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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Epic Games, le studio à l’origine de ce jeu phénomène, souhaite développer des compétitions officielles et internationales.
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« Fortnite » met un premier pied dans l’e-sport

Epic Games, le studio à l’origine de ce jeu phénomène, souhaite développer des compétitions officielles et internationales.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 17h54
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


La prochaine Coupe du monde aura lieu en 2019. Sur le terrain, non pas onze joueurs mais cent, chacun derrière leur écran. Après avoir conquis le grand public, « Fortnite », le jeu qui a séduit 125 millions d’adeptes en seulement un an, cherche à consolider sa position chez les gamers.
Le 12 juin, Epic Games, le studio à l’origine de ce jeu de survie, dont l’objectif est de tuer ses 99 adversaires en 20 minutes, a annoncé qu’il doterait ses compétitions d’un montant record de 100 millions de dollars (86 millions d’euros) de dotation, pour récompenser les meilleurs compétiteurs. « Les 100 millions de dollars seront répartis entre de nombreux rendez-vous à différents niveaux de la compétition dans le monde entier », précise le studio.
Depuis, les amateurs s’impatientent et la profession du e-sport (ces compétitions de jeu vidéo qui se jouent en réseau, en ligne…) s’interroge. « Cela veut dire que des joueurs professionnels vont pouvoir s’engager et se structurer en équipes. Le jeu ne sera plus seulement sympathique, il sera aussi une source de revenus », explique Bertrand Amar, directeur du développement audiovisuel du groupe Webedia et Directeur de ES1, une chaîne de télévision spécialisée dans l’e-sport. Mais il pointe le montant astronomique mis en jeu. « C’est quatre fois plus que le précédent record [détenu par Dota 2]. C’est presque inquiétant. Les sommes investies dans d’autres tournois peuvent paraître ridicules après ça ».
Multiplication de tournois
Si Epic Game se lance dans l’organisation de compétitions, c’est que des tournois autour de son jeu avaient tendance à se multiplier. Un premier rendez-vous a eu lieu à l’E3, l’un des plus grands salons internationaux du jeu vidéo et des loisirs interactifs. A cette occasion, un mode spectateur a été mis en place. L’avantage : l’internaute qui suit la partie sur son téléphone ou son ordinateur ne manque rien du feu de l’action. Jusqu’à présent, il n’était possible de voir qu’un seul joueur, ce qui était long et ennuyeux. Ce mode est appelé à être ouvert au grand public. « Cela ne devrait pas tarder. Il faut aller vite pour faire face à la concurrence et permettre aux équipes de s’organiser », ajoute M. Amar.
Signe de la notoriété grandissante de « Fortnite », le Gotaga Show, événement organisé sur le lac d’Enghien-les-Bains par le Casino Barrière, a réuni environ 6 000 fans du jeu vendredi 29 juin. Certains amateurs, n’ayant pas réservé leurs places à temps, ont dû suivre les parties depuis l’extérieur, les yeux rivés sur des écrans géants. Sur le Web, l’événement a rassemblé des centaines de milliers de spectateurs avec un pic d’audience de 243 248 internautes.
Commentaires enfiévrés de Gotaga
Les présents n’étaient pas seulement là pour suivre des parties de « Fortnite », mais aussi pour écouter les commentaires enfiévrés de Gotaga, l’un des meilleurs joueurs et commentateur. Cette star dans le milieu du jeu vidéo français a cofondé Vitality, une équipe qui ne cache pas ses ambitions. « On veut créer un gros truc. Vitality me fait confiance et honnêtement si on parle d’un budget pour Fortnite il serait à sept chiffres », a détaillé Corentin « Gotaga » au site L’Equipe au début du mois de juin. Vitality a notamment réussi une première levée de fonds de 2,5 millions d’euros en février afin de développer ses activités, la structure devra sûrement réitérer l’opération.
Si le mode compétition tarde à voir le jour, c’est que la logistique pour réunir 100 joueurs venus du monde entier et assurer un débit suffisant pour les millions d’internautes… relève du défi. Autre interrogation : les modalités des futures compétitions. S’agira-t-il d’un championnat, d’une ligue, de tournois saisonniers… ? Et les spéculations vont bon train concernant l’organisation qui sera privilégiée, en solo, en duo ou en équipes. « Bien qu’on puisse imaginer des compétitions individuelles, l’éditeur devrait privilégier les compétitions en équipes ou en duos. Cela permet de mettre en place des stratégies collectives et des scores cumulés », ajoute M. Amar. Les qualifications pour la Coupe du monde de « Fortnite », actuellement prévue pour fin 2019, commenceront à l’automne 2018.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Qui, parmi les huit sélections survivantes arrivées en quarts de finale, deviendra champion du monde 2018 ? Faites vos pronostics et partagez-les avec vos amis.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ De France-Argentine à Colombie-Angleterre, les huit rencontres disputées ont plutôt donné raison aux équipes défensives jouant la contre-attaque. Mais il y a aussi eu des buts et des roulades.
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Coupe du monde 2018 : les qualifiés, les stats, le plus beau but… Le bilan des huitièmes de finale

De France-Argentine à Colombie-Angleterre, les huit rencontres disputées ont plutôt donné raison aux équipes défensives jouant la contre-attaque. Mais il y a aussi eu des buts et des roulades.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 14h22
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 18h00
    |

            William Audureau








                        



   


Les scores
France-Argentine : 4-3 Uruguay-Portugal : 2-1 Espagne-Russie : 1-1, 3-4 aux tirs aux buts Croatie-Danemark : 1-1, 3-2 t.a.b. Brésil-Mexique : 2-0 Belgique-Japon : 3-2 Suède-Suisse : 1-0 Colombie-Angleterre : 1-1, 3-4 t.a.b.
Le plus beau but

#CM2018 #FRAARG 57è, 2-2 
⚽⚽ BUT FRANCAIS 🇫🇷
😱😱 CHEF D'OEUVRE DE PAVARD 

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Une égalisation inespérée, par un buteur inattendu, d’une frappe inoubliable. Le jeune latéral droit des Bleus, Benjamin Pavard, s’est rattrapé de ses quelques erreurs de placement (il est notamment fautif sur le second but argentin) avec un missile brossé de l’extérieur du pied, corps à l’horizontale, depuis l’extérieur de la surface. La trajectoire est tellement liftée que sans les filets argentins, le ballon serait encore en train de tourner sur lui-même.
Le flop
L’Espagne

   


Championne du monde 2010, invaincue depuis deux ans, l’Espagne faisait figure de candidate légitime au sacre final pour la dernière grande compétition de son chef d’orchestre, Andrés Iniesta. Raté : la Roja a été piteusement éliminée par la sélection russe, que pas grand monde ne voyait atteindre les huitièmes de finale.
L’invitée surprise
La Suède

   


La Blagult, qui n’arrête plus de surprendre depuis le début des éliminatoires de la zone Euro (elle a rencontré sur sa route la France, les Pays-Bas et l’Italie), confirme en Russie sa baraka : après être sortie première du groupe de l’Allemagne, elle a sorti la sélection helvétique, pourtant 6e au classement FIFA. Le tout avec un plan de jeu simple et carré : défendre en équipe, bas et solidaire, et marquer sur un malentendu en contre. Attention, il y a de la Grèce 2004 dans cette équipe-là.
Le chiffre à retenir
42,3 %
Soit la possession de balle moyenne des huit équipes qualifiées en quarts de finale. Après l’élimination surprise de l’Allemagne en phase de groupe, le football de possession confirme sa mauvaise passe. Seules trois nations (Belgique, Croatie et Angleterre) ont eu plus le ballon que leur adversaire. Mais la bonne recette était surtout de laisser son opposant faire joujou avec la balle pour opérer en contre, comme la France (39,8 %), l’Uruguay et la Suède (32,7 % toutes les deux). La Russie est même passée avec 21,1 % de possession, du jamais vu, et une claque pour le tiki taka espagnol.
Le joueur vedette
Harry Kane

   


Le buteur de Sa Majesté a marqué son sixième but en trois matchs seulement, également le record de Gary Lineker sur une compétition entière. C’est le meilleur réalisateur du tournoi, devant le Belge Romelu Lukaku (4) et le Portugais Cristiano Ronaldo (4, mais éliminé).
La comparaison
8 contre 1
Le nombre de victoires cumulées en Coupe du monde des deux côtés du tableau final. Uruguay (2), France (1), Brésil (5) et Belgique (0) sont dans la partie la plus relevée de ce dernier. A l’inverse, l’autre moitié du tableau final est essentiellement constituée d’équipes au palmarès vierge, comme la Russie, la Croatie et la Suède. Seule l’Angleterre (une victoire en 1966) fait exception.
La finale qui est toujours possible
Belgique-Croatie
Les deux meilleures équipes de la phase de groupe sont, avec la Russie, les seules à n’avoir jamais atteint une finale de Coupe du monde dans leur histoire, mais elles peuvent toujours y croire. Ce sera a priori plus compliqué pour les Diables rouges d’Eden Hazard, opposés au Brésil en quarts, puis au vainqueur de France-Uruguay en demies.
Le mème
Neymar qui roule

   


Buteur et quasi-passeur décisif contre le Mexique, la star du Paris-Saint-Germain fait lever les foules. Mais surtout pour railler sa faculté à en rajouter à chaque (fréquente) faute qu’il subit, en se roulant par terre de longues secondes, voire minutes. A défaut d’être le meilleur buteur, il est d’ores et déjà le meilleur « rouleur » du tournoi.

