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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Après l’Allemagne, l’Argentine et le Portugal, les champions du monde 2010 quittent la Coupe du monde 2018 dimanche, éliminés par les hôtes de la compétition.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Simone Veil et son mari Antoine sont entrés au Panthéon, dimanche, au terme d’une émouvante cérémonie.
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L’hommage de la Nation à Simone Veil, cinquième femme à entrer au Panthéon

Simone Veil et son mari Antoine sont entrés au Panthéon, dimanche, au terme d’une émouvante cérémonie.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 12h49
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 16h30
    |

                            Simon Auffret








                        



A trois reprises, le cortège s’est arrêté, avant de reprendre sa route. Portés par des membres de la garde républicaine, les cercueils de Simone et Antoine Veil ont remonté, sous un soleil de plomb, la rue Soufflot en direction du Panthéon, où le couple est entré, dimanche 1er juillet.
Trois arrêts pour rendre hommage aux trois grands combats menés par Simone Veil, cinquième femme à figurer sur la liste des Grands hommes : celui pour les droits des femmes, marqué par l’adoption de la loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse, en 1974 ; celui pour l’Europe, dont elle a été la première femme à prendre la présidence du parlement, en 1979 ; celui pour la mémoire de la déportation, dont elle est rescapée – elle a toujours refusé, jusqu’à son décès le 5 juillet 2017, d’être uniquement présentée comme telle.

   


Le convoi est parti à 10 h 30 dimanche du mémorial de la Shoah, avant de s’arrêter sur la place Edmond Rostand, au pied de la rue Soufflot, recouverte d’un tapis bleu, couleur de la paix et de l’Europe, voulu par Emmanuel Macron. Les cercueils ont ensuite remonté la rue, sous les applaudissements nourris d’une foule diverse, constituée de familles, de personnes âgées mais surtout de spectateurs plus jeunes, venus nombreux dès 9 heures dimanche matin.
À l’arrivée sur la place du Panthéon, autour de 11 h 30, quatre-vingt-douze choristes ont entonné « Le chant des Marais », avant de laisser place au président de la République. « La décision de faire entrer Simone Veil au Panthéon ne fut pas seulement la mienne ni celle de sa famille, mais celle de tous les Français », lance Emmanuel Macron dès le début de son allocution.
« Elle qui avait vécu l’indicible expérience de la sauvagerie et de l’arbitraire savait que seuls le dialogue et la concorde entre les peuples empêcheraient qu’Auschwitz ne renaisse sur les cendres froides de ses victimes, a martelé le président devant 1 000 personnalités ou proches du couple invités, et plusieurs centaines d’anonymes, appuyées le long des barrières de la rue Soufflot et devant des écrans géants disposés dans les jardins du Luxembourg. Lorsqu’elle décide de témoigner, c’est d’abord pour rendre hommage aux justes de France. Pour rappeler le courage inouï des familles françaises qui, au péril de leur vie, avaient caché des enfants juifs », ajoute-t-il.

Recouverts du drapeau français, les cercueils sont ensuite entrés par le portail monumental du Panthéon en présence du président de la République et de son épouse Brigitte, des deux fils encore vivants du couple Veil et de leurs descendants.

Jean Veil, l'aîné des trois fils de Simone qui porte le prénom du jeune frère de Simone, déporté avec son pere dans… https://t.co/MuqwJjK2RI— AnnickCojean (@cojean annick)


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Dans la foule, un grand silence a laissé place au solo de la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton, interprétant la suite numéro 5 de Jean Sébastien Bach.
« Je suis très touchée »
Malgré la chaleur – pompiers et policiers ont évacué plusieurs personnes, victimes de malaises pendant la cérémonie – les Parisiens sont venus nombreux pour rendre un dernier hommage à l’une des personnalités préférées des Français.
« La loi sur l’IVG, son engagement européen, sa capacité à transformer le drame de la seconde guerre mondiale en courage politique », retient notamment Jack, retraité, des engagements de l’ancienne ministre de la santé. Il ira voir « sans faute » le cercueil de Simone Veil dans la nef du Panthéon, ouverte au public jusqu’au lundi 2 juillet. « Mes arrières grands-parents ne sont pas revenus de la déportation, comme plusieurs de mes cousins. Mais comme Simone Veil, les membres de ma famille qui ont survécu ont œuvré à la réconciliation avec l’Allemagne », ajoute-t-il.
Venue seule rendre hommage à « une femme courageuse, droite et forte », Françoise ne « voulait pas voir tout à la télé mais le partager avec tout le monde. Elle le mérite tellement », ajoute-t-elle, émue. « Je retiens surtout de Simone Veil son engagement pour les femmes. L’IVG oui, mais plus particulièrement son exemple qui montre que les femmes peuvent travailler et devenir indépendantes », affirme cette quadragénaire, qui s’est « levée tôt » dimanche matin pour venir à l’hommage depuis la banlieue parisienne.
Josette, entrée au ministère de la santé en 1978 sous la direction de Simone Veil, se souvient surtout d’une femme « profondément humaine » : « Il y en a eu des bons ministres, mais je suis partie il y a deux ans et son passage laisse encore quelque chose de très particulier ». Au premier rang pendant toute la cérémonie, elle, qui est née après la guerre, salue aussi le courage de la mémoire symbolisé par Simone Veil : « Je suis très touchée. J’ai milité pour la reconstruction européenne qu’elle a engagée. C’était très important pour moi d’être là aujourd’hui », raconte-t-elle.
Les corps d’Antoine et Simone Veil seront inhumés dans le sixième caveau du Panthéon, lundi 2 juillet, lors d’une cérémonie privée. Ils reposeront aux côtés de Jean Moulin, André Malraux, René Cassin et Jean Monnet.

Simone Veil au Panthéon : notre sélection d’articles
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr sur l’entrée au Panthéon de Simone Veil :
Le déroulé de la cérémonie officielle, remplie de références à la construction européenne.Analyse : pourquoi cette cérémonie, voulue par Emmanuel Macron, est une mise en scène des engagements dont le chef de l’Etat se veut un porteurAnalyse : « la panthéonisation de Simone Veil est une exception »Témoignages : « Maman ne nous appartiendra plus », constatent ses filsDans les rues, les affiches « Merci Simone » fleurissent depuis quelques mois, « parce qu’on doit tous beaucoup » à Simone VeilArchives : « Un peuple, pour vivre, doit toujours pouvoir connaître son passé, le juger, l’assumer », confiait Simon Veil au Monde dans un entretien de 1983 que nous republionsMême si elle œuvrait pour l’égalité homme-femme, Simone Veil refusait l’étiquette féministe, assimilé dans les années 70 au MLF et à l’extrême-gaucheTribune : « N’oublions pas certains combats de Simone Veil »Quand Simone Veil raconte la loi sur l’avortement





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Les candidats à l’élection de dimanche rivalisent d’ingéniosité pour séduire les jeunes de 18 à 34 ans, qui représentent un tiers de la population.
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Les millennials, facteur clé de la présidentielle au Mexique

Les candidats à l’élection de dimanche rivalisent d’ingéniosité pour séduire les jeunes de 18 à 34 ans, qui représentent un tiers de la population.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 10h11
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 14h14
    |

            Frédéric Saliba (Mexico, correspondance)








                        



   


Le QG de campagne d’Andrés Manuel Lopez Obrador (AMLO), favori de l’élection présidentielle du 1er juillet au Mexique, ressemble à une start-up. A tous les étages de cette maison en briques, au centre de Mexico, une vingtaine de militants à peine trentenaires sont rivés à leurs écrans d’ordinateur. La bataille électorale fait rage sur la Toile pour séduire les Mexicains hyperconnectés de 18 à 34 ans. Ces « millennials » représentent plus du tiers des électeurs.
Pas d’affiche ni de banderole, dans cette discrète bâtisse rénovée. « Ça pollue », justifie Alberto Lujambio, 33 ans, coordinateur des e-messages d’AMLO. Le candidat du Mouvement de régénération nationale (Morena, gauche) ne passe presque jamais ici. « AMLO enchaîne les meetings, le parti s’occupe de la logistique sur le terrain, nous, on gère sa e-communication », explique M. Lujambio. La plupart des plus de 30 millions de jeunes ne s’informent qu’à travers les réseaux sociaux.

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Une cible de choix pour AMLO, qui devance de plus de 22 points dans les sondages (tous âges confondus) ses deux principaux adversaires, Ricardo Anaya, à la tête d’une coalition droite-gauche, et José Antonio Meade, candidat du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, centre, au pouvoir). Tous proposent aux millennials des emplois mieux payés dans un pays où le salaire minimum plafonne à 88 pesos (3,80 euros) par jour. AMLO, qui se présente pour la troisième fois à une présidentielle, leur offre aussi l’éducation gratuite et des bourses universitaires. M. Anaya promet un salaire universel (64 euros par mois). M. Meade veut développer leur accès à Internet.
« Aucun candidat n’est convaincant »
Sur la place principale de Mexico, Roberto Alvarez marche les yeux scotchés à son téléphone portable. « Aucun candidat n’est convaincant », soupire ce jeune de 29 ans qui vit de petits boulots sur les marchés. Même déception chez Anayetzi Bustamante, étudiante en gestion de 21 ans, assise sur une pelouse de l’Université autonome du Mexique (UNAM), dans le sud de la capitale : « Je déciderai le jour J. » Plus de la moitié des millennials rejoignent les rangs des indécis (de 17 % à 25 % des 89 millions d’électeurs), selon les sondages. Sept sur dix ne s’identifient à aucun parti. Leurs préoccupations : le manque d’opportunités, la corruption et l’insécurité galopante.

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Dans la bibliothèque de l’UNAM, Fernanda Rivera, 26 ans, étudiante en maîtrise de sociologie, l’assure : « Les millennials forment une génération très hétérogène. Mais nous rejetons en bloc le système clientéliste du PRI [au pouvoir de 1929 à 2000, puis depuis 2012] que l’alternance de la droite [2000-2012] a maintenu. » Longtemps décrits comme individualistes et apathiques, ces jeunes ont participé en masse au spectaculaire élan de solidarité après le séisme du 19 septembre 2017 (plus de 360 morts). Cette mobilisation, à travers les réseaux sociaux, aurait-elle dopé leur conscience politique ? Plus de 70 % comptent se rendre aux urnes, le 1er juillet, alors que leur taux d’abstention dépasse généralement celui des Mexicains de tous âges (36,7 % en 2012).
Ce jour-là, les électeurs sont appelés à voter à la présidentielle mais aussi aux élections générales (18 000 postes publics en jeu). Les candidats locaux et nationaux ont diffusé 23 millions de spots dans tous les médias. Beaucoup s’adressent aux millennials. Dans des vidéos, AMLO les appelle « à construire le futur du Mexique », M. Meade discute avec des étudiants et M. Anaya joue de la guitare. Les deux challengers ont consacré au Web plus ou moins 35 % de leurs budgets publicitaires (environ 8 millions d’euros chacun). AMLO, lui, n’aurait pas dépensé un centime sur la Toile.
« L’autodérision et une pédagogie positive »
Dans une pièce de son QG, transformée en studio de tournage et de montage, M. Lujambio explique : « L’e-marque “Abre Mas Los Ojos” [Ouvre plus les yeux], qui reprend les initiales d’AMLO, est devenue virale. On s’est inspiré du mouvement Momentum, de Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste britannique [Créé en 2015, ce réseau avait suscité une incroyable mobilisation autour de la candidature de M. Corbyn]. On a aussi baptisé les militants, les AMLOVERS. » Leur mission : « défendre la réputation du candidat ».
« Le succès d’AMLO s’explique par son image d’homme honnête antisystème qui a résisté aux fake news », Alberto Lujambio, coordinateur de la e-communication d’AMLO
Quelque 70 % des spots de ses adversaires le disqualifient, selon l’hebdomadaire d’investigation Proceso. Le hashtag #AMLOvich a circulé sur Twitter, accusant sa campagne d’être soutenue par la Russie. AMLO a répliqué par une vidéo où il porte une chapka russe, se nommant lui-même « Andres Manuelovich ». « L’autodérision et une pédagogie positive font mouche auprès des jeunes », souligne M. Lujambio.
Pari gagné : selon les sondages, les millennials disposés à voter préfèrent AMLO (autour de 50 %) à M. Anaya (29 %) et à M. Meade (13 %). Agé de 39 ans, M. Anaya est pourtant plus proche de leur génération que le sexagénaire. Pour José Antonio Sosa, directeur d’Apoyo, cabinet conseil en communication politique, « le succès d’AMLO s’explique par son image d’homme honnête antisystème qui a résisté aux fake news ».

