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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ La hausse du pétrole, du billet vert et des taux d’intérêt américains risquent d’affecter les économies de certains pays émergents.
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Marchés émergents : l’horizon des gérants s’assombrit

La hausse du pétrole, du billet vert et des taux d’intérêt américains risquent d’affecter les économies de certains pays émergents.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 13h45
    |

                            Laurence Boccara








                        



                                


                            

A mi-parcours de cette année 2018, les performances boursières des marchés émergents ne font pas d’étincelles. Depuis le début du mois de janvier, l’indice de référence MSCI des pays émergents, exprimé en dollars, affiche un repli de 1,6 %. Comment expliquer cette tendance quasi stable après une année 2017 haute en couleurs ?
« Nous sommes dans une phase de consolidation qui succède à une année 2017 exceptionnelle en termes de progression où les pays émergents ont profité d’un alignement des planètes. Pour mémoire, l’an passé, l’indice de référence a terminé en hausse de 34,3 % avec une évolution linéaire et peu de volatilité », souligne Stéphane Déo, stratégiste à la direction de la gestion de La Banque postale Asset Management.

Autre élément de réponse : l’environnement actuel est moins porteur que l’an passé. Ces dernières semaines, quelques nuages sont venus assombrir l’horizon des gérants à court terme : la hausse des taux d’intérêt américains, l’appréciation du dollar et le renchérissement du prix du pétrole. Trois paramètres susceptibles de venir perturber l’économie de certains de ces pays parfois (très) endettés en dollars et/ou exportateurs d’or noir.
Dans ce contexte, les perspectives des fonds spécialisés dans les pays émergents deviennent beaucoup plus incertaines. Faut-il pour autant faire l’impasse sur des marchés qui comprennent l’Asie (Chine, Corée du Sud, Taïwan…), l’Amérique latine (Brésil, Mexique, Chili…), l’Europe de l’Est (Pologne, Hongrie, République tchèque…), mais aussi la Russie, l’Inde ou la Turquie ? Difficile pour l’investisseur qui veut parier sur la vigueur de la croissance mondiale.
Quel type de produit faut-il privilégier ? « Dans ces fonds axés pays émergents, il y a ceux qui ne jouent que les actions ou se concentrent uniquement sur la dette, d’autres, moins nombreux combinent ces deux classes d’actifs », précise Georg Schuh, directeur des investissements pour l’Europe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Le constructeur américain souligne qu’ériger des barrières commerciales pourrait accroître les coûts de l’entreprise et l’amener à supprimer des emplois.
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Tarifs douaniers : plusieurs industriels américains, dont General Motors, mettent en garde Trump

Le constructeur américain souligne qu’ériger des barrières commerciales pourrait accroître les coûts de l’entreprise et l’amener à supprimer des emplois.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 13h31
   





                        


Des emplois supprimés, des investissements amoindris, et des voitures plus chères. La réponse du constructeur General Motors (GM) à l’égard des taxes douanières sur le secteur automobile que la Maison Blanche envisage de mettre en œuvre sonne comme un avertissement adressé à Donald Trump.
« Augmenter les tarifs douaniers pourrait réduire la taille de GM, réduire la présence sur le plan national et à l’étranger de cette entreprise américaine emblématique et risque de réduire les emplois plutôt que de les augmenter », écrit GM dans des commentaires transmis vendredi au département du commerce dans le cadre d’une période de consultations.

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Le plus grand constructeur, qui emploie 110 000 personnes, souligne qu’ériger des barrières commerciales pourrait accroître les coûts de l’entreprise, la rendre moins compétitive car cette politique « promeut un environnement commercial dans lequel nous pourrions faire l’objet de représailles sur d’autres marchés ». La Maison Blanche n’a pas souhaité réagir après ces déclarations.
Trump veut des taxes punitives pour « protéger » l’industrie automobile américaine
Donald Trump avait déclaré le 23 mai qu’il souhaitait imposer de nouvelles taxes douanières sur les importations de véhicules aux Etats-Unis. Le président américain avait mandaté le mois dernier le secrétaire au commerce Wilbur Ross « d’envisager d’initier une enquête sous la Section 232 sur les importations de véhicules, y compris les camions et les pièces détachées, pour déterminer leur impact sur la sécurité nationale américaine ».
Donald Trump a déjà maintes fois évoqué des taxes punitives pour protéger l’industrie automobile américaine qui viseraient notamment l’Allemagne, dont les excédents commerciaux exaspèrent le président américain. Selon lui, les voitures américaines sont frappées de taxes supérieures à celles imposées sur les automobiles européennes.
Si Donald Trump a justifié ces taxes par une volonté de protéger la sécurité nationale et de dynamiser ces secteurs, quelque 21 000 entreprises ont requis une exemption au motif que ces tarifs douaniers pénalisent au contraire leur activité dépendante des importations d’acier et d’aluminium.

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Les taxes européennes sur les importations de voitures en provenance des Etats-Unis et des pays hors UE s’élèvent en effet à 10 %, quand les droits de douane américains sur celles en provenance de l’Union européenne ne s’élèvent qu’à 2,5 %. Toutefois, au sein du secteur automobile, les Etats-Unis taxent les importations de camions et de pick-up à hauteur de 25 %, alors que les importations de ces mêmes produits au sein de l’Union européenne sont taxées dans une bien moindre mesure, à 14 % en moyenne.
La période de commentaires pour les entreprises doit s’achever le 6 juillet avant une période d’auditions. Le département du Commerce devra ensuite rédiger son rapport avec des recommandations pour la Maison Blanche.
Egalement victime de la guerre commerciale lancée par Donald Trump, le constructeur de motos américaines Harley-Davidson avait annoncé mardi 26 juin vouloir délocaliser une partie de sa production pour échapper aux tarifs douaniers instaurés par Bruxelles en représailles à ceux de Washington. La marque de motos, née il y a cent dix-sept ans, a déploré que les taxes douanières européennes soient passées de 6 % à 31 % sur ses produits entrant sur le marché européen, ce qui renchérit le prix au détail de chaque véhicule de 2 200 dollars (soit 1 880 euros).

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                Les tensions commerciales menacent l’économie mondiale






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Les compagnies aériennes ont trouvé la parade pour ne pas verser d’indemnisation aux passagers en cas de retard.
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SOS Conso : comment prouver que l’on a bien embarqué dans l’avion

Les compagnies aériennes ont trouvé la parade pour ne pas verser d’indemnisation aux passagers en cas de retard.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 11h56
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            

Chronique. Les voyageurs qui subiront des retards de vol cet été et qui réclameront l’indemnisation à laquelle ils ont droit risquent de subir des déconvenues. Les compagnies aériennes ont en effet trouvé une parade pour ne pas la verser : elles demandent aux passagers de prouver qu’ils étaient bien à bord de l’avion.
C’est ce qui s’est passé pour Antoine, Diana et Henri M., arrivés de Miami, en Floride, à Paris avec plus de cinq heures de retard, le 26 juillet 2014. Ils réclament à la compagnie française XL Airways une indemnisation de 600 euros par personne en vertu du règlement européen no 261/2004 du 11 février 2004, mais ne l’obtiennent pas.
Ils saisissent alors le tribunal de proximité d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), proche de l’aéroport de Roissy (Val-d’Oise). Ils produisent leurs réservations électroniques ainsi que l’attestation de retard, non nominative, que la compagnie leur a fournie. XL Airways réplique que ces documents ne prouvent pas leur présence dans l’avion et leur réclame leurs cartes d’embarquement. Or ils ne les ont plus. Le tribunal les déboute, le 26 février 2016.
Les M. se pourvoient en cassation. Ils soutiennent que la juridiction de proximité a, non seulement, « inversé la charge de la preuve » en leur demandant de démontrer qu’ils étaient dans l’avion, mais, en outre, exigé « une preuve impossible » puisque « seul le transporteur aérien détient le listing informatique » confirmant l’embarquement du passager. La cour de cassation rejette leur pourvoi, le 14 février, à la surprise générale.
Colère des transporteurs
« Depuis, de nombreuses compagnies nous opposent la même demande », constate Me Benjamin Mairesse, avocat spécialiste du contentieux aérien. Or les cartes d’embarquement papier peuvent être perdues et les cartes électroniques, sur smartphone, s’autodétruisent après le vol. « Nous leur répondons que le règlement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Alors que les Sud-Coréens refusant de faire leur service militaire en raison de convictions personnelles sont condamnés à la prison, la Cour constitutionnelle appelle l’Etat à créer un service civil, qui serait une alternative.
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La Corée du Sud reconnaît les droits des objecteurs de conscience

