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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Les Cafeteros de Radamel Falcao affrontent les Three Lions d’Harry Kane, mardi à Moscou, pour une place en quarts de finale.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Vainqueurs des Helvètes (1-0), les Suédois se qualifient pour les quarts de finale du Mondial pour la première fois depuis 1994.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Trottiner un quart d’heure par jour pour lutter contre les effets de la sédentarité. Simple, gratuite, universelle, cette initiative partie en 2012 d’une école écossaise a depuis séduit 4500 établissements dans le monde, trois seulement en France.
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Le « Daily Mile », plus qu’une promenade de santé

Trottiner un quart d’heure par jour pour lutter contre les effets de la sédentarité. Simple, gratuite, universelle, cette initiative partie en 2012 d’une école écossaise a depuis séduit 4500 établissements dans le monde, trois seulement en France.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 15h44
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Parents d’élèves, enseignants, jeunes lecteurs, médecins… Connaissez-vous le Daily Mile ? Difficile d’entretenir le suspense. Si cette initiative née en 2012 dans une école écossaise connaît un succès considérable (4 500 établissements, maternelles et primaires, dans plus de 40 pays), elle reste encore ignorée en France, avec seulement trois écoles inscrites.
Ce programme ultrasimple et gratuit est pourtant en train de se révéler un outil de choix pour lutter contre l’obésité et la sédentarité. Son principe ? ­Trouver chaque jour quinze minutes sur le temps de classe pour emmener les élèves trottiner dehors, en ­essayant de parcourir un mile, soit 1,6 km. Sur son site Internet, la Daily Mile Foundation souligne qu’aucun équipement particulier n’est nécessaire. C’est une ­activité sociale et ludique, non compétitive, qui inclut tous les élèves quelles que soient leurs aptitudes…
Au départ de cette belle idée, l’inquiétude d’Elaine Wyllie, directrice d’une école à Stirling, près d’Edimbourg, sur le niveau de condition physique des ­enfants. En février 2012, elle initie le principe du Daily Mile dans une classe. Quatre semaines après, pratiquement tous ces gamins sont devenus capables de courir le mile en quinze minutes, et y prennent ­plaisir. A la rentrée suivante, le programme s’étend à toute l’école. Les enseignants notent une amélioration des comportements et de l’attention ; l’infirmière scolaire une régression du surpoids. Les parents trouvent leurs enfants plus en forme, plus actifs.
Depuis, le Daily Mile a essaimé, et ses atouts commencent à être objectivés par la science. Ainsi, une étude auprès d’environ 400 élèves de deux écoles primaires a mis en évidence une hausse de 9 minutes/jour du temps d’« activité physique d’intensité modérée à intense » chez les enfants de l’établissement participant au programme par rapport à ceux de l’école contrôle. L’article, publié en mai dans BMC...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ « Roulette russe », épisode 20. Aujourd’hui, l’auteur Maxime Mianat explique le Mondial à son fils. Retrouvez aussi le programme du jour.
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Comment expliquer la Coupe du monde à son enfant

« Roulette russe », épisode 20. Aujourd’hui, l’auteur Maxime Mianat explique le Mondial à son fils. Retrouvez aussi le programme du jour.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 11h34
   





                        


Chaque jour durant la Coupe du monde, Eddy Fleck et Maxime Mianat analysent la compétition à leur façon. Attention : cette chronique peut contenir du second degré.

   


Nathan,
Ce que tu as entendu à la télé étaient des vuvuzelas, de petites trompettes que les gardiens distribuent aux spectateurs pour couvrir les cris de singe. Le singe est un animal tout mignon qui saute de branche en branche et s’énerve devant le foot. Ton papa aussi crie beaucoup. Il insulte ta maman quand elle se met devant l’écran pile au moment où il ne se passe absolument rien. Pour satisfaire tout le monde, M6 devrait diffuser une émission avec des footballeurs faisant un concours de cuisine. Eh oui, Nathan : à 6 ans, tu es désormais assez grand pour comprendre que ton papa est un beauf.
Pourquoi je soupire en attendant les tirs au but ? Tu sais Nathan, le foot, ce sont des longues périodes d’ennui pour quelques minutes d’extase. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai connu ta mère. Si tu me déranges ? Pas du tout. Le rôle d’un père est d’expliquer le football à son fils. Je ne veux pas que l’on me reproche de t’avoir mal éduqué, plus tard, si jamais tu en viens à prendre une licence au rugby. Tu vis une période faste de ton existence : celle où tu peux encore te souvenir des matchs vingt-quatre heures plus tard en raison d’une mémoire pas encore endommagée par l’alcool. Crois-moi, les souvenirs d’enfance sont les plus beaux. Je me souviens très bien de France 98, mais pas du parcours des Bleus durant la Coupe du monde 2011. Pardon ? 2010 ? Bon, tais-toi, papa regarde Belgique-Japon.
Pourquoi gagne-t-on, alors que je t’ai toujours dit que Deschamps était nul ? Eh bien… Eh bien… Tu ne préfères pas que je t’explique comment on fait les bébés ? Comment ça, pourquoi les footballeurs se roulent-ils par terre ? Je n’en sais rien, Nathan. Parce que ce sont des grands enfants, voilà. Ils n’ont pas vraiment mal, ils veulent juste obtenir un penalty, comme quand tu fais un caprice pour me demander un jouet au Leclerc. Quand tu construis une ville en Lego, c’est plus bien qu’une ville, c’est un monde qui t’appartient. Eh bien, le football, c’est pareil pour moi. C’est bien plus qu’un jeu. Alors tais-toi, maintenant, et laisse-moi regarder Belgique-Japon.
Maxime Mianat

Les épisodes précédents de « Roulette russe »
Episode 1 : comment concilier Coupe du monde et vie de famille
Episode 2 : pourquoi il ne faut pas critiquer l’équipe de France
Episode 3 : pourquoi on ne sait pas encore si Griezmann pourra jouer contre l’Australie
Episode 4 : pourquoi le drapeau du Brésil n’est pas ce que vous croyez
Episode 5 : pourquoi les Anglais n’ont en réalité pas inventé le football
Episode 6 : pourquoi Pologne-Sénégal est un authentique derby
Episode 7 : pourquoi la Coupe du monde est un cauchemar pour les autres sportifs
Episode 8: pourquoi France-Pérou n’aura pas lieu
Episode 9 : pourquoi il y a toujours un drapeau algérien dans un stade
Episode 10 : pourquoi l’Antarctique est le grand absent du tournoi
Episode 11 : pourquoi il n’est pas raisonnable d’aimer à la fois Lionel Messi et Cristiano Ronaldo
Episode 12 : pourquoi on peut suivre la Coupe du monde sans aimer le foot 
Episode 13 : pourquoi le dopage n’existe pas dans le football
Episode 14 : pourquoi 0-0 est le score parfait
Episode 15 : pourquoi le match Panama-Tunisie sera l’événement du soir
Episode 16 : pourquoi j’ai renoncé à la nationalité française durant la Coupe du monde
Episode 17 : comment échapper à un mariage le jour de France-Argentine ?
Episode 18: pourquoi les statistiques sont indispensables au football
Episode 19 : pourquoi les joueurs brésiliens choisissent-ils leur nom de famille ?



Le programme du mardi 3 juillet
Les matchs du jour à suivre en direct sur LeMonde.fr
Suède-Suisse (16 heures)
Angleterre-Colombie (20 heures)
A lire sur le web
La gazette de la Coupe du monde : coaching diabolique, trampoline de rue et Neymar roulant
Le Brésil de Neymar échappe à la malédiction des favoris
Le Brésil vibre de nouveau avec sa Seleçao
Post de blog : « Double peine » : comment sanctionner les joueurs qui annulent des buts ?
Pour les abonnés
Coupe du monde 2018 : N’Golo Kanté, 1,68 m, « quinze poumons »
En Suisse, des racines et des ailes





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ A Sao Paulo, les supporteurs ont suivi la qualification pour les quarts de finale de Neymar et de ses coéquipiers face au Mexique.
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Coupe du monde 2018 : le Brésil vibre de nouveau avec sa Seleçao

A Sao Paulo, les supporteurs ont suivi la qualification pour les quarts de finale de Neymar et de ses coéquipiers face au Mexique.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 11h20
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



   


Les anciens, ceux qui ont connu la Coupe du monde de 1970, les dribbles de Pelé, la classe de Tostao, la folie de Rivelino et la puissance de Jairzinho, diront que c’est incomparable. Il n’empêche, ce lundi 2 juillet, après la victoire face au Mexique, le Brésil avait retrouvé un semblant de ferveur envers sa Seleçao. « Ça vient lentement, mais ça vient. Aujourd’hui, on n’a eu que du bonheur ! », assure Antonio do Arte de Lima, pétard à la main, drapé dans un drapeau brésilien.

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                Le Brésil de Neymar échappe à la malédiction des favoris



Le patron du Bar dos Amigos do Futebol (« le bar des amis du football »), dans le quartier de Bixiga à Sao Paulo, a déjà vécu trois Coupes du monde derrière son comptoir : 2006, 2010 et 2014, et autant de scènes d’hystérie où l’allégresse des victoires le dispute au désespoir des défaites. Son plus grand souvenir ? Le pire sans doute : celui de ce 7-1 infligé par l’Allemagne à son équipe en demi-finale, il y a quatre ans.
Enivré par la qualification du Brésil en quart de finale, Antonio est aujourd’hui capable de relativiser le traumatisme. « Ça fait partie du jeu », dit-il. « Je n’y pense plus. Au total, la Seleçao nous a donné plus de joie que de peine », calcule aussi José Silva, gardien d’immeuble venu regarder la partie sur l’un des trois écrans du bistrot. Nous avions laissé les habitués du Bar dos Amigos do Futebol n’osant y croire après le premier match amical face à la Croatie, le 3 juin. Un mois plus tard, les voici prêts à suivre leur équipe jusqu’au bout. « Jusqu’en finale, c’est sûr. Brésil, champion ! », crie José Silva. 
« Mais lève-toi Neymar ! »
La matinée a pourtant donné des sueurs froides aux supporteurs. Il est un peu moins de 11 heures, heure de Brasilia, quand les fans en maillots jaunes et verts, parfois bleus, se préparent au coup d’envoi. On klaxonne dans les rues, les boutiques baissent le rideau et les salariés s’éclipsent avec la bénédiction de leur patron. La chaîne TV Globo, qui retransmet la compétition, montre des stades bondés où ont été dressés des écrans géants. Au Bar dos Amigos do Futebol, on s’installe. Les femmes sont aussi attentives que les hommes.
Les minutes s’enchaînent alors, comme les Skol et les Brahma, les bières locales. « Antonio, on a besoin d’essence ! », lance Ednilson Alexandre Santagio, le voisin de table de José Silva montrant sa bouteille vide tout en pestant contre Neymar. « Mais lève-toi ! », s’agace-t-il tandis que l’attaquant vient d’effectuer une roulade dont il a le secret. « Quelle blague celui-là », souffle devant eux Karla Bradao, une coiffeuse, visiblement peu sensible à l’inventivité capillaire du prodige brésilien. A la table, tout le monde est d’accord pour dire que la vedette du PSG est vraiment mimimi (« chochotte »).

