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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Le syndicat apicole de l’Aisne a porté plainte contre Bayer le 6 juin dernier, après que l’un de ses membres eut découvert dans des doses inférieures au seuil réglementaire ce pesticide classé « cancérogène probable » par l’OMS.
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La justice ouvre une enquête après la découverte de glyphosate dans du miel

Le syndicat apicole de l’Aisne a porté plainte contre Bayer le 6 juin dernier, après que l’un de ses membres eut découvert dans des doses inférieures au seuil réglementaire ce pesticide classé « cancérogène probable » par l’OMS.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 17h46
   





                        


Après la découverte de glyphosate dans du miel, le parquet de Lyon a ouvert une enquête préliminaire pour « administration de substances nuisibles », une « première » saluée par les apiculteurs.
Sylvère Obry est apiculteur amateur dans l’Aisne. Cet ex-ouvrier agricole de 78 ans a 90 ruches et a l’habitude de vendre ses excédents au groupe Famille Michaud Apiculteurs, le plus gros acteur du miel en France (marque Lune de Miel). Mais en février, le groupe lui refuse trois fûts de miel toutes fleurs, soit 900 kilos, en raison de la présence de glyphosate. Le syndicat apicole de l’Aisne, qui réunit 200 apiculteurs pour la plupart amateurs, décide début juin de porter plainte contre Bayer, auprès du parquet de Lyon, où se trouve le siège français du géant allemand de l’agrochimie.
A la suite de cette plainte, le parquet a décidé d’ouvrir une enquête préliminaire pour « administration de substances nuisibles » sans viser spécifiquement Bayer, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier. Le parquet est par ailleurs en lien avec le pôle de santé publique du tribunal de grande instance de Marseille sur ce dossier, selon cette source.

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« Il faut faire quelque chose, beaucoup de ruches crèvent »
« C’est une bonne chose, pour moi mais aussi pour tous les autres apiculteurs qui vivent de ça. Il faut faire quelque chose, beaucoup de ruches crèvent », a réagi M. Obry. Et si nécessaire pour l’enquête, ses trois fûts de miel sont toujours stockés « dans la grange ». « Je suis ravi qu’on prenne cette affaire très au sérieux et qu’on s’attaque au problème du miel en France (…). A ma connaissance, c’est une première », a estimé pour sa part l’avocat du syndicat apicole, Emmanuel Ludot. L’Union nationale des apiculteurs de France (UNAF) confirme. « Ça prouve que malheureusement, il y a du glyphosate partout dans la nature. On n’y échappe pas, ni les abeilles », poursuit Gilles Lanio, président de l’UNAF et apiculteur dans le Morbihan.
Bayer, de son côté, déclare simplement avoir appris « par voie de presse » l’enquête et précise n’avoir toujours pas été informé d’un dépôt de plainte. Il s’agit en tout cas de la première plainte déposée contre un produit Monsanto depuis que Bayer a racheté le géant de l’agrochimie américain, toujours en attente de l’approbation définitive des autorités de la concurrence américaines.

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L’herbicide le plus utilisé en France
Le glyphosate, qualifié de « cancérogène probable » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est l’herbicide le plus utilisé en France. Mis au point par Monsanto, qui l’a commercialisé sous la marque Roundup, il est désormais produit et vendu sous bien d’autres marques. Sa licence a été renouvelée dans l’Union européenne pour cinq ans en novembre. Pour la France, le glyphosate sera interdit « dans ses principaux usages » d’ici 2021, et « pour tous les usages » d’ici cinq ans, a promis le gouvernement.
Interrogé début juin, Famille Michaud Apiculteurs avait indiqué que des « substances exogènes dont le glyphosate » étaient régulièrement détectées dans le miel. Sur la dernière récolte par exemple : 12 % des lots fournis en France au groupe présentaient du glyphosate au-dessus du seuil de 10 ppb (parties par milliard) et sept apiculteurs avaient dû reprendre leurs livraisons. Les miels refusés de M. Obry présentaient eux une contamination à hauteur de 16 ppb, ajoutait le groupe, un niveau toutefois inférieur au seuil maximal de 50 ppb autorisé par la réglementation européenne.
« Aujourd’hui il y a beaucoup de non-dits. Le miel est un cas particulier (…) car il est le seul produit alimentaire fait par un animal qui échappe à tout contrôle : l’abeille butine dans un rayon de 3,5 km autour de la ruche », expliquait alors Vincent Michaud, PDG du groupe.
En 2015, une enquête pénale sur la commercialisation par le groupe Bayer du Gaucho et ses conséquences pour les abeilles s’était soldée par un non-lieu. L’UNAF avait alors dénoncé « l’impuissance totale des juridictions pénales françaises à apporter une réponse efficace aux infractions environnementales ».

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Tess Thompson Talley a déclenché une tempête sur les réseaux sociaux en postant sur Facebook une photographie d’elle posant à côté de la carcasse d’une girafe du Cap.
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Polémique à propos d’une Américaine posant avec la girafe qu’elle venait d’abattre

Tess Thompson Talley a déclenché une tempête sur les réseaux sociaux en postant sur Facebook une photographie d’elle posant à côté de la carcasse d’une girafe du Cap.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 16h36
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 16h46
   





                        



   


Après Eric et Donald Jr., les fils de Donald Trump, posant aux côtés de cadavres d’éléphant, de léopard, de grand koudou ; après Walter Palmer, qui s’est fait un nom en abattant Cecil le lion, voici Tess Thompson Talley et la girafe.
Cette Américaine de 37 ans, habitant dans le Kentucky, a déclenché une tempête en postant sur Facebook une photographie d’elle posant à côté de la carcasse d’une girafe du Cap (Giraffa camelopardalis giraffa) – une sous-espèce de la Giraffa camelopardalis –, un mâle âgé de 18 ans qu’elle venait d’abattre lors d’un safari en Afrique du Sud, rapporte le Guardian.
Sur un post qu’elle a depuis effacé, Tess Thompson Talley, avait écrit :
« Mes prières pour une chasse de rêve au moins une fois dans ma vie ont été exaucées aujourd’hui ! J’ai repéré ce mâle girafe noir rare et je l’ai suivi pendant un moment. Elle avait plus de 18 ans, pesait 4 000 livres, et j’ai reçu 2 000 livres de viande dessus. Je n’ai jamais été aussi heureuse. » 
Elle avait participé à ce safari en juin 2017. Mais la photo d’elle posant à côté de ce trophée a, depuis, cheminé sur les réseaux sociaux.
C’est notamment un post sur Twitter du site Africland Post qui a attiré l’attention sur Tess Thompson Talley, qualifiée d’« Américaine blanche sauvage, en partie néandertalienne, qui se rend en Afrique et abat une girafe noire très rare, grâce à la stupidité de l’Afrique du Sud ».

