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Aéroport de Nantes : création d’un fonds de compensation pour les riverains

Edouard Philippe est en visite à Nantes, dans le cadre des négociations engagées avec les acteurs locaux pour l’élaboration d’un plan d’action pour le Grand Ouest.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 13h38
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 14h47
   





                        



   


En déplacement à Nantes, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé, jeudi 5 juillet, la création d’un « fonds de compensation » d’ici à la fin de l’année pour les riverains de l’aéroport de Nantes-Atlantique, après l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes.
« Ce fonds sera abondé par l’Etat, par le concessionnaire et le cas échéant par les collectivités », a déclaré le premier ministre, sans toutefois en dévoiler le montant global. Cette dotation devra notamment permettre aux habitants de financer « jusqu’à 90 % » les travaux d’insonorisation de leur logement, a-t-il précisé.
Il servira également à payer « le transfert des équipements publics » à proximité de l’aéroport, au premier rang desquels un collège et une école primaire situés dans l’axe des pistes. Enfin, ce fonds permettra de dédommager certains propriétaires souhaitant revendre leur terrain « dans des conditions correctes ».
Le premier ministre n’est pas rentré dans le détail du niveau d’abondement, car il veut « faire en sorte, dans le cadre de la négociation du futur contrat (de concession de l’aéroport), que le concessionnaire s’engage sur une participation dans ce fonds ». « Les sommes seront largement suffisantes pour financer la première ou les deux premières années d’existence », a-t-il assuré.

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Rétrocession d’une partie des terres de Notre-Dame-des-Landes au département
Edouard Philippe a également déclaré qu’il espérait signer le nouveau contrat de concession « en 2021 », après la résiliation de l’accord actuel avec Vinci, conséquence collatérale de l’abandon de Notre-Dame-des-Landes. Il a aussi précisé que des « discussions » étaient toutefois en cours avec Vinci pour « qu’il puisse réaliser dès 2019 » des investissements à hauteur de « quelques dizaines de millions d’euros » en vue de l’« amélioration des conditions d’usage de Nantes-Atlantique ».
Par ailleurs, M. Philippe, qui s’est entretenu successivement jeudi avec les élus locaux (maire de Nantes, présidente de la région, président du conseil départemental, députés), a confirmé la rétrocession d’une partie des terres de Notre-Dame-des-Landes au département. Mais pas « à l’euro symbolique », comme réclamé par Philippe Grosvalet, président du conseil départemental.
Le premier ministre a également acté le reversement « d’ici la fin de l’été » aux collectivités territoriales des 29 millions d’euros déboursés par elles entre 2011 et 2013 pour la construction du nouvel aéroport.
Il s’est enfin engagé sur la signature avant la fin de l’année du « contrat d’avenir » avec la région listant des projets d’infrastructures, reposant sur quatre piliers : « Transport, transformation numérique, transition écologique et économie de la connaissance ».

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Pour tenter d’assurer la survie de cette sous-espèce de pachydermes, une équipe de chercheurs au Kenya ont fécondé en laboratoire des ovules avec une autre espèce.
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Reportage

L’éprouvette, dernier espoir des rhinocéros blancs du Nord

Pour tenter d’assurer la survie de cette sous-espèce de pachydermes, une équipe de chercheurs au Kenya ont fécondé en laboratoire des ovules avec une autre espèce.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 05.07.2018 à 12h20

     •
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        Mis à jour le 05.07.2018 à 12h21






    
Sudan, dernier rhinocéros mâle blanc du Nord, est mort en mars 2018 à l’âge de 45 ans dans la réserve kényane d’Ol Pejeta.
Crédits : TONY KARUMBA / AFP


Un bébé-éprouvette rhinocéros blanc du Nord d’ici à trois ans ? C’est l’espoir de chercheurs ayant réussi à créer les premiers embryons in vitro de rhinocéros, une « étape essentielle » pour la survie de cette sous-espèce quasi éteinte du pachyderme. Sudan, dernier rhinocéros mâle blanc du Nord, est mort en mars à l’âge de 45 ans dans la réserve kényane d’Ol Pejeta, laissant derrière lui sa fille et sa petite-fille, Najin et Fatu, dernières représentantes sur la planète de cette sous-espèce africaine décimée par le braconnage.

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Avec cette disparition, beaucoup comptaient sur la science pour assurer la perpétuation de ces pachydermes, dont les derniers individus sauvages ont été tués il y a plus de dix ans. Grâce à des procédures de procréation assistée inédites chez des rhinocéros, la « première étape essentielle pour sauver cette sous-espèce quasi éteinte » a été franchie, avec la création d’embryons hybrides in vitro, explique une équipe internationale de chercheurs dans la revue Nature Communications.
Sept embryons
Ils ont prélevé dans des zoos européens plus de 80 ovocytes sur des femelles rhinocéros blancs du Sud, sous-espèce dont il reste quelque 20 000 individus sauvages dans le sud de l’Afrique. Les ovules ont ensuite été fécondés en laboratoire, certaines par du sperme congelé de rhinocéros blancs du Nord et d’autres par celui de son cousin du Sud, grâce au laboratoire italien Avantea, spécialiste de la reproduction des chevaux et des bovins.
Résultat : sept embryons, dont trois ont été congelés. « Notre but est d’avoir d’ici à trois ans la naissance du premier petit rhinocéros blanc du Nord », assure Thomas Hildebrandt, de l’Institut Leibniz de recherche zoologique et animale de Berlin.

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« En prenant en compte les seize mois de grossesse, nous avons un peu plus d’un an pour réussir une implantation » sur une mère porteuse rhinocéros blanc du Sud, Najin et Fatu n’étant pas en mesure de mener une grossesse, poursuit-il.
Et le temps est compté. Les descendantes de Sudan sont les seules à « pouvoir apprendre la vie sociale à un rhinocéros blanc du Nord », souligne l’expert en reproduction animale. Mais pour l’instant, les embryons créés permettraient au mieux la naissance d’un hybride. Alors pour faire naître un petit rhinocéros blanc du Nord « pur », les chercheurs souhaitent recueillir les ovocytes des deux femelles du Kenya.
« Nous espérons pouvoir le faire d’ici à la fin de l’année », indique Jan Stejskal, du zoo tchèque de Dvur Kralove. Najin et Fatu sont nées en 1989 et 2000 dans ce parc qui avait tenté en vain des inséminations artificielles, avant de les envoyer au Kenya dans l’espoir, déçu, d’une reproduction naturelle.
Tenter de produire des gamètes
Pourquoi n’ont-ils pas prélevé plus tôt leurs ovocytes pour créer directement un embryon de rhinocéros blanc du Nord ? Ils attendent une autorisation des autorités kényanes pour cette intervention délicate. Ils ont également dû inventer et développer ces deux dernières années une technique et un ustensile de deux mètres de long pour prélever des ovocytes de rhinocéros blancs à l’anatomie particulière, explique Thomas Hildebrandt.
En parallèle, au cas où les ovocytes de Najin et Fatu ne puissent être prélevés, et pour assurer une diversité génétique des futurs petits, d’autres expériences sont en cours pour tenter de produire des gamètes (ovocytes et sperme) de rhinocéros blancs du Nord grâce à des cellules-souches pluripotentes induites, qui ont le potentiel de se transformer en n’importe quelle cellule.

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Mais « il reste improbable qu’une population viable de rhinocéros blancs du Nord soit restaurée », tempèrent Terri Roth et William Swanson, du centre de recherche du zoo de Cincinnati, qui n’ont pas participé à l’étude. « Des résultats impressionnants dans une boîte de Pétri ne se traduisent pas facilement en un troupeau de petits en bonne santé », ajoutent-ils.
Les auteurs de l’étude répondent déjà aux voix qui s’élèveront contre les sommes dépensées dans ces biotechnologies. Pour Jan Stejskal, le combat doit se mener sur tous les fronts : « Conservation sur le terrain, lutte contre la demande [de cornes] en Asie et soutien à la science ». Avec l’espoir, un jour, de voir les rhinocéros blancs du Nord « de nouveau à l’état sauvage ».


