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Reportage

A Padoue, les églises évangéliques voient dans l’immigration africaine « un plan céleste »

Alors que le gouvernement italien veut expulser 500 000 immigrés illégaux, la ville de Vénétie entend résister à l’idéologie de la peur.

Joëlle Stolz (Padoue, envoyée spéciale)
    



LE MONDE
              datetime="2018-07-01T18:15:09+02:00"

        Le 01.07.2018 à 18h15

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        Mis à jour le 01.07.2018 à 18h35






    
Des migrants à proximité du centre d’accueil de Cona, près de Padoue, le 10 juillet 2017.
Crédits : TIZIANA FABI / AFP


Difficile de ne pas remarquer les Africains de Padoue : pédalant dans les rues de cette vieille cité de Vénétie où le vélo est roi, marchant vers leur travail dans la zone industrielle, bavardant à l’ombre des parcs publics, rassemblés dans des églises de toutes obédiences lors du service dominical, lieux de retrouvailles et de solidarité.
Il y a aussi, image insolite, ce personnage noir sur les célèbres fresques de Giotto qui racontent la Passion du Christ dans la chapelle des Scrovegni. Elles datent de l’aube du XIVe siècle, lorsque s’est épanouie la « Renaissance padouane », bien avant que la peinture occidentale ne fasse d’un des rois mages un Africain.

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Aujourd’hui les Africains de Padoue, originaires de 17 pays situés au sud du Sahara, ne sont pas les plus nombreux parmi les immigrés attirés par les emplois qu’offrent les 1 300 entreprises locales : quelque 4 000 personnes dans une commune de 210 000 habitants, qui compte 16 % de non-Italiens. Mais ils sont forcément plus visibles que d’autres, et l’affaire de l’Aquarius, le bateau chargé de migrants que le xénophobe ministre de l’intérieur Matteo Salvini (la Ligue, extrême droite) a refusé de laisser accoster en Italie, a braqué les projecteurs sur cette population installée parfois de longue date.
Cantiques et musique entraînante
C’est le cas de Rose, une ancienne femme de ménage contente de toucher une modeste retraite, ou de John, un Ibo originaire du sud-est du Nigeria, employé dans l’industrie du cuir de luxe, qui s’occupe le dimanche de la sono de son église, l’ICF Padova (International Christian Fellowship). Car cantiques et musique entraînante sont de rigueur. Fondée en 1998 par un couple d’Américains, cette communauté évangélique, où se côtoient Asiatiques, Latinos et Africains, dispose au centre-ville de locaux presque cossus en comparaison des lieux délabrés dont doivent se contenter d’autres églises.
On est loin, très loin des centres d’accueil de migrants carcéraux et surpeuplés de Cona et Bagnoli di Sopra, dans le sud de la province. « Mon père, ouvrier à Padoue, m’a fait venir ici », raconte John, pilier de l’ICF avec son épouse Imo. « Elle, elle est yoruba, de l’ouest du Nigeria, nous sommes un vrai mariage mixte ! », sourit-il.

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Les fidèles de l’ICF s’inquiètent-ils des polémiques actuelles ? « Il n’y a jamais eu de gros problèmes avec les autorités de Padoue, affirme Xhuli, une jeune femme originaire d’Albanie. Elles sont trop conscientes que les migrants font des travaux que les Italiens n’acceptent plus », comme le nettoyage ou les soins aux personnes, assurés, notamment, grâce à une immigration roumaine, moldave et ukrainienne.
La majorité des Africains vivent dans les quartiers périphériques de Padoue, moins chers. Il y a parfois des tensions, comme dans les HLM de Palestro, où l’association sportive Il Quadrato Meticcio (« Le carré métissé »), qui se réclame de Nelson Mandela, s’efforce d’encourager de jeunes joueurs venus du continent, future relève du football local.
« Déclaration d’antifascisme »
Sous ses airs bourgeois, Padoue est le laboratoire d’une résistance contre l’idéologie de la peur, de l’étranger comme de l’avenir, propagée par le parti dominant dans le nord de l’Italie, la Ligue, maintenant au pouvoir à Rome.
En juin 2017, une coalition de centre gauche portait la candidature aux municipales de l’entrepreneur Sergio Giordani, président du club de football Calcio Padova : appuyée par des catholiques, les écologistes et Coalizione Civica (« coalition citoyenne »), le mouvement de « réformisme participatif » d’Arturo Lorenzoni, un universitaire, elle a réussi à battre le maire sortant, Massimo Bitonci, chef de la Ligue en Vénétie, qui était soutenu par Forza Italia, la droite berlusconienne, et les postfascistes de Fratelli d’Italia. Une récente décision du conseil municipal impose désormais à ceux qui veulent louer des espaces publics de signer une « déclaration d’antifascisme ».

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De ce conflit entre valeurs humanistes et identitaires, les églises néoprotestantes de Padoue se tiennent à distance, même si le destin des immigrés ne peut les laisser indifférentes. Car en Italie, du nord au sud, ces courants sont en plein essor. Selon le Pew Research Center, il y a 600 000 chrétiens évangéliques dans la péninsule, pour moitié immigrés : c’est la religion qui croît le plus vite au niveau mondial, après l’islam. Caritas Italiana dénombrait déjà, en 2012, quelque 850 « églises africaines néopentecôtistes » : en Campanie comme en Sicile, elles prospèrent dans les friches abandonnées par les mafias italiennes et sont un recours pour des ouvriers surexploités, victimes d’actes racistes, malgré leur style agressivement mercantile – un « business appelé Jésus », a écrit l’hebdomadaire L’Espresso.
A l’ICF Padova, le révérend Jack Richards, un Canadien, égratigne dans son sermon le « catholicisme paresseux de beaucoup d’Italiens » et vante l’éthique de la responsabilité personnelle chère aux évangéliques. Il valorise les enfants de la communauté, puisqu’ils sont « l’église de demain », et organise des rencontres avec les hommes adultes « pour qu’ils apprennent à aimer leur femme, d’ailleurs ce sont souvent les femmes qui me les envoient ! », explique-t-il.
Front commun contre la xénophobie
Ces immigrés ne sont-ils pas la chrétienté de demain ? Ils défient une religion catholique enracinée depuis dix-sept siècles, s’étonnent du culte des saints et des reliques, dont celles d’Antoine de Padoue qui attirent toujours les foules, eux qui ont répudié les croyances « idolâtres » de leurs ancêtres. Mais ces born again (« nés de nouveau ») réintroduisent aussi une vision conservatrice de la famille et une homophobie en déclin en Occident.

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Un front commun contre la xénophobie pourrait-il s’esquisser entre ces différents courants chrétiens si le gouvernement de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles mettait à exécution son plan d’expulsion de 500 000 immigrés illégaux ? Pour l’instant, les signaux émanent du Vatican. Issu d’un monde latino-américain où les évangéliques sont incontournables, le pape François leur a tendu la main dès le début de son pontificat. D’origine argentine, il a aussi honoré, en mars, la communauté catholique Sant’Egidio, en pointe dans l’accueil des migrants. Le quotidien du Vatican, L’Osservatore Romano, a défendu le chef de l’Etat italien quand celui-ci a bloqué, en mai, la nomination d’un ministre eurosceptique, tandis que la conférence épiscopale italienne publiait, le 7 juin, un communiqué mettant en garde contre la tentation d’instrumentaliser « peurs » et « colère sociale ».
Les pasteurs de l’ICF Padova, eux, voient dans l’immigration « un plan céleste » : « L’une des façons dont Dieu touche de nouveau l’Europe, veut croire Donna, c’est à travers cette vague en provenance des autres continents. Le mouvement d’évangélisation s’est inversé. Après tout, le christianisme a commencé par une migration. »


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ En plein Mondial, des milliers de Russes se sont rassemblés dimanche pour protester contre l’allongement de l’âge du départ à la retraite tandis qu’une pétition a déjà réuni plus de 2,5 millions de signatures.
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En Russie, une réforme des retraites fait chuter la popularité de Vladimir Poutine

En plein Mondial, des milliers de Russes se sont rassemblés dimanche pour protester contre l’allongement de l’âge du départ à la retraite tandis qu’une pétition a déjà réuni plus de 2,5 millions de signatures.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 17h49
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


