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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Impressionnants lors du premier tour, Luka Modric et ses coéquipiers affrontent les Danois, à Nijni Novgorod, pour une place en quarts de finale.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Si le coureur britannique était privé de Tour, la meilleure équipe du monde pourrait repenser sa stratégie autour de Geraint Thomas. Mais le risque d’une guerre de succession est réel.
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Tour de France : en cas de retrait de Froome, le Team Sky a des plans B

Si le coureur britannique était privé de Tour, la meilleure équipe du monde pourrait repenser sa stratégie autour de Geraint Thomas. Mais le risque d’une guerre de succession est réel.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 16h06
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            

A une semaine du départ du Tour de France, toutes les équipes ont présenté leurs huit coureurs, à l’exception de trois formations françaises dans l’attente du championnat national, dimanche 1er juillet, et d’une autre équipe : le Team Sky. Et pour cause : comme l’a révélé Le Monde, la formation britannique est encore dans l’attente de savoir si son leader, Christopher Froome, quadruple vainqueur de la course et lauréat du Tour d’Italie en mai, pourra prendre le départ.

Si l’appel du Team Sky est rejeté mercredi 4 juillet, à trois jours du départ du Tour à Noirmoutier en Vendée, la formation britannique perdra évidemment sa meilleure chance de victoire. Mais parce qu’elle est l’équipe la plus riche du peloton, elle a plusieurs leaders de rechange.
Le premier s’appelle Geraint Thomas. Le Gallois de 32 ans a remporté en juin le Critérium du Dauphiné, l’une des deux principales courses préparatoires au Tour de France, en devançant l’Anglais Adam Yates et le Français Romain Bardet. Double champion olympique sur piste, il s’est transformé depuis en excellent grimpeur et brigue un vrai rôle de leader sur un Grand tour. En Grande-Bretagne, ses succès sur piste, son bagout et son rôle auprès de Bradley Wiggins puis Chris Froome – il disputera son neuvième Tour – lui confèrent un statut de petite vedette.
Poels plus fatigué, Kwiatkowski moins fiable
Sur les courses d’une semaine, son excellence contre-la-montre et sa résistance en montagne font merveille. Paris-Nice et le Dauphiné sont déjà dans son escarcelle. Sa saison a été impressionnante. Mais sur trois semaines, il n’a jamais rien prouvé. La seule fois où le Team Sky a relâché sa bride, sur le Tour d’Italie 2017, Thomas a été handicapé par un accident après huit jours de course. Faudrait-il alors lui refaire confiance et le désigner seul leader ?
Une inconnue s’ajoute à l’équation : Thomas est en fin de contrat et est quasiment fixé sur le nom de l’équipe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Après l’Allemagne, l’Argentine et le Portugal, les champions du monde 2010 quittent la Coupe du monde 2018 dimanche, éliminés par les hôtes de la compétition.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ « Arbitrage vidéo », épisode 4. Notre chroniqueur Etienne Labrunie raconte comment la victoire face à l’Argentine a ravivé la flamme entre les Bleus et les médias.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

France-Argentine : la télé fait son mea culpa

« Arbitrage vidéo », épisode 4. Notre chroniqueur Etienne Labrunie raconte comment la victoire face à l’Argentine a ravivé la flamme entre les Bleus et les médias.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 13h37
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 15h14
    |

                            Etienne Labrunie








                        



   


Chronique. Le match est terminé depuis quelques minutes. Frédéric Calenge, journaliste au bord du terrain pour TF1, interroge Didier Deschamps : « Didier, c’est aussi une revanche face à toutes les critiques reçues ? » Le sélectionneur, dans l’émotion comme rarement, répond, presque gêné : « Des critiques, il y en a, il y en aura toujours… Fallait répondre, on a bien répondu ! »
Quelques instants plus tard, le héros du jour, Kylian Mbappé, se présente à son tour devant le plexiglas couvert de sponsors : « On a dit que je boudais la presse, c’était pas vrai du tout, je ne voulais juste pas être le porte-parole des Bleus. » Sur le plateau de TF1, la journaliste Nathalie Iannetta lance en écho : « C’est vrai, foutons-lui la paix. » Après tout, lui a bien foutu la paix aux médias quelques jours.
Foutons-leur la paix. Plutôt, louons-les d’avoir (enfin) fait vibrer le pays. « Une équipe est née » (TF1), « Match de fou des Bleus qui terrassent l’Argentine », titre LCI. « Les Bleus en quarts, la France en folie », s’enflamme carrément CNews. « Des Bleus renversants » (LCI). « Les Bleus enfin » (BFM TV). Etc. La bascule est évidente. Les Bleus viennent de lancer leur Mondial. L’emballement est là, comme la critique hier. Peu importe si elle était justifiée, le succès face à l’Argentine doit solder quelques comptes envers la presse. Un ressort classique.
« L’heure est à la rédemption »
« On va être gentils et ne pas réécouter quelques “spécialistes” », ironise sur Twitter Michel Denisot. Sur les plateaux télé, on assiste à des scènes étonnantes, entre repentir et chasse aux sorcières. On frise même parfois le ridicule.
A ce jeu-là, Gilles Verdez est un capitaine d’équipe. Après avoir expliqué qu’il vient d’assister « au plus beau match de la France dans l’histoire de la Coupe du monde », il appelle sur CNews à la mobilisation générale « derrière notre équipe de France » et lance les hostilités : « L’heure est à la rédemption pour tous ceux qui salissent cette équipe de France. »

@gillesverdez @JPasquet @CNEWS Bravo à Gilles d'avoir toujours cru à cette équipe de France malgré les réticences d… https://t.co/JNldd2Rc3k— PascalPraud (@Pascal Praud)


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Ce qui ne devrait rester qu’un mauvais et pathétique sketch va devenir un sujet de débat après l’intervention d’Eric Besnard, le présentateur : « Justement, les journalistes doivent-ils être plus derrière cette équipe de France ? » « Mais ce n’est pas notre rôle », répond du tac au tac Pierre Ménes, dont on ne saurait définir le sien, de rôle.
Depuis le début de ce Mondial, cette question surprenante du journaliste supporteur revient régulièrement. Elle fait donc même débat en direct à la télévision. Ces mêmes plateaux où il peut être de bon ton d’afficher ses couleurs (maillot ou maquillage) et d’affirmer haut et fort son soutien à « notre » équipe de France au nom du symbole national. Et on ne parle pas uniquement des ayants droit comme TF1 ou BeIn Sports, producteurs du spectacle et liés par un accord commercial avec l’équipe de France.
La jurisprudence Aimé Jacquet
En réalité, la question de la relation entre les Bleus et la presse est un marronnier qui revient sans cesse depuis 1998 et la jurisprudence Aimé Jacquet. A BFM TV, où l’on débriefe trois à quatre fois par jour, on a pu avoir la dent dure contre ces joueurs tricolores. Après le triomphe contre l’Argentine, l’ancien footballeur et chroniqueur sportif Eric Di Meco assume : « On les a beaucoup critiqués, mais à juste titre parce qu’on espérait autre chose, et là ils viennent de prouver enfin qu’on pouvait s’éclater en regardant un match de foot et qu’il existe bien plusieurs façons de gagner. » 
Amusant de voir ces consultants, tous d’anciens joueurs, expliquer que la critique fait partie du jeu, eux qui pour certains la dénonçaient à l’époque. Sur L’Equipe 21, le journaliste Sébastien Tarrago interroge : « Est ce qu’on peut raison garder ? Les critiques étaient justifiées après le premier tour. Qui peut dire que le premier tour était annonciateur de ce nous allions voir contre l’Argentine ? »

INCROYABLE MOMENT 💥💥

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Désormais, on efface tout et on recommence. Une analyse peut en cacher une autre. D’ailleurs, la victoire contre les vice-champions du monde et leur Messi ouvre de nouvelles perspectives. « Les Bleus inarrêtables ? » (CNews), « Peuvent-ils aller au bout ? », s’interroge LCI. Sur TF1, partenaire des Bleus, on respire et on se laisse envahir par une douce euphorie, renforcée par un record d’audience (12,5 millions de téléspectateurs, un pic à 15 millions).
Allez les Bleus ! Bixente Lizarazu, en vieux sage, s’en amuse en direct, reprenant un peu tout le monde de volée : « On est passé d’un truc totalement pessimiste, où tout le monde disait qu’on n’avait pas le niveau, à quelque chose de complètement irrationnel, où on va gagner la Coupe du monde. Tranquille, tranquille… » Il plombe un peu l’ambiance.

        Lire aussi :
         

                Coupe du monde sur les chaînes info : « Je vous propose de revoir le but pour la 647e fois »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ « Roulette russe », épisode 18. Aujourd’hui, l’auteur Maxime Mianat explique comment l’émotion gâche le football : elle empêche de se concentrer sur les « datas ». Retrouvez aussi le programme du jour.
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Coupe du monde 2018 : pourquoi les statistiques sont indispensables au football

« Roulette russe », épisode 18. Aujourd’hui, l’auteur Maxime Mianat explique comment l’émotion gâche le football : elle empêche de se concentrer sur les « datas ». Retrouvez aussi le programme du jour.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 13h35
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 14h14
   





                        


Chaque jour durant la Coupe du monde, Eddy Fleck et Maxime Mianat analysent la compétition à leur façon. Attention : cette chronique peut contenir du second degré.