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                La gazette du Mondial : cartons jaunes, crooner et arithmétique



A la télé, le commentateur tergiverse sur la disparition ou non du joga bonito (le « beau jeu ») qui fit la réputation du pays, alors que la foule commence à s’interroger. Le Brésil sera-t-il à même de gérer sa charge émotionnelle ? Neymar, qui a fondu en larmes après une victoire laborieuse en match de poule face au Costa Rica, inquiète. On le rappelle à l’ordre. « Après Mbappé et Cavani, c’est le tour de Neymar ! » titrait en « une » le quotidien O Globo, lundi 2 juillet, espérant que le n° 10 se distingue enfin comme l’ont fait ses coéquipiers du PSG samedi 30 juin.
Feux d’artifice
Cruels, les médias brésiliens n’ont pas, non plus, manqué de souligner que l’autre attaquant, Gabriel Jesus, n’a pas marqué au cours des dernières 299 minutes de jeu. Une première pour un avant-centre de la Seleçao depuis le triste Mondial 1966 (élimination au premier tour).
« Le Mexique joue mieux », reconnaît, en serrant les dents, Ednilson Alexandre Santagio. Le gourou Imanol Ibarrondo, contacté par l’équipe mexicaine pour en finir avec les éliminations systématiques du pays en huitième de finale, aurait-il réussi son pari ? Pas sûr. En deuxième mi-temps, la Seleçao se réveille, observe le quotidien Folha de Sao Paulo dans son « live ». L’équipe brésilienne est agressive. A la 35e minute, Antonio, le patron, se prépare à lancer un pétard, mais la balle frise le but, sans rentrer. Ednilson et José en sont à partager une cinquième bière quand la salle explose après un premier but de Neymar. « Un but allongé », souligne, avec une pointe de raillerie, Karla Bradao.
L’optimisme gagne, mais on retient son souffle quand Neymar hurle après s’être fait piétiner la cheville par le Mexicain Layun. Puis quand Tite, le sélectionneur, décide de faire entrer Firmino. « C’est pas lui qu’il fallait ! », s’alarme José Silva. Le concierge termine à peine sa phrase que l’attaquant de Liverpool double la mise à la 88e minute. Dans la salle, on chante déjà « Ciao Mexico ! ». Au coup de sifflet final, Antonio peut enfin sortir les feux d’artifice. Une fois de plus, le Mexique rentrera chez lui, maudit des huitièmes de finale (septième élimination de rang à ce stade), se répétant : « On a joué comme jamais, on a perdu comme toujours. » Mais cette fois, le Brésil n’y est pas étranger.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Après les célébrations polémiques des buts de Xhaka et Shaqiri, la « Nati » comptera à nouveau sur ses joueurs d’origine kosovare pour renverser la Suède, mardi, en huitièmes de finale du Mondial.
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édition abonné


Coupe du monde 2018 : en Suisse, des racines et des aigles

Après les célébrations polémiques des buts de Xhaka et Shaqiri, la « Nati » comptera à nouveau sur ses joueurs d’origine kosovare pour renverser la Suède, mardi, en huitièmes de finale du Mondial.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 15h54
    |

            Adrien Pécout (Saint-Pétersbourg, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Ces battements d’ailes ont déjà déclenché une volée de commentaires. Si Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri ont fait parler d’eux, c’est avant tout pour leurs célébrations : au premier tour du Mondial, les deux Suisses ont chacun mimé l’aigle bicéphale du drapeau albanais pour fêter leurs buts contre la Serbie (2-1), qui refuse l’indépendance du Kosovo.
La gestuelle, très mal vécue côté serbe, raconte surtout une histoire longue d’un demi-siècle déjà : celle des Kosovars en Suisse. Mardi 3 juillet, à Saint-Pétersbourg, l’équipe helvétique comptera à nouveau sur les enfants de cette immigration albanophone pour affronter la Suède en huitièmes de finale. A Xhaka et Shaqiri s’ajoutent le milieu Valon Behrami et l’attaquant Blerim Dzemaili, originaire de Macédoine, mais lui aussi de parents albanais.
Le match devrait aussi intéresser à Pristina, la capitale du Kosovo, où vit l’ambassadeur suisse Jean-Hubert Lebet : « Les Kosovars perçoivent l’équipe suisse de football presque comme leur équipe nationale, estime le diplomate. Il y a une ferveur qui est très sympathique. Les jours de match, tout le monde regarde la télévision. » 
Depuis quelques jours, ce soutien s’exprime à travers une collecte de fonds pour couvrir la sanction infligée par la Fédération internationale de football à Xhaka et à Shaqiri, amende de 10 000 francs suisses chacun (8 640 euros), considérant que leurs gestes de joie correspondaient à une « provocation du public » serbe. Une autre amende de 5 000 francs suisses a été administrée à Stephan Lichtsteiner, capitaine de la « Nati », pour les avoir imités.
e canton suisse »
En solidarité, le ministre kosovar du commerce et de l’industrie a annoncé sa participation aux dons. Bajram Hasani dit avoir versé 1 500 euros, l’équivalent de son salaire mensuel. Des « contributions symboliques » sont aussi les bienvenues. C’est en ces termes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Grâce à un bataillon d’avocats et d’experts, le Britannique a été blanchi après son contrôle anormal lors de la Vuelta 2017. La lutte antidopage en paye le prix fort.
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Les dessous de la victoire de Christopher Froome contre l’antidopage

Grâce à un bataillon d’avocats et d’experts, le Britannique a été blanchi après son contrôle anormal lors de la Vuelta 2017. La lutte antidopage en paye le prix fort.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 11h05
    |

            Yann Bouchez et 
Clément Guillou








                        



   


Bientôt dix mois que la course durait : il ne fallait pas manquer de souffle. Et le verdict a fini par tomber. Le Tour de France n’a pas encore commencé que l’on connaît déjà l’un de ses vainqueurs : Christopher Froome, quadruple vainqueur de l’épreuve, pourra s’élancer de Noirmoutier, en Vendée, samedi 7 juillet.
Ce fut sans doute le plus compliqué de ses succès. Le leader de la formation Sky, toujours bien épaulé par ses coéquipiers, le doit cette fois-ci à un bataillon d’avocats et d’experts scientifiques. Lundi 2 juillet, au terme d’une longue procédure commencée en septembre 2017, à la suite d’un contrôle lors du Tour d’Espagne révélant un taux excessif de salbutamol, l’Union cycliste internationale (UCI) a décidé de ne pas sanctionner le coureur, sur recommandation de l’Agence mondiale antidopage (AMA).

        Lire aussi :
         

