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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Le ministre de l’intérieur, Horst Seehofer, qui conteste la politique migratoire d’Angela Merkel, a offert de démissionner. Tous deux ont rendez-vous à 17 heures, lundi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/07/2018
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Migrants : journée-clé pour Angela Merkel

Le ministre de l’intérieur, Horst Seehofer, qui conteste la politique migratoire d’Angela Merkel, a offert de démissionner. Tous deux ont rendez-vous à 17 heures, lundi.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 02h59
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 07h30
   





                        



   


Angela Merkel reste empêtrée dans une crise politique majeure. La chancelière allemande et l’aile la plus à droite de sa coalition gouvernementale, l’Union chrétienne-sociale (CSU) bavaroise, doivent se réunir lundi 2 juillet pour une ultime tentative destinée à résoudre le conflit sur les migrants qui menace de faire tomber le gouvernement.
Au centre du bras de fer : la politique migratoire de Mme Merkel, jugée trop laxiste par la CSU, membre de la coalition gouvernementale mise en place en mars après des mois de difficiles tractations. Le président de cette formation, et ministre de l’intérieur, Horst Seehofer, qui mène la fronde, a offert dimanche de démissionner face à l’impasse, lors d’une réunion de la CSU qui a duré une dizaine d’heures à Munich, rapporte l’Agence France-presse (AFP).
Plusieurs de ses proches l’ont toutefois convaincu de ne pas mettre immédiatement son projet à exécution, selon des participants, cités de même source. M. Seehofer compte donc rencontrer dans le courant de la journée de lundi la chancelière pour une tentative « de la dernière chance » de forger un compromis. Mme Merkel et M. Seehofer devaient se retrouver à 17 heures au siège de la CDU, à Berlin.

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Merkel reste ferme
Le conflit porte sur le traitement des migrants arrivant en Allemagne mais déjà enregistrés dans d’autres pays de l’Union européenne (UE). Le ministre veut les refouler à la frontière, ce que refuse Angela Merkel pour ne pas créer d’« effet domino » en Europe.
Devant les cadres de son mouvement, M. Seehofer a évoqué trois scénarios. Il a expliqué qu’il pouvait soit céder à la chancelière et rentrer dans le rang, soit passer outre les objections de cette dernière et imposer de son propre chef les refoulements aux frontières – ce qui entraînerait toutefois son limogeage et l’éclatement du gouvernement de coalition –, soit démissionner. Et il a ajouté, selon des participants, que son choix s’était porté sur cette troisième option.
S’il devait confirmer lundi son départ, les conséquences pour l’avenir du gouvernement seraient potentiellement graves. La question serait alors de savoir si le parti du ministre quitte lui aussi la coalition. Dans pareil cas, la chancelière se verrait privée de majorité au Bundestag, avec sans doute à la clé des élections anticipées.
Le parti bavarois pourrait aussi se contenter de remplacer M. Seehofer, dont les relations avec Angela Merkel étaient devenues exécrables, par une personnalité plus à même de négocier un compromis migratoire avec la chancelière.
Il ne sera pas aisé toutefois lundi de trouver un terrain d’entente entre les deux formations longtemps alliées mais aujourd’hui largement opposées. Angela Merkel reste en effet inflexible. Et elle a obtenu, dimanche soir à Berlin, le soutien quasi unanime des instances dirigeantes de son parti, la CDU. Ces dernières ont, dans une motion, refusé toute décision « unilatérale » nationale pour refouler les migrants, comme celle que souhaite M. Seehofer.
Une chancelière ouvertement contestée
Ce dernier conflit au sein du camp conservateur allemand sur les migrants a éclaté vers la mi-juin lorsque la chancelière a bloqué le projet de son ministre sur les refoulements de migrants. Mais il est en réalité quasi permanent depuis la décision controversée prise en 2015 par Angela Merkel d’ouvrir les frontières de son pays à des centaines de milliers de candidats à l’asile.
Le parti bavarois CSU n’a cessé depuis trois ans de dénoncer ce choix et de peser pour obtenir davantage de fermeté en matière d’asile. Il est, en outre, aiguillonné par la perspective d’élections régionales en octobre en Bavière, cruciales pour elle, où il risque de perdre sa majorité absolue face à la poussée de l’extrême droite antimigrants.
Le ministre de l’intérieur avait fixé un ultimatum au début de juillet à Angela Merkel, menaçant d’imposer ses refoulements aux frontières faute de mesures « équivalentes » au niveau européen. La chancelière pensait pouvoir amadouer ce parti rebelle grâce aux mesures prises lors du dernier sommet européen pour réduire les flux migratoires. Mais M. Seehofer les a qualifiées dimanche d’« insuffisantes ».

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Quelle que soit l’issue de la crise gouvernementale, Angela Merkel en ressortira forcément un peu plus affaiblie politiquement. Après presque treize années de pouvoir, elle est désormais ouvertement contestée outre-Rhin sur sa politique migratoire et souvent critiquée à l’étranger, notamment en Europe de l’Est et par Donald Trump.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Au lendemain d’un nouvelle attaque contre la force conjointe du G5 Sahel à Gao, le chef de l’Etat français se rend en Mauritanie.
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Mini-tournée africaine pour Emmanuel Macron, consacrée au G5 Sahel et à la sécurité

Au lendemain d’un nouvelle attaque contre la force conjointe du G5 Sahel à Gao, le chef de l’Etat français se rend en Mauritanie.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 09h01
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 09h45
   





                        


Emmanuel Macron était attendu, lundi 2 juillet, à Nouakchott, la capitale de la Mauritanie, pour un déjeuner avec les chefs d’Etat de l’Union africaine (UA), suivi d’une rencontre avec ses homologues du G5 Sahel, un double échange consacré à la sécurité en Afrique sur fond de « failles » persistantes et d’un durcissement de la ligne américaine.
Pour la première étape de sa mini-tournée africaine avant Lagos et Abuja, au Nigeria, le chef de l’Etat français doit participer à un déjeuner à huis clos au palais des congrès de la capitale mauritanienne qui accueille le 31e sommet de l’UA. Il devrait renouveler à cette occasion « son soutien à l’initiative de l’Union africaine en vue d’assurer un financement autonome et prévisible des opérations africaines de paix », selon l’Elysée . Un enjeu de taille se heurtant aux réticences de Washington, qui privilégie l’aide bilatérale à l’aide multilatérale et souhaite couper dans le budget onusien.
Sommet de l’Union africaine
« Cette attitude américaine justifie a fortiori la volonté des Africains, soutenus par la France, de prendre en charge leur sécurité », relève-t-on à Paris. « Les Africains font un vrai effort politique, financier et logistique pour ce faire, ce serait paradoxal que les Etats-Unis nous disent “on ne va pas les aider” au moment où les Africains font eux-mêmes l’effort. »
« Cet effort de l’UA et extrêmement important et nous ferons tout en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour nous assurer que les Nations unies répondent à cet appel », ajoute-t-on, d’autant qu’« avec l’effort financier militaire de l’UA, les contributeurs aux Nations unies en sortiront gagnants, nous allons donc tout faire pour convaincre nos partenaires américains ».

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La marge de manœuvre s’annonce étroite. Un « financement autonome et prévisible » des opérations africaines de paix, également prôné par l’Organisation des Nations unies (ONU) afin de réduire l’écart entre les objectifs et les ressources, suggère une hausse, ou du moins un maintien des contributions des Etats membres. Or, les Etats-Unis, premiers contributeurs individuels au budget de maintien de la paix, ont décidé sous l’administration Trump de réduire leur part à 25 % du total contre 28,5 % actuellement.
Rencontre avec les Etats membres du G5 Sahel
Même problématique concernant la force régionale du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie) composée de 5 000 hommes et lancée en 2017 avec le soutien de la France pour lutter contre les groupes djihadistes dans la bande sahélo-saharienne.
La lente montée en puissance de cette force, théoriquement appelée à prendre le relais de la force française « Barkhane » déployée dans la région, fera l’objet d’une rencontre entre Emmanuel Macron et ses homologues du G5 lundi, après le déjeuner avec les pays membre de l’UA. « Ce sera notamment l’occasion de constater les progrès opérationnels de la force conjointe qui réalise actuellement sa quatrième opération et qui en prévoit d’autres dans les semaines à venir sur l’ensemble des fuseaux », explique-t-on à Paris.

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                Mali : cinq morts dans une attaque contre le QG de la force militaire G5 Sahel



Sur le plan du financement, « on peut constater qu’il y a un début de mise en œuvre concret ». « Dans tous les états-majors du G5 Sahel, des primes ont été versées avec un effet rétroactif (…) et il y a des équipements qui sont attendus, de protection individuelle, qui devraient être livrés à la fin de l’été, d’autres équipements d’ici la fin de l’année. » « C’est un processus complexe, mais les tuyaux sont branchés et ça commence à donner des résultats concrets », assure-t-on à l’Elysée.
Une première
Cependant la question du financement reste entière. Lors d’une visite à Paris au début de juin, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, dont le pays préside le G5 Sahel, avait appelé à « chercher des sources de financement pour les autres années ».
Très symbolique, la visite du collège de défense du G5 Sahel, école régionale de guerre qui accueillera ses premiers stagiaires en octobre, a lieu après un attentat-suicide commis vendredi contre le QG de la force régionale à Sévaré, à l’est de Mopti, dans le centre du Mali. Cette attaque sans précédent a fait six morts, dont deux militaires de la force conjointe et a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) d’Iyad Ag-Ghali. « Si l’état-major a été attaqué, c’est qu’il y a énormément de failles que nous nous devons de corriger si nous voulons stabiliser la région du Sahel », a reconnu le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, dans une interview à France 24 diffusée dimanche.
Le matin même, ce sont les soldats français de l’opération « Barkhane » qui ont été visés à Gao, la ville qui abrite la base principale de la force. L’attaque-suicide s’est produite à 10 h 50 heure locale, contre une patrouille dans le quartier d’Aljabandia. « Le bilan est de quatre morts et vingt-quatre blessés parmi les civils, de quatre blessés sérieux chez “Barkhane” », a déclaré l’état-major français, pour qui il s’agit d’une « attaque délibérée visant “Barkhane” sans souci de la population ». C’est une première : jusqu’alors les attentats n’avaient visé que des emprises militaires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Plusieurs milliers de personnes se sont déplacées pour lui rendre un dernier hommage, dimanche, et écouter le discours du président Macron.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ La « Sbornaya » a éliminé l’Espagne. Mais le Mondial c’est aussi une compétition de gardiens et une légende devenue poète.
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La Gazette de la Coupe du monde : gants, malédiction et septième art

La « Sbornaya » a éliminé l’Espagne. Mais le Mondial c’est aussi une compétition de gardiens et une légende devenue poète.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 07h01
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 07h57
    |

                            Corentin Lesueur








                        


LE TSAR DU JOUR
Quel plus bel hommage à Lev Yachine (1929-1990) que cette double séance de tirs au but ? Sur les terres du seul gardien Ballon d’or de l’histoire (en 1963), trois remparts ont marqué de leur empreinte les deux huitièmes de finale disputés dimanche 1er juillet.
Le premier d’entre eux, Igor Akinfeev, n’a pas attendu la 120e minute pour s’illustrer. Le Russe a été l’un des principaux responsables de la déroute de l’Espagne, incapable de forcer le verrou de la sélection hôte, malgré une possession jamais vue à ce niveau (79 % et plus de mille passes réussies). Rassurant sur sa ligne face aux assauts de la Roja (24 tirs dont 9 cadrés), le gardien historique du CSKA Moscou a ensuite qualifié les siens pour leur premier quart de finale en arrêtant les tentatives de Koke et Iago Aspas.