Alors que les Sud-Coréens refusant de faire leur service militaire en raison de convictions personnelles sont condamnés à la prison, la Cour constitutionnelle appelle l’Etat à créer un service civil, qui serait une alternative.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 11h01
    |

            Harold Thibault et 
                                Philippe  Pons








                        



                                


                            

La Cour constitutionnelle de la Corée du Sud a décidé, jeudi 28 juin, que l’Etat devait offrir des possibilités de service civil aux objecteurs de conscience dont des centaines sont chaque année condamnées à des peines de prison. Dans un pays techniquement toujours en guerre, où le service militaire obligatoire pour les hommes entre 18 et 28 ans s’étend sur vingt-quatre mois et était considéré comme un devoir sacré, cette décision marque un tournant important, en phase avec l’évolution de l’opinion.
« Trop de jeunes ont dû choisir entre la prison et l’armée du fait de leurs convictions idéologiques ou religieuses », lance l’avocat Lim Jae-sung, qui a défendu de nombreux objecteurs de conscience, dont les cas qui ont mené à la décision de la cour jeudi, et qui a lui-même refusé la conscription.

A plusieurs reprises – dont la dernière en 2011 – la plus haute juridiction avait jugé que l’obligation du service militaire sans alternative civile primait sur le droit à la liberté de conscience dans le contexte de la péninsule coréenne : ce qui était présenté comme un impératif de sécurité nationale primait sur les droits individuels. Cette fois, elle demande au gouvernement de réviser la loi sur la conscription, qui date de 1950, et de mettre en place, avant le 31 décembre 2019, d’autres formes de service national.
», dit Lee Yeda, un jeune sud-coréen qui a obtenu l’asile en France
Selon Amnesty International, 19 300 objecteurs de consciences ont été emprisonnés depuis la signature de l’armistice de 1953 qui mit fin aux hostilités de la guerre de Corée. En Corée du Sud, les objecteurs de conscience appartiennent en grande majorité aux Témoins de Jehovah. Plus de deux cents d’entre eux purgent actuellement des peines, généralement de dix-huit mois d’emprisonnement réduites en pratique de quelques...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Analyse. Même si M. Macron a pu, ces dernières semaines, apparaître comme un protecteur des valeurs de l’Union, il reste fidèle à l’idée d’un renforcement des contrôles aux frontières extérieures, explique la journaliste du « Monde » Julia Pascual.
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Flux migratoires : la constante prudence de la France

Analyse. Même si M. Macron a pu, ces dernières semaines, apparaître comme un protecteur des valeurs de l’Union, il reste fidèle à l’idée d’un renforcement des contrôles aux frontières extérieures, explique la journaliste du « Monde » Julia Pascual.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 11h11
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            
Analyse. La crise de l’Aquarius a dessiné ces dernières semaines des lignes de fracture entre les Etats membres de l’Union européenne (UE). A côté des postures de refus de l’Italie et du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie), ou des ultimatums du ministre de l’intérieur allemand à la chancelière Angela Merkel sur la gestion des frontières, la France a pu apparaître comme portant une voix protectrice des valeurs de l’Union.
Emmanuel Macron a ainsi fustigé la « lèpre » nationaliste, dénoncé l’« irresponsabilité » du gouvernement italien ou encore rejeté la proposition d’externaliser l’examen de la demande d’asile dans des plateformes de débarquement hors UE.
« Ce n’est pas parce que l’environnement s’affaisse que la position de la France prend de la hauteur »
« Mais ce n’est pas parce que l’environnement s’affaisse que la position de la France prend de la hauteur, met en garde Jean-François Dubost, responsable du programme protection des populations d’Amnesty International. Elle est plutôt d’une certaine constance ces dernières années. » Dans les faits, M. Macron ne se départit pas de la ligne qui prévaut depuis 2014. « Face à des pays de droite et d’extrême droite, la France peut plaider le respect des règles de l’UE, mais c’est la politique du même : on est toujours sur l’idée d’un contrôle fort des frontières », observe de son côté Emmanuel Blanchard, président du réseau d’associations Migreurop.
Au sortir des discussions à Bruxelles, dans la nuit du 28 au 29 juin, le chef de l’Etat a salué sur Twitter un « accord trouvé » sur la base de « propositions françaises adoptées ». L’objectif qui, aujourd’hui, fait consensus en Europe, et auquel la France adhère, est bien celui de tarir les flux migratoires en amont de l’espace européen.
Ainsi, la ligne française se retrouve dans les conclusions du sommet, qui prévoient en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le royaume hachémite et l’Etat hébreu refusent d’ouvrir leur frontière aux dizaines de milliers de civils qui fuient les bombardements de Damas et Moscou.
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L’offensive contre les rebelles du sud de la Syrie place la Jordanie et Israël sous pression

Le royaume hachémite et l’Etat hébreu refusent d’ouvrir leur frontière aux dizaines de milliers de civils qui fuient les bombardements de Damas et Moscou.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 10h35
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant) et 
Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

En voiture, en camion, à moto, en tracteur ou même à pied : qu’importe le moyen. Pour les habitants de la région rebelle de Deraa, dans le sud-ouest de la Syrie, soumise à une violente offensive des forces progouvernementales, l’urgence est de fuir. Les bombardements, qui, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, ont causé une centaine de morts en dix jours, ont jeté sur les routes des dizaines de milliers de personnes.

Le régime syrien est déterminé, avec l’aide de son allié russe, à reprendre le contrôle de la zone de Deraa, qui forme avec la poche d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, les deux derniers bastions de l’insurrection anti-Assad. La majorité des déplacés se massent à proximité de la frontière jordanienne ou du plateau du Golan, dont une partie est annexée par Israël, dans l’espoir d’échapper aux violences. Cet exode met sous pression ces deux pays voisins de la Syrie, qui refusent d’ouvrir leur frontière, au risque de déclencher une nouvelle catastrophe humanitaire.
« J’ai traversé la campagne au nord-est de Deraa et je n’ai vu que des villages fantômes, marqués de destructions, raconte Mahmoud, ingénieur pour une ONG humanitaire. L’attaque du régime a été d’une magnitude jamais vue jusque-là dans le sud de la Syrie. Il y a eu des centaines de frappes en quelques jours. Les villageois et les combattants ont souvent fui en même temps. »
Peur d’une nouvelle hécatombe
Comme à Alep et dans la Ghouta orientale (banlieue de Damas), deux autres places fortes de la rébellion, reconquises respectivement en décembre 2016 et en avril de cette année, Damas et Moscou concentrent leurs coups sur les infrastructures civiles. Selon le bureau humanitaire des Nations unies, la plupart des établissements médicaux ont cessé de fonctionner, soit parce qu’ils ont été bombardés, soit parce qu’ils redoutent de l’être. A Kerak et Maliha, deux bourgades agricoles des environs de Deraa, près de la moitié des habitations...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Dans un geste inédit, 187 députés, soit les deux tiers du Parlement, lui ont demandé de remanier son équipe économique.
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En Iran, le président Rohani de plus en plus critiqué pour sa gestion économique

Dans un geste inédit, 187 députés, soit les deux tiers du Parlement, lui ont demandé de remanier son équipe économique.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 10h29
    |

            Ghazal Golshiri (Téhéran, correspondance)








                        



   


Alors que, en Iran, des commerçants manifestent contre la dévaluation drastique de la monnaie nationale et que les pressions américaines s’accentuent, des voix s’élèvent contre la politique économique du président modéré Hassan Rohani. Dans un geste inédit, 187 députés, soit les deux tiers du Parlement, lui ont demandé de remanier son équipe économique, qui, selon les signataires, « n’a pas la capacité de gérer la situation actuelle du pays ».

