<FILE-date="2018/07/04/19">

<article-nb="2018/07/04/19-1">
<filnamedate="20180704"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180704"><AAMMJJHH="2018070419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Le grand message de prospérité de Pékin au sujet de ses nouvelles routes de la soie et des mégaprojets en chantier sur leur tracé est parasité par des affaires de corruption, explique le correspondant du « Monde » à Pékin, Brice Pedroletti.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le Sri Lanka et le « piège chinois de la dette » plombe les nouvelles routes de la soie

Le grand message de prospérité de Pékin au sujet de ses nouvelles routes de la soie et des mégaprojets en chantier sur leur tracé est parasité par des affaires de corruption, explique le correspondant du « Monde » à Pékin, Brice Pedroletti.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 18h09
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Vue d’ailleurs. La concession de 99 ans accordée fin 2017 à la société d’Etat chinoise China Merchants Port Holdings sur le port de Hambantota, au Sri Lanka, en échange de l’effacement d’un peu plus de 1 milliard de dollars d’emprunt chinois, empoisonne l’image de la Chine. Hambantota est un fiasco : le terminal portuaire est une aberration économique, qui n’a jamais attiré de navires.
La société chinoise qui l’a construit, China Harbour, imposée par Pékin, a largement financé la campagne politique du président du Sri Lanka d’alors, Mahinda Rajapakse. Les soupçons de collusion avec la Chine ont d’ailleurs contribué à sa défaite en 2015. Malgré la conversion de ses créances en actifs, le Sri Lanka reste lourdement endetté, notamment vis-à-vis de la Chine : il serait tombé dans le China’s debt trap, comme l’a détaillé le New York Times dans une enquête publiée le 25 juin, ou « piège de la dette chinois ». Et celui-ci parasite le grand message de prospérité de Pékin au sujet de ses nouvelles routes de la soie et des mégaprojets en chantier sur leur tracé.
En Malaisie, la chute du premier ministre Najib Razak, soupçonné de corruption à une échelle monumentale, et le retour au pouvoir de Mahathir Mohamad, ont entraîné le réexamen des ambitieux projets d’infrastructures consentis avec la Chine, en particulier la ligne de chemin de fer East Coast Rail Link, de la frontière thaïlandaise jusqu’à Port Klang, non loin de Kuala Lumpur, sur le détroit de Malacca.
L’exemple des « traités inégaux »
Son budget est estimé à 15 milliards de dollars (12,8 milliards d’euros). Le Dr Mahathir veut renégocier les contrats avec la Chine – il a même évoqué l’exemple des « traités inégaux » que la Chine s’était vu imposer par les puissances occidentales à la fin du XIXe siècle. Le projet chinois est soupçonné par les enquêteurs d’avoir été gonflé pour masquer les détournements au...




                        

                        


<article-nb="2018/07/04/19-2">
<filnamedate="20180704"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180704"><AAMMJJHH="2018070419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Sophia Chikirou devrait travailler à l’alliance entre La France insoumise et le parti espagnol Podemos pour les élections européennes.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Sophia Chikirou, ex-conseillère en communication de Jean-Luc Mélenchon, quitte la présidence du « Média »

Sophia Chikirou devrait travailler à l’alliance entre La France insoumise et le parti espagnol Podemos pour les élections européennes.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 17h56
   





                        


Sophia Chikirou quitte la présidence du site d’actualité Le Média moins de six mois après son lancement, a annoncé Le Figaro mercredi 4 juillet. L’ex-conseillère en communication de Jean-Luc Mélenchon devrait travailler à l’alliance entre La France insoumise et le parti espagnol Podemos pour les élections européennes.

        Lire aussi :
         

                Le Média : les coulisses d’une crise



Toujours selon Le Figaro, Sophia Chikirou a annoncé son départ ce mardi dans un message publié dans le groupe Facebook « Les socios », les associés-donateurs de la webtélé créée par des membres de La France insoumise (LFI) :
« Après un an consacré au lancement du magnifique projet du Média, je mets fin à ma fonction de présidente de l’entreprise de presse et de celle de directrice de la publication du “Média”. (…) Je pense être utile au “Média” et garantir son indépendance en mettant fin à mes responsabilités en son sein. »
« J’ai en effet accepté ce matin la proposition de Jean-Luc Mélenchon et de Manuel Bompard de prendre en charge une mission de contact permanent avec les équipes de communication de Podemos pour la campagne européenne », poursuit-elle, en référence au parti antisystème espagnol, allié de LFI au niveau européen.
Proposition de Jean-Luc Mélenchon
Sophia Chikirou précise qu’elle reprendra son activité de consultante en communication « dès le mois de septembre », et qu’elle reste « pour le moment » présidente de la société de production audiovisuelle du Média.
Lors du lancement du Média, plusieurs conflits d’intérêts apparaissaient, notamment sur le rôle de Sophia Chikirou. A l’époque, elle répondait que cela ne posait aucun problème : « Ce sont deux choses très différentes. Je conseillerai Jean-Luc Mélenchon sur sa chaîne YouTube. Et j’aurai un rôle de directrice générale avec Le Média. » Autre question : Le Média aura-t-il le droit de critiquer M. Mélenchon ? « Oui, mais si vous voulez du “Mélenchon bashing”, vous irez sur TF1, France 2 ou BFM-TV », répondait du tac au tac Mme Chikirou.
« Evidemment que les idées de La France insoumise sont inscrites dans la ligne éditoriale du “manifeste”. Mais ce ne sera pas un organe de propagande insoumise. Cela inclura la pensée de l’insoumission mais aussi la pensée communiste, socialiste et écologiste », voulait croire alors la trentenaire.

        Pour en savoir plus, lire aussi :
         

          Les « insoumis » lancent « Le Média », garanti sans « Mélenchon bashing »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/04/19-3">
<filnamedate="20180704"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180704"><AAMMJJHH="2018070419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Epic Games, le studio à l’origine de ce jeu phénomène, souhaite développer des compétitions officielles et internationales.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

« Fortnite » met un premier pied dans l’e-sport

Epic Games, le studio à l’origine de ce jeu phénomène, souhaite développer des compétitions officielles et internationales.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 17h54
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