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Donner une seconde vie aux batteries de ses voitures électriques : un marché naissant pour le constructeur japonais.
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Quand 148 batteries de Nissan électrisent le stade d’Amsterdam

Donner une seconde vie aux batteries de ses voitures électriques : un marché naissant pour le constructeur japonais.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 12h13
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Il est midi : en ce vendredi 29 juin, le soleil inonde la Johan Cruijff Arena et ses 4 200 panneaux solaires. Plus tard, dans la soirée, une autre étoile enflammera le stade d’Amsterdam : la jeune pop star britannique Ed Sheeran donne un concert géant devant des dizaines de milliers de personnes. Le chanteur romantico-hip-pop sait-il que son show du soir revêt un caractère historique ? Pour la première fois, le réseau électrique du stade habituel de l’Ajax d’Amsterdam va fonctionner en plein concert tout en étant couplé au plus vaste système de stockage d’énergie d’Europe, tout juste mis en service, et constitué… de 148 batteries de voitures électriques.
Les initiateurs de ce projet spectaculaire – les gestionnaires du stade associés, entre autres, au géant automobile Nissan et au spécialiste britannique de l’énergie Eaton – font ici la démonstration que la batterie du véhicule électrique peut connaître une seconde vie après avoir fait rouler une voiture. « Il y a encore deux ans, nous ne savions pas faire ça, note Francisco Carranza, directeur de la branche services d’énergie de Nissan. Aujourd’hui, c’est une réalisation concrète sur laquelle des investisseurs ont misé 2,5 millions d’euros et en espèrent un retour sur investissement de 10 % sur dix ans. »
Stabiliser le réseau du quartier
Le système de stockage d’une capacité totale de 3 mégawatts (de quoi charger 500 000 iPhone ou fournir l’énergie à 7 000 foyers pendant une heure) est constitué des cellules de batteries reconditionnées de 148 Nissan Leaf, le modèle 100 % électrique de la marque japonaise alliée à Renault, qui est aussi la voiture à batterie la plus vendue au monde. Il permet de stocker le courant émis par les panneaux solaires du stade, de servir de système de secours à la place des vieux générateurs diesel et de soulager le réseau électrique en absorbant les pics de consommation observés durant les concerts.

Les concepteurs de ce stade de demain...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Après une année noire, la valeur de la production de la « ferme France » a progressé de 3,2 % l’an dernier, à 71,8 milliards d’euros.
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En 2017, l’agriculture française a repris du poil de la bête

Après une année noire, la valeur de la production de la « ferme France » a progressé de 3,2 % l’an dernier, à 71,8 milliards d’euros.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 16h32
    |

            Laurence Girard








                        



   


Après une année noire pour l’agriculture française en 2016, 2017 a été celle du rebond. Un ressaisissement qui n’efface pas toutefois la chute précédente. C’est le constat fait par la Commission des comptes de l’agriculture de la nation (CCAN), qui a publié les données de l’Insee, jeudi 5 juillet. La valeur de la production de la « ferme France » a progressé de 3,2 %, à 71,8 milliards d’euros, après un net recul de 6,4 % un an plus tôt. Avec, en moyenne, des prix stables et des volumes en progression de 3,3 %.
Ce retour à meilleure fortune doit beaucoup à l’élevage. Après plus de deux années catastrophiques, les éleveurs laitiers ont retrouvé un niveau de prix juste suffisant pour tenir la tête hors de l’eau. La valeur de la production laitière a augmenté de 10 % en 2017, selon l’Insee. Les éleveurs porcins ont, eux, vécu une véritable embellie entre le printemps 2016 et l’été 2017, avant que les cours au marché de Plérin (Côtes-d’Armor) ne replongent. Illustration de la rapidité d’évolution des cycles qui secouent les agriculteurs. Quant aux producteurs d’œufs, ils ont bénéficié de l’envolée des prix intervenue après la crise du fipronil, qui a éclaté à l’été 2017 et a réduit les volumes dans les pays les plus touchés, les Pays-Bas et la Belgique.

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Du côté des céréaliers, les moissons ont été fort bonnes. En quantité comme en qualité. Mais un gros point noir a assombri le tableau. Lestés par des volumes très importants dans la plupart des pays producteurs, et en particulier en Russie, premier exportateur mondial, les cours mondiaux sont restés au ras des pâquerettes. Ne couvrant souvent pas les coûts de production. La situation a toutefois été meilleure pour les oléagineux que pour le blé. Les producteurs de betteraves ont, eux, bénéficié de leur dernière année sous protection des quotas sucriers européens avant leur démantèlement en octobre 2017 et la déconfiture qui s’est ensuivie.

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Le vin est toujours la première production agricole française
Les vendanges en 2017 ont pâti des aléas météorologiques, mais la valorisation des vins, un exercice où la France excelle, avec ses appellations, progresse encore. Résultat, le vin est toujours la première production agricole française en valeur, avec une part de 15,8 % de l’ensemble. Viennent ensuite le lait et les produits laitiers (13,9 %), les céréales (13,2 %), les plantes fourragères, dont le maïs fourrager, plantes et fleurs (11,2 %), suivis des légumes et pommes de terre (7 %).

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Sans surprise, le niveau des subventions, essentiellement les aides de la politique agricole commune (PAC), s’érode. En 2017, l’agriculture française a touché 8 milliards d’euros, un montant en repli de 124 millions d’euros. Les éleveurs de canards et de volaille du Sud-Ouest, touchés deux années d’affilée par la grippe aviaire, ont reçu une dernière indemnité de 54 millions d’euros en 2017. Les exploitations fruitières affectées par les gelées ont, elles, bénéficié du versement de 48 millions d’euros au titre des calamités agricoles.
Dans ce contexte, selon l’Insee, le résultat brut par exploitant agricole a progressé de 14 % en 2017, retrouvant les niveaux de 2015. Une hausse à relativiser. D’abord, parce que ce chiffre correspond à une moyenne et ne reflète pas les situations de plus en plus contrastées sur le terrain. Ensuite, parce que 2015 n’est pas restée dans les mémoires comme une année faste pour les agriculteurs.

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« Inverser le rapport de force entre paysans et industriels »
Or, le sujet de la juste rémunération des agriculteurs et de la meilleure répartition de la valeur sur toute la chaîne agroalimentaire, du producteur au distributeur, en passant par les industriels, a été au cœur des débats des Etats généraux de l’alimentation, lancés à l’initiative du président de la République, Emmanuel Macron, en juillet 2017. Un an plus tard, l’heure est à la dernière main mise au projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire. Les sénateurs ont adopté le texte en première lecture mardi 3 juillet.

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En l’état du texte législatif, la FNSEA, premier syndicat agricole, affiche sa satisfaction et parle d’« équilibre » et de « sagesse ». L’organisation salue le principe d’une construction des prix agricoles sur la base d’indicateurs de coûts de production diffusés par les interprofessions. Cette construction du prix se faisant « en marche avant », à partir de l’agriculteur. Le syndicat Coordination rurale regrette, lui, que les coûts de production ne soient pas fixés par l’organisme public FranceAgriMer ou par l’Observatoire de la formation des prix et des marges.
Pour sa part, la Confédération paysanne déplore le refus de parler d’arbitrage public des relations commerciales et d’établir un seuil de vente à perte au niveau des coûts de production, seuls outils à ses yeux capables « d’inverser le rapport de force entre paysans et industriels ». Toutefois, ce syndicat souligne que le texte pose « des jalons intéressants ». Comme l’amélioration de la définition du prix, abusivement bas, l’obligation d’inscrire un prix « déterminé ou déterminable » dans les contrats, ou la saisie du juge en la forme des référés en cas d’échec de la médiation. Reste maintenant à franchir l’étape parlementaire de la commission mixte paritaire.

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La France, première puissance agricole européenne
Avec ses 72 milliards d’euros, la France garde son statut de première puissance agricole européenne. Elle devance l’Allemagne et l’Italie, dont les productions atteignent respectivement 57 milliards et 55 milliards d’euros, même si l’Hexagone a connu une croissance plus faible (3,2 %) que la moyenne européenne, établie à 5,2 %. Les plus fortes augmentations de production ont été observées en Roumanie (15 %), au Royaume-Uni (10,2 %), en Pologne (8,9 %) et en Allemagne (8 %). Globalement, la branche agricole européenne a pesé 427 milliards d’euros en 2017.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Des associations écologistes déposent un recours contre le décret autorisant la raffinerie de la Mède à produire des agrocarburants.
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Les ONG attaquent Total pour ses importations d’huile de palme

Des associations écologistes déposent un recours contre le décret autorisant la raffinerie de la Mède à produire des agrocarburants.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 12h00
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

