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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ La disparition, à l’âge de 46 ans, de l’emblématique gorille capable de communiquer par la langue des signes, marque la fin d’une époque pour les sciences comme pour les primates.
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Avec la mort de la gorille Koko, la fin d’une époque

La disparition, à l’âge de 46 ans, de l’emblématique gorille capable de communiquer par la langue des signes, marque la fin d’une époque pour les sciences comme pour les primates.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 18h00
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            
Zoologie. Une fois n’est pas coutume, cette chronique ne s’intéressera pas à une ­espèce animale mais à un individu, pas à des travaux novateurs mais à une ­recherche d’un autre temps. Un hommage, en vérité. Koko est morte, mardi 19 juin, à l’âge de 46 ans. La gorille des plaines, célèbre pour sa maîtrise de la langue des signes, s’est éteinte « paisiblement, dans son sommeil », a annoncé la Gorilla Foundation, l’organisation créée par le Dr Penny Patterson en 1976 pour étudier la communication animale. Koko en était tout à la fois l’origine et l’emblème. Née le 4 juillet 1971 au zoo de San Francisco, la jeune gorille avait été prise en main par l’éthologue de Stanford quelques mois plus tard dans le but de tester les capacités d’apprentissage et d’expression des grands singes.

Les primates non humains ne peuvent pas parler ? Penny Patterson décide d’utiliser la langue des signes. Très vite, son sujet d’étude montre des compétences exceptionnelles. A 4 ans, elle maîtrise 170 mots et en construit de nouveaux, adaptant donc la langue des ­signes américaine à ses propres particularités. Au New York Times qui l’interroge en 1975, Penny Patterson vante le sens de l’humour et l’inventivité de sa « compagne de jeu ».
D’abord une curiosité, Koko devient une vedette. Le National Geographic en fait deux fois sa couverture, dont l’une restée célèbre, un autoportrait pris devant un miroir. Mais ce sont ses passages à la télévision qui l’ancrent dans l’imaginaire américain. L’humoriste Fred Rogers l’accueille dans son show, l’acteur ­Robin Williams poursuit des échanges avec elle, d’autant plus riches que Koko signe ­désormais 1 000 mots, en comprend 2 000.
Le chaton de Koko
Si les conversations avec les humains ­concentrent l’intérêt des scientifiques, le grand public fond devant ses échanges avec All Ball, un petit chat que l’immense gorille avait réclamé après avoir feuilleté un livre d’images. La petite...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Le risque de mourir atteindrait un plateau après l’âge de 105 ans. Ces observations, présentées dans la revue « Science », suscitent la controverse.
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A 105 ans, l’immortalité est-elle possible ?

Le risque de mourir atteindrait un plateau après l’âge de 105 ans. Ces observations, présentées dans la revue « Science », suscitent la controverse.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 16h00
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            
La formule est célèbre, presque trop. « L’Eternité c’est long, surtout vers la fin. » En l’écrivant, le cinéaste Woody Allen n’imaginait sans doute pas qu’une poignée de démographes viendraient rendre à ces quelques mots une nouvelle jeunesse. Dans la revue Science du 29 juin, une équipe de chercheurs italiens et américains annonce avoir mis en évidence un « plateau dans la mortalité humaine ». Rompant avec la théorie dominante depuis deux siècles, ils assurent qu’à partir de 105 ans, le risque de mourir cesse d’augmenter pour devenir constant. De quoi provoquer une sérieuse et immédiate controverse, tant scientifique que politique, voire philosophique.
Pour en mesurer l’ampleur, il faut savoir qu’en 1825, le mathématicien britannique Benjamin Gompertz a modélisé le taux de mortalité humaine. Selon sa loi, le risque de mourir suit une fonction exponentielle. Autrement dit, plus on avance en âge, plus ce risque augmente. Il augmente même de façon importante. Ce modèle a servi aux démographes, mais aussi aux assureurs ou encore aux médecins travaillant sur la croissance des tumeurs. Pourtant, depuis quelques années, ce principe a été sérieusement remis en cause. Des biologistes ont en effet découvert que des levures, des vers ou encore des insectes ne semblaient pas suivre cette distribution. Qu’en était-il alors des humains ?
Pour lancer leur affirmation, l’Italienne Elisabetta Barbi, de l’université Sapienza de Rome, et ses collègues se sont appuyés sur les données italiennes. Ils ont analysé la trajectoire individuelle des 3 836 personnes âgées d’au moins 105 ans, observées entre 2009 et 2015. Près des trois quarts d’entre elles sont mortes pendant l’étude, un quart étaient encore vivantes au 31 décembre 2015. Les hommes ne constituaient que 12 % de l’échantillon.
Les scientifiques ont mis en évidence l’augmentation de la taille des cohortes au fur et à mesure que les années passaient, ce qui confirme la croissance du nombre...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Le mieux est d’effectuer les demandes de retraite au moins 4 à 6 mois avant la date souhaitée, sans oublier d’avertir son employeur.
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Salariés du privé : quelles sont les conditions à respecter pour partir à la retraite ?