La prochaine Coupe du monde aura lieu en 2019. Sur le terrain, non pas onze joueurs mais cent, chacun derrière leur écran. Après avoir conquis le grand public, « Fortnite », le jeu qui a séduit 125 millions d’adeptes en seulement un an, cherche à consolider sa position chez les gamers.
Le 12 juin, Epic Games, le studio à l’origine de ce jeu de survie, dont l’objectif est de tuer ses 99 adversaires en 20 minutes, a annoncé qu’il doterait ses compétitions d’un montant record de 100 millions de dollars (86 millions d’euros) de dotation, pour récompenser les meilleurs compétiteurs. « Les 100 millions de dollars seront répartis entre de nombreux rendez-vous à différents niveaux de la compétition dans le monde entier », précise le studio.
Depuis, les amateurs s’impatientent et la profession du e-sport (ces compétitions de jeu vidéo qui se jouent en réseau, en ligne…) s’interroge. « Cela veut dire que des joueurs professionnels vont pouvoir s’engager et se structurer en équipes. Le jeu ne sera plus seulement sympathique, il sera aussi une source de revenus », explique Bertrand Amar, directeur du développement audiovisuel du groupe Webedia et Directeur de ES1, une chaîne de télévision spécialisée dans l’e-sport. Mais il pointe le montant astronomique mis en jeu. « C’est quatre fois plus que le précédent record [détenu par Dota 2]. C’est presque inquiétant. Les sommes investies dans d’autres tournois peuvent paraître ridicules après ça ».
Multiplication de tournois
Si Epic Game se lance dans l’organisation de compétitions, c’est que des tournois autour de son jeu avaient tendance à se multiplier. Un premier rendez-vous a eu lieu à l’E3, l’un des plus grands salons internationaux du jeu vidéo et des loisirs interactifs. A cette occasion, un mode spectateur a été mis en place. L’avantage : l’internaute qui suit la partie sur son téléphone ou son ordinateur ne manque rien du feu de l’action. Jusqu’à présent, il n’était possible de voir qu’un seul joueur, ce qui était long et ennuyeux. Ce mode est appelé à être ouvert au grand public. « Cela ne devrait pas tarder. Il faut aller vite pour faire face à la concurrence et permettre aux équipes de s’organiser », ajoute M. Amar.
Signe de la notoriété grandissante de « Fortnite », le Gotaga Show, événement organisé sur le lac d’Enghien-les-Bains par le Casino Barrière, a réuni environ 6 000 fans du jeu vendredi 29 juin. Certains amateurs, n’ayant pas réservé leurs places à temps, ont dû suivre les parties depuis l’extérieur, les yeux rivés sur des écrans géants. Sur le Web, l’événement a rassemblé des centaines de milliers de spectateurs avec un pic d’audience de 243 248 internautes.
Commentaires enfiévrés de Gotaga
Les présents n’étaient pas seulement là pour suivre des parties de « Fortnite », mais aussi pour écouter les commentaires enfiévrés de Gotaga, l’un des meilleurs joueurs et commentateur. Cette star dans le milieu du jeu vidéo français a cofondé Vitality, une équipe qui ne cache pas ses ambitions. « On veut créer un gros truc. Vitality me fait confiance et honnêtement si on parle d’un budget pour Fortnite il serait à sept chiffres », a détaillé Corentin « Gotaga » au site L’Equipe au début du mois de juin. Vitality a notamment réussi une première levée de fonds de 2,5 millions d’euros en février afin de développer ses activités, la structure devra sûrement réitérer l’opération.
Si le mode compétition tarde à voir le jour, c’est que la logistique pour réunir 100 joueurs venus du monde entier et assurer un débit suffisant pour les millions d’internautes… relève du défi. Autre interrogation : les modalités des futures compétitions. S’agira-t-il d’un championnat, d’une ligue, de tournois saisonniers… ? Et les spéculations vont bon train concernant l’organisation qui sera privilégiée, en solo, en duo ou en équipes. « Bien qu’on puisse imaginer des compétitions individuelles, l’éditeur devrait privilégier les compétitions en équipes ou en duos. Cela permet de mettre en place des stratégies collectives et des scores cumulés », ajoute M. Amar. Les qualifications pour la Coupe du monde de « Fortnite », actuellement prévue pour fin 2019, commenceront à l’automne 2018.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/04/19-4">
<filnamedate="20180704"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180704"><AAMMJJHH="2018070419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Inaugurée mercredi 4 juillet, l’usine de Rzeszow produit des aubes de turbines basse pression. Une des pièces majeures du nouveau moteur Leap de CFM International, la société commune de Safran et de l’Américain G.E.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Après le Mexique et le Maroc, Safran poursuit son développement international en Pologne

Inaugurée mercredi 4 juillet, l’usine de Rzeszow produit des aubes de turbines basse pression. Une des pièces majeures du nouveau moteur Leap de CFM International, la société commune de Safran et de l’Américain G.E.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 15h56
    |

            Guy Dutheil








                        



   


Safran étend son empreinte à l’international. Depuis trois ans que Philippe Petitcolin est aux commandes, le motoriste se développe à vive allure hors de France. Après le Mexique et le Maroc, Safran a choisi de grandir en Pologne. Le patron du motoriste a inauguré, mercredi 4 juillet, une nouvelle usine à Rzeszow, dans le sud-est de la Pologne. Une implantation industrielle supplémentaire destinée à la production d’aubes de turbines basse pression. Une des pièces majeures du nouveau moteur Leap de CFM International, la société commune de Safran et de l’Américain G.E. Le Leap qui doit équiper les nouveaux moyens courriers d’Airbus et de Boeing, l’A320 Neo et le 737 Max, mais aussi le C919 chinois, est le second blockbuster de Safran. « A peine lancé, le Leap a déjà été commandé à plus de 15 000 exemplaires, soit dix années de travail garanti », s’enorgueillit le motoriste. Evalué au tarif catalogue, c’est une manne de 210 milliards de dollars (environ 180 milliards d’euros) qui devrait rentrer dans les caisses des deux partenaires français et américain. Un véritable pactole pour G.E. et Safran qui ont déjà investi un milliard de dollars pour le développement du Leap.
A l’examen, le choix de Rzeszow ne doit rien au hasard. « Pourquoi la Pologne ? », s’interroge un cadre dirigeant du motoriste : « 100 % de pièces bonnes, livrées à l’heure, jamais de problème », répond-il. Safran est présent dans le sud-est de la Pologne depuis 2001. Une région désormais dénommée « la vallée de l’aviation ». Outre Safran, le motoriste britannique Rolls-Royce et d’autres équipementiers internationaux sont aussi installés dans les environs. Un renouveau pour cette zone qui avant la seconde guerre mondiale rassemblait déjà les sites industriels aéronautiques de la Pologne.
Une main-d’œuvre bon marché
Cet historique a permis à Safran de développer ce qu’il nomme un « éco-système industriel ». Un savant cocktail qui assemble une main-d’œuvre bon marché, une formation technologique et universitaire de qualité et la proximité d’une zone de chalandise. Toutefois, M. Petitcolin reconnaît volontiers que le principal ingrédient de ce mélange à succès c’est la modicité des rémunérations des personnels embauchés sur place. « En moyenne, les salaires des techniciens et ingénieurs en Pologne sont moitié moindre qu’en France », admet le directeur général. Le différentiel est encore plus important pour les ouvriers polonais qui gagnent trois fois moins que leurs homologues français.
Safran Aircraft Engines Poland (SAEP), la division polonaise du motoriste monte rapidement en puissance. En 2017, elle employait 16 000 salariés répartis sur 35 sites et son chiffre d’affaires a atteint neuf milliards d’euros. A l’avenir, le rythme ne risque pas de ralentir. La nouvelle usine de Rzeszow a été construite « pour sécuriser la production du Leap », indique M. Petitcolin. En clair, Safran va devoir accompagner sans faiblir la montée en cadence des productions des moyen-courriers d’Airbus et de Boeing. L’avionneur européen a, officiellement, pour objectif de sortir de ses chaînes d’assemblage 60 exemplaires d’A320 Neo à la mi 2019 et 63 à la fin de l’année prochaine. Dès que ce seuil sera atteint, Airbus aurait pour but de pousser encore son tempo pour produire jusqu’à 75 exemplaires chaque mois. Un rythme endiablé également tenu par Boeing pour son 737 Max. Grâce à la Pologne, Safran ne devrait pas ralentir les deux avionneurs. Dès 2018, SAEP prévoit de produire 180 000 aubes basse pression puis 800 000 en 2022 avec pour objectif d’atteindre le million.
Après le Mexique, le Maroc et la Pologne c’est en Inde que Safran veut trouver un nouvel éco-systeme à succès. Le motoriste a déjà posé le pied à Hyderabad, au sud de l’Inde. Une usine de câblage dont la production « devrait parvenir à sa vitesse de croisière en 2019 ». A en croire Philippe Petitcolin, « l’Inde possède un potentiel énorme d’ici 15 ou 20 ans ». Elle devrait constituer pour Safran, « un nouvel outil de compétitivité », précise le directeur général. Notamment pour alimenter les marchés asiatiques. Toutefois, le principal atout de l’Inde réside, comme le reconnaît M. Petitcolin, dans « son potentiel de low cost ». Les rémunérations très faibles des futurs salariés indiens. Un critère déterminant pour le motoriste qui devrait arbitrer prochainement la localisation de certaines de ses productions entre l’Inde et la Chine. « C’est une question qu’il va falloir se poser », signale-t-il. Toutefois, à l’en croire, ses développements internationaux ne pèsent pas sur l’activité du groupe en France. Notamment grâce à la croissance continue du secteur aéronautique dans le monde.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/04/19-5">
<filnamedate="20180704"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180704"><AAMMJJHH="2018070419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Selon l’Autorité de sûreté nucléaire, la livraison du combustible, qui devait avoir lieu cet été, est repoussée mais pourrait tout de même avoir lieu avant la fin de l’année.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Nouveau retard pour le réacteur EPR de Flamanville

Selon l’Autorité de sûreté nucléaire, la livraison du combustible, qui devait avoir lieu cet été, est repoussée mais pourrait tout de même avoir lieu avant la fin de l’année.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 15h40
   





                        



   


Un retard supplémentaire. Les problèmes de soudure annoncés en avril auront bien « un impact » sur la date de mise en service du réacteur nucléaire en construction, a fait savoir, mercredi 4 juillet, EDF qui, jusqu’alors, ne parlait que d’un « éventuel » retard supplémentaire.

