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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ La dernière attaque, début juin, attribué au groupe djihadiste nigérian, avait tué au moins dix personnes dans la ville de Diffa.
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Compte rendu

Dix soldats tués et quatre disparus dans une attaque de Boko Haram au Niger

La dernière attaque, début juin, attribué au groupe djihadiste nigérian, avait tué au moins dix personnes dans la ville de Diffa.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 02.07.2018 à 09h05

     •
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        Mis à jour le 02.07.2018 à 09h54






    
L’attaque attribuée au groupe djihadiste nigérian Boko Haram qui a fait 10 morts et 4 disparus, samedi 30 juin 2018, a eu lieu en bordure du lac Tchad, près de la frontière du Nigeria.
Crédits : Google Maps


Dix soldats nigériens ont été tués et quatre portés disparus dans une attaque attribuée au groupe djihadiste nigérian Boko Haram contre une position militaire dans le sud-est du Niger, proche du Nigeria, a indiqué, dimanche soir 1er juillet, le ministère de la défense. « Nous avons un bilan provisoire de dix morts, quatre disparus et trois blessés », a déclaré à l’AFP son porte-parole le colonel Abdoul-Aziz Touré.
L’attaque menée par « Boko Haram » a visé « des positions de l’armée » nigérienne à Bla Brin, un village situé non loin du bassin du lac Tchad, à 40 km de la ville de N’Guigmi, a-t-il précisé.
L’attaque avait été rapportée dans un premier temps par un responsable de l’ONG Alternative espace citoyen, Kaka Touda Goni, sur sa page Facebook, où il parlait de deux soldats tués dans la nuit de samedi à dimanche, ainsi que par une source sécuritaire.
Zone de « résidus »
La dernière attaque attribuée au groupe nigérian Boko Haram remontait à début juin. Trois kamikazes avaient fait exploser leur ceinture d’explosifs en différents endroits de la ville de Diffa, la capitale régionale, tuant personnes au moins dix personnes.
La région de Diffa est le théâtre depuis février 2015 de nombreuses attaques de Boko Haram, groupe basé dans le nord-est du Nigeria voisin.

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Fin avril, Niamey avait annoncé une opération militaire régionale d’envergure dans le bassin du lac Tchad – commun au Niger, au Tchad, au Nigeria et au Cameroun – pour débarrasser la zone des « résidus » de Boko Haram. Cette opération devait permettre « d’installer nos systèmes de sécurité » et de favoriser le retour de milliers de personnes ayant fui depuis 2015 les îles du lac Tchad, avait déclaré le ministre nigérien de la défense, Kalla Moutari, en jugeant que, même « totalement affaibli », Boko Haram continuait de représenter « une menace réelle ».
En plus des attaques de Boko Haram dans le sud-est, le Niger doit faire face aux attaques récurrentes des islamistes de groupes sahéliens dans le nord et dans l’ouest.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Au lendemain d’un nouvelle attaque contre la force conjointe du G5 Sahel à Gao, le chef de l’Etat français se rend en Mauritanie.
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Mini-tournée africaine pour Emmanuel Macron, consacrée au G5 Sahel et à la sécurité

Au lendemain d’un nouvelle attaque contre la force conjointe du G5 Sahel à Gao, le chef de l’Etat français se rend en Mauritanie.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 09h01
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 09h45
   





                        


Emmanuel Macron était attendu, lundi 2 juillet, à Nouakchott, la capitale de la Mauritanie, pour un déjeuner avec les chefs d’Etat de l’Union africaine (UA), suivi d’une rencontre avec ses homologues du G5 Sahel, un double échange consacré à la sécurité en Afrique sur fond de « failles » persistantes et d’un durcissement de la ligne américaine.
Pour la première étape de sa mini-tournée africaine avant Lagos et Abuja, au Nigeria, le chef de l’Etat français doit participer à un déjeuner à huis clos au palais des congrès de la capitale mauritanienne qui accueille le 31e sommet de l’UA. Il devrait renouveler à cette occasion « son soutien à l’initiative de l’Union africaine en vue d’assurer un financement autonome et prévisible des opérations africaines de paix », selon l’Elysée . Un enjeu de taille se heurtant aux réticences de Washington, qui privilégie l’aide bilatérale à l’aide multilatérale et souhaite couper dans le budget onusien.
Sommet de l’Union africaine
« Cette attitude américaine justifie a fortiori la volonté des Africains, soutenus par la France, de prendre en charge leur sécurité », relève-t-on à Paris. « Les Africains font un vrai effort politique, financier et logistique pour ce faire, ce serait paradoxal que les Etats-Unis nous disent “on ne va pas les aider” au moment où les Africains font eux-mêmes l’effort. »
« Cet effort de l’UA et extrêmement important et nous ferons tout en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour nous assurer que les Nations unies répondent à cet appel », ajoute-t-on, d’autant qu’« avec l’effort financier militaire de l’UA, les contributeurs aux Nations unies en sortiront gagnants, nous allons donc tout faire pour convaincre nos partenaires américains ».

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La marge de manœuvre s’annonce étroite. Un « financement autonome et prévisible » des opérations africaines de paix, également prôné par l’Organisation des Nations unies (ONU) afin de réduire l’écart entre les objectifs et les ressources, suggère une hausse, ou du moins un maintien des contributions des Etats membres. Or, les Etats-Unis, premiers contributeurs individuels au budget de maintien de la paix, ont décidé sous l’administration Trump de réduire leur part à 25 % du total contre 28,5 % actuellement.
Rencontre avec les Etats membres du G5 Sahel
Même problématique concernant la force régionale du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie) composée de 5 000 hommes et lancée en 2017 avec le soutien de la France pour lutter contre les groupes djihadistes dans la bande sahélo-saharienne.
La lente montée en puissance de cette force, théoriquement appelée à prendre le relais de la force française « Barkhane » déployée dans la région, fera l’objet d’une rencontre entre Emmanuel Macron et ses homologues du G5 lundi, après le déjeuner avec les pays membre de l’UA. « Ce sera notamment l’occasion de constater les progrès opérationnels de la force conjointe qui réalise actuellement sa quatrième opération et qui en prévoit d’autres dans les semaines à venir sur l’ensemble des fuseaux », explique-t-on à Paris.

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Sur le plan du financement, « on peut constater qu’il y a un début de mise en œuvre concret ». « Dans tous les états-majors du G5 Sahel, des primes ont été versées avec un effet rétroactif (…) et il y a des équipements qui sont attendus, de protection individuelle, qui devraient être livrés à la fin de l’été, d’autres équipements d’ici la fin de l’année. » « C’est un processus complexe, mais les tuyaux sont branchés et ça commence à donner des résultats concrets », assure-t-on à l’Elysée.
Une première
Cependant la question du financement reste entière. Lors d’une visite à Paris au début de juin, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, dont le pays préside le G5 Sahel, avait appelé à « chercher des sources de financement pour les autres années ».
Très symbolique, la visite du collège de défense du G5 Sahel, école régionale de guerre qui accueillera ses premiers stagiaires en octobre, a lieu après un attentat-suicide commis vendredi contre le QG de la force régionale à Sévaré, à l’est de Mopti, dans le centre du Mali. Cette attaque sans précédent a fait six morts, dont deux militaires de la force conjointe et a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) d’Iyad Ag-Ghali. « Si l’état-major a été attaqué, c’est qu’il y a énormément de failles que nous nous devons de corriger si nous voulons stabiliser la région du Sahel », a reconnu le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, dans une interview à France 24 diffusée dimanche.
Le matin même, ce sont les soldats français de l’opération « Barkhane » qui ont été visés à Gao, la ville qui abrite la base principale de la force. L’attaque-suicide s’est produite à 10 h 50 heure locale, contre une patrouille dans le quartier d’Aljabandia. « Le bilan est de quatre morts et vingt-quatre blessés parmi les civils, de quatre blessés sérieux chez “Barkhane” », a déclaré l’état-major français, pour qui il s’agit d’une « attaque délibérée visant “Barkhane” sans souci de la population ». C’est une première : jusqu’alors les attentats n’avaient visé que des emprises militaires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Elle inspire par ses paysages, ses artistes et son modèle démocratique. Mais l’Islande rêvée correspond-elle à la réalité ? Entretien avec Michel Sallé, auteur d’une « Histoire de l’Islande, des origines à nos jours ».
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                Des sagas médiévales à Björk, pourquoi l’Islande fascine


Elle inspire par ses paysages, ses artistes et son modèle démocratique. Mais l’Islande rêvée correspond-elle à la réalité ? Entretien avec Michel Sallé, auteur d’une « Histoire de l’Islande, des origines à nos jours ».

Le Monde
                 |                 02.07.2018 à 08h00
                 |

            Marie Charrel

















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Son modèle démocratique et paritaire est une source d’inspiration. Ses paysages et ses artistes fascinent. Pourquoi l’Islande fait-elle rêver ? Quelle est son histoire ? Comment sa littérature s’est-elle développée ? Pour Michel Sallé, docteur en sciences politiques et fin connaisseur du pays, la spécificité de l’île tient à la fois à sa résilience et à son ouverture. Il publie l’ouvrage « Histoire de l’Islande, des origines à nos jours » aux éditions Tallandier (paru le 14 juin 2018), coécrit avec Æsa Sigurjonsdottir, professeure d’histoire de l’art à l’université d’Islande.

