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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Notre choix du soir. John Kantara met au jour les qualités et les défauts de cette alimentation, lorsqu’elle est produite de façon industrielle (sur Arte à 21 h 50).
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TV – « Vivre végan, le nouvel éden ? »

Notre choix du soir. John Kantara met au jour les qualités et les défauts de cette alimentation, lorsqu’elle est produite de façon industrielle (sur Arte à 21 h 50).



Le Monde
 |    03.07.2018 à 17h45
    |

                            Camille Langlade








                        


Documentaire sur Arte à 21 h 50



Exit la viande, le poisson, le lait, l’œuf ou encore le miel. Le menu des végans a pour règle d’exclure toute nourriture d’origine animale, pour des raisons de santé, d’environnement ou de bien-être animal.
Mais le véganisme propose-t-il un mode de vie réellement plus sain, plus éthique, plus écologique, comme le prétendent ses adeptes ? C’est la question que s’est posée le réalisateur John Kantara, en s’aventurant dans les coulisses du mouvement végan.
Si, en Allemagne, le véganisme est de plus en plus entré dans les mœurs, il reste timide en France, malgré l’ouverture de restaurants spécialisés. Dans son enseigne parisienne, Deborah Pivan propose des plats exclusivement à base de substituts végétaux. Cette Américaine entend ainsi montrer que la gastronomie à la française peut être compatible avec le véganisme. Seul le fromage reste un produit encore difficile à pasticher.
Du lait de...lupin
Mais l’alimentation végane n’est pas l’apanage des citadins branchés ; elle représente également un enjeu économique pour les producteurs et les industriels. John Kantara prend ainsi l’exemple du lupin bleu. Cette plante riche en protéines, utilisée comme engrais pour lutter contre l’appauvrissement des sols, donne, une fois transformée, également du lait.
Ainsi dans le nord-est de l’Allemagne, nombre d’agriculteurs se sont tournés vers la culture du ­lupin, qui s’avère plutôt rentable. En effet, 30 tonnes de graines permettent de produire plus de 150 000 litres de lait.
Plus étonnant encore, en Basse-Saxe, l’une des plus vieilles entreprises de la filière viande et ­charcuterie du pays, la Rügenwalder Mühle, s’est mise à élaborer des saucisses végétales. Afin de viser le public végan, mais aussi celui des flexitariens, qui s’autorisent de temps à autre des écarts carnivores. Aujourd’hui, ces produits représentent 20 % du chiffre d’affaires de la société.
Mais certaines associations de consommateurs remettent en cause l’irréprochabilité de ces produits végans industriels et leurs méthodes de fabrication, semblables à celles que fustigent précisément les végans.
Ces produits alternatifs contiennent souvent quantité de produits chimiques, dont certains ­seraient nocifs pour la santé. Ce qui ne manque pas d’ironie quand on sait que l’alimentation végane est censée être plus saine que les denrées traditionnelles.

   


Le documentaire relève aussi les problèmes politiques que recouvre la mouvance végane. Au sein de l’Union européenne, les laits alternatifs n’ont pas droit à la dénomination « lait » – excepté notamment celui de coco. Et les lobbyistes du secteur laitier veillent à ce que ces normes perdurent, ­notamment pour protéger les agriculteurs affectés par la crise du prix du lait.
Loin de ces restrictions étatiques, de l’autre côté de l’Atlantique, le marché du végan génère des milliards de dollars et les scientifiques s’emparent du phénomène. Dans les laboratoires de la Silicon Valley, des chercheurs élaborent de la viande de synthèse, grâce aux biotechnologies. Une nourriture 3.0 qui pourrait, selon eux, ­représenter une réelle alternative aux actuels composants d’origine animale. Au gré de ses dégustations, John Antara met au jour les particularités de la mouvance ­végane. Ses qualités, mais aussi les défauts qu’il lui reste encore à gommer. Vivre végan adopte toutefois un ton résolument optimiste. On regrettera cependant que cette enquête n’englobe pas dans son ensemble la philosophie végane, qui concerne aussi les objets, les vêtements ou encore les produits de beauté.
Vivre végan, le nouvel éden ?, de John Kantara (Allemagne, 2016, 43 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ Plus de 70 artistes, dont Abd Al Malik, Goldman ou Jain, demandent la juste rémunération des œuvres diffusées sur Internet, avant le vote, jeudi, d’une directive européenne.
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« Si on ne peut pas vivre de nos œuvres, nous, créateurs, sommes condamnés à disparaître »

Plus de 70 artistes, dont Abd Al Malik, Goldman ou Jain, demandent la juste rémunération des œuvres diffusées sur Internet, avant le vote, jeudi, d’une directive européenne.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 18h04
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. La création ne devrait pas être un sujet d’opposition, elle est au contraire un trait d’union, un synonyme d’aspirations et d’opportunités pour tous les citoyens.
En tant qu’artistes, nous sommes très choqués de voir aujourd’hui qu’un texte sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique en Europe, qui prévoit notamment une plus grande protection des créateurs sur Internet, fasse l’objet d’une campagne de désinformation au service des grandes puissances du numérique. Une campagne qui répand l’idée que ce texte met en péril l’exercice des libertés fondamentales sur Internet.

Evidemment, tout cela est faux ! L’objectif de cette nouvelle directive n’est pas d’imposer un filtrage ou une quelconque censure sur Internet, mais au contraire de permettre de mieux identifier les œuvres diffusées sur les plates-formes numériques et de rémunérer leurs auteurs. Ces puissants acteurs économiques du numérique sont aujourd’hui des diffuseurs comme les autres, des partenaires essentiels comme les autres et, à ce titre, doivent être responsables comme les autres.

Définir un cadre juridique pour trouver un meilleur équilibre entre nous n’est donc pas un acte liberticide, bien au contraire. Nous sommes les petits du numérique, ils sont les géants ! La régulation ne restreint ni l’innovation, ni la liberté, mais c’est une nécessité pour s’assurer que les entreprises se comportent correctement.
Un impact direct et dangereux
Stigmatiser et caricaturer le droit de propriété intellectuelle, présenté comme le privilège de quelques-uns venant museler la liberté d’expression, sert en réalité les intérêts économiques de ces grands acteurs, les GAFA [Google, Apple, Facebook, Amazon].
Nous, créateurs, demandons seulement que soit trouvé un point d’équilibre entre ces libertés qui, si elles sont reconnues comme fondamentales, sont parfaitement conciliables.

Tout recul...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Dans un reportage sonore, Soraya et Méliassa, l’une ex-braqueuse, l’autre ex-prostituée, se remémorent leur passé (sur Arte Radio à la demande).
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« La Galette des reines » : souvenirs stupéfiants de deux vieilles amies

Dans un reportage sonore, Soraya et Méliassa, l’une ex-braqueuse, l’autre ex-prostituée, se remémorent leur passé (sur Arte Radio à la demande).