White american savage who is partly a neanderthal comes to Africa and shoot down a very rare black giraffe coutrsey… https://t.co/sdtdU7Ij29— africlandpost (@AfricaDigest)


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Une chasse amorale… mais légale
Des célébrités comme le musicien Moby l’ont qualifiée de « détraquée et sans âme », le journaliste John Simpson l’a traitée d’« idiote », le comédien Ricky Gervais a, pour sa part, tweeté : « Qu’est-ce qui mesure 16 pieds [4,8 mètres] et a une c… assise sur son cou ? »
Ces réactions ne sont pas sans rappeler le lynchage médiatique subi par Walter Palmer, qui avait abattu le lion Cecil au Zimbabwe, en 2015.
Le Guardian relève que la chasse à la girafe est autorisée en Afrique du Sud – ainsi qu’en Namibie, en Zambie et au Zimbabwe – dans le cadre d’accords avec les parcs animaliers, même s’il reste moins de 100 000 individus. Cette activité rapporte 2 milliards de dollars à l’Afrique du Sud.

What is wrong with people? 😒 . 
_
— TheAliQ (@TheAliQ!)


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Pour Tess Thompson Talley, la chasse est plus qu’un passe-temps, si l’on en juge par les photographies de ses trophées, postées sur Twitter.
Dans un mail à Fox News, Tess Thompson Talley s’est défendue : « La girafe que j’ai chassée est une girafe [du Cap]. En fait, les membres de cette sous-espèce sont en augmentation en raison, en partie, des chasseurs et des efforts de conservation payés en grande partie par la chasse au gros gibier. L’espèce n’est pas rare, si ce n’est qu’elle était très ancienne. Les girafes s’assombrissent avec l’âge. » 
Elle ajoute que l’animal était trop âgé pour se reproduire et qu’il avait tué trois jeunes mâles, empêchant la population de croître.
Julian Fennessy, le cofondateur de la Giraffe Conservation Foundation, relève que la girafe sur la photo est bien une girafe du Cap, qui n’est pas en voie de disparition, Et de préciser : « Malgré les questions morales et éthiques que cela pose, la chasse légale n’est pas la cause du déclin des girafes. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ « Tara » et « Le Monde » mettent le cap sur le vortex de déchets du Pacifique Nord, la « soupe » de microplastiques du Pacifique Nord.
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Goélette scientifique « Tara », journal de bord n° 7 : algues, plancton et spleen

« Tara » et « Le Monde » mettent le cap sur le vortex de déchets du Pacifique Nord, la « soupe » de microplastiques du Pacifique Nord.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 11h40
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 11h56
    |

            Patricia Jolly








                        



   





#PlastiquePacifique. Le Monde met le cap sur le vortex de déchets du Pacifique Nord, la « soupe » de microplastiques du gyre du Pacifique Nord. Embarqués sur la goélette scientifique Tara pour un périple de trois semaines entre Honolulu (Hawaï) et Portland (Oregon), notre journaliste Patricia Jolly et le photographe Samuel Bollendorff vous emmènent au cœur de cette mixture mitonnée par l’homme, qui rejette chaque année 8 millions de tonnes de plastiques en mer.

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Quatorzième jour de mer… Un automne précoce aspire Tara dans sa remontée vers Portland. En l’absence de vent, nous naviguons au moteur par 131 degrés nord et 43 degrés ouest, sous une bruine pénétrante qui confine les troupes à l’intérieur de la goélette et cause un embouteillage d’ordinateurs sur la table du carré.
« On se croirait à Terre-Neuve », grommelle le capitaine Yohann Mucherie, qui n’y a jamais mis les pieds, mais rêve sans doute secrètement de bourlinguer ailleurs que dans les mers chaudes. Notre pacha exagère un brin. De Terre-Neuve, nous n’essuyons pas la brume épaisse à couper au couteau, ni ne subissons le froid mordant, mais les températures ont tout de même vertigineusement chuté. Seize degrés dans l’eau pour 15 sur le pont ; Honolulu et son grand soleil ne sont plus qu’un lointain souvenir. Polaires et cirés intégraux sont de sortie sur le pont de Tara, qui s’est remise à rouler inexorablement de tribord à bâbord, à moins que ce ne soit l’inverse.
Sortie du gyre
Avec la pluie, l’effervescence de la chasse au micro-plastique est retombée, laissant l’observateur en proie à une forme de spleen. Lui qui – entre films, filaments, fragments, pellets et polystyrène de toute couleur – ne savait plus où donner de la tête, se trouve soudain désœuvré. Après trois journées, chacune scandées par une dizaine de traits de filets qui poussaient les scientifiques à se démultiplier pour remonter et trier cette riche collecte de micro-plastiques, la source semble s’être brutalement tarie.

   


Les mailles et collecteurs des trois filets du bord ne piègent maintenant plus que du plancton et des algues. Tara retrouve ainsi le cœur de sa mission scientifique débutée en 2009. « Les concentrations de plastique que nous avons recueillies et observées ces derniers jours indiquaient que nous traversions alors le Great Pacific Garbage Patch [GPGP, vortex de déchets du Pacifique Nord], et l’échantillonnage que nous récupérons maintenant prouve que nous en sommes sortis, décrypte Maria Luiza Pedrotti, chercheuse en biologie marine au Laboratoire océanographique de Villefranche-sur-Mer (Alpes-maritimes) et chef de mission scientifique sur Tara. Hormis à l’approche des côtes, nous ne devrions maintenant plus guère trouver de plastiques. Du coup, nous allons réduire la cadence des filets manta dédiés aux micro-plastiques, sans relâcher notre effort par rapport à notre protocole sur les aérosols, l’océanographie et la génomique du plancton ».
La scientifique se réjouit d’avoir bénéficié d’une mer « presque plate » pour les collectes de micro-plastiques dans le gyre. « Ces conditions – idéales pour doubler, voire tripler, nos traits de filets en surface – étaient essentielles, mais loin d’être gagnées d’avance, explique-t-elle. La qualité de notre échantillonnage est hautement dépendante de la météo. » Même maussade, ladite météo ne dissuade en rien les messieurs de notre collectif de soulager leur vessie par-dessus bord à la poupe du bateau. Un plaisir inénarrable, confient les plus honnêtes. Un répit pour les deux chasses d’eau de mer du voilier, prétendent les autres.
C’est aussi une pratique à risque. Selon une statistique des gardes-côtes américains relayée à bord par Nils Haëntjens, doctorant en optique océanique de la School of Marine Sciences de l’Université du Maine, 15 % des « hommes à la mer » sont repêchés la braguette ouverte. Preuve qu’en matière de mictions en milieu marin, l’adage « une main pour soi, une main pour bateau » doit être suivi à la lettre et assorti du port de la brassière de sauvetage.
Remontée délicate vers Portland
Notre atterrissage, prévu dans deux jours environ, à Astoria, petite ville de l’Oregon située à l’embouchure de la rivière Columbia qui mène à Portland, ne sera pas forcément de tout repos. Selon les guides, la puissance de l’océan Pacifique, combinée au débit du cours d’eau, font de l’endroit une des zones maritimes les plus traîtresses du globe. Un pilote spécialisé embarquera donc sur Tara à quelques milles de la côte pour mener la goélette à bon port.
Elle sera alors immobilisée pour vingt-quatre heures afin de satisfaire aux formalités d’entrée sur le territoire américain, avant d’entamer la remontée de la Columbia, qui prendra toute une journée, avec à la barre un autre pilote américain spécialisé. Tara s’offrira ensuite quelques jours de relâche, avant de cingler vers San Diego, en Californie, pour poursuivre sa quête de données scientifiques.