   


Chronique. L’Espagne a battu la Russie lors de 63 % de leurs onze dernières rencontres disputées un dimanche par temps nuageux : une statistique intéressante pour tous ceux qui s’intéressent énormément aux statistiques. Les véritables passionnés ont besoin des outils les plus pointus pour décrypter le football moderne : Whoscored.com, Footballdatabase.com, Celibatairesendurcis.fr, autant de sites dont l’analyse me prend des heures entières.
De ce fait, je regarde très peu de matchs, sinon jamais. Mon savoir risquerait d’être contredit par un ressenti personnel ou, pire encore, une émotion non programmable. Dans un futur proche, les diffuseurs afficheront en temps réel des informations aussi indispensables que les pulsations cardiaques et le taux de cholestérol de chaque joueur, à l’aide de fenêtres multiples, en laissant seulement une petite lucarne ouverte sur le match à destination des arriérés hermétiques aux « datas ».
Aujourd’hui, un sportif de haut niveau est jugé sur deux critères individuels : sa note FIFA et son nombre de buts par saison. Un être humain l’est par sa note Uber et son nombre d’abonnés sur les réseaux sociaux. Moi-même, j’utilise les statistiques au quotidien afin d’agir le plus rationnellement possible.
55 % des diplômés d’école de journalisme âgés de 34 ans sont au chômage ? J’ai démissionné hier. Un fumeur français grille en moyenne 356 cigarettes par an ? J’ai commencé à fumer la semaine dernière, j’en suis déjà à 276. Mon médecin me donne encore un mois. Je n’arrêterai pas : les statistiques sont aussi faites pour être contredites et interprétées en fonction de ce qui nous arrange. Je lui ai dit : « Docteur, après sa victoire 4-0 contre Barcelone, le PSG avait 100 % de chances de se qualifier. »
Temps de lecture estimé de cette chronique : 1 minute 28. Caractères : 1 897. Taille : 12,3 Ko. Enregistré le 30 juin 2018 à 22 h 52 par Maxime Mianat. 1m83. 79 kg.
Maxime Mianat

Coupe du monde : le programme du dimanche 1er juillet
Les matchs du jour (à suivre en direct sur Le Monde.fr)
Espagne - Russie à 16 heures
Croatie - Danemark à 20 heures
A lire sur le web
L’analyse du match France-Argentine : les Bleus et l’espace vital
La gazette de la Coupe du monde : bébé Pelé, grande classe et prévention
Tombeurs de l’Argentine, les Bleus savourent leur mue
Le jour de gloire de Kylian Mbappé
L’Uruguay, suspendu au mollet de Cavani, attend la France
Lionel Messi ou l’histoire d’un rendez-vous manqué avec la Coupe du monde
« Laissons l’arbitre décider quand c’est une question d’interprétation »
Pour les abonnés
La VAR prend le pouvoir
Luka Modric, grand joueur et petit parjure



Les épisodes précédents de « Roulette russe »
Episode 1 : comment concilier Coupe du monde et vie de famille
Episode 2 : pourquoi il ne faut pas critiquer l’équipe de France
Episode 3 : pourquoi on ne sait pas encore si Griezmann pourra jouer contre l’Australie
Episode 4 : pourquoi le drapeau du Brésil n’est pas ce que vous croyez
Episode 5 : pourquoi les Anglais n’ont en réalité pas inventé le football
Episode 6 : pourquoi Pologne-Sénégal est un authentique derby
Episode 7 : pourquoi la Coupe du monde est un cauchemar pour les autres sportifs
Episode 8: pourquoi France-Pérou n’aura pas lieu
Episode 9 : pourquoi il y a toujours un drapeau algérien dans un stade
Episode 10 : pourquoi l’Antarctique est le grand absent du tournoi
Episode 11 : pourquoi il n’est pas raisonnable d’aimer à la fois Lionel Messi et Cristiano Ronaldo
Episode 12 : pourquoi on peut suivre la Coupe du monde sans aimer le foot 
Episode 13 : pourquoi le dopage n’existe pas dans le football
Episode 14 : pourquoi 0-0 est le score parfait
Episode 15 : pourquoi le match Panama-Tunisie sera l’événement du soir
Episode 16 : pourquoi j’ai renoncé à la nationalité française durant la Coupe du monde
Episode 17 : comment échapper à un mariage le jour de France-Argentine ?





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ « Le Monde » has learnt that the race’s owner has forbiddden the four-time winner to take part in this year’s competition because of his pending doping case. Team Sky’s appeal will be examined on Tuesday.
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Organisers want Chris Froome out of the Tour de France, Team Sky appeals

« Le Monde » has learnt that the race’s owner has forbiddden the four-time winner to take part in this year’s competition because of his pending doping case. Team Sky’s appeal will be examined on Tuesday.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 12h10
    |

            Clément Guillou et 
Rémi Dupré








                        



   


Christopher Froome, a four-time winner of the Tour de France, might not be able to compete for a fifth title this year. The organisers do not want him to be part of the race due to depart on July 7.
Le Monde has learnt that the race’s owner, Amaury Sport Organisation (ASO), is trying to prevent Froome from taking part in the Tour. They have forbidden Team Sky to sign Froome in, in an attempt to protect their own image, as his doping procedure is still pending.
« We are confident that Chris will be riding the Tour as we know he has done nothing wrong », Team Sky told Le Monde. ASO were not immediately available for comment.
Christopher Froome is still allowed to race as long as the case regarding his abnormal salbutamol doping control has not been settled. But the Tour does not want to find itself in the same situation that the Giro was in, earlier this year. Froome won the Giro, but one has yet to know what will become of his victory.
ASO’s case is based on article 29 of its own rules (in compliance with UCI’s rules), which states that « ASO expressly reserves the right to refuse the participation in – or disqualify from – the event, a team or one of its members whose presence is liable to damage the image or reputation of ASO or those of the event ».
Team Sky has already appealed this decision to the court of arbitration of the French olympic committee (CNOSF), and will fight the case on July 3rd. The decision should be known the following day. It could be appealed to the Court of Arbitration for Sport (CAS), but they will probably not have a chance to rule the case before the beginning of the Tour.

        Lire aussi :
         

          Our story in French



English translation by Gregor Brandy



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Selon les informations du « Monde », le Tour de France a interdit au coureur de se présenter au départ, en raison de sa procédure pour dopage.
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Christopher Froome écarté du Tour de France par les organisateurs, l’équipe Sky fait appel

Selon les informations du « Monde », le Tour de France a interdit au coureur de se présenter au départ, en raison de sa procédure pour dopage.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 16h43
    |

            Clément Guillou et 
Rémi Dupré








                        



                                


                            

Le quadruple vainqueur du Tour de France pourra-t-il briguer, à partir du samedi 7 juillet, un cinquième maillot jaune qui le ferait entrer dans l’histoire ? Ce n’est pas, en tout cas, le souhait des organisateurs de l’épreuve.
Amaury Sport Organisation (ASO), propriétaire du Tour de France, tente d’empêcher Christopher Froome de prendre le départ de sa course, a appris Le Monde de source proche de l’affaire. Par courrier, les organisateurs ont interdit à l’équipe Sky d’aligner son coureur sur l’épreuve pour protéger son image, en raison de la procédure pour dopage ouverte à son encontre. La formation britannique a immédiatement fait appel et dit sa certitude d’une issue favorable.
« Nous sommes confiants dans le fait que Chris disputera le Tour, puisque nous savons qu’il n’a rien fait de mal », a dit un porte-parole de la Sky au Monde. ASO n’a pas souhaité commenter l’information.

Christopher Froome est autorisé à courir tant que son cas de contrôle anormal au salbutamol, ouvert en septembre 2017, n’est pas tranché. Mais le Tour de France veut à tout prix éviter de se trouver dans la même situation que le récent Tour d’Italie, où la victoire finale de Froome est désormais assortie d’un astérisque.

L’organisateur s’appuie sur l’article 29.1 de son règlement qui, conformément au règlement de l’Union cycliste internationale (UCI), « se réserve expressément la faculté de refuser la participation à – ou d’exclure de – l’épreuve, une équipe ou l’un de ses membres, dont la présence serait de nature à porter atteinte à l’image ou à la réputation d’ASO ou de l’épreuve ».
L’équipe Sky défendra son cas mardi 3 juillet, à partir de 9 heures, devant la chambre arbitrale du Comité national olympique du sport français (CNOSF). La décision devrait être communiquée le lendemain.
Elle peut faire l’objet d’un appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), mais la probabilité est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ La France a su bloquer Messi et profiter de la lenteur de la défense argentine pour se qualifier pour les quarts de finale samedi. L’analyse tactique des « Cahiers du football ».
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Analyse du match France-Argentine : les Bleus et l’espace vital

La France a su bloquer Messi et profiter de la lenteur de la défense argentine pour se qualifier pour les quarts de finale samedi. L’analyse tactique des « Cahiers du football ».



Le Monde
 |    01.07.2018 à 10h58
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 14h21
   





                        



   


Casting de stars, scénario prévisible aux rebondissements parfois improbables mais qui tient en haleine jusqu’au bout : ce France-Argentine, à la mise en scène dynamique mais inégale, fut digne d’un blockbuster. Un spectacle permanent, achevé par la victoire 4-3 de Français qui se sont compliqués tout seuls une tâche abordable. Mais qui, en plus d’éliminer des Argentins endossant le costume de méchants à coups de tacles durs, promet un succès populaire pour la suite. Elle sera en salles dès vendredi 6 juillet, face au voisin uruguayen, équipe qui a l’engagement physique dans son ADN.
Le passage sans transition de l’Albiceleste à la Celeste nécessitera de changer les armes. Car c’est d’abord grâce à la vitesse de Kylian Mbappé, le « Flash » tricolore, que les Bleus ont fait la différence samedi. Comme à son habitude, l’Argentine avait entamé la rencontre en jouant très haut dans le camp adverse, tentant de faire la différence en plaçant de nombreux joueurs en zone offensive. L’objectif : avoir la balle pour dicter le tempo de la rencontre mais aussi libérer Lionel Messi. Théoriquement, si ce dernier a six partenaires à ses côtés, l’adversaire doit se disperser à essayer de les suivre et laisser un peu d’espace au génie argentin. En revanche, si la balle est perdue, il n’y a alors plus grand-monde en couverture…
Comme l’Espagne et l’Allemagne, autres équipes qui veulent créer le déséquilibre mais en perdent leur propre équilibre, l’Argentine se savait sous la menace, surtout face à une attaque aussi rapide que sa défense est lente. Alors, quand Ever Banega rata son contrôle à une vingtaine de mètres du but tricolore, la suite pouvait difficilement bien tourner. Trop lents pour arrêter Mbappé – même illicitement via les fameuses « fautes tactiques » –, les Argentins ne le revoyaient que dans la surface, mais Marcos Rojo, probablement plus très lucide, l’envoyait au sol.
Messi déplacé par Kanté, bloqué par Matuidi
Le penalty d’Antoine Griezmann transformé, la France était alors dans son schéma préférentiel : elle était désormais sûre que les hommes de Jorge Sampaoli se livreraient. En quaterback, Paul Pogba servait un Mbappé toujours aussi rapide mais, cette fois, la faute était devant la surface. « Cette équipe d’Argentine n’aime pas défendre, elle est en difficulté dès qu’on met de la vitesse », confirmera Didier Deschamps au micro de BeIN Sports après la partie.