   


Cette prestation de soliste a laissé place dans la soirée à un duel dans les cages, entre Kasper Schmeichel (Danemark) et Danijel Subasic (Croatie). Le premier a fait montre de son sang froid à cinq minutes du gong. Brillant depuis le début du tournoi, Ante Rebic pensait avoir fait le plus dur après s’être ouvert le but d’un crochet sur le gardien danois. C’était compter sans le tacle désespéré de Mathias Joergensen. Un coup de génie : sur le penalty, Luka Modric frappait sans conviction et permettait à Kasper Schmeichel d’offrir aux siens une séance de tirs au but.
A ce petit jeu, le fils de l’ancien champion d’Europe a trouvé meilleur que lui. Coupable sur l’ouverture du score Danoise, Subasic s’est amplement rattrapé en stoppant trois des cinq tentatives adverses.
LA MÈRE PARTIE
Il est des mauvaises séries dont on n’attend plus la fin. Les huitièmes de finale de Coupe de monde sont de celles-ci pour les Mexicains. Pour la septième fois d’affilée, El Tri a passé le premier tour de la compétition. Lors des six éditions précédentes, le pays ne s’est pas qualifié pour les quarts. Au Mexique, cette marche infranchissable a même un nom : « La maldicion del quinto partido ».

   


Ce cinquième match, Chicharito et ses coéquipiers le disputeront mardi, à Samara, face au Brésil. Pas l’adversaire privilégié quand il s’agit de briser une malédiction vieille de vingt-quatre ans. Pour ne pas perdre espoir, les Mexicains peuvent toujours miser sur la force du syllogisme. Pour son entrée dans le tournoi, la Verde s’est imposée contre l’Allemagne. Soit l’équipe qui a désossé les quintuples champions du monde il y a quatre ans (7-1). Il sera dit que c’était écrit.
DU CÔTÉ DE CHEZ VLAD
Battre l’Espagne en huitièmes de finale d’une Coupe du monde, ce n’est pas fréquent. Surtout pour une Russie qui n’avait plus vu les quarts du tournoi depuis 1970. Une époque où les couleurs de l’Union soviétique s’affichaient en quatre grosses majuscules (CCCP) blanches sur fond rouge.

   


Promise à l’élimination dès le premier tour, la Sbornaya n’en finit pas de surprendre un pays qui croit désormais en ses chances de titre. Un coach haï à la veille d’un Mondial domestique, avant de faire progressivement l’unanimité, ça ne vous rappelle rien ? Un raccourci qui n’effraie en tout cas pas les Russes.
De la salle de presse, où les journalistes locaux y sont allés de leur petite larme, aux fontaines publiques, prises d’assaut au coup de sifflet final, la victoire face à la Roja a enflammé tout un pays, qui ne rêve plus que d’une nouvelle communion au stade Loujniki.
L’ŒIL DE MOSCOU
« On venait plus au cinéma qu’au match, parce qu’on venait voir la chronique d’une mort annoncée. »
Au lendemain de la défaite des siens contre la France (4-3), Diego Maradona convoquait les belles lettres sud-américaines pour décrire sa déception. Très critique depuis le début du tournoi, El Pibe de Oro réclame désormais une révolution, à tous les étages.

   


Les responsables ? « Par où commencer ? Par en haut : l’AFA [Fédération argentine]. De ridicule en ridicule. (…) Il n’y a rien à sauver. Encore une Coupe du monde qui passe. On la regarde passer et il n’en reste rien. »
KOMINTERN
La Coupe du monde est surtout l’occasion pour les journalistes de recevoir une flopée de communiqués sans intérêt. Mais ce serait bête qu’ils meurent oubliés dans nos spams.
« Y a pas que la Coupe du monde, y a le squash féminin aussi ! » Voilà une attaque que le comité de rédaction de la Gazette a bien peu goûtée. La compétition, disputée cette semaine dans la charmante bourgade du Port-Marly (Yvelines), ne manque pourtant pas d’attrait.
Le squash ? « Ludique, très formateur, peu traumatisant, et énergivore, bénéfique pour la santé. » Rien à envier à notre ballon rond, donc. Mais encore ? « Sport prestigieux, pratiqué dans les meilleures écoles et universités. » Une attaque en bonne et due forme adressée à nos jeunes pousses bleues souvent tancées pour leur dilettantisme scolaire. #JeSuisKylian
POUCHKINE BALL
La Gazette est toujours poète. Aujourd’hui, Maradona jette quelques vers d’Alexandre Pouchkine à la figure de Jorge Sampaoli.
« Vieillard, arrête tes bavardages !
Aujourd’hui c’est ton jour dernier,
Il est temps de tourner la page,
Ce n’est pas l’heure de plaisanter. »
Alexandre Pouchkine, Poltava
RUSSIA TODAY

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Plusieurs gros dossiers, à l’agenda des prochaines semaines, seront autant de tests pour le numéro trois du gouvernement.
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Biodiversité, climat, énergie : pas de vacances pour monsieur Hulot

Plusieurs gros dossiers, à l’agenda des prochaines semaines, seront autant de tests pour le numéro trois du gouvernement.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 06h46
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Vendredi 29 juin, au Conseil économique, social et environnemental où il assistait à la synthèse du débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), Nicolas Hulot affichait une sérénité peu coutumière chez cet intranquille, taraudé par son propre questionnement sur son utilité au sein du gouvernement. « C’est mon jour », a lancé à la cantonade le ministre de la transition écologique et solidaire, sans expliquer vraiment la source de cette « zénitude ».
Peut-être est-ce la satisfaction d’avoir mené à bien plusieurs chantiers de promotion des renouvelables, qui sont à ses yeux la clé de la transformation du modèle énergétique français. Plan de « libération » de l’éolien terrestre en janvier, plan méthanisation en mars, plan hydrogène début juin, plan solaire voici quelques jours… Sans oublier le récent accord, arraché au terme d’une âpre négociation avec les industriels, sur le coût – revu à la baisse – des six premiers parcs éoliens en mer… Des chantiers surtout conduits par son secrétaire d’Etat, Sébastien Lecornu, mais qui s’inscrivent aujourd’hui au crédit de son ministère.
M. Hulot n’ignore pourtant pas que, même si, comme il le dit volontiers, l’atome n’est pas « l’alpha et l’oméga » du système énergétique, il est très attendu sur la question du nucléaire. Il était apparu à contre-emploi, en novembre 2017, lorsqu’il avait lui-même annoncé l’abandon de l’échéance de 2025 – inscrite dans la loi de transition énergétique – pour la réduction à 50 %, contre environ 75 % aujourd’hui, de la part de l’électricité d’origine nucléaire. Une décision « difficile », reconnaît-il, mais nécessaire pour donner de « la crédibilité » à son action, l’objectif de 2025 étant tout simplement « intenable ».
Initiative pour la biodiversité
La PPE, dont une version provisoire devrait être présentée mi-juillet, ne pourra éluder le sujet. Vendredi, le président de la commission particulière du débat...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ L’ex-maire de Mexico Andrés Manuel Lopez Obrador a obtenu, selon une estimation officielle, entre 53 % et 53,8 % des suffrages.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/07/2018
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Mexique : large victoire du candidat de gauche « AMLO » à la présidentielle

L’ex-maire de Mexico Andrés Manuel Lopez Obrador a obtenu, selon une estimation officielle, entre 53 % et 53,8 % des suffrages.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 19h28
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 07h43
   





                        



   


Il était le grand favori de l’élection. Le candidat de gauche Andrés Manuel Lopez Obrador a emporté la présidentielle au Mexique, dimanche 1er juillet, avec entre 53 % et 53,8 % des suffrages, selon une première estimation officielle.
M. Obrador a promis « des changements profonds » et « sans dictature ». Il a également déclaré vouloir une relation d’« amitié et de coopération » avec les Etats-Unis. Un peu plus tôt, le président américain Donald Trump l’avait félicité et s’était dit « prêt à travailler » avec le nouveau chef d’Etat mexicain.
« Il y a beaucoup à faire pour le bien à la fois des Etats-Unis et du Mexique ! », a tweeté M. Trump alors que les relations entre les deux pays se sont tendues du fait des politiques commerciale et migratoire de l’administration américaine.
Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a lui aussi félicité le nouveau président du Mexique, « un proche ami ». « Nous sommes unis par des objectifs communs. (…) Nous entretenons une relation commerciale mutuellement profitable qui fait l’envie du reste du monde. Nos efforts communs visant à mettre à jour l’accord de libre-échange nord-américain pour le XXIe siècle en sont la preuve », a tweeté M. Trudeau.
En plus du mandat présidentiel, les 89 millions d’électeurs mexicains renouvelaient plus de 18 000 mandats, dont les sièges de 500 députés et de 128 sénateurs. Ce jour de vote a été endeuillé par la mort de deux militants abattus par balles, qui s’ajoutent à la centaine de victimes enregistrée durant la campagne.
« AMLO » vainqueur de la présidentielle
Andrés Manuel Lopez Obrador, dit « AMLO », a offert une première victoire historique à la gauche dans le pays. Dans la foulée de l’annonce des résultats, l’ex-maire de Mexico a promis « des changements profonds » et « sans dictature ». Il a également dit vouloir une relation d’« amitié et de coopération » avec les Etats-Unis.
Le jeune conservateur Ricardo Anaya est en deuxième position, avec environ 22 % des suffrages, et José Antonio Meade, du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), au pouvoir, est relégué en troisième position avec environ 16 %. Ils ont tous les deux reconnu leurs défaites.
« C’est un jour historique », a lancé à la presse le vétéran de gauche, avant de voter à Mexico. « Nous allons réussir cette transformation sans violence, de manière pacifique » et « bannir du pays la corruption, le principal problème du Mexique », a promis celui qui a déjà échoué deux fois à l’élection, et qui s’est engagé à chasser « la mafia du pouvoir ».

   


AMLO a fait campagne sur un « gouvernement austère, sans luxe ni privilèges », promettant de réduire jusqu’à 50 % les salaires des hauts fonctionnaires, dont le sien, et promet de transformer en centre culturel la résidence présidentielle de Los Pinos, « hantée » selon lui par les turpitudes des précédents présidents.
A 64 ans, il veut capitaliser sur l’exaspération générale et s’est présenté comme le candidat antisystème qui chassera « la mafia du pouvoir » après le mandat de l’impopulaire Enrique Pena Nieto. Avant le vote, les sondages le créditaient de plus de 20 points d’avance sur les candidats des partis traditionnels.
De nombreux Mexicains et analystes critiquent son manque de propositions concrètes et sa rhétorique « populiste », craignant qu’il n’entraîne le pays sur la voie du Venezuela.

        Sur le scrutin  :
         

          Avant l’élection présidentielle, la soif de changement profite à « AMLO »



A Mexico, la victoire annoncée de Claudia Sheinbaum
Claudia Sheinbaum, du parti de gauche Morena d’Andres Manuel Lopez Obrador, deviendrait, selon un sondage réalisé à la sortie des urnes dimanche, la première femme élue au poste de gouverneur de la ville de Mexico. Selon l’institut Mitofsky, cette scientifique de 56 ans obtiendrait entre 47,5 % et 55,5 % des voix, loin devant les candidats des partis traditionnels, et mettant ainsi un terme à vingt ans de domination du Parti de la révolution démocratique (PRD, gauche) dans la mégapole mexicaine.