La liesse des supporteurs de foot avait quelque peu éclipsé la colère sourde qui s’est emparée d’une bonne partie des Russes depuis l’annonce le 14 juin, jour du coup d’envoi de la Coupe du monde 2018 en Russie, de l’allongement de l’âge de départ en retraite. Cette colère a ressurgi dimanche 1er juillet, en plein Mondial, lorsque des milliers de protestataires sont descendus dans la rue dans une vingtaine de villes.
Parfois autorisées, parfois non, ces manifestations ont épargné les villes-hôtes du tournoi sportif où tout rassemblement est strictement prohibé durant la compétition. A Moscou, cependant, un archéologue de 28 ans a eu le temps de s’afficher tout nu sur la place Rouge, sans être interpellé, avec juste cette pancarte : « Dépouillé jusqu’au slip ».
Ailleurs, les manifestants se sont réunis à l’appel du principal opposant du Kremlin, Alexeï Navalny, mais aussi des communistes, hostiles à la réforme, ou de Russie Juste, deux partis pourtant alliés au pouvoir au Parlement. Plus ou moins fournis les attroupements se sont parfois mélangés. A Omsk, dans l’Oural, 4 500 participants selon les organisateurs, ont réclamé la démission du gouvernement et du président.
Jamais, depuis 1932, date à laquelle l’âge du départ à la retraite avait été fixé sous Staline à 55 ans pour les femmes et 60 ans pour les hommes, le pouvoir n’avais osé s’attaquer à cet acquis social. « Tant que je suis président, une telle décision ne sera pas prise », avait promis Vladimir Poutine en 2005.

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Huit années de plus pour les femmes, cinq pour les hommes
La réforme, annoncée par le premier ministre Dmitri Medvedev, prévoit d’allonger progressivement, à partir de 2019, le seuil de départ à la retraite à 65 ans pour les hommes d’ici à 2028 et à 63 ans pour les femmes en 2034. Huit années de plus pour les femmes, cinq pour les hommes qui passent mal dans un pays où la faiblesse des pensions – 183 euros en moyenne par mois – contraint des millions de retraités russes à trouver un travail d’appoint.
Les femmes sont particulièrement vulnérables qui doivent souvent se contenter après 50 ans de petits boulots pour joindre les deux bouts, alors même que leur espérance de vie a augmenté à 77,7 ans. Celle des hommes, elle, reste basse : 67,5 ans. A peine plus de deux ans avant l’âge de départ à la retraite envisagée.
La mesure, couplée à une augmentation de la TVA de 18 % à 20 %, a soulevé un tollé. Une pétition, lancée par un syndicat pourtant loyal au pouvoir, a déjà réuni plus de 2,5 millions de signatures. Les arguments relayés par les chaînes de télévision publiques sur les « avantages » de la réforme, destinée selon le gouvernement à pallier le déséquilibre démographique, n’ont pas convaincu.
Et toutes les tentatives du porte-parole du Kremlin de mettre Vladimir Poutine à l’abri de la tempête sont restées vaines. « Le thème de cette réforme concerne le gouvernement, le président ne participe pas à ces travaux », avait affirmé Dmitri Peskov. In fine, le projet de loi, s’il est voté, devra pourtant être signé par le chef de l’état réélu en mars pour un quatrième mandat.
Cote de confiance au plus bas depuis 2011
Le résultat ne s’est pas fait attendre. Plusieurs sondages attestent d’une baisse brutale de la popularité de Vladimir Poutine. Selon une étude de l’institut VTsIOM rendue publique le 29 juin, sa cote de confiance s’est effondrée en quelques jours pour revenir à celle de décembre 2011, avec moins de 40 % d’opinions positives. Le pire score enregistré depuis douze ans.
À la question « soutenez-vous l’activité présidentielle ? », près de 10 % des sondés avaient déjà changé d’avis entre le 14 juin et le 15 juin, au lendemain de l’annonce. « Avant l’amortisseur, l’airbag, c’était le gouvernement. Le jeu “le tsar est bon, les boyards sont mauvais” est fini », s’est réjoui Leonid Volkov, adjoint de l’opposant Alexeï Navalny. Par crainte d’être interpellé et de devoir passer à nouveau 30 jours en détention pour appel à des rassemblements illicites, ce dernier avait préféré quitter le territoire. Il n’y a eu cependant aucune interpellation parmi les foules de tous âges réunies.

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Fait rarissime, plusieurs élus ayant fait part de leur mauvaise humeur – telle la députée conservatrice Natalia Paklonskaïa qui avait indiqué sur son compte Twitter son intention de ne pas voter la loi – le parti Russie unie a tenu une réunion à huis clos le 22 juin pour rappeler à l’ordre les frondeurs. « Il est inacceptable d’avoir des points de vue contradictoires dans nos rangs », a tonné le secrétaire général Andreï Tourtchak, cité par le site RBK. La réforme contestée devrait être examinée en première lecture à la Douma, la chambre basse du parlement russe, le 19 juillet, une fois le Mondial terminé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Des soldats français de l’opération Barkhane ont été visés dimanche par une attaque « terroriste » dans le centre-nord du Mali, selon des sources militaires.
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Compte rendu

Mali : des soldats français visés par une « attaque terroriste »

Des soldats français de l’opération Barkhane ont été visés dimanche par une attaque « terroriste » dans le centre-nord du Mali, selon des sources militaires.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 01.07.2018 à 17h09

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        Mis à jour le 01.07.2018 à 18h00





Des soldats français de l’opération Barkhane ont été visés dimanche 1er juillet par une attaque « terroriste » dans la région de Gao, dans le centre-nord du Mali, ont indiqué des sources militaires occidentale et malienne. Le bilan sur le nombre de blessés est pour l’instant incertain et l’attaque n’a pas été revendiquée.
Des sources maliennes parlent de deux morts et d’une dizaine de blessés. L’état major français ne confirme pas le nombre de blessés, mais fait savoir que « les deux morts ne sont pas Français ». « Des victimes civiles sont à déplorer, dont des enfants. Toutes ont été prises en charge par les structures médicales de Gao et du camp », explique cette même source.
L’attaque s’est produite peu avant 11 heures locales, contre une patrouille mixte de la force Barkhane et de l’armée malienne. Les soldats français circulaient avec trois véhicules blindés de combat d’infanterie dans le secteur nord-ouest de Gao, en direction de Bourem. Une partie de la section avait débarqué et patrouillait à pied en ville, l’autre étant dans les véhicules.
 « Un blindé a barré la voie à un homme qui se trouvait dans un véhicule kamikaze. Celui-ci a ensuite explosé », a estimé un témoin, ajoutant que des hélicoptères de la force Barkhane survolaient le ciel au-dessus de Gao. « Le périmètre de l’attaque a été complètement bouclé par les militaires français », a précisé un autre jeune habitant de Gao.
Le président Macron va discuter lundi avec ses homologues du G5 Sahel
Cette attaque survient alors que le sommet de l’Union africaine s’est ouvert dimanche à Nouakchott, deux jours après un attentat suicide perpétré vendredi au Mali contre le QG de la force conjointe du G5 Sahel lancée en 2017, qui a fait trois morts, dont deux militaires de cette force.

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Le président français Emmanuel Macron doit rencontrer lundi à Nouakchott, en marge du sommet de l’UA, ses homologues du G5 Sahel, une organisation régionale regroupant la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad. En fin de sommet, M. Macron discutera avec ses homologues du G5 Sahel de la lente montée en puissance de la force conjointe mise en place par cette organisation régionale siégeant à Nouakchott pour lutter contre les djihadistes.
La France, qui conduit dans la région l’opération Barkhane, soutient ce projet, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité. Mais sa mise en oeuvre est pour l’instant marquée par les problèmes de financement et les accusations de violations des droits de l’homme par les troupes de la force conjointe, basée à Sévaré (Mali).

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Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013 d’une intervention militaire française.
Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et internationales, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes, dont l’application accumule les retards.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Les Emirats arabes unis, qui soutiennent l’offensive progouvernementale de la ville yéménite, ont officialisé dimanche un arrêt provisoire des opérations contre les rebelles houthistes.
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Yémen : pause dans l’offensive du port d’Hodeïda

Les Emirats arabes unis, qui soutiennent l’offensive progouvernementale de la ville yéménite, ont officialisé dimanche un arrêt provisoire des opérations contre les rebelles houthistes.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 16h58
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 17h01
   





                        



   


Une pause dans l’offensive d’Hodeïda au Yémen, mais pour combien de temps ? Nul ne sait. Dimanche 1er juillet, les Emirats arabes unis, impliqués dans l’offensive progouvernementale de la ville portuaire, ont officialisé un arrêt provisoire des opérations contre les rebelles houthistes pour donner une chance à la médiation de l’Organisation des Nations unies (ONU).
« Nous saluons les efforts de l’envoyé spécial des Nations unies, Martin Griffiths, pour parvenir à un retrait inconditionnel des Houthis de la ville et du port de Hodeïda. Nous avons décidé d’observer une pause afin de laisser suffisamment de temps pour que cette option soit pleinement explorée », a dit sur Twitter Anwar Gargash, ministre d’Etat aux affaires étrangères des Emirats.