        Lire aussi :
         

                Nucléaire : de nouvelles anomalies détectées à l’EPR de Flamanville



« Ce qu’on sait, c’est qu’il y aura un impact sur le planning du projet. En revanche, c’est beaucoup trop tôt pour le caractériser », a déclaré le directeur des aménagements de ce chantier Bertrand Michoud, lors d’une commission locale d’information réunissant industriels, Autorité de sûreté nucléaire (ASN), élus locaux, syndicats et associations, aux Pieux, à côté de Flamanville. « L’ordre de grandeur, c’est quelques mois », a-t-il ajouté.
En mai, EDF avait dit envisager quelques mois de retard. L’industriel assure ne pouvoir en dire plus tant que les discussions avec l’ASN sur la façon dont doivent être réparées les soudures ne sont pas closes.
Le coût officiel de l’EPR a été réévalué en 2015 à 10,5 milliards d’euros, le triple de son budget initial.

        Lire aussi :
         

                EPR de Flamanville : l’Autorité de sûreté nucléaire critique « un défaut de surveillance »



Sept ans de retard
Depuis septembre 2015, EDF affichait un planning de démarrage à la fin de l’année 2018 pour une mise en service commerciale en 2019, soit avec sept ans de retard. Selon l’ASN, la livraison du combustible, qui devait avoir lieu cet été, est repoussée mais pourrait tout de même avoir lieu avant la fin de l’année.
Revenant sur le vol en mai de 150 cadenas posés sur des armoires contenant les matériels informatiques des systèmes de pilotage du réacteur, M. Michoud a déclaré qu’EDF n’avait « détecté aucune interférence avec la base de données du contrôle-commande ». Le contrôle-commande est constitué de l’ensemble des systèmes qui permettent de piloter une installation nucléaire. L’enquête de gendarmerie est toujours en cours, selon EDF.
Vendredi, un EPR a été raccordé avec succès au réseau électrique, à Taishan, en Chine, selon EDF et le chinois CGN, une première pour cette technologie française. Il doit encore monter en puissance progressivement avant la mise en service commerciale prévue avant 2019, selon CGN.

        Lire aussi :
         

                Nucléaire : Hulot met la pression sur EDF






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/04/19-6">
<filnamedate="20180704"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180704"><AAMMJJHH="2018070419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Plus de 10000 cadres ont désigné les entreprises préférées.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Palmarès Universum: les cadres redorent le blason des banques d’affaires et du secteur de l’énergie

Plus de 10000 cadres ont désigné les entreprises préférées.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 13h56
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 14h49
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            
Google tient tête à LVMH pour la deuxième année consécutive dans le classement des employeurs préférés des anciens élèves d’écoles de commerce interrogés par Universum et publiée mercredi 4 juillet. Cette société suédoise spécialisée dans la « marque employeur » prend le pouls des jeunes sur les entreprises qui les font rêver. Chaque année depuis 1999, Universum consulte les étudiants des écoles de commerce et les élèves ingénieurs ; et depuis 2015, elle interroge leurs aînés déjà en poste, pour mesurer l’effet « réalité du travail ». En 2018, plus de 10.000 cadres se sont ainsi exprimés, dont 64,5 % ont entre un et huit ans d’expérience et 35,5 % plus de 8 ans.

Un questionnaire semi-assisté, comprenant 130 noms d’entreprises est soumis aux jeunes, qui sont invités à désigner leur « top 5 employeurs ». Ils peuvent, en plus, citer spontanément d’autres noms, ce qui explique l’entrée de nouvelles sociétés dans le palmarès d’une année sur l’autre. Ils peuvent également associer aux noms d’entreprises qu’ils sélectionnent des notions.
Dans leur TOP 5, les ingénieurs sont toujours fidèles à l’aérospatiale et l’aéronautique, en gardant toutefois Google en numéro deux comme en 2017. Ils ont désigné dans l’ordre : Airbus numéro un, puis Google, suivi d’EDF, Thales (en hausse de 3 rangs en un an), et Dassault Aviation.
Les anciens élèves d’écoles de commerce sont, semble-t-il, plus volages : ils offrent à Michel et Augustin la troisième place de leur TOP 5 entre les deux géants du luxe LVMH et L’Oréal. Google est toujours numéro un. De nombreuses entreprises entrent pour la première fois dans le classement, dont le Club Med, Kusmi Tea-Lov Organic, Deezer et Volkswagen Group France. L’analyse de la société Universum est que pour les Alumni d’écoles de commerce, en 2018, « les critères d’attractivité sont d’abord l’éthique, puis la rémunération. L’éthique a en effet été le mot le plus associé aux deux entreprises Michel et Augustin et...




                        

                        


<article-nb="2018/07/04/19-7">
<filnamedate="20180704"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180704"><AAMMJJHH="2018070419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Un plan ministériel « pour la science ouverte » oblige les chercheurs financés sur fonds publics à publier leurs travaux dans des revues ou des archives en accès libre.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La science française va être plus accessible

Un plan ministériel « pour la science ouverte » oblige les chercheurs financés sur fonds publics à publier leurs travaux dans des revues ou des archives en accès libre.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 13h30
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            

Mercredi 4 juillet, à Lille, lors de la conférence annuelle de la Ligue des bibliothèques européennes de recherche (Liber), qui représente 400 établissements nationaux ou universitaires, la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Frédérique Vidal, a entamé une petite révolution. « La France s’engage pour que les résultats de la recherche scientifique soient ouverts à tous, chercheurs, entreprises et citoyens, sans entrave, sans délai, sans paiement », proclame le futur plan national « Pour la science ouverte ».
Une telle affirmation peut surprendre : pourquoi « ouvrir » un secteur qui, a priori, l’est déjà ? Les chercheurs ne gardent en effet pas secrets leurs travaux, puisque leur carrière passe par la publication dans des revues ayant pignon sur rue, après un contrôle qualité rigoureux. La « fermeture » tient, elle, au fait que ces journaux sont pour la plupart accessibles sur abonnements, au prix souvent chers et inflationnistes. Liber estime d’ailleurs que les hausses atteignent, ces dernières années, 8 % par an. Des prix qui soulèvent régulièrement des protestations et qui freinent l’accès à la connaissance.
Sans que le plan n’y fasse explicitement référence, ce qui est visé est bien l’hégémonie des entreprises de l’édition scientifique, un marché mondial estimé à une trentaine de milliards d’euros pour plus de 2 millions d’articles publiés chaque année. Le plus important éditeur, Elsevier, a encore dégagé, en 2017, une marge de plus de 36 % et 1 milliard d’euros de bénéfices.
Ce qui est visé est l’hégémonie des entreprises de l’édition scientifique, un marché mondial estimé à une trentaine de milliards d’euros pour plus de 2 millions d’articles publiés chaque année
En France, où les dépenses d’abonnements atteignent 100 millions d’euros par an, les négociations, après avoir échoué en début d’année, reprennent avec l’un des autres grands éditeurs, Springer Nature. En réponse, un mouvement...




