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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ La fusée SpaceX a envoyé ce « cerveau volant » vers la Station spatiale internationale. Capable de se déplacer en apesanteur, il va aider un astronaute allemand.
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<article-nb="2018/06/29/19-2">
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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ L’usage des pesticides en agriculture est souvent considéré comme sans danger pour les consommateurs dès lors que les normes sanitaires en vigueur sont respectées. Or, une étude de l’INRA montre que cette certitude doit être contestée.
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<article-nb="2018/06/29/19-3">
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Rapport d’étonnement. En réduisant de 80 % en 2019 le financement des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), le gouvernement américain met à mal une aide décisive pour la prévention des maladies infectieuses à travers le monde.
<filname="PROF-env_sciences-3"> ¤                     
                                                   
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Donald Trump menace la santé mondiale

Rapport d’étonnement. En réduisant de 80 % en 2019 le financement des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), le gouvernement américain met à mal une aide décisive pour la prévention des maladies infectieuses à travers le monde.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 14h23
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
La nouvelle est inquiétante pour l’avenir de la santé mondiale. En 2019, le financement des programmes des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) américains sera réduit de 80 %. Ainsi l’a décidé la généreuse administration Trump. Elle ne reconduira pas sa participation de 582 millions de dollars à l’initiative mondiale de sécurité sanitaire décidée en 2014, avec 200 autres organisations médicales internationales, lors de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest – plus de 11 000 morts.
Détecter les épidémies à la source
Cette aide, approuvée à l’époque par le Congrès, s’avère pourtant décisive pour la prévention des maladies ­infectieuses à travers le monde. Elle contribue à former des travailleurs médicaux de terrain capables de détecter les épidémies à la source, comme à renforcer les labo­ratoires d’analyse et d’intervention d’urgence – ces ­institutions qui ont tant fait défaut quand l’épidémie d’Ebola s’est déclarée en Guinée, avant de gagner le Liberia et la Sierra Leone puis de créer une psychose en Occident quand, en octobre 2014, plusieurs cas se sont déclarés en Europe et aux Etats-Unis.
Le Wall Street Journal a révélé le premier, le 19 janvier, l’abandon de ces programmes en publiant un mail des CDC informant son personnel qu’il devait réduire ­drastiquement ses aides dans 39 pays sur 49, notamment ceux considérés par ­l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme des ­zones sensibles aux maladies ­infectieuses émergentes : ­République démocratique du Congo, Ethiopie, Haïti, ­Pakistan, Rwanda – on retrouve là les « pays de merde » évoqués par Donald Trump en ­janvier, mais est-ce un ­hasard ?
Des professionnels formés par les CDC ont pu endiguer une épidémie d’anthrax au Kenya, de fièvre jaune en Ouganda, et identifier 4 000 cas de rougeole au Sierra Leone. Ce sera désormais, sans ­l’appui américain, beaucoup plus difficile
Cette suppression est dramatique. Elle a été dénoncée dans une lettre ouverte...




                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-4">
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Six académies scientifiques, dont celles de médecine et des sciences, rappelant leur « devoir de protection de la santé des populations », ont dénoncé, vendredi, les positions « scandaleuses » contre les vaccins du médecin controversé Henri Joyeux.
<filname="PROF-env_sciences-4"> ¤                     
                                                

Vaccins : six académies scientifiques dénoncent les propos du professeur Henri Joyeux

Six académies scientifiques, dont celles de médecine et des sciences, rappelant leur « devoir de protection de la santé des populations », ont dénoncé, vendredi, les positions « scandaleuses » contre les vaccins du médecin controversé Henri Joyeux.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 11h53
   





                        



   


Six académies scientifiques, dont celles de médecine et des sciences, ont dénoncé, vendredi, les propos du médecin controversé Henri Joyeux à la suite de l’annulation de sa radiation de l’ordre des médecins, mardi 26 juin.
« Les six académies, dans leur devoir de protection de la santé des populations, déclarent solennellement que la liberté d’expression a des limites et qu’elle n’excuse en rien les allégations irresponsables de certains professionnels de santé », ont écrit ces académies dans un communiqué commun. Elles s’insurgent contre les propos d’Henri Joyeux qui, « se prévalant de la levée de sa radiation du Conseil national de l’Ordre des médecins, prétend qu’il a raison concernant ses positions sur la vaccination ».
La déclaration est signée de l’Académie des sciences, l’Académie d’agriculture de France, l’Académie vétérinaire de France et trois Académies nationales : de chirurgie dentaire, de médecine, et de pharmacie.
Des propos controversés
La chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins a annulé, mardi, la radiation du professeur Henri Joyeux, prononcée en première instance en 2016. Celui-ci s’était empressé de crier victoire. « Je ne suis pas du tout radié, je n’ai pas de blâme. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que j’ai raison ! », avait-il déclaré.
Le Conseil de l’ordre lui reprochait deux pétitions lancées sur Internet en 2014 et 2015 contre une préconisation et une décision du gouvernement pour étendre la vaccination. La seconde dénonçait la présence d’aluminium comme adjuvant dans le vaccin « hexavalent » en estimant que cela représentait un danger, un sujet encore âprement débattu.
« Ces positions sont d’autant plus scandaleuses que les couvertures vaccinales restent insuffisantes en France. (…) L’actualité rappelle que la rougeole peut tuer », selon les académies.
La procédure doit maintenant se poursuivre devant le Conseil d’Etat, l’Ordre des médecins ayant annoncé, jeudi, qu’il se pourvoyait en cassation.