We welcome continuing efforts by UN Special Envoy, Martin Griffiths, to achieve an unconditional Houthi withdrawal… https://t.co/QsnbVLNJvi— AnwarGargash (@د. أنور قرقاش)


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« Nous espérons qu’il réussira », a ajouté ce responsable, alors qu’Abou Dhabi est un pilier de la coalition anti-rebelles, également emmenée par l’Arabie saoudite. M. Gargash a affirmé que l’opération d’Hodeïda, qui s’est intensifiée à partir du 13 juin, avait été calibrée pour « minimiser les pertes civiles et maximiser la pression sur les Houthis ». Des sources militaires dans l’ouest du Yémen ont confirmé une désescalade dans les opérations militaires depuis une semaine, hormis quelques échanges de tirs sporadiques autour d’Hodeïda.
Des centaines de morts dans les combats
En deux semaines, les combats ont fait 429 morts, des deux côtés, selon des sources militaires, médicales et des responsables locaux. Les pertes civiles n’ont pas été spécifiées mais des milliers de personnes ont quitté les zones de combats, selon les agences de l’ONU.

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Dans un autre tweet, M. Gargash a apporté une « clarification » à son propos, en expliquant que la coalition avait cessé « dès le 23 juin » d’avancer en direction de la ville et du port, afin de permettre à l’émissaire de l’ONU d’obtenir des rebelles un retrait inconditionnel d’Hodeïda. « Nous maintenons la pression et attendons les résultats de la (récente) visite de l’émissaire de l’ONU à Sanaa », a-t-il ajouté.

To clarify the Coalition has paused the advance on the city & port on June 23 for a week to allow the UN envoy to s… https://t.co/89wBPdi3OZ— AnwarGargash (@د. أنور قرقاش)


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La ville portuaire de Hodeïda, située dans l’ouest du Yémen, sur les rives de la mer Rouge, est stratégique pour les importations du pays en produits alimentaires et pour l’acheminement de l’aide internationale. Ravagé par la guerre, le Yémen, un pays pauvre de la péninsule arabique, dépend des importations pour 90 % de ses besoins en nourriture, et 70 % de celles-ci passent par Hodeïda.
« La pire crise humanitaire au monde »
Pour les Emirats et l’Arabie saoudite, Hodeïda est utilisée par les rebelles pour introduire des armes iraniennes, ce que dément Téhéran, et pour menacer la navigation commerciale en mer Rouge. Après des entretiens avec les chefs rebelles à Sanaa, l’envoyé spécial des Nations unies, Martin Griffiths, a également rencontré la semaine dernière le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, dont les partisans sont engagés dans l’opération d’Hodeïda. Après cette rencontre, le gouvernement yéménite a insisté sur un retrait « total et inconditionnel » des Houthis d’Hodeïda, une position de fermeté en ligne avec celle des Emirats arabes unis.

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Dans sa déclaration à la radio des Nations unies, M. Griffiths a indiqué qu’une proposition avait été faite pour donner à l’ONU un rôle dans la gestion du port d’Hodeïda, preuve, selon lui, de progrès dans sa mission. Toutefois, les Emirats, comme le gouvernement de M. Hadi, rejettent l’option d’un retrait partiel des Houthis.
Ces rebelles ont pris en 2014 Hodeïda et son port à la faveur d’une offensive d’envergure qui leur avait aussi permis de s’emparer de pans du territoire, et notamment de chasser le gouvernement de M. Hadi de Sanaa début 2015. Depuis l’intervention en mars 2015 d’une coalition sous commandement saoudien, le conflit au Yémen a fait près de 10 000 morts et provoqué « la pire crise humanitaire au monde », avec des millions de personnes au bord de la famine, selon l’ONU.




                            


                        

                        


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Mexique : une campagne électorale ensanglantée

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Le Monde
 |    01.07.2018 à 14h30
    |

                            Audrey Delaporte








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le mieux est d’effectuer les demandes de retraite au moins 4 à 6 mois avant la date souhaitée, sans oublier d’avertir son employeur.
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Salariés du privé : quelles sont les conditions à respecter pour partir à la retraite ?

Le mieux est d’effectuer les demandes de retraite au moins 4 à 6 mois avant la date souhaitée, sans oublier d’avertir son employeur.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 13h28
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 16h35
    |

                            Marc Darnault (Associé chez Optimaretraite)








                        



   


Pour pouvoir obtenir sa retraite, un salarié doit atteindre l’âge minimum de 62 ans (l’âge légal) et avoir validé au moins un trimestre. Des dispositifs permettent sous conditions d’anticiper cet âge, à 60 ans, voire plus tôt, pour les carrières longues, à partir de 55 ans pour les assurés handicapés, à 60 ans dans le cadre de la pénibilité…
Répondre à ces premières conditions ne suffit pas pour partir à la retraite. Il faut également avoir cessé toute activité professionnelle, salariée et/ou non salariée, mis à part quelques exceptions comme dans le cas d’un cumul emploi-retraite au sein d’un régime non salarié.

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Une rupture du contrat de travail se révèle donc en principe nécessaire. Ensuite, il faut effectuer ses demandes de retraite. Elles doivent parvenir à la caisse avant la date d’effet souhaitée sinon la date sera repoussée au premier jour du mois suivant la réception de la demande.
Dans le cas particulier où la demande de retraite Arrco-Agirc est reçue au plus tard trois mois après la notification de la pension de la Sécurité sociale, la date d’effet de la pension de ces régimes pourra être rétroactive en s’alignant sur celle de la retraite de base.

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                Faut-il avancer ou retarder son départ à la retraite à cause du nouveau malus Agirc-Arrco ?



Le mieux est d’effectuer les demandes au moins 4 à 6 mois avant la date souhaitée. Il ne faut pas oublier d’avertir son employeur. Un préavis est à respecter. Ce dernier pouvant varier selon l’ancienneté ou la convention collective, il est préférable de se renseigner avant de faire sa demande de retraite.
A contrario, il ne faut pas signifier son départ à la retraite à son employeur tant que la date et les conditions de départ ne sont pas certaines. Ce sera compliqué de faire marche arrière !



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/01/19-7">
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Le rôle des Lituaniens dans le génocide des juifs, nié sous l’ère soviétique, a depuis été étudié par des historiens locaux. Mais le sujet reste sensible dans l’opinion, et un projet de loi prévoit d’interdire la vente de contenus « déformant la vérité historique ».
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édition abonné


La Lituanie troublée par la mémoire de la Shoah

Le rôle des Lituaniens dans le génocide des juifs, nié sous l’ère soviétique, a depuis été étudié par des historiens locaux. Mais le sujet reste sensible dans l’opinion, et un projet de loi prévoit d’interdire la vente de contenus « déformant la vérité historique ».



Le Monde
 |    01.07.2018 à 12h00
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Etape touristique incontournable à Vilnius, le Musée des victimes du génocide est situé dans les anciens locaux de la Gestapo, qui devinrent plus tard ceux du KGB. Il propose une terrifiante plongée dans les pratiques tortionnaires. De l’autre côté de la ­Neris, les férus d’architecture contemplent le Palais des sports et des concerts, avec ses courbes en béton armé.
Si les guides font la part belle à ces constructions, ils omettent souvent d’en raconter l’histoire dans toute sa brutalité. Malgré son nom, le Musée du génocide ne consacre qu’une salle aux victimes juives – l’essentiel étant réservé aux crimes commis par les Soviétiques contre la population lituanienne, ainsi assimilés à un « génocide ». Quant au Palais des sports, il est construit sur un ancien cimetière juif où est enterré Eliyahou ben Shlomo Zalman – le Gaon de Vilna –, grande figure du monde juif ashkénaze.
Entre 1941 et 1944, près de 195 000 juifs de Lituanie ont été tués par les nazis allemands et leurs collaborateurs locaux
Tout autour, les chantiers se multiplient, rien n’est fait pour restaurer le Palais des sports, en mauvais état. Il est tentant d’en faire le symbole d’un pays qui ne sait que faire de son passé, et notamment de cette page que l’historien Saulius Suziedelis décrit comme « la plus sanglante de l’histoire lituanienne ». Le pays natal du philosophe Emmanuel Levinas et de l’écrivain Romain Gary comptait près de 200 000 juifs en 1940, et Vilnius était surnommée la « Jérusalem du Nord ». Entre 1941 et 1944, près de 195 000 juifs ont été tués par les nazis allemands et leurs collaborateurs locaux.
Héros national et collabo
Le rôle des Lituaniens dans le massacre des juifs a été rappelé par des historiens aussi sérieux que Liuda Truska ou Arunas Bubnys. Mais ont-ils vraiment été entendus ? « Des milliers de Lituaniens ont été complices des massacres en creusant les fosses communes et en redistribuant les biens, rappelle l’écrivaine Ruta...