On a retrouvé le chien de #Neymar 😂 https://t.co/ZxC480DGCI— sashaelbaz (@Sasha Elbaz)


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Le programme
Vendredi 16 heures : Uruguay-France Vendredi 20 heures : Brésil-Belgique Samedi 16 heures : Russie-Croatie Samedi 20 heures : Suède-Angleterre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Seul joueur de champ à n’avoir pas encore disputé le moindre match en Russie, le défenseur de l’Olympique de Marseille a amusé les journalistes, mercredi, à Istra.
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Coupe du monde 2018 : le numéro de stand-up d’Adil Rami face à la presse

Seul joueur de champ à n’avoir pas encore disputé le moindre match en Russie, le défenseur de l’Olympique de Marseille a amusé les journalistes, mercredi, à Istra.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 14h08
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 16h56
    |

            Rémi Dupré (Istra - Russie, envoyé spécial)








                        



   


Quand il raccrochera les crampons, Adil Rami, 32 ans (35 sélections depuis 2010), pourra toujours embrasser une carrière d’humoriste. Seul joueur de champ à n’avoir pas encore disputé la moindre minute lors de la Coupe du monde en Russie, le défenseur des Bleus a donné la pleine mesure de son talent sur les planches, mercredi 4 juillet, dans l’auditorium du Musée du monastère orthodoxe de la Nouvelle-Jérusalem d’Istra. La conférence de presse du stoppeur à la barbe drue a très vite tourné au numéro de stand-up et a rappelé, à certains égards, le one-man show, de Patrice Evra, lors du Mondial brésilien de 2014.
Intenable, le conjoint de l’actrice américaine Pamela Anderson a enchaîné boutades, clins d’œil et autres saillies bien senties. « Vous ouvrez vos cahiers, page huit, exercice quatre », a-t-il glissé, en guise d’introduction, aux journalistes français, réduits au rang d’écoliers.
A défaut d’applaudir, les suiveurs des Bleus se sont tordus de rire. Tout en se frisant la moustache, le colosse (1,90 m) a apostrophé, goguenard, les représentants des médias : « Tu penses que je te mens ? », a-t-il demandé à un reporter, qui le questionnait sur l’atmosphère prétendument idyllique au sein du groupe tricolore. « Mets une photo de moi sur la couverture », a ensuite conseillé, à l’envoyé spécial de Nice-Matin, celui qui travaillait comme agent municipal à la mairie de Fréjus (Var) il y a encore douze ans.
« Kylian a fait comme dans “FIFA” »
« A Istra, on n’a que ça à faire, de rêver. On mange foot, on pleure foot. On va rester sur la positive attitude », a-t-il ironisé, faisant ainsi référence au relatif isolement des Bleus dans leur camp de base, situé à une heure de route de Moscou.
Invité à commenter les exploits du jeune prodige Kylian Mbappé contre l’Argentine, Rami a amusé la galerie : « Ce n’est pas moi la charrette à l’entraînement, c’est Kylian qui va vite. Il a fait comme dans [le jeu vidéo] FIFA : L1, accélération, double joystick droit ! Et il l’a fait au bon moment. »

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                Coupe du monde 2018 : le jour de gloire de Kylian Mbappé



Hilare, le défenseur en a remis une couche sur le surnom (« Jeff Tuche » ) dont les Bleus ont affublé leur coéquipier Benjamin Pavard : « Sacrée Tuche de balle, hein ! » Sous les yeux interloqués du chef de presse historique des Bleus, Philippe Tournon, Rami a ensuite mouché un journaliste, qui dépeignait un climat de « paranoïa » au sein de la sélection. « Ça veut dire que t’es pas content de me voir ? Je suis ton clown, alors ? Manque de pot pour toi, c’était moi aujourd’hui en conférence de presse », a-t-il lancé, le sourire aux lèvres.
« Blaise, ce n’est pas aussi marrant que moi »
Avant de passer le flambeau à son coéquipier Blaise Matuidi, le Marseillais a prévenu l’assemblée : « Vous allez voir, Blaise, ce n’est pas aussi marrant que moi. » Envoyé au front pour détendre l’atmosphère avant le quart de finale anxiogène face à l’Uruguay, Rami s’est ensuite éclipsé derrière le rideau, laissant le milieu des Bleus – suspendu face à la Celeste – répondre aux questions des journalistes.
Mais le défenseur vétéran a vite refait son apparition. Caché dans un recoin de l’estrade, il a d’abord vainement hélé Blaise Matuidi, sagement assis face aux journalistes. Puis il est parti s’installer au balcon, avant de perturber la conférence de presse. « Il a posé la même question, lui ! », a hurlé l’histrion des Bleus, depuis les hauteurs de l’auditorium, déclenchant l’hilarité générale. « C’est du Adil », a pouffé Matuidi. Du Rami tout craché. Idéal pour décompresser avant un match capital.

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                Coupe du monde 2018 : le mollet d’Edinson Cavani tient en haleine l’Uruguay






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Cette marque tricolore étend sa production dans son berceau de Romilly-sur-Seine dans l’Aube pour fabriquer le nouveau maillot de l’équipe de France de rugby.
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Le Coq sportif, fournisseur du XV de France

Cette marque tricolore étend sa production dans son berceau de Romilly-sur-Seine dans l’Aube pour fabriquer le nouveau maillot de l’équipe de France de rugby.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 11h49
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Le nouveau maillot du XV de France est « made in Aube ». Le Coq sportif, nouvel équipementier de la Fédération française de rugby, en remplacement d’Adidas, a dévoilé dimanche 1er juillet le maillot des Bleus qu’il fabrique dans son usine de Romilly-sur-Seine. Ce modèle en coton et polyester sera en vente à partir de la mi-juillet. Et l’équipe de France l’enfilera, pour la première fois, au Stade de France, lors de son test-match du 10 novembre face à l’Afrique du Sud. Le Coq sportif fournira aussi des maillots aux clubs amateurs de rugby en France, pour un montant total de 11,4 millions d’euros, jusqu’en 2024.
A Romilly-sur-Seine, dans l’Aube, les ouvriers du Coq sportif mettent les bouchées doubles pour couper, assembler et floquer ces tuniques bleues à col blanc. En 2010, cinq ans après son rachat au groupe Adidas par le suisse Airesis, la marque fondée en 1882 par Emile Camuset s’est réinstallée à son adresse historique. Dans cette usine fermée en 1988, Le Coq sportif monte alors une équipe pour mettre au point ses prototypes. Elle ne compte alors que dix membres. Les effectifs s’élèvent aujourd’hui à « une centaine, dont 30 dans l’atelier », note David Pécard, directeur textile de la marque. Tous conçoivent et confectionnent une partie de ses collections, dont le maillot jaune du Tour de France, les tenues du champion de tennis Richard Gasquet et les maillots des footballeurs de l’AS Saint-Etienne.
Une image de « Made in France » porteuse
M. Pécard, ancien de Petit Bateau, autre marque née dans l’Aube, forme une équipe supplémentaire (sept personnes) pour monter les maillots du XV de France, dont le jersey est tricoté et teint dans le département, chez Aube Tricotage à Sainte-Savine et France Teinture à Troyes. Cette fabrication tricolore n’a pas été imposée par Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby (FFR). « Mais cela a pesé dans la balance » lors du choix de la marque, précise...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ « Roulette russe », épisode 21. Aujourd’hui, l’auteur Eddy Fleck raconte comment étaler sa culture foot travaillée toute la saison devant la Ligue 1. Retrouvez aussi le programme du jour.
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Coupe du monde 2018 : comment briller en société en parlant football ?

« Roulette russe », épisode 21. Aujourd’hui, l’auteur Eddy Fleck raconte comment étaler sa culture foot travaillée toute la saison devant la Ligue 1. Retrouvez aussi le programme du jour.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 10h12
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 13h57
   





                        


Chaque jour durant la Coupe du monde, Eddy Fleck et Maxime Mianat analysent la compétition à leur façon. Attention : cette chronique peut contenir du second degré.

   


Le parcours des Français est une bonne nouvelle pour mon rayonnement personnel. Le match face à l’Argentine a marqué un tournant émotionnel et l’engouement provoqué a dépassé le cadre des suiveurs habituels de football. Certains novices se montrent désormais dans les bars, n’hésitant pas à vibrer devant un sport qui ne les intéresse pas le reste de l’année et dont ils connaissent peu les règles. Ce n’est pas mon cas. J’ai une vraie carte à jouer.
Habituellement, je ne suis qu’un anonyme qui s’excite devant Amiens-Toulouse et Guingamp-Bordeaux, seul. Passer une heure et demie devant ce type de rencontres et ne pouvoir en parler à personne est une souffrance indescriptible. Quand j’ai cherché à me confier auprès de ma psychologue, elle a réclamé mon placement en hôpital spécialisé parce que mon comportement l’inquiétait. Les compétitions internationales sont une bouffée d’oxygène. Je me balade dans les différents lieux publics de ma ville et je verrouille mes proies. Des hommes seuls de préférence, ne célébrant pas les buts parce qu’ils ne comprennent pas le principe et suffisamment alcoolisées pour accepter ma présence dérangeante.
Lors de France-Argentine, c’était Stéphane. Je l’avais repéré depuis une demi-heure et lorsqu’il a demandé au barman quel était le match du soir, j’ai tout de suite compris qu’il était largué. L’excitation est montée. Je me suis approché de lui et je l’ai abordé de la manière la plus naturelle possible : « Sais-tu qu’en termes d’expected goals, la performance de l’Argentine est très faible ? » Il ne m’a pas repoussé et j’ai pu le travailler au corps durant une bonne partie du match. A chaque action, je lui décrivais les mouvements des joueurs tout en lui expliquant les règles de base du football. Je pouvais enfin étaler l’intégralité de mes connaissances. Je me suis senti extrêmement bien jusqu’à ce que le videur me demande de quitter les lieux, alerté par Stéphane qui finit par me menacer avec son poing américain.