        Rendez-vous au Monde Festival 2018 :
         

          Islande, une passion française



Pourquoi l’Islande passionne-t-elle autant les Français ?
Cette fascination n’est pas spécifiquement tricolore. Elle s’inscrit dans un mouvement général d’intérêt pour l’île : depuis quelques années, tout le monde redécouvre l’Islande. Le nombre de touristes a considérablement augmenté. Cet attrait tient autant à la beauté de ses paysages qu’à sa littérature et sa musique, incarnée par Björk, mais pas seulement : de plus en plus de groupes de Reykjavík tournent désormais à l’étranger.
Au regard de la petite taille de sa population (un peu moins de 350 000 habitants), l’île compte un nombre important d’artistes. Comment l’expliquer ?
La culture a toujours tenu une place de premier plan en Islande. Cela a commencé, bien sûr, avec les fameuses sagas médiévales. Au XIXe siècle, les poètes romantiques ont contribué à forger les valeurs islandaises, autour de la nature, et l’identité de l’île, dans le cadre du mouvement d’indépendance face au Danemark.
De plus, les Islandais ont eu très tôt accès à la lecture, notamment sous l’impulsion de l’Eglise protestante : le pasteur désirait que le plus grand nombre puisse lire la bible !
Aujourd’hui encore, les arts tiennent une grande place dans l’éducation scolaire, et la création artistique est très valorisée : cela contribue probablement à expliquer pourquoi le pays compte de nombreux écrivains et musiciens.
L’Islande, dont le Parlement fut fondé en 930 (l’Althing, ou Alþingi en islandais), est souvent citée comme un modèle démocratique. A juste titre ?
Oui, mais ses institutions ont malgré tout des hauts et des bas. Après la crise financière de 2008, un mouvement pour la réécriture de la Constitution par la société civile est né, suscitant l’admiration à l’étranger, qui voyait là une révolution démocratique audacieuse. Il est vrai que cette Constitution est un texte ancien, calqué sur le modèle danois lors de l’indépendance du pays, en 1944. Sa première version date de 1874 ! Hélas, la réécriture de la Constitution, si prometteuse, a fini par échouer dans l’indifférence générale.
Ajoutons qu’en 2016, le premier ministre Sigmundur David Gunnlaugsson fut rattrapé par les Panama Papers, le scandale des sociétés dissimulées dans les paradis fiscaux. Si elle inspire, la démocratie islandaise est donc loin d’être parfaite.
En matière d’égalité hommes-femmes et de parité, l’île est en avance au regard du reste de l’Europe, à l’exemple de l’ensemble des pays nordiques.
C’est vrai, même si là aussi, tout n’est pas parfait. Une anecdote à cet égard : le nouveau conseil municipal de Reykjavík, issu des élections de mai dernier, recense quinze femmes et huit hommes ; il est plus que paritaire !
Si l’on remonte l’histoire, les sagas contenaient déjà des figures féminines puissantes. Au XIXe siècle, la suffragette Briet Bjarnhéðinsdóttir (1856-1940) s’est vaillamment battue pour le droit des femmes. Celles-ci votèrent pour la première fois en 1908, d’abord pour les municipales. En 1975, elles se mirent en grève pour obtenir l’égalité des salaires.
Aujourd’hui, les Islandaises n’ont aucun mal à décrocher des postes élevés dans les entreprises ou conseils d’administration. Cela semble naturel. Le plafond de verre y est beaucoup moins fort qu’en France.
L’ouvrage que vous avez coécrit retrace l’histoire de l’île depuis ses origines. Comment la caractériseriez-vous ?
Deux traits permettent de comprendre les Islandais. Le premier est leur grande résilience. Il ne faut pas oublier que l’île a été pauvre jusqu’au sortir de la Seconde Guerre mondiale, où elle était encore peuplée de pêcheurs et paysans. Son histoire est rythmée par les épidémies, les hivers rigoureux et les éruptions destructrices, mais son peuple s’est toujours relevé.
Le second trait des Islandais est leur grande ouverture. Ils ont toujours été curieux et ouverts au monde, ce qui se traduit notamment par leur appétit pour la culture. A l’époque des sagas, déjà, les échanges entre l’Islande, l’Irlande, les îles Hébrides et le Danemark étaient intenses. Et l’information circulait très vite : presque tout le monde était rapidement au courant des nouvelles sur l’île, notamment grâce aux troubadours.
A quels défis l’île est-elle aujourd’hui confrontée ?
Ces prochaines années, elle va devoir gérer le flux considérable de touristes, qui explose depuis cinq ans. Comment concilier cela avec la protection de la nature ? Une réflexion de long terme sur le sujet est indispensable. D’autant que beaucoup d’Islandais ont investi pour profiter de la hausse du nombre de visiteurs, en achetant des appartements pour les louer sur la plate-forme Airbnb. Pour l’instant, l’économie va bien, mais cette frénésie immobilière peut laisser craindre une surchauffe.
La bonne santé de l’économie a par ailleurs attiré beaucoup de travailleurs étrangers. A cet égard, 2017 a été une année exceptionnelle, tant par les arrivées d’étrangers que par le retour de citoyens islandais. La population frôle désormais les 350 000 personnes, si bien que le pays approche une taille critique, au sens où il ne lui est plus possible de fonctionner comme une grosse communauté, où tout le monde se connaît.
A cette croissance démographique s’ajoute la concentration des habitants dans la capitale, tandis que les campagnes se vident. Que faire ensemble, quel projet commun ? L’Islande est aujourd’hui à un croisement de son histoire.
Le Monde organise dans le cadre du Monde festival une rencontre avec les romanciers islandais Audur Ava Ólafsdottir et Arni Thorarinsson, le traducteur littéraire Eric Boury, et Mathias Malzieu, auteur-compositeur et chanteur du groupe de rock français Dionysos. L’événement se tiendra samedi 6 octobre 2018 de 14h00 à 15h30 à l’Opéra Bastille (studio).

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra.
Un verbe qui résonne comme un appel pour ce rendez-vous de la rentrée désormais incontournable, porté par les journalistes du Monde, qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles.
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
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Marie Charrel
    













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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Dans un long article, l’hebdomadaire Der Spiegel a estimé que la politique d’Angela Merkel « est comme le jeu de l’équipe nationale en Russie : essoufflée, usée, fatiguée ».
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Le football, sismographe de la politique allemande

Dans un long article, l’hebdomadaire Der Spiegel a estimé que la politique d’Angela Merkel « est comme le jeu de l’équipe nationale en Russie : essoufflée, usée, fatiguée ».



Le Monde
 |    02.07.2018 à 04h14
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 06h32
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            LETTRE DE BERLIN

Un drapeau allemand dont les trois couleurs – noir, rouge et jaune – sont en train de lamentablement couler. Et puis ce titre : « Football, politique, économie : il était une fois un pays puissant ». La « une » du Spiegel, samedi 30 juin, était résolument crépusculaire.
Trois jours après l’élimination de l’Allemagne dès le premier tour du Mondial russe, l’hebdomadaire n’a pas hésité à dresser un parallèle entre la défaite de la « Mannschaft » face à la Corée du Sud, la crise qui secoue le gouvernement allemand et affaiblit la chancelière Angela Merkel, défiée par son ministre de l’intérieur Horst Seehofer, et les scandales qui affectent l’industrie automobile du pays.
« Le football et l’équipe nationale ont souvent été un sismographe de l’état du pays. C’est le cas en cet été 2018. L’Allemagne est politiquement et footballistiquement épuisée, et le scandale du diesel l’affecte honteusement. Comment en est-on arrivé là ? », demande le Spiegel.
Destinées parallèles
Dans un long article de sept pages, l’hebdomadaire développe ainsi la thèse selon laquelle « l’histoire du pays peut se raconter à travers les succès de l’équipe nationale de football ».
1954 : victoire de la République fédérale d’Allemagne (RFA) à la Coupe du monde organisée cette année-là en Suisse, au moment où le pays, neuf ans après la fin de la seconde guerre mondiale, faisait véritablement son entrée dans le concert des nations occidentales.
1990 : nouvelle victoire de la RFA au Mondial italien cette fois, huit mois après la chute du mur de Berlin et trois mois avant la réunification du pays. 2014 : l’Allemagne encore championne du monde, au Brésil cette année-là, alors qu’Angela Merkel se trouvait en pleine gloire, un an après sa plus éclatante victoire électorale, aux législatives de 2013. A l’époque, écrit le Spiegel, cette dernière était « la chancelière d’une Allemagne moderne, la chancelière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Le ministre de l’intérieur, Horst Seehofer, qui conteste la politique migratoire d’Angela Merkel, a offert de démissionner. Tous deux ont rendez-vous à 17 heures, lundi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/07/2018
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Migrants : journée-clé pour Angela Merkel

Le ministre de l’intérieur, Horst Seehofer, qui conteste la politique migratoire d’Angela Merkel, a offert de démissionner. Tous deux ont rendez-vous à 17 heures, lundi.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 02h59
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 07h30
   





                        



   


Angela Merkel reste empêtrée dans une crise politique majeure. La chancelière allemande et l’aile la plus à droite de sa coalition gouvernementale, l’Union chrétienne-sociale (CSU) bavaroise, doivent se réunir lundi 2 juillet pour une ultime tentative destinée à résoudre le conflit sur les migrants qui menace de faire tomber le gouvernement.
Au centre du bras de fer : la politique migratoire de Mme Merkel, jugée trop laxiste par la CSU, membre de la coalition gouvernementale mise en place en mars après des mois de difficiles tractations. Le président de cette formation, et ministre de l’intérieur, Horst Seehofer, qui mène la fronde, a offert dimanche de démissionner face à l’impasse, lors d’une réunion de la CSU qui a duré une dizaine d’heures à Munich, rapporte l’Agence France-presse (AFP).
Plusieurs de ses proches l’ont toutefois convaincu de ne pas mettre immédiatement son projet à exécution, selon des participants, cités de même source. M. Seehofer compte donc rencontrer dans le courant de la journée de lundi la chancelière pour une tentative « de la dernière chance » de forger un compromis. Mme Merkel et M. Seehofer devaient se retrouver à 17 heures au siège de la CDU, à Berlin.

