<FILE-date="2018/07/03/19">

<article-nb="2018/07/03/19-1">
<filnamedate="20180703"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180703"><AAMMJJHH="2018070319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ L’Insee publie la photographie du marché de l’emploi en France en 2017. Et pour la première fois depuis longtemps, l’industrie a recréé des postes en France.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

2017 : année record pour l’emploi

L’Insee publie la photographie du marché de l’emploi en France en 2017. Et pour la première fois depuis longtemps, l’industrie a recréé des postes en France.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 18h13
    |

            Elise Barthet








                        



   


A quoi ressemble le marché du travail en France en 2017 ? C’est pour répondre à cette question – et à bien d’autres – que l’Insee publie mardi 3 juillet le document Insee Références « Emploi, chômage, revenus du travail » qui présente un ensemble d’indicateurs et d’analyses. Et le premier enseignement de cette publication c’est d’insister sur le fait que l’exercice écoulé est un millésime exceptionnel, avec un record à la clé. L’an passé, il s’est créé en net près de 341 000 emplois par rapport à l’année précédente. C’est la plus forte progression depuis 2007. Un sommet qui ne sera certainement pas atteint à nouveau en 2018, les prévisionnistes tablant sur une progression deux fois moindre cette année, de l’ordre de 183 000 créations nettes d’emplois.
Si le taux de chômage en moyenne annuelle est resté haut, à 9,4 %, il a toutefois diminué pour la deuxième année consécutive, de 0,7 point après – 0,3 point en 2016, malgré la réduction drastique des contrats aidés. Et, selon l’Insee, les femmes seraient un tout petit peu moins touchées que les hommes. Résultat : 27,8 millions de personnes étaient en emploi en France fin 2017, dont 25 millions de salariés.
L’industrie et la construction ont recréé des emplois
C’est le secteur privé, et notamment le tertiaire marchand, qui tire cette croissance. Il a créé 355 000 emplois salariés en 2017, après 205 000 en 2016. Même l’industrie, à la peine ces dernières années, est repassé dans le vert avec 3 000 nouveaux postes. 46 000 en comptant les intérimaires. Une trajectoire que l’on retrouve aussi dans la construction : + 31 000 postes (59 000 en incluant le travail temporaire).
Les statistiques sont moins roses dans la fonction publique, qui a perdu l’an passé 7 000 emplois, alors que le nombre d’emplois avait augmenté de 24 000 en 2016.
Forte hausse de l’intérim
Même si la part des CDI n’a pas baissé (84,5 % des actifs en emploi salarié), la hausse a davantage concerné les contrats à durée déterminée et les missions ponctuelles. Ces dernières ont gonflé de 814 000 personnes les rangs des intérimaires. Une hausse massive de 17,9 %. A l’inverse, l’emploi à temps partiel, qui concerne toujours un petit cinquième des actifs, a légèrement diminué.
Augmentation de l’activité des seniors
« La population active se recompose » en fonction des générations, note l’Insee : le taux d’activité des jeunes de 15-24 ans, qui était, il y a dix ans, sensiblement le même que celui des 55-64 ans, ne cesse de diminuer. Réformes des retraites obligent, celui des plus âgés progresse.
Une progression modérée des salaires
Dans le privé, les salariés ont bénéficié en moyenne d’1,7 % d’augmentation. Une hausse qui taquine les 2,2 % dans les administrations, mais qui est en partie grignotée par le regain d’inflation.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/03/19-2">
<filnamedate="20180703"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180703"><AAMMJJHH="2018070319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le groupe Ponant va lancer en 2021 un paquebot de croisière brise-glace fonctionnant au gaz naturel liquéfié. Une première dans le secteur.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Un paquebot de luxe qui carbure au gaz

Le groupe Ponant va lancer en 2021 un paquebot de croisière brise-glace fonctionnant au gaz naturel liquéfié. Une première dans le secteur.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 18h00
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


Peut-on partir en croisière au pôle Nord sans (trop) polluer ? Le secteur du transport maritime, responsable de 3 % des émissions mondiales de CO2, est régulièrement critiqué pour son utilisation extensive de fioul lourd, très polluant.
Pour faire face à ce défi, l’organisateur de croisières de luxe Ponant a décidé de lancer un navire fonctionnant au gaz naturel liquéfié (GNL), utilisant une technologie proposée par le groupe français GTT, a annoncé ce dernier, mardi 3 juillet. Le luxueux paquebot sera équipé de deux réservoirs transportant du gaz refroidi à –160 degrés Celsius, qui sera utilisé comme carburant.
Ce navire, qui doit être livré en 2021, sera le premier brise-glace de croisière hybride électrique propulsé au GNL. Le Ponant Icebreaker n’est pas un vulgaire ferry : il sera équipé de 135 cabines de luxe et de deux hélicoptères, de quoi ravir des passagers qui paient entre 4 000 et 8 000 euros par personne, selon les voyages. Il sera construit par le chantier norvégien Vard et devrait proposer de se rendre dans des destinations polaires comme la mer de Weddell, la mer de Ross ou encore l’île de Pierre-Ier.
Un secteur exempté de l’accord de Paris
L’enjeu est d’importance pour le transport maritime. Si rien n’est fait, ce secteur pourrait représenter plus de 17 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050. Or, tout comme le secteur aérien, le transport maritime international est exempté de l’accord de Paris sur le climat du fait de son caractère transnational.
Outre ses émissions de CO2, le secteur est aussi responsable d’émissions de particules et de dioxyde de soufre plusieurs fois équivalentes à celles du parc automobile mondial.
Un accord trouvé par l’Organisation maritime internationale (OMI) en avril 2018, dans la foulée de l’accord de Paris, dessine une trajectoire de réduction des émissions du secteur de moitié d’ici à la moitié du siècle. Mais il stipule aussi clairement l’interdiction totale du fioul lourd dans l’Arctique à partir de 2021.
Difficultés logistiques pour le ravitaillement
« Quand vous allez au pôle Nord, il vous faut un bateau propre, la technologie hybride permet de fonctionner sur batteries lorsque vous y êtes et de circuler le reste du temps au GNL », détaille Philippe Berterottière, le PDG de GTT. L’usage de GNL permet de supprimer les émissions de soufre et de particules fines, de réduire de 80 % le NOx (oxyde de carbone) et de 20 % celles de CO2.
L’armateur CMA CGM avait déjà passé, à l’automne 2017, une commande de neuf immenses porte-conteneurs fonctionnant au GNL. Cette utilisation progressive du gaz comme substitut au pétrole dans le transport maritime aiguise les appétits de certains groupes pétroliers, comme le français Total, récemment devenu numéro deux mondial après avoir racheté une partie des actifs d’Engie.
Mais ce transfert progressif du pétrole vers le gaz souffre encore de difficultés logistiques. Peu de ports sont équipés pour assurer l’avitaillement en GNL des navires, ce qui freine certains armateurs. Plusieurs grandes villes méditerranéennes, comme Marseille, Venise ou Barcelone, se plaignent régulièrement des navires de croisière qui font fonctionner leur moteur et dégagent des fumées polluantes et pourraient être intéressées à accompagner le développement de la filière.