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                Grève au grand bazar de Téhéran



Des parlementaires, certains appartenant au camp du président, demandent le départ des ministres de l’économie, de l’agriculture, du travail et du gouverneur de la banque centrale.
Quelques heures après leur appel, le président Rohani a annoncé, lors d’une intervention retransmise à la télévision nationale, qu’il ne quitterait pas le pouvoir. « Nous ne céderons pas face aux Etats-Unis. Nous préserverons notre fierté nationale et historique et ferons plier l’Amérique », a annoncé le président Rohani, qui appelait à l’unité nationale.
Manifestants menacés de mort
Alors que, début mai, Washington est sorti, unilatéralement, de l’accord sur le dossier nucléaire de Téhéran – signé avec les grandes puissances, en juillet 2015 –, l’instauration à venir de nouvelles sanctions américaines déstabilise encore plus l’économie iranienne. Mardi 26 juin, en effet, les Etats-Unis ont demandé à tous les pays d’arrêter d’ici au 4 novembre leurs achats de pétrole iranien, première source de revenus pour le pays.

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Entre le 24 et le 26 juin, des commerçants du Grand Bazar de Téhéran ont fait grève contre la hausse vertigineuse des prix des devises étrangères. Le centre de la capitale a parfois été le théâtre d’affrontements avec les forces de l’ordre. Certains manifestants ont été arrêtés et dans le but de couper court à toute autre protestation, la justice iranienne a menacé de « mort » tous ceux qui « sèment le trouble dans l’économie du pays ».
Mercredi dernier, sur le marché non officiel, le dollar s’échangeait à 80 000 rials, contre 45 000 en février, soit une hausse de 77 %. Sur le marché officiel, le taux fixé par le gouvernement était de 42 540 rials pour un billet vert, mais seuls ceux qui ont la permission de l’Etat peuvent en bénéficier. Les Iraniens voyageant à l’étranger, eux, ne peuvent acheter qu’une fois par an entre 500 et 1 000 euros au taux officiel. Selon la banque centrale, entre le 22 mai et le 21 juin, les prix à la consommation ont connu leur plus faute hausse en trois ans : + 13,7 % en rythme annualisé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ La décision de la Cour suprême russe devrait faire jurisprudence, et les Syriens sont désormais passibles d’expulsion.
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La Russie refuse l’asile à dix Syriens car « il n’y a pas de guerre en Syrie »

La décision de la Cour suprême russe devrait faire jurisprudence, et les Syriens sont désormais passibles d’expulsion.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 10h23
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 18h21
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


La Cour suprême de Russie a débouté dix ressortissants syriens de leur demande d’asile, même temporaire, au motif qu’il n’y a « pas de guerre en Syrie » mais une « opération antiterroriste ». Un onzième dossier est encore en cours d’instruction. Sa conclusion, toutefois, ne devrait pas être différente. Malgré les estimations qui font état de plus de 350 000 morts depuis le début du conflit en 2011, 5,4 millions de réfugiés à travers le monde et 6,5 millions de déplacés à l’intérieur du pays, malgré l’intervention militaire russe lancée en septembre 2015 par Vladimir Poutine pour soutenir sur le terrain son allié Bachar Al-Assad, les juges de la plus haute autorité judiciaire russe sont restés inébranlables.
La décision de la Cour suprême, révélée mercredi 27 juin par le journal Kommersant, intervient alors que l’aviation russe a repris ses bombardements, en renfort de l’offensive déclenchée par le régime contre des rebelles dans le sud de la Syrie. Mais pour les juges, « les événements qui se déroulent sur son territoire présentent les caractéristiques spécifiques d’une opération antiterroriste et non d’une confrontation classique militaire avec une ligne de front bien définie ».

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« Il n’y a pas de raison d’accorder à Zakria T. un asile temporaire », précise la notification adressée à l’un des civils syriens concernés dont Le Monde a obtenu copie, car « il n’existe pas d’éléments [prouvant] que le plaignant peut être personnellement poursuivi et faire l’objet d’un traitement inhumain en Syrie ». « Une grande partie des lieux habités en Syrie ont adhéré au régime de cessez-le-feu sur le territoire de la République arabe syrienne, des actions humanitaires s’y déroulent, et une aide médicale est fournie », peut-on encore lire.
Passibles d’expulsions
Un détail est relevé : « Il existe une liaison aérienne avec la Syrie », sans que l’on sache s’il s’agit d’accréditer l’idée qu’il n’y a « pas de guerre », ou s’il prend une connotation lourde de sens sur les retours. En tout état de cause, les onze personnes qui avaient entrepris cette ultime démarche sont désormais passibles d’être expulsées du territoire russe. « Depuis 2012, date à laquelle j’ai commencé à travailler avec des réfugiés syriens, c’est la première fois que j’entends cet argument comme quoi il n’y a pas de guerre là-bas », déplore leur avocate, Irina Sokolova, membre du réseau Migration et droit, lié à l’organisation des droits de l’homme Memorial.
Arrivés pour la plupart en 2013, les plaignants, qui souhaitent préserver leur anonymat, se sont établis à Ivanovo, une ville située à 250 kilomètres au nord-est de Moscou, attirés par des entreprises de textile en quête de main-d’œuvre. Ni pro ni anti-Bachar, ils sont ouvriers ou chauffeurs de taxi. « Certains pouvant être appelés par l’armée en Syrie, leurs familles s’étaient réunies pour rassembler de l’argent et leur payer un billet », rapporte leur avocate.
Jusqu’ici, ces migrants avaient pu obtenir l’asile temporaire, renouvelable d’année en année. Mais en janvier 2017, le ministère de l’intérieur leur a fermé la porte. Une première requête déposée au tribunal d’Ivanovo en mars 2017 s’est soldée par un échec, tout comme l’appel intenté trois mois plus tard. « Nous avons épuisé tous les recours », s’inquiète Me Sokolova.

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« Il n’y a pas de guerre en Syrie, nos militaires s’y relaxent sans doute ! Tout est calme malgré le retour de quelques cercueils », s’offusque Svetlana Gannouchkina, présidente de l’association Assistance civile spécialisée dans l’aide aux réfugiés. « Les Syriens, ajoute-t-elle, viennent là où ils peuvent fuir et notamment en Russie parce qu’ils arrivent avec des visas en bonne et due forme, de tourisme, étudiant ou pour affaire, délivrés contre de l’argent. Cette décision de la Cour suprême, la première du genre, et qui devrait faire jurisprudence, vient sans doute d’en haut, et elle est très inquiétante. »
En 2015, selon l’association, 12 000 Syriens se trouvaient sur le territoire de la Russie, mais seulement un millier d’entre eux bénéficiait d’un statut temporaire d’asile. Selon les chiffres officiels, leur nombre n’a pas progressé : en avril, ils étaient 1 047 à avoir obtenu ce fragile sésame et seulement deux ressortissants syriens ont reçu un vrai statut de réfugié.



                            


                        

                        


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Les millennials, facteur clé de la présidentielle au Mexique

Les candidats rivalisent d’ingéniosité pour séduire les jeunes de 18 à 34 ans, réputés apathiques, qui représentent un tiers de la population.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 10h11
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 15h27
    |

            Frédéric Saliba (Mexico, correspondance)








                        



   


Le QG de campagne d’Andrés Manuel Lopez Obrador (AMLO), favori de l’élection présidentielle du 1er juillet au Mexique, ressemble à une start-up. A tous les étages de cette maison en briques, au centre de Mexico, une vingtaine de militants à peine trentenaires sont rivés à leurs écrans d’ordinateur. La bataille électorale fait rage sur la Toile pour séduire les Mexicains hyperconnectés de 18 à 34 ans. Ces « millennials » représentent plus du tiers des électeurs.
Pas d’affiche ni de banderole, dans cette discrète bâtisse rénovée. « Ça pollue », justifie Alberto Lujambio, 33 ans, coordinateur des e-messages d’AMLO. Le candidat du Mouvement de régénération nationale (Morena, gauche) ne passe presque jamais ici. « AMLO enchaîne les meetings, le parti s’occupe de la logistique sur le terrain, nous, on gère sa e-communication », explique M. Lujambio. La plupart des plus de 30 millions de jeunes ne s’informent qu’à travers les réseaux sociaux.

