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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Notre choix du soir. L’adaptation par Mike Nichols de la pièce de Tony Kushner, sur les années sida sous l’ère Reagan, n’a pas pris une ride, quinze ans après sa sortie (sur OCS à la demande).
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TV – « Angels in America », chef-d’œuvre flamboyant

Notre choix du soir. L’adaptation par Mike Nichols de la pièce de Tony Kushner, sur les années sida sous l’ère Reagan, n’a pas pris une ride, quinze ans après sa sortie (sur OCS à la demande).



Le Monde
 |    30.06.2018 à 18h00
    |

            Renaud Machart








                        


Minisérie sur OCS à la demande

OCS a eu la formidable idée de mettre à la disposition de ses abonnés Angels in America (2003), de Mike Nichols, d’après la pièce de théâtre fleuve en deux parties du dramaturge américain Tony Kushner : la première, Le millénaire approche, fut créée en 1991, la seconde, Perestroïka, en 1993.
Depuis, cette pièce récompensée du prix Pulitzer a fait le tour du monde. Et a été également l’objet d’une adaptation lyrique par le compositeur hongrois Peter Eötvös, créée, en 2004, au Théâtre du Châtelet, à Paris.
De cette « fantaisie gay sur des thèmes nationaux », dont l’action se situe en 1986, au moment des premiers ravages du sida, sous la présidence (sourde à ces derniers) de Ronald Reagan, le cinéaste a tiré une adaptation télévisée en six « chapitres ». Le tout dure à peu près autant que les sept heures de la pièce.
Mike Nichols (1931-2014) était non seulement un habitué du théâtre en tant que metteur en scène et producteur, mais aussi de la transposition de certaines pièces au grand écran. Son premier film n’est rien moins que Qui a peur de Virginia Woolf ? (1966), d’après Edward Albee, avec Elizabeth Taylor et Richard Burton.
La pièce Angels in America déborde le cadre de la scène en faisant, littéralement, exploser ses limites physiques (un ange, de sexe féminin, traverse, en le brisant, le plafond de la chambre d’un malade du sida en qui il reconnaît un prophète) et temporelles (avec l’évocation d’Ethel Rosenberg, dont le fantôme vient hanter l’avocat Roy Cohn sur son lit d’hôpital).

   


Celui-ci était le jeune collabo­rateur de sinistre mémoire de Joseph McCarthy, et le procureur sans merci du procès des époux Rosenberg, condamnés à mort, en 1951, pour espionnage au profit des Soviétiques et trahison. Avant d’être radié du barreau, l’homme sera aussi l’avocat de représentants de la Mafia new-yorkaise et celui des Trump père et fils.
Homophobe déclaré, Cohn cachera autant qu’il le put ses relations homosexuelles et tentera de faire passer le sida, dont il périt en 1986, à 59 ans, pour un cancer du foie. Angels in America évoque ses intrigues pour obtenir le rare AZT, qui passait alors pour le médicament expérimental miracle.
Al Pacino incarne un Cohn plus vrai que nature. Son jeu très Actors Studio s’accorde pleinement au ton flamboyant de la réalisation, qui a su préserver le registre de drame sociopolitique onirique à l’humour très noir de la pièce.
Génie caméléonesque
Meryl Streep, sosie parfait d’Ethel Rosenberg, joue d’autres rôles où son génie caméléonesque la fait incarner tantôt la mère mormone d’un jeune et séduisant collaborateur de Cohn, tantôt un vieux rabbin. Emma Thompson, ange inséminateur et rugissant, se mue à l’occasion en un inquiétant clochard…
Le reste de la distribution est composé de jeunes acteurs promis à un bel avenir : Marie-Louise Parker, Patrick Wilson, Justin Kirk. Jeffrey Wright, révélé, en 1996, par le film Basquiat, de Julian Schnabel, et connu pour sa récente incarnation de Bernard, dans la série Westworld, avait interprété sur scène le rôle de Belize. Il le reprend de manière extra­ordinaire dans la minisérie.
Angels in America, créée par Mike Nichols. Avec Al Pacino, Meryl Streep, Emma Thompson, Patrick Wilson, Mary-Louise Parker, Justin Kirk, Jeffrey Wright, (EU, 2003, 6 × 48-73 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ Le metteur en scène polonais revient sur le contexte politique d’« On s’en va », sa nouvelle création
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Krzysztof Warlikowski : « Cette histoire, c’est celle d’une communauté qui rapetisse »

Le metteur en scène polonais revient sur le contexte politique d’« On s’en va », sa nouvelle création



Le Monde
 |    30.06.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 12h07
    |

                            Fabienne Darge








                        


                                                        
Krzysztof Warlikowski a été l’élève de Krystian Lupa et de Peter Brook, avant de signer, dès la fin des années 1990, des spectacles remarqués, souvent présentés au Festival d’Avignon : Hamlet, Kroum l’ectoplasme, Angels in America, (A)pollonia… Retour avec lui sur le contexte de création d’On s’en va.
Votre spectacle s’intitule On s’en va. Est-ce un message adressé au gouvernement de votre pays, issu du parti Droit et justice (PiS, nationaliste) ?
C’est une manière de dire que l’on pourrait s’en aller, oui. A Varsovie, la municipalité est encore du côté du parti Plate-forme civique [PO, centre droit]. Mais si cela devait changer aux prochaines élections de l’automne, avec une arrivée du PiS à la tête de la ville, je ne sais pas ce qu’il adviendrait de ce théâtre, le Nowy Teatr, que nous avons créé dans la capitale il y a deux ans. Le PiS s’intéresse beaucoup à la culture, qu’il souhaite réorganiser et contrôler, comme il a déjà largement réussi à le faire à Cracovie et à Wroclaw.
Cette nouvelle création ne peut donc pas être dissociée du contexte politique polonais ?
Non, mais en même temps, je n’ai pas eu envie de faire un spectacle directement politique : beaucoup le font en ce moment, et je m’interroge sur l’utilité de cette démarche. J’ai moi-même multiplié les prises de parole dans mes derniers spectacles, et là, j’ai eu envie de revenir au théâtre, à quelque chose de plus indirect, qui passe par l’intime. L’histoire que raconte Hanokh Levin, c’est d’abord celle d’une communauté qui rapetisse.
Vous revenez à cette occasion à Hanokh Levin, dont vous aviez adapté, en 2005, la pièce Kroum l’ectoplasme. Est-ce un geste en soi que de monter un auteur israélien aujourd’hui en Pologne ?
C’est surtout que les êtres observés par Levin ont beaucoup en commun avec ceux que l’on peut croiser en Pologne… Mais il est vrai que nous sommes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Le chorégraphe offre une rétrospective participative et reprend « Tragédie », la pièce qui a imposé sa signature.
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Danse : le solo sablé au champagne d’Olivier Dubois

Le chorégraphe offre une rétrospective participative et reprend « Tragédie », la pièce qui a imposé sa signature.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 11h56
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 12h10
    |

                            Rosita Boisseau (Marseille)








                        



                                


                            

« Quelqu’un veut boire un coup ? » Allez hop, une coupe de champagne ! Directement à la bouteille ? Pas de souci ! Sur le plateau du KLAP, Maison pour la danse, le chorégraphe Olivier Dubois, cigarette au bec, lève le coude comme la jambe et tchatche avec la verve qu’on lui connaît. Il sait papoter pour ne rien dire mais juste se sentir bien en tapant la discute avec ses voisins.
Olivier Dubois est à la fête cet été. Invité du Festival de Marseille, festival pluridisciplinaire, dimanche 24 juin, il y lançait son nouveau paquebot baptisé Pour sortir un jour, solo participatif dans lequel cet interprète affolant liquide au sens propre et figuré « des milliers de mouvements, des litres de sueur, des centaines de blessures, une bonne dose de joies et de peines… ». Il rapplique ensuite au Festival Paris l’été, du 19 au 21 juillet, avec sa pièce signature, Tragédie, succès d’Avignon 2012, pour dix-huit hommes et femmes nus comme la main, emportés dans une rave frénétique et sublime.
Enorme une fois encore, comme quasiment tous les spectacles de Dubois, même s’il s’agit ici d’un faux solo très accompagné par le public, Pour sortir un jour souligne le parti pris créatif affirmé de la manifestation marseillaise qui veut échapper à la seule diffusion. « Je veux renforcer le rôle du festival sur le terrain des créations, insiste Jan Goossens, son directeur depuis 2016. Il y a une dizaine de premières cette année et nous collaborons avec dix-sept lieux en nous impliquant de plus en plus tout au long de l’année sur le territoire. Nous voulons montrer des aventures artistiques mais nous avons aussi l’ambition de jouer un rôle sociétal. »
Strip-tease et confidences
Parmi les événements chorégraphiques attendus, Kirina, de Serge Aimé Coulibaly et Rokia Traoré, Le Cercle, de Nacera Belaza, et Requiem pour L., d’Alain Platel et Fabrizio Cassol. Avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Le metteur en scène a présenté au Printemps des comédiens de Montpellier « On s’en va », d’après Hanokh Levin.
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Théâtre : Krzysztof Warlikowski fait d’une névrose israélienne une tragédie polonaise

