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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Plusieurs centaines de personnes ont protesté à la veille de l’entrée en vigueur de la mesure voulue par le gouvernement.
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Limitation de vitesse à 80 km/h : des motards manifestent leur colère à Paris

Plusieurs centaines de personnes ont protesté à la veille de l’entrée en vigueur de la mesure voulue par le gouvernement.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 17h09
   





                        



   


Quelques centaines de motards ont manifesté leur « colère » à Paris samedi 30 juin dans l’après-midi, à la veille de l’entrée en vigueur de la limitation à 80 km/h sur les routes secondaires.
Réunis devant le château de Vincennes, ils sont partis en cortège un peu après 15 heures, pour une « traversée de Paris », en direction de la tour Eiffel, a indiqué la fédération française des motards en colère (FFMC), l’une des organisations qui avaient appelé à manifester.
« Non à la sécurité rentière », « État bandit », « Halte au racket Manu », « Édouard aux besoins d’argent », pouvait-on lire sur des pancartes accrochées aux motos. Des messages adressés au président Emmanuel Macron et au premier ministre Édouard Philippe alors que la limitation de vitesse passera dimanche de 90 km/h à 80 km/h sur 400 000 kilomètres de routes à double sens sans séparateur central.

        Lire le reportage :
         

          Limitation de vitesse à 80 km/h : « De toute façon, ici, tout le monde roule à 100 »



Ils étaient nombreux samedi à être venus de régions rurales où se situent la plupart des routes concernées. « En campagne, on a beaucoup de lignes droites, on ne peut pas faire du 80 km/h », a estimé Isabelle, 55 ans, qui assure avoir déjà fait « toutes les manifs en Bretagne » avec son mari pour protester. « C’est un réel danger de rouler à la même vitesse que les poids lourds », a ajouté Philippe, un autre Breton.
« Un racket monstrueux »
« C’est juste un racket monstrueux, ils ne savent plus quoi faire pour trouver du fric. Ca va faire chier le monde, ça va créer des embouteillages et des accidents. C’est complète absurde », a protesté Gilles, 59 ans.
« Ces mesures visent à trouver de l’argent, pas à assurer la sécurité des usagers de la route », a dénoncé pour sa part Alain Quemener, l’un des responsables de la FFMC, qui demande comme beaucoup de motards présents, que l’État investisse plutôt dans l’installation de doubles glissières le long des routes, pour éviter que les motards ne soient « décapités, amputés », ou dans la réparation des voies abîmées.
La mesure n’a pas pour objectif « d’emmerder le monde » avait rappelé vendredi Édouard Philippe, en reconnaissant son impopularité. Les autorités estiment qu’elle pourrait sauver jusqu’à 400 vies par an, et permettre d’inverser la courbe de la mortalité routière qui, après avoir atteint un plus bas historique en 2013 (3 427 morts, métropole et Outre-mer confondus), est repartie à la hausse les trois années suivantes. En 2017, 3 684 personnes ont perdu la vie sur les routes.

        Lire aussi :
         

                80 km/h sur les routes à double sens, histoire d’une décision impopulaire






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Cette année, quatre-vingt-sept chars représentant autant d’organisations différentes ont pris le départ de la marche.
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A Paris, une marche des fiertés pour lutter contre « l’homophobie banalisée »

Cette année, quatre-vingt-sept chars représentant autant d’organisations différentes ont pris le départ de la marche.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 13h24
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 17h44
   





                        



   


Plusieurs centaines de milliers de personnes défilent, samedi 30 juin, dans les rues de la capitale pour l’égalité des droits et contre les discriminations dans une ambiance festive. L’édition 2018 de cette marche des fiertés, organisée depuis plus de dix ans par l’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT) grâce à 300 bénévoles. « Vous n’avez pas le monopole de la famille », « Fermez le Vatican, Guantanamo mental », « Ni la Terre ni les femmes ne sont des conquêtes », « A genoux jamais plus! » : les pancartes multipliaient les slogans, tandis que les chars remontaient la rue de Rivoli.
Le cortège est parti de la place de la Concorde, face à l’Assemblée nationale, lieu symbolique, à 14 heures et devrait arriver sur la place de la République vers 17 heures. Là, aura lieu le grand podium de fin de marche, de 17 heures à 22 heures, pendant lequel se produiront de nombreux artistes, comme Rebeka Warrior, le collectif gay-queer Gang Bambi, Arnaud Rebotini ou encore Kiddy Smile.

   


Quatre-vingt-sept chars représentant autant d’organisations différentes ont pris le départ de la Marche. Pour la première fois dans l’histoire de l’événement, la Mairie de Paris aura son propre char. L’Inter-LGBT a également décidé, en partenariat avec HandiQueer, d’organiser un char pour les personnes à mobilité réduite. Autre première, un char « gouine/trans », destiné à mieux promouvoir la visibilité des lesbiennes et des transsexuels, défile dans le cortège.
Suivez le défilé avec notre journaliste sur place, Pierre Bouvier :

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Beaucoup de participants au défilé arborent les couleurs arc-en-ciel : petit drapeau accroché à un sac, dessin sur les joues, couronnes de fleurs, bretelles, jupe de tulle ou vaste morceau d’étoffe dans laquelle les manifestants étaient drapés. « On est ici pour nous amuser, mais il ne faut pas oublier la base : continuer à combattre pour nos droits », déclare David, 20 ans, venu de Toulouse avec deux amis pour le défilé, qui déplore « l’homophobie banalisée ».
Quatre jeunes filles de 15 ans sont venues, pour la première fois, afin de soutenir « une cause qui nous tient à coeur », explique Audrey, qui a aussi déploré les inégalités au sein des homosexuels, entre gays et lesbiennes par exemple. « On parle beaucoup moins des femmes » homosexuelles, selon elle. « Le mariage pour tous, c’était énorme, mais il faut continuer », martèle la jeune fille.
L’édition 2018 sous le signe des discriminations dans le sport
« Les discriminations au tapis, dans le sport comme dans nos vies ! », c’est le slogan de l’édition 2018 de la Marche des fiertés voulu par l’Inter-LGBT, qui regroupe environ 60 associations.
Dans un communiqué, l’association, pour qui « le sport est révélateur de l’état d’esprit de notre société », dit se mobiliser « contre les discriminations et les violences subies par les personnes LGBTQI +, dans les milieux sportifs comme dans le reste de leurs vies ». « Si certains événements sportifs, à l’image des Gay Games qui se tiendront à Paris du 4 au 12 août, s’efforcent de promouvoir la diversité et l’inclusion, force est de constater que beaucoup d’autres se tiennent au mépris des droits humains, à commencer par la Coupe du monde de football en Russie cette année puis au Qatar en 2022 », a-t-elle ajouté.
Par ce slogan, les militants souhaitent dénoncer « les chants homophobes dans les stades », « les traitements et mutilations subis par les athlètes féminines » et « l’impossibilité d’évoquer son homosexualité dans le sport pour ne pas perdre des sponsors », a détaillé la porte-parole de l’Inter-LGBT, Clémence Zamora-Cruz, lors d’une conférence de presse.

        Lire l’entretien :
         

          « Les lesbiennes ne se retrouvent pas nécessairement dans les discours de nombreuses associations LGBT »



L’arc-en-ciel de l’Assemblée nationale dégradé
Alors que l’Assemblée nationale s’était pour la première fois revêtue des couleurs de l’arc-en-ciel à l’occasion de la Marche des fiertés, un individu, se réclamant « militant d’extrême droite et anti-LGBT » a déchiré à mi-hauteur un des deux drapeaux posés sur le palais Bourbon en fin de soirée vendredi. L’auteur a été arrêté rapidement par la garde républicaine assurant la sécurité du Palais-Bourbon, selon la présidence de l’Assemblée nationale.
A la demande du président de l’Assemblée François de Rugy (La République en marche), qui était à l’origine de l’initiative, une plainte va être déposée. Le drapeau arc-en-ciel « est le symbole en général de la lutte contre l’homophobie, de l’égalité des droits », avait-il souligné jeudi, relevant que « c’est un combat qui est souvent passé par l’Assemblée nationale, qui [y] a parfois été d’ailleurs assez agité (…), mais aujourd’hui on voit que ce sont plutôt des sujets qui rassemblent ».
M. de Rugy, issu des rangs écologistes, ainsi que plusieurs députés ont prévu de participer à la Marche des fiertés.