        Lire aussi :
         

                Les prochains porte-conteneurs géants de CMA CGM navigueront au gaz






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/03/19-3">
<filnamedate="20180703"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180703"><AAMMJJHH="2018070319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Plus de 70 artistes, dont Abd Al Malik, Goldman ou Jain, demandent la juste rémunération des œuvres diffusées sur Internet, avant le vote, jeudi, d’une directive européenne.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Si on ne peut pas vivre de nos œuvres, nous, créateurs, sommes condamnés à disparaître »

Plus de 70 artistes, dont Abd Al Malik, Goldman ou Jain, demandent la juste rémunération des œuvres diffusées sur Internet, avant le vote, jeudi, d’une directive européenne.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 18h04
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. La création ne devrait pas être un sujet d’opposition, elle est au contraire un trait d’union, un synonyme d’aspirations et d’opportunités pour tous les citoyens.
En tant qu’artistes, nous sommes très choqués de voir aujourd’hui qu’un texte sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique en Europe, qui prévoit notamment une plus grande protection des créateurs sur Internet, fasse l’objet d’une campagne de désinformation au service des grandes puissances du numérique. Une campagne qui répand l’idée que ce texte met en péril l’exercice des libertés fondamentales sur Internet.

Evidemment, tout cela est faux ! L’objectif de cette nouvelle directive n’est pas d’imposer un filtrage ou une quelconque censure sur Internet, mais au contraire de permettre de mieux identifier les œuvres diffusées sur les plates-formes numériques et de rémunérer leurs auteurs. Ces puissants acteurs économiques du numérique sont aujourd’hui des diffuseurs comme les autres, des partenaires essentiels comme les autres et, à ce titre, doivent être responsables comme les autres.

Définir un cadre juridique pour trouver un meilleur équilibre entre nous n’est donc pas un acte liberticide, bien au contraire. Nous sommes les petits du numérique, ils sont les géants ! La régulation ne restreint ni l’innovation, ni la liberté, mais c’est une nécessité pour s’assurer que les entreprises se comportent correctement.
Un impact direct et dangereux
Stigmatiser et caricaturer le droit de propriété intellectuelle, présenté comme le privilège de quelques-uns venant museler la liberté d’expression, sert en réalité les intérêts économiques de ces grands acteurs, les GAFA [Google, Apple, Facebook, Amazon].
Nous, créateurs, demandons seulement que soit trouvé un point d’équilibre entre ces libertés qui, si elles sont reconnues comme fondamentales, sont parfaitement conciliables.

Tout recul...




                        

                        


<article-nb="2018/07/03/19-4">
<filnamedate="20180703"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180703"><AAMMJJHH="2018070319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Long de vingt pages, ce texte « littéraire » n’apporte aucune preuve qu’il a bien été écrit par le mystérieux « Satoshi Nakamoto ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Publication d’un nouveau texte prétendument écrit par le créateur du bitcoin

Long de vingt pages, ce texte « littéraire » n’apporte aucune preuve qu’il a bien été écrit par le mystérieux « Satoshi Nakamoto ».



Le Monde
 |    03.07.2018 à 15h07
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 15h12
   





                        



   


C’est, selon son auteur, un « premier extrait » d’une œuvre littéraire en deux parties, qui devrait apporter des réponses à de nombreuses questions sur la genèse du bitcoin, la plus célèbre des cryptomonnaies. Publié fin juin sur un site créé de manière anonyme, le document de vingt pages affirme qu’il a été écrit par Satoshi Nakamoto, l’énigmatique inventeur de la cryptomonnaie.
Mais le texte apporte plus de questions que de réponses, notamment parce qu’il échoue à prouver qu’il a bien été écrit par Satoshi Nakamoto. Personne ne sait qui se cache derrière ce pseudonyme. Ces dernières années, alors que le succès du bitcoin s’amplifiait, plusieurs personnes ont prétendu être l’inventeur de la cryptomonnaie, sans en apporter de preuve incontestable, et il existe plusieurs théories sur l’identité réelle de Satoshi Nakamoto. L’une des plus populaires affirme que ce pseudonyme n’est pas celui d’une personne, mais plutôt d’un groupe.
Le texte, écrit dans le style de précédents documents attribués à Satoshi Nakamoto, n’apporte cependant aucune preuve de l’identité de son auteur. Sur vingt pages, il livre un récit de la création de la cryptomonnaie, dont les détails sont soit déjà connus, soit invérifiables. Dans une formulation alambiquée, il semble également faire référence au fait que « Satoshi Nakamoto » soit un groupe de personnes, là aussi sans apporter d’éléments concrets à l’appui de cette affirmation.

        Lire aussi :
         

                Satoshi Nakamoto, l’inventeur du bitcoin



Preuve concrète
En théorie, le véritable Saotshi Nakamoto pourrait aisément apporter la preuve de son identité. En tant que concepteur, il détient les clefs cryptographiques des tout premiers bitcoins jamais créés. En annonçant à l’avance un transfert de ces bitcoins, Satoshi Nakamoto apporterait une preuve crédible de son identité – toutes les transactions des bitcoins sont publiques.
La question n’est pas simplement théorique. Le créateur original de la cryptomonnaie détient, selon diverses estimations, plusieurs centaines de milliers de bitcoins. L’envolée des cours l’an passé l’a rendu extrêmement riche – même avec les chutes récentes de la cryptomonnaie, il détiendrait un pactole de plusieurs milliards de dollars. A moins, comme le veut une des multiples théories sur Satoshi Nakamoto, qu’il ait détruit les clefs cryptographiques, et que cette fortune soit à jamais bloquée…

        Lire aussi :
         

                Marchés : quand les geeks se font duper par les cryptodevises






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/03/19-5">
<filnamedate="20180703"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180703"><AAMMJJHH="2018070319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Sujet très clivant dans le pays, le gouvernement a approuvé, mardi, un plan de relance du nucléaire, sept ans après la catastrophe. La compagnie Tepco plaide, elle, pour de nouvelles centrales.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Sept ans après Fukushima, le Japon reprend le chemin du nucléaire

Sujet très clivant dans le pays, le gouvernement a approuvé, mardi, un plan de relance du nucléaire, sept ans après la catastrophe. La compagnie Tepco plaide, elle, pour de nouvelles centrales.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 14h41
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 15h12
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