Les épisodes précédents de « Roulette russe »
Episode 1 : comment concilier Coupe du monde et vie de famille
Episode 2 : pourquoi il ne faut pas critiquer l’équipe de France
Episode 3 : pourquoi on ne sait pas encore si Griezmann pourra jouer contre l’Australie
Episode 4 : pourquoi le drapeau du Brésil n’est pas ce que vous croyez
Episode 5 : pourquoi les Anglais n’ont en réalité pas inventé le football
Episode 6 : pourquoi Pologne-Sénégal est un authentique derby
Episode 7 : pourquoi la Coupe du monde est un cauchemar pour les autres sportifs
Episode 8: pourquoi France-Pérou n’aura pas lieu
Episode 9 : pourquoi il y a toujours un drapeau algérien dans un stade
Episode 10 : pourquoi l’Antarctique est le grand absent du tournoi
Episode 11 : pourquoi il n’est pas raisonnable d’aimer à la fois Lionel Messi et Cristiano Ronaldo
Episode 12 : pourquoi on peut suivre la Coupe du monde sans aimer le foot 
Episode 13 : pourquoi le dopage n’existe pas dans le football
Episode 14 : pourquoi 0-0 est le score parfait
Episode 15 : pourquoi le match Panama-Tunisie sera l’événement du soir
Episode 16 : pourquoi j’ai renoncé à la nationalité française durant la Coupe du monde
Episode 17 : comment échapper à un mariage le jour de France-Argentine ?
Episode 18: pourquoi les statistiques sont indispensables au football
Episode 19 : pourquoi les joueurs brésiliens choisissent-ils leur nom de famille ?
Episode 20: Comment expliquer la Coupe du monde à son enfant



Le programme du mercredi 4 juillet
A lire sur le web
La Gazette de la Coupe du monde : ouragan Kane, Vikings coupeurs de têtes et prémonition maudite
Le mollet de Cavani tient l’Uruguay en haleine
L’ Angleterre rompt la malédiction des tirs au but
Post de blog: « Double peine » : comment sanctionner les joueurs qui annulent des buts ?
Pour les abonnés
Coupe du monde 2018 : N’Golo Kanté, 1,68 m, « quinze poumons »
Suisse: des racines et des aigles





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Les « sables » rencontrent la Tunisie samedi dans le cadre des qualifications pour la Coupe du monde de 2019.
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Compte rendu

Faute de logement décent, l’équipe zimbabwéenne de rugby dort dans la rue en Tunisie

Les « sables » rencontrent la Tunisie samedi dans le cadre des qualifications pour la Coupe du monde de 2019.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 04.07.2018 à 09h59

     •
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          datetime="2018-07-04T10:05:34+02:00"

        Mis à jour le 04.07.2018 à 10h05






    
Le XV du Zimbabwe a dormi sur un trottoir de Béja, en Tunisie, dans la nuit de lundi à mardi 3 juillet 2018.
Crédits : Capture d'écran du compte officiel Twitter de David Coltart


Des photos diffusées sur les réseaux sociaux des joueurs de l’équipe nationale de rugby du Zimbabwe contraints de dormir dans la rue en Tunisie ont fait scandale, mardi 3 juillet dans leur pays.
Ces images montrent quelques-uns des « Sables », leur surnom, emmitouflés dans des couvertures sur un trottoir de Béja, dans le nord-ouest du pays, au milieu d’un fatras de valises.
« Notre équipe nationale de rugby est traitée de la façon la plus épouvantable en Tunisie. Ils ont été contraints de dormir dans la rue car le logement qui leur a été offert était dégoûtant », s’est indigné l’ex-ministre des Sports du pays, David Coltart.



Le XV du Zimbabwe doit rencontrer samedi celui de Tunisie dans le cadre des qualifications pour la Coupe du monde de 2019 au Japon.
« Quelque chose s’est mal passé »
Entraînée par le Sud-Africain Peter de Villiers, l’équipe, qui ne s’est plus qualifiée pour un Mondial depuis 1991, a perdu le week-end dernier contre le Kenya à Nairobi (45-36) et occupe la troisième place de sa poule de qualification.
« Comment peut-on accepter que notre équipe nationale, notre porte-drapeau, soit traitée ainsi ? », a insisté M. Coltart.
Khaled Babou, le délégué tunisien de Rugby Afrique, le nouveau nom de la Confédération africaine de rugby, a assumé la responsabilité de la situation imposée aux joueurs zimbabwéens et leur a présenté ses excuses : « Quelque chose s’est mal passé et j’en suis désolé. Tout cela a été réparé ce matin », a-t-il regretté mardi.
« Je peux vous assurer qu’il n’y avait absolument aucune intention de déstabiliser nos adversaires et nous ferons tout notre possible pour nous assurer qu’ils auront une bonne préparation avant le match de samedi », a-t-il ajouté dans un communiqué.
Très en colère, M. Coltart a également mis en cause les autorités zimbabwéennes, les accusant de ne pas financer suffisamment le XV national.
« Dès leur arrivée, [les joueurs] ont été retenus six heures à la frontière et les autorités [tunisiennes] leur ont retenu leurs passeports en affirmant qu’ils devaient payer pour leurs visas environ 600 euros… qu’ils ne peuvent pas payer car ils n’ont plus d’argent », a-t-il raconté sur sa page Facebook.
La Fédération zimbabwéenne de rugby n’a pas pu être jointe immédiatement.
Le Zimbabwe se trouve depuis le début des années 2000 dans une situation économique et financière catastrophique.
Le pays tient le 30 juillet ses premières élections générales depuis le départ de Robert Mugabe, contraint par son parti et l’armée à démissionner après 37 ans de pouvoir.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Forfait à l’Euro 2016, coupable lors de l’élimination des Bleus du Mondial 2014, le joueur du Real Madrid règne désormais en maître sur la défense française.
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Coupe du monde 2018 : la revanche de Raphaël Varane

Forfait à l’Euro 2016, coupable lors de l’élimination des Bleus du Mondial 2014, le joueur du Real Madrid règne désormais en maître sur la défense française.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 09h59
    |

            Rémi Dupré (Istra (Russie), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Un défenseur efficace est souvent un défenseur qui ne se remarque pas. Si on part de ce principe, Raphaël Varane, 25 ans, réalise un Mondial presque parfait en Russie. Les esprits chagrins peuvent toujours signaler une légère absence sur le but (sans conséquence) inscrit de la tête par l’Argentin Sergio Agüero, lors de la victoire (4-3) des Bleus, le 30 juin, en huitièmes de finale, à Kazan. Mais, globalement, l’arrière de l’équipe de France tient la baraque pour sa deuxième Coupe du monde, après l’édition brésilienne de 2014.
Maître des airs du haut de son perchoir (1,91 m), impeccable dans ses interventions au sol, le vice-capitaine des Tricolores n’est jamais sorti du terrain depuis l’ouverture du tournoi. Il compense même les sautes de concentration et répare les erreurs de Samuel Umtiti (24 ans), son compère de la charnière centrale, auteur d’une faute de main dans sa surface contre l’Australie.
Etonnamment frais au sortir d’une saison à rallonge (une cinquantaine de matchs) avec le Real Madrid, ponctuée par un quatrième sacre personnel en Ligue des champions depuis 2014, Varane « prend du poids » avec les Bleus, comme l’estime Guy Stéphan, l’adjoint de Didier Deschamps.
« M. Propre »
En interne, ses partenaires l’ont affublé du surnom de « M. Propre », en référence à son sens de l’anticipation, à ses relances cliniques et à un certain sens de la discrétion. Premier lieutenant du capitaine gardien Hugo Lloris, le jeune homme (46 sélections depuis 2013), a forcé sa nature pour prendre davantage la parole dans le vestiaire. Rôle non négligeable, il appartient ainsi au petit groupe chargé de négocier les primes avec le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët. Dépeint comme un personnage lisse, à la parole très cadrée, Varane donne enfin l’impression de fendre l’armure et de monter en grade.
« Ma personnalité ne peut pas plaire à tout le monde, admet le patron de la défense française,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Les Three Lions se sont qualifiés, mardi 2 juillet, pour les quarts de finale du Mondial aux dépens de la Colombie.
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Coupe du monde 2018 : l’Angleterre rompt la malédiction des tirs au but

Les Three Lions se sont qualifiés, mardi 2 juillet, pour les quarts de finale du Mondial aux dépens de la Colombie.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 09h53
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 15h56
    |

            Benoît Vitkine (Moscou, envoyé spécial)








                        



   