Je l’avais annoncé : l’Assemblée nationale est pavoisée du drapeau arc-en-ciel 🏳️‍🌈, en symbole de notre engagement… https://t.co/ErMUD80Q43— FdeRugy (@François de Rugy)


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Mardi 26 juin, une autre dégradation homophobe a eu lieu dans le 4e arrondissement de Paris, dans le quartier du Marais. Un tag « LGBT hors de France » est apparu rue des Archives, au milieu d’un croisement où les passages piétons aux couleurs arc-en-ciel ont été repeints en blanc. La Mairie de Paris, qui a saisi le procureur de la République, a immédiatement rétabli les passages piétons, et a annoncé qu’ils seraient pérennisés.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ De Fos-sur-mer à Paris, le « groupe des cobayes » a alerté sur les risques sanitaires de la pollution. Ils arrivent samedi 30 juin à Paris après un périple de deux mois et 1 100 kilomètres de marche.
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Ils marchent pour la santé et l’environnement

De Fos-sur-mer à Paris, le « groupe des cobayes » a alerté sur les risques sanitaires de la pollution. Ils arrivent samedi 30 juin à Paris après un périple de deux mois et 1 100 kilomètres de marche.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 13h04
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 15h51
    |

            Rémi Barroux








                        



   


Partie de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) le 1er mai, la petite troupe de la Marche des cobayes arrive à Paris samedi 30 juin. Pendant les deux mois de leur périple, qu’ils aient arpenté des terres agricoles polluées ou discuté dans un local associatif, les marcheurs se sont montrés à l’écoute des problèmes sanitaires et environnementaux locaux et toujours prompts à dénoncer les risques que courent les populations.
Chaussures de randonnée gris et mauve bien entamées par 1 100 kilomètres de marche, Marie Ebermeyer, présente depuis le début de l’action, est une victime des effets secondaires de la nouvelle formule du Levothyrox, un médicament destiné à réguler la thyroïde. « J’ai pris du poids, j’étais épuisée et les autorités, la ministre de la santé en tête, nous disaient que c’était un effet psychologique, un effet “nocebo”, témoigne cette jeune retraitée, qui a travaillé quarante ans comme infirmière à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Le ministère, comme les agences régionales de santé [ARS] ne jouent pas le rôle d’alerte, c’est scandaleux. » Pour elle, il faut faire du préventif, pas seulement du curatif, et créer des pôles de santé environnementale dans les ARS.
Chaque étape de leur longue marche fut l’occasion pour les « cobayes » de dénoncer divers scandales sanitaires : terres agricoles polluées par les pesticides dont le glyphosate, écoles mises en danger par une industrie voisine, diesel, amiante, rejets des incinérateurs, champs électromagnétiques, chlordécone, aluminium dans les vaccins… « Sept millions de personnes meurent chaque année dans le monde à cause de la pollution, 2,5 millions de salariés français sont exposés à des produits cancérogènes, sans compter la malbouffe, le tabac… Nous avons tous les éléments pour vivre dans un environnement sain, nous avons les moyens d’évaluation, de contrôle, des outils réglementaires, mais tout est gangrené par les conflits d’intérêts, les lobbies et le mépris des institutions », dénonce Michèle Rivasi, députée européenne écologiste en grande partie à l’origine de la marche. Mercredi, la députée accompagnait une petite délégation des marcheurs devant le ministère de la santé, à Paris, pour y déposer des dizaines de croix portant les noms de ces scandales sanitaires.

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Refus de « mourir empoisonné »
Naggia (le nom a été modifié) a vu passer la marche à Fos-sur-Mer, et a décidé de la rejoindre. Adepte du shiatsu, elle veut que le bien-être et la santé deviennent des priorités pour les autorités. Comme elle, Patrick Bourque, membre de Stop nucléaire Besançon, marche pour dire son refus d’être un « cobaye des multinationales » et de « mourir empoisonné ».
« Nous voulons un inversement de la charge de la preuve, insiste Michèle Rivasi. Les victimes sont non seulement malades, mais elles font aussi face au déni des autorités. C’est aux industriels, aux laboratoires de démontrer que leurs produits ne causent pas d’effets secondaires, qu’ils ne sont pas dangereux pour la santé. » Après Paris, la troupe se rendra, mardi 3 et mercredi 4 juillet, à la rencontre des institutions et des députés européens à Bruxelles, puis à Strasbourg.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Les compagnies aériennes ont trouvé la parade pour ne pas verser d’indemnisation aux passagers en cas de retard.
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SOS Conso : comment prouver que l’on a bien embarqué dans l’avion

Les compagnies aériennes ont trouvé la parade pour ne pas verser d’indemnisation aux passagers en cas de retard.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 11h56
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            

Chronique. Les voyageurs qui subiront des retards de vol cet été et qui réclameront l’indemnisation à laquelle ils ont droit risquent de subir des déconvenues. Les compagnies aériennes ont en effet trouvé une parade pour ne pas la verser : elles demandent aux passagers de prouver qu’ils étaient bien à bord de l’avion.
C’est ce qui s’est passé pour Antoine, Diana et Henri M., arrivés de Miami, en Floride, à Paris avec plus de cinq heures de retard, le 26 juillet 2014. Ils réclament à la compagnie française XL Airways une indemnisation de 600 euros par personne en vertu du règlement européen no 261/2004 du 11 février 2004, mais ne l’obtiennent pas.
Ils saisissent alors le tribunal de proximité d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), proche de l’aéroport de Roissy (Val-d’Oise). Ils produisent leurs réservations électroniques ainsi que l’attestation de retard, non nominative, que la compagnie leur a fournie. XL Airways réplique que ces documents ne prouvent pas leur présence dans l’avion et leur réclame leurs cartes d’embarquement. Or ils ne les ont plus. Le tribunal les déboute, le 26 février 2016.
Les M. se pourvoient en cassation. Ils soutiennent que la juridiction de proximité a, non seulement, « inversé la charge de la preuve » en leur demandant de démontrer qu’ils étaient dans l’avion, mais, en outre, exigé « une preuve impossible » puisque « seul le transporteur aérien détient le listing informatique » confirmant l’embarquement du passager. La cour de cassation rejette leur pourvoi, le 14 février, à la surprise générale.
Colère des transporteurs
« Depuis, de nombreuses compagnies nous opposent la même demande », constate Me Benjamin Mairesse, avocat spécialiste du contentieux aérien. Or les cartes d’embarquement papier peuvent être perdues et les cartes électroniques, sur smartphone, s’autodétruisent après le vol. « Nous leur répondons que le règlement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Flora Bolter, de l’Observatoire LGBT + de la Fondation Jean-Jaurès, revient sur les raisons de la faible visibilité des lesbiennes lors des Gay Pride.
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Marche des fiertés : « Les lesbiennes ne se retrouvent pas nécessairement dans les discours de nombreuses associations LGBT »

Flora Bolter, de l’Observatoire LGBT + de la Fondation Jean-Jaurès, revient sur les raisons de la faible visibilité des lesbiennes lors des Gay Pride.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 11h12
    |

            Pierre Bouvier








                        



   


« Les discriminations au tapis, dans le sport comme dans nos vies ! » Tel est le mot d’ordre de la Marche des fiertés (Gay Pride), qui doit défiler, samedi 30 juin dans l’après-midi à Paris, entre la place de la Concorde et la place de la République. Alors que l’équipe de France affrontera au même moment l’équipe d’Argentine lors de la Coupe du monde de football, les organisateurs ont mis en avant les discriminations homophobes dans le sport.
Certains collectifs, comme SOS-Homophobie, ont toutefois annoncé qu’ils marcheraient derrière le slogan « PMA, l’égalité n’attend pas ! » pour « demander au gouvernement et à la majorité d’ouvrir au plus vite le débat au Parlement ».
Dans le cortège, les chars d’associations lesbiennes seront peu nombreux. Pour Flora Bolter, co-animatrice de l’Observatoire LGBT + de la Fondation Jean-Jaurès, différents facteurs expliquent la plus faible visibilité des lesbiennes lors des Gay Prides.