                Dopage : Christian Prudhomme « déplore ces mois d’attente » sur le cas Froome



Pour obtenir cette décision favorable, l’équipe de défense de Christopher Froome, emmenée par l’avocat Mike Morgan, un éminent spécialiste des questions de dopage, a fait appel aux meilleurs experts. A l’UCI, il a été demandé un maximum d’informations, afin de plaider au mieux le cas du coureur. La procédure s’est étirée, à l’abri du regard des journalistes, au gré de multiples allers-retours entre les conseils juridiques du coureur et de la fédération internationale. Pendant ce temps, Christopher Froome courait – et gagnait – le Tour d’Italie. Le Tour de France s’affolait de le voir prendre le départ avec une épée de Damoclès au-dessus de sa tête.
« Ils n’avaient jamais vu ça à l’UCI »
Le 1er juin, dans Le Parisien, le président de l’UCI, David Lappartient, s’inquiétait : « Je crois que ce ne sera pas réglé avant le Tour. » Mais, trois jours plus tard, un dossier monumental parvenait au siège de la fédération, à Aigle (Suisse), contenant les arguments du camp Froome. De l’aveu d’un expert de la communauté antidopage : « C’était de la folie, ils n’avaient jamais vu ça à l’UCI, un dossier aussi épais, avec autant d’avis d’experts. » Une dizaine de scientifiques sont cités dans ces pages, sans compter ceux ayant collaboré de manière anonyme. Au printemps, une source proche de la procédure confiait que tous les spécialistes du métabolisme du salbutamol étaient contactés par Mike Morgan, pour aider Christopher Froome mais surtout pour ne pas aider l’UCI. A la réception du dossier, l’UCI s’est tournée vers l’AMA : comme attendu, le Britannique remettait en question le test de détection du salbutamol.
« Le 28 juin, l’AMA a informé l’UCI qu’elle acceptait, sur la base de son analyse des faits spécifiques de l’affaire, que les résultats de l’échantillon de M. Froome ne constituent pas un RAA [résultat d’analyse anormal] », écrit l’UCI dans son communiqué du 2 juillet. Le doute, sans s’être dissipé totalement, a bénéficié au coureur.
Les experts de l’UCI avaient pourtant écarté une à une les explications avancées par les conseils de Froome : la chaleur le jour du contrôle, une déshydratation, son alimentation particulière, l’interaction avec d’autres médicaments…
Car, depuis l’automne, la question se posait. Comment Froome pouvait-il présenter, le 7 septembre 2017, lors de la 18e étape de la Vuelta, un taux de 2 000 nanogrammes (ng) de salbutamol par millilitre de sang, soit le double de la limite autorisée – le seuil pour l’ouverture d’une procédure étant de 1 200 ng/ml ? Avait-il consommé ce broncho-dilatateur à des doses supérieures à celles tolérées par le code mondial antidopage pour soigner son asthme ? « Le niveau de salbutamol relevé dans un échantillon urinaire unique n’est pas un indicateur fiable de la quantité inhalée », a assuré la Sky, lundi.
Quelques heures après le communiqué de l’UCI, l’Agence mondiale antidopage a « reconnu que, dans de rares cas, les athlètes peuvent dépasser le seuil limite de concentration sans avoir inhalé plus que la dose maximale autorisée ». Faut-il donc revoir les règles encadrant l’usage de ce broncho-dilatateur, qui figure sur la liste des produits interdits de l’AMA mais dont l’usage, sous certaines conditions, n’est pas prohibé ?
« Pour le moment, il n’y a aucune remise en cause de la réglementation », assure au Monde Olivier Rabin, directeur scientifique de l’Agence. Il y a trois mois, il se disait absolument certain que la limite de concentration du salbutamol était d’une solidité scientifique absolue, attestée par de nombreuses études, et rappelait qu’elle avait déjà été défendue avec succès devant le Tribunal arbitral du sport.
L’Agence mondiale antidopage réfute tout rétropédalage concernant cette substance et son autorisation encadrée. Le cas de Froome risque tout de même d’affaiblir encore plus des règles déjà très critiquées. « La limite autorisée par l’AMA a été fixée au doigt mouillé », persifle un expert antidopage, sous couvert d’anonymat. Comment expliquer que certains cyclistes aient écopé de suspensions de plusieurs mois, alors qu’ils affichaient des taux de salbutamol plus faibles ? La probabilité d’être blanchi va-t-elle être indexée sur la qualité des défenseurs du sportif ? « Je ne pense pas qu’on puisse nous taxer d’un antidopage à deux vitesses ou d’avoir reculé parce que M. Froome avait de très bons avocats, avance Olivier Rabin. Les discussions ont eu lieu autour de son cas spécifique. »
Crainte d’un procès onéreux
D’autres experts de la communauté antidopage sont formels : l’AMA a eu peur d’un procès coûteux et la décision de classer l’affaire n’est pas venue du directeur scientifique, mais de la direction de l’Agence, dont le budget est inférieur à celui de la seule équipe Sky.
Depuis dix-huit mois, l’AMA a subi deux autres revers de taille, avec deux substances complexes : le meldonium, pour lequel des centaines de cas positifs ont été détectés avant que l’agence ne rétropédale – elle avait mal évalué le temps d’excrétion de la substance – et l’higénamine, un brûleur de graisse pour lequel le footballeur international Mamadou Sakho avait été contrôlé positif avant d’être blanchi.
Cette décision favorable à Froome annule évidemment l’interdiction de départ formulée mi-juin par les organisateurs du Tour de France, dans le plus grand secret. Amaury Sport Organisation souhaitait ainsi protéger l’image de son épreuve, mais le Britannique avait immédiatement fait appel. Il devait être étudié ce mardi 3 juillet devant la chambre arbitrale du Comité national olympique et sportif français. Ce ne sera pas nécessaire.
Ces derniers mois, dans l’attente de la sentence, le coureur de la Sky a su montrer que l’incertitude qui planait au-dessus de son casque ne nuisait pas vraiment à ses résultats. Il n’a pas été mal reçu sur les routes italiennes, malgré le doute, à l’époque, sur l’homologation future de ses résultats. Mais qu’en sera-t-il sur le Tour ?
Christian Prudhomme, le directeur de l’épreuve, espère un public « bienveillant ». Cela n’a pas toujours été le cas. Déjà hué par le passé sur les routes de France en raison des soupçons de dopage, le cycliste s’était plaint, lors de l’édition 2015, d’avoir reçu de l’urine jetée par un spectateur. Des chaînes de télévision avaient capté des insultes visant le sportif. Et le peloton ne sera pas unanimement convaincu de la bonne foi du Britannique. Lundi, quelques minutes après l’annonce de la décision de l’UCI, un directeur sportif d’une équipe du Tour avait ce commentaire lapidaire : « C’est à gerber. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le directeur du Tour de France plaide pour qu’à l’avenir, en cas de contrôle dit anormal, le coureur soit suspendu provisoirement.
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Dopage : Christian Prudhomme « déplore ces mois d’attente » sur le cas Froome

Le directeur du Tour de France plaide pour qu’à l’avenir, en cas de contrôle dit anormal, le coureur soit suspendu provisoirement.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 10h21
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 10h31
    |

            Yann Bouchez et 
Clément Guillou








                        



                                


                            

Visé par un contrôle anormal au salbutamol lors du Tour d’Espagne en septembre 2017, Christopher Froome a été blanchi par l’Union cycliste internationale (UCI). Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France, regrette qu’il ait fallu attendre si longtemps avant de connaître enfin, lundi 2 juillet, la décision, à moins d’une semaine du départ de l’épreuve, le 7 juillet.

Quel a été votre premier sentiment à l’annonce de la décision de l’UCI ?
Je n’ai cessé de répéter qu’il nous fallait une réponse d’une autorité sportive indépendante, depuis la mi-décembre 2017 [au moment de la révélation du contrôle anormal de Christopher Froome subi quelques semaines plus tôt, sur le Tour d’Espagne]. J’aurais préféré que cette annonce arrive plus tôt, c’est une évidence. Au nom du Tour de France, mais aussi comme président de l’association des organisateurs de courses, j’ai dit depuis plus de six mois qu’il nous fallait une réponse rapide, puisque toutes les courses auxquelles Chris Froome participait pouvaient en pâtir, ne sachant pas si le résultat allait compter. C’était quand même un problème.
Le président de l’UCI, David Lappartient, a d’abord dit : « Il n’y aura pas de réponse [concernant le cas Froome] avant le Giro [du 4 au 27 mai]. » Puis, début juin, il a donné une interview au Parisien, dans laquelle il annonçait clairement qu’il n’y aurait pas de décision d’ici au Tour. Nous avons donc décidé, il y a trois semaines, de faire usage de l’article 29 du règlement du Tour de France [selon lequel « ASO se réserve expressément la faculté de refuser la participation à – ou d’exclure de – l’épreuve, une équipe ou l’un de ses membres, dont la présence serait de nature à porter atteinte à l’image ou à la réputation d’ASO ou de l’épreuve »]. Nous l’avons fait savoir à Chris Froome, à son équipe et à l’UCI.
Pourquoi ne pas avoir communiqué,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Avant d’être partiellement supprimée il y a deux ans, la règle de la « double peine » (penalty + expulsion) était très critiquée pour sa sévérité excessive.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Aussi infatigable que discret, le milieu de poche s’impose comme un pilier des Bleus lors du Mondial
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Coupe du monde 2018 : N’Golo Kanté, 1,68 m, « quinze poumons »

Aussi infatigable que discret, le milieu de poche s’impose comme un pilier des Bleus lors du Mondial



Le Monde
 |    03.07.2018 à 09h02
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 09h37
    |

            Rémi Dupré (Istra (envoyé spécial)








                        



                                


                            

Les coups d’éclat du jeune prodige Kylian Mbappé (19 ans), auteur d’un doublé lors de la victoire (4-3) contre l’Argentine, éclipseraient presque celui qui, dans l’ombre, porte sur ses frêles épaules l’équipe de France en Russie. Cet affable soutier se nomme N’Golo Kanté. Il a 27 ans et traverse la Coupe du monde avec une gloutonnerie ogresque. Affamé sur chaque ballon, au sommet de son art, le petit (1,68 m) milieu défensif a joué l’intégralité des quatre rencontres disputées par les Bleus avant le quart de finale contre l’Uruguay, programmé vendredi 6 juillet à Nijni Novgorod. Ils ne sont que deux dans ce cas : lui et le défenseur Raphaël Varane.
C’est dire le rôle prééminent attribué par Didier Deschamps à son infatigable sentinelle. Le sélectionneur a les yeux de Chimène pour le joueur du club londonien de Chelsea, dont l’endurance, le don d’ubiquité et la capacité à avaler les kilomètres amusent ses coéquipiers. « Il court partout, il a quinze poumons ! », pouffe le fantasque Paul Pogba, son complice dans l’entrejeu. « Tu le vois partout, abonde l’arrière gauche Lucas Hernandez. D’un seul coup, il sort de terre ! » « Avec lui, c’est comme si on jouait à douze », renchérit l’attaquant Olivier Giroud, son partenaire à Chelsea.

En Russie, le volume de jeu et la constance de l’insatiable Kanté, désigné meilleur milieu récupérateur lors du premier tour, estomaquent les observateurs. Même le phénomène argentin Lionel Messi n’est pas près d’oublier le numéro 13 des Bleus (28 sélections, 1 but depuis 2016). En huitièmes de finale, la « Pulga » (la « puce ») a été complètement muselée par le milieu de poche, si prompt à lui mordre les mollets.
Déjà sa chanson sur Internet
Principal instrument du plan « anti-Messi » échafaudé par Deschamps, Kanté a vu sa cote de popularité grimper en flèche dans l’Hexagone. On chante désormais, sur l’air des Champs-Elysées, de Joe Dassin, ses louanges sur les réseaux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Le Brésil et la Belgique se sont qualifiés pour les quarts. Mais la Coupe du monde 2018, c’est aussi de la sueur, des matraques et des voitures.
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La gazette de la Coupe du monde : coaching diabolique, trampoline de rue et Neymar roulant

Le Brésil et la Belgique se sont qualifiés pour les quarts. Mais la Coupe du monde 2018, c’est aussi de la sueur, des matraques et des voitures.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 10h57
    |

            William Audureau








                        


LE TSAR DU JOUR
On vous le ressort, le cliché du coaching gagnant ? Allez, on vous le ressort. 65e minute : la Belgique, grande favorite contre la sélection japonaise, est menée 2 à 0 à la surprise générale. C’est le moment que choisit Roberto Martinez, le coach espagnol des Diables rouges, pour remplacer Dries Mertens et Yannick Carrasco par Marouane Fellaini et Nacer Chadli. Trente minutes plus tard, ses protégés arrachent la qualification 3 à 2, grâce notamment à… un but chacun de Fellaini et Chadli.