« Tara », une série en plusieurs épisodes
Cap sur la « soupe » de plastiquesLes défis d’une navigation scientifique « propre »Veillée d’armes aux abords du vortex de déchets du Pacifique NordDans l’œil du vortex de déchets du Pacifique NordOn a plongé dans la grande poubelle du Pacifique... deux foisVariations sur le plastiqueAlgues, plancton et spleen





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Un laser mesure les gaz toxiques directement à la sortie du pot d’échappement. En Europe, des premiers résultats révèlent des dépassements importants des normes pour les diesels.
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Des « radars » pour traquer la pollution réelle du trafic automobile à Paris

Un laser mesure les gaz toxiques directement à la sortie du pot d’échappement. En Europe, des premiers résultats révèlent des dépassements importants des normes pour les diesels.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 11h43
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

Des « radars » d’un nouveau genre ont fait leur apparition dans les rues de Paris. Ils ne sont pas là pour flasher les excès de vitesse des automobilistes mais pour traquer les gaz toxiques à la sortie des pots d’échappement. Que les propriétaires de véhicules polluants se rassurent, ils ne risquent pas d’être verbalisés. « Ce n’est pas un outil de flicage mais un instrument de collecte anonyme de données qui va nous permettre d’obtenir un inventaire beaucoup plus précis de la pollution, explique Christophe Najdovski, maire adjoint chargé des transports. Quand on dit qu’à Paris la majorité de la pollution vient du trafic routier, ce n’est pas une vue de l’esprit. »
Un « radar » a été installé en haut du boulevard Diderot en direction de la place de la Nation, dans le 12e arrondissement, et un autre dans le 13e. Rien à voir avec ceux de la gendarmerie. Il se présente comme un portique métallique équipé d’une caméra pour relever la plaque d’immatriculation et d’un système laser répondant au nom d’EDAR, pour « Emission Detection And Reporting ».
Les émissions des véhicules sont mesurées par spectroscopie laser. Concrètement, un laser est dirigé vers le sol à la verticale du véhicule et des rétro-réflecteurs collés sur la chaussée réfléchissent le rayon une fois qu’il a traversé le nuage de gaz. « Le laser effectue 20 000 balayages par seconde », précise John Stewart Hager, le patron américain de la société qui commercialise cette technologie. Le résultat, spectaculaire, apparaît simultanément sur un ordinateur portable : des traînées de couleurs plus ou moins longues et larges dans le sillage de chaque véhicule. Jaune pour les oxydes d’azote (NOx), rose pour les particules fines, bleu pour le dioxyde de carbone, rouge pour le monoxyde de carbone, vert pour les hydrocarbures.
« Pas de triche possible »
« C’est un outil révolutionnaire qui permet de visualiser la réalité d’une pollution qui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Des pêcheurs comparaissent à Marseille pour braconnage au cœur de la réserve. Reportage avec les inspecteurs en charge de faire respecter la réglementation.
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Trafic d’oursins, de poulpe et de poissons dans le parc naturel des Calanques

Des pêcheurs comparaissent à Marseille pour braconnage au cœur de la réserve. Reportage avec les inspecteurs en charge de faire respecter la réglementation.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 12h09
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        



                                


                            

Le Soubeyran, Zodiac du parc national des Calanques, dans les Bouches-du-Rhône, patrouille à la sortie de la calanque de Port-Miou, à Cassis, où Mathieu Imbert, inspecteur de l’environnement, soupçonne la présence d’un pêcheur à la ligne. Ces lieux situés en plein cœur marin du parc naturel sont strictement interdits à toute forme de pêche. Il ne s’agit en fait que d’un baigneur.
Un salut de la main, et direction les majestueuses falaises brunes Soubeyranes du bec de l’Aigle, à La Ciotat. Un Zodiac blanc mouille à la lisière d’une des sept zones de non-pêche. A la jumelle, Mathieu Imbert n’aperçoit personne à bord. Une situation « typique d’un chasseur sous-marin qui braconne en zone interdite », selon le « policier de l’environnement ». Là encore, fausse alerte : le propriétaire, avec masque et tuba, tourne dans l’eau, armé d’une brosse pour nettoyer la coque de son bateau.
La création du parc, en 2012, a imposé réglementations et restrictions afin de protéger une ressource halieutique soumise à de fortes tensions, bousculant des habitudes qui existaient depuis des décennies. Du coup, après l’hostilité du début, ses gestionnaires se sont transformés en arbitres entre la soixantaine de pêcheurs artisanaux installés de Marseille à La Ciotat, les pêcheurs de loisirs, une activité qui prélève autant de poisson que les professionnels, les chasseurs sous-marins. Les conflits d’usage sont multiples.
75 kilos de poulpe
Cet après-midi de fin juin, où les calanques d’En-Vau et l’archipel Riou commencent à connaître une affluence estivale au son des premières cigales, aucune infraction ne sera relevée, pas le moindre braconnier verbalisé. « Le plus important pour lutter contre toutes les formes illicites de pêche, c’est d’être suffisamment présents sur l’eau pour s’assurer que “l’effet réserve” fonctionne bien, estime Mathieu Imbert. Les braconniers doivent savoir qu’on peut être là même la nuit, même le week-end,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ La croisade du gouvernement en faveur d’une économie plus économe en ressources et en déchets ressemble un peu à la théorie du « en même temps », explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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« Il existe bien plus efficace que le recyclage : moins jeter »

La croisade du gouvernement en faveur d’une économie plus économe en ressources et en déchets ressemble un peu à la théorie du « en même temps », explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



Le Monde
 |    04.07.2018 à 10h58
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 11h10
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

La lecture des emballages de produits dans les magasins devient une activité intellectuelle à part entière. A côté de la composition, de la performance énergétique, de la provenance et des labels divers et variés, un nouvel indicateur va s’inviter au 1er janvier 2020 sur les produits électroniques et électroménagers : l’indice de réparabilité. En visite dans un laboratoire de la Fnac, mardi 3 juillet, Brune Poirson, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, a indiqué qu’un groupe de travail venait de se mettre en place afin d’élaborer ce nouvel indice.
Cette initiative s’inscrit dans une croisade plus générale du gouvernement en faveur d’une économie plus économe en ressources et en déchets. En avril, le premier ministre, Edouard Philippe, avait choisi les usines SEB pour dévoiler une feuille de route présentant 50 mesures en faveur de l’économie circulaire.
L’économie circulaire est en elle-même un beau combat. Mais il existe bien plus efficace que le recyclage : moins jeter. D’où le combat pour la durabilité des produits. Il a commencé par la pénalisation de ce que l’on a appelé l’obsolescence programmée. Un délit plutôt flou et difficile à prouver, puisque les composants d’un produit, quel qu’il soit, ont forcément une existence limitée et que la recherche du prix bas, plébiscitée par le consommateur, conduit à dégrader la qualité et donc sa longévité.
C’est à cette économie low cost, très productrice de déchets que le gouvernement veut s’attaquer, mais évidemment sans que cela ne pénalise ni la croissance de l’économie ni le pouvoir d’achat. La théorie du « en même temps » appliquée au développement durable.