        Lire aussi :
         

                Le professeur Joyeux, médecin à effets indésirables






                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-5">
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ CIMON deviendra le premier robot d’intelligence artificielle à interagir avec des humains dans l’espace.
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SpaceX va mettre un « cerveau volant » en apesanteur

CIMON deviendra le premier robot d’intelligence artificielle à interagir avec des humains dans l’espace.



Le Monde
 |    29.06.2018 à 04h27
 • Mis à jour le
29.06.2018 à 18h36
   





                        



Un robot de la taille d’un ballon de basket, spécialement programmé pour suivre en flottant en apesanteur un astronaute allemand dans la Station spatiale internationale doit être propulsé vendredi 29 juin matin par une fusée de SpaceX depuis la Floride.
Le lancement est prévu à 5 h 42 locales depuis Cap Canaveral. La capsule Dragon sera chargée au total de 2 700 kilogrammes de matériel.
Qualifié de « cerveau volant » par Manfred Jaumann, responsable charges utiles et microgravité chez Airbus, CIMON – de son nom officiel, pour Crew Interactive MObile CompanioN – est considéré comme un pionnier. Son activation marquera un « moment historique », devenant le premier robot d’intelligence artificielle à interagir avec des humains dans l’espace, a relevé jeudi Christian Karrasch, chef de projet de CIMON auprès de l’agence spatiale allemande (DLR), lors d’une conférence de presse de la Nasa.
Aider son maître
Ce projet est élaboré depuis deux ans, avec l’entraînement de CIMON pour qu’il reconnaisse la voix et le visage d’Alexander Gerst, un géophysicien allemand de l’Agence spatiale européenne. Lorsque l’astronaute de 42 ans l’appellera, le robot repérera acoustiquement où M. Gerst se trouve et se dirigera vers lui. Sa caméra frontale doit lui permettre de détecter si c’est bien son partenaire humain qui se trouve face à lui. L’engin est équipé de plus d’une dizaine d’hélices pour qu’il puisse voleter de part et d’autre et ceci sans percuter quoique ce soit dans le laboratoire spatial. Les six astronautes de l’avant-poste orbital peuvent parler à CIMON mais il a appris à travailler au mieux avec M. Gerst.
Le robot intelligent, composé de plastique et de métal, a été fabriqué grâce à l’impression 3D. Il doit travailler avec Watson AI, technologie d’intelligence artificielle d’IBM conçue pour aider les équipages. Trois expériences sont prévues, dont une médicale dans laquelle CIMON va être utilisé comme une caméra volante, a expliqué l’agence spatiale allemande.
Le robot peut notamment guider l’astronaute allemand à travers plusieurs procédures, lui montrant des photos ou des vidéos le cas échéant. Et M. Gerst peut lui poser des questions.
Il dispose d’un micro, d’une caméra à infrarouge, de deux batteries et, surtout, d’un bouton de désactivation pour assurer que tous les propos des astronautes ne soient pas envoyés au serveur d’IBM sur Terre.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-6">
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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Le 6 février 2018, le lancement dans l’espace par SpaceX de la fusée « Falcon Heavy » depuis le sol américain a entraîné des retards pour 563 avions.
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<article-nb="2018/06/29/19-7">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Avec son atmosphère relaxante, la cérémonie du thé japonaise n’est pas sans rapport avec la pleine conscience. Exploration en BD des us et vertus du shado.
<filname="PROF-env_sciences-7"> ¤ 
<article-nb="2018/06/29/19-8">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Pour aider les enseignants confrontés aux objections en classe de science, Guillaume Lecointre rappelle la spécificité de la démarche scientifique.
<filname="PROF-env_sciences-8"> ¤                     
                                                   
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La science, laïque par essence

Pour aider les enseignants confrontés aux objections en classe de science, Guillaume Lecointre rappelle la spécificité de la démarche scientifique.