Le metteur en scène a présenté au Printemps des comédiens de Montpellier « On s’en va », d’après Hanokh Levin.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 12h08
    |

                            Fabienne Darge (Montpellier, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

D’un maître polonais à l’autre : l’aîné, Krystian Lupa, 74 ans, a ouvert le Printemps des comédiens de Montpellier, le 1er juin, avec son adaptation du Procès de Kafka. Le cadet, Krzysztof Warlikowski, 56 ans, le clôt, samedi 30 juin, avec On s’en va, variation sur une pièce de l’auteur israélien Hanokh Levin. Entre ces deux pôles, il y aura eu un beau et même un très beau Printemps, et l’affirmation que la manifestation montpelliéraine est en train de prendre une place prépondérante sur la carte des festivals français.
Comment deux metteurs en scène aussi considérables, liés par un rapport de maître à élève, pourraient-ils faire autrement que d’affronter par leur théâtre la situation de leur pays, qui, sous les coups du parti Droit et justice (PiS, nationaliste), semble renouer de plus en plus avec ses vieux démons ? Là où le grand Lupa s’enfonce avec Kafka dans une profondeur métaphysique, Krzysztof Warlikowski, avec ce spectacle présenté en première française vendredi 29 juin, choisit en apparence une forme plus légère.
En apparence seulement. Car en renouant avec l’auteur Hanokh Levin, dont il avait monté en 2005 un Kroum l’ectoplasme de belle mémoire, en retrouvant sa troupe de – grands – acteurs, désormais attachés au Nowy Teatr de Varsovie, Warlikowski signe son meilleur spectacle depuis un bon moment, après quelques années où il avait parfois semblé succomber à un certain « bling-bling » contemporain, tout en étant supposé le dénoncer.
Humour macabre
Ce On s’en va est de toute évidence porté par une nécessité humaine beaucoup plus fondamentale, tout en offrant le déploiement formel et le niveau de direction d’acteurs dont est capable le metteur en scène. Les « petites » histoires d’Hanokh Levin – un auteur qui est mort jeune, à 55 ans, en 1999, après avoir écrit un nombre considérable de textes – n’ont l’air de rien. Mais elles n’ont pas leur pareil, sous leurs dehors satiriques, leur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Auteure, éditrice, musicienne, elle abordait son histoire familiale en 2011, avec « Emportée », sur sa mère, Tina Jolas. Aujourd’hui, « Debout sur le ciel » raconte son père, le poète André du Bouchet.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Paule du Bouchet sur les traces des siens

Auteure, éditrice, musicienne, elle abordait son histoire familiale en 2011, avec « Emportée », sur sa mère, Tina Jolas. Aujourd’hui, « Debout sur le ciel » raconte son père, le poète André du Bouchet.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 09h00
    |

                            Xavier Houssin (Collaborateur du « Monde des livres »)








                        



                                


                            

Elle garde derrière son sourire comme une inquiétude qui ne se dissipe pas complètement. Un peu à l’image de cette journée de fin de printemps à Paris où le ciel bleu se fonce par moments de nuages lourds, mais que le vent emporte. Il fait chaud. Paule du Bouchet a ouvert en grand les fenêtres de son appartement. Dans leurs jardinières, sur le balconnet, les buis frémissent. « Sur une déchirure des airs/ qui transhument – comme, dehors, la porte rouverte/ aussitôt./ Le souffle. Tant que j’ai souffle », écrivait, dans L’Ajour (Gallimard, 1998), son père, le poète André du Bouchet (1924-2001).
Elle vient de lui consacrer un récit d’une grande intimité. Loin du propos biographique, ou de l’exercice de piété filiale, Debout sur le ciel natte doucement les impressions, les mots, les paysages, les visages. C’est un livre des liens. Ils s’enchevêtrent, se détendent, se resserrent encore. Un livre avancé dans le « chemin faisant » de longues promenades vives, de traversées en plein champ. La mémoire y fait d’étranges allers-retours. « J’ai été étonnée, en écrivant, explique Paule du Bouchet, de rencontrer mon père sans presque le chercher. Alors que tant de fois, en parlant de lui, j’avais eu le sentiment de m’en éloigner. » Elle porte ce texte en elle depuis très longtemps. « Mon père est mort le 19 avril 2001, le jour de mon anniversaire. Celui de mes 50 ans. Passé le saisissement de ce rapprochement, j’ai compris qu’il s’agissait d’un don qu’il m’avait fait et que, au fond, cela racontait très particulièrement mon histoire. Ma relation avec lui. Et qu’il allait être nécessaire, à un moment, de mettre cela en mots. »
Des souvenirs douloureux
Elle avait commencé d’en tracer les premiers en 2007 dans la revue de Pierre-Yves Soucy, L’Etrangère, dont deux volumes étaient consacrés à André du Bouchet (n° 14-15 et n° 16-17-18, La Lettre volée). « L’évocation du souvenir, y écrivait-elle,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Dans la foulée de la Journée mondiale des réfugiés, le 20 juin, la capitale a vu fleurir dix œuvres du street-artist britannique. Certaines ont été détériorées, d’autres protégées.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/06/2018
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Que faire des pochoirs de Banksy à Paris ?

Dans la foulée de la Journée mondiale des réfugiés, le 20 juin, la capitale a vu fleurir dix œuvres du street-artist britannique. Certaines ont été détériorées, d’autres protégées.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 06h51
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 18h27
    |

            Emmanuelle Jardonnet








                        



                                


                            

Le compteur s’est arrêté à dix. Du premier pochoir découvert, dans la foulée de la Journée mondiale des réfugiés, le 20 juin, d’une fresque à la porte de La Chapelle, jusqu’à la revendication officielle, six jours plus tard, il s’est écoulé moins d’une semaine.
Dix œuvres non signées, repérées dans plusieurs arrondissements de Paris et sur des lieux symboliques, comme la porte arrière du Bataclan. Certaines, publiées mercredi 26 juin sur le compte Instagram du street-artist britannique Banksy, après quelques jours d’un faux suspense tant le style, les allusions à la question des migrants, l’humour grinçant, la veine contestataire et les clins d’œil plus légers, tout comme le modus operandi, ne laissaient guère de doutes sur l’auteur. La dernière pièce à être apparue, un couple de rats en habits XIXe, ombrelle, chapeau melon et canne en main, en pleine contemplation de la tour Eiffel depuis un pont du 16e arrondissement, a été révélée par une de ses photos.