        Lire notre enquête :
         

          Les lesbiennes peinent à faire entendre leur voix



On a l’impression que les lesbiennes sont peu visibles dans un défilé comme celui de la Marche des fiertés, mais aussi dans le débat public sur les questions LGBT. Comment l’expliquez-vous ?
D’abord, il y a moins d’établissements et d’associations lesbiennes que d’établissements et d’associations orientés sur un public gay, donc cette différence se retrouve au niveau du nombre de chars et de flyers. Cela s’explique en partie par le fait que de nombreuses associations et initiatives LGBT ont été créées en réponse à l’épidémie de VIH-sida et se concentrent donc davantage sur les relations et le public HSH [les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes].
Un deuxième facteur important est le fait que les lesbiennes et femmes bi ne se retrouvent pas nécessairement dans les discours et pratiques de nombreuses associations LGBT. Il y a eu de multiples clivages au fil des ans entre les associations lesbiennes et les interassociatives LGBT, qui se sont soldées notamment par le départ de la Coordination lesbienne en France de l’Inter-LGBT en 2014, ou par celui de FièrEs en 2015. De nombreux collectifs lesbiens et féministes ne participent pas, ou du moins pas en tant que tels, à la Marche des fiertés et préfèrent être actifs et visibles sur des événements lesbiens et féministes plus que sur des événements LGBT généralistes.
Enfin, une dernière explication est à chercher du côté de la sociologie de la réception. La présomption d’hétérosexualité, c’est-à-dire cette idée que, par défaut, toute personne que l’on rencontre est hétérosexuelle, est me semble-t-il plus forte pour les femmes que pour les hommes : un homme qui défile lors de la Marche des fiertés sera perçu comme nécessairement gay, alors qu’une femme, pas forcément. Du coup, alors qu’il y a beaucoup de femmes à la Marche des fiertés, beaucoup de gens ne vont pas se figurer pour autant y avoir vu des lesbiennes. Cet élément est bien sûr lié à la manière dont se construisent les représentations sociales différenciées entre hommes et femmes.

   


Pensez-vous qu’il y a une lesbophobie distincte de l’homophobie gay ?
Il y a très clairement une différence de mécanismes entre la gayphobie et la lesbophobie, et cela se traduit par des types d’agressions différentes. Là où l’imaginaire collectif sursexualise les hommes gay et exerce une violence verbale et physique forte envers les garçons et les hommes qui ne sont pas jugés « suffisamment » masculins/hétérosexuels ; pour les femmes en revanche, l’affirmation de leur identité lesbienne sera davantage disqualifiée, minimisée, réduite à une lubie, voire sexualisée comme un prélude à l’hétérosexualité. Il suffit de voir la représentation des lesbiennes dans les films pornos « classiques » pour s’en convaincre.
Il y a là l’idée qu’une femme n’existe que par rapport à un homme et que son identité, ses désirs n’ont pas d’importance. Dans le meilleur des cas, cela aboutit à une invisibilisation totale des couples de femmes ; dans le pire des cas, cela se traduit par les viols dits « correctifs » qui se pratiquent encore dans de nombreux pays.
Un des éléments que révèle l’enquête de l’IFOP, présentée à la demande de la Fondation Jean-Jaurès et de la DILCRAH [délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT], c’est la prévalence plus forte des agressions LGBT-phobes pour les personnes jugées « androgynes » ou pour les femmes aux cheveux courts. Cette plus grande victimation est la traduction concrète du « rappel à l’ordre » hétéronormatif, qui vise en priorité les personnes qui remettent en question la division traditionnelle des sexes.

        Sur le rapport de l’IFOP :
         

          Homophobie : un constat alarmant



Certaines associations reprochent à la Marche des fiertés de ne pas mettre en avant des sujets comme la PMA. Qu’en pensez-vous ?
Il y a au gouvernement et au Parlement des personnes convaincues sur l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA), et motivées pour faire avancer les choses. Je sais aussi qu’il y a des voix contre [son ouverture aux femmes célibataires et aux couples de femmes], qui s’expriment avec leur vigueur habituelle, et qu’il y a des élu·e·s qui se pensent fin·e·s stratèges en reportant la discussion aux calendes grecques.
J’espère que le calendrier proposé sera tenu et que le vote pourra se faire début 2019 car le perpétuel report de cette décision est un scandale. Les projets de vie et de parentalité des femmes célibataires ou en couple ne sont pas des jouets. Pour l’instant, les débats parlementaires n’ont pas vraiment commencé et le corps politique reste un peu dans l’expectative. Beaucoup d’entre nous attendent une parole forte et explicite.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Comment et pourquoi se marie-t-on en France en 2018 ? La cérémonie républicaine est un miroir de la diversité de la société. Premier épisode de notre série « Mariez-les ! ».
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Mariez-les ! A Aix-en-Provence, sept couples pour un samedi « plutôt calme »

Comment et pourquoi se marie-t-on en France en 2018 ? La cérémonie républicaine est un miroir de la diversité de la société. Premier épisode de notre série « Mariez-les ! ».



Le Monde
 |    30.06.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 15h40
    |

            Léa Iribarnegaray








                        



   


« Bon, c’est du “off”, hein. Mais je suis un peu le poinçonneur des Lilas ! » Bon, on se permet, parce que ça n’a rien de « off » dans la bouche de Jules Susini, volubile adjoint au maire d’Aix-en-Provence. D’astreinte en ce premier pont du mois de mai, il s’apprête à célébrer sept mariages, à la chaîne et chronométrés. 11 heures, 11 h 20, 11 h 40. Pause déjeuner. 14 h 20, 14 h 40, 15 heures, 15 h 20. « Et aujourd’hui c’est plutôt calme », précise-t-il. Bien loin de son record d’un lointain samedi de juillet : dix-sept mariages en une journée.

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En fin de matinée, on délaisse l’unique banc à l’ombre de la jolie cour carrée de l’hôtel de ville pour grimper à l’étage « Pavillon » — la salle officielle des mariages étant fermée pour travaux. L’élu se prépare dans l’antichambre, porte close, tandis que les premiers invités s’installent. « Monsieur Susini, vous êtes prêt ? » s’enquiert Laurence, l’une des deux fonctionnaires d’état civil réquisitionnées pour la journée. Il enfile fissa l’écharpe tricolore avec glands à franges d’argent : puisqu’il fait oui de la tête, elle l’annonce solennellement à l’assemblée endimanchée, comme on annonce la cour lors d’une audience au tribunal. Le cérémonial peut commencer : entrée de l’adjoint au maire, mots d’accueil et vœux de bonheur, lecture des articles 212 et 213 du code civil, relatifs aux devoirs des époux, échange des consentements. Le tout renouvelé toutes les vingt minutes. Réglé comme du papier à musique.
Jean, baskets, kimono
Et pourtant, si tout se répète, rien ne se ressemble. En cette journée prise au hasard dans le calendrier, le mariage républicain prend des allures de caméléon. A Aix-en-Provence, petite ville du Sud aux allures bourgeoises, on se dit oui pour mille et une raisons et de multiples façons. Florian et Natsumi ouvrent le bal. Le couple mixte — lui est français, elle, japonaise — s’est rencontré en Polynésie française en juin 2015 et commence une course contre la montre pour que Natsumi obtienne son visa avant un départ imminent pour la Nouvelle-Calédonie, seul moyen pour elle de rester en France en ayant la possibilité de travailler. Il porte un jean, des baskets « et une chemise pour la deuxième fois de sa vie ». Elle a choisi une tenue traditionnelle japonaise : un léger kimono d’été et une ceinture rouge vif nouée dans le dos, des tongs à larges semelles de bois, quelques fleurs dans les cheveux. On compte dix personnes tout rond dans la salle. C’est simple et joyeux.
Ici, les tomettes en terre cuite cohabitent avec le buste de Marianne. Là, une frise d’arabesques effleure le portrait du président Macron. Sorphorn, 37 ans, et Olivier, 59 ans, prennent le relais en salle Pavillon. Cambodgienne, elle s’aide de Google Traduction pour communiquer avec son mari : « Cela permet de dire ce que l’on ne peut pas transmettre par le regard », dit Olivier, divorcé depuis huit ans. « On a pris très vite la décision de se marier. C’était le parcours du combattant, mais sans cela on n’aurait jamais pu vivre ensemble. » Pour l’occasion, un témoin joue l’interprète des textes officiels.