Le Monde
 |    03.07.2018 à 17h30
    |

            Mustapha Kessous








                        


Podcast sur Arte Radio à la demande

   


Hier encore, elles avaient 20 ans. C’était le temps où elles se couvraient le corps de robes griffées et de ­bijoux ; où les soirées déjantées se terminaient en plein après-midi… Soraya et Mélissa flirtaient alors avec de vrais voyous, qui roulaient dans de belles voitures, sans penser au lendemain. Bref, c’était une autre époque, plus légère et sans contraintes.
Autour d’un thé, les deux vieilles copines se remémorent leur jeunesse avec une immense nostalgie, ainsi que leur passé de « marginales », comme elles se définissent. Et à les écouter, ce furent les meilleures années de leur vie, durant lesquelles « on s’est bien ­fatiguées » à sniffer, fumer ou s’injecter dans les veines de la coke, regrette l’une des deux femmes.
Soraya, 56 ans, est une ancienne cambrioleuse qui « aimait bien voler, ni vu ni connu », comme elle le relate de sa voix totalement éraillée. Entrer en douce chez des inconnus pour dérober de l’argent et des bijoux lui procurait une montée d’« adrénaline », des « palpitations au cœur » et « de la force pour réussir [s]es coups ». Elle ajoute : « Ça marchait tellement bien. J’étais heureuse. »
Récits sans filtre
Mais Soraya assure avoir eu, tout de même, de « l’empathie » pour ces gens qu’elle braquait. C’est son mari, « un truand », dit-elle,qui lui a tout appris, précisant : « Avec les douze ans de vie commune, moi je ne faisais absolument rien. Je voyais tout ce qu’il faisait, et puis voilà, j’ai réussi à devenir plus forte que lui. Il était au chômage, et moi j’amplifiais mes conneries. »
Mélissa, 46 ans, est une ex-prostituée qui a mis tout ce qu’elle gagnait dans des galettes de crack. Ce métier lui permettait d’être indépendante, de ne pas être à la merci d’un mac. Séropositive, elle touche aujourd’hui l’allocation aux adultes handicapés, soit quelque 800 euros par mois. « Une retraite bien méritée », dit-elle en riant.
Le passage le plus touchant de ce reportage sonore se révèle être le moment où Soraya parle de son fils, qui ne lui en veut pas et qui, dès l’enfance, se débarrassait des objets volés lorsqu’il savait que la police allait perquisitionner leur maison. Dans La Galette des reines, ces deux femmes se racontent sans filtre, nous plongeant avec humour et sensibilité dans leur univers : celui des larcins à l’ancienne, de la nuit et de la drogue.
La Galette des reines, de Géraldine Gacon (France, 2018, 34 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ L’artiste, qui s’est produite à Hollywood, Broadway et Paris, est morte le 29 juin.
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Disparition de Liliane Montevecchi, danseuse, chanteuse et comédienne

L’artiste, qui s’est produite à Hollywood, Broadway et Paris, est morte le 29 juin.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 17h06
    |

            Renaud Machart








                        



                                


                            

La danseuse, actrice et chanteuse Liliane Montevecchi, qui est morte des suites d’un cancer à New York, le 29 juin, était l’une des « Frenchies » que les Nord-Américains adorent, avec cet accent rocailleux qui la faisait dire « Parrrrrree » quand il s’agissait d’évoquer la ville où elle était née quatre-vingt-cinq années plus tôt.
Mais, alors qu’elle devait « renaître une seconde fois » aux Etats-Unis, d’abord à Hollywood, puis à Broadway, beaucoup de Français l’avaient oubliée. On doit à Jérôme Savary d’avoir fait revenir Liliane Montevecchi à l’Opéra-Comique, en 2001, pour « Mistinguett, la dernière revue », mise en scène par ses soins.
Patrick Niedo, spécialiste de la comédie musicale et auteur de deux ouvrages parus aux éditions Ipanema, fait revenir une nouvelle fois à Paris celle qui était son amie, pour deux soirées au Vingtième Théâtre, en novembre 2015, peu après les attentats parisiens du 13 novembre.
Malgré le contexte, la salle était pleine et la soirée, au cours de laquelle Montevecchi donnait un numéro qu’elle jouait d’ordinaire en anglais, fit un tabac qui l’émut en la persuadant que, décidément, tout le monde ne l’avait pas oubliée en France.
Avec Elvis Presley et Fred Astaire
Liliane Montevecchi naît le 13 octobre 1932 à Paris, dans le 16e arrondissement, « mais attention, plus du côté chambre de bonne qu’hôtel particulier ! Pourtant je n’ai jamais vu ma mère mal habillée. C’est elle qui m’a donné le goût de l’élégance », ainsi qu’elle le dira en juillet 2015 à son ami le documentariste Rémy Batteault, responsable du site regardencoulisse.com et auteur du documentaire The Funny Face of Broadway (1997).
Formée à la danse classique, Liliane Montevecchi opte vite pour le music-hall. Elle se produit au Casino de Paris et est engagée par Roland Petit, en 1951, pour le rôle principal de La Croqueuse de diamants, au Théâtre de l’Empire. « J’avais 18 ans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Matthieu Gafsou expose jusqu’au 23 septembre son travail clinique sur le transhumanisme, qui vise à augmenter nos capacités grâce à la technologie.
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Rencontres d’Arles : un portrait de l’homme-machine

Matthieu Gafsou expose jusqu’au 23 septembre son travail clinique sur le transhumanisme, qui vise à augmenter nos capacités grâce à la technologie.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 17h16
    |

            Claire Guillot (Arles)








                        



                                


                            

Sur les murs de la Maison des peintres, à Arles, s’alignent tout un tas d’objets indéfinissables en métal et en plastique, photographiés comme des ovnis. Les images de Matthieu Gafsou sont tellement cliniques et mystérieuses qu’on est presque surpris de découvrir en leur auteur un être souriant et chaleureux, à des années-lumière de son esthétique glacée.
Apprentis sorciers
Qu’il travaille sur les rites catholiques ou les drogués de la région de Lausanne, ce photographe suisse de 36 ans a toujours veillé à mettre son objet à distance, à créer de l’étrangeté dans ses images pour mieux interroger la réalité qu’elles recouvrent. Pour son nouveau projet, H +, exposé aux Rencontres d’Arles, il n’a pas eu à forcer sa nature : le monde auquel il s’attaque, entre cyborgs et souris phosphorescentes, se prête particulièrement bien à ce traitement elliptique et distancié.
Le transhumanisme est un mot qui charrie toute une imagerie de science-fiction. Ses partisans pensent qu’il est possible – et souhaitable – de dépasser les limites de la condition humaine à l’aide de la technologie. Prothèses, implants, modifications génétiques… Entre ceux qui veulent se faire cryogéniser dans l’espoir d’être ressuscités et ceux qui veulent télécharger les données du cerveau à l’extérieur du corps, ils sont souvent dépeints comme des doux dingues ou des apprentis sorciers.

