat du Minas Gerais, en octobre prochain. Les mauvaises langues diront que le Ballon d’or 2005 n’en a guère, et qu’il n’a quà se contenter de faire fructifier ses intérêts, téléguidé par son frère manager, Roberto Assis.
Le public reste pourtant sonné. Six mois plus tôt, la rumeur disait l’ancien du PSG prêt à s’allier au parti du candidat d’extrême droite à la présidentielle, Jair Bolsonaro. Un homme connu pour ses propos homophobes, sa défense insistante de la peine de mort et sa nostalgie de la dictature militaire (1964-1985) et de ses tortionnaires. En appui, une photo de « Ronnie » serrant contre lui l’ouvrage Jair Bolsonaro, mito ou verdade (« Jair Bolsonaro, mythe ou vérité », Altadena, 2017, non traduit).
« Je suis Bolsonaro »
« Les fans de foot ont été surpris, car Ronadinho Gaucho n’avait jusqu’ici jamais pris de position politique. Sur le terrain, c’était un génie et son style n’a jamais laissé transparaître quelque chose de violent ou de réactionnaire qui puisse le relier à l’extrême droite. Ronaldino est un bon vivant, quelqu’un de très libre », souligne Euan Marshall, journaliste et co-auteur de A to Zico, an alphabet of brazilian football (« De A à Zico, un alphabet du football brésilien », Mauricio Savarese, 2014, non traduit).
La planète foot a été moins choquée par le ralliement au même Jair Bolsonaro de Felipe Melo, milieu défensif du club de Palmeiras de Sao Paulo. Connu pour son style direct et ses cartons jaunes, le joueur a posté sur les réseaux sociaux, en mai 2017, un véritable hommage au candidat d’extrême droite : « Je peux vous dire un petit truc ? Que Dieu bénisse tous les travailleurs et stop aux bons à rien. Bolsonaro contre eux », clame-t-il entre deux déclarations du type « Je suis Bolsonaro ».
Quelques jours plus tard, Jadson Rodrigues da Silva, milieu de terrain du club des Corinthians de Sao Paulo, se range à ses côtés, affirmant au site UOL : « La politique n’a plus de crédibilité. J’ai déjà vu quelques interviews de Bolsonaro, il a l’air d’un type correct. S’il est candidat à la présidence, je voterai pour lui, car il défend les valeurs de la famille. Et ça, c’est fondamental. »
Avant eux, Ronaldo Nazário, dit « Ronaldo Fenoméno », s’est impliqué, dès 2014, dans la campagne d’Aecio Neves, adversaire de la candidate de gauche pour le Parti des travailleurs, Dilma Rousseff. Une posture aussi défendue par Neymar peu avant le second tour du scrutin, affirmant dans une vidéo : « Mon vote est pour Aecio. »
Quand Socrates incarnait la démocratie
Le football brésilien pencherait-il irrémédiablement à droite ? Hormis l’ancienne star de l’Olympique Lyonnais Juninho Pernambucano, très engagé à gauche, rare sont les vedettes du foot à défendre des idéaux socialistes. Etrange dans un pays encore marqué par le poing levé de Socrates, brillant milieu de terrain dans les années 1980, docteur et frère aîné de Raï, mais surtout légende du foot brésilien à l’origine de la « democacia corinthiana », (« la démocratie corinthiane« ), expérience d’autogestion au sein du club des Corinthians qui incarnera un mouvement d’opposition à la junte militaire au pouvoir. Etonnant aussi dans un pays où les joueurs, qui se considéraient, dans les années 1970, comme des travailleurs, montaient au créneau pour défendre leurs droits afin d’obtenir la création du « passe livre » ou de la « loi Pelé », visant à protéger les joueurs lors des transferts de club.

« La dictature s’est aussi servi du foot comme d’un outil de propagande », tempère Lucio de Castro, auteur de Memorias do chumbo (« Mémoire des années de plomb »), série documentaire sur le foot et la dictature en Amérique latine. Et si une poignée d’idéalistes ont marqué l’histoire du foot brésilien, l’expert rappelle la passivité de la majorité, notamment celle d’Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé, envers le régime.
Reste qu’au XXIe siècle, le football brésilien semble avoir pris un virage très droitier. « Les joueurs ne sont plus des travailleurs, mais des patrons. Ils appartiennent à l’élite. Et l’élite, au Brésil, est extrêmement conservatrice », souligne Euan Marshall, rappelant que les origines souvent humbles de ces joueurs devenus millionnaires sont gommées dès l’adolescence par la fréquentation du milieu professionnel.

        Lire aussi :
         

                Neymar senior : mon fils, ma bataille, mes contrats



« Les joueurs sont aujourd’hui rares à parler politique. Mais ceux qui le font sont à l’image du reste de société brésilienne », ajoute Marco Antonio Carvalho Teixeira, professeur de science politique à la fondation Getulio-Vargas de Sao Paulo. Et dans un Brésil où les scandales de corruption entachent les partis traditionnels, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui se veut être une version tropicale de Donald Trump, est, à ce jour, en tête des sondages.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Qui des Brésiliens, impressionants de maîtrise jusqu’ici, et des Belges, qui ont arraché leur qualification à la dernière seconde, passeront en demi-finale ? Début de réponse à 20 heures.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Le programme complet des matchs de l’équipe de France et des 31 autres équipes qui participent au Mondial 2018 en Russie.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Le calendrier et les résultats des matchs de la Coupe du monde 2018

Le programme complet des matchs de l’équipe de France et des 31 autres équipes qui participent au Mondial 2018 en Russie.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 16h34
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 09h38
   





                        



   


Du 14 juin au 15 juillet 2018, la Russie organise la 21e édition de la Coupe du monde de football. Trente-deux équipes s’affrontent pour savoir laquelle succédera à l’Allemagne (victorieuse en 2014 au Brésil).

        Lire aussi :
         

          Coupe du monde 2018 en Russie : le classement des phases de groupes



Le Monde a listé les 64 rencontres avec leur date, leur horaire précis et le stade dans lesquelles elles se déroulent ; et ce, des phases de groupes à la finale, laquelle aura lieu au stade Loujniki, à Moscou, le 15 juillet 2018.

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        },
        calendar: {
            sameDay: "[Aujourd'hui à] LT",
            nextDay: '[Demain à] LT',
            nextWeek: 'dddd [à] LT',
            lastDay: '[Hier à] LT',
            lastWeek: 'dddd [dernier à] LT',
            sameElse: 'L'
        },
        ordinalParse: /\d{1}(er)/,
        ordinal: function(number) {
er' : '');
        },
    });

    /* le chargement des données */

    function loadJSON(filePath) {
        var json = loadTextFileAjaxSync(filePath, "application/json");
        return JSON.parse(json);
    };

    function loadTextFileAjaxSync(filePath, mimeType) {
        var xmlhttp = new XMLHttpRequest();
        xmlhttp.open("GET", filePath, false);
        if (mimeType != null) {
            if (xmlhttp.overrideMimeType) {
                xmlhttp.overrideMimeType(mimeType);
            }
        }
        xmlhttp.send();
        if (xmlhttp.status == 200) {
            return xmlhttp.responseText;
        } else {
            return null;
        }
    };

    var dico = {
            0: "Match à venir",
            1: "Match terminé" /*"Victoire de l'équipe 1"*/ ,
            2: "Match nul",
            3: "Match terminé" /*"Victoire de l'équipe 2"*/ ,
            4: "Match arrêté",
            5: "Match annulé",
            6: "Match reporté",
            7: "Première mi-temps",
            8: "Seconde mi-temps",
            9: "Première moitié des prolongations",
            10: "Seconde moitié des prolongations",
            11: "Séance de pénaltys",
            12: "Mi-temps",
            13: "Mi-temps des prolongations",
            14: "Match terminé",
            15: "Fin de la séance de pénaltys"
        },
        dicopays = {
            "URU": { "nom": "Uruguay", "iso2": "uy", "article": "l'" },
            "TUN": { "nom": "Tunisie", "iso2": "tn", "article": "la " },
            "SWE": { "nom": "Suède", "iso2": "se", "article": "la " },
            "SUI": { "nom": "Suisse", "iso2": "ch", "article": "la " },
            "SRB": { "nom": "Serbie", "iso2": "rs", "article": "la " },
            "SEN": { "nom": "Sénégal", "iso2": "sn", "article": "le " },
            "RUS": { "nom": "Russie", "iso2": "ru", "article": "la " },
            "POR": { "nom": "Portugal", "iso2": "pt", "article": "le " },
            "POL": { "nom": "Pologne", "iso2": "pl", "article": "la " },
            "PER": { "nom": "Pérou", "iso2": "pe", "article": "le " },
            "PAN": { "nom": "Panama", "iso2": "pa", "article": "le " },
            "NGA": { "nom": "Nigéria", "iso2": "ng", "article": "le " },
            "MEX": { "nom": "Mexique", "iso2": "mx", "article": "le " },
            "MAR": { "nom": "Maroc", "iso2": "ma", "article": "le " },
saouditeS.", "iso2": "sa", "article": "l'" },
            "KOR": { "nom": "Corée du Sud", "iso2": "kr", "article": "la " },
            "JPN": { "nom": "Japon", "iso2": "jp", "article": "le " },
            "ISL": { "nom": "Islande", "iso2": "is", "article": "l'" },
            "IRN": { "nom": "Iran", "iso2": "ir", "article": "l'" },
            "GER": { "nom": "Allemagne", "iso2": "de", "article": "l'" },
            "FRA": { "nom": "France", "iso2": "fr", "article": "la " },
            "ESP": { "nom": "Espagne", "iso2": "es", "article": "l'" },
            "ENG": { "nom": "Angleterre", "iso2": "en", "article": "l'" },
            "EGY": { "nom": "Egypte", "iso2": "eg", "article": "l'" },
            "DEN": { "nom": "Danemark", "iso2": "dk", "article": "le " },
            "CRO": { "nom": "Croatie", "iso2": "hr", "article": "la " },
            "CRC": { "nom": "Costa Rica", "iso2": "cr", "article": "le " },
            "COL": { "nom": "Colombie", "iso2": "co", "article": "la " },
            "BRA": { "nom": "Brésil", "iso2": "br", "article": "le " },
            "BEL": { "nom": "Belgique", "iso2": "be", "article": "la " },
            "AUS": { "nom": "Australie", "iso2": "au", "article": "l'" },
            "ARG": { "nom": "Argentine", "iso2": "ar", "article": "l'" }
        },
        dicourl = {
            "Groupe A": "//www.lemonde.fr/mondial-2018/article/2018/06/09/coupe-du-monde-2018-groupe-a-resultats-et-classement_5312099_5193650.html",
            "Groupe B": "//www.lemonde.fr/mondial-2018/article/2018/06/09/coupe-du-monde-2018-groupe-b-resultats-et-classement_5312151_5193650.html",
            "Groupe C": "//www.lemonde.fr/mondial-2018/article/2018/06/09/coupe-du-monde-2018-groupe-c-avec-la-france-resultats-et-classement_5312207_5193650.html",
            "Groupe D": "//www.lemonde.fr/mondial-2018/article/2018/06/09/coupe-du-monde-2018-groupe-d-resultats-et-classement_5312234_5193650.html",
            "Groupe E": "//www.lemonde.fr/mondial-2018/article/2018/06/09/coupe-du-monde-2018-groupe-e-resultats-et-classement_5312260_5193650.html",
            "Groupe F": "//www.lemonde.fr/mondial-2018/article/2018/06/09/coupe-du-monde-2018-groupe-f-resultats-et-classement_5312275_5193650.html",
            "Groupe G": "//www.lemonde.fr/mondial-2018/article/2018/06/09/coupe-du-monde-2018-groupe-g-resultats-et-classement_5312307_5193650.html",
            "Groupe H": "//www.lemonde.fr/mondial-2018/article/2018/06/09/coupe-du-monde-2018-groupe-h-resultats-et-classement_5312329_5193650.html"
        };