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                Les candidats mexicains face à l’épouvantail Trump



Pour les contrer, plus de 60 médias, dont Animal Politico et Newsweek, ont créé, en mars, la plate-forme de fact-checking Verificado2018. Hébergés par l’Université de la communication, au centre de Mexico, dix jeunes journalistes et gestionnaires de communauté démêlent le vrai du faux sur la Toile. Selon leur coordinateur, Diego de la Mora, 41 ans, « des centaines de fake news ont été désamorcées ». Et M. Sosa d’anticiper : « Cette culture naissante du fact-checking pourrait obliger le prochain gouvernement à rendre davantage de comptes aux citoyens » d’une jeune démocratie encore fragile.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ L’opération « de quelques minutes » par hélicoptère n’a fait aucun blessé au sein de la prison, selon l’administration pénitentiaire.
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Evasion spectaculaire du braqueur Redoine Faïd d’une prison de Seine-et-Marne

L’opération « de quelques minutes » par hélicoptère n’a fait aucun blessé au sein de la prison, selon l’administration pénitentiaire.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 13h05
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 18h46
    |

            Soren Seelow et 
Simon Piel








                        



   


Ses envies d’évasion étaient connues des services spécialisés. Cela n’a pas empêché le braqueur multi-récidiviste Redoine Faïd, 46 ans, de se faire la belle, dimanche 1er juillet, du centre pénitentiaire de Réau (Seine-et-Marne). Il purgeait dans cet établissement une peine de vingt-cinq ans de prison pour un braquage qui avait mal tourné et entraîné la mort d’une jeune policière, Aurélie Fouquet, ainsi qu’une peine de dix ans de réclusion pour une précédente évasion.

        Lire le compte rendu d’audience :
         

          Au procès Fouquet, « vous n’aurez aucun mal à condamner ces trois-là »



En milieu de matinée, dimanche, un hélicoptère de type Alouette, transportant au moins deux hommes armés, s’est posé dans la cour d’honneur de la prison de Réau. Réservée aux visiteurs et non accessible aux détenus, cette cour est le seul endroit de la prison à ne pas être équipé de filet anti-aérien et à être invisible depuis les miradors. Selon une source policière, l’hélicoptère avait été volé plus tôt dans la matinée à Fontenay-Trésigny (Seine-et-Marne). Pris en otage, son pilote a été contraint de déposer les complices de Redoine Faïd dans l’enceinte de la prison.
Un fois l’engin au sol, le commando aurait fait usage de gaz lacrymogènes, a expliqué à l’AFP Martial Delabroye, secrétaire FO du centre pénitentiaire de Réau, contraignant les surveillants, « qui ne sont pas armés à l’intérieur », à « se réfugier » dans l’enceinte du bâtiment pour donner l’alerte. Le commando, « habillé de noir, portant des cagoules et des brassards de police au bras », armé de fusils d’assaut et équipé de disqueuses, a alors emprunté un chemin d’intervention réservé aux surveillants pour accéder aux parloirs.
En faisant usage de leurs disqueuses, ils sont parvenus à extraire Redoine Faïd du parloir où le détenu recevait la visite de son frère. Ce dernier a été placé en garde à vue, a précisé au Monde une source judiciaire. « L’évasion a duré quelques minutes à peine, il n’y a eu ni otage ni blessé », précise au Monde l’administration pénitentiaire.

Lire le portrait : Redoine Faid, ennemi public

L’hélicoptère a ensuite été retrouvé incendié à Gonesse, dans le Val-d’Oise. Le pilote pris en otage, retrouvé en état de choc après que ses ravisseurs l’ont libéré, a été transporté à l’hôpital. Selon une source policière, Redoine Faïd a ensuite pris place à bord d’un véhicule noir, qui a été retrouvé abandonné en Seine-Saint-Denis, où il aurait embarqué à bord d’un deuxième véhicule.
Un important dispositif policier a été mis en place pour le localiser en Ile-de-France et dans les Hauts-de-France. Le parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance des chefs « d’évasion en bande organisée » et « d’association de malfaiteurs » confiée à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). La police judiciaire de Versailles et l’Office central de lutte contre la criminalité organisée ont été saisis. La sécurité publique, les compagnies de CRS et de gendarmerie, la police aux frontières et les aéroports sont également en alerte.
Une précédente évasion en 2013
Redoine Faïd était détenu à l’isolement à Réau depuis novembre 2017, mais le parloir duquel il s’est évadé se situe dans le quartier « maison centrale ». Le braqueur n’en est pas à sa première évasion. Il s’était déjà enfui de la prison de Lille-Sequedin, en 2013, en prenant quatre surveillants en otages et en faisant sauter les portes de la prison à l’explosif. Sa cavale, qui avait duré quelques semaines, lui avait valu d’être condamné le 14 mars 2017 à dix ans de réclusion criminelle par la cour d’assises du Nord. Ses quatre complices avaient été condamnés à des peine allant de trois ans – dont deux avec sursis – à quatre ans de prison ferme.
Redoine Faïd a également été condamné en appel en avril dernier à 25 ans de réclusion pour un braquage raté dans le Val-de-Marne, qui avait coûté la vie en mai 2010 à la policière municipale Aurélie Fouquet, mitraillée à l’issue d’une course folle sur l’autoroute. Il avait été décrit au cours du procès comme « l’organisateur » d’une véritable « opération de guerre » qui aurait dû mener au braquage d’un fourgon blindé.
Un autre projet d’évasion de Redoine Faïd avait récemment été mis au jour dans le cadre d’une enquête sur la criminalité organisée corse. Comme l’avait révélé L’Obs, le frère de Redoine Faïd était entré en contact avec Jacques Mariani, fils de l’un des membres fondateurs du gang de la Brise de mer, afin de mettre sur pied l’évasion de son frère. Ce projet ne s’était toutefois pas concrétisé. Selon les confidences d’un homme qui gravitait dans l’entourage de Jacques Mariani et qui dispose aujourd’hui du statut de repenti, Jacques Mariani se serait par ailleurs allié avec Redoine Faïd pour se venger d’un clan corse rival.

        Lire aussi :
         

                Un nouveau repenti témoigne sur la mafia corse



En 2013, à la suite d’une tentative d’évasion à la prison de Réau de Smaïn Aït Ali Belkacem, l’artificier de la vague des attentats de 1995 à Paris, l’administration pénitentiaire avait demandé un rapport d’inspection qui avait décrit le laxisme et la permissivité qui régnait alors dans l’établissement. Ouverte en octobre 2011, cet établissement pénitentiaire compte « entre 600 et 650 détenus pour 230 surveillants environ », selon le secrétaire FO de la prison, qui souligne que son syndicat « avait déjà dénoncé le fait qu’il n’y ait pas de filet anti-aérien à cet endroit-là, mais ils n’ont pas jugé utile de prendre nos remarques en considération. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ De Rangoun à Manille, dans le sillage du modèle chinois, les nouvelles classes moyennes de la région subissent un recul des libertés politiques, en échange de la croissance économique et de la stabilité.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/06/2018
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Asie du Sud-Est, la fin des parenthèses démocratiques

De Rangoun à Manille, dans le sillage du modèle chinois, les nouvelles classes moyennes de la région subissent un recul des libertés politiques, en échange de la croissance économique et de la stabilité.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h56
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 06h53
    |

            Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



                                


                            

La plupart des nations du Sud-Est asiatique ont désormais refermé les parenthèses démocratiques – ou considérées comme telles – que certaines avaient pu ouvrir dans le passé. Cette zone géographique ne s’était certes jamais distinguée, dans son ensemble, pour son libéralisme en politique et son respect excessif des droits du citoyen. Mais la grande majorité des pays membres de l’Association des ­nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), organisation notoirement désunie, semblent être ­désormais tous, ou presque, tombés d’accord pour renoncer dans un bel ensemble au ­modèle de la démocratie à l’occidentale.
Au commencement de cette année, le directeur de l’Institut des études internationales de la prestigieuse université Chulalong­korn de Bangkok, Thitinan Pongsudhirak, a fait cette sombre prédiction dans un article publié sur le site de la Nikkei Asian Review, au Japon : « L’année 2018 va marquer le début d’une période durant laquelle les principes d’autoritarisme total [imposés par] de semi-démocraties “illibérales” vont sans doute devenir la norme en Asie du Sud-Est. »
S’il est difficile de se montrer plus pessimiste que cet intellectuel thaïlandais pour l’avenir immédiat, force est de constater que, même lorsque subsistent dans la ­région les apparences d’une sorte de système démocratique – notamment par le biais du recours régulier au scrutin législatif –, c’est souvent pour dévoyer la lettre, sinon l’esprit, de la démocratie.
Le modèle de développement postcommuniste chinois – mélange d’autoritarisme en politique et de libéralisme en économie – s’est imposé dans la région
En réalité, c’est le modèle de développement postcommuniste chinois – mélange d’autoritarisme en politique et de libéralisme en économie – qui s’est imposé dans la région.
Pour l’analyste Joshua Kurlantzick, du cercle de réflexion américain Council on Foreign Relations, « la Chine offre une alternative viable au [modèle de développement]...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ « Arbitrage vidéo », épisode 4. Notre chroniqueur Etienne Labrunie raconte comment la victoire face à l’Argentine a ravivé la flamme entre les Bleus et les médias.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

France-Argentine : la télé fait son mea culpa

« Arbitrage vidéo », épisode 4. Notre chroniqueur Etienne Labrunie raconte comment la victoire face à l’Argentine a ravivé la flamme entre les Bleus et les médias.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 13h37
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 15h14
    |

                            Etienne Labrunie








                        



   


Chronique. Le match est terminé depuis quelques minutes. Frédéric Calenge, journaliste au bord du terrain pour TF1, interroge Didier Deschamps : « Didier, c’est aussi une revanche face à toutes les critiques reçues ? » Le sélectionneur, dans l’émotion comme rarement, répond, presque gêné : « Des critiques, il y en a, il y en aura toujours… Fallait répondre, on a bien répondu ! »
Quelques instants plus tard, le héros du jour, Kylian Mbappé, se présente à son tour devant le plexiglas couvert de sponsors : « On a dit que je boudais la presse, c’était pas vrai du tout, je ne voulais juste pas être le porte-parole des Bleus. » Sur le plateau de TF1, la journaliste Nathalie Iannetta lance en écho : « C’est vrai, foutons-lui la paix. » Après tout, lui a bien foutu la paix aux médias quelques jours.
Foutons-leur la paix. Plutôt, louons-les d’avoir (enfin) fait vibrer le pays. « Une équipe est née » (TF1), « Match de fou des Bleus qui terrassent l’Argentine », titre LCI. « Les Bleus en quarts, la France en folie », s’enflamme carrément CNews. « Des Bleus renversants » (LCI). « Les Bleus enfin » (BFM TV). Etc. La bascule est évidente. Les Bleus viennent de lancer leur Mondial. L’emballement est là, comme la critique hier. Peu importe si elle était justifiée, le succès face à l’Argentine doit solder quelques comptes envers la presse. Un ressort classique.
« L’heure est à la rédemption »
« On va être gentils et ne pas réécouter quelques “spécialistes” », ironise sur Twitter Michel Denisot. Sur les plateaux télé, on assiste à des scènes étonnantes, entre repentir et chasse aux sorcières. On frise même parfois le ridicule.
A ce jeu-là, Gilles Verdez est un capitaine d’équipe. Après avoir expliqué qu’il vient d’assister « au plus beau match de la France dans l’histoire de la Coupe du monde », il appelle sur CNews à la mobilisation générale « derrière notre équipe de France » et lance les hostilités : « L’heure est à la rédemption pour tous ceux qui salissent cette équipe de France. »