A la « une » des journaux japonais, la spectaculaire défaite dans le mondial de football de l’équipe nationale contre la Belgique, lundi 2 juillet, à Rostov-sur-le-Don, en Russie, a quelque peu masqué la nouvelle, mais elle n’en représente pas moins un virage important : sept ans après la catastrophe de Fukushima, le Japon s’apprête à reprendre vigoureusement le chemin du nucléaire.
Mardi, le gouvernement de Shinzo Abe a approuvé un plan énergétique visant à atteindre une proportion de 20 % à 22 % dans d’électricité d’origine nucléaire à l’horizon 2030. Elle était d’environ 30 % avant Fukushima, et de 2 % à fin 2017. Sur les cinquante-quatre réacteurs du pays, seuls neuf produisent actuellement de l’électricité.
Dans le même cadre, le pays s’engage à augmenter significativement le poids des énergies renouvelables, qui devront atteindre 22 % à 24 % du mix électrique dans la même temporalité – contre 15 % aujourd’hui. Le charbon, le pétrole et le gaz resteront toutefois majoritaires dans la production d’électricité, à 56 %.
Mauvais élèves des pays développés
Depuis Fukushima et la mise à l’arrêt du parc nucléaire japonais, le pays avait fait exploser ses émissions de gaz à effet de serre, en produisant massivement son électricité à partir de charbon et de gaz. Le Japon est ainsi le premier importateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), notamment depuis le Qatar.
Alors qu’au moment des accords de Kyoto, en 1990, le Japon était en pointe dans la lutte contre le réchauffement climatique, il est aujourd’hui l’un des plus mauvais élèves parmi les pays développés.
Dans ce nouveau plan, le pays s’engage à réduire de 80 % ses émissions de gaz à effet de serre entre 2013 et 2050, ce qui nécessite des efforts massifs. Et le gouvernement considère que le nucléaire, qui n’émet pas de CO2, est « une ressource indispensable » aux côtés des énergies renouvelables.
Ce plan est un virage important par rapport à la politique mise en œuvre ces dernières années dans le pays. Le précédent gouvernement avait pris l’engagement de mettre à l’arrêt l’ensemble des centrales du pays d’ici à 2039. Mais le premier ministre, Shinzo Abe, partisan de longue date de l’énergie nucléaire, avait affiché sa volonté de remettre sur pied la filière japonaise.

        Lire aussi :
         

                Sept ans après Fukushima, l’opposition japonaise se mobilise pour la sortie du nucléaire



Casus belli pour les antinucléaires
Le sujet reste très controversé dans le pays, y compris au sein du parti au pouvoir. La sortie du nucléaire est défendue par plusieurs anciens premiers ministres, Junichiro Koizumi – mentor de Shinzo Abe, l’actuel premier ministre –, Morihiro Hosokawa ou encore Naoto Kan, qui dirigeait le gouvernement au moment de la catastrophe.
Si le plan énergétique ne mentionne pas directement la construction de nouvelles centrales, plusieurs experts estiment que cela sera indispensable pour atteindre l’objectif des 20 % à 22 % en 2030. Il faudra non seulement relancer plus de réacteurs qu’actuellement, mais également en construire de nouveaux. Plusieurs des centrales actuelles auront atteint leur limite d’âge avant cette date.
Pour autant, le redémarrage des centrales s’annonce complexe. Depuis Fukushima, l’autorité de sûreté a considérablement durci les règles. Ce qui a conduit à la mise en œuvre de travaux importants – et coûteux. Sans compter la très forte réticence des habitants et des élus locaux lors des redémarrages de réacteurs.

        Lire aussi :
         

                Retours à Fukushima, sept ans après



Les conséquences toujours en cours de Fukushima
Malgré ces difficultés, la filière nucléaire japonaise entend saisir l’opportunité. Tomoaki Kobayakawa, le patron de Tokyo Electric Power Company (Tepco), géant nucléaire de l’île, très décrié pour sa gestion de la crise de Fukushima, a annoncé mardi « lancer l’étude géologique pour la construction d’une nouvelle unité à Higashidori », dans le nord de l’archipel. Ce projet était déjà à l’étude avant la catastrophe de Fukushima, mais avait été interrompu en 2011.
Cette annonce est un casus belli pour les antinucléaires japonais, qui estiment que relancer une nouvelle centrale, alors que les conséquences de l’accident de Fukushima sont toujours en cours, est une grave erreur.
Cette catastrophe, conséquence d’un tsunami, avait provoqué la fusion du cœur du réacteur de la centrale et forcé des dizaines de milliers de personnes à quitter leur domicile et rendu inhabitable une partie de la région.
Dans un éditorial très dur, en mai, le grand quotidien japonais Asahi Shimbun avait condamné la volonté du gouvernement de prendre cette direction. « L’administration Abe devrait faire face à la dure réalité concernant le nucléaire, notamment le fait que la majorité des Japonais est opposée au redémarrage des réacteurs », estimait le quotidien, qui pressait le gouvernement « d’abandonner totalement ses efforts pour maintenir la dépendance du Japon au nucléaire ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/03/19-6">
<filnamedate="20180703"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180703"><AAMMJJHH="2018070319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ La spécialiste des politiques monétaires, Hélène Rey plaide pour une régulation tout au long des cycles financiers, plutôt que dans les seules périodes de crise.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Régulation de la finance mondiale : « L’Union européenne reste une réussite incroyable »

La spécialiste des politiques monétaires, Hélène Rey plaide pour une régulation tout au long des cycles financiers, plutôt que dans les seules périodes de crise.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 12h41
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 13h44
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Spécialiste des politiques monétaires, Hélène Rey est professeure à la London Business School. Le 8 mai 2018, Hélène Rey donnait une conférence lors d’un séminaire sur « Les défis des cycles financiers mondiaux pour la politique monétaire » à la Banque nationale de Suisse, à Zurich, assise à la gauche de Jay Powell, le gouverneur de la Réserve fédérale américaine, devant un aréopage de banquiers centraux et de responsables d’institutions financières, dont Christine Lagarde, la directrice du Fonds monétaire international (FMI), et François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la banque de France.
Selon Hélène Rey, les cycles financiers, toujours plus importants, réduisent l’autonomie des banques centrales et des gouvernements. Pour en limiter l’impact, elle plaide, en particulier dans la zone euro, pour une politique « contracyclique » resserrant les règles financières en période de croissance pour les desserrer en cas de crise. Exactement le contraire de ce que fait Donald Trump, dont elle qualifie la politique économique de « stupide ».
Votre thèse est que les cycles financiers sont devenus tellement puissants que les banques centrales ont perdu le pouvoir…
Je ne suis pas aussi excessive que cela. Mais il est vrai qu’il y a un cycle financier international, qu’on voit les flots financiers – bancaires, dettes, investissements… – qui se déplacent ensemble. Les prix des actifs risqués fluctuent violemment. Au cœur de ce phénomène, on retrouve un facteur qui les explique largement : la Fed, avec sa politique monétaire.
La Fed serait devenue presque toute-puissante ?
Oui, sa politique a un impact sur l’ensemble des marchés financiers internationaux, y compris pour les pays qui ont un taux de change flexible. C’est une idée nouvelle. Jusqu’à récemment, les économistes pensaient que l’influence de la Fed se transmettait d’un pays à un autre uniquement si le taux de change était fixe. C’était logique :...