Sur le terrain de la lutte contre la perte de biodiveristé qui s’accélère, la raffinerie de la Mède, dans les Bouches-du-Rhône, fait figure de chiffon rouge pour les associations de défense de l’environnement. Les Amis de la Terre, Greenpeace France, France nature environnement (FNE) et la Ligue de protection des oiseaux-PACA ont déposé, jeudi 5 juillet, un recours au tribunal administratif de Marseille contre l’arrêté d’autorisation préfectorale de cette raffinerie de Total.
En tentant de faire annuler cet arrêté du 16 mai « autorisant Total-raffinage France à poursuivre l’exploitation de la raffinerie de Provence », les associations demandent la réouverture des discussions « pour une reconversion juste et durable de cette raffinerie ». Elles ont en ligne de mire les importations conséquentes d’huile de palme que le site va entraîner. Même si la possibilité est laissée à Total d’avoir aussi recours à d’autres oléagineux : colza, tournesol, soja…
En 2015, le pétrolier français annonçait son intention de fermer dans un premier temps la raffinerie, puis de la reconvertir en unité de production de biodiesel. L’arrêté préfectoral précise que le plan d’approvisionnement, « dans la limite de 650 000 tonnes par an », est composé « au maximum de 450 000 tonnes par an d’huiles végétales brutes de toutes natures » et « au minimum, chaque année, de 25 % de distillats d’acides gras, d’huiles alimentaires usagées ou de graisse animale ». Il indique aussi que « les biocarburants ne sont pas produits à partir de matières premières provenant de terres de grande valeur en termes de diversité biologique » ou « présentant un important stock de carbone ».
« Déforestation massive »
Les associations environnementales évaluent à 550 000 tonnes la future consommation d’huile de palme et de dérivés – qui peuvent aussi provenir de l’huile de palme, comme le PAFD (Palm Fatty Acid Distillate). Ce projet...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Malgré les effets d’annonce de l’industrie et le volontarisme affiché des pouvoirs publics, les ventes annuelles peinent à atteindre les 50 000 exemplaires en France.
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La voiture 100 % électrique, un combat pour toute la filière automobile

Malgré les effets d’annonce de l’industrie et le volontarisme affiché des pouvoirs publics, les ventes annuelles peinent à atteindre les 50 000 exemplaires en France.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 18h43
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

C’est entendu, la révolution automobile électrique arrive. Oui, mais quand ? Incontestablement, le grand basculement se fait attendre. En France, au premier semestre 2018, 14 381 voitures particulières à batteries 100 % électriques ont été vendues. Certes, c’est trois fois plus qu’il y a quatre ans, mais la croissance cette année n’a rien de révolutionnaire : + 6 % par rapport aux six premiers mois de 2017 avec une part de marché de 1,2 %. D’autres types de motorisation font bien mieux : les hybrides (+ 33 %), par exemple, mais aussi les bonnes vieilles voitures à essence (+ 19 %).
Le constat est là : malgré les effets d’annonce de l’industrie, malgré le volontarisme affiché des pouvoirs publics, la voiture 100 % électrique peine à atteindre les 50 000 ventes annuelles en France, sur un marché de plus de 2 millions de véhicules. Et si la croissance en Europe est plus encourageante (+ 47 % pour les véhicules rechargeables au premier trimestre 2018), la part de marché reste elle aussi anecdotique, à moins de 2 %.
Il faut donc encore convaincre et faire entrer l’ensemble de l’écosystème automobile dans ce que l’on pourrait appeler la culture électrique. On s’y efforce au sein de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, pionnier et numéro un de l’automobile électrique de masse, qui commercialise deux best-sellers du segment : la Nissan Leaf et ses 330 000 ventes mondiales depuis son lancement en 2010 et la Renault Zoe, en tête en Europe en 2017.
Adapter l’industrie
Direction l’usine Renault-Nissan de Flins (Yvelines), à 40 kilomètres de Paris. Sur la chaîne de montage, les Zoe se mêlent aux Clio et Micra à moteur thermique et il faut quelques minutes à un œil non averti pour repérer les voitures électriques, reconnaissables à leurs câbles orange, où passera le courant de 400 volts.
« Nous sortons une moyenne de 220 Zoe par jour, soit une sur quatre », détaille Yannick Prigent, chef adjoint du département montage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Les projets de bâtiments en brique ou en pisé se multiplient, mais la filière doit encore sécuriser ses normes.
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Construction : le retour à la terre tente les villes

Les projets de bâtiments en brique ou en pisé se multiplient, mais la filière doit encore sécuriser ses normes.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 11h17
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

C’est une remise en brique d’apparence ordinaire, qui annonce une petite révolution. Depuis ce printemps, Paris compte son premier édifice en terre crue : un modeste local à poubelles dans la cour d’un immeuble du bailleur social Paris Habitat, dans le 15e arrondissement. Des bâtiments plus ambitieux s’apprêtent à démontrer le potentiel de la terre crue, matériau de construction écologique encore très marginal en France. A Nanterre (Hauts-de-Seine), une école en pisé – de la terre comprimée – est en chantier. A Sevran (Seine-Saint-Denis) et à Angers (Maine-et-Loire), des ensembles de logements en terre crue sont à l’étude. A Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), tout un quartier en terre issue des tunnels du Grand Paris Express est programmé.
Les apôtres de l’argile ont déjà connu espoirs déçus et faux départs. Mais cette fois, une dynamique semble lancée. « Il y a un mouvement très fort, y compris à Paris : un tournant est en train de se dessiner », apprécie l’architecte Thierry Joffroy, directeur de recherche au laboratoire Craterre de l’école d’architecture de Grenoble, un des pionniers de la construction en terre crue. « Le nombre d’architectes intéressés explose, nous recevons des demandes d’assistance quotidiennes : les maires, les promoteurs, les bailleurs ont une injonction d’innover, de construire des bâtiments moins gourmands en énergie », renchérit son collègue de Craterre Arnaud Misse.
Les qualités du matériau sont connues. « Il offre une inertie thermique et une régulation de l’hygrométrie remarquables, c’est un produit sain, sans émanation de polluants, biodégradable et recyclable, avec un bilan carbone proche de zéro », liste l’architecte Paul-Emmanuel Loiret, l’un des animateurs de ce retour à la terre avec d’autres passionnés, souvent formés à ces techniques lors de voyages en Amérique du Sud et en Afrique. « La terre oblige à concevoir le projet à partir de la ressource disponible sur place...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Bâtiments en bois, en terre, en paille, conception bioclimatique, rejet du tout-technologique : un manifeste tente de structurer la galaxie de l’écoconstruction.
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Plus de 4 000 professionnels s’engagent pour une architecture « frugale »

Bâtiments en bois, en terre, en paille, conception bioclimatique, rejet du tout-technologique : un manifeste tente de structurer la galaxie de l’écoconstruction.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 11h16
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            
Ils veulent sortir la construction « des visions technicistes et productivistes, gaspilleuses en énergie et en ressources de toutes sortes » : quelque 4 000 personnes – architectes, paysagistes, ingénieurs, élus, enseignants, intellectuels – ont signé depuis six mois le « Manifeste pour une frugalité heureuse », publié en janvier par l’ingénieur Alain Bornarel, l’architecte Dominique Gauzin-Müller et l’architecte et urbaniste Philippe Madec.
Derrière ce nom qui fleure la décroissance et l’écologie, prend forme un mouvement de structuration de méthodes constructives à contre-courant des normes et des techniques dominantes : bâtiments en bois, en terre crue, en paille plutôt qu’en béton et en acier ; ventilation naturelle, rafraîchissement passif et conception bioclimatique au lieu de la climatisation ; réhabilitation de l’existant quand on peut éviter de construire du neuf… « Beaucoup de gens se battent de manière isolée contre les règlements et les habitudes, désormais il faut travailler ensemble, explique Philippe Madec. On va arrêter de demander l’autorisation : il faut se mettre hors la loi pour changer la loi. »
Changer les mentalités
A l’origine du manifeste, la conviction que « le maintien des solutions architecturales urbanistiques et techniques d’hier est incompatible avec la tâche qui incombe à nos générations : contenir puis éradiquer les dérèglements globaux », alors que les bâtiments sont responsables de 40 % des émissions de gaz à effet de serre.
Pour mettre en œuvre cette frugalité en énergie, en matériaux, en technique et en territoire, les signataires ont commencé à s’organiser en une douzaine de groupes régionaux et préparent des rencontres nationales pour la fin 2018. L’enjeu : changer les mentalités, faire évoluer les normes, mais aussi constituer des filières économiques viables, comme a su le faire le secteur de la construction en bois, « passée des maisons individuelles aux tours de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Après la publication d’un rapport parlementaire, les deux groupes ont réagi en pointant notamment des « erreurs factuelles ».
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Nucléaire : EDF et Orano dénoncent un rapport « orienté » à la tonalité « antinucléaire »

Après la publication d’un rapport parlementaire, les deux groupes ont réagi en pointant notamment des « erreurs factuelles ».