Le Monde
 |    28.06.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 10h19
    |

            Hervé Morin








                        



                                


                            

Livre. Le phénomène est mal mesuré, mais il semble que certains enseignements – théorie de l’évolution, origine de l’homme, épisodes historiques – fassent parfois en classe l’objet de contestations.
Le vade-mecum « La Laïcité à l’école », diffusé fin mai par le ministère de l’éducation nationale ­évoque le sujet : « En sciences de la vie et de la Terre, il est opportun d’expliciter la nature ­propre du savoir scientifique. L’enseignement transmet un savoir scientifique incontestable, des connaissances argumentées, démontrées, vérifiées. Les croyances, elles, font l’objet d’un sentiment de vérité, mais ne sont pas démontrables », peut-on y lire. Les savoirs historiques sont aussi défendus : « Il s’agira également de distinguer histoire et mémoire auprès des élèves », suggère le livret.
Guillaume Lecointre, professeur au ­Muséum national d’histoire naturelle, veut lui aussi proposer « une réponse laïque et ­didactique aux contestations de la science en classe », comme l’indique le sous-titre de son ouvrage Savoirs, opinions, croyances. Cette ­démarche s’inscrit dans un effort de longue date de sa part pour réfuter les arguments des créationnistes. Qu’il s’agisse de raisonnements contournés des tenants américains du « dessein intelligent » ou de leurs épigones français, voyant dans la complexité du vivant la main d’un « grand horloger », ou des montages plus grossiers de l’« Atlas de la création » du Turc Harun Yahya.
Distinguer les registres des savoirs, des opinions et des croyances
Dans ce nouvel ouvrage, Guillaume Lecointre n’entre pas dans les détails de ces rhétoriques trompeuses. Il s’attache plutôt à éclairer la spécificité de la démarche scientifique. Sa motivation est politique : la connaissance scientifique a l’immense mérite de proposer « une représentation partagée du monde réel », un bien public à partir duquel fonder « des droits et devoirs pour toutes et tous »...




                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-9">
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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ L’activité physique soutenue et régulière est le meilleur moyen de lutter contre l’épuisement liée à la chimiothérapie ou à l’immunothérapie.
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Le sport, le meilleur antifatigue lors des traitements contre le cancer

L’activité physique soutenue et régulière est le meilleur moyen de lutter contre l’épuisement liée à la chimiothérapie ou à l’immunothérapie.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
28.06.2018 à 10h12
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. La fatigue est l’un des premiers symptômes du cancer et l’un des premiers effets secondaires des traitements anticancer, comme la chimiothérapie ou l’immunothérapie, et ce de manière durable.
Cinq ans après le diagnostic, 48,7 % des participants le décrivent comme cliniquement significatif, indique l’étude « La vie cinq ans après un diagnostic de cancer » (Vican5) réalisée par l’Institut national du cancer (INCa) et rendue publique mercredi 20 juin. Les répercussions dans la vie quotidienne sont multiples, et la qualité de vie peut être gravement altérée. Les femmes sont les plus touchées, et encore plus lorsque leur situation est précaire.
Cette fatigue fluctuante, différente selon les localisations, ne se récupère pas par le sommeil. Elle est d’ailleurs souvent évoquée comme frein à la pratique d’un sport… Et pourtant l’activité physique soutenue et régulière est le meilleur moyen de lutter contre cette forme d’épuisement, plus efficace que tout autre traitement. « C’est d’ailleurs le seul traitement », insiste le docteur Thierry Bouillet, oncologue à l’hôpital Avicenne (Bobigny), l’un des premiers en France à avoir évoqué le sport dans la prise en charge du cancer et qui a créé avec Jean-Marc Descotes l’association CAMI (Cancer, arts martiaux et informations), qui prend en charge 3 500 nouveaux patients chaque année.
Efficace pour lutter contre les risques de rechute et les effets secondaires des traitements anticancéreux, le sport est donc aussi « défatigant ». « En cas de fatigue persistante, plutôt que de prendre du café ou des médicaments, un patient devrait aller marcher quinze minutes », indique aussi Karen Mustian, de l’université de Rochester. « C’est en tout cas la conclusion que nous ­tirons après avoir passé en revue 113 études scientifiques » qui portaient sur 11 500 patients.
Publiée en mars 2017, sa revue de la littérature scientifique montrait que l’activité...




                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-10">
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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ On pensait que toutes les cellules d’un organisme avaient la même séquence d’ADN. De multiples mutations font que nous n’avons pas un génome unique, mais plusieurs, répartis dans différentes cellules du corps, expliquent les généticiens Nicolas Gompel et Benjamin Prud’homme.
<filname="PROF-env_sciences-10"> ¤                     
                                                   
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Nous et tous nos génomes

On pensait que toutes les cellules d’un organisme avaient la même séquence d’ADN. De multiples mutations font que nous n’avons pas un génome unique, mais plusieurs, répartis dans différentes cellules du corps, expliquent les généticiens Nicolas Gompel et Benjamin Prud’homme.



Le Monde
 |    27.06.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 14h51
    |

                            Nicolas Gompel (Généticien, LMU de Munich) et 
                            Benjamin Prud'homme (Généticien,  Institut de biologie du développement de Marseille-Luminy CNRS)








                        



                                