    var largeur = document.getElementById("calcdm2018").offsetWidth,
        urlcal = "https://ws-decodeurs.lemonde.fr/idalgo/cache/page/football_json_calendar.php?refCompetition=15",
        tableau = loadJSON(urlcal);
    var groupes = tableau.lCompetitionSeason[2618].lRound;
    var equipes = tableau.lTeam;
    var stades = tableau.lStadium;
    var matchs = [];
    var drapeaux = "//s1.lemde.fr/assets-redaction/img/drapeaux/250/";

    var formatJour = "dddd Do MMMM",
        formatHeure = "HH:mm",
        aujourdhui = moment().format("DDMMYY"),
        debut = "140618",
        fin = "160718",
        joursdematch = ["140618", "150618", "160618", "170618", "180618", "190618", "200618", "210618", "220618", "230618", "240618", "250618", "260618", "270618", "280618", "300618", "010718", "020718", "030718", "060718", "070718", "100718", "110718", "140718", "150718"],
        htmlcal = "";

    function laMarcheduMonde(string) {
        return string.replace("1/4", "quart").replace("1/8", "huitième").replace("finales", "finale").toLowerCase()
    };


    /* le bouton pour montrer les matchs du jour */
    if (joursdematch.indexOf(aujourdhui) != -1) {
        $(".monbouton").css("display", "block")
    };

    $("#ceuxdujour").on("click", function() {
        $('html, body').animate({
            scrollTop: $("#d" + aujourdhui).offset().top - 50
        }, 1000);
    })


    /* mes boucles pour aller chercher les 64 matchs */
    $.each(groupes, function(i, d) {
        $.each(d.lGroup, function(j, e) {
            grpphase = e.tName
            aulong = d.tName
            $.each(e.lDay, function(k, f) {
                $.each(f.lMatch, function(l, g) {
                    var m = []
 100000) {
                        m.push(g)
                        m[0].quelGroupe = grpphase
                        m[0].quellePhase = laMarcheduMonde(aulong)
                        /* chiffres bidons en attendant pour tester 
 0) {
                            m[0].rStatus = Math.ceil(Math.random() * 3)
                            m[0].nVisitorScore = Math.floor(Math.random() * 4)
                            m[0].nLocalScore = Math.floor(Math.random() * 5)
                            if (m[0].rStatus == 2) m[0].nLocalScore = m[0].nVisitorScore
                            if (m[0].rStatus == 0) {
                                m[0].nLocalScore = 0;
                                m[0].nVisitorScore = 0;
                            }
                        }*/
                        /* --- fin des chiffres bidons --- */
                    }
                    matchs.push(m[0])
                });
            });
        });
    });
    /* on range */
    matchs.sort(function(left, right) {
        return moment(left.dDateMatch).diff(moment(right.dDateMatch))
    });


    matchs.reverse()

    /* on génère le html */
    $.each(matchs, function(i, d) {
        /* variables */
        jour = moment(matchs[i].dDateMatch).format(formatJour)
        heure = moment(matchs[i].dDateMatch).format(formatHeure)
        jourunique = moment(d.dDateMatch).format("DDMMYY")
        /* */
 0) {
            jouravant = moment(matchs[i - 1].dDateMatch).format(formatJour)
        } else {
            jouravant = ""
        }
        /* le jour */
" + jour + ""
"

        /* la carte par match 
        D'abord les infos statiques
        */
"
" + heure + " - " + stades[d.rStadium].tName + ""
" + dico[d.rStatus] + ((d.quelGroupe != "Groupe Unique") ? " – " + d.quelGroupe + "" : " – " + d.quellePhase) + ""




        /* Le match lui-même 
           Et si on a les deux équipes de qualifiées
        */

 0 && d.rVisitorTeam > 0) {
            pays1 = dicopays[equipes[d.rLocalTeam].tShortName].iso2
            pays2 = dicopays[equipes[d.rVisitorTeam].tShortName].iso2
            /* qui est en gras */

            classe1 = ""
            classe2 = ""
            tab =""
 d.nVisitorScore) {
                classe1 = "grascal"
            } else if (d.nLocalScore                 classe2 = "grascal"
            }

            /* tirs au buts */
            if (d.quellePhase != "phase de groupes" && d.rStatus == 2) {
(tirs au but : "+d.nLocalPenalty+" – "+d.nVisitorPenalty + ")"
                /* le gras */
 d.nVisitorPenalty) {
                    classe1 = "grascal"
                } else if (d.nLocalPenalty                     classe2 = "grascal"
                }
            }





            /* gauche */
"
" + dicopays[equipes[d.rLocalTeam].tShortName].nom + ""

            /* centre */
"
            if (d.rStatus == 0 || d.rStatus == 5 || d.rStatus == 6) {
                htmlcal += " – "
            } else {
                htmlcal += d.nLocalScore + " – " + d.nVisitorScore
            }
"

            /* droite */
" + dicopays[equipes[d.rVisitorTeam].tShortName].nom + ""
            /* fin de la carte */
"
                        htmlcal += tab

        } else {
équipes en attente de qualification"

        }
"


    });

    $("#calendrier").html(htmlcal)

    $("#calcdm2018 a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/06/19-9">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Quelque 720 000 candidats se sont présentés à la session de juin. Les taux de réussite restent globalement stables, progressant en ES et reculant en STMG.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Bac 2018 : près de huit candidats sur dix admis avant les oraux de rattrapage

Quelque 720 000 candidats se sont présentés à la session de juin. Les taux de réussite restent globalement stables, progressant en ES et reculant en STMG.



Le Monde
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06.07.2018 à 19h20
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                            Service Campus








                        



   


A l’issue des épreuves du baccalauréat, et avant les oraux de rattrapage, 565 900 candidats au bac 2018 l’ont obtenu, soit un taux de réussite de 78,8 % (+ 0,2 point par rapport à 2017), déclare le ministère de l’éducation nationale dans un communiqué publié vendredi 6 juillet. Pour plus d’un candidat sur sept (13,8 %) – soit 99 300 d’entre eux, ayant obtenu une moyenne située entre 8 et 9,99 sur 20 –, la période décisive des oraux de rattrapage commence. Enfin, 7,4 % des candidats sont « ajournés », c’est-à-dire recalés, soit 53 000.

        Lire aussi :
         

                Résultats bac 2018 : académie par académie, retrouvez-les en un clic



Cette année, 718 200 candidats se sont présentés à la session de juin du baccalauréat : 54 % en séries générales, 20 % en séries technologiques et 26 % en voie professionnelle. Ce nombre traduit « l’arrivée de la nombreuse “génération 2000” » , souligne le ministère : en 2018, 21 6000 candidats de plus qu’en 2017 ont composé pour obtenir un bac général, et 13 100 dans les séries technologiques. Le nombre de candidats à l’un des bacs professionnels a, au contraire, légèrement diminué cette année (de 1 500).

        Lire aussi :
         

                Résultats bac 2018 : comment se préparer au rattrapage ?



Parmi les bacs généraux, le taux d’admis au premier groupe d’épreuves augmente fortement dans la série ES (+ 2,4 points), semblant contrebalancer la tendance de l’an dernier (− 2,3 points pour les résultats définitifs du bac 2017). Le taux de réussite après les épreuves écrites progresse « plus modérément en L (+ 0,4 point) » tandis qu’il est « en légère baisse dans la série S (− 0,6 point) », souligne le ministère. En dépit de ce rééquilibrage, le bac scientifique demeure celui qui enregistre le plus fort taux de succès à ce stade (82,3 %), devant le bac littéraire (79,8 %) et le bac économique et social (78,8 %).
Cette année, la surprise provient, à cette étape, de la baisse du taux d’admis en séries technologiques (77,7 %), en baisse de 2,5 points par rapport à la session 2017. Cette tendance se concentre essentiellement sur la série STMG, qui, avec 73,1 % de succès, perd quatre points.
A l’inverse, le taux d’admis en baccalauréat professionnel atteint 75,6 %, soit une hausse de 1,2 point par rapport à la session 2017. La réussite « augmente principalement dans le domaine de la production (+ 1,5 point) avec 73,9 % des candidats admis. La hausse est plus faible dans celui des services (+ 0,8 point) avec 77,0 % de succès », précise le ministère.
A noter : ces chiffres n’incluent pas les résultats de l’académie de Rouen pour le baccalauréat général et technologique, qui devaient être publiés à partir de 18 h 30.

Bac 2018 : résultats, reportages et infos sur « Le Monde Campus »
Le Monde Campus a organisé une journée de direct pour suivre la publication des résultats du bac dans chaque académie, vendredi 6 juillet, avec également deux tchats avec des spécialistes, sur le niveau de l’examen et l’évaluation des élèves et sur l’orientation post-bac et Parcoursup. Voici nos principaux articles :
Résultats bac 2018 : académie par académie, retrouvez-les en un clic
Tchats, paroles de candidats : revivez notre journée spéciale des résultats du bac, vendredi
Que rapporte une mention au bac cette année ?
Rattrapage bac 2018 : tout ce qu’il faut savoir pour réussir les oraux
Les notes de bac de 200 candidats de l’académie de Lille vont être réexaminées
Résultats du bac de français 2018 : dates et horaires de publication, académie par académie
Résultats bac 2018 : dates et horaires de publication, académie par académie
Les meilleures perles et anti-perles du bac 2018
« Ma fille attend ses résultats du bac, et moi, j’ai l’impression de repasser l’examen ! »
De bons résultats au bac, « coupe-file » pour obtenir une place sur Parcoursup
Corrigés de maths (S, ES et L) - Corrigés de SES - Corrigés de physique-chimie
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<article-nb="2018/07/06/19-10">
<filnamedate="20180706"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180706"><AAMMJJHH="2018070619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Les députés de La France insoumise, rejoints par certains des Républicains, n’assisteront pas au discours du 9 juillet à Versailles. Une manière de dénoncer l’« hyperprésidentialisme » macroniste.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Ces élus qui boycottent le Congrès d’Emmanuel Macron

Les députés de La France insoumise, rejoints par certains des Républicains, n’assisteront pas au discours du 9 juillet à Versailles. Une manière de dénoncer l’« hyperprésidentialisme » macroniste.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 12h59
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    |

            Alexandre Lemarié








                        



   


Ce sera sans eux. Les députés du groupe de La France insoumise (LFI), et quelques autres du parti Les Républicains (LR), ont décidé de boycotter le Congrès convoqué par Emmanuel Macron, lundi 9 juillet à Versailles, afin de ne pas cautionner ce qu’ils considèrent comme une opération de communication digne d’un « monarque ». Pas question d’être « un pot de fleurs de la communication présidentielle », a tranché le député LFI de Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière, pour justifier la décision prise par le groupe présidé par Jean-Luc Mélenchon. Plusieurs députés LR – tels Fabien Di Filippo (Moselle), Pierre Cordier (Ardennes) et Julien Dive (Aisne) – ont eux aussi annoncé qu’ils ne se rendraient pas au Congrès, refusant de « cautionner cette mascarade » d’un président qui « veut se mettre en avant ». « Une “rencontre” surfaite, inutile et très coûteuse », dénoncent ces élus de droite.
Les élus « insoumis » déplorent que le discours du président de la République ne puisse pas être suivi d’une interpellation des parlementaires. « Le roi vient et n’écoute même pas ce que nous avons à lui dire », s’est indigné M. Corbière. Depuis la révision constitutionnelle de 2008, le chef de l’Etat peut, en effet, prendre la parole devant les deux chambres du Parlement réunies. Ensuite, sa déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait l’objet d’aucun vote entre les élus présents. Une règle que certains députés voudraient voir modifier.