Le Monde
 |    05.07.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 14h58
    |

                            Nabil Wakim








                        


Dans un rapport remis jeudi 5 juillet, une commission d’enquête recommande de renforcer la sécurité des centrales, notamment en encadrant mieux le travail des sous-traitants. EDF a répondu dans un communiqué qu’« aucun manquement aux obligations incombant à l’exploitant » n’avait été relevé dans la synthèse des députés.
« Lors d’une première lecture du rapport, EDF a constaté la présence d’un certain nombre d’erreurs factuelles », a dénoncé le groupe. Au vu des préconisations de la commission d’enquête, EDF « constate que les dispositifs mis en place en France pour assurer la sécurité des centrales nucléaires sont très largement validés ». Concernant la sûreté nucléaire, EDF rappelle que « l’Autorité de sûreté nucléaire [ASN] a d’ailleurs jugé “globalement satisfaisante” la sûreté des centrales nucléaires françaises en 2017 ». 
Dans une conférence de presse téléphonique avec des journalistes, Dominique Minière directeur exécutif chargé du parc nucléaire, a expliqué que le groupe allait répondre point par point à ce qu’il considère être des erreurs dans le rapport. « La tonalité négative du rapport s’explique par le fait que deux tiers des verbatim qui appuient le rapport sont extraits d’auditions d’organisation ou de personnalités antinucléaires, qui d’ailleurs ne sont pas forcément des experts », a-t-il ajouté.
Il souligne également que sur le sujet de la sous-traitance, mis en lumière par le rapport, EDF n’a pas été interrogé sur le sujet par la commission. « Les prestataires bénéficient des mêmes protections que les salariés d’EDF, cela est fortement réglementé. Sur ce sujet, il est clair qu’un certain nombre de choses sont clairement fausses ou mal comprises. »
De son côté, Orano (ex-Areva) s’insurge contre la partie consacrée au recyclage des déchets nucléaires. « C’est le lobby antinucléaire qui s’est exprimé. Aucun élément n’est donné en faveur du recyclage, alors que nous avons répondu à toutes les questions de la commission », a expliqué au Monde un porte-parole du groupe. « La parole n’a été donnée qu’aux antinucléaires. C’est un rapport très orienté », s’insurge-t-il.

        Le détail du rapport :
         

          Nucléaire : un rapport parlementaire souligne les « failles » du parc français



Trente-trois mesures préconisées
Une commission d’enquête parlementaire a préconisé, jeudi, 33 mesures pour rendre les centrales nucléaires plus sûres face aux risques d’accident et de terrorisme, une publication qui tombe alors que la France s’interroge sur son avenir énergétique.
Renforcer le rôle de l’Autorité de sûreté nucléaire, contrôler la sous-traitance dans le secteur, envisager d’autres modes de stockage des déchets, mettre plus de gendarmes dans les centrales ou encore publier un programme prévisionnel des réacteurs à démanteler… les députés se sont attaqués à de nombreux sujets.
Ces travaux font suite à la catastrophe de Fukushima mais aussi à plusieurs intrusions dans des sites d’EDF de militants Greenpeace pour dénoncer le « risque nucléaire ». Encore mardi, un drone de l’organisation a survolé une centrale proche de Lyon.
« Grande clairvoyance »
L’ONG salue jeudi dans un communiqué « la grande clairvoyance » des conclusions de la commission d’enquête. « Aujourd’hui, la représentation nationale se saisit des grandes failles du nucléaire en France et EDF ne peut plus se défausser », commente Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace France.
« Il faut désormais que les recommandations formulées par la commission soient prises en compte et mises en œuvre. Par exemple, les députés demandent très clairement que l’Autorité de sûreté nucléaire, comme à l’étranger, puisse être dotée de compétences en matière de sécurité et que ses moyens soient renforcés. »
Invité à commenter sur France Inter le rapport publié jeudi, le secrétaire général de Force ouvrière Pascal Pavageau a qualifié « de connerie monumentale » la sous-traitance dans le secteur nucléaire, en soulignant le « risque gigantesque » en matière de sécurité. « Ce que le rapport parlementaire est en train de découvrir, nous l’avons dit, en partie notamment sur la sous-traitance depuis maintenant à peu près six ans », a ajouté le numéro un de FO.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ La police est intervenue mercredi pour tenter de déloger les douze activistes écologistes suspendus sous un pont depuis trente-six heures.
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Greenpeace bloque des pétroliers pour protester contre un projet d’oléoduc à Vancouver

La police est intervenue mercredi pour tenter de déloger les douze activistes écologistes suspendus sous un pont depuis trente-six heures.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 09h20
   





                        



   


Voilà près de deux jours qu’ils bloquent une partie du trafic maritime du port de Vancouver, au Canada, pour protester contre la construction d’un oléoduc vers la côte pacifique canadienne. La police est intervenue mercredi 4 juillet pour tenter de déloger des activistes de Greenpeace suspendus sous un pont. Des agents de la gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale) ont été dépêchés en milieu de journée sur et sous le pont Ironworkers Memorial qui enjambe sur plus d’un kilomètre la majestueuse baie de la métropole de Colombie-Britannique.
Ils tentaient en fin de journée de faire remonter les douze militants écologistes qui campent dans le vide depuis plus de trente-six heures. Ces derniers avaient déroulé autant de câbles mardi matin sous la structure d’acier pour s’y installer et déployer de longues oriflammes, bloquant ainsi le passage des cargos.

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                Le controversé oléoduc Trans Mountain nationalisé par le Canada



Projet d’agrandissement d’oléoduc
Au moins trois pétroliers ont reporté leur passage sous le pont et n’ont pu quitter ou se rendre à des terminaux d’hydrocarbures plus loin dans la baie, selon un décompte du Vancouver Sun à partir du relevé de trafic de l’autorité portuaire locale.
Greenpeace dénonce le projet de triplement de capacité de l’oléoduc Trans Mountain du groupe américain Kinder Morgan, qui s’étire à travers les montagnes Rocheuses, des gisements de sables bitumineux d’Alberta jusqu’au port de Vancouver.
L’organisation écologiste, qui diffuse en direct sur Facebook le face-à-face entre les activistes suspendus et la police, a expliqué vouloir ainsi « dire non à l’extension de l’oléoduc Trans Mountain, non à la multiplication par sept dans ces eaux du nombre de pétroliers chargés de sables bitumineux, et non à l’expansion dévastatrice des sables bitumineux ».

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                Canada : coup dur pour l’oléoduc Trans Mountain



Le projet d’agrandissement de l’oléoduc fait également face à l’opposition du gouvernement provincial de la Colombie-Britannique, des communautés autochtones et de la société civile en raison de potentiels risques environnementaux.
Face au refus des autorités locales de permettre la réalisation de ce pipeline « d’intérêt stratégique vital » pour le Canada, le premier ministre, Justin Trudeau, a annoncé à la mi-avril avoir commencé des « discussions financières » avec Kinder Morgan afin de « réduire l’incertitude planant sur le projet ».
Le projet de 7,4 milliards de dollars canadiens (4,8 milliards d’euros) de Kinder Morgan est actuellement le seul pouvant à court terme permettre à l’industrie pétrolière de l’Alberta, troisième réserve d’or noir de la planète, d’écouler sa production en augmentation croissante, alors que le réseau canadien d’oléoducs est saturé.



                            


                        

                        


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Nucléaire : un rapport parlementaire pointe les « failles » du parc français

Dans un rapport remis jeudi, une commission d’enquête recommande de renforcer la sécurité des centrales, notamment en encadrant mieux le travail des sous-traitants.



Le Monde
 |    05.07.2018 à 06h50
    |

                            Nabil Wakim et 
Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Le télescopage n’est pas fortuit. Alors que la commission d’enquête parlementaire sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires, mise en place à l’initiative de la députée (La République en marche) de la Somme Barbara Pompili, rend ses conclusions jeudi 5 juillet, un drone habillé du costume de Superman et piloté par des militants de Greenpeace a survolé, mardi 3 juillet au matin, la centrale du Bugey (Ain), avant de se « crasher » contre le mur de la piscine d’entreposage de combustible usé.
Cette commission a justement été créée après un rapport de l’ONG qui, en octobre 2017, alertait sur les failles dans la sécurité des centrales atomiques françaises et, plus particulièrement, de leurs piscines de combustibles usés. Dans son rapport, la commission ne révèle pas de faits nouveaux mais elle déroule une longue liste d’interrogations et de doutes sur les difficultés du parc nucléaire.

« Il y a une conscience du risque et certaines leçons de [la catastrophe de] Fukushima [en mars 2011] ont été tirées », a expliqué au Monde la rapporteure Barbara Pompili, ancienne membre d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV). « Mais le parc nucléaire français comporte plus de fragilités que je ne le pensais », s’inquiète la présidente de la commission du développement durable à l’Assemblée nationale, qui s’est notamment rendue à Fukushima avec certains de ses collègues. « Il s’agit d’un débat politique, et ces questions ne sont pas assez posées collectivement », ajoute-t-elle.
Le rapport est d’ailleurs remis au président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, au moment où le gouvernement prépare une première version de la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui doit notamment fixer les équilibres entre renouvelables et nucléaire pour les dix ans à venir.