                        

                        


<article-nb="2018/07/01/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Au Mexique, où se déroulent dimanche les élections générales, la campagne a été ensanglantée par les meurtres, notamment commis sur des élus et des candidats.
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Les cartels de la drogue, au centre des élections mexicaines

Au Mexique, où se déroulent dimanche les élections générales, la campagne a été ensanglantée par les meurtres, notamment commis sur des élus et des candidats.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 10h51
    |

                            Audrey Delaporte, 
Flavie Holzinger et 
Véronique Malécot








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Au moins 47 personnes ont été tuées dimanche dans l’Etat himalayen d’Uttarakhand, dans le nord de l’Inde, dans l’accident d’un autocar qui est tombé dans une gorge.
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Un accident de bus fait au moins 47 morts en Inde

Au moins 47 personnes ont été tuées dimanche dans l’Etat himalayen d’Uttarakhand, dans le nord de l’Inde, dans l’accident d’un autocar qui est tombé dans une gorge.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 09h20
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 15h01
   





                        



   


Au moins 47 personnes ont été tuées et trois blessées dimanche 1er juillet dans l’Etat himalayen d’Uttarakhand, dans le nord de l’Inde, dans l’accident d’un autocar qui a versé dans une gorge profonde de plus de 200 mètres, a annoncé la police.
Des équipes se secours ont été mobilisées sur les lieux du drame, dans le district accidenté de Pauri Garhwal, au nord-est de New Delhi. « Quarante-sept personnes sont maintenant confirmées mortes dans l’accident », a déclaré un responsable de la police, J.R. Joshi. « Environ 11 personnes sont blessées, dont sept avec de très graves blessures », a-t-il ajouté.
« Le chauffeur a perdu le contrôle de l’autocar et est sorti de la route, dans une vallée profonde. Sous la force de l’impact, le véhicule s’est cassé en deux et il gît à présent dans une petite rivière au fond de la vallée ». Pour l’heure, les autorités ignorent les causes de l’accident.
Les routes indiennes figurent parmi les plus meurtrières du monde et les accidents mortels sont fréquents dans le piémont himalayen. Plus de 150 000 personnes meurent chaque année dans les accidents de la route. L’état des voies de circulation, la vétusté des véhicules et la conduite dangereuse sont mis en avant pour expliquer ces chiffres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Votée fin mai par le Parlement suédois, cette loi requiert que le consentement entre adulte soit explicite afin de lutter contre les agressions sexuelles et les viols.
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Suède : la loi renforçant le rôle du consentement dans les rapports sexuels entre en vigueur

Votée fin mai par le Parlement suédois, cette loi requiert que le consentement entre adulte soit explicite afin de lutter contre les agressions sexuelles et les viols.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 07h47
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 08h53
   





                        


Une loi sur le consentement sexuel, qui considère comme viol tout acte sexuel sans accord explicite, même en l’absence de menace ou de violence, entre en vigueur dimanche en Suède après que le pays a été bouleversé par la campagne #MeToo. Le texte, voté fin mai par le Parlement, prévoit désormais qu’une personne est coupable de viol dès qu’elle a accompli un acte sexuel avec une autre qui n’y a pas participé « librement ».
Auparavant, on ne parlait juridiquement de viol que si l’acte sexuel était accompagné de violence ou était accompli sous la menace. « Il n’y a absolument aucune exigence de dire oui formellement, de cliquer sur un bouton dans une appli ou quoique ce soit de cet acabit. Simplement participer physiquement est un signe de consentement », rappelle à l’agence locale TT Anna Hannell, juge qui a participé à l’élaboration de la loi.
Les tribunaux devront être particulièrement attentifs à ce que « le consentement se soit exprimé par les mots, les gestes ou d’une autre manière », autant d’éléments sur lesquels les juges devront statuer.

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                La Suède veut renforcer la législation contre le viol « par négligence »



Les avocats critiquent une mise en pratique difficile
Portée par la majorité sociale-démocrate et verte, la loi adoptée fin mai est très critiquée par l’ordre des avocats et le Conseil des lois qui s’interrogent sur sa mise en pratique. Pour cet organe qui émet un avis sur la régularité juridique des propositions de loi, la nouvelle législation va obliger à une évaluation arbitraire par la cour de l’existence ou non d’un consentement.
L’objectif du législateur est de changer les comportements dans un pays où l’égalité hommes-femmes est considérée comme parmi les plus abouties dans le monde. La campagne #MeToo visant à dénoncer des agressions sexuelles, déclenchée par une succession d’accusations contre le magnat de Hollywood Harvey Weinstein, a bouleversé toutes les strates de la société suédoise.
« #MeToo change les comportements et les gens comprennent à quel point la violence sexuelle est répandue », assure Ida Östensson, qui a créé la fondation Make Equal qui milite pour cette nouvelle loi depuis 2013. Selon elle, les mentalités ont déjà commencé à évoluer mais il est nécessaire d’avoir « enfin une législation qui protège l’intégrité physique et sexuelle ».
A l’automne, en Suède, plus de 10 000 femmes de tous milieux professionnels - notamment dans le bâtiment, la culture, les médias et la justice - ont pris la parole et fait campagne contre le harcèlement. « A mon avis, c’est important que la société énonce clairement ce qui est ok ou pas », estime Erik Moberg, un trentenaire suédois. « Ça donne à réfléchir sur son propre comportement et celui des autres ».
Les statistiques les plus récentes montrent qu’en 2017, plus de 7 000 plaintes pour viol ont été déposées en Suède, une hausse de 10 % par rapport à l’année précédente. Un viol est passible de six ans de prison. La peine maximale est de dix ans d’emprisonnement si la victime est mineure.

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                Violences sexuelles : pourquoi un tel décalage entre nombre de victimes et condamnations ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Deux des militaires qui entourent le président américain, son chef de cabinet John Kelly et son secrétaire à la défense James Mattis, sont près de la sortie. Donald Trump est certes sensible à l’uniforme, mais il préfère encore éviter les contradicteurs.
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Président Trump, an II : la fin des généraux

Deux des militaires qui entourent le président américain, son chef de cabinet John Kelly et son secrétaire à la défense James Mattis, sont près de la sortie. Donald Trump est certes sensible à l’uniforme, mais il préfère encore éviter les contradicteurs.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 06h31
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Dans la Maison Blanche de Donald Trump, un démenti vaut souvent une confirmation, surtout s’il s’agit des futures victimes de la Faucheuse qui y opère avec l’assentiment du président. L’ancien conseiller à la sécurité nationale, le général H. R. McMaster, peut en témoigner, lui dont il avait été dit qu’il entretenait les meilleures relations avec le président alors qu’on lui montrait en fait la porte.
Le cycle qui broie les collaborateurs de Donald Trump à un rythme sans précédent dans l’histoire moderne des administrations américaines est désormais bien connu. Le président s’entiche, vante sans économiser les superlatifs la qualité de ses collaborateurs, puis se lasse, puis ostracise. Son deuxième chef de cabinet, John Kelly, chef de gare et aiguilleur en chef de la Maison Blanche, semble parvenu à ce point, onze mois après sa nomination. Selon le Wall Street Journal, Donald Trump serait déjà en quête d’un successeur.
Le président, sensible à l’uniforme, était pourtant si fier d’avoir cet autre général à ses côtés. Un marine qui plus est, dur au mal et entièrement dévoué à son pays. Dans ses meetings politiques, Donald Trump lui rendait des hommages appuyés et l’invitait à le rejoindre sur scène, pour le montrer à son public comme on exhibe un trophée.
Kelly, mission impossible
John Kelly rassurait le républicain modéré qui comptait sur lui pour discipliner une présidence désordonnée. Sauf que tout le monde a bien compris que la mission est impossible, puisque Donald Trump est le moteur de ce désordre et qu’il s’en nourrit, aux dépens de ceux qui l’entourent.
John Kelly n’est pas le seul à être menacé de disgrâce. Le secrétaire à la défense, James Mattis, est entré lui aussi dans la phase critique qui commence souvent, selon les kremlinologues de Washington, par une question posée aux interlocuteurs du président sur un ton faussement détaché : que pensez-vous de Machin ? D’expérience, la phrase est rarement de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ A Managua, samedi, deux personnes ont été tuées et onze blessées par des tirs lors d’un défilé pour exiger la démission du président.
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Au Nicaragua, des milliers de manifestants contre le président Ortega