                        

                        


<article-nb="2018/07/04/19-8">
<filnamedate="20180704"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180704"><AAMMJJHH="2018070419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Jean-Pierre Geneslay est nommé au conseil d’administration de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes et pourrait, dans un second temps, devenir le président de l’opérateur public.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Du changement dans la gouvernance de l’AFPA

Jean-Pierre Geneslay est nommé au conseil d’administration de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes et pourrait, dans un second temps, devenir le président de l’opérateur public.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 14h01
    |

            Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
L’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) est-elle sur le point de se trouver un nouveau président ? En apparence, tout concourt à le faire penser : il devrait s’agir de Jean-Pierre Geneslay, ex-patron du fabricant de papillotes Révillon. Celui-ci vient de faire son entrée au conseil d’administration (CA) de l’AFPA en tant que personnalité qualifiée. L’arrêté de nomination, pris par la ministre du travail, Muriel Pénicaud, a été publié, mercredi 4 juillet, au Journal officiel.
M. Geneslay se voit attribuer l’une des quatre places de personnalité qualifiée au sein du CA – en l’occurrence celle laissée vacante par Yves Barou, l’ancien président de l’Agence qui a quitté ses fonctions en novembre 2017 (et dont l’intérim est assuré, à l’heure actuelle, par Jean-François Verdier, un inspecteur des finances). Or, la règle veut que la présidence de l’AFPA soit confiée à une personnalité qualifiée. En dehors de M. Geneslay, les trois autres administrateurs ayant le même titre ne sont pas pressentis pour être président, d’après nos informations. L’ex-dirigeant de l’entreprise Révillon bénéficie, de surcroît, de l’appui de Mme Pénicaud : « C’est un grand professionnel qui a une grande expérience dans plusieurs domaines et connaît aussi bien l’entreprise que le monde de la formation », témoigne un collaborateur de la ministre du travail. La logique voudrait donc que M. Geneslay devienne le prochain président titulaire de l’AFPA.

Toutefois, cette hypothèse n’est, à ce stade, pas confirmée par l’entourage de Mme Pénicaud : la question « sera tranchée très rapidement », assure-t-on. Une autre source proche du dossier affirme, en revanche, que l’affaire est réglée. Pourquoi cette indécision ? La raison se trouve peut-être dans l’âge de M. Geneslay : 69 ans, soit au-dessus de la limite prévue par les textes (65 à 67 ans, suivant les cas). Ce n’est « pas un souci », assure...




                        

                        


<article-nb="2018/07/04/19-9">
<filnamedate="20180704"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180704"><AAMMJJHH="2018070419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Organisée en partenariat avec le journal québécois « Le Devoir », cette manifestation aura lieu au Musée des beaux-arts de Montréal, le 26 octobre.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤     


                « Le Monde » lance un festival à Montréal


Organisée en partenariat avec le journal québécois « Le Devoir », cette manifestation aura lieu au Musée des beaux-arts de Montréal, le 26 octobre.

Le Monde
                 |                 04.07.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 12h09
                 |

            Jérôme Fenoglio (Directeur du "Monde")

















Derniers articles publiés


            « Faire ensemble », par Christine St-Pierre, ministre québécoise de la francophonie


            Mariez-les ! A Cannes, une épouse, trois maris et quatre témoins


            Monde festival : Imaginer le futur immeuble du « Monde »



Tous les articles






les articles les plus partagés


            « De plus en plus d’histoires d’amour démarrent à l’âge de la retraite »


            Des sagas médiévales à Björk, pourquoi l’Islande fascine






les plus partagés











   


Quotidien francophone d’audience internationale, Le Monde a vocation, par le biais de son site Internet et de ses multiples applications, à être lu, beaucoup lu, au-delà de nos frontières. De fait, ces dernières années, nos lecteurs n’ont jamais été aussi nombreux à se tourner vers nos articles depuis l’étranger. En 2017, dans un contexte de très forte actualité, 400 millions de visites, sur un total de 1,8 milliard, proviennent d’autres pays que la France.
Pour des raisons évidentes qui tiennent à la fois à la langue et à nos histoires communes, parmi les zones géographiques auxquelles nous nous intéressons plus particulièrement, figurent les pays francophones. Au premier rang desquels, ceux du continent africain. Depuis maintenant trois ans, la chaîne numérique « Le Monde Afrique » fonctionne comme un média francophone et panafricain d’actualité, de reportages, d’analyses et de débats ; une édition africaine du site Lemonde.fr, s’adressant aussi bien aux ressortissants du continent qu’à ceux de la diaspora.
L’idée de créer un festival au Québec, plus précisément à Montréal, procède de la même logique : aller à la rencontre de lecteurs avec lesquels nous avons un peu plus que la langue en commun ; en toucher de nouveaux, qui pour l’heure ne lisent pas encore les contenus du Monde, en leur proposant un événement dont la formule a déjà fait ses preuves à Paris : Le Monde Festival.
C’est le succès croissant de notre manifestation parisienne – la prochaine édition aura lieu du 5 au 7 octobre, vous en retrouverez la programmation complète sur notre site – qui nous a donné l’idée de créer sa « petite cousine », au Québec. Non pas tout seul, mais en collaboration étroite avec un journal lui aussi « cousin » du Monde, Le Devoir.
L’association de notre journal avec ce quotidien vieux de plus d’un siècle – il a été fondé en janvier 1910 par Henri Bourassa – ne date pas d’hier. Déjà du temps d’Hubert Beuve-Méry, il n’était pas rare que certains de nos articles soient publiés par notre confrère montréalais. Ils continuent à l’être aujourd’hui.
C’est donc à deux que nous avons décidé de créer ce festival qui aura lieu le 26 octobre au Musée des beaux-arts de Montréal, un lieu exceptionnel doté de deux salles de conférences magnifiques, animé, sous la houlette de Nathalie Bondil, par une équipe avec laquelle nous avons été d’emblée en affinité.
De nombreux soutiens
Comme à Paris, où la programmation du festival est le fruit de l’imagination et des envies de la rédaction du Monde, à Montréal, les équipes du Devoir et de notre rédaction ont conçu le programme autour d’une idée directrice : confronter les approches québécoise et française sur des thématiques qui occupent le débat public des deux côtés de l’Atlantique. A titre d’exemple, l’ex-ministre de la justice, Christiane Taubira, la romancière Alice Zeniter, le mathématicien et député LRM Cédric Villani ou encore le politologue Patrick Weil ont ainsi accepté de participer à cette première édition montréalaise aux côtés de nombreuses personnalités québécoises. Vous retrouverez, dès septembre, l’intégralité de cette programmation sur Lemonde.fr.
L’organisation d’une telle manifestation, que nous souhaitons évidemment pérenne, n’aurait pas été possible sans un certain nombre de soutiens. Remercions tout d’abord chaleureusement Christine St-Pierre, ministre des relations internationales et de la francophonie du Québec, qui a spontanément offert de nous aider à mettre en œuvre ce projet. « Dans notre contexte nord-américain, la coopération avec nos partenaires européens prend une signification toute particulière et présente un caractère à la fois stratégique et porteur d’un avenir économique et social à fort potentiel, écrit-elle dans un texte publié conjointement par Le Monde et Le Devoir. Cela est encore plus vrai avec la France avec qui non seulement nous entretenons une relation directe, privilégiée et stratégique, mais aussi une volonté de “faire ensemble”. » Laurence Haguenauer et son équipe du consulat général de France à Québec nous ont d’emblée accompagnés et guidés. Qu’ils en soient, eux aussi, remerciés.
Un certain nombre d’entreprises (Ubisoft, le Sofitel de Montréal…), d’institutions (comme la Caisse des dépôts) et l’université québécoise de Concordia nous ont également apporté leur soutien. Qu’elles trouvent ici l’expression de notre gratitude. Sans elles, nous n’aurions pas pu mener notre projet à terme.
Afin de mieux vous faire découvrir ce territoire « cousin », nous publierons, début octobre, un hors-série du Monde consacré au Québec. Lui aussi sera réalisé en collaboration avec nos confrères du Devoir.