Au terme de ce travail, les centrales nucléaires sont-elles jugées sûres ? Le rapport ne répond...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Un cycliste de 64 ans est mort dans les violents orages qui se sont abattus sur le sud-ouest de la France. Environ 136 000 foyers étaient toujours privés d’électricité jeudi.
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Orages : un homme mort en Corrèze, d’importants dégâts en Charente

Un cycliste de 64 ans est mort dans les violents orages qui se sont abattus sur le sud-ouest de la France. Environ 136 000 foyers étaient toujours privés d’électricité jeudi.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 22h05
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 10h07
   





                        



   


Les violents orages qui se sont abattus, mercredi 4 juillet, sur plusieurs départements de Nouvelle Aquitaine ont tué un sexagénaire en Corrèze et causé d’importants dégâts matériels en Charente.
Dans le département de la Corrèze, placé en vigilance orange dans la matinée, un cycliste de 64 ans originaire de Loire-Atlantique est mort à Objat d’un « arrêt cardio-respiratoire » après avoir été blessé par la chute d’un arbre, ont rapporté les pompiers. L’accident provoqué par les violents orages, accompagnés de vents violents, qui ont frappé le département dans l’après-midi, est survenu dans un parc où ce sexagénaire participait à un rassemblement de cyclotourisme.
Renfort matériel
Environ 136 000 foyers étaient toujours privés d’électricité jeudi matin en Nouvelle Aquitaine au lendemain des violents orages, qui ont surtout frappé la Dordogne, a annoncé le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité, Enedis.
« Nous avons toujours pas moins de 95 000 clients coupés en Dordogne (75 000), Lot-et-Garonne (8 000), Gironde (12 000), Corrèze (26 000), Haute-Vienne (12 000) et Poitou-Charentes (3 000) », a fait savoir Xavier Salon, directeur de la communication d’Enedis Aquitaine Nord.
« Il y a d’importants dégâts, les orages ont été exceptionnellement violents », selon M. Salon, précisant que des poteaux avaient été cassés, principalement en raison d’arbres abattus par les intempéries. Enedis prévoit de faire un point à la mi-journée pour évaluer le retour à la normale. La situation reste surtout problématique en Dordogne, où environ 110 000 foyers ont été privés d’électricité mercredi.
« Ce département a connu un phénomène exceptionnel. Il n’y avait pas eu ce genre de tempête depuis dix ans (…) Le diagnostic est toujours en cours », a précisé M. Salon. Des renforts humains et matériels étaient en cours d’acheminement jeudi matin, principalement vers la Dordogne et la Corrèze voisine.
370 interventions en Charente
En Charente, également en vigilance orange, de violents orages de grêle, ont provoqué d’importants dégâts matériels, notamment dans les secteurs de La Rochefoucauld et de Chabanais, a informé la préfecture dans un communiqué en début de soirée.
Les vents ont soufflé jusqu’à près de 100 km/h, endommageant 800 maisons, notamment dans le village de Saint-Sornin, l’un des plus touchés, où « un poste de commandement opérationnel a été installé » dans la salle des fêtes, précise la préfecture.
Des dizaines de sinistrés ont été abrités pour la nuit dans des gymnases. Environ 200 sapeurs-pompiers étaient engagés et ont effectué 370 interventions, dans tout le département de la Charente.
Jeudi matin, la vigilance orange, qui a concerné jusqu’à 31 départements, était levée partout, selon le bulletin de Météo France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Le plan interministériel présenté mercredi fixe notamment comme objectifs « zéro artificialisation nette » des sols et « zéro plastique rejeté en mer ».
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Le gouvernement au chevet de la biodiversité

Le plan interministériel présenté mercredi fixe notamment comme objectifs « zéro artificialisation nette » des sols et « zéro plastique rejeté en mer ».



Le Monde
 |    04.07.2018 à 18h30
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 06h36
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


La mobilisation générale est décrétée pour la sauvegarde de la biodiversité. Mobilisation des entreprises, des collectivités, des associations, des citoyens, mais aussi et d’abord, de l’Etat. C’est le message qu’a voulu faire passer le gouvernement, en tenant, mercredi 4 juillet après-midi, un comité interministériel consacré à cette cause. Une première, qui a réuni, autour du premier ministre, Edouard Philippe, et du ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, une quinzaine de membres de l’exécutif ou leurs représentants, dont les ministres de l’agriculture, du travail, de la cohésion des territoires, de la recherche, etc.
Les symboles ayant leur importance, c’est le Muséum national d’histoire naturelle qui a été choisi pour cadre. Le squelette de Tyrannosaurus rex qui y est actuellement exposé rappelle qu’après la fin des dinosaures, voilà 65 millions d’années, nous assistons à la sixième extinction de masse du vivant et que l’humanité en est responsable.

        Lire aussi :
         

                Nicolas Hulot « sonne le tocsin » de la biodiversité en danger



Le plan biodiversité, que chaque ministère est appelé à porter dans son secteur, est-il à la hauteur de cet enjeu ? Avec pas moins de six « axes stratégiques » et de 90 actions, il vise large. Quitte à donner l’impression d’un catalogue de mesures, dont certaines figurent déjà dans d’autres textes (comme le projet de loi agriculture et alimentation ou le projet de loi ELAN sur le logement et l’aménagement), nécessitent encore des concertations, ou ne sont assorties ni d’un calendrier ni d’un financement.
« Services environnementaux »
On retiendra l’objectif de « zéro artificialisation nette » des sols, à une échéance qui reste toutefois indéterminée. Entre 2006 et 2015, en France métropolitaine, le béton et le bitume ont mangé 590 000 hectares de terres agricoles et d’espaces naturels, soit l’équivalent du département de la Seine-et-Marne. Il s’agit de mettre fin à cette déperdition. Les projets d’aménagement ne seront pas pour autant bloqués, mais des surfaces équivalentes devront être rendues à la nature.

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Autre objectif emblématique : « zéro plastique rejeté en mer », avec cette fois pour horizon 2025. Edouard Philippe avait déjà promis que « 100 % des plastiques » seraient recyclés d’ici à 2025. Et la Commission européenne a présenté, fin mai, une proposition de directive visant à bannir les objets en plastique à usage unique. La France veut donc s’y conformer, en ciblant les produits qui contribuent le plus à la pollution des océans : assiettes et couverts jetables, pailles, touillettes, cotons-tiges ou autres ballons de baudruche. Le comité interministériel a du reste été précédé d’une visioconférence avec les scientifiques actuellement à bord de la goélette Tara, qui sonde la « soupe » de microplastiques du Pacifique Nord.

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D’autres dispositifs sont prévus. Les agriculteurs pourront ainsi être rémunérés pour les « services environnementaux », tels que la préservation de prairies, le rétablissement de haies dans les plaines céréalières ou la restauration de mares et de zones humides, qui constituent autant de refuges pour la faune. Une enveloppe de 150 millions d’euros sur trois ans y sera affectée, elle sera apportée par les agences de l’eau. La hausse, à hauteur de 50 millions d’euros par an, de la redevance pour pollutions diffuses, qui s’applique notamment aux pesticides, doit permettre de financer le développement de l’agriculture biologique. Et un programme de recherche sur de nouvelles pratiques agricoles sera doté de 30 millions d’euros.
Un onzième parc naturel national
En outre, un nouveau parc naturel national – le onzième – sera créé en 2019 : situé sur le plateau de Langres, en Champagne-Bourgogne, il sera le premier à caractère forestier. Est également annoncée « l’extension ou la création » de vingt réserves naturelles, encore non identifiées, d’ici à la fin du quinquennat.
Un comité de haut niveau sera aussi mis en place pour renforcer la lutte contre le trafic international d’espèces sauvages – les ministres ont du reste assisté, mercredi, à la destruction d’un stock de cornes de rhinocéros. Les villes, de leur côté, vont être encouragées à augmenter de 50 % leurs espaces végétalisés d’ici à 2020. Et un travail de sensibilisation à la biodiversité sera mené dans les établissements scolaires, ainsi que dans le cadre de la formation professionnelle.
La France, qui accueillera en juin 2020, à Marseille, le congrès de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), veut ainsi, selon la formule de Nicolas Hulot, « prendre sa part de responsabilité » dans un combat qu’il juge aussi « prioritaire » et « universel » que la lutte contre le changement climatique.