« Une immense valeur à protéger »
Maintenant que la chasse aux pochoirs du célèbre graffeur semble avoir livré tous ses secrets, la question se pose de la conservation d’œuvres par nature fragiles. Deux ont d’ailleurs été détériorées très rapidement après leur découverte : la fresque de la porte de La Chapelle a été recouverte de peinture bleue, et l’un des rats peints par l’artiste – l’un des deux jaillissant d’une bouteille de champagne – a été arraché de son mur dans le 5e arrondissement.
Lorsqu’on lui demande si la porte du Bataclan va rester en place, Jules Frutos, cogestionnaire de la salle de concerts, répond : « C’est l’artiste qui a choisi la fragilité, et donc la force de son expression. C’est une immense valeur à protéger des méfaits des hommes, de leurs dollars, de leurs excès, de leurs religions, d’eux-mêmes. On verra comment elle résiste. » Même point de vue du côté de Lagardère Unlimited Live Entertainment, actionnaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Chaque samedi, « La Matinale » propose une liste de programmes à voir ou à écouter en différé.
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Quatre beaux documentaires à découvrir en replay

Chaque samedi, « La Matinale » propose une liste de programmes à voir ou à écouter en différé.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 06h33
   





                        



   


LES CHOIX DE LA MATINALE
Simone Veil racontée par sa famille, le parcours d’un Hercule naïf et les souvenirs émouvants de deux anciennes « marginales » : voici notre sélection de replays du samedi.
Simone Veil, en famille

Ce n’est pas la première fois que la télévision diffuse un documentaire consacré à Simone Veil (1927-2017), qui reposera le 1er juillet au Panthéon. Mais si ce film d’Hughes Nancy se révèle aussi passionnant, c’est parce qu’elle y est racontée à travers ses proches, enfants et petits-enfants. A travers les souvenirs familiaux, tout s’éclaire : la manière dont cette jeune fille de bonne famille à la beauté lumineuse s’est forgé un tel caractère ; les rapports fusionnels avec sa mère qui ont marqué sa vie ; l’enfer absolu du camp de Birkenau dans lequel la déportée a réussi à survivre.
Le subtil équilibre trouvé par le réalisateur se situe entre la puissance des documents photographiques, les films de famille et les extraits bien choisis d’un entretien télévisé, diffusé en septembre 1976, signé Jean-Emile Jeannesson, où Simone Veil parle sans filtre tout en gardant cette attitude de grande bourgeoise un peu froide qui sait se tenir à distance avec élégance. Au-delà d’une carrière exceptionnelle et de combats, notamment, pour les droits des femmes, la force de ce film tient au regard intimiste porté sur une personne puissante et complexe. Alain Constant
« Simone Veil, album de famille », d’Hughes Nancy (France, 2018, 115 min). Sur France.tv jusqu’au 3 juillet.
Des aviateurs pas comme les autres

De la cordillère des Andes à l’Altiplano jusqu’au beau milieu de l’Amazonie, Ivo Daniel Velasquez sillonne les airs boliviens depuis l’âge de 16 ans. A bord de son petit avion, ce père de famille vient en aide aux populations les plus isolées du pays, là où les routes font défaut ou sont impraticables.
Ainsi, tous les jours, ou presque, il accomplit des livraisons à destination de communautés excentrées et vulnérables, sur des pistes d’atterrissage souvent accidentées et non répertoriées par les GPS. Tous ces trajets aériens restent contrôlés par les autorités.
Car si Ivo transporte principalement du matériel médical, d’autres pilotes profitent des airs pour faire passer de la drogue. Bolivie, le pilote de l’espoir constitue le premier épisode d’une série documentaire partie à la rencontre de celles et ceux qui se rendent tous les jours dans des « bouts du monde » inaccessibles en volant. Camille Langlade
« Les Avions du bout du monde » : « Bolivie, le pilote de l’espoir », de Pascal Vasselin (France, 2017, 52 min). Sur France.tv jusqu’au jeudi 5 juillet.
Primo Carnera, puncheur naïf
A sa naissance, en 1906, dans le village italien de Sequals (Frioul), Primo Carnera pesait 7 kg. Un sacré bébé qui deviendra un colosse mesurant près de 2 mètres (1,97 m) et pesant ­ entre 122 kg et 127 kg. Hercule de foire transformé en boxeur médiocre avant de devenir champion du monde le 29 juin 1933, catcheur maladroit mais adulé, mauvais acteur dans des navets mais courtisé, alternant les allers-retours entre l’Italie et les Etats-Unis, ce géant aura vécu des aventures hors du commun.
Sa naïveté légendaire lui jouera de mauvais tours : plumé par la pègre new-yorkaise et les producteurs véreux d’Hollywood, instrumentalisé par Benito Mussolini, Carnera en a bavé. Mais jusqu’à la fin de sa vie en 1967, entouré de Pina, son épouse, et de ses deux enfants, il ne regrettera rien. Ce documentaire, commenté par Marc Lavoine, riche en images d’archives et en anecdotes, vaut le détour. A. Ct
« Primo Carnera, le colosse aux pieds d’argile », de Jean-Christophe Rosé (France, 2017, 81 min). Sur Arte.tv jusqu’au 2 juillet.
Souvenirs de marginales

   


Ce samedi-là, deux vieilles copines se souviennent, autour d’un thé, de leurs 20 ans avec une immense nostalgie. Elles se rappellent des robes griffées et des bijoux qu’elles portaient lors de soirées déjantées. Et aussi les belles voitures que leurs mecs, de vrais voyous, conduisaient. Soraya, 56 ans, et Mélissa, 47 ans, ont aimé leur jeunesse et leur passé de « marginales ». A les écouter, ce fut même les meilleures années de leur vie.
Soraya est une ancienne cambrioleuse qui « aimait voler », comme elle dit de sa voix totalement éraillée. Entrer en douce chez des inconnus pour dérober de l’argent et des bijoux lui procurait des « palpitations ». Mais elle assure avoir eu, tout de même, de « l’empathie » pour ces gens qu’elle braquait. Quant à Mélissa, ex-prostituée, elle a mis tout ce qu’elle gagnait dans la cocaïne. Dans ce reportage sonore, ces deux femmes se racontent sans filtre et nous plongent avec humour et sensibilité dans leur univers : celui des larcins à l’ancienne, de la nuit et des galettes de drogue. Mustapha Kessous
« La Galette des reines », de Géraldine Gacon (France, 2018, 34 min). Sur Arte radio.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Projections et rencontres sont organisées pour l’anniversaire du « quartier général » des cinéastes et cinéphiles, à Paris.
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Jours de fête pour les 80 ans du cinéma Le Champo

Projections et rencontres sont organisées pour l’anniversaire du « quartier général » des cinéastes et cinéphiles, à Paris.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 18h53
    |

            Véronique Cauhapé








                        



                                


                            

Il existe des lieux dont l’atmosphère tient à une poussière d’étoiles. Le Champo, par exemple. Habité par l’esprit des êtres qui l’ont animé et fréquenté, René Clair, François Truffaut, Louis Malle, Claude Chabrol, Jacques Tati, les étudiants et les cinéphiles de la première heure ; mais aussi Roger Joly, industriel de l’éclairage, qui, au printemps 1939, achète ce cinéma parisien qu’il cédera, quarante ans plus tard, à sa fille – elle-même espérant que son fils, reporter-photographe, prendra la succession. L’héritage familial n’est sans doute pas étranger au fait qu’au Champo plusieurs générations de cinéastes et d’anonymes se soient senties comme à la maison.
Christiane Renavand, la fille donc, est toujours là, dynamique, espiègle, la mémoire intacte sur l’histoire de son père, de son cinéma et du 7e art en général. « Nous avons beaucoup de fautes sur la conscience », dit-elle à propos des jeunes qui, dès l’ouverture, ont préféré les fauteuils de sa salle du Champo aux bancs des amphithéâtres universitaires. La phrase, prononcée avec ironie, s’accompagne d’un petit rire. Au fond, Christiane Renavand tire de la fierté de cette inconduite. Elle sait que cet attachement des étudiants a construit la légende du lieu. Au même titre que celui de François Truffaut, devenu étonnamment infidèle à sa chère rive pour Le Champo, son « quartier général », selon ses propres termes (dans la préface du livre Le Cinéma et moi, de Sacha Guitry, Ramsay, 1977). Ou encore, celui de Claude Chabrol, qui considérait l’endroit comme sa « seconde université ».
Un public à contre-courant
Un repère aussi. Comme l’est sa façade, à l’angle de la rue Champollion (d’où son nom) et de la rue des Ecoles, dans le 5e arrondissement de Paris. Elle est d’origine, restaurée mais inchangée depuis 1938, date à laquelle le cinéma a pris ses quartiers sur l’emplacement d’une librairie. En plein cœur du quartier latin,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Les musiciens Kamaal Williams et Joe Armon-Jones s’inspirent de ce courant musical ressurgi des années 1990.
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L’acid jazz deuxième génération sur la scène londonienne