@gillesverdez @JPasquet @CNEWS Bravo à Gilles d'avoir toujours cru à cette équipe de France malgré les réticences d… https://t.co/JNldd2Rc3k— PascalPraud (@Pascal Praud)


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Ce qui ne devrait rester qu’un mauvais et pathétique sketch va devenir un sujet de débat après l’intervention d’Eric Besnard, le présentateur : « Justement, les journalistes doivent-ils être plus derrière cette équipe de France ? » « Mais ce n’est pas notre rôle », répond du tac au tac Pierre Ménes, dont on ne saurait définir le sien, de rôle.
Depuis le début de ce Mondial, cette question surprenante du journaliste supporteur revient régulièrement. Elle fait donc même débat en direct à la télévision. Ces mêmes plateaux où il peut être de bon ton d’afficher ses couleurs (maillot ou maquillage) et d’affirmer haut et fort son soutien à « notre » équipe de France au nom du symbole national. Et on ne parle pas uniquement des ayants droit comme TF1 ou BeIn Sports, producteurs du spectacle et liés par un accord commercial avec l’équipe de France.
La jurisprudence Aimé Jacquet
En réalité, la question de la relation entre les Bleus et la presse est un marronnier qui revient sans cesse depuis 1998 et la jurisprudence Aimé Jacquet. A BFM TV, où l’on débriefe trois à quatre fois par jour, on a pu avoir la dent dure contre ces joueurs tricolores. Après le triomphe contre l’Argentine, l’ancien footballeur et chroniqueur sportif Eric Di Meco assume : « On les a beaucoup critiqués, mais à juste titre parce qu’on espérait autre chose, et là ils viennent de prouver enfin qu’on pouvait s’éclater en regardant un match de foot et qu’il existe bien plusieurs façons de gagner. » 
Amusant de voir ces consultants, tous d’anciens joueurs, expliquer que la critique fait partie du jeu, eux qui pour certains la dénonçaient à l’époque. Sur L’Equipe 21, le journaliste Sébastien Tarrago interroge : « Est ce qu’on peut raison garder ? Les critiques étaient justifiées après le premier tour. Qui peut dire que le premier tour était annonciateur de ce nous allions voir contre l’Argentine ? »

INCROYABLE MOMENT 💥💥

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Désormais, on efface tout et on recommence. Une analyse peut en cacher une autre. D’ailleurs, la victoire contre les vice-champions du monde et leur Messi ouvre de nouvelles perspectives. « Les Bleus inarrêtables ? » (CNews), « Peuvent-ils aller au bout ? », s’interroge LCI. Sur TF1, partenaire des Bleus, on respire et on se laisse envahir par une douce euphorie, renforcée par un record d’audience (12,5 millions de téléspectateurs, un pic à 15 millions).
Allez les Bleus ! Bixente Lizarazu, en vieux sage, s’en amuse en direct, reprenant un peu tout le monde de volée : « On est passé d’un truc totalement pessimiste, où tout le monde disait qu’on n’avait pas le niveau, à quelque chose de complètement irrationnel, où on va gagner la Coupe du monde. Tranquille, tranquille… » Il plombe un peu l’ambiance.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ La diminution de la vitesse, qui entre en vigueur dimanche, a été repoussée pendant cinq ans, notamment en raison des élections municipales, européennes et présidentielle.
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80 km/h sur les routes à double sens, histoire d’une décision impopulaire

La diminution de la vitesse, qui entre en vigueur dimanche, a été repoussée pendant cinq ans, notamment en raison des élections municipales, européennes et présidentielle.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 10h10
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 14h58
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            

Dimanche 1er juillet, la vitesse maximale autorisée diminue sur environ 400 000 kilomètres de routes départementales et nationales à double sens, particulièrement meurtrières, en raison des chocs frontaux qui s’y produisent.
Sur ces chaussées à fort trafic, dépourvues de séparateur central (muret ou glissière de sécurité), la vitesse passera de 90 km/h à 80 km/h comme le signaleront quelque 11 000 panneaux débâchés dans la nuit.
Les automobilistes qui s’agaceront de devoir lever le pied seront invités à comprendre, grâce à un film, 13 mètres, diffusé par la délégation à la sécurité routière, que ce ralentissement sauvera des vies. En cas de freinage d’urgence, celui qui roule à 80 km/h parcourt treize mètres de moins que celui qui roule à 90 km/h.

Ce sera la marque d’un changement de politique lié à l’élection présidentielle de 2017 : le principe de l’« acceptabilité » (une mesure n’est prise et appliquée que si elle est acceptable), défendu par Bernard Cazeneuve sous le quinquennat de François Hollande, a fait place à une forme de fermeté politique. Son successeur à Matignon, Edouard Philippe, s’est dit prêt à « assumer l’impopularité pour sauver des vies ».
L’affaire n’a pas été sans peine, tant cette décision, vite critiquée dans les campagnes et par les élus locaux, y compris ceux de La République en marche, a été discutée, jusqu’au sein du gouvernement et même de l’Elysée. Vendredi 29 juin, le premier ministre, en visite dans un centre de formation des pompiers, expliquait encore que « l’objectif, ça n’est pas d’emmerder le monde » mais « de faire en sorte qu’il y ait moins de morts et moins de blessés graves ».
Grande cause nationale
Il aura donc fallu près de cinq ans, et quelques échéances électorales, pour en arriver là. C’est en septembre 2013 que des experts en sécurité routière proposent cette mesure, alors que la France est en retard...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ En plein Mondial, des milliers de Russes se sont rassemblés dimanche pour protester contre l’allongement de l’âge du départ à la retraite tandis qu’une pétition a déjà réuni plus de 2,5 millions de signatures.
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En Russie, une réforme des retraites fait chuter la popularité de Vladimir Poutine

En plein Mondial, des milliers de Russes se sont rassemblés dimanche pour protester contre l’allongement de l’âge du départ à la retraite tandis qu’une pétition a déjà réuni plus de 2,5 millions de signatures.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 17h49
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


La liesse des supporteurs de foot avait quelque peu éclipsé la colère sourde qui s’est emparée d’une bonne partie des Russes depuis l’annonce le 14 juin, jour du coup d’envoi de la Coupe du monde 2018 en Russie, de l’allongement de l’âge de départ en retraite. Cette colère a ressurgi dimanche 1er juillet, en plein Mondial, lorsque des milliers de protestataires sont descendus dans la rue dans une vingtaine de villes.
Parfois autorisées, parfois non, ces manifestations ont épargné les villes-hôtes du tournoi sportif où tout rassemblement est strictement prohibé durant la compétition. A Moscou, cependant, un archéologue de 28 ans a eu le temps de s’afficher tout nu sur la place Rouge, sans être interpellé, avec juste cette pancarte : « Dépouillé jusqu’au slip ».
Ailleurs, les manifestants se sont réunis à l’appel du principal opposant du Kremlin, Alexeï Navalny, mais aussi des communistes, hostiles à la réforme, ou de Russie Juste, deux partis pourtant alliés au pouvoir au Parlement. Plus ou moins fournis les attroupements se sont parfois mélangés. A Omsk, dans l’Oural, 4 500 participants selon les organisateurs, ont réclamé la démission du gouvernement et du président.
Jamais, depuis 1932, date à laquelle l’âge du départ à la retraite avait été fixé sous Staline à 55 ans pour les femmes et 60 ans pour les hommes, le pouvoir n’avais osé s’attaquer à cet acquis social. « Tant que je suis président, une telle décision ne sera pas prise », avait promis Vladimir Poutine en 2005.

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Huit années de plus pour les femmes, cinq pour les hommes
La réforme, annoncée par le premier ministre Dmitri Medvedev, prévoit d’allonger progressivement, à partir de 2019, le seuil de départ à la retraite à 65 ans pour les hommes d’ici à 2028 et à 63 ans pour les femmes en 2034. Huit années de plus pour les femmes, cinq pour les hommes qui passent mal dans un pays où la faiblesse des pensions – 183 euros en moyenne par mois – contraint des millions de retraités russes à trouver un travail d’appoint.
Les femmes sont particulièrement vulnérables qui doivent souvent se contenter après 50 ans de petits boulots pour joindre les deux bouts, alors même que leur espérance de vie a augmenté à 77,7 ans. Celle des hommes, elle, reste basse : 67,5 ans. A peine plus de deux ans avant l’âge de départ à la retraite envisagée.
La mesure, couplée à une augmentation de la TVA de 18 % à 20 %, a soulevé un tollé. Une pétition, lancée par un syndicat pourtant loyal au pouvoir, a déjà réuni plus de 2,5 millions de signatures. Les arguments relayés par les chaînes de télévision publiques sur les « avantages » de la réforme, destinée selon le gouvernement à pallier le déséquilibre démographique, n’ont pas convaincu.
Et toutes les tentatives du porte-parole du Kremlin de mettre Vladimir Poutine à l’abri de la tempête sont restées vaines. « Le thème de cette réforme concerne le gouvernement, le président ne participe pas à ces travaux », avait affirmé Dmitri Peskov. In fine, le projet de loi, s’il est voté, devra pourtant être signé par le chef de l’état réélu en mars pour un quatrième mandat.
Cote de confiance au plus bas depuis 2011
Le résultat ne s’est pas fait attendre. Plusieurs sondages attestent d’une baisse brutale de la popularité de Vladimir Poutine. Selon une étude de l’institut VTsIOM rendue publique le 29 juin, sa cote de confiance s’est effondrée en quelques jours pour revenir à celle de décembre 2011, avec moins de 40 % d’opinions positives. Le pire score enregistré depuis douze ans.
À la question « soutenez-vous l’activité présidentielle ? », près de 10 % des sondés avaient déjà changé d’avis entre le 14 juin et le 15 juin, au lendemain de l’annonce. « Avant l’amortisseur, l’airbag, c’était le gouvernement. Le jeu “le tsar est bon, les boyards sont mauvais” est fini », s’est réjoui Leonid Volkov, adjoint de l’opposant Alexeï Navalny. Par crainte d’être interpellé et de devoir passer à nouveau 30 jours en détention pour appel à des rassemblements illicites, ce dernier avait préféré quitter le territoire. Il n’y a eu cependant aucune interpellation parmi les foules de tous âges réunies.