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Merkel reste ferme
Le conflit porte sur le traitement des migrants arrivant en Allemagne mais déjà enregistrés dans d’autres pays de l’Union européenne (UE). Le ministre veut les refouler à la frontière, ce que refuse Angela Merkel pour ne pas créer d’« effet domino » en Europe.
Devant les cadres de son mouvement, M. Seehofer a évoqué trois scénarios. Il a expliqué qu’il pouvait soit céder à la chancelière et rentrer dans le rang, soit passer outre les objections de cette dernière et imposer de son propre chef les refoulements aux frontières – ce qui entraînerait toutefois son limogeage et l’éclatement du gouvernement de coalition –, soit démissionner. Et il a ajouté, selon des participants, que son choix s’était porté sur cette troisième option.
S’il devait confirmer lundi son départ, les conséquences pour l’avenir du gouvernement seraient potentiellement graves. La question serait alors de savoir si le parti du ministre quitte lui aussi la coalition. Dans pareil cas, la chancelière se verrait privée de majorité au Bundestag, avec sans doute à la clé des élections anticipées.
Le parti bavarois pourrait aussi se contenter de remplacer M. Seehofer, dont les relations avec Angela Merkel étaient devenues exécrables, par une personnalité plus à même de négocier un compromis migratoire avec la chancelière.
Il ne sera pas aisé toutefois lundi de trouver un terrain d’entente entre les deux formations longtemps alliées mais aujourd’hui largement opposées. Angela Merkel reste en effet inflexible. Et elle a obtenu, dimanche soir à Berlin, le soutien quasi unanime des instances dirigeantes de son parti, la CDU. Ces dernières ont, dans une motion, refusé toute décision « unilatérale » nationale pour refouler les migrants, comme celle que souhaite M. Seehofer.
Une chancelière ouvertement contestée
Ce dernier conflit au sein du camp conservateur allemand sur les migrants a éclaté vers la mi-juin lorsque la chancelière a bloqué le projet de son ministre sur les refoulements de migrants. Mais il est en réalité quasi permanent depuis la décision controversée prise en 2015 par Angela Merkel d’ouvrir les frontières de son pays à des centaines de milliers de candidats à l’asile.
Le parti bavarois CSU n’a cessé depuis trois ans de dénoncer ce choix et de peser pour obtenir davantage de fermeté en matière d’asile. Il est, en outre, aiguillonné par la perspective d’élections régionales en octobre en Bavière, cruciales pour elle, où il risque de perdre sa majorité absolue face à la poussée de l’extrême droite antimigrants.
Le ministre de l’intérieur avait fixé un ultimatum au début de juillet à Angela Merkel, menaçant d’imposer ses refoulements aux frontières faute de mesures « équivalentes » au niveau européen. La chancelière pensait pouvoir amadouer ce parti rebelle grâce aux mesures prises lors du dernier sommet européen pour réduire les flux migratoires. Mais M. Seehofer les a qualifiées dimanche d’« insuffisantes ».

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Quelle que soit l’issue de la crise gouvernementale, Angela Merkel en ressortira forcément un peu plus affaiblie politiquement. Après presque treize années de pouvoir, elle est désormais ouvertement contestée outre-Rhin sur sa politique migratoire et souvent critiquée à l’étranger, notamment en Europe de l’Est et par Donald Trump.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le ministre de l’intérieur et chef de file du parti d’extrême droite la Ligue veut réunir les mouvements européens « qui veulent défendre leurs frontières ».
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En Italie, Salvini lance l’idée d’une « Ligue des ligues » en Europe

Le ministre de l’intérieur et chef de file du parti d’extrême droite la Ligue veut réunir les mouvements européens « qui veulent défendre leurs frontières ».



Le Monde
 |    02.07.2018 à 00h11
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 09h14
   





                        



   


Le ministre de l’intérieur italien et chef de file de la Ligue, Matteo Salvini, a lancé dimanche 1er juillet l’idée « d’une Ligue des ligues en Europe », réunissant les mouvements « qui veulent défendre leurs frontières », à l’occasion du rassemblement annuel de son parti souverainiste à Pontida, dans le nord de l’Italie.
« Je pense à une Ligue des ligues en Europe, qui unisse tous les mouvements libres qui veulent défendre le bien-être de leurs enfants », a lancé M. Salvini devant des milliers de sympathisants qui l’acclamaient. Plus tôt, il avait annoncé que les élections européennes de mai 2019 seraient « un référendum entre l’élite, le monde de la finance et celui du travail réel, entre une Europe sans frontières avec une immigration de masse et une Europe qui protège ses citoyens ».
« C’est une émotion indescriptible. Faites arriver le cri d’amour qui vient de Pontida », a poursuivi M. Salvini sur une grande scène où figuraient les slogans « Le bon sens au gouvernement » et « Les Italiens d’abord », leitmotiv du chef de file du parti xénophobe.
Selon les médias, quelque 50 000 personnes sont venues de toute l’Italie pour cette grand-messe du mouvement d’extrême droite organisée à Pontida, près de Bergame, où serait née, en 1167, la Ligue lombarde, une alliance de villes du nord de l’Italie contre l’empereur Frédéric Barberousse.
Macron appelé à « se laver la bouche »
Sur des stands représentant les régions de la Péninsule étaient vendus des tee-shirts à l’effigie de M. Salvini avec le slogan « La belle vie, c’est ultra fini », en référence aux récents propos du chef de la Ligue qui avait déclaré que « pour les migrants clandestins, la belle vie, c’est fini ».

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Fort du double portefeuille de vice-premier ministre et de ministre de l’intérieur, dont il est titulaire depuis un mois, M. Salvini a réussi à imposer le thème des migrants à l’agenda européen en interdisant, au début de juin, l’accès aux ports italiens aux navires des ONG portant secours aux migrants en Méditerranée. Il les accuse d’être complices des passeurs, ce qu’elles contestent avec virulence. « La décision d’ouvrir les ports ou de les fermer, c’est le ministre de l’intérieur qui la prend », a-t-il martelé dimanche.
Cette décision est à l’origine de tensions diplomatiques avec la France, cette dernière ayant accusé Rome d’« irresponsabilité » et M. Salvini rétorquant que l’Italie n’avait pas de leçons à recevoir de la part d’un pays qui, selon lui, n’a pas tenu ses engagements en matière d’accueil. Si les relations avaient semblé se réchauffer ces derniers jours entre les deux capitales, à la faveur de rencontres entre le président du conseil, Giuseppe Conte, et le président français, Emmanuel Macron, M. Salvini n’a pas changé de ton pour autant.
Avec son style sans nuances, il a conseillé vendredi à M. Macron de « se laver la bouche parce que l’Italie a fait beaucoup plus que les Français qui continuent de repousser des personnes à Vintimille », à la frontière franco-italienne.
Large adhésion des Italiens
Une ligne dure qui semble lui réussir selon les sondages, dont un récent, réalisé à la mi-juin par Ipsos, qui a montré qu’une majorité de ses compatriotes (59 %) approuvaient ses choix en matière d’immigration.
Une large adhésion dont la Ligue, alliée du Rassemblement national (RN, ex-FN) de Marine Le Pen en France, tire tout naturellement avantage : arrivée au pouvoir aux législatives, le 4 mars, avec 17 % des voix (en troisième position), elle était créditée, samedi, de 31,2 % des intentions de votes pour les élections européennes, faisant de la formation eurosceptique le premier parti d’Italie.

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La Ligue dame le pion à son allié de la coalition gouvernementale, le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), arrivé en tête des législatives et qui reste stable à environ 30 % des intentions de vote. Luigi Di Maio, le chef de file du M5S, devenu lui aussi vice-premier ministre (et ministre de travail), a été éclipsé par son allié, les thématiques sociales portées par le M5S (comme le revenu de citoyenneté) étant reléguées au second plan.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ L’ex-maire de Mexico Andrés Manuel Lopez Obrador a obtenu, selon une estimation officielle, entre 53 % et 53,8 % des suffrages.
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Mexique : large victoire du candidat de gauche « AMLO » à la présidentielle

L’ex-maire de Mexico Andrés Manuel Lopez Obrador a obtenu, selon une estimation officielle, entre 53 % et 53,8 % des suffrages.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 19h28
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 07h43
   





                        



   


Il était le grand favori de l’élection. Le candidat de gauche Andrés Manuel Lopez Obrador a emporté la présidentielle au Mexique, dimanche 1er juillet, avec entre 53 % et 53,8 % des suffrages, selon une première estimation officielle.
M. Obrador a promis « des changements profonds » et « sans dictature ». Il a également déclaré vouloir une relation d’« amitié et de coopération » avec les Etats-Unis. Un peu plus tôt, le président américain Donald Trump l’avait félicité et s’était dit « prêt à travailler » avec le nouveau chef d’Etat mexicain.
« Il y a beaucoup à faire pour le bien à la fois des Etats-Unis et du Mexique ! », a tweeté M. Trump alors que les relations entre les deux pays se sont tendues du fait des politiques commerciale et migratoire de l’administration américaine.
Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a lui aussi félicité le nouveau président du Mexique, « un proche ami ». « Nous sommes unis par des objectifs communs. (…) Nous entretenons une relation commerciale mutuellement profitable qui fait l’envie du reste du monde. Nos efforts communs visant à mettre à jour l’accord de libre-échange nord-américain pour le XXIe siècle en sont la preuve », a tweeté M. Trudeau.
En plus du mandat présidentiel, les 89 millions d’électeurs mexicains renouvelaient plus de 18 000 mandats, dont les sièges de 500 députés et de 128 sénateurs. Ce jour de vote a été endeuillé par la mort de deux militants abattus par balles, qui s’ajoutent à la centaine de victimes enregistrée durant la campagne.
« AMLO » vainqueur de la présidentielle
Andrés Manuel Lopez Obrador, dit « AMLO », a offert une première victoire historique à la gauche dans le pays. Dans la foulée de l’annonce des résultats, l’ex-maire de Mexico a promis « des changements profonds » et « sans dictature ». Il a également dit vouloir une relation d’« amitié et de coopération » avec les Etats-Unis.
Le jeune conservateur Ricardo Anaya est en deuxième position, avec environ 22 % des suffrages, et José Antonio Meade, du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), au pouvoir, est relégué en troisième position avec environ 16 %. Ils ont tous les deux reconnu leurs défaites.
« C’est un jour historique », a lancé à la presse le vétéran de gauche, avant de voter à Mexico. « Nous allons réussir cette transformation sans violence, de manière pacifique » et « bannir du pays la corruption, le principal problème du Mexique », a promis celui qui a déjà échoué deux fois à l’élection, et qui s’est engagé à chasser « la mafia du pouvoir ».