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Entre deux unions, Jules Susini retourne se cacher dans son antre, se hasarde à quelques commentaires sur l’exotisme de la matinée, prend rendez-vous avec sa fille pour le déjeuner. « Moi, vous savez, je ne fais pas de cinéma, dit-il. Célébrer les mariages, c’est une obligation pour les seize adjoints au maire d’Aix-en-Provence. Alors chacun prend son tour, trois ou quatre week-ends dans l’année. » A 75 ans, avec quatre mandats à son actif, l’élu a exercé dans de multiples délégations de la Ville, de la sécurité à l’espace public. « Franchement, je ne ressens pas d’émotion particulière à marier des inconnus. Pour les jeunes époux, il s’agit d’une journée extraordinaire. L’officier d’état civil, lui, il fait son boulot. » 
« Rien de ringard à mes yeux »
Bernard et Elisabeth, eux, ont fait appel à une amie pour procéder à leur union tardive : dans la même salle, l’adjointe au maire Marie-Pierre Sicard-Desnuelle remplace ainsi Jules Susini. « C’est flatteur, donc j’ai accepté ! » déclare l’élue. Chef de service à l’hôpital de la Timone, à Marseille, elle travaille avec Bernard, lui aussi médecin, depuis quarante ans. Veste à la Jackie Kennedy, robe courte blanc cassé, Elisabeth, la future mariée, infirmière à Aix, rayonne : « A 59 ans, je n’allais pas porter une vraie robe de mariée, je trouverais ça pathétique ! » 
Le couple vit une première histoire au début des années 1980 et se sépare au bout de six mois : elle a des envies de fonder une famille, pas lui. Vingt ans plus tard, divorcés tous les deux, ils se croisent un 24 décembre, pendant une longue nuit de garde aux urgences. Elle a trois enfants, il en a un aussi. « Comme dans un conte de fées, nous nous sommes retrouvés, raconte Elisabeth. C’était en 2002, j’avais très envie que l’on régularise enfin notre situation. Le mariage n’a rien de ringard à mes yeux, au contraire. Cela me comble de bonheur qu’il ait dit oui ! Et puis on vieillit, on doit penser à se protéger l’un l’autre… » En cachette, elle a fait venir tous leurs amis. Elle est aux anges : « Il ne s’y attendait pas. Vous voyez, je sais encore le surprendre ! »

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En début d’après-midi, sur la place de la mairie, les maraîchers remballent les fleurs coupées. Devant la façade provençale résonne une musique berbère d’Algérie. Sabrina et Karim ont engagé un groupe de percussionnistes, en costumes bleu roi. « Nous sommes de confession musulmane, dit la jeune femme. Ce soir, juste après le passage devant le maire, nous emménageons ensemble. C’est un moment très important pour nous. » Le père de Karim est libanais, sa mère, tunisienne. Du côté de Sabrina, le papa est tunisien, la maman, algérienne. « Un bon milk-shake ! » résume-t-elle. Pour trois journées et soirées de festivités, le mariage a coûté 30 000 euros. « On suit toutes les traditions pour faire plaisir à nos familles. Si cela ne tenait qu’à moi, j’aurais fait plus simple », explique Sabrina. Lui, aixois, elle, marseillaise, le couple a préféré l’hôtel de ville d’Aix-en-Provence, « parce que c’est plus joli ». Pour la lune de miel, ils iront à Bora-Bora.

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra.
Un verbe qui résonne comme un appel pour ce rendez-vous de la rentrée désormais incontournable, porté par les journalistes du Monde, qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles.
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Les routes sans séparateur central, sur lesquelles la vitesse est diminuée de 10 km/h le 1er juillet, représentent 90 % du réseau français.
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Abaissement de la vitesse : à quoi ressemble la France des 80 km/h ?

Les routes sans séparateur central, sur lesquelles la vitesse est diminuée de 10 km/h le 1er juillet, représentent 90 % du réseau français.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 10h55
    |

                            Audrey Lagadec et 
Sylvie Gittus








                        



   



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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Les deux personnes arrêtées mardi et suspectées d’avoir appartenu au groupe ayant menacé de poser des bombes sur le réseau ferré en 2003-2004 ont été mises en examen pour, entre autres, « association de malfaiteurs terroristes ».
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Deux suspects du groupe AZF mis en examen

Les deux personnes arrêtées mardi et suspectées d’avoir appartenu au groupe ayant menacé de poser des bombes sur le réseau ferré en 2003-2004 ont été mises en examen pour, entre autres, « association de malfaiteurs terroristes ».



Le Monde
 |    30.06.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 11h31
   





                        



   


L’homme et la femme arrêtés mardi 26 juin au matin dans l’affaire des menaces proférées en 2003-2004 contre le réseau ferré français au nom d’un groupe « AZF » ont été mis en examen à l’issue de leur présentation à un juge d’instruction, vendredi.
Ce chef d’entreprise, né en 1947, et cette femme, née en 1962, sont mis en examen pour « association de malfaiteurs terroristes », ainsi que pour « infraction à la législation sur les explosifs » et « menace de destruction par un moyen dangereux », chaque fois en relation avec une entreprise terroriste, a précisé cette source. L’homme a été placé sous mandat de dépôt et la femme sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet. Le troisième suspect interpellé mardi 26 juin a déjà été relâché, sans faire l’objet de poursuites à ce stade.
Cette affaire, tombée aux oubliettes depuis quatorze ans, avait connu une avancée inattendue avec ces trois arrestations menées par la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la police judiciaire, dans l’Yonne, le Loiret et la Seine-et-Marne. Ce sont « des signalements remontant à quelques mois » qui ont permis de faire rebondir l’enquête, selon une source proche du dossier, alors que les personnes interpellées s’étaient connues en travaillant dans la même entreprise.
Les enquêteurs ont également pu faire un lien entre l’ADN d’un des suspects et celui retrouvé sur le carton contenant la bombe artisanale découverte il y a quatorze ans, avait fait savoir jeudi une autre source proche du dossier.
Des menaces et une rançon
Le groupe AZF s’était fait connaître lorsqu’il avait affirmé avoir posé une « série de bombes » sur des voies ferrées et menacé de les faire exploser s’il n’obtenait pas une forte rançon, de 4 millions de dollars et 1 million d’euros. Sur ses indications, les autorités avaient retrouvé en février 2004 un engin explosif. Une vaste inspection des voies ferrées françaises avait alors été ordonnée, sans que soit détectée la moindre anomalie.
L’affaire avait également été marquée par la rocambolesque correspondance, via la rubrique « Messages personnels » du quotidien Libération, entre « Mon gros loup » (AZF) et « Suzy » (police) afin d’organiser la remise d’une rançon.
Le 1er mars, une femme avait indiqué par téléphone un emplacement aux environs de l’aéroport de Montargis (Loiret) où celle-ci devait être larguée par hélicoptère, mais la transaction avait échoué. Après l’échec de cette remise et la découverte d’une autre bombe sur la ligne Paris-Troyes-Bâle qui, selon le ministère de l’intérieur, ne correspondait pas aux engins du groupe AZF, celui-ci avait annoncé le 25 mars 2004 la suspension de ses actions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Loué par le candidat à l’élection présidentielle en 2017 durant moins de trois mois, le local situé dans le 10e arrondissement de Paris a été facturé plus de 500 000 euros.
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Comptes de campagne de Hamon : un « QG » tout neuf et « all inclusive »

Loué par le candidat à l’élection présidentielle en 2017 durant moins de trois mois, le local situé dans le 10e arrondissement de Paris a été facturé plus de 500 000 euros.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 10h40
    |