Deux pistes possibles
Pas facile. Deux pistes sont possibles. La première est celle de la frugalité. Concevoir un produit simple, peu performant mais bon marché, et qui reste totalement réparable, y compris par l’utilisateur lui-même. C’est la méthode 2CV, ce génial...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Le ministre de la transition écologique dévoile, dans un entretien au « Parisien », une partie des mesures du plan de sauvegarde pour la biodiversité, présenté mercredi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/07/2018
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Nicolas Hulot veut sortir le sujet de la biodiversité de l’ombre

Le ministre de la transition écologique dévoile, dans un entretien au « Parisien », une partie des mesures du plan de sauvegarde pour la biodiversité, présenté mercredi.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 05h52
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 08h07
   





                        


Le gouvernement se penche au chevet d’une « situation catastrophique » avec « 40 % des espèces vivantes [qui] auront disparu au milieu du siècle prochain si on ne fait rien ». Mercredi 4 juillet, Edouard Philippe va présenter le contenu du nouveau plan de sauvetage pour la biodiversité. « L’objectif est d’abord de sortir ce sujet de l’ombre », insiste le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, dans un entretien au Parisien paru mercredi. Dans le plan, il sera question de gestion des plastiques, de réduction de l’« artificialisation » des sols, de pesticides.
« Nous allons fixer l’objectif de zéro “artificialisation” net des sols », promet Nicolas Hulot. « L’objectif est au minimum de compenser les surfaces “artificialisées” en “désartificialisant” des surfaces équivalentes », poursuit le ministre, qui s’engage à lutter contre l’étalement urbain. « L’apogée des grandes surfaces démesurées est derrière nous. »

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La défense de la faune et de la flore passera aussi par la création ou l’extension de « vingt réserves nationales d’ici la fin du quinquennat », ainsi que par l’inauguration d’un Parc national des forêts sur le plateau de Langres (entre les régions Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté).
90 mesures attendues
Environ 90 mesures sont attendues, à l’esprit d’abord incitatif, plus que contraignant. Selon Le Parisien, un plan national d’actions pour la protection des cétacés devrait être mis en place dès cette année. Autre mesure citée par le quotidien : « Les collectivités devront publier les quantités de pesticides utilisés sur leur territoire. » Afin de protéger les océans, le plan prévoit de « supprimer progressivement 12 produits en plastique à usage unique retrouvés le plus fréquemment sur les plages », comme les pailles ou les touillettes.

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Même si le ministre défend que la biodiversité « n’est pas une question de budget », il ajoute que « 50 millions d’euros seront alloués au soutien à l’agriculture biologique », et que de nouvelles aides seront versées aux « agriculteurs qui auront des pratiques vertueuses ».
Défendant un gouvernement qui avance, il en profite pour démentir les rumeurs qui le donnent sur le départ.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Le groupe Ponant va lancer en 2021 un paquebot de croisière brise-glace fonctionnant au gaz naturel liquéfié. Une première dans le secteur.
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Un paquebot de luxe qui carbure au gaz

Le groupe Ponant va lancer en 2021 un paquebot de croisière brise-glace fonctionnant au gaz naturel liquéfié. Une première dans le secteur.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 18h00
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


Peut-on partir en croisière au pôle Nord sans (trop) polluer ? Le secteur du transport maritime, responsable de 3 % des émissions mondiales de CO2, est régulièrement critiqué pour son utilisation extensive de fioul lourd, très polluant.
Pour faire face à ce défi, l’organisateur de croisières de luxe Ponant a décidé de lancer un navire fonctionnant au gaz naturel liquéfié (GNL), utilisant une technologie proposée par le groupe français GTT, a annoncé ce dernier, mardi 3 juillet. Le luxueux paquebot sera équipé de deux réservoirs transportant du gaz refroidi à –160 degrés Celsius, qui sera utilisé comme carburant.
Ce navire, qui doit être livré en 2021, sera le premier brise-glace de croisière hybride électrique propulsé au GNL. Le Ponant Icebreaker n’est pas un vulgaire ferry : il sera équipé de 135 cabines de luxe et de deux hélicoptères, de quoi ravir des passagers qui paient entre 4 000 et 8 000 euros par personne, selon les voyages. Il sera construit par le chantier norvégien Vard et devrait proposer de se rendre dans des destinations polaires comme la mer de Weddell, la mer de Ross ou encore l’île de Pierre-Ier.
Un secteur exempté de l’accord de Paris
L’enjeu est d’importance pour le transport maritime. Si rien n’est fait, ce secteur pourrait représenter plus de 17 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050. Or, tout comme le secteur aérien, le transport maritime international est exempté de l’accord de Paris sur le climat du fait de son caractère transnational.
Outre ses émissions de CO2, le secteur est aussi responsable d’émissions de particules et de dioxyde de soufre plusieurs fois équivalentes à celles du parc automobile mondial.
Un accord trouvé par l’Organisation maritime internationale (OMI) en avril 2018, dans la foulée de l’accord de Paris, dessine une trajectoire de réduction des émissions du secteur de moitié d’ici à la moitié du siècle. Mais il stipule aussi clairement l’interdiction totale du fioul lourd dans l’Arctique à partir de 2021.
Difficultés logistiques pour le ravitaillement
« Quand vous allez au pôle Nord, il vous faut un bateau propre, la technologie hybride permet de fonctionner sur batteries lorsque vous y êtes et de circuler le reste du temps au GNL », détaille Philippe Berterottière, le PDG de GTT. L’usage de GNL permet de supprimer les émissions de soufre et de particules fines, de réduire de 80 % le NOx (oxyde de carbone) et de 20 % celles de CO2.
L’armateur CMA CGM avait déjà passé, à l’automne 2017, une commande de neuf immenses porte-conteneurs fonctionnant au GNL. Cette utilisation progressive du gaz comme substitut au pétrole dans le transport maritime aiguise les appétits de certains groupes pétroliers, comme le français Total, récemment devenu numéro deux mondial après avoir racheté une partie des actifs d’Engie.
Mais ce transfert progressif du pétrole vers le gaz souffre encore de difficultés logistiques. Peu de ports sont équipés pour assurer l’avitaillement en GNL des navires, ce qui freine certains armateurs. Plusieurs grandes villes méditerranéennes, comme Marseille, Venise ou Barcelone, se plaignent régulièrement des navires de croisière qui font fonctionner leur moteur et dégagent des fumées polluantes et pourraient être intéressées à accompagner le développement de la filière.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ L’ONG Greenpeace a organisé, mardi 3 juillet, le survol puis le crash d’un drone déguisé en Superman sur le site nucléaire du Bugey, près de Lyon.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Bien que le sujet soit très clivant dans le pays, le gouvernement a approuvé, mardi, un plan de relance du nucléaire, sept ans après la catastrophe. La compagnie Tepco plaide, elle, pour de nouvelles centrales.
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Sept ans après Fukushima, le Japon reprend le chemin du nucléaire

Bien que le sujet soit très clivant dans le pays, le gouvernement a approuvé, mardi, un plan de relance du nucléaire, sept ans après la catastrophe. La compagnie Tepco plaide, elle, pour de nouvelles centrales.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 14h41
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 06h41
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