                        

                        


<article-nb="2018/07/03/19-7">
<filnamedate="20180703"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180703"><AAMMJJHH="2018070319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Le fabricant français de machines-outils Lectra est une des premières victimes des projets protectionnistes de Donald Trump.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Guerre commerciale : « En Amérique du Nord, nos commandes ont soudain chuté de 90 % »

Le fabricant français de machines-outils Lectra est une des premières victimes des projets protectionnistes de Donald Trump.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 12h23
    |

                            Juliette Garnier et 
Denis Cosnard








                        



                                


                            
Donald Trump va-t-il mettre sa menace à exécution ? Va-t-il imposer durablement d’importantes taxes sur les véhicules importés, malgré les représailles évoquées par Bruxelles ? Rien n’est encore sûr. Mais la perspective d’un changement brutal des règles du jeu en matière de commerce international a déjà eu des effets très concrets sur Lectra.

Au premier trimestre, cette entreprise française de 1 700 personnes a vu ses commandes auprès des constructeurs automobiles chuter de 54 % par rapport à l’année précédente, en raison des incertitudes politiques. Et en Bourse, l’inquiétude a fait reculer son action de 25 % en six mois, ramenant la capitalisation à moins de 600 millions d’euros. Le titre a perdu 5 % dans la seule séance de lundi. « Le protectionnisme, c’est la préoccupation majeure du moment », reconnaît le PDG et premier actionnaire Daniel Harari.
Fondée en 1973, la société Lectra fabrique des machines et des logiciels pour découper les tissus, le cuir, etc. Un métier dont elle est devenue au fil des ans le numéro un mondial. Dans l’automobile, ses appareils servent à couper de façon optimisée les matériaux souples utilisés pour les sièges, l’habitacle et les airbags. « Dans ces domaines, nous contrôlons environ 70 % du marché mondial », se félicite M. Harari.
Boycott des Chinois
Jusqu’à présent, Lectra était portée par ce secteur à la croissance forte : près de 82 millions de voitures neuves devraient être vendues en 2018 dans le monde, soit 12 % de plus qu’en 2015, selon les analystes de Scotiabank. Depuis le début de l’année, les déclarations guerrières du président américain ont tout changé. « Durant la deuxième quinzaine de mars, les clients ont brutalement gelé ou différé leurs commandes, raconte M. Harari. Le phénomène a été particulièrement fort en Amérique du Nord, où nos commandes ont soudain chuté de 90 %. » 
C’est que les professionnels ont pris au sérieux les propos de M. Trump...




                        

                        


<article-nb="2018/07/03/19-8">
<filnamedate="20180703"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180703"><AAMMJJHH="2018070319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ La volatilité des indices est accentuée par les incertitudes qui pèsent sur la conjoncture.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Guerre commerciale : la répétition des escarmouches rend les marchés nerveux

La volatilité des indices est accentuée par les incertitudes qui pèsent sur la conjoncture.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 12h02
    |

                            Véronique Chocron et 
Elise Barthet








                        



                                


                            

L’été s’annonce agité sur les principales Bourses mondiales, dont les indices font du yoyo. Celle de Hongkong a ouvert mardi 3 juillet la séance sur une baisse de plus de 3 %. En Europe, lundi soir, les principales places ont fini dans le rouge et la tendance aux Etats-Unis était mal orientée, jusqu’à ce que Donald Trump se montre rassurant quant au maintien du pays au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

C’est bien l’avenir des échanges mondiaux qui préoccupe les investisseurs, inquiets des prémices d’une guerre commerciale qui opposerait les Etats-Unis à l’Union européenne, à la Chine et au Canada. Pour l’heure, les nouveaux droits de douane décidés ne représenteraient qu’une perte de 0,1 point du PIB mondial, selon Patrick Artus, directeur de la recherche et des études de Natixis. « On assiste donc à une énorme surréaction des marchés, compte tenu de l’effet réel de ces mesures protectionnistes, estime l’économiste. L’incertitude pèse beaucoup plus que les mesures annoncées, car personne ne sait où Donald Trump s’arrêtera et les marchés valorisent le pire. »
Les investisseurs réagissent d’autant plus vivement que ces tensions commerciales ne surviennent pas « comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu, note Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement de Carmignac, spécialiste de la gestion d’actifs. La toile de fond a changé en un an, avec le resserrement des politiques monétaires des banques centrales. La Fed a déjà commencé à retirer des liquidités au système financier, alors que ces mannes formaient un véritable filet de sécurité pour les marchés. »
La dynamique tend à s’essouffler
Non seulement les investisseurs doivent réapprendre à fonctionner sans que les banques centrales interviennent à la moindre escarmouche, mais tous les signaux avancés indiquent que la dynamique économique de 2016 et de 2017 tend à s’essouffler et que le cycle économique, selon les régions...




                        

                        


<article-nb="2018/07/03/19-9">
<filnamedate="20180703"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180703"><AAMMJJHH="2018070319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Huguette X répond à un courriel prétendument expédié par SFR, qui lui demande de payer une facture par carte bancaire, alors qu’elle a opté pour le prélèvement, et qui mentionne un mauvais numéro de contrat. Elle a le malheur de s’exécuter…
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ 
<article-nb="2018/07/03/19-10">
<filnamedate="20180703"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180703"><AAMMJJHH="2018070319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Lancée le 22 mai, Acadibus inaugure un nouveau mode de formation, qui déplace le centre de formation de magasin en magasin, pour faire le tour de tout le personnel.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Formation professionnelle : les Franprix prennent le bus

Lancée le 22 mai, Acadibus inaugure un nouveau mode de formation, qui déplace le centre de formation de magasin en magasin, pour faire le tour de tout le personnel.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 17h21
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

Un drôle de bus mandarine gêne le passage d’un camion, rue Jean-Bart à Paris dans le sixième arrondissement, jeudi 28 juin. Une jeune femme en sort, tout sourire : « Je vais gérer », lance-t-elle à cinq personnes en tablier Franprix, sagement attablées dans ce qui ressemble plus à une salle de conférence avec son tableau Veleda, son écran plat et son coin café, qu’à un minibus. Ann Geudens, directrice de l’Académie des métiers et du développement RH de Franprix, vient de libérer le passage, pour que se poursuive tranquillement l’opération Acadibus.
Commencée le 22 mai et dotée d’un budget de 476 000 euros pour un an – pour acheter un bus électrique, l’aménager, embaucher une équipe de six remplaçants polyvalents et leur chef de brigade, et payer la formation en tant que telle –, Acadibus inaugure un nouveau mode de formation de l’ensemble du personnel de l’enseigne de distribution, qui déplace le centre de formation de magasin en magasin. En un mois, 230 personnes de dix-huit magasins d’Ile-de-France ont déjà pris le bus. L’objectif est de former un millier de salariés d’ici la fin de l’année.
Franprix a engagé ces dernières années un tournant pour offrir davantage de services, ce qui a généré un besoin de compétences. Les employés doivent désormais être capables de « faire du poulet, du pain, de connaître la boucherie, le marchandising, la mise en place, etc. Tout le monde est amené à être polyvalent », affirme Mme Geudens. Mais, « avec 900 magasins de 10 salariés en moyenne, il était difficile de former ensemble tous les salariés d’un même magasin. Il fallait donc emmener la formation dans le magasin », explique Sandra Hazelart, la DRH de Franprix.
La brigade des six remplaçants, spécialement recrutée, est ainsi venue au petit matin du 28 juin au Franprix de la rue Jean-Bart travailler en lieu et place des salariés, pour qu’ils puissent, l’esprit libre, s’installer dans le bus pour être formés. Et...