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Fait rarissime, plusieurs élus ayant fait part de leur mauvaise humeur – telle la députée conservatrice Natalia Paklonskaïa qui avait indiqué sur son compte Twitter son intention de ne pas voter la loi – le parti Russie unie a tenu une réunion à huis clos le 22 juin pour rappeler à l’ordre les frondeurs. « Il est inacceptable d’avoir des points de vue contradictoires dans nos rangs », a tonné le secrétaire général Andreï Tourtchak, cité par le site RBK. La réforme contestée devrait être examinée en première lecture à la Douma, la chambre basse du parlement russe, le 19 juillet, une fois le Mondial terminé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Depuis « C’est arrivé près de chez vous », en 1992, l’acteur belge remplit l’espace et les écrans, avec démesure. Et enchaîne les films commerciaux, d’auteurs ou déjantés comme « Au Poste ! », de Quentin Dupieux.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/06/2018
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Benoît Poelvoorde, à souffrir de rire


                      Depuis « C’est arrivé près de chez vous », en 1992, l’acteur belge remplit l’espace et les écrans, avec démesure. Et enchaîne les films commerciaux, d’auteurs ou déjantés comme « Au Poste ! », de Quentin Dupieux.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 16h46
    |

                            Laurent Telo








                              

                        

Dix-huit heures à la brasserie François, une institution namuroise où on peut descendre autant de Duvel qu’on veut, une bière belge et vicieuse à 8,5°, mais Benoît Poelvoorde est passé au whisky. Au bout du troisième, il a saisi notre cahier pour inscrire le nom de code de son grand projet. Un projet qui a de l’avenir et aucun rapport avec le cinéma. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir bientôt quatre films à l’affiche dont Au Poste !, de Quentin Dupieux – en salle le 4 juillet –, et Le Grand Bain, de Gilles Lellouche, présenté à Cannes et attendu pour le 24 octobre…
Très bien, mais, là, on n’était pas à Cannes, on était chez François et il fallait rester concentré. Il a tenu à écrire le nom dudit projet en phonétique, comme au début des définitions dans le dictionnaire. Avec le whisky, tout ça a pris un certain temps et nécessité quelques tentatives, mais Benoît Poelvoorde est scrupuleux. « Ceè[t]ner[z]ess », c’est le nom de son nouveau rêve depuis qu’il a renoncé à acquérir une bretelle d’autoroute. « Avec une petite station-service. Mais c’est trop cher. Dix millions d’euros. Et tu vas jouer deux fois avec et puis quoi… »
Donc, avec Michaël, un de ses meilleurs potes, concessionnaire de bolides de luxe à la sortie de Namur qui lui a vendu quinze voitures en vingt ans, dont une Ford Mustang qu’il n’a conduite qu’une fois, il entend déposer le concept avant de se le faire piquer : « C’est le nom d’un bistrot qu’on va appeler le CNRS. Comme ça, quand ma femme me dira : “Ben, t’étais où aujourd’hui ?” Je lui répondrai d’un air grave : “J’étais au CNRS ! Comme d’habitude !” »
C’est arrivé près de chez lui
A la sortie de l’établissement, on s’est retrouvés sur la place Saint-Aubin. Et tout le quartier a été au courant. « Je ne parle pas, je braille, comme dit ma femme. » Il a distribué des blagues, des enthousiasmes et des selfies à des Namurois qui passaient par là et qui étaient aux anges. Un homme...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ L’ancien socialiste a délivré un discours très offensif en clôture de la convention de son mouvement Génération.s, qui fête son premier anniversaire dimanche.
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A la convention de Génération.s, Benoît Hamon veut être l’anti-Macron

L’ancien socialiste a délivré un discours très offensif en clôture de la convention de son mouvement Génération.s, qui fête son premier anniversaire dimanche.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 17h25
    |

            Abel Mestre (Grenoble, envoyé spécial)








                        


A gauche toute. Dans un discours d’environ une heure, Benoît Hamon a éclairci le positionnement de son mouvement, Génération.s, qui fête son premier anniversaire dimanche 1er juillet. « Si l’on vous demande comment résumer Génération.s, vous pouvez répondre trois jolis mots trop souvent malmenés : “Génération. s, c’est l’écologie, l’Europe, l’égalité” », a ainsi lancé l’ancien candidat à la présidentielle devant environ 1 500 militants qui avaient fait le déplacement à Grenoble. Durant tout le week-end, l’ambiance a été studieuse, les statuts ont été adoptés et les deux coordinateurs, Guillaume Balas, député européen et Claire Monod, conseillère régionale d’Ile-de-France, qui vient d’Europe-Ecologie Les Verts (EELV), ont été élus.

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                Génération.s cherche un nouveau souffle « humaniste »



L’essentiel de ses attaques ont été réservées au gouvernement et à Emmanuel Macron. M. Hamon a renvoyé, à plusieurs reprises, dos à dos, « ultra libéralisme » et l’extrême droite, comme deux faces d’une même médaille, notamment à propos de la politique vis-à-vis des migrants. Ce sujet a d’ailleurs occupé une bonne partie du discours, l’ancien socialiste faisant respecter une minute de silence après avoir rappelé le nombre des 34 361 migrants morts en tentant de rejoindre l’Europe, publié le 20 juin dans le quotidien britannique The Guardian. « La question des migrants est un révélateur de l’époque et de nous-même, a estimé l’ancien frondeur. C’est un révélateur de cette Europe qui n’a plus d’Union que le nom, où le fasciste Salvini et l’ultralibéral Macron se rejettent les 600 passagers de l’Aquarius comme de sinistres négociants rejetteraient une marchandise avariée. »
Disputer le statut de premier opposant à Mélenchon
Benoît Hamon met ce sujet au cœur de sa réflexion sur ce que doit être une « nouvelle gauche écologique et humaniste ». « Je veux m’adresser à toutes celles et ceux qui se sentent orphelins de la gauche et de l’écologie politique, qui s’étaient égarés et se réveillent groggy », a-t-il expliqué.
La stratégie est claire : M. Hamon veut apparaître comme « l’anti-Macron », celui dont le mouvement sera « l’antidote à la peste néolibérale et à la lèpre nationaliste à la fois ». Pour cela, il doit disputer le statut de premier opposant à Jean-Luc Mélenchon. Benoît Hamon doit donc devenir hégémonique dans la gauche social-démocrate et écologiste, et faire « l’unité » autour de lui. Chose difficile puisque EELV ferme la porte − pour l’instant − à toute liste commune avec Génération. s pour les élections européennes de mai 2019.
Si M. Hamon a plutôt épargné Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise, il ne s’est donc pas privé d’attaquer EELV et surtout Yannick Jadot. Sans nommer celui qui s’était désisté pour lui à l’élection présidentielle de 2017, Benoît Hamon a raillé ceux qui prononcent « des excommunications, des fins de non-recevoir, des déclarations d’incompatibilité en tous genres (…) les stratégies inavouables d’acteurs minuscules. » Et d’ajouter : « Le repli identitaire est le danger de notre époque. Un danger mortel pour la gauche et l’écologie politique. »
Un discours très à gauche
Si EELV et Génération.s sont en froid, Benoît Hamon a voulu montrer sa capacité à attirer de nouvelles figures autour de lui, comme Aymeric Caron. Le journaliste antispéciste avait fait le déplacement à Grenoble et s’est dit prêt à discuter avec lui pour les élections européennes.

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                Jean-Luc Mélenchon tend la main à Benoît Hamon



Surtout, il faut noter la tonalité très à gauche du discours de l’ancien rocardien. Il a ainsi cité Guy Debord, s’est réclamé à la fois entre autres d’Occupy Wall Street et de Jaurès, du mouvement Balance ton porc, du Front populaire, de Nuit Debout ou encore de Black Lives Matter. « Vous êtes les 99 %, vous pouvez être fiers, vous pouvez redresser la tête ! », a-t-il lancé.
Revenant à Emmanuel Macron « et sa caste », Benoît Hamon a pris des accents très offensifs : « Et j’ai bien peur que, si à l’Elysée on est très fier de communiquer sur le chien Nemo, M. Trump lui, ait choisi d’appeler son animal de compagnie Jupiter. » Puis rappelant la dénonciation de « l’assistanat » par le gouvernement : « C’est leur mot préféré, ce sale mot d’assistanat. Mais est-ce que quand le patron de Carrefour part avec des millions, en supprimant des milliers de postes et en se gavant de CICE [Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi], nous parlons, nous de “parasitanat” ? Est-ce que nous parlons de super-profitanat ? De fraude fiscalanat ? ». Avant de conclure : « Tout ça rime quand même terriblement bien avec patronat, n’est-ce pas ? ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Les Emirats arabes unis, qui soutiennent l’offensive progouvernementale de la ville yéménite, ont officialisé dimanche un arrêt provisoire des opérations contre les rebelles houthistes.
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Yémen : pause dans l’offensive du port d’Hodeïda

Les Emirats arabes unis, qui soutiennent l’offensive progouvernementale de la ville yéménite, ont officialisé dimanche un arrêt provisoire des opérations contre les rebelles houthistes.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 16h58
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 17h01
   





                        



   


Une pause dans l’offensive d’Hodeïda au Yémen, mais pour combien de temps ? Nul ne sait. Dimanche 1er juillet, les Emirats arabes unis, impliqués dans l’offensive progouvernementale de la ville portuaire, ont officialisé un arrêt provisoire des opérations contre les rebelles houthistes pour donner une chance à la médiation de l’Organisation des Nations unies (ONU).
« Nous saluons les efforts de l’envoyé spécial des Nations unies, Martin Griffiths, pour parvenir à un retrait inconditionnel des Houthis de la ville et du port de Hodeïda. Nous avons décidé d’observer une pause afin de laisser suffisamment de temps pour que cette option soit pleinement explorée », a dit sur Twitter Anwar Gargash, ministre d’Etat aux affaires étrangères des Emirats.

We welcome continuing efforts by UN Special Envoy, Martin Griffiths, to achieve an unconditional Houthi withdrawal… https://t.co/QsnbVLNJvi— AnwarGargash (@د. أنور قرقاش)


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« Nous espérons qu’il réussira », a ajouté ce responsable, alors qu’Abou Dhabi est un pilier de la coalition anti-rebelles, également emmenée par l’Arabie saoudite. M. Gargash a affirmé que l’opération d’Hodeïda, qui s’est intensifiée à partir du 13 juin, avait été calibrée pour « minimiser les pertes civiles et maximiser la pression sur les Houthis ». Des sources militaires dans l’ouest du Yémen ont confirmé une désescalade dans les opérations militaires depuis une semaine, hormis quelques échanges de tirs sporadiques autour d’Hodeïda.
Des centaines de morts dans les combats
En deux semaines, les combats ont fait 429 morts, des deux côtés, selon des sources militaires, médicales et des responsables locaux. Les pertes civiles n’ont pas été spécifiées mais des milliers de personnes ont quitté les zones de combats, selon les agences de l’ONU.

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Dans un autre tweet, M. Gargash a apporté une « clarification » à son propos, en expliquant que la coalition avait cessé « dès le 23 juin » d’avancer en direction de la ville et du port, afin de permettre à l’émissaire de l’ONU d’obtenir des rebelles un retrait inconditionnel d’Hodeïda. « Nous maintenons la pression et attendons les résultats de la (récente) visite de l’émissaire de l’ONU à Sanaa », a-t-il ajouté.

To clarify the Coalition has paused the advance on the city & port on June 23 for a week to allow the UN envoy to s… https://t.co/89wBPdi3OZ— AnwarGargash (@د. أنور قرقاش)


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La ville portuaire de Hodeïda, située dans l’ouest du Yémen, sur les rives de la mer Rouge, est stratégique pour les importations du pays en produits alimentaires et pour l’acheminement de l’aide internationale. Ravagé par la guerre, le Yémen, un pays pauvre de la péninsule arabique, dépend des importations pour 90 % de ses besoins en nourriture, et 70 % de celles-ci passent par Hodeïda.
« La pire crise humanitaire au monde »
Pour les Emirats et l’Arabie saoudite, Hodeïda est utilisée par les rebelles pour introduire des armes iraniennes, ce que dément Téhéran, et pour menacer la navigation commerciale en mer Rouge. Après des entretiens avec les chefs rebelles à Sanaa, l’envoyé spécial des Nations unies, Martin Griffiths, a également rencontré la semaine dernière le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, dont les partisans sont engagés dans l’opération d’Hodeïda. Après cette rencontre, le gouvernement yéménite a insisté sur un retrait « total et inconditionnel » des Houthis d’Hodeïda, une position de fermeté en ligne avec celle des Emirats arabes unis.