   


AMLO a fait campagne sur un « gouvernement austère, sans luxe ni privilèges », promettant de réduire jusqu’à 50 % les salaires des hauts fonctionnaires, dont le sien, et promet de transformer en centre culturel la résidence présidentielle de Los Pinos, « hantée » selon lui par les turpitudes des précédents présidents.
A 64 ans, il veut capitaliser sur l’exaspération générale et s’est présenté comme le candidat antisystème qui chassera « la mafia du pouvoir » après le mandat de l’impopulaire Enrique Pena Nieto. Avant le vote, les sondages le créditaient de plus de 20 points d’avance sur les candidats des partis traditionnels.
De nombreux Mexicains et analystes critiquent son manque de propositions concrètes et sa rhétorique « populiste », craignant qu’il n’entraîne le pays sur la voie du Venezuela.

        Sur le scrutin  :
         

          Avant l’élection présidentielle, la soif de changement profite à « AMLO »



A Mexico, la victoire annoncée de Claudia Sheinbaum
Claudia Sheinbaum, du parti de gauche Morena d’Andres Manuel Lopez Obrador, deviendrait, selon un sondage réalisé à la sortie des urnes dimanche, la première femme élue au poste de gouverneur de la ville de Mexico. Selon l’institut Mitofsky, cette scientifique de 56 ans obtiendrait entre 47,5 % et 55,5 % des voix, loin devant les candidats des partis traditionnels, et mettant ainsi un terme à vingt ans de domination du Parti de la révolution démocratique (PRD, gauche) dans la mégapole mexicaine.

   


18 000 mandats renouvelés
La coalition menée par Lopez Obrador semblait, dimanche soir, en bonne voie pour obtenir au moins cinq postes de gouverneurs sur les neuf en jeu. Son parti était en tête dans les Etats du Veracruz, de Morelos, au Chiapas, au Tabasco ainsi que dans la capitale. Dans trois autres Etats, les résultats étaient plus serrés et ne permettaient pas d’annoncer un vainqueur, selon les instituts de sondage.
Le correspondant du Monde à Mexico, Frédéric Saliba, a constaté d’importantes files d’attente aux abords des bureaux de vote.

D’énormes files d’électeurs se forment devant certains bureaux de vote à Mexico. « Nous en sommes ici à déjà plus d… https://t.co/atrNW1MfhD— Fredsaliba (@Frédéric Saliba)


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À Mexico, certains bureaux de vote ont été montés dans les rues. Pas assez d’écoles pour accueillir le plus grand s… https://t.co/fjCGSRyXEi— Fredsaliba (@Frédéric Saliba)


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Quelque 100 000 Mexicains de l’étranger, dont 77 % aux Etats-Unis, ont par ailleurs fait parvenir leur vote, a précisé l’Institut électoral national (INE), une participation infime au vu des plus de 12 millions d’expatriés, à plus de 93 % aux Etats-Unis.
Deux nouveaux meurtres
Ce jour de vote a aussi été marqué par la mort de deux militants, tués par balle. Flora Resendiz Gonzalez, du Parti des travailleurs (PT, opposition), a été abattue près de son domicile, dans l’Etat du Michoacan (Ouest), peu avant l’ouverture des bureaux de vote pour les élections mexicaines. Plus tard, Fernando Herrera Silva, du Parti institutionnel révolutionnaire (PRI), le parti au pouvoir, a été tué à Acolihuia, dans l’Etat de Puebla (Centre). « Nous exigeons que l’Etat garantisse la sécurité du processus électoral », a indiqué le PRI dans un communiqué.

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La campagne électorale était déjà considérée comme « la plus sanglante » de l’histoire du Mexique, avec au moins 145 assassinats d’hommes politiques – dont quarante-huit candidats ou pré-candidats –, selon le cabinet d’études Etellekt.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Alors que le gouvernement italien veut expulser 500 000 immigrés illégaux, la ville de Vénétie entend résister à l’idéologie de la peur.
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Reportage

A Padoue, les églises évangéliques voient dans l’immigration africaine « un plan céleste »

Alors que le gouvernement italien veut expulser 500 000 immigrés illégaux, la ville de Vénétie entend résister à l’idéologie de la peur.

Joëlle Stolz (Padoue, envoyée spéciale)
    



LE MONDE
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        Le 01.07.2018 à 18h15

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        Mis à jour le 01.07.2018 à 18h35






    
Des migrants à proximité du centre d’accueil de Cona, près de Padoue, le 10 juillet 2017.
Crédits : TIZIANA FABI / AFP


Difficile de ne pas remarquer les Africains de Padoue : pédalant dans les rues de cette vieille cité de Vénétie où le vélo est roi, marchant vers leur travail dans la zone industrielle, bavardant à l’ombre des parcs publics, rassemblés dans des églises de toutes obédiences lors du service dominical, lieux de retrouvailles et de solidarité.
Il y a aussi, image insolite, ce personnage noir sur les célèbres fresques de Giotto qui racontent la Passion du Christ dans la chapelle des Scrovegni. Elles datent de l’aube du XIVe siècle, lorsque s’est épanouie la « Renaissance padouane », bien avant que la peinture occidentale ne fasse d’un des rois mages un Africain.

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Aujourd’hui les Africains de Padoue, originaires de 17 pays situés au sud du Sahara, ne sont pas les plus nombreux parmi les immigrés attirés par les emplois qu’offrent les 1 300 entreprises locales : quelque 4 000 personnes dans une commune de 210 000 habitants, qui compte 16 % de non-Italiens. Mais ils sont forcément plus visibles que d’autres, et l’affaire de l’Aquarius, le bateau chargé de migrants que le xénophobe ministre de l’intérieur Matteo Salvini (la Ligue, extrême droite) a refusé de laisser accoster en Italie, a braqué les projecteurs sur cette population installée parfois de longue date.
Cantiques et musique entraînante
C’est le cas de Rose, une ancienne femme de ménage contente de toucher une modeste retraite, ou de John, un Ibo originaire du sud-est du Nigeria, employé dans l’industrie du cuir de luxe, qui s’occupe le dimanche de la sono de son église, l’ICF Padova (International Christian Fellowship). Car cantiques et musique entraînante sont de rigueur. Fondée en 1998 par un couple d’Américains, cette communauté évangélique, où se côtoient Asiatiques, Latinos et Africains, dispose au centre-ville de locaux presque cossus en comparaison des lieux délabrés dont doivent se contenter d’autres églises.
On est loin, très loin des centres d’accueil de migrants carcéraux et surpeuplés de Cona et Bagnoli di Sopra, dans le sud de la province. « Mon père, ouvrier à Padoue, m’a fait venir ici », raconte John, pilier de l’ICF avec son épouse Imo. « Elle, elle est yoruba, de l’ouest du Nigeria, nous sommes un vrai mariage mixte ! », sourit-il.

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Les fidèles de l’ICF s’inquiètent-ils des polémiques actuelles ? « Il n’y a jamais eu de gros problèmes avec les autorités de Padoue, affirme Xhuli, une jeune femme originaire d’Albanie. Elles sont trop conscientes que les migrants font des travaux que les Italiens n’acceptent plus », comme le nettoyage ou les soins aux personnes, assurés, notamment, grâce à une immigration roumaine, moldave et ukrainienne.
La majorité des Africains vivent dans les quartiers périphériques de Padoue, moins chers. Il y a parfois des tensions, comme dans les HLM de Palestro, où l’association sportive Il Quadrato Meticcio (« Le carré métissé »), qui se réclame de Nelson Mandela, s’efforce d’encourager de jeunes joueurs venus du continent, future relève du football local.
« Déclaration d’antifascisme »
Sous ses airs bourgeois, Padoue est le laboratoire d’une résistance contre l’idéologie de la peur, de l’étranger comme de l’avenir, propagée par le parti dominant dans le nord de l’Italie, la Ligue, maintenant au pouvoir à Rome.
En juin 2017, une coalition de centre gauche portait la candidature aux municipales de l’entrepreneur Sergio Giordani, président du club de football Calcio Padova : appuyée par des catholiques, les écologistes et Coalizione Civica (« coalition citoyenne »), le mouvement de « réformisme participatif » d’Arturo Lorenzoni, un universitaire, elle a réussi à battre le maire sortant, Massimo Bitonci, chef de la Ligue en Vénétie, qui était soutenu par Forza Italia, la droite berlusconienne, et les postfascistes de Fratelli d’Italia. Une récente décision du conseil municipal impose désormais à ceux qui veulent louer des espaces publics de signer une « déclaration d’antifascisme ».