   


Et Messi, pendant ce temps ? Pris en défense quasi-individuelle par N’Golo Kanté, il s’exilait côté droit pour toucher des ballons (plus de 50 % des attaques argentines se déroulèrent dans ce couloir) mais y trouvait alors Blaise Matuidi. Bloqué par deux joueurs, il se coupait naturellement du jeu. D’autant que les rampes de lancement étaient en panne : Javier Mascherano gêné par Griezmann et, surtout, Ever Banega bougé par Pogba, c’est tout le circuit préférentiel qui se retrouvait grippé.
Les chiffres à la fin du match font mal : 30 % de duels gagnés par Banega et 19 balles perdues pour seulement 3 récupérées. Pogba, parfois nonchalant dans l’engagement sur ses prises à deux mais discipliné tactiquement, affiche lui 10 récupérations, soit autant que Kanté et Matuidi réunis. Après tout, pas besoin de ratisser quand on envoie l’ennemi dans une impasse…
Erreurs minimes
Dans ces conditions, difficile de reprocher à des Bleus déjà très solides derrière en poules d’avoir attendu à 1-0. Après tout, c’est en laissant beaucoup plus la balle qu’à l’accoutumée que l’Espagne avait infligé une claque 6-1 à ces mêmes Argentins en mars. Et les situations nettes continuaient à arriver à intervalles réguliers, même si un peu de pressing sur une arrière-garde fébrile aurait probablement pu en offrir d’autres. « On a besoin d’espaces pour montrer nos qualités et on l’a très bien fait », jugea Pogba au micro de TF1.
Sauf que, dans le football, les erreurs minimes qui parsèment les matches peuvent avoir de dures conséquences quand l’adversaire a de la réussite à la finition. Un oubli de sortir sur Angel Di Maria, puis une faute de Benjamin Pavard – un travers déjà vu sans conséquence contre l’Australie – suivie d’un mauvais alignement et d’un rebond défavorable plaçaient pour la première fois la France dans la position du chasseur, à 1-2.
Les limites du plan de jeu ? Facile à dire a posteriori. Même les équipes les plus dominatrices concèdent des coups francs et peuvent encaisser des frappes lointaines. Si le travail de l’entraîneur est d’optimiser le ratio occasions créées/concédées, alors Didier Deschamps, dont l’animation offensive sur attaque placée est, à l’inverse, tout à fait critiquable, était bien en train de gagner la bataille.
Une inspiration collective, enfin
Au moins, ce double rebondissement obligeait alors la France à attaquer sans attendre, elle qui le fit sans grande conviction face à l’Australie et au Danemark. Et c’est là que la stratégie argentine depuis le début de la partie, payante au score malgré un quitte ou double presque permanent en possession du ballon, devenait évidente. Cet adversaire prestigieux mais aux joueurs moyens (combien de membres du onze seraient dans la liste des 23 de Deschamps ?) n’attaque pas par panache mais parce qu’il ne sait pas défendre.
Et le bloc, qui s’installait naturellement pour conserver l’avantage, explosait tout seul, sans qu’il n’y ait besoin de beaucoup le bouger. Deux oublis de l’ailier Cristian Pavon, qui laissait Lucas Hernandez partir dans le couloir, permettaient au latéral de centrer sans opposition, ballons dont profitaient Benjamin Pavard puis Kylian Mbappé.
De ce match, que le score reflète bien mal et qui aurait pu être gagné de plein de façons différentes, il reste un moment. Cette passe verticale au cœur du jeu de Kanté, placé entre deux défenseurs centraux écartés (« salida lavolpiana » pour les puristes), de celles que les Bleus ne tentent jamais de peur de se rater. Griezmann à la déviation, Matuidi puis Giroud à la transmission et Mbappé à la finition. Rapide et imparable.
Un quatrième but superbe dans son exécution mais qui importe surtout par ce qu’il dit du potentiel de Bleus alliant, l’espace d’un instant, la vitesse de leur jeu avec la précision du jeu de position espagnol. Pas sûr qu’il y ait une redite, surtout pas contre des Uruguayens qui dressent les barbelés dans l’axe, dans un 4-4-2 losange qui le surcharge. Pas sûr non plus qu’elle soit nécessaire pour gagner la compétition. Mais cette inspiration collective rappelle qu’au-delà du talent de ses joueurs, la France peut marier beauté et efficacité quand elle prend le risque de jouer.
Christophe Kuchly, journaliste pour les Cahiers du football



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ La Golden Globe Race, qui s’élance ce dimanche, est un tour du monde sans escale, sans assistance et à l’ancienne. Ni GPS, ni électronique, ni pilote automatique
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Golden Globe Race : un tour du monde pour un retour en 1968

La Golden Globe Race, qui s’élance ce dimanche, est un tour du monde sans escale, sans assistance et à l’ancienne. Ni GPS, ni électronique, ni pilote automatique



Le Monde
 |    01.07.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 13h20
    |

            Véronique Malécot








                        



   


« Venez, la démonstration de sextant va commencer », annonce Jean-Luc. La poignée de journalistes entoure aussitôt le marin, intrigués par cet objet qui semble sorti tout droit du musée de la Marine. « Cet appareil sert à mesurer des angles », nous explique notre professeur du jour. « Le principe est le suivant. Je mets mon sextant sur zéro et je vise le soleil. Je le vois dans la partie droite du miroir et, en faisant coulisser cette pièce, je le fais descendre doucement sur l’horizon... sans le perdre ».
Quelques secondes plus tard, par le jeu des miroirs de l’instrument, Jean-Luc voit le soleil presque sur l’horizon. « Maintenant, pour être sûr d’avoir placé le soleil au plus bas, je balance doucement mon sextant de droite à gauche. Ca y est ! Je regarde rapidement ma montre : 17 heures 10 minutes et 10 secondes, puis l’angle qu’indique mon sextant : 37 degrés et cinq minutes. Avec ces deux mesures, je vais pouvoir trouver la perpendiculaire sur laquelle je me trouve pas rapport au soleil ». Rapide consultation des éphémérides nautiques, un ouvrage qui indique pour chaque jour la position des astres, Jean-Luc calcule, à partir de sa position estimée, la hauteur à laquelle il devrait voir le soleil. « Par exemple je devrais le voir à 37 degrés et 30 minutes. Il y a une différence de 25 minutes, soit 25 milles nautiques et je vais pouvoir corriger ma position et, à partir de là, ma route ». 
Cette opération, le skippeur français Jean-Luc Van den Heede la répétera presque tous les jours dans les prochains mois, pour peu que le temps ne soit pas couvert. Le 1er juillet, le marin aux cinq tours du monde, dont un contre vents-et-courants, s’élancera à l’assaut d’un nouveau défi, la Golden Globe Race. Un tour du monde sans escale, sans assistance et à l’ancienne. Ni GPS, ni électronique, ni pilote automatique ! Seulement un sextant, des cartes papier, un chronomètre et un poste radio pour tenter de capter de rares bulletins météo, l’heure exacte et, parfois, se repérer.

   


Un tour du monde sans les moyens modernes de navigation, telle est l’aventure proposée par l’Australien Don McIntyre, fondateur et président de l’épreuve. Une nouvelle course à la voile pour en célébrer une autre, le Golden Globe, la légende de la course au large. Il y a cinquante ans, durant l’été 1968, neuf marins quittaient les côtes anglaises pour le premier tour du monde en solitaire et sans escale, sponsorisé par le journal anglais Sunday Times. Un seul marin, le britannique Sir Robin-Knox Johnston, franchira la ligne d’arrivée après 313 jours en mer à bord de Suhaili. Abandons, naufrage, suicide marquèrent ce Golden Globe, comme l’abandon du Français Bernard Moitessier qui, longtemps en tête, fera demi-tour après le Cap Horn pour gagner Tahiti et « sauver son âme ». Le mythe de la course autour du monde en solitaire était né. Le Golden Globe inspirera le BOC Challenge en 1982 puis le Vendée Globe en 1989.
Le 1er juillet, dix-huit skippeurs du monde entier, âgés de 28 à 73 ans s’élanceronr au départ des Sables d’Olonne (Vendée) pour ce tour du monde rétro. Treize nationalités, dont les Français Antoine Cousot, Loïc Lepage, Philippe Péché et J.-L. Van den Heede, le doyen. Une seule femme, la Britannique Susie Goodall, également la benjamine. Au minimum 200 à 250 jours en mer, pour les plus rapides, à bord de voiliers traditionnels de onze mètres, conçus avant 1988. « Un navire de croisière », plaisante Jean-Luc Van den Heede, « enfin une croisière où je vais essayer d’être devant les autres ».
Comme en 1968. Outre l’aspect navigation sans équipements modernes, les marins devront vivre avec les moyens de l’époque. Exit ordinateur, lecteur MP3, lecteur DVD et tout autre appareil moderne pouvant occuper ces mois de solitude en mer. Retour aux cassettes audio, aux films Super 8, aux photos argentiques 35 millimètres et au carnet de bord écrit à la main. « Je suis en train d’enregistrer des heures de musique sur cassettes pour Jean-Luc », commente un des préparateurs du marin. Et retrouver lecteur cassettes et caméra Super-8 en parfait état de fonctionnement, ainsi que les fournitures n’est pas une mince à faire. A tel point, que l’organisation a signé avec Kodak un accord pour l’achat en gros de films Super 8 et 35 millimètres.