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Le pays est, il est vrai, particulièrement concerné. Il abrite en effet, avec ses territoires ultramarins, une biodiversité foisonnante, riche de près de 18 000 espèces animales et végétales endémiques. Le dernier état des lieux, publié le 18 juin par l’Observatoire national de la biodiversité (ONB), sous le titre « Menaces sur le vivant : quand la nature ne peut plus suivre », n’en est que plus alarmant. Car il révèle que la situation continue de se dégrader, à un rythme toujours plus rapide.
Ainsi, la population des oiseaux des milieux agricoles a chuté d’un tiers depuis 1989, avec une accélération depuis 2015. Même les espèces dites « généralistes » parce que présentes dans tous les environnements, dont l’augmentation masquait jusqu’à présent la disparition des espèces « spécialistes », ont atteint un plateau en 2006 et sont en recul depuis 2011. « Les oiseaux ne sont malheureusement pas les seules espèces pour lesquelles un déclin vertigineux est observé ces dernières années », souligne l’ONB. Territoires métropolitain et ultramarins confondus, « près d’une espèce vivante sur trois est en danger de disparition ».
De mauvais signaux envoyés par l’exécutif
Si les causes en sont multiples, l’observatoire note que « parmi les principales menaces, on trouve en premier lieu la consommation de pesticides en agriculture ». S’y ajoutent non seulement l’artificialisation des sols, mais aussi les espèces exotiques envahissantes, les pollutions de toutes sortes, la fréquentation excessive des zones naturelles ou le changement climatique. Toutes ces pressions conjuguées font qu’aujourd’hui, « 73 % des habitats naturels et 91 % des habitats humides sont dans un état conservation défavorable », selon les experts de cet organisme.
Face à cette urgence, le plan du gouvernement risque de laisser sur leur faim les associations environnementales. Elles pointent les mauvais signaux envoyés par l’exécutif, qui a fait appel de l’annulation en justice du projet de zone d’aménagement du Triangle de Gonesse (Val-d’Oise), où doit s’installer le mégacomplexe de loisirs et de commerces EuropaCity. Ou le feu vert donné par M. Hulot à la bioraffinerie Total de La Mède (Bouches-du-Rhône), dont la production de carburant à base notamment d’huile de palme va aggraver la déforestation en Indonésie et en Malaisie.

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De surcroît, les ONG jugent que pour être efficace, il faudrait consacrer chaque année 200 millions d’euros supplémentaires aux politiques en faveur de la biodiversité. Le gouvernement, lui, promet 600 millions d’euros sur quatre ans. Mais la majeure partie de cette somme sera prélevée sur le budget des agences de l’eau. Le compte n’y est donc pas.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Le syndicat apicole de l’Aisne a porté plainte contre Bayer le 6 juin dernier, après que l’un de ses membres eut découvert dans des doses inférieures au seuil réglementaire ce pesticide classé « cancérogène probable » par l’OMS.
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La justice ouvre une enquête après la découverte de glyphosate dans du miel

Le syndicat apicole de l’Aisne a porté plainte contre Bayer le 6 juin dernier, après que l’un de ses membres eut découvert dans des doses inférieures au seuil réglementaire ce pesticide classé « cancérogène probable » par l’OMS.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 17h46
   





                        


Après la découverte de glyphosate dans du miel, le parquet de Lyon a ouvert une enquête préliminaire pour « administration de substances nuisibles », une « première » saluée par les apiculteurs.
Sylvère Obry est apiculteur amateur dans l’Aisne. Cet ex-ouvrier agricole de 78 ans a 90 ruches et a l’habitude de vendre ses excédents au groupe Famille Michaud Apiculteurs, le plus gros acteur du miel en France (marque Lune de Miel). Mais en février, le groupe lui refuse trois fûts de miel toutes fleurs, soit 900 kilos, en raison de la présence de glyphosate. Le syndicat apicole de l’Aisne, qui réunit 200 apiculteurs pour la plupart amateurs, décide début juin de porter plainte contre Bayer, auprès du parquet de Lyon, où se trouve le siège français du géant allemand de l’agrochimie.
A la suite de cette plainte, le parquet a décidé d’ouvrir une enquête préliminaire pour « administration de substances nuisibles » sans viser spécifiquement Bayer, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier. Le parquet est par ailleurs en lien avec le pôle de santé publique du tribunal de grande instance de Marseille sur ce dossier, selon cette source.

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« Il faut faire quelque chose, beaucoup de ruches crèvent »
« C’est une bonne chose, pour moi mais aussi pour tous les autres apiculteurs qui vivent de ça. Il faut faire quelque chose, beaucoup de ruches crèvent », a réagi M. Obry. Et si nécessaire pour l’enquête, ses trois fûts de miel sont toujours stockés « dans la grange ». « Je suis ravi qu’on prenne cette affaire très au sérieux et qu’on s’attaque au problème du miel en France (…). A ma connaissance, c’est une première », a estimé pour sa part l’avocat du syndicat apicole, Emmanuel Ludot. L’Union nationale des apiculteurs de France (UNAF) confirme. « Ça prouve que malheureusement, il y a du glyphosate partout dans la nature. On n’y échappe pas, ni les abeilles », poursuit Gilles Lanio, président de l’UNAF et apiculteur dans le Morbihan.
Bayer, de son côté, déclare simplement avoir appris « par voie de presse » l’enquête et précise n’avoir toujours pas été informé d’un dépôt de plainte. Il s’agit en tout cas de la première plainte déposée contre un produit Monsanto depuis que Bayer a racheté le géant de l’agrochimie américain, toujours en attente de l’approbation définitive des autorités de la concurrence américaines.

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L’herbicide le plus utilisé en France
Le glyphosate, qualifié de « cancérogène probable » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est l’herbicide le plus utilisé en France. Mis au point par Monsanto, qui l’a commercialisé sous la marque Roundup, il est désormais produit et vendu sous bien d’autres marques. Sa licence a été renouvelée dans l’Union européenne pour cinq ans en novembre. Pour la France, le glyphosate sera interdit « dans ses principaux usages » d’ici 2021, et « pour tous les usages » d’ici cinq ans, a promis le gouvernement.
Interrogé début juin, Famille Michaud Apiculteurs avait indiqué que des « substances exogènes dont le glyphosate » étaient régulièrement détectées dans le miel. Sur la dernière récolte par exemple : 12 % des lots fournis en France au groupe présentaient du glyphosate au-dessus du seuil de 10 ppb (parties par milliard) et sept apiculteurs avaient dû reprendre leurs livraisons. Les miels refusés de M. Obry présentaient eux une contamination à hauteur de 16 ppb, ajoutait le groupe, un niveau toutefois inférieur au seuil maximal de 50 ppb autorisé par la réglementation européenne.
« Aujourd’hui il y a beaucoup de non-dits. Le miel est un cas particulier (…) car il est le seul produit alimentaire fait par un animal qui échappe à tout contrôle : l’abeille butine dans un rayon de 3,5 km autour de la ruche », expliquait alors Vincent Michaud, PDG du groupe.
En 2015, une enquête pénale sur la commercialisation par le groupe Bayer du Gaucho et ses conséquences pour les abeilles s’était soldée par un non-lieu. L’UNAF avait alors dénoncé « l’impuissance totale des juridictions pénales françaises à apporter une réponse efficace aux infractions environnementales ».

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Tess Thompson Talley a déclenché une tempête sur les réseaux sociaux en postant sur Facebook une photographie d’elle posant à côté de la carcasse d’une girafe du Cap.
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Polémique à propos d’une Américaine posant avec la girafe qu’elle venait d’abattre

Tess Thompson Talley a déclenché une tempête sur les réseaux sociaux en postant sur Facebook une photographie d’elle posant à côté de la carcasse d’une girafe du Cap.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 16h36
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 16h46
   





                        



   


Après Eric et Donald Jr., les fils de Donald Trump, posant aux côtés de cadavres d’éléphant, de léopard, de grand koudou ; après Walter Palmer, qui s’est fait un nom en abattant Cecil le lion, voici Tess Thompson Talley et la girafe.
Cette Américaine de 37 ans, habitant dans le Kentucky, a déclenché une tempête en postant sur Facebook une photographie d’elle posant à côté de la carcasse d’une girafe du Cap (Giraffa camelopardalis giraffa) – une sous-espèce de la Giraffa camelopardalis –, un mâle âgé de 18 ans qu’elle venait d’abattre lors d’un safari en Afrique du Sud, rapporte le Guardian.
Sur un post qu’elle a depuis effacé, Tess Thompson Talley, avait écrit :
« Mes prières pour une chasse de rêve au moins une fois dans ma vie ont été exaucées aujourd’hui ! J’ai repéré ce mâle girafe noir rare et je l’ai suivi pendant un moment. Elle avait plus de 18 ans, pesait 4 000 livres, et j’ai reçu 2 000 livres de viande dessus. Je n’ai jamais été aussi heureuse. » 
Elle avait participé à ce safari en juin 2017. Mais la photo d’elle posant à côté de ce trophée a, depuis, cheminé sur les réseaux sociaux.
C’est notamment un post sur Twitter du site Africland Post qui a attiré l’attention sur Tess Thompson Talley, qualifiée d’« Américaine blanche sauvage, en partie néandertalienne, qui se rend en Afrique et abat une girafe noire très rare, grâce à la stupidité de l’Afrique du Sud ».