A Managua, samedi, deux personnes ont été tuées et onze blessées par des tirs lors d’un défilé pour exiger la démission du président.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 00h46
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 06h53
   





                        



   


Une nouvelle manifestation endeuillée au Nicaragua. Des milliers de personnes ont défilé samedi 30 juin à travers le pays pour réclamer la démission du président Daniel Ortega tandis qu’à Managua, la capitale, deux personnes ont été tuées et onze blessées par des tirs contre des manifestants. Les manifestants demandaient également que justice soit faite après la mort d’une vingtaine de mineurs, parmi les 220 victimes de la répression de la vague de contestation.
A Managua samedi, « un jeune de 23 ans est mort (...) et nous avons été informés que 11 personnes ont été blessées, parmi lesquelles une fillette dont le crâne a été éraflé par une balle », a déclaré le secrétaire de la Commission permanente des droits de l’homme (CPDH, une ONG locale), Marco Carmona, sur la chaîne de télévision 100% Noticias.
Des hommes armés ont tiré sur un groupe de manifestants passant à proximité d’une propriété du sud-ouest de Managua, occupée par un groupe paramilitaire, avait auparavant dit à l’Agence France-Presse (AFP) Vilma Nunez, une responsable de l’ONG Centre nicaraguayen des droits de l’homme (Cenidh).
Le deuxième mort est un homme tué par balles sur une barricade montée par des étudiants près de l’université, sur laquelle des coups de feu ont été tirés au début de la marche.
Luis Ortiz, le père du jeune homme de 23 ans tué – il vendait des guirlandes dans la manifestation –, a déclaré sur 100% Noticias être un ancien combattant sandiniste. « Jamais je n’aurais pensé que mon fils mourrait des mains de ceux avec qui j’ai tant lutté. (...) Je suis sandiniste, mais pas “danieliste” », a-t-il lancé, en référence au prénom du président Daniel Ortega, ancien dirigeant de la guérilla sandiniste.
« Marche des Fleurs »
Cette « Marche des Fleurs » était la première manifestation de masse depuis celle organisée le 30 mai à l’occasion de la fête des mères en solidarité avec les parents des enfants et adolescents tués par les forces de l’ordre, qui avait été violemment réprimée et au cours de laquelle 18 personnes avaient été tuées.
« Je suis ici parce que je veux que le Nicaragua, mon Nicaragua, soit libre. Cela fait mal de savoir que des enfants comme moi sont morts, mais nous devons continuer à nous battre pour le départ du dictateur », a déclaré à l’AFP un jeune de 15 ans, le visage masqué, tenant dans une main un drapeau nicaraguayen et de l’autre un mortier artisanal, à Managua.
Des manifestations ont aussi eu lieu à Leon (nord) et à Masaya (sud), à l’appel de l’Alliance citoyenne pour la justice et la démocratie, qui regroupe des étudiants, des chefs d’entreprise et des représentants de la société civile.
« J’ai des enfants et des petits-enfants et ça me fait mal de penser qu’il pourrait leur arriver quelque chose. C’est pour ça que je suis ici », a témoigné Luz Marina, 78 ans, défilant en fauteuil roulant.
Le Nicaragua est secoué depuis le 18 avril par une vague de protestation d’une ampleur inédite depuis des décennies, les manifestants exigeant le départ du président Daniel Ortega et de sa femme Rosario Murillo, vice-présidente, accusés de confisquer le pouvoir et brider les libertés. Le pays s’enfonce dans une spirale de violence, avec une recrudescence des combats de rue entre milices paramilitaires et opposants au régime.

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                Paralysé, le Nicaragua s’enfonce dans la violence



« Tentative de coup d’Etat »
Aujourd’hui âgé de 72 ans, Daniel Ortega, un ancien guérillero de gauche qui a renversé en 1979 la dictature d’Anastasio Somoza, dirige le Nicaragua depuis 2007, après un premier passage au pouvoir de 1979 à 1990.
Plusieurs décès d’enfants en marge ou lors des manifestations ont choqué le pays, en particulier celui d’un bébé de cinq mois dans l’incendie de son domicile et celui d’un bébé d’un an, tué d’une balle dans la tête dans une rue de la capitale, deux morts dont la responsabilité a été imputée par leurs familles aux forces gouvernementales.
Le dialogue entre le gouvernement et l’Alliance citoyenne pour la justice et la démocratie, avec la médiation de l’Eglise catholique, a repris lundi, mais il est enlisé, Daniel Ortega, dont le troisième mandat consécutif se termine en janvier 2022, se refusant à avancer à 2019 la prochaine présidentielle prévue en 2021. Les autorités dénoncent les manifestations et la demande de démission d’Ortega comme une « tentative de coup d’Etat » soutenue par les Etats-Unis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ La rébellion accuse l’armée gouvernementale d’avoir lancé samedi une attaque contre une de ses positions à Mboro, dans le nord-ouest du pays.
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Compte rendu

Soudan du Sud : l’opposition accuse le gouvernement de violer le cessez-le-feu

La rébellion accuse l’armée gouvernementale d’avoir lancé samedi une attaque contre une de ses positions à Mboro, dans le nord-ouest du pays.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-01T00:26:27+02:00"

        Le 01.07.2018 à 00h26





Le groupe rebelle de l’ex-vice président sud-soudanais Riek Machar a accusé, samedi 30 juin, l’armée gouvernementale d’avoir violé un cessez-le-feu quelques heures après son entrée en vigueur.
Le porte-parole militaire adjoint de la rébellion Lam Paul Gabriel accuse dans un communiqué l’armée gouvernementale d’avoir lancé samedi matin une attaque contre une position rebelle à Mboro, près de la ville de Wau (nord-ouest).
« Ce matin vers 7 heures [6 heures du matin heure de Paris] les forces du régime en coordination avec les milices JEM [mouvement rebelle soudanais actif au Soudan du Sud] ont lancé conjointement une attaque violente contre une position de la SPLA-IO [la rébellion] à Mboro, à environ 40 km au sud de Wau, a fait savoir le porte-parole. Cela s’est passé quelques heures après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. »
Interrogé par l’Agence France-Presse, le porte-parole de l’armée sud-soudanaise (SPLA), Lul Ruai Koang, a assuré ne pas avoir connaissance de tels accrochages. « Je ne suis au courant d’aucun affrontement dans les zones de Wau et Mboro, a-t-il déclaré. Nous ne sommes pas à l’offensive. »
Accord sur un cessez-le-feu « permanent »
Le président du Soudan du Sud Salva Kiir et son grand rival, Riek Machar, étaient convenus mercredi à Khartoum d’un cessez-le-feu « permanent » devant entrer en vigueur dans les 72 heures. Depuis, les deux personnages clés de la guerre civile qui ravage le pays depuis 2013 avaient ordonné à leurs troupes respectives d’appliquer le cessez-le-feu à compter de samedi à minuit.
Cet accord avait été scellé à l’issue d’un nouveau round de discussions entre les deux principaux protagonistes dans la capitale soudanaise, Khartoum, alors que l’ONU leur avait donné jusqu’à fin juin pour parvenir à « un accord politique viable » sous peine de sanctions.
« Ce jour était attendu par notre peuple au Soudan du Sud et il est maintenant arrivé », avait alors déclaré M. Kiir tandis que pour M. Machar, le cessez-le-feu devait préluder à « la fin du conflit ».
Mais la guerre dévastatrice au Soudan du Sud a été ponctuée de nombreux cessez-le-feu foulés au pied par les protagonistes. Ainsi, le précédent, scellé à Addis Abeba sous l’égide de l’organisation régionale Igad, avait volé en éclats le 24 décembre 2017 quelques heures après son entrée en vigueur, un scénario qui semble se répéter ce samedi.
Des dizaines de milliers de morts
Le conflit, qui a éclaté en décembre 2013 en raison de rivalités entre Salva Kiir, un Dinka, et Riek Machar, issu de l’ethnie nuer, a fait des dizaines de milliers de morts, près de quatre millions de déplacés (sur une population de 12 millions d’habitants) et provoqué une crise humanitaire catastrophique.