        Lire aussi :
         

                Monde Festival : « Faire ensemble », par Christine St-Pierre, ministre québécoise de la francophonie





Jérôme Fenoglio (Directeur du "Monde")
    













<article-nb="2018/07/04/19-10">
<filnamedate="20180704"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180704"><AAMMJJHH="2018070419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Cette marque tricolore étend sa production dans son berceau de Romilly-sur-Seine dans l’Aube pour fabriquer le nouveau maillot de l’équipe de France de rugby.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le Coq sportif, fournisseur du XV de France

Cette marque tricolore étend sa production dans son berceau de Romilly-sur-Seine dans l’Aube pour fabriquer le nouveau maillot de l’équipe de France de rugby.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 11h49
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Le nouveau maillot du XV de France est « made in Aube ». Le Coq sportif, nouvel équipementier de la Fédération française de rugby, en remplacement d’Adidas, a dévoilé dimanche 1er juillet le maillot des Bleus qu’il fabrique dans son usine de Romilly-sur-Seine. Ce modèle en coton et polyester sera en vente à partir de la mi-juillet. Et l’équipe de France l’enfilera, pour la première fois, au Stade de France, lors de son test-match du 10 novembre face à l’Afrique du Sud. Le Coq sportif fournira aussi des maillots aux clubs amateurs de rugby en France, pour un montant total de 11,4 millions d’euros, jusqu’en 2024.
A Romilly-sur-Seine, dans l’Aube, les ouvriers du Coq sportif mettent les bouchées doubles pour couper, assembler et floquer ces tuniques bleues à col blanc. En 2010, cinq ans après son rachat au groupe Adidas par le suisse Airesis, la marque fondée en 1882 par Emile Camuset s’est réinstallée à son adresse historique. Dans cette usine fermée en 1988, Le Coq sportif monte alors une équipe pour mettre au point ses prototypes. Elle ne compte alors que dix membres. Les effectifs s’élèvent aujourd’hui à « une centaine, dont 30 dans l’atelier », note David Pécard, directeur textile de la marque. Tous conçoivent et confectionnent une partie de ses collections, dont le maillot jaune du Tour de France, les tenues du champion de tennis Richard Gasquet et les maillots des footballeurs de l’AS Saint-Etienne.
Une image de « Made in France » porteuse
M. Pécard, ancien de Petit Bateau, autre marque née dans l’Aube, forme une équipe supplémentaire (sept personnes) pour monter les maillots du XV de France, dont le jersey est tricoté et teint dans le département, chez Aube Tricotage à Sainte-Savine et France Teinture à Troyes. Cette fabrication tricolore n’a pas été imposée par Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby (FFR). « Mais cela a pesé dans la balance » lors du choix de la marque, précise...




                        

                        


<article-nb="2018/07/04/19-11">
<filnamedate="20180704"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180704"><AAMMJJHH="2018070419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ C’est à Toulouse, sur l’ancienne base militaire, qu’Hyperloop TT a choisi d’implanter son centre de recherche et développement européen pour développer ce transport futuriste.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


A Francazal, des pistes d’essai pour faire léviter le train Hyperloop

C’est à Toulouse, sur l’ancienne base militaire, qu’Hyperloop TT a choisi d’implanter son centre de recherche et développement européen pour développer ce transport futuriste.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 12h12
    |

                            Philippe Gagnebet (Toulouse, correspondance)








                        



                                


                            

Relier Paris à Marseille en quarante-cinq minutes, Los Angeles à San Francisco en une demi-heure, Toulouse à Montpellier en à peine le temps de boire un café. Sorti de l’imagination d’Elon Musk, l’inventeur et milliardaire qui veut révolutionner les transports dans l’espace et sur Terre, l’Hyperloop sera un train pouvant rouler, ou plutôt léviter à plus de 1 200 km/h.
Et c’est à Toulouse, sur la base de Francazal que la société californienne Hyperloop TT a choisi en janvier 2017 d’implanter son centre de recherche et développement européen pour développer ce transport futuriste. Lancée en « Open source » ou brevet ouvert, l’idée attise les ingénieurs de tous bords. Sustentation électromagnétique, coussin d’air sur des patins des skis, champ magnétique créé par des moteurs à induction... Sur les images de synthèse fournies par les entreprises qui sont entrées dans la course, on observe juste, et jusqu’à présent, de longs tubes et leurs capsules à l’intérieur, plantés sur de hauts pylônes. Secret industriel et bataille économique obligent, les acteurs avancent masqués.
Ainsi Bibop Gresta, l’un des deux dirigeants du projet Hyperloop TT, avec des anciens de la NASA de SpaceX ou encore de Boeing, annonçait des vitesses de plus de 1 000 km/h et des contrats signés avec l’Australie ou Abou Dhabi. Mais le 26 avril, l’émirat indiquait « nier la validité de l’annonce de la société de technologie de transport Hyperloop TT[HyperloopTransportation Technology] concernant la première ligne de train ultra-rapide reliant l’aéroport d’Abou Dhabi àcelui de Dubaï, Al-Maktoum ». C’est Hyperloop One (anciennement baptisée Hyperloop Technology Inc.), qui a réalisé mi 2016 un premier essai grandeur nature dans le Nevada.
Premiers travaux d’aménagement sur le site
De son coté, Transpod, une start-up canadienne, avait annoncé la présentation de son prototype dès le mois de septembre 2016. Quant à SpaceX, la firme spatiale d’Elon Musk, elle « n’est...




                        

                        


<article-nb="2018/07/04/19-12">
<filnamedate="20180704"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180704"><AAMMJJHH="2018070419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Après la lente disparition de la présence militaire sur ce site, aux portes de Toulouse, collectivités et entreprises tentent de créer un écosystème des transports du futur.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Base aérienne de Francazal, une turbulente reconversion

Après la lente disparition de la présence militaire sur ce site, aux portes de Toulouse, collectivités et entreprises tentent de créer un écosystème des transports du futur.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 11h42
    |

                            Philippe Gagnebet (Toulouse, correspondance)








                        



                                


                            

« Nous sommes dans une phase de montée initiale, et il est normal que nous connaissions quelques turbulences. » Pour évoquer la lente reconversion de la base militaire aérienne de Francazal, ce site de 300 hectares à cheval sur trois communes en périphérie toulousaine, il est d’usage de filer la métaphore aéronautique. Le président de la Société d’exploitation de Toulouse Francazal Aéroport (Setfa), Jérôme Arnaud ne s’en prive pas.
Voilà quatre ans, en 2014, l’entreprise d’ingénierie et de gestion d’infrastructures Edeis, dont il est directeur général adjoint, a pris les commandes de ce programme de reconversion en devenant actionnaire majoritaire de la Setfa (51 %), aux côtés de l’Aéroport Toulouse-Blagnac (36 %) et de la chambre de commerce et de l’industrie (CCI) de Toulouse (10 %). Il s’agit de relancer le réaménagement du site aéronautique qui connaît de sérieuses difficultés. L’idée est d’accueillir dans les vieux hangars grisâtres les ténors des transports de demain, terrestres ou aériens.
Un nouvel épisode dans la vie mouvementée de l’ancienne base aérienne 101, la « BA », comme on l’appelle localement. Après avoir été pendant plus de soixante-dix ans utilisée par l’armée de l’air, la base a été dissoute en 2008 dans le cadre de la réforme de la carte militaire, la BA 101 est devenue le Détachement air 101. « Ce fut le début d’une reprise compliquée pour l’agglomération, l’Etat et les communes voisines », se rappelle Philippe Guérin, ancien maire radical de gauche de Cugnaux. Ouverts en 2011 à la circulation aérienne publique, l’aérodrome et une grande partie du site restent dans le giron de l’Etat ; qui lance une offre de délégation de service public (DSP) remportée par une société canadienne, SNC-Lavalin. La concession de 45 ans et 170 hectares, impose plus de 10 millions d’euros d’investissement par an. Le groupe, empêtré dans des affaires de corruption internationale cède ses parts en janvier 2017 à Edeis.
Un...