White american savage who is partly a neanderthal comes to Africa and shoot down a very rare black giraffe coutrsey… https://t.co/sdtdU7Ij29— africlandpost (@AfricaDigest)


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Une chasse amorale… mais légale
Des célébrités comme le musicien Moby l’ont qualifiée de « détraquée et sans âme », le journaliste John Simpson l’a traitée d’« idiote », le comédien Ricky Gervais a, pour sa part, tweeté : « Qu’est-ce qui mesure 16 pieds [4,8 mètres] et a une c… assise sur son cou ? »
Ces réactions ne sont pas sans rappeler le lynchage médiatique subi par Walter Palmer, qui avait abattu le lion Cecil au Zimbabwe, en 2015.
Le Guardian relève que la chasse à la girafe est autorisée en Afrique du Sud – ainsi qu’en Namibie, en Zambie et au Zimbabwe – dans le cadre d’accords avec les parcs animaliers, même s’il reste moins de 100 000 individus. Cette activité rapporte 2 milliards de dollars à l’Afrique du Sud.

What is wrong with people? 😒 . 
_
— TheAliQ (@TheAliQ!)


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Pour Tess Thompson Talley, la chasse est plus qu’un passe-temps, si l’on en juge par les photographies de ses trophées, postées sur Twitter.
Dans un mail à Fox News, Tess Thompson Talley s’est défendue : « La girafe que j’ai chassée est une girafe [du Cap]. En fait, les membres de cette sous-espèce sont en augmentation en raison, en partie, des chasseurs et des efforts de conservation payés en grande partie par la chasse au gros gibier. L’espèce n’est pas rare, si ce n’est qu’elle était très ancienne. Les girafes s’assombrissent avec l’âge. » 
Elle ajoute que l’animal était trop âgé pour se reproduire et qu’il avait tué trois jeunes mâles, empêchant la population de croître.
Julian Fennessy, le cofondateur de la Giraffe Conservation Foundation, relève que la girafe sur la photo est bien une girafe du Cap, qui n’est pas en voie de disparition, Et de préciser : « Malgré les questions morales et éthiques que cela pose, la chasse légale n’est pas la cause du déclin des girafes. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ « Tara » et « Le Monde » mettent le cap sur le vortex de déchets du Pacifique Nord, la « soupe » de microplastiques du Pacifique Nord.
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Goélette scientifique « Tara », journal de bord n° 7 : algues, plancton et spleen

« Tara » et « Le Monde » mettent le cap sur le vortex de déchets du Pacifique Nord, la « soupe » de microplastiques du Pacifique Nord.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 11h40
 • Mis à jour le
05.07.2018 à 07h45
    |

            Patricia Jolly








                        



   





#PlastiquePacifique. Le Monde met le cap sur le vortex de déchets du Pacifique Nord, la « soupe » de microplastiques du gyre du Pacifique Nord. Embarqués sur la goélette scientifique Tara pour un périple de trois semaines entre Honolulu (Hawaï) et Portland (Oregon), notre journaliste Patricia Jolly et le photographe Samuel Bollendorff vous emmènent au cœur de cette mixture mitonnée par l’homme, qui rejette chaque année 8 millions de tonnes de plastiques en mer.

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Quatorzième jour de mer… Un automne précoce aspire Tara dans sa remontée vers Portland. En l’absence de vent, nous naviguons au moteur par 43 degrés Nord et 131 Ouest, sous une bruine pénétrante qui confine les troupes à l’intérieur de la goélette et cause un embouteillage d’ordinateurs sur la table du carré.
« On se croirait à Terre-Neuve », grommelle le capitaine Yohann Mucherie, qui n’y a jamais mis les pieds, mais rêve sans doute secrètement de bourlinguer ailleurs que dans les mers chaudes. Notre pacha exagère un brin. De Terre-Neuve, nous n’essuyons pas la brume épaisse à couper au couteau, ni ne subissons le froid mordant, mais les températures ont tout de même vertigineusement chuté. Seize degrés dans l’eau pour 15 sur le pont ; Honolulu et son grand soleil ne sont plus qu’un lointain souvenir. Polaires et cirés intégraux sont de sortie sur le pont de Tara, qui s’est remise à rouler inexorablement de tribord à bâbord, à moins que ce ne soit l’inverse.
Sortie du gyre
Avec la pluie, l’effervescence de la chasse au micro-plastique est retombée, laissant l’observateur en proie à une forme de spleen. Lui qui – entre films, filaments, fragments, pellets et polystyrène de toute couleur – ne savait plus où donner de la tête, se trouve soudain désœuvré. Après trois journées, chacune scandées par une dizaine de traits de filets qui poussaient les scientifiques à se démultiplier pour remonter et trier cette riche collecte de micro-plastiques, la source semble s’être brutalement tarie.

   


Les mailles et collecteurs des trois filets du bord ne piègent maintenant plus que du plancton et des algues. Tara retrouve ainsi le cœur de sa mission scientifique débutée en 2009. « Les concentrations de plastique que nous avons recueillies et observées ces derniers jours indiquaient que nous traversions alors le Great Pacific Garbage Patch [GPGP, vortex de déchets du Pacifique Nord], et l’échantillonnage que nous récupérons maintenant prouve que nous en sommes sortis, décrypte Maria Luiza Pedrotti, chercheuse en biologie marine au Laboratoire océanographique de Villefranche-sur-Mer (Alpes-maritimes) et chef de mission scientifique sur Tara. Hormis à l’approche des côtes, nous ne devrions maintenant plus guère trouver de plastiques. Du coup, nous allons réduire la cadence des filets manta dédiés aux micro-plastiques, sans relâcher notre effort par rapport à notre protocole sur les aérosols, l’océanographie et la génomique du plancton ».
La scientifique se réjouit d’avoir bénéficié d’une mer « presque plate » pour les collectes de micro-plastiques dans le gyre. « Ces conditions – idéales pour doubler, voire tripler, nos traits de filets en surface – étaient essentielles, mais loin d’être gagnées d’avance, explique-t-elle. La qualité de notre échantillonnage est hautement dépendante de la météo. » Même maussade, ladite météo ne dissuade en rien les messieurs de notre collectif de soulager leur vessie par-dessus bord à la poupe du bateau. Un plaisir inénarrable, confient les plus honnêtes. Un répit pour les deux chasses d’eau de mer du voilier, prétendent les autres.
C’est aussi une pratique à risque. Selon une statistique des gardes-côtes américains relayée à bord par Nils Haëntjens, doctorant en optique océanique de la School of Marine Sciences de l’Université du Maine, 15 % des « hommes à la mer » sont repêchés la braguette ouverte. Preuve qu’en matière de mictions en milieu marin, l’adage « une main pour soi, une main pour bateau » doit être suivi à la lettre et assorti du port de la brassière de sauvetage.
Remontée délicate vers Portland
Notre atterrissage, prévu dans deux jours environ, à Astoria, petite ville de l’Oregon située à l’embouchure de la rivière Columbia qui mène à Portland, ne sera pas forcément de tout repos. Selon les guides, la puissance de l’océan Pacifique, combinée au débit du cours d’eau, font de l’endroit une des zones maritimes les plus traîtresses du globe. Un pilote spécialisé embarquera donc sur Tara à quelques milles de la côte pour mener la goélette à bon port.
Elle sera alors immobilisée pour vingt-quatre heures afin de satisfaire aux formalités d’entrée sur le territoire américain, avant d’entamer la remontée de la Columbia, qui prendra toute une journée, avec à la barre un autre pilote américain spécialisé. Tara s’offrira ensuite quelques jours de relâche, avant de cingler vers San Diego, en Californie, pour poursuivre sa quête de données scientifiques.