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De ce conflit entre valeurs humanistes et identitaires, les églises néoprotestantes de Padoue se tiennent à distance, même si le destin des immigrés ne peut les laisser indifférentes. Car en Italie, du nord au sud, ces courants sont en plein essor. Selon le Pew Research Center, il y a 600 000 chrétiens évangéliques dans la péninsule, pour moitié immigrés : c’est la religion qui croît le plus vite au niveau mondial, après l’islam. Caritas Italiana dénombrait déjà, en 2012, quelque 850 « églises africaines néopentecôtistes » : en Campanie comme en Sicile, elles prospèrent dans les friches abandonnées par les mafias italiennes et sont un recours pour des ouvriers surexploités, victimes d’actes racistes, malgré leur style agressivement mercantile – un « business appelé Jésus », a écrit l’hebdomadaire L’Espresso.
A l’ICF Padova, le révérend Jack Richards, un Canadien, égratigne dans son sermon le « catholicisme paresseux de beaucoup d’Italiens » et vante l’éthique de la responsabilité personnelle chère aux évangéliques. Il valorise les enfants de la communauté, puisqu’ils sont « l’église de demain », et organise des rencontres avec les hommes adultes « pour qu’ils apprennent à aimer leur femme, d’ailleurs ce sont souvent les femmes qui me les envoient ! », explique-t-il.
Front commun contre la xénophobie
Ces immigrés ne sont-ils pas la chrétienté de demain ? Ils défient une religion catholique enracinée depuis dix-sept siècles, s’étonnent du culte des saints et des reliques, dont celles d’Antoine de Padoue qui attirent toujours les foules, eux qui ont répudié les croyances « idolâtres » de leurs ancêtres. Mais ces born again (« nés de nouveau ») réintroduisent aussi une vision conservatrice de la famille et une homophobie en déclin en Occident.

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Un front commun contre la xénophobie pourrait-il s’esquisser entre ces différents courants chrétiens si le gouvernement de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles mettait à exécution son plan d’expulsion de 500 000 immigrés illégaux ? Pour l’instant, les signaux émanent du Vatican. Issu d’un monde latino-américain où les évangéliques sont incontournables, le pape François leur a tendu la main dès le début de son pontificat. D’origine argentine, il a aussi honoré, en mars, la communauté catholique Sant’Egidio, en pointe dans l’accueil des migrants. Le quotidien du Vatican, L’Osservatore Romano, a défendu le chef de l’Etat italien quand celui-ci a bloqué, en mai, la nomination d’un ministre eurosceptique, tandis que la conférence épiscopale italienne publiait, le 7 juin, un communiqué mettant en garde contre la tentation d’instrumentaliser « peurs » et « colère sociale ».
Les pasteurs de l’ICF Padova, eux, voient dans l’immigration « un plan céleste » : « L’une des façons dont Dieu touche de nouveau l’Europe, veut croire Donna, c’est à travers cette vague en provenance des autres continents. Le mouvement d’évangélisation s’est inversé. Après tout, le christianisme a commencé par une migration. »


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ En plein Mondial, des milliers de Russes se sont rassemblés dimanche pour protester contre l’allongement de l’âge du départ à la retraite tandis qu’une pétition a déjà réuni plus de 2,5 millions de signatures.
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En Russie, une réforme des retraites fait chuter la popularité de Vladimir Poutine

En plein Mondial, des milliers de Russes se sont rassemblés dimanche pour protester contre l’allongement de l’âge du départ à la retraite tandis qu’une pétition a déjà réuni plus de 2,5 millions de signatures.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 17h49
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 06h30
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


La liesse des supporteurs de football avait quelque peu éclipsé la colère sourde qui s’est emparée d’une bonne partie des Russes depuis l’annonce, le 14 juin, jour du coup d’envoi de la Coupe du monde 2018 en Russie, de l’allongement de l’âge de départ en retraite. Cette colère a toutefois ressurgi dimanche 1er juillet, lorsque des milliers de protestataires sont descendus dans la rue dans une vingtaine de villes.
Parfois autorisées, parfois non, ces manifestations ont épargné les villes hôtes du tournoi sportif où tout rassemblement est strictement prohibé durant la compétition. A Moscou, cependant, un archéologue de 28 ans a eu le temps de s’afficher tout nu sur la place Rouge, sans être interpellé, avec juste cette pancarte : « Dépouillé jusqu’au slip. »
Ailleurs, les manifestants se sont réunis à l’appel du principal opposant du Kremlin, Alexeï Navalny, mais aussi des communistes, hostiles à la réforme, ou de Russie juste, deux partis pourtant alliés au pouvoir au Parlement. Plus ou moins fournis, les attroupements se sont parfois mélangés. A Omsk, dans l’Oural, 4 500 participants, selon les organisateurs, ont réclamé la démission du gouvernement et du président.
Jamais, depuis 1932, date à laquelle l’âge du départ à la retraite avait été fixé sous Staline à 55 ans pour les femmes et 60 ans pour les hommes, le pouvoir n’avait osé s’attaquer à cet acquis social. « Tant que je suis président, une telle décision ne sera pas prise », avait encore promis Vladimir Poutine en 2005.

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Huit années de plus pour les femmes, cinq pour les hommes
La réforme, annoncée par le premier ministre Dmitri Medvedev, prévoit d’allonger progressivement, à partir de 2019, le seuil de départ à la retraite à 65 ans pour les hommes d’ici à 2028 et à 63 ans pour les femmes en 2034 ; huit années de plus pour les femmes, cinq pour les hommes. Cela passe mal, même si la faiblesse des pensions (183 euros en moyenne par mois) contraint des millions de retraités russes à trouver un travail d’appoint.
Les femmes sont particulièrement vulnérables. Elles doivent souvent se contenter, après 50 ans, de petits boulots pour joindre les deux bouts, alors même que leur espérance de vie a augmenté à 77,7 ans. Celle des hommes, elle, reste basse : 67,5 ans. A peine plus de deux ans après l’âge de départ à la retraite envisagée.
La mesure, couplée à une augmentation de la TVA de 18 % à 20 %, a soulevé un tollé. Une pétition, lancée par un syndicat pourtant loyal au pouvoir, a déjà réuni plus de 2,5 millions de signatures. Les arguments relayés par les chaînes de télévision publiques sur les « avantages » de la réforme, destinée selon le gouvernement à pallier le déséquilibre démographique, n’ont pas convaincu.
Et toutes les tentatives du porte-parole du Kremlin pour mettre Vladimir Poutine à l’abri de la tempête sont restées vaines. « Le thème de cette réforme concerne le gouvernement. Le président ne participe pas à ces travaux », avait pourtant affirmé Dmitri Peskov. In fine, le projet de loi, s’il est voté, devra pourtant être signé par le chef de l’Etat, réélu en mars pour un quatrième mandat.
Cote de confiance au plus bas depuis 2011
Le résultat ne s’est pas fait attendre. Plusieurs sondages attestent d’une baisse brutale de la popularité de Vladimir Poutine.
Selon une étude de l’institut VTsIOM, rendue publique le 29 juin, sa cote de confiance s’est effondrée en quelques jours pour revenir à celle de décembre 2011, avec moins de 40 % d’opinions positives. C’est le pire score enregistré par le président depuis douze ans. A la question « Soutenez-vous l’activité présidentielle ? », près de 10 % des sondés ont déjà changé d’avis entre le 14 juin et le 15 juin, au lendemain de l’annonce.
« Avant l’amortisseur, l’airbag, c’était le gouvernement. Le jeu “le tsar est bon, les boyards sont mauvais” est fini », s’est réjoui Leonid Volkov, adjoint de l’opposant Alexeï Navalny. Par crainte d’être interpellé et de devoir passer à nouveau trente jours en détention pour appel à des rassemblements illicites, ce dernier avait préféré quitter le territoire. Il n’y a eu cependant aucune interpellation parmi les foules de tous âges réunies.

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Fait rarissime, plusieurs élus ayant fait part de leur mauvaise humeur – telle la députée conservatrice Natalia Poklonskaïa, qui avait indiqué sur son compte Twitter son intention de ne pas voter la loi –, le parti Russie unie a tenu une réunion à huis clos le 22 juin pour rappeler à l’ordre les frondeurs.
« Il est inacceptable d’avoir des points de vue contradictoires dans nos rangs », a tonné le secrétaire général Andreï Tourtchak, cité par le site RBK. La réforme contestée devrait être examinée en première lecture à la Douma, la chambre basse du Parlement russe, le 19 juillet, une fois le Mondial terminé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ L’embuscade tendue aux soldats de l’opération « Barkhane », qui s’est produite dimanche à Gao, aurait fait quatre morts et vingt-trois blessés parmi des civils.
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Compte rendu

Mali : quatre soldats français blessés dans une attaque

L’embuscade tendue aux soldats de l’opération « Barkhane », qui s’est produite dimanche à Gao, aurait fait quatre morts et vingt-trois blessés parmi des civils.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 01.07.2018 à 17h09

     •
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        Mis à jour le 02.07.2018 à 06h31





Quatre soldats français de la force « Barkhane » ont été blessés, dimanche 1er juillet, lors d’une attaque terroriste dans un quartier de Gao, principale ville du nord du Mali, a annoncé l’état-major français des armées. Selon les autorités maliennes citant un bilan provisoire de source hospitalière, cet attentat a fait quatre morts et vingt-trois blessés parmi des civils.
« Des militaires français de la force Barkhane sont tombés ce dimanche dans une embuscade tendue par des terroristes à la sortie [de Gao] qui mène vers la localité de Bourem », avait déclaré auparavant une source militaire occidentale, une information confirmée ensuite par une source militaire malienne.
L’attaque s’est produite peu avant 11 heures locales, contre une patrouille mixte de la force « Barkhane » et de l’armée malienne. Les soldats français circulaient avec trois véhicules blindés de combat d’infanterie dans le secteur nord-ouest de Gao, en direction de Bourem. Une partie de la section avait débarqué et patrouillait à pied en ville, l’autre étant toujours dans les véhicules.
« Un blindé a barré la voie à un homme qui se trouvait dans un véhicule kamikaze. Celui-ci a ensuite explosé », raconte un témoin, ajoutant que des hélicoptères de la force « Barkhane » survolaient le ciel au-dessus de Gao. « Le périmètre de l’attaque a été complètement bouclé par les militaires français », a précisé un autre jeune habitant de Gao.
A Paris, l’armée a assuré qu’aucun soldat français n’avait été tué dans cette attaque. La ministre des armées, Florence Parly, a réagi sur Twitter :
« Aujourd’hui le terrorisme a encore lâchement frappé au Mali. Des civils ont perdu la vie et des militaires français sont blessés. Mes pensées vont aux victimes et à leurs proches. Je souhaite un prompt rétablissement à nos soldats. Notre détermination ne faiblit pas. »

Aujourd’hui le terrorisme a encore lâchement frappé au Mali. Des civils ont perdu la vie et des militaires français… https://t.co/jXISIXkLrD— florence_parly (@Florence Parly)


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Montée en puissance du G5 Sahel
Cette attaque, qui n’a pas été revendiquée, survient alors que le sommet de l’Union africaine (UA) s’est ouvert dimanche à Nouakchott, la capitale mauritanienne, deux jours après un attentat-suicide perpétré au Mali, déjà, à Sévaré, contre le quartier général du G5 Sahel.
Cette force conjointe, lancée en 2017, regroupe la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad et a pour objectif la lutte contre les djihadistes. L’attentat de vendredi avait fait trois morts, dont deux militaires du G5 Sahel.