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Dans sa déclaration à la radio des Nations unies, M. Griffiths a indiqué qu’une proposition avait été faite pour donner à l’ONU un rôle dans la gestion du port d’Hodeïda, preuve, selon lui, de progrès dans sa mission. Toutefois, les Emirats, comme le gouvernement de M. Hadi, rejettent l’option d’un retrait partiel des Houthis.
Ces rebelles ont pris en 2014 Hodeïda et son port à la faveur d’une offensive d’envergure qui leur avait aussi permis de s’emparer de pans du territoire, et notamment de chasser le gouvernement de M. Hadi de Sanaa début 2015. Depuis l’intervention en mars 2015 d’une coalition sous commandement saoudien, le conflit au Yémen a fait près de 10 000 morts et provoqué « la pire crise humanitaire au monde », avec des millions de personnes au bord de la famine, selon l’ONU.




                            


                        

                        


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Compte rendu

Mali : des soldats français visés par une « attaque terroriste »

Des soldats français de l’opération Barkhane ont été visés dimanche par une attaque « terroriste » dans le centre-nord du Mali, selon des sources militaires.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-01T17:09:40+02:00"

        Le 01.07.2018 à 17h09

     •
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        Mis à jour le 01.07.2018 à 18h00





Des soldats français de l’opération Barkhane ont été visés dimanche 1er juillet par une attaque « terroriste » dans la région de Gao, dans le centre-nord du Mali, ont indiqué des sources militaires occidentale et malienne. Le bilan sur le nombre de blessés est pour l’instant incertain et l’attaque n’a pas été revendiquée.
Des sources maliennes parlent de deux morts et d’une dizaine de blessés. L’état major français ne confirme pas le nombre de blessés, mais fait savoir que « les deux morts ne sont pas Français ». « Des victimes civiles sont à déplorer, dont des enfants. Toutes ont été prises en charge par les structures médicales de Gao et du camp », explique cette même source.
L’attaque s’est produite peu avant 11 heures locales, contre une patrouille mixte de la force Barkhane et de l’armée malienne. Les soldats français circulaient avec trois véhicules blindés de combat d’infanterie dans le secteur nord-ouest de Gao, en direction de Bourem. Une partie de la section avait débarqué et patrouillait à pied en ville, l’autre étant dans les véhicules.
 « Un blindé a barré la voie à un homme qui se trouvait dans un véhicule kamikaze. Celui-ci a ensuite explosé », a estimé un témoin, ajoutant que des hélicoptères de la force Barkhane survolaient le ciel au-dessus de Gao. « Le périmètre de l’attaque a été complètement bouclé par les militaires français », a précisé un autre jeune habitant de Gao.
Le président Macron va discuter lundi avec ses homologues du G5 Sahel
Cette attaque survient alors que le sommet de l’Union africaine s’est ouvert dimanche à Nouakchott, deux jours après un attentat suicide perpétré vendredi au Mali contre le QG de la force conjointe du G5 Sahel lancée en 2017, qui a fait trois morts, dont deux militaires de cette force.

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Le président français Emmanuel Macron doit rencontrer lundi à Nouakchott, en marge du sommet de l’UA, ses homologues du G5 Sahel, une organisation régionale regroupant la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad. En fin de sommet, M. Macron discutera avec ses homologues du G5 Sahel de la lente montée en puissance de la force conjointe mise en place par cette organisation régionale siégeant à Nouakchott pour lutter contre les djihadistes.
La France, qui conduit dans la région l’opération Barkhane, soutient ce projet, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité. Mais sa mise en oeuvre est pour l’instant marquée par les problèmes de financement et les accusations de violations des droits de l’homme par les troupes de la force conjointe, basée à Sévaré (Mali).

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Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013 d’une intervention militaire française.
Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et internationales, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes, dont l’application accumule les retards.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Plusieurs réformes sont en cours, qui risquent d’affecter les revenus d’une partie de la profession des artistes auteurs, déjà précarisés. Le tour de la question en trois points.
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Protection sociale : ce qui est en train de se jouer pour les artistes

Plusieurs réformes sont en cours, qui risquent d’affecter les revenus d’une partie de la profession des artistes auteurs, déjà précarisés. Le tour de la question en trois points.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 17h40
    |

            Mathilde Damgé








                        


« Une profession est en train de crever au nom d’une réforme », a alerté le dessinateur et auteur Joann Sfar (Gainsbourg, vie héroïque, Le Chat du rabbin, etc.), relayant le cri d’alarme de nombreux auteurs français, inquiets d’un bouleversement de leur régime social et fiscal. « En France, les livres sont très bien protégés grâce au prix unique, mais les auteurs sont en danger », a déclaré l’illustrateur, romancier et réalisateur sur France Inter, relayant un mouvement plus vaste réuni sous la bannière #auteursencolère sur les réseaux sociaux.

Bon là je crois qu'il est temps de dire qu'une BD de 150 pages, chez Actes Sud, c'est payé 3000 euros (en avances s… https://t.co/x9G5xwKO7b— loicsecheresse (@Loïc Sécheresse)


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Les auteurs s’inquiètent notamment de la hausse de la CSG : l’augmentation de cette cotisation a entraîné une perte de pouvoir d’achat au sein d’une profession déjà fortement précarisée. Mais une réforme plus globale se profile sur la protection sociale des auteurs. Le tour de la question en trois points.
Qu’est-ce qui va changer ?
Deux réformes sont en cours pour les 260 000 artistes auteurs français (écrivains, scénaristes, photographes, compositeurs, chorégraphes, peintres, plasticiens, etc.) :
l’aménagement de la hausse de la cotisation sociale généralisée (CSG), passée de 7,5 % à 9,2 % depuis le 1er janvier. Cet impôt prélevé sur les salaires et les revenus du patrimoine pour financer la protection sociale, a été alourdi de 1,7 point pour l’ensemble des Français ;l’évolution du régime de protection sociale spécifique aux artistes auteurs, et en particulier la question de l’affiliation à ce régime que le gouvernement souhaite harmoniser pour les auteurs professionnels et ceux qui ont un autre métier en plus. Au cœur de ces discussions, l’épineuse question de la refonte de leur système de retraite.
Qu’est-ce qui est reproché par les artistes ?
Concernant la hausse de la CSG, elle était remise en cause par les artistes, qui avancent deux arguments. Le premier tient au fait que, si la hausse de la CSG est allée de pair pour l’ensemble des Français avec une baisse des cotisations sociales d’assurance-chômage et d’assurance-maladie, les auteurs — comme d’autres professions indépendantes — sont lésés. En effet, les droits d’auteur n’étant pas pris en compte dans le calcul des droits à indemnité de chômage, les auteurs ne cotisent pas à l’assurance-chômage et n’y ont donc pas droit.
Le second argument : une forte perte de pouvoir d’achat, amplifiée d’autant plus que la CSG n’est pas progressive et a un fort impact sur les bas salaires, alors que 41 % des auteurs professionnels gagnent moins que le smic, selon les données avancées par les défenseurs du monde du livre.
La hausse de la cotisation a été en partie compensée par une aide financière mise en œuvre après décret, mais cette mesure est temporaire et le ministère de la culture a lancé une mission conjointe avec le ministère des solidarités et de la santé (affaires sociales) pour trouver une solution pérenne. En attendant, la présidente de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, Samantha Bailly, estimait qu’un auteur au smic perdait 124 euros par an tant qu’il n’y a pas de compensation effective — le versement compensatoire doit avoir lieu à la fin de l’année. Les auteurs « verront leur pouvoir d’achat baisser d’environ 1 % a minima tandis que celui des salariés augmentera de 1,45 % », calcule, de son côté, Geoffroy Pelletier, directeur général de la Société des gens de lettres (SGDL).
Concernant la refonte du système de protection sociale spécifique aux auteurs artistes, elle est en réalité en discussion depuis plusieurs années et pose en particulier la question de la retraite. Concrètement, ils ne sont que quelques dizaines de milliers à gagner assez pour être affiliés à l’Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs (Agessa) ou à la Maison des artistes. Le Syndicat national des artistes-auteurs (SNAA-FO) demande ainsi à ce que le régime social soit « simplifié et amélioré, pas déstructuré ».
Le gouvernement propose en effet de rapprocher la protection sociale des artistes dits « affiliés » (moins de 50 000 personnes) de celle de la grande majorité des autres artistes qui ne gagnent pas assez avec leur art, et le plus souvent ont un autre métier ; ils sont dits « assujettis » : ils cotisent pour la solidarité et la retraite de base mais ne bénéficient pas d’une couverture complémentaire (décisive dans le cas de la retraite).
Or le rapprochement des deux régimes risque de pénaliser à la fois les auteurs déjà retraités, dont les revenus vont chuter, ceux qui ont deux métiers et dépasseront le plafond de la Sécurité sociale ainsi que les plus pauvres, qui devraient payer leur cotisation dès le premier euro gagné.
Quelles sont les pistes qui se dessinent ?
Selon la lettre de mission adressée à l’inspection générale des affaires sociales et de l’inspection générale des affaires culturelles, les préconisations pour « neutraliser » la hausse de la CSG doivent être rendues d’ici à la fin de la semaine prochaine.
Il restera à négocier la vaste refonte du système de retraite et maladie des artistes avec les différentes parties. La mission se poursuivra jusqu’au mois d’octobre, dans le dialogue avec leurs représentants, ajoute le ministère. Le rapport sur ce deuxième point est, lui, attendu fin novembre.
« Les artistes auteurs bénéficient, depuis les années 1960, d’une protection sociale dont les modalités ont été adaptées à leurs spécificités professionnelles », explique le ministère de la culture, qui réaffirme l’importance d’une « couverture sociale de qualité ». Contacté, le ministère n’a pas répondu à nos demandes de précisions.
Le 22 mai, plus de 20 000 auteurs ont organisé les premiers Etats généraux du livre pour protester contre la paupérisation de leur métier. Une situation due en partie à l’inflation du nombre de nouveaux titres édités chaque année : 76 000 en 2017, voire 81 000 en comptant les ouvrages autoédités. « Soit deux cents nouveautés par jour », rappelle Pascal Ory, président du Conseil permanent des écrivains.

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édition abonné


Christopher Froome écarté du Tour de France par les organisateurs, l’équipe Sky fait appel

Selon les informations du « Monde », le Tour de France a interdit au coureur de se présenter au départ, en raison de sa procédure pour dopage.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 16h43
    |

            Clément Guillou et 
Rémi Dupré








                        



                                


                            

Le quadruple vainqueur du Tour de France pourra-t-il briguer, à partir du samedi 7 juillet, un cinquième maillot jaune qui le ferait entrer dans l’histoire ? Ce n’est pas, en tout cas, le souhait des organisateurs de l’épreuve.
Amaury Sport Organisation (ASO), propriétaire du Tour de France, tente d’empêcher Christopher Froome de prendre le départ de sa course, a appris Le Monde de source proche de l’affaire. Par courrier, les organisateurs ont interdit à l’équipe Sky d’aligner son coureur sur l’épreuve pour protéger son image, en raison de la procédure pour dopage ouverte à son encontre. La formation britannique a immédiatement fait appel et dit sa certitude d’une issue favorable.
« Nous sommes confiants dans le fait que Chris disputera le Tour, puisque nous savons qu’il n’a rien fait de mal », a dit un porte-parole de la Sky au Monde. ASO n’a pas souhaité commenter l’information.