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Le nombre d’élus absents à ce rendez-vous, auquel l’ensemble des 925 parlementaires est convié, devrait donc être largement inférieur à celui de l’an dernier. Au total, 55 parlementaires avaient manqué à l’appel lors du discours de M. Macron, le 3 juillet 2017 : les 17 élus LFI avaient déjà refusé de s’y rendre, ainsi que les 34 parlementaires communistes, deux députés UDI (Jean-Christophe Lagarde et Philippe Vigier), celui du PS Régis Juanico, et la sénatrice écologiste Esther Benbassa. A cause du coût et du calendrier de cet événement, mais aussi pour certains par opposition au chef de l’Etat lui-même.
« Recherche d’une mise en scène »
Cette année, les parlementaires communistes ont confirmé leur présence, mais ils prêteront auparavant « le serment de défendre une République démocratique » devant la salle du Jeu de paume, et appelleront à « un référendum » sur la réforme des institutions. Ce qui ne les empêche pas d’être opposés sur le fond à ce genre d’exercice. Le 28 juin, le député communiste (Seine-Maritime) Sébastien Jumel a défendu un amendement au nom de son groupe, lors de l’examen du projet de loi constitutionnelle en commission, pour supprimer la possibilité pour le président de la République de convoquer les parlementaires en Congrès, au motif que ce type de pratique « symbolise l’hyperprésidentialisme dont souffre notre régime ».

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Si quelques députés de droite n’écouteront pas le discours du chef de l’Etat, les ténors LR au Parlement boycotteront, eux, le déjeuner avec M. Macron, prévu lundi avant la prise de parole de ce dernier. Les présidents des groupes LR à l’Assemblée, Christian Jacob, et au Sénat, Bruno Retailleau, n’y assisteront pas, tout comme les vice-présidents de l’Assemblée Annie Genevard et Marc Le Fur et le questeur Eric Ciotti. Pas question de « servir de faire-valoir » au président de la République, accusé de mépriser l’opposition parlementaire. « Je vais déjà subir le discours du trône, alors le souper du roi… », a expliqué M. Retailleau. Le président du groupe communiste à l’Assemblée, André Chassaigne, ne participera pas non plus à ce déjeuner, pas plus que son homologue du Sénat, Eliane Assassi. Idem pour les députés PS membres du bureau de l’Assemblée, a fait savoir la présidente du groupe Nouvelle Gauche, Valérie Rabault.
Si la majorité des élus du parti de Laurent Wauquiez écouteront le discours présidentiel, beaucoup iront en traînant des pieds. A l’instar du sénateur LR (Manche), Philippe Bas, qui dénonce « la recherche d’une mise en scène » de la part du chef de l’Etat. « C’est lui seul devant l’ensemble des parlementaires, réduits au rôle de faire-valoir », regrette-t-il. Avant de souffler à l’avance : « Quelle corvée que de devoir écouter Macron pendant une heure et demie ! Il est si scolaire que l’on va avoir l’impression de l’entendre passer son oral de Normal Sup… »



                            


                        

                        


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Brexit : le front européen se fissure face à Londres

Le ministre de l’intérieur allemand préconise la flexibilité dans les négociations avec le Royaume-Uni, tandis que le chancelier autrichien envisage de prolonger la procédure de sortie de l’UE.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 16h59
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            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Jusqu’à présent, l’unité des Vingt-sept a remarquablement bien tenu face à Londres. Certains commencent cependant à faire entendre une petite musique dissonante à mesure que l’échéance du Brexit se rapproche (30 mars 2019), et alors que les négociations butent sur l’incapacité du gouvernement britannique à arrêter une ligne concernant l’épineuse question irlandaise.
Jeudi 5 juillet, le chancelier autrichien Sebastian Kurz a tenu des propos pour le moins ambigus, suggérant qu’il serait possible, si les discussions entre Bruxelles et Londres n’aboutissaient pas fin mars 2019, de prolonger la procédure « article 50 », qui donnait deux ans aux parties pour boucler un accord de divorce. « Il nous faut garder de bonnes relations avec le Royaume-Uni. Sans solutions [sans accord], je plaide pour qu’on continue les négociations et pour éviter un Brexit “hard” », a déclaré le dirigeant conservateur, dont le pays a pris la présidence de l’Union européenne pour six mois le 1er juillet.
Réinterrogé vendredi 6 juillet, M. Kurz a un peu nuancé son propos sans revenir sur le message principal : « S’il n’y avait pas d’accord [en mars 2019], il faudrait certes une décision à l’unanimité [des 27 Etats membres] mais il faudra tout faire pour éviter un Brexit dur. »

Dans la même veine, Horst Seehofer, le ministre de l’intérieur (CSU, conservateur) d’Angela Merkel, qui lui a tenu la dragée haute sur la migration en l’obligeant à durcir sa position, a ouvert un nouveau front, en adoptant une position bien plus accommodante envers Londres que la chancelière.
Le Financial Times citait jeudi un courrier adressé à la Commission européenne, le 27 juin, dans lequel le Bavarois écrit que « garantir la sécurité des citoyens en Europe devrait l’emporter sur tous les autres aspects des négociations sur la sortie » du Royaume-Uni de l’Union européenne. « Affaiblir l’architecture...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Alors que les émissions de gaz à effet de serre repartent à la hausse, « le changement n’est pas à l’échelle », reconnaît le ministre.
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Nicolas Hulot tire un bilan sans complaisance de la première année de son « plan climat »

Alors que les émissions de gaz à effet de serre repartent à la hausse, « le changement n’est pas à l’échelle », reconnaît le ministre.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 17h38
    |

            Simon Roger








                        



   


Un point d’étape, certes, mais pas encore un bilan d’ensemble du plan climat de Nicolas Hulot. L’exercice auquel s’est livré le ministère de la transition écologique et solidaire, vendredi 6 juillet au matin, à l’occasion du premier anniversaire de la feuille de route dévoilée à l’été 2017, n’était pas des plus faciles. Car ce plan interministériel orchestré par le numéro trois du gouvernement s’inscrit dans la durée du quinquennat et dessine une perspective de long terme : il vise à mettre la France sur la voie de la neutralité carbone à l’horizon 2050.

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Or les échéances sortent largement du cadre du mandat présidentiel d’Emmanuel Macron. La fin de la production d’énergie fossile en France (traduit dans la loi hydrocarbures adoptée le 31 décembre 2017) comme celle de la vente de véhicules émetteurs de gaz à effet de serre – deux axes forts du plan climat – sont programmées à l’horizon 2040. L’objectif de porter à 32 % la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique, autre enjeu important, est fixé à 2030.
« Pour l’instant, le changement n’est pas à l’échelle », a reconnu Nicolas Hulot, invité à ouvrir la séquence, poursuivie l’après-midi par quatre ateliers sur l’innovation, l’économie circulaire, les énergies renouvelables et le système agricole. A l’autosatisfaction, l’ancien militant écologiste a préféré un état des lieux « franc, honnête et transparent, un dialogue sans complaisance ». « Malgré la mobilisation de tous les acteurs, le découplage entre les activités économiques et les émissions de gaz à effet de serre n’est toujours pas là, a-t-il insisté, avant de rejoindre le conseil des ministres. Les émissions de gaz à effet de serre sont le thermomètre de la santé de notre planète et de notre capacité à transformer l’accord de Paris en une réalité. »
Pétrole à bas prix
Les nouvelles planétaires ne sont pas bonnes puisque ces émissions d’origine humaine sont reparties à la hausse en 2017. A en juger par les chiffres communiqués le 6 juillet par le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa), la situation est tout aussi préoccupante pour le patient français. Si les émissions des principaux gaz à effet de serre enregistrent globalement une tendance à la baisse de l’ordre de 17 %, sur la période 1990-2017, le total de l’année écoulée (estimé à 466 millions de tonnes équivalent CO2) est en revanche en progression en France de près de 2 % par rapport à 2016.
Poussant leur observation dans le détail, les experts du Citepa se sont livré à une analyse sectorielle. Les émissions agricoles et sylvicoles, supposées diminuer de 5 % entre 2013 et 2017, sont quasiment constantes, en raison notamment de l’augmentation de l’utilisation des intrants (engrais azotés en hausse de 0,8 % en 2016) et de la hausse du cheptel bovin.

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Les émissions émanant des transports ont elles aussi augmenté (+ 1,5 % en quatre ans), compte tenu de la densification du trafic routier dopé par un pétrole à bas prix. Indépendamment de ces facteurs conjoncturels, ce secteur est marqué par une « très forte inertie », estiment les experts du Citepa. Ils citent en exemple la flotte des voitures individuelles diesel, qui diminue de 70 000 véhicules par an, mais sans effet significatif à l’intérieur d’un parc de près de 21 millions de véhicules particuliers en France.
Le plan climat devra inverser aussi la tendance dans la production d’énergie, où les émissions ont grimpé continuellement de 2014 à 2017, du fait des conditions climatiques et d’arrêts imprévus dans le parc nucléaire, compensés par un plus grand recours aux centrales à charbon. Le charbon, qui ne contribue qu’à hauteur de 2 % du mix électrique français, représente encore 25 % du total des émissions du secteur.
« Gages de crédibilité »
« Notre économie se désintoxique peu à peu des énergies fossiles », veut tout de même croire Nicolas Hulot, dont le plan climat programme la fermeture des quatre dernières centrales à charbon d’ici à 2022. Au rayon des bonnes nouvelles, le ministre de la transition écologique et solidaire a mentionné également le « véritable succès » de la prime à la conversion de véhicules anciens pour des modèles neufs et peu polluants (prime de 2 000 euros pour les ménages non imposables, de 1 000 euros pour les autres). Quelque 75 000 propriétaires ont déjà bénéficié de ce dispositif, qui cible un objectif de 500 000 voitures durant le quinquennat.
La généralisation du chèque énergie (revalorisé de 150 à 200 euros en 2019) devrait aider 4 millions de ménages en situation de précarité énergétique, retient encore le ministre. Il s’agit de l’une des douze mesures prioritaires de cette première année de déploiement de son plan climat.
Les ONG lui opposent « douze gages de crédibilité », pour donner plus de place à la lutte contre le réchauffement climatique dans l’action gouvernementale. Ils suggèrent ainsi la création d’un fonds vélo doté de 200 millions d’euros, la division au moins par deux des émissions du secteur agricole à l’horizon 2050 ou le renoncement aux grands projets destructeurs de forêts, dont le complexe minier de la Montagne d’or en Guyane.
Après une année de plan de lutte pour limiter les gaz à effet de serre, « on est encore loin du compte, estime Morgane Créach, la directrice du Réseau action climat. L’ambition sur le climat s’arrête là où commence l’intérêt de quelques acteurs, notamment dans le secteur de l’énergie ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le policier a été placé en garde à vue après avoir tiré et tué Aboubakar F., un jeune homme de 22 ans, lors d’un contrôle d’identité, mardi.
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Jeune homme tué à Nantes : le policier dit désormais avoir tiré « par accident »