                        

                        


<article-nb="2018/07/03/19-11">
<filnamedate="20180703"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180703"><AAMMJJHH="2018070319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ L’irruption des technologies dans l’industrie des cosmétiques génère quelque 440 milliards de dollars (378 milliards d’euros) de chiffre d’affaires par an, constate la correspondante du « Monde » à San Francisco, Corine Lesnes.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« La beauty-tech tendance, dans la Silicon Valley »

L’irruption des technologies dans l’industrie des cosmétiques génère quelque 440 milliards de dollars (378 milliards d’euros) de chiffre d’affaires par an, constate la correspondante du « Monde » à San Francisco, Corine Lesnes.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 11h51
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            

Transformations. Oubliez la clean-tech, la fin-tech ou l’agri-tech. La tendance du moment, dans la Silicon Valley, c’est la beauty-tech. Ou l’irruption des technologies dans l’industrie des cosmétiques, un mammouth mondial qui génère quelque 440 milliards de dollars (378 milliards d’euros) de chiffre d’affaires par an.
Quelles technologies ? « Toutes, répond Odile Roujol, l’ancienne PDG de Lancôme, qui organisait le 25 juin le troisième meet up de la beauty-tech à San Francisco : big data, vision par ordinateur, réalité augmentée, intelligence artificielle. »
« Personnalité authentique »
La beauty-tech intéresse les investisseurs. Le secteur (cosmétiques, maquillage, produits pour les cheveux et le corps) a un fort potentiel d’expansion : seules 6,9 % des ventes de produits de beauté s’effectuent en ligne (chiffre de 2016). Reste à éduquer les capital-risqueurs, un milieu réputé rétif à la diversité. Pas facile de convaincre des « hommes blancs d’un certain âge » que les femmes s’informent avant de « se mettre des produits chimiques sur le visage », explique Jay Hack, l’un des rares créateurs d’entreprise masculins du secteur.
Diplômé de Stanford, le jeune ingénieur vient de lancer Mira, une start-up qui utilise le machine learning pour suggérer lectures et informations personnalisées sur la beauté. Non seulement les clientes s’informent, mais elles n’acceptent plus n’importe quelle alchimie.
Elles veulent savoir comment sont faites leurs crèmes et leurs huiles sèches. Quels sont les ingrédients, où sont fabriqués les produits, et par qui ? Les millenials aiment les marques qui manifestent une « personnalité authentique », note Odile Roujol. Ils achètent en ligne, sur le conseil de leurs pairs ou de microcélébrités sur Instagram, loin des magasins traditionnels.
Une peau artificielle
Résultat : les fabricants essaient de plus en plus...




                        

                        


<article-nb="2018/07/03/19-12">
<filnamedate="20180703"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180703"><AAMMJJHH="2018070319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Les partenaires commerciaux des Etats-Unis, dont l’Europe, envisagent de taxer 294 milliards de dollars d’exportations américaines annuelles.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Taxes américaines sur les voitures : l’Europe menace Donald Trump de représailles

Les partenaires commerciaux des Etats-Unis, dont l’Europe, envisagent de taxer 294 milliards de dollars d’exportations américaines annuelles.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 11h50
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Ils ont à peine réussi à réduire les tensions politiques autour des questions migratoires que les dirigeants de l’Union européenne (UE) redoutent déjà la prochaine crise. Après avoir une première fois maltraité les Européens en taxant le 1er juin à 25 % leurs exportations d’acier et à 10 % celles d’aluminium, Washington a lancé une autre enquête au nom de la sécurité nationale des Etats-Unis et menace de s’en prendre à leurs exportations de voitures outre-Atlantique.
Une décision d’une tout autre ampleur : ces taxes toucheraient très durement l’Allemagne, première puissance exportatrice de l’UE avec plus de 600 000 voitures exportées et 50 milliards d’euros d’excédents commerciaux, tous secteurs confondus, avec les Etats-Unis. Cela obligerait probablement les Européens à réagir (comme ils l’ont fait avec l’acier et l’aluminium), avec le risque, cette fois très sérieux, d’une véritable guerre commerciale entre deux alliés historiques.
Les Européens tentent d’y échapper par tous les moyens, même s’ils ne se font guère d’illusions : ils ont appris à prendre Donald Trump au mot. Or le président américain est obsédé depuis le début de son mandat par l’excès, selon lui, de grosses cylindrées allemandes circulant dans les rues de New York.
La Commission européenne a lancé un avertissement fort, lundi 2 juillet, en rendant public un document destiné au département du commerce américain où elle évalue le préjudice que pourraient subir les Etats-Unis, si Washington mettait ses menaces à exécution au nom d’un impératif de sécurité nationale qui, estime Bruxelles, « viole le droit international ».
La Commission souligne que les constructeurs européens, par le biais de leurs usines américaines, ont engendré « 120 000 emplois directs et indirects » outre-Atlantique
Les « rétorsions » des partenaires des Américains pourraient porter sur la somme colossale de 294 milliards de dollars (252 milliards d’euros), soit 19 % du total...