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Les récents efforts de paix de l’Igad avaient redonné un peu d’espoir, les chefs d’Etat de la région étant parvenus à organiser la première rencontre en deux ans entre MM. Kiir et Machar, le 20 juin à Addis Abeba. Les deux hommes ne s’étaient plus rencontrés depuis juillet 2016 lorsque des violents affrontements dans la capitale, Juba, avaient opposé leurs troupes, signifiant l’échec d’un accord de paix conclu en août 2015 et qui avait permis à M. Machar d’être réinstallé au poste de vice-président.
M. Machar était depuis réfugié en Afrique du Sud après avoir fui son pays en passant par la République démocratique du Congo.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ SOS Méditerranée a dénoncé samedi « la faillite des Etats européens », tandis que l’Italie et Malte refusaient d’accueillir le bateau d’une ONG transportant des migrants.
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Migrants : confusion après l’accord fragile conclu entre Européens

SOS Méditerranée a dénoncé samedi « la faillite des Etats européens », tandis que l’Italie et Malte refusaient d’accueillir le bateau d’une ONG transportant des migrants.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 22h04
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 06h30
   





                        


Au lendemain de la conclusion d’un fragile accord sur les migrants entre les vingt-huit pays de l’Union européenne (UE), la situation restait confuse en Europe samedi 30 juin.
Après des semaines de tension, les dirigeants de l’UE sont parvenus vendredi à un compromis qui propose la création de « plates-formes de débarquements » de migrants en dehors du sol européen pour dissuader les traversées de la Méditerranée.

        Lire notre édito :
         

          Immigration : le nouveau consensus européen



SOS Méditerranée dénonce « la faillite des Etats européens »

   


SOS Méditerranée, une ONG dédiée au secours des migrants en mer, a annoncé samedi que son bateau, l’Aquarius, allait prolonger son escale à Marseille, « le temps de comprendre ce qui se passe ». « Les ONG sont devenues le bouc émissaire un peu facile de la faillite des Etats européens à faire respecter les conventions maritimes », a accusé Frédéric Penard, directeur des opérations de SOS Méditerranée. Le représentant de l’ONG a notamment dénoncé « la légitimation de Tripoli comme centre officiel de coordination des sauvetages » :
« Ce soutien inconditionnel aux garde-côtes libyens nous semble incompatible avec le sauvetage en mer, car en aucun cas les ports de Libye ne peuvent être considérés sûrs »

        Lire l’interview :
         

          Migrants : « Les passeurs se désintéressent complètement de la survie des personnes »



Après le sommet européen, qui s’est conclu vendredi aux aurores à Bruxelles, « c’est la confusion la plus totale », a insisté Sophie Beau, la directrice de SOS Méditerranée : « Nous attendions des annonces sur un modèle européen de sauvetage en mer, or elles sont on ne peut plus floues », a-t-elle poursuivi.
En vingt-huit mois d’activité, l’ONG a secouru 29 319 migrants, « dont six bébés nés à bord », a précisé Mme Beau. Soit un dixième à peine des 290 000 personnes secourues par les autres navires dans la zone sur la même période, selon Frédéric Penard.
Une ONG sauve 59 migrants, son bateau attendu à Barcelone

   


L’ONG espagnole Proactiva Open Arms a pour sa part annoncé, samedi, avoir secouru en Mediterranée cinquante-neuf migrants en provenance de Libye. Son bateau se dirige désormais sur Barcelone, après avoir été prévenu par le ministre italien de l’intérieur, Matteo Salvini, qu’il était hors de question qu’il accoste dans un port de la Botte.
Proactiva Open Arms avait indiqué sur Twitter que le navire transportant les cinquante-neuf migrants se dirigeait vers « un port sûr ». En soirée, elle a annoncé qu’elle avait reçu l’autorisation d’accoster à Barcelone, ajoutant qu’elle comptait y arriver mercredi. « Malgré les obstacles, nous continuons à protéger la vie de gens invisibles. Leurs récits sur ce qu’ils ont vécu en Libye sont terrifiants », a souligné l’ONG.
M. Salvini a quant à lui affirmé sur Facebook que le bateau de Proactiva Open Arms avait atteint l’embarcation des migrants avant les gardes-côtes libyens à l’intérieur de la zone de secours libyenne. « Le port le plus proche est Malte, l’organisation et le pavillon sont espagnols : ils peuvent oublier l’idée de rejoindre un port italien », a-t-il déclaré. La veille, le ministre d’extrême droite avait prévenu que les ports de son pays seraient fermés « tout l’été » aux ONG qui secourent les migrants en Méditerranée.
De son côté, le ministre maltais de l’intérieur Michael Farrugia a contesté la version des faits exposée par M. Salvini, affirmant que les migrants avaient été secourus dans une zone située entre la Libye et le port italien de Lampedusa. « Arrêtez de répandre des informations inexactes en désignant Malte sans aucune raison », a-t-il déclaré sur Twitter.
Cette semaine, le navire de l’ONG allemande Lifeline a accosté à Malte avec à son bord 233 migrants après une odyssée d’une semaine marquée par de fortes tensions. Vendredi, trois bébés sont morts, et une centaine de personnes ont été portées disparues lors d’un naufrage au large des côtes libyennes.

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Merkel annonce des accords bilatéraux avec quatorze Etats de l’UE
La chancelière allemande Angela Merkel, acculée dans son pays sur le dossier migratoire, espère résoudre dimanche in extremis une crise majeure qui menace son propre avenir politique, grâce à un durcissement de l’accueil tant au niveau national qu’européen.
Entrée en rébellion contre la politique migratoire à ses yeux trop laxiste de Berlin, l’aile la plus conservatrice de la coalition gouvernementale allemande, la CSU bavaroise, doit dire en fin d’après-midi si elle juge ou non suffisantes les mesures mises sur la table par la chancelière en matière d’asile.
La chancelière a largement répondu aux exigences de la droite bavaroise en proposant une batterie de mesures nationales et en négociant d’arrache-pied un accord européen restrictif lors du dernier sommet.

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Ce catalogue de mesures pourrait dans ces conditions marquer la fin des hostilités outre-Rhin. Les décisions du sommet de l’UE, jeudi et vendredi, ont un effet qui va « au-delà » de ce que voulait la CSU, a assuré vendredi Angela Merkel. L’Allemagne a notamment obtenu dès vendredi de la Grèce et de l’Espagne qu’elles reprennent les migrants arrivant chez elle mais enregistrés au préalable dans ces deux pays. Dans un document adressé samedi aux membres de sa coalition et dont l’Agence France-presse a obtenu copie, la chancelière a assuré avoir obtenu le feu vert de quatorze autres pays de l’UE pour des accords similaires.
Parmi eux figurent, selon Berlin, notamment la France mais aussi de farouches opposants à la généreuse politique d’accueil des réfugiés décidée par Mme Merkel en 2015, comme la Pologne, la République tchèque ou la Hongrie. L’Italie, parmi les pays en première ligne, et l’Autriche, où le conservateur Sebastian Kurz gouverne dans le cadre d’une coalition avec l’extrême droite, ne font en revanche pas partie de cette liste.
Cependant, selon Reuters, à Budapest, un porte-parole du gouvernement hongrois de Viktor Orban a démenti qu’un accord de ce genre ait été négocié avec Berlin. En Pologne, le porte-parole du ministère des affaires étrangères a aussi fait savoir que son pays n’avait pas signé l’accord évoqué. Le quotidien économique allemand Handelsblatt fait également état d’un démenti tchèque mais le premier ministre Andrej Babis, reçu dans la matinée à l’Elysée, a salué les accords trouvés lors du sommet de Bruxelles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ « Les familles doivent rester ensemble » reprenaient plusieurs milliers de personnes pour réclamer le regroupement des enfants et de leurs parents clandestins arrêtés par la police.
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Des centaines de manifestations contre la politique migratoire de Donald Trump aux Etats-Unis