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                Mali : cinq morts dans une attaque contre le QG de la force militaire G5 Sahel



Le président français Emmanuel Macron doit rencontrer lundi à Nouakchott, en marge du sommet de l’UA, ses homologues du G5 Sahel, avec lesquels il discutera de la montée en puissance de cette force.
La France, qui conduit dans la région l’opération « Barkhane », soutient ce projet, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité. Mais sa mise en œuvre est pour l’instant marquée par des problèmes de financement et par les accusations de violations des droits humains.

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                Les particularismes du djihad en Afrique



Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaida. Ils en avaient été en grande partie chassés à la suite du lancement, en janvier 2013, d’une intervention militaire française.
Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et internationales. Celles-ci sont par ailleurs régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature, en mai-juin 2015, d’un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes, mais dont l’application accumule les retards.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Les Emirats arabes unis, qui soutiennent l’offensive progouvernementale de la ville yéménite, ont officialisé dimanche un arrêt provisoire des opérations contre les rebelles houthistes.
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Yémen : pause dans l’offensive du port d’Hodeïda

Les Emirats arabes unis, qui soutiennent l’offensive progouvernementale de la ville yéménite, ont officialisé dimanche un arrêt provisoire des opérations contre les rebelles houthistes.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 16h58
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 17h01
   





                        



   


Une pause dans l’offensive d’Hodeïda au Yémen, mais pour combien de temps ? Nul ne sait. Dimanche 1er juillet, les Emirats arabes unis, impliqués dans l’offensive progouvernementale de la ville portuaire, ont officialisé un arrêt provisoire des opérations contre les rebelles houthistes pour donner une chance à la médiation de l’Organisation des Nations unies (ONU).
« Nous saluons les efforts de l’envoyé spécial des Nations unies, Martin Griffiths, pour parvenir à un retrait inconditionnel des Houthis de la ville et du port de Hodeïda. Nous avons décidé d’observer une pause afin de laisser suffisamment de temps pour que cette option soit pleinement explorée », a dit sur Twitter Anwar Gargash, ministre d’Etat aux affaires étrangères des Emirats.

We welcome continuing efforts by UN Special Envoy, Martin Griffiths, to achieve an unconditional Houthi withdrawal… https://t.co/QsnbVLNJvi— AnwarGargash (@د. أنور قرقاش)


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« Nous espérons qu’il réussira », a ajouté ce responsable, alors qu’Abou Dhabi est un pilier de la coalition anti-rebelles, également emmenée par l’Arabie saoudite. M. Gargash a affirmé que l’opération d’Hodeïda, qui s’est intensifiée à partir du 13 juin, avait été calibrée pour « minimiser les pertes civiles et maximiser la pression sur les Houthis ». Des sources militaires dans l’ouest du Yémen ont confirmé une désescalade dans les opérations militaires depuis une semaine, hormis quelques échanges de tirs sporadiques autour d’Hodeïda.
Des centaines de morts dans les combats
En deux semaines, les combats ont fait 429 morts, des deux côtés, selon des sources militaires, médicales et des responsables locaux. Les pertes civiles n’ont pas été spécifiées mais des milliers de personnes ont quitté les zones de combats, selon les agences de l’ONU.

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Dans un autre tweet, M. Gargash a apporté une « clarification » à son propos, en expliquant que la coalition avait cessé « dès le 23 juin » d’avancer en direction de la ville et du port, afin de permettre à l’émissaire de l’ONU d’obtenir des rebelles un retrait inconditionnel d’Hodeïda. « Nous maintenons la pression et attendons les résultats de la (récente) visite de l’émissaire de l’ONU à Sanaa », a-t-il ajouté.

To clarify the Coalition has paused the advance on the city & port on June 23 for a week to allow the UN envoy to s… https://t.co/89wBPdi3OZ— AnwarGargash (@د. أنور قرقاش)


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La ville portuaire de Hodeïda, située dans l’ouest du Yémen, sur les rives de la mer Rouge, est stratégique pour les importations du pays en produits alimentaires et pour l’acheminement de l’aide internationale. Ravagé par la guerre, le Yémen, un pays pauvre de la péninsule arabique, dépend des importations pour 90 % de ses besoins en nourriture, et 70 % de celles-ci passent par Hodeïda.
« La pire crise humanitaire au monde »
Pour les Emirats et l’Arabie saoudite, Hodeïda est utilisée par les rebelles pour introduire des armes iraniennes, ce que dément Téhéran, et pour menacer la navigation commerciale en mer Rouge. Après des entretiens avec les chefs rebelles à Sanaa, l’envoyé spécial des Nations unies, Martin Griffiths, a également rencontré la semaine dernière le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, dont les partisans sont engagés dans l’opération d’Hodeïda. Après cette rencontre, le gouvernement yéménite a insisté sur un retrait « total et inconditionnel » des Houthis d’Hodeïda, une position de fermeté en ligne avec celle des Emirats arabes unis.

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                Yémen : la bataille d’Hodeïda, un test pour les ambitions des Emirats arabes unis



Dans sa déclaration à la radio des Nations unies, M. Griffiths a indiqué qu’une proposition avait été faite pour donner à l’ONU un rôle dans la gestion du port d’Hodeïda, preuve, selon lui, de progrès dans sa mission. Toutefois, les Emirats, comme le gouvernement de M. Hadi, rejettent l’option d’un retrait partiel des Houthis.
Ces rebelles ont pris en 2014 Hodeïda et son port à la faveur d’une offensive d’envergure qui leur avait aussi permis de s’emparer de pans du territoire, et notamment de chasser le gouvernement de M. Hadi de Sanaa début 2015. Depuis l’intervention en mars 2015 d’une coalition sous commandement saoudien, le conflit au Yémen a fait près de 10 000 morts et provoqué « la pire crise humanitaire au monde », avec des millions de personnes au bord de la famine, selon l’ONU.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Le 1er juillet, les 88 millions d’électeurs du géant latino-américain vont choisir leur prochain président, 500 députés, 128 sénateurs, 8 gouverneurs et 2 800 responsables locaux. Des élections aux enjeux cruciaux, déjà ternies par les assassinats ciblés envers des responsables politiques.
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Mexique : une campagne électorale ensanglantée

Le 1er juillet, les 88 millions d’électeurs du géant latino-américain vont choisir leur prochain président, 500 députés, 128 sénateurs, 8 gouverneurs et 2 800 responsables locaux. Des élections aux enjeux cruciaux, déjà ternies par les assassinats ciblés envers des responsables politiques.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 14h30
    |

                            Audrey Delaporte








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le rôle des Lituaniens dans le génocide des juifs, nié sous l’ère soviétique, a depuis été étudié par des historiens locaux. Mais le sujet reste sensible dans l’opinion, et un projet de loi prévoit d’interdire la vente de contenus « déformant la vérité historique ».
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édition abonné


La Lituanie troublée par la mémoire de la Shoah

Le rôle des Lituaniens dans le génocide des juifs, nié sous l’ère soviétique, a depuis été étudié par des historiens locaux. Mais le sujet reste sensible dans l’opinion, et un projet de loi prévoit d’interdire la vente de contenus « déformant la vérité historique ».