Le mieux est d’effectuer les demandes de retraite au moins 4 à 6 mois avant la date souhaitée, sans oublier d’avertir son employeur.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 13h28
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 16h35
    |

                            Marc Darnault (Associé chez Optimaretraite)








                        



   


Pour pouvoir obtenir sa retraite, un salarié doit atteindre l’âge minimum de 62 ans (l’âge légal) et avoir validé au moins un trimestre. Des dispositifs permettent sous conditions d’anticiper cet âge, à 60 ans, voire plus tôt, pour les carrières longues, à partir de 55 ans pour les assurés handicapés, à 60 ans dans le cadre de la pénibilité…
Répondre à ces premières conditions ne suffit pas pour partir à la retraite. Il faut également avoir cessé toute activité professionnelle, salariée et/ou non salariée, mis à part quelques exceptions comme dans le cas d’un cumul emploi-retraite au sein d’un régime non salarié.

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                Prélèvement à la source : comment les réductions d’impôt sont-elles prises en compte ?



Une rupture du contrat de travail se révèle donc en principe nécessaire. Ensuite, il faut effectuer ses demandes de retraite. Elles doivent parvenir à la caisse avant la date d’effet souhaitée sinon la date sera repoussée au premier jour du mois suivant la réception de la demande.
Dans le cas particulier où la demande de retraite Arrco-Agirc est reçue au plus tard trois mois après la notification de la pension de la Sécurité sociale, la date d’effet de la pension de ces régimes pourra être rétroactive en s’alignant sur celle de la retraite de base.

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                Faut-il avancer ou retarder son départ à la retraite à cause du nouveau malus Agirc-Arrco ?



Le mieux est d’effectuer les demandes au moins 4 à 6 mois avant la date souhaitée. Il ne faut pas oublier d’avertir son employeur. Un préavis est à respecter. Ce dernier pouvant varier selon l’ancienneté ou la convention collective, il est préférable de se renseigner avant de faire sa demande de retraite.
A contrario, il ne faut pas signifier son départ à la retraite à son employeur tant que la date et les conditions de départ ne sont pas certaines. Ce sera compliqué de faire marche arrière !



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Il est l’un des fondateurs de la géopolitique moderne. A 88 ans, il publie ses Mémoires, « Aventures d’un géographe ». Points cardinaux.
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Les territoires d’Yves Lacoste, géopolitologue

Il est l’un des fondateurs de la géopolitique moderne. A 88 ans, il publie ses Mémoires, « Aventures d’un géographe ». Points cardinaux.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 09h00
    |

                            Florent Georgesco








                        



                                


                            

Yves Lacoste montre à son interlocuteur, par une fenêtre, le paysage qui s’étend au pied de son immeuble de Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine), les pavillons, les pelouses, les arbres, quelques immeubles épars et, plus loin, les cités de Bagneux, la colline qui bouche la vue sur Paris, niché juste derrière. Il avait 10 ans en 1939 quand sa famille, quittant le Maroc, où il est né, s’est installée dans cet appartement, qu’il n’a plus quitté depuis. Près de quatre-vingts ans ont passé. « C’étaient des jardins ici, explique-t-il. Et, au fond, à part ce grand immeuble sur la colline, il n’y avait que des vignes. Au-dessous, c’étaient des carrières, on ne pouvait pas construire. » Huit décennies se bousculent en contrebas. Le paysage remue. Des villes poussent à toute vitesse. L’observateur reste à sa fenêtre, raconte les métamorphoses.
Mais, à force d’observer, il arrive qu’on descende, qu’on aille voir de plus près, qu’on se mêle à la vie, au « drame », comme il aime dire. Reçu premier, au début des années 1950, à l’agrégation de géographie, il a vite eu peur de s’ennuyer. « J’ai choisi la géographie par défaut, s’amuse-t-il. J’avais trop négligé les maths pour faire de la géologie, qui m’intéressait plus. C’était le métier de mon père, il m’y avait initié. » Surtout, la géographie est alors « une science de perroquet », figée dans l’héritage de Paul ­Vidal de la Blache (1845-1918), bornée par la sentence du vieux maître : « La géographie est science des lieux, et non des hommes. » Il s’agit de la « bousculer », de l’entraîner dans le flux du contemporain. C’est cet affrontement avec les pesanteurs du passé, ce long chemin vers le monde réel, que raconte Aventures d’un géographe, ses Mémoires, qui viennent de paraître.
Guerre
1976 restera, dans l’aventure d’Yves Lacoste, comme l’année décisive. Deux événements se produisent, dont les conséquences durent encore : la parution,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Ce week-end, la Lune et Mars se croisent dans le Capricorne, l’occasion de préparer leur prochain rendez-vous : le 27 juillet. La Lune sera alors totalement éclipsée.
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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ La fusée SpaceX a envoyé ce « cerveau volant » vers la Station spatiale internationale. Capable de se déplacer en apesanteur, il va aider un astronaute allemand.
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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ L’usage des pesticides en agriculture est souvent considéré comme sans danger pour les consommateurs dès lors que les normes sanitaires en vigueur sont respectées. Or, une étude de l’INRA montre que cette certitude doit être contestée.
<filname="PROF-env_sciences-7"> ¤ 
<article-nb="2018/07/01/19-8">
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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Rapport d’étonnement. En réduisant de 80 % en 2019 le financement des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), le gouvernement américain met à mal une aide décisive pour la prévention des maladies infectieuses à travers le monde.
<filname="PROF-env_sciences-8"> ¤                     
                                                   