Pourtant, dans l’exposition, l’image géante qui vous saisit à l’entrée est d’une banalité confondante : on y voit, en gros plan, une bouche ouverte sur un appareil dentaire. Sauf que la photographie, par sa taille, a quelque chose d’effrayant : la scène détaille un à un les poils du nez et donne à ces dents dotées de fils de métal des allures de machine de guerre menaçante. « On a une vision totalement futuriste du transhumanisme, explique Matthieu Gafsou, mais c’est plus compliqué que l’image caricaturale du cyborg. Nous sommes depuis longtemps dans une dépendance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ L’artiste palestinien, qui expose tout l’été, s’est rendu aux Etats-Unis pour photographier six de ses cousins qui y ont émigré dans les années 1960.
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Rencontres d’Arles : « Gaza to America », les allers-retours imagés de Taysir Batniji

L’artiste palestinien, qui expose tout l’été, s’est rendu aux Etats-Unis pour photographier six de ses cousins qui y ont émigré dans les années 1960.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 17h42
    |

            Claire Guillot








                        



                                


                            

Comment faire sa vie et trouver sa place ailleurs que dans son pays ? Comment créer un chez-soi alors qu’une partie de soi est restée là-bas ? Taysir Batniji, 51 ans, connaît bien ces questions, lui qui s’est installé en France sans l’avoir voulu. En 2006, l’artiste originaire de la bande de Gaza participait à une exposition à Amman, en Jordanie. Le jour du vernissage a coïncidé avec l’enlèvement du soldat Gilad Shalit, à Gaza, par un groupe palestinien. Le gouvernement israélien a réagi en lançant l’opération « Pluies d’été », marquée par des bombardements, des destructions, le blocage de Gaza… Taysir ­Batniji a tenté plusieurs fois de rentrer chez lui, en vain.
L’artiste a finalement rejoint la France, où il avait fait des études, abandonnant tout derrière lui : sa famille, ses amis, son atelier, tous ses plans d’avenir. « Je suis reparti de zéro, dit-il de sa manière posée et douce. Parfois, je me réveillais la nuit sans savoir où j’étais. Puis la vie a repris son cours. » Il s’est marié à une Française, est devenu père de famille. Et il a renoncé à tenter de retourner à Gaza, toujours en état de siège, de peur d’y rester coincé. Sa mère y est morte l’an dernier.
Projet-miroir
Le plasticien a construit, depuis Paris, une œuvre renommée, à base d’installations, de vidéos et de performances, qui a été exposée au Jeu de paume et à la Biennale de Venise. Le conflit israélo-palestinien y occupe une grande place. « C’est une œuvre biographique plus que politique, précise-t-il. J’essaie que ça ne soit pas ma seule inspiration. » Aux Rencontres d’Arles, l’artiste, qui utilise souvent la photographie, expose des séries anciennes, dont Watchtowers (2008), hommage ironique à l’œuvre des Becher, où les miradors israéliens remplacent les hauts-fourneaux. Mais, surtout, il présente pour la première fois en Europe Home Away from Home, un travail réalisé aux Etats-Unis en 2017, pour lequel il a photographié...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Le ministère public avait pris, en vain, de lourdes réquisitions, en première instance comme en appel, en particulier contre le doyen de la famille, Guy Wildenstein, 72 ans.
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Fraude fiscale : pourvoi du parquet général contre la relaxe des Wildenstein

Le ministère public avait pris, en vain, de lourdes réquisitions, en première instance comme en appel, en particulier contre le doyen de la famille, Guy Wildenstein, 72 ans.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 13h50
   





                        


Le parquet général a annoncé, mardi 3 juillet, un pourvoi en cassation contre la relaxe générale prononcée en appel en faveur des héritiers de la famille de marchands d’art Wildenstein et leurs conseillers, poursuivis pour une fraude fiscale de plusieurs centaines de millions d’euros.
Dans son arrêt rendu vendredi, la cour d’appel de Paris a constaté « la prescription du délit de fraude fiscale » concernant le principal prévenu, le doyen de la famille Guy Wildenstein, 72 ans, et estimé pour son neveu Alec qu’elle manquait d’éléments matériels pour le condamner. « Le parquet général près la cour d’appel de Paris forme un pourvoi en cassation contre cet arrêt », a-t-il indiqué dans un communiqué.
Un entrelacs de « trusts »
L’arrêt de vendredi entérine un échec cuisant pour le ministère public qui avait pris, en vain, de lourdes réquisitions, en première instance comme en appel, en particulier contre le doyen de la famille. En mars, le parquet général avait requis quatre ans de prison dont deux avec sursis et 250 millions d’euros d’amende contre Guy Wildenstein, 72 ans, présenté comme le « patriarche » d’un clan qui a « sciemment dissimulé » des milliards au fisc pendant des années.
Il était reproché aux Wildenstein d’avoir caché, lors des morts en 2001 et 2008 du patriarche Daniel et de son fils aîné Alec, la plus grande partie de leur fortune, dont une petite partie a été révélée lors de violentes querelles de succession. La propriété de leurs biens – tableaux de maître, chevaux de course, somptueux ranch kényan et immeubles de prestige – se perd depuis trois générations dans un entrelacs de trusts, ces sociétés fiduciaires anglo-saxonnes logées aux Bahamas ou à Guernesey, accusées par le ministère public d’avoir servi de « vecteur de la fraude fiscale ».

        Lire aussi :
         

                Procès Guy Wildenstein : le crépuscule d’une dynastie ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ La manifestation, fondée en 1948 par la comtesse Lily Pastré, a toujours été en prise avec son temps.
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Le Festival d’Aix ou 70 ans de création contre vents et mêlées

La manifestation, fondée en 1948 par la comtesse Lily Pastré, a toujours été en prise avec son temps.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 08h00
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                            Pierre Gervasoni








                        



                                


                            

A Montredon, aux portes de Marseille, se trouve un mas dont les murs auraient beaucoup à raconter si, en plus de leurs oreilles, grandes ouvertes pendant l’Occupation, ils avaient eu une bouche aussi bien tournée que celle de la propriétaire de l’époque, la comtesse Pastré. Témoignant à leur place au pupitre de l’histoire, dans la préface d’un livre ­ (Festival d’Aix. 1948-2008, Actes Sud, 2008), ­Edmonde Charles-Roux (1920-2016) a su mieux que quiconque reconstituer la scène qui s’y était jouée un soir de 1947, alors qu’elle était journaliste à Vogue, entre Gabriel Dussurget, imprésario de maints chanteurs lyriques, et Lily ­Pastré, protectrice des arts et des artistes, sur le thème d’un festival de musique à créer en ces temps de disette culturelle.
Fontaines de saindoux
« Diverses villes avaient été visitées, dont ­Marseille », rapporte celle qui connaissait bien le mas pour y avoir passé, adolescente, plus d’un été en compagnie des filles de la châtelaine, « et finalement, au cours d’un périple mémorable, la comtesse Pastré, forte femme, au bras de Dussurget, frêle et élégant, après avoir fait le tour d’Aix, a dit : “C’est ici.” » Il y a soixante-dix ans, la ville de Cézanne se plut donc à accueillir une manifestation, pas encore pourvue du label « lyrique », dédiée à Mozart.
« Aix, à cette époque, c’était Versailles, car seul Louis XIV avait réuni autour de lui autant de monde des arts » Léon Ravaux
Si le premier Festival international de musique d’Aix-en-Provence programme deux représentations de Cosi fan tutte, il s’ouvre, le 24 juillet 1948, par un concert de musique de chambre entièrement consacré à Darius ­Milhaud (1892-1974), compositeur à la fois local (par sa naissance à Marseille) et universel (par son activité de pédagogue aux Etats-Unis). Le lever de rideau s’effectua sous les meilleurs auspices. « Quand les artistes ont su que la femme qui voulait faire un festival...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Très populaire sur la scène théâtrale islandaise, l’actrice tient son premier grand rôle au cinéma, à presque 50 ans, dans « Woman at War ».
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Halldora Geirharosdottir, garantie sans collagène ni phosphate

Très populaire sur la scène théâtrale islandaise, l’actrice tient son premier grand rôle au cinéma, à presque 50 ans, dans « Woman at War ».