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Une cible de choix pour AMLO, qui devance de plus de 22 points dans les sondages (tous âges confondus) ses deux principaux adversaires, Ricardo Anaya, à la tête d’une coalition droite-gauche, et José Antonio Meade, candidat du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, centre, au pouvoir). Tous proposent aux millennials des emplois mieux payés dans un pays où le salaire minimum plafonne à 88 pesos (3,80 euros) par jour. AMLO, qui se présente pour la troisième fois à une présidentielle, leur offre aussi l’éducation gratuite et des bourses universitaires. M. Anaya promet un salaire universel (64 euros par mois). M. Meade veut développer leur accès à Internet.
« Aucun candidat n’est convaincant »
Sur la place principale de Mexico, Roberto Alvarez marche les yeux scotchés à son téléphone portable. « Aucun candidat n’est convaincant », soupire ce jeune de 29 ans qui vit de petits boulots sur les marchés. Même déception chez Anayetzi Bustamante, étudiante en gestion de 21 ans, assise sur une pelouse de l’Université autonome du Mexique (UNAM), dans le sud de la capitale : « Je déciderai le jour J. » Plus de la moitié des millennials rejoignent les rangs des indécis (de 17 % à 25 % des 89 millions d’électeurs), selon les sondages. Sept sur dix ne s’identifient à aucun parti. Leurs préoccupations : le manque d’opportunités, la corruption et l’insécurité galopante.

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Dans la bibliothèque de l’UNAM, Fernanda Rivera, 26 ans, étudiante en maîtrise de sociologie, l’assure : « Les millennials forment une génération très hétérogène. Mais nous rejetons en bloc le système clientéliste du PRI [au pouvoir de 1929 à 2000, puis depuis 2012] que l’alternance de la droite [2000-2012] a maintenu. » Longtemps décrits comme individualistes et apathiques, ces jeunes ont participé en masse au spectaculaire élan de solidarité après le séisme du 19 septembre 2017 (plus de 360 morts). Cette mobilisation, à travers les réseaux sociaux, aurait-elle dopé leur conscience politique ? Plus de 70 % comptent se rendre aux urnes, le 1er juillet, alors que leur taux d’abstention dépasse généralement celui des Mexicains de tous âges (36,7 % en 2012).
Ce jour-là, les électeurs sont appelés à voter à la présidentielle mais aussi aux élections générales (18 000 postes publics en jeu). Les candidats locaux et nationaux ont diffusé 23 millions de spots dans tous les médias. Beaucoup s’adressent aux millennials. Dans des vidéos, AMLO les appelle « à construire le futur du Mexique », M. Meade discute avec des étudiants et M. Anaya joue de la guitare. Les deux challengers ont consacré au Web plus ou moins 35 % de leurs budgets publicitaires (environ 8 millions d’euros chacun). AMLO, lui, n’aurait pas dépensé un centime sur la Toile.
« L’autodérision et une pédagogie positive »
Dans une pièce de son QG, transformée en studio de tournage et de montage, M. Lujambio explique : « L’e-marque “Abre Mas Los Ojos” [Ouvre plus les yeux], qui reprend les initiales d’AMLO, est devenue virale. On s’est inspiré du mouvement Momentum, de Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste britannique [Créé en 2015, ce réseau avait suscité une incroyable mobilisation autour de la candidature de M. Corbyn]. On a aussi baptisé les militants, les AMLOVERS. » Leur mission : « défendre la réputation du candidat ».
« Le succès d’AMLO s’explique par son image d’homme honnête antisystème qui a résisté aux fake news », Alberto Lujambio, coordinateur de la e-communication d’AMLO
Quelque 70 % des spots de ses adversaires le disqualifient, selon l’hebdomadaire d’investigation Proceso. Le hashtag #AMLOvich a circulé sur Twitter, accusant sa campagne d’être soutenue par la Russie. AMLO a répliqué par une vidéo où il porte une chapka russe, se nommant lui-même « Andres Manuelovich ». « L’autodérision et une pédagogie positive font mouche auprès des jeunes », souligne M. Lujambio.
Pari gagné : selon les sondages, les millennials disposés à voter préfèrent AMLO (autour de 50 %) à M. Anaya (29 %) et à M. Meade (13 %). Agé de 39 ans, M. Anaya est pourtant plus proche de leur génération que le sexagénaire. Pour José Antonio Sosa, directeur d’Apoyo, cabinet conseil en communication politique, « le succès d’AMLO s’explique par son image d’homme honnête antisystème qui a résisté aux fake news ».

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Pour les contrer, plus de 60 médias, dont Animal Politico et Newsweek, ont créé, en mars, la plate-forme de fact-checking Verificado2018. Hébergés par l’Université de la communication, au centre de Mexico, dix jeunes journalistes et gestionnaires de communauté démêlent le vrai du faux sur la Toile. Selon leur coordinateur, Diego de la Mora, 41 ans, « des centaines de fake news ont été désamorcées ». Et M. Sosa d’anticiper : « Cette culture naissante du fact-checking pourrait obliger le prochain gouvernement à rendre davantage de comptes aux citoyens » d’une jeune démocratie encore fragile.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Les exigences des Etats-Unis pour isoler Téhéran sur le plan pétrolier contribuent à faire monter les prix. Le baril a atteint 79 dollars vendredi.
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Pétrole : la dureté de Trump face à l’Iran pèse sur le marché

Les exigences des Etats-Unis pour isoler Téhéran sur le plan pétrolier contribuent à faire monter les prix. Le baril a atteint 79 dollars vendredi.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 10h06
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Tout ça pour ça ! Les délégués de l’OPEP avaient mis tout leur talent de négociateurs dans la bataille pour parvenir à un accord. Vendredi 22 juin, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), bientôt suivie par son allié russe, annonçait une hausse modérée de la production pour stabiliser les prix du pétrole.
Un accord obtenu sous pression du président américain, Donald Trump, qui avait accusé l’OPEP, à grands coups de tweets rageurs, de maintenir « artificiellement élevés » les prix du pétrole. Certes, l’accord n’était pas très explicite, mais il donnait carte blanche à l’Arabie saoudite, notamment, pour augmenter sa production dans le but d’équilibrer le marché.

Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Après sa sortie tonitruante de l’accord sur le nucléaire iranien, Donald Trump a affiché sa volonté d’exercer une pression maximale sur Téhéran. Or l’Iran, troisième pays producteur de l’OPEP, a une économie très dépendante des hydrocarbures.
Arrêt des achats avant le 4 novembre
Mardi 26 juin, un responsable du département d’Etat américain a ainsi déclaré à des journalistes que tous les pays se devaient d’arrêter totalement leurs importations de pétrole iranien d’ici au 4 novembre, s’ils veulent éviter les sanctions américaines. Des déclarations qui ont eu un impact immédiat sur un marché pétrolier déjà tendu.
Les Etats-Unis ont déjà prévenu un certain nombre de pays importateurs d’or noir iranien, comme le Japon, la Corée du Sud ou l’Inde, qu’ils devaient agir immédiatement pour que les achats soient totalement stoppés au 4 novembre. Lors du dernier embargo américain et européen sur l’Iran, plusieurs pays avaient obtenu des exemptions spécifiques. La Chine et l’Inde n’avaient jamais cessé leurs importations. « C’est une de nos principales priorités de sécurité nationale. Je n’irai pas jusqu’à dire zéro exemption de manière définitive, mais la position est bien que nous...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Les sauveteurs mobilisés depuis sept jours pour sauver 12 enfants et leur entraîneur de foot piégés dans une grotte en Thaïlande ont répété samedi un exercice d’évacuation dans l’attente de pouvoir établir un contact avec eux.
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Thaïlande : les secours se préparent à l’évacuation des adolescents bloqués dans une grotte

Les sauveteurs mobilisés depuis sept jours pour sauver 12 enfants et leur entraîneur de foot piégés dans une grotte en Thaïlande ont répété samedi un exercice d’évacuation dans l’attente de pouvoir établir un contact avec eux.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 08h52
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 10h07
   





                        



   


Mobilisés depuis sept jours pour retrouver douze enfants et leur entraîneur de foot, piégés dans une grotte en Thaïlande, les sauveteurs ont répété samedi un exercice d’évacuation dans l’attente de pouvoir établir un contact avec eux. « Il s’agit de mettre en place un protocole sur ce qu’on doit faire avant de les emmener à l’hôpital », a expliqué le gouverneur de Chiang Rai, Narongsak Osottanakorn. Après une semaine dans l’obscurité de la grotte, les victimes souffriront de troubles oculaires et pulmonaires, et leur évacuation doit être menée avec précaution.