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Donald Trump menace la santé mondiale

Rapport d’étonnement. En réduisant de 80 % en 2019 le financement des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), le gouvernement américain met à mal une aide décisive pour la prévention des maladies infectieuses à travers le monde.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 14h23
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
La nouvelle est inquiétante pour l’avenir de la santé mondiale. En 2019, le financement des programmes des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) américains sera réduit de 80 %. Ainsi l’a décidé la généreuse administration Trump. Elle ne reconduira pas sa participation de 582 millions de dollars à l’initiative mondiale de sécurité sanitaire décidée en 2014, avec 200 autres organisations médicales internationales, lors de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest – plus de 11 000 morts.
Détecter les épidémies à la source
Cette aide, approuvée à l’époque par le Congrès, s’avère pourtant décisive pour la prévention des maladies ­infectieuses à travers le monde. Elle contribue à former des travailleurs médicaux de terrain capables de détecter les épidémies à la source, comme à renforcer les labo­ratoires d’analyse et d’intervention d’urgence – ces ­institutions qui ont tant fait défaut quand l’épidémie d’Ebola s’est déclarée en Guinée, avant de gagner le Liberia et la Sierra Leone puis de créer une psychose en Occident quand, en octobre 2014, plusieurs cas se sont déclarés en Europe et aux Etats-Unis.
Le Wall Street Journal a révélé le premier, le 19 janvier, l’abandon de ces programmes en publiant un mail des CDC informant son personnel qu’il devait réduire ­drastiquement ses aides dans 39 pays sur 49, notamment ceux considérés par ­l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme des ­zones sensibles aux maladies ­infectieuses émergentes : ­République démocratique du Congo, Ethiopie, Haïti, ­Pakistan, Rwanda – on retrouve là les « pays de merde » évoqués par Donald Trump en ­janvier, mais est-ce un ­hasard ?
Des professionnels formés par les CDC ont pu endiguer une épidémie d’anthrax au Kenya, de fièvre jaune en Ouganda, et identifier 4 000 cas de rougeole au Sierra Leone. Ce sera désormais, sans ­l’appui américain, beaucoup plus difficile
Cette suppression est dramatique. Elle a été dénoncée dans une lettre ouverte...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Six académies scientifiques, dont celles de médecine et des sciences, rappelant leur « devoir de protection de la santé des populations », ont dénoncé, vendredi, les positions « scandaleuses » contre les vaccins du médecin controversé Henri Joyeux.
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Vaccins : six académies scientifiques dénoncent les propos du professeur Henri Joyeux

Six académies scientifiques, dont celles de médecine et des sciences, rappelant leur « devoir de protection de la santé des populations », ont dénoncé, vendredi, les positions « scandaleuses » contre les vaccins du médecin controversé Henri Joyeux.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h53
   





                        



   