A la « une » des journaux japonais, la spectaculaire défaite de l’équipe nationale de football face à la Belgique, lundi 2 juillet, lors de la Coupe du monde en Russie, a quelque peu éclipsé la nouvelle, mais cette dernière n’en représente pas moins un virage important : sept ans après la catastrophe de Fukushima, le Japon s’apprête à reprendre vigoureusement le chemin du nucléaire.
Mardi, le gouvernement de Shinzo Abe a approuvé un plan énergétique visant à atteindre une proportion de 20 % à 22 % d’électricité d’origine nucléaire à l’horizon 2030. Elle était d’environ 30 % avant Fukushima, et de 2 % à fin 2017. Sur les cinquante-quatre réacteurs du pays, seuls neuf produisent actuellement de l’électricité.
Dans le même cadre, le pays s’engage à augmenter significativement le poids des énergies renouvelables, qui devront atteindre de 22 % à 24 % du mix électrique à la même échéance – contre 15 % aujourd’hui. Le charbon, le pétrole et le gaz resteront toutefois majoritaires dans la production d’électricité, à 56 %.
Mauvais élèves des pays développés
Depuis Fukushima et la mise à l’arrêt du parc nucléaire japonais, le pays avait fait exploser ses émissions de gaz à effet de serre, en produisant massivement son électricité à partir de charbon et de gaz. Le Japon est ainsi le premier importateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), notamment depuis le Qatar.
Alors qu’au moment des accords de Kyoto, en 1990, le Japon était en pointe dans la lutte contre le réchauffement climatique, il apparaît aujourd’hui comme l’un des plus mauvais élèves parmi les pays développés.
Dans ce nouveau plan, le pays s’engage à réduire de 80 % ses émissions de gaz à effet de serre entre 2013 et 2050, ce qui nécessite des efforts massifs. Et le gouvernement considère que le nucléaire, qui n’émet pas de CO2, est « une ressource indispensable » aux côtés des énergies renouvelables.

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Ce plan constitue un virage important par rapport à la politique mise en œuvre ces dernières années dans le pays. Le précédent gouvernement avait pris l’engagement de mettre à l’arrêt l’ensemble des centrales du pays d’ici à 2039. Mais le premier ministre, Shinzo Abe, partisan de longue date de l’énergie nucléaire, avait affiché sa volonté de remettre sur pied la filière japonaise.
Casus belli pour les antinucléaires
Le sujet reste très controversé dans le pays, y compris au sein du parti au pouvoir. La sortie du nucléaire est défendue par plusieurs anciens premiers ministres, Junichiro Koizumi – mentor de Shinzo Abe, l’actuel premier ministre –, Morihiro Hosokawa ou encore Naoto Kan, qui dirigeait le gouvernement au moment de la catastrophe.
Si le plan énergétique ne mentionne pas directement la construction de nouvelles centrales, plusieurs experts estiment que cela sera indispensable pour atteindre l’objectif des 20 % à 22 % en 2030. Il faudra non seulement relancer plus de réacteurs qu’actuellement, mais également en construire de nouveaux. Plusieurs des centrales actuelles auront atteint leur limite d’âge avant cette date.

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Pour autant, le redémarrage des centrales s’annonce complexe. Depuis Fukushima, l’autorité de sûreté a considérablement durci les règles. Ce qui a entraîné des travaux importants – et coûteux. Sans compter la très forte réticence des habitants et des élus locaux lors des redémarrages de réacteurs.
Les conséquences toujours en cours de Fukushima
Malgré ces difficultés, la filière nucléaire japonaise entend saisir l’opportunité. Tomoaki Kobayakawa, le patron de Tokyo Electric Power Company (Tepco), géant nucléaire de l’île, très décrié pour sa gestion de la crise de Fukushima, a annoncé mardi « lancer l’étude géologique pour la construction d’une nouvelle unité à Higashidori », dans le nord de l’archipel. Ce projet était déjà à l’étude avant la catastrophe de Fukushima, mais avait été interrompu en 2011.
Cette annonce est un casus belli pour les antinucléaires japonais, qui estiment que relancer une nouvelle centrale, alors que les conséquences de l’accident de Fukushima sont toujours en cours, est une grave erreur.
Cette catastrophe, conséquence d’un séisme accompagné d’un tsunami, avait provoqué la fusion du cœur du réacteur de la centrale, forcé des dizaines de milliers de personnes à quitter leur domicile et rendu inhabitable une partie de la région.
Dans un éditorial très dur, en mai, le grand quotidien japonais Asahi Shimbun avait condamné la volonté du gouvernement de prendre cette direction. « L’administration Abe devrait faire face à la dure réalité concernant le nucléaire, notamment le fait que la majorité des Japonais est opposée au redémarrage des réacteurs », estimait le quotidien, qui pressait le gouvernement « d’abandonner totalement ses efforts pour maintenir la dépendance du Japon au nucléaire. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Depuis plusieurs mois, l’ONG défie EDF, qui assure que ses centrales nucléaires sont « sûres, bien surveillées et bien protégées ».
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Greenpeace lance un drone contre la centrale nucléaire du Bugey

Depuis plusieurs mois, l’ONG défie EDF, qui assure que ses centrales nucléaires sont « sûres, bien surveillées et bien protégées ».



Le Monde
 |    03.07.2018 à 12h29
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 06h41
   





                        



   


Un drone en forme de Superman piloté par des militants de Greenpeace a survolé, mardi 3 juillet au matin, une centrale nucléaire proche de Lyon. L’ONG affirme que le bâtiment de l’enceinte sur lequel il s’est ensuite écrasé est « vulnérable ». Cette action « hautement symbolique » annoncée par Greenpeace, photos et vidéo à l’appui, et confirmée partiellement par EDF, visait à démontrer la « vulnérabilité » des piscines d’entreposage des combustibles usés, selon Greenpeace.

L’ONG affirme que son drone s’est écrasé contre le mur d’un bâtiment de ce type dans l’enceinte de la centrale EDF de Saint-Vulbas (Ain). Le groupe fait état, lui, de deux drones, dont un qui a été « intercepté » par la gendarmerie.