   


« C’est un test, ne paniquez pas. Si nous sortons les garçons de là, nous saurons comment les envoyer à l’hôpital en hélicoptère », a-t-il ajouté, précisant que plusieurs hôpitaux de la région participaient à l’exercice, profitant d’un temps plus clément après des pluies diluviennes. Mais, si les secouristes se refusent pour l’heure à évoquer une issue autre qu’heureuse, aucun contact n’a encore pu être établi avec les jeunes footballeurs entrés samedi soir dans la grotte de Tham Luang, située près de la frontière avec la Birmanie et le Laos, après leur entraînement.
Les fortes pluies ont cessé
Des boîtes contenant de la nourriture mais aussi des téléphones portables ont été lancées la veille depuis un puits à la verticale de la grotte, non loin de l’endroit où les sauveteurs espèrent que les enfants se trouvent. Mais cette grotte est une des plus grandes de Thaïlande, avec un réseau de plus de dix kilomètres, en faisant un lieu apprécié par les spéléologues aguerris.
Plusieurs centaines de secouristes restaient mobilisés samedi, dont des soldats américains et des plongeurs britanniques. Ceux-ci luttent depuis des jours avec une eau boueuse, sans visibilité, limitant fortement leur progression par l’entrée principale, inondée. D’où les espoirs autour du puits à la verticale de la grotte : des rangers débroussaillaient samedi les alentours, pour permettre aux hélicoptères d’atterrir et d’évacuer les enfants par là.
Les très fortes pluies tombées toute cette semaine sur la province de Chiang Rai n’ont cessé de faire monter le niveau de l’eau dans la cavité, où les enfants âgés de 11 à 16 ans et leur entraîneur de 25 ans sont pris au piège depuis sept jours. Mais samedi les pluies ont cessé et le niveau de l’eau a légèrement baissé dans la première chambre de la grotte, de l’ordre de moins de 10 centimètres cependant, malgré l’armada de pompes déployées.

   


Si les enfants arrivent à boire de l’eau dans la grotte inondée, ils peuvent tenir plusieurs semaines sans nourriture, souligne Anmar Mirza, expert américain des opérations de sauvetages souterrains. Des garçons athlétiques et en bonne santé peuvent « facilement tenir un mois », dit-il. Mais, « le principal problème est d’ordre psychologique, parce qu’ils ne savent pas quand les secours vont les retrouver », ajoute-t-il.
Plusieurs cas d’isolement prolongé sous terre ont été rencontrés dans le passé. En 2014 en Allemagne, un homme a pu être secouru dans une grotte après onze jours d’attente. En 2012, au Pérou, des mineurs avaient pu être sauvés après sept jours sous terre. En 2010, au Chili, des mineurs avaient tenu dix-sept jours avant d’être secourus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Pour la première fois, un des tradeurs français accusés dans le dossier de la manipulation du taux interbancaire européen, s’exprime publiquement. Il vient d’être jugé coupable « in absentia » à Londres.
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Procès des taux d’intérêt Euribor : des coupables trop parfaits

Pour la première fois, un des tradeurs français accusés dans le dossier de la manipulation du taux interbancaire européen, s’exprime publiquement. Il vient d’être jugé coupable « in absentia » à Londres.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 08h10
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 16h26
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Le premier est réservé, prudent, un peu avare de ses mots. C’est aussi un tradeur-né, prêt à tout miser ou tout abandonner d’un coup, selon l’opportunité. C’est ce qu’il a fait en mars, en décidant de plaider coupable à la surprise générale. Désormais en prison, il attend de connaître sa peine, qui devrait s’élever au minimum à quatre ou cinq ans de prison ferme.
Le second est plus extraverti, plus nerveux aussi. Il a choisi au contraire de fuir la justice britannique, préférant être jugé in absentia que de comparaître à un procès qu’il estime biaisé. Vendredi 29 juin, le verdict est tombé : il a été reconnu coupable de « complicité de fraude ».
A en croire le Serious Fraud Office (SFO), l’équivalent britannique du Parquet national financier, Christian Bittar et Philippe Moryoussef, deux Français, ont été les architectes d’une des plus grandes fraudes financières de l’histoire récente. Pendant les années folles menant à la crise, de 2005 à 2009, ils ont manipulé à grande échelle l’Euribor, un taux servant de référence à 180 000 milliards de dollars (154 500 milliards d’euros) de produits financiers. Plusieurs dizaines d’autres courtiers étaient impliqués, dont quatre autres sont jugés dans le même procès. Achim Kraemer, de Deutsche Bank, a été jugé non coupable. Carlo Palombo, Colin Bermingham et Sisse Bohart, de Barclays, attendent leur verdict. Les peines de prison seront prononcées dans les prochains jours.

Ces anciens tradeurs incarnent des coupables parfaits. De 2005 à 2009, M. Bittar, qui était à la Deutsche Bank, était un des mieux payés au monde : il a touché 57,8 millions de livres (65,2 millions d’euros). M. Moryoussef, qui travaillait chez Barclays sur la période jugée (2005-2007 dans son cas), était un petit joueur en comparaison : 1,2 million de livres.
Anomalies de traduction
Depuis deux ans et demi, Le Monde est en contact régulier avec les deux hommes. Nous avons suivi leur combat judiciaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Les liens entre les cartels de la drogue et les responsables politiques mexicains sont tels que le président élu le 2 juillet n’aura peut-être pas les coudées franches pour combattre les trafics juge, dans une tribune au « Monde », le sociologue Jean Rivelois.
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« Au Mexique, une guerre contre la drogue sélective »

Les liens entre les cartels de la drogue et les responsables politiques mexicains sont tels que le président élu le 2 juillet n’aura peut-être pas les coudées franches pour combattre les trafics juge, dans une tribune au « Monde », le sociologue Jean Rivelois.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 07h01
    |

Jean Rivelois (Sociologue, Institut de recherche pour le développement)







                        



                                


                            

Tribune. Au Mexique, la guerre contre la drogue a commencé en 1989 avec la dissolution du cartel de Guadalajara. Il s’agit d’une guerre sélective (on favorise un cartel ou plusieurs et on réprime les autres), la répression s’exerçant différemment selon que l’on se situe au niveau fédéral ou fédéré.
Il y a une continuité entre la décision du président Calderon, en 2007, de déclencher la guerre contre la drogue, ce qui s’est passé avant lui, et ce qui s’est passé après lui. Cette continuité, c’est le système politique lui-même, le mode de gouvernement (autoritaire), ses pratiques (corruption, clientélisme) et ses normes (la loi du plus fort et la violence légitime illégale contre l’égalité de droit).
La guerre de M. Calderon, c’est la constatation que le pouvoir politique est devenu dominé et qu’il ne régule plus la violence aux niveaux fédéral, régional et municipal ; d’où l’accroissement du nombre de morts, provoqué, pour la plupart, par une guerre entre les cartels impliquant les polices locales et la police fédérale compromises et corrompues.
Les cartels considérés comme des entrepreneurs
De plus, en 2010, ce sont les cartels qui ont eux-mêmes déclaré la guerre à l’Etat fédéral en s’attaquant directement aux membres de la société civile et en rompant ainsi le pacte politique établi depuis la création du cartel de Guadalajara, en 1978, et dont les termes peuvent se résumer ainsi : les cartels sont considérés comme des entrepreneurs qui versent un impôt informel à l’Etat en échange de la protection des autorités institutionnelles, à condition qu’ils respectent un pouvoir politique disposant des monopoles de la redistribution clientéliste et de la violence légitime, ce qui sous-entend que la violence entre les « narcos » ne doit pas déborder sur la société civile.
Mais le Mexique est un Etat fédéral. De 1978 à 1994, c’est le niveau fédéral qui gérait les affaires avec les narcos. A partir de 1991, les gouverneurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Le texte conclu dans la nuit de jeudi à vendredi par les Vingt-Huit réunis en sommet à Bruxelles n’apporte pas de réponses opérationnelles très concrètes.
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Après les satisfecit, premiers doutes sur l’« accord » migration européen

Le texte conclu dans la nuit de jeudi à vendredi par les Vingt-Huit réunis en sommet à Bruxelles n’apporte pas de réponses opérationnelles très concrètes.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 10h41
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant), 
Cédric Pietralunga, 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen) et 
Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Les autocongratulations et les satisfecit ont vite laissé place aux premiers doutes, vendredi 29 juin, suite à l’accord sur les migrations négocié durant la nuit précédente lors du sommet à Vingt-Huit de Bruxelles. Un accord, oui, mais qui n’apporte pas de réponses opérationnelles très concrètes et suscite déjà maintes critiques.