Le Monde
 |    01.07.2018 à 12h00
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Etape touristique incontournable à Vilnius, le Musée des victimes du génocide est situé dans les anciens locaux de la Gestapo, qui devinrent plus tard ceux du KGB. Il propose une terrifiante plongée dans les pratiques tortionnaires. De l’autre côté de la ­Neris, les férus d’architecture contemplent le Palais des sports et des concerts, avec ses courbes en béton armé.
Si les guides font la part belle à ces constructions, ils omettent souvent d’en raconter l’histoire dans toute sa brutalité. Malgré son nom, le Musée du génocide ne consacre qu’une salle aux victimes juives – l’essentiel étant réservé aux crimes commis par les Soviétiques contre la population lituanienne, ainsi assimilés à un « génocide ». Quant au Palais des sports, il est construit sur un ancien cimetière juif où est enterré Eliyahou ben Shlomo Zalman – le Gaon de Vilna –, grande figure du monde juif ashkénaze.
Entre 1941 et 1944, près de 195 000 juifs de Lituanie ont été tués par les nazis allemands et leurs collaborateurs locaux
Tout autour, les chantiers se multiplient, rien n’est fait pour restaurer le Palais des sports, en mauvais état. Il est tentant d’en faire le symbole d’un pays qui ne sait que faire de son passé, et notamment de cette page que l’historien Saulius Suziedelis décrit comme « la plus sanglante de l’histoire lituanienne ». Le pays natal du philosophe Emmanuel Levinas et de l’écrivain Romain Gary comptait près de 200 000 juifs en 1940, et Vilnius était surnommée la « Jérusalem du Nord ». Entre 1941 et 1944, près de 195 000 juifs ont été tués par les nazis allemands et leurs collaborateurs locaux.
Héros national et collabo
Le rôle des Lituaniens dans le massacre des juifs a été rappelé par des historiens aussi sérieux que Liuda Truska ou Arunas Bubnys. Mais ont-ils vraiment été entendus ? « Des milliers de Lituaniens ont été complices des massacres en creusant les fosses communes et en redistribuant les biens, rappelle l’écrivaine Ruta...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Au Mexique, où se déroulent dimanche les élections générales, la campagne a été ensanglantée par les meurtres, notamment commis sur des élus et des candidats.
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Les cartels de la drogue, au centre des élections mexicaines

Au Mexique, où se déroulent dimanche les élections générales, la campagne a été ensanglantée par les meurtres, notamment commis sur des élus et des candidats.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 10h51
    |

                            Audrey Delaporte, 
Flavie Holzinger et 
Véronique Malécot








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Au moins 47 personnes ont été tuées dimanche dans l’Etat himalayen d’Uttarakhand, dans le nord de l’Inde, dans l’accident d’un autocar qui est tombé dans une gorge.
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Un accident de bus fait au moins 47 morts en Inde

Au moins 47 personnes ont été tuées dimanche dans l’Etat himalayen d’Uttarakhand, dans le nord de l’Inde, dans l’accident d’un autocar qui est tombé dans une gorge.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 09h20
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 15h01
   





                        



   


Au moins 47 personnes ont été tuées et trois blessées dimanche 1er juillet dans l’Etat himalayen d’Uttarakhand, dans le nord de l’Inde, dans l’accident d’un autocar qui a versé dans une gorge profonde de plus de 200 mètres, a annoncé la police.
Des équipes se secours ont été mobilisées sur les lieux du drame, dans le district accidenté de Pauri Garhwal, au nord-est de New Delhi. « Quarante-sept personnes sont maintenant confirmées mortes dans l’accident », a déclaré un responsable de la police, J.R. Joshi. « Environ 11 personnes sont blessées, dont sept avec de très graves blessures », a-t-il ajouté.
« Le chauffeur a perdu le contrôle de l’autocar et est sorti de la route, dans une vallée profonde. Sous la force de l’impact, le véhicule s’est cassé en deux et il gît à présent dans une petite rivière au fond de la vallée ». Pour l’heure, les autorités ignorent les causes de l’accident.
Les routes indiennes figurent parmi les plus meurtrières du monde et les accidents mortels sont fréquents dans le piémont himalayen. Plus de 150 000 personnes meurent chaque année dans les accidents de la route. L’état des voies de circulation, la vétusté des véhicules et la conduite dangereuse sont mis en avant pour expliquer ces chiffres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Il est l’un des fondateurs de la géopolitique moderne. A 88 ans, il publie ses Mémoires, « Aventures d’un géographe ». Points cardinaux.
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édition abonné


Les territoires d’Yves Lacoste, géopolitologue

Il est l’un des fondateurs de la géopolitique moderne. A 88 ans, il publie ses Mémoires, « Aventures d’un géographe ». Points cardinaux.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 08h49
    |

                            Florent Georgesco








                        



                                


                            

Yves Lacoste montre à son interlocuteur, par une fenêtre, le paysage qui s’étend au pied de son immeuble de Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine), les pavillons, les pelouses, les arbres, quelques immeubles épars et, plus loin, les cités de Bagneux, la colline qui bouche la vue sur Paris, niché juste derrière. Il avait 10 ans en 1939 quand sa famille, quittant le Maroc, où il est né, s’est installée dans cet appartement, qu’il n’a plus quitté depuis. Près de quatre-vingts ans ont passé. « C’étaient des jardins ici, explique-t-il. Et, au fond, à part ce grand immeuble sur la colline, il n’y avait que des vignes. Au-dessous, c’étaient des carrières, on ne pouvait pas construire. » Huit décennies se bousculent en contrebas. Le paysage remue. Des villes poussent à toute vitesse. L’observateur reste à sa fenêtre, raconte les métamorphoses.
Mais, à force d’observer, il arrive qu’on descende, qu’on aille voir de plus près, qu’on se mêle à la vie, au « drame », comme il aime dire. Reçu premier, au début des années 1950, à l’agrégation de géographie, il a vite eu peur de s’ennuyer. « J’ai choisi la géographie par défaut, s’amuse-t-il. J’avais trop négligé les maths pour faire de la géologie, qui m’intéressait plus. C’était le métier de mon père, il m’y avait initié. »
Surtout, la géographie est alors « une science de perroquet », figée dans l’héritage de Paul ­Vidal de la Blache (1845-1918), bornée par la sentence du vieux maître : « La géographie est science des lieux, et non des hommes. » Il s’agit de la « bousculer », de l’entraîner dans le flux du contemporain. C’est cet affrontement avec les pesanteurs du passé, ce long chemin vers le monde réel, que raconte Aventures d’un géographe, ses Mémoires, qui viennent de paraître.
Guerre
1976 restera, dans l’aventure d’Yves Lacoste, comme l’année décisive. Deux événements se produisent, dont les conséquences durent encore :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Votée fin mai par le Parlement suédois, cette loi requiert que le consentement entre adulte soit explicite afin de lutter contre les agressions sexuelles et les viols.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Suède : la loi renforçant le rôle du consentement dans les rapports sexuels entre en vigueur

Votée fin mai par le Parlement suédois, cette loi requiert que le consentement entre adulte soit explicite afin de lutter contre les agressions sexuelles et les viols.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 07h47
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 08h53
   





                        


Une loi sur le consentement sexuel, qui considère comme viol tout acte sexuel sans accord explicite, même en l’absence de menace ou de violence, entre en vigueur dimanche en Suède après que le pays a été bouleversé par la campagne #MeToo. Le texte, voté fin mai par le Parlement, prévoit désormais qu’une personne est coupable de viol dès qu’elle a accompli un acte sexuel avec une autre qui n’y a pas participé « librement ».
Auparavant, on ne parlait juridiquement de viol que si l’acte sexuel était accompagné de violence ou était accompli sous la menace. « Il n’y a absolument aucune exigence de dire oui formellement, de cliquer sur un bouton dans une appli ou quoique ce soit de cet acabit. Simplement participer physiquement est un signe de consentement », rappelle à l’agence locale TT Anna Hannell, juge qui a participé à l’élaboration de la loi.
Les tribunaux devront être particulièrement attentifs à ce que « le consentement se soit exprimé par les mots, les gestes ou d’une autre manière », autant d’éléments sur lesquels les juges devront statuer.

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Les avocats critiquent une mise en pratique difficile
Portée par la majorité sociale-démocrate et verte, la loi adoptée fin mai est très critiquée par l’ordre des avocats et le Conseil des lois qui s’interrogent sur sa mise en pratique. Pour cet organe qui émet un avis sur la régularité juridique des propositions de loi, la nouvelle législation va obliger à une évaluation arbitraire par la cour de l’existence ou non d’un consentement.
L’objectif du législateur est de changer les comportements dans un pays où l’égalité hommes-femmes est considérée comme parmi les plus abouties dans le monde. La campagne #MeToo visant à dénoncer des agressions sexuelles, déclenchée par une succession d’accusations contre le magnat de Hollywood Harvey Weinstein, a bouleversé toutes les strates de la société suédoise.
« #MeToo change les comportements et les gens comprennent à quel point la violence sexuelle est répandue », assure Ida Östensson, qui a créé la fondation Make Equal qui milite pour cette nouvelle loi depuis 2013. Selon elle, les mentalités ont déjà commencé à évoluer mais il est nécessaire d’avoir « enfin une législation qui protège l’intégrité physique et sexuelle ».
A l’automne, en Suède, plus de 10 000 femmes de tous milieux professionnels - notamment dans le bâtiment, la culture, les médias et la justice - ont pris la parole et fait campagne contre le harcèlement. « A mon avis, c’est important que la société énonce clairement ce qui est ok ou pas », estime Erik Moberg, un trentenaire suédois. « Ça donne à réfléchir sur son propre comportement et celui des autres ».
Les statistiques les plus récentes montrent qu’en 2017, plus de 7 000 plaintes pour viol ont été déposées en Suède, une hausse de 10 % par rapport à l’année précédente. Un viol est passible de six ans de prison. La peine maximale est de dix ans d’emprisonnement si la victime est mineure.