                            
Carte blanche. En 1962, à l’aube de l’analyse des premières séquences d’ADN, le biologiste John Gurdon réalisa une expérience décisive pour comprendre la relation entre notre génome et l’utilisation qu’en fait chacune de nos cellules. Gurdon transplanta le noyau, et donc le génome, d’une cellule de peau de crapaud adulte dans une cellule œuf dépourvue de noyau, une sorte de coquille vide. L’œuf au noyau greffé se développa en un beau crapaud.
Cette première expérience de clonage, qui valut à John Gurdon un prix Nobel de médecine et physiologie en 2012, prouva que le génome d’une cellule de peau contenait toute l’information nécessaire à la formation d’un organisme entier. Gurdon en conclut que toutes les cellules du corps devaient avoir le même génome.
Depuis cette expérience, on a appris à ­établir la séquence complète des lettres ­chimiques qui composent les génomes, ­petits ou grands. Lorsque dans les années 2000 fut publiée la première séquence du ­génome humain, il s’agissait d’une ­séquence moyenne obtenue à partir d’un grand nombre de cellules, provenant de plusieurs individus ; une nécessité technique alors pour avoir assez d’ADN à séquencer.
Aujourd’hui, les techniques de séquençage ont fait de tels progrès que le matériel de départ n’est plus limitant, et c’est le génome de cellules individuelles qu’on peut déterminer. Après l’expérience de John Gurdon sur les crapauds, on s’attendait à trouver la même séquence d’ADN dans chaque cellule du corps. Eh bien ce n’est pas le cas ! Les génomes des différentes cellules séquencées, pourtant toutes descendantes d’une même cellule œuf contenant une séquence génomique particulière, se distinguent par des centaines, voire des milliers de différences.
Mosaïques génétiques
La présence de mutations génétiques dans les cellules du corps – les cellules somatiques – n’est pas une surprise en soi. Les cancers, en effet, reposent sur l’apparition et l’accumulation de mutations dans...




                        

                        


<article-nb="2018/06/29/19-11">
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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Au cours des dernières années, une partie des salins ont été rendus à la nature, qui s’empresse de les reconquérir.
<filname="PROF-env_sciences-11"> ¤ 
<article-nb="2018/06/29/19-12">
<filnamedate="20180629"><AAMM="201806"><AAMMJJ="20180629"><AAMMJJHH="2018062919">
<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Le recours au don d’organe a été multiplié par 4,5 depuis 1985, mais une situation de pénurie persiste.
<filname="PROF-env_sciences-12"> ¤ 
<article-nb="2018/06/29/19-13">
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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Sur les premiers mois de 2018, le nombre de donneurs recensés en France a diminué de 8 %, et le nombre de foies prélevés de 15 %. Pour pallier la pénurie de dons d’organes, il faut que chacun exprime  sa volonté auprès de ses proches, rappelle l’équipe de transplantation hépatique de Strasbourg dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-env_sciences-13"> ¤                     
                                                   
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Greffe de foie: « Une situation de pénurie aiguë nous alerte aujourd’hui »

Sur les premiers mois de 2018, le nombre de donneurs recensés en France a diminué de 8 %, et le nombre de foies prélevés de 15 %. Pour pallier la pénurie de dons d’organes, il faut que chacun exprime  sa volonté auprès de ses proches, rappelle l’équipe de transplantation hépatique de Strasbourg dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    27.06.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
27.06.2018 à 09h37
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Quelques jours après la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes, le 22 juin, nous, équipe de transplantation hépatique de Strasbourg, souhaitons attirer l’attention sur l’aggravation récente de la pénurie de greffons qui met en péril la vie de nos patients.
Depuis trente ans, notre service de transplantation a déjà réalisé plus de 2 000 greffes de foie, 900 patients sont en cours de suivi. A ce jour, plus de 100 patients sont en attente de greffe. Les bénéfices apportés par la transplantation ne sont plus à démontrer, la chaîne de vie représentée par le don d’organes reste tributaire du nombre de donneurs et de leur famille.
Le don d’organes représente la source unique d’une nouvelle vie pour ces patients. A l’instar de la greffe cardiaque et pulmonaire, la greffe de foie est souvent le seul moyen de sauver la vie des quelque 1 300 patients transplantés du foie chaque année en France. On estime à 700 000 le nombre de patients atteints de maladies chroniques du foie (données Inserm, décembre 2017), potentiellement mortelles, susceptibles de se compliquer de cancer, de saignements digestifs ­cataclysmiques, de jaunisse, de troubles de la mémoire et du comportement. Lorsque la maladie est parvenue à un stade avancé, seule la greffe permet de guérir les patients.
Le prélèvement n’est en pratique jamais réalisé en cas d’opposition ou même de doute quant à la volonté du défunt exprimés par la famille
Alcool, infection par les virus des ­hépatites B et C, maladie du « foie gras » (stéatohépatite non alcoolique dite « NASH », associée à l’obésité et au diabète) et maladies auto-immunes sont les principales causes de maladies ­chroniques du foie et d’indications à la greffe. L’avènement des nouveaux ­traitements antiviraux contre l’hépatite C a fait reculer les inscriptions sur liste d’attente pour cette indication.
A l’inverse, les indications de transplantation pour maladie alcoolique du foie et pour...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Une nouvelle étude du traité d’ornithologie et de fauconnerie, rédigé au XIIIe siècle par Frédéric II, démontre l’étendue des liens commerciaux au Moyen Age.
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D’Australie en Sicile, le voyage du cacatoès de l’empereur Frédéric II