Christopher Froome est autorisé à courir tant que son cas de contrôle anormal au salbutamol, ouvert en septembre 2017, n’est pas tranché. Mais le Tour de France veut à tout prix éviter de se trouver dans la même situation que le récent Tour d’Italie, où la victoire finale de Froome est désormais assortie d’un astérisque.

L’organisateur s’appuie sur l’article 29.1 de son règlement qui, conformément au règlement de l’Union cycliste internationale (UCI), « se réserve expressément la faculté de refuser la participation à – ou d’exclure de – l’épreuve, une équipe ou l’un de ses membres, dont la présence serait de nature à porter atteinte à l’image ou à la réputation d’ASO ou de l’épreuve ».
L’équipe Sky défendra son cas mardi 3 juillet, à partir de 9 heures, devant la chambre arbitrale du Comité national olympique du sport français (CNOSF). La décision devrait être communiquée le lendemain.
Elle peut faire l’objet d’un appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), mais la probabilité est...




                        

                        


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Météo : 28 départements en vigilance canicule, alerte aux orages dans le sud-ouest

Onze départements du sud-ouest ont été placés dimanche en vigilance orange en raison de risques d’orages. Vingt-huit départements sont par ailleurs toujours en vigilance jaune en raison de fortes températures.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 12h57
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 13h08
   





                        



   


Onze départements du sud-ouest ont été placés en vigilance orange dimanche 1er juillet et jusqu’à mardi en raison de risques d’orages, a indiqué Météo France. La situation « fortement orageuse » dans ces départements « nécessite une vigilance particulière dans la mesure où il existe un risque fort de phénomènes violents ». Sont concernés par la vigilance orages : Charente, Charente-Maritime, Dordogne, Gers, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Deux-Sèvres, Vienne et Haute-Vienne.
Météo France met en garde contre le risque de « pluies intenses », donnant localement 30 mm en moins d’une heure et 40 à 60 mm en trois heures, de « fortes chutes de grêle locales » et des rafales de vent pouvant atteindre « 80 à 100 km/h », voire localement plus.
Les orages atteindront le Pays basque dimanche en fin d’après-midi et progresseront vers le nord et le nord-est en soirée, atteignant en milieu de nuit les départements du Poitou et des Charentes avant de s’évacuer en fin de nuit vers les Pays de la Loire. Météo France appelle à la prudence et à la vigilance notamment lors de déplacements et d’activités de loisirs.

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Onze départements en vigilance orange en raison de risques d'orages
Niveaux de vigilance pour les orages, selon le bulletin de Météo France du 1er juillet 2018 au matin



Source : Météo France




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Les températures en hausse ce dimanche
Dans la journée de dimanche, sur la majeure partie du pays, le temps très chaud va se maintenir. La chaleur augmentera même d’un cran par rapport à la veille, en particulier dans le centre et l’est où l’on atteindra parfois 36 à 37 °C. La vigilance orange « canicule » pour le département du Rhône est maintenue jusqu’à dimanche, 16 heures.
Les températures minimales, en hausse, s’échelonnent de 16 à 21 °C. Les maximales sont en hausse à l’est, en baisse à l’ouest. Elles atteignent souvent plus de 30 °C, pour atteindre 33 à 37 °C sur le centre-est, le centre, l’Ile-de-France et les Hauts-de-France. Il fait un peu moins chaud près des côtes, avec de 21 à 27 °C.
Ces températures particulièrement élevées s’expliquent par le fait qu’une large dépression alimentée en air froid et positionnée au large de la péninsule ibérique fait progressivement remonter l’air chaud provenant du nord du continent africain, selon Météo France.

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Vingt-huit départements en vigilance  "canicule"
Niveaux de vigilance pour la canicule, selon le bulletin de Météo France le 1er juillet 2018 au matin



Source : Météo France




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        Lire aussi :
         

                A quelles températures peut-on parler de canicule ?






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/01/19-16">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Tous les homosexuels ne pratiquent pas la pénétration anale, de même qu’on peut être hétérosexuel et aimer être pénétré. Notre construction de la masculinité traditionnelle veut qu’« vrai » homme se doit d’être au-dessus. Cela n’a pas toujours été le cas, nous explique Maïa Mazaurette, chroniqueuse de « La Matinale du Monde ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                
                                    

Etre ou ne pas être un homme pénétré


                      Tous les homosexuels ne pratiquent pas la pénétration anale, de même qu’on peut être hétérosexuel et aimer être pénétré. Notre construction de la masculinité traditionnelle veut qu’« vrai » homme se doit d’être au-dessus. Cela n’a pas toujours été le cas, nous explique Maïa Mazaurette, chroniqueuse de « La Matinale du Monde ».



Le Monde
 |    01.07.2018 à 06h29
    |

                            Maïa Mazaurette







Au risque de terrifier les anatomistes, il semblerait que les hommes aient deux corps. Le premier, organique, serait constitué de muscles, de nerfs et autres rotules, offrant d’innombrables potentialités érotiques. Le second corps, symbolique, formerait une version culturellement acceptable du premier : les zones érogènes se concentrent dans le pénis, qui n’existe qu’en érection. La prostate perd son rôle d’organe pour devenir une réponse de Trivial Pursuit (« As-tu lu l’intégrale des œuvres de Prostate ? »). Le mâle se voit amputé de son anus (dommage). Subir une pénétration devient impossible. Sans parler d’aimer ça.
Un dialogue de sourds s’enclenche entre ceux qui peuvent concevoir un homme dans une position de réception sexuelle, et ceux qui littéralement, trouvent cette idée impensable.
Ces derniers nient non seulement le plaisir ressenti pendant l’acte, mais sa faisabilité. Dans ce fascinant univers parallèle, la nature ne permettrait pas d’intromission anale, sauf 1) sur les femmes (nous sommes étrangement plus libérés quand il s’agit du corps féminin), 2) entre gays, 3) à Guantanamo, comme torture.
Cette incapacité à envisager des hommes hétérosexuels pénétrables ne concerne pas que le mâle lambda : mêmes les études scientifiques viennent à manquer. Nous ne disposons pas d’imagerie cérébrale sur le Super-O (pour « super-orgasme »). Mais nous savons par exemple qu’un homme de 63 ans peut obtenir jusqu’à dix jouissances avant l’éjaculation (université de Sheffield, 2017).
Angoisse
Médicalement, le massage prostatique est reconnu comme pourvoyeur d’orgasmes plus longs et plus intenses. Au cas où le doute subsisterait sur la grande motivation des adeptes, la liste infiniment renouvelée des objets retrouvés par les urgentistes dans les rectums du peuple clôt le débat.
Alors, pourquoi tant d’hésitations, quand on sait que notre moralité est aussi élastique que notre culture ? Pourquoi en appeler à la nature, quand il s’agit justement d’utiliser une ressource avec laquelle nous sommes nés ?
En 2018, alors que nous prétendons courir tous les plaisirs imaginables, cette réticence ne laisse pas de surprendre. Il existe bien sûr une homophobie intériorisée (les enfants apprennent très tôt qu’« enculé » est une insulte, mais pas « enculeur »). Cette angoisse n’appartient cependant pas consubstantiellement à notre culture. L’excellente Histoire de la sexualité dirigée par Sylvie Steinberg (à paraître aux PUF dans deux mois) permet ainsi d’expliquer – et de relativiser – ce phénomène.
Du côté des Grecs, c’est bien connu, les relations sexuelles entre hommes existent – donc la pénétration réceptive. Elles sont acceptées, n’entraînent aucune identité particulière, à condition que le citoyen reste au-dessus, sous peine de marquer une faiblesse civique (mais pas morale). Dans la Rome antique, pas question de débaucher un garçon futur citoyen, mais un homme pouvait par exemple coucher avec des prostitués hommes. A partir du IVe siècle de notre ère, les empereurs chrétiens condamnent la pénétration des hommes par des hommes. Mais pas l’homosexualité, qui n’existe pas et dont la dénomination n’apparaîtra qu’en 1868-1869 !
L’idée d’un troisième sexe
Aujourd’hui, pour nous, une intromission anale est perçue comme incroyablement « grave » et engageante, au point qu’elle constitue une sorte de point de non-retour. Cette hiérarchisation n’a pas toujours existé. Ainsi, dans les poèmes satiriques de Martial (au Ier siècle de notre ère), toutes les pratiques en prennent pour leur grade, mais les pires sont la fellation et le cunnilingus, parce qu’elles souilleraient l’organe noble que serait la bouche, par laquelle s’exprime la voix du citoyen.
Au Moyen Age, on serre la vis ! L’homme doit reposer sur la femme pendant l’acte sexuel, afin de se conformer au rapport hiérarchique des sexes. Du côté des galipettes entre hommes, la sodomie n’a pas encore pris le sens qu’elle possède aujourd’hui. Et surtout, elle ne s’associe pas à l’homosexualité telle que nous la concevons : il n’y a pas de continuité perçue entre le fait d’aimer un homme et avoir des rapports homosexuels, de même qu’être soumis sexuellement n’est pas directement lié à un caractère efféminé.
Autre différence de taille avec notre monde contemporain : au XVe siècle, le rapport homosexuel actif est réprimé bien plus cruellement que le rapport passif (du moins en Italie et en Espagne). Celui qui subit paraît moins fautif. Encore heureux, car pour les sodomites, les peines sont allées jusqu’à la castration et la mort (voire, pour les enthousiastes, la mort sur un bûcher avec le pénis transpercé par une aiguille ou un clou).
Il faudra attendre l’an 1791 pour que le code pénal français exclue pour la première fois la sodomie de la liste des crimes punissables. Mais la médicalisation s’incruste dans la partie : à la fin du XIXe siècle, on commence à percevoir l’homosexualité comme une inversion. Elle était une pratique, elle devient une identité : celle d’hermaphrodites moraux. C’est l’apparition de l’idée d’un troisième sexe. Dans le même temps, la condamnation religieuse campe sur ses positions. Le IIIe Reich parachèvera le désastre en envoyant les homosexuels (« radicalement malades », une « peste », selon Himmler) dans les camps.
L’héritage pèse lourd
Nous voici donc en 2018. Lentement, notre société détricote l’association entre homosexualité et pénétration anale des hommes – comme vous l’aurez constaté, une association assez récente ! Nous nous rendons compte péniblement que tous les homosexuels ne pratiquent pas la pénétration anale, de même qu’on peut être hétérosexuel et aimer être pénétré.
L’héritage pèse cependant lourd : les grandes religions restent majoritairement conservatrices (selon mes sources secrètes au Vatican, le pape François n’aurait pas encore pris position sur la réception sexuelle masculine), la médicalisation agressive de l’inversion a été remplacée, dans le cas du massage prostatique, par de relatifs encouragements (toucher sa prostate devient une question de santé sexuelle). Les Français acceptent l’homosexualité à 77 %. Mais on ignore combien accepteraient d’être touchés, là, en bas, derrière.
Finalement, c’est encore notre construction de la masculinité traditionnelle qui constitue le pire blocage. Un « vrai » homme doit être au-dessus. Tant pis pour les Super Orgasmes. Tant pis pour la reconnaissance de ses potentialités physiques.
A ce titre, et c’est un comble, nous faisons passer un plaisir charnel (« jouir d’un corps d’homme ») après un plaisir intellectuel (le plaisir de se sentir un « vrai homme »). Nous choisissons le regard social plutôt que la chambre à coucher. Nous choisissons la peur. Dans le monde de la virilité toute-puissante, ça ne manque pas d’ironie.