PHOTO CREDIT: Barry Pickthall/PPL/GGR
***2018 Golden Globe Race. Traditional navigation equipment to be used by skippers in the GGR: Wind-up chronometer, sextant, paper charts, parallel ruler, protractor and trailing log, just as it was 50 years before for Robin Knox-Johnston and Bernard Moitessier. Electronics are banned including GPS, digital watches, iPods,  electronic autopilots and digital cameras.
   PHOTO CREDIT: Barry Pickthall/PPL/GGR
***2018 Golden Globe Race. Traditional navigation equipment to be used by skippers in the GGR: Wind-up chronometer, sextant, paper charts, parallel ruler, protractor and trailing log, just as it was 50 years before for Robin Knox-Johnston and Bernard Moitessier. Electronics are banned including GPS, digital watches, iPods,  electronic autopilots and digital cameras.



Pourtant, l’organisation de la course a dû faire des concessions à cette année 1968. A commencer par la sécurité. Les dix-huit engagés largueront les amarres avec un équipement de sécurité bien plus moderne qu’en 1968 et plus formés aux secours. Chaque marin aura à son bord un pack de sécurité scellé avec deux téléphones satellites, balise AIS, et moyens de sauvetage et de repérage les plus récents. De plus, outre le suivi obligatoire de formations médicales de premiers secours, les marins ont dû prouver leur capacité à naviguer sous gréement de fortune, comme s’ils avaient subi une grosse avarie de mâture les contraignant à regagner la terre par leurs propres moyens.
Et contrairement à 1968, le public pourra suivre la course et les concurrents 24h/24 grâce à un tracking GPS, comme sur le Vendée Globe ou la Route du Rhum. Car, du point de vue médiatique, la Golden Globe Race est bien une course des années 2000. Les concurrents sont aussi « encouragés » à transmettre à l’organisation des films ou autres documents en trois points précis du globe, retraçant leur épopée autour du globe.
Sextant, radio-gonio, émetteur-récepteur radio BLU...Malgré ses quinze années de skippeur professionnel, François Cousot le reconnaît. Comme les autres, il a dû tout réapprendre pour naviguer à l’ancienne. « Je connaissais le principe du sextant mais j’ai suivi une formation de deux jours », confiait le navigateur. « Je m’entraîne à faire le point sur une carte papier, à prévoir ma météo grâce au baromètre et aux nuages ». Et finalement, la navigation comme en 1968 sera bien leur plus grand défi. Car comme le reconnaît Jean-Luc Van den Heede, certains moyens de l’époque n’existent plus comme le réseau public de radio pour établir des communications téléphoniques avec la terre, les gardiens de phare qui assuraient une présence au quatre coins du globe et permettaient de savoir où on se trouvait.
En revanche pas de regrets coté cambuse, la cuisine des marins. Cette année, si l’Australien Kevin Farbrother a fait surélever les planchers de son bateau, ce n’est pas pour emporter comme Robin-Knox Johnston un an de boîtes de corned-beef, mais, outre des quelques conserves, des plats sous vides ou lyophilisés, moins lourds à transporter et plus variés. Quand on connaît l’importance de la nourriture sur le moral de l’équipage...



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Comment expliquer le contraste entre l’élimination avec conviction de l’Argentine en huitièmes de finale, samedi, et la laborieuse victoire contre l’Australie, le 16 juin ?
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : tombeurs de l’Argentine, les Bleus savourent leur mue

Comment expliquer le contraste entre l’élimination avec conviction de l’Argentine en huitièmes de finale, samedi, et la laborieuse victoire contre l’Australie, le 16 juin ?



Le Monde
 |    01.07.2018 à 07h14
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 09h50
    |

            Adrien Pécout (Kazan, envoyé spécial)








                        



   


Ici se dresse toujours, comme au premier jour, le palais de la République du Tatarstan. Juste à côté, la somptueuse mosquée aussi, l’une des plus grandes d’Europe. Mais, en deux semaines à peine, quelque chose a changé dans le ciel de Kazan et de la Coupe du monde de football.
Comment expliquer le contraste entre cette équipe de France qui a éliminé l’Argentine avec conviction (4-3) en huitièmes de finale, samedi 30 juin, et celle, autrement plus laborieuse, qui battait difficilement l’Australie en cette même ville, lors de son premier match de poule, le 16 juin ?
Autant, au premier tour, les Bleus ahanaient contre l’Australie (2-1), donc, le Pérou (1-0) et le Danemark (0-0) ; autant ils ont soudain retrouvé de l’allant, comme une envie de jouer au football, à la vue de l’Argentine et de son quintuple ballon d’or, Lionel Messi.
« Plus on avance dans la compétition, plus le niveau monte et moins on a de marge, on se doit de jouer à notre meilleur niveau », estime Hugo Lloris, gardien et capitaine heureux. De bon augure, si l’on s’en tient à ce raisonnement, avant le quart de finale du 6 juillet : à Nijni Novgorod, les Français affronteront alors les Uruguayens, vainqueurs du Portugal.
« Tu joues contre une équipe qui joue »
Sac au dos, Paul Pogba savoure déjà l’adrénaline de ces matchs à élimination directe. Pas la même tension, pas le même enjeu, ni les mêmes adversaires : « En poule, on a joué contre des équipes qui nous attendaient, qui défendaient, rappelle le milieu de terrain. Là [contre l’Argentine], tu joues contre une équipe qui joue. » Sous-entendu : qui permet aussi aux Bleus d’en faire de même.
Par la nature de leur jeu, par leur possession du ballon, les Argentins ont prêté le flanc aux contre-attaques. Même lorsqu’ils menaient 2-1, peu après la pause, grâce une frappe merveilleuse d’Angel Di Maria, « ils ont laissé beaucoup d’espaces », reconnaît un Antoine Griezmann encore en rodage. D’où ce paradoxe : l’avant-centre estime « plus facile » de jouer face à une telle équipe que face aux monolithes, pourtant moins cotés, de l’Australie, du Pérou et du Danemark.
La victoire a un autre mérite : elle conforte le groupe tricolore dans son credo collectif, malgré les critiques des derniers matchs. « On avait mis un plan en place, on l’a respecté. On a réussi à faire ce qu’on voulait », se félicite Florian Thauvin, entré en cours de route, sans plus de détails. Enthousiaste, le Marseillais parle d’« une victoire qui restera dans nos têtes, au-delà de la qualification », de celles qui se fêtent dans le vestiaire : « On a tous chanté, dansé. Quelque chose de beau, de fort. Aujourd’hui, l’équipe de France a répondu présent. »
Sans jouer les tristes sires, quelques ajouts s’imposent. « Il faut toujours rester lucide sur l’analyse du match, on doit aussi s’appuyer sur les points négatifs pour s’améliorer », convient le gardien Hugo Lloris, très bien placé pour savoir que, si la France a marqué quatre buts, elle en a aussi encaissé trois. Trois en à peine plus d’occasions, dont un dans le temps additionnel, c’est beaucoup. Surtout face à un adversaire fatigué et vieillissant qui avait déjà failli quitter le Mondial dès le premier tour, quatre ans après sa finale.
« Un peu de patience »
Leo Messi compris, les Argentins ont eu le ballon sans réellement l’apprivoiser, restant trop souvent cantonnés dans leur partie de terrain. Voire dans le rond central, après l’ultime coup de sifflet, sans doute réfractaires à l’idée de quitter déjà le Mondial et leurs supporteurs, autrement plus nombreux, plus puissants que le petit contingent français en tribunes.
Parce qu’il veut y voir avant tout « un match fédérateur », et parce qu’une élimination française l’aurait exposé en première ligne, Didier Deschamps a eu le sourire en conférence de presse. Le sélectionneur apprécie évidemment la progression de ses jeunes internationaux, encore novices, pour beaucoup, en Coupe du monde : « Il faut un peu de patience, même si au haut niveau il n’y a pas de patience… ». 
On l’a déjà dit et redit, le talent de Kylian Mbappé a 19 ans à peine. C’est bien assez pour avoir marqué un doublé et provoqué en début de match le penalty du 1-0, inscrit par Antoine Griezmann. S’il avait déçu jusque-là, l’avant-centre du Paris-Saint-Germain a cette fois fait parler sa pointe de vitesse, transformant les défenseurs adverses en piquets de ski. Même aisance souriante, après le match, lorsqu’il s’est agi de passer sans s’arrêter devant les journalistes.
Benjamin Pavard aussi a marqué les esprits... et un but. Celui de l’égalisation, et pas le moins joli pour ce défenseur aux bouclettes encore inconnues du grand public il y a un an : une superbe reprise de volée sur un centre d’un autre défenseur latéral, Lucas Hernandez. « On n’a pas tout bien fait, concède Deschamps, mais il y a de la folie dans cette équipe, et on en a besoin. » Une histoire de fougue qui lui donne pour l’instant raison.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Le match de l’attaquant français de 19 ans face à l’Argentine a stupéfié les médias internationaux, qui le voient déjà entrer dans l’histoire de la Coupe du monde. Revue de presse de « Courrier international ».
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Mbappé consacré nouveau roi du football par la presse étrangère

Le match de l’attaquant français de 19 ans face à l’Argentine a stupéfié les médias internationaux, qui le voient déjà entrer dans l’histoire de la Coupe du monde. Revue de presse de « Courrier international ».