Les dieux du football savent se montrer magnanimes avec ceux qui ont assez souffert. Juste assez cruels pour imposer à l’équipe d’Angleterre d’affronter son pire démon, une séance de tirs au but en phase finale de Coupe du monde, mais cette fois lui permettre de l’emporter et de rompre la malédiction. Qu’on en juge : depuis 1990, les Three Lions se sont fait sortir six fois à l’issue de la séance des tirs au but en compétition internationale. Trois fois en Coupe du monde (1990, 1998 et 2006), trois autres à l’Euro (1996, 2004 et 2012). Pour faire bonne mesure, rappelons la séance réussie à la maison en quarts de finale de l’Euro 1996. Ce jour-là, le gardien David Seaman avait détourné la tentative de l’Espagnol Miguel Angel Nadal, l’oncle du futur tennisman.
Ce mardi 3 juillet à Moscou, l’Angleterre a chassé ses vieux fantômes pour éliminer la Colombie dans un huitième de finale haché et tendu (1-1), qui ne pouvait que se terminer par une séance de tirs au but (remportée 4-3 par les Anglais). Du côté des vainqueurs, seul Jordan Henderson, bizarrement arrivé au point de penalty en jonglant, a raté sa tentative. Mateus Uribe et Carlos Bacca sont les malheureux du soir pour les Colombiens.
« Enfin ! L’équipe anglaise remporte les tirs au but. Un titre que vous ne pensiez jamais lire », écrivait l’édition en ligne du Sun. Ce titre, les lecteurs anglais le doivent au sélectionneur : Gareth Southgate. Héros malheureux de la séance de l’Euro 1996 face aux Allemands en demi-finales, l’ancien défenseur connaît la cruauté de l’exercice et avait préparé en amont ses joueurs à cette éventualité. « Les tirs au but, c’est un moment difficile, mais on avait longuement discuté de la manière dont on pouvait maîtriser une séance comme celle-là », a expliqué l’impeccable technicien au veston en conférence de presse.
Tests psychologiques et parties de minigolf
L’histoire l’oubliera sans doute, mais l’homme qui a délivré les Anglais de leur envoûtement s’appelle Yerry Mina. En égalisant à l’ultime seconde du match – l’Angleterre avait ouvert le score par Harry Kane sur… penalty –, le défenseur colombien a forcé le destin des Three Lions. La fatale séance semblait dès lors inéluctable, à voir la réaction des hommes de Southgate : assommés durant la première période de la prolongation, ils ont ensuite tout tenté pour y échapper. Maladroitement. Comme si la machine à gamberger s’était mise en route, rendant les Anglais fébriles, eux qui avaient jusque-là dominé le match face à des Colombiens impatients, brouillons et privés de l’inspiration de James Rodriguez, forfait.
Pouvait-il en être autrement ? L’obsession en Angleterre est telle, à chaque fois qu’approchent les phases à élimination directe, que le sélectionneur Southgate n’avait pu esquiver le sujet, la veille du match. « Nous connaissons depuis longtemps l’ordre de nos tireurs », avait-il dit dans un étonnant aveu, et dévoilant surtout sa vision de ce drôle d’exercice : « Les tirs au but ne sont pas une question de chance. Il s’agit simplement de savoir être performant dans un moment particulier. »
Contrairement à plusieurs de ses prédécesseurs – tel le Suédois Sven-Göran Eriksson convoquant un préparateur mental à deux jours de l’épreuve –, Southgate a bel et bien pris le problème à bras-le-corps et compris que l’exercice ne tenait pas de la loterie. Selon la presse britannique, le sujet est une de ses priorités depuis le mois de mars. Au programme, du classique – entraînements à répétition, étude de la technique des gardiens rivaux –, mais aussi des choses plus surprenantes, comme des parties de minigolf improvisées dans les hôtels où la sélection fait étape. Le principe : les joueurs doivent putter sous les vociférations de leurs partenaires pour s’habituer à la pression. Des tests psychologiques ont également été conduits pour déterminer ceux qui avaient le plus de risques de craquer au moment fatidique.
Fin de la période de disette
Une autre piste a été fournie par le travail du Norvégien Geir Jordet. Ce psychologue du sport a étudié toutes les séances de tirs en Coupe du monde entre 1976 et 2010 et a constaté que les Anglais étaient ceux qui prenaient le moins de temps pour s’élancer : seulement 0,28 seconde après le coup de sifflet de l’arbitre. Ses travaux ne profiteront pas seulement aux vedettes de la sélection. En incluant les moins de 21 ans et les sélections féminines, le ratio n’est que de deux séances de tirs au but victorieuses sur les 14 dernières disputées par des équipes anglaises.
Paradoxalement, c’est la cuvée la moins expérimentée depuis 1962 (19 sélections en moyenne par joueur) qui a su appliquer scrupuleusement ces beaux principes. C’est aussi celle qui rompt avec une longue période de disette : l’Angleterre n’avait pas remporté le moindre match à élimination directe en Coupe du monde depuis 2006. A défaut d’être brillants, les Anglais se sont montrés plus entreprenants que leurs adversaires et se sont reposés sur Harry Kane, toujours très utile pour conserver le ballon ou obtenir des coups francs.

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A trois marches du bonheur, l’attaquant de Tottenham et ses coéquipiers ne couperont pas à la comparaison avec la génération de 1966, la seule victorieuse en Coupe du monde (à Wembley, sous les yeux de la jeune Elizabeth II). Depuis 1990, l’Angleterre n’a pas dépassé les quarts d’une Coupe du monde. Cette année peut-elle être la bonne ? « Je n’ai pas encore envie de rentrer à la maison », a prévenu Gareth Southgate. Bonne nouvelle, son équipe roule dans la moitié de tableau la plus dégagée sur le papier, celle sans la France, le Brésil et la Belgique. En quarts de finale, la Suède attend l’Angleterre. Soit une équipe plutôt défensive, qui jouera crânement sa chance pour tenter d’amener son adversaire aux tirs au but. Presque une formalité, désormais.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Blessé, l’attaquant n’est toujours pas certain d’affronter la France en quarts de finale. Le doute sur sa présence va planer jusqu’au dernier moment.
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Coupe du monde 2018 : le mollet d’Edinson Cavani tient en haleine l’Uruguay

Blessé, l’attaquant n’est toujours pas certain d’affronter la France en quarts de finale. Le doute sur sa présence va planer jusqu’au dernier moment.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 09h47
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 14h07
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


A quatre jours du départ du Tour de France, Edinson Cavani accumule les kilomètres sur son vélo électrique. Et toute l’Uruguay observe fébrilement le contre-la-montre dans lequel s’est lancé son buteur pour tenir sa place, vendredi 6 juillet, lors du quart de finale face aux Bleus à Nijni Novgorod. Le mollet gauche du joueur de 31 ans est l’objet de toutes les inquiétudes pour ses 3,4 millions de compatriotes.

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Auteur d’un doublé face au Portugal au tour précédent, Cavani avait dit avoir ressenti « un petit pincement » à la 74e minute. Avec Cristiano Ronaldo pour aide de camp, l’attaquant quittait la pelouse en claudiquant. Lundi, un premier communiqué de la Fédération uruguayenne (AUF) expliquait la nature de la blessure : « Lésion œdémateuse sans déchirure de fibres musculaires. » Si l’AUF précise « que le joueur a toujours mal », l’espoir est – en apparence – de retour du côté la Celeste. « Moralement, Edinson va bien, a assuré lundi son coéquipier Rodrigo Bentancur en conférence de presse. Là, il a fait de la rééducation. Maintenant, il faut voir comment il récupère, et comment cela va évoluer au jour le jour. » Mardi, Cavani est encore resté à l’écart de l’entraînement pour « effectuer un travail différencié et une réadaptation physiologique », a communiqué l’AUF. 
Si l’entourage de l’avant-centre du PSG est assez pessimiste sur ses chances de disputer le match face à la France, selon une information du Parisien, le sélectionneur, Oscar Tabarez, et son staff sont prêts à attendre le dernier moment avant de prendre leur décision ; histoire de faire planer la menace Cavani au-dessus de la tête des Bleus. « Nous allons préparer le match comme s’il était là, a annoncé Guy Stéphan, l’adjoint de Didier Deschamps. On considère qu’il joue, et on se prépare comme ça. »
Avec Suarez seul en pointe ?
En Uruguay, le mollet est devenu le muscle le plus étudié. Dans un pays où le football est constitutif de l’identité nationale, les journaux rivalisent d’expertises médicales, son sort rappelant celui de la cuisse meurtrie de Zinédine Zidane juste avant la Coupe du monde 2002. Dans son édition de lundi, le quotidien généraliste de Montevideo El Pais estimait comme « hautement improbable » la présence du « Matador ». Referi – principal site sur le football uruguayen – a consulté l’avis de plusieurs spécialistes. Et un certain pessimisme domine. « D’après les informations en provenance de Russie, Cavani ne sera pas apte à jouer vendredi », avance Carlos Voituret, médecin de la sélection entre 1991 et 2002.
Ce dernier détaille la façon dont son successeur, Edgardo Barboza, va procéder pour déterminer où en est la guérison du joueur. « En prélevant une goutte de sang, il s’agit de savoir s’il y a une augmentation significative du CPK, une enzyme présente dans la fibre musculaire et qui augmente fortement en cas de lésion musculaire. » Physiothérapeute des équipes de jeunes de l’Uruguay, Alejandro Ganeglus rappelle, lui, qu’il faut « au minimum entre une semaine et dix jours pour récupérer de ce type de lésion », mais pense que le staff médical de la Celeste « va accélérer ce processus ».
Quitte à prendre le risque d’aligner un Cavani diminué ? L’Atlético Madrid avait tenté le diable lors de sa finale de la Ligue des champions perdue en 2014 avec Diego Costa. Touché aux ischio-jambiers une semaine plus tôt, l’attaquant avait à peine tenu neuf minutes, malgré un traitement de cheval ou plutôt de placenta de jument administré en Serbie. L’autre option avancée par les médias locaux est de voir commencer l’homme aux 45 buts en sélection sur le banc de touche. Oscar Tabarez pourrait alors le remplacer poste pour poste par Cristhian Stuani, 31 ans et auteur de 21 buts cette saison avec Gérone dans le championnat d’Espagne.
A moins que le sélectionneur ne laisse Luis Suarez seul en pointe et renforce son milieu de terrain ? Une alternative qui renforce l’idée d’un match fermé, voire « chiant », comme l’a prédit Antoine Griezmann. Grand spécialiste du football uruguayen, l’attaquant français ne doit pas ignorer que la Celeste n’a gagné aucun de ses quatre matchs de Coupe du monde depuis 2010 quand Suarez ou Cavani étaient orphelins de leur partenaire d’attaque.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ L’Angleterre, qui a battu la Colombie (1-1, 4 à 3 aux tirs aux buts), rejoint en quarts de finale la Suède, qui s’est défaite de la Suisse (1-0). Mais l’essentiel était ailleurs.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/07/2018
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La Gazette de la Coupe du monde : ouragan Kane, Vikings coupeurs de têtes et prémonition maudite