A-t-il durablement apaisé les tensions entre les pays européens, ceux du bassin méditerranéen, qui réclament davantage de solidarité, et ceux de l’Est qui continuent obstinément à la leur refuser ? Permettra t-il d’éviter d’autres images désastreuses après les errances des bateaux Aquarius et Lifeline ? Calmera-t-il Matteo Salvini, le ministre italien de l’intérieur, qui a déclenché la crise politique actuelle en fermant les ports de son pays aux migrants récupérés par les ONG ?
A écouter le président du Conseil italien Giuseppe Conte, quelques heures après la conclusion de l’accord, la voix de Rome, qui menaçait de bloquer l’ensemble du Conseil européen, avait enfin été entendue. « Je suis satisfait. Bien sûr, si j’avais eu à écrire le texte, je l’aurais fait différemment, mais nous étions Vingt-Huit », a-t-il confié, vendredi matin, avant de lancer, en montant dans sa voiture : « Maintenant, je pars continuer le combat. »
« Ce qui m’intéresse ce sont les actes »
Mais dès le milieu de matinée, les messages plus négatifs ont afflué : « Aucun engagement contraignant et seulement des choix volontaires pour les demandes italiennes. Un résultat faible. L’Italie affaiblie. Les pays de l’Est crient victoire », analysait le secrétaire par intérim du Parti démocrate (PD, centre gauche), Maurizio Martina.
A la mi-journée, M. Salvini lui-même déclarait : « Je ne me fie pas aux paroles, ce qui m’intéresse ce sont les actes. » « Pour une fois, Matteo Salvini a raison. La mission de Conte au Conseil européen a été un véritable flop », répliquait, dans un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ A la frontière entre le Mexique et le Texas, rencontre avec des familles qui ont quitté leur pays avec l’espoir de vivre le rêve américain.
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Les migrants défient la « tolérance zéro » de Donald Trump

A la frontière entre le Mexique et le Texas, rencontre avec des familles qui ont quitté leur pays avec l’espoir de vivre le rêve américain.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 17h14
    |

            Gilles Paris (McAllen, Brownsville (Texas) envoyé spécial)








                        



                                


                            

Des ombres sont entrées en fin de journée dans la gare routière de McAllen, cette ville frontière du Texas que le Rio Grande, parfois doublé d’une haute barrière métallique, sépare du Mexique. Il s’agit d’un cortège d’une demi-douzaine de familles, souvent très jeunes, partagées entre la fatigue d’un interminable voyage et l’espoir d’une liberté précaire. Puis elles se sont dirigées vers les comptoirs des compagnies de bus qui tissent leur toile à travers le pays.
Quelques heures plus tôt, mardi 26 juin, elles ont pu quitter un centre de rétention de la police des frontières en échange d’une convocation chez un juge dans la ville vers laquelle elles s’apprêtent à partir pour retrouver des familles et des proches déjà installés aux Etats-Unis, certains légalement, mais pas tous. Ces familles ont pour bagage un statut incertain de sans-papiers et une libération provisoire. Les bracelets électroniques noirs que portent certains adultes à leur cheville sont là pour le rappeler.
Maria veut pourtant se satisfaire de cette délivrance qui ne tient qu’à un fil. « On est en Amérique », répète-t-elle. La jeune femme a quitté son pays, le Honduras, en compagnie de sa petite fille et d’un neveu. Interrogée sur les raisons de son départ, elle cherche ses mots, puis ses traits se décomposent. Elle n’en dira pas plus.

A côté, une autre mère, qui refuse de donner son nom, patiente avec ses trois filles. Lorsqu’elles décrivent leurs espérances, les deux femmes renouent avec des mots tout simples, avec les racines puissantes du rêve américain, l’espoir d’une vie meilleure, en sécurité, sur lequel la politique anti-immigration du président Donald Trump semble avoir peu de prise.
« Je ne pensais pas que cela durerait »
Leur groupe de migrants, composé principalement de Honduriens, de deux Guatémaltèques et de deux Salvadoriens, a mis près d’un mois pour parvenir à la frontière. Une fois arrivées côté américain, le 19 juin, Maria...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le président des Etats-Unis a déclaré qu’il avait cinq candidats potentiels, dont deux femmes, pour remplacer le juge Anthony Kennedy, qui a annoncé mercredi qu’il prendrait sa retraite.
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Trump annoncera son candidat pour la Cour suprême le 9 juillet

Le président des Etats-Unis a déclaré qu’il avait cinq candidats potentiels, dont deux femmes, pour remplacer le juge Anthony Kennedy, qui a annoncé mercredi qu’il prendrait sa retraite.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 03h44
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 10h15
   





                        


Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi 29 juin qu’il révélerait le nom de son candidat pour le neuvième siège crucial de la Cour suprême le 9 juillet, en affirmant qu’il pourrait nommer une femme.
« J’ai réduit à environ cinq » le nombre de choix potentiels, parmi lesquels figurent deux femmes, a dit le président américain aux journalistes à bord d’Air Force One, en précisant qu’il s’entretiendrait avec un ou deux d’entre eux ce week-end et qu’il ne leur demanderait pas leur position sur le droit à l’avortement. « C’est un groupe de juges très talentueux, brillants, conservateurs pour la plupart, a-t-il déclaré. Ils me plaisent tous. »
Débats de société
Après les visites attendues ce week-end, le processus de sélection commencera à plein à partir de lundi, a-t-il expliqué. Au total, « je m’entretiendrai probablement avec six ou sept » personnes, a poursuivi Donald Trump. Mariage homosexuel, discriminations raciales, peine de mort, controverses électorales, port d’arme, poids des syndicats : la Cour suprême tranche les plus grands débats de société aux Etats-Unis.
La bataille s’annonce féroce au Sénat, qui devra ensuite confirmer son choix par un vote à l’automne. Les républicains n’y détiennent qu’une très courte majorité face à l’opposition démocrate qui redoute de voir basculer fermement du côté conservateur la haute cour.
Il s’agit de remplacer le juge Anthony Kennedy, qui a annoncé mercredi qu’il prendrait sa retraite. Nommé en 1987 par Ronald Reagan, il a souvent joué un rôle d’arbitre entre quatre sages progressistes et quatre conservateurs. D’où l’importance cruciale du choix du nouveau juge.
L’avortement en ligne de mire
Interrogé vendredi sur l’arrêt Roe v. Wade qui a légalisé l’avortement en 1973 dans tous les Etats-Unis, Donald Trump a affirmé, à propos de ses entretiens à venir : « Je ne leur poserai pas cette question. »
Parmi les candidats pressentis, le sénateur républicain de l’Utah, Mike Lee, âgé de 47 ans, apparaît comme l’un des favoris. « Il a dit qu’il aimerait bien ce poste, ils ne disent pas ça d’habitude », a remarqué le président américain.
Les sénateurs républicains avaient rompu avec la tradition en refusant, en 2016, d’auditionner pendant de longs mois le magistrat sélectionné par le président démocrate sortant Barack Obama pour remplacer l’utraconservateur Antonin Scalia, après son décès.
Après la victoire de Donald Trump à la présidentielle en novembre 2016, le républicain a pu désigner un juge conservateur à la place, Neil Gorsuch, qui siège depuis 2017.
Les chefs démocrates estiment que ce même argument vaut pour la prochaine nomination puisqu’un tiers du Sénat est en jeu aux élections parlementaires de novembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Le site d’information politique Axios avait affirmé que le président des Etats-Unis avait souvent déclaré à ses conseillers qu’il voulait quitter l’OMC.
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Donald Trump dit ne pas vouloir sortir de l’OMC