Le Monde
 |    01.07.2018 à 07h01
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 11h16
    |

                            Corentin Pennarguear (Courrier international)








                        





Coupe du monde 2018 vue d’ailleurs


Une revue de presse de





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« Mbappé a mangé l’Argentine. » Si le quotidien espagnol La Vanguardia a choisi la métaphore culinaire pour juger le match du numéro 10 Français après la victoire des Bleus contre l’Albiceleste (4-3), samedi 30 juin, il est évident que sa prestation a ébloui l’ensemble de la presse internationale. Le journal El Mundo avance que Kylian Mbappé « a illuminé le monde et bouté Messi hors du Mondial », quand la Süddeutsche Zeitung (SZ), en Allemagne, titre, en français : « Liberté, Égalité, Mbappé. »
« L’ailier français n’est en vie que depuis à peine 19 ans, mais ces 19 années ont été suffisantes pour éblouir la Russie avec l’un des plus grands spectacles de football dont on puisse se souvenir », assure La Vanguardia depuis Barcelone, qui a surnommé Mbappé « l’étoile de Kazan ». Après cette prestation, la SZ estime que « les 180 millions d’euros payés par le Paris Saint-Germain à Monaco pour acquérir [le joueur] l’été dernier semblent désormais être une affaire ».
Comme Ronaldo, le Brésilien
Auteur d’un doublé qui qualifie l’équipe de France, l’attaquant parisien a également réussi une course de 60 mètres provoquant le penalty transformé par Antoine Griezmann. Un moment qui a rappelé le grand Ronaldo, le Brésilien, au quotidien espagnol El Mundo :
En 1996, en Liga espagnole, [Ronaldo] avait montré un mélange de puissance, de vitesse et de technique comme jamais aucun attaquant auparavant. 22 ans plus tard, à Kazan, cette immensité se retrouve dans le corps d’un jeune homme qui n’a pas encore atteint la vingtaine. Ce gamin est l’auteur d’un des grands moments de l’histoire de la Coupe du monde. »

   


La presse argentine est la première à s’incliner face au talent de Mbappé. Le journal Clarín évoque « ce cauchemar de l’Argentine qui a écrit un morceau d’histoire pour la France ». « Il avait réussi de bonnes choses pendant la phase de poules, constate le quotidien de Buenos Aires. Mais face à l’Argentine il a enclenché la machine de manière extraordinaire. »
Selon Clarín, « le crack du PSG a été un problème insoluble pour la défense argentine du début à la fin, celle-ci a souffert devant sa vitesse endiablée à droite comme à gauche ». Le journal se satisfait même que le score final n’ait pas été encore plus catastrophique pour l’Albicelste : « un ange planait au-dessus de cette sélection pour que le résultat ne soit pas pire. »
« Longue vie au nouveau roi ! »
De l’autre côté de l’Atlantique, cette élimination signifie avant tout la fin d’un rêve : voir Lionel Messi, 31 ans, soulever la Coupe du monde. Le joueur, s’il est à l’origine de deux des trois buts de son équipe, n’a pas brillé contre la France. « Le football ne reste pas en pause très longtemps, note The Daily Telegraph outre-Manche. Si le roi est mort, longue vie au nouveau roi ! » Dans un style très britannique, le quotidien conservateur écrit que « si la plupart d’entre nous, à 19 ans, étions sans doute en train de se remettre d’une cuite après avoir trop dépensé au bar étudiant, Kylian Mbappé vient juste de produire, au même âge, la performance individuelle la plus incroyable de ce tournoi. »
Toujours chez nos confrères britanniques, The Times a vu dans ce match « un passage de témoin » :
« Tous ceux qui regardaient le match dans l’espoir de voir Lionel Messi auront, à la place, été captivés par ce jeune homme de 19 ans dont le sourire est aussi brillant que sa finition devant le but et ses courses endiablées. »
Peu avant le 8e de finale contre l’Argentine, la presse étrangère avait également salué le geste de Kylian Mbappé, qui a assuré qu’il allait reverser ses primes du Mondial à des associations. Ainsi, le journal allemand Die Welt souligne qu’il y a « quelque chose de vraiment différent avec ce buteur exceptionnel. Lui qui a été nommé deux fois d’affilée meilleur jeune du championnat de France et qui gagne 18 millions d’euros par an au PSG, pense que vous ne devriez pas être rémunéré pour jouer en équipe nationale. »
Dans la foulée de la prestation de Kylian Mbappé, c’est toute l’équipe de France qui a brillé samedi. Plutôt habituée à la critiquer, la presse étrangère, cette fois, ne tarit pas d’éloges. The Daily Telegraph pense ainsi « avoir retrouvé l’équipe de France que l’on espérait depuis si longtemps : la France de la jeunesse, de l’énergie et de l’aventure ; la France qui a cinq ans de moyenne d’âge de moins que ses adversaires ; la France de Kylian Mbappé. »


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ La France a éliminé l’Argentine, et l’Uruguay le Portugal. Mais la Coupe du monde 2018 c’est aussi les exploits de Mbappé, le beau geste de Ronaldo et une première attendue.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

La gazette de la Coupe du monde : bébé Pelé, grande classe et prévention

La France a éliminé l’Argentine, et l’Uruguay le Portugal. Mais la Coupe du monde 2018 c’est aussi les exploits de Mbappé, le beau geste de Ronaldo et une première attendue.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 12h08
    |

                            Grégor Brandy








                        


LE TSAR DU JOUR

   


19 ans, toutes ses dents, et un titre d’homme-du-match-sponsorisé-par-une-marque-de-bière à l’issue du huitième de finale entre la France et l’Argentine (4-3). Kylian Mbappé est clairement entré dans son tournoi, samedi 30 juin. Le Parisien a inscrit un doublé et provoqué un penalty à l’issue d’une accélération folle et d’une course de près de 60 mètres.

        Lire aussi :
         

                Coupe du monde 2018 : le jour de gloire de Kylian Mbappé



Le dernier joueur à avoir inscrit deux buts à pas encore 20 ans dans un match à élimination directe en Coupe du monde s’appelait Pelé. Au total, ils sont seulement trois à avoir réussi cet exploit dans toute l’histoire de la compétition.

Youngest Players with a Multi-Goal Game at the #WorldCup
— ESPNStatsInfo (@ESPN Stats & Info)


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« Je suis très content, c’est flatteur d’être le deuxième joueur après Pelé, mais on va remettre les choses dans leur contexte : Pelé, c’est une autre catégorie », a réagi le jeune Français à l’issue de la rencontre. « C’est bien de pouvoir entrer dans cette sphère des joueurs qui marquent dans des matchs à élimination directe. A la Coupe du monde il y a tous les meilleurs joueurs du monde, tous les grands joueurs sont là, c’est l’opportunité de montrer ce qu’on sait faire, ses capacités, et il n’y a pas de meilleur endroit que la Coupe du monde pour cela ».
En tout cas, Pelé (ou plus vraisemblablement son équipe de communication) l’a publiquement adoubé sur Twitter.

Congratulations, @KMbappe. 2 goals in a World Cup so young puts you in great company! Good luck for your other game… https://t.co/UC0ttIBFFl— Pele (@Pelé)


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LA MÈRE PARTIE
Et si c’était eux la grosse surprise de cette Coupe du monde ? Lourdement battus par l’Uruguay (3-0) lors du dernier match de la phase de poules, les hôtes russes affrontent l’Espagne ce dimanche à 16 heures. L’occasion pour la Sbornaya, soutenue par tout un pays, de se qualifier pour les quarts de finale pour la première fois depuis la fin de l’URSS. En face, après une édition 2014 ratée et malgré un premier tour décevant, les Espagnols ont une nouvelle fois les yeux rivés sur leur trophée. D’autant que les joueurs de Fernando Hierro sont placés dans ce qui semble être la partie la plus faible du tableau.
Pourtant, ils vont devoir réussir quelque chose qu’ils n’ont encore jamais réalisé dans leur histoire : renverser le pays hôte. En 1934, 1950 et 2002, les Espagnols étaient tombés sur l’Italie (après un match d’appui), le Brésil (lors du tour final), et la Corée du Sud (en huitièmes de finale), dans un match où deux buts (dont un but en or) pourtant valides avaient été annulés par l’arbitre de la rencontre, l’Egyptien Gamal Al-Ghandour, qui ne regrette visiblement rien.
DU CÔTÉ DE CHEZ DE VLAD

   


Cela devait être l’une des plus belles soirées de sa vie. Auteur d’un doublé en huitièmes de finale, Edinson Cavani a finalement dû quitter le terrain un peu plus tôt que prévu. Touché à un mollet, l’attaquant uruguayen a été aidé par son adversaire Cristiano Ronaldo, très classe, pour sortir. Ce qui n’a pas empêché sa Celeste de s’agripper au résultat et d’éliminer Ronaldo et consorts du Mondial. A la fin du match, il a dit avoir ressenti « une petite pointe ». De quoi hypothéquer sa présence face aux Bleus, vendredi, en quarts de finale.
L’ŒIL DE MOSCOU
« On connaît tous Neymar. Maintenant, ils ont la VAR [l’assistance vidéo à l’arbitrage], et l’arbitre va devoir faire attention parce qu’on sait tous qu’il aime exagérer les fautes. Il aime beaucoup tomber au sol. »

Mexico captain Andres Guardado has a message for VAR officials ahead of Brazil clash. https://t.co/DopzXudaJO— ESPNFC (@ESPN FC)


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Le capitaine d’« El Tri » mexicain, Andres Guardado, a tenu à faire passer un petit message à trois jours du huitième de finale qui opposera le Mexique au Brésil. Sans doute s’est-il inspiré dans son intervention de ce bar brésilien offrant des shots à ses clients à chaque fois que la star de la Seleçao se retrouve au sol. Ou alors préfère-t-il anticiper et un tantinet mettre la pression sur l’arbitre de la rencontre. Après tout, mieux vaut prévenir que guérir.
KOMINTERN
La Coupe du monde est surtout l’occasion pour les journalistes de recevoir une flopée de communiqués sans intérêt. Mais ce serait bête qu’ils meurent oubliés dans nos spams.
Parce qu’aller dénicher des supporteurs en train de célébrer la victoire de l’Argentine est vraisemblablement trop compliqué pour nous, journalistes, certains communicants décident de nous prendre par la main. Et nous proposent « un nouvel endroit pour filmer les supporteurs du match Equipe 1 - Equipe 2 » dans la capitale, dans le très bien « namé » Marque-de-boisson-sucrée-pétillante corner du Grand-magazin-pour-hipsters-dont-on-ne-dévoilera-pas-le-nom. Une « mini fan-zone » installée pour la beauté et geste, et n’ayant (vraiment) aucun rapport avec l’envie de faire de la publicité pour ladite marque-de-boissons-sucrée-pétillante. Promis.
POUCHKINE BALL
La Gazette est toujours poète. Aujourd’hui, des mots d’Alexandre Pouchkine pour Kylian Mbappé.
« Je ne crains rien auprès de toi. Tu es si fort, je le sais, moi : Le trône t’attend... »
Alexandre Pouchkine – Le cavalier de bronze
RUSSIA TODAY