   


18 000 mandats renouvelés
La coalition menée par Lopez Obrador semblait, dimanche soir, en bonne voie pour obtenir au moins cinq postes de gouverneurs sur les neuf en jeu. Son parti était en tête dans les Etats du Veracruz, de Morelos, au Chiapas, au Tabasco ainsi que dans la capitale. Dans trois autres Etats, les résultats étaient plus serrés et ne permettaient pas d’annoncer un vainqueur, selon les instituts de sondage.
Le correspondant du Monde à Mexico, Frédéric Saliba, a constaté d’importantes files d’attente aux abords des bureaux de vote.

D’énormes files d’électeurs se forment devant certains bureaux de vote à Mexico. « Nous en sommes ici à déjà plus d… https://t.co/atrNW1MfhD— Fredsaliba (@Frédéric Saliba)


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À Mexico, certains bureaux de vote ont été montés dans les rues. Pas assez d’écoles pour accueillir le plus grand s… https://t.co/fjCGSRyXEi— Fredsaliba (@Frédéric Saliba)


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Quelque 100 000 Mexicains de l’étranger, dont 77 % aux Etats-Unis, ont par ailleurs fait parvenir leur vote, a précisé l’Institut électoral national (INE), une participation infime au vu des plus de 12 millions d’expatriés, à plus de 93 % aux Etats-Unis.
Deux nouveaux meurtres
Ce jour de vote a aussi été marqué par la mort de deux militants, tués par balle. Flora Resendiz Gonzalez, du Parti des travailleurs (PT, opposition), a été abattue près de son domicile, dans l’Etat du Michoacan (Ouest), peu avant l’ouverture des bureaux de vote pour les élections mexicaines. Plus tard, Fernando Herrera Silva, du Parti institutionnel révolutionnaire (PRI), le parti au pouvoir, a été tué à Acolihuia, dans l’Etat de Puebla (Centre). « Nous exigeons que l’Etat garantisse la sécurité du processus électoral », a indiqué le PRI dans un communiqué.

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La campagne électorale était déjà considérée comme « la plus sanglante » de l’histoire du Mexique, avec au moins 145 assassinats d’hommes politiques – dont quarante-huit candidats ou pré-candidats –, selon le cabinet d’études Etellekt.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ En septembre 2015, un incendie fait huit morts dans le 18e, à Paris. Un SDF du quartier est envoyé en prison. Un an plus tard, un autre homme passe aux aveux. Depuis, le sans-abri, toujours mis en examen, se bat pour que la justice reconnaisse son erreur.
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Trois ans après, l’innocent de la rue Myrha attend son non-lieu

En septembre 2015, un incendie fait huit morts dans le 18e, à Paris. Un SDF du quartier est envoyé en prison. Un an plus tard, un autre homme passe aux aveux. Depuis, le sans-abri, toujours mis en examen, se bat pour que la justice reconnaisse son erreur.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 04h42
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 06h33
    |

            Soren Seelow








                        



                                


                            

Son regard ne se pose jamais tout à fait, ses phrases restent en suspens. Attablé au fond d’un café parisien, une casquette enfoncée à mi-front, Mourad Sadi a l’œil incertain des hommes qui errent depuis trop longtemps, la voix pâle de ceux qui ne demandent plus rien.
Il y aurait beaucoup à dire, pourtant… Un sourire fragile aux lèvres, il se contente de répondre poliment aux questions, comme il l’avait fait, il y a bientôt trois ans, avant d’être conduit en prison.
Au milieu d’une phrase sans élan, il pose sa cuillère et prend un stylo. Il s’applique à dessiner un rectangle, comme il l’avait fait, à l’été 2015, dans les locaux de la brigade criminelle de Paris. Rue Léon, rue Stephenson, rue Cave… Il écrit le nom des voies arpentées cette fameuse nuit, comme tant de nuits avant. Il n’écrit pas « rue Myrha » : « Je n’y vais jamais, je n’aime pas cette rue. J’avais raison de ne pas l’aimer, dit-il, elle m’a envoyé en prison. » Bipolaire et sans abri, Mourad Sadi a 38 ans et des phrases d’enfant.

Ce 2 septembre 2015, vers 1 h 30, il a quitté la laverie de la rue Doudeauville, où il avait trouvé refuge quelques semaines plus tôt avec d’autres naufragés de la ville. Il est parti en « balade », chercher des « trucs » pour survivre, en suivant son parcours habituel. Rue Stephenson, rue Cave, rue Léon… La vidéosurveillance indique qu’il est rentré à la laverie à 4 h 17. Dans ce laps de temps, deux incendies se sont déclarés au 4, rue Myrha, au cœur du quartier populaire de la Goutte d’or.
« Comportement suspect »
Lorsqu’ils se présentent pour la première fois à cette adresse, à 2 h 30 du matin, les pompiers ne s’attardent pas. Un bout de papier a bien pris feu dans une boîte aux lettres, mais il s’est éteint de lui-même. C’est son propriétaire, Thibaut Garagnon, qui les a appelés, disant avoir senti une odeur de brûlé depuis son appartement du deuxième étage. En quittant cet immeuble d’une quinzaine...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Les deux groupes ont annoncé un partenariat stratégique de long terme dans leurs achats, qui s’appliquera partout, à l’exception de la Pologne et de la Chine
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Alliance entre Carrefour et Tesco pour leurs marques de distributeur

Les deux groupes ont annoncé un partenariat stratégique de long terme dans leurs achats, qui s’appliquera partout, à l’exception de la Pologne et de la Chine



Le Monde
 |    02.07.2018 à 08h44
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 08h52
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Autrefois isolé dans le rapport de force face aux industriels, le groupe Carrefour multiplie ces derniers mois les partenariats d’envergure. Lundi 2 juillet, le distributeur français et son homologue britannique Tesco ont annoncé un partenariat stratégique de long terme dans leurs achats. Cet accord, qui s’appliquera à tous les pays, à l’exception de la Pologne et de la Chine, devrait être « finalisé dans un délai de deux mois », d’après le communiqué des deux groupes, pour être opérationnel à la rentrée.
Il concerne exclusivement « l’achat en commun de produits de marque propre et de biens non marchands ». Comme, par exemple, le jus d’orange, les mouchoirs, les couches-culottes, vendus sous la marque Carrefour ou sous la marque de distributeur de Tesco, mais aussi les carrelages, les éclairages des magasins…
Les produits de marques de distributeur (MDD) représentent près de 50 % des ventes du groupe britannique, et autour de 25 % chez Carrefour. Dans son plan de transformation, annoncé le 23 janvier, l’enseigne française s’est donné pour objectif de réaliser un tiers de son chiffre d’affaires avec des produits sous la marque Carrefour d’ici à 2022.
Vente de services aux marques
Les deux enseignes discutent ensemble depuis neuf mois. Le britannique n’a jamais conclu d’accord de ce type. Un temps en difficulté, victime de la concurrence des enseignes classiques et de l’émergence des hard-discounters, Tesco commence à renouer avec la croissance. En baissant ses prix et en simplifiant ses gammes, il a réussi à séduire de nouveau ses consommateurs, et réalise avec près de 6 800 magasins dans 9 pays autour de 60 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
Mais il risque de perdre sa première place sur le marché britannique, où il détient 28 %, avec la fusion annoncée en avril de Sainsbury’s, le numéro deux du secteur, avec Asda, le numéro trois. L’alliance avec Carrefour (88,24 milliards d’euros de chiffres d’affaires total en 2017) permettrait à Tesco de compenser en partie cette nouvelle recomposition du secteur.
L’accord entre Carrefour et Tesco prévoit également un partenariat sur les relations stratégiques avec leurs fournisseurs. Ce qui signifie la vente de services auprès des grandes marques internationales (marketing, données…). Comme, par exemple, la mise en commun de leur force de frappe pour la sortie d’un nouveau produit.
De son côté, Carrefour intègre un partenaire supplémentaire dans ses coopérations à l’achat, après s’être associé avec Système U pour les grandes marques internationales vendues en France − l’accord a été finalisé en juin −, et avec le groupe Fnac Darty sur les produits électroménagers et électroniques grand public vendus en France, en décembre 2017.
Profiter d’un effet de volume
Depuis 2014, les acteurs de la distribution ont entrepris de se regrouper sur certaines catégories de produits pour mutualiser leurs achats. Cela afin de profiter ainsi d’un effet de volume pour obtenir des prix toujours plus bas. Mais les premières alliances n’ont pas toujours été à la hauteur des espérances, ce qui a donné lieu ces derniers mois à une recomposition frénétique du paysage.
Auchan Retail, groupe Casino, Metro et le groupe Schiever ont annoncé, le 29 juin, la concrétisation de leur coopération aux achats, à l’international et en France, avec un ensemble de centrales d’achat dénommées « Horizon ». Tandis que Système U, autrefois partenaire d’Auchan et initialement dans cette nouvelle alliance, s’est rapproché, au mois d’avril, de Carrefour, et qu’Intermarché s’est séparé de son ex-allié Casino.
II y a un an, lors de son arrivée à la tête du groupe Carrefour, son PDG, Alexandre Bompard, avait immédiatement dressé la liste des points faibles du groupe et fait le constat que, dans ces domaines, il lui fallait s’associer pour aller plus vite. Depuis, le distributeur a fait alliance en Chine avec le géant local du numérique, Tencent, et la chaîne de supermarchés Yonghui, en janvier. Et, dans le numérique, il a noué un partenariat stratégique avec Google, annoncé en juin. Autant de partenaires aux noms plutôt prestigieux qui valorisent le nouvel élan stratégique de Carrefour.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le braqueur s’est évadé dimanche matin en hélicoptère de la prison de Réau, en Seine-et-Marne. Les forces de police sont mobilisées pour retrouver l’homme en cavale.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/07/2018
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Récit d’une nouvelle évasion spectaculaire du braqueur Redoine Faïd

Le braqueur s’est évadé dimanche matin en hélicoptère de la prison de Réau, en Seine-et-Marne. Les forces de police sont mobilisées pour retrouver l’homme en cavale.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 13h05
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 09h07
    |

            Soren Seelow et 
Simon Piel








                        



   


Ses envies d’évasion étaient connues des services spécialisés. Cela n’a pas empêché le braqueur multirécidiviste Redoine Faïd, 46 ans, de se faire la belle, dimanche 1er juillet, du centre pénitentiaire de Réau (Seine-et-Marne), lors d’une spectaculaire exfiltration à bord d’un hélicoptère. Rodé aux cavales, il purgeait une peine de vingt-cinq ans de prison pour un braquage qui avait mal tourné et entraîné la mort d’une jeune policière, Aurélie Fouquet, ainsi qu’une peine de dix ans de réclusion pour une précédente évasion.

        Lire le compte rendu d’audience :
         

          Au procès Fouquet, « vous n’aurez aucun mal à condamner ces trois-là »



Dimanche matin, trois hommes lourdement armés sont parvenus à voler un petit hélicoptère de type Alouette sur un aérodrome de Seine-et-Marne et à prendre en otage son pilote instructeur afin qu’il les dépose dans la cour d’honneur de la prison de Réau. Réservé aux visiteurs, cet endroit n’est jamais emprunté par les détenus, sauf lorsqu’ils quittent l’établissement. Il est le seul lieu de la prison à ne pas être équipé d’un filet antiaérien et à être invisible depuis les miradors.
Une fois l’engin introduit dans l’établissement, en vol stationnaire au-dessus du sol de la cour, le commando lance des gaz lacrymogènes, contraignant les surveillants, qui ne sont pas armés, à se réfugier dans l’enceinte du bâtiment. Deux hommes armés, « habillés de noir, portant des cagoules et des brassards de police au bras », sautent alors de l’hélicoptère et empruntent un chemin d’intervention réservé aux surveillants pour accéder aux parloirs, a expliqué à l’Agence France-Presse Martial Delabroye, secrétaire (Force ouvrière) du centre pénitentiaire de Réau.
Pas de blessé
Depuis novembre 2017, Redoine Faïd était à l’isolement à la prison de Réau mais il a, dimanche matin, une visite opportune d’un de ses frères. A la différence de son quartier de détention, les parloirs se trouvent près du quartier « maison centrale », moins sécurisé, et sont surtout accessibles depuis la cour d’honneur. Armé de fusils d’assaut et équipé de disqueuses, le commando parvient à en extraire Redoine Faïd pendant la visite de son frère, qui a été placé en garde à vue dimanche. Extrêmement bien préparée, l’opération aura duré moins de dix minutes, sans faire de blessé.