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Président Trump, an II : la fin des généraux

Deux des militaires qui entourent le président américain, son chef de cabinet John Kelly et son secrétaire à la défense James Mattis, sont près de la sortie. Donald Trump est certes sensible à l’uniforme, mais il préfère encore éviter les contradicteurs.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 06h31
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Dans la Maison Blanche de Donald Trump, un démenti vaut souvent une confirmation, surtout s’il s’agit des futures victimes de la Faucheuse qui y opère avec l’assentiment du président. L’ancien conseiller à la sécurité nationale, le général H. R. McMaster, peut en témoigner, lui dont il avait été dit qu’il entretenait les meilleures relations avec le président alors qu’on lui montrait en fait la porte.
Le cycle qui broie les collaborateurs de Donald Trump à un rythme sans précédent dans l’histoire moderne des administrations américaines est désormais bien connu. Le président s’entiche, vante sans économiser les superlatifs la qualité de ses collaborateurs, puis se lasse, puis ostracise. Son deuxième chef de cabinet, John Kelly, chef de gare et aiguilleur en chef de la Maison Blanche, semble parvenu à ce point, onze mois après sa nomination. Selon le Wall Street Journal, Donald Trump serait déjà en quête d’un successeur.
Le président, sensible à l’uniforme, était pourtant si fier d’avoir cet autre général à ses côtés. Un marine qui plus est, dur au mal et entièrement dévoué à son pays. Dans ses meetings politiques, Donald Trump lui rendait des hommages appuyés et l’invitait à le rejoindre sur scène, pour le montrer à son public comme on exhibe un trophée.
Kelly, mission impossible
John Kelly rassurait le républicain modéré qui comptait sur lui pour discipliner une présidence désordonnée. Sauf que tout le monde a bien compris que la mission est impossible, puisque Donald Trump est le moteur de ce désordre et qu’il s’en nourrit, aux dépens de ceux qui l’entourent.
John Kelly n’est pas le seul à être menacé de disgrâce. Le secrétaire à la défense, James Mattis, est entré lui aussi dans la phase critique qui commence souvent, selon les kremlinologues de Washington, par une question posée aux interlocuteurs du président sur un ton faussement détaché : que pensez-vous de Machin ? D’expérience, la phrase est rarement de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ A Managua, samedi, deux personnes ont été tuées et onze blessées par des tirs lors d’un défilé pour exiger la démission du président.
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Au Nicaragua, des milliers de manifestants contre le président Ortega

A Managua, samedi, deux personnes ont été tuées et onze blessées par des tirs lors d’un défilé pour exiger la démission du président.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 00h46
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 06h53
   





                        



   


Une nouvelle manifestation endeuillée au Nicaragua. Des milliers de personnes ont défilé samedi 30 juin à travers le pays pour réclamer la démission du président Daniel Ortega tandis qu’à Managua, la capitale, deux personnes ont été tuées et onze blessées par des tirs contre des manifestants. Les manifestants demandaient également que justice soit faite après la mort d’une vingtaine de mineurs, parmi les 220 victimes de la répression de la vague de contestation.
A Managua samedi, « un jeune de 23 ans est mort (...) et nous avons été informés que 11 personnes ont été blessées, parmi lesquelles une fillette dont le crâne a été éraflé par une balle », a déclaré le secrétaire de la Commission permanente des droits de l’homme (CPDH, une ONG locale), Marco Carmona, sur la chaîne de télévision 100% Noticias.
Des hommes armés ont tiré sur un groupe de manifestants passant à proximité d’une propriété du sud-ouest de Managua, occupée par un groupe paramilitaire, avait auparavant dit à l’Agence France-Presse (AFP) Vilma Nunez, une responsable de l’ONG Centre nicaraguayen des droits de l’homme (Cenidh).
Le deuxième mort est un homme tué par balles sur une barricade montée par des étudiants près de l’université, sur laquelle des coups de feu ont été tirés au début de la marche.
Luis Ortiz, le père du jeune homme de 23 ans tué – il vendait des guirlandes dans la manifestation –, a déclaré sur 100% Noticias être un ancien combattant sandiniste. « Jamais je n’aurais pensé que mon fils mourrait des mains de ceux avec qui j’ai tant lutté. (...) Je suis sandiniste, mais pas “danieliste” », a-t-il lancé, en référence au prénom du président Daniel Ortega, ancien dirigeant de la guérilla sandiniste.
« Marche des Fleurs »
Cette « Marche des Fleurs » était la première manifestation de masse depuis celle organisée le 30 mai à l’occasion de la fête des mères en solidarité avec les parents des enfants et adolescents tués par les forces de l’ordre, qui avait été violemment réprimée et au cours de laquelle 18 personnes avaient été tuées.
« Je suis ici parce que je veux que le Nicaragua, mon Nicaragua, soit libre. Cela fait mal de savoir que des enfants comme moi sont morts, mais nous devons continuer à nous battre pour le départ du dictateur », a déclaré à l’AFP un jeune de 15 ans, le visage masqué, tenant dans une main un drapeau nicaraguayen et de l’autre un mortier artisanal, à Managua.
Des manifestations ont aussi eu lieu à Leon (nord) et à Masaya (sud), à l’appel de l’Alliance citoyenne pour la justice et la démocratie, qui regroupe des étudiants, des chefs d’entreprise et des représentants de la société civile.
« J’ai des enfants et des petits-enfants et ça me fait mal de penser qu’il pourrait leur arriver quelque chose. C’est pour ça que je suis ici », a témoigné Luz Marina, 78 ans, défilant en fauteuil roulant.
Le Nicaragua est secoué depuis le 18 avril par une vague de protestation d’une ampleur inédite depuis des décennies, les manifestants exigeant le départ du président Daniel Ortega et de sa femme Rosario Murillo, vice-présidente, accusés de confisquer le pouvoir et brider les libertés. Le pays s’enfonce dans une spirale de violence, avec une recrudescence des combats de rue entre milices paramilitaires et opposants au régime.

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« Tentative de coup d’Etat »
Aujourd’hui âgé de 72 ans, Daniel Ortega, un ancien guérillero de gauche qui a renversé en 1979 la dictature d’Anastasio Somoza, dirige le Nicaragua depuis 2007, après un premier passage au pouvoir de 1979 à 1990.
Plusieurs décès d’enfants en marge ou lors des manifestations ont choqué le pays, en particulier celui d’un bébé de cinq mois dans l’incendie de son domicile et celui d’un bébé d’un an, tué d’une balle dans la tête dans une rue de la capitale, deux morts dont la responsabilité a été imputée par leurs familles aux forces gouvernementales.
Le dialogue entre le gouvernement et l’Alliance citoyenne pour la justice et la démocratie, avec la médiation de l’Eglise catholique, a repris lundi, mais il est enlisé, Daniel Ortega, dont le troisième mandat consécutif se termine en janvier 2022, se refusant à avancer à 2019 la prochaine présidentielle prévue en 2021. Les autorités dénoncent les manifestations et la demande de démission d’Ortega comme une « tentative de coup d’Etat » soutenue par les Etats-Unis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ La rébellion accuse l’armée gouvernementale d’avoir lancé samedi une attaque contre une de ses positions à Mboro, dans le nord-ouest du pays.
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Compte rendu

Soudan du Sud : l’opposition accuse le gouvernement de violer le cessez-le-feu

La rébellion accuse l’armée gouvernementale d’avoir lancé samedi une attaque contre une de ses positions à Mboro, dans le nord-ouest du pays.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-01T00:26:27+02:00"

        Le 01.07.2018 à 00h26





Le groupe rebelle de l’ex-vice président sud-soudanais Riek Machar a accusé, samedi 30 juin, l’armée gouvernementale d’avoir violé un cessez-le-feu quelques heures après son entrée en vigueur.
Le porte-parole militaire adjoint de la rébellion Lam Paul Gabriel accuse dans un communiqué l’armée gouvernementale d’avoir lancé samedi matin une attaque contre une position rebelle à Mboro, près de la ville de Wau (nord-ouest).
« Ce matin vers 7 heures [6 heures du matin heure de Paris] les forces du régime en coordination avec les milices JEM [mouvement rebelle soudanais actif au Soudan du Sud] ont lancé conjointement une attaque violente contre une position de la SPLA-IO [la rébellion] à Mboro, à environ 40 km au sud de Wau, a fait savoir le porte-parole. Cela s’est passé quelques heures après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. »
Interrogé par l’Agence France-Presse, le porte-parole de l’armée sud-soudanaise (SPLA), Lul Ruai Koang, a assuré ne pas avoir connaissance de tels accrochages. « Je ne suis au courant d’aucun affrontement dans les zones de Wau et Mboro, a-t-il déclaré. Nous ne sommes pas à l’offensive. »
Accord sur un cessez-le-feu « permanent »
Le président du Soudan du Sud Salva Kiir et son grand rival, Riek Machar, étaient convenus mercredi à Khartoum d’un cessez-le-feu « permanent » devant entrer en vigueur dans les 72 heures. Depuis, les deux personnages clés de la guerre civile qui ravage le pays depuis 2013 avaient ordonné à leurs troupes respectives d’appliquer le cessez-le-feu à compter de samedi à minuit.
Cet accord avait été scellé à l’issue d’un nouveau round de discussions entre les deux principaux protagonistes dans la capitale soudanaise, Khartoum, alors que l’ONU leur avait donné jusqu’à fin juin pour parvenir à « un accord politique viable » sous peine de sanctions.
« Ce jour était attendu par notre peuple au Soudan du Sud et il est maintenant arrivé », avait alors déclaré M. Kiir tandis que pour M. Machar, le cessez-le-feu devait préluder à « la fin du conflit ».
Mais la guerre dévastatrice au Soudan du Sud a été ponctuée de nombreux cessez-le-feu foulés au pied par les protagonistes. Ainsi, le précédent, scellé à Addis Abeba sous l’égide de l’organisation régionale Igad, avait volé en éclats le 24 décembre 2017 quelques heures après son entrée en vigueur, un scénario qui semble se répéter ce samedi.
Des dizaines de milliers de morts
Le conflit, qui a éclaté en décembre 2013 en raison de rivalités entre Salva Kiir, un Dinka, et Riek Machar, issu de l’ethnie nuer, a fait des dizaines de milliers de morts, près de quatre millions de déplacés (sur une population de 12 millions d’habitants) et provoqué une crise humanitaire catastrophique.

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Les récents efforts de paix de l’Igad avaient redonné un peu d’espoir, les chefs d’Etat de la région étant parvenus à organiser la première rencontre en deux ans entre MM. Kiir et Machar, le 20 juin à Addis Abeba. Les deux hommes ne s’étaient plus rencontrés depuis juillet 2016 lorsque des violents affrontements dans la capitale, Juba, avaient opposé leurs troupes, signifiant l’échec d’un accord de paix conclu en août 2015 et qui avait permis à M. Machar d’être réinstallé au poste de vice-président.
M. Machar était depuis réfugié en Afrique du Sud après avoir fui son pays en passant par la République démocratique du Congo.