Coupe du monde : le programme du dimanche 1er juillet
Les matchs du jour (à suivre en direct sur Le Monde.fr)
Espagne - Russie à 16 heures
Croatie - Danemark à 20 heures
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L’Uruguay, suspendu au mollet de Cavani, attend la France
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Sorti sur blessure après son doublé face au Portugal, l’attaquant uruguayen espère tenir son rang contre les Bleus vendredi prochain en quart de finale.
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Coupe du monde 2018 : l’Uruguay, suspendu au mollet de Cavani, attend la France

Sorti sur blessure après son doublé face au Portugal, l’attaquant uruguayen espère tenir son rang contre les Bleus vendredi prochain en quart de finale.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 02h10
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 09h49
    |

            Anthony Hernandez (Sotchi, Russie, envoyé spécial)








                        



   


Après l’épaule de Mohamed Salah, le mollet gauche d’Edinson Cavani risque d’occuper l’actualité footballistique des prochains jours de Coupe du monde. Les bilans de santé du staff médical de l’équipe d’Uruguay vont être scrutés comme ceux des présidents en exercice. Après son doublé victorieux face au Portugal (2-1), l’homme de la qualification uruguayenne boîtait bas, au moment de sortir du terrain, soutenu par son adversaire Cristiano Ronaldo en personne.
Samedi 30 juin, le buteur du PSG s’est rappelé au bon souvenir des Bleus, qui retrouveront peut-être sur leur chemin en quart de finale le Matador, souvent déprécié en France. Sorti à vingt minutes de la fin sur cette blessure qui n’a pas été communiquée en détail, peut-être une élongation ou pire une déchirure, nul doute que le peuple uruguayen, si fanatique de football, va guetter son rétablissement. Et nul doute que les défenseurs tricolores et le staff de Didier Deschamps vont eux aussi suivre la question attentivement.

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A la limite des larmes de joie après son premier but, une curieuse reprise de la… joue sur un centre parfait de son compère Suarez, Cavani était aussi au bord des larmes lorsqu’il a répondu à la télévision au coup de sifflet final, en recevant son trophée de meilleur joueur du match. Le précieux muscle enroulé dans du papier cellophane et alors que ses coéquipiers courraient comme des lapins de garenne devant la tribune de leurs supporteurs, il s’est laissé déborder par l’émotion.
Pointe au mollet
« J’ai ressenti une petite pointe au mollet. J’espère que ce n’est pas grave ce que j’ai. Je suis très heureux pour les supporteurs. C’est très émouvant. Heureux, heureux, heureux, a-t-il lâché en faisant un geste vers la liesse qui se déroulait de l’autre côté du terrain. Faut continuer. On va voir, étudier toutes les situations. J’espère pouvoir jouer avec mes coéquipiers. » En conférence de presse, son sélectionneur Oscar Tabarez s’est montré prudent en reconnaissant que le temps de récupération entre les deux matchs était réduit : « Nous sommes seulement inquiets mais nous ne pouvons pas dire à quel point cette blessure est sérieuse. »
Avant le Mondial, le coach uruguayen avait prévenu les observateurs : « Nous avons toujours été une équipe forte défensivement et cela, nous n’allons pas le perdre. » La question est désormais : l’équipe d’Uruguay peut-elle marquer sans Cavani ? Affronter la sélection orpheline de son buteur, avec le seul Luis Suarez pour vous tourmenter, ne relève pas du même degré de difficulté. Transfiguré par rapport à son entame de compétition, où il est apparu emprunté et balourd contre l’Egypte, Suarez devra faire deux fois plus si le forfait de Cavani se confirme.

   


Car défendre, la Celeste sait assurément le faire mais marquer des buts sans son duo d’attaquants, c’est nettement plus compliqué. Les deux hommes pèsent 98 buts en sélection à eux deux : 45 pour Cavani et 53 pour Suarez. En six matchs en 2018, les Uruguayens n’ont encaissé qu’un seul but, celui du défenseur portugais Pepe lors de ce huitième de finale. Au premier tour, ni les Egyptiens, ni les Saoudiens et ni les Russes n’ont réussi à percer le coffre-fort sud-américain.
Lorsque l’on aligne Diego Godin et José Maria Gimenez, la paire de défenseurs centraux de l’Atlético Madrid, quasiment ce qui se fait de mieux en matière d’organisation défensive en Europe, on a moins de chance de prendre des buts. Lorsque l’on peut s’appuyer sur la science tactique du plus vieux sélectionneur de la compétition (71 ans), qui malgré la douleur due à une neuropathie tient sa place en béquille ou en fauteuil électrique au bord du terrain, on a moins de chance de se désorganiser.
« Si on laisse des espaces à la France, c’est difficile »
A ce tableau déjà plus que solide, il faut ajouter des révélations, emblématiques de l’état d’esprit sacrificiel de cette sélection, par exemple le latéral aux dreadlocks, Diego Laxalt, hyperactif dans son couloir gauche et aux faux airs de chien fou. L’Uruguay excelle également dans sa propension à flirter avec les limites de la régularité, à l’image de Godin, un vrai défenseur vicieux comme l’équipe de France n’en a peut-être pas. Le capitaine de la Celeste est le spécialiste des fautes invisibles ou tellement minimes qu’elles ne se sifflent pas. Il fallait aussi assister au numéro de Godin avec son gardien Muslera, qui se sont relayés pour gagner de précieuses secondes en tirant les six-mètres.
Tout cela a de quoi effrayer plus d’une attaque. Mais Kylian Mbappé est-il un attaquant ordinaire ? Au-dessus du lot face à l’Argentine, le jeune Français aura l’occasion de se frotter à une autre opposition vendredi 6 juillet à Nijni-Novgorod, sur les bords de la Volga. Loin des plots défensifs argentins, grâce à ses courses folles, l’adolescent de 19 ans est de taille à déstabiliser la rugueuse Celeste.

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« Je crois que le point fort de la France, ce sont ses deux attaquants Griezmann et Mbappé, qui ont une vitesse extraordinaire et essaient d’en profiter par ces courses qui sont les leurs. Si on laisse des espaces à la France, c’est difficile », a prévenu Oscar Tabarez. L’équipe d’Uruguay n’est pas prête à se transformer en Brésil. « Nous avons bien fait les choses, en donnant tout ce que nous avions au fond de nous. Voilà l’identité de notre sélection », a conclu Cavani. Avec ou sans le héros malheureux du soir, les Bleus sont avertis du guêpier qui les attend.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ La Celeste, victorieuse des Portugais samedi (2-1) grâce à son attaquant Edinson Cavani, auteur d’un doublé, affrontera la France, vendredi 6 juillet.
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Coupe du monde 2018 : l’Uruguay domine le Portugal et rejoint la France en quarts

La Celeste, victorieuse des Portugais samedi (2-1) grâce à son attaquant Edinson Cavani, auteur d’un doublé, affrontera la France, vendredi 6 juillet.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 22h13
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


On craignait une purge, on a finalement eu droit à un bon match de football. L’Uruguay a battu le Portugal (2-1), ce samedi 30 juin à Sotchi, et ainsi validé son billet pour les quarts de finale. Les coéquipiers d’Edinson Cavani – auteur d’un doublé avant de sortir sur blessure – et de Luis Suarez affronteront l’équipe de France, vendredi prochain à Novgorod.

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Pourtant, ce sont les Portugais qui se sont montrés le plus à leur avantage en début de match. Mais après deux premières tentatives portugaises, c’est finalement Cavani à la réception d’un très long une-deux avec Suarez qui a pu propulser le ballon de la tête au fond des filets de Rui Patricio (1-0, 7e).

#CM2018 #URUPOR 7è, 1-0 
⚽ BUT URUGUAYEN
👉 EDIIIINSOOOOON CAVANI 

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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En difficulté face au bloc défensif uruguayen, les Portugais n’ont jamais vraiment réussi à se montrer dangereux. Il a fallu un bon coup-franc obtenu par Gonçalo Guedes sur une faute de Rodrigo Bentancur pour offrir à Cristiano Ronaldo une occasion de s’illustrer (30e). Mais son coup-franc s’est écrasé dans le mur, avant que la défense uruguayenne ne puisse se dégager.
Le Portugal se relance et sombre
Il a fallu attendre la seconde période pour voir les Portugais rentrer enfin dans leur match. Raphaël Gueirrero puis Andre Silva ont inquiété la défense uruguayenne, avant que dans la foulée de cette dernière action, Pepe ne vienne couper un corner joué à deux, et ramener les deux équipes à égalité (1-1, 55e).

#CM2018 #URUPOR 1-1 
⚽ BUT POUR LE PORTUGAL🇵🇹
💪 PEPE DE LA TÊTE 

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Lancés, les Portugais étaient bien décidés à continuer ainsi. Dominateurs, ils semblaient avoir la main sur le match. Mais malgré les nombreux corners, impossible pour les coéquipiers de Cristiano Ronaldo de prendre l’avantage.
Et à ce jeu-là, les Uruguayens se trouvaient être bien meilleurs. Sur un long dégagement de Muslera, Pepe, gêné par Luis Suarez, a raté son intervention de la tête, et dévié le ballon vers Bentancur, qui a ensuite servi Cavani à l’entrée de la surface. Le Parisien ne s’est pas posé de question, et a ouvert parfaitement son pied pour placer le ballon hors de portée de Rui Patricio et inscrire un doublé, qui a redonné l’avantage aux siens (2-1, 62e).