Le Monde
 |    03.07.2018 à 07h42
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 07h48
    |

            Clarisse Fabre








                        



                                


                            

C’est elle la révélation du Festival de Cannes dans sa version 2018 : politique, féministe, post #metoo. L’Islandaise Halldora Geirharosdottir tient de bout en bout le film de Benedikt Erlingsson, Woman at War, sélectionné et récompensé à la Semaine de la critique (prix SACD). Halla est son premier grand rôle au cinéma ce qui, pour une femme bientôt quinquagénaire et déjà grand-mère, relève de l’exploit – la « date de péremption » des actrices se situant souvent autour de la quarantaine. Mais point d’artifices chez Halldora : elle débarque sur la planète cinéma, garantie sans collagène ni phosphate. Ecolo dans l’âme – ce que reflète son regard vert émeraude, elle est aussi une comédienne réputée et durable en Islande. « Je suis très populaire au théâtre. Les metteurs en scène m’apprécient pour mon côté collectif. Normal, enfant j’ai fait tous les “sports co” de la terre, hand, foot, volley », sourit-elle avec de faux airs de Reine des neiges, ses cheveux blancs tirés dans un chignon.

La comédienne n’a eu que deux mois pour se plonger dans ce rôle de super-héroïne… « J’ai été choisie dans la dernière ligne droite du casting. Le réalisateur, qui est un ami d’enfance, n’avait pas pensé à moi. Je suis comme sa sœur, or on ne pense pas à sa sœur pour un premier rôle… », dit-elle. Benedikt Erlingsson passe une tête durant l’entretien pour confesser : « Je cherchais plutôt une femme avec de longs cheveux blancs. Mais à l’époque, Halldora avait des cheveux courts et châtains… » Ironie de l’histoire, entre-temps les cheveux de l’actrice ont poussé et blanchi. Prête pour Woman at War 2 ? En tout cas, le film cartonne en Terre de glace : « Environ 4 % de la population ont vu le film en Islande, vous imaginez ce que cela ferait en France ? », glisse Erlingsson, avant de s’éclipser…

Un conte activiste
« Ce rôle était pour moi. Je l’ai dit et répété à Benedikt. » Dans ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ Merveilleux conteur, Benedikt Erlingsson met en scène une saga foisonnante dans les Hautes terres d’Islande.
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« Woman at War » : le combat ordinaire d’une guerrière écolo

Merveilleux conteur, Benedikt Erlingsson met en scène une saga foisonnante dans les Hautes terres d’Islande.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 07h52
    |

            Véronique Cauhapé








                        



                                


                            

L’avis du « Monde » – à ne pas manquer
Au commencement était la terre. Un paysage gorgé d’eau, où se découpe la silhouette d’une amazone pointant la flèche de son arc vers les câbles d’une ligne à haute tension. Halla, le personnage, est une guerrière, une militante écologique qui agit seule. Obstinée, déterminée à mettre en difficulté l’industrie locale de l’aluminium. L’un des moyens pour y parvenir est de couper l’alimentation en électricité.

Au deuxième jour, Halla, quinquagénaire tranquille, est de retour dans la vie ordinaire où elle enseigne le chant, pratique le yoga et, fait nouveau, s’apprête à devenir maman. Sa demande d’adoption ayant enfin abouti, il va lui falloir aller chercher la petite fille qui l’attend en Ukraine et abandonner définitivement ses entreprises de sabotage. Mais pas avant d’avoir mené une ultime attaque, la plus dangereuse, contre les pollueurs.

Dans ce cadre qui ne perdra pas de vue son propos, ni l’engagement qu’il défend, et en respectant une forme narrative classique, Woman at War se hasarde ensuite à des dérèglements où l’inattendu surgit par des voies (et des voix) diverses. Le film multiplie les pistes narratives et les genres, construit un récit foisonnant, conduit à un voyage dont il se plaît à nous distraire pour mieux en cacher la destination.
La nature comme protagoniste
Auteur, acteur, metteur en scène, homme de théâtre et d’Islande, Benedikt Erlingsson est, à tous ces titres, un merveilleux conteur d’histoires. Issu d’une culture qui s’est distinguée aux XIIe et XIIIe siècles par la saga, fleuron de la littérature médiévale où se racontait la vie d’un personnage, de sa naissance à sa mort, le cinéaste montre dans chacun de ses films qu’il en est bel et bien l’héritier. Dans Woman at War, comme dans son précédent et premier long-métrage, Des chevaux et des hommes (2013), qui suivait les tribulations, à la fois héroïques et ridicules...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Chaque mardi, « La Matinale du Monde » vous propose un choix de séries à (re)découvrir sur petit écran.
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Des espions, une ex-« friend », un gars et une fille : trois séries estivales

Chaque mardi, « La Matinale du Monde » vous propose un choix de séries à (re)découvrir sur petit écran.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 07h14
   





                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
Cette semaine reviennent sur les écrans trois sitcoms savoureuses. Au service de la France continue dans sa saison 2 de parodier habilement les services secrets. Lisa Kudrow, la blonde fofolle de Friends, met en scène son come-back dans la série du même nom, tandis que Chouchou et Loulou reviennent sur Twitter, pratique pour revoir quelques épisodes d’Un gars, une fille discrètement au bureau…
Les pires espions au service de la France

Que vous ayez ou non suivi la première saison d’Au service de la France, il y a trois ans, vous pourrez aller puiser rires et esprit de légèreté dans sa loufoque saison 2, une création de Jean-François Halin, le scénariste des films OSS 117 – qui fut aussi auteur pour « Les Guignols de l’info » et « Groland ».
Comédie potache se situant sous l’ère gaullienne, Au service de la France met en scène des espions aussi nuls que prétentieux et confrontés aux plus graves crises des années 1960 : la guerre froide et la crise de Cuba, les « événements » d’Algérie et la décolonisation, les soubresauts dans la Françafrique, etc. Sans oublier l’aspiration à l’indépendance manifestée par le continent féminin.
Du générique à la Chapeau et bottes de cuir jusqu’à la musique de Nicolas Godin (du groupe Air), chaque scène se veut parodique, burlesque et même grotesque, tout en s’appuyant sur un fond historique. Parfait pour s’engager gaiement dans l’été, au vu des cinq premiers épisodes que nous avons visionnés. Martine Delahaye
Au service de la France, saison 2. Une série créée par Jean-François Halin. Avec Hugo Becker, Wilfred Benaïche, Christophe Kourotchkine, Bruno Paviot, Karim Barras, Jean-Edouard Bodziak, Marie-Julie Baup (Fr, 2018, 12 x 30 min). Trois épisodes par soirée sur Arte, le jeudi du 5 au 26 juillet à partir de 20 h 55. La saison 1 est disponible sur le site Arte + 7, et les coffrets DVD et Bluray de cette saison 2 sont d’ores et déjà en vente.
« The Comeback » : un retour presque gagnant