                        

                        


<article-nb="2018/07/03/19-13">
<filnamedate="20180703"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180703"><AAMMJJHH="2018070319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le groupe chinois va fournir au conglomérat français des services de stockage de données. Alibaba est lui intéressé par les offres de mobilité de Bolloré.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Bolloré s’allie à Alibaba dans un partenariat grand format, du « cloud » à la logistique

Le groupe chinois va fournir au conglomérat français des services de stockage de données. Alibaba est lui intéressé par les offres de mobilité de Bolloré.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 11h44
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance) et 
Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Pour l’instant, il ne s’agit que d’une lettre d’intention, mais cela préfigure un partenariat très ambitieux. Lundi 2 juillet, les groupes chinois Alibaba et français Bolloré ont annoncé la conclusion d’un accord de partenariat mondial dans de nombreux domaines, du stockage des données à la logistique en passant par l’autopartage.
« En fait, l’occasion a fait le larron, dit-on dans l’entourage du conglomérat français. La société recherchait un prestataire pour le stockage de ses données, elle est tombée sur Alibaba, et les discussions ont vite avancé sur d’autres sujets. Même si, pour l’instant, aucun projet concret n’est arrêté, les discussions vont bon train. » 
Dans le stockage de données, Alibaba Cloud fournira donc à Bolloré, « une offre complète de solutions incluant des services de cloud, de big data, d’intelligence artificielle, de réseaux de diffusion de contenus et de solutions de sécurité. » 
Un pied de nez à Paris
Dans la mobilité, Alibaba et Blue Solutions, la filiale de batteries et d’offre de mobilité de Bolloré, espèrent « codévelopper des solutions Internet pour les voitures et bus électriques ». Le groupe de l’homme d’affaires breton veut notamment renforcer son offre d’autobus électriques urbains, l’une de ses divisions en plein essor.
Le géant chinois, lui, serait davantage intéressé par le savoir-faire du français dans l’autopartage, afin de l’implanter en Chine. Ce serait un pied de nez à Paris, dont les élus viennent de voter l’arrêt d’Autolib’, le service d’autopartage électrique développé par Vincent Bolloré. Pour ce qui est du stockage électrique, Bolloré discute également avec le groupe chinois pour équiper de ses batteries de type lithium métal polymère (LMP) les centres de données des sites Internet de la société chinoise dans le monde.
Enfin, Alibaba et Bolloré discutent à propos d’une coopération logistique. C’est que le français, poids lourd de ce secteur...




                        

                        


<article-nb="2018/07/03/19-14">
<filnamedate="20180703"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180703"><AAMMJJHH="2018070319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Selon le Conseil d’analyse économique, dans le pire des scénarios, l’Europe subirait une perte permanente de 4 % du produit intérieur brut.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’impact d’une guerre commerciale serait « comparable à celui de la grande récession de 2008 »

Selon le Conseil d’analyse économique, dans le pire des scénarios, l’Europe subirait une perte permanente de 4 % du produit intérieur brut.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 11h40
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Pour une guerre commerciale, combien de dégâts ? L’escalade des tensions entre les Etats-Unis et leurs partenaires rend la question chaque jour moins théorique. « Ce scénario reste relativement peu probable, mais il n’est plus impossible », souligne Philippe Martin, président délégué du Conseil d’analyse économique (CAE).
Dans une note publiée mardi 3 juillet, le CAE, cercle de réflexion placé auprès du premier ministre, tente donc d’estimer les conséquences économiques d’une déflagration commerciale mondiale. L’impact, concluent ses auteurs, « serait comparable à celui de la grande récession de 2008-2009 ». L’hypothèse ici retenue est celle d’une guerre « totale ». Autrement dit, une hausse de 60 points de pourcentage des tarifs douaniers sur les biens échangés entre les grands pays. Ceux-là sont actuellement de 3 % en moyenne aux Etats-Unis et en Europe.
Même si le marché unique européen restait intact, avec des droits de douane toujours nuls en son sein, l’Union européenne (UE) accuserait une perte « permanente » de 4 % du produit intérieur brut (PIB) et la France de plus de 3 %. Dans l’Hexagone, il en coûterait annuellement 1 125 euros par habitant. Les autres grandes puissances seraient aussi pénalisées. Pour la Chine, la chute du PIB est estimée à 3 %. Tout comme aux Etats-Unis, quoi qu’en dise le président Donald Trump, prompt à affirmer que l’économie américaine est capable de résister à un choc commercial d’ampleur.
Effets délétères
Les auteurs – Philippe Martin, et les économistes Sébastien Jean et André Sapir – énumèrent les effets délétères provoqués par une avalanche de surtaxes. A court terme, elles font grimper le prix des produits importés. Les répercussions sont immédiates sur le pouvoir d’achat des ménages. Mais également sur la compétitivité des entreprises, dans un monde où les chaînes de production sont de plus en plus morcelées à travers le globe. En grippant les rouages du commerce mondial,...




                        

                        


<article-nb="2018/07/03/19-15">
<filnamedate="20180703"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180703"><AAMMJJHH="2018070319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ InVivo cède sa filiale de nutrition animale à un groupe américain. La plus grande coopérative agricole française perd un des quatre piliers de son activité.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Big bang au sein de la coopérative agricole InVivo

InVivo cède sa filiale de nutrition animale à un groupe américain. La plus grande coopérative agricole française perd un des quatre piliers de son activité.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 11h28
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

L’annonce a fait l’effet d’une bombe dans les milieux agricoles. InVivo, plus grande coopérative française, a annoncé être entré en négociation exclusive avec le géant du négoce américain Archer Daniels Midland (ADM) pour la cession de Neovia, sa filiale de nutrition animale. En signant cette vente, il abandonne un des quatre piliers de son activité et près d’un tiers de son chiffre d’affaires.
Pourtant, Thierry Blandinières en avait fait un de ses axes de développement stratégiques depuis son arrivée à la tête d’InVivo, en tant que directeur général, en 2013. Neovia a multiplié les acquisitions à l’international et s’est renforcé sur les marchés de l’aquaculture et de la nourriture pour chiens et chats. Résultat, la filiale, dont le siège est à Saint-Nolff (Morbihan), pesait 1,7 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2017 et emploie 8 200 salariés.
1,535 milliard d’euros en numéraire
Pour financer ce développement, en 2015, InVivo avait ouvert à hauteur de 32,5 % le capital de Neovia à des investisseurs : Eurazeo, Unigrains, Crédit agricole et CDC International. Un temps, une cotation en Bourse avait été évoquée, pour poursuivre l’aventure. Finalement, la vente pure et simple a été décrétée.
Il est vrai que l’américain ADM se dit prêt à débourser 1,535 milliard d’euros en numéraire pour s’emparer de la totalité du capital de Neovia. Un prix justifié à ses yeux pour entrer sur des marchés stratégiques, comme la France, parfaire sa couverture internationale et s’imposer comme un des leaders mondiaux de la nutrition animale.

Cette cession intervient au moment où InVivo doit boucler l’acquisition de l’enseigne Jardiland. L’opération avait été annoncée en novembre 2017, mais son montant n’a pas été dévoilé. Jardiland compte 189 magasins et réalise un chiffre d’affaires de 730 millions d’euros. M. Blandinières souhaitait ainsi renforcer le pôle distribution de la coopérative autour de trois enseignes, Gamm vert, Jardiland...