   


Ce qui pourrait n’être qu’une coïncidence en dit beaucoup sur les progrès effectués par la sélection belge depuis son élimination surprise en quarts de finale de l’Euro 2016 contre le Pays de Galles, dans un match au cours duquel les Belges n’avaient jamais semblé en mesure de se révolter. Nommé dans la foulée et auteur d’un quasi-sans-faute (17 victoires et 1 seule défaite en 23 matchs), le technicien catalan de 44 ans, a su redonner de la confiance à une formation blessée et impliquer chacun. Souvent fustigée pour son manque de mental, elle a cette fois su réagir avec engagement et intelligence à un scénario très mal embarqué, en jouant sur la polyvalence, la complémentarité et la détermination de ses joueurs.
C’est la victoire d’un entraîneur méconnu du grand public, passé par Wigan et Everton, des seconds couteaux de la Premier League anglaise. Et c’est peut-être sa force : il a longtemps été plus habitué à tirer le meilleur de footballeurs laborieux qu’à manager une constellation de talents comme la sélection belge actuelle. Mais ce n’est pas plus mal : il lui a transmis son goût de la sueur et la solidarité.
« La Coupe du monde ne respecte pas les individualités, ou les grands talents, seulement les équipes qui travaillent dur en tant que groupe et qui ont une mentalité de gagnant », prévenait-il après la victoire 1-0 contre l’Angleterre dans le troisième match de groupe, une rencontre dans laquelle il avait déjà fait largement tourner les effectifs, tout en réussissant à s’imposer. Son équipe est désormais opposée au Brésil du virevoltant et très roulant Neymar, et l’ancien coach de Wigan, qu’il a sauvé plusieurs fois de la relégation, ne va pas se démonter pour si peu.

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DU CÔTÉ DE CHEZ VLAD

Степень озверения, с которой воронежские менты начинают колотить дубинками мальчишку, попрыгавшего на радостях на м… https://t.co/Kv0HJgDVot— adagamov (@Рустем Адагамов)


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Bien sûr, quand on est supporteur de la Russie, après la qualification inespérée de la Sbornaïa face à l’ancien champion du monde espagnol, dimanche 1er juillet (1-1, t.a.b. 4-3), l’envie de célébrer la qualification de manière spectaculaire est compréhensible. Mais comment ? Escalader un lampadaire ? Trop commun. Sauter dans une fontaine municipale ? Déjà vu. Faire du trampoline sur une voiture de police ? Voilà qui commence à devenir un peu plus esthète. Un peu trop, d’ailleurs, au goût desdits usagers du véhicule, qui ont exprimé leur mécontentement poli à grands coups de matraque. On attend le verdict de la VAR, mais vu d’ici, il y a penalty pour ce pauvre supporteur.
L’ŒIL DE MOSCOU

Mais il fait quoi la Neymar ? #BRAMEX https://t.co/nxYMoyfEZx— 3iEmre (@Emre)


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Amateurs de gestes techniques : on connaissait la roulette de Zidane, il faudra désormais compter avec la roulade de Neymar. La star auriverde aux dribbles chaloupés s’impose chaque jour un peu plus comme l’objet des plus viles (et donc des plus drôles) moqueries d’Internet, en raison de sa propension à se jeter à terre et faire le hérisson tombé d’un toboggan au moindre contact. Comme après que Layun a accidentellement confondu sa cheville avec un paillasson.

Pour aider Neymar à ne pas tomber cet aprèm durant le match face au Mexique ! #BREMEX #CoupeDuMonde #WorldCup2018 https://t.co/Hc9E9heDhw— Game_of_Theorie (@Game of Théorie)


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A sa décharge, l’attaquant du PSG, auteur d’un but et d’une passe décisive, a déjà fait l’objet de 22 fautes depuis le début du Mondial, le record. Mais sa manière d’exprimer à chaque fois sa douleur, que l’on ne se permettra pas de contester, est un poil spectaculaire, et a fatalement suscité quelques légers détournements.
LA MÈRE PARTIE
Mardi 20 heures, les amateurs de boissons chaudes saliveront naturellement sur l’opposition à l’Otkrytie Arena de Moscou entre les Cafeteros colombiens et les buveurs de thé anglais. Ceux qui s’intéressent un peu plus au ballon rond suivront surtout le duel à distance entre deux des avant-centres stars de cette compétition, l’insatiable Radael Falcao (30 buts en 77 sélections) et le TGV Harry Kane (déjà 18 en 26 capes), actuel meilleur réalisateur de la compétition avec 5 pions.

   


Le match sera teinté d’enjeu. Jusqu’à l’édition brésilienne de 2014, la Colombie n’avait jamais franchi les phases de groupes, en quatre participations, et voilà que les partenaires du subtil milieu James Rodriguez, incertain pour la rencontre, peuvent viser un second quart d’affilée. De son côté, l’Angleterre, codétentrice record du nombre d’éliminations en quarts de finale (3), fera tout pour avoir l’occasion d’améliorer sa marque.
KOMINTERN
La Coupe du monde est surtout l’occasion pour les journalistes de recevoir une flopée de communiqués sans intérêt. Mais ce serait bête qu’ils meurent oubliés dans nos spams.
On a beaucoup vu passer le mot Schadenfreude pour exprimer, dans la langue de Rüdi Voller qui plus est, l’exquis plaisir qu’ont pris certains à voir la Mannschaft se planter. Certains communiqués de presse vont un peu plus loin encore, en tentant même de surfer sur l’élimination allemande pour faire parler de leur produit. Mention spéciale à cette marque de location de véhicule à quatre roues, qui s’exclame dans un mail étrangement enthousiaste : « Chers fans de la Mannschaft, consolez-vous avec une sélection allemande qui tient la route. Louez nos [tutures à quatre roues] sur [site commerçant] ! » On tremble d’avance à l’idée de recevoir des e-mails promotionnels pour des flacons de parfum, des cubis de vin de terroir ou des sandwichs jambon-beurre en cas d’élimination française vendredi contre l’Uruguay.
POUCHKINE BALL
La Gazette est toujours poète. Aujourd’hui, des mots d’Alexandre Pouchkine, tout chagrinou pour le Japon, qui lui rappelait les Olive et Tom de son enfance.
Vous avez fui, jours d’allégresse,
O jours dorés de ma jeunesse !
Hélas ! que m’apprête demain ?
Il est baigné de brume épaisse,
De l’entrevoir j’essaie en vain,
Mais quel que soit pour moi le sort,
Que sa flèche me frappe à mort,
Ou passe au loin sans me blesser,
Veiller, dormir, tout est tracé…
Alexandre Pouchkine – Eugène Onéguine (avant le duel)
Russia Today
Les matchs du jour (à suivre en direct sur Le Monde. fr)
Suède - Suisse à 16 heures
Colombie - Angleterre à 20 heures

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Grâce à un excellent Neymar, auteur d’un but et d’une passe décisive, la Seleçao s’est qualifiée pour les quarts de finale en éliminant le Mexique (2-0).
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Le Brésil de Neymar échappe à la malédiction des favoris

Grâce à un excellent Neymar, auteur d’un but et d’une passe décisive, la Seleçao s’est qualifiée pour les quarts de finale en éliminant le Mexique (2-0).



Le Monde
 |    02.07.2018 à 21h24
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 14h51
    |

            Anthony Hernandez (Sotchi, envoyé spécial)








                        



   


La grande faucheuse du Mondial, qui a fait des ravages avec les éliminations de l’Allemagne, de l’Espagne, de l’Argentine et du Portugal, a stoppé, au moins provisoirement, sa course folle. Grâce à un but et à une passe décisive de Neymar, l’hécatombe des favoris a en effet épargné le Brésil, vainqueur aisé du Mexique (2-0), lundi 2 juillet. Orpheline de Cristiano Ronaldo et de Lionel Messi, la Coupe du monde 2018 peut donc souffler : elle conserve encore l’une des trois superstars du football mondial. Poing levé et torse nu après la qualification en quarts de finale de sa sélection, le leader technique de la Seleçao a bel et bien lancé son tournoi.

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Sur la pelouse de l’Arena de Samara, l’attaquant brésilien a montré toute sa fantaisie, et ses quelques coups d’éclat géniaux ont illuminé la partie, à l’image de l’action où son accélération et sa passe subtile ont offert à Roberto Firmino le second but de la Seleçao. Sur l’ouverture du score, au départ d’un superbe mouvement, son dribble soudain et sa talonnade pour Willian, dont le centre a été repris d’un tacle rageur par le no 10 en personne, avait parfaitement lancé le Brésil.
Porté en triomphe sur les épaules du solide Paulinho, Neymar a prouvé contre les Mexicains qu’il était dans une forme ascendante. « Nous devons apprendre à souffrir. C’était un match très difficile, nous connaissions la qualité de l’adversaire. Je suis très content de ma performance, mais encore plus de la victoire de l’équipe », a lancé la star rescapée.
Au tour de Neymar
Transparent face à la Suisse (1-1), en larmes après son but inscrit in extremis face au Costa Rica (2-0) et plus consistant face à la Serbie (2-0), Neymar a, semble-t-il, entendu l’appel lancé avant le match par Thiago Silva, son coéquipier au PSG comme en sélection. « Je me suis dit que dans notre match, ce sera au tour de Neymar. Mbappé et Cavani [chacun auteur d’un doublé pour la France et l’Uruguay] ont tous les deux été déterminants, espérons qu’il sera aussi inspiré qu’eux », avait déclaré le défenseur en évoquant ses camarades parisiens.