Les musiciens Kamaal Williams et Joe Armon-Jones s’inspirent de ce courant musical ressurgi des années 1990.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 18h26
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 18h36
    |

                            Stéphanie Binet








                        



                                


                            

Il y a des courants musicaux que l’on croyait disparus et qui finissent par ressurgir, plus aboutis, plus maîtrisés. C’est le cas aujourd’hui de l’acid jazz, qui fait un retour remarqué sur une scène anglaise entièrement nouvelle. Ce genre mêlant funk, disco, soul et… jazz, mis au point par le DJ londonien Gilles Peterson – qui installe jusqu’au 7 juillet à Sète Worldwide Festival – a connu son moment de gloire au début des années 1990 avec des groupes multiculturels et multi-instrumentistes tels que Brand New Heavies, Galliano, ­Jamiroquai ou le musicien soliste Omar. « A l’époque, se souvient Gilles Peterson, dans les années 1988-1990, j’étais bien incapable d’illustrer par un seul groupe ce que j’avais essayé de définir par ce mot. Je répétais que c’était un état d’esprit, une attitude face à la ­musique, mais je n’avais pas vraiment de groupe dans mon catalogue qui pouvait exactement l’expliquer. Maintenant, c’est le cas. Pour moi, Joe Armon-Jones, Kamaal Williams, Nubya Garcia sont les enfants de l’acid jazz. »

Ces musiciens étaient à peine nés quand le mouvement a ­ranimé le groove britannique, et ils ont d’ailleurs bien du mal à s’en souvenir. « C’est de la fusion ?, demande la saxophoniste Nubya Garcia. Je n’ai jamais vraiment compris ce que c’était. » Pendant les étés de 1988 à 1991, alors que les rave parties de Londres jouent de l’acid house (musique électronique au rythme minimal), des musiciens et des danseurs, fans de jazz-rock ou de jazz-funk, se ­retrouvent tous les dimanches après-midi dans un petit club du quartier de Camden Town, le ­Dingwalls. Gilles Peterson y fait danser les futurs représentants de l’acid jazz, qui naît de ce ­mélange entre la culture des DJ (house et hip-hop) et l’instrumentation du jazz.

Un quart de siècle plus tard, ce n’est pas un DJ qui réunit les membres de cette scène dans les clubs ou les pubs de Londres, mais les musiciens eux-mêmes....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ La Poste vient de mettre en vente des timbres durant une période et en quantités limitées… La spéculation pousse les prix à la hausse.
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Les philatélistes s’arrachent les timbres vedettes

La Poste vient de mettre en vente des timbres durant une période et en quantités limitées… La spéculation pousse les prix à la hausse.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 18h32
    |

            Pierre Jullien








                        



   


Paris-Philex 2018 organisé à Paris Expo, à la Porte de Versailles, a fermé ses portes le dimanche 10 juin après avoir enregistré une affluence de près de 20 000 visiteurs.
Les timbres vedettes mis en vente par La Poste sur place, pendant la seule durée du salon, ont confirmé les espoirs que les spéculateurs mettaient en eux et provoqué les protestations des collectionneurs dans l’impossibilité de se déplacer !
Il s’agit de deux feuilles de cent timbres d’usage courant Marianne (qui ne pouvaient pas être vendus séparéments) – « Lettre verte » et à 0,10 euro – surchargés de la mention « 2013-2018 » dans le coin gauche de chaque timbre et dans les marges des feuilles... Une mention symbolique puisque ce timbre, lancé en 2013, devrait être remplacé courant juillet par un nouveau timbre d’usage courant choisi par le président de la République, comme il est coutume dans la foulée de chaque élection présidentielle...

   


La feuille « Lettre verte » vendue 80 euros a été tirée à 2 500 exemplaires, la feuille du 0,10 euro, vendue 10 euros, étant imprimée à 12 500 exemplaires.
La Marianne verte surchargée 2013-2018 était épuisée dès le vendredi 9 juin au soir, le jour même de sa mise en vente.

   


Pour le timbre Marianne à 0,10 euro, le tirage de 12 500 feuilles a été suffisant pour fournir les acheteurs durant les quatre jours de la manifestation.
Sur place, les négociants proposaient à la vente, le samedi 9 juin, un exemplaire des deux Marianne au prix de 5 euros, – pour une valeur faciale de 0,95 euro -, tandis que l’on pouvait trouver deux blocs de quatre de chacun des timbres à 18 euros (pour 3,80 euros de faciale).

   


Les sites de vente sur Internet confirment le succès de ces timbres, avec des prix plus raisonnables que ceux proposés dans le feu de l’action.
Sur eBay, en « achat immédiat », – c’est à dire à prix nets –, les deux feuilles couplées sont proposées entre 250 et 400 euros. Aux enchères, la feuille verte est déjà partie entre 131 et 219 euros. La feuille de cent du 0,10 euro enregistre des enchères comprises entre 14,50 et 34,90 euros. La peur de manquer a même vu une feuille atteindre 49,99 euros, ce qui paraît excessif, près de cinq fois son prix d’achat !
La paire de timbres « lettre verte » et à 0,10 euro oscille entre 2,40 et 3,22 euros (5 euros en bord de feuille).
Deux blocs de quatre (bord de feuille) ony été vus à 11,50 euros, et à 25,60 dans la version coin daté.
Un haut de feuille de huit exemplaires du timbre vert (0,80 euro l’unité soit 6,40 euros de faciale totale) a été adjugé 25 euros.
Un bas de feuille de trente exemplaires du timbre à 0,10 euro, avec coin daté, pointe à 30,50 euros, pour une valeur faciale de 3 euros.
Sur Delcampe, les deux timbres (un exemplaire de chaque) sont proposés entre 1,50 euro et 2,40 euros. La feuille verte est à un prix fixe entre 180 et 200 euros, celle de cent unités à 0,10 euro, à 20 euros. Les deux planches atteignent aux enchères jusqu’à 156 euros, celle à 0,10 euro jusqu’à 16,35 euros.

   


Deux blocs de quatre, en coins de feuilles, ont atteint 8,10 euros (pour 3,60 euros de valeur faciale) et 19,50 euros dans une version avec coin daté.
On trouve les deux timbres en paires à partir de 3,90 euros, jusqu’à 4,50 euros.
Sur le site Mascoo, une paire s’affiche à 1,35 euro, et à 3,50 euros avec bord de feuille.
Sur Leboncoin, qui n’est pas le site le plus performant pour la philatélie, une paire – « lettre verte » et 0,10 euro – a été vue entre 2 et 3 euros, un bloc de neuf avec coin daté du 0,10 euro à 11 euros, un bloc de quatre de chaque valeur de 6 à 10 euros
Sur Philastamp, le dernier-né des sites de vente de timbres en ligne, une émanation de l’éditeur Timbropresse, on trouvait les deux timbres offerts pour 4 euros.
Du côté des enchères, les deux feuilles sont proposées à un prix de départ de 190 euros.

   


Un mot enfin pour le carnet « collector » tiré à 1 500 exemplaires de quatre timbres à la gloire du savoir-faire de l’Imprimerie des timbres-poste de Boulazac (Dordogne) : vendu à La Poste au prix de 9 euros, il est négocié sur les différents sites de vente en ligne entre 15,50 et 29,50 euros.

   


La Poste s’était déjà essayée, récemment, le 13 septembre 2017, à la mise en vente contingentée, pendant quinze jours, d’un timbre en feuilles, une feuille de vingt-quatre timbres à 0,73 euro surchargés à l’occasion de l’attribution des Jeux olympiques de 2024 à Paris (tirage 10 000 planches).
Vendue à l’époque 17 euros, elle est négociée aujourd’hui sur les sites spécialisés entre 31,90 et 59 euros, le timbre à 0,73 étant quant à lui offert à l’unité entre 2 et 4 euros et jusqu’à 5,98 euros la paire se tenant. Une valeur a priori destinée à progresser, les thématiques des Jeux olympiques, de Paris, de la tour Eiffel étant « porteuses »…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Notre choix du soir. Le premier volet de cette série documentaire suit le quotidien d’Ivo, un pilote qui vient en aide aux populations les plus reculées (sur France 5 à 21 h 40).
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TV – « Les Avions du bout du monde : Bolivie, le pilote de l’espoir »

Notre choix du soir. Le premier volet de cette série documentaire suit le quotidien d’Ivo, un pilote qui vient en aide aux populations les plus reculées (sur France 5 à 21 h 40).