L’Angleterre, qui a battu la Colombie (1-1, 4 à 3 aux tirs aux buts), rejoint en quarts de finale la Suède, qui s’est défaite de la Suisse (1-0). Mais l’essentiel était ailleurs.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 07h23
    |

            William Audureau








                        


LE TSAR DU JOUR

   


Il enquille les records comme les buts. Dans l’ombre d’un Neymar fantasque et irritant, l’Anglais Harry Kane incarne dans cette Coupe du monde l’attaquant parfait, modeste, constant et d’une efficacité clinique. Contre la Colombie, il a marqué son troisième penalty de la compétition, pour son sixième but en tout, ce qui fait de lui le meilleur buteur actuel du tournoi, en toute décontraction.
Depuis 1990, seul Ronaldo a fait mieux (huit buts en 2002), mais c’était sur l’ensemble d’une compétition. Or Kane, lui, n’a eu besoin que de trois matchs (Panama, Tunisie, Suisse, sachant qu’il était préservé contre la Belgique). Avec encore au moins quatre-vingt-dix minutes à jouer, contre la Suède en quarts de finale, voire 270 au minimum en cas de qualification (quarts, demi, et finale ou match de classement), le buteur de Tottenham peut aller encore plus haut.

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De toute façon, l’« ouragan » (hurricane, dans la langue de David Beckham) en veut toujours plus. En passant, il a égalé le record de penalties transformés dans une même Coupe du monde (trois, comme le Bulgare Hristo Stoichkov en 1994) ; le record de buts inscrits par un Anglais dans une même édition (six comme Gary Lineker en 1986) ; et comme le relève la société de veille statistique OptaJean, il est devenu le premier joueur de Sa Majesté à marquer lors de six matchs consécutifs (depuis Tommy Lawton, en 1939.)

Et puisqu’il est forcément plus difficile de perdre avec un tel attaquant, l’histoire retiendra qu’Harry Kane a également été le premier buteur de la première séance de tirs au but remportée par l’Angleterre en Coupe du monde, après trois échecs traumatisants en 1990, 1998 et 2006. Ebouriffant.
DU CÔTÉ DE CHEZ VLAD

   


Combien de temps avant que la Suède ne finisse par faire peur ? Leur parcours le dit pourtant : ces Vikings-là sont des coupeurs de têtes, et de têtes de série de préférence.
Voyez donc : ni vue ni connue, la Blågult est sortie en qualifications du groupe des finalistes du mondial 2010 et de l’Euro 2016, les Pays-Bas et la France ; elle a écarté en barrages les triples champions du monde italiens ; elle a terminé première en phase de groupe devant le Mexique et accessoirement l’Allemagne, tenante du titre ; et elle vient de renvoyer en gare la Suisse, qui, l’air de rien, est l’actuelle sixième nation mondiale au classement FIFA.

   


Mikael Lustig, son défenseur international, aime bien ce parcours à la David contre Goliath (dans cette métaphore, précisons à toutes fins utiles que les Suédois sont David) : « Nous avons prouvé à maintes reprises que, même lorsque nous jouons contre les grandes nations, nous trouvons le moyen de gagner. Cette Coupe du monde a été folle jusqu’à présent et j’espère que cela va continuer comme ça. » 
L’Angleterre, unique nation à avoir déjà soulevé le trophée Jules Rimet dans la partie de tableau de la Suède, a une tête de client idéal pour prolonger la belle série.
L’ŒIL DE MOSCOU
Le problème, quand on revient du futur, c’est toujours le même : les gens ne vous croient pas. Tenez, prenez l’exemple de Diego Costa, l’attaquant espagnol, dont les images captées durant la séance de tirs au but de dimanche face à la Russie continuent de faire grincer de l’autre côté des Pyrénées.

A plusieurs reprises, le rugueux avant-centre de l’Atlético Madrid semble vouloir avertir ses partenaires que faire tirer Koke, son partenaire en club, n’est pas forcément une bonne idée. Ni le capitaine Gerard Piqué ni l’entraîneur Fernando Hierro ne lui prêtent attention.
Quelques instants plus tard, Koke voit sa frappe détournée, première des deux tentatives fatales à l’Espagne. « Te lo dije ! » (« Je te l’avais dit »), commente alors avec amertume Diego Costa, qui, la prochaine fois qu’il revient du futur, organisera peut-être une séance diapo pour qu’on le croie un peu plus.
KOMINTERN
La Coupe du monde est surtout l’occasion pour les journalistes de recevoir une flopée de communiqués sans intérêt. Mais ce serait bête qu’ils meurent oubliés dans nos spams.
Quand on est une célèbre plate-forme de location de logements, se réveiller un 2 juillet pour surfer sur la Coupe du monde, a priori, c’est un peu tard.
« A l’heure où la fièvre du foot gagne le monde entier, entrez au cœur de l’action avec [site de logement]. Rejoignez des champions de freestyle et des joueurs amateurs, encouragez les équipes locales et plongez-vous dans le plus populaire des sports grâce à des expériences organisées par supporteurs, entraîneurs et autres fans de foot. »
On a fini par comprendre à qui s’adressait ce communiqué : aux pauvres joueurs danois, sortis par la Croatie, à qui [ce fourbe réseau social] recommande une « session freestyle à Copenhague », et à ce qui reste de la Roja, piteusement sortie par la Russie, à qui [cette boîte américaine vraiment sadique, en fait] propose au choix un voyage à Barcelone (« Equipez-vous pour un match amical ») ou à Madrid (« Travaillez votre technique au ballon »). Un certain David2Gea_1990 viendrait de créer son compte.
POUCHKINE BALL
La Gazette est toujours poète. Aujourd’hui, des mots d’Alexandre Pouchkine, qui a posé un petit slam pour son « poto » Zlatan, retraité esseulé et raillé depuis que la Suède, débarrassée de lui, parvient enfin à franchir les huitièmes de finale.
Mes jours se traînaient silencieux dans une sombre réclusion, sans génie, sans inspiration, sans vie, sans amour et sans larmes.
Alexandre Pouchkine – A *** (avant le duel)
LA MÈRE PARTIE
Il faudra se lever un peu tôt, c’est sûr, mais à 4 heures du matin dans la nuit de mercredi à jeudi, le cinquième de la conférence Ouest, le Real Salt Lake, reçoit le leader, le Sporting de Kansas City, pour le compte de la 10e journée de MLS, le championnat de football américain.
Sinon, il y a Lucas Pouille et Roger Federer qui entament leur second tour à Wimbledon à partir de 13 heures. Et se tenait dimanche à Florence en Italie la finale de la Coupe du monde de Quidditch (remportée 120-70 par les Etats-Unis contre la Belgique), mais c’est déjà passé. Sinon, le championnat de France de water-polo des moins de quinze ans débute cette semaine.

Bref, oui, on sait, ça va être dur, cette journée sans aucun match de Coupe du monde de foot, et ça ne sera pas mieux jeudi. Reprise prévue vendredi, 16 heures, avec un certain Uruguay-France.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Les coéquipiers de Harry Kane remportent leur première séance de tirs au but de l’histoire en Coupe du monde face à la Colombie.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : l’Angleterre s’impose (enfin) aux tirs au but et file en quarts

Les coéquipiers de Harry Kane remportent leur première séance de tirs au but de l’histoire en Coupe du monde face à la Colombie.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 00h40
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 07h04
    |

                            Corentin Lesueur et 
Clément Martel








                        



   


Depuis le mois de mars, les Three Lions s’entraînaient à un exercice spécifique : les séances de tirs au but. Pour les hommes de Gareth Southgate, l’objectif était de ne pas faire comme toutes les précédentes équipes d’Angleterre en cas de tirs au but à la Coupe du monde, et enfin l’emporter. Mardi 3 juillet, dès le premier match à élimination directe avec séance de tirs au but, l’entraînement a porté ses fruits. Grâce à leur portier Jordan Pickford, auteur d’un arrêt magistral – le premier d’un gardien anglais dans cet exercice depuis 1998 – et aidé par sa barre transversale, les coéquipiers de Harry Kane battent la Colombie au bout de la nuit et se hissent en quarts de finale (1-1, 4-3).

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Mais le sort de la partie mit du temps à se dessiner, dans la chaleur de Moscou. Une rencontre qui aura plus impressionné par le nombre de cartons jaunes délivrés (six pour la Colombie, deux contre les Anglais) que par le niveau de jeu livré par les vingt-deux acteurs. Privés de leur chef d’orchestre, James Rodriguez, blessé, mais rigoureux en défense, les Cafeteros ont proposé une première période solide, résistant aux rares incursions anglaises.
Au terme des quarante-cinq premières minutes parmi les plus ternes de cette Coupe du monde, le niveau de la partie commençait à s’élever, et le score évoluait enfin. Ceinturé et plaqué dans la surface de réparation par Carlos Sanchez – à la manière d’un saute-mouton raté – Harry Kane obtenait un penalty logique. Après trois longues minutes de contestation, les Colombiens consentaient à quitter la surface de réparation et laisser le capitaine anglais se faire justice. Intraitable en la matière, Kane inscrivait son troisième penalty de la compétition – une première depuis Stoichkov en 1994 – et son sixième but du Mondial, en quatre matchs (1-0, 57e).