Après l’immense succès que fut Friends (1994-2004), Lisa Kudrow, qui y interprétait l’irrésistible et gaffeuse Phoebe Buffay, profita de ce tremplin vers la célébrité que lui offrit la série pour créer la sienne, The Comeback. Elle y incarne, avec un sens de l’autodérision assez savoureux, Valerie Cherish, qui fut, treize ans plus tôt, la vedette d’une sitcom à succès après laquelle elle ne fit plus rien. La voici engagée pour une nouvelle sitcom, jouant une femme d’âge moyen au sein d’une bande de jolis jeunes gens. Elle n’est en rien la vedette de la production, mais Valerie continue d’agir comme si elle en était l’attraction première – à la consternation générale. Dans le même temps, une équipe de télévision la filme en permanence pour une émission de télé-réalité sur son retour à la télévision intitulée The Comeback.
Les premiers épisodes démarrent un peu mollement, mais la charge contre le principe de la télé-réalité et la mise en abyme de celle-ci sont assez réjouissantes. Le comique des situations tient à la manière dont la pauvre Valerie encaisse les unes après les autres les humiliations et les désillusions, et à la façon dont Kudrow joue ce rôle de loser magnifique. Cela n’a pas suffi à faire de The Comeback une série à succès : elle fut annulée par HBO après une saison – avant un… come-back, neuf ans plus tard. Nous y reviendrons. Renaud Machart
The Comeback (saison 1), série créée par Lisa Kudrow et Michael Patrick King. Avec Lisa Kudrow, Robert Michael Morris, Laura Silverman, Malin Åkerman, Damian Young, Dan Bucatinsky (EU, 2005, 13 x 26 min). Sur OCS.
« Un gars, une fille » débarque sur Twitter

La série humoristique Un gars, une fille vient d’apparaître sur Twitter (@ugufofficiel). Ses cinq saisons, soit 4 500 sketches (d’une durée de six-sept minutes chacun), y seront à terme entièrement disponibles.
Créée au Québec par Guy A. Lepage (1997-2003), Un gars, une fille a immédiatement fait un tabac et été adaptée dans plus d’une vingtaine de pays. La version française (1999-2003) suit la vie quotidienne du couple que forme Jean, dit « Loulou » (Jean Dujardin), et Alexandra, autrement dit « Chouchou » (Alexandra Lamy). On l’imagine, en ces temps de Coupe du monde, lui, grand cœur et humour ravageur mais macho endurci, en continu devant son poste de télé, entouré de tous ses potes. Elle, bonne fille tendance midinette naïve et passablement manipulatrice, râlant auprès de sa mère de voir Jean la délaisser pour des milliardaires en short courant derrière une balle ronde… et s’arrangeant peut-être pour détraquer la télé en catimini.

Un #dimanche en #amoureux ... 😍😍
#ungarsunefille #chouchouetloulou @Alexandra_Lamy @JeanDujardinOff 
— ugufofficiel (@Un gars une fille)


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Excellent pour retrouver le sourire en quelques instants, face à leur drôlissime ping-pong verbal et à l’immense talent des deux acteurs principaux. M. De.
Un gars, une fille, à retrouver sur Twitter : @ugufofficiel.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ Le double album du rappeur canadien déroute autant qu’il séduit, en mêlant les voix de Michael Jackson et de Lauryn Hill à ses doutes de jeune père.
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Avec son « Scorpion », Drake fait mouche

Le double album du rappeur canadien déroute autant qu’il séduit, en mêlant les voix de Michael Jackson et de Lauryn Hill à ses doutes de jeune père.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 18h34
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 13h44
    |

                            Stéphanie Binet








                        



   


Les records de streaming que le rappeur Drake vient de battre ce premier week-end de juillet avec son album Scorpion, sorti le 29 juin, ne vont pas aider à tempérer l’ardeur égotique du rappeur. Avec plus de 300 millions d’écoutes en ligne en vingt-quatre heures, le Canadien de 32 ans pulvérise son précédent record établi en mars 2017 avec More Life.

        Lire le compte-rendu :
         

          « Scorpion », l’album de Drake qui fait tomber les records



Depuis 2010, Drake enregistre, en effet, un disque ou une mixtape tous les ans, humant l’air du temps, surfant sur l’humeur de ses contemporains, planant dans les nuages du cloud rap pour Nothing Was the Same en 2013, vibrant au dancehall jamaïquain pour Views en 2016, pillant le grime anglais pour More Life en 2017…

        Lire la critique :
         

          Drake prend de la hauteur avec « Views »



La première écoute de ce disque est, pour le moins, déroutante. Pour les vingt-cinq titres de ce Scorpion (son signe astrologique), aucune tendance évidente ne se dégage tant les titres de ce cinquième album studio apparaissent décousus, sans réelle cohérence les uns avec les autres. Même Michael Jackson, l’invité de marque ressuscité d’entre les morts, sur le titre Don’t Matter to Me, semble quelque peu égaré. Mais à se plonger dans les méandres de ce Scorpion, on finit par trouver ses repères : le choix des samples (de Marvin Gaye à Nas), l’universalité des sujets traités et cette voix hypnotisante rarement agressive.
Radios et clip scandaleux sur YouTube

Pour réussir ce lancement, Drake avait bien préparé le terrain. Depuis six mois, deux des titres figurant sur ce double CD, parmi les plus réussis, ont été massivement diffusés sur les radios américaines et européennes. Le tube entêtant, God’s Plan, était accompagné d’un clip scandaleux, vu plus de 677 millions de fois sur YouTube : le rappeur canadien y distribue, devant la caméra, des liasses de billets à des mères de famille en pleurs, achetant des jouets dans les centres commerciaux ou offrant une voiture rutilante à un étudiant. Bref, le charity business dans sa plus indécente impudeur.
Le second single, plus finement produit et boosté par des infrabasses puissantes est une reprise d’un des plus grands succès de Lauryn Hill, X-Factor, lui-même construit sur un sample de Gladys Knight. Dans ce titre, dont le refrain est chanté par l’ancienne voix des Fugees, le rappeur revient sur la vie des jeunes urbains qui, après une semaine de dur labeur, s’éclatent en club le week-end. Ailleurs, les invectives de son concurrent Pusha-T l’accusant de ne pas reconnaître son enfant, lui offrent l’un des meilleurs morceaux de ce disque, Emotionless, où il évoque effectivement sa paternité, sans tomber dans le déballage de sa vie privée. Sur un champ presque gospel de Mariah Carey, il reconnaît : « Je ne cachais pas mon gosse au reste du monde/Je cachais le monde aux yeux de mon gamin. » Publié mi-juin, le single I’m upstet, au beat très dur produit par un remarquable Oogie Mane, semble lui être directement adressé à son rival.

        Lire le récit :
         

          Le « blackface » du rappeur Drake, énième épisode du dernier « clash » du hip-hop américain



C’est la grande force du Canadien face à ses concurrents américains. Là où Kanye West met en scène sa bipolarité, Beyoncé et Jay-Z, leur couple, lui n’évoque son enfance, sa famille ou ses histoires de cœur que pour parler de sujets universels. Il rend hommage aux pères célibataires sur March 14 où il compare sa situation avec le divorce de ses parents, exprime ses doutes face à cette nouvelle paternité qu’il doit conjuguer avec son statut de de célébrité sur 8 Out of 10. 
Toujours épaulé par No I-D ou Noah 40 Shebib pour les musiques, le rappeur va chercher aussi un ancien comme DJ Premier qui, sur Sandra’s Rose, prouve qu’il n’a pas perdu la main. Drake semble ne rien s’interdire, sans jamais trop s’écarter de ce qui lui a réussi non plus, « bien installé dans son rôle de mec bien » comme il se vante sur un de ses morceaux. Un juste équilibre qui fait mouche et nous touche.