Une nouvelle étude du traité d’ornithologie et de fauconnerie, rédigé au XIIIe siècle par Frédéric II, démontre l’étendue des liens commerciaux au Moyen Age.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 16h58
    |

            Pierre Bouvier








                        



   


Le protectionnisme c’est tellement… XXIe siècle. Il y a 780 ans, le concept de mondialisation ne faisait peur à personne. Sûrement pas à Frédéric II – Frédéric de Hohenstaufen (1194-1250) –, roi de Sicile et empereur du Saint Empire romain, ni à la dynastie des Ayyoubides (Egypte, Syrie, Yémen, Libye) et leurs fournisseurs.
Le De Arte Venandi cum Avibus (L’art de chasser avec des oiseaux), traité d’ornithologie et de fauconnerie rédigé au XIIIe siècle par Frédéric II pour son fils Manfred (1232-1266), en apporte l’illustration, de manière éclatante. Au détour des 111 folios de ce manuscrit, entre une grive, un héron, un léopard et un milan on y croise quatre représentations de cacatoès. Encore, fallait-il le savoir.
Cet oiseau, qui appartient à la famille des perroquets, vit en Australie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et sur certaines des îles d’Indonésie. Sa présence dans le bestiaire moyenâgeux rebat donc les cartes des routes commerciales entre l’Europe et le reste du monde au XIIIe siècle. Jusqu’à présent, la première description des cacatoès remontait à la fin du XVe siècle.
« Le fait qu’un cacatoès arrive en Sicile prouve qu’il existait un réseau d’échanges commerciaux qui s’étendait de l’Australie à l’ouest du Moyen-Orient et au-delà », explique à la BBC la Dr Heather Dalton, de l’université de Melbourne, en Australie, qui a fait cette découverte, avec Jukka Salo, Pekka Niemelä et Simo Örmä, des chercheurs finlandais.
Le cadeau du vice-roi d’Egypte
En 2014, Heather Dalton s’était intéressée à La Vierge de la Victoire, un tableau de 1496 d’Andrea Mantegna (vers 1431-1506), au Louvre, qui montre la première représentation d’un cacatoès.
Après la publication d’une étude intitulée « A Sulphur-crested Cockatoo in Fifteenth-Century Mantua : Rethinking Symbols of Sanctity and Patterns of Trade » (un cacatoès à huppe jaune dans la Mantoue du XVe siècle : repenser les symboles de sainteté et les modèles du commerce) dans Renaissance Studies, et d’une série d’articles, Mme Dalton a été contactée par le professeur Pekka Niemelä, de l’université de Turku (Finlande). Ce dernier, aidé de ses collègues Jukka Salo – un zoologiste – et Simo Örmä – intendant de l’institut finlandais à Rome –, travaillait à l’identification des images dans le manuscrit de Frédéric II.
Un texte en latin à côté du dessin du cacatoès le décrit comme un cadeau fait par Al-Malik al-Kâmil Nâsîr ad-Dîn « le Parfait » (1177-1238), vice-roi d’Egypte de la dynastie des Ayyoubides (1171-1341). « Les chercheurs, y compris moi, savaient que le sultan avait fait don d’un perroquet blanc à Frédéric II, peu savaient qu’il existait des représentations de cet oiseau », précise à la BBC Heather Dalton.
La chercheuse estime que le voyage du cacatoès depuis son habitat d’origine jusqu’à la Sicile, via Le Caire a duré plusieurs années, sachant que cet oiseau peut vivre jusqu’à 50 ans. En examinant les dessins du manuscrit, les chercheurs concluent que l’oiseau est une femelle, en raison de la peinture rouge utilisée pour représenter les yeux : les cacatoès femelles ont les yeux brun-rouge ou rouges, les mâles les yeux noirs. Ils relèvent que la crête de l’oiseau n’est pas dressée, en signe d’agressivité, crainte, surprise ou lorsqu’ils font la cour, ce qui semble indiquer que l’oiseau de Frédéric II se sentait en sécurité lorsqu’il a été représenté.

   


Routes maritimes et routes de la soie
« Cette découverte nous force à réviser notre perception de la région [l’Australasie] et pas seulement l’Australie et les îles alentours, comme étant la dernière à avoir été explorée. Les Européens considèrent que c’est un continent mort et qu’il ne s’y passait rien avant leur découverte », précise encore la chercheuse au Guardian, dénonçant la lecture « européocentriste » de l’histoire.
La chercheuse souligne qu’en plus des routes de la soie, les échanges commerciaux de la Chine avec la région avaient conduit à l’émergence de nouveaux ports commerciaux dans le royaume de Champā (le sud du Vietnam), Sumatra et Java, permettant une circulation des marchandises entre l’Asie du Sud-Est et la Chine, et au-delà vers la région de l’océan Indien, le Moyen-Orient puis la Méditerranée orientale et l’Europe.
Ce n’est pas la première fois que des animaux présumés issus du continent australien sont représentés dans des dessins de la fin du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle : un livre liturgique appartenant à Caterina de Carvalho, acheté par la galerie new-yorkaise Les Enluminures, montrait une créature ressemblant vaguement à un kangourou, quelques années avant l’arrivée du premier navire hollandais sur les rivages de l’Australie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Une étude française montre qu’après cinq ans de traitement par agonistes dopaminergiques, presque un patient sur deux est touché.
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Des troubles addictifs chez les parkinsoniens traités