                        

                        


<article-nb="2018/07/04/19-13">
<filnamedate="20180704"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180704"><AAMMJJHH="2018070419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ En pleine guerre commerciale avec Pékin, l’administration Trump recommande le rejet de la demande de licence déposée en 2011 par le premier opérateur mobile chinois.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Washington bloque l’accès de China Mobile au marché américain

En pleine guerre commerciale avec Pékin, l’administration Trump recommande le rejet de la demande de licence déposée en 2011 par le premier opérateur mobile chinois.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 11h33
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Comme ZTE et Huawei, autres entreprises chinoises, China Mobile n’est pas la bienvenue aux Etats-Unis. En pleine guerre commerciale avec Pékin, l’administration Trump s’est prononcée, lundi 2 juillet, contre l’entrée sur le marché américain du premier opérateur mobile chinois, invoquant des « risques accrus pour la sécurité nationale ». Cette annonce intervient seulement quatre jours avant l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane sur une partie des importations américaines en provenance de Chine.
China Mobile avait déposé une demande de licence en 2011 auprès de la Federal Communications Commission (FCC), le gendarme américain des télécoms. Mais sa requête était jusqu’à présent restée sans réponse. Sept ans plus tard, le département américain du commerce recommande désormais au régulateur de la rejeter. « Après des consultations approfondies avec China Mobile, nos inquiétudes n’ont pas pu être levées », justifie David Redl, en charge des télécoms et de l’information.
« Un risque important et inacceptable »
L’opérateur, qui a dépassé en mai le cap des 900 millions d’abonnés, assurait ne pas vouloir lancer une offre mobile aux Etats-Unis. Il ne visait que le marché des communications internationales, afin d’assurer l’interconnexion entre les réseaux domestiques et étrangers. « Les communications des agences gouvernementales auraient pu transiter par China Mobile, même si ces agences n’étaient pas clientes », souligne le ministère. Son arrivée aux Etats-Unis aurait provoqué « un risque important et inacceptable d’augmentation de la collecte d’informations sur des cibles américaines ».

Dans son avis de 17 pages, le département du commerce rappelle que le groupe télécoms est détenu à 74 % par le gouvernement chinois. Et qu’il est donc « soumis à l’exploitation, à l’influence et au contrôle » de Pékin. « La capacité du gouvernement chinois à surveiller, à dégrader et à perturber...




                        

                        


<article-nb="2018/07/04/19-14">
<filnamedate="20180704"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180704"><AAMMJJHH="2018070419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Les grandes associations d’élus locaux devaient boycotter la réunion du 4 juillet à Matignon.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

La brouille entre l’Etat et les collectivités se cristallise sur la taxe d’habitation

Les grandes associations d’élus locaux devaient boycotter la réunion du 4 juillet à Matignon.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 11h31
    |

            Patrick Roger








                        


Entre l’exécutif et les grosses associations d’élus locaux, le « nouveau » et l’« ancien » monde, la rupture est consommée. L’Association des maires de France (AMF), l’Assemblée des départements de France (ADF) et Régions de France ont signifié, mardi, leur refus de participer, mercredi 4 juillet à Matignon, à l’instance de dialogue préparatoire à la prochaine conférence nationale des territoires prévue le 12 juillet. La chaise du Comité des finances locales (CFL), organisme composé de représentants de l’Etat, des assemblées parlementaires et des différents échelons de collectivités territoriales, restera également vide. « Je n’y serai pas car je suis solidaire des trois associations, a précisé mardi 3 juillet son président, André Laignel, et je pense d’ailleurs qu’en leur absence il serait raisonnable de repousser la conférence à la rentrée, le temps de retrouver les voies du dialogue. »

        Lire aussi :
         

                La chaise vide des associations d’élus à la Conférence des territoires voulue par Macron



Le gouvernement devait en principe dévoiler, mercredi, les pistes de travail qu’il privilégie pour compenser la suppression totale de la taxe d’habitation (TH), ce qui équivaut à une perte de recettes de 26,3 milliards en 2020 pour le bloc communal. Le rapport d’Alain Richard et de Dominique Bur remis le 9 mai au premier ministre explore plusieurs hypothèses. Le transfert de la part de la taxe sur le foncier bâti perçue par les départements vers les communes – ou vers le bloc communal, question à trancher – semble tenir la corde. Les départements se verraient alors attribuer une fraction d’impôt national, ce qu’ils voient d’un très mauvais œil car ils y perdraient une part de leur autonomie fiscale.
« Le scénario Richard-Bur est d’une extrême complexité et, de toute façon, ça ne tombera pas juste. Il faudra accompagner ce dispositif d’un fonds national de garantie », estime M. Laignel. « Il y a une grande disparité entre la répartition du foncier bâti et celle de la taxe d’habitation, et le foncier bâti des départements ne compense pas toute la TH. Il y aura forcément besoin d’un complément », note Sébastien Miossec, représentant élu de l’Assemblée des communautés de France (AdCF) au CFL.
« Proposition intermédiaire »
Le Comité des finances locales a adopté, mardi, une délibération « afin que soient garanties les ressources des collectivités territoriales et préservée leur libre administration ». Il demande que la dispense du paiement de la taxe d’habitation, « lorsqu’elle sera étendue à 100 % des contribuables au titre de leur résidence principale, prenne la forme d’un dégrèvement ». Selon le CFL, cette solution serait la seule garantissant une compensation intégrale des ressources supprimées, permettant aux collectivités concernées de conserver leur pouvoir de taux tout en respectant leur autonomie financière et fiscale.
Cela revient aussi, d’une certaine manière, à renvoyer à l’exécutif la responsabilité d’assumer les conséquences de sa décision d’exonérer les contribuables du paiement de la TH. « Nous ne sommes pas comptables des promesses d’un candidat, même devenu président. Si ça a été mal calculé, voire bricolé, nous ne sommes pas responsables », convient M. Laignel, qui considère que « la position affirmée par le gouvernement de ne pas créer d’impôt nouveau empêche toute réforme fiscale ».

        Lire aussi :
         

                A l’Assemblée, les collectivités locales vont se battre pour leur autonomie fiscale



L’adoption de cette délibération a cependant donné lieu à quelques débats. « L’idée du dégrèvement est venue d’un coup, non de l’intérieur du groupe du travail mais de l’extérieur, sous la pression de l’AMF, de l’ADF et des régions », relève M. Miossec. Pour une partie des membres du CFL, il était hors de question d’approuver un dégrèvement qui se prolongerait indéfiniment, tel que le souhaitait M. Laignel. « La discussion nous a permis d’avancer, se félicite Loïc Cauret, également élu de l’AdCF. Nous pensons toujours qu’à la place du dégrèvement il faut des ressources pérennes et dynamiques. Dans cette hypothèse, il n’est qu’une proposition intermédiaire temporaire, en rappelant l’impérieuse nécessité de la révision des valeurs locatives pour aller au bout de la réforme de la fiscalité locale. »
Les discussions qui ont accompagné cette délibération font en quelque sorte écho aux dissonances au sein des associations représentant les collectivités territoriales. Après la décision de l’AMF, de l’ADF et des Régions de France de boycotter la conférence des territoires, France urbaine, l’AdCF et Villes de France, rappelant que 85 % des communes et intercommunalités concernées ont fait le choix de contractualiser avec l’Etat, ont rappelé leur volonté de poursuivre « un dialogue constructif mais exigeant ». Celles-ci entendent bien ne pas pratiquer la politique de la chaise vide.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/04/19-15">
<filnamedate="20180704"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180704"><AAMMJJHH="2018070419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ La plate-forme américaine va compléter l’offre de bus reliant le tramway, le soir après 20 heures, par des trajets à la demande au prix fixe de 6 euros, subventionnés.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Uber s’allie à la régie des transports de Nice pour offrir du transport complémentaire

La plate-forme américaine va compléter l’offre de bus reliant le tramway, le soir après 20 heures, par des trajets à la demande au prix fixe de 6 euros, subventionnés.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 11h18
    |