            Bastien Bonnefous et 
Yann Bouchez








                        



                                


                            
Le slogan de la jeune entreprise, spécialisée dans la location d’espaces de coworking, était prometteur. « Deskopolitan, ce ne sont pas des espaces pour travailler mais des espaces pour réussir ! », vante le site Internet de la start-up. Las, les bureaux occupés par Benoît Hamon et son équipe de campagne, dans une ancienne manufacture de 1 450 m² jouxtant la mairie du 10e arrondissement de Paris, n’ont pas vraiment porté chance au candidat socialiste, cinquième de l’élection présidentielle de 2017.
Dans la lignée d’une campagne onéreuse, Benoît Hamon n’a pas lésiné sur les moyens pour s’offrir un QG tout neuf et « all inclusive », comme le montrent les documents reçus par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), que Le Monde a pu consulter. Adieu les 120 m² au onzième étage de la tour Montparnasse, occupés durant la campagne de la primaire à gauche, le candidat a investi, début février 2017, un bâtiment de trois étages, type loft new-yorkais. De quoi accueillir dans des conditions confortables plusieurs centaines de personnes, salariés, journalistes, militants ou simples visiteurs. Le tout rue du Château-d’Eau, dans un quartier à la fois populaire et branché, gagné par les épiceries bio et les boutiques de créateurs.

A l’arrivée, l’addition s’est révélée salée pour l’ancien socialiste. Pour une location de début février à fin avril, Benoît Hamon a ainsi déboursé 500 000 euros. A ce prix, de nombreux services sont inclus : la société Deskopolitan fournit « 3 hôte(sse)s/baristas (…) assurant l’exploitation de l’espace café » en semaine, « un manageur sur le site à temps plein du lundi au vendredi pour assurer l’intendance », mais aussi le ménage quotidien et la fourniture de trois imprimantes, 7 lignes téléphoniques, « 4 pieuvres d’audioconférence » et « 6 écrans ».
Plusieurs coûts sont venus s’ajouter à la facture...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Mohamed Tatai est soupçonné d’avoir tenu des propos antisémites dans une vidéo diffusée sur YouTube.
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A Toulouse, ouverture d’une enquête après le prêche d’un imam

Mohamed Tatai est soupçonné d’avoir tenu des propos antisémites dans une vidéo diffusée sur YouTube.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 15h32
    |

                            Philippe Gagnebet (Toulouse, correspondance)








                        


Mohamed Tatai, l’imam de la toute nouvelle grande mosquée de Toulouse, a-t-il prononcé des propos antisémites dans une vidéo ? C’est ce qu’affirme l’institut Memri – un observatoire des médias du Moyen-Orient – sur son site Internet, en y diffusant une vidéo YouTube qui daterait de décembre 2017. Dans celle-ci, l’imam franco-algérien qui officie dans le quartier d’Empalot depuis plus de trente ans citerait un hadith (tradition islamique relative aux actes et aux paroles de Mahomet) antisémite.
Le prêche, prononcé en arabe comme toujours par cet imam, évoquerait notamment, selon Memri, « les juifs qui se cacheront derrière les pierres et les arbres, et les pierres et les arbres diront : Ô musulman, ô serviteur d’Allah, il y a un juif qui se cache derrière moi, viens le tuer ».
Le maire (LR) de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a été interpellé mercredi 27 juin par le directeur de la publication du site Internet Lemondejuif.info, Yohann Taïeb. Il a averti le préfet, et l’Union des étudiants juifs de France a porté plainte pour incitation à la haine, tout comme la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme.
Le procureur de Toulouse a annoncé, vendredi, avoir confié une enquête au service régional de police judiciaire pour des « faits susceptibles de constituer une incitation à la haine ». Le SRPJ sera « chargé de vérifier le contenu et les modalités de cette diffusion. Les propos relayés seront donc traduits dans ce cadre judiciaire par un interprète assermenté », a précisé le parquet.
« Inutile de se précipiter »
L’affaire intervient une semaine après l’inauguration, le 23 juin, en présence de tous les responsables religieux et politiques de la région Occitanie, de la grande mosquée de Toulouse. Un projet porté par l’association Cercle du dialogue civilisationnel, présidée par l’imam Mohamed Tatai. Avec une capacité d’accueil de 3 000 fidèles, elle est la plus grande de la ville avec trois salles de prière dont une réservée aux femmes, une école où seront enseignés le Coran et l’arabe, la religion et les sciences islamiques. Le montant total des travaux, qui avaient débuté en 2005, s’élève à près de 6 millions d’euros.
Ancien imam à la Grande Mosquée de Paris, Mohamed Tatai, qui prêchait jusqu’alors dans un petit local situé au pied des barres d’immeubles du quartier, mais aussi dans la rue face à l’affluence des prières du vendredi, est considéré comme « non radicalisé ». Dans un entretien paru dans La Dépêche du Midi juste avant l’inauguration de la mosquée, il se revendiquait d’un islam « indépendant face aux Etats, ouvert et tolérant ».
A Toulouse, où l’on dénombre environ 40 000 musulmans pratiquants, une autre mosquée devrait voir le jour prochainement dans le quartier du Mirail, portée par une autre association et pouvant accueillir 3 700 personnes.
Mauvaise traduction, manipulation ? Plusieurs personnalités, notamment Franck Touboul, le président toulousain du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), veulent rester prudentes. « Inutile de se précipiter pour jeter aux chiens et à l’opinion publique un imam présent à Toulouse depuis longtemps », a-t-il déclaré. L’imam Tatai a été convoqué « lundi matin à la Grande Mosquée de Paris où il devra fournir des explications au recteur Dalil Boubakeur sur l’utilisation de ce hadith », a indiqué à l’AFP un responsable de ce lieu de culte, Slimane Nadour.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Sur les bas-côtés de la N 330 dans l’Oise, des banderoles et des croix rappellent ses morts.
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Limitation de vitesse à 80 km/h : « De toute façon, ici, tout le monde roule à 100 »

Sur les bas-côtés de la N 330 dans l’Oise, des banderoles et des croix rappellent ses morts.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 10h19
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 12h41
    |

            Henri Seckel (Senlis (Oise), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Les panneaux « 80 » se dressent tous les deux kilomètres, prêts à rappeler qu’il faut désormais rouler un peu moins vite, mais on n’en voit que les contours : les deux chiffres au centre du cercle rouge se cachent encore derrière un ruban adhésif noir. En attendant qu’il soit ôté, dimanche 1er juillet. Cette vision donne la curieuse impression que la nationale 330 est en deuil. Les panneaux qui la bordent semblent exprimer le chagrin de voir disparaître les années « 90 ».

Le deuil, le vrai, la N330, l’a causé plus souvent qu’à son tour. Il suffit, pour s’en rendre compte, d’être attentif aux bas-côtés de ce tapis de bitume fatigué que 15 000 véhicules empruntent quotidiennement, un axe nord-sud de 35 kilomètres qui relie Senlis, dans l’Oise, à Meaux, en Seine-et-Marne.
A la frontière de ces deux départements, une croix de bois plantée dans la terre. C’est ici, à l’endroit où cette route à double sens sans séparateur central fend les champs de blé d’une interminable ligne droite, que Cédric est mort un samedi de juillet 2015, aux aurores. La voiture du jeune homme de 33 ans s’est déportée sur la voie de gauche, un poids lourd arrivait en face. Aujourd’hui, renversés au pied de la croix, les deux pots de fleurs ne résistent pas non plus au souffle de la circulation.
« Deux morts en trois jours »
Deux kilomètres plus haut se trouve l’un des derniers « ronds-points percés » de France, une aberration en termes de sécurité routière : un rond-point traditionnel, mais traversé en son centre par la N330 dont les véhicules ont la priorité. « Ça fait quarante-trois ans qu’on réclame un nouvel aménagement, mais comme on n’a pas eu d’accident d’autocar avec 50 enfants morts… », lance Jean-Benoît Pinturier, maire de la commune voisine de Saint-Pathus (Seine-et-Marne). L’élu peut se montrer cynique, il a bien constaté que « ce qui a fait bouger les choses récemment, c’est qu’en septembre, il y a eu deux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Dans sa chronique, notre journaliste Frédéric Potet revient sur l’obligation faite à la maternité de la ville du Blanc, dans l’Indre, de fermer l’été, obligeant les parturientes à aller accoucher à plus d’une heure de chez elles.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Au Blanc, dans l’Indre, maternité en sursis