Scorpion, 2 CD Cash Money Records/Universal. www.drakeofficial.com



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ L’ancien producteur de cinéma est déjà poursuivi pour viol et agression sexuelle sur deux femmes différentes. Début juin, il avait plaidé non coupable.
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Harvey Weinstein mis en examen pour agression sexuelle sur une troisième femme

L’ancien producteur de cinéma est déjà poursuivi pour viol et agression sexuelle sur deux femmes différentes. Début juin, il avait plaidé non coupable.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 18h17
   





                        



   


L’ancien producteur de cinéma Harvey Weinstein, déjà poursuivi pour viol et agression sexuelle sur deux femmes différentes, a été mis en examen pour une autre agression sexuelle sur une troisième femme, a annoncé, lundi 2 juillet, le procureur de Manhattan, Cyrus Vance.
Cette nouvelle agression présumée pour « un acte sexuel forcé » remonterait à 2006 et est punissable d’une peine minimum de 10 ans de prison en cas de condamnation, a précisé le procureur dans un communiqué. Les poursuites précédentes portaient sur des agressions présumées datant de 2004 et 2013 et M. Weinstein avait plaidé non coupable devant le tribunal de New York, début juin.

        Lire aussi :
         

                « Je ne pensais pas le voir un jour menotté » : les réactions des victimes d’Harvey Weinstein



L’ancien producteur avait été remis en liberté contre une caution d’un million de dollars. Il doit aussi porter un bracelet électronique et rester dans les Etats de New York et du Connecticut.
Mouvement #MeToo
Au-delà de ces mis en examen, près d’une centaine de femmes – dont des stars comme Angelina Jolie ou Ashley Judd – ont affirmé depuis octobre avoir été harcelées ou abusées sexuellement par le producteur. Des faits présumés étalés sur plusieurs décennies. Plusieurs femmes ont reconnu avoir touché de l’argent en échange de leur silence sur ces agressions.
Les révélations sur M. Weinstein avaient déclenché le mouvement antiharcèlement #MeToo, où plusieurs hommes, connus ou non, avaient été accusés d’abus sexuels par de nombreuses femmes.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Weinstein
Retrouvez les contenus de référence du Monde sur l’affaire Harvey Weinstein :
Aux origines de l’onde de choc mondiale : comment des révélations du New York Times puis du New Yorker ont entraîné la fin d’un des derniers moguls du cinéma. Lire notre récit sur la chute d’Harvey Weinstein Au fil des semaines, la liste des victimes du producteur s’est allongée pour devenir vertigineuseLe scandale a produit une déflagration inédite dans le septième art : l’industrie du cinéma s’est retrouvée confrontée à ses pratiquesL’affaire a aussi entraîné une vaste libération de la parole des femmes : « Nous sommes si nombreuses que c’en est impressionnant », écrit la sociologue Irène Théry dans une tribune.Cette vague a touché tous les secteurs aux Etats-Unis, eu des répercussions en France et en Europe, mais n’a pas été universelle, à l’image de l’Inde.Des voix dissonnantes, s’inquiétant d’une dérive puritaine, se sont aussi fait entendre : « Nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle », écrivent 100 femmes, dont Catherine Deneuve, dans une tribune.Plusieurs mois après ses débuts, « le mouvement #MeToo est toujours là, tout à la fois libérateur, dérangeant, encombrant. Critiqué, aussi », analyse Le Monde





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Institution arlésienne, Ali, garçon de café à la faconde gitano-algérienne, fait vivre le festival dans ses rades depuis toujours.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
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Les Rencontres d’Arles version « chapacan »

Institution arlésienne, Ali, garçon de café à la faconde gitano-algérienne, fait vivre le festival dans ses rades depuis toujours.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 18h00
    |

            Laurent Carpentier (Arles)








                        



                                


                            

Traverser Arles avec Ali est une expérience de ministre. Bonjour ici, embrassade là, des mains qu’on serre – plus que Macron qui, pourtant, en avait empoigné des tonnes l’an passé. A 67 ans, Ali Benazza, lui, est garçon de café. Au Mon bar, le tabac de la place du Forum. Mais pour peu que, comme lui, vous soyez né rue de la Calade, ayez le bagout provençal, que vous parliez arabe et catalan – comme les Gitans sédentarisés d’ici –, que vous soyez attentif et attentionné à cette place de vigie privilégiée qu’est le « livreur de boissons alcoolisées », comme il dit en riant (« c’est plus poétique »), vous voilà irremplaçable.
Conneries de jeunesse
Ali, c’est Arles, les corridas et les courses camarguaises, « une vie de chacapan » – un mot provençal ; comprendre : en vrac, de patachon, où les nuits succèdent aux nuits, et où les femmes se lassent. « Je les ai toutes aimées et je les aime encore », clame ce joli cœur impénitent et sans enfants. Quatre frères, une sœur, une carte de séjour depuis toujours, par fidélité à sa mère, alors qu’il a mis les pieds en Algérie une seule fois, pour revenir dare-dare vers sa Camargue et ses moustiques. Apprenti boulanger à 14 ans, grosse déprime à la mort tragique de son père, des conneries de jeunesse, et le voilà une saison à Saint-Tropez, qui fait le garçon de café. Quarante ans plus tard, il n’a pas raccroché le tablier. Et la grande carcasse de cet échalas sympathique de s’animer en tous sens à cette évocation.
Il les a tous connus. Les directeurs artistiques des Rencontres d’Arles – qu’il a vues avec admiration s’étendre –, les Lucien Clergue, Jean-Maurice Rouquette, « la bande des joyeux Arlésiens », les François Hébel, Sam Stourdzé aujourd’hui, qui l’embrasse en passant… Les figures du milieu de la photo, Christian ­Caujolle (Libération, l’Agence VU), Claudine Maugendre (Actuel), dont on a pleuré l’an passé la disparition. Les photographes,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Notre choix du soir. Dominique Tchimbakala a enquêté au Sénégal, au Mali et au Burkina Faso sur ces millions de jeunes sans existence légale (sur LCP à 20 h 30).
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TV – « Enfants fantômes : un défi pour l’Afrique »

Notre choix du soir. Dominique Tchimbakala a enquêté au Sénégal, au Mali et au Burkina Faso sur ces millions de jeunes sans existence légale (sur LCP à 20 h 30).