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Parfaitement entouré et secondé par ses lieutenants Coutinho et Willian, Neymar ne fera pas gagner le Brésil à lui tout seul, aussi fort soit-il. A l’inverse, le Brésil ne pourra pas gagner sans un très bon Neymar, dont la blessure fin mars avec le PSG avait alarmé le pays. Le staff brésilien a tout fait pour que l’idole se concentre uniquement sur son rétablissement et sur cette Coupe du monde, que le Brésil n’a plus gagnée depuis 2002. Quitte à négliger son club.
Après le troisième match, le sélectionneur Tite, dont il est très proche et qu’il a tenté de faire venir au PSG, avait pris soin de souligner les efforts de son protégé :
« D’habitude je ne raconte pas ce qui se dit dans le vestiaire, mais là, je vais le faire. J’ai dit à Neymar : “Tu as trop bien joué.” Il a retrouvé son meilleur niveau, celui d’avant sa blessure, et ça, c’est très difficile. » 

   


Neymar ne serait pas Neymar sans un ego surdimensionné et un sens du spectacle qui tend parfois vers la comédie. Sa performance face aux Mexicains s’est une nouvelle fois agrémentée d’une fâcheuse propension aux cabrioles. Même si Neymar a subi la bagatelle de vingt-deux fautes depuis le début du tournoi, plus que n’importe qui, sa façon de surjouer après avoir subi une charge ou un tacle énerve ses adversaires.
« Ce n’est pas un péché de provoquer par le dribble »
En seconde période, Miguel Layun a ainsi légèrement touché la cheville droite du Brésilien, à terre, un geste critiquable – non sanctionné par l’arbitre – mais qui ne méritait pas les roulades qui ont suivi. Ni les commentaires quelque peu aigris du sélectionneur mexicain, Juan Carlos Osorio : « C’est un mauvais exemple pour le monde et tous les enfants qui regardent le match. »
Le caractère égotique de Neymar agace aussi parfois jusqu’à ses propres coéquipiers. Après un incident survenu lors de la victoire contre le Costa Rica, son capitaine Thiago Silva l’avait même recadré publiquement :
« Aujourd’hui, j’ai été très triste de son comportement. Au moment où j’ai rendu le ballon, il m’a insulté. Mais je crois que j’ai eu raison, parce qu’ils perdaient beaucoup de temps. » 
Lors des dix-neuf derniers matchs du Brésil, Neymar a inscrit onze buts et réussi neuf passes décisives. De quoi donner envie de défendre son joyau contre la mauvaise réputation et les critiques excessives. « Il aime jouer. Parfois, les gens ne comprennent pas, mais il est très agile, très vif, ce n’est pas un péché de provoquer par le dribble dans les dernières minutes, c’est ce que demande le coach », a plaidé Tite.
Qu’en pense le principal intéressé ? « Je me moque des critiques, et je ne m’occupe pas de celles de la presse non plus », a-t-il lancé. Le Brésil n’est pas le seul à avoir besoin de Neymar. Le spectacle de la Coupe du monde dépend du talent d’un tel joueur, aussi irritant puisse-t-il être.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Opposés à un Mexique coriace, les Brésiliens ont pris le meilleur sur leur adversaire en seconde période grâce à un but et une passe décisive de leur attaquant star.
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Coupe du monde 2018 : Neymar hisse le Brésil en quarts de finale

Opposés à un Mexique coriace, les Brésiliens ont pris le meilleur sur leur adversaire en seconde période grâce à un but et une passe décisive de leur attaquant star.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 18h33
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 20h48
    |

            Clément Martel








                        



   


Le Mexique n’a pas vaincu la « maldicion del quinto partido ». Opposé au Brésil en huitièmes de finale, lundi 2 juillet, « El Tri » interrompt une nouvelle fois son parcours en Coupe du monde lors de son quatrième match. A l’inverse, portée par un Neymar montant en puissance depuis le début de la compétition, la Seleçao s’impose (2-0) et se qualifie pour les quarts de finale du Mondial pour la 17e fois lors des dix-neuf dernières éditions. Solide en défense et ayant su attendre son heure, le Brésil affrontera le vainqueur du match Belgique-Japon (vendredi 6 juillet à 20 heures) pour une place en demi-finales.
Pourtant, le sort de la partie a mis du temps à tourner en faveur des hommes de Tite. Comme face à l’Allemagne lors de leur premier match de la compétition, les Mexicains ont entamé la rencontre le mors aux dents. Tentant d’emballer la rencontre dès le coup de sifflet initial, les coéquipiers du néo-décoloré Javier « Chicharito » Hernandez ont multiplié les offensives dans le premier quart d’heure. En verve mais imprécis dans le geste final, à plusieurs reprises, le buteur de West Ham s’emmêlait les pinceaux dans la surface de réparation, oubliant un coéquipier démarqué, ou étant signalé hors-jeu alors qu’Allison avait manqué sa sortie.

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Incapable de poser son jeu fait de passes et de possession, la Seleçao subissait et voyait son arrière-garde régulièrement laissée seule face aux flèches adverses. Avec plus de liant entre les phases défensives et offensives, les hommes de Juan Carlos Osorio prenaient à la gorge les coéquipiers de Neymar.
Neymar monte en puissance
Mais la star brésilienne n’était pas décidée à rejoindre Messi et Ronaldo à la maison dès les huitièmes de finale. A la 25e minute, après avoir éliminé deux défenseurs d’El Tri en une feinte de corps, l’attaquant du PSG voyait Guillermo Ochoa bloquer son tir. Le « mur » du Mexique s’employait à nouveau dans les minutes suivantes, éteignant les attaquants lors d’un temps fort brésilien. Le premier gardien depuis des décennies à enchaîner – sur deux éditions de la Coupe du monde – des clean sheets face au Brésil (en 2014) et l’Allemagne semblait parti sur les mêmes bases.

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Car passé les premières vagues mexicaines, les écueils brésiliens ont resurgi sans prendre l’eau. Et petit à petit, les hommes de Tite ont pris la mesure de leurs homologues, multipliant les attaques par Neymar et Coutinho, qui se trouvaient mieux en fin de première mi-temps.
La Seleçao entamait la seconde période avec envie. Pressant haut, quitte à offrir l’échine aux contres mexicains, les coéquipiers de Thiago Silva, capitaine pour la seconde fois d’affilée, trouvaient la faille peu après la reprise. Cette fois, pas de larmes pour Neymar : la star du Brésil libérait son pays après avoir lancé Willian côté gauche d’une talonnade. L’homme le plus cher du monde reprenait le centre du joueur de Chelsea et trompait Ochoa (1-0, 51e). Quelques minutes plus tard, le duo – en verve cet après-midi – manquait de doubler la mise, mais Ochoa s’interposait.
Le Mexique échoue une nouvelle fois en quarts
Le meilleur gardien du Mondial jusque-là sauvait El Tri à plusieurs reprises en seconde période. Mais ne pouvait rien, à trois minutes du terme de la partie face à une nouvelle incursion de Neymar dans la surface. Après avoir fixé le gardien, la star brésilienne servait sur un plateau Firmino, entré en jeu peu de temps auparavant, qui entrait avec le ballon dans les cages.

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Solide en défense et patiente face au pressing mexicain, le Brésil se qualifie pour les quarts de finale. A l’instar de Neymar, la Seleçao monte en puissance dans ce Mondial et attend son adversaire (la Belgique ou le Japon) de pied ferme. De son côté, le Mexique, équipe qui a disputé le plus de matchs en Coupe du monde sans remporter de titre (56), quitte une nouvelle fois la compétition au stade des huitièmes de finale. Il est des choses qui ne changent pas.

[🎞️VIDEO] 🏆 #BRAMEX 🇧🇷🇲🇽
⚽️ Impliqué sur les deux buts, Neymar porte le Brésil ! 🔥🔥
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Menés 0-2 en seconde période, les Diables rouges sont revenus de l’enfer pour l’emporter dans le temps additionnel face au Japon (3-2) et se hisser en quarts.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Notre chroniqueur rappelle que les étoiles françaises qui ont battu l’Argentine lors du Mondial 2018 ont d’abord été des gosses jouant au foot sur les terrains de banlieue.
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Chronique

« Kylian Mbappé, l’enfant de Bondy qui renvoie Finkielkraut et Zemmour dans leurs buts »

Notre chroniqueur rappelle que les étoiles françaises qui ont battu l’Argentine lors du Mondial 2018 ont d’abord été des gosses jouant au foot sur les terrains de banlieue.

Par                                            Abdourahman Waberi (chroniqueur Le Monde Afrique)




LE MONDE
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        Le 02.07.2018 à 17h09

     •
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        Mis à jour le 03.07.2018 à 16h58






    
Kylian Mbappé après son premier but contre l’Argentine, en huitièmes de finale de la Coupe du monde, le 30 juin 2018 à Kazan, en Russie.
Crédits : FRANCK FIFE/AFP


Chronique. Samedi 30 juin 2018. Une étoile est née à Kazan sous nos yeux humides. Portée par nos cris hystériques. Unanimité nationale, d’aucuns diront mondiale. Dans le stade russe, la clameur est montée en flèche. Elle s’est immiscée dans les réseaux. On l’a entendue partout. Les crépitements des flashs se voyaient, eux, à des distances satellitaires. Le soleil n’est après tout qu’un ballon de feu. Et le soleil s’est incliné devant notre étoile qui a levé la tête trois fois, jaugé son monde avant d’éclater de joie. Décline ton identité, clame le soleil ! Nom : MBappé. Prénom : Kylian. Année de naissance : 1998, cru historique black-blanc-beur. Lieu de naissance : Bondy, Seine-Saint-Denis, Ile-de-France.