Six académies scientifiques, dont celles de médecine et des sciences, ont dénoncé, vendredi, les propos du médecin controversé Henri Joyeux à la suite de l’annulation de sa radiation de l’ordre des médecins, mardi 26 juin.
« Les six académies, dans leur devoir de protection de la santé des populations, déclarent solennellement que la liberté d’expression a des limites et qu’elle n’excuse en rien les allégations irresponsables de certains professionnels de santé », ont écrit ces académies dans un communiqué commun. Elles s’insurgent contre les propos d’Henri Joyeux qui, « se prévalant de la levée de sa radiation du Conseil national de l’Ordre des médecins, prétend qu’il a raison concernant ses positions sur la vaccination ».
La déclaration est signée de l’Académie des sciences, l’Académie d’agriculture de France, l’Académie vétérinaire de France et trois Académies nationales : de chirurgie dentaire, de médecine, et de pharmacie.
Des propos controversés
La chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins a annulé, mardi, la radiation du professeur Henri Joyeux, prononcée en première instance en 2016. Celui-ci s’était empressé de crier victoire. « Je ne suis pas du tout radié, je n’ai pas de blâme. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que j’ai raison ! », avait-il déclaré.
Le Conseil de l’ordre lui reprochait deux pétitions lancées sur Internet en 2014 et 2015 contre une préconisation et une décision du gouvernement pour étendre la vaccination. La seconde dénonçait la présence d’aluminium comme adjuvant dans le vaccin « hexavalent » en estimant que cela représentait un danger, un sujet encore âprement débattu.
« Ces positions sont d’autant plus scandaleuses que les couvertures vaccinales restent insuffisantes en France. (…) L’actualité rappelle que la rougeole peut tuer », selon les académies.
La procédure doit maintenant se poursuivre devant le Conseil d’Etat, l’Ordre des médecins ayant annoncé, jeudi, qu’il se pourvoyait en cassation.

        Lire aussi :
         

                Le professeur Joyeux, médecin à effets indésirables






                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ CIMON deviendra le premier robot d’intelligence artificielle à interagir avec des humains dans l’espace.
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SpaceX va mettre un « cerveau volant » en apesanteur

CIMON deviendra le premier robot d’intelligence artificielle à interagir avec des humains dans l’espace.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 04h27
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 18h36
   





                        



Un robot de la taille d’un ballon de basket, spécialement programmé pour suivre en flottant en apesanteur un astronaute allemand dans la Station spatiale internationale doit être propulsé vendredi 29 juin matin par une fusée de SpaceX depuis la Floride.
Le lancement est prévu à 5 h 42 locales depuis Cap Canaveral. La capsule Dragon sera chargée au total de 2 700 kilogrammes de matériel.
Qualifié de « cerveau volant » par Manfred Jaumann, responsable charges utiles et microgravité chez Airbus, CIMON – de son nom officiel, pour Crew Interactive MObile CompanioN – est considéré comme un pionnier. Son activation marquera un « moment historique », devenant le premier robot d’intelligence artificielle à interagir avec des humains dans l’espace, a relevé jeudi Christian Karrasch, chef de projet de CIMON auprès de l’agence spatiale allemande (DLR), lors d’une conférence de presse de la Nasa.
Aider son maître
Ce projet est élaboré depuis deux ans, avec l’entraînement de CIMON pour qu’il reconnaisse la voix et le visage d’Alexander Gerst, un géophysicien allemand de l’Agence spatiale européenne. Lorsque l’astronaute de 42 ans l’appellera, le robot repérera acoustiquement où M. Gerst se trouve et se dirigera vers lui. Sa caméra frontale doit lui permettre de détecter si c’est bien son partenaire humain qui se trouve face à lui. L’engin est équipé de plus d’une dizaine d’hélices pour qu’il puisse voleter de part et d’autre et ceci sans percuter quoique ce soit dans le laboratoire spatial. Les six astronautes de l’avant-poste orbital peuvent parler à CIMON mais il a appris à travailler au mieux avec M. Gerst.
Le robot intelligent, composé de plastique et de métal, a été fabriqué grâce à l’impression 3D. Il doit travailler avec Watson AI, technologie d’intelligence artificielle d’IBM conçue pour aider les équipages. Trois expériences sont prévues, dont une médicale dans laquelle CIMON va être utilisé comme une caméra volante, a expliqué l’agence spatiale allemande.
Le robot peut notamment guider l’astronaute allemand à travers plusieurs procédures, lui montrant des photos ou des vidéos le cas échéant. Et M. Gerst peut lui poser des questions.
Il dispose d’un micro, d’une caméra à infrarouge, de deux batteries et, surtout, d’un bouton de désactivation pour assurer que tous les propos des astronautes ne soient pas envoyés au serveur d’IBM sur Terre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Le 6 février 2018, le lancement dans l’espace par SpaceX de la fusée « Falcon Heavy » depuis le sol américain a entraîné des retards pour 563 avions.
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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Avec son atmosphère relaxante, la cérémonie du thé japonaise n’est pas sans rapport avec la pleine conscience. Exploration en BD des us et vertus du shado.
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<article-nb="2018/07/01/19-13">
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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Pour aider les enseignants confrontés aux objections en classe de science, Guillaume Lecointre rappelle la spécificité de la démarche scientifique.
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La science, laïque par essence