Le Monde
 |    02.07.2018 à 17h45
    |

            Pierre Lepidi








                        


Documentaire sur LCP à 20 h 30



Ils sont vivants mais n’existent pas aux yeux de la société. En Afrique de l’Ouest et du centre, l’Unicef évalue à près de 45 millions, soit entre 20 % et 30 %, le nombre d’enfants âgés de moins de 5 ans non enregistrés à l’état civil. Dans Enfants fantômes : un défi pour l’Afrique, Dominique Tchimbakala enquête, avec le réalisateur Clément Alline, au Sénégal, au Mali et au Burkina Faso sur ces jeunes privés de reconnaissance sur le plan juridique.
La journaliste rencontre ces « invisibles », écoliers ou collégiens, et montre sans voyeurisme leurs difficultés. Sans un certificat de naissance en Casamance, au sud du Sénégal par exemple, on n’a pas le droit de poursuivre l’école après le CM2. Les seules options pour les enfants, y compris les meilleurs élèves, c’est de finir à la rue pour les garçons, ou bonnes à tout faire pour les filles âgées d’une dizaine d’années.
Cette enquête intéressante, même si elle manque parfois de rythme, permet d’expliquer les causes et conséquences d’un phénomène qui ravage l’Afrique et devrait toucher de plus en plus d’enfants. « Avec la croissance démographique et si aucun progrès significatif n’est réalisé d’ici à 2030, il devrait y avoir près de 60 millions d’enfants sans existence légale », assure Mirkka Mattila, responsable de la protection de l’enfance à l’Unicef en Afrique de l’Ouest et centrale. Les causes sont multiples : l’absence des pères, obligés de s’éloigner du foyer pour travailler, au moment de l’accouchement et le manque de structures administratives. Dans la région d’Oula, au Burkina Faso, on ne trouve par exemple qu’un centre administratif pour 62 villages.
Battus et exploités
« Si on veut faire les démarches pour son enfant, il faut payer le carburant de la moto », dit un père de famille qui habite dans cette zone très reculée, où le taux d’enregistrement ne dépasse pas 40 %. Dans la petite mairie de la commune, les documents administratifs ne sont pas classés, pas protégés. « Il y a des archives qui se perdent et donc des identités qui se perdent, déplore, impuissant, Saint-Vincent-de-Paul Ouedraogo, agent de l’état civil, en tenant dans sa main un amas de papiers officiels. Ça peut jouer sur les enfants. »
Le documentaire se penche, mais peut-être pas assez, sur les enfants inscrits dans des écoles coraniques. Au Mali, où 50 % de la population a moins de 15 ans, on ne peut entrer au CP sans une attestation de l’état civil et donc un acte de naissance. Beaucoup de jeunes garçons se retrouvent dans des structures pseudo-religieuses, où ils « troquent leur tablette coranique l’après-midi pour un seau en plastique afin d’aller mendier de l’argent pour leur marabout ». Des ONG comme Human Rights Watch dénoncent régulièrement l’exploitation, sous couvert d’éducation, de ces enfants « battus par leurs prétendus maîtres et soumis à des conditions de vie déplorables ».

   


De Dakar à Bamako, ils sont des centaines de milliers à quémander chaque jour quelques pièces de monnaie sur les grands axes de circulation. Ils n’ont pas 10 ans et sont les victimes d’un cercle vicieux. Inconnus des structures administratives, ces enfants ne sont pas comptabilisés dans les statistiques officielles de pays qui peinent à planifier leur dévelop­pement, en partie parce qu’ils connaissent mal leur population.
Enfants fantômes : un défi pour l’Afrique, de Clément Alline et Dominique Tchimbakala (Fr., 2018, 52 minutes).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ De nombreuses photos, anciennes ou venant de l’étranger, ont été attribuées à l’édition 2018 de la Gay Pride parisienne, par des personnes cherchant à stigmatiser l’événement. Florilège des images hors contexte les plus partagées.
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Marche des fiertés : cortège homophobe de photos hors contexte

De nombreuses photos, anciennes ou venant de l’étranger, ont été attribuées à l’édition 2018 de la Gay Pride parisienne, par des personnes cherchant à stigmatiser l’événement. Florilège des images hors contexte les plus partagées.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 08h37
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        


La Marche des fiertés, qui s’est tenue samedi 30 juin à Paris, a été accompagnée, sur les réseaux sociaux, de certains propos homophobes ainsi que de photos mal attribuées. Certains de ces clichés sont partagés sur Twitter et Facebook pour dénigrer la communauté LGBT depuis plusieurs années.
Le baiser d’un parent… à New York
Une photographie américaine a suscité l’ire des internautes. Sur cette dernière, un homme embrasse un jeune enfant. « Un hétéro aurait été mis sur le registre des pervers sexuels pour beaucoup moins que ça », a avancé l’internaute qui a partagé le cliché sur Twitter, déchaînant une vague de commentaires homophobes.

   


Mais le cliché n’a rien à voir avec la France, pas plus qu’avec la Gay Pride 2018 : elle a été prise en juin 2015, à l’occasion de la Marche des fiertés de New York. L’homme que l’on voit embrasser un enfant est en réalité le père de ce dernier, comme le rapporte le site Kutv.
Tout surprenant que puisse paraître le fait, pour un parent, d’embrasser son enfant sur les lèvres, il s’agit d’une pratique courante aux Etats-Unis. Le New York Post documente cette pratique dans un article paru en janvier 2017, et prenant en exemple l’actrice Hilary Duff, qui avait posté sur son fil instagram un cliché d’elle embrassant sur la bouche son fils de 4 ans.
Valérie Pécresse « complice »… d’une photo prise au Brésil en 2013
Certains internautes ont blâmé des personnalités politiques en s’insurgeant contre la Gay Pride. C’est le cas de Frédéric Pichon, qui se présente comme un ancien avocat et comme le vice-président du SIEL, micro-parti politique gravitant autour du Rassemblement national (ex-FN). « Photo prise à la gaypride, avec comme partenaire principal la région Ile-de-France. La droite de Valérie Pécresse et celle de tous ses complices », s’emporte-t-il dans un tweet publié le 1er juillet.

   


Une simple recherche inversée sur Google Images permet pourtant de dévoiler le mensonge de cet internaute. La photo n’a rien à voir avec la Gay Pride, pas plus qu’avec la région francilienne, et moins encore avec sa présidente, Valérie Pécresse. Elle a été prise le 27 juillet 2013 à Rio de Janeiro, au Brésil. La « Marche des salopes », cortège féministe, y a manifesté durant les Journées mondiales de la jeunesse. On retrouve ce cliché sur le site brésilien Criaciosimo au mois de juillet 2013.
Le vieil homme nu et le petit garçon
Un autre cliché a suscité l’émoi dans les rangs des internautes. Au premier plan, un homme assez âgé, portant un chapeau pour tout vêtement. Au second, un petit garçon grimaçant en fixant son anatomie. La photographie, virale, a été attribuée à la Gay Pride. Nombreuses sont les personnes ayant fustigé « l’exhibitionnisme » du « lobby gay » lors de la dernière édition de la Marche des fiertés.

   


Las, cette image n’a, elle aussi, rien à voir avec la Gay Pride parisienne. On en retrouve trace depuis 2010 sur le blog d’un accordéoniste britannique, Joey de Villa, sans nul commentaire permettant de situer la photographie dans le temps ou dans un lieu. L’image a poursuivi sa course sur internet, et est devenue un mème, deux ans après sa diffusion initiale.
Nadine Morano et la Gay Pride 2012
La Gay Pride a également été l’occasion pour Nadine Morano de s’illustrer sur Twitter en dénonçant la « décadence » de la « pauvre France ». « Respect pour les citoyens qui n’ont pas à subir ces exhibitions ! » a écrit l’eurodéputée et ex-ministre le 1er juillet, en accompagnant son message de la photographie de deux hommes revêtus de bandes de cuir.