Dans sa chronique, notre journaliste Frédéric Potet revient sur l’obligation faite à la maternité de la ville du Blanc, dans l’Indre, de fermer l’été, obligeant les parturientes à aller accoucher à plus d’une heure de chez elles.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 10h15
    |

            Frédéric Potet








                        



                                


                            

Chronique. Le glas a sonné, mercredi 27 juin, à 18 heures précises, au clocher de l’église Saint-Génitour, au Blanc, dans l’Indre. Au même moment, la sirène de la mairie retentissait à l’unisson, cependant que les compagnies d’ambulance jouaient du klaxon de leur côté. Pareil tintamarre n’est pas habituel dans cette petite cité de 6 500 habitants, située loin de tout centre urbain. Mais il fallait cela pour protester devant l’obligation, pour le moins insolite, faite à la maternité de la ville : suspendre toute activité pendant juillet et août.
Un peu plus tôt dans la journée, un enfant naissait au Blanc : Ryan, 3,570 kg. La population redoute que celui-ci soit le dernier à voir le jour en ville ; que la maternité, en clair, ne rouvre jamais. A 18 h 30, une chaîne et un cadenas étaient posés par la direction de l’hôpital sur la porte de la salle d’accouchement. La photo de ce verrouillage symboliquement mis en scène n’allait pas tarder à enflammer les réseaux sociaux.

Si elle n’est pas une première en France, cette fermeture estivale est l’ultime épisode d’un feuilleton qui agite, depuis sept ans, ce coin reculé du Berry. La décision a été prise par l’hôpital de Châteauroux – qui gère celui du Blanc depuis la fusion des deux établissements en 2017 –, au regard des plannings des praticiens. Une modification du système de gardes a fait apparaître des trous dans les tableaux du personnel, composé en partie d’intérimaires. Estimant que la sécurité n’était pas suffisamment assurée, la direction a décrété une suspension temporaire, en accord avec l’Agence régionale de santé (ARS).
Si l’inquiétude est grande, parmi les habitants, de voir l’interruption se prolonger après l’été, toute aussi vive est la colère provoquée par la méthode mise en œuvre : « Une stratégie fallacieuse de démolition, dénonce la maire de la commune, Annick Gombert (PS). Les autorités de tutelle ne cessent de laisser entendre, depuis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ La Délégation à la sécurité routière a publié tardivement deux études relatives à l’intérêt de la limitation maximale de la vitesse sur les routes à double sens dépourvues de séparateur.
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Limitation de vitesse à 80 km/h : 900 000 kilomètres de routes, et non 400 000, seront concernés

La Délégation à la sécurité routière a publié tardivement deux études relatives à l’intérêt de la limitation maximale de la vitesse sur les routes à double sens dépourvues de séparateur.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 10h11
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 10h20
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            
La Délégation à la sécurité routière a-t-elle été prise de court par la déclaration du premier ministre, le 9 janvier ? Alors que l’annonce de la mise en place du 80 km/h a soulevé un vaste débat, cette administration du ministère de l’intérieur était censée, entre autres missions, documenter le bien-fondé de l’abaissement de la vitesse.
Les sénateurs ont menacé, le 24 janvier, de créer une commission d’enquête, pour obtenir les résultats, contenus dans une étude produite par le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement de l’expérimentation du 80 km/h menée entre juillet 2015 et juin 2017. L’étude, mise en ligne le 7 février, montre que la baisse de la vitesse autorisée sur les axes retenus pour l’expérimentation a diminué les vitesses pratiquées. Interrogé Emmanuel Barbe, le délégué à la Sécurité routière, explique : « Nous n’avons pas pu le faire plus tôt, car elle n’était pas terminée. »

C’est seulement le 17 avril, soit deux jours avant la remise d’un rapport sénatorial, que la délégation a rendu publique une autre étude, mettant cette fois en évidence la dangerosité des routes à double sens dépourvues de séparateur. Dans leur rapport, les sénateurs ont réclamé le droit de maintenir à 90 km/h les voies à fort trafic, certes dépourvues de séparateur, mais droites et apparemment sûres, que les élus locaux ont aménagées (en rectifiant des virages, par exemple). Or ces voies sont justement les plus meurtrières, en raison de leur importante fréquentation et du sentiment de sécurité qu’elles procurent, indique l’étude en question, faite par l’Observatoire national interministériel de la Sécurité routière (Onisr). « Nous l’avons lancée au mois de janvier, et nous avons mis beaucoup de temps à obtenir les données nécessaires auprès des gestionnaires de voirie », indique M. Barbe.
Le 17 juin, alors que paraît au Journal officiel le décret d’application du 80 km/h,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ La diminution de la vitesse, qui entre en vigueur le 1er juillet, a été repoussée pendant cinq ans, notamment en raison des élections municipales, européennes et présidentielle.
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80 km/h sur les routes à double sens, histoire d’une décision impopulaire

La diminution de la vitesse, qui entre en vigueur le 1er juillet, a été repoussée pendant cinq ans, notamment en raison des élections municipales, européennes et présidentielle.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 10h10
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 13h08
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            

Dimanche 1er juillet, la vitesse maximale autorisée va diminuer sur environ 400 000 kilomètres de routes départementales et nationales à double sens, particulièrement meurtrières, en raison des chocs frontaux qui s’y produisent. Sur ces routes à fort trafic, dépourvues de séparateur central (muret ou glissière de sécurité), la vitesse passera de 90 à 80 km/h comme le signaleront quelque 11 000 panneaux qui auront été débâchés dans la nuit.
Les automobilistes qui s’agaceront de devoir lever le pied seront invités à comprendre, grâce à un film, 13 mètres, diffusé par la délégation à la sécurité routière, que ce ralentissement sauvera des vies. En cas de freinage d’urgence, celui qui roule à 80 km/h parcourt 13 mètres de moins que celui qui roule à 90 km/h.

Ce sera la marque d’un changement de politique lié à l’élection présidentielle 2017 : le principe de l’« acceptabilité » (une mesure n’est prise et appliquée que si elle est acceptable), défendu par Bernard Cazeneuve sous le quinquennat de François Hollande, a fait place à une forme de fermeté politique. Son successeur à Matignon, Edouard Philippe, s’est dit prêt à « assumer l’impopularité pour sauver des vies ».
L’affaire n’a pas été sans peine, tant cette décision, rapidement critiquée dans les campagnes et par les élus locaux, y compris ceux de La République en marche, a été discutée, jusqu’au sein du gouvernement et même de l’Elysée. Vendredi 29 juin, le premier ministre, en visite dans un centre de formation des pompiers, expliquait encore que « l’objectif, ça n’est pas d’emmerder le monde » mais « de faire en sorte qu’il y ait moins de morts et moins de blessés graves ».
Grande cause nationale
Il aura donc fallu près de cinq ans, et quelques échéances électorales, pour en arriver là. C’est en septembre 2013 que des experts en sécurité routière proposent cette mesure, alors que la France est en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Les résultats des épreuves anticipées du baccalauréat, passées par les élèves de première, seront pour la plupart connus après ceux du bac, le 6 juillet. Voici le jour et l’heure de leur publication prévue dans chaque académie.
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Résultats bac de français 2018 : dates et horaires de publication, académie par académie

Les résultats des épreuves anticipées du baccalauréat, passées par les élèves de première, seront pour la plupart connus après ceux du bac, le 6 juillet. Voici le jour et l’heure de leur publication prévue dans chaque académie.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 09h00
   





                        



   


Si les résultats du bac 2018 seront annoncés vendredi 6 juillet, la date et l’horaire de publication des résultats des épreuves anticipées seront échelonnés, entre le 4 et le 13 juillet au moins. Les élèves de première qui les ont passées pourront alors connaître leurs notes au bac de français (oral d’une part, et épreuve écrite d’autre part, pour le bac ES, S, L et le bac technologique) ainsi qu’à l’épreuve de sciences (bac ES et L), et aux travaux pratiques encadrés (TPE, pour le bac S, ES et L).
A savoir : contrairement aux résultats du bac, les résultats des épreuves anticipées ne sont pas affichés dans les établissements. Afin d’obtenir leurs notes, les candidats doivent se munir de leur numéro de matricule inscrit sur leur convocation du baccalauréat et se connecter sur le site Internet de leur académie. Ils recevront ensuite leur relevé par courrier.