Pour aider les enseignants confrontés aux objections en classe de science, Guillaume Lecointre rappelle la spécificité de la démarche scientifique.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 10h19
    |

            Hervé Morin








                        



                                


                            

Livre. Le phénomène est mal mesuré, mais il semble que certains enseignements – théorie de l’évolution, origine de l’homme, épisodes historiques – fassent parfois en classe l’objet de contestations.
Le vade-mecum « La Laïcité à l’école », diffusé fin mai par le ministère de l’éducation nationale ­évoque le sujet : « En sciences de la vie et de la Terre, il est opportun d’expliciter la nature ­propre du savoir scientifique. L’enseignement transmet un savoir scientifique incontestable, des connaissances argumentées, démontrées, vérifiées. Les croyances, elles, font l’objet d’un sentiment de vérité, mais ne sont pas démontrables », peut-on y lire. Les savoirs historiques sont aussi défendus : « Il s’agira également de distinguer histoire et mémoire auprès des élèves », suggère le livret.
Guillaume Lecointre, professeur au ­Muséum national d’histoire naturelle, veut lui aussi proposer « une réponse laïque et ­didactique aux contestations de la science en classe », comme l’indique le sous-titre de son ouvrage Savoirs, opinions, croyances. Cette ­démarche s’inscrit dans un effort de longue date de sa part pour réfuter les arguments des créationnistes. Qu’il s’agisse de raisonnements contournés des tenants américains du « dessein intelligent » ou de leurs épigones français, voyant dans la complexité du vivant la main d’un « grand horloger », ou des montages plus grossiers de l’« Atlas de la création » du Turc Harun Yahya.
Distinguer les registres des savoirs, des opinions et des croyances
Dans ce nouvel ouvrage, Guillaume Lecointre n’entre pas dans les détails de ces rhétoriques trompeuses. Il s’attache plutôt à éclairer la spécificité de la démarche scientifique. Sa motivation est politique : la connaissance scientifique a l’immense mérite de proposer « une représentation partagée du monde réel », un bien public à partir duquel fonder « des droits et devoirs pour toutes et tous »...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ L’activité physique soutenue et régulière est le meilleur moyen de lutter contre l’épuisement liée à la chimiothérapie ou à l’immunothérapie.
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Le sport, le meilleur antifatigue lors des traitements contre le cancer

L’activité physique soutenue et régulière est le meilleur moyen de lutter contre l’épuisement liée à la chimiothérapie ou à l’immunothérapie.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 10h12
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. La fatigue est l’un des premiers symptômes du cancer et l’un des premiers effets secondaires des traitements anticancer, comme la chimiothérapie ou l’immunothérapie, et ce de manière durable.
Cinq ans après le diagnostic, 48,7 % des participants le décrivent comme cliniquement significatif, indique l’étude « La vie cinq ans après un diagnostic de cancer » (Vican5) réalisée par l’Institut national du cancer (INCa) et rendue publique mercredi 20 juin. Les répercussions dans la vie quotidienne sont multiples, et la qualité de vie peut être gravement altérée. Les femmes sont les plus touchées, et encore plus lorsque leur situation est précaire.
Cette fatigue fluctuante, différente selon les localisations, ne se récupère pas par le sommeil. Elle est d’ailleurs souvent évoquée comme frein à la pratique d’un sport… Et pourtant l’activité physique soutenue et régulière est le meilleur moyen de lutter contre cette forme d’épuisement, plus efficace que tout autre traitement. « C’est d’ailleurs le seul traitement », insiste le docteur Thierry Bouillet, oncologue à l’hôpital Avicenne (Bobigny), l’un des premiers en France à avoir évoqué le sport dans la prise en charge du cancer et qui a créé avec Jean-Marc Descotes l’association CAMI (Cancer, arts martiaux et informations), qui prend en charge 3 500 nouveaux patients chaque année.
Efficace pour lutter contre les risques de rechute et les effets secondaires des traitements anticancéreux, le sport est donc aussi « défatigant ». « En cas de fatigue persistante, plutôt que de prendre du café ou des médicaments, un patient devrait aller marcher quinze minutes », indique aussi Karen Mustian, de l’université de Rochester. « C’est en tout cas la conclusion que nous ­tirons après avoir passé en revue 113 études scientifiques » qui portaient sur 11 500 patients.
Publiée en mars 2017, sa revue de la littérature scientifique montrait que l’activité...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ On pensait que toutes les cellules d’un organisme avaient la même séquence d’ADN. De multiples mutations font que nous n’avons pas un génome unique, mais plusieurs, répartis dans différentes cellules du corps, expliquent les généticiens Nicolas Gompel et Benjamin Prud’homme.
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Nous et tous nos génomes