Lire le portrait : Redoine Faid, ennemi public

Le commando a ensuite abandonné l’hélicoptère, partiellement incendié, à Gonesse, dans le Val-d’Oise, à une soixantaine de kilomètres de la prison. Son pilote, retrouvé en état de choc, a été transporté à l’hôpital. Selon une source policière, Redoine Faïd a ensuite pris place à bord d’une Renault noire, qui a été découverte à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où il a embarqué à bord d’un deuxième véhicule avant de disparaître.
Un important dispositif policier a été mis en place pour le localiser en Ile-de-France et dans les Hauts-de-France. Le parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance des chefs d’« évasion en bande organisée » et d’« association de malfaiteurs » confiée à la direction centrale de la police judiciaire. La police judiciaire de Versailles et l’office central de lutte contre la criminalité organisée ont été saisis. La sécurité publique, les compagnies de CRS et de gendarmerie, la police aux frontières et les aéroports sont également en alerte.
Lors d’un point presse à la prison de Réau, dimanche, en fin de journée, la ministre de la justice, Nicole Belloubet, a expliqué que les services de l’établissement avaient aperçu « il y a quelques mois » des drones survolant la prison, ce qui aurait pu permettre de préparer cette opération. « C’était une évasion hors normes qui a nécessité un commando bien préparé, a-t-elle déclaré. C’est indiscutablement quelque chose d’extraordinaire. » La ministre a cependant annoncé qu’une mission d’inspection avait été diligentée sur d’éventuelles défaillances des procédures de sécurité.
Absence de filet antiaérien dans une cour
La sécurisation de la cour d’honneur de la prison était-elle suffisante ? Le secrétaire FO de l’établissement affirme que son syndicat « avait déjà dénoncé le fait qu’il n’y ait pas de filet antiaérien à cet endroit-là », mais que la direction n’avait pas pris ces remarques « en considération ».
Ouverte en octobre 2011, la prison de Réau, qui compte plus de 600 détenus pour près de 250 surveillants, a déjà fait dans sa courte histoire l’objet d’une mission d’inspection. C’était en 2013, après une tentative d’évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem, l’artificier de la vague des attentats de 1995 à Paris. Avec un codétenu, il avait tenté de faire exploser une porte de la cour de sport de la prison, en vain. Piégés dans la cour, les deux hommes avaient dû se résoudre à attendre l’arrivée des forces d’intervention.
L’administration pénitentiaire avait aussitôt diligenté un rapport d’inspection qui avait décrit le laxisme qui régnait alors dans l’établissement. Il concluait notamment à « de nombreux manquements professionnels » et à une « mise en œuvre défaillante des règles élémentaires de sécurité ». Une série de recommandations avaient été faites, portant par exemple sur une réorganisation du fonctionnement du quartier dit « maison centrale », qui jouxte les parloirs. Celles-ci ont-elles été prises en compte ? Sollicitée par Le Monde, l’administration pénitentiaire n’était pas en mesure de répondre à cette question, dimanche soir.
Une précédente évasion en 2013
Si des failles de sécurité sont détectées à l’issue de ce nouveau rapport, la question se posera de savoir pourquoi Redoine Faïd était incarcéré dans cet établissement. Le braqueur n’en est en effet pas à sa première évasion. En avril 2013, il s’était enfui de la prison de Lille-Sequedin (Nord) en profitant, déjà, d’une visite au parloir d’un de ses frères. En arrivant à la salle de fouille, il avait sorti un pistolet et lancé aux gardiens : « Vous n’allez pas vous faire tuer pour 1 500 euros par mois ! » Avant de faire sauter plusieurs portes de l’établissement à l’explosif… Arrêté après un mois et demi de cavale, il a été condamné en mars 2017 pour cette évasion à dix ans de réclusion criminelle.
Plus récemment, un autre projet d’évasion de Redoine Faïd a été mis au jour dans le cadre d’une enquête sur la criminalité organisée corse. Comme l’avait révélé L’Obs, un homme qui gravitait dans l’entourage de Jacques Mariani, fils de l’un des membres fondateurs du gang de la Brise de mer, a précisé aux policiers les tractations autour d’un possible retour à la liberté du braqueur.
Cet homme qui, comme l’avait révélé Le Monde, dispose du statut de repenti, a expliqué que l’un des frères de Redoine Faïd serait entré en contact avec Jacques Mariani afin de mettre sur pied l’évasion. Alors incarcéré à Fresnes, Redoine Faïd avait émis le souhait de se procurer des armes et des explosifs. En échange, il aurait promis à Jacques Mariani de l’aider dans la lutte sanglante qui l’oppose à un autre clan corse. Ce projet, envisagé au printemps 2017, ne s’était toutefois pas concrétisé.

        Lire aussi :
         

                Un nouveau repenti témoigne sur la mafia corse



« L’écrivain »
Redoine Faïd est une figure très médiatique du banditisme. Fils d’un ouvrier d’origine algérienne, il a débuté sa carrière à l’adolescence dans la cité du Plateau de Creil, dans l’Oise, avant de se spécialiser dans les braquages de fourgons transporteurs de fonds. Influencé, de son propre aveu, par des films comme Heat, de Michael Mann, il a peu à peu gravi les échelons du grand banditisme pour finir par conter ses exploits dans un livre en 2010, Braqueur. Des cités au grand banditisme (éditions La Manufacture de livres).
Surnommé « l’écrivain » dans les rangs de la police, Redoine Faïd fait alors la tournée des plateaux de télévision en chemise blanche, assurant à son auditoire sous le charme avoir « tourné la page ». Il sera rapidement rattrapé par son premier métier. La justice le considère comme le « cerveau » du braquage avorté qui a entraîné la mort d’Aurélie Fouquet, une policière municipale de 26 ans, mitraillée à l’issue d’une course folle sur l’autoroute le 20 mai 2010 dans le Val-de-Marne. Il a été condamné en appel en avril à vingt-cinq ans de réclusion pour avoir organisé ce braquage meurtrier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Elle inspire par ses paysages, ses artistes et son modèle démocratique. Mais l’Islande rêvée correspond-elle à la réalité ? Entretien avec Michel Sallé, auteur d’une « Histoire de l’Islande, des origines à nos jours ».
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                Des sagas médiévales à Björk, pourquoi l’Islande fascine


Elle inspire par ses paysages, ses artistes et son modèle démocratique. Mais l’Islande rêvée correspond-elle à la réalité ? Entretien avec Michel Sallé, auteur d’une « Histoire de l’Islande, des origines à nos jours ».

Le Monde
                 |                 02.07.2018 à 08h00
                 |

            Marie Charrel

















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Son modèle démocratique et paritaire est une source d’inspiration. Ses paysages et ses artistes fascinent. Pourquoi l’Islande fait-elle rêver ? Quelle est son histoire ? Comment sa littérature s’est-elle développée ? Pour Michel Sallé, docteur en sciences politiques et fin connaisseur du pays, la spécificité de l’île tient à la fois à sa résilience et à son ouverture. Il publie l’ouvrage « Histoire de l’Islande, des origines à nos jours » aux éditions Tallandier (paru le 14 juin 2018), coécrit avec Æsa Sigurjonsdottir, professeure d’histoire de l’art à l’université d’Islande.

        Rendez-vous au Monde Festival 2018 :
         

          Islande, une passion française



Pourquoi l’Islande passionne-t-elle autant les Français ?
Cette fascination n’est pas spécifiquement tricolore. Elle s’inscrit dans un mouvement général d’intérêt pour l’île : depuis quelques années, tout le monde redécouvre l’Islande. Le nombre de touristes a considérablement augmenté. Cet attrait tient autant à la beauté de ses paysages qu’à sa littérature et sa musique, incarnée par Björk, mais pas seulement : de plus en plus de groupes de Reykjavík tournent désormais à l’étranger.
Au regard de la petite taille de sa population (un peu moins de 350 000 habitants), l’île compte un nombre important d’artistes. Comment l’expliquer ?
La culture a toujours tenu une place de premier plan en Islande. Cela a commencé, bien sûr, avec les fameuses sagas médiévales. Au XIXe siècle, les poètes romantiques ont contribué à forger les valeurs islandaises, autour de la nature, et l’identité de l’île, dans le cadre du mouvement d’indépendance face au Danemark.
De plus, les Islandais ont eu très tôt accès à la lecture, notamment sous l’impulsion de l’Eglise protestante : le pasteur désirait que le plus grand nombre puisse lire la bible !
Aujourd’hui encore, les arts tiennent une grande place dans l’éducation scolaire, et la création artistique est très valorisée : cela contribue probablement à expliquer pourquoi le pays compte de nombreux écrivains et musiciens.
L’Islande, dont le Parlement fut fondé en 930 (l’Althing, ou Alþingi en islandais), est souvent citée comme un modèle démocratique. A juste titre ?
Oui, mais ses institutions ont malgré tout des hauts et des bas. Après la crise financière de 2008, un mouvement pour la réécriture de la Constitution par la société civile est né, suscitant l’admiration à l’étranger, qui voyait là une révolution démocratique audacieuse. Il est vrai que cette Constitution est un texte ancien, calqué sur le modèle danois lors de l’indépendance du pays, en 1944. Sa première version date de 1874 ! Hélas, la réécriture de la Constitution, si prometteuse, a fini par échouer dans l’indifférence générale.
Ajoutons qu’en 2016, le premier ministre Sigmundur David Gunnlaugsson fut rattrapé par les Panama Papers, le scandale des sociétés dissimulées dans les paradis fiscaux. Si elle inspire, la démocratie islandaise est donc loin d’être parfaite.
En matière d’égalité hommes-femmes et de parité, l’île est en avance au regard du reste de l’Europe, à l’exemple de l’ensemble des pays nordiques.
C’est vrai, même si là aussi, tout n’est pas parfait. Une anecdote à cet égard : le nouveau conseil municipal de Reykjavík, issu des élections de mai dernier, recense quinze femmes et huit hommes ; il est plus que paritaire !
Si l’on remonte l’histoire, les sagas contenaient déjà des figures féminines puissantes. Au XIXe siècle, la suffragette Briet Bjarnhéðinsdóttir (1856-1940) s’est vaillamment battue pour le droit des femmes. Celles-ci votèrent pour la première fois en 1908, d’abord pour les municipales. En 1975, elles se mirent en grève pour obtenir l’égalité des salaires.
Aujourd’hui, les Islandaises n’ont aucun mal à décrocher des postes élevés dans les entreprises ou conseils d’administration. Cela semble naturel. Le plafond de verre y est beaucoup moins fort qu’en France.
L’ouvrage que vous avez coécrit retrace l’histoire de l’île depuis ses origines. Comment la caractériseriez-vous ?
Deux traits permettent de comprendre les Islandais. Le premier est leur grande résilience. Il ne faut pas oublier que l’île a été pauvre jusqu’au sortir de la Seconde Guerre mondiale, où elle était encore peuplée de pêcheurs et paysans. Son histoire est rythmée par les épidémies, les hivers rigoureux et les éruptions destructrices, mais son peuple s’est toujours relevé.
Le second trait des Islandais est leur grande ouverture. Ils ont toujours été curieux et ouverts au monde, ce qui se traduit notamment par leur appétit pour la culture. A l’époque des sagas, déjà, les échanges entre l’Islande, l’Irlande, les îles Hébrides et le Danemark étaient intenses. Et l’information circulait très vite : presque tout le monde était rapidement au courant des nouvelles sur l’île, notamment grâce aux troubadours.
A quels défis l’île est-elle aujourd’hui confrontée ?
Ces prochaines années, elle va devoir gérer le flux considérable de touristes, qui explose depuis cinq ans. Comment concilier cela avec la protection de la nature ? Une réflexion de long terme sur le sujet est indispensable. D’autant que beaucoup d’Islandais ont investi pour profiter de la hausse du nombre de visiteurs, en achetant des appartements pour les louer sur la plate-forme Airbnb. Pour l’instant, l’économie va bien, mais cette frénésie immobilière peut laisser craindre une surchauffe.
La bonne santé de l’économie a par ailleurs attiré beaucoup de travailleurs étrangers. A cet égard, 2017 a été une année exceptionnelle, tant par les arrivées d’étrangers que par le retour de citoyens islandais. La population frôle désormais les 350 000 personnes, si bien que le pays approche une taille critique, au sens où il ne lui est plus possible de fonctionner comme une grosse communauté, où tout le monde se connaît.
A cette croissance démographique s’ajoute la concentration des habitants dans la capitale, tandis que les campagnes se vident. Que faire ensemble, quel projet commun ? L’Islande est aujourd’hui à un croisement de son histoire.
Le Monde organise dans le cadre du Monde festival une rencontre avec les romanciers islandais Audur Ava Ólafsdottir et Arni Thorarinsson, le traducteur littéraire Eric Boury, et Mathias Malzieu, auteur-compositeur et chanteur du groupe de rock français Dionysos. L’événement se tiendra samedi 6 octobre 2018 de 14h00 à 15h30 à l’Opéra Bastille (studio).