Le policier a été placé en garde à vue après avoir tiré et tué Aboubakar F., un jeune homme de 22 ans, lors d’un contrôle d’identité, mardi.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 14h27
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 17h02
   





                        



   


Le policier auteur du tir mortel contre un jeune de 22 ans mardi soir dans un quartier de Nantes lors d’un contrôle de police a affirmé lors de sa garde à vue avoir tiré « par accident », contredisant ainsi la première version des policiers qui évoquaient la légitime défense, a fait savoir son avocat, vendredi 6 juillet.
« Il a reconnu avoir fait une déclaration qui n’était pas conforme à la vérité », a déclaré Me Laurent-Franck Lienard. « Il a déclaré que c’était un tir accidentel », a-t-il ajouté. « Nous sommes en attente de son déferrement. Normalement il doit être déféré dans l’après-midi. » Le policier a été placé en garde à vue jeudi midi par l’Inspection générale de la police nationale. Dans ses premières auditions il évoquait la légitime défense. Il doit être présenté dans l’après-midi à un magistrat instructeur.
Selon une source proche du dossier, les cinq collègues du policier auteur du coup de feu, entendus le soir des faits, ont affirmé que le conducteur avait fait une marche arrière à « très vive allure », au point de risquer de renverser deux des quatre enfants qui jouaient sur la chaussée derrière la voiture. Toujours selon eux, l’un des policiers a juste eu le temps de pousser l’un des enfants, de prendre l’autre dans ses bras et de se mettre à l’abri devant le fourgon de CRS. Une version contredite par des habitants du quartier interrogés par l’AFP, et non confirmée par ailleurs par le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, mercredi, lors de sa conférence de presse.
Le jeune homme de 22 ans, sous le coup d’un mandat d’arrêt pour « vol en bande organisée, recel et association de malfaiteurs », a été touché par le tir du policier alors qu’il effectuait une marche à arrière pour fuir un contrôle de police. Il a été touché au cou et est mort à l’hôpital.
L’annonce de sa mort a provoqué dès mardi soir et à nouveau dans les nuits suivantes des violences urbaines dans les quartiers nantais, avec de nombreux bâtiments publics et voitures incendiés.




                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 05/07/2018
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Après l’évasion de Redoine Faïd, l’administration pénitentiaire en état de crise

La recherche d’une responsabilité dans la gestion de ce détenu révèle une direction centrale en manque d’effectif et coupée du terrain.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 16h16
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

Moins d’une semaine après l’évasion spectaculaire par hélicoptère de Redoine Faïd de la prison de Réau (Seine-et-Marne), dimanche 1er juillet, la question d’éventuels dysfonctionnements au sein de l’administration pénitentiaire est posée.
Très prudente jusqu’ici sur les leçons à tirer de cet événement « extraordinaire », Nicole Belloubet, la ministre de la justice, pourrait bien décider de sanctions une fois qu’elle aura sur son bureau les conclusions de l’enquête administrative qu’elle a ordonnée dès dimanche. Et ce, indépendamment du volet de l’enquête judiciaire qui va devoir déterminer si le criminel a bénéficié ou non de complicités internes pour préparer cette opération commando sans précédent.

Matière ultrasensible
Selon nos informations, trois membres de l’inspection générale de la justice sont arrivés mardi 3 juillet au centre pénitentiaire sud-francilien de Réau pour entendre les personnels et comprendre ce qu’il s’est passé. Ils devaient ensuite rencontrer les équipes de la direction interrégionale des services pénitentiaires de Paris, basée à Fresnes, puis, dès le début de la semaine du 9 juillet, les responsables de la direction de l’administration pénitentiaire. Un rapport d’étape devrait être transmis à Mme Belloubet avant le 14 juillet, mais le rapport définitif pourrait n’être bouclé que la semaine suivante.
C’est que la matière est ultrasensible, sur fond de tensions au sein de l’administration pénitentiaire. En quelques jours, les différences d’appréciation entre la direction nationale et la hiérarchie régionale sur le cas de ce « détenu particulièrement signalé » (DPS) sont devenues un fossé autour duquel chacun se renvoie de plus en plus violemment la responsabilité d’un éventuel couac.
Derrière la révélation, le 3 juillet, par Le Figaro, d’un échange de courriels sur une demande urgente de changement de prison pour M. Faïd en raison de risques de « passage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ « La fraternité retrouve des couleurs » ; à l’instar du député PS Boris Vallaud, beaucoup de responsables politiques se réjouissent de la décision rendue vendredi par le Conseil.
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Aide aux migrants : la décision du Conseil constitutionnel saluée par la majorité et la gauche

« La fraternité retrouve des couleurs » ; à l’instar du député PS Boris Vallaud, beaucoup de responsables politiques se réjouissent de la décision rendue vendredi par le Conseil.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 14h42
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 17h47
   





                        


Saluée par la majorité, la décision du Conseil constitutionnel consacrant vendredi 6 juillet le « principe de fraternité », au nom duquel une aide désintéressée au « séjour irrégulier » des étrangers ne saurait être passible de poursuites, a été critiquée par Les Républicains (LR), qui jugent que le Conseil « se substitue au législateur ».

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                Aide aux migrants : le Conseil constitutionnel consacre le « principe de fraternité »



Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, s’est félicité dans un communiqué « de ce que le Conseil constitutionnel a estimé qu’il serait disproportionné, au regard de la nécessaire préservation de l’ordre public et de la légitimité de l’Etat à réguler le droit au séjour des étrangers, d’étendre les exemptions existantes à l’aide à l’entrée irrégulière sur le territoire français, confortant ainsi pleinement la politique du gouvernement ».
Dans un communiqué commun, Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, et Guillaume Larrivé, député LR de l’Yonne, ont estimé, de leur côté, que « la décision que vient de rendre le Conseil constitutionnel, relative au délit d’aide à l’entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers d’un étranger, pose deux problèmes majeurs auxquels les élus de la Nation ne peuvent pas se résigner. (…) Cela n’est pas acceptable. Le moment est venu de mettre un terme à ces dérives. »
Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (ex-FN), a estimé sur Twitter qu’« après la décision du Conseil constitutionnel, ceux qui ont “par fraternité” aidé Rédoine Faïd peuvent dormir tranquille. On marche sur la tête et ça commence à faire peur ! » 
Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a déclaré, également sur Twitter, que « le Conseil constitutionnel rappelle le principe de fraternité et censure le “délit de solidarité”. C’est le combat que nous avons porté lors du débat asile-immigration. Quand le président abandonne nos principes républicains, il serait temps que la majorité se réveille. »
Pour Philippe Bas, président LR de la commission des lois du Sénat, « cette décision est une avancée importante pour nos droits fondamentaux ». « Le Conseil constitutionnel (…) nous laisse le temps de trouver un bon équilibre entre la protection des actions généreuses et désintéressées et l’exigence de sévérité dans la lutte contre les réseaux de passeurs qui sont à l’œuvre dans notre pays ».
Aurélien Taché, député La République en marche (LRM) du Val-d’Oise, a salué sur Twitter « un grand jour pour la solidarité », et Florent Boudié, député LRM de Gironde, une « belle décision ». « Un nouveau principe constitutionnel est créé : le principe de Fraternité. Le groupe LRM à l’Assemblée avait été précurseur par sa réforme, le Sénat l’ayant cassée nous la rétablirons avec fierté ! »
« La fraternité retrouve des couleurs »
« Merci au Conseil constitutionnel qui rappelle le principe de fraternité en matière d’accueil des réfugiés et réaffirme ainsi avec force la devise de notre République. », a écrit sur son compte Twitter la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo.
« La fraternité retrouve des couleurs, affirmée comme principe à valeur constitutionnelle. Cette décision du Conseil constitution est majeure et nous oblige », s’est réjoui le député PS des Landes, Boris Vallaud. 
« C’est une gifle contre tous ceux qui veulent tout fermer et mettre au placard notre humanité, alors qu’en plus, il y a moins de migrants aujourd’hui qu’en 2015. Cette décision envoie un message à Emmanuel Macron, Gérard Collomb, mais aussi à tous ceux qui, avant, n’ont pas abrogé ce délit, comme Bernard Cazeneuve » a jugé Esther Benbassa, sénatrice Europe Ecologie-Les Verts (EELV) de Paris, sur Public Sénat.
De son côté, le maire EELV de Grenoble, Eric Piolle, s’il a salué une « victoire » déplore tout de même le « temps perdu, les violences inutiles… Grenoble ville refuge, terre d’accueil, continuera ses actions de solidarité envers les exilés ».
« L’indigne délit de solidarité enfin abrogé. Le Conseil constitutionnel a eu le courage que n’a pas En marche ! Victoire des bénévoles de l’humanité qui sauvent des vies à nos frontières », s’est réjoui pour sa part Elsa Faucillon, député PCF des Hauts-de-Seine.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Quatre TGV et TER sur 5 et 3 Transilien sur 4 en moyenne circuleront samedi, pour la reprise de la grève à l’initiative de la CGT et de SUD, selon la direction. Dimanche, le trafic sera normal.
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Grève SNCF : prévisions de trafic du samedi 7 juillet

Quatre TGV et TER sur 5 et 3 Transilien sur 4 en moyenne circuleront samedi, pour la reprise de la grève à l’initiative de la CGT et de SUD, selon la direction. Dimanche, le trafic sera normal.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 18h18
   





                        



   


La CGT-Cheminots et SUD-Rail ont appelé à la grève lors du premier week-end de départs en vacances. Si le trafic sera normal dimanche, selon la direction, des perturbations sont à prévoir samedi. Voici les prévisions de trafic fournies par la direction de la SNCF :
TGV : 4 trains sur 5 en moyenne
axe atlantique : trafic quasi normalaxe nord : 3 trains sur 4 ;axe est : 4 trains sur 5 ;axe sud-est : 9 trains sur 10 ;Ouigo : 4 trains sur 5.
TER : 4 trains sur 5 en moyenne
Intercités : 7 trains sur 10 en moyenne
Transilien : 3 trains sur 4 en moyenne
RER A : trafic normal ;RER B : trafic normal ;RER C : 8 trains sur 10 ;RER D et E : 7 trains sur 10.
Trafic international
Eurostar : trafic normal ;Thalys : trafic normal ;Lyria : 3 trains sur 5 ;France-Italie : 2 trains sur 3 ;France-Allemagne : trafic quasi normal ;France-Espagne : trafic normal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Le premier secrétaire du PS, qui peine à s’imposer dans le débat politique, concentre les critiques en interne.
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Olivier Faure, premier secrétaire dans la tourmente

Le premier secrétaire du PS, qui peine à s’imposer dans le débat politique, concentre les critiques en interne.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 11h40
    |

            Abel Mestre et 
                                Astrid de Villaines








                        