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Depuis plusieurs mois, l’ONG a décidé de défier EDF, qui assure que ses centrales nucléaires sont « sûres, bien surveillées et bien protégées ». Le 12 octobre 2017, huit activistes de Greenpeace avaient été interpellés pour avoir pénétré dans la centrale de Cattenom (Moselle) afin d’alerter sur la vulnérabilité des sites nucléaires.
Rapport sur la sécurité des réacteurs
Quelques jours plus tôt, dans un rapport, des experts mandatés par l’ONG avaient mis en garde contre des failles sécuritaires dans les centrales nucléaires françaises en cas d’attaque ou d’acte de malveillance, dans un rapport. Ces sept experts (France, Allemagne, Royaume-Uni et Etats-Unis), spécialistes en sûreté nucléaire, sécurité, radioprotection et économie, s’étaient particulièrement intéressés à la capacité de résistance des piscines d’entreposage des combustibles nucléaires usés.
Dans ce rapport, Greenpeace s’en prend à EDF, accusé de n’avoir « pas procédé aux renforcements nécessaires » malgré plusieurs rapports précédents mais aussi le survol de centrales, à répétition et toujours inexpliqué, par des drones. « Ce problème de fragilité des piscines d’entreposage du combustible usé face au risque d’attaques extérieures ne peut être ignoré par l’exploitant des centrales nucléaires françaises EDF », ajoute l’ONG.
Commission d’enquête
En février, l’Assemblée nationale a adopté une résolution La République en marche (LRM), créant une commission d’enquête « sur la sûreté et la sécurité » des installations nucléaires pour six mois. La France est « le premier pays au monde en nombre de réacteurs nucléaires en exploitation par habitant » avec 58 réacteurs pour quelque 66 millions de Français, et la présence de 19 centrales notamment « impose une vigilance sans faille », surtout après l’intrusion de militants de Greenpeace qui « a provoqué des inquiétudes légitimes dans l’opinion », avait assuré Barbara Pompili (LRM, issue des rangs écologistes), ancienne secrétaire d’Etat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Lancée le 22 mai, Acadibus inaugure un nouveau mode de formation, qui déplace le centre de formation de magasin en magasin, pour faire le tour de tout le personnel.
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Formation professionnelle : les Franprix prennent le bus

Lancée le 22 mai, Acadibus inaugure un nouveau mode de formation, qui déplace le centre de formation de magasin en magasin, pour faire le tour de tout le personnel.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 17h21
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

Un drôle de bus mandarine gêne le passage d’un camion, rue Jean-Bart à Paris dans le sixième arrondissement, jeudi 28 juin. Une jeune femme en sort, tout sourire : « Je vais gérer », lance-t-elle à cinq personnes en tablier Franprix, sagement attablées dans ce qui ressemble plus à une salle de conférence avec son tableau Veleda, son écran plat et son coin café, qu’à un minibus. Ann Geudens, directrice de l’Académie des métiers et du développement RH de Franprix, vient de libérer le passage, pour que se poursuive tranquillement l’opération Acadibus.
Commencée le 22 mai et dotée d’un budget de 476 000 euros pour un an – pour acheter un bus électrique, l’aménager, embaucher une équipe de six remplaçants polyvalents et leur chef de brigade, et payer la formation en tant que telle –, Acadibus inaugure un nouveau mode de formation de l’ensemble du personnel de l’enseigne de distribution, qui déplace le centre de formation de magasin en magasin. En un mois, 230 personnes de dix-huit magasins d’Ile-de-France ont déjà pris le bus. L’objectif est de former un millier de salariés d’ici la fin de l’année.
Franprix a engagé ces dernières années un tournant pour offrir davantage de services, ce qui a généré un besoin de compétences. Les employés doivent désormais être capables de « faire du poulet, du pain, de connaître la boucherie, le marchandising, la mise en place, etc. Tout le monde est amené à être polyvalent », affirme Mme Geudens. Mais, « avec 900 magasins de 10 salariés en moyenne, il était difficile de former ensemble tous les salariés d’un même magasin. Il fallait donc emmener la formation dans le magasin », explique Sandra Hazelart, la DRH de Franprix.
La brigade des six remplaçants, spécialement recrutée, est ainsi venue au petit matin du 28 juin au Franprix de la rue Jean-Bart travailler en lieu et place des salariés, pour qu’ils puissent, l’esprit libre, s’installer dans le bus pour être formés. Et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ InVivo cède sa filiale de nutrition animale à un groupe américain. La plus grande coopérative agricole française perd un des quatre piliers de son activité.
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Big bang au sein de la coopérative agricole InVivo

InVivo cède sa filiale de nutrition animale à un groupe américain. La plus grande coopérative agricole française perd un des quatre piliers de son activité.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 11h28
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

L’annonce a fait l’effet d’une bombe dans les milieux agricoles. InVivo, plus grande coopérative française, a annoncé être entré en négociation exclusive avec le géant du négoce américain Archer Daniels Midland (ADM) pour la cession de Neovia, sa filiale de nutrition animale. En signant cette vente, il abandonne un des quatre piliers de son activité et près d’un tiers de son chiffre d’affaires.
Pourtant, Thierry Blandinières en avait fait un de ses axes de développement stratégiques depuis son arrivée à la tête d’InVivo, en tant que directeur général, en 2013. Neovia a multiplié les acquisitions à l’international et s’est renforcé sur les marchés de l’aquaculture et de la nourriture pour chiens et chats. Résultat, la filiale, dont le siège est à Saint-Nolff (Morbihan), pesait 1,7 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2017 et emploie 8 200 salariés.
1,535 milliard d’euros en numéraire
Pour financer ce développement, en 2015, InVivo avait ouvert à hauteur de 32,5 % le capital de Neovia à des investisseurs : Eurazeo, Unigrains, Crédit agricole et CDC International. Un temps, une cotation en Bourse avait été évoquée, pour poursuivre l’aventure. Finalement, la vente pure et simple a été décrétée.
Il est vrai que l’américain ADM se dit prêt à débourser 1,535 milliard d’euros en numéraire pour s’emparer de la totalité du capital de Neovia. Un prix justifié à ses yeux pour entrer sur des marchés stratégiques, comme la France, parfaire sa couverture internationale et s’imposer comme un des leaders mondiaux de la nutrition animale.

Cette cession intervient au moment où InVivo doit boucler l’acquisition de l’enseigne Jardiland. L’opération avait été annoncée en novembre 2017, mais son montant n’a pas été dévoilé. Jardiland compte 189 magasins et réalise un chiffre d’affaires de 730 millions d’euros. M. Blandinières souhaitait ainsi renforcer le pôle distribution de la coopérative autour de trois enseignes, Gamm vert, Jardiland...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Plusieurs commerces ont été visés par des attaques à travers la France.
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Après une série d’attaques par des végans, les bouchers-charcutiers reçus au ministère de l’intérieur

Plusieurs commerces ont été visés par des attaques à travers la France.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 10h15
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 08h04
   





                        



   


Ils demandaient à être protégés face à « la violence » végane. Les bouchers-charcutiers avaient rendez-vous, mardi 3 juillet, au ministère de l’intérieur pour évoquer les attaques qu’ils subissent de la part de groupuscules végans anti-viande et anti-élevage.
Les professionnels, qui ont été reçus pendant une bonne heure, ont réclamé « la vigilance, l’arrêt de l’impunité et faire en sorte que les artisans puissent faire leur métier », a déclaré le président de la Confédération française de la boucherie-charcuterie et traiteurs (CFBCT), Jean-François Guihard, également boucher dans le Morbihan.
« Je pense que l’impunité va s’arrêter », a-t-il estimé, indiquant qu’il y avait « des procédures judiciaires et il y aurait aussi certainement une surveillance accrue de ces organisations ».
Plusieurs attaques contre des boucheries
La semaine dernière, les bouchers avaient publié une lettre adressée à M. Collomb dans laquelle ils réclamaient la protection de la police, après plusieurs attaques contre des boucheries. Dans les Hauts-de-France, sept boucheries ont été aspergées de faux sang en avril, une boucherie et une poissonnerie ont été vandalisées, leurs vitrines brisées et les façades taguées de l’inscription « Stop au spécisme ». La maire de Lille, Martine Aubry, a indiqué que la mairie allait se constituer partie civile.
Selon la CFBCT, des précédents « ont été signalés en région Occitanie » et « deux attaques » ont eu lieu depuis la publication de la lettre, à Angers (Maine-et-Loire) et Jouy-en-Josas (Yvelines). Fin mars, une militante végane de la cause animale, qui avait publié un message injurieux à l’égard du boucher tué dans un supermarché à Trèbes lors d’un attentat djihadiste, a été condamnée à sept mois de prison avec sursis pour « apologie du terrorisme ».