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Quelques heures plus tard, des journalistes français et étrangers se ruent sur Bondy. Des mots chauds sortent de leurs bouches. Non, la banlieue francilienne et Bondy ne sont pas toujours synonymes de chômage, de violence et de relégation sociale. Oui, Kylian Mbappé est un enfant du coin. Tout le monde connaît ici, lui et sa famille de sportifs. Un père éducateur originaire du Cameroun, une mère d’ascendance algérienne et ancienne championne de handball, un petit frère footballeur. Nombreux sont les gamins qui ont tapé le ballon avec le prodige sur le terrain de l’AS Bondy, son club formateur. L’attaquant du PSG n’est pas une exception.
Avec élégance et fierté
Ses coéquipiers sont majoritaires issus de la banlieue parisienne. Paul Pogba a éclos à Lagny-sur-Marne et Roissy-en-Brie, N’Golo Kanté à Suresnes, Blaise Matuidi à Fontenay-sous-Bois, Benjamin Mendy à Longjumeau. Parmi les 23 joueurs retenus par Didier Deschamps, on compte aussi Presnel Kimpembe de Beaumont-sur-Oise, Steven Nzonzi de Colombes, aux côtés d’un Parisien : Alphonse Areola. Sans oublier ceux qui, lors de ce Mondial, portent les couleurs du Maroc, du Portugal, de la Tunisie ou du Sénégal et qui ont fait les premiers pas sur les terrains franciliens. Tous ont suivi le même chemin, de la banlieue au centre de Clairefontaine. Passés par les plus grands clubs, ils arborent le maillot national avec élégance et fierté à l’instar de Kylian Mbappé. Doit-on ajouter que le gamin de Bondy reverse l’intégralité de ses primes du Mondial à l’association française Premiers de cordée dont il est le parrain ? Les mauvaises prestations, la grève des joueurs et les scandales de 2010 semblent si loin. Oubliées, les critiques. L’enfant de Bondy et ses coéquipiers ont renvoyé les Finkielkraut, Zemmour et Le Pen dans leurs buts.
Pour leurs huitièmes de finale du Mondial 2018 en Russie, à Kazan, les Bleus ont gagné avec panache et contre la redoutable équipe argentine : 4-3. Un doublé de Mbappé, un penalty de Griezmann qui doit beaucoup à Mbappé et un but magnifique du jeune défenseur Benjamin Pavard. La France jubile. Lionel Messi et les siens sont renvoyés à Buenos Aires. Sur les réseaux sociaux, le roi Pelé salue l’exploit du gosse de Bondy : « Félicitations Kylian Mbappé, deux buts dans une Coupe du monde si jeune te placent en bonne compagnie. Bonne chance pour tes autres matches. Sauf contre le Brésil. »

Congratulations, @KMbappe. 2 goals in a World Cup so young puts you in great company! Good luck for your other game… https://t.co/UC0ttIBFFl— Pele (@Pelé)


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La banlieue et la capitale sont réunies dans la même communion. Le temps d’un match ou d’un tour. La magie du football renvoie au vestiaire stigmates, rancœurs et préjugés. Le périphérique suspend provisoirement son rôle de frontière.
235 000 joueurs en Ile-de-France
Je suis de ceux, nombreux, qui déplorent le football devenu tout à la fois une affaire très lucrative et une industrie professionnelle et technocratique. Raison de plus pour saluer les petits clubs qui forment des centaines de milliers de joueurs. Sans ce maillage serré, il n’y aurait jamais eu Zinedine Zidane, Thierry Henry ou Nicolas Anelka. Dans la banlieue francilienne, il y a 30 000 éducateurs sportifs et entraîneurs pour 235 000 joueurs inscrits, dont plus d’un tiers ont moins de 18 ans. C’est le premier bassin en Europe.

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A longueur d’années, ces éducateurs butinent sur les terrains boueux. Ils n’attirent pas la lumière, connaissent souvent des fins de mois difficiles. Et, ce faisant, ils donnent à leurs poulains le meilleur d’eux-mêmes : le goût de l’effort, la constance, la patience. Ils remplissent des rôles sociaux importants, remplaçant parfois parents et enseignants. Combien de champions ont-ils tiré de la grisaille ? Peu importe. Ils sont le sel de ces clubs locaux. On leur doit notre amour de ce sport. On leur doit surtout ces instants magiques où la pure folie du football se donne à voir et à vivre sur tous les petits terrains de banlieue ou de campagne, comme l’écrivait le dramaturge uruguayen Eduardo Galeano : « Par bonheur, on voit encore sur les terrains, très rarement il est vrai, un chenapan effronté qui s’écarte du livret et commet l’extravagance de feinter toute l’équipe rivale, et l’arbitre, et le public dans les tribunes, pour le simple plaisir du corps qui se jette dans l’aventure interdite de la liberté. »
Abdourahman A. Waberi est un écrivain franco-djiboutien, professeur à la George-Washington University et auteur, entre autres, de Moisson de crânes (2000), d’Aux Etats-Unis d’Afrique (2006) et de La Divine Chanson (2015).


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – La Russie a éliminé l’Espagne aux tirs au but, dimanche. C’est la première fois depuis 1970 (et l’équipe d’URSS) que les joueurs russes jouent un quart de finale.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : oui, quand on joue à la maison, on va un peu plus loin dans la compétition

EN UN GRAPHIQUE – La Russie a éliminé l’Espagne aux tirs au but, dimanche. C’est la première fois depuis 1970 (et l’équipe d’URSS) que les joueurs russes jouent un quart de finale.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 15h58
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 16h55
    |

            Pierre Breteau et 
William Audureau








                        



   


Pauvre Espagne : elle a toujours perdu contre le pays hôte en Coupe du monde et s’est à nouveau inclinée dimanche 1er juillet en huitièmes de finale face à l’équipe de Russie — pourtant loin d’être favorite — à l’issue des tirs au but. C’est simple, l’équipe russe n’avait plus atteint ce niveau de la compétition depuis 1970 avec ce qui était à l’époque encore les vingt-trois joueurs de l’Union des républiques socialistes soviétiques.
Et parmi les nations qui ont le mieux réussi à la maison, on trouve une certaine équipe tricolore, en 1998, qui remporte le Mondial chez elle, à Paris, alors qu’elle peinait à atteindre le dernier carré des précédentes éditions.

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Les pays hôtes s'en sortent souvent mieux que d'habitude
Ce graphique représente 20 des 21 Coupes du monde depuis 1930 (à l'exception de celle en Afrique du Sud, car l'équipe hôte n'a passé aucun tour) selon le pourcentages de tours qu'elle a passé victorieusement.
Ce chiffre est comparé à sa moyenne de tours passés lors des compétitions auxquelles l'équipe a participé. Le résultat de la Russie en 2018 peut encore s'améliorer.

 tours passés victorieusement cette année-là
 tours passés en moyenne


Sources : FIFA


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        left: largeur / 3
    }

    if (largeur         margin = {
            top: hauteur / 20,
            right: largeur / 10,
            bottom: 10,
            left: largeur / 2.5
        }
    }

    var url = "//www.lemonde.fr/assets-redaction/img/drapeaux/250/"

    var w = largeur - margin.left - margin.right,
        h = hauteur - margin.top - margin.bottom;

    var cdm = [{ "pays": "Uruguay|1930", "drp": "uy", "vainqueur": true, "prct": 100, "prct_moy": 37.08, "Tours passés victorieusement": 3, "Total de tours": 3, "article": "l'", "champion": "Uruguay" }, { "pays": "Italie|1934", "drp": "it", "vainqueur": true, "prct": 100, "prct_moy": 40.46, "Tours passés victorieusement": 4, "Total de tours": 4, "article": "l'", "champion": "Italie" }, { "pays": "France|1938", "drp": "fr", "vainqueur": false, "prct": 25, "prct_moy": 28.93, "Tours passés victorieusement": 1, "Total de tours": 4, "article": "l'", "champion": "Italie" }, { "pays": "Brésil|1950", "drp": "br", "vainqueur": false, "prct": 50, "prct_moy": 49.83, "Tours passés victorieusement": 1, "Total de tours": 2, "article": "l'", "champion": "Uruguay" }, { "pays": "Suisse|1954", "drp": "ch", "vainqueur": false, "prct": 25, "prct_moy": 13.5, "Tours passés victorieusement": 1, "Total de tours": 4, "article": "l'", "champion": "Allemagne" }, { "pays": "Suède|1958", "drp": "se", "vainqueur": false, "prct": 75, "prct_moy": 30.3, "Tours passés victorieusement": 3, "Total de tours": 4, "article": "le ", "champion": "Brésil" }, { "pays": "Chili|1962", "drp": "cl", "vainqueur": false, "prct": 50, "prct_moy": 12.22, "Tours passés victorieusement": 2, "Total de tours": 4, "article": "le ", "champion": "Brésil" }, { "pays": "Angleterre|1966", "drp": "en", "vainqueur": true, "prct": 100, "prct_moy": 30, "Tours passés victorieusement": 4, "Total de tours": 4, "article": "l'", "champion": "Angleterre" }, { "pays": "Mexique|1970", "drp": "mx", "vainqueur": false, "prct": 25, "prct_moy": 12.33, "Tours passés victorieusement": 1, "Total de tours": 4, "article": "le ", "champion": "Brésil" }, { "pays": "Allemagne|1974", "drp": "de", "vainqueur": true, "prct": 100, "prct_moy": 62.13, "Tours passés victorieusement": 3, "Total de tours": 3, "article": "l'", "champion": "Allemagne" }, { "pays": "Argentine|1978", "drp": "ar", "vainqueur": true, "prct": 100, "prct_moy": 40.63, "Tours passés victorieusement": 3, "Total de tours": 3, "article": "l'", "champion": "Argentine" }, { "pays": "Espagne|1982", "drp": "es", "vainqueur": false, "prct": 25, "prct_moy": 25.71, "Tours passés victorieusement": 1, "Total de tours": 4, "article": "l'", "champion": "Italie" }, { "pays": "Mexique|1986", "drp": "mx", "vainqueur": false, "prct": 40, "prct_moy": 12.33, "Tours passés victorieusement": 2, "Total de tours": 5, "article": "l'", "champion": "Argentine" }, { "pays": "Italie|1990", "drp": "it", "vainqueur": false, "prct": 60, "prct_moy": 40.46, "Tours passés victorieusement": 3, "Total de tours": 5, "article": "l'", "champion": "Allemagne" }, { "pays": "Etats-Unis|1994", "drp": "us", "vainqueur": false, "prct": 20, "prct_moy": 13.33, "Tours passés victorieusement": 1, "Total de tours": 5, "article": "le ", "champion": "Brésil" }, { "pays": "France|1998", "drp": "fr", "vainqueur": true, "prct": 100, "prct_moy": 28.93, "Tours passés victorieusement": 5, "Total de tours": 5, "article": "la ", "champion": "France" }, { "pays": "Japon|2002", "drp": "jp", "vainqueur": false, "prct": 20, "prct_moy": 8, "Tours passés victorieusement": 1, "Total de tours": 5, "article": "le ", "champion": "Brésil" }, { "pays": "Corée du Sud|2002", "drp": "kr", "vainqueur": false, "prct": 60, "prct_moy": 8.89, "Tours passés victorieusement": 3, "Total de tours": 5, "article": "le ", "champion": "Brésil" }, { "pays": "Allemagne|2006", "drp": "de", "vainqueur": false, "prct": 60, "prct_moy": 62.13, "Tours passés victorieusement": 3, "Total de tours": 5, "article": "l'", "champion": "Italie" }, /*{"pays":"Afrique du Sud|2010","drp":"za","vainqueur":false,"prct":0,"prct_moy":0,"Tours passés victorieusement":0,"Total de tours":5,"article":"l'","champion":"Espagne"}, */ { "pays": "Brésil|2014", "drp": "br", "vainqueur": false, "prct": 60, "prct_moy": 49.83, "Tours passés victorieusement": 3, "Total de tours": 5, "article": "l'", "champion": "Allemagne" }, { "pays": "Russie|2018", "drp": "ru", "vainqueur": false, "prct": 40, "prct_moy": 19, "Tours passés victorieusement": 2, "Total de tours": 5, "article": "", "champion": "" }];