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra.
Un verbe qui résonne comme un appel pour ce rendez-vous de la rentrée désormais incontournable, porté par les journalistes du Monde, qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles.
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Marie Charrel
    













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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ L’ancien socialiste a délivré un discours très offensif en clôture de la convention de son mouvement Génération.s, qui fêtait son premier anniversaire dimanche.
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A la convention de Génération.s, Benoît Hamon veut être l’anti-Macron

L’ancien socialiste a délivré un discours très offensif en clôture de la convention de son mouvement Génération.s, qui fêtait son premier anniversaire dimanche.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 06h31
    |

            Abel Mestre (Grenoble, envoyé spécial)








                        



   


A gauche toute. Dans un discours d’environ une heure, Benoît Hamon a éclairci le positionnement de son mouvement, Génération.s, qui fêtait son premier anniversaire dimanche 1er juillet.
« Si l’on vous demande comment résumer Génération.s, vous pouvez répondre trois jolis mots trop souvent malmenés : “Génération.s, c’est l’écologie, l’Europe, l’égalité” », a lancé l’ancien candidat à la présidentielle devant environ 1 500 militants qui avaient fait le déplacement à Grenoble. Durant tout le week-end, l’ambiance a été studieuse, les statuts ont été adoptés et les deux coordinateurs, Guillaume Balas, député européen et Claire Monod, conseillère régionale d’Ile-de-France, qui vient d’Europe-Ecologie Les Verts (EELV), ont été élus.

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                Génération.s cherche un nouveau souffle « humaniste »



L’essentiel des attaques de M. Hamon a été réservé au gouvernement et au président Emmanuel Macron. Il a renvoyé, à plusieurs reprises, dos à dos, l’« ultralibéralisme » et l’extrême droite, comme deux faces d’une même médaille, notamment à propos de la politique vis-à-vis des migrants.
Ce sujet a d’ailleurs occupé une bonne partie du discours, l’ancien socialiste faisant respecter une minute de silence après avoir rappelé le nombre des 34 361 personnes mortes en tentant de rejoindre l’Europe, publié le 20 juin dans le quotidien britannique The Guardian.
Disputer le statut de premier opposant à Mélenchon
« La question des migrants est un révélateur de l’époque et de nous-même, a estimé l’ancien frondeur. C’est un révélateur de cette Europe qui n’a plus d’Union que le nom, où le fasciste Salvini et l’ultralibéral Macron se rejettent les 600 passagers de l’Aquarius comme de sinistres négociants rejetteraient une marchandise avariée. »
M. Hamon met ce sujet au cœur de sa réflexion sur ce que doit être une « nouvelle gauche écologique et humaniste ». « Je veux m’adresser à ceux qui se sentent orphelins de la gauche et de l’écologie politique, qui s’étaient égarés et se réveillent groggy », a-t-il expliqué.
La stratégie est claire : l’ancien député des Yvelines veut apparaître comme « l’anti-Macron », celui dont le mouvement sera « l’antidote à la peste néolibérale et à la lèpre nationaliste à la fois ». Pour cela, il doit disputer le statut de premier opposant au chef de file de La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon quitte à venir sur le terrain même du député des Bouches-du-Rhône en prenant des accents « mélenchoniens ».
M. Hamon doit donc devenir hégémonique dans la gauche social-démocrate et écologiste, et faire « l’unité » autour de lui. Chose difficile puisque EELV ferme la porte − pour l’instant − à toute liste commune avec Génération.s pour les élections européennes de mai 2019.
Si l’ancien ministre de François Hollande a plutôt épargné M. Mélenchon et LFI, il ne s’est pas privé d’attaquer EELV et surtout Yannick Jadot. Sans nommer celui qui s’était désisté pour lui à la présidentielle de 2017, M. Hamon a raillé ceux qui prononcent « des excommunications, des fins de non-recevoir, des déclarations d’incompatibilité en tous genres (…) les stratégies inavouables d’acteurs minuscules. » Et d’ajouter : « Le repli identitaire est le danger de notre époque. Un danger mortel pour la gauche et l’écologie politique. »
Un discours très à gauche
Si EELV et Génération.s sont en froid, M. Hamon a voulu montrer sa capacité à attirer de nouvelles figures autour de lui, comme Aymeric Caron. Le journaliste antispéciste avait fait le déplacement à Grenoble et s’est dit prêt à discuter avec lui pour les élections européennes.

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                Jean-Luc Mélenchon tend la main à Benoît Hamon



Surtout, il faut noter la tonalité très à gauche du discours de l’ancien rocardien. Il a ainsi cité Guy Debord, s’est réclamé à la fois, entre autres, du mouvement américain « Occupy Wall Street » et de Jean Jaurès, de Balance ton porc, du Front populaire, de Nuit Debout ou encore de « Black Lives Matter ». « Vous êtes les 99 %, vous pouvez être fiers, vous pouvez redresser la tête ! », a-t-il encore lancé.
Revenant à M. Macron « et sa caste », M. Hamon a pris des accents très offensifs : « Et j’ai bien peur que, si à l’Elysée on est très fier de communiquer sur le chien Nemo, M. Trump lui, ait choisi d’appeler son animal de compagnie Jupiter. »
Puis rappelant la dénonciation de « l’assistanat » par le gouvernement : « C’est leur mot préféré, ce sale mot d’assistanat. Mais est-ce que quand le patron de Carrefour part avec des millions, en supprimant des milliers de postes et en se gavant de CICE [Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi], nous parlons, nous de “parasitanat” ? Est-ce que nous parlons de super-profitanat ? De fraude fiscalanat ? » Avant de conclure : « Tout ça rime quand même terriblement bien avec patronat, n’est-ce pas ? »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Certes, les nouvelles technologies créent des emplois. Mais la disparition des professions intermédiaires en supprime aussi, renforçant les inégalités.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/07/2018
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Le numérique, à l’origine d’une nouvelle fracture sociale

Certes, les nouvelles technologies créent des emplois. Mais la disparition des professions intermédiaires en supprime aussi, renforçant les inégalités.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 08h23
    |

                            Béatrice Madeline








                        



                                


                            

Tatiane Venâncio, 22 ans, a grandi à Rio de Janeiro (Brésil), dans un quartier miné par la pauvreté et le trafic de drogue. Après ses études secondaires, elle s’est inscrite à une formation gratuite au numérique proposée par une ONG locale, Recode. Elle y a développé, en compagnie d’autres élèves, une technologie permettant de résoudre certains problèmes de santé publique grâce à la réalité augmentée. Sur la base de cette expérience, elle a pu être recrutée dans une entreprise ; elle suit aujourd’hui en parallèle un cycle préparatoire à des études de biomédecine.
A Gasovu, un village dans le sud du Rwanda, on assiste à un curieux spectacle. Les fermiers qui travaillent dans les champs de maïs s’assoient régulièrement en cercle, smartphone en main. Grâce à une plate-forme numérique (créée dans le cadre d’un projet des Nations unies), ils peuvent se tenir informés de l’évolution des marchés et de la météo, et, ainsi, mieux anticiper leur production et fixer les prix de vente en fonction de la demande.
Effet pernicieux
En France, mais aussi en Espagne, en Pologne, en Jordanie, en Egypte ou au Maroc, des dizaines de femmes se réunissent régulièrement à la « maison digitale » soutenue par la Fondation Orange. Elles y apprennent à utiliser un ordinateur, une tablette, à naviguer sur le Web et à utiliser les emails. Elles se familiarisent parfois avec des outils de gestion simples. « Quand je suis allée à la remise des certificats qui marquent la fin de leur formation, sur les dix femmes concernées, cinq n’étaient pas là car elles avaient trouvé un emploi », se félicite Mary Lisa Durban, responsable du programme maisons digitales à la Fondation Orange.

Les exemples de ce type sont légion. Partout dans le monde, les technologies numériques facilitent l’accès à l’emploi, aident les personnes les plus fragiles à monétiser leur travail ou à améliorer leurs revenus, en vendant, par exemple, des productions artisanales ou en tirant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le ministre de l’intérieur et chef de file du parti d’extrême droite la Ligue veut réunir les mouvements européens « qui veulent défendre leurs frontières ».
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En Italie, Salvini lance l’idée d’une « Ligue des ligues » en Europe

Le ministre de l’intérieur et chef de file du parti d’extrême droite la Ligue veut réunir les mouvements européens « qui veulent défendre leurs frontières ».