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Yerry Mina, à nouveau sauveur de la Colombie
Sans inspiration et passant plus de temps à contester les décisions d’un M. Geiger dépassé, les Colombiens ne semblaient pas en mesure de revenir à la marque. Incapables de mettre en danger Jordan Pickford, ils se montraient plus menaçants envers l’arbitre, coupable selon eux d’une sévérité particulière à leur endroit.
Mais comme lors des deux dernières rencontres des hommes de José Pekerman, le salut colombien est venu de la tête de Yerry Mina. A l’ultime minute du temps additionnel, le jeune défenseur barcelonais s’élevait au-dessus de la mêlée sur un corner, et smashait la balle dans les filets de Pickford (1-1, 93e). Un troisième but en autant de rencontres disputées pour Mina, qui tient son prénom du dessin animé Tom et Jerry, qui expédiait les deux équipes en prolongations.

#CM2018 #COLENG 1-1 (3-4, TAB)

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Rattrapés sur coup de pied arrêté, domaine où ils excellent depuis le début du tournoi, les hommes de Gareth Southgate ont traversé la première partie du temps supplémentaire incapables de mettre un pied devant l’autre. Sans être franchement dominateurs mais plus offensifs, les Colombiens s’offraient plusieurs occasions de tuer le match sans parvenir à tromper Pickford. Avant la séance de tirs au but qui pourrait changer à jamais le destin des Anglais : désormais, ils ne sont plus maudits.

#COLENG, c'est... 
10 tirs au but 🔟
3 tentatives manqués 😖
2 très beaux arrêts des gardiens 💪
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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En quarts de finale, l’Angleterre retrouvera samedi (à 16 heures) la Suède, qui s’est défait plus tôt dans la journée de la Suisse (1-0).

Notre sélection d’articles pour suivre la Coupe du monde 2018
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Les coéquipiers d’Harry Kane ont souffert pour l’emporter sur les Cafeteros, mais il brisent leur malédiction des tirs au but et poursuivent leur route.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Vainqueurs des Helvètes (1-0), les Suédois se qualifient pour les quarts de finale du Mondial pour la première fois depuis 1994.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Trottiner un quart d’heure par jour pour lutter contre les effets de la sédentarité. Simple, gratuite, universelle, cette initiative partie en 2012 d’une école écossaise a depuis séduit 4500 établissements dans le monde, trois seulement en France.
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Le « Daily Mile », plus qu’une promenade de santé

Trottiner un quart d’heure par jour pour lutter contre les effets de la sédentarité. Simple, gratuite, universelle, cette initiative partie en 2012 d’une école écossaise a depuis séduit 4500 établissements dans le monde, trois seulement en France.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 08h35
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Parents d’élèves, enseignants, jeunes lecteurs, médecins… Connaissez-vous le Daily Mile ? Difficile d’entretenir le suspense. Si cette initiative née en 2012 dans une école écossaise connaît un succès considérable (4 500 établissements, maternelles et primaires, dans plus de 40 pays), elle reste encore ignorée en France, avec seulement trois écoles inscrites.
Ce programme ultrasimple et gratuit est pourtant en train de se révéler un outil de choix pour lutter contre l’obésité et la sédentarité. Son principe ? ­Trouver chaque jour quinze minutes sur le temps de classe pour emmener les élèves trottiner dehors, en ­essayant de parcourir un mile, soit 1,6 km. Sur son site Internet, la Daily Mile Foundation souligne qu’aucun équipement particulier n’est nécessaire. C’est une ­activité sociale et ludique, non compétitive, qui inclut tous les élèves quelles que soient leurs aptitudes…
Amélioration des comportements et de l’attention
Au départ de cette belle idée, l’inquiétude d’Elaine Wyllie, directrice d’une école à Stirling, près d’Edimbourg, sur le niveau de condition physique des ­enfants. En février 2012, elle initie le principe du Daily Mile dans une classe. Quatre semaines après, pratiquement tous ces gamins sont devenus capables de courir le mile en quinze minutes, et y prennent ­plaisir. A la rentrée suivante, le programme s’étend à toute l’école. Les enseignants notent une amélioration des comportements et de l’attention ; l’infirmière scolaire une régression du surpoids. Les parents trouvent leurs enfants plus en forme, plus actifs.
Depuis, le Daily Mile a essaimé, et ses atouts commencent à être objectivés par la science. Ainsi, une étude auprès d’environ 400 élèves de deux écoles primaires a mis en évidence une hausse de 9 minutes/jour du temps d’« activité physique d’intensité modérée à intense » chez les enfants de l’établissement participant au programme par rapport à ceux de l’école contrôle....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ « Roulette russe », épisode 20. Aujourd’hui, l’auteur Maxime Mianat explique le Mondial à son fils. Retrouvez aussi le programme du jour.
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Comment expliquer la Coupe du monde à son enfant

« Roulette russe », épisode 20. Aujourd’hui, l’auteur Maxime Mianat explique le Mondial à son fils. Retrouvez aussi le programme du jour.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 11h34
   





                        


Chaque jour durant la Coupe du monde, Eddy Fleck et Maxime Mianat analysent la compétition à leur façon. Attention : cette chronique peut contenir du second degré.

   


Nathan,
Ce que tu as entendu à la télé étaient des vuvuzelas, de petites trompettes que les gardiens distribuent aux spectateurs pour couvrir les cris de singe. Le singe est un animal tout mignon qui saute de branche en branche et s’énerve devant le foot. Ton papa aussi crie beaucoup. Il insulte ta maman quand elle se met devant l’écran pile au moment où il ne se passe absolument rien. Pour satisfaire tout le monde, M6 devrait diffuser une émission avec des footballeurs faisant un concours de cuisine. Eh oui, Nathan : à 6 ans, tu es désormais assez grand pour comprendre que ton papa est un beauf.
Pourquoi je soupire en attendant les tirs au but ? Tu sais Nathan, le foot, ce sont des longues périodes d’ennui pour quelques minutes d’extase. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai connu ta mère. Si tu me déranges ? Pas du tout. Le rôle d’un père est d’expliquer le football à son fils. Je ne veux pas que l’on me reproche de t’avoir mal éduqué, plus tard, si jamais tu en viens à prendre une licence au rugby. Tu vis une période faste de ton existence : celle où tu peux encore te souvenir des matchs vingt-quatre heures plus tard en raison d’une mémoire pas encore endommagée par l’alcool. Crois-moi, les souvenirs d’enfance sont les plus beaux. Je me souviens très bien de France 98, mais pas du parcours des Bleus durant la Coupe du monde 2011. Pardon ? 2010 ? Bon, tais-toi, papa regarde Belgique-Japon.
Pourquoi gagne-t-on, alors que je t’ai toujours dit que Deschamps était nul ? Eh bien… Eh bien… Tu ne préfères pas que je t’explique comment on fait les bébés ? Comment ça, pourquoi les footballeurs se roulent-ils par terre ? Je n’en sais rien, Nathan. Parce que ce sont des grands enfants, voilà. Ils n’ont pas vraiment mal, ils veulent juste obtenir un penalty, comme quand tu fais un caprice pour me demander un jouet au Leclerc. Quand tu construis une ville en Lego, c’est plus bien qu’une ville, c’est un monde qui t’appartient. Eh bien, le football, c’est pareil pour moi. C’est bien plus qu’un jeu. Alors tais-toi, maintenant, et laisse-moi regarder Belgique-Japon.
Maxime Mianat

Les épisodes précédents de « Roulette russe »
Episode 1 : comment concilier Coupe du monde et vie de famille
Episode 2 : pourquoi il ne faut pas critiquer l’équipe de France
Episode 3 : pourquoi on ne sait pas encore si Griezmann pourra jouer contre l’Australie
Episode 4 : pourquoi le drapeau du Brésil n’est pas ce que vous croyez
Episode 5 : pourquoi les Anglais n’ont en réalité pas inventé le football
Episode 6 : pourquoi Pologne-Sénégal est un authentique derby
Episode 7 : pourquoi la Coupe du monde est un cauchemar pour les autres sportifs
Episode 8: pourquoi France-Pérou n’aura pas lieu
Episode 9 : pourquoi il y a toujours un drapeau algérien dans un stade
Episode 10 : pourquoi l’Antarctique est le grand absent du tournoi
Episode 11 : pourquoi il n’est pas raisonnable d’aimer à la fois Lionel Messi et Cristiano Ronaldo
Episode 12 : pourquoi on peut suivre la Coupe du monde sans aimer le foot 
Episode 13 : pourquoi le dopage n’existe pas dans le football
Episode 14 : pourquoi 0-0 est le score parfait
Episode 15 : pourquoi le match Panama-Tunisie sera l’événement du soir
Episode 16 : pourquoi j’ai renoncé à la nationalité française durant la Coupe du monde
Episode 17 : comment échapper à un mariage le jour de France-Argentine ?
Episode 18: pourquoi les statistiques sont indispensables au football
Episode 19 : pourquoi les joueurs brésiliens choisissent-ils leur nom de famille ?
Episode 20: Comment expliquer la Coupe du monde à son enfant



Le programme du mardi 3 juillet
Les matchs du jour à suivre en direct sur LeMonde.fr
Suède-Suisse (16 heures)
Angleterre-Colombie (20 heures)
A lire sur le web
La gazette de la Coupe du monde : coaching diabolique, trampoline de rue et Neymar roulant
Le Brésil de Neymar échappe à la malédiction des favoris
Le Brésil vibre de nouveau avec sa Seleçao
Post de blog : « Double peine » : comment sanctionner les joueurs qui annulent des buts ?
Pour les abonnés
Coupe du monde 2018 : N’Golo Kanté, 1,68 m, « quinze poumons »
En Suisse, des racines et des ailes





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ A Sao Paulo, les supporteurs ont suivi la qualification pour les quarts de finale de Neymar et de ses coéquipiers face au Mexique.
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Coupe du monde 2018 : le Brésil vibre de nouveau avec sa Seleçao

A Sao Paulo, les supporteurs ont suivi la qualification pour les quarts de finale de Neymar et de ses coéquipiers face au Mexique.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 11h20
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



   


Les anciens, ceux qui ont connu la Coupe du monde de 1970, les dribbles de Pelé, la classe de Tostao, la folie de Rivelino et la puissance de Jairzinho, diront que c’est incomparable. Il n’empêche, ce lundi 2 juillet, après la victoire face au Mexique, le Brésil avait retrouvé un semblant de ferveur envers sa Seleçao. « Ça vient lentement, mais ça vient. Aujourd’hui, on n’a eu que du bonheur ! », assure Antonio do Arte de Lima, pétard à la main, drapé dans un drapeau brésilien.