On pensait que toutes les cellules d’un organisme avaient la même séquence d’ADN. De multiples mutations font que nous n’avons pas un génome unique, mais plusieurs, répartis dans différentes cellules du corps, expliquent les généticiens Nicolas Gompel et Benjamin Prud’homme.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 14h51
    |

                            Nicolas Gompel (Généticien, LMU de Munich) et 
                            Benjamin Prud'homme (Généticien,  Institut de biologie du développement de Marseille-Luminy CNRS)








                        



                                


                            
Carte blanche. En 1962, à l’aube de l’analyse des premières séquences d’ADN, le biologiste John Gurdon réalisa une expérience décisive pour comprendre la relation entre notre génome et l’utilisation qu’en fait chacune de nos cellules. Gurdon transplanta le noyau, et donc le génome, d’une cellule de peau de crapaud adulte dans une cellule œuf dépourvue de noyau, une sorte de coquille vide. L’œuf au noyau greffé se développa en un beau crapaud.
Cette première expérience de clonage, qui valut à John Gurdon un prix Nobel de médecine et physiologie en 2012, prouva que le génome d’une cellule de peau contenait toute l’information nécessaire à la formation d’un organisme entier. Gurdon en conclut que toutes les cellules du corps devaient avoir le même génome.
Depuis cette expérience, on a appris à ­établir la séquence complète des lettres ­chimiques qui composent les génomes, ­petits ou grands. Lorsque dans les années 2000 fut publiée la première séquence du ­génome humain, il s’agissait d’une ­séquence moyenne obtenue à partir d’un grand nombre de cellules, provenant de plusieurs individus ; une nécessité technique alors pour avoir assez d’ADN à séquencer.
Aujourd’hui, les techniques de séquençage ont fait de tels progrès que le matériel de départ n’est plus limitant, et c’est le génome de cellules individuelles qu’on peut déterminer. Après l’expérience de John Gurdon sur les crapauds, on s’attendait à trouver la même séquence d’ADN dans chaque cellule du corps. Eh bien ce n’est pas le cas ! Les génomes des différentes cellules séquencées, pourtant toutes descendantes d’une même cellule œuf contenant une séquence génomique particulière, se distinguent par des centaines, voire des milliers de différences.
Mosaïques génétiques
La présence de mutations génétiques dans les cellules du corps – les cellules somatiques – n’est pas une surprise en soi. Les cancers, en effet, reposent sur l’apparition et l’accumulation de mutations dans...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Au cours des dernières années, une partie des salins ont été rendus à la nature, qui s’empresse de les reconquérir.
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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Le recours au don d’organe a été multiplié par 4,5 depuis 1985, mais une situation de pénurie persiste.
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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Sur les premiers mois de 2018, le nombre de donneurs recensés en France a diminué de 8 %, et le nombre de foies prélevés de 15 %. Pour pallier la pénurie de dons d’organes, il faut que chacun exprime  sa volonté auprès de ses proches, rappelle l’équipe de transplantation hépatique de Strasbourg dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-env_sciences-18"> ¤                     
                                                   
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Greffe de foie: « Une situation de pénurie aiguë nous alerte aujourd’hui »