Le Monde
 |    02.07.2018 à 00h11
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 09h14
   





                        



   


Le ministre de l’intérieur italien et chef de file de la Ligue, Matteo Salvini, a lancé dimanche 1er juillet l’idée « d’une Ligue des ligues en Europe », réunissant les mouvements « qui veulent défendre leurs frontières », à l’occasion du rassemblement annuel de son parti souverainiste à Pontida, dans le nord de l’Italie.
« Je pense à une Ligue des ligues en Europe, qui unisse tous les mouvements libres qui veulent défendre le bien-être de leurs enfants », a lancé M. Salvini devant des milliers de sympathisants qui l’acclamaient. Plus tôt, il avait annoncé que les élections européennes de mai 2019 seraient « un référendum entre l’élite, le monde de la finance et celui du travail réel, entre une Europe sans frontières avec une immigration de masse et une Europe qui protège ses citoyens ».
« C’est une émotion indescriptible. Faites arriver le cri d’amour qui vient de Pontida », a poursuivi M. Salvini sur une grande scène où figuraient les slogans « Le bon sens au gouvernement » et « Les Italiens d’abord », leitmotiv du chef de file du parti xénophobe.
Selon les médias, quelque 50 000 personnes sont venues de toute l’Italie pour cette grand-messe du mouvement d’extrême droite organisée à Pontida, près de Bergame, où serait née, en 1167, la Ligue lombarde, une alliance de villes du nord de l’Italie contre l’empereur Frédéric Barberousse.
Macron appelé à « se laver la bouche »
Sur des stands représentant les régions de la Péninsule étaient vendus des tee-shirts à l’effigie de M. Salvini avec le slogan « La belle vie, c’est ultra fini », en référence aux récents propos du chef de la Ligue qui avait déclaré que « pour les migrants clandestins, la belle vie, c’est fini ».

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                Migrants : les ports italiens seront fermés « tout l’été » aux ONG, annonce Matteo Salvini



Fort du double portefeuille de vice-premier ministre et de ministre de l’intérieur, dont il est titulaire depuis un mois, M. Salvini a réussi à imposer le thème des migrants à l’agenda européen en interdisant, au début de juin, l’accès aux ports italiens aux navires des ONG portant secours aux migrants en Méditerranée. Il les accuse d’être complices des passeurs, ce qu’elles contestent avec virulence. « La décision d’ouvrir les ports ou de les fermer, c’est le ministre de l’intérieur qui la prend », a-t-il martelé dimanche.
Cette décision est à l’origine de tensions diplomatiques avec la France, cette dernière ayant accusé Rome d’« irresponsabilité » et M. Salvini rétorquant que l’Italie n’avait pas de leçons à recevoir de la part d’un pays qui, selon lui, n’a pas tenu ses engagements en matière d’accueil. Si les relations avaient semblé se réchauffer ces derniers jours entre les deux capitales, à la faveur de rencontres entre le président du conseil, Giuseppe Conte, et le président français, Emmanuel Macron, M. Salvini n’a pas changé de ton pour autant.
Avec son style sans nuances, il a conseillé vendredi à M. Macron de « se laver la bouche parce que l’Italie a fait beaucoup plus que les Français qui continuent de repousser des personnes à Vintimille », à la frontière franco-italienne.
Large adhésion des Italiens
Une ligne dure qui semble lui réussir selon les sondages, dont un récent, réalisé à la mi-juin par Ipsos, qui a montré qu’une majorité de ses compatriotes (59 %) approuvaient ses choix en matière d’immigration.
Une large adhésion dont la Ligue, alliée du Rassemblement national (RN, ex-FN) de Marine Le Pen en France, tire tout naturellement avantage : arrivée au pouvoir aux législatives, le 4 mars, avec 17 % des voix (en troisième position), elle était créditée, samedi, de 31,2 % des intentions de votes pour les élections européennes, faisant de la formation eurosceptique le premier parti d’Italie.

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                En Italie, Luigi Di Maio face à la tornade Matteo Salvini



La Ligue dame le pion à son allié de la coalition gouvernementale, le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), arrivé en tête des législatives et qui reste stable à environ 30 % des intentions de vote. Luigi Di Maio, le chef de file du M5S, devenu lui aussi vice-premier ministre (et ministre de travail), a été éclipsé par son allié, les thématiques sociales portées par le M5S (comme le revenu de citoyenneté) étant reléguées au second plan.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Dans les cas les plus graves, un transit intestinal bloqué peut avoir de redoutables conséquences.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ La dernière attaque, début juin, attribué au groupe djihadiste nigérian, avait tué au moins dix personnes dans la ville de Diffa.
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Compte rendu

Dix soldats tués et quatre disparus dans une attaque de Boko Haram au Niger

La dernière attaque, début juin, attribué au groupe djihadiste nigérian, avait tué au moins dix personnes dans la ville de Diffa.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 02.07.2018 à 09h05

     •
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          datetime="2018-07-02T09:54:50+02:00"

        Mis à jour le 02.07.2018 à 09h54






    
L’attaque attribuée au groupe djihadiste nigérian Boko Haram qui a fait 10 morts et 4 disparus, samedi 30 juin 2018, a eu lieu en bordure du lac Tchad, près de la frontière du Nigeria.
Crédits : Google Maps


Dix soldats nigériens ont été tués et quatre portés disparus dans une attaque attribuée au groupe djihadiste nigérian Boko Haram contre une position militaire dans le sud-est du Niger, proche du Nigeria, a indiqué, dimanche soir 1er juillet, le ministère de la défense. « Nous avons un bilan provisoire de dix morts, quatre disparus et trois blessés », a déclaré à l’AFP son porte-parole le colonel Abdoul-Aziz Touré.
L’attaque menée par « Boko Haram » a visé « des positions de l’armée » nigérienne à Bla Brin, un village situé non loin du bassin du lac Tchad, à 40 km de la ville de N’Guigmi, a-t-il précisé.
L’attaque avait été rapportée dans un premier temps par un responsable de l’ONG Alternative espace citoyen, Kaka Touda Goni, sur sa page Facebook, où il parlait de deux soldats tués dans la nuit de samedi à dimanche, ainsi que par une source sécuritaire.
Zone de « résidus »
La dernière attaque attribuée au groupe nigérian Boko Haram remontait à début juin. Trois kamikazes avaient fait exploser leur ceinture d’explosifs en différents endroits de la ville de Diffa, la capitale régionale, tuant personnes au moins dix personnes.
La région de Diffa est le théâtre depuis février 2015 de nombreuses attaques de Boko Haram, groupe basé dans le nord-est du Nigeria voisin.

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                Dix personnes tuées au Niger dans des attentats-suicides



Fin avril, Niamey avait annoncé une opération militaire régionale d’envergure dans le bassin du lac Tchad – commun au Niger, au Tchad, au Nigeria et au Cameroun – pour débarrasser la zone des « résidus » de Boko Haram. Cette opération devait permettre « d’installer nos systèmes de sécurité » et de favoriser le retour de milliers de personnes ayant fui depuis 2015 les îles du lac Tchad, avait déclaré le ministre nigérien de la défense, Kalla Moutari, en jugeant que, même « totalement affaibli », Boko Haram continuait de représenter « une menace réelle ».
En plus des attaques de Boko Haram dans le sud-est, le Niger doit faire face aux attaques récurrentes des islamistes de groupes sahéliens dans le nord et dans l’ouest.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Les séries d’animation japonaise sont chaque année largement mises à l’honneur lors de cette grande convention dédiée à la culture nipponne, qui ouvrira jeudi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/07/2018
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Karaoké et histoires de fantômes, cinq animes à voir avant Japan Expo

Les séries d’animation japonaise sont chaque année largement mises à l’honneur lors de cette grande convention dédiée à la culture nipponne, qui ouvrira jeudi.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 09h19
    |

            Pauline Croquet








                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
A l’exception des chaînes câblées, la télévision française ne diffuse désormais que chichement des œuvres d’animation japonaise. Le genre reste pourtant dynamique.
Depuis quelques années, plusieurs plateformes en ligne se partagent la diffusion d’un large catalogue et resserrent de plus en plus les délais de diffusion avec le Japon. Même le géant américain Netflix a voulu sa part, en décrochant des diffusions d’animes prestigieux mais aussi en proposant ses propres créations.
A l’occasion de la convention Japan Expo, grand rendez-vous des amateurs de mangas, de jeux vidéo et d’animes japonais qui se tient de jeudi 5 au dimanche 10 juillet au parc des expositions de Villepinte, Pixels a sélectionné cinq animes de qualité dans l’air du temps.
De l’aventure avec « Made in Abyss »

Adaptation d’un manga éponyme, Made in Abyss prend vie dans la ville d’Orse, une cité construite autour d’une énorme faille, dont les profondeurs renferment faune et flore sauvage mais aussi des reliques qui se monnayent cher.
On y suit la vie difficile et parfois insouciante d’enfants exploités par leur orphelinat pour devenir apprentis caverniers, le nom donné aux aventuriers qui se risquent, au péril de leur vie, à la collecte d’antiquités dans l’Abysse. Parmi ces enfants, la courageuse et spontanée Rico dont la mère disparue était l’une des meilleures cavernières. Lors d’une chasse, la petite fille recueille un cyborg aux traits de garçonnet. Avec lui, elle va partir à la recherche de sa mère jusqu’aux confins de la faille, une mission très dangereuse.
Animé par le studio Kinema Citrus, Made In Abyss aborde des thèmes sombres qui tranchent avec son dessin naïf et rond et ses paysages à couper le souffle. A la manière des cités minières de la période industrielle, le modèle de société d’Orse est basé sur l’exploitation et une vie de labeur. Sans discours larmoyant, l’intrigue parfois violente n’épargne pas les personnages très attachants.
Récemment paru en France chez Ototo, le manga, salué par la critique, sera également mis en avant sur les stands de Japan expo.
A voir sur la plateforme Wakanim.
Un tire larmes : « Violet Evergarden »

Réalisé sur la base d’un roman par Kyoto Animation, à qui l’on doit également le film A Silent Voice, Violet Evergarden raconte comment une enfant-soldat rescapée de la guerre devient écrivaine publique. Recueillie par un major, cette véritable machine de guerre n’a connu que le combat et ne nourrit aucune émotion ni ne maîtrise les codes sociaux.
Violet va apprendre à les développer au contact de ses clients qui ont besoin d’elle pour écrire des lettres et transmettre leurs sentiments. Intriguant à chaque fois qu’elle retire ses gants pour dévoiler des prothèses mécaniques qui ont remplacé ses bras arrachés par une bombe, Violet va aussi étonner par son sens de l’altruisme atypique. Et petit à petit trouver sa place dans un monde en paix.
Très poétique, avec des dessins d’une belle finesse, Violet Evergarden peut toutefois lasser par son côté répétitif et chagrin.
A voir sur la plateforme Netflix.
Hommage aux traditions dans « Le Rakugo ou la vie »

Le rakugo est un art traditionnel de narration de contes humoristiques sur scène. Et c’est devenu la passion de Yotaro, un jeune repris de justice, après avoir été conquis par la prestation d’un grand maître de la discipline, Yakumoto. Yotaro va se mettre en tête de devenir le disciple du « sensei » et entamer un chemin pavé d’effort et d’abnégation.
Il est parfois difficile de passionner des spectateurs occidentaux avec une série animée sur une discipline traditionnelle et sans action spectaculaire. Le défi est relevé haut la main par Le rakugo ou la vie qui mélange pédagogie et récits tranche de vie mâtinés d’humour. La question de la survie d’un art ancien à l’heure moderne se pose en toile de fond.
A voir sur la plateforme ADN.
Métro-boulot-micro pour « Aggretsuko »

A 25 ans, Retsuko travaille dans un service comptable d’une grande entreprise. Au bureau, la situation n’est pas brillante : l’employée est effacée, pour ne pas dire exploitée par son chef. Chez elle, Retsuko mène une vie de célibataire un brin désordonnée. Elle se bat pour toujours donner le meilleur d’elle-même, faire face à ses collègues parfaites, sans trop de succès. Heureusement, elle a son défouloir, son jardin secret : elle adore chanter du métal dans des karaokés. Affrontant sexisme et petites humiliations, Retsuko va devoir s’affirmer mais aussi apprendre à s’aimer.
Aggretsuko, contraction de « Agressive Retsuko », met en scène des animaux anthropomorphes plutôt « kawai », lui conférant une certaine originalité. A travers les malheurs de bureau de ce petit panda roux, les spectateurs reconnaîtront peut-être leurs tracas quotidiens et céderont, qui sait, aux démons du karaoké. L’entreprise Sanrio qui a développé ce projet prend ici le contre-pied de la mascotte toujours impeccable qui a fait sa renommée : Hello Kitty.
A voir sur la plateforme Netflix.
Frissonner pour « Gegege no Kitaro »