Le site d’information politique Axios avait affirmé que le président des Etats-Unis avait souvent déclaré à ses conseillers qu’il voulait quitter l’OMC.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 02h24
   





                        



   


Le président américain Donald Trump a démenti vendredi 29 juin avoir l’intention de retirer les Etats-Unis de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), qu’il a par le passé qualifiée d’« injuste ». « Je n’envisage pas de retrait », a-t-il affirmé depuis l’avion présidentiel Air Force One, après avoir été interrogé sur des informations de presse selon lesquelles il examinait la possibilité de claquer la porte de l’organisation.
Plus tôt, son secrétaire au Trésor Steve Mnuchin avait déjà démenti la même information de presse. « Il n’y a aucune information nouvelle. Donc toute personne reprenant l’histoire d’Axios a tort », a-t-il déclaré sur la chaîne Fox Business Network. « Je n’utiliserai pas notre mot favori à ce sujet, c’est-à-dire “Fake news” (information mensongère) mais ceci est une exagération. Le président a été clair avec nous et avec d’autres sur l’OMC. Il pense qu’il y a des aspects qui ne sont pas justes », a ajouté le ministre des Finances.
Le site d’information politique Axios, citant « des personnes impliquées dans les discussions avec le président américain », avait affirmé que Donald Trump avait souvent déclaré à ses conseillers qu’il voulait que les Etats-Unis quittent l’OMC. Un tel départ pourrait avoir des conséquences graves pour le commerce international.
Selon une personne citée sous couvert d’anonymat par Axios, le président aurait dit à de nombreuses reprises : « Je ne sais pas pourquoi nous en faisons partie. L’OMC a été conçue par le reste du monde pour arnaquer les Etats-Unis ».
Par le passé, Donald Trump a régulièrement dénoncé publiquement le fonctionnement de l’organisation. « La Chine, qui est une grande puissance économique, est considérée comme un pays en développement au sein de l’Organisation mondiale du commerce. Ils bénéficient donc d’énormes avantages, particulièrement par rapport aux Etats-Unis », avait-il ainsi tweeté le 6 avril.
« L’OMC est injuste envers les Etats-Unis », avait alors ajouté le président américain, coutumier des critiques envers les organisations multilatérales, de l’ONU à l’OTAN.
Donald Trump martèle qu’il préfère les discussions bilatérales aux discussions multilatérales.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Dans cet Etat placé sous intervention militaire le nombre de morts causés par la police a augmenté de 34 %.
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Marcos Vinicius, 14 ans, tué sur le chemin de l’école à Rio de Janeiro

Dans cet Etat placé sous intervention militaire le nombre de morts causés par la police a augmenté de 34 %.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 01h38
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 10h58
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



   


Peu avant de mourir, Marcos Vinicius da Silva a soufflé à sa mère : « Maman, je sais qui a tiré. C’est le blindé, maman. Il n’avait pas vu que j’avais l’uniforme de l’école ? » L’adolescent de 14 ans se rendait, ce matin du 20 juin, dans son collège de la favela de Maré, quand un hélicoptère de la police de Rio de Janeiro, à la recherche de trafiquants, a ouvert le feu. L’une des balles aurait atteint, par erreur, le collégien. Brandissant le t-shirt ensanglanté, Bruna da Silva, sa mère s’est écriée peu après : « Seul un Etat malade tue un enfant avec un uniforme de l’école ! » Le jour du drame, six autres personnes sont mortes, mais aucun trafiquant n’a été appréhendé.
Une semaine plus tard, lors de l’hommage rendu au jeune homme métis par les 44 écoles du quartier, on pouvait lire sur les pancartes « Maré a besoin de paix » ou « Marcos Vinicius présent ». Entre deux sanglots, les élèves racontent ces journées de terreur où leur école doit fermer pour cause de fusillade ou les réflexes qu’ils ont acquis de se terrer sous les tables lorsqu’ils entendent le moindre pétard.
Enfants victimes
Récits insensés d’un Brésil soumis à une routine meurtrière de plus en plus tragique. Chaque jour, rappelle l’Organisation des Nations unies (ONU), 31 enfants ou adolescents y meurent assassinés. En 2015, 11 403 filles ou garçons de 10 à 19 ont été victimes d’homicides. « Le chiffre, en valeur absolue, le plus important au monde », souligne la communauté internationale.

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Déterminée à faire cesser ce cycle de violence et consternée par la mort de Marcos Vinicius, l’ONU a lancé la campagne « Vidas Negras » (Les Vies noires). Une allusion aux cibles privilégiées de ces meurtres absurdes. Selon l’édition 2018 de l’Atlas de la violence, sur les 62 517 victimes d’homicides recensés en 2016 – plus d’un assassinat toutes les dix minutes – près de 70 % (43 354) étaient noires ou métis. En dix ans, le taux d’homicides au sein de la population noire ou métis a crû de 23,1 % tandis qu’il reculait de 6,8 % chez les Blancs. « Les inégalités raciales s’expriment de façon cristalline », conclut l’Institut de recherche économique appliquée (IPEA) coauteur de l’Atlas.
Misère historique
L’Etat de Rio de Janeiro n’est pas le plus frappé par cette tragédie. Dans les régions du Nordeste, telles Sergipe, Alagoas ou Rio Grande do Norte, où la sécheresse accentue une misère historique, la violence bat des records.
Mais la permanence de crimes à l’image de celui de Marcos Vinicius, dans un Etat placé depuis février sous intervention militaire, suscite la perplexité et l’indignation. Le décret signé dans la précipitation par le président Michel Temer permettant à l’armée de reprendre la main sur la sécurité n’a produit que peu d’effets. Si les homicides ont globalement reculé entre février et mai (-13 %), le nombre de morts provoqués par la police a augmenté de 34 %, souligne l’observatoire de l’intervention, qui s’inquiète de la militarisation des procédés et la multiplication d’opération coup de poing.

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« Le décès de cet enfant est le résultat des erreurs de cette politique de sécurité qui, au lieu de se consacrer aux enquêtes et à l’intelligence du crime, multiplie les interventions », enrage Silvia Ramos, professeure de sociologie à l’université Candido Mendes et coordinatrice de l’observatoire de l’intervention. « Le sentiment d’insécurité progresse et avec lui l’agressivité de la population et des forces de l’ordre. Rio est en guerre », ajoute-t-elle.
L’ancienne capitale, meurtrie par ces crimes, gangrenée par la corruption et engluée dans une crise économique sans fin, donne ainsi le sentiment de s’enferrer dans une profonde décadence. Classée cinquième des municipalités du pays où il fait bon vivre en 2013, Rio est passée en 2016 au onzième rang, selon l’indice Firjan de développement municipal (IFMD), rendu public vendredi 29 juin et mesurant l’emploi, les revenus, l’éducation et la santé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Cinq salariés du « Capital Gazette » sont morts sous les balles d’un tireur qui avait menacé le rédacteur en chef et l’auteur d’un article de 2012 qu’il jugeait diffamatoire.
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Etats-Unis : Annapolis sous le choc après la fusillade dans un journal local

Cinq salariés du « Capital Gazette » sont morts sous les balles d’un tireur qui avait menacé le rédacteur en chef et l’auteur d’un article de 2012 qu’il jugeait diffamatoire.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 01h03
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 10h22
    |

            Stéphanie Le Bars (Annapolis (Maryland), envoyée spéciale)








                        



   