Le Monde
 |    29.06.2018 à 17h45
    |

                            Camille Langlade








                        


Série documentaire sur France 5 à 21 h 40



Bolivie, le pilote de l’espoir constitue le premier épisode d’une série documentaire partie à la rencontre de celles et ceux qui se rendent tous les jours dans des « bouts du monde » inaccessibles en volant. Afin de découvrir leur vie atypique et d’en apprendre plus sur leur région.
De la cordillère des Andes à l’Altiplano jusqu’au beau milieu de l’Amazonie, Ivo Daniel Velasquez sillonne les airs boliviens depuis l’âge de 16 ans. A bord de son petit avion, ce père de famille vient en aide aux populations les plus isolées du pays, là où les routes font défaut ou sont impraticables.
Un air trip qui démarre en Amérique du Sud, où le quotidien d’Ivo est rythmé par les missions humanitaires qu’il effectue pour l’association Mano a mano. Ainsi, tous les jours, ou presque, il accomplit des livraisons à destination de communautés excentrées et vulnérables, sur des pistes d’atterrissage souvent accidentées et non répertoriées par les GPS, et ce au gré des multiples caprices météorologiques.
Tous ces trajets aériens restent contrôlés par les autorités. Car si Ivo transporte principalement du matériel médical, d’autres pilotes profitent des airs pour faire passer de la drogue.
3 000 évacuations sanitaires
Ivo représente pour ces territoires éloignés un lien vital avec le reste du pays. Dans son avion, il est parfois accompagné d’une équipe de médecins qui délivrent sur place des cours de secourisme et d’hygiène aux populations tout en leur donnant des consultations. Créée il y a plus de vingt ans, l’association Mano a mano a tracé plus de 1 500 km de routes, permettant ainsi 3 000 évacuations sanitaires.
En cas d’urgence, l’unique solution reste l’avion pour acheminer ces habitants vers les dispensaires ou hôpitaux les plus proches. Le film suit notamment Ivo au fin fond de la forêt amazonienne, où il récupère une petite fille souffrant d’anémie sévère qu’il va conduire vers l’hôpital le plus proche, à Cochabamba. Et ce pour un vol d’une heure seulement, là où il faudrait plusieurs jours par voie terrestre. C’est en outre dans cette capitale régionale qu’est basée Mano a mano.
Ivo représente pour ces populations une sorte de sauveur ; tous attendent avec impatience sa venue. Le personnage reste humble, laissant ses actions au premier plan.Le jeune homme traverse la Bolivie pour le plus grand plaisir de nos yeux.

   


Au fil des expéditions de ce pilote sauveteur, le pays apparaît comme une véritable mosaïque de peuples, de paysages, de traditions et de cultures. Hauts plateaux, vallées, canyons, désert de sel… Caméra au sol ou dans les airs, Pascal Vasselon signe un voyage passionnant, composé de plans magnifiques qui reflètent la diversité de ce pays. Les périples d’Ivo sont autant de prétextes pour évoquer les croyances locales, la géographie, l’histoire et même la géologie de lieux boliviens emblématiques.
Pour leurs prochaines destinations, ces « avions du bout du monde » nous emporteront au Vanuatu, avant de filer vers le nord, au Canada, puis de mettre le cap vers la Nouvelle-Zélande pour parachever ce voyage des plus dépaysants.
Les Avions du bout du monde : Bolivie, le pilote de l’espoir, de Pascal Vasselin (France, 2017, 52 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ A voir aussi ce soir. Une course fictive fait s’affronter cinq anciens vainqueurs d’une des étapes mythiques du Tour de France (sur Arte à 23 h 05).
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TV – « Le Roi du mont Ventoux »

A voir aussi ce soir. Une course fictive fait s’affronter cinq anciens vainqueurs d’une des étapes mythiques du Tour de France (sur Arte à 23 h 05).



Le Monde
 |    29.06.2018 à 17h30
    |

            Olivier Zilbertin








                        


Documentaire sur Arte à 23 h 05



L’expérience vaut ce qu’elle vaut, mais elle n’en est pas moins très alléchante. Elle s’adresse avant tout à un public de passionnés du Tour de France, férus de statistiques et de comparaisons. L’idée du documentaire de Fons Feyaerts, un rien saugrenue, consiste à organiser, en quelque sorte, une étape de la Grande Boucle à laquelle participeraient certains de ses anciens vainqueurs.
Et pas n’importe quelle étape, celle qui s’achève au sommet du mont Ventoux. Coureurs cyclistes et aficionados de la petite reine savent ce que ce nom inspire de craintes, suggère de souffrances, promet d’efforts et d’effroi. Rappelons que c’est sur ses pentes que l’Anglais Tom Simpson a trouvé la mort le 13 juillet 1967. Mais c’est aussi au sommet de ce mont chauve, sec et aride, que se récoltent les plus belles victoires et se forgent les plus grandes gloires.
Alors voici donc, grâce à la­ ­technologie et à un minutieux ­montage d’images d’archives, le Belge Eddy Merckx, les Français Jean-François Bernard et Richard Virenque, l’Italien Marco Pantani et l’Espagnol Juan Manuel Garate réunis virtuellement au pied du mont Ventoux, prêts à en ­découdre sur les pentes terribles du géant.
Douleur et limites
Ces cinq-là l’ont vaincu, en leur temps : Merckx en 1970, Bernard en 1987, Pantani en 2000, Virenque en 2002 et Garate en 2009. Ils sont aussi les seuls dont on puisse comparer les performances puisqu’ils ont emprunté le même tracé, du pied au sommet. En revanche, on soulignera quelques entorses à l’équité : les cinq n’avaient pas parcouru la même distance durant l’étape, ni pédalé le même nombre de jours avant. Ajoutons encore les conditions météo, et l’évolution du matériel, pour se convaincre que comparaison n’est pas raison.
Mais qu’importe peut-être si la démonstration n’est pas ­convaincante et le propos un peu brouillon. Les images s’enchaînent, les hommes suent et souffrent, les images en noir et blanc d’hier se fondent avec les couleurs d’aujourd’hui. Par-delà des époques, chacun se retrouve face à soi-même, seul face à la douleur et à ses limites. On se laisse finalement prendre au jeu, curieux de connaître le nom du vainqueur de cet improbable rendez-vous avec le Ventoux. Alors, un pronostic ?
Le Roi du mont Ventoux, de Fons Feyaerts (Fr-Bel, 2013, 72 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Plusieurs réformes sont en cours, qui risquent d’affecter les revenus d’une partie de la profession des artistes auteurs, déjà précarisés. Le tour de la question en trois points.
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Protection sociale : ce qui est en train de se jouer pour les artistes

Plusieurs réformes sont en cours, qui risquent d’affecter les revenus d’une partie de la profession des artistes auteurs, déjà précarisés. Le tour de la question en trois points.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 17h40
    |

            Mathilde Damgé








                        


« Une profession est en train de crever au nom d’une réforme », a alerté le dessinateur et auteur Joann Sfar (Gainsbourg, vie héroïque, Le Chat du rabbin, etc.), relayant le cri d’alarme de nombreux auteurs français, inquiets d’un bouleversement de leur régime social et fiscal. « En France, les livres sont très bien protégés grâce au prix unique, mais les auteurs sont en danger », a déclaré l’illustrateur, romancier et réalisateur sur France Inter, relayant un mouvement plus vaste réuni sous la bannière #auteursencolère sur les réseaux sociaux.