    var xScale = d3.scaleLinear()
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        .range([0, w]);
    var yScale = d3.scaleBand()
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        .range([h, 0])
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    var yAxis = d3.axisLeft()
        .scale(yScale)
 cdm[d].pays.split("|")[0] + ", " + cdm[d].pays.split("|")[1]);
    var xAxis = d3.axisTop()
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        .ticks(5);

    var commaFormat = d3.format(',');

    var svg = d3.select("#barresgroupes")
        .append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + largeur + " " + hauteur)
        .append("g")
        .attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");

    var groupes = svg.selectAll(".set")
        .data(cdm)
        .enter()
        .append("g")
        .attr("class", "set")
        .attr("transform", function(d, i) {
            return "translate(0, " + yScale(i) + ")";
        });

    groupes.append("rect")
        .attr("class", "prct_moy")
        .attr("height", yScale.bandwidth() / 2)
        .attr("x", 0)
        .attr("y", yScale.bandwidth() / 2)
 xScale(d.prct_moy))
 genTT(d, "moy"));

    groupes.append("rect")
        .attr("class", "prct")
        .attr("height", yScale.bandwidth() / 2)
        .attr("x", 0)
        .attr("y", -1)
 xScale(d.prct))
 genTT(d, "prct"));

    /* le cercle du bout, quand la coupe est remportée */
    groupes.append("circle")
        .filter(function(d) {
            return d.vainqueur
        })
        .attr("class", "coupedumonde")
 yScale.bandwidth() / 3)
        .style("fill", "#FFc832")
        .attr("title", function(d) {
            pp = d.pays.split("|")
" + pp[0] + ""
Équipe championne en " + pp[1] + ""
            return html
        })
        .attr("transform", function(d) { return "translate(" + xScale(d.prct) + "," + yScale.bandwidth() / 5.5 + ")"; });


    /* la génération du tooltip */
    function genTT(d, quoi) {
        pp = d.pays.split("|")
" + pp[0] + " " + ((!d.vainqueur) ? "(" + pp[1] + ")" : "") + ""

"
        if (quoi == "prct") {
Tours passés cette année : " + d.prct.toLocaleString() + " %"
Soit " + d["Tours passés victorieusement"] + " tour" + ((d["Tours passés victorieusement"] > 1) ? "s" : "") + " sur " + d["Total de tours"] + " en " + pp[1] + ""
        } else {
Tours passés en moyenne : " + d.prct_moy.toLocaleString() + " %"
        }

        if (d.vainqueur) {
"

Équipe championne en " + pp[1] + ""
        } else {
            if (pp[1] != 2018) {
"
" + d.article.charAt(0).toUpperCase() + d.article.slice(1) + d.champion + " remporte la Coupe du monde en " + pp[1] + ""
            }
        }
        return html
    }


    /* abscisses */
    svg.append("g")
        .attr("class", "y axis")
        .call(yAxis.tickSize(0).tickPadding(5))
        .selectAll("text")
        .style("text-anchor", "end")
        .attr("dx", "-.5rem");
    /* ordonnées */
    svg.append("g")
        .attr("class", "x axis")
 0) return d + " %"; }).tickPadding(5).ticks(10).tickSizeInner([-h]));


    /*    La gestion du tooltip, ici sur la classe ".selecteur"    */
    $("#foothotes").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: "rect.prct, rect.prct_moy, circle.coupedumonde",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }

    });
    $("#foothotes a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});


Elle est loin d’être la seule, l’équipe de l’Uruguay — championne en 1930 et 1950 (au Brésil) — a rarement fait aussi bien que lorsqu’elle a joué chez elle, il y a presque quatre-vingt-dix ans. Plus globalement, dès lors qu’elles jouent à la maison, les équipes hôtes semblent aller plus loin :
en 2002, le Japon et la Corée du Sud vont plus loin (la Corée ira jusqu’en demi-finales),en 1986, le Mexique atteint un quart de finale face à la RFA (alors qu’elle peinait à dépasser la phase de groupes),en 1958, la Suède se hisse en finale à domicile, mais s’incline face au Brésil (elle n’a jamais dépassé le deuxième tour depuis).
Néanmoins, la règle n’est pas universelle et n’a rien de scientifique, il existe un contre-exemple. Ainsi, en 1938, Paris organise la Coupe du monde et les Bleus ne parviennent pas passer plus d’un seul des quatre tours qui les séparent de la finale —, ils feront un peu mieux soixante ans plus tard.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ La Belgique affronte le Japon ce lundi soir pour une place en quarts de finale. A côté d’Eden Hazard, le discret mais ambitieux Kevin De Bruyne s’est affirmé comme l’autre leader des Diables rouges
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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Coupe du monde 2018 : Kevin De Bruyne, le faux discret

La Belgique affronte le Japon ce lundi soir pour une place en quarts de finale. A côté d’Eden Hazard, le discret mais ambitieux Kevin De Bruyne s’est affirmé comme l’autre leader des Diables rouges



Le Monde
 |    02.07.2018 à 15h34
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 14h19
   





                        



                                


                            

Printemps 2001, à Rosas, dans le nord de l’Espagne. Kevin De Bruyne, 9 ans, est en stage avec son équipe de Gand. A la fin de l’entraînement, le garçon, déjà reconnaissable à ses joues rosies, refuse de donner un coup de main pour ranger le matériel. Réprimandé, il se vexe, attrape un des poteaux du but et assure qu’il ne bougera pas. « On s’était mis à trois pour le tirer, mais il n’y avait rien à faire, se rappelle son éducateur de l’époque, Frank De Leyn. Tout le monde avait fini par rentrer à l’hôtel et j’étais resté seul avec lui. Il me disait : “Je vais rester ici toute la nuit, je suis fâché.” Et moi, je lui répondais : “Mais il va faire noir, et froid.” Finalement, après un moment, il est venu avec moi et on est rentrés à l’hôtel comme deux copains. » De Leyn est un des premiers à avoir dû gérer le caractère de De Bruyne. Il se plaît à raconter l’anecdote, révélatrice d’un garçon très têtu et qui n’a jamais cessé de l’être.

« Quand on mettait en place des exercices avec des plots, Kevin courait souvent de l’autre côté, ajoute l’éducateur. Si on lui disait : “Aujourd’hui, Kevin, on travaille l’intérieur du pied”, lui jouait de l’extérieur. Il n’en faisait qu’à sa tête. » « Il était très obstiné, confirme Dries, un de ses amis d’enfance à Drongen, dans la banlieue ouest de Gand. Il voulait toujours faire les choses à sa façon. C’est en partie ce qui l’a rendu si fort mentalement. »
Il faut alors apprendre à gérer le garçon, à le piquer au vif, parfois. Le jour d’une finale de Coupe de Belgique, Frank De Leyn décide de mettre son prodige sur le banc au coup d’envoi. Le match démarre moyennement pour Gand, l’assistant du coach s’inquiète même. Réponse du boss : « Ne t’inquiète pas, maintenant on va gagner le match. » De Bruyne, revanchard, entre en jeu et marque plusieurs buts, trois ou quatre, selon les versions des différents témoins.
De Leyn est sans doute un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ EN UN GRAPHIQUE. Eliminée en huitièmes de finale, la Roja a réalisé 1 006 transmissions en un match, du jamais-vu par une sélection dans la compétition depuis que cette statistique est comptée.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Coupe du monde : le record de passes des Espagnols n’a pas suffi face à la Russie

EN UN GRAPHIQUE. Eliminée en huitièmes de finale, la Roja a réalisé 1 006 transmissions en un match, du jamais-vu par une sélection dans la compétition depuis que cette statistique est comptée.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 15h12
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 15h13
   





                        


Leur domination outrancière n’a pas suffi. Malgré une possession de balle largement supérieure (75 % contre 25 %), les Espagnols ont été éliminés de la Coupe du monde par les Russes, dimanche 1er juillet en huitièmes de finale (1-1, 3-4 aux tirs au but).
La Roja a appliqué le schéma de jeu qui a fait sa force lors de la dernière décennie (leur permettant notamment de remporter l’Euro 2008, la Coupe du monde 2010 et l’Euro 2012) : conserver le ballon, multiplier les passes pour accélérer le jeu et libérer les espaces dans la défense adverse. Ils l’ont même fait dans des proportions inouïes : avec un total de 1 006 passes réussies, ils ont établi un record pour une équipe dans une Coupe du monde (depuis 1966, année à partir de laquelle ce comptage est disponible). Les Russes n’ont, eux, réussi que 191 passes. Mais ce seront bien eux qui affronteront la Croatie, vainqueure du Danemark.

   



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                Coupe du monde 2018 : l’Espagne tourne la page et rend le ballon




> Voir la rubrique « En un graphique » des Décodeurs




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Jusque dans les années 1980, les femmes étaient nombreuses dans les gradins aux côtés des hommes. Aujourd’hui, elles ont peur d’y être insultées et agressées.
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Reportage

En Algérie, les supportrices restent à la porte des stades de football

Jusque dans les années 1980, les femmes étaient nombreuses dans les gradins aux côtés des hommes. Aujourd’hui, elles ont peur d’y être insultées et agressées.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-02T14:54:44+02:00"

        Le 02.07.2018 à 14h54






    
Des supporteurs algériens lors d’une rencontre entre l’USM d’Alger et le club du Zamalek égyptien, à Alger, le 21 juin 2017.
Crédits : RYAD KRAMDI / AFP


Les femmes n’ont « pas leur place » dans un stade de football, assène comme une évidence un jeune supporteur algérien, résumant l’opinion qui domine dans les tribunes. Aucune loi n’en interdit l’accès aux Algériennes, mais le stade de football est un territoire exclusivement masculin dans le pays.
Jusque dans les années 1980, elles étaient nombreuses dans les gradins avec les hommes. C’était « la belle époque », quand la mixité était la norme dans la société algérienne, se souvient Djahida, une esthéticienne sexagénaire. Les naissances successives de ses deux enfants ont éloigné des stades cette fan de football. Puis vinrent les années de guerre civile (1992-2002), durant lesquelles on évitait tout lieu public.