Des ballons de baudruche aux couleurs des Etats-Unis, des drapeaux américains plantés dans le gazon, un ours en peluche, quelques bouquets de fleurs et une lettre jurant « de faire en sorte que les choses changent ». Comme souvent après une tuerie, un mémorial a été dressé à la hâte devant le cordon de police installé à quelques centaines de mètres des locaux du Capital Gazette, le journal d’Annapolis (Maryland) où jeudi 28 juin, un homme de 38 ans, armé d’un fusil à pompe, a tué cinq personnes : Gerald Fischman, le responsable des éditoriaux, 61 ans ; Robert Hiaasen, le rédacteur en chef adjoint, 59 ans ; John McNamara, 56 ans et Wendi Winters, 65 ans, deux journalistes ; et Rebecca Smith, 34 ans, assistante marketing.
Sur le trottoir de ce carrefour sans âme, où s’alignent des bâtiments de briques abritant indifféremment banques, salons de beauté ou agences immobilières, les habitants passent déposer un bouquet ou se recueillir, à genoux, en prières. Pour Olivia Fox, venue en voisine, ce nouveau drame est « désolant ». « Il n’y a plus de respect pour la vie. Et surtout, il y a trop de colère : les gens ne savent plus gérer leurs émotions. Et si vous ajoutez des armes à feu là-dessus, vous obtenez ce genre de drame. »

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                Etats-Unis : fusillade meurtrière dans un journal d’Annapolis



Nouvelle norme
Enchaînant les interviews devant les caméras de télévision installées sur place depuis la veille, le maire d’Annapolis, Gavin Buckley, ne dit pas autre chose. « Ce type de tuerie ne peut pas devenir la nouvelle norme dans notre société. Il faut cesser d’être en colère et haineux dès que l’on n’est pas d’accord les uns avec les autres », insiste l’édile démocrate de cette petite ville portuaire plutôt chic, réputée pour sa base navale. « Je ne comprends pas ce qui arrive à cette société où des journalistes et des enseignants doivent s’inquiéter de voir entrer un tueur dans leurs locaux. » Près de 24 heures après le drame, Donald Trump, familier des violentes diatribes contre la presse, a aussi jugé « horrible » l’assassinat des quatre journalistes et de la responsable des ventes. « Les journalistes, comme tous les Américains, devraient pouvoir exercer leur métier sans la peur d’être victimes de violentes attaques », a-t-il déclaré.
Le meurtrier, Jarrod Ramos, entretenait une histoire tumultueuse avec ce petit journal, apprécié pour les résultats sportifs, les photos des événements de la région et son suivi de la politique locale. En 2012, il avait, sans succès, attaqué en diffamation la publication à la suite d’un article affirmant qu’il avait harcelé une femme sur Facebook. Il avait été débouté trois ans plus tard. Dans un tweet datant de cette époque, il avait proféré des menaces. « Je serai content de voir le Capital Gazette cesser de paraître mais ce serait mieux de voir Hartley et Marquardt [le journaliste auteur de l’article et le rédacteur en chef] arrêter de respirer. » Déterminé à clore cette affaire le rédacteur en chef ne l’avait pas poursuivi et, par la suite, le journal n’avait plus entendu parler de Jarrod Ramos. Jusqu’à jeudi, dans l’après-midi, lorsqu’il a fait feu dans les locaux non sécurisés du journal. Quelques minutes avant, son compte Twitter, inactif depuis deux ans, avait de nouveau été le réceptacle de sa haine : « Allez tous vous faire f…, laissez-moi tranquille. »
Echo prémonitoire
Fondé en 1727, le Capital Gazette fait partie de ses milliers de petites publications qui survivent tant bien que mal à travers les Etats-Unis ; il employait six reporters, deux photographes et cinq secrétaires de rédaction. Le maire a rappelé que ce journal n’était « ni de droite ni de gauche », juste un journal local avec des professionnels essayant de faire leur travail au mieux. A l’heure de la dénonciation systématique des « fake news » par une partie de l’opinion publique américaine, président des Etats-Unis en tête, les survivants de la tuerie, aidés par les journalistes du Baltimore Sun, membre du même groupe que le Capital Gazette, ont rendu compte du drame dans leur édition de vendredi matin et sur leur site internet durant toute la journée, promettant dans leur page réservée aux éditoriaux des « opinions informées ».

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                Etats-Unis : le « Capital Gazette », victime d’une fusillade, publie une édition en hommage aux victimes



Comme un écho prémonitoire à ce drame, le journal a republié sur son site, l’éditorial de Gerald Fischman, l’une des victimes, rédigé après la fusillade dans un lycée de Parkland en février. Dans l’article intitulé « Réveillons-nous de ce cauchemar national », il déplorait la répétition de ces tueries et les réactions qu’elles suscitent : « Horreur, deuil, veillées aux chandelles, articles sur les victimes, articles sur les signaux ratés concernant le meurtrier, débats enflammés sur les armes qui ne mènent à rien et puis, attente du prochain bain de sang. » Une veillée devait avoir lieu vendredi soir au centre-ville.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Emmanuel Macron a dénoncé la position du diplomate, qui se félicite de la « gestion des mouvements migratoires » de Viktor Orban.
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Pour l’ambassadeur de France à Budapest, la Hongrie est un « modèle »

Emmanuel Macron a dénoncé la position du diplomate, qui se félicite de la « gestion des mouvements migratoires » de Viktor Orban.



Le Monde
 |    30.06.2018 à 00h24
 • Mis à jour le
30.06.2018 à 06h39
    |

            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



   


Peut-on représenter la France en Hongrie et parler comme le premier ministre du pays, Viktor Orban ? C’est en substance la question qui a été posée au président de la République Emmanuel Macron, lors de la conférence de presse ayant suivi, vendredi 29 juin, la dernière réunion du Conseil européen.
Auparavant, Mediapart avait révélé le contenu d’une note diplomatique, rédigée le 18 juin par Eric Fournier, l’ambassadeur de France à Budapest, entré au Quai d’Orsay en 1987.
Ce dernier, nommé à ce poste en 2015, y fustigeait la « presse française et anglo-saxonne », soupçonnée de vouloir détourner l’attention du « véritable antisémitisme moderne », celui des « musulmans de France et d’Allemagne », en continuant d’accuser la Hongrie d’antisémitisme, ce qui ne serait qu’un « fantasme de journalistes étrangers ». Ces derniers devraient, au contraire, saluer selon lui un « modèle » à suivre pour sa « gestion des mouvements migratoires illégaux ».
« Magyarophobie »
Le président français s’est vu obligé de rappeler que la note rédigée par M. Fournier ne correspondait « en rien à la position officielle française ». « Si une preuve m’était apportée que de tels propos aient été tenus publiquement, alors cet ambassadeur serait révoqué. » Selon nos informations, Eric Fournier devait de toute façon quitter ses fonctions à la mi-juillet.
Le Monde et d’autres médias sont régulièrement accusés de « magyarophobie » par des relais d’opinions, proches du gouvernement de Viktor Orban, un dirigeant épinglé par l’Union européenne (UE), l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et les Nations unies (ONU) pour ses entorses à l’Etat de droit. Ces relais sont parfois rejoints par certains élus français, dans les rangs des Républicains (LR) ou du Rassemblement national (RN, ex-Front national).
Alors que d’autres ambassadeurs en poste à Budapest, comme ceux du Canada ou de la Suède, prennent le risque de dénoncer publiquement les atteintes aux libertés en Hongrie, le représentant officiel de l’Etat français reprend à son tour, dans cette note, les éléments de langages conspirationnistes, traditionnellement véhiculés par M. Orban. Il dénigre le travail de la presse de son propre pays et s’en prend à des compatriotes de confession musulmane.
Attaques sur les rédactions
En cela, il épouse les méthodes du pays où il réside, car Reporters sans frontières (RSF) dénonce régulièrement les attaques subies par les rédactions à Budapest. « Depuis son retour au pouvoir en 2010, le gouvernement hongrois a considérablement changé les règles du jeu médiatique et contribué à l’érosion du pluralisme en soumettant le service public à un contrôle éditorial étroit et en favorisant l’achat de médias indépendants par des hommes d’affaire alliés du pouvoir », explique Pauline Adès-Mével, la responsable du bureau UE/Balkans à RSF.
En poste en Géorgie entre 2007 et 2011, Eric Fournier s’était déjà illustré par un caractère impétueux. « Ambassadeur le plus fou à Tbilissi », comme l’avait qualifié un jour en plaisantant le président de l’époque, Mikheïl Saakachvili, il entretenait des liens d’amitié très décriés par ses collègues avec le milliardaire Bidzina Ivanichvili. Il avait aidé ce dernier à obtenir la nationalité française. L’oligarque était devenu ensuite premier ministre de Géorgie.



                            


                        

                        