        Lire aussi :
         

                Antispécisme : à Lille, les actes de vandalisme de commerces de viande se multiplient







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Le feu, qui s’est déclaré le 30 juin après-midi à l’ouest de Sacramento, a déjà dévasté plus de 24 300 hectares de végétation et n’était contenu qu’à 5 % lundi soir.
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Californie : plus de 2 000 pompiers mobilisés pour lutter contre un incendie

Le feu, qui s’est déclaré le 30 juin après-midi à l’ouest de Sacramento, a déjà dévasté plus de 24 300 hectares de végétation et n’était contenu qu’à 5 % lundi soir.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 08h36
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 08h37
   





                        



   


Plus de 2 000 pompiers, appuyés par des hélicoptères bombardiers d’eau, combattent dans le nord de la Californie un incendie hors de contrôle, attisé par les vents, qui menace des habitations et autres structures.
Le « County Fire », qui s’est déclaré samedi 30 juin après-midi dans le comté rural de Yolo, à l’ouest de Sacramento, la capitale de l’Etat, a déjà dévasté plus de 24 300 hectares de végétation et n’était contenu qu’à 5 % lundi soir. Une épaisse fumée noire dégagée par cet incendie est parvenue 120 km plus au sud, dans la baie de San Francisco, laissant une pellicule de cendres sur les voitures et les vitres.
Les incendies avaient parcouru près d’un million d’hectares à la date du 29 juin aux Etats-Unis, depuis le début de l’année, soit nettement plus que la moyenne des dix dernières années, qui est de 810 000 hectares à pareil moment de l’année, selon les services des pompiers.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Depuis le 23 juin, l’Etat indien du Maharashtra verbalise distributeurs et utilisateurs de plastique non réutilisable. A Bombay, plus de deux cents contrôleurs sont en chasse.
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Bombay traque le plastique, les contrevenants risquent la prison

Depuis le 23 juin, l’Etat indien du Maharashtra verbalise distributeurs et utilisateurs de plastique non réutilisable. A Bombay, plus de deux cents contrôleurs sont en chasse.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 14h01
    |

                            Guillaume Delacroix (Bombay, correspondance)








                        



                                


                            

Santosh n’en est pas encore revenu. Vendredi 29 juin, il a vu des agents de la municipalité de Bombay débarquer devant son minuscule étal et vérifier qu’il ne donnait plus de sacs en plastique aux clients qui viennent lui acheter ses bijoux de pacotille. Notre marchand de rue, qui vit avec sa famille sur le trottoir le plus passant du quartier historique de Colaba, n’utilise plus de plastique depuis qu’en mars, les autorités ont annoncé la fin prochaine de ce matériau lorsqu’il n’est pas réutilisable. Mais à sa grande surprise, les inspecteurs ont fouillé dans ses affaires et trouvé à redire aux sacs en tissu qu’il utilise désormais.
« Ils ont dit que mes nouveaux sacs n’étaient pas conformes et ils m’ont donné une amende de 5 000 roupies [62,8 euros] », raconte Santosh. « J’ai dépensé 300 roupies [3,8 euros] pour me procurer une centaine de sacs en tissu qui ont finalement été saisis. Avec l’amende, ma perte est énorme et du coup, je suis obligé d’emballer mes marchandises dans du papier journal. »

L’interdiction, qui porte sur les sacs de courses, les emballages de nourriture, les pailles, la vaisselle et les petites bouteilles en plastique, est officiellement en vigueur depuis le 23 juin. Elle devait démarrer à la fin de l’hiver mais, à la suite d’un recours des fédérations de la filière plastique, la justice avait suspendu le dispositif pour trois mois, afin de donner aux professionnels le temps de s’organiser et d’écouler leurs derniers stocks.
« Menace pour l’humanité »
Si vingt-cinq des vingt-neuf Etats de l’Union indienne bannissent partiellement ou totalement le plastique non réutilisable, le Maharashtra (115 millions d’habitants) et sa capitale, Bombay, sont les premiers à appliquer des sanctions. D’où, sans doute, le zèle des 225 contrôleurs déployés sur le terrain. Les fabricants, les commerçants et tous les utilisateurs finaux sont désormais passibles d’une amende de 5 000 roupies, laquelle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Plus de 50 % de la surface terrestre est aujourd’hui affectée par ce mécanisme lié aux variations climatiques et aux activités humaines.
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Dégradation massive des terres à l’échelle planétaire

Plus de 50 % de la surface terrestre est aujourd’hui affectée par ce mécanisme lié aux variations climatiques et aux activités humaines.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 12h42
    |

            Simon Roger








                        



                                


                            

« Au cours des vingt dernières années, les pressions sur les terres et les sols ont considérablement augmenté. Pour préserver notre planète pour les générations futures, nous devons de toute urgence changer la façon dont nous traitons ces précieuses ressources. » Tibor Navracsics, responsable du Centre commun de recherche (JRC), le service scientifique de la Commission européenne, a tiré le signal d’alarme lors de la présentation, le 21 juin, du travail coordonnée par les experts de l’Union européenne.
Le JRC rendait publique, ce jour-là, la troisième édition de l’Atlas mondial de la désertification – publié une première fois en 1992, au moment du Sommet de la Terre de Rio, puis dans une nouvelle mouture en 1997 –, un document de 248 pages, touffu mais riche d’informations sur l’état de dégradation des terres à l’échelle planétaire.
Chaque année, une surface équivalente à la moitié de la taille de l’Union européenne (UE) – soit plus de deux millions de kilomètres carrés – est dégradée, l’Afrique et l’Asie étant les deux continents les plus touchés. « On peut s’accorder à dire que plus de 50 % de la surface terrestre est aujourd’hui affectée par ce mécanisme lié aux variations climatiques et aux activités humaines, et que le phénomène va grandissant », estime le géographe et principal auteur de l’ouvrage, Michael Cherlet.
Stress hydrique
S’il est difficile de quantifier ce phénomène, c’est d’abord parce que la dégradation des terres n’est pas un concept statique, mais un processus évolutif par lequel les sols épuisent leur potentiel biologique et leur capacité à supporter ou à nourrir les populations. La qualité des sols est une notion variable selon ses utilisateurs. Les experts du JRC ont donc élaboré une grille de lecture identifiant quatorze paramètres : des critères biophysiques comme l’aridité, le stress hydrique, l’érosion ou la perte de végétation, et des critères socio-économiques tels que la densité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Après avoir essuyé deux refus, le chapelet de volcans devient le premier site naturel de France métropolitaine à recevoir cette prestigieuse distinction.
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La chaîne des Puys, en Auvergne, classée par l’Unesco au patrimoine mondial