<article-nb="2018/07/01/19-17">
<filnamedate="20180701"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180701"><AAMMJJHH="2018070119">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Le TNP a été signé le 1er juillet 1968 pour éviter que de nouveaux Etats, hors les grandes puissances, n’acquièrent l’arme nucléaire. Cinquante ans après, qu’en est-il de la prolifération et du désarmement dans le monde ?
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Cinquante ans après sa signature, à quoi sert le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires ?

Le TNP a été signé le 1er juillet 1968 pour éviter que de nouveaux Etats, hors les grandes puissances, n’acquièrent l’arme nucléaire. Cinquante ans après, qu’en est-il de la prolifération et du désarmement dans le monde ?



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 11h41
    |

            Edouard Pflimlin








                        



   


La question de la prolifération de l’arme nucléaire – et de son endiguement – a refait surface, ces derniers mois, avec le cas de la Corée du Nord. Si une dizaine d’Etats, sur les quelque 200 que compte la planète, possèdent l’arme nucléaire, leur nombre s’est accru depuis 1945, date des premiers bombardements atomiques américains. Pourtant, le 1er juillet 1968, un certain nombre de pays s’étaient engagés à freiner la diffusion de l’arme nucléaire en signant un traité sur la non-prolifération (TNP). Cinquante ans après sa signature, quel a été son impact ? Quelles sont ses limites ?
Qu’est-ce que le TNP ?
Le TNP vise à éviter « les dévastations qu’une guerre nucléaire ferait subir à l’humanité entière », est-il souligné dans son préambule. Il distingue les Etats dotés de l’arme nucléaire (EDAN), c’est-à-dire ceux qui ont fait exploser des bombes atomiques avant le 1er janvier 1967, et les Etats non dotés d’armes nucléaires (ENDAN).
Les EDAN sont la Russie (ex-URSS), les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France et la Chine. Ceux-ci s’engagent à ne pas transférer d’armes nucléaires ou la technologie pour fabriquer des armes atomiques aux ENDAN (article I du traité).
Par l’article II, ces derniers s’engagent à ne pas en fabriquer, ni en acquérir. En contrepartie, les pays dotés de la technologie nucléaire doivent aider les ENDAN pour développer le nucléaire civil.
Par ailleurs, les Etats dotés de l’arme nucléaire doivent mener des négociations sur le désarmement complet à une échéance non fixée mais rapprochée (article VI).
La vérification des engagements pris en vertu du TNP a été confiée à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), créée en 1957, qui est chargée de développer les applications civiles du nucléaire et de limiter ses applications militaires.
Le TNP a-t-il été renforcé depuis la fin de la guerre froide en 1991 ?
La plupart des Etats se sont ralliés au TNP. Il y a actuellement 190 signataires du traité (189 si l’on considère que la Corée du Nord s’en est retirée). Les Etats ex-membres de l’URSS y ont adhéré en étant considérés comme ENDAN.
Au cours des années 1990, trois Etats qui conduisaient un programme nucléaire, y ont renoncé : Afrique du Sud, Argentine et Brésil. Ils ont adhéré au traité. Par ailleurs, de nouvelles zones géographiques sont exemptes de l’arme nucléaire comme l’Afrique (traité de Pelindaba en 1996).
Enfin, les Etats possesseurs d’armes nucléaires ont désarmé, en particulier les deux grandes puissances, Etats-Unis et Russie (ex-URSS), avec les traités START (Strategic Arms Reduction Treaty), notamment en 1991 et 2010, et SORT (Strategic Offensive Reduction Treaty) de 2002.
Le monde est passé d’un pic de 64 000 têtes nucléaires en 1986 à quelque 14 500 en 2018. Les autres puissances ont réduit leurs forces, comme la France qui « a procédé à une diminution de près de 50 % de ses armes nucléaires depuis la fin de la guerre froide », selon un rapport du Sénat sur la non-prolifération.
Le 24 septembre 1996, 160 Etats, dont les cinq grandes puissances nucléaires et Israël, ont signé un traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE).
Le TNP a-t-il évité la prolifération ?
Le TNP n’a pas évité une prolifération limitée. Plusieurs Etats ont développé ou tenté de développer l’arme nucléaire. Israël, l’Inde et le Pakistan auraient respectivement 80, de 130 à 140 et de 140 à 150 bombes atomiques, selon le Stockholm International Peace Research Institute (Sipri).
La Corée du Nord s’est, elle, retirée du TNP en 2003 (elle l’avait signé en 1985) et a expulsé les inspecteurs de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) pour développer des armes nucléaires et balistiques. Elle a effectué six essais nucléaires malgré des sanctions de plus en plus fortes. Elle posséderait entre 10 et 20 têtes nucléaires.
Si, lors du sommet de Singapour, en juin, entre le président américain Donald Trump et le dictateur nord-coréen Kim Jong-un, ce dernier s’est engagé « en faveur d’une dénucléarisation complète », tout reste à faire, car Pyongyang est coutumier des revirements.
Quant à l’Iran, il a été soupçonné de développer un programme nucléaire militaire sous couvert de programme civil. Après des sanctions croissantes, Téhéran a accepté le contrôle international de ses installations nucléaires.
Un accord a été conclu entre l’Iran et les pays du « P 5 + 1 » (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) le 14 juillet 2015 à Vienne. Mais Donald Trump a dénoncé cet accord début mai, faisant craindre une reprise du programme secret iranien.

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Les Etats possédant l’arme nucléaire veulent-ils mettre fin à leur arsenal ?
Si le nombre d’armes nucléaires a diminué dans le monde, le Sipri remarque, dans son rapport 2018, que l’Inde et le Pakistan accroissent leurs stocks d’armes nucléaires. La Chine fait de même, son arsenal étant passé de 270 à 280 têtes de 2017 à 2018.
Les autres Etats modernisent, notamment les vecteurs portant les têtes nucléaires, ainsi que ces dernières, souligne le Sipri.
La France a ainsi décidé dans sa nouvelle loi de programmation militaire d’augmenter de 60 % son budget lié à la dissuasion nucléaire dans la nouvelle loi de programmation militaire 2019-2025 (37 milliards contre 23,3 milliards d’euros).
Les grandes puissances ne veulent pas adhérer au traité d’interdiction sur les armes nucléaires, signé par 122 Etats, le 7 juillet 2017, le jugeant irréaliste compte tenu de l’environnement international particulièrement instable.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ A Managua, samedi, deux personnes ont été tuées et onze blessées par des tirs lors d’un défilé pour exiger la démission du président.
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Au Nicaragua, des milliers de manifestants contre le président Ortega

A Managua, samedi, deux personnes ont été tuées et onze blessées par des tirs lors d’un défilé pour exiger la démission du président.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 00h46
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 06h53
   





                        



   


Une nouvelle manifestation endeuillée au Nicaragua. Des milliers de personnes ont défilé samedi 30 juin à travers le pays pour réclamer la démission du président Daniel Ortega tandis qu’à Managua, la capitale, deux personnes ont été tuées et onze blessées par des tirs contre des manifestants. Les manifestants demandaient également que justice soit faite après la mort d’une vingtaine de mineurs, parmi les 220 victimes de la répression de la vague de contestation.
A Managua samedi, « un jeune de 23 ans est mort (...) et nous avons été informés que 11 personnes ont été blessées, parmi lesquelles une fillette dont le crâne a été éraflé par une balle », a déclaré le secrétaire de la Commission permanente des droits de l’homme (CPDH, une ONG locale), Marco Carmona, sur la chaîne de télévision 100% Noticias.
Des hommes armés ont tiré sur un groupe de manifestants passant à proximité d’une propriété du sud-ouest de Managua, occupée par un groupe paramilitaire, avait auparavant dit à l’Agence France-Presse (AFP) Vilma Nunez, une responsable de l’ONG Centre nicaraguayen des droits de l’homme (Cenidh).
Le deuxième mort est un homme tué par balles sur une barricade montée par des étudiants près de l’université, sur laquelle des coups de feu ont été tirés au début de la marche.
Luis Ortiz, le père du jeune homme de 23 ans tué – il vendait des guirlandes dans la manifestation –, a déclaré sur 100% Noticias être un ancien combattant sandiniste. « Jamais je n’aurais pensé que mon fils mourrait des mains de ceux avec qui j’ai tant lutté. (...) Je suis sandiniste, mais pas “danieliste” », a-t-il lancé, en référence au prénom du président Daniel Ortega, ancien dirigeant de la guérilla sandiniste.
« Marche des Fleurs »
Cette « Marche des Fleurs » était la première manifestation de masse depuis celle organisée le 30 mai à l’occasion de la fête des mères en solidarité avec les parents des enfants et adolescents tués par les forces de l’ordre, qui avait été violemment réprimée et au cours de laquelle 18 personnes avaient été tuées.
« Je suis ici parce que je veux que le Nicaragua, mon Nicaragua, soit libre. Cela fait mal de savoir que des enfants comme moi sont morts, mais nous devons continuer à nous battre pour le départ du dictateur », a déclaré à l’AFP un jeune de 15 ans, le visage masqué, tenant dans une main un drapeau nicaraguayen et de l’autre un mortier artisanal, à Managua.
Des manifestations ont aussi eu lieu à Leon (nord) et à Masaya (sud), à l’appel de l’Alliance citoyenne pour la justice et la démocratie, qui regroupe des étudiants, des chefs d’entreprise et des représentants de la société civile.
« J’ai des enfants et des petits-enfants et ça me fait mal de penser qu’il pourrait leur arriver quelque chose. C’est pour ça que je suis ici », a témoigné Luz Marina, 78 ans, défilant en fauteuil roulant.
Le Nicaragua est secoué depuis le 18 avril par une vague de protestation d’une ampleur inédite depuis des décennies, les manifestants exigeant le départ du président Daniel Ortega et de sa femme Rosario Murillo, vice-présidente, accusés de confisquer le pouvoir et brider les libertés. Le pays s’enfonce dans une spirale de violence, avec une recrudescence des combats de rue entre milices paramilitaires et opposants au régime.

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« Tentative de coup d’Etat »
Aujourd’hui âgé de 72 ans, Daniel Ortega, un ancien guérillero de gauche qui a renversé en 1979 la dictature d’Anastasio Somoza, dirige le Nicaragua depuis 2007, après un premier passage au pouvoir de 1979 à 1990.
Plusieurs décès d’enfants en marge ou lors des manifestations ont choqué le pays, en particulier celui d’un bébé de cinq mois dans l’incendie de son domicile et celui d’un bébé d’un an, tué d’une balle dans la tête dans une rue de la capitale, deux morts dont la responsabilité a été imputée par leurs familles aux forces gouvernementales.
Le dialogue entre le gouvernement et l’Alliance citoyenne pour la justice et la démocratie, avec la médiation de l’Eglise catholique, a repris lundi, mais il est enlisé, Daniel Ortega, dont le troisième mandat consécutif se termine en janvier 2022, se refusant à avancer à 2019 la prochaine présidentielle prévue en 2021. Les autorités dénoncent les manifestations et la demande de démission d’Ortega comme une « tentative de coup d’Etat » soutenue par les Etats-Unis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le chanteur et comédien, célèbre pour avoir été le « chansonnier pour enfants » de Récré A2 puis du « Club Dorothée » pendant quinze ans, est mort à l’âge de 73 ans.
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François Corbier, ancien animateur du « Club Dorothée », est mort

Le chanteur et comédien, célèbre pour avoir été le « chansonnier pour enfants » de Récré A2 puis du « Club Dorothée » pendant quinze ans, est mort à l’âge de 73 ans.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 13h05
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 14h57
   





                        



   


Vedette de la télé dans les années 1990, le chansonnier François Corbier, un des animateurs du « Club Dorothée », est mort à l’âge de 73 ans des suites d’un cancer, a-t-on appris dimanche 1er juillet auprès du producteur de cette émission pour enfants, Jean-Luc Azoulay.
« François Corbier est mort dans la nuit de samedi à dimanche à l’hôpital d’Evreux », a précisé le producteur à l’Agence France-Presse.