                        

                        


<article-nb="2018/07/03/19-16">
<filnamedate="20180703"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180703"><AAMMJJHH="2018070319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Le fondateur de Tesla emprunte plus aux codes de la Silicon Valley qu’à ceux de Detroit mais réussira-t-il à produire 500 000 voitures en 2020, s’interroge Philippe Escande, l’éditorialiste économique dans sa chronique.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Elon Musk invente l’industrie automobile vue comme une start-up »

Le fondateur de Tesla emprunte plus aux codes de la Silicon Valley qu’à ceux de Detroit mais réussira-t-il à produire 500 000 voitures en 2020, s’interroge Philippe Escande, l’éditorialiste économique dans sa chronique.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 11h27
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique Pertes & profits. Elon Musk a une nouvelle petite amie. Une musicienne canadienne de 30 ans qui se fait appeler Grimes. Une reine de la scène électro-pop américaine aux cheveux noirs de jais et aux tenues un brin gothiques. Elle a appris à Elon l’importance des vibrations. « Il y a de bonnes vibrations chez Tesla, affirme-t-il désormais. Quand vous allez chez Ford, on dirait la morgue. » Cela ne suffit pas à Elon Musk de vouloir envoyer des hommes sur Mars et de les faire voyager sous terre à la vitesse du son, il lui faut redonner des bonnes vibrations à une industrie plus que centenaire.
En réalisant enfin, avec six mois de retard, son objectif de production de 7 000 voitures par semaine, Elon Musk touche l’un de ses rêves les plus chers, devenir un vrai constructeur automobile. Les vibrations en plus. « Cela va vous paraître ringard, mais chez Tesla, nous construisons nos voitures avec amour », assure-t-il. Et de l’amour, il lui en faudra encore beaucoup, ainsi qu’à ses 40 000 salariés, pour atteindre son ambition de produire 500 000 voitures en 2020. Piqués au vif, ces croque-morts de Ford ont vite fait remarquer à l’arrogant Musk qu’il leur fallait quatre heures pour produire les 7 000 voitures que Tesla a péniblement fabriquées durant la dernière semaine de juin.

Un patron charismatique
Mais qu’importe. Pour l’instant, ce qui compte pour le plus médiatique des patrons américains, c’est de ne pas perdre le fil de l’histoire qu’il raconte à la Bourse de New York depuis huit ans. C’est le nerf de la guerre pour une entreprise qui n’a jamais gagné de l’argent et dont la trésorerie reste encore négative. Périodiquement, il tend la sébile pour récolter quelques dollars de plus. Les analystes s’attendent à ce qu’il demande 2 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros) supplémentaires d’ici à la fin de l’année. Et cela fonctionne au-delà des espérances. Avec 56 milliards de dollars de...




                        

                        


<article-nb="2018/07/03/19-17">
<filnamedate="20180703"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180703"><AAMMJJHH="2018070319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Le fonds créé par Daniel Loeb évoque une organisation « bureaucratique » et « léthargique » et une stratégie « embrouillée » du groupe veveysan.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’activiste Third Point pousse Nestlé à céder ses parts dans L’Oréal

Le fonds créé par Daniel Loeb évoque une organisation « bureaucratique » et « léthargique » et une stratégie « embrouillée » du groupe veveysan.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 11h21
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            
Nouveau coup de froid pour Nestlé. A la manœuvre, le fonds activiste américain Third Point. Un an quasiment jour pour jour après son entrée au capital du numéro un mondial de l’agroalimentaire, Daniel Loeb, son fondateur, a réitéré ses exigences. Dont l’une jugée prioritaire à ses yeux : la cession des 23 % du capital de L’Oréal qu’il possède.
M. Loeb ne fait pas mystère de ses intentions. Il avait déjà publiquement claironné l’acquisition de 1,3 % du capital, fin juin 2017 pour 3,5 milliards de dollars (3,1 milliards d’euros). Dimanche 1er juillet, il a mis en ligne une présentation stratégique, sa « road map » et diffusé le courrier adressé au conseil d’administration du groupe de Vevey et à son patron Mark Schneider.
Remède de cheval pour Nestlé
Le ton n’est guère amène pour évoquer le bilan de l’année écoulée. « La croissance organique des ventes a faibli alors que Nestlé continue à perdre des parts de marché dans des secteurs clés et l’action a sous-performé », assène-t-il. Même s’il reconnaît « que l’entreprise a pris quelques mesures en accord avec ses suggestions », il en questionne le rythme et l’amplitude qu’il juge « modestes ». Plus cinglant encore, il qualifie la stratégie « d’embrouillée » et se dit préoccupé par le fait que Nestlé « n’a pas totalement pris en compte l’évolution rapide du comportement des consommateurs qui menace son futur ». Il n’hésite pas à évoquer une organisation « bureaucratique » et « léthargique ».
Un diagnostic mais aussi un remède… de cheval pour Nestlé. L’activiste lui conseille de se défaire des parts de L’Oréal, de mettre en vente 15 % des activités, de faire des acquisitions et des achats d’actions, de se scinder en trois pôles, boisson, nutrition et épicerie.
Pourfendant l’accusation de léthargie, le groupe de Vevey n’a pas tardé à répondre au billet doux. Dans un communiqué publié lundi 2 juillet, il liste les actions menées en...




                        

                        


<article-nb="2018/07/03/19-18">
<filnamedate="20180703"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180703"><AAMMJJHH="2018070319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ L’ancien vice-président du Medef prend la tête de l’organisation patronale pour les cinq prochaines années. Il a battu Alexandre Saubot en rassemblant 55,8 % des voix.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Geoffroy Roux de Bézieux élu à la tête du Medef

L’ancien vice-président du Medef prend la tête de l’organisation patronale pour les cinq prochaines années. Il a battu Alexandre Saubot en rassemblant 55,8 % des voix.



Le Monde
 |    03.07.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 13h41
    |

            Sarah Belouezzane et 
Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



   


C’est une véritable course de fond que vient de terminer Geoffroy Roux de Bézieux. Mardi 3 juillet, l’ancien vice-président délégué du Medef a été élu pour cinq ans à la tête de l’organisation patronale avec 55,8 % des voix. Il a été élu avec 284 voix sur 555 inscrits par les fédérations professionnelles et les Medef territoriaux qui siègent à l’Assemblée générale de l’organisation patronale. Son opposant, Alexandre Saubot, ancien président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), a obtenu 224 voix.
En décrochant l’or, cet adepte du triathlon, peu connu du grand public, aura presque fait oublier qu’il est en campagne depuis plus de cinq ans. Il y a encore quelques années, qui aurait parié sur celui que certains décrivaient comme un dilettante ? Surtout face au « M. Social » du Medef… L’ancien rugbyman, dont le nez cassé rappelle aussi sa passion pour la boxe, avait pourtant déjà marqué des points en 2013 face à Pierre Gattaz avant de rallier in extremis le patron de Radiall.