            Philippe Jacqué








                        


Une plateforme VTC, mais pas que. Uber a décidé d’élargir son offre de mobilité. Au-delà d’Uber Pool et autre Uber Eats, la plateforme américaine veut se faire une plus grande place dans la mobilité urbaine. Mercredi 4 juillet, la société américaine et la régie Ligne Azur, qui gère les transports de la métropole niçoise, dévoilent une offre de transport à la demande complémentaire du tramway, pour les soirées.
« Nice dispose d’une ligne de tramway qui fonctionne jusqu’à 2 h 30 du matin, mais les 17 lignes de bus, qui sont en correspondance avec elle, s’arrêtent de rouler à 20 heures. Dans le cadre d’un projet pilote d’un an, nous allons proposer aux 50 000 abonnés des transports niçois qui se rendent en tramway dans une des zones desservies le jour par ces lignes de bus, une offre de transport individuel, via Uber, au prix fixe de 6 euros », explique Philippe Pradal, le premier adjoint de la ville de Nice.
« C’est une première en Europe dans une telle métropole, relève Alexandre Droulers, chargé des offres de mobilités pour la plateforme américaine sur le Vieux Continent. Nous avons développé une technologie qui nous permet d’offrir à tous les abonnés, qui quittent six stations spécifiques du tramway pour se rendre dans une des zones choisies avec la métropole niçoise, ou qui se rendent de ces zones vers ces stations, de bénéficier de cette offre abordable. »
Une première à cette échelle
Pour ce projet pilote, la régie et la plateforme de VTC régleront au chauffeur la différence entre le prix acquitté par l’abonné et le prix réel de la course. « Nous avons budgété une enveloppe de 30 000 euros pour ce service, reprend M. Pradal. Si elle s’épuise rapidement, nous saurons que cela fonctionne. Nous avons l’intuition que cela peut fonctionner, notamment en fin de semaine, mais nous manquons aujourd’hui de données précises. Demain, grâce aux données recueillies, nous pourrons, si nécessaire, lancer un appel d’offres ouvert à d’autres opérateurs de VTC ou de taxis. »
Remplacer une ligne de bus par du transport individuel existe déjà en France, mais pas à une telle échelle. A Toulon et sa région, un taxi bus collectif est ainsi proposé à la demande entre 21h20 à 00h05 pour prendre le relais des bus. D’autres opérateurs comme Transdev ou Keolis expérimentent de telles offres sur certains de leurs réseaux, souvent périurbains, en France afin de s’adapter à la demande, et de réduire leurs coûts.
Pour Uber, « cette offre multimodale doit permettre d’améliorer l’attractivité des transports publics en cœur des villes, où il est le plus pertinent », reprend M. Droulers avant de préciser que « des discussions sont actuellement en cours avec d’autres villes ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/04/19-16">
<filnamedate="20180704"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180704"><AAMMJJHH="2018070419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Un document qui a fuité en ligne présente les consignes officielles à la presse chinoise sur la conduite à tenir en ces temps de tensions économiques avec les Etats-Unis.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Censure et médias : en Chine, l’art de parler de la guerre commerciale

Un document qui a fuité en ligne présente les consignes officielles à la presse chinoise sur la conduite à tenir en ces temps de tensions économiques avec les Etats-Unis.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 11h08
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



   


Ne relayez pas les attaques américaines, ne mentionnez pas le plan China 2025 et célébrez les points forts de l’économie chinoise ! Tels sont, en substance, les ordres adressés aux médias chinois, dans le contexte de la guerre commerciale avec les Etats-Unis.
Alors que l’économie chinoise ralentit, les droits de douane américains commencent à miner la confiance des investisseurs chinois. Depuis plus d’un mois, le renminbi (ou yuan) recule face au dollar et les Bourses chinoises dégringolent : celle de Shanghaï est à son niveau le plus bas depuis février 2016. Les instructions officielles à la presse témoignent de l’inquiétude des autorités, alors que les nuages économiques s’accumulent.
Eléments de langage
Les médias chinois reçoivent quotidiennement des instructions de la part des responsables de la censure, précisant les sujets interdits, ceux à traiter a minima et ceux à mettre en avant. Certains bulletins fuitent dans les médias étrangers, notamment à travers China Digital Times. Dans un article du 29 juin, ce site spécialisé dans le suivi de la censure en Chine détaille les dernières consignes pour la couverture de la guerre commerciale sino-américaine.
« N’attaquez pas la vulgarité de Donald Trump, n’en faites pas une guerre d’insultes », enjoint la censure aux médias.
Les médias auront bientôt des éléments de langage à disposition, annonce le document : « La Commission de régulation des marchés boursiers organisera bientôt une réunion d’experts pour stabiliser les attentes des marchés. » Un autre point détaille la stratégie en cours avec une surprenante précision : « Nous avons arrêté de négocier pour le moment. Nous répondons du tac au tac par des mesures appropriées, tenons l’opinion publique à un bon niveau, sans faire monter la tension… Nous frappons avec attention et précision, en essayant de séparer les différents groupes aux Etats-Unis. Le conflit commercial est vraiment une guerre contre l’émergence de la Chine. » Plus loin, le document en appelle à la dignité des médias : « N’attaquez pas la vulgarité de Donald Trump, n’en faites pas une guerre d’insultes ».

        Lire aussi :
         

                Guerre commerciale : la répétition des escarmouches rend les marchés nerveux



Dans un chapitre à part, le document précise : « Soulignez les éléments positifs pour l’économie chinoise, qui montrent les possibilités d’un progrès régulier. Rappel : n’utilisez plus “Made in China 2025” ou il y aura des conséquences ». Le plan Made in China 2025 est au centre des critiques américaines contre les pratiques anticoncurrentielles chinoises. Ce vaste programme, assorti de subventions, vise à faire de la Chine un poids lourd des hautes technologies, dans plusieurs secteurs comme la voiture électrique, les robots industriels et l’intelligence artificielle. L’agence officielle Chine nouvelle a mentionné plus de 140 fois le plan Made in China 2025 entre janvier et mai, mais pas une seule depuis le 5 juin, d’après l’agence Reuters. Histoire de faire oublier au reste du monde les sujets qui fâchent…



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/04/19-17">
<filnamedate="20180704"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180704"><AAMMJJHH="2018070419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Les tribunaux considèrent que lorsque le contrat de travail stipule que les objectifs sont fixés par accord entre les parties, le non-respect d’objectifs fixés unilatéralement par l’employeur ne peut constituer un motif réel et sérieux de licenciement, rappelle dans sa chronique le juriste Francis Kessler.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les pièges de la prime d’objectifs

Les tribunaux considèrent que lorsque le contrat de travail stipule que les objectifs sont fixés par accord entre les parties, le non-respect d’objectifs fixés unilatéralement par l’employeur ne peut constituer un motif réel et sérieux de licenciement, rappelle dans sa chronique le juriste Francis Kessler.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 11h00
    |

                            Francis Kessler (Maître de conférences à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            

Question de droit social. Les primes sont des compléments de rémunération. Elles peuvent avoir une périodicité variable. Si certaines primes sont de pures libéralités de l’employeur, on parle de « prime bénévole », d’autres sont obligatoires. Elles peuvent être prévues par le contrat de travail et/ou par un accord collectif ou encore dans le cadre d’un engagement unilatéral de l’employeur. Certaines primes sont aussi soumises à conditions.
Tel est le cas de la prime d’objectif (ou de résultat ou de performance), individuelle ou collective, qui comme son nom l’indique est un supplément de salaire versé en contrepartie de la réalisation d’objectifs par un salarié ou une équipe voire par tout l’effectif d’un établissement ou d’une entreprise.