Kitaro le repoussant (« Gegege no kitaro ») est un personnage célèbre inventé par le mangaka Shigeru Mizuki dans les années 1960. Dans ses histoires, ce père fondateur du manga d’horreur, disparu en 2015, a repopularisé les histoires de fantômes, de yokai (des êtres surnaturels) et de kappa, sujets de croyances ancestrales.
Kitaro est le jeune et dernier survivant de la tribu des fantômes. Réfugié dans un cimetière, mis à l’écart à cause sa laideur (il est borgne), il va pourtant être le vecteur d’une bataille pour l’équilibre et la paix entre le monde des hommes et celui des yokai.
A la fois drôle et subtile critique de la nature humaine, Kitaro est aussi un monument de la pop culture japonaise. Depuis sa naissance, la série a été par maintes fois adaptée à l’écran, si bien que plusieurs générations de petits Nippons ont grandi avec lui. La dernière mouture animée, sortie en avril, a pris la case horaire de Dragon Ball Super à la télévision, preuve de sa popularité.
A voir sur la plateforme Crunchyroll.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Après l’euphorie de la fête, une fois les effets de l’alcool estompés, vous constatez dans votre historique que vous avez, la nuit dernière, noyé de SMS quelques personnes choisies parmi votre hiérarchie…
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Textos éméchés à son patron : attention, réveil pénible


                      Après l’euphorie de la fête, une fois les effets de l’alcool estompés, vous constatez dans votre historique que vous avez, la nuit dernière, noyé de SMS quelques personnes choisies parmi votre hiérarchie…



Le Monde
 |    02.07.2018 à 06h30
    |

                            Nicolas Santolaria








                              

                        

La semaine dernière, j’ai envoyé un texto à mon chef à 1 h 25 du matin en sortant d’une fête où le rhum-Coca avait coulé à flots. Dans les brumes matinales, j’ai relu le message en question qui – Dieu merci – ne comportait pas de dérapage notable.
Mais parfois, c’est un tout autre constat que peut effectuer le salarié au lendemain d’une soirée arrosée. En remontant, tel un saumon sous Efferalgan, dans l’historique de ses communications, le pauvre s’aperçoit alors avec effroi que ce ne sont pas des missives, mais des missiles qu’il a expédiés dans les hautes branches de l’organigramme sous l’effet de la boisson.
L’alcool, en modifiant le fonctionnement des régions corticales frontales, favorise aussi bien l’empathie débordante que les comportements à risques…
On appelle « drunkposting » ce cocktail généralement assez détonnant, entre alcool et épanchements numériques, qui a pour effet immédiat de transformer votre retour à la réalité en remake du film Very Bad Trip.
Tout cela peut même vous donner passagèrement envie de mourir. L’alcool, en modifiant le fonctionnement des régions corticales frontales, favorise aussi bien l’empathie débordante (cette déclaration d’amour à la DRH qui vous a viré la semaine dernière) que les comportements à risques les plus ubuesques (cette photo de zigounette floue adressée à tous les membres du comité exécutif à l’heure du laitier).
En 1991, une célèbre publicité de prévention du Comité français d’éducation pour la santé mettait en scène une fête corporate où un jeune cadre ivre, cravate à moitié dénouée, apostrophait son boss sur le mode de la familiarité déplacée : « Hey, président, vous ne connaissez pas toutes les forces vives de votre entreprise ! »
La dimension quasi officielle du texto
Si l’abus d’alcool est mauvais pour la santé, il est d’autant plus néfaste à votre vie professionnelle que la physique des interactions sociales a profondément changé...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Le meilleur joueur de la NBA, revenu dans son club d’origine en 2014 et sacré champion en 2016, rejoint la mythique franchise californienne pour quatre ans.
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NBA : la superstar LeBron James quitte Cleveland et signe aux Los Angeles Lakers

Le meilleur joueur de la NBA, revenu dans son club d’origine en 2014 et sacré champion en 2016, rejoint la mythique franchise californienne pour quatre ans.



Le Monde
 |    02.07.2018 à 04h39
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 08h21
    |

            Clément Martel








                        



   


En 2014, c’est par une lettre, publiée dans le magazine Sport Illustrated qu’il avait annoncé « revenir à la maison », à Cleveland. Avec les Cleveland Cavaliers, lui le gamin de la ville voisine d’Akron, LeBron James a disputé quatre finales NBA d’affilée. Et apporté, en 2016, le premier titre jamais décroché par la franchise de l’Ohio. Sèchement battu début juin par les Golden State Warriors en finale (victoire en coup de balai, 4-0, des coéquipiers de Stephen Curry), le « King » semblait décidé à changer d’air. Et au premier jour de la « free agency » (la période des transferts), les agents du joueur ont annoncé sa signature dans la franchise historique des Los Angeles Lakers.
« LeBron James, quatre fois MVP [« most valuable player », meilleur joueur] de la NBA, trois fois MVP des Finals, et deux fois champion olympique, a accepté un contrat de 154 millions de dollars sur quatre ans avec les Los Angeles Lakers », avise Klutch Sports Group dans un communiqué. Une annonce toute en sobriété loin du show télévisé « The Decision » – dont s’est récemment inspiré Antoine Griezmann – qui avait défrayé la chronique en 2010 et vu des fans de Cleveland brûler le maillot de leur idole par dépit devant son départ à Miami.
Assagi et désormais trentenaire, le joueur, libre de tout contrat depuis quelques jours, avait annoncé vouloir prendre sa décision seul, en compagnie de sa famille et de ses agents.
A 33 ans, celui qui est considéré comme le meilleur joueur de la planète rejoint le troisième club de sa carrière. Après Cleveland, par deux fois (de 2003 à 2010 et de 2014 à 2018) et Miami (entre 2010 et 2014), l’« Elu » (c’est son surnom) entame un nouveau parcours. Loin de la terre brûlée à laquelle commençait à ressembler la franchise de l’Ohio, qu’il avait hissé une nouvelle fois en finale NBA cette saison en dépit du départ de son lieutenant Kyrie Irving l’été dernier, d’un effectif instable et vieillissant, et de conflits récurrents avec Dan Gilbert, le propriétaire des Cavs.
Dans les pas de glorieux aînés
Pour la première fois de sa carrière, le quadruple MVP quitte la Conférence Est pour rejoindre l’Ouest, et la Californie. C’est désormais sur les terres du double champion en titre, les Warriors, qu’il a affronté lors des quatre dernières finales NBA (pour un seul sacre), que l’ailier poursuivra sa carrière.
Pour la mythique franchise angeleno, qui arbore au plafond de son Staples Center seize bannières de champion NBA, cette signature est un coup d’éclat. Notamment pour son président des opérations basket, Earvin « Magic » Johnson. Superstar des « pourpres et or » dans les années 1980 et début des années 1990, l’ancien meneur de la Dream Team aux Jeux olympiques de 1992 a d’ores et déjà réussi son pari. Lors de sa nomination, en février 2017, « Magic » avait promis aux fans de la franchise de ramener une star, afin de « travailler sans relâche pour ramener les Lakers vers le titre de champion ».
Depuis la retraite de Kobe Bryant – cinq titres avec les Lakers – en 2016, la franchise de Los Angeles avait entamé une patiente reconstruction. Dans les tréfonds du championnat, l’équipe misait sur sa jeune garde – symbolisée par l’ailier Brandon Ingram et le meneur Lonzo Ball –, son entraîneur Luke Walton (assistant chez les Warriors lors de leur saison record de 73 victoires en 82 rencontres) et son attractivité historique pour attirer des gros poissons sur le marché des joueurs.
La signature de LeBron James vient valider cette stratégie, et elle pourrait entraîner un effet domino dans toute la NBA. En conflit avec son club de San Antonio, l’ancien MVP des finales 2014 (face au Miami Heat de LeBron James) Kawhi Leonard ne cache pas ses envies de rejoindre les Lakers. Un retour aux sources pour le natif de Riverside, dans la banlieue de Los Angeles, qui pourrait intervenir par le truchement d’un transfert.
A Los Angeles, LeBron James inscrira ses pas dans ceux de glorieux aînés. Outre Magic Johnson, « âme » du club et inspirateur de l’esprit « showtime » qui a déferlé sur la NBA dans les années 1980, les légendes Wilt Chamberlain, Kareem Abdul-Jabbar – meilleur marqueur de l’histoire de la ligue –, Shaquille O’Neal et Kobe Bryant ont revêtu le maillot pourpre et or frappé du mot « Lakers ».
Accumulant années après années les records personnels, le joueur aspire à décrocher un nouveau titre. Car en dépit d’une série – en cours – de huit finales NBA d’affilée (et neuf en tout), « King James » n’a décroché que trois couronnes dans sa carrière (en 2012 et 2013 avec le Heat et en 2016 avec les Cavaliers). La faute notamment à l’émergence à l’Ouest des Golden State Warriors, une équipe aux allures de dynastie menée par Stephen Curry et Kevin Durant.
Adieux en noir et blanc à Cleveland
Si l’on ne sait pas encore quels autres joueurs suivront la trace de James dans la cité des Anges, l’effectif angeleno devra à coup sûr être renforcé au cours de l’été pour espérer rivaliser avec l’invincible armada de la baie de San Francisco. Mais l’histoire va dans le sens du gamin d’Akron. En 2010, lors de sa signature à Miami, LeBron James avait formé avec Dwayne James et Chris Bosh un triumvirat d’amis réunis pour décrocher des bagues (de champion NBA). Et à son retour dans l’Ohio quatre ans plus tard, lui et Irving avaient été rejoints par la star des Minnesota Timberwolves Kevin Love.
Deux ans après avoir tenu sa promesse de briser la malédiction de « Miserable city » – le surnom de Cleveland – en apportant à la ville son premier titre majeur en sport depuis 52 ans, LeBron James quitte son cocon de l’Ohio. Fortement investi dans l’aide aux communautés locales et de plus en plus engagé dans la défense des noirs américains – il a notamment pris à partie le président Donald Trump entré en guerre contre les footballeurs américains s’agenouillant pendant l’hymne américain –, il laissera une trace indélébile dans la ville de l’Ohio.

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Ses adieux à l’Ohio, où il avait annoncé en 2014 vouloir achever sa carrière, LeBron James les a fait à travers une sobre « story » Instagram en noir et blanc le représentant au cœur de la foule clevelandaise, au lendemain de la tant attendue victoire des Cavaliers en finale NBA. « Merci le nord-est de l’Ohio pour ces quatre incroyables saisons. J’y serai toujours à la maison », écrit James. Avant de conclure : « A bientôt ». Qui sait, un jour peut-être, au terme de son aventure angeleno, le « kid d’Akron » rentrera à nouveau au bercail.