        Lire aussi :
         

                Medef : duel de style pour l’élection à la présidence



Cinq ans plus tard, Geoffroy Roux de Bézieux, qui vient de fêter ses 56 ans, tient enfin sa revanche. Pour l’emporter, le fondateur du groupe Notus Technologies, actionnaire entre autres d’Oliviers & Co, n’aura pas ménagé ses efforts. « La dernière fois, j’étais arrivé en outsider, raconte-t-il. J’avais une notoriété extérieure, mais pas du tout au Medef. J’ai appris sur le fonctionnement de l’organisation. » Nommé vice-président délégué en 2013, chargé de l’économie, « GRB », comme il est surnommé, profite de ses nouvelles fonctions pour travailler son image, en bossant ses dossiers et en labourant le terrain. « Les mauvaises langues disent que le seul dossier qu’il ait eu à gérer, c’est le prélèvement à la source », plaisante à moitié un soutien d’Alexandre Saubot. « Il a mûri, il a pris du poids politique, tempère un haut gradé du Medef. Il a intégré des préoccupations qui ne pesaient pas forcément dans son esprit. Il connaît le Medef et s’est chargé de sujets pas faciles. Il y a cinq ans, je n’avais pas voté pour lui. »
« Un style plus flamboyant, plus moderne »
Lors de cette campagne 2018, Geoffroy Roux de Bézieux s’est présenté comme le « candidat de la transformation numérique ». Et mis en avant son expérience dans les nouvelles technologies. Après un diplôme de l’Essec et un job chez L’Oréal, le trentenaire, qui a effectué son service militaire dans les commandos de marine, crée en 1996 The Phone House qu’il revend huit ans plus tard. Autre succès dans la téléphonie mobile : Virgin Mobile, cédé depuis au milliardaire Patrick Drahi. De quoi lui assurer une jolie petite fortune qui lui permet de lancer, en 2014, Notus Technologies, un « groupe 100 % patrimonial ».
Toutes ces années, Geoffroy Roux de Bézieux, qui se vante d’être un « serial entrepreneur », a aussi travaillé ses réseaux. L’ex-président de l’association patronale CroissancePlus a également siégé à la fin des années 2000 à la commission Attali pour la libération de la croissance où il a rencontré un certain… Emmanuel Macron. Catholique pratiquant et père de quatre enfants, Geoffroy Roux de Bézieux est dépeint par ses soutiens comme « à l’écoute et respectueux » avec « un petit côté chef de bande ». « J’étais inquiet pour la période de campagne, car il était cash et n’était pas prêt à tout pour gagner, confie Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment. Mais il est déterminé, constant, il avance, et globalement, il fait le job lors de cette période compliquée humainement. »

        Lire aussi :
         

                Il est comme ça… Geoffroy Roux de Bézieux



Réputé très libéral en économie, ce fils de banquier a mis (un peu) d’eau dans son vin pendant la campagne, mais pas au point de se renier sur le social dont il n’est pas le plus fervent défenseur. « Roux de Bézieux n’est pas vraiment dans le dialogue social, notait récemment un DRH de grand groupe. En mettant en avant la nouvelle économie, ça lui donne un style plus flamboyant, plus moderne. Mais c’est un coup de com’, la nouvelle économie dans le Medef, ça ne pèse rien. » 
« Son défaut, c’est le social »
Durant sa campagne, Geoffroy Roux de Bézieux a surjoué le côté collectif en s’affichant systématiquement vers la fin avec Patrick Martin, président du Medef Auvergne Rhône-Alpes et ex-prétendant rallié à sa candidature. Une façon aussi de séduire les territoires pour ne pas apparaître uniquement comme le candidat des start-up. « On a besoin d’unité dans cette maison et Geoffroy a cette capacité à nous fédérer », estimait, avant l’élection, M. Martin. « Roux de Bézieux, c’est un consensuel, et c’est nécessaire aujourd’hui d’avoir quelqu’un de consensuel à la tête du Medef, même s’il va toujours chercher à noyer le poisson pour avoir le moins de conflits possible, ajoute un autre de ses soutiens. Son défaut, c’est le social, mais on veillera à ce qu’il ait aussi cette dimension. »
Quelques fiches ne seront pas de trop. Interrogé le 30 juin sur le montant du smic sur RTL, l’ancien président de l’Unédic a répondu « en mensuel, 1 280 net, quelque chose comme ça ». Soit 110 euros de plus que le montant réel du salaire minimal, montrant par là qu’il avait encore du chemin à faire en matière de connaissance des dossiers.

        Lire aussi :
         

                Au Medef, Geoffroy Roux de Bézieux prend une longueur d’avance






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/03/19-19">
<filnamedate="20180703"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180703"><AAMMJJHH="2018070319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Les deux frères ennemis des cantines Sodexo et Elior, alliés à des as de la cuisine, se battent pour remporter le marché prestigieux des restaurants de la « dame de fer ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Gastronomie : combat des chefs pour le restaurant de la tour Eiffel

Les deux frères ennemis des cantines Sodexo et Elior, alliés à des as de la cuisine, se battent pour remporter le marché prestigieux des restaurants de la « dame de fer ».



Le Monde
 |    03.07.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
03.07.2018 à 13h57
    |

            Isabelle Chaperon et 
Guy Dutheil








                        



                                


                            

Au menu, coups fourrés et petits fours. Piques et toques. Prestige et vertige. La bagarre aux couteaux à laquelle se livrent Sodexo et Elior pour conquérir la restauration de la tour Eiffel recèle tous les ingrédients d’un thriller glamour et haletant. Inutile, toutefois, de cuisiner les protagonistes : ils se taisent. L’épilogue, toutefois, se rapproche.
La commission d’appel d’offres de la Société d’exploitation de la tour Eiffel (SETE) a, en effet, prévu d’ouvrir les enveloppes des postulants jeudi 5 juillet. Le choix sera opéré dans la foulée. Il devra néanmoins être confirmé par la Mairie de Paris, qui détient 60 % de la SETE.
Une carte de visite unique
Sodexo et Elior, les deux frères ennemis de la restauration collective et des services, avaient été les deux seuls à répondre à l’appel à candidatures lancé en novembre 2017. En jeu, la signature d’une concession pour dix ans, à partir de septembre 2019, portant sur « la gestion et l’exploitation des services de restauration et de boissons de la tour Eiffel ».
Outre le restaurant gastronomique Jules Verne (une étoile au Michelin), situé au 2e étage, et la brasserie le 58 Tour Eiffel (au 1er étage), le périmètre comprend également « une offre de vente à emporter (…) et une offre de traiteur relative aux réceptions et autres événements ponctuels organisés au sein du salon Gustave-Eiffel ». S’y ajoute, enfin, l’assistance à la gestion du restaurant d’entreprise de la SETE, qui emploie 340 salariés.
A la clé, un chiffre d’affaires de près de 40 millions d’euros en 2016 – pour un bénéfice net de 5 millions d’euros, selon plusieurs sources. A lui seul, le restaurant du chef multi-étoilé Alain Ducasse, Le Jules Verne, représente 17 millions d’euros de revenus. Une belle affaire au rayonnement exceptionnel. Le monument iconique de Paris, qui reçoit près de 6 millions de visiteurs par an, offre une carte de visite unique pour promouvoir...




                        

                        


<article-nb="2018/07/03/19-20">