        Lire aussi :
         

                Résultats bac 2018 : à quelle date, heure et lieu est prévue leur publication ?



Voici la liste détaillée des dates et heures de publication des notes du bac de français 2018 et du bac de sciences, dans chaque académie, classées par ordre alphabétique :
Académie d’Aix-Marseille : jeudi 12 juillet dans la matinée.
Académie d’Amiens : mercredi 11 juillet en fin d’après-midi (entre 16 heures et 18 heures).
Académie de Besançon : jeudi 12 juillet à 15 heures.
Académie de Bordeaux : mardi 10 juillet à partir de 17 heures.
Académie de Caen : vendredi 13 juillet à partir de 18 heures.
Académie de Clermont-Ferrand : lundi 9 juillet à 15 heures.
Académie de Corse : mercredi 4 juillet dans la soirée.
Académie de Créteil : jeudi 12 juillet à 14 heures.
Académie de Dijon : jeudi 12 juillet à partir de 14 h 30.
Académie de Grenoble : lundi 9 juillet à partir de 9 heures.
Académie de Guadeloupe : à venir.
Académie de Guyane : 30 juin à 19 heures.
Académie de Lille : mardi 10 juillet (pas d’horaire précis communiqué).
Académie de Limoges : mardi 10 juillet à partir de 16 heures.
Académie de Lyon : mardi 10 juillet à 10 heures.
Académie de Martinique : vendredi 13 juillet à 12 heures.
Académie de Mayotte : mercredi 4 juillet dans la matinée.
Académie de Montpellier : mercredi 11 juillet à 14 heures.
Académie de Nancy-Metz : vendredi 13 juillet à 10 heures.
Académie de Nantes : mercredi 11 juillet à 9 heures.
Académie de Nice : mardi 10 juillet à 15 heures.
Académie de Orléans-Tours : mardi 10 juillet à 10 heures.
Académie de Paris : jeudi 12 juillet à 14 heures.
Académie de Poitiers : mercredi 11 juillet en fin de journée.
Académie de Reims : mercredi 11 juillet à partir de 16 heures.
Académie de Rennes : samedi 7 juillet à 10 heures.
Académie de La Réunion :  vendredi 6 juillet à 13 heures.
Académie de Rouen : vendredi 13 juillet à 18 heures.
Académie de Strasbourg : mardi 10 juillet à partir de 14 heures.
Académie de Toulouse : lundi 9 juillet à partir de 10 heures.
Académie de Versailles : jeudi 12 juillet à 14 heures.

Bac 2018 : retrouvez les sujets, corrigés et résultats de l’examen sur « Le Monde Campus »
Le Monde Campus accompagne les candidats au bac jusqu’aux résultats, le 6 juillet, en publiant les sujets et les corrigés des épreuves, et des directs (le prochain sera consacré aux résultats de l’examen, vendredi 6 juillet). Retrouvez tous nos articles sur www.lemonde.fr/bac, la page Facebook Le Monde Campus et le compte Twitter @lemonde_campus , et une sélection ci-dessous :
Résultats bac 2018 : à quelle date et à quel endroit est prévue leur publication ?
Une pétition dénonce le sujet de maths « trop difficile » du bac S
Corrigés de maths (S, ES et L) - Corrigés de SES - Corrigés de physique-chimie
De bons résultats au bac, « coupe-file » pour obtenir une place sur Parcoursup
Conseils pour l’oral du bac de français





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Je ne serais pas arrivé là si… « La Matinale du Monde » interroge une personnalité sur un moment décisif de son existence. Le militant évoque l’origine de ses engagements contre le sida et pour le droit de mourir dans la dignité.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/06/2018
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Jean-Luc Romero-Michel : « Ma séropositivité m’a rendu meilleur »

Je ne serais pas arrivé là si… « La Matinale du Monde » interroge une personnalité sur un moment décisif de son existence. Le militant évoque l’origine de ses engagements contre le sida et pour le droit de mourir dans la dignité.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 14h06
    |

            Sandrine Blanchard








                        



                                


                            

Président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) et d’Elus locaux contre le sida (ELCS), conseiller régional d’Ile-de-France et adjoint au maire du 12e arrondissement de Paris, Jean-Luc Romero-Michel vient de publier Lettre ouverte à Brigitte Macron - #MaMortMAppartient et devait participer, samedi 30 juin, comme chaque année, à la Gay Pride.
Je ne serais pas arrivé là si…
… Si je n’avais pas appris, à 28 ans, que j’étais séropositif. Ce virus a changé toute ma vie. Et si je n’avais pas eu la chance d’avoir deux grandes histoires d’amour qui m’ont fait avancer : la première, foudroyante, avec Hubert, et la seconde avec Christophe, qui vient de mourir brutalement.
Quelle fut votre jeunesse à Béthune ?
Je suis fils unique, issu d’une famille – surtout du côté de mon père – de communistes républicains qui ont fui l’Espagne. Ils sont partis dans le Pas-de-Calais, travailler comme ouvriers dans les mines et la sidérurgie. Je suis né et j’ai passé toute ma jeunesse dans les corons à Béthune, où vit toujours ma mère. J’y ai vécu quelque chose de très douloureux. J’ai été victime d’un pédophile à l’âge de 8 ans. C’était un collègue de ma mère. Quand je l’ai raconté à ma tatie – qui était la patronne du café où travaillait ma mère mais qui était un peu comme ma grand-mère –, personne ne m’a cru car cet homme a assuré que j’affabulais.
Les années ont passé, il a arrêté. Mais quand je suis devenu plus grand, il a recommencé. J’ai fini par accepter, car, il faut être honnête, je le vivais avec des sentiments mélangés. Mais il m’a présenté à des hommes âgés, obèses, qui m’achetaient un gâteau ou un petit cadeau et m’emmenaient chez eux. C’était insupportable, d’une violence terrible.
Un jour, n’en pouvant plus, je l’ai dit à ma mère. Mais c’était au moment où mon père était en train de mourir. Elle est allée le voir et lui a dit : « Ne...




                        

                        


<article-nb="2018/06/30/19-17">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Un livre de photos, « Simone Veil et les siens », sortira le 17 octobre chez Grasset. La préface, que nous publions en avant-première à l’occasion de l’entrée au Panthéon de l’ancienne ministre, sera signée d’Annick Cojean, grand reporter au « Monde », qui l’avait rencontrée à plusieurs reprises.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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Souvenirs de Simone Veil

Un livre de photos, « Simone Veil et les siens », sortira le 17 octobre chez Grasset. La préface, que nous publions en avant-première à l’occasion de l’entrée au Panthéon de l’ancienne ministre, sera signée d’Annick Cojean, grand reporter au « Monde », qui l’avait rencontrée à plusieurs reprises.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 04h45
    |

            Annick Cojean








                        



                                


                            

C’est de ces yeux d’un vert transparent et liquide que je croyais avant tout me souvenir. De ses yeux si clairs, si vifs, si francs, qui perçaient jusqu’à l’âme et dissuadaient de feindre, de mentir, de se dérober ou même de prendre la pose. De ses yeux exigeants et lucides, qui avaient vu tant de choses, et dans lesquels passaient parfois des nuages et des ombres qu’elle chassait rapidement. De ses yeux comme un lac, capables de tempêtes et de quiétude glacée. De ses yeux qui, forcément, troublaient.
Pourtant, à feuilleter les albums de famille qu’elle composait méthodiquement, à scruter son visage au fil des pages, au fil des âges, au fil d’une vie, c’est son sourire qui m’interpelle, me subjugue, me retient. Un sourire de Joconde, nimbé d’un grand mystère. Un sourire triste et doux, arrêté à mi-chemin. Un sourire qui est très loin du rire et semble une politesse. Un sourire qui est une concession, à la vie, aux usages, aux êtres aimés qui braquent vers elle la caméra et veulent la voir heureuse. Un sourire qui garde son quant-à-soi et camoufle, avec grâce, impatiences et fêlures, tumultes intérieurs et souvenirs douloureux. Un sourire ineffable.
Il n’est pas enjôleur. Elle ne voulait pas séduire. L’idée lui faisait horreur. Elle n’a jamais joué de ce registre-là. On pourrait dire que sa beauté naturelle la dispensait de recourir à ce qui peut être un jeu, une arme, un procédé. Mais elle était à mille lieues de cet état d’esprit. Elle avançait bien droite, front haut, regard limpide et mine bravache. Bien moins sûre d’elle qu’on a pu croire. Directe. Sans minauderie ni fioriture. Forte de son honnêteté. De ses convictions. Et d’un discernement acquis par l’expérience. La certitude de savoir, mieux que quiconque, de quoi est fait l’être humain. Sans aucune illusion.