   


Or, cette photo n’a pas été prise en 2018 comme elle le laisse entendre, mais au cours de la Gay Pride 2012 – bien avant la création de la République en marche. L’hebdomadaire d’extrême droite Minute avait fait de ce cliché sa « une », avant d’être condamné pour homophobie en 2014.
Un cliché faussement attribué à l’Ukraine ou l’Italie
C’est une photo qui a suscité des réactions indignées tant de la part de l’association catholique Civitas que de la militante laïque Henda Ayari. L’on y voit, au cours d’une Gay Pride, trois hommes vêtus de cuir et déguisés en chiens marcher à quatre pattes sous le regard de trois enfants tenant des drapeaux multicolores.

   


L’itinéraire de ce cliché est particulier. Il a fleuri sur des sites russes et italiens, et a été attribué, à tort, à ces deux pays. Le site Hoax-net.be, qui s’est fait une spécialité de démonter les fausses informations sur Internet, a rédigé un article en octobre 2016 pour affirmer que cette photo n’avait pas été prise en France, mais en Ukraine.
La photographie a pourtant été prise dans l’Hexagone, comme le démontrent les marquages de circulation routière et la présence d’un drapeau de la CGT dans le cortège. Sur Twitter, l’auteur du cliché a indiqué que la photographie avait été prise lors de la Marche des fiertés bordelaise, le 4 juin 2016. Ses protagonistes sont visibles, sous un angle différent, sur une photographie publiée par le site Getty Images.

@yann75011 @Henda_Ayari Cette photo a été prise par moi-même le 4/6/16 à Bordeaux lors de la marche des fiertés. Il… https://t.co/GztOAXuYaD— OlympeSoufflot (@Olympe Soufflot 💬)


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ Du Brésil à la Zambie, le photographe a immortalisé sept hommes convaincus d’être le Messie, formidables sujets d’un livre et d’une exposition.
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Rencontres d’Arles : Jonas Bendiksen ou la passion des Christ

Du Brésil à la Zambie, le photographe a immortalisé sept hommes convaincus d’être le Messie, formidables sujets d’un livre et d’une exposition.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 17h44
    |

            Claire Guillot (Oslo, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Feuilleté dans le métro ou au restaurant, c’est le genre de livre qui vous attire immanquablement des regards en coin, réprobateurs ou intrigués. Sévère, avec sa tranche dorée et sa couverture de toile, il affiche fièrement son titre en grandes lettres engravées, Le Dernier Testament, et précise dans le sous-titre : « La vérité vous rendra libre. » Le nouvel ouvrage de Jonas Bendiksen a tout, à première vue, d’un livre de prières, du type de ceux que consultent les croyants fervents qui révisent leur Bible ou leur Coran dans le RER. L’intérieur, si l’on fait exception des portfolios, est à l’avenant. Des textes hermétiques et des professions de foi s’enchaînent sur du papier bible et proclament sur tous les tons, imprimés dans une typographie à l’ancienne et souvent en majuscules, la Bonne Nouvelle : le Messie, celui dont les chrétiens attendent le retour promis depuis près de deux mille ans, est parmi nous. IL EST REVENU.
Pain bénit
En ces temps modernes, le héraut ne s’appelle pas saint Paul mais Jonas Bendiksen, photographe norvégien et membre de l’agence Magnum. Issu d’une famille sans tradition religieuse, même s’il a des racines juives, il est parti pendant trois ans à la rencontre de sept illuminés qui, du Brésil à l’Afrique du Sud, en passant par le Japon, prétendent chacun être le Messie. Son travail sera présenté aux Rencontres d’Arles, dans un lieu particulièrement approprié : l’église Sainte-Anne.
« Pourquoi ces gens qui prétendent être le Messie seraient-ils des malades ? Jésus lui-même était un marginal que tout le monde prenait pour un fou » Jonas Bendiksen
Voilà un sujet original et spectaculaire, plein de rites extravagants et de foules en transe – du pain bénit pour un photographe. L’allure du livre prête à sourire, en particulier lorsqu’on est soi-même étranger à la pratique religieuse. Mais malgré l’humour qui point dans les textes et le kitsch de certaines images, l’auteur ne se veut pas moqueur. Installé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ On ne construit pas une société plus responsable sans citoyens informés, rappelle le blogueur, professeur de SES, Claude Garcia. Et en la matière, la BD présente nombre de vertus pour les jeunes lecteurs.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Ballons montés, boules de Moulins de la guerre franco-prussienne de 1870-1871… Une vente aux enchères composée de plusieurs centaines de lettres issues des collections d’Aristophil est organisée le vendredi 6 juillet, à l’hôtel des ventes Drouot-Richelieu.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ L’Américain et le groupe canadien se sont retrouvés dimanche 1er juillet, au festival Worldwide.
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A Sète, un joli « set » de Roy Ayers et BadBadNotGood

L’Américain et le groupe canadien se sont retrouvés dimanche 1er juillet, au festival Worldwide.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 10h20
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 10h33
    |

                            Stéphanie Binet (Sète (Hérault), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

C’est le genre de rencontre dont le festival Worldwide, qui se tient à Sète jusqu’au 7 juillet, est tout à fait capable. Dimanche 1er juillet, le groupe canadien BadBadNotGood, qui s’est fait connaître pour ses reprises jazz des plus grands classiques hip-hop, a été rejoint sur scène par Roy Ayers, l’artiste soul-funk le plus samplé par les rappeurs, avec James Brown et George Clinton. Le directeur artistique du festival et animateur de la BBC, Gilles Peterson, présentait ainsi sa surprise : « Ici, il s’agit de créer des expériences créatives inoubliables. Il y a un musicien qui est emblématique de ce que nous essayons de faire au Worldwide. Il a joué certains des plus beaux morceaux des années 1960, le meilleur du funk des années 1970, s’est intéressé au disco et au meilleur de la musique africaine des années 1980. Il a été consacré par la culture hip-hop dans les années 1990. Il est venu expressément à Sète pour vous, il repart demain à Londres. »

La tête enturbanée, Roy Ayers fait alors son entrée sur la scène du Théâtre de la mer. Le pas hésitant, le musicien aux 77 étés, dont de nombreux passés dans les plus grands festivals de jazz, rejoint le vibraphone installé à la gauche de la scène. Dès les premières notes d’Everybody Loves the Sunshine, le public exulte. Alexander Sowinski, batteur des BadBadNotGood, qui avait auparavant, pendant une heure et demie, incité la foule à « ressentir le groove », avait du mal à cacher sa fierté.

Les deux entités avaient déjà joué à Sète, chacun de son côté. En 2017, Roy Ayers rendait hommage sur cette scène à Fela Kuti, avec qui il avait enregistré au Nigeria l’album Music of Many Colors (1980). Les BadBadNotGood avaient, quant à eux, joué sur une scène près du phare, en 2012. Ils n’étaient alors qu’un groupe au tout début de sa carrière, remarqué sur YouTube par Tyler the Creator, qui avait apprécié leur reprise des morceaux de son collectif...




                        

                        