« Les familles doivent rester ensemble » reprenaient plusieurs milliers de personnes pour réclamer le regroupement des enfants et de leurs parents clandestins arrêtés par la police.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 20h14
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 12h02
   





                        



   


Des centaines de manifestations se déroulaient samedi 30 juin à travers les Etats-Unis contre la politique migratoire de Donald Trump et pour réclamer le regroupement immédiat des enfants et de leurs parents clandestins appréhendés à la frontière mexicaine.
L’un des grands rassemblements avait lieu dans le parc jouxtant la Maison Blanche à Washington, avec des milliers de personnes de tous les âges, dans une atmosphère oscillant entre indignation et tristesse, par 33 degrés sous un soleil implacable.
Des haut-parleurs ont diffusé l’enregistrement d’un enfant de migrants pleurant à la recherche de ses parents. Jocelyn, une mère brésilienne, séparée de son fils pendant neuf mois, a témoigné de son calvaire au micro. « On lui a dit qu’il finirait peut-être par être adopté », a-t-elle raconté à la foule, déclenchant un cri collectif spontané : « Honte ! Honte ! »
« C’est du racisme à peine voilé », a estimé Dorothy Carney, une professeure de français venue de Charlottesville, en Virginie. « Le mal l’emportera si les gens bien ne font rien. Au moins, on fait quelque chose. »
« Je suis en colère, triste, écœurée », a pour sa part lancé Rita Montoya, avocate de Washington originaire du Mexique, venue comme beaucoup d’autres avec ses jeunes enfants :
« Nous sommes des enfants d’immigrés, nous contribuons à ce pays depuis suffisamment longtemps, il faut que ce pays commence à nous montrer un peu de respect ».

        Lire le reportage :
         

          Les migrants défient la « tolérance zéro » de Donald Trump



Les familles doivent rester ensemble
Le slogan « les familles doivent rester ensemble » a été choisi pour cette journée, alors que les autorités fédérales américaines ont désormais pour ordre de ramener les enfants auprès de leurs parents, une tâche qui s’éternise.
Le président américain a annulé le 20 juin sa politique de séparation des familles mais vendredi, environ 2 000 enfants sur plus de 2 300 attendaient toujours de retrouver leurs parents. Les mineurs sont pris en charge dans des foyers répartis dans tout le pays, parfois à des milliers de kilomètres du centre de détention où sont retenus leurs parents.

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C’est la lenteur du processus et l’annonce du gouvernement Trump que les familles entières seraient dorénavant placées en détention, sans exception pour la présence d’enfants, qui provoquent la colère de la gauche et le malaise d’une partie des républicains.
Lors de la manifestation de samedi à New York, on pouvait voir des slogans tels que « Abolissez l’ICE », la police de l’immigration, une cause auparavant marginale mais qui est en train de gagner en popularité au sein de la gauche américaine.
« Tolérance zéro »
Plusieurs élus démocrates souscrivent depuis quelques jours à la revendication de la suppression de l’ICE, dont le maire de New York, Bill de Blasio, et la sénatrice de New York, Kirsten Gillibrand, candidate potentielle à l’élection présidentielle de 2020.
Créée en 2003, moins de deux ans après les attentats du 11 septembre 2001, l’ICE incarne désormais la politique de « tolérance zéro » de l’administration Trump, ses agents ayant pour tâche principale d’interpeller les personnes en situation irrégulière, en vue de leur expulsion.
« A tous les hommes et femmes courageux de l’ICE : ne vous inquiétez pas, gardez le moral. Vous faites du travail fantastique pour nous protéger en éradiquant les pires éléments criminels », a tweeté le président américain samedi matin. Le milliardaire était samedi près de New York, à son golf de Bedminster dans le New Jersey. Quelque 200 manifestants se trouvaient à l’extérieur. « Même la famille Trump doit rester ensemble », disait l’une des pancartes.



                            


                        

                        


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Marchés émergents : l’horizon des gérants s’assombrit

La hausse du pétrole, du billet vert et des taux d’intérêt américains risquent d’affecter les économies de certains pays émergents.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 13h45
    |

                            Laurence Boccara








                        



                                


                            

A mi-parcours de cette année 2018, les performances boursières des marchés émergents ne font pas d’étincelles. Depuis le début du mois de janvier, l’indice de référence MSCI des pays émergents, exprimé en dollars, affiche un repli de 1,6 %. Comment expliquer cette tendance quasi stable après une année 2017 haute en couleurs ?
« Nous sommes dans une phase de consolidation qui succède à une année 2017 exceptionnelle en termes de progression où les pays émergents ont profité d’un alignement des planètes. Pour mémoire, l’an passé, l’indice de référence a terminé en hausse de 34,3 % avec une évolution linéaire et peu de volatilité », souligne Stéphane Déo, stratégiste à la direction de la gestion de La Banque postale Asset Management.

Autre élément de réponse : l’environnement actuel est moins porteur que l’an passé. Ces dernières semaines, quelques nuages sont venus assombrir l’horizon des gérants à court terme : la hausse des taux d’intérêt américains, l’appréciation du dollar et le renchérissement du prix du pétrole. Trois paramètres susceptibles de venir perturber l’économie de certains de ces pays parfois (très) endettés en dollars et/ou exportateurs d’or noir.
Dans ce contexte, les perspectives des fonds spécialisés dans les pays émergents deviennent beaucoup plus incertaines. Faut-il pour autant faire l’impasse sur des marchés qui comprennent l’Asie (Chine, Corée du Sud, Taïwan…), l’Amérique latine (Brésil, Mexique, Chili…), l’Europe de l’Est (Pologne, Hongrie, République tchèque…), mais aussi la Russie, l’Inde ou la Turquie ? Difficile pour l’investisseur qui veut parier sur la vigueur de la croissance mondiale.
Quel type de produit faut-il privilégier ? « Dans ces fonds axés pays émergents, il y a ceux qui ne jouent que les actions ou se concentrent uniquement sur la dette, d’autres, moins nombreux combinent ces deux classes d’actifs », précise Georg Schuh, directeur des investissements pour l’Europe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Le constructeur de Detroit souligne qu’ériger des barrières commerciales pourrait accroître ses coûts et l’amener à supprimer des emplois.
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Tarifs douaniers : plusieurs industriels américains, dont General Motors, mettent en garde Trump

Le constructeur de Detroit souligne qu’ériger des barrières commerciales pourrait accroître ses coûts et l’amener à supprimer des emplois.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 13h31
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 06h31
   





                        



   


Des emplois supprimés, des investissements amoindris, et des voitures plus chères. La réponse du constructeur General Motors (GM) à l’égard des taxes douanières sur le secteur automobile que la Maison Blanche envisage de mettre en place sonne comme un avertissement adressé à Donald Trump.
« Augmenter les tarifs douaniers pourrait réduire la taille de GM, réduire la présence sur le plan national et à l’étranger de cette entreprise américaine emblématique et risque de réduire les emplois plutôt que de les augmenter », écrit l’entreprise automobile dans des « commentaires » transmis vendredi au département américain du commerce dans le cadre d’une période de consultations.

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Le plus grand constructeur des Etats-Unis, qui emploie 110 000 personnes, souligne qu’ériger des barrières douanières pourrait accroître ses coûts, le rendre moins compétitif car cette politique « promeut un environnement commercial dans lequel nous pourrions faire l’objet de représailles sur d’autres marchés ». La Maison Blanche n’a pas souhaité réagir après ces déclarations.
Trump veut des taxes punitives
Donald Trump avait déclaré le 23 mai qu’il souhaitait imposer de nouvelles taxes douanières sur les importations de véhicules aux Etats-Unis. Le président américain avait mandaté le secrétaire au commerce Wilbur Ross « d’envisager d’initier une enquête sous la Section 232 sur les importations de véhicules, y compris les camions et les pièces détachées, pour déterminer leur impact sur la sécurité nationale américaine ».
Le locataire de la Maison Blanche a déjà maintes fois évoqué des taxes punitives pour protéger l’industrie automobile des Etats-Unis. Elles viseraient notamment l’Allemagne, dont les excédents commerciaux l’exaspèrent. Selon lui, les voitures américaines sont frappées de taxes supérieures à celles imposées sur les automobiles européennes.
Si Donald Trump a justifié ces taxes par une volonté de protéger la sécurité nationale et de dynamiser ce secteur, quelque 21 000 entreprises ont requis une exemption au motif que ces tarifs douaniers pénalisent au contraire leur activité dépendante des importations d’acier et d’aluminium.