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Aujourd’hui, plus question pour Djahida d’y retourner : elle a peur d’être insultée voire agressée, dans des tribunes désormais accaparées par des hommes, majoritairement jeunes, qui font la loi et disent ouvertement que les femmes n’y sont pas les bienvenues.
Torrents d’insultes à caractère sexuel
« Si les femmes veulent voir un match de foot, qu’elles aillent voir jouer les footballeuses et nous laissent entre nous », lance Sid Ali, un chômeur de 22 ans, approuvé par ses copains hilares, regroupés devant le stade de leur club préféré, l’Union sportive de la Médina d’Alger (USMA). « On a besoin de se défouler entre garçons », poursuit le jeune homme, sous-entendant que la présence de femmes les mettrait mal à l’aise, notamment au moment de se joindre aux torrents d’insultes à caractère sexuel que s’échangent les supporteurs.
Des femmes au stade ? Kamel, 20 ans et également chômeur, est tout aussi catégorique : « Ce n’est pas leur place ! Pourquoi nous envahir alors qu’elles ont leurs feuilletons à la télévision ? », poursuit-il dans son haut de survêtement rouge et noir aux couleurs de l’USMA. « Elles sont déjà partout, au moins le stade est à nous. »

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Largement cantonnées à l’espace privé durant les années de montée de l’islamisme et de guerre civile, les Algériennes ont ensuite reconquis partiellement l’espace public. En ville, les femmes et les adolescentes ont regagné la rue, abandonnée durant les « années noires », mais se sont aussi approprié des endroits jadis exclusivement masculins, tels les cafés ou restaurants.
Pour certains hommes, le stade de football en Algérie s’impose ainsi comme un ultime bastion de virilité à défendre. Il est surtout devenu un exutoire au malaise des jeunes hommes, souvent chômeurs et sans perspective d’avenir, explique à l’AFP la sociologue Yamina Rahou, du Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (Crasc) d’Oran. Le stade leur semble le seul lieu où, entre hommes, il leur est possible d’exprimer colère et frustrations sans retenue, dans une société aux multiples tabous, où les loisirs manquent quand on n’a pas d’argent.
Une absence de volonté politique
Le football passionne pourtant aussi de nombreuses Algériennes, en témoignent toutes celles qui, lors des victoires de l’équipe nationale, sillonnent Alger assises aux portières des voitures, en groupe ou en famille. Elles assistent sans problème aux matchs d’autres sports tels que le handball ou le basket. Mais « c’est un suicide » pour une femme d’aller à un match de foot, estime Samia Brahimi, une étudiante de 25 ans passionnée de ballon rond.
Les tribunes sont régulièrement bombardées de projectiles divers et les abords du stade sont souvent le théâtre d’affrontements entre supporteurs ou avec les forces de l’ordre. Les stades de foot restent en outre peu accueillants : gradins de béton inconfortables et sales, WC nauséabonds et absence de sanitaires réservés aux femmes… « On ne demande pas à être comme dans les gradins des courts de tennis de Roland-Garros, mais [il faut] un minimum de dignité », explique Djahida.

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Présidente de l’Association de promotion du sport féminin, Dounia Hadjeb dénonce l’absence de volonté politique de changer cet état de fait. Dans les tribunes d’honneur, les responsables politiques et les dirigeants du football algérien ou de clubs ne viennent jamais avec leurs épouses et leurs filles, souligne-t-elle. Leur présence au stade ou celle des femmes des joueurs pourrait être une image forte et agir comme un « déclic », reconnaît Yamina Rahou. Samia voudrait, elle, que les femmes s’organisent : en venant à une centaine, « on se fera moins embêter » au stade, assure-t-elle.
En attendant, elle suit les matchs à la télévision, à l’instar de Lamia et de son mari Lyes, des quadragénaires mordus de football qui ne conçoivent leur passion qu’en famille. Comme Lyes, de nombreux Algériens se privent de stade faute de pouvoir y emmener leur épouse et leurs enfants. « On ne peut pas aller en famille au stade, assure Lamia. Comment expliquer à mon fils que des hommes (…) insultent sa mère dans des termes très vulgaires ? »


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Coupe du monde 2018 : Messi, le rêve inachevé

Même s’il n’a pas annoncé sa retraite internationale, la star de l’Argentine a sans doute laissé échapper face à la France ses derniers espoirs de décrocher le titre mondial.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 14h50
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                            Léo Ruiz








                        



   


Difficile de savoir ce qui se passe dans la tête de Lionel Messi. L’homme n’est pas des plus expressifs. Une chose est sûre : le numéro 10 argentin a traversé sa quatrième Coupe du monde le regard vide, à l’image de cet instant de solitude, samedi 30 juin sur la pelouse de la Kazan Arena, quelques minutes après l’élimination prématurée des Argentins par les Bleus. Perdu au milieu d’un collectif sans queue ni tête, il a semblé lui-même ne jamais trop y croire.

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C’est pourtant bien lui qui, d’un triplé contre l’Equateur, avait envoyé sur le gong son pays en Russie. D’un but exceptionnel contre le Nigeria, lors du dernier match de poules, c’est encore lui qui avait sonné la révolte et remis les siens sur la route des huitièmes de finale, après un début de Mondial chaotique. Un des rares – et brefs – moments où l’on aura vu l’astre du FC Barcelone exprimer sa joie pendant ces quelques semaines russes.
Plombé par son penalty manqué contre l’Islande, Messi aurait en fait perdu le sourire avant même le début de la compétition. Le malaise remonterait à la diffusion dans la presse d’une vidéo WhatsApp dans laquelle on voit Sergio Agüero, son fidèle partenaire de chambrée en sélection, lui adresser un regard complice tout en parlant à un ami commun des deux joueurs de « jolies petites choses ». D’après les médias argentins, cette vidéo aurait été mal vécue par Antonella Roccuzzo, la femme et mère des trois enfants de « Leo », absente lors des trois premiers matchs de l’Argentine en Russie. Passé sans dire un mot en zone mixte après la défaite face à la France, Messi, 31 ans, n’a rien laissé paraître à propos de son avenir avec l’équipe nationale.
Une décennie de hauts et de bas
Alors qu’un grand chamboulement est attendu pour l’Albiceleste – Mascherano et Biglia ont déjà annoncé leur retraite internationale –, la génération Messi clôt tristement une décennie faite de hauts et de bas. Ainsi, elle n’a jamais pu confirmer les promesses qu’avaient représentées les victoires aux championnats du monde des moins de 20 ans (2005) et aux Jeux olympiques (2008). Les quatre finales perdues par Messi, en Copa America (2007, 2015, 2016) et en Coupe du monde (2014), ne suffisent pas à satisfaire un pays pour lequel seule la victoire compte. « En Russie, on n’a pas vu le Messi que nous connaissons tous, regrette Delio Onnis, le meilleur buteur de l’histoire du championnat de France. Au moins, ça nous montre que c’est un être humain, qui ne peut pas être au top à tous les matchs. Ce qui est incroyable, c’est que beaucoup de gens ne l’aiment pas ici. Le supporteur argentin, il croit tout savoir, tout connaître. Il est trop passionné. » 
Depuis ses débuts internationaux, l’ombre de Maradona n’a jamais cessé de planer sur son héritier désigné. Malgré un talent hors norme et quelques belles épopées, le gaucher de Rosario n’aura donc pas réussi à entrer dans tous les cœurs argentins. A l’heure du bilan, cette Coupe du monde 2018, peut-être sa dernière, est la plus décevante de toute. « Tout ce poids qui pèse sur lui seul, c’est un peu absurde, juge un journaliste argentin qui a accompagné la sélection en Russie. Le problème, c’est qu’il décidait un peu de tout dans cette sélection. S’il veut que Banega joue, il joue. S’il veut que Dybala ne joue pas, il ne joue pas. En fin de compte, avec tous les historiques sur le terrain, tu te retrouves avec une équipe trop lente pour le plus haut niveau. »
« A 31 ans, il n’est pas encore vieux »
Imposés ou non, les vieux acolytes de la Pulga (« la Puce ») en sélection ont pris l’eau face aux jambes de feu de Kylian Mbappé. « L’Argentine n’a dominé aucun de ses adversaires, à part peut-être le Nigeria pendant vingt minutes. Elle n’avait pas de rythme, pas de pression. Dans ces conditions, c’était trop difficile pour Messi de s’exprimer », analyse le champion du monde argentin 1986 Ricardo Bochini.

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Pour le meneur de jeu historique d’Independiente, ancienne idole de Maradona, ce n’est pas en Russie que Messi est passé à côté de son rêve de titre mondial, mais en Allemagne, en 2006. « Pékerman avait manqué d’audace en le laissant sur le banc contre l’Allemagne [1-1, défaite 4-2 aux tirs au but en quarts de finale]. C’était clairement la meilleure équipe qu’a eu Messi dans ses quatre Mondiaux. Il y avait Riquelme, Aimar, Tévez, Crespo, Ayala… Des joueurs beaucoup plus forts que ceux d’aujourd’hui. En 2010, Diego [Maradona, alors sélectionneur] l’avait bien entouré, mais il s’était trompé en défense en mettant Otamendi arrière droit, ce qui nous avait coûté cher face aux Allemands [défaite 4-0 en quart de finale]. »
Au Brésil, en 2014, c’est encore et toujours la Mannschaft qui s’était dressée face au rêve de Messi, caressé jusqu’au bout d’une finale cruelle au cours de laquelle il n’avait pas su trouver la faille (défaite 1-0 en prolongation). Aura-t-il droit à une dernière chance, dans quatre ans au Qatar, avec une nouvelle génération pour l’entourer ? « Je l’espère vraiment, répond Delio Onnis. Il est toujours le meilleur joueur du monde, et à 31 ans il n’est pas encore vieux. »



                            


                        

                        