Après avoir essuyé deux refus, le chapelet de volcans devient le premier site naturel de France métropolitaine à recevoir cette prestigieuse distinction.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 18h51
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 06h34
    |

                            Nina Jackowski








                        



   


L’Unesco a inscrit l’emblématique chaîne des Puys et la faille de Limagne au patrimoine mondial ce lundi 2 juillet. Incontournable en Auvergne, la chaîne aligne 80 volcans endormis depuis plus de huit mille ans, bien que les vulcanologues n’excluent pas leur réveil. Parmi eux, figure le puy de Dôme, point culminant à 1 465 mètres, qui a donné son nom au département. Son ascension à bord du train à crémaillère, le panoramique des Dômes, a bâti sa réputation.
Pourtant, le comité de l’Unesco avait rejeté la candidature auvergnate en 2014 et 2016, à la suite de rapports négatifs de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). L’ONG estimait que ses caractéristiques n’étaient « pas uniques » et semblaient « égalées », voire « mieux représentées, dans d’autres sites du monde ». Dans son collimateur également, les marques de présence humaine sur le site, des temples de l’Antiquité à l’antenne de télécommunication au sommet du puy de Dôme aujourd’hui.
« On a démontré que sans cette présence humaine qui a entretenu le site, notamment par le pastoralisme, ces formes volcaniques uniques ne seraient plus visibles aujourd’hui », se défend à l’Agence France-Presse le président du conseil départemental du Puy-de-Dôme, Jean-Yves Gouttebel, à l’origine de la candidature.

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« Phénomène fondamental de l’histoire de la Terre »
Victoire en mai, grâce au changement de stratégie des porteurs du projet. Ils se sont centrés sur son atout géologique plutôt que son aspect esthétique. L’UICN rend son avis favorable et soutient que ce site « illustre de manière exceptionnelle les processus et caractéristiques de la rupture continentale, un phénomène fondamental de l’histoire de la Terre ». Le comité du patrimoine mondial, réuni depuis fin juin à Bahreïn, a finalement retenu ce chapelet de volcans endormis.
La chaîne des Puys est le premier bien naturel de la France continentale classé au patrimoine mondial, les autres sites naturels inscrits se trouvant en Corse et outre-mer (Réunion, Nouvelle-Calédonie). Le mont Perdu, à la frontière franco-espagnole, figure également au classement, comme bien « mixte » français, à la fois naturel et culturel.

        Lire aussi notre reportage :
         

          Les bistrots parisiens, un patrimoine à défendre






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Lors de repérages aériens effectués par un prestataire, des centaines de flamants roses ont pris peur et abandonné les œufs qu’ils couvaient.
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Le cinéaste Nicolas Vanier au cœur d’une polémique pour le tournage de son prochain film

Lors de repérages aériens effectués par un prestataire, des centaines de flamants roses ont pris peur et abandonné les œufs qu’ils couvaient.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 17h06
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 17h35
   





                        


Le cinéaste Nicolas Vanier a annoncé, lundi 2 juillet, qu’il annulait des prises de vues aériennes prévues en Petite Camargue (Gard) pour son prochain film sur l’aventure de l’ornithologue Christian Moullec, Donne-moi des ailes. En cause, une polémique suscitée lors de repérages effectués par un prestataire, début juin ; un ULM avait alors survolé la seule colonie de flamants roses de France, installée dans les salins d’Aigues-Mortes, un lieu reculé, pour couver ses œufs, a rapporté l’association France Nature Environnement, à l’origine du dépôt d’une plainte contre X.
Le survol à basse altitude avait créé une panique chez les oiseaux, et un nid sur dix avait été abandonné, en pleine période de couvaison. « Cinq cents couples sur les 4 500 que comprend la colonie ont abandonné définitivement leurs œufs », précise l’association.
Ironie de l’histoire, le film tourné par Nicolas Vanier « parle de la protection des oiseaux », selon le cinéaste, à travers l’histoire d’un scientifique passionné par les oies sauvages et de son fils. « La présence de cette espèce emblématique (…) exigeait les plus grandes précautions », a ajouté l’association, qui a porté plainte pour perturbation intentionnelle et destruction d’œufs d’espèce protégée.
« J’ai été scandalisé »
Nicolas Vanier a expliqué que le pilote de l’ULM travaillait pour un prestataire extérieur à sa société de production, et qu’il avait mis fin immédiatement à leur collaboration après l’incident. « Un plan de vol avait pourtant été remis à ce pilote indiquant précisément les zones à éviter », a-t-il regretté. « Ils ont été jouer à faire s’envoler des oiseaux, j’ai été scandalisé », a poursuivi le cinéaste auteur du Dernier Trappeur et de Loup, qui estime ne pas pouvoir être « tenu pour responsable ».
Pour tenter de « réparer ce qui peut l’être », M. Vanier a proposé aux acteurs locaux de parrainer une population de flamants roses, de permettre d’utiliser le film - dont le tournage va se poursuivre en Norvège et en Petite Camargue - dans un cadre pédagogique et d’intégrer les associations à la présentation du film dans la région. Le cinéaste promet également de se faire « le porte-parole des problématiques dont souffrent les oiseaux migrateurs ».
Nicolas Vanier avait déjà été visé par une polémique en 2014, lorsqu’il avait dû faire évacuer les chiens de son domaine dédié aux activités nature dans la Drôme, après une mise en demeure sur les conditions de sécurité. L’explorateur vedette assure que jamais ces chiens n’ont été maltraités et qu’il s’agissait « uniquement de conditions de sécurité qui n’étaient pas respectées par le gérant qui n’avait pas fait installer de clôture électrique ».
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Mise à jour du 2 juillet à 17h30 : correction de l’article suite à une précision de Nicolas Vanier qui assure ne pas avoir « renoncé » au tournage de son film en France mais uniquement « annulé » le tournage de certaines scènes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Un quiz pour mieux comprendre comment nos océans sont affectés par le réchauffement de la planète.
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Quiz. Réchauffement climatique : quel est l’impact sur les océans ?

Un quiz pour mieux comprendre comment nos océans sont affectés par le réchauffement de la planète.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 16h18
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 11h46
    |

                            Julia Zimmerlich








                        



   


Touchés de plein fouet par le changement climatique et les activités humaines, les océans changent à grande vitesse. Les associations et les chercheurs multiplient les cris d’alarme, et appellent à faire des océans un bien commun de l’humanité. Quels rôles jouent-ils dans la régulation du climat ? Quels sont les signaux alarmants ? Testez vos connaissances sur le sujet.



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La protection des océans sera l’une des grandes thématiques abordées lors du Festival de l’innovation Novaq.
Les 13 et 14 septembre, la région Nouvelle-Aquitaine, en partenariat avec Le Monde, organise deux jours de débats, conférences, pitchs et ateliers au H14, à Bordeaux.
Scientifiques, experts, entrepreneurs échangeront autour de trois grands thèmes : le cerveau, l’espace et l’océan. Fil rouge de cette édition : l’innovation au service de l’humain.
Programme et inscriptions ici.



                            


                        

                        