Une étude française montre qu’après cinq ans de traitement par agonistes dopaminergiques, presque un patient sur deux est touché.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 14h00
    |

            Sandrine Cabut








                        


                                                        
Troubles alimentaires compulsifs, hypersexualité, achats compulsifs, addiction aux jeux ou à des loisirs particuliers comme le bricolage… Longtemps méconnus chez les patients parkinsoniens traités, désormais bien décrits, les troubles du contrôle des ­impulsions (TCI) se révèlent beaucoup plus fréquents que ce que l’on pensait.
Après cinq ans de suivi, presque un malade sur deux (46 %) est concerné, conclut une étude française conduite par le professeur Jean-Christophe Corvol ­(hôpital de la Pitié-Salpêtrière, APHP, Institut du cerveau et de la moelle épinière, Paris), publiée le 20 juin dans la revue Neurology.
Les auteurs soulignent que la survenue de ces symptômes est fortement associée à la dose et à la durée du traitement par agonistes dopaminergiques. Ces ­médicaments synthétiques, qui miment l’action de la dopamine, sont l’une des deux grandes ­classes de molécules prescrites aux patients parkinsoniens, avec la ­L-dopa, précurseur naturel de la dopamine.
Conséquences dévastatrices
Pas toujours perçus comme négatifs par les principaux concernés, les troubles du contrôle des ­impulsions peuvent, s’ils ne sont pas détectés à temps, avoir des conséquences dévastatrices pour le malade et sa famille : surendettement, rupture conjugale…
L’étude des chercheurs français a été réalisée à partir d’une ­cohorte de 411 patients, dont la maladie avait débuté il y a moins de cinq ans. Ils ont été évalués tous les ans pendant cinq ans. Au début de l’étude, près de 20 % d’entre eux avaient déjà des ­troubles du contrôle des impulsions, ils étaient 33 % à la fin des cinq ans de suivi. Et parmi les 306 patients qui étaient indemnes de TCI au départ, presque un sur deux (46 %) en a développé sur cette période. Après arrêt du traitement, les troubles ont disparu en un an chez la moitié d’entre eux.
La population étudiée était ­relativement jeune et majoritairement traitée par agonistes ­dopaminergiques, d’où une sur­estimation probable...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Douze laboratoires du CNRS et de l’université de Montpellier inaugurent mardi 26 juin un appartement connecté pour y étudier à la rentrée les comportements d’étudiants volontaires. La vie privée est au cœur de l’expérience.
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A Montpellier, des étudiants cobayes pour tester les limites de l’habitat connecté

Douze laboratoires du CNRS et de l’université de Montpellier inaugurent mardi 26 juin un appartement connecté pour y étudier à la rentrée les comportements d’étudiants volontaires. La vie privée est au cœur de l’expérience.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 13h53
    |

            Claire Legros








                        



   


Une entrée, une grande pièce à vivre équipée d’une cuisine, quatre chambres, des toilettes, une salle de bains… A première vue, rien ne distingue ce F5 situé au premier étage d’une résidence flambant neuf d’un quartier populaire de Montpellier.
Pourtant, sous le plancher flottant, des capteurs – seize au mètre carré – sont déjà en place pour déceler la présence et enregistrer les déplacements des personnes d’une pièce à l’autre. Bientôt un dispositif mémorisera l’ouverture et la fermeture des placards, ainsi que les mouvements des résidents. Dans quelques mois, un système de capteurs et de caméras devrait alerter les occupants quand un produit viendra à manquer dans les placards de la cuisine.
Bienvenue dans le logement du XXIe siècle. A la prochaine rentrée universitaire, deux étudiants volontaires seront sélectionnés pour habiter gratuitement cette colocation tout confort. En échange, ils devront accepter que leurs faits et gestes deviennent un objet d’étude. Chaque jour, ils auront à répondre à un questionnaire inspiré de celui que la NASA utilise lors des missions au long cours, afin d’évaluer leurs ressentis. Au bout du couloir, dans une pièce attenante à l’appartement, seront installés des serveurs pour y stocker leurs données personnelles, transmises ensuite, de l’autre côté de la ville, aux ordinateurs des laboratoires de la Maison des sciences de l’homme.
« Replacer l’humain au centre »
Il ne s’agit pas d’un nouvel épisode, version 2.0, de « Loft Story », l’émission de télé-réalité des années 2000, mais bien d’une expérience scientifique, pilotée par des chercheurs du CNRS de Montpellier. Ils inaugurent mardi 26 juin le dispositif HUman home projecT (HUT), un observatoire du logement connecté pour évaluer au jour le jour les comportements d’étudiants cobayes et leurs usages de la connexion, en partenariat avec des entreprises et la métropole de Montpellier.