Sur les premiers mois de 2018, le nombre de donneurs recensés en France a diminué de 8 %, et le nombre de foies prélevés de 15 %. Pour pallier la pénurie de dons d’organes, il faut que chacun exprime  sa volonté auprès de ses proches, rappelle l’équipe de transplantation hépatique de Strasbourg dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    27.06.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 09h37
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Quelques jours après la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes, le 22 juin, nous, équipe de transplantation hépatique de Strasbourg, souhaitons attirer l’attention sur l’aggravation récente de la pénurie de greffons qui met en péril la vie de nos patients.
Depuis trente ans, notre service de transplantation a déjà réalisé plus de 2 000 greffes de foie, 900 patients sont en cours de suivi. A ce jour, plus de 100 patients sont en attente de greffe. Les bénéfices apportés par la transplantation ne sont plus à démontrer, la chaîne de vie représentée par le don d’organes reste tributaire du nombre de donneurs et de leur famille.
Le don d’organes représente la source unique d’une nouvelle vie pour ces patients. A l’instar de la greffe cardiaque et pulmonaire, la greffe de foie est souvent le seul moyen de sauver la vie des quelque 1 300 patients transplantés du foie chaque année en France. On estime à 700 000 le nombre de patients atteints de maladies chroniques du foie (données Inserm, décembre 2017), potentiellement mortelles, susceptibles de se compliquer de cancer, de saignements digestifs ­cataclysmiques, de jaunisse, de troubles de la mémoire et du comportement. Lorsque la maladie est parvenue à un stade avancé, seule la greffe permet de guérir les patients.
Le prélèvement n’est en pratique jamais réalisé en cas d’opposition ou même de doute quant à la volonté du défunt exprimés par la famille
Alcool, infection par les virus des ­hépatites B et C, maladie du « foie gras » (stéatohépatite non alcoolique dite « NASH », associée à l’obésité et au diabète) et maladies auto-immunes sont les principales causes de maladies ­chroniques du foie et d’indications à la greffe. L’avènement des nouveaux ­traitements antiviraux contre l’hépatite C a fait reculer les inscriptions sur liste d’attente pour cette indication.
A l’inverse, les indications de transplantation pour maladie alcoolique du foie et pour...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Une nouvelle étude du traité d’ornithologie et de fauconnerie, rédigé au XIIIe siècle par Frédéric II, démontre l’étendue des liens commerciaux au Moyen Age.
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D’Australie en Sicile, le voyage du cacatoès de l’empereur Frédéric II

Une nouvelle étude du traité d’ornithologie et de fauconnerie, rédigé au XIIIe siècle par Frédéric II, démontre l’étendue des liens commerciaux au Moyen Age.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 16h58
    |

            Pierre Bouvier








                        



   


Le protectionnisme c’est tellement… XXIe siècle. Il y a 780 ans, le concept de mondialisation ne faisait peur à personne. Sûrement pas à Frédéric II – Frédéric de Hohenstaufen (1194-1250) –, roi de Sicile et empereur du Saint Empire romain, ni à la dynastie des Ayyoubides (Egypte, Syrie, Yémen, Libye) et leurs fournisseurs.
Le De Arte Venandi cum Avibus (L’art de chasser avec des oiseaux), traité d’ornithologie et de fauconnerie rédigé au XIIIe siècle par Frédéric II pour son fils Manfred (1232-1266), en apporte l’illustration, de manière éclatante. Au détour des 111 folios de ce manuscrit, entre une grive, un héron, un léopard et un milan on y croise quatre représentations de cacatoès. Encore, fallait-il le savoir.
Cet oiseau, qui appartient à la famille des perroquets, vit en Australie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et sur certaines des îles d’Indonésie. Sa présence dans le bestiaire moyenâgeux rebat donc les cartes des routes commerciales entre l’Europe et le reste du monde au XIIIe siècle. Jusqu’à présent, la première description des cacatoès remontait à la fin du XVe siècle.
« Le fait qu’un cacatoès arrive en Sicile prouve qu’il existait un réseau d’échanges commerciaux qui s’étendait de l’Australie à l’ouest du Moyen-Orient et au-delà », explique à la BBC la Dr Heather Dalton, de l’université de Melbourne, en Australie, qui a fait cette découverte, avec Jukka Salo, Pekka Niemelä et Simo Örmä, des chercheurs finlandais.
Le cadeau du vice-roi d’Egypte
En 2014, Heather Dalton s’était intéressée à La Vierge de la Victoire, un tableau de 1496 d’Andrea Mantegna (vers 1431-1506), au Louvre, qui montre la première représentation d’un cacatoès.
Après la publication d’une étude intitulée « A Sulphur-crested Cockatoo in Fifteenth-Century Mantua : Rethinking Symbols of Sanctity and Patterns of Trade » (un cacatoès à huppe jaune dans la Mantoue du XVe siècle : repenser les symboles de sainteté et les modèles du commerce) dans Renaissance Studies, et d’une série d’articles, Mme Dalton a été contactée par le professeur Pekka Niemelä, de l’université de Turku (Finlande). Ce dernier, aidé de ses collègues Jukka Salo – un zoologiste – et Simo Örmä – intendant de l’institut finlandais à Rome –, travaillait à l’identification des images dans le manuscrit de Frédéric II.
Un texte en latin à côté du dessin du cacatoès le décrit comme un cadeau fait par Al-Malik al-Kâmil Nâsîr ad-Dîn « le Parfait » (1177-1238), vice-roi d’Egypte de la dynastie des Ayyoubides (1171-1341). « Les chercheurs, y compris moi, savaient que le sultan avait fait don d’un perroquet blanc à Frédéric II, peu savaient qu’il existait des représentations de cet oiseau », précise à la BBC Heather Dalton.
La chercheuse estime que le voyage du cacatoès depuis son habitat d’origine jusqu’à la Sicile, via Le Caire a duré plusieurs années, sachant que cet oiseau peut vivre jusqu’à 50 ans. En examinant les dessins du manuscrit, les chercheurs concluent que l’oiseau est une femelle, en raison de la peinture rouge utilisée pour représenter les yeux : les cacatoès femelles ont les yeux brun-rouge ou rouges, les mâles les yeux noirs. Ils relèvent que la crête de l’oiseau n’est pas dressée, en signe d’agressivité, crainte, surprise ou lorsqu’ils font la cour, ce qui semble indiquer que l’oiseau de Frédéric II se sentait en sécurité lorsqu’il a été représenté.