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Le patron du Bar dos Amigos do Futebol (« le bar des amis du football »), dans le quartier de Bixiga à Sao Paulo, a déjà vécu trois Coupes du monde derrière son comptoir : 2006, 2010 et 2014, et autant de scènes d’hystérie où l’allégresse des victoires le dispute au désespoir des défaites. Son plus grand souvenir ? Le pire sans doute : celui de ce 7-1 infligé par l’Allemagne à son équipe en demi-finale, il y a quatre ans.
Enivré par la qualification du Brésil en quart de finale, Antonio est aujourd’hui capable de relativiser le traumatisme. « Ça fait partie du jeu », dit-il. « Je n’y pense plus. Au total, la Seleçao nous a donné plus de joie que de peine », calcule aussi José Silva, gardien d’immeuble venu regarder la partie sur l’un des trois écrans du bistrot. Nous avions laissé les habitués du Bar dos Amigos do Futebol n’osant y croire après le premier match amical face à la Croatie, le 3 juin. Un mois plus tard, les voici prêts à suivre leur équipe jusqu’au bout. « Jusqu’en finale, c’est sûr. Brésil, champion ! », crie José Silva. 
« Mais lève-toi Neymar ! »
La matinée a pourtant donné des sueurs froides aux supporteurs. Il est un peu moins de 11 heures, heure de Brasilia, quand les fans en maillots jaunes et verts, parfois bleus, se préparent au coup d’envoi. On klaxonne dans les rues, les boutiques baissent le rideau et les salariés s’éclipsent avec la bénédiction de leur patron. La chaîne TV Globo, qui retransmet la compétition, montre des stades bondés où ont été dressés des écrans géants. Au Bar dos Amigos do Futebol, on s’installe. Les femmes sont aussi attentives que les hommes.
Les minutes s’enchaînent alors, comme les Skol et les Brahma, les bières locales. « Antonio, on a besoin d’essence ! », lance Ednilson Alexandre Santagio, le voisin de table de José Silva montrant sa bouteille vide tout en pestant contre Neymar. « Mais lève-toi ! », s’agace-t-il tandis que l’attaquant vient d’effectuer une roulade dont il a le secret. « Quelle blague celui-là », souffle devant eux Karla Bradao, une coiffeuse, visiblement peu sensible à l’inventivité capillaire du prodige brésilien. A la table, tout le monde est d’accord pour dire que la vedette du PSG est vraiment mimimi (« chochotte »).

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A la télé, le commentateur tergiverse sur la disparition ou non du joga bonito (le « beau jeu ») qui fit la réputation du pays, alors que la foule commence à s’interroger. Le Brésil sera-t-il à même de gérer sa charge émotionnelle ? Neymar, qui a fondu en larmes après une victoire laborieuse en match de poule face au Costa Rica, inquiète. On le rappelle à l’ordre. « Après Mbappé et Cavani, c’est le tour de Neymar ! » titrait en « une » le quotidien O Globo, lundi 2 juillet, espérant que le n° 10 se distingue enfin comme l’ont fait ses coéquipiers du PSG samedi 30 juin.
Feux d’artifice
Cruels, les médias brésiliens n’ont pas, non plus, manqué de souligner que l’autre attaquant, Gabriel Jesus, n’a pas marqué au cours des dernières 299 minutes de jeu. Une première pour un avant-centre de la Seleçao depuis le triste Mondial 1966 (élimination au premier tour).
« Le Mexique joue mieux », reconnaît, en serrant les dents, Ednilson Alexandre Santagio. Le gourou Imanol Ibarrondo, contacté par l’équipe mexicaine pour en finir avec les éliminations systématiques du pays en huitième de finale, aurait-il réussi son pari ? Pas sûr. En deuxième mi-temps, la Seleçao se réveille, observe le quotidien Folha de Sao Paulo dans son « live ». L’équipe brésilienne est agressive. A la 35e minute, Antonio, le patron, se prépare à lancer un pétard, mais la balle frise le but, sans rentrer. Ednilson et José en sont à partager une cinquième bière quand la salle explose après un premier but de Neymar. « Un but allongé », souligne, avec une pointe de raillerie, Karla Bradao.
L’optimisme gagne, mais on retient son souffle quand Neymar hurle après s’être fait piétiner la cheville par le Mexicain Layun. Puis quand Tite, le sélectionneur, décide de faire entrer Firmino. « C’est pas lui qu’il fallait ! », s’alarme José Silva. Le concierge termine à peine sa phrase que l’attaquant de Liverpool double la mise à la 88e minute. Dans la salle, on chante déjà « Ciao Mexico ! ». Au coup de sifflet final, Antonio peut enfin sortir les feux d’artifice. Une fois de plus, le Mexique rentrera chez lui, maudit des huitièmes de finale (septième élimination de rang à ce stade), se répétant : « On a joué comme jamais, on a perdu comme toujours. » Mais cette fois, le Brésil n’y est pas étranger.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Après les célébrations polémiques des buts de Xhaka et Shaqiri, la « Nati » comptera à nouveau sur ses joueurs d’origine kosovare pour renverser la Suède, mardi, en huitièmes de finale du Mondial.
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édition abonné


Coupe du monde 2018 : en Suisse, des racines et des aigles

Après les célébrations polémiques des buts de Xhaka et Shaqiri, la « Nati » comptera à nouveau sur ses joueurs d’origine kosovare pour renverser la Suède, mardi, en huitièmes de finale du Mondial.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 15h54
    |

            Adrien Pécout (Saint-Pétersbourg, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Ces battements d’ailes ont déjà déclenché une volée de commentaires. Si Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri ont fait parler d’eux, c’est avant tout pour leurs célébrations : au premier tour du Mondial, les deux Suisses ont chacun mimé l’aigle bicéphale du drapeau albanais pour fêter leurs buts contre la Serbie (2-1), qui refuse l’indépendance du Kosovo.
La gestuelle, très mal vécue côté serbe, raconte surtout une histoire longue d’un demi-siècle déjà : celle des Kosovars en Suisse. Mardi 3 juillet, à Saint-Pétersbourg, l’équipe helvétique comptera à nouveau sur les enfants de cette immigration albanophone pour affronter la Suède en huitièmes de finale. A Xhaka et Shaqiri s’ajoutent le milieu Valon Behrami et l’attaquant Blerim Dzemaili, originaire de Macédoine, mais lui aussi de parents albanais.
Le match devrait aussi intéresser à Pristina, la capitale du Kosovo, où vit l’ambassadeur suisse Jean-Hubert Lebet : « Les Kosovars perçoivent l’équipe suisse de football presque comme leur équipe nationale, estime le diplomate. Il y a une ferveur qui est très sympathique. Les jours de match, tout le monde regarde la télévision. » 
Depuis quelques jours, ce soutien s’exprime à travers une collecte de fonds pour couvrir la sanction infligée par la Fédération internationale de football à Xhaka et à Shaqiri, amende de 10 000 francs suisses chacun (8 640 euros), considérant que leurs gestes de joie correspondaient à une « provocation du public » serbe. Une autre amende de 5 000 francs suisses a été administrée à Stephan Lichtsteiner, capitaine de la « Nati », pour les avoir imités.
e canton suisse »
En solidarité, le ministre kosovar du commerce et de l’industrie a annoncé sa participation aux dons. Bajram Hasani dit avoir versé 1 500 euros, l’équivalent de son salaire mensuel. Des « contributions symboliques » sont aussi les bienvenues. C’est en ces termes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Grâce à un bataillon d’avocats et d’experts, le Britannique a été blanchi après son contrôle anormal lors de la Vuelta 2017. La lutte antidopage en paye le prix fort.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Les dessous de la victoire de Christopher Froome contre l’antidopage

Grâce à un bataillon d’avocats et d’experts, le Britannique a été blanchi après son contrôle anormal lors de la Vuelta 2017. La lutte antidopage en paye le prix fort.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 11h05
    |

            Yann Bouchez et 
Clément Guillou








                        



   


Bientôt dix mois que la course durait : il ne fallait pas manquer de souffle. Et le verdict a fini par tomber. Le Tour de France n’a pas encore commencé que l’on connaît déjà l’un de ses vainqueurs : Christopher Froome, quadruple vainqueur de l’épreuve, pourra s’élancer de Noirmoutier, en Vendée, samedi 7 juillet.
Ce fut sans doute le plus compliqué de ses succès. Le leader de la formation Sky, toujours bien épaulé par ses coéquipiers, le doit cette fois-ci à un bataillon d’avocats et d’experts scientifiques. Lundi 2 juillet, au terme d’une longue procédure commencée en septembre 2017, à la suite d’un contrôle lors du Tour d’Espagne révélant un taux excessif de salbutamol, l’Union cycliste internationale (UCI) a décidé de ne pas sanctionner le coureur, sur recommandation de l’Agence mondiale antidopage (AMA).