                                


                            

Cela ne va pas fort au Parti socialiste. Depuis le congrès d’Aubervilliers au mois d’avril, la nouvelle direction du PS peine à s’imposer. Le premier secrétaire, Olivier Faure, pourtant facilement élu (48,37 % des voix au premier tour, puis 86 % après le désistement de Stéphane Le Foll), concentre toutes les critiques. On louait sa capacité à rassembler et à apaiser les tensions lors de la campagne interne ? On lui reproche désormais sa discrétion et son côté consensuel. On mettait en avant sa volonté de reconstruire le parti ? On moque son « absence de stratégie » et sa concentration sur la « méthodologie ».
« On a un vrai souci, la situation ne va pas bien du tout. On a un problème d’impact, on n’a toujours pas allumé la lumière », reconnaît un membre de la majorité qui veut garder l’anonymat. « Ça se passe très mal. On parle très peu d’actualité politique », note un autre cadre, qui souligne que M. Faure, en pleine volonté de changement et de renouvellement − l’une de ses promesses de campagnes − a en fait « viré tous les gens expérimentés pour les remplacer par des jeunes pas vraiment politiques ». Résultat : « Il n’a ni grognard ni sniper. »

Un handicap qui se remarque notamment lors des bureaux nationaux hebdomadaires (BN). Ils sont l’objet d’une sorte de guérilla menée par les partisans de Stéphane Le Foll, devenu maire du Mans le 14 juin. « Les BN ne sont pas tenus. L’aile gauche observe, et Stéphane Le Foll vient avec tous ses soutiens et prend Olivier bille en tête », précise encore une figure du parti. La guéguerre avec Stéphane Le Foll en arrive à un tel point que certains pensent que l’ancien ministre de l’agriculture joue le pourrissement pour se présenter comme un recours. M. Le Foll, lui, se défend de toute mauvaise intention : « On ne fera pas de putsch ! Ce n’est vraiment pas mon intention. Le congrès est passé. »
« La division ne peut pas durer »
Pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Yael Mellul, ancienne avocate de Cantat, avait porté plainte fin mai contre celui-ci pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner », à propos de la mort de Krisztina Rady, retrouvée pendue chez elle en 2010.
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Mort de Krisztina Rady : la plainte visant Bertrand Cantat classée sans suite

Yael Mellul, ancienne avocate de Cantat, avait porté plainte fin mai contre celui-ci pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner », à propos de la mort de Krisztina Rady, retrouvée pendue chez elle en 2010.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 18h26
   





                        



   


La plainte de la présidente de l’association Femme et libre, Yael Mellul, ancienne avocate du dernier compagnon de Krisztina Rady, retrouvée pendue chez elle à Bordeaux le 10 janvier 2010, a été classée sans suite par le parquet de Bordeaux. Yael Mellul avait déposé plainte fin mai pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».
Selon la procureure de la République de Bordeaux, Marie-Madeleine Alliot, les investigations effectuées par la police judiciaire de Bordeaux après la plainte de Yael Mellul « n’ont pas permis de caractériser que le suicide (…) était en relation avec des violences physiques ou psychologiques commises sur elle par Bertrand Cantat ».
« En conséquence, une décision de classement sans suite a été rendue le 4 juillet », explique la magistrate dans un communiqué, soulignant que « le parquet de Bordeaux a diligenté précédemment trois enquêtes relatives aux recherches des causes de la mort de Krisztina Rady qui ont été classées sans suite ». Et ces décisions « n’ont pas fait l’objet de recours », a souligné Mme Alliot. Selon la procureure, Bertrand Cantat s’est vu signifier ce classement sans suite lors d’une convocation jeudi au commissariat de Bordeaux.
De nouveaux éléments, selon Mme Mellul
Début juin, la procureure de la République avait confirmé qu’une nouvelle enquête avait été ouverte sur le suicide de l’ex-épouse du chanteur de 54 ans pour vérifier « des éléments » transmis par Mme Mellul. Cette dernière avait précisé avoir été entendue par la police le 23 mai et, à l’issue de cette audition, avoir porté plainte.
Elle indiquait avoir en sa possession des messages qu’elle avait échangés sur Internet avec « la compagne d’un ancien membre de Noir Désir » allant dans le même sens que de précédentes accusations de violences visant Bertrand Cantat rapportées par Le Point, fin novembre 2017. L’avocat de l’ex-leader de Noir Désir, Me Antonin Lévy, avait réagi : « Cette énième plainte est fondée sur des mensonges et sera classée sans suite, comme toutes les précédentes. Même la famille de Krisztina, pourtant première concernée, ne soutient pas cet acharnement. »
Krisztina Rady, née le 23 août 1968, interprète de formation, femme de lettres, de théâtre et traductrice, et Bertrand Cantat s’étaient rencontrés en 1993, lors d’un festival à Budapest. Marié en 1997, le couple s’était séparé peu après la naissance de leur fille, le chanteur ayant fait la connaissance de l’actrice Marie Trintignant. Ils ont eu deux enfants et n’ont jamais divorcé.
Condamné à huit ans de prison en Lituanie pour des coups mortels portés en 2003, à Vilnius, sur sa compagne, Marie Trintignant, le chanteur avait été rapidement mis hors de cause dans le suicide de son épouse. Icône rock française, le chanteur bordelais, libéré en 2007, a progressivement repris son activité publique à partir de 2010, avec un album et une tournée avec le groupe Detroit, suivi de la sortie, en décembre 2017, de son premier album solo, Amor Fati.
La promotion du disque s’est faite sur fond de polémique à la suite d’une couverture de l’hebdomadaire Les Inrocks consacrée au chanteur en octobre, en pleine tempête Weinstein. Sa tournée 2018 a suscité de nombreuses réactions hostiles, certains voyant en lui un symbole des violences faites aux femmes. Ces pressions ont abouti à l’annulation de plusieurs concerts et participations à des festivals, jusqu’à ce que le chanteur de 54 ans jette finalement l’éponge début juin en renonçant aux dernières dates prévues.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Andrew Wheeler, jusqu’à présent numéro deux de l’Agence de protection de l’environnement, va assurer l’intérim de Scott Pruitt, qui a démissionné jeudi à cause d’une série de scandales.
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Etats-Unis : un ancien lobbyiste du charbon chargé de la protection de l’environnement

Andrew Wheeler, jusqu’à présent numéro deux de l’Agence de protection de l’environnement, va assurer l’intérim de Scott Pruitt, qui a démissionné jeudi à cause d’une série de scandales.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 15h06
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 15h18
    |

            Faustine Vincent








                        



   


Un ancien lobbyiste du charbon va prendre la tête de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) américaine. Le républicain Andrew Wheeler, actuel numéro deux de l’agence, va assurer l’intérim après la démission, jeudi 5 juillet, de Scott Pruitt, englué dans une série de scandales liés à son train de vie et à son utilisation des fonds publics.
Son nom est bien connu des démocrates, qui ont été horrifiés lorsqu’il a été confirmé en avril à l’EPA, dont l’administrateur, équivalent d’un ministre de l’environnement, est nommé par le président américain et approuvé par le Congrès. « Il a passé des années à saper ou à faire pression contre les protections environnementales qu’il pourrait bientôt superviser », s’inquiétait sur CNN le sénateur de New York, Chuck Schumer.
Après le départ de Scott Pruitt, « nous avons maintenant son administrateur adjoint, et il n’est pas clair si cette personne s’est engagée à protéger l’environnement. C’est le vrai problème », a déclaré jeudi le sénateur du Maryland, Ben Cardin, sur la chaîne américaine. Il est peu probable que les orientations changent beaucoup à l’EPA sous la houlette d’Andrew Wheeler, dont les vues sur les réglementations environnementales sont tout aussi conservatrices que son prédécesseur.

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Critique envers Trump par le passé
Sur le site de l’EPA, la biographie d’Andrew Wheeler, né à Hamilton, dans l’Ohio, et âgé d’une cinquantaine d’années, vante une carrière « consacrée à l’avancement de politiques environnementales judicieuses ». Il avait déjà travaillé à l’EPA sous la présidence de George W. Bush.
Plus récemment, il a été lobbyiste auprès de nombreux clients de l’industrie du charbon et directeur de l’entreprise spécialisée dans l’énergie et l’environnement FaegreBD Consulting, où son meilleur client était la compagnie minière Murray Energy.
Selon le centre pour une politique réactive, qui étudie les effets de l’argent et du lobbyisme sur les politiques publiques, la compagnie minière a versé au moins 300 000 dollars par an à l’entreprise d’Andrew Wheeler entre 2009 et 2017.
Le président américain ne tarit pas d’éloges à son égard. « Il est avec moi depuis longtemps, c’était un soutien de Trump dès le début […] Il va faire un travail fantastique », a-t-il assuré jeudi à bord d’Air Force One, en route pour le Montana.
Andrew Wheeler a pourtant déjà critiqué le président par le passé, relève le Washington Post. En 2016, quand il était encore lobbyiste, il avait écrit un message sur Facebook – effacé depuis – dans lequel il qualifiait Donald Trump, alors candidat à la Maison Blanche, d’« intimidateur » qui « a démontré à travers les débats et interviews qu’il ne comprend pas comment fonctionne le gouvernement », et mettait en cause sa personnalité. Interrogé en 2017 à ce sujet par le quotidien, Andrew Wheeler a expliqué qu’il s’était fié à ce qu’il avait vu lors des débats pendant les primaires, mais qu’après avoir examiné les politiques du président, il avait dit être « entièrement d’accord » avec lui.

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          les départs de l’administration Trump depuis l’investiture du président américain






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Nawaz Sharif, qui devra également s’acquitter d’une amende de 9 millions d’euros, avait été destitué en juillet 2017 par la Cour suprême à la suite de révélations sur ses luxueux logements non déclarés à l’administration fiscale.
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Pakistan : l’ex-premier ministre Sharif condamné à dix ans de prison pour corruption

Nawaz Sharif, qui devra également s’acquitter d’une amende de 9 millions d’euros, avait été destitué en juillet 2017 par la Cour suprême à la suite de révélations sur ses luxueux logements non déclarés à l’administration fiscale.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 15h51
   





                        



   


L’ancien premier ministre pakistanais Nawaz Sharif a été condamné vendredi 6 juillet à une peine de dix ans de prison par un tribunal anticorruption, selon des sources judiciaires, ce qui porte un coup sérieux à son parti avant des élections législatives prévues le 25 juillet.
M. Sharif, absent à l’audience qui s’est déroulée dans un tribunal d’Islamabad, « a été condamné à dix ans de prison et à une amende de huit millions de livres sterling » (9 millions d’euros) dans une affaire concernant l’achat de plusieurs appartements de luxe à Londres, a déclaré son avocat, Mohammad Aurangzeb. Selon le procureur Sardar Muzaffar Abbas, le tribunal a en outre ordonné la saisie des appartements en question par le gouvernement fédéral.
Trois des quatre enfants de M. Sharif étaient également mis en cause dans l’affaire des appartements, dont sa fille et présumée héritière politique Maryam Sharif. Cette dernière a été condamnée vendredi à sept ans de prison. M. Sharif se trouve actuellement à Londres au chevet de son épouse, atteinte d’un cancer, de même que sa fille.