                            


                        

                        


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Compte rendu

Mali : quatre soldats français blessés dans une attaque

L’embuscade tendue aux soldats de l’opération « Barkhane », qui s’est produite dimanche à Gao, aurait fait quatre morts et vingt-trois blessés parmi des civils.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 01.07.2018 à 17h09

     •
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        Mis à jour le 02.07.2018 à 06h31





Quatre soldats français de la force « Barkhane » ont été blessés, dimanche 1er juillet, lors d’une attaque terroriste dans un quartier de Gao, principale ville du nord du Mali, a annoncé l’état-major français des armées. Selon les autorités maliennes citant un bilan provisoire de source hospitalière, cet attentat a fait quatre morts et vingt-trois blessés parmi des civils.
« Des militaires français de la force Barkhane sont tombés ce dimanche dans une embuscade tendue par des terroristes à la sortie [de Gao] qui mène vers la localité de Bourem », avait déclaré auparavant une source militaire occidentale, une information confirmée ensuite par une source militaire malienne.
L’attaque s’est produite peu avant 11 heures locales, contre une patrouille mixte de la force « Barkhane » et de l’armée malienne. Les soldats français circulaient avec trois véhicules blindés de combat d’infanterie dans le secteur nord-ouest de Gao, en direction de Bourem. Une partie de la section avait débarqué et patrouillait à pied en ville, l’autre étant toujours dans les véhicules.
« Un blindé a barré la voie à un homme qui se trouvait dans un véhicule kamikaze. Celui-ci a ensuite explosé », raconte un témoin, ajoutant que des hélicoptères de la force « Barkhane » survolaient le ciel au-dessus de Gao. « Le périmètre de l’attaque a été complètement bouclé par les militaires français », a précisé un autre jeune habitant de Gao.
A Paris, l’armée a assuré qu’aucun soldat français n’avait été tué dans cette attaque. La ministre des armées, Florence Parly, a réagi sur Twitter :
« Aujourd’hui le terrorisme a encore lâchement frappé au Mali. Des civils ont perdu la vie et des militaires français sont blessés. Mes pensées vont aux victimes et à leurs proches. Je souhaite un prompt rétablissement à nos soldats. Notre détermination ne faiblit pas. »

Aujourd’hui le terrorisme a encore lâchement frappé au Mali. Des civils ont perdu la vie et des militaires français… https://t.co/jXISIXkLrD— florence_parly (@Florence Parly)


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Montée en puissance du G5 Sahel
Cette attaque, qui n’a pas été revendiquée, survient alors que le sommet de l’Union africaine (UA) s’est ouvert dimanche à Nouakchott, la capitale mauritanienne, deux jours après un attentat-suicide perpétré au Mali, déjà, à Sévaré, contre le quartier général du G5 Sahel.
Cette force conjointe, lancée en 2017, regroupe la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad et a pour objectif la lutte contre les djihadistes. L’attentat de vendredi avait fait trois morts, dont deux militaires du G5 Sahel.

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Le président français Emmanuel Macron doit rencontrer lundi à Nouakchott, en marge du sommet de l’UA, ses homologues du G5 Sahel, avec lesquels il discutera de la montée en puissance de cette force.
La France, qui conduit dans la région l’opération « Barkhane », soutient ce projet, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité. Mais sa mise en œuvre est pour l’instant marquée par des problèmes de financement et par les accusations de violations des droits humains.

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Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaida. Ils en avaient été en grande partie chassés à la suite du lancement, en janvier 2013, d’une intervention militaire française.
Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et internationales. Celles-ci sont par ailleurs régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature, en mai-juin 2015, d’un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes, mais dont l’application accumule les retards.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Après vingt-sept ans d’analyses sur la radio publique, le journaliste veut se lancer dans un « tour du monde » pour des enquêtes publiées chez Flammarion.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/07/2018
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Bernard Guetta arrête sa chronique « Géopolitique » sur France Inter

Après vingt-sept ans d’analyses sur la radio publique, le journaliste veut se lancer dans un « tour du monde » pour des enquêtes publiées chez Flammarion.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 21h42
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 09h18
   





                        



   


Le journaliste Bernard Guetta va arrêter sa chronique « Géopolitique », qu’il présentait sur France Inter depuis 1991. Il a fait part de son intention de se lancer dans un « tour du monde » pour des enquêtes publiées chez Flammarion.
« Après vingt-sept ans d’une présence quotidienne en studio », Bernard Guetta, 67 ans, « va retrouver le bonheur du terrain, de l’enquête, de la découverte avec un très beau projet éditorial, projet dont nous souhaitons tous les deux qu’il ait une traduction radiophonique sur France Inter », avait souligné vendredi 29 juin, Laurence Bloch, directrice de la radio publique.
« L’idée est de faire un tour du monde d’une quinzaine de pays » en s’y installant deux à trois mois à chaque fois, et « d’écrire le récit d’une enquête journalistique », a précisé M. Guetta.

        Lire la critique de son livre :
         

          L’enthousiasme vibrant du journaliste engagé



« Besoin de partir à la découverte de ce monde nouveau »
« C’est un retour au journalisme que je pratiquais avant de faire de la radio, au grand reportage. Le monde a changé depuis deux ans au moins autant qu’avec la chute du mur de Berlin et la fin de la guerre froide (…) avec le Brexit, l’élection de Donald Trump, la poussée des extrêmes droites en Europe. J’ai besoin de partir à la découverte de ce monde nouveau », a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) Bernard Guetta. Parmi ces destinations, le journaliste compte passer par les Etats-Unis « avant la prochaine élection présidentielle » et la Hongrie, « le berceau des démocraties “illibérales” ».
La radio France Inter, où il présentait sa chronique « Géopolitique » depuis 1991, avait expliqué qu’elle souhaitait garder sa voix à l’antenne : il pourrait y rester avec des « grands récits » pour les prochaines grilles d’été ou entre la publication de ses livres.
Après des débuts au Nouvel Observateur, Bernard Guetta devient correspondant du journal Le Monde à Vienne, Varsovie, Washington, puis à Moscou. Il reçoit le prix Albert Londres en 1981 pour ses articles sur la crise polonaise. Tout en assurant sa chronique quotidienne sur France Inter, il a dirigé les rédactions de L’Expansion et du Nouvel Observateur, et il a collaboré au journal suisse Le Temps, à Libération et à L’Express.
Le journaliste était dernièrement chroniqueur pour Challenges et les magazines italiens L’Espresso et Internazionale ; des collaborations qu’il devrait conserver à la rentrée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ En plein Mondial, des milliers de Russes se sont rassemblés dimanche pour protester contre l’allongement de l’âge du départ à la retraite tandis qu’une pétition a déjà réuni plus de 2,5 millions de signatures.
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En Russie, une réforme des retraites fait chuter la popularité de Vladimir Poutine

En plein Mondial, des milliers de Russes se sont rassemblés dimanche pour protester contre l’allongement de l’âge du départ à la retraite tandis qu’une pétition a déjà réuni plus de 2,5 millions de signatures.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 17h49
 • Mis à jour le
02.07.2018 à 06h30
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


La liesse des supporteurs de football avait quelque peu éclipsé la colère sourde qui s’est emparée d’une bonne partie des Russes depuis l’annonce, le 14 juin, jour du coup d’envoi de la Coupe du monde 2018 en Russie, de l’allongement de l’âge de départ en retraite. Cette colère a toutefois ressurgi dimanche 1er juillet, lorsque des milliers de protestataires sont descendus dans la rue dans une vingtaine de villes.
Parfois autorisées, parfois non, ces manifestations ont épargné les villes hôtes du tournoi sportif où tout rassemblement est strictement prohibé durant la compétition. A Moscou, cependant, un archéologue de 28 ans a eu le temps de s’afficher tout nu sur la place Rouge, sans être interpellé, avec juste cette pancarte : « Dépouillé jusqu’au slip. »
Ailleurs, les manifestants se sont réunis à l’appel du principal opposant du Kremlin, Alexeï Navalny, mais aussi des communistes, hostiles à la réforme, ou de Russie juste, deux partis pourtant alliés au pouvoir au Parlement. Plus ou moins fournis, les attroupements se sont parfois mélangés. A Omsk, dans l’Oural, 4 500 participants, selon les organisateurs, ont réclamé la démission du gouvernement et du président.
Jamais, depuis 1932, date à laquelle l’âge du départ à la retraite avait été fixé sous Staline à 55 ans pour les femmes et 60 ans pour les hommes, le pouvoir n’avait osé s’attaquer à cet acquis social. « Tant que je suis président, une telle décision ne sera pas prise », avait encore promis Vladimir Poutine en 2005.

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Huit années de plus pour les femmes, cinq pour les hommes
La réforme, annoncée par le premier ministre Dmitri Medvedev, prévoit d’allonger progressivement, à partir de 2019, le seuil de départ à la retraite à 65 ans pour les hommes d’ici à 2028 et à 63 ans pour les femmes en 2034 ; huit années de plus pour les femmes, cinq pour les hommes. Cela passe mal, même si la faiblesse des pensions (183 euros en moyenne par mois) contraint des millions de retraités russes à trouver un travail d’appoint.
Les femmes sont particulièrement vulnérables. Elles doivent souvent se contenter, après 50 ans, de petits boulots pour joindre les deux bouts, alors même que leur espérance de vie a augmenté à 77,7 ans. Celle des hommes, elle, reste basse : 67,5 ans. A peine plus de deux ans après l’âge de départ à la retraite envisagée.
La mesure, couplée à une augmentation de la TVA de 18 % à 20 %, a soulevé un tollé. Une pétition, lancée par un syndicat pourtant loyal au pouvoir, a déjà réuni plus de 2,5 millions de signatures. Les arguments relayés par les chaînes de télévision publiques sur les « avantages » de la réforme, destinée selon le gouvernement à pallier le déséquilibre démographique, n’ont pas convaincu.
Et toutes les tentatives du porte-parole du Kremlin pour mettre Vladimir Poutine à l’abri de la tempête sont restées vaines. « Le thème de cette réforme concerne le gouvernement. Le président ne participe pas à ces travaux », avait pourtant affirmé Dmitri Peskov. In fine, le projet de loi, s’il est voté, devra pourtant être signé par le chef de l’Etat, réélu en mars pour un quatrième mandat.
Cote de confiance au plus bas depuis 2011
Le résultat ne s’est pas fait attendre. Plusieurs sondages attestent d’une baisse brutale de la popularité de Vladimir Poutine.
Selon une étude de l’institut VTsIOM, rendue publique le 29 juin, sa cote de confiance s’est effondrée en quelques jours pour revenir à celle de décembre 2011, avec moins de 40 % d’opinions positives. C’est le pire score enregistré par le président depuis douze ans. A la question « Soutenez-vous l’activité présidentielle ? », près de 10 % des sondés ont déjà changé d’avis entre le 14 juin et le 15 juin, au lendemain de l’annonce.
« Avant l’amortisseur, l’airbag, c’était le gouvernement. Le jeu “le tsar est bon, les boyards sont mauvais” est fini », s’est réjoui Leonid Volkov, adjoint de l’opposant Alexeï Navalny. Par crainte d’être interpellé et de devoir passer à nouveau trente jours en détention pour appel à des rassemblements illicites, ce dernier avait préféré quitter le territoire. Il n’y a eu cependant aucune interpellation parmi les foules de tous âges réunies.

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Fait rarissime, plusieurs élus ayant fait part de leur mauvaise humeur – telle la députée conservatrice Natalia Poklonskaïa, qui avait indiqué sur son compte Twitter son intention de ne pas voter la loi –, le parti Russie unie a tenu une réunion à huis clos le 22 juin pour rappeler à l’ordre les frondeurs.
« Il est inacceptable d’avoir des points de vue contradictoires dans nos rangs », a tonné le secrétaire général Andreï Tourtchak, cité par le site RBK. La réforme contestée devrait être examinée en première lecture à la Douma, la chambre basse du Parlement russe, le 19 juillet, une fois le Mondial terminé.



                            


                        

                        