Corbier nous a quittés cette nuit. Qu’il repose en paix au Paradis des Poètes. Pensées à Doune et à Willy.— JLA777 (@JEAN LUC AZOULAY)


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« Corbier était un poète, un chansonnier. Il a apporté au “Club Dorothée” la maturité. Il était différent des autres animateurs aux côtés de Dorothée. Il était un vrai personnage de ce programme, très aimé de tous », a-t-il rappelé. « Nous nous sommes appelés ce matin avec Dorothée et toute l’équipe du “Club Dorothée”. Nous sommes très tristes », a-t-il ajouté.
Recruté par Jacqueline Joubert dans un cabaret de chansonniers, François Corbier (de son vrai nom Alain Roux) avait commencé sa carrière à la télévision en 1982 dans « Récré A2 » sur Antenne 2 (ex-France 2) aux côtés de Dorothée, avant de la suivre sur TF1 jusqu’en 1997 dans le « Club Dorothée ».
Ce barbu toujours accompagné de sa guitare était devenu un des personnages incontournables de cette émission avec notamment le dessinateur Cabu. Il s’était éloigné de la télévision ces dernières années préférant se consacrer à la musique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ SOS Méditerranée a dénoncé samedi « la faillite des Etats européens », tandis que l’Italie et Malte refusaient d’accueillir le bateau d’une ONG transportant des migrants.
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Migrants : confusion après l’accord fragile conclu entre Européens

SOS Méditerranée a dénoncé samedi « la faillite des Etats européens », tandis que l’Italie et Malte refusaient d’accueillir le bateau d’une ONG transportant des migrants.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 22h04
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 06h30
   





                        


Au lendemain de la conclusion d’un fragile accord sur les migrants entre les vingt-huit pays de l’Union européenne (UE), la situation restait confuse en Europe samedi 30 juin.
Après des semaines de tension, les dirigeants de l’UE sont parvenus vendredi à un compromis qui propose la création de « plates-formes de débarquements » de migrants en dehors du sol européen pour dissuader les traversées de la Méditerranée.

        Lire notre édito :
         

          Immigration : le nouveau consensus européen



SOS Méditerranée dénonce « la faillite des Etats européens »

   


SOS Méditerranée, une ONG dédiée au secours des migrants en mer, a annoncé samedi que son bateau, l’Aquarius, allait prolonger son escale à Marseille, « le temps de comprendre ce qui se passe ». « Les ONG sont devenues le bouc émissaire un peu facile de la faillite des Etats européens à faire respecter les conventions maritimes », a accusé Frédéric Penard, directeur des opérations de SOS Méditerranée. Le représentant de l’ONG a notamment dénoncé « la légitimation de Tripoli comme centre officiel de coordination des sauvetages » :
« Ce soutien inconditionnel aux garde-côtes libyens nous semble incompatible avec le sauvetage en mer, car en aucun cas les ports de Libye ne peuvent être considérés sûrs »

        Lire l’interview :
         

          Migrants : « Les passeurs se désintéressent complètement de la survie des personnes »



Après le sommet européen, qui s’est conclu vendredi aux aurores à Bruxelles, « c’est la confusion la plus totale », a insisté Sophie Beau, la directrice de SOS Méditerranée : « Nous attendions des annonces sur un modèle européen de sauvetage en mer, or elles sont on ne peut plus floues », a-t-elle poursuivi.
En vingt-huit mois d’activité, l’ONG a secouru 29 319 migrants, « dont six bébés nés à bord », a précisé Mme Beau. Soit un dixième à peine des 290 000 personnes secourues par les autres navires dans la zone sur la même période, selon Frédéric Penard.
Une ONG sauve 59 migrants, son bateau attendu à Barcelone

   


L’ONG espagnole Proactiva Open Arms a pour sa part annoncé, samedi, avoir secouru en Mediterranée cinquante-neuf migrants en provenance de Libye. Son bateau se dirige désormais sur Barcelone, après avoir été prévenu par le ministre italien de l’intérieur, Matteo Salvini, qu’il était hors de question qu’il accoste dans un port de la Botte.
Proactiva Open Arms avait indiqué sur Twitter que le navire transportant les cinquante-neuf migrants se dirigeait vers « un port sûr ». En soirée, elle a annoncé qu’elle avait reçu l’autorisation d’accoster à Barcelone, ajoutant qu’elle comptait y arriver mercredi. « Malgré les obstacles, nous continuons à protéger la vie de gens invisibles. Leurs récits sur ce qu’ils ont vécu en Libye sont terrifiants », a souligné l’ONG.
M. Salvini a quant à lui affirmé sur Facebook que le bateau de Proactiva Open Arms avait atteint l’embarcation des migrants avant les gardes-côtes libyens à l’intérieur de la zone de secours libyenne. « Le port le plus proche est Malte, l’organisation et le pavillon sont espagnols : ils peuvent oublier l’idée de rejoindre un port italien », a-t-il déclaré. La veille, le ministre d’extrême droite avait prévenu que les ports de son pays seraient fermés « tout l’été » aux ONG qui secourent les migrants en Méditerranée.
De son côté, le ministre maltais de l’intérieur Michael Farrugia a contesté la version des faits exposée par M. Salvini, affirmant que les migrants avaient été secourus dans une zone située entre la Libye et le port italien de Lampedusa. « Arrêtez de répandre des informations inexactes en désignant Malte sans aucune raison », a-t-il déclaré sur Twitter.
Cette semaine, le navire de l’ONG allemande Lifeline a accosté à Malte avec à son bord 233 migrants après une odyssée d’une semaine marquée par de fortes tensions. Vendredi, trois bébés sont morts, et une centaine de personnes ont été portées disparues lors d’un naufrage au large des côtes libyennes.

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Merkel annonce des accords bilatéraux avec quatorze Etats de l’UE
La chancelière allemande Angela Merkel, acculée dans son pays sur le dossier migratoire, espère résoudre dimanche in extremis une crise majeure qui menace son propre avenir politique, grâce à un durcissement de l’accueil tant au niveau national qu’européen.
Entrée en rébellion contre la politique migratoire à ses yeux trop laxiste de Berlin, l’aile la plus conservatrice de la coalition gouvernementale allemande, la CSU bavaroise, doit dire en fin d’après-midi si elle juge ou non suffisantes les mesures mises sur la table par la chancelière en matière d’asile.
La chancelière a largement répondu aux exigences de la droite bavaroise en proposant une batterie de mesures nationales et en négociant d’arrache-pied un accord européen restrictif lors du dernier sommet.

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                Allemagne : après l’accord européen sur l’asile, la CSU calme le jeu



Ce catalogue de mesures pourrait dans ces conditions marquer la fin des hostilités outre-Rhin. Les décisions du sommet de l’UE, jeudi et vendredi, ont un effet qui va « au-delà » de ce que voulait la CSU, a assuré vendredi Angela Merkel. L’Allemagne a notamment obtenu dès vendredi de la Grèce et de l’Espagne qu’elles reprennent les migrants arrivant chez elle mais enregistrés au préalable dans ces deux pays. Dans un document adressé samedi aux membres de sa coalition et dont l’Agence France-presse a obtenu copie, la chancelière a assuré avoir obtenu le feu vert de quatorze autres pays de l’UE pour des accords similaires.
Parmi eux figurent, selon Berlin, notamment la France mais aussi de farouches opposants à la généreuse politique d’accueil des réfugiés décidée par Mme Merkel en 2015, comme la Pologne, la République tchèque ou la Hongrie. L’Italie, parmi les pays en première ligne, et l’Autriche, où le conservateur Sebastian Kurz gouverne dans le cadre d’une coalition avec l’extrême droite, ne font en revanche pas partie de cette liste.
Cependant, selon Reuters, à Budapest, un porte-parole du gouvernement hongrois de Viktor Orban a démenti qu’un accord de ce genre ait été négocié avec Berlin. En Pologne, le porte-parole du ministère des affaires étrangères a aussi fait savoir que son pays n’avait pas signé l’accord évoqué. Le quotidien économique allemand Handelsblatt fait également état d’un démenti tchèque mais le premier ministre Andrej Babis, reçu dans la matinée à l’Elysée, a salué les accords trouvés lors du sommet de Bruxelles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Votée fin mai par le Parlement suédois, cette loi requiert que le consentement entre adulte soit explicite afin de lutter contre les agressions sexuelles et les viols.
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Suède : la loi renforçant le rôle du consentement dans les rapports sexuels entre en vigueur

Votée fin mai par le Parlement suédois, cette loi requiert que le consentement entre adulte soit explicite afin de lutter contre les agressions sexuelles et les viols.



Le Monde
 |    01.07.2018 à 07h47
 • Mis à jour le
01.07.2018 à 08h53
   





                        


Une loi sur le consentement sexuel, qui considère comme viol tout acte sexuel sans accord explicite, même en l’absence de menace ou de violence, entre en vigueur dimanche en Suède après que le pays a été bouleversé par la campagne #MeToo. Le texte, voté fin mai par le Parlement, prévoit désormais qu’une personne est coupable de viol dès qu’elle a accompli un acte sexuel avec une autre qui n’y a pas participé « librement ».
Auparavant, on ne parlait juridiquement de viol que si l’acte sexuel était accompagné de violence ou était accompli sous la menace. « Il n’y a absolument aucune exigence de dire oui formellement, de cliquer sur un bouton dans une appli ou quoique ce soit de cet acabit. Simplement participer physiquement est un signe de consentement », rappelle à l’agence locale TT Anna Hannell, juge qui a participé à l’élaboration de la loi.
Les tribunaux devront être particulièrement attentifs à ce que « le consentement se soit exprimé par les mots, les gestes ou d’une autre manière », autant d’éléments sur lesquels les juges devront statuer.

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Les avocats critiquent une mise en pratique difficile
Portée par la majorité sociale-démocrate et verte, la loi adoptée fin mai est très critiquée par l’ordre des avocats et le Conseil des lois qui s’interrogent sur sa mise en pratique. Pour cet organe qui émet un avis sur la régularité juridique des propositions de loi, la nouvelle législation va obliger à une évaluation arbitraire par la cour de l’existence ou non d’un consentement.
L’objectif du législateur est de changer les comportements dans un pays où l’égalité hommes-femmes est considérée comme parmi les plus abouties dans le monde. La campagne #MeToo visant à dénoncer des agressions sexuelles, déclenchée par une succession d’accusations contre le magnat de Hollywood Harvey Weinstein, a bouleversé toutes les strates de la société suédoise.
« #MeToo change les comportements et les gens comprennent à quel point la violence sexuelle est répandue », assure Ida Östensson, qui a créé la fondation Make Equal qui milite pour cette nouvelle loi depuis 2013. Selon elle, les mentalités ont déjà commencé à évoluer mais il est nécessaire d’avoir « enfin une législation qui protège l’intégrité physique et sexuelle ».
A l’automne, en Suède, plus de 10 000 femmes de tous milieux professionnels - notamment dans le bâtiment, la culture, les médias et la justice - ont pris la parole et fait campagne contre le harcèlement. « A mon avis, c’est important que la société énonce clairement ce qui est ok ou pas », estime Erik Moberg, un trentenaire suédois. « Ça donne à réfléchir sur son propre comportement et celui des autres ».
Les statistiques les plus récentes montrent qu’en 2017, plus de 7 000 plaintes pour viol ont été déposées en Suède, une hausse de 10 % par rapport à l’année précédente. Un viol est passible de six ans de prison. La peine maximale est de dix ans d’emprisonnement si la victime est mineure.

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