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La famille Sharif dénonce une décision « injuste »
En juillet 2017, la Cour suprême pakistanaise avait mis fin prématurément au troisième mandat de Nawaz Sharif à la tête du gouvernement, à la suite des révélations sur de luxueux biens immobiliers détenus par sa famille par l’entremise de holdings offshore. La justice pakistanaise a ensuite interdit à M. Sharif de diriger son parti, le Pakistan Muslim League (N) (PML-N, la « Ligue musulmane du Pakistan Nawaz ») puis de participer à tout scrutin à vie. Son clan nie toute malversation et laisse entendre que Nawaz Sharif est victime d’une conspiration ourdie par la puissante armée pakistanaise.
Le parti PML-N est actuellement dirigé par son frère Shahbaz Sharif et est l’un des principaux partis en lice aux élections législatives prévues le 25 juillet dans le pays. Son principal rival est le PTI, dirigé par l’ancien champion de cricket Imran Khan.
« Nous rejetons cette décision » judiciaire, a immédiatement réagi Shahbaz Sharif depuis son fief de Lahore lors d’un point de presse retransmis à la télévision. « Je vais descendre dans les rues et parler aux gens de cette décision injuste et nous défendrons notre cause devant le tribunal du peuple le 25 juillet », a-t-il poursuivi. « Nous allons mener notre campagne électorale et protester de manière pacifique contre cette décision », a-t-il ajouté.
On ignorait dans l’immédiat si Nawaz Sharif entendait revenir au Pakistan après le verdict, qui le place dans une « position difficile », selon l’analyste politique Rasool Bukhsh Rais. « Si Sharif ne revient pas, son parti est fini », estime-t-il. « S’il revient, il faudra qu’il se batte devant les tribunaux et il va beaucoup souffrir. Mais au moins il sauvera son parti », dit-il.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ C’est le troisième décès enregistré cette année à cause de cette maladie très contagieuse, a annoncé l’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine.
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Rougeole : une jeune fille de 17 ans meurt à Bordeaux

C’est le troisième décès enregistré cette année à cause de cette maladie très contagieuse, a annoncé l’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 10h50
   





                        


La rougeole a fait un troisième mort en France en 2018, une jeune fille de 17 ans victime « des suites de complications neurologiques » liées à cette maladie contagieuse au CHU de Bordeaux, a annoncé, vendredi 6 juillet, l’agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine. « C’est le deuxième décès causé par cette maladie en Nouvelle-Aquitaine et le troisième en France depuis novembre 2017 », précise l’ARS dans un communiqué. Et le 23e décès dû à la maladie depuis 2008.
A la fin de juin, l’agence Santé publique France avait annoncé la mort d’un patient de 26 ans. La maladie avait déjà tué en février à Poitiers une mère de famille de 32 ans qui n’avait jamais été vaccinée et qui, d’après le quotidien Nouvelle République, avait contracté la rougeole en conduisant son père à l’hôpital.
« La Nouvelle-Aquitaine n’est plus en phase d’épidémie », mais le combat pour la vaccination continue, insiste l’ARS. Depuis le 6 novembre 2017, 1 096 cas de rougeole ont été confirmés dans la région (2 567 en France au total). Un cas sur quatre a nécessité une hospitalisation, douze patients ont été transférés en réanimation et deux sont morts. « Près de 90 % de ces cas n’étaient pas ou insuffisamment vaccinés [2 doses nécessaires] », souligne l’ARS.

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                La multiplication de cas de rougeole inquiète la Nouvelle-Aquitaine



Une couverture vaccinale insuffisante
L’insuffisance de la couverture vaccinale en France a favorisé cette maladie extrêmement contagieuse (une personne atteinte peut contaminer jusqu’à vingt personnes).
Le pays a évité une épidémie comme celle qui avait touché 24 000 personnes entre 2008 et 2012, dont près de 15 000 en 2011. Mais cela n’empêche pas des complications parfois tragiques (pneumopathies, méningo-encéphalite, etc.). Seuls des médicaments pour soulager les symptômes de la rougeole peuvent être administrés, car il n’existe pas de traitement pour soigner cette maladie, rappelle l’ARS.

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                Faut-il craindre le retour de la rougeole ?



L’objectif des autorités sanitaires est d’atteindre, comme le recommande l’Organisation mondiale de la santé, 95 % de vaccination chez les personnes à risque. Or, la couverture avec la seconde dose de vaccin, qui garantit l’immunité, varie en fonction des départements entre 62 % et 88 %, déclarait Santé publique France en mars.
Le gouvernement a choisi la voie réglementaire pour renforcer la couverture vaccinale. Les enfants nés depuis le 1er janvier 2018 doivent obligatoirement recevoir onze vaccins, dont le ROR (rougeole-oreillons-rubéole). Avant cela, il n’y en avait que trois obligatoires, et huit recommandés.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-22"> ¤ L’OMC, menacée, peine à concilier les attentes de ses 164 membres. Le premier et le plus actif d’entre eux – les Etats-Unis – l’attaque régulièrement depuis l’élection de Donald Trump, mais sans quitter l’institution. Les Européens appellent à la réforme.
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Article sélectionné dans La Matinale du 04/07/2018
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Pagaille à l’Organisation mondiale du commerce

L’OMC, menacée, peine à concilier les attentes de ses 164 membres. Le premier et le plus actif d’entre eux – les Etats-Unis – l’attaque régulièrement depuis l’élection de Donald Trump, mais sans quitter l’institution. Les Européens appellent à la réforme.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 12h25
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Comme tout Brésilien qui se respecte, Roberto Azevedo, le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), est un amoureux du ballon rond. Cela tombe bien : en ces temps si troublés pour le libre-échange, les matchs du Mondial russe de football offrent une parenthèse bienvenue. Et de quoi filer la métaphore sportive, pour le patron d’une institution souvent présentée comme l’arbitre des échanges internationaux. Au moment où les Etats-Unis semblent vouloir s’affranchir des lois du jeu, n’est-il pas temps pour l’OMC de brandir un carton rouge et d’arrêter la partie ? Ce serait mal saisir son rôle, avertit M. Azevedo :
Nous n’avons pas été créés pour distribuer les points et les fautes. Seuls nos membres définissent les règles, et c’est à eux de dire ce qu’ils attendent de nous. »
Voilà résumée l’ambiguïté qui règne autour du statut de l’OMC, fondée en 1995 pour prendre le relais de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT). Sa vocation ? Réduire les obstacles au libre-échange et aider les gouvernements à régler leurs conflits commerciaux. Une mission menée en s’appuyant sur les normes édictées dans une série d’accords et de traités. La gestion et la surveillance quotidiennes reviennent au secrétariat général et ses quelque 650 salariés. Mais les vrais maîtres de l’organisation sont ses membres. Soit 164 Etats ou « territoires douaniers distincts ». Ce sont eux qui dictent le tempo, insiste M. Azevedo.
Le hic, c’est que l’un d’entre eux – et le plus puissant – menace de gripper les rouages d’une machine déjà fatiguée. Les Etats-Unis, à l’ère de Donald Trump, sèment la pagaille sur la scène commerciale mondiale. Les nouvelles surtaxes américaines imposées sur l’acier et l’aluminium ont déjà déclenché les représailles des pays visés. Et l’escalade n’est pas près de s’interrompre. Avec la Chine surtout, principale cible des attaques du locataire de la Maison Blanche : vendredi 6 juillet, une première...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-23"> ¤ La plus haute juridiction administrative s’apprête à rendre son rapport pour éclairer juridiquement le gouvernement.
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Selon le Conseil d’Etat, il n’y a pas d’obstacle juridique à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes

La plus haute juridiction administrative s’apprête à rendre son rapport pour éclairer juridiquement le gouvernement.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 11h39
    |

            Gaëlle Dupont








                        



   


« Les Sages ne sont pas sages. Copie à refaire… » La réaction de La Manif pour tous du Rhône, sur Twitter, donne un aperçu de la déception parmi les opposants à l’ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples d’homosexuelles et aux femmes célibataires. Le conseil d’Etat doit rendre public, mercredi 11 juillet, un rapport qui ne soulève « aucun obstacle juridique » à cette réforme, selon Le Figaro du 6 juillet, qui a pu consulter une synthèse du document. « Nous sommes satisfaits, réagit Joël Deumier, président de l’association SOS homophobie. Le Conseil d’Etat dit qu’il n’y a pas d’obstacle en droit français ni en droit international. Il y a un alignement des planètes en faveur de la réforme. »
Le rapport de la plus haute juridiction administrative, qui conseille le gouvernement pour la préparation des projets de loi, fait partie des avis consultatifs attendus par le gouvernement avant de légiférer sur le sujet, avec la synthèse des états généraux de la bioéthique, qui se sont achevés en juin, et un nouvel avis du Comité consultatif national d’éthique attendu à la rentrée (après celui favorable rendu en juin 2017).

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Selon Le Figaro, le Conseil d’Etat relève une demande sociétale d’une « intensité plus forte » et note qu’un « nombre important » de femmes ont recours à cette technique dans les pays voisins de la France. « Cette demande ne s’est pas exprimée au cours des états généraux, conteste Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif pour tous. Ils ont au contraire montré qu’il n’y avait pas de consensus sur le sujet. » 
Anonymat et gratuité
L’institution explore, sans se prononcer, différentes pistes possibles pour réformer la filiation, dont la déclaration commune anticipée réclamée par les associations de défense des droits LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans). Elle plaide en outre en faveur d’une prise en charge par la Sécurité sociale, même si ces PMA ne seront pas réalisées pour des raisons médicales. L’enjeu financier est « relativement modeste », juge le Conseil. « Nous sommes pleinement satisfaits de ce point, commente M. Deumier. Le principe de solidarité nationale commande de rembourser dans les mêmes conditions les couples hétérosexuels et homosexuels. » 
« Cet avis est préoccupant. Il relève un changement majeur du sens de la loi, utilisée pour satisfaire des désirs individuels » , Adeline le Gouvello, avocate et membre de l’Institut Famille & République
Le Conseil d’Etat souligne le risque de « pénurie de gamètes » en cas d’ouverture de la PMA, mais recommande de maintenir les principes d’anonymat et de gratuité du don afin d’éviter la création d’un « marché ». Sur la question de l’accès aux origines des enfants nés par don, il explore la piste d’un double « guichet » : l’accès à l’identité complète si le donneur est d’accord, et à des données non identifiantes, dans le cas contraire.
Autre point sensible, la procréation post mortem, qui ne soulèverait pas non plus de difficulté juridique, selon la plus haute juridiction administrative. Cette position est cohérente avec l’arrêt rendu en 2016 en faveur d’une veuve espagnole qui souhaitait bénéficier d’une insémination après la mort de son mari.
L’institution se prononce, en revanche, contre la gestation pour autrui, contraire au principe selon lequel le corps ne peut faire l’objet d’un contrat. Prenant à contre-pied un argument souvent mis en avant par les opposants, les juges estiment qu’une ouverture de la PMA ne créerait pas de « droit à l’enfant » et ne risque pas d’entraîner la légalisation de la GPA. « Cet avis est préoccupant, estime Adeline le Gouvello, avocate et membre de l’Institut Famille & République, opposée à une évolution de la loi. Il relève un changement majeur du sens de la loi, utilisée pour satisfaire des désirs individuels. » 