Bon là je crois qu'il est temps de dire qu'une BD de 150 pages, chez Actes Sud, c'est payé 3000 euros (en avances s… https://t.co/x9G5xwKO7b— loicsecheresse (@Loïc Sécheresse)


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Les auteurs s’inquiètent notamment de la hausse de la CSG : l’augmentation de cette cotisation a entraîné une perte de pouvoir d’achat au sein d’une profession déjà fortement précarisée. Mais une réforme plus globale se profile sur la protection sociale des auteurs. Le tour de la question en trois points.
Qu’est-ce qui va changer ?
Deux réformes sont en cours pour les 260 000 artistes auteurs français (écrivains, scénaristes, photographes, compositeurs, chorégraphes, peintres, plasticiens, etc.) :
l’aménagement de la hausse de la cotisation sociale généralisée (CSG), passée de 7,5 % à 9,2 % depuis le 1er janvier. Cet impôt prélevé sur les salaires et les revenus du patrimoine pour financer la protection sociale, a été alourdi de 1,7 point pour l’ensemble des Français ;l’évolution du régime de protection sociale spécifique aux artistes auteurs, et en particulier la question de l’affiliation à ce régime que le gouvernement souhaite harmoniser pour les auteurs professionnels et ceux qui ont un autre métier en plus. Au cœur de ces discussions, l’épineuse question de la refonte de leur système de retraite.
Qu’est-ce qui est reproché par les artistes ?
Concernant la hausse de la CSG, elle était remise en cause par les artistes, qui avancent deux arguments. Le premier tient au fait que, si la hausse de la CSG est allée de pair pour l’ensemble des Français avec une baisse des cotisations sociales d’assurance-chômage et d’assurance-maladie, les auteurs — comme d’autres professions indépendantes — sont lésés. En effet, les droits d’auteur n’étant pas pris en compte dans le calcul des droits à indemnité de chômage, les auteurs ne cotisent pas à l’assurance-chômage et n’y ont donc pas droit.
Le second argument : une forte perte de pouvoir d’achat, amplifiée d’autant plus que la CSG n’est pas progressive et a un fort impact sur les bas salaires, alors que 41 % des auteurs professionnels gagnent moins que le smic, selon les données avancées par les défenseurs du monde du livre.
La hausse de la cotisation a été en partie compensée par une aide financière mise en œuvre après décret, mais cette mesure est temporaire et le ministère de la culture a lancé une mission conjointe avec le ministère des solidarités et de la santé (affaires sociales) pour trouver une solution pérenne. En attendant, la présidente de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, Samantha Bailly, estimait qu’un auteur au smic perdait 124 euros par an tant qu’il n’y a pas de compensation effective — le versement compensatoire doit avoir lieu à la fin de l’année. Les auteurs « verront leur pouvoir d’achat baisser d’environ 1 % a minima tandis que celui des salariés augmentera de 1,45 % », calcule, de son côté, Geoffroy Pelletier, directeur général de la Société des gens de lettres (SGDL).
Concernant la refonte du système de protection sociale spécifique aux auteurs artistes, elle est en réalité en discussion depuis plusieurs années et pose en particulier la question de la retraite. Concrètement, ils ne sont que quelques dizaines de milliers à gagner assez pour être affiliés à l’Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs (Agessa) ou à la Maison des artistes. Le Syndicat national des artistes-auteurs (SNAA-FO) demande ainsi à ce que le régime social soit « simplifié et amélioré, pas déstructuré ».
Le gouvernement propose en effet de rapprocher la protection sociale des artistes dits « affiliés » (moins de 50 000 personnes) de celle de la grande majorité des autres artistes qui ne gagnent pas assez avec leur art, et le plus souvent ont un autre métier ; ils sont dits « assujettis » : ils cotisent pour la solidarité et la retraite de base mais ne bénéficient pas d’une couverture complémentaire (décisive dans le cas de la retraite).
Or le rapprochement des deux régimes risque de pénaliser à la fois les auteurs déjà retraités, dont les revenus vont chuter, ceux qui ont deux métiers et dépasseront le plafond de la Sécurité sociale ainsi que les plus pauvres, qui devraient payer leur cotisation dès le premier euro gagné.
Quelles sont les pistes qui se dessinent ?
Selon la lettre de mission adressée à l’inspection générale des affaires sociales et de l’inspection générale des affaires culturelles, les préconisations pour « neutraliser » la hausse de la CSG doivent être rendues d’ici à la fin de la semaine prochaine.
Il restera à négocier la vaste refonte du système de retraite et maladie des artistes avec les différentes parties. La mission se poursuivra jusqu’au mois d’octobre, dans le dialogue avec leurs représentants, ajoute le ministère. Le rapport sur ce deuxième point est, lui, attendu fin novembre.
« Les artistes auteurs bénéficient, depuis les années 1960, d’une protection sociale dont les modalités ont été adaptées à leurs spécificités professionnelles », explique le ministère de la culture, qui réaffirme l’importance d’une « couverture sociale de qualité ». Contacté, le ministère n’a pas répondu à nos demandes de précisions.
Le 22 mai, plus de 20 000 auteurs ont organisé les premiers Etats généraux du livre pour protester contre la paupérisation de leur métier. Une situation due en partie à l’inflation du nombre de nouveaux titres édités chaque année : 76 000 en 2017, voire 81 000 en comptant les ouvrages autoédités. « Soit deux cents nouveautés par jour », rappelle Pascal Ory, président du Conseil permanent des écrivains.

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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ A écouter cette semaine : musiques de chambre et vocale à l’honneur, une combinaison inventive de jazz et de musiques afro-cubaines, des mini hymnes indie rock…
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Sélection albums : Gérard Pesson, Kip Hanrahan, Rolling Blackouts Coastal Fever…

A écouter cette semaine : musiques de chambre et vocale à l’honneur, une combinaison inventive de jazz et de musiques afro-cubaines, des mini hymnes indie rock…



Le Monde
 |    29.06.2018 à 16h23
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 16h27
   





                        


Gérard Pesson Musique de chambre, Cantates Marion Tassou (soprano), ensemble vocal Exaudi, L’Instant donné

   


Probablement suscité par le soixantième anniversaire du compositeur Gérard Pesson, ce double CD est un magnifique cadeau dont profite aussi l’auditeur, accueilli par chaque œuvre comme à une table d’hôtes. Le premier disque fait la part belle à des partitions anciennes, telles que La lumière n’a pas de bras pour nous porter (fantomatique solo de piano où les notes jouent à cache-cache avec divers frottements du clavier) et Cinq chansons (sur des textes de Marie Redonnet qui appellent une incarnation fugitive). On y découvre aussi Etant l’arrière son, théâtre d’un lyrisme plus à découvert que par le passé. Sensualité éthérée, rythmique suggestive, expression parcellaire, les constantes de Gérard Pesson ne varient pas mais leur traitement se renouvelle d’un morceau à l’autre par une culture de l’oreille que le compositeur pratique en érudit et en poète. L’étonnant triptyque Cantate égale pays (CD 2) en témoigne. Localement proche de l’Arte povera, Pesson s’y impose aussi en maître d’un nouvel Ars subtilior. Pierre Gervasoni
2 CD NoMadMusic.
Kip Hanrahan Crescent Moon Waning

   


« La musique que nous interprétons sonne comme aucune autre musique », indique, dans le livret de Crescent Moon Waning, Kip Hanrahan, producteur, chef d’orchestre, organisateur de cet univers de fait assez unique, depuis bientôt quarante ans. L’album a été enregistré entre août 2015 et décembre 2016, avec des parties provenant d’une répétition en 1994 et en conclusion un extrait d’un concert de 1984. Un assemblage de percussions et d’assises mélodico-rythmiques de la basse, de fines interventions solistes de saxophones et de violons, parfois une guitare, des voix féminines et masculines ici murmurées, presque parlées, là dans un chant de sensualité frémissante. En une combinaison inventive d’éléments de jazz et de musiques afro-cubaines, tout en surprises, décalages et croisements. Avec lui, une trentaine de musiciennes et musiciens, fidèles depuis des années, dont les bassistes Steve Swallow, Fernando Saunders, Jack Bruce, mort en 2014, présent sur le thème de 1984, le violoniste Alfredo Triff, les saxophonistes Charles Neville (mort le 26 avril) et Chico Freeman, le haut du panier des percussionnistes, dont Robby Ameen, Milton Cardona, Giovanni Hidalgo, Ignacio Berroa… Intense, rêveur, emporté ou sur le fil de la brisure, profondément musical. Sylvain Siclier
1 CD American Clavé-Enja Yellowbird/L’Autre Distribution.
Rolling Blackouts Coastal Fever Hope Downs