#CM2018 #URUPOR 62è, 2-1 
⚽ 🇺🇾 BUT URUGUAYEN
👉👉 CAVANI ENCORE 

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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La dernière de Ronaldo ?
Bernardo Silva aurait pu ramener une nouvelle fois les deux équipes à égalité après une faute de main du portier uruguayen, mais sa reprise de volée s’envolait au-dessus du but laissé vide par Muslera (70e). Sept minutes plus tard, Ronaldo était un peu trop court pour reprendre un corner de Ricardo Quaresma. La frappe de ce même Ronaldo, à la fin du temps réglementaire, trouvait les tribunes plutôt que le fond des filets de Muslera.
Cristian Rodriguez aurait même pu tuer le match dans les arrêts de jeu, mais l’ancien parisien était un peu trop court pour reprendre le centre de Luis Suarez et pousser le ballon au fond des filets de Rui Patricio. Sans conséquence pour la Celeste. Les dernières tentatives de la Seleçao n’ont pas été couronnées de succès, la faute à une excellente défense sud-américaine. Les Portugais, champions d’Europe en titre, sont battus, et voient leur campagne 2018 s’arrêter dès les huitièmes de finale.
Les Uruguayens, eux, ont cinq jours pour préparer leur quart de finale contre la France, et espérer un retour de leur buteur, Edinson Cavani. Déjà auteur de trois buts dans cette Coupe du monde, le Parisien est sorti pour une blessure au mollet à la 71e minute. Le buteur parisien a été escorté hors du terrain par Cristiano Ronaldo, dont c’était sans doute, à 33 ans, la dernière chance de remporter un titre mondial.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Victorieux (4-3) de l’Albiceleste, samedi, les Bleus se sont qualifiés pour les quarts de finale de la compétition grâce à leur virevoltant prodige, auteur d’un doublé.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : le jour de gloire de Kylian Mbappé

Victorieux (4-3) de l’Albiceleste, samedi, les Bleus se sont qualifiés pour les quarts de finale de la compétition grâce à leur virevoltant prodige, auteur d’un doublé.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 21h22
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 06h37
    |

            Rémi Dupré (Kazan, envoyé spécial)








                        



   


Quand il mettra un terme à son incroyable carrière de footballeur, nul doute que Kylian Mbappé se souviendra avec émotion du 30 juin 2018 et de ce spectaculaire France-Argentine, remporté par les Bleus (4-3). Le match qui le propulsa, en mondovision, dans le cénacle des très grands joueurs. Tel un cheval fou avalant les obstacles, l’attaquant des Bleus, 19 ans, a terrassé, à lui seul, l’Albiceleste de Lionel Messi, à Kazan, en huitièmes de finale de la Coupe du monde.
Grâce aux incessantes percées et au magnifique doublé inscrit par leur prodige, les Tricolores disputeront les quarts de finale, programmés à Nijni Novgorod, vendredi 6 juillet, contre l’Uruguay et son tandem infernal formé par les buteurs Luis Suarez et Edinson Cavani, tombeurs du Portugal de Cristiano Ronaldo.

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Samedi, on a rapidement compris que la clé du match se trouvait dans les jambes de feu de Kylian Mbappé, deuxième joueur le plus cher de l’histoire (180 millions d’euros) du football, derrière son partenaire brésilien du Paris-Saint-Germain (PSG) Neymar (222 millions d’euros). A Kazan, dès l’entame de la rencontre, la défense argentine a volé en éclats, laissant des espaces – voire des boulevards – au véloce ailier. Lequel a humilié ses « gardes du corps » par ses accélérations et sa science du dribble.
Alors, pour arrêter la « fusée » française, Marcos Rojo et consorts ont commis un nombre invraisemblable de fautes. Sur l’une d’elles, Antoine Griezmann a manqué d’ouvrir la marque, son coup franc fracassant la barre transversale (9e minute).
Puis, parti de sa moitié de terrain, Mbappé a fendu l’air et mystifié plusieurs défenseurs comme de vulgaires plots. A la traîne, Marcos Rojo n’a cette fois eu d’autre choix que de « sécher », dans sa surface, le jeune homme aux prédispositions de sprinteur (il a été flashé un jour à 37 km/h). Sous le choc après cette intervention irrégulière, le numéro 10 des Bleus grimaçait encore lorsqu’Antoine Griezmann transformait le penalty (13e minute) et mettait son équipe sur de bons rails.
Chef-d’œuvre
A force de martyriser l’arrière-garde adverse, Mbappé a aussi provoqué un déluge de cartons jaunes dans le camp argentin. Averti, le pauvre Marcos Rojo a d’ailleurs été remplacé à la pause par son sélectionneur Jorge Sampaoli. Le retour en force des doubles champions du monde (en 1978 et en 1986), qui ont un temps mené (2-1), a éclipsé quelques temps les fulgurances de l’attaquant français.
Mais, à la 64e minute, Mbappé a retrouvé la lumière et fait basculer la rencontre en faveur des Bleus. A la réception d’un ballon contré dans la surface argentine, il a éliminé un défenseur d’un crochet du droit avant de battre, d’une frappe à ras de terre du pied gauche, le gardien Franco Armani. Un pur chef-d’œuvre. Le regard malicieux, le joueur a célébré son but dans la touffeur de la Kazan Arena.

   


Quatre minutes plus tard, le Parisien récidivait : mis sur orbite par Olivier Giroud, il trompait avec sang-froid le portier argentin et réduisait au silence les 15 000 supporteurs de l’Albiceleste. Comme s’il n’avait pas déjà suffisamment couru, Mbappé sprintait alors jusqu’aux remplaçants français venus le congratuler. Finalement remplacé en fin de match par Florian Thauvin, Kylian Mbappé a reçu une chaleureuse accolade d’un Didier Deschamps en dévotion.
« Kylian est un joueur pétri de qualités mais il a encore une telle marge de progression, a insisté le sélectionneur des Bleus, en conférence de presse. Il ne faut pas oublier qu’il n’a que 19 ans. Je suis déjà très content de ce qu’il fait. Il a montré tout son talent lors de ce match d’une importance capitale. Je suis très content qu’il soit Français. »
Avec trois buts au compteur dans ce Mondial russe, Mbappé (dix-neuf sélections, sept buts pour les Bleus depuis 2017) est en passe de devenir l’incarnation de « cette folie » qui anime, par intermittence, cette équipe de France si inconstante et anesthésiée lors du premier tour de la compétition.
Monstre de précocité
Elu « homme du match », comme après sa banderille victorieuse (1-0) contre le Pérou, qui l’avait consacré plus jeune buteur de l’histoire des Bleus en Coupe du monde, l’attaquant s’est présenté, tout sourire, devant la presse. Lui qui, lassé des critiques et commentaires désobligeants sur son manque d’implication dans les replis défensifs, avait décidé de parler le moins possible aux médias durant le tournoi.

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Un journaliste lui a alors signifié qu’il était devenu le deuxième joueur de moins de 20 ans, après la légende brésilienne Pelé (en finale du Mondial 1958), à avoir inscrit un doublé lors d’un match à élimination directe de Coupe du monde.
« Pelé est dans une autre catégorie mais c’est bien d’entrer dans cette sphère de joueurs », a répondu l’attaquant français, véritable monstre de précocité (seul l’Anglais Michael Owen a fait mieux que lui, en 1998, en inscrivant au moins deux buts en Coupe du monde à seulement 18 ans et six mois).

   


La mort dans l’âme, Jorge Sampaoli a fait l’éloge de son jeune bourreau. « Mbappé a vécu une soirée incroyable, il nous a fait beaucoup de mal, a reconnu le sélectionneur argentin. Il était extrêmement difficile à contrôler aujourd’hui. On avait envisagé toute une série de choses qui pouvaient se produire, mais le football, ce n’est pas seulement en vidéo. Quand un joueur comme lui s’éclate comme il l’a fait, ça devient très difficile. »
« Il s’est révélé aux yeux du monde entier »
Dans les couloirs de la Kazan Arena, les joueurs de l’équipe de France n’ont pas tari d’éloges à l’égard de leur buteur providentiel. « Dès qu’il a de l’espace il est quasiment intenable et il leur a fait mal, a souligné Hugo Lloris, le gardien et capitaine des Bleus. Je pense qu’il s’est même révélé aux yeux du monde entier aujourd’hui. »
Attendu comme le leader technique des Tricolores en Russie, le décevant Antoine Griezmann s’est prosterné devant le « phénomène Mbappé ». « On a besoin d’un Kylian à ce niveau pour aller jusqu’au bout, j’espère qu’il va continuer comme ça. Et ce sera à nous aussi de lui donner les ballons », a confié le numéro 7 français.
Le milieu Paul Pogba a également tressé des lauriers à son coéquipier, de cinq ans son cadet : « Il a beaucoup plus de talent que moi. A son âge, si j’avais eu son talent, sa vitesse, tout ça… En tout cas, demain, vous savez ce que vous devez mettre sur le journal. » Les supporteurs français ne l’auront pas attendu pour ériger son jeune partenaire en héros.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Face à la France, la star de l’Argentine a sans doute disputé à 31 ans son dernier match en Coupe du monde. Retour sur ses quatre campagnes avec quelques hauts, pas mal de bas et d’espoirs déçus.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Lionel Messi ou l’histoire d’un rendez-vous manqué avec la Coupe du monde

Face à la France, la star de l’Argentine a sans doute disputé à 31 ans son dernier match en Coupe du monde. Retour sur ses quatre campagnes avec quelques hauts, pas mal de bas et d’espoirs déçus.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 19h13
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                            Alexandre Pedro








                        



   


2006 : Simple « coiffeur »
Au Barça, il avait relégué en cour de saison Ludovic Giuly sur le banc. « Messi a été mon remplaçant à ses débuts », aime bien d’ailleurs rappeler le Français. L’Argentine l’imagine déjà en héritier de Maradona. Mais à presque 19 ans, le natif de Rosario traverse ce Mondial allemand comme un parfait « coiffeur ». Malgré la pression populaire, le sélectionneur José Pékerman lui préfère Javier Saviola ou Herman Crespo dans un 4-4-2 peu adapté à ses qualités.