Je ne me lasse pas d’explorer ce visage et de l’interroger. D’y projeter une histoire que l’on connaît dans ses grandes lignes. D’y chercher des ressorts pour vivre,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de médecins et de juristes parmi lesquels Boris Cyrulnik et Jean-Pierre Rosenczveig, dénonce le recul du gouvernement sur les violences sexuelles sur mineurs.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 29/06/2018
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« Jamais un enfant ne peut donner un consentement éclairé à des relations sexuelles avec un adulte »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de médecins et de juristes parmi lesquels Boris Cyrulnik et Jean-Pierre Rosenczveig, dénonce le recul du gouvernement sur les violences sexuelles sur mineurs.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 04h45
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 09h47
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Comme beaucoup, nous avons été profondément heurtés par de récentes décisions judiciaires selon lesquelles des enfants de 11 ans pourraient avoir eu des relations sexuelles librement consenties avec des hommes majeurs.
C’est en effet ce qui s’est passé en février à Pontoise où le parquet s’est contenté de poursuivre devant le tribunal correctionnel pour « atteintes sexuelles » un homme de 28 ans, père de deux jeunes enfants, qui avait eu des relations sexuelles « complètes » avec une enfant de 11 ans. A Meaux, quelques semaines plus tard, et malgré l’émoi public suscité par la première affaire, la cour d’assises, non convaincue de l’existence d’une violence exercée sur la victime, également âgée de 11 ans, a acquitté un homme de 22 ans pourtant poursuivi pour « viol ».
Traumatisme
Comme beaucoup, nous jugeons essentiel que la loi rende impossibles de telles décisions de justice. Nous proposons ici une modification du texte soumis en ce moment même aux parlementaires français, de telle sorte qu’il prévoie expressément, à travers une nouvelle infraction, que jamais un enfant ne peut donner un consentement éclairé à des relations sexuelles avec un adulte. C’est le cas dans de nombreux pays européens, qui fixent la présomption de non-consentement de 12 ans en Espagne à 16 ans en Suisse.
Pour quiconque connaît la psychologie de l’enfant, un tel consentement n’a en effet aucun sens ; en revanche, le traumatisme, lui, peut être irrémédiable, à moins que la victime ne reçoive une aide telle qu’elle lui permette de reprendre son développement. Nous affirmons plus que jamais qu’un enfant ne peut pas donner un consentement éclairé à des relations sexuelles avec un adulte.

Faut-il rappeler que notre pays a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant de 1989, qui précise très clairement que les Etats doivent « protéger l’enfant contre toute forme de violence, (…)...




                        

                        


<article-nb="2018/06/30/19-19">
<filnamedate="20180630"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180630"><AAMMJJHH="2018063019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Claire Khacer, partie avec trois de ses enfants, avait épousé un cadre de l’organisation Etat islamique et séjourné quelques mois en Syrie.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Une Française partie en Syrie condamnée à sept ans de prison

Claire Khacer, partie avec trois de ses enfants, avait épousé un cadre de l’organisation Etat islamique et séjourné quelques mois en Syrie.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 22h31
   





                        



   


Partie en Syrie au printemps 2015 avec trois de ses fils, Claire Khacer, Française de 42 ans a été condamnée vendredi 29 juin à sept ans de prison. Le tribunal correctionnel de Paris, qui a insisté sur la « particulière gravité des faits reprochés », a assorti ces sept ans d’une période de sûreté de moitié.
Claire Khacer avait quitté Cannes pour l’Algérie en février 2015, puis s’était rendue en Turquie avec trois de ses cinq fils, âgés de 2, 8 et 16 ans, dont un tétraplégique en fauteuil roulant. Elle avait ensuite gagné la Syrie fin mars 2015, où elle avait épousé à Raqa Oumar Diaw, un djihadiste français rencontré sur Facebook. L’homme était un cadre important de l’organisation Etat islamique, soupçonné d’avoir torturé des prisonniers et d’être « impliqué dans l’organisation d’attentats en France », selon le tribunal.
Un départ « préparé »
Claire Khacer a assuré qu’elle le prenait pour un « petit combattant ». Ils avaient divorcé sur place. Au bout de trois ou quatre mois, elle était repassée en Turquie, dont les autorités l’avaient expulsée en septembre. Elle avait été interpellée un an plus tard après avoir accouché d’un sixième fils, conçu avec Oumar Diaw. Le djihadiste est présumé mort en mai 2016.
Ce départ, loin d’être un « coup de tête », a été « préparé », a estimé la procureure. Selon elle, la prévenue « a fait le choix délibéré de partir avec ses enfants sur zone » « pour participer au projet de société » de l’Etat islamique, a maintenu des contacts avec des personnes radicalisées à son retour et envisagé de repartir.
Ses avocats ont, eux, assuré qu’il n’y avait dans ce séjour syrien aucun dessein terroriste. L’un d’eux, Alexandre Luc-Walton, avait exhorté le tribunal à « ne pas la condamner en tant que mauvaise mère ou “femme de” ».



                            


                        

                        


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Paris : trois gérants de coffee-shops mis en examen

Ces boutiques profitent d’un flou juridique pour pouvoir vendre des dérivés du cannabis à faible taux de THC. Des produits plus forts ou non autorisés ont été saisis.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 22h01
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 06h34
   





                        



   


Ils pensaient pouvoir vendre un dérivé du cannabis en profitant d’un flou juridique mais trois gérants de coffee-shops parisiens ont été mis en examen, vendredi 29 juin, pour infraction à la législation sur les stupéfiants.
Ils font partie des quatre personnes arrêtées, mercredi et jeudi, dans le cadre de deux enquêtes préliminaires visant les chefs d’« importation, acquisition, transport, détention, offre ou cession de stupéfiants » et « provocation à l’usage de stupéfiants ».

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Les boutiques vendant du cannabis, qui connaissent un boom depuis quelques semaines, profitaient d’une zone grise du droit qui autorise les produits à base de cannabidol (CBD) dès lors que la teneur en THC, composant du cannabis ayant un effet psychotrope, n’excède pas 0,2 %. Mais selon le parquet, cette autorisation découle d’un arrêté du 22 août 1990 qui ne permet la vente du CBD que sous la forme de « fibres [herbes] ou graines ».

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Des seuils de THC trop élevés
Des herbes présentant des taux de 0,26 % et 0,55 % de THC, au-dessus donc du maximum autorisé, du pollen de fleur compacté sous forme de barrettes, de la poudre de cannabis ou encore des huiles de cannabidols ont été saisis dans les deux boutiques parisiennes concernées par les informations judiciaires, selon le parquet.

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Interrogée sur l’existence de ces coffee-shops le 17 juin sur RTL, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, avait estimé que « toute vente de cannabis à usage récréatif lorsqu’il contient du THC, quelle que soit la dose, est normalement condamnable ». A la question « auront-ils fermé dans quelques mois ? », elle avait répondu : « Je pense qu’ils auront fermé. »



                            


                        

                        