   


Si Hope Downs est le premier album de Rolling Blackouts Coastal Fever, ce groupe indie rock australien existe depuis 2011 et compte déjà plusieurs singles et deux mini-albums, Talk Tight (2017) et The French Press (2017). Pris sous la houlette du label américain Sub Pop (Nirvana, The Shins), la formation de Melbourne s’illustre dans le registre de la pop romantique et accrocheuse. Son principal atout ? Trois guitaristes et autant de compositeurs, qui plus est talentueux, qui se partagent le chant – les cousins Fran Keaney et Joe White, les frères Tom et Joe Russo (basse) –, qui puisent ainsi dans un vivier d’inspiration où se fondent les six-cordes racées des Strokes et le sens mélodique d’un R.E.M. Le nerveux Talking Straight, premier single au refrain entêtant, inaugure une collection tout aussi réjouissante de mini-hymnes sur le reste de ce long format. Et de perpétuer dignement la flamme de leurs regrettés aînés, The Go-Betweens. Franck Colombani
1 CD Sub Pop/PIAS.
Ben Howard Noonday Dream

   


Après s’être imposé en deux albums, Every Kingdom (2011) et I Forget Where We Were (2014), comme l’un des plus brillants héritiers britanniques du « songwriting » folk, Ben Howard s’éloigne de l’orthodoxie des complaintes guitare-voix, pour creuser une veine atmosphérique planant telle une brume envoûtante sur Noonday Dream, son troisième opus. Plus proche ici des expériences oniriques de John Martyn, période Solid Air (1973), que du classicisme boisé des premiers Joni Mitchell ou Simon and Garfunkel, ce mélodiste amoureux de méditation bucolique et maritime habite ses longues rêveries d’une palette instrumentale capable de brasser fluidité cristalline et distorsion orageuse, nappes aériennes et rythmiques tendues. Le tout baignant dans les sons réels ou fantasmés de son environnement. Stéphane Davet
1 CD Tôt ou Tard/Island Records.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Le photographe a réuni, dans un livre publié par la maison d’édition de la galeriste Clémentine de la Féronnière, des images qui vont de 1981 à 2017.
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Sélection galerie : l’Irlande de Gilles Favier

Le photographe a réuni, dans un livre publié par la maison d’édition de la galeriste Clémentine de la Féronnière, des images qui vont de 1981 à 2017.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 15h53
    |

            Claire Guillot








                        



   


L’Irlande de Gilles Favier est rude, sombre, tragique. Depuis 1981, le photographe, qui dirige le festival Images singulières, à Sète, retourne régulièrement à Belfast pour y témoigner du conflit nord-irlandais et de ses fantômes. Il a réuni dans un ­livre intense, publié par la maison d’édition de la galeriste Clémentine de la Féronnière, des images qui vont de 1981, ­époque où il faisait ses premières armes de reporter, à 2017, où l’on voit les anciens détenus de l’IRA tenter de se réinsérer dans la société. La mort de Bobby Sands, les bombes dans les pubs, les défilés et les commémorations des militants tombés sous les balles, mais aussi les portraits d’enfants qui jouent dans la rue… L’ouvrage, en noir et blanc et en couleurs, présente des photos heurtées qui occupent toute la page, et démontre combien la ville, malgré la paix, reste entièrement modelée par ce passé de bombes et de haine, dans sa géographie comme dans ses ­graffitis. Les images de Belfast sont aussi à voir sur les murs de la galerie, en compagnie de séries variées, dont une belle série réalisée à la Renaude, quartier oublié du nord de Marseille, dans les années 1990.
Galerie Clémentine de la Féronnière, 51, rue Saint-Louis-en-l’Ile, Paris 1er. Tél. : 01-42-38-88-85. Livre « Belfast », de Gilles Favier, 39 euros. galerieclementinedelaferonniere.fr



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ Chaque semaine, « L’Epoque » paie son coup. Dans les faubourgs de Londres, l’ardente rousse a bu une blonde tiède avant de monter sur les planches pour jouer dans « Tartuffe ».
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Un apéro avec Audrey Fleurot : « Ma référence, c’est Mata Hari, j’en mets un peu partout »


                      Chaque semaine, « L’Epoque » paie son coup. Dans les faubourgs de Londres, l’ardente rousse a bu une blonde tiède avant de monter sur les planches pour jouer dans « Tartuffe ».



Le Monde
 |    29.06.2018 à 14h55
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 06h34
    |

            Laurent Carpentier








                              

                        

Qu’est-ce qui fait que l’on est ce que l’on est ? Que la fille d’un pompier élevée dans une caserne de Mantes-la-Jolie (Yvelines) devient une actrice flamboyante, décidée, qui, dans Les Trois Mousquetaires, serait sans hésitation Milady plutôt que Constance Bonacieux, qui rêve d’avoir mille vies et une mille et unième pour raconter toutes les autres, et qui, le jour où son psy lui parle de « rebirth », prend ses jambes à son cou, parce que renaître, elle fait ça tous les jours. C’est même son métier : une catharsis qui est aussi un jeu. Car la vie ne saurait pas être autrement que jouée, sinon on s’ennuierait.
Force de caractère
On retrouve Audrey Fleurot, ses cheveux brûlants et sa voix caverneuse qui vous avale, dans un pub de Camden, The Colonel Fawcett, au nord du canal, derrière la voie ferrée que, de temps en temps, un train fait trembler. C’est dans ce faubourg londonien – celui de Dylan Thomas et d’Amy Winehouse, où elle venait adolescente, tignasse punk rasée sur le côté, acheter ses Doc Martens – qu’elle habite depuis quelques mois, jonglant entre les baby-sitters et son compagnon, le réalisateur Djibril Glissant, resté à Paris, pour s’occuper de Lou, leur fils de 2 ans et demi, alors qu’elle joue dans Tartuffe au Théâtre Royal Haymarket et tourne en France la septième saison d’Engrenages.
« Les cheveux attirent l’embrouille. On a l’air de découvrir le harcèlement, mais, quand vous êtes une fille, c’est un truc que vous vivez tous les jours. »
« Je n’aurais pas pu me contenter d’une seule vie, assure-t-elle. Je fais ce métier pour être quelqu’un d’autre. » Ah oui ? Qui ? Joséphine Karlsson, l’avocate écorchée d’Engrenages ? Hortense Larcher, qui couche avec le patron de la Gestapo dans Un village français ? La Dame du lac dans Kaamelott ? D’Intouchables, en 2011, à La Fête des mères, sorti en mai, sa filmographie présente une...




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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ Courant architectural de l’après-guerre né pour répondre aux besoins en logements, le brutalisme a été taxé de tous les maux. Il suscite pourtant un intérêt nouveau au point de devenir un objet culturel, tel le Robin Hood Gardens, grand ensemble londonien.
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Le béton brut ne se laisse pas abattre 
                  
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Le Monde
 |
                  29.06.2018 à 14h51
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 15h14


Courant architectural de l’après-guerre né pour répondre aux besoins en logements, le brutalisme a été taxé de tous les maux. Il suscite pourtant un intérêt nouveau au point de devenir un objet culturel, tel le Robin Hood Gardens, grand ensemble londonien.