Contre la Serbie-Monténégro,  la Pulga  participe à la fin du récital de l’Albiceleste et inscrit le sixième et dernier but. Titulaire face aux Pays-Bas dans un match entre deux équipes déjà qualifiées, il entre en jeu à la 84e minute face aux Mexique en huitième de finale. Il assiste ensuite depuis le banc de touche à l’élimination contre l’Allemagne aux tirs au but. Une décision incompréhensible pour les supporteurs et les médias argentins qui se demandent pourquoi Pékerman a opté pour Julio Cruz comme dernier changement.
2010 : Dans l’ombre de Maradona
Jamais un sélectionneur n’avait autant pris la lumière. Avec un style très personnel, le Pibe de Oro mène l’Albiceleste à ce Mondial en Afrique du Sud et fait de Messi son leader. « Lionel est le meilleur joueur du monde, Il doit prendre les choses en main, clame-t-il avant le tournoi. Au Mondial 1986, j’avais pris possession du ballon et de l’équipe. Il doit faire la même chose et il le sait déjà ». 
Mais le Ballon d’or 2009 n’a pas l’âme de leader de son aîné. Maradona le voit en meneur de jeu et le place derrière le duo Tevez-Higuain. « Je ne me plains pas, mais c’est vrai que je ne suis pas habitué à évoluer comme meneur », avoue l’intéressé. Trop bas sur le terrain, Messi ne trouvera jamais les chemins des filets et sombre avec toute son équipe contre l’Allemagne en quarts de finale (4-0). Entre les deux hommes, l’histoire ne sera jamais simple. « Nous avons le meilleur joueur du monde, qui va marquer quatre buts contre la Real Sociedad, mais qui n’en touche pas une quand il vient ici », dira plus tard Maradona de Messi. Un sentiment assez partagé en Argentine pour un garçon qui a davantage vécu en Catalogne que dans son pays natal.

   


2014 : A une marche du bonheur
La photo est un parfait résumé de la relation entre la star et la Coupe du monde. Quelques minutes plus tôt, l’Allemand Mario Götze est sorti du banc pour briser les rêves argentins d’un troisième sacre mondial (après 1978 et 1986). Lionel Messi monte récupérer sa médaille de finaliste et ne peut pas s’empêcher de fixer - avec toute la tristesse du monde dans le regard - ce trophée qui s’est encore refusé à lui.
Au Brésil, l’Argentin répond présent cette fois et porte une sélection sans inspiration lors du premier tour en inscrivant quatre buts. A la différence de Maradona, le sélectionneur Alejandro Sabella lui laisse une totale liberté sur le terrain. Mais le charme est rompu à partir des huitièmes de finale. Messi ne marque plus et ne pèse pas assez en finale face à l’Allemagne, ce qui ne l’empêche d’être élu meilleur joueur du tournoi. Un choix discuté et qui ne console pas le joueur, triste comme une pierre au moment de recevoir son prix.

   


2018 : Capitaine abandonné
Sans lui, l’Argentine aurait connu le même sort que l’Italie et serait restée à la maison. Le quintuple Ballon d’or a tenu à bout de bras (et de pied gauche) une triste Albiceleste lors des qualifications de la zone Amsud. « L’Argentine est l’équipe de Lionel Messi », annonçait un Jorge Sampaoli, sélectionneur « bielsiste » s’en remettant au talent de son capitaine à défaut d’imposer ses idées. Leader par le talent, moins par la personnalité, Messi récupère un costume qui taille trop grand lui. Face au Nigéria, il sonne bien la révolte argentine en ouvrant le score et doit même jouer les coach en plein match quand Sampaoli lui demande s’il doit faire entrer Sergio Agüero. 
S’il n’a encore rien confirmé, Lionel Messi a peut-être disputé son dernier match dans une Coupe du monde face aux Bleus, ce samedi 30 juin 2018 à Kazan. Positionné comme avant-centre, il est peut-être à l’origine des buts de Mercado et Agüero, mais sans jamais donner l’impression de pouvoir changer le cours du destin de son équipe. Peut-être que ce n’était juste pas le sien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Les coéquipiers de d’Edinson Cavani, double buteur puis sorti blessé, ont éliminé les Portugais, champions d’Europe en titre, du Mondial russe (2-1).
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Menés 2-1 en deuxième mi-temps, les Français se sont finalement imposés 4 à 3 en huitièmes de finale à Kazan, grâce notamment à un doublé de Mbappé.
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Coupe du monde 2018 : les Bleus effacent l’Argentine et poursuivent leur route en quarts

Menés 2-1 en deuxième mi-temps, les Français se sont finalement imposés 4 à 3 en huitièmes de finale à Kazan, grâce notamment à un doublé de Mbappé.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 18h06
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 18h34
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


A l’issue d’un match complètement fou, l’équipe de France s’est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2018, samedi 30 juin. Les Français se sont imposés 4 à 3 contre l’Argentine, grâce notamment à un doublé de Kylian Mbappé, mais se sont fait peur en début de seconde période, et en toute fin de rencontre. Les hommes de Didier Deschamps connaîtront leur adversaire ce soir, à l’issue du huitième de finale entre le Portugal et l’Uruguay. Ils joueront leur quart de finale vendredi 6 juillet, à Novgorod.
Malgré un gros pressing argentin, la France a parfaitement débuté son match. Après un coup-franc obtenu à l’entrée de la surface sur une première accélération de Kylian Mbappé, Antoine Griezmann a trouvé la barre de Franco Armani. Cinq minutes plus tard, le Parisien a récupéré le ballon dans son camp et déposé le milieu argentin sur une formidable accélération. Battu, Rojo a préféré concéder un penalty qu’a tranquillement transformé Antoine Griezmann (1-0, 12e).

#CM2018 #FRAARG 13è, 1-0 
🇫🇷🇫🇷 PENALTY FRANCAIS 
⚽⚽ BUT DE GRIEZMANN !

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Dans la foulée, les Français ont eu plusieurs occasions. Les Argentins ont d’ailleurs frôlé la correctionnelle sur une ouverture de 60 mètres de Paul Pogba vers Kylian Mbappé, mais la faute de Nicolas Tagliafico était bien en dehors de la surface (19e). Les Français ont fini par baisser le pied, malgré plusieurs incursions dans la défense sud-américaine.
La France se fait peur
Alors qu’on se dirigeait vers la mi-temps, et sur l’un des rares dézonages de l’attaque argentine, les Sud-Américains ont trouvé Angel Di Maria plein axe. Seul à 25 mètres, le Parisien n’a pas laissé passer sa chance et a envoyé une superbe frappe dans la lucarne droite d’Hugo Lloris (1-1, 41e).

#CM2018 #FRAARG 41è, 1-1 
⚽ BUT ARGENTIN 🇦🇷
😯 DI MARIA DE LOIN 

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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De retour des vestiaires, le même Di Maria a amusé trois défenseurs français avant d’obtenir un bon coup-franc sur le côté gauche. Repoussé dans un premier temps, le ballon a fini dans les pieds de Lionel Messi, dont la frappe légèrement déviée du bout du pied par Gabriel Mercado, couvert par Benjamin Pavard, a laissé Hugo Lloris sans réaction (1-2, 48e).

#CM2018 #FRAARG 48è, 1-2
🇦🇷 BUT ARGENTIN 
⚽ MERCADO DEVIE UNE FRAPPE DE MESSI 

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Pavard et Mbappé à la rescousse
Les Français auraient pu revenir sur une mésentente entre Fazio et son gardien (56e), mais les hommes de Didier Deschamps s’en sont finalement remis à leurs deux latéraux. Lancé en profondeur, Lucas Hernandez a adressé un centre que Benjamin Pavard a repris d’une magnifique demi-volée qui a fini dans la lucarne droite d’Armani (2-2, 58e).

#CM2018 #FRAARG 57è, 2-2 
⚽⚽ BUT FRANCAIS 🇫🇷
😱😱 CHEF D'OEUVRE DE PAVARD 

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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A peine cinq minutes plus tard, Mbappé négociait à merveille un ballon récupéré dans la surface argentine. Après avoir éliminé deux défenseurs sur un crochet, Mbappé a trompé le portier de l’Albiceleste d’une manière similaire à celle de Sylvain Wiltord en finale de l’Euro 2000, pour redonner l’avantage aux Français (3-2, 64e).

#CM2018 #FRAARG 3-2 
⚽⚽⚽ 3è BUT POUR LA FRANCE 🇫🇷 
💪💪💪 MBAPPE DONNE L'AVANTAGE AUX BLEUS 🇫🇷

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Et dans la foulée, sur une superbe remontée de terrain, Matuidi trouvait Giroud plein axe, qui en une touche décalait Mbappé. Seul face à Armani, le Parisien a fait le break (4-2, 68e) et inscrit son troisième but dans la compétition.

#CM2018 #FRAARG 68e, 4-2 
⚽⚽⚽⚽ BUT N°4 POUR LA FRANCE 🇫🇷
💪💪😎😎 DOUBLÉ DE MBAPPÉ 

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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L’Argentine se rappelle au souvenir des Français
Les Bleus ont eu les occasions pour alourdir le score : Giroud aurait pu tuer le match sur un décalage de Pogba, mais la frappe de l’attaquant français n’a trouvé que le petit filet d’Armani. Et sur un superbe contre à 3 contre 1, Kanté et Mbappé ont manqué l’occasion de marquer (73e).
Défaits, les Argentins ont semblé épuisés et sans réponse dans cette fin de rencontre. Lionel Messi a bien eu l’occasion de ramener les siens à 4-3, sur un ballon perdu par Nabil Fekir, mais sa frappe n’était pas suffisamment appuyée ou placée pour tromper Hugo Lloris (85e). C’est finalement Kun Aguero, qui a inscrit un dernier but dans les arrêts de jeu. Servi par Messi, le Citizen a placé une belle tête au fond des filets français (4-3, 93e).

#CM2018 #FRAARG 90+3, 4-3 
🇦🇷 BUT ARGENTIN
⚽  AGUERO DE LA TÊTE 

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Les Argentins ont eu une dernière occasion pour arracher la prolongation, mais le centre-tir d’Aguero a été dévié par un de ses coéquipiers au-dessus du but de Lloris. Les Bleus pouvaient souffler et fêter leur seconde qualification consécutive pour les quarts de finale de Coupe du monde. Seule ombre au tableau, l’avertissement un peu bête de Blaise Matuidi pour contestation, qui le privera du quart de finale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ La France a battu l’Argentine (4-3) de Messi grâce à des buts de Griezmann, Pavard, et un doublé de Mbappé.
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