   


En quelques années, l’habitat connecté a connu une transformation radicale. Oubliée la domotique à la Jacques Tati, l’heure est aux assistants personnels vocaux qui centralisent le pilotage d’équipements de plus en plus sophistiqués : ouverture et fermeture de volets roulants selon l’ensoleillement, gestion des températures et de l’aération en fonction de la présence des occupants, de la pollution, de la météo… Pour Malo Depincé, juriste et directeur adjoint du laboratoire Dynamiques du droit à Montpellier, l’un des pilotes du projet, « dès que l’on centralise, des choix sont posés. Faut-il aérer pour diminuer la pollution intérieure ou ne pas aérer pour limiter la pollution extérieure ? Qui fixe les règles ? Il y a là un champ de réflexion immense dont il faut se saisir, sinon ce sont des tiers qui le feront ». 
Parmi les douze laboratoires impliqués dans l’expérience, on trouve à la fois des ingénieurs en électronique et des architectes, des spécialistes du mouvement, mais aussi des juristes, des linguistes ou des psychologues… Un dialogue interdisciplinaire « essentiel sur les questions numériques si l’on veut replacer l’humain au centre de la réflexion », estime Alain Foucaran, directeur de l’IES (Institut d’électronique et des systèmes) à Montpellier.
Intrusion dans la vie privée
« Avec cette expérience, on quitte enfin le terrain des conjectures et des convictions pour celui de la recherche dépassionnée et objective, constate de son côté Déborah Nourrit, chercheuse en psychologie expérimentale au CNRS qui s’intéresse particulièrement au rapport au temps. On a tous des impressions, des ressentis sur les effets de l’accélération qui accompagne l’usage des objets connectés. Ce temps gagné, à quoi est-il utilisé ? Est-ce pour décélérer ? Les uns y voient un progrès, d’autres s’interrogent sur ses conséquences. On va enfin pouvoir étudier ses effets sur des individus en situation de vie normale. »
Le principal enjeu du projet reste l’étude des usages et du seuil de tolérance à l’intrusion dans la vie privée. « On a fabriqué une chimère pour s’interroger sur ce qui est techniquement possible et éthiquement envisageable, explique Malo Depincé. L’idée est d’aller le plus loin possible vers l’hyperconnexion pour évaluer ce qui est toléré, à quel moment cela devient trop intrusif. Pour certains, le smartphone est jugé plus acceptable que des capteurs dans un appartement, pour d’autres c’est l’inverse. »

   


L’expérience va faire l’objet d’une demande d’autorisation auprès de la CNIL (Commission nationale informatique et libertés) et est encadrée par un comité d’éthique. Pour Jean-Gabriel Ganascia, l’un de ses membres, qui préside aussi le Comets (comité d’éthique du CNRS), « une telle expérience est précieuse car c’est la première fois qu’elle est conduite au long cours dans des conditions de vie normale. Or l’étude des usages permet de mettre en évidence des risques éthiques que l’on n’avait pas envisagés. Notre réflexion porte à la fois sur les risques et les limites de ces dispositifs en général, et aussi sur la protection des êtres humains qui vont participer à l’étude ». 
Un « bouton d’arrêt d’urgence »
Une première réunion a conduit à la mise en place d’un « bouton d’arrêt d’urgence » selon l’équipe, si l’un des résidents souhaite faire une pause et déconnecter. Son usage représente aussi « une information précieuse », souligne Deborah Nourrit. « Ce qui nous intéresse, c’est le seuil de rupture, le moment où la personne dira “stop” », ajoute Malo Depincé.
Outre un bail de location classique, les étudiants devront signer un « diagnostic de données » leur détaillant l’usage qui sera fait de leurs informations personnelles. Une façon d’« afficher noir sur blanc et en gros caractères ce que les promoteurs des maisons connectées oublient de préciser aujourd’hui », assure Malo Depincé. Ces données personnelles ne seront pas transmises à des tiers ni utilisées hors du protocole.
L’expérience est prévue pour durer au moins trois ans, mais les étudiants resteront libres de résilier le bail à tout moment. Pour l’heure, l’appartement est encore vide. La sélection des colocataires ne démarrera qu’à la rentrée. Seuls impératifs : les candidats devront être technophiles et peu sensibles à l’anxiété. Un premier questionnaire distribué en début d’année universitaire dans les facultés de Montpellier, toutes disciplines confondues, a reçu un accueil favorable : 64 % des étudiants consultés se sont déclarés intéressés par l’expérience.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Une nonagénaire est morte au début de juin dans le Cantal après avoir été attaquée par un essaim. On estime que 250 à 300 piqûres suffisent à tuer un adulte.
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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’ancien secrétaire général de l’ONU et Nobel de la paix Kofi Annan s’alarme de la quasi-indifférence générale autour des ravages du venin, qui tue cinq fois plus que la dengue.
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Kofi Annan : « La morsure de serpent est une grande crise de santé publique ignorée »