Par             Isabelle Regnier





                     

C’est une barre de béton brute avenante comme un pénitencier. Sa façade est quadrillée d’un trop-plein de fenêtres collées les unes aux autres, certaines maculées de fientes, d’autres fendillées, quand elles ne sont pas carrément brisées. Entouré de sa famille de jouets, un Spiderman gonflable nous fait signe depuis le premier étage, laissant deviner derrière le voilage grisâtre la vie qui palpite à l’intérieur.
Dehors, les petits potagers des appartements du rez-de-chaussée, alignés en rang d’oignons, font la jonction avec un charmant jardin boisé enserrant en son centre une colline de verdure. Depuis le sommet, on contemple le ballet silencieux des quelques locataires qui sortent de chez eux : une femme avec une poussette, voilée de la tête aux pieds, et un trentenaire, serviette sous le bras, téléphone à l’oreille, qui se croisent sans se saluer, sans faire attention, non plus, aux photographes venus, ce jour-là, immortaliser les lieux.
Un phénomène de gentrification
A 360 degrés à la ronde, le quartier de Poplar est en pleine transformation. Cette ancienne zone de docks de l’East End londonien voit les classes populaires qui lui étaient historiquement attachées chassées par un coût de l’immobilier qui ne cesse de grimper. Et, très concrètement, aujourd’hui, par le Blackwall Reach Regeneration Project, une opération immobilière de 340 millions d’euros dont le chantier spectaculaire illustre la gentrification en marche.
Nous sommes au Robin Hood Gardens, complexe de 213 logements sociaux datant du début des années 1970, qui réunissait de part et d’autre de son jardin, jusqu’à l’hiver dernier, deux grands rubans de béton aux lignes brisées. Au fil des ans, il s’est acquis la solide réputation de lieu infréquentable, parangon de ce triste cocktail de chômage, de drogue, d’insécurité, trop souvent associé aux grands ensembles d’immeubles sortis de terre à cette époque.

Son aile Ouest – la plus grande des deux – vient d’être...





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Cinéma : La Rochelle célèbre Bresson, chercheur acharné

Le Festival international du film consacre une rétrospective au cinéaste qui n’a eu de cesse de casser les codes.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 14h46
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 17h20
    |

                            Mathieu Macheret (La Rochelle, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le Festival international du film de La Rochelle tient son rang parmi les plus courues des villégiatures cinéphiliques, grâce à sa ­programmation éclectique dont la particularité est de faire se ­côtoyer toutes les époques et ­contrées du cinéma. Rien que pour cette 46e édition, on pourra se promener entre les rivages lointains du cinéma muet, dont les « grandes dames » sont mises à l’honneur (Gloria Swanson, Clara Bow, Marion Davies…), la jeune scène émergente de Bulgarie, en passant par la Suède existentialiste d’Ingmar Bergman (1918-2007) ou l’Argentine déliquescente de Lucrecia Martel.
Mais le clou de La Rochelle, c’est surtout sa rétrospective intégrale, consacrée cette année à Robert Bresson (1901-1999), l’un des grands solitaires du cinéma français, autant adulé que honni pour sa quête d’une écriture spécifique par les images et les sons. Œuvre fascinante et cruciale, que l’on pourra revisiter également à la ­Cinémathèque française, du 4 au 29 juillet, mais aussi en salle, à la faveur de trois restaurations échelonnées au fil de l’été (Journal d’un curé de campagne, en juillet, Les Dames du bois de Boulogne, en août, et Un condamné à mort s’est échappé, en septembre). Et, en DVD et Blu-ray, avec les rééditions par Potemkine de Pickpocket et de L’Argent.
Dureté et intemporalité
Un tel faisceau d’actualités donne l’occasion d’explorer cette œuvre si intimidante qu’elle s’est laissé recouvrir par nombre de malentendus. Désincarné et ­rétrograde pour les uns, austère et intransigeant pour d’autres, le ­cinéma de Bresson se distingue surtout par sa recherche acharnée : évacuer tout ce que le cinéma traditionnel devait encore au théâtre et à la psychologie, qu’il s’agisse des conventions de jeu ou de mise en scène. Bresson visait une expression purement cinématographique, l’ayant conduit à se débarrasser progressivement des comédiens professionnels pour leur privilégier des amateurs, qu’il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Les syndicats dénoncent le licenciement de 40 % de l’effectif de Télam.
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Régime de rigueur à l’agence de presse publique en Argentine

Les syndicats dénoncent le licenciement de 40 % de l’effectif de Télam.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 12h17
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            François Bougon








                        



                                


                            

Depuis le mardi 26 juin, l’agence de presse publique argentine Télam est silencieuse : aucune dépêche n’est envoyée à ses clients. Dans un pays où le football est roi, elle n’a même pas pu informer de la victoire le même jour, en Russie, de l’équipe nationale emmenée par Lionel Messi sur le Nigeria, ce qui lui a ouvert les portes des huitièmes de finale face à la France samedi. « En raison d’un mot d’ordre syndical, le service est temporairement limité », indique un bandeau sur son site Internet.
Au moment où l’« Albiceleste » se qualifiait, une partie des salariés de Télam ont reçu un télégramme les informant qu’ils étaient licenciés. « On a vécu quelque chose de terrible, beaucoup d’entre nous ont été informés par quelqu’un de la famille alors que nous étions en train de travailler », témoigne le journaliste sportif Carlos Nis, 43 ans, dont vingt-deux ans à l’agence. C’est sa femme qui lui a annoncé la nouvelle. Les salariés ont commencé un mouvement de grève illimité et occupé le siège de l’agence à Buenos Aires.
« C’est un projet visant à démanteler les médias publics et à mettre en place un système médiatique en faveur des médias privés proches du gouvernement », dénonce de son côté Mariano Suarez, délégué syndical et journaliste. « Ils ne peuvent pas fermer l’agence Télam, car il faut un consensus au Parlement, alors on la vide de son contenu », ajoute-t-il.
354 licenciements évoqués
Si aucun détail sur l’ampleur du plan social n’a été donné par la direction, Hernan Lombardi, le ministre chargé des médias publics – outre Télam, il supervise la télévision publique Canal 7 et la radio Nacional – a évoqué 354 licenciements, soit 40 % de l’effectif total, selon les syndicats. Comble du cynisme et de la perversité pour ces derniers, les salariés qui restent se sont vu adresser un courriel d’« accueil » de la direction : « Vous faites partie de la nouvelle agence Télam. » « Nous vous faisons...




                        

                        


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La piraterie audiovisuelle a coûté plus de 1 milliard d’euros en  2017

En France, le nombre de fraudeurs a baissé de 8 % l’an dernier, pour atteindre 10,6 millions.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h40
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            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Une bonne nouvelle. Selon le rapport d’EY réalisé avec le soutien de l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA) et publié jeudi 28 juin, le nombre de personnes qui ont piraté des films et des programmes audiovisuels en France a baissé de 8 % en 2017, pour atteindre 10,6 millions. En moyenne, elles consomment moins de contenus illégaux (– 4 %).
Les purs et durs qui ne dépensent jamais le moindre centime pour un produit légal constituent 2 % de la population. Mais, aujourd’hui, pratiques légales et illégales tendent à se mélanger, puisqu’un pirate sur trois est abonné à Netflix.
Une moins bonne nouvelle. Le piratage reste à un niveau très élevé dans l’Hexagone et a concerné 2,13 milliards de films, séries et documentaires en 2017. Même si le manque à gagner a diminué d’environ 10 % par rapport à 2016, il représente encore 1,18 milliard d’euros. L’étude précise que l’Etat reste le plus gros perdant de l’affaire, avec 408 millions de recettes fiscales évanouies.
Le streaming reste, de loin, le moyen de consommation de contenus illégaux le plus utilisé, à 35 %. Le film constitue également le premier secteur piraté (à 94 %, devant les séries, à 87 %). Les longs-métrages américains sont les plus prisés. Pour les films français, Ma famille t’adore déjà (Jérôme Commandeur, Alan Corno, 2016), Papa ou maman 2 (Martin Bourboulon, 2016), Raid dingue (Dany Boon, 2016) et Valérian (Luc Besson, 2017) sont arrivés en tête des plus copiés illégalement.
« Le Royaume-Uni et l’Allemagne » meilleurs que la France
Dans les séries, les pratiques illicites sont directement corrélées à la sortie des nouveaux épisodes sur les chaînes ou les plates-formes étrangères. Dès sa diffusion aux Etats-Unis, la 7e saison de Game of Thrones est devenue l’œuvre la plus piratée en France, en 2017.
La lutte contre le piratage n’est efficace que sur certains protocoles. D’importants sites...




                        

                        