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Harley-Davidson, victime de la guerre commerciale
Les taxes de l’Union européenne (UE) sur les importations de voitures en provenance des Etats-Unis et des pays hors UE s’élèvent en effet à 10 %, quand les droits de douane américains sur celles en provenance de l’UE ne s’élèvent qu’à 2,5 %. Toutefois, au sein du secteur automobile, les Etats-Unis taxent les importations de camions et de pick-up à hauteur de 25 %, alors que les importations de ces mêmes produits au sein de l’UE sont taxées à 14 % en moyenne.
La « période de commentaires » pour les entreprises doit s’achever le 6 juillet avant une « période d’auditions ». Le département américain du commerce devra ensuite rédiger son rapport avec des recommandations pour la Maison Blanche.
Egalement victime de la guerre commerciale lancée par Donald Trump, le constructeur de motos américaines Harley-Davidson avait annoncé, le 26 juin, vouloir délocaliser une partie de sa production pour échapper aux tarifs douaniers instaurés par Bruxelles en représailles à ceux de Washington. La marque de motos, née il y a cent dix-sept ans, a déploré que les taxes de l’UE soient passées de 6 % à 31 % sur ses produits entrant sur le marché européen, ce qui renchérit le prix au détail de chaque véhicule de 2 200 dollars (soit 1 880 euros).

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                Les tensions commerciales menacent l’économie mondiale






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Les compagnies aériennes ont trouvé la parade pour ne pas verser d’indemnisation aux passagers en cas de retard.
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SOS Conso : comment prouver que l’on a bien embarqué dans l’avion

Les compagnies aériennes ont trouvé la parade pour ne pas verser d’indemnisation aux passagers en cas de retard.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 11h56
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            

Chronique. Les voyageurs qui subiront des retards de vol cet été et qui réclameront l’indemnisation à laquelle ils ont droit risquent de subir des déconvenues. Les compagnies aériennes ont en effet trouvé une parade pour ne pas la verser : elles demandent aux passagers de prouver qu’ils étaient bien à bord de l’avion.
C’est ce qui s’est passé pour Antoine, Diana et Henri M., arrivés de Miami, en Floride, à Paris avec plus de cinq heures de retard, le 26 juillet 2014. Ils réclament à la compagnie française XL Airways une indemnisation de 600 euros par personne en vertu du règlement européen no 261/2004 du 11 février 2004, mais ne l’obtiennent pas.
Ils saisissent alors le tribunal de proximité d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), proche de l’aéroport de Roissy (Val-d’Oise). Ils produisent leurs réservations électroniques ainsi que l’attestation de retard, non nominative, que la compagnie leur a fournie. XL Airways réplique que ces documents ne prouvent pas leur présence dans l’avion et leur réclame leurs cartes d’embarquement. Or ils ne les ont plus. Le tribunal les déboute, le 26 février 2016.
Les M. se pourvoient en cassation. Ils soutiennent que la juridiction de proximité a, non seulement, « inversé la charge de la preuve » en leur demandant de démontrer qu’ils étaient dans l’avion, mais, en outre, exigé « une preuve impossible » puisque « seul le transporteur aérien détient le listing informatique » confirmant l’embarquement du passager. La cour de cassation rejette leur pourvoi, le 14 février, à la surprise générale.
Colère des transporteurs
« Depuis, de nombreuses compagnies nous opposent la même demande », constate Me Benjamin Mairesse, avocat spécialiste du contentieux aérien. Or les cartes d’embarquement papier peuvent être perdues et les cartes électroniques, sur smartphone, s’autodétruisent après le vol. « Nous leur répondons que le règlement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Alors que les Sud-Coréens refusant de faire leur service militaire en raison de convictions personnelles sont condamnés à la prison, la Cour constitutionnelle appelle l’Etat à créer un service civil, qui serait une alternative.
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La Corée du Sud reconnaît les droits des objecteurs de conscience

Alors que les Sud-Coréens refusant de faire leur service militaire en raison de convictions personnelles sont condamnés à la prison, la Cour constitutionnelle appelle l’Etat à créer un service civil, qui serait une alternative.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 11h01
    |

            Harold Thibault et 
                                Philippe  Pons








                        



                                


                            

La Cour constitutionnelle de la Corée du Sud a décidé, jeudi 28 juin, que l’Etat devait offrir des possibilités de service civil aux objecteurs de conscience dont des centaines sont chaque année condamnées à des peines de prison. Dans un pays techniquement toujours en guerre, où le service militaire obligatoire pour les hommes entre 18 et 28 ans s’étend sur vingt-quatre mois et était considéré comme un devoir sacré, cette décision marque un tournant important, en phase avec l’évolution de l’opinion.
« Trop de jeunes ont dû choisir entre la prison et l’armée du fait de leurs convictions idéologiques ou religieuses », lance l’avocat Lim Jae-sung, qui a défendu de nombreux objecteurs de conscience, dont les cas qui ont mené à la décision de la cour jeudi, et qui a lui-même refusé la conscription.

A plusieurs reprises – dont la dernière en 2011 – la plus haute juridiction avait jugé que l’obligation du service militaire sans alternative civile primait sur le droit à la liberté de conscience dans le contexte de la péninsule coréenne : ce qui était présenté comme un impératif de sécurité nationale primait sur les droits individuels. Cette fois, elle demande au gouvernement de réviser la loi sur la conscription, qui date de 1950, et de mettre en place, avant le 31 décembre 2019, d’autres formes de service national.
», dit Lee Yeda, un jeune sud-coréen qui a obtenu l’asile en France
Selon Amnesty International, 19 300 objecteurs de consciences ont été emprisonnés depuis la signature de l’armistice de 1953 qui mit fin aux hostilités de la guerre de Corée. En Corée du Sud, les objecteurs de conscience appartiennent en grande majorité aux Témoins de Jehovah. Plus de deux cents d’entre eux purgent actuellement des peines, généralement de dix-huit mois d’emprisonnement réduites en pratique de quelques...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Analyse. Même si M. Macron a pu, ces dernières semaines, apparaître comme un protecteur des valeurs de l’Union, il reste fidèle à l’idée d’un renforcement des contrôles aux frontières extérieures, explique la journaliste du « Monde » Julia Pascual.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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Flux migratoires : la constante prudence de la France

Analyse. Même si M. Macron a pu, ces dernières semaines, apparaître comme un protecteur des valeurs de l’Union, il reste fidèle à l’idée d’un renforcement des contrôles aux frontières extérieures, explique la journaliste du « Monde » Julia Pascual.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 11h11
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            
Analyse. La crise de l’Aquarius a dessiné ces dernières semaines des lignes de fracture entre les Etats membres de l’Union européenne (UE). A côté des postures de refus de l’Italie et du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie), ou des ultimatums du ministre de l’intérieur allemand à la chancelière Angela Merkel sur la gestion des frontières, la France a pu apparaître comme portant une voix protectrice des valeurs de l’Union.
Emmanuel Macron a ainsi fustigé la « lèpre » nationaliste, dénoncé l’« irresponsabilité » du gouvernement italien ou encore rejeté la proposition d’externaliser l’examen de la demande d’asile dans des plateformes de débarquement hors UE.
« Ce n’est pas parce que l’environnement s’affaisse que la position de la France prend de la hauteur »
« Mais ce n’est pas parce que l’environnement s’affaisse que la position de la France prend de la hauteur, met en garde Jean-François Dubost, responsable du programme protection des populations d’Amnesty International. Elle est plutôt d’une certaine constance ces dernières années. » Dans les faits, M. Macron ne se départit pas de la ligne qui prévaut depuis 2014. « Face à des pays de droite et d’extrême droite, la France peut plaider le respect des règles de l’UE, mais c’est la politique du même : on est toujours sur l’idée d’un contrôle fort des frontières », observe de son côté Emmanuel Blanchard, président du réseau d’associations Migreurop.
Au sortir des discussions à Bruxelles, dans la nuit du 28 au 29 juin, le chef de l’Etat a salué sur Twitter un « accord trouvé » sur la base de « propositions françaises adoptées ». L’objectif qui, aujourd’hui, fait consensus en Europe, et auquel la France adhère, est bien celui de tarir les flux migratoires en amont de l’espace européen.
Ainsi, la ligne française se retrouve dans les conclusions du sommet, qui prévoient en...




                        

                        