« Tara », une série en plusieurs épisodes
Cap sur la « soupe » de plastiquesLes défis d’une navigation scientifique « propre »Veillée d’armes aux abords du vortex de déchets du Pacifique NordDans l’œil du vortex de déchets du Pacifique NordOn a plongé dans la grande poubelle du Pacifique... deux foisVariations sur le plastiqueAlgues, plancton et spleen





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Un laser mesure les gaz toxiques directement à la sortie du pot d’échappement. En Europe, des premiers résultats révèlent des dépassements importants des normes pour les diesels.
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Des « radars » pour traquer la pollution réelle du trafic automobile à Paris

Un laser mesure les gaz toxiques directement à la sortie du pot d’échappement. En Europe, des premiers résultats révèlent des dépassements importants des normes pour les diesels.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 11h43
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

Des « radars » d’un nouveau genre ont fait leur apparition dans les rues de Paris. Ils ne sont pas là pour flasher les excès de vitesse des automobilistes mais pour traquer les gaz toxiques à la sortie des pots d’échappement. Que les propriétaires de véhicules polluants se rassurent, ils ne risquent pas d’être verbalisés. « Ce n’est pas un outil de flicage mais un instrument de collecte anonyme de données qui va nous permettre d’obtenir un inventaire beaucoup plus précis de la pollution, explique Christophe Najdovski, maire adjoint chargé des transports. Quand on dit qu’à Paris la majorité de la pollution vient du trafic routier, ce n’est pas une vue de l’esprit. »
Un « radar » a été installé en haut du boulevard Diderot en direction de la place de la Nation, dans le 12e arrondissement, et un autre dans le 13e. Rien à voir avec ceux de la gendarmerie. Il se présente comme un portique métallique équipé d’une caméra pour relever la plaque d’immatriculation et d’un système laser répondant au nom d’EDAR, pour « Emission Detection And Reporting ».
Les émissions des véhicules sont mesurées par spectroscopie laser. Concrètement, un laser est dirigé vers le sol à la verticale du véhicule et des rétro-réflecteurs collés sur la chaussée réfléchissent le rayon une fois qu’il a traversé le nuage de gaz. « Le laser effectue 20 000 balayages par seconde », précise John Stewart Hager, le patron américain de la société qui commercialise cette technologie. Le résultat, spectaculaire, apparaît simultanément sur un ordinateur portable : des traînées de couleurs plus ou moins longues et larges dans le sillage de chaque véhicule. Jaune pour les oxydes d’azote (NOx), rose pour les particules fines, bleu pour le dioxyde de carbone, rouge pour le monoxyde de carbone, vert pour les hydrocarbures.
« Pas de triche possible »
« C’est un outil révolutionnaire qui permet de visualiser la réalité d’une pollution qui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Des pêcheurs comparaissent à Marseille pour braconnage au cœur de la réserve. Reportage avec les inspecteurs en charge de faire respecter la réglementation.
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Trafic d’oursins, de poulpe et de poissons dans le parc naturel des Calanques

Des pêcheurs comparaissent à Marseille pour braconnage au cœur de la réserve. Reportage avec les inspecteurs en charge de faire respecter la réglementation.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 19h10
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        



                                


                            

Le Soubeyran, Zodiac du parc national des Calanques, dans les Bouches-du-Rhône, patrouille à la sortie de la calanque de Port-Miou, à Cassis, où Mathieu Imbert, inspecteur de l’environnement, soupçonne la présence d’un pêcheur à la ligne. Ces lieux situés en plein cœur marin du parc naturel sont strictement interdits à toute forme de pêche. Il ne s’agit en fait que d’un baigneur.
Un salut de la main, et direction les majestueuses falaises brunes Soubeyranes du bec de l’Aigle, à La Ciotat. Un Zodiac blanc mouille à la lisière d’une des sept zones de non-pêche. A la jumelle, Mathieu Imbert n’aperçoit personne à bord. Une situation « typique d’un chasseur sous-marin qui braconne en zone interdite », selon le « policier de l’environnement ». Là encore, fausse alerte : le propriétaire, avec masque et tuba, tourne dans l’eau, armé d’une brosse pour nettoyer la coque de son bateau.
La création du parc, en 2012, a imposé réglementations et restrictions afin de protéger une ressource halieutique soumise à de fortes tensions, bousculant des habitudes qui existaient depuis des décennies. Du coup, après l’hostilité du début, ses gestionnaires se sont transformés en arbitres entre la soixantaine de pêcheurs artisanaux installés de Marseille à La Ciotat, les pêcheurs de loisirs, une activité qui prélève autant de poisson que les professionnels, les chasseurs sous-marins. Les conflits d’usage sont multiples.
75 kilos de poulpe
Cet après-midi de fin juin, où les calanques d’En-Vau et l’archipel Riou commencent à connaître une affluence estivale au son des premières cigales, aucune infraction ne sera relevée, pas le moindre braconnier verbalisé. « Le plus important pour lutter contre toutes les formes illicites de pêche, c’est d’être suffisamment présents sur l’eau pour s’assurer que “l’effet réserve” fonctionne bien, estime Mathieu Imbert. Les braconniers doivent savoir qu’on peut être là même la nuit, même le week-end,...




                        

                        


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« Il existe bien plus efficace que le recyclage : moins jeter »

La croisade du gouvernement en faveur d’une économie plus économe en ressources et en déchets ressemble un peu à la théorie du « en même temps », explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



Le Monde
 |    04.07.2018 à 10h58
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 11h10
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

La lecture des emballages de produits dans les magasins devient une activité intellectuelle à part entière. A côté de la composition, de la performance énergétique, de la provenance et des labels divers et variés, un nouvel indicateur va s’inviter au 1er janvier 2020 sur les produits électroniques et électroménagers : l’indice de réparabilité. En visite dans un laboratoire de la Fnac, mardi 3 juillet, Brune Poirson, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, a indiqué qu’un groupe de travail venait de se mettre en place afin d’élaborer ce nouvel indice.
Cette initiative s’inscrit dans une croisade plus générale du gouvernement en faveur d’une économie plus économe en ressources et en déchets. En avril, le premier ministre, Edouard Philippe, avait choisi les usines SEB pour dévoiler une feuille de route présentant 50 mesures en faveur de l’économie circulaire.
L’économie circulaire est en elle-même un beau combat. Mais il existe bien plus efficace que le recyclage : moins jeter. D’où le combat pour la durabilité des produits. Il a commencé par la pénalisation de ce que l’on a appelé l’obsolescence programmée. Un délit plutôt flou et difficile à prouver, puisque les composants d’un produit, quel qu’il soit, ont forcément une existence limitée et que la recherche du prix bas, plébiscitée par le consommateur, conduit à dégrader la qualité et donc sa longévité.
C’est à cette économie low cost, très productrice de déchets que le gouvernement veut s’attaquer, mais évidemment sans que cela ne pénalise ni la croissance de l’économie ni le pouvoir d’achat. La théorie du « en même temps » appliquée au développement durable.

Deux pistes possibles
Pas facile. Deux pistes sont possibles. La première est celle de la frugalité. Concevoir un produit simple, peu performant mais bon marché, et qui reste totalement réparable, y compris par l’utilisateur lui-même. C’est la méthode 2CV, ce génial...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 03/07/2018
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Nicolas Hulot veut sortir le sujet de la biodiversité de l’ombre

Le ministre de la transition écologique dévoile, dans un entretien au « Parisien », une partie des mesures du plan de sauvegarde pour la biodiversité, présenté mercredi.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 05h52
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 08h07
   





                        


Le gouvernement se penche au chevet d’une « situation catastrophique » avec « 40 % des espèces vivantes [qui] auront disparu au milieu du siècle prochain si on ne fait rien ». Mercredi 4 juillet, Edouard Philippe va présenter le contenu du nouveau plan de sauvetage pour la biodiversité. « L’objectif est d’abord de sortir ce sujet de l’ombre », insiste le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, dans un entretien au Parisien paru mercredi. Dans le plan, il sera question de gestion des plastiques, de réduction de l’« artificialisation » des sols, de pesticides.
« Nous allons fixer l’objectif de zéro “artificialisation” net des sols », promet Nicolas Hulot. « L’objectif est au minimum de compenser les surfaces “artificialisées” en “désartificialisant” des surfaces équivalentes », poursuit le ministre, qui s’engage à lutter contre l’étalement urbain. « L’apogée des grandes surfaces démesurées est derrière nous. »

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La défense de la faune et de la flore passera aussi par la création ou l’extension de « vingt réserves nationales d’ici la fin du quinquennat », ainsi que par l’inauguration d’un Parc national des forêts sur le plateau de Langres (entre les régions Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté).
90 mesures attendues
Environ 90 mesures sont attendues, à l’esprit d’abord incitatif, plus que contraignant. Selon Le Parisien, un plan national d’actions pour la protection des cétacés devrait être mis en place dès cette année. Autre mesure citée par le quotidien : « Les collectivités devront publier les quantités de pesticides utilisés sur leur territoire. » Afin de protéger les océans, le plan prévoit de « supprimer progressivement 12 produits en plastique à usage unique retrouvés le plus fréquemment sur les plages », comme les pailles ou les touillettes.

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Même si le ministre défend que la biodiversité « n’est pas une question de budget », il ajoute que « 50 millions d’euros seront alloués au soutien à l’agriculture biologique », et que de nouvelles aides seront versées aux « agriculteurs qui auront des pratiques vertueuses ».
Défendant un gouvernement qui avance, il en profite pour démentir les rumeurs qui le donnent sur le départ.




                            


                        

                        