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-24"> ¤ Selon le scénario le plus probable, le couple hospitalisé après avoir été exposé au Novitchok aurait touché accidentellement une seringue ou un flacon utilisé en mars contre un agent double russe et sa fille.
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Royaume-Uni : doutes sur l’efficacité de la décontamination à Salisbury après l’affaire Skripal

Selon le scénario le plus probable, le couple hospitalisé après avoir été exposé au Novitchok aurait touché accidentellement une seringue ou un flacon utilisé en mars contre un agent double russe et sa fille.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 10h59
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Alors que les supporteurs anglais de football ont les yeux rivés sur la Russie, et à quelques jours d’un sommet de l’OTAN, la tension est remontée entre Londres et Moscou, jeudi 5 juillet, après l’hospitalisation dans un état critique d’un couple de Britanniques ayant été exposés au Novitchok, un puissant poison déjà utilisé en mars, dans la même région, contre l’agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia.
La Russie utilise la Grande-Bretagne comme « une décharge à poison », a accusé Sajid Javid, le ministre de l’intérieur devant le Parlement, en ajoutant : « Il est maintenant temps que l’Etat russe explique exactement ce qui s’est passé. Il est totalement inacceptable que nos citoyens soient des cibles délibérées ou accidentelles ou qu’on déverse du poison dans nos rues, nos parcs, nos villes. »

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Le gouvernement britannique avait accusé Moscou d’être responsable de l’empoisonnement, le 4 mars à Salisbury, de Sergueï et Ioulia Skripal, déclenchant une crise diplomatique avec la Russie, qui a toujours nié la moindre implication. Après un traitement médical lourd, les deux victimes sont sorties de l’hôpital en avril et en mai.
« Nous appelons les forces de l’ordre britanniques à ne pas céder aux sales jeux politiques commencés par certaines forces à Londres », a déclaré Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe
Le Royaume-Uni a alerté une nouvelle fois, jeudi, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). « Nous appelons les forces de l’ordre britanniques à ne pas céder aux sales jeux politiques commencés par certaines forces à Londres, a déclaré Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe. Le gouvernement de Theresa May et ses représentants auront à s’excuser. »
Dawn Sturgess, 44 ans, et son compagnon, Charlie Rowley, 45 ans, ont été exposés au poison « après avoir manipulé un objet contaminé », a indiqué la police antiterroriste, dont une centaine d’agents mènent l’enquête. Mais samedi, lorsqu’ils sont tombés gravement malades, la police a d’abord cru à une overdose car, selon le Times, M. Rowley a un passé d’héroïnomane.
Ancien sans-abri, il vivait depuis quelques mois dans la maison où le couple a été retrouvé à Amesbury, à une douzaine de kilomètres de Salisbury. Quant à Dawn Sturgess, elle habitait dans un foyer pour sans-abri de Salisbury, qui a dû être évacué, jeudi. Le plus probable est que le couple, qu’aucun lien apparent ne relie à la Russie, ait trouvé et touché accidentellement une seringue ou un flacon ayant été utilisé contre les Skripal.

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Selon des amis des victimes, ces derniers ont passé la soirée de vendredi dans les jardins Reine Elizabeth de Salisbury, non loin de l’endroit où Sergueï Skripal et sa fille avaient été retrouvés dans un état second après leur empoisonnement. Une hypothèse est que « l’une des deux victimes a ramassé le contenant utilisé pour stocker l’agent neurotoxique utilisé contre les Skripal », a précisé le gouvernement.
Inquiétude des habitants
Ce possible scénario met en cause l’efficacité de l’impressionnante opération de décontamination menée dans la zone, depuis l’empoisonnement des Skripal, par des militaires et des spécialistes des armes chimiques du ministère de la défense. A l’époque, le poison aurait été appliqué sur la poignée de la porte d’entrée de la maison de l’ex-espion. Il se pourrait qu’une seringue ait été utilisée. Mais la police ne l’a jamais confirmé, pas plus qu’elle n’a donné le résultat de ses recherches sur la présence de poison dans les environs.
Jeudi, les experts du laboratoire spécialisé de Porton Down ont établi que Dawn Sturgess et Charlie Rowley ont été contaminés par le même type de Novitchok que celui utilisé contre les Skripal, sans pouvoir préciser si le poison provenait du même lot. Ce produit, conçu du temps de l’Union soviétique, agit sur le système nerveux. Cet agent ne s’évapore pas ou ne se décompose pas rapidement.

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Le ministre de l’intérieur a tenté de désamorcer l’hypothèse d’un défaut dans les opérations de décontamination en affirmant que le couple serait « entré en contact avec l’agent neurotoxique dans un endroit différent » des sites décontaminés depuis mars.
A Salisbury, où plusieurs lieux réputés suspects ont été fermés au public, les habitants sont à nouveau plongés dans l’inquiétude. Il n’est pas certain que les conseils de Sally Davies, médecin chef de santé publique, les rassurent. Elle demande au public « d’être vigilant lorsqu’il ramasse des objets inconnus ou dangereux comme des aiguilles ou des seringues ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-25"> ¤ L’exécutif a repoussé à septembre la présentation du plan pauvreté et d’autres textes sont en suspens. Il prend le risque d’être à nouveau accusé de négliger les sujets sociaux.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/07/2018
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Les « transformations » voulues par Macron tardent à voir le jour

L’exécutif a repoussé à septembre la présentation du plan pauvreté et d’autres textes sont en suspens. Il prend le risque d’être à nouveau accusé de négliger les sujets sociaux.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 14h24
    |

            Audrey Tonnelier, 
Béatrice Jérôme, 
Isabelle Rey-Lefebvre, 
Stéphane Mandard, 
François Béguin et 
Virginie Malingre








                        



                                


                            

Le plan pauvreté attendra. Alors qu’il devait être présenté autour du 10 juillet, celui-ci sera finalement dévoilé en septembre. « Nous verrons si l’équipe de France est en demi-finales », a commenté Agnès Buzyn sur LCI, mercredi 4 juillet. Etablissant ainsi un lien entre ce report et la tenue de la Coupe du monde, la ministre de la santé a évoqué une question de « disponibilité » d’Emmanuel Macron, qui s’est engagé à aller en Russie soutenir les Bleus s’ils arrivaient à ce stade de la compétition. « Les arbitrages ne sont pas rendus, préfère-t-on expliquer à l’Elysée, le président mature encore sur le sujet. » « C’est compliqué de boucler un plan pauvreté en ces temps de tensions entre l’Etat et les départements, très impliqués dans la politique sociale », ajoute un ministre.
« Les Français auront l’esprit plus disponible pour comprendre les enjeux de cette réforme à la rentrée qu’en cette période de vacances », ajoute un conseiller de l’Elysée. Et « le temps de la mise en œuvre sera le 1er janvier 2019 comme prévu », a précisé Benjamin Grivaux, porte-parole du gouvernement, sur Europe 1, vendredi 6 juillet.
Dans l’entourage d’Emmanuel Macron, certains gardent en mémoire sa vidéo, il y a trois semaines, sur « le pognon de dingue » que le pays dépense pour les plus fragiles, qui a occulté son discours du lendemain sur la protection sociale. Et veulent, cette fois, ne pas se priver de l’occasion de faire de la pédagogie sur le macronisme, dont les Français ont du mal, à en croire les sondages, à percevoir la cohérence.
Image de « président des riches »
C’est un fait, les annonces qu’aurait pu faire le gouvernement en ce début juillet risquaient de perdre en visibilité alors que les Français se passionnent pour la Coupe du monde et que le chef de l’Etat souhaite se concentrer sur son discours devant le Parlement réuni en Congrès lundi 9 juillet. A la fin de l’été,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-26"> ¤ Ils avaient tous été condamnés à mort pour leur responsabilité dans l’attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo en mars 1995.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/07/2018
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Au Japon, sept ex-membres de la secte Aum exécutés

Ils avaient tous été condamnés à mort pour leur responsabilité dans l’attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo en mars 1995.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 04h09
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 07h06
   





                        



   


L’ex-gourou de la secte Aum, Shoko Asahara, et 6 autres ex-membres de cette sombre organisation japonaise, tous condamnés à mort pour leur responsabilité dans l’attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo en mars 1995, ont été exécutés vendredi 6 juillet, a annoncé le gouvernement.
La ministre de la justice, Yoko Kamikawa, a confirmé lors d’une conférence de presse la pendaison de Shoko Asahara – de son vrai nom Chizuo Matsumoto –, le fondateur et gourou du groupe, et de ses disciples Tomomasa Nakagawa, Tomomitsu Niimi, Kiyohide Hayakawa, Yoshihiro Inoue, Seiichi Endo and Masami Tsuchiya.
Le gourou Asahara a « perpétré des crimes durant des années », a insisté la ministre et les six autres « ont joué un rôle majeur dans de nombreux délits en suivant les ordres d’Asahara ». Mme Kamikawa dit avoir pris « après une prudente réflexion la décision de signer l’ordre d’exécution » de ces sept condamnés, estimant que « des actes d’une telle gravité, sans précédent au Japon, ne doivent plus jamais se produire ».
C’est la première fois que sont exécutés des ex-membres de la secte Aum Vérité Suprême. La probabilité qu’il soient rapidement conduits au gibet s’était renforcée ces derniers temps avec le déplacement de plusieurs d’entre eux. Six autres fidèles condamnés à la même peine capitale demeurent en attente.

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                Treize auteurs de l’attentat dans le métro de Tokyo en 1995 en attente d’exécution



Shoko Asahara avait vu sa sentence confirmée il y a des années et attendait depuis dans le couloir de la mort à l’instar de douze complices impliqués dans cet attentat au gaz sarin qui avait tué treize personnes et avait causé des maux divers, parfois irréversibles, à 6 300 autres. Quelque 190 autres membres de la secte avaient également été condamnés, à diverses peines.
« Il a fallu vingt-trois ans »
Vendredi, des membres des familles des victimes ont réagi. Pour la chaîne publique NHK, Shizue Takahashi, l’épouse d’un employé de gare mort dans l’attentat et présidente d’une association de victimes, a déploré :
« Il a fallu vingt-trois ans depuis l’attentat pour que cette sanction soit exécutée, malheureusement, les parents de mon mari, tué dans l’attentat, sont décédés avant. »
Le 20 mars 1995, selon un procédé très réfléchi, plusieurs membres de l’organisation occulte Aum Vérité suprême, créée par Shoko Asahara, répandaient du gaz sarin dans cinq rames du métro de Tokyo convergeant vers le cœur administratif de la capitale. Pour ce faire, ils avaient utilisé des sacs en plastique. Percés à l’aide de pointe de parapluie, les sacs avaient libéré le poison. Nul ne comprit immédiatement ce qui se passait à cette heure matinale, en pleine période de pointe, alors que de nombreux passagers sortaient suffoquant et sans plus rien voir, de diverses bouches de métro.
Déjà, en juin 1994, sept personnes avaient été tuées dans la ville de Matsumoto, dans le centre du pays, et 600 autres avaient souffert de maux divers, à la suite d’une attaque au gaz sarin perpétrée par des membres de la secte.
Jusqu’à 10 000 fidèles
En décembre 1999, la secte Aum avait reconnu pour la première fois officiellement sa responsabilité dans l’attentat contre le métro de Tokyo et celui de Matsumoto. Elle avait alors présenté ses excuses.
La première peine capitale pour l’attentat de 1995 avait été prononcée en septembre 1999. La loi japonaise précise que les condamnés à la peine de mort doivent être exécutés dans les six mois suivant la confirmation de leur sentence, mais dans la pratique ils restent souvent des années dans le couloir de la mort.
La secte était parvenue à fabriquer dans un laboratoire d’importantes quantités de gaz sarin, un produit mortel créé par des scientifiques sous le régime nazi en Allemagne à la fin des années 1930.
Avant l’attentat du métro de Tokyo, qui a profondément choqué le pays et y a laissé des séquelles, le Japon avait regardé avec une fascination mêlée d’angoisse germer et grandir Aum dans les années 1980 et 1990. La secte attira jusqu’à 10 000 fidèles. Le chef mystique Asahara allait alors d’émissions de télévision en podiums de campagne électorale pour capter l’attention des citoyens, parmi lesquels de jeunes scientifiques de haut vol, des médecins, des avocats et autres individus appartenant à l’élite.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-27"> ¤ L’élu du parti d’extrême droite est le 10e à être mis en examen dans cette affaire, où les eurodéputés frontistes sont soupçonnés d’avoir détourné des emplois d’assistants parlementaires européens au service du parti entre 2005 et 2015.
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Affaire des assistants parlementaires : Bruno Gollnisch mis en examen

L’élu du parti d’extrême droite est le 10e à être mis en examen dans cette affaire, où les eurodéputés frontistes sont soupçonnés d’avoir détourné des emplois d’assistants parlementaires européens au service du parti entre 2005 et 2015.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 15h08
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 16h28
   





                        



   


Le représentant du Rassemblement national (RN, ex-Front national) au Parlement européen Bruno Gollnisch a été mis en examen vendredi 6 juillet par les juges d’instruction financiers parisiens pour « abus de confiance » pour l’emploi présumé fictif entre 2005 et 2015 d’assistants parlementaires, a t-on appris auprès de l’intéressé. Il s’agit de la 10e mise en examen dans cette affaire où sont déjà poursuivis le Rassemblement national (ancien Front National) en tant que personne morale et huit assistants ou eurodéputés, dont la présidente du parti d’extrême droite, Marine Le Pen, et le député des Pyrénées-Orientales Louis Aliot.
« C’est dérisoire. Je n’ai pas détourné un centime du Parlement européen », a réagi Bruno Gollnisch. « Au contraire, mes assistants parlementaires ont fourni un travail acharné, conformément à la législation et aux usages de la vie parlementaire », a-t-il fait valoir, parlant de ses deux assistants, Guillaume Lhuillier et Micheline Bruna. M. Gollnisch dénonce en outre le fait que « l’administration politisée du Parlement européen a déclaré devant le tribunal du Luxembourg qu’elle n’avait aucune procédure en cours contre moi, alors qu’elle s’est constituée partie civile contre quasi tous les élus FN » au Parlement européen. « Ce qui constitue un délit d’escroquerie au jugement », selon l’eurodéputé, proche de Jean-Marie Le Pen.
Le 7 mars, le tribunal de l’Union européenne (UE) à Luxembourg a rejeté une requête de Jean-Marie Le Pen, également eurodéputé, et de Bruno Gollnisch qui demandaient l’annulation de la décision du Parlement européen, début 2016, de leur faire restituer respectivement 320 026 et 275 984 euros qui auraient été indûment versés pour ces assistants parlementaires.
La justice de l’UE a aussi confirmé le 19 juin que Marine Le Pen devait rembourser près de 300 000 euros au Parlement européen pour l’emploi douteux d’une assistante quand elle était eurodéputée. Le préjudice total estimé par le Parlement européen est de 7 millions d’euros sur la période 2009 à 2017.

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                Assistants FN : le Parlement européen réévalue son préjudice à la hausse



Un possible détournement d’argent européen
Les juges d’instruction enquêtent sur un possible « système » organisé par le parti, devenu au début de juin Rassemblement national (RN), et par sa présidente, Marine Le Pen, pour faire rémunérer des permanents avec les fonds européens réservés à l’embauche d’assistants parlementaires.
Le 4 juin, la cour d’appel de Paris a rejeté les recours formés par le FN et Marine Le Pen, qui contestait la compétence de la justice française, estimant aussi que l’enquête judiciaire s’affranchissait du principe de séparation des pouvoirs.
L’enquête, déclenchée en 2015 après un signalement de l’ex-président socialiste du Parlement européen Martin Schultz, vise 17 élus ou ex-élus frontistes et une quarantaine d’assistants. Les investigations ont mis au jour des courriels et des tableaux suggérant que les contrats d’assistant étaient ventilés selon les crédits disponibles sur les enveloppes des élus, sans nécessairement demander l’accord de ces derniers.
Marine Le Pen est notamment soupçonnée d’avoir « donné des instructions » afin que des eurodéputés engagent comme assistants des personnes « occupant en réalité des emplois » au FN, selon les termes de sa mise en examen survenue le 30 juin 2017, d’après une source proche du dossier.

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                Comprendre l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-28"> ¤ Le coureur Britannique a été copieusement hué lors de la présentation du Tour de France, jeudi 5 juillet, à La Roche-sur-Yon.
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Tour de France 2018 : en Vendée, une bronca pour Christopher Froome

Le coureur Britannique a été copieusement hué lors de la présentation du Tour de France, jeudi 5 juillet, à La Roche-sur-Yon.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 10h10
 • Mis à jour le
06.07.2018 à 10h47
    |

            Clément Guillou (La Roche-sur-Yon, envoyé spécial)








                        



   


Pour qu’il se fasse huer davantage, il eût fallu que Christopher Froome se coiffe d’une perruque poudrée et se renomme Robespierre : jeudi 5 juillet, à La Roche-sur-Yon, les Vendéens ont accueilli le Britannique comme Alberto Contador sept ans plus tôt, par des huées et des pouces vers le bas.
En 2011, la France ne digérait pas la présence au départ d’un coureur menacé de suspension pour un contrôle positif au clenbutérol. Dans les arènes du Puy-du-Fou, la colère avait pris des allures de spectacle romain et Contador, au centre, avait pris le parti d’en sourire. Pas Christopher Froome, qui a fixé l’horizon dans un rictus figé que l’on a interprété comme une promesse de régler ses comptes sur la route, dès samedi.

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Visiblement détendu au moment de se plier aux obligations de communication des organisateurs, le quadruple vainqueur du Tour de France a été immédiatement rappelé à son sort lorsqu’il a enfourché son vélo dans les rues de La Roche-sur-Yon : tout le monde ici n’a pas compris la décision de l’Union cycliste internationale (UCI) de classer sans suite le contrôle anormal au salbutamol subi en septembre dernier. Le speaker, sur scène, a pris en pitié le quadruple vainqueur et ne lui a infligé qu’une seule question, dont la brève réponse fut, de toute façon, noyée sous les huées.

Et ça, c’est pendant la présentation de @TeamSky https://t.co/9OxDnnc1V4— FRETSIN (@Fred Retsin)


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La fuite de Christopher Froome, parti en contre-la-montre individuel dans le centre-ville de La Roche-sur-Yon pendant que ses coéquipiers s’attardaient devant les micros des journalistes, en a dit plus long que n’importe quelle réaction : il n’a pas apprécié, et il lui tarde que la course commence.
« Escroc ! », « Truand ! », « Dopé ! », « Blanchisseur ! »
Christopher Froome n’a vraiment pas de chance : il arrive, un an sur deux environ, que la Grande Boucle parte de France. L’ambiance y est généralement morose, la foule éparse et les écarts de conduite plus durement sanctionnés qu’ailleurs, surtout lorsqu’ils n’émanent pas des coureurs locaux. Lorsqu’il a couru à l’étranger, cette saison, Christopher Froome a été moins malmené par les spectateurs que par ses rivaux, nombreux à exiger qu’il se mette au tricot en attendant que son cas soit tranché.
Lundi, après la décision de l’UCI, le directeur de l’épreuve, Christian Prudhomme, voulait croire : « Le public du Tour de France est un public bienveillant. Mais je ne suis pas non plus aveugle. » Ni sourd, et de là où il était, Christian Prudhomme a sans doute entendu les « Escroc ! », « Truand ! », « Dopé ! » ou l’étrange « Blanchisseur ! » lancés par la foule. Ils sont le prolongement d’une colère qui gronde sur les réseaux sociaux et les forums spécialisés, où les théories complotistes et les accusations de justice à deux vitesses sont nombreuses.

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Mercredi, le président de l’UCI, David Lappartient, a appelé « tous les spectateurs à protéger l’ensemble des athlètes et à respecter les décisions de justice qui sont rendues, et à faire en sorte que Chris Froome puisse évoluer dans un environnement sécurisé et serein ». Si de nombreux coureurs ont été hués par le passé sur la route du Tour, en particulier depuis l’affaire Festina, pour leur implication présumée dans des affaires de dopage – Lance Armsrong, Michael Rasmussen, Alberto Contador –, le risque de voir Christopher Froome se faire agresser sur la route du Tour de France est minime. Les incidents graves sur la course sont rarissimes, malgré la facilité qu’aurait un spectateur à bousculer un coureur en pleine course, à l’image du coup de poing, marquant parce qu’exceptionnel, reçu par le Belge Eddy Merckx dans la montée du Puy-de-Dôme, le 11 juillet 1975.
Opération séduction
Le Team Sky, toutefois, a renforcé la sécurité autour de son leader, déjà accompagné tout au long de l’année par un garde du corps. L’équipe de sécurité de l’opérateur de télévision propriétaire de l’équipe a apporté son expertise à la protection des sportifs, et plusieurs policiers encadraient le Britannique lors de son arrivée, mercredi 4 juillet, en conférence de presse, au gymnase de Saint-Mars-la-Réorthe (Vendée). Ce n’est pas la première fois que les forces de l’ordre viennent assurer la sécurité du quadruple vainqueur. En 2015, l’hostilité à son égard avait déjà atteint des sommets après des performances jugées difficilement explicables, y compris par les consultants de France Télévisions ayant connu les années de gloire de l’EPO (érythropoïétine).

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La Sky est consciente de la terrible image qui est la sienne sur la route du Tour, raison pour laquelle elle a cherché – et continue de le faire – des coureurs français capables de briller sous son maillot. Cette quête se heurte souvent au refus des meilleurs d’entre eux de s’engager sous la bannière britannique. Parallèlement, l’équipe dirigée par Dave Brailsford, qui s’était refermée comme une huître depuis plusieurs années après avoir maladroitement tenté, des années durant, de convaincre de son honnêteté, s’ouvre de nouveau aux médias français. La tribune de Christopher Froome dans les colonnes du Monde (daté samedi 7 juillet) participe de cette tentative de séduire le public : puisque la direction de l’équipe est persuadée que c’est des médias qu’est venue la détestation de Sky en France, elle espère pouvoir ramener les spectateurs à la raison par ce même biais.

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Mercredi, le coureur d’origine kényane, masquant difficilement son agacement devant la répétition des questions sur son contrôle anormal au salbutamol, a lancé un appel au calme : « Je dis aux personnes qui ne sont pas fans de Chris Froome et de son équipe de mettre le maillot d’une autre formation et de venir la soutenir. C’est une façon positive de supporter quelqu’un. » De toute évidence, le message n’est pas parvenu jusqu’à La Roche-sur-Yon.



                            


                        

                        