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Pour obtenir cette décision favorable, l’équipe de défense de Christopher Froome, emmenée par l’avocat Mike Morgan, un éminent spécialiste des questions de dopage, a fait appel aux meilleurs experts. A l’UCI, il a été demandé un maximum d’informations, afin de plaider au mieux le cas du coureur. La procédure s’est étirée, à l’abri du regard des journalistes, au gré de multiples allers-retours entre les conseils juridiques du coureur et de la fédération internationale. Pendant ce temps, Christopher Froome courait – et gagnait – le Tour d’Italie. Le Tour de France s’affolait de le voir prendre le départ avec une épée de Damoclès au-dessus de sa tête.
« Ils n’avaient jamais vu ça à l’UCI »
Le 1er juin, dans Le Parisien, le président de l’UCI, David Lappartient, s’inquiétait : « Je crois que ce ne sera pas réglé avant le Tour. » Mais, trois jours plus tard, un dossier monumental parvenait au siège de la fédération, à Aigle (Suisse), contenant les arguments du camp Froome. De l’aveu d’un expert de la communauté antidopage : « C’était de la folie, ils n’avaient jamais vu ça à l’UCI, un dossier aussi épais, avec autant d’avis d’experts. » Une dizaine de scientifiques sont cités dans ces pages, sans compter ceux ayant collaboré de manière anonyme. Au printemps, une source proche de la procédure confiait que tous les spécialistes du métabolisme du salbutamol étaient contactés par Mike Morgan, pour aider Christopher Froome mais surtout pour ne pas aider l’UCI. A la réception du dossier, l’UCI s’est tournée vers l’AMA : comme attendu, le Britannique remettait en question le test de détection du salbutamol.
« Le 28 juin, l’AMA a informé l’UCI qu’elle acceptait, sur la base de son analyse des faits spécifiques de l’affaire, que les résultats de l’échantillon de M. Froome ne constituent pas un RAA [résultat d’analyse anormal] », écrit l’UCI dans son communiqué du 2 juillet. Le doute, sans s’être dissipé totalement, a bénéficié au coureur.
Les experts de l’UCI avaient pourtant écarté une à une les explications avancées par les conseils de Froome : la chaleur le jour du contrôle, une déshydratation, son alimentation particulière, l’interaction avec d’autres médicaments…
Car, depuis l’automne, la question se posait. Comment Froome pouvait-il présenter, le 7 septembre 2017, lors de la 18e étape de la Vuelta, un taux de 2 000 nanogrammes (ng) de salbutamol par millilitre de sang, soit le double de la limite autorisée – le seuil pour l’ouverture d’une procédure étant de 1 200 ng/ml ? Avait-il consommé ce broncho-dilatateur à des doses supérieures à celles tolérées par le code mondial antidopage pour soigner son asthme ? « Le niveau de salbutamol relevé dans un échantillon urinaire unique n’est pas un indicateur fiable de la quantité inhalée », a assuré la Sky, lundi.
Quelques heures après le communiqué de l’UCI, l’Agence mondiale antidopage a « reconnu que, dans de rares cas, les athlètes peuvent dépasser le seuil limite de concentration sans avoir inhalé plus que la dose maximale autorisée ». Faut-il donc revoir les règles encadrant l’usage de ce broncho-dilatateur, qui figure sur la liste des produits interdits de l’AMA mais dont l’usage, sous certaines conditions, n’est pas prohibé ?
« Pour le moment, il n’y a aucune remise en cause de la réglementation », assure au Monde Olivier Rabin, directeur scientifique de l’Agence. Il y a trois mois, il se disait absolument certain que la limite de concentration du salbutamol était d’une solidité scientifique absolue, attestée par de nombreuses études, et rappelait qu’elle avait déjà été défendue avec succès devant le Tribunal arbitral du sport.
L’Agence mondiale antidopage réfute tout rétropédalage concernant cette substance et son autorisation encadrée. Le cas de Froome risque tout de même d’affaiblir encore plus des règles déjà très critiquées. « La limite autorisée par l’AMA a été fixée au doigt mouillé », persifle un expert antidopage, sous couvert d’anonymat. Comment expliquer que certains cyclistes aient écopé de suspensions de plusieurs mois, alors qu’ils affichaient des taux de salbutamol plus faibles ? La probabilité d’être blanchi va-t-elle être indexée sur la qualité des défenseurs du sportif ? « Je ne pense pas qu’on puisse nous taxer d’un antidopage à deux vitesses ou d’avoir reculé parce que M. Froome avait de très bons avocats, avance Olivier Rabin. Les discussions ont eu lieu autour de son cas spécifique. »
Crainte d’un procès onéreux
D’autres experts de la communauté antidopage sont formels : l’AMA a eu peur d’un procès coûteux et la décision de classer l’affaire n’est pas venue du directeur scientifique, mais de la direction de l’Agence, dont le budget est inférieur à celui de la seule équipe Sky.
Depuis dix-huit mois, l’AMA a subi deux autres revers de taille, avec deux substances complexes : le meldonium, pour lequel des centaines de cas positifs ont été détectés avant que l’agence ne rétropédale – elle avait mal évalué le temps d’excrétion de la substance – et l’higénamine, un brûleur de graisse pour lequel le footballeur international Mamadou Sakho avait été contrôlé positif avant d’être blanchi.
Cette décision favorable à Froome annule évidemment l’interdiction de départ formulée mi-juin par les organisateurs du Tour de France, dans le plus grand secret. Amaury Sport Organisation souhaitait ainsi protéger l’image de son épreuve, mais le Britannique avait immédiatement fait appel. Il devait être étudié ce mardi 3 juillet devant la chambre arbitrale du Comité national olympique et sportif français. Ce ne sera pas nécessaire.
Ces derniers mois, dans l’attente de la sentence, le coureur de la Sky a su montrer que l’incertitude qui planait au-dessus de son casque ne nuisait pas vraiment à ses résultats. Il n’a pas été mal reçu sur les routes italiennes, malgré le doute, à l’époque, sur l’homologation future de ses résultats. Mais qu’en sera-t-il sur le Tour ?
Christian Prudhomme, le directeur de l’épreuve, espère un public « bienveillant ». Cela n’a pas toujours été le cas. Déjà hué par le passé sur les routes de France en raison des soupçons de dopage, le cycliste s’était plaint, lors de l’édition 2015, d’avoir reçu de l’urine jetée par un spectateur. Des chaînes de télévision avaient capté des insultes visant le sportif. Et le peloton ne sera pas unanimement convaincu de la bonne foi du Britannique. Lundi, quelques minutes après l’annonce de la décision de l’UCI, un directeur sportif d’une équipe du Tour avait ce commentaire lapidaire : « C’est à gerber. »



                            


                        

                        


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Dopage : Christian Prudhomme « déplore ces mois d’attente » sur le cas Froome

Le directeur du Tour de France plaide pour qu’à l’avenir, en cas de contrôle dit anormal, le coureur soit suspendu provisoirement.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 10h21
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 10h31
    |

            Yann Bouchez et 
Clément Guillou








                        



                                


                            

Visé par un contrôle anormal au salbutamol lors du Tour d’Espagne en septembre 2017, Christopher Froome a été blanchi par l’Union cycliste internationale (UCI). Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France, regrette qu’il ait fallu attendre si longtemps avant de connaître enfin, lundi 2 juillet, la décision, à moins d’une semaine du départ de l’épreuve, le 7 juillet.

Quel a été votre premier sentiment à l’annonce de la décision de l’UCI ?
Je n’ai cessé de répéter qu’il nous fallait une réponse d’une autorité sportive indépendante, depuis la mi-décembre 2017 [au moment de la révélation du contrôle anormal de Christopher Froome subi quelques semaines plus tôt, sur le Tour d’Espagne]. J’aurais préféré que cette annonce arrive plus tôt, c’est une évidence. Au nom du Tour de France, mais aussi comme président de l’association des organisateurs de courses, j’ai dit depuis plus de six mois qu’il nous fallait une réponse rapide, puisque toutes les courses auxquelles Chris Froome participait pouvaient en pâtir, ne sachant pas si le résultat allait compter. C’était quand même un problème.
Le président de l’UCI, David Lappartient, a d’abord dit : « Il n’y aura pas de réponse [concernant le cas Froome] avant le Giro [du 4 au 27 mai]. » Puis, début juin, il a donné une interview au Parisien, dans laquelle il annonçait clairement qu’il n’y aurait pas de décision d’ici au Tour. Nous avons donc décidé, il y a trois semaines, de faire usage de l’article 29 du règlement du Tour de France [selon lequel « ASO se réserve expressément la faculté de refuser la participation à – ou d’exclure de – l’épreuve, une équipe ou l’un de ses membres, dont la présence serait de nature à porter atteinte à l’image ou à la réputation d’ASO ou de l’épreuve »]. Nous l’avons fait savoir à Chris Froome, à son équipe et à l’UCI.
Pourquoi ne pas avoir communiqué,...




                        

                        