Dans une tribune au « Monde », l’ancien secrétaire général de l’ONU et Nobel de la paix Kofi Annan s’alarme de la quasi-indifférence générale autour des ravages du venin, qui tue cinq fois plus que la dengue.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
26.06.2018 à 10h04
    |

Kofi Annan (Président de la Fondation Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies,  lauréat du prix Nobel de la paix)







                        



                                


                            

Tribune. Il y a quelques années, un médecin au Ghana a attiré l’attention de mon épouse, Nane, et de moi-même sur l’impact dévastateur que les morsures de serpent avaient sur sa communauté. Nous avons été choqués d’apprendre que ces morsures de serpent tuent entre 81 000 et 138 000 personnes dans le monde chaque année, et que beaucoup d’autres souffrent de déficiences mentales et physiques permanentes.
En comparaison, la fièvre de la dengue, transmise par les moustiques, fait environ 20 000 morts par an. Malgré son énorme impact, la morsure de serpent est la plus grande crise de santé publique dont vous n’avez probablement jamais entendu parler. A ce jour, elle reste largement ignorée.

La morsure de serpent est essentiellement une maladie de pauvres, affectant principalement les populations vivant dans certaines des communautés les plus rurales d’Afrique subsaharienne, d’Asie, d’Océanie et d’Amérique latine. Les petits agriculteurs, leurs familles, les bergers et les personnes déplacées sont particulièrement vulnérables.
Ces groupes manquent souvent des protections les plus élémentaires, comme des chaussures à l’épreuve des serpents ou des moustiquaires. Même si la victime survit, elle peut être incapable de subvenir aux besoins de sa famille. Par conséquent, les enfants sont souvent envoyés travailler au lieu d’aller à l’école, et les proches sont forcés de partager leurs quelques biens avec les familles touchées.
Dans de nombreuses régions éloignées, le manque de moyens de transport et le mauvais état des routes entravent le traitement rapide des victimes de morsures de serpent. Même lorsque celles-ci parviennent à l’hôpital, elles ne peuvent que constater le manque de personnel qualifié ou de médicaments pour les soigner.
Ces défis chroniques sont aggravés par la pénurie de sérum antivenimeux sûr, efficace et abordable dans les régions du monde où le risque de morsures de serpent est endémique....




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Dans un entretien au « Monde », le pédopsychiatre Richard Delorme et le neuropédiatre David Germanaud expliquent pourquoi la « stratégie pour l’autisme » doit profiter à tous les enfants atteints de troubles du neurodéveloppement.
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« Les troubles du neurodéveloppement concernent 5 % à 7 % des enfants »

Dans un entretien au « Monde », le pédopsychiatre Richard Delorme et le neuropédiatre David Germanaud expliquent pourquoi la « stratégie pour l’autisme » doit profiter à tous les enfants atteints de troubles du neurodéveloppement.



Le Monde
 |    26.06.2018 à 07h00
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Après trois plans nationaux ­consacrés à l’autisme depuis 2005, le premier ministre Edouard Philippe a annoncé le 6 avril une « stratégie nationale pour l’autisme au sein des troubles du neurodéveloppement (TND) ». Une formulation qui marque une volonté de décloisonnement. Aujourd’hui, qu’en est-il ? Entretien avec deux cliniciens et chercheurs impliqués dans la ­concertation à l’origine de cette stratégie, le professeur Richard Delorme, chef du service de pédopsychiatrie, et le docteur David ­Germanaud, neuropédiatre, à l’hôpital Robert-Debré (AP-HP, Paris).
Pourquoi introduire la notion « d’autisme au sein des troubles du neurodéveloppement » ?
Richard Delorme C’est devenu une évidence clinique et scientifique. Plus on avance dans la compréhension des TND, plus il ­s’impose que l’autisme n’est pas une entité isolée. Dans 30 % à 40 % des cas, les difficultés de communication sociale s’accompagnent d’une déficience intellectuelle ; dans 40 % à 60 % des cas, d’un déficit de l’attention, des coordinations ou du langage ; dans 10 % à 15 % des cas d’une épilepsie…
David Germanaud Ces troubles de sévérité variable correspondent à un défaut de mise en place d’une ou plusieurs compétences attendues lors du développement cognitif et affectif de l’enfant. Ils sont fréquemment associés ­entre eux, constituant parfois un trouble complexe, et partagent leurs facteurs de risque ­génétiques ou environnementaux : prématurité, infection anténatale… Ils concernent 5 % à 7 % des personnes à travers le monde.
Une étude récente confirme que le risque de TND est multiplié par 4 chez les enfants exposés in utero à la Dépakine (valproate). Comment autant de femmes enceintes ­ont-elles pu prendre cet antiépileptique dont les risques étaient en partie connus ?
D. G. Le fait qu’on n’ait pas pris la mesure de la dangerosité de cette molécule chez la femme enceinte, en dehors...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Les industriels du médicament n’étudient pas les éventuels effets indésirables apparaissant après l’arrêt des thérapies, comme ceux observés dans le cas du Prolia contre l’ostéoporose.
<filname="PROF-env_sciences-20"> ¤                     
                                                   
      

Ostