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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Membre historique du Front national, Sophie Montel avait quitté le parti de Marine Le Pen en septembre 2017 avec Florian Philippot, devenant la numéro deux de son nouveau parti politique.
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Sophie Montel claque la porte des Patriotes de Florian Philippot

Membre historique du Front national, Sophie Montel avait quitté le parti de Marine Le Pen en septembre 2017 avec Florian Philippot, devenant la numéro deux de son nouveau parti politique.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 19h02
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 20h44
   





                        



   


Le vaudeville philippotiste entame son deuxième acte. Les trois coups théâtraux ont été frappés avec entrain par une très proche de Florian Philippot, Sophie Montel, jeudi 5 juillet. Après avoir quitté le Front national avec semonce et fracas en septembre 2017, l’eurodéputée claque cette fois la porte des Patriotes, la formation lancée par l’ancien bras droit de Marine Le Pen, qu’elle avait suivi. Sophie Montel, proche de l’ancien numéro deux du Front national devenu Rassemblement national, fait sécession dans la scission.

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Avec le « franc-parler » qui la caractérise, celle qui faisait office de numéro deux des Patriotes a annoncé son départ dans un communiqué assassin publié jeudi. « Je refuse de cautionner les mêmes dérives au sein de ma nouvelle formation » écrit-elle. A savoir : « La gouvernance des Patriotes qui fait que tout est décidé à trois ou quatre. Peut-être a-t-il calqué ça du Front, confie au Monde cette fidèle historique de Jean-Marie Le Pen, qui a passé plus de trente ans au FN. Florian fait fausse route, il part en torche et tout le monde le maintient dans sa bulle. Quel gâchis. » 
Dans son communiqué, elle malmène celui qu’elle qualifiait naguère d’« espoir politique », lui reprochant sa « divine solitude » et taclant son entourage, quatre noms à l’appui – son frère Damien Philippot, son directeur de cabinet Joffrey Bollée, son attachée de presse Ferial Mostefai et l’acteur Franck de Lapersonne. Au cours d’un déjeuner partagé avec Florian Philippot mercredi, elle affirme même lui avoir demandé la tête du comédien : « Il m’a dit qu’il apportait plus aux Patriotes que Sophie Montel », à la troisième personne. Même causes, mêmes effets, poursuit la députée européenne : la rupture… et les mots durs.
Depuis son départ du parti d’extrême droite, Sophie Montel ne ratait pas une occasion d’écorner l’image de Marine Le Pen. En février à Arras (Pas-de-Calais), lors du congrès de lancement des Patriotes, elle avait notamment parodié son ancienne patronne sous les vivats de l’assistance, l’affublant du sobriquet « Miss 3 mai » 2017, date du désastreux débat d’entre-deux-tours.
L’isolement de Florian Philippot s’accentue donc avec son départ, mais avait déjà été lourdement sanctionné dans les urnes en janvier. Aux législatives de Belfort, ses Patriotes avaient récolté à peine 2 % des voix, avec pourtant en tête d’affiche Sophie Montel, encore elle, et alors vice-présidente du mouvement. L’ancien numéro deux du FN est également isolé sur sa position en faveur du « Frexit ». Une « obsession », selon les responsables du désormais Rassemblement national, qui l’avait amené jusqu’au divorce – d’un commun accord – avec son parti d’alors.

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Evoquant « Frexit », « reprise de la souveraineté » et « continuité historique de notre peuple » dans son communiqué, Sophie Montel ne part une nouvelle fois pas par conviction, mais pour la « méthode » Philippot, après avoir dénoncé celle du clan Le Pen.
« La France n’a besoin ni de fête foraine avec Franck de Lapersonne, ni de Geneviève de Fontenay », ajoute-t-elle au Monde. Référence à une conférence de presse de Florian Philippot avec l’ex-madame Miss France… dont Geneviève de Fontenay s’était elle-même désolidarisée, s’affirmant « choquée » d’être associée à l’extrême droite dans les médias et sur les réseaux sociaux pour s’être affichée avec l’ancien conseiller de Marine Le Pen.
Mme Montel conclut par un nouveau débinage : « J’ai d’autres occupations dans la vie que des barbecues avec Franck de Lapersonne. » Un mandat au Parlement européen et, surtout, un livre en préparation sur Marine Le Pen, auquel elle pourra donc ajouter un chapitre.
Les Patriotes ont répliqué par un communiqué prenant acte de son départ. « Sans grande surprise, Les Patriotes ont reçu la démission de Sophie Montel qui s’était, il est vrai, largement désinvestie ces derniers temps des instances du mouvement et des activités militantes. » Sans emphase, mais avec le coup de patte désormais réglementaire. Le téléphone de Florian Philippot, lui, sonnait dans le vide.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Après l’économiste Liêm Hoang Ngoc, Sarah Soilihi, l’une des responsables marseillaises du parti, se retire de la liste pour le scrutin de mai 2019.
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Européennes : premières dissensions à La France insoumise

Après l’économiste Liêm Hoang Ngoc, Sarah Soilihi, l’une des responsables marseillaises du parti, se retire de la liste pour le scrutin de mai 2019.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 16h51
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 17h15
    |

            Abel Mestre








                        



   


Ce sont les premières lézardes qui apparaissent à La France insoumise (LFI). La publication, mercredi 4 juillet, de la liste ordonnancée de 66 noms − une liste de 33 noms de femmes, une autre d’autant d’hommes et treize places réservées pour des « candidatures d’ouverture » − en vue des élections européennes de mai 2019 suscite plusieurs contestations.
Dès lundi, les « socialistes insoumis », emmenés par l’économiste et ancien du PS Liêm Hoang Ngoc, ont décidé de « suspendre » leur participation au mouvement populiste de gauche. En cause : « La mise à l’écart de Liêm Hoang Ngoc, rapporteur sur la “troïka” au Parlement européen en 2014, dont chacun s’accorde à dire qu’il est la plus forte voix de La France insoumise pour porter ces propositions. » Un choix qualifié de « grossière erreur politique ».

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Le lendemain, un ancien membre du comité électoral, Lilian Guelfi, dénonçait dans un entretien à Libération « un travail malsain », une « suspicion » généralisée. Le jeune militant évoquait aussi « une manipulation sciemment orchestrée ». « J’ai très vite déchanté en voyant que tout était en réalité déjà verrouillé par la direction au profit de petits arrangements entre amis et partis qui disposaient à l’avance de positions éligibles. Une liste de noms de membres du Parti de gauche à défendre nous a été transmise par une membre de la direction », a-t-il expliqué.
Les accusations visent nommément Manuel Bompard, chef d’orchestre de La France insoumise : « Je déplore que Manuel Bompard, le “chef” du mouvement, soit membre du comité électoral et en tienne la barre. Etant lui-même candidat, il est à la fois juge et partie. Cela pose un vrai problème d’indépendance du comité », assénait M. Guelfi.
« Quand on sort 66 noms sur 650 proposés, forcément cela génère des déceptions », estime Manuel Bompard
Le même jour, la Marseillaise Sarah Soilihi, l’une des « oratrices nationales » (équivalent de porte-parole), annonçait dans un message Facebook qu’elle retirait sa candidature. « Je regrette les polémiques qui se font autour du comité électoral de désignation de notre liste pour les élections européennes. En ce qui me concerne, au vu de la situation actuelle, je préfère retirer ma candidature tout en restant fidèle à mes valeurs, à La France insoumise et à ses militants en particulier marseillais (es) », écrit, sur le réseau social, la doctorante en droit et championne de kickboxing, qui avait été candidate de LFI aux législatives de juin 2017 dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône, à Marseille. Occupant la neuvième place de la liste des femmes pour les européennes, elle aurait été au mieux en dix-huitième position dans la liste définitive, ce qui rendait difficile son élection au Parlement de Strasbourg.

   


« Quand on sort 66 noms sur 650 proposés, forcément cela génère des déceptions, estime Manuel Bompard, qui écarte tout favoritisme ou verrouillage. Lilian Guelfi a refusé de signer le rapport du comité, mais à aucun moment, il n’a émis une opposition pendant les discussions. » M. Bompard insiste également sur la « diversité sociale » de la liste LFI en prenant comme exemple Anne-Sophie Pelletier, 42 ans, aide médico-psychologique auprès de personnes âgées et syndicaliste, et Bernard Borgialli, 46 ans, cheminot, syndicaliste, un des leaders de la grève des cheminots à Marseille. Tous deux en position éligible.
Des tensions qui tombent mal
« On a eu près de 700 candidatures, c’est énorme, abonde Adrien Quatennens, député du Nord. On fait voter des militants tirés au sort, certains veulent se valoriser, c’est normal que cela arrive puisqu’on a pris du poids. » Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne, relativise également : « Ce sont des problèmes d’ego. Deux personnes sont déçues, elles font une sorte de chantage… »
Si ces dissensions ne semblent pas à même de perturber durablement la campagne européenne des « insoumis », elles tombent cependant au plus mal. LFI voulait être en ordre de bataille dès l’été pour occuper le terrain, alors que ses adversaires sont loin d’être au même stade de préparation : les socialistes cherchent toujours une tête de liste, Génération. s et Europe Ecologie-Les Verts n’en finissent pas de se quereller pour savoir qui incarne l’écologie politique. De son côté, Jean-Luc Mélenchon travaille à élargir et à consolider son alliance avec d’autres mouvements européens dans le cadre du manifeste « Maintenant le peuple ».
Surtout, LFI était très fière de son processus de désignation. Le comité électoral qui décide de la liste est, pour 60 % de ses membres, tiré au sort. Et ce sont les militants qui ont le dernier mot puisqu’ils votent sur la proposition du comité. « Notre processus est transparent et innovant. Il n’y a pas beaucoup d’organisations qui ont un fonctionnement équivalent », souligne M. Bompard, qui l’assure : la démocratie sera respectée. Et si le vote des militants s’avérait négatif (les « insoumis » ont jusqu’au 20 juillet pour se prononcer), le comité électoral reverrait sa copie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Face à l’inefficacité des politiques d’asile européennes, Thierry Pech, directeur général de Terra Nova, Jean-François Rial et Jean-Paul Tran Thiet, membres de l’Institut Montaigne, dans une tribune au « Monde », en appellent à la responsabilité des pays membres de l’Union.
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Politique européenne du droit d’asile : « Au défaut de solidarité s’ajoute un défaut d’efficacité »

Face à l’inefficacité des politiques d’asile européennes, Thierry Pech, directeur général de Terra Nova, Jean-François Rial et Jean-Paul Tran Thiet, membres de l’Institut Montaigne, dans une tribune au « Monde », en appellent à la responsabilité des pays membres de l’Union.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 15h10
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 17h41
    |

Thierry Pech (Directeur général de Terra Nova), Jean-François Rial et Jean-Paul Tran Thiet (Membres de l'Institut Montaigne)







                        



                                


                            

Tribune. La politique européenne du droit d’asile a révélé, ces dernières années, un grave défaut de solidarité et d’efficacité. Le système de Dublin a montré ses insuffisances : laisser au pays de première entrée dans l’Union européenne (UE) la charge d’examiner les demandes d’asile, c’est abandonner aux seuls « Etats frontières » de l’UE la responsabilité politique, administrative et opérationnelle de flux croissants de demandeurs.
A ce défaut de solidarité s’ajoute un défaut d’efficacité : les demandeurs qui auraient dû être reconduits dans le pays de leur première entrée ne l’ont été que très rarement. Ce système a aussi créé une inadmissible loterie : une même demande a des chances très variables d’aboutir selon l’Etat dans lequel elle est formulée, l’origine du demandeur, voire la date à laquelle elle est déposée. Au sein de l’Union européenne, la convention de Genève donne lieu à 27 interprétations différentes et fluctuantes !
Face à ce chaos, l’Union européenne a mis en place en 2015 un mécanisme de relocalisation des demandeurs d’asile entre Etats membres afin de soulager temporairement les plus sollicités. Dans le même temps, elle a conclu avec la Turquie un accord pour contenir les migrants qui y transitent.

L’Italie a aussi négocié avec la Libye des mesures de réduction des flux. Mais l’imposition de « quotas » a rencontré de fortes résistances au sein de l’UE, et les accords de « stockage » des demandeurs, s’ils ont permis de réduire les flux, nous ont mis en situation de dépendance face à Ankara et en délicatesse avec les obligations de la convention de Genève, puisque nous demandons à d’autres pays de bloquer sur leur territoire des demandeurs d’asile.
Aucune exception
L’Europe s’est donc à la fois désunie et dramatiquement éloignée des valeurs qui fondent son projet. L’accord de façade passé lors du Conseil européen des 28 et 29 juin n’a rien résolu sur le fond et il reste urgent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Alors qu’il est question de supprimer le mot « race » de la Constitution française, le haut fonctionnaire Jean-François de Montgolfier explique en quoi il est indissociable, selon lui, des termes « origine » et « religion ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                   
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« Interdire les distinctions de race ne présuppose pas l’existence des races mais seulement du racisme »

Alors qu’il est question de supprimer le mot « race » de la Constitution française, le haut fonctionnaire Jean-François de Montgolfier explique en quoi il est indissociable, selon lui, des termes « origine » et « religion ».



Le Monde
 |    05.07.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 17h43
    |

Jean-François de Montgolfier (Haut fonctionnaire et expert en droit constitutionnel)







                        



                                


                            
Comme toutes les réformes ou tentatives de réforme constitutionnelle depuis au moins vingt ans, celle qui sera discutée à partir du 10 juillet donne lieu à un débat autour du mot « race ». Faut-il supprimer ce terme qui figure à l’article premier de la Constitution de 1958 ? Le 27 juin, des amendements en ce sens ont été adoptés par la Commission des lois de l’Assemblée nationale : les uns arguent que les races n’ont pas d’existence scientifique, les autres que cette mention est aujourd’hui « mal comprise, à ­rebours de l’intention initiale ».
On peut objecter, comme cela a été fait par le passé, qu’il est un peu vain de supprimer le mot « race » de la Constitution de 1958 car il ­figure également dans le Préambule de la Constitution de 1946.
On peut aussi ajouter que ce mot est employé dans toutes les conventions internationales sur les droits de l’homme, qu’il s’agisse de la Déclaration universelle de 1948, de la Convention européenne de 1950, de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne de 2000 ou de la Convention relative au statut des réfugiés (dite « Convention de Genève ») de 1951.
On peut enfin souligner que l’inexistence scientifique des races n’est, au fond, pas la question car le mot ne présuppose pas l’existence de la chose : interdire les distinctions de race (au singulier !) ne présuppose pas l’existence des races mais seulement du racisme.
Un sens historique et juridique
Par le passé, ces arguments avaient suffi à ­convaincre le Parlement de ne pas adopter les amendements visant à supprimer le mot « race », mais ce n’est plus le cas. Dans la controverse qui s’est engagée sur cette ­réforme, il est utile d’expliquer le sens historique et juridique du mot « race » tel qu’il figure dans la Constitution de 1958.
Toute révolution constitutionnelle est faite à la fois d’un rejet et d’un projet : le rejet des régimes et des temps passés, le projet de droits et de valeurs nouvelles. N’échappant pas à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Edouard Philippe est en visite à Nantes, dans le cadre des négociations engagées avec les acteurs locaux pour l’élaboration d’un plan d’action pour le Grand Ouest.
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Aéroport de Nantes : création d’un fonds de compensation pour les riverains

Edouard Philippe est en visite à Nantes, dans le cadre des négociations engagées avec les acteurs locaux pour l’élaboration d’un plan d’action pour le Grand Ouest.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 13h38
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 14h47
   





                        



   


En déplacement à Nantes, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé, jeudi 5 juillet, la création d’un « fonds de compensation » d’ici à la fin de l’année pour les riverains de l’aéroport de Nantes-Atlantique, après l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes.
« Ce fonds sera abondé par l’Etat, par le concessionnaire et le cas échéant par les collectivités », a déclaré le premier ministre, sans toutefois en dévoiler le montant global. Cette dotation devra notamment permettre aux habitants de financer « jusqu’à 90 % » les travaux d’insonorisation de leur logement, a-t-il précisé.
Il servira également à payer « le transfert des équipements publics » à proximité de l’aéroport, au premier rang desquels un collège et une école primaire situés dans l’axe des pistes. Enfin, ce fonds permettra de dédommager certains propriétaires souhaitant revendre leur terrain « dans des conditions correctes ».
Le premier ministre n’est pas rentré dans le détail du niveau d’abondement, car il veut « faire en sorte, dans le cadre de la négociation du futur contrat (de concession de l’aéroport), que le concessionnaire s’engage sur une participation dans ce fonds ». « Les sommes seront largement suffisantes pour financer la première ou les deux premières années d’existence », a-t-il assuré.

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Rétrocession d’une partie des terres de Notre-Dame-des-Landes au département
Edouard Philippe a également déclaré qu’il espérait signer le nouveau contrat de concession « en 2021 », après la résiliation de l’accord actuel avec Vinci, conséquence collatérale de l’abandon de Notre-Dame-des-Landes. Il a aussi précisé que des « discussions » étaient toutefois en cours avec Vinci pour « qu’il puisse réaliser dès 2019 » des investissements à hauteur de « quelques dizaines de millions d’euros » en vue de l’« amélioration des conditions d’usage de Nantes-Atlantique ».
Par ailleurs, M. Philippe, qui s’est entretenu successivement jeudi avec les élus locaux (maire de Nantes, présidente de la région, président du conseil départemental, députés), a confirmé la rétrocession d’une partie des terres de Notre-Dame-des-Landes au département. Mais pas « à l’euro symbolique », comme réclamé par Philippe Grosvalet, président du conseil départemental.
Le premier ministre a également acté le reversement « d’ici la fin de l’été » aux collectivités territoriales des 29 millions d’euros déboursés par elles entre 2011 et 2013 pour la construction du nouvel aéroport.
Il s’est enfin engagé sur la signature avant la fin de l’année du « contrat d’avenir » avec la région listant des projets d’infrastructures, reposant sur quatre piliers : « Transport, transformation numérique, transition écologique et économie de la connaissance ».

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Pour un collectif de trente-sept économistes, parmi lesquels Esther Duflo (MIT), Philippe Martin (CAE) et Etienne Wasmer (Sciences Po), la clé de voûte d’une bonne acceptation démocratique des politiques publiques passe par des évaluations d’impact régulières.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
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« Mesurer l’impact des politiques publiques est un exercice indispensable »

Pour un collectif de trente-sept économistes, parmi lesquels Esther Duflo (MIT), Philippe Martin (CAE) et Etienne Wasmer (Sciences Po), la clé de voûte d’une bonne acceptation démocratique des politiques publiques passe par des évaluations d’impact régulières.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 13h21
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. L’Assemblée nationale a organisé le 28 juin « Le printemps de l’évaluation », une conférence consacrée à la mesure de l’impact des politiques publiques. Y ont été présentés, à titre d’illustrations, des travaux sur des thèmes divers (éducation, emploi, fiscalité…), empruntant des méthodes variées (expérimentation aléatoire, analyse de données administratives, microsimulation).
Quel est l’impact des classes de CP à 12 élèves sur les apprentissages ? Quels sont les effets des hausses et des baisses de TVA sur les prix ? Quel est l’effet de l’assurance-chômage sur la reprise d’activité ? Ce sont quelques-unes des questions décisives pour la décision politique qui ont été discutées au cours de cette journée. Répondre à ces questions, c’est nous donner les moyens de comprendre quels sont les instruments efficaces pour une société plus juste.
Pourquoi une telle conférence ? Parce que mesurer l’impact des politiques publiques est un exercice indispensable, mais pas évident. Nous ne disposons pas de machine à remonter le temps : comment savoir ce qui se serait produit si une politique différente avait été mise en place ? Depuis deux décennies, les méthodes pour répondre à cette question ne cessent de faire des progrès.
Ni ruineux, ni compliqué
Pour ce faire, il faut mobiliser des sources de données administratives ou produire des enquêtes, organiser lorsque c’est possible des protocoles expérimentaux, et mobiliser les acquis de la recherche. Contrairement à ce qu’on entend parfois, ces approches ne sont ni ruineuses, ni effroyablement compliquées, et ne posent le plus souvent aucun problème éthique. Leur usage s’est répandu dans de nombreux pays. Mais elles demandent du soin et du temps. C’est pourquoi plusieurs institutions de recherche ont été les partenaires de cette conférence.
Aujourd’hui, l’évaluation des politiques publiques est extrêmement vivante, et la demande émanant de l’Etat et des collectivités territoriales...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ « Calendrier irréaliste », « cofinancements incertains », « besoins mal définis »… Les magistrats critiquent le plan de 500 000 formations supplémentaires lancé en 2016.
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Formation des chômeurs : la Cour des comptes étrille le bilan de François Hollande

« Calendrier irréaliste », « cofinancements incertains », « besoins mal définis »… Les magistrats critiquent le plan de 500 000 formations supplémentaires lancé en 2016.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 12h01
    |

            Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
La Cour des comptes vient, une fois de plus, de démontrer sa capacité à étriller l’Etat quand son action donne de piètres résultats. Dans un rapport rendu public mercredi 4 juillet, la haute juridiction porte une appréciation extrêmement sévère sur une des initiatives-phares en matière d’emploi de François Hollande, lorsqu’il était à l’Elysée : le plan de 500 000 formations supplémentaires en faveur des chômeurs.
Lancé début 2016 en grande pompe, ce programme « concentre, à maints égards, de nombreux exemples de ce qui ne devrait pas être fait », écrivent les magistrats. Rien ou presque ne trouve grâce à leurs yeux, entre le « calendrier irréaliste », les « cofinancements incertains » et les « besoins mal définis ».
Pourtant, le « plan 500 000 » affichait des ambitions inégalées. Il s’agissait de parvenir à un million d’entrées en formation pour les demandeurs d’emploi, en 2016, soit deux fois plus qu’en 2015. Une « attention particulière » devait être accordée aux personnes peu ou pas qualifiées ainsi qu’aux chômeurs de longue durée. Et les stages étaient censés mettre l’accent sur les « nouveaux métiers » liés à la transition énergétique et à la transformation numérique.
Objectifs « atteints »
Sur le plan quantitatif, les objectifs ont été « atteints », constate le rapport : un peu plus d’un million d’actions de formation ont été dénombrées en 2016, au prix parfois d’artifices puisque dans deux régions, « ce sont les inscriptions, et non les entrées en stage, qui ont été comptabilisées à fin 2016 ». En outre, le pourcentage de chômeurs accédant à la formation s’est accru, cette année-là, de 4,6 points. Et les personnes âgées d’au moins 45 ans, à la recherche d’un poste, ont, « comparativement [aux autres] un peu plus bénéficié » du programme.
Pour autant, enchaîne la Cour, « le taux d’insertion dans l’emploi ne s’est pas amélioré avec le plan...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Parti socialiste, Génération.s et La France insoumise s’opposent à Macron et à l’extrême droite, tout en appréhendant différement le sujet.
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De Hamon à Mélenchon, la gauche affiche ses divergences sur la question des migrants

Parti socialiste, Génération.s et La France insoumise s’opposent à Macron et à l’extrême droite, tout en appréhendant différement le sujet.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 11h38
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            
Tous les ténors de la gauche en sont persuadés : la question des migrants sera au cœur de la campagne des élections européennes de mai 2019. Parti socialiste (PS), Génération.s et La France insoumise (LFI) appréhendent, néanmoins, différemment ce sujet. Des divergences parfois profondes qui sont loin d’être anecdotiques.

Une « question essentielle » pour Génération.s
C’était le fil rouge de la convention de Génération.s qui s’est tenue les 30 juin et 1er juillet à Grenoble. Benoît Hamon veut faire de la question des migrants le cœur de son message politique. Dimanche midi, une grande partie de son discours y était d’ailleurs consacrée. Il a, par exemple, fait respecter une minute de silence pour les morts en Méditerranée, comme l’avait fait, un an auparavant, Jean-Luc Mélenchon lors de son meeting à Marseille. « Françaises, Français, (…) vous êtes le grand peuple de la Révolution et de la Résistance, terre d’accueil des républicains espagnols et des boat people vietnamiens, n’avez-vous, n’avons-nous pas honte ? », a notamment lancé l’ancien frondeur.

Se saisir du dossier des réfugiés offre plusieurs avantages à M. Hamon. D’abord, cela lui permet de se poser en « anti-Macron » en renvoyant dos-à-dos « le fasciste Salvini et l’ultralibéral Macron ». Ensuite, cela donne la possibilité à son mouvement, en manque de notoriété, d’apparaître sur un sujet clivant et d’exister en l’incarnant. « Il y a une question essentielle : le réveil des humanistes face à la dérive du continent européen vers un discours identitaire et ultraréactionnaire, explique Pascal Cherki, l’un des proches de Benoît Hamon. Depuis le début, on intervient sur la question des réfugiés, qui est centrale. Il faut assumer le rapport de force. »

PS : la gauche morale à reconquérir
Ce constat est partagé au PS, même si le message y est plus timide. Vendredi 29 juin, lors de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ La question migratoire est de nouveau omniprésente dans le discours du parti lepéniste qui cite l’Italie de Matteo Salvini en exemple.
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Immigration : le RN profite de l’actualité pour revenir à ses fondamentaux

La question migratoire est de nouveau omniprésente dans le discours du parti lepéniste qui cite l’Italie de Matteo Salvini en exemple.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 11h34
    |

            Lucie Soullier








                        



                                


                            
« Ça va être simple : si vous êtes pour l’immigration, vous voterez Macron, si vous êtes contre, vous voterez pour nous. » Rien de plus élémentaire qu’une élection européenne résumée par Philippe Olivier. Départs de ténors, adhésions en berne, leadership contesté… Aux difficultés traversées par le parti d’extrême droite depuis la présidentielle, le conseiller de Marine Le Pen oppose un autre triptyque : Aquarius-Salvini-Hongrie.
Depuis plusieurs semaines, le Rassemblement national (RN, ex-FN) profite d’une bise porteuse. Celle venue des pays où les eurosceptiques se font une place au pouvoir, mais qui souffle partout, tant la question migratoire monopolise l’actualité. Officiellement, la campagne européenne du RN sera lancée à Fréjus mi-septembre, lors de son université d’été et du discours de rentrée de Marine Le Pen. En attendant, avec « le calme des vieilles troupes », sourit Philippe Olivier, le RN positionne son « petit surf » pour glisser sur la vague anti-immigration.

Jackpot pour la patronne du parti qui fait « d’une pierre deux coups », voire trois, analyse le directeur du département opinion de l’IFOP, Jérôme Fourquet : « Elle se réapproprie les fondamentaux du parti tout en surfant sur un courant porteur dans l’opinion. » Et en profite pour faire oublier une position « alambiquée » sur l’euro dont la sortie ne sera plus la première des priorités du programme.
Déplacement en Italie à la rentrée
De fait, de radios matinales en messages postés sur les réseaux sociaux, l’immigration est omniprésente dans le discours des cadres du RN sur l’Europe. Chaque rendez-vous – Tweet, communiqué, tribune, interview – est l’occasion d’insérer une référence à l’Italie de Matteo Salvini. Car Salvini est l’« ami » de Marine Le Pen comme elle se plaît à le répéter.
Histoire de mettre en scène son attrait pour la politique italienne actuelle, la présidente du RN a déjà...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Emmanuel Macron et sa majorité s’attendent à être attaqués sur la question migratoire par tous les autres partis. Sans éluder le sujet, LRM ne veut pas se laisser enfermer.
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Les migrants, thème déjà central des élections européennes

Emmanuel Macron et sa majorité s’attendent à être attaqués sur la question migratoire par tous les autres partis. Sans éluder le sujet, LRM ne veut pas se laisser enfermer.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 19h04
    |

            Cédric Pietralunga et 
Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
Début juin, la Macronie bombait le torse en se projetant vers les élections européennes. A entendre les dirigeants de La République en marche (LRM), la campagne du scrutin de mai 2019 allait inévitablement leur être favorable. Face à une majorité unie derrière le discours pro-européen d’Emmanuel Macron, les partis traditionnels comme Les Républicains (LR) et le Parti socialiste allaient afficher leurs divergences internes.
Las ! Un mois plus tard, le paysage s’est brusquement assombri pour LRM. L’émergence, voire l’arrivée au pouvoir, de mouvements populistes en Europe (en Italie, en Allemagne…) et la crise au sein de l’Union européenne autour du dossier des migrants a installé cette thématique au cœur de l’actualité. Au point d’en faire, à coup sûr, l’un des sujets majeurs – si ce n’est la problématique centrale – de la prochaine campagne des européennes.
De quoi fournir au Rassemblement national (ex-Front national) et à LR un axe de campagne tout trouvé. Alors que les formations d’extrême droite et de droite ont déjà prévu d’afficher leur fermeté sur la question migratoire, LRM, elle, risque de se retrouver sur la défensive. Comment tenir un discours pro-européen, global, sur plusieurs thématiques, sans tomber dans le piège de ses adversaires qui vont tenter de réduire la campagne à ce seul sujet, dans l’espoir de tirer profit du rejet de l’immigration dans une partie de l’opinion ?
Il faut se préparer, quoi qu’il arrive d’ici au scrutin
« La campagne européenne est toujours une campagne difficile. Il est plus facile de porter un discours antimigrants, antieuropéen, que de défendre le projet européen dans sa globalité », observe le délégué général de LRM, Christophe Castaner, convaincu que cette élection se jouera « non pas entre la droite et la gauche » mais entre « les populistes, les démagogues et les progressistes ». 
Dans l’entourage d’Emmanuel Macron, on veut croire que les choses ne sont pas encore figées....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Lors de sa visite à Nouakchott et à Lagos, le président français a alterné annonces culturelles et économiques et discussions sur la sécurité.
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Compte rendu

Le Nigeria, laboratoire de la nouvelle politique africaine d’Emmanuel Macron

Lors de sa visite à Nouakchott et à Lagos, le président français a alterné annonces culturelles et économiques et discussions sur la sécurité.

Christophe Châtelot (Envoyé spécial à Nouakchott, Abuja et Lagos)
    



LE MONDE
              datetime="2018-07-05T10:46:37+02:00"

        Le 05.07.2018 à 10h46






                        

Crédits : AKINTUNDE AKINLEYE / REUTERS


                    

Il y eut le discours de la méthode, délivré en novembre 2017 à Ouagadougou, dans lequel Emmanuel Macron avait dressé les grandes lignes de l’action de la France en Afrique. Lors d’un voyage express effectué du lundi 2 au mercredi 4 juillet en Mauritanie puis au Nigeria, il a tenté de démontrer que le temps de la mise en pratique avait commencé. Il s’agissait tout d’abord d’illustrer la réalité du nouveau soft power français destiné à montrer aux sociétés civiles et aux dirigeants africains que la France a changé en promouvant de nouveaux partenariats au travers de la culture, du sport et du développement. Et puis, il y eut les volets plus classiques mais construits avec des outils nouveaux concernant l’économie et bien évidemment la sécurité au Sahel.
Dans la forme, le président français imprime sa marque, jeune et décomplexée. Quel meilleur exemple que sa soirée de mardi au New Afrika Shrine, la mythique salle de concerts de Lagos ? Emmanuel Macron telle une rock-star, en bras de chemise et main levée est arrivé au son des tam-tams, entouré par une nuée de caméras. La salle était debout emplie de quelque 1 200 VIP – artistes, femmes et hommes d’affaires nigérians, Français installés là. « Tout le monde parle de ça au Nigeria, un président au Shrine ! C’est un sacré coup médiatique pour l’image de la France, surtout dans un pays anglophone », s’émerveillait Georgina Duke, une Franco-Nigériane à la tête d’une petite maison d’édition de livres pour enfants à Lagos.
Un coup marketing qui a germé dans la tête des dirigeants du groupe de communication et médias Trace. Au-delà de l’anecdote, la raison de cette soirée était de confirmer la tenue en 2020 de la Saison africaine en France. « Une saison organisée pour l’Afrique, par des Africains », a insisté le président qui entend déployer « une stratégie culturelle et artistique qui remette l’Afrique au centre ». « On parle toujours de l’Afrique d’avant, mais trop...



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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Alors que la gauche semble dépassée par la révolution conservatrice, le philosophe voit dans les nouvelles formes d’art et de mobilisation l’invention « d’autres manières de vivre ».
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Jacques Rancière : « Entre esthétique et politique, les frontières deviennent poreuses »

Alors que la gauche semble dépassée par la révolution conservatrice, le philosophe voit dans les nouvelles formes d’art et de mobilisation l’invention « d’autres manières de vivre ».



Le Monde
 |    05.07.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 17h03
    |

Nicolas Truong







                        



                                


                            
Philosophe, professeur émérite à l’université Paris-VIII, Jacques Rancière ne cesse d’articuler l’art et la politique, comme en témoignent ses deux derniers ouvrages, Les Temps modernes (La Fabrique, 152 pages, 13 euros) et La Méthode de la scène (avec Adnen Jdey, éd. Lignes, 144 pages, 15 euros), dans lesquels il interroge l’esthétisation de la politique et la politique de l’esthétique à partir d’une réflexion sur la scène et sur le temps. Alors que l’Europe se déchire sur la question des migrants, Jacques Rancière explique comment les ONG ont pris le relais des anciens partis de gauche et comment l’art est l’un des lieux où l’on peut dire et s’opposer à la violence du monde.
Pourquoi, face à la révolution conservatrice en cours en Occident, la gauche semble-t-elle si démunie ?
Nous assistons depuis quelques décennies à la réalisation de l’utopie capitaliste : l’idée que la loi du marché peut régler et réguler tous les aspects de l’existence. Or cette entreprise a repris ce qui avait été le cœur de la foi socialiste du XIXe siècle : l’idée d’une nécessité historique contre laquelle il est vain de lutter.

Les forces de gauche ont été désarmées par ce retournement, par lequel l’ennemi a confisqué leur horloge du temps. La réalisation de l’utopie progressiste par le capitalisme absolutisé a pétrifié la gauche, qui n’a pas pu concevoir de contre-pensée crédible ni de contre-pratiques efficaces. Tous les partis de gauche ont adhéré au credo du marché absolutisé. Les forces conservatrices, de leur côté, ne peuvent plus se distinguer qu’en enfonçant le clou là où elles peuvent faire la différence : le terrain des « valeurs » et celui de l’identité.
L’offensive du capitalisme absolu se double ainsi de celle des forces conservatrices, obligées de se radicaliser du côté nationaliste et raciste. Et les forces de gauche se trouvent limitées à une protestation éthique pour défendre la Terre contre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Claire Hédon, présidente d’ATD Quart Monde, plaide dans une tribune au « Monde » pour que les bailleurs HLM offrent aux ménages prioritaires du droit au logement un loyer proportionnel à leurs revenus, plutôt que de les estimer insuffisants et empêcher l’application de ce droit.
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« Priver les plus pauvres de logement est une injustice et une grave erreur »

Claire Hédon, présidente d’ATD Quart Monde, plaide dans une tribune au « Monde » pour que les bailleurs HLM offrent aux ménages prioritaires du droit au logement un loyer proportionnel à leurs revenus, plutôt que de les estimer insuffisants et empêcher l’application de ce droit.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 06h45
    |

Claire Hédon (Présidente d’ATD Quart Monde)







                        



                                


                            

Tribune. Face à l’échec de la politique du logement, qui exclut les plus pauvres d’un droit pourtant fondamental, osons changer de paradigme : fixons les loyers en fonction des revenus !
Aujourd’hui, plusieurs centaines de milliers de personnes n’ont pas accès à un logement social parce qu’elles sont trop pauvres. Un comble alors qu’elles ont été reconnues prioritaires au titre du Droit au logement opposable (DALO). Elles n’ont alors d’autre alternative que de s’entasser dans des logements privés, trop petits et trop chers, de demeurer des années en centre d’hébergement ou de rester à la rue. Pour mettre fin à cette injustice, le DALO doit revenir à ce pour quoi il a été créé en 2007 : être un véritable laissez-passer pour accéder au logement.

Or, que constatons-nous dans l’application du DALO ? Des commissions dressent les listes de familles jugées prioritaires. Puis les préfets leur attribuent, dans des délais variables, des logements sociaux. Mais leur décision ne s’impose pas car, simultanément, l’Etat exige des organismes HLM d’être rentables. A ce titre, le bailleur vérifie que la famille dispose de ressources suffisantes pour le logement proposé. S’il juge que ce n’est pas le cas, la décision du Préfet est annulée…
Paris détient un triste record
Chaque année, ce scénario se répète en Ile-de-France et dans les 1 151 communes situées en zone « tendue ». Une famille peut être recalée à quelques euros près parce que son « taux d’effort » financier est jugé démesuré. La situation s’est aggravée pour les plus fragiles avec la diminution de 5 euros par mois des APL depuis octobre 2017.

S’il n’existe pas de statistiques sur le nombre de personnes ainsi refusées, rappelons seulement que parmi les ménages déclarés prioritaires durant la période 2008-2017, 22,8 % n’étaient toujours pas relogées à la fin mars 2018. Avec un taux de 40,9 %, Paris détient un triste record, suivi par la Seine-Saint-Denis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le consultant Hakim El Karoui, proche d’Emmanuel Macron, propose de réguler le culte musulman par le biais de son financement aujourd’hui opaque.
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Article sélectionné dans La Matinale du 04/07/2018
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Islam de France : des propositions-chocs pour réguler le culte musulman

Le consultant Hakim El Karoui, proche d’Emmanuel Macron, propose de réguler le culte musulman par le biais de son financement aujourd’hui opaque.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 11h05
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

Organiser le culte musulman par la régulation des flux financiers qu’il génère et non pas en recherchant une représentativité, hors d’atteinte, des institutions cultuelles. Tel est l’un des schémas sur lesquels travaille l’Elysée pour préparer le discours promis par Emmanuel Macron concernant l’islam de France. Initialement annoncé pour le premier semestre, il a été repoussé à l’automne compte tenu de la complexité des paramètres en jeu.
Dans une note de vingt pages présentée fin mars, l’une des personnalités au cœur de cette élaboration, Hakim El Karoui, auteur en 2016 d’un rapport sur les musulmans pour l’Institut Montaigne, qui a l’oreille du président, lui propose un modèle dont l’institution pivot serait une Association musulmane pour l’islam de France (AMIF). Composée et dirigée par des Français de confession musulmane, revendiquant une « neutralité » face aux différents acteurs, elle serait chargée de collecter suffisamment de fonds pour pouvoir financer le salaire et la formation des imams, la construction et l’entretien des lieux de culte, un travail théologique et des actions de lutte contre l’islamophobie et l’antisémitisme.

Conflits d’intérêts
Les institutions actuelles, censées être représentatives des musulmans, ne fonctionnent pas pour au moins deux raisons, explique l’auteur de la note. D’une part, la France a laissé les Etats d’origine des familles musulmanes (essentiellement Algérie, Maroc et Turquie), rivaux, « importer » leurs problèmes et priver le Conseil français du culte musulman (CFCM) de toute capacité d’action. D’autre part, des conflits d’intérêts entravent ces institutions, beaucoup de leurs membres étant impliqués dans le « muslim business », à savoir le marché du halal, l’organisation du pèlerinage à la Mecque et le recueil des dons, ce qui ne les dispose pas à accepter une régulation. Hakim El Karoui, qui n’est pas à l’origine de la divulgation de cette note que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Cette « mesure de simplification », présentée au journal « La Croix », entraîne un report d’imposition pour les salariés employés par des particuliers.
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Le prélèvement à la source décalé d’un an pour les salariés employés par des particuliers

Cette « mesure de simplification », présentée au journal « La Croix », entraîne un report d’imposition pour les salariés employés par des particuliers.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 06h24
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 09h44
   





                        


Le prélèvement de l’impôt à la source sera décalé d’un an pour les salariés des particuliers et entrera en vigueur en 2020, a annoncé le ministre de l’action et des comptes publics Gérald Darmanin, dans une interview publiée, jeudi 5 juillet, par La Croix.
« Ce décalage d’une année est une mesure de simplification. Il va nous donner le temps de finaliser le système tout en un qui permettra, à partir de janvier 2020, à tous les particuliers employeurs de déclarer aisément leurs salariés et d’acquitter en même temps aussi bien les cotisations sociales que l’impôt à la source. »
Le prélèvement à la source, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2019, consiste à collecter l’impôt sur le revenu lors du versement du salaire, et non plus un an après comme actuellement, pour ajuster automatiquement le niveau d’imposition aux variations de revenus.

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Concrètement, les salariés employés par des particuliers bénéficieront d’un report d’imposition. Ils paieront en 2020 « comme les autres salariés leur impôt par prélèvement à la source sur les revenus perçus en 2020. Puis, de septembre à novembre 2020, avec un paiement étalé sur trois mois donc, ils paieront aussi leur impôt sur les revenus de 2019 », détaille M. Darmanin dans le journal.
250 000 personnes concernées
Selon lui, sur le million de salariés employés par des particuliers, seuls 250 000 sont redevables de l’impôt sur le revenu.
Avec le prélèvement à la source, les ménages employeurs paieront chaque mois davantage d’impôts que ce qu’ils doivent réellement : 30 % du crédit d’impôts pour cet emploi seront remboursés par l’Etat en janvier, et il faudra attendre le moment du paiement du solde de l’impôt pour que les ménages puissent toucher le reste du crédit.

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Plusieurs élus avaient demandé à l’exécutif de revoir sa copie à ce sujet, mais M. Darmanin a écarté l’idée de mensualiser le crédit d’impôt pour les particuliers employeurs.
Selon la Cour des comptes, l’instauration du prélèvement à la source pourrait grever les finances publiques de près de deux milliards d’euros en 2019, année de mise en œuvre de la réforme.
Les contribuables paieront leurs impôts 2018 sur les revenus de 2017, et les impôts 2019 sur ceux de 2019 : cela signifie que les revenus courants de 2018 ne seront pas imposés, ce qu’on appelle l’« année blanche ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ L’Œuvre française et les Jeunesses nationalistes avaient été dissoutes par décrets le 25 juillet 2013, quelques semaines après le décès à Paris du militant d’extrême gauche Clément Méric.
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Deux militants d’extrême droite condamnés pour avoir reconstitué des ligues dissoutes

L’Œuvre française et les Jeunesses nationalistes avaient été dissoutes par décrets le 25 juillet 2013, quelques semaines après le décès à Paris du militant d’extrême gauche Clément Méric.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 20h00
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 20h56
   





                        



   


Deux figures de l’extrême droite, Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac, ont été condamnées mercredi 4 juillet à Lyon pour avoir reconstitué ou maintenu deux organisations dissoutes après la mort de Clément Méric il y a cinq ans.
Tandis que six mois de prison avec sursis avaient été requis à l’audience le 4 juin devant le tribunal correctionnel, les deux nationalistes ont été condamnés à des jours-amende (80 jours-amende à 50 euros pour le premier et 30 pour le second). A défaut de paiement, ils devront effectuer leur peine en prison.
Même s’il se réserve la possibilité de faire appel, Alexandre Gabriac a estimé cette condamnation « légère », signe, selon lui, que « la justice n’avait pas d’élément » contre eux.
Trois organisations d’extrême droite dissoutes en 2013
L’Œuvre française (OF) et les Jeunesses nationalistes (JN) ont été dissoutes par décrets le 25 juillet 2013, quelques semaines après le décès à Paris du militant d’extrême gauche Clément Méric, lors d’une bagarre avec des militants proches d’un autre groupuscule d’extrême droite, Troisième Voie, également dissous.
Yvan Benedetti, 53 ans, avait pris la tête de L’Œuvre française – mouvement pétainiste fondé en 1968 – en 2012, après avoir été exclu du Front national – dont il était conseiller municipal à Vénissieux (Rhône) – pour s’être qualifié lui-même d’« antisioniste, antisémite et antijuif ». Elu conseiller régional FN en Rhône-Alpes en 2010, Alexandre Gabriac, 27 ans, avait fondé les JN après son exclusion du parti frontiste pour une photo sur laquelle il faisait un salut nazi.
Au terme de plusieurs mois d’enquête policière, les deux hommes avaient été mis en examen en 2014, la justice leur reprochant d’avoir poursuivi leurs activités grâce à d’autres organisations situées aux mêmes adresses et de diffuser les mêmes idées sur le site Internet jeune-nation.com mentionnant leurs agendas.
A la barre, Alexandre Gabriac avait assuré ne pas se prévaloir comme dirigeant des JN après la dissolution, tandis qu’Yves Benedetti avait revendiqué ne pas respecter les décisions judiciaires quand elles sont « illégitimes », se présentant comme le président « envers et contre tout » de L’Œuvre française. Une victoire devant la haute juridiction « invaliderait la condamnation » prononcée mercredi par le tribunal lyonnais, a-t-il ajouté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Sophia Chikirou devrait travailler à l’alliance entre La France insoumise et le parti espagnol Podemos pour les élections européennes.
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Sophia Chikirou, ex-conseillère en communication de Jean-Luc Mélenchon, quitte la présidence du « Média »

Sophia Chikirou devrait travailler à l’alliance entre La France insoumise et le parti espagnol Podemos pour les élections européennes.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 17h56
   





                        


Sophia Chikirou quitte la présidence du site d’actualité Le Média moins de six mois après son lancement, a annoncé Le Figaro mercredi 4 juillet. L’ex-conseillère en communication de Jean-Luc Mélenchon devrait travailler à l’alliance entre La France insoumise et le parti espagnol Podemos pour les élections européennes.

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                Le Média : les coulisses d’une crise



Toujours selon Le Figaro, Sophia Chikirou a annoncé son départ ce mardi dans un message publié dans le groupe Facebook « Les socios », les associés-donateurs de la webtélé créée par des membres de La France insoumise (LFI) :
« Après un an consacré au lancement du magnifique projet du Média, je mets fin à ma fonction de présidente de l’entreprise de presse et de celle de directrice de la publication du “Média”. (…) Je pense être utile au “Média” et garantir son indépendance en mettant fin à mes responsabilités en son sein. »
« J’ai en effet accepté ce matin la proposition de Jean-Luc Mélenchon et de Manuel Bompard de prendre en charge une mission de contact permanent avec les équipes de communication de Podemos pour la campagne européenne », poursuit-elle, en référence au parti antisystème espagnol, allié de LFI au niveau européen.
Proposition de Jean-Luc Mélenchon
Sophia Chikirou précise qu’elle reprendra son activité de consultante en communication « dès le mois de septembre », et qu’elle reste « pour le moment » présidente de la société de production audiovisuelle du Média.
Lors du lancement du Média, plusieurs conflits d’intérêts apparaissaient, notamment sur le rôle de Sophia Chikirou. A l’époque, elle répondait que cela ne posait aucun problème : « Ce sont deux choses très différentes. Je conseillerai Jean-Luc Mélenchon sur sa chaîne YouTube. Et j’aurai un rôle de directrice générale avec Le Média. » Autre question : Le Média aura-t-il le droit de critiquer M. Mélenchon ? « Oui, mais si vous voulez du “Mélenchon bashing”, vous irez sur TF1, France 2 ou BFM-TV », répondait du tac au tac Mme Chikirou.
« Evidemment que les idées de La France insoumise sont inscrites dans la ligne éditoriale du “manifeste”. Mais ce ne sera pas un organe de propagande insoumise. Cela inclura la pensée de l’insoumission mais aussi la pensée communiste, socialiste et écologiste », voulait croire alors la trentenaire.

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          Les « insoumis » lancent « Le Média », garanti sans « Mélenchon bashing »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Hier adversaires au sein de la droite, le premier ministre et l’ancien président de la République se sont vus, vendredi 29 juin, en compagnie du ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin.
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édition abonné


Edouard Philippe a reçu Nicolas Sarkozy à Matignon pour le déjeuner

Hier adversaires au sein de la droite, le premier ministre et l’ancien président de la République se sont vus, vendredi 29 juin, en compagnie du ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 17h09
    |

            Alexandre Lemarié et 
Olivier Faye








                        



                                


                            

La rencontre a eu lieu le temps d’un déjeuner, vendredi 29 juin, à Matignon, selon les informations du Monde. Adversaires féroces au sein de la droite pendant des années, le premier ministre Edouard Philippe, soutien historique d’Alain Juppé, et l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, se sont retrouvés pour un rendez-vous « très amical », qui s’est déroulé dans « une atmosphère chaleureuse », selon les termes de proches de l’ex-chef de l’Etat.
« Un déjeuner de courtoisie, qui s’est passé très cordialement », confirme-t-on dans l’entourage de M. Philippe. Le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, ancien directeur de campagne de M. Sarkozy lors de la primaire de la droite en 2016, était également présent.
« La même famille politique »
« Il n’y avait pas d’ordre du jour. Les responsables politiques se rencontrent, même s’ils ne sont pas d’accord sur tout », plaide-t-on dans le camp sarkozyste. « C’est dans la logique des choses, ils font partie de la même famille politique », ajoute un proche de M. Sarkozy. Qui rappelle que le jeune retraité de la politique, 63 ans, a déjà dîné à l’Elysée avec son épouse Carla Bruni, en juillet 2017, en compagnie d’Emmanuel et de Brigitte Macron. Ou encore qu’il a été reçu pour un autre dîner, à Bercy, par M. Darmanin, en janvier.
En octobre 2017, le parti Les Républicains (LR) a « acté » le départ d’Edouard Philippe de ses rangs. L’ancien maire du Havre n’a pas adhéré pour autant à La République en marche. De son côté, M. Sarkozy assure officiellement en avoir « fini » avec la politique électorale. Mais il continue néanmoins à rencontrer nombre d’élus, entretenant chez certains des doutes sur une éventuelle volonté de revenir dans le jeu politique. Cette entrevue tombe en tout cas mal pour Laurent Wauquiez, alors que le président de LR tente de resserrer des liens distendus avec M. Sarkozy. Le président...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ La question de les exclure ou non de l’obligation d’inscription dans un registre des lobbys a donné lieu à des débats passionnés, mardi, à l’Assemblée nationale, jusque tard dans la nuit.
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Lobbying des associations religieuses : le tour de passe-passe de Gérald Darmanin

La question de les exclure ou non de l’obligation d’inscription dans un registre des lobbys a donné lieu à des débats passionnés, mardi, à l’Assemblée nationale, jusque tard dans la nuit.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 13h40
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 17h36
    |

            Laura Motet








                        


Faut-il, ou non, exclure les associations cultuelles de l’obligation d’inscription dans un registre des lobbys ? La question a donné lieu à des débats passionnés à l’Assemblée nationale jusque tard dans la nuit du mardi 26 juin.
Ce jour-là, les députés examinaient le projet de loi « pour un Etat au service d’une société de confiance » — texte qui cherche à simplifier et à rendre plus transparente l’activité des administrations. Et c’est sur l’article 38 qu’ils se sont longuement attardés, des élus de La République en marche, de la Nouvelle Gauche et de la Gauche démocrate et républicaine contestant cet article et conduisant Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, à induire en erreur les députés.
Ce qu’il a dit
« Il est fort à parier que si votre Assemblée adoptait l’un des amendements proposés, (…) le Conseil constitutionnel, (…) censurerait cette disposition. »
Et le ministre d’ajouter que l’article qui a créé le registre des lobbys, introduit par la loi Sapin II en 2016, « n’a pas été examiné » par le Conseil constitutionnel et « n’a pas été déclaré conforme à la Constitution ».
Pourquoi c’est faux
Il faut tout d’abord revenir sur ce que propose le gouvernement aujourd’hui.
Que dit cet article 38 sur les associations religieuses ?
Déposé à l’initiative du gouvernement, cet article vise à élargir l’exclusion des associations religieuses du registre des lobbys.
En 2016, la loi Sapin II avait en effet créé un registre des lobbys, afin de publier tous les noms des acteurs ayant « pour activité principale ou régulière d’influer sur la décision publique » et souhaitant entrer en contact avec certains élus ou leurs collaborateurs.
Pour protéger la liberté de culte, le dispositif prévoyait de dispenser de déclaration les associations religieuses, uniquement dans le cas où elles entraient en contact avec le ministère de l’intérieur. 
« On peut considérer qu’implicitement mais nécessairement, si ces associations s’adressent à d’autres entités, comme Bercy pour demander des subventions ou aux parlementaires pour assouplir la réglementation les concernant, elles auraient dû se déclarer » à partir du 1er juillet, date d’entrée en vigueur prévue de la mesure de 2016, explique Vincent Couronne, chercheur en droit public et directeur de publication du collectif Les Surligneurs.
L’article 38 de l’actuel projet de loi prévoit d’étendre cette exception de manière générale, c’est-à-dire de dispenser les associations religieuses de toute déclaration au registre des lobbys, même lorsqu’elles traitent avec les parlementaires ou le ministère de l’économie.
Pour s’opposer à ce que l’ONG Transparency International a appelé un « détricotage » de la loi Sapin II, certains députés de La République en marche, de la Nouvelle Gauche et de la Gauche démocrate et républicaine, ont donc déposé des amendements visant à maintenir l’obligation de déclaration introduite par la loi Sapin II de 2016 dans la loi relative à la transparence de la vie publique de 2013.
Quels sont les arguments invoqués par M. Darmanin ?
A ces députés, le ministre de l’action et des comptes publics a mis en garde contre le risque d’inconstitutionnalité : « Il est fort à parier que si votre Assemblée adoptait l’un des amendements proposés, (…) le Conseil constitutionnel (…) censurerait cette disposition. »
Puis, face aux protestations des députés de l’opposition, qui estimaient cette censure impossible, puisque la loi Sapin II a été validée par le Conseil constitutionnel en 2016, il a poursuivi :
« Nous devons partir de la réalité. (…) Je vous invite (…) à le vérifier sur le site du Conseil constitutionnel : cet article (…) n’ayant pas été examiné par ses soins, il n’a pas été déclaré conforme à la Constitution. »
Sur quoi s’est prononcé le Conseil constitutionnel ?
Par « cet article », Gérald Darmanin désigne l’article 18 (section 3 bis), qui définit le périmètre du registre des représentants d’intérêt. Cet article, absent lors de la promulgation en 2013 de la loi relative à la transparence de la vie publique, a été introduit dans cette même loi en 2016, par l’article 25 de la loi Sapin II. Or, en 2016, le Conseil constitutionnel avait bien été saisi par des parlementaires au sujet de l’introduction par l’article 25 du registre des lobbys dans la loi de 2013… et avait déclaré ce registre conforme, le 8 décembre 2016.
En jouant sur la confusion entre les numéros des articles de loi, mardi 26 juin, Gérald Darmanin a tenté de faire croire que les amendements à son projet de loi pourraient être jugés inconstitutionnels. Or, comme ces amendements visent à maintenir un article de loi ayant été validé par le Conseil constitutionnel en 2016, ils ne pourraient pas être censurés par ce même Conseil.
L’article 38 pourrait, lui, faire l’objet d’une décision du Conseil constitutionnel
L’article 38 du projet de loi « pour un Etat au service d’une société de confiance », examiné en ce moment, n’a lui, en revanche, pas encore étér évalué par le Conseil constitutionnel. Si le projet de loi est adopté en l’état, cet article pourrait l’être, si soixante députés ou soixante sénateurs saisissent le Conseil.
Un autre recours contre cet article serait théoriquement possible : la question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Mais Vincent Couronne ne croît pas trop à cette option : « Cela me parait compliqué. Il faudrait qu’il y ait un procès, un renvoi par le Conseil d’Etat ou la Cour de cassation. Je vois mal comment il pourrait y avoir un procès précis sur cet article. »
Si l’article du gouvernement est voté comme tel et validé par le Conseil constitutionnel, il restera possible d’entrevoir les actions de lobbying menées par les associations religieuses auprès de l’Assemblée nationale, en consultant la liste des personnes auditionnées, toujours présente à la fin des rapports.
Reste que cette option est loin d’être aussi ambitieuse que le répertoire géré par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), qui permet d’avoir une vue d’ensemble sur les actions des lobbys, quel que soit leur interlocuteur public et quel que soit le rapport pour lequel ils sont entendus.

A quoi sert le registre des représentants d’intérêt ?
Créée fin 2013, quelques mois après l’affaire Cahuzac et la mise en examen de l’ancien ministre du budget pour « blanchiment de fraude fiscale », la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a, depuis la loi Sapin II de 2016, reçu une nouvelle mission : s’occuper du registre des représentants d’intérêt à partir du 1er juillet 2017.
Un an plus tard, plus de 1 600 d’entre eux se sont inscrits. Qui sont-ils ? Il s’agit de personnes morales de droit privé ayant pour activité principale ou régulière d’influencer la législation ou de récolter des fonds publics.
Cette obligation concerne donc bien les associations cultuelles, si elles réclament régulièrement des fonds ou un assouplissement de la législation à toute autre entité que le ministère de l’intérieur, qui gère les cultes.
« En effet, ces associations, telles qu’elles sont définies par la loi de 1905, ont pour objet exclusif de ramasser des fonds pour leur paroisse, pour leur mosquée, leur temple, leur synagogue, etc. », explique Vincent Couronne, chercheur en droit public et directeur de publication du collectif Les Surligneurs, tout en tempérant :
« Même si, évidemment, ce registre ne concerne que les personnes qui ont fait du lobbying une activité régulière. Si une association de défense des cloches du Morbihan va voir une fois son député pour demander un peu d’argent public pour rénover une église, elle n’aura pas pour autant à se déclarer. »
Hasard du calendrier ou non, dans le projet de loi qui contient l’article en cause, on trouve aussi un article visant à autoriser les associations cultuelles à collecter des dons par SMS. Un exemple parfait des intérêts financiers qui peuvent animer ces associations.

Mise à jour : changement de l’interprétation du périmètre du registre des lobbys





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le texte passera de nouveau à l’Assemblée le 25 juillet, pour une lecture définitive prévue en septembre.
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Loi asile-immigration : pas d’accord entre Assemblée et Sénat en commission mixte paritaire

Le texte passera de nouveau à l’Assemblée le 25 juillet, pour une lecture définitive prévue en septembre.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 13h40
   





                        



   


Députés et sénateurs ne sont pas parvenus, mercredi, à surmonter leurs désaccords en commission mixte paritaire sur le projet de loi asile-immigration, selon plusieurs parlementaires.
En conséquence, le projet de loi « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie » repassera en nouvelle lecture à l’Assemblée à partir du 25 juillet, puis au Sénat, avant sa lecture définitive, probablement en septembre, par les députés qui auront le dernier mot.
Le texte vise notamment à réduire à six mois, contre onze aujourd’hui, l’instruction de la demande d’asile. Objectif affiché : faciliter à la fois l’expulsion des déboutés et l’accueil des acceptés.
Le Sénat, à majorité de droite, avait réécrit le projet de loi en le durcissant sur plusieurs points qui étaient jugés inacceptables par la majorité LRM-MoDem.

        Lire aussi :
         

                Loi asile-immigration : en durcissant le texte, le Sénat permet aux députés de jouer la carte de l’humanisme



Les sénateurs avaient notamment restreint l’aide médicale d’Etat (AME), permettant l’accès aux soins des étrangers sans papiers. Dans ce contre-projet, ils étaient également opposés au droit à la réunification familiale pour les mineurs ayant obtenu l’asile, au droit au travail au bout de six mois pour les demandeurs d’asile et aux aménagements du délit de solidarité.
Un « dialogue constructif »
Néanmoins, le chef de file LRM Florent Boudié a fait savoir que les rapporteurs et présidents de commissions des lois des deux chambres avaient été proches d’un accord, mardi, lors d’une réunion préparatoire à la CMP de plus de trois heures.
Mais « la logique d’affichage politique l’a emporté », a-t-il déploré auprès de l’AFP, s’interrogeant sur une « droite sénatoriale caporalisée par Laurent Wauquiez » et « sa ligne qui va sur les plates-bandes de l’extrême droite ».
De son côté, le président de la commission des lois du Sénat, Philippe Bas (LR), tout en reconnaissant « le dialogue constructif » avec l’Assemblée, a estimé que « le Sénat ne pouvait laisser dénaturer son travail, ni accepter un compromis abandonnant la politique migratoire dans un entre-deux » alors que « les Français attendent des mesures de fermeté ».



                            


                        

                        