   


Routes maritimes et routes de la soie
« Cette découverte nous force à réviser notre perception de la région [l’Australasie] et pas seulement l’Australie et les îles alentours, comme étant la dernière à avoir été explorée. Les Européens considèrent que c’est un continent mort et qu’il ne s’y passait rien avant leur découverte », précise encore la chercheuse au Guardian, dénonçant la lecture « européocentriste » de l’histoire.
La chercheuse souligne qu’en plus des routes de la soie, les échanges commerciaux de la Chine avec la région avaient conduit à l’émergence de nouveaux ports commerciaux dans le royaume de Champā (le sud du Vietnam), Sumatra et Java, permettant une circulation des marchandises entre l’Asie du Sud-Est et la Chine, et au-delà vers la région de l’océan Indien, le Moyen-Orient puis la Méditerranée orientale et l’Europe.
Ce n’est pas la première fois que des animaux présumés issus du continent australien sont représentés dans des dessins de la fin du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle : un livre liturgique appartenant à Caterina de Carvalho, acheté par la galerie new-yorkaise Les Enluminures, montrait une créature ressemblant vaguement à un kangourou, quelques années avant l’arrivée du premier navire hollandais sur les rivages de l’Australie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Une étude française montre qu’après cinq ans de traitement par agonistes dopaminergiques, presque un patient sur deux est touché.
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Des troubles addictifs chez les parkinsoniens traités

Une étude française montre qu’après cinq ans de traitement par agonistes dopaminergiques, presque un patient sur deux est touché.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 14h00
    |

            Sandrine Cabut








                        


                                                        
Troubles alimentaires compulsifs, hypersexualité, achats compulsifs, addiction aux jeux ou à des loisirs particuliers comme le bricolage… Longtemps méconnus chez les patients parkinsoniens traités, désormais bien décrits, les troubles du contrôle des ­impulsions (TCI) se révèlent beaucoup plus fréquents que ce que l’on pensait.
Après cinq ans de suivi, presque un malade sur deux (46 %) est concerné, conclut une étude française conduite par le professeur Jean-Christophe Corvol ­(hôpital de la Pitié-Salpêtrière, APHP, Institut du cerveau et de la moelle épinière, Paris), publiée le 20 juin dans la revue Neurology.
Les auteurs soulignent que la survenue de ces symptômes est fortement associée à la dose et à la durée du traitement par agonistes dopaminergiques. Ces ­médicaments synthétiques, qui miment l’action de la dopamine, sont l’une des deux grandes ­classes de molécules prescrites aux patients parkinsoniens, avec la ­L-dopa, précurseur naturel de la dopamine.
Conséquences dévastatrices
Pas toujours perçus comme négatifs par les principaux concernés, les troubles du contrôle des ­impulsions peuvent, s’ils ne sont pas détectés à temps, avoir des conséquences dévastatrices pour le malade et sa famille : surendettement, rupture conjugale…
L’étude des chercheurs français a été réalisée à partir d’une ­cohorte de 411 patients, dont la maladie avait débuté il y a moins de cinq ans. Ils ont été évalués tous les ans pendant cinq ans. Au début de l’étude, près de 20 % d’entre eux avaient déjà des ­troubles du contrôle des impulsions, ils étaient 33 % à la fin des cinq ans de suivi. Et parmi les 306 patients qui étaient indemnes de TCI au départ, presque un sur deux (46 %) en a développé sur cette période. Après arrêt du traitement, les troubles ont disparu en un an chez la moitié d’entre eux.
La population étudiée était ­relativement jeune et majoritairement traitée par agonistes ­dopaminergiques, d’où une sur­estimation probable...




                        

                        