Ces primes ne sont plus réservées aux seules fonctions commerciales. Considérées comme un puissant levier de motivation, elles représentent actuellement le tiers du montant total des primes versées aux salariés.
Mais au moment de la rupture du contrat de travail d’un salarié, de nombreux litiges sont apparus sur les décomptes subséquents des rémunérations dues, en fonction de ces primes d’objectifs. Les décisions de justice, qui en ont résulté, ont façonné les règles à respecter pour éviter les déconvenues, côté employeur, comme côté salarié.
Sanction sévère
Ainsi, cette rémunération variable ne peut pas faire l’objet d’un seul accord verbal, elle doit nécessairement être écrite. La Cour de cassation a précisé que l’employeur doit communiquer au salarié les objectifs à atteindre, les conditions de calcul vérifiables, ainsi que la période de référence sur laquelle ces objectifs sont calculés et cela en début d’exercice et en langue française.

Les tribunaux considèrent que lorsque le contrat de travail stipule que les objectifs sont fixés par accord entre les parties, le non-respect d’objectifs fixés unilatéralement par l’employeur ne peut constituer un motif...




                        

                        


<article-nb="2018/07/04/19-18">
<filnamedate="20180704"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180704"><AAMMJJHH="2018070419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ La croisade du gouvernement en faveur d’une économie plus économe en ressources et en déchets ressemble un peu à la théorie du « en même temps », explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Il existe bien plus efficace que le recyclage : moins jeter »

La croisade du gouvernement en faveur d’une économie plus économe en ressources et en déchets ressemble un peu à la théorie du « en même temps », explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



Le Monde
 |    04.07.2018 à 10h58
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 11h10
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

La lecture des emballages de produits dans les magasins devient une activité intellectuelle à part entière. A côté de la composition, de la performance énergétique, de la provenance et des labels divers et variés, un nouvel indicateur va s’inviter au 1er janvier 2020 sur les produits électroniques et électroménagers : l’indice de réparabilité. En visite dans un laboratoire de la Fnac, mardi 3 juillet, Brune Poirson, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, a indiqué qu’un groupe de travail venait de se mettre en place afin d’élaborer ce nouvel indice.
Cette initiative s’inscrit dans une croisade plus générale du gouvernement en faveur d’une économie plus économe en ressources et en déchets. En avril, le premier ministre, Edouard Philippe, avait choisi les usines SEB pour dévoiler une feuille de route présentant 50 mesures en faveur de l’économie circulaire.
L’économie circulaire est en elle-même un beau combat. Mais il existe bien plus efficace que le recyclage : moins jeter. D’où le combat pour la durabilité des produits. Il a commencé par la pénalisation de ce que l’on a appelé l’obsolescence programmée. Un délit plutôt flou et difficile à prouver, puisque les composants d’un produit, quel qu’il soit, ont forcément une existence limitée et que la recherche du prix bas, plébiscitée par le consommateur, conduit à dégrader la qualité et donc sa longévité.
C’est à cette économie low cost, très productrice de déchets que le gouvernement veut s’attaquer, mais évidemment sans que cela ne pénalise ni la croissance de l’économie ni le pouvoir d’achat. La théorie du « en même temps » appliquée au développement durable.

Deux pistes possibles
Pas facile. Deux pistes sont possibles. La première est celle de la frugalité. Concevoir un produit simple, peu performant mais bon marché, et qui reste totalement réparable, y compris par l’utilisateur lui-même. C’est la méthode 2CV, ce génial...




                        

                        


<article-nb="2018/07/04/19-19">
<filnamedate="20180704"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180704"><AAMMJJHH="2018070419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le conglomérat HNA, notamment propriétaire des hôtels Radisson, a annoncé le décès de son président lors d’un voyage d’affaires en France.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Le milliardaire chinois Wang Jian meurt d’une chute dans le sud de la France

Le conglomérat HNA, notamment propriétaire des hôtels Radisson, a annoncé le décès de son président lors d’un voyage d’affaires en France.



Le Monde
 |    04.07.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 11h25
   





                        



   


Wang Jian, cofondateur et président du groupe chinois HNA, est mort accidentellement mardi 3 juillet en France à la suite d’une chute, a annoncé le conglomérat, actionnaire entre autres de Pierre et Vacances dans le pays.
« Nous pleurons la perte d’un dirigeant exceptionnellement doué et d’un modèle, dont la vision et les valeurs continueront à servir de guide pour tous ceux qui ont eu la chance de le connaître », a déclaré HNA dans son communiqué.
Wang Jian, 57 ans, a fait une chute accidentelle alors qu’il se trouvait en voyage d’affaires en Provence et il n’a pas pu être réanimé, a précisé le groupe, qui n’a pas donné d’autres explications sur le contexte de sa mort. Il possédait près de 15 % du conglomérat d’affaires, qui emploie plus de 30 000 personnes dans le monde.
Quatrième compagnie aérienne chinoise
Le président de HNA était diplômé de l’Université de l’aviation civile de Chine, et a participé à la création de la compagnie aérienne chinoise Hainan dans les années 1990, avant d’être à l’origine du conglomérat HNA.
Lancé en 1993, le groupe est devenu avec Hainan la quatrième compagnie aérienne chinoise, avant de diversifier ses actifs dans la finance, l’hôtellerie et la logistique. Les autorités chinoises ont exigé du conglomérat, au début de 2018, une revente de certains actifs étrangers pour réduire l’endettement important de HNA.
HNA a dépensé au moins 50 milliards de dollars ces deux dernières années dans des investissements et des prises de participations, non sans de vives controverses sur l’opacité de ses complexes structures d’actionnariat. A la fin de 2017, HNA a annoncé que son endettement total s’élevait à environ 638 milliards de yuans (81,5 milliards d’euros), en hausse de 36 % par rapport à la fin de 2016.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/04/19-20">
<filnamedate="20180704"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180704"><AAMMJJHH="2018070419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Malgré le développement de nouvelles technologies et organisations, le travail devient plus stressant, intense et dénué de sens, dans une société hyperrationnelle, peuplée d’une multitude de solitudes connectées, explique l’économiste Mireille Bruyère dans « L’Insoutenable productivité du travail ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Malades de productivité

Malgré le développement de nouvelles technologies et organisations, le travail devient plus stressant, intense et dénué de sens, dans une société hyperrationnelle, peuplée d’une multitude de solitudes connectées, explique l’économiste Mireille Bruyère dans « L’Insoutenable productivité du travail ».



Le Monde
 |    04.07.2018 à 10h45
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. Et si la rationalité économique ne tenait plus sa promesse ? Malgré le développement de nouvelles technologies et organisations, le travail devient plus stressant, intense et dénué de sens. « Il y a un écart croissant entre notre foi dans le progrès par le développement de nos connaissances et de la technologie et le monde dans lequel nous vivons », constate Mireille Bruyère, dans L’Insoutenable Productivité du travail. Mais pourquoi voulons-nous toujours plus de rationalité et de productivité ?
« Nous sommes malades de productivité. Non pas que la productivité au travail soit toujours mauvaise, mais parce qu’elle a atteint un niveau si élevé que tenter encore de l’accroître est devenu insoutenable. Or la productivité est un concept qui n’a de sens économique que lorsqu’elle s’accroît. C’est de cela dont nous sommes malades », tranche la maître de conférences en économie à l’université de Toulouse-II Jean-Jaurès.
Une société hyperrationnelle
L’auteure retrace l’histoire économique et politique de la productivité, et analyse son ralentissement dans les années 1980. « Les politiques économiques des Etats et la financiarisation des entreprises sont une tentative, non pas de retrouver la croissance économique, mais de trouver d’autres manières de développer encore leur puissance au-delà du ralentissement de la productivité et de la croissance. »
Le résultat, c’est une société hyperrationnelle, peuplée d’une multitude de solitudes connectées. Elle émerge déjà par une individualisation des droits sociaux : les réformes qui visent à la création de comptes personnels retraçant l’activité et conditionnant l’attribution de revenus sont les fruits de cette dynamique d’individualisation, qui « encourage une autonomie complète des institutions du capital pour organiser et orienter le travail dans des conditions de plus en plus inhumaines pour des finalités productives écologiquement dangereuses...




                        

                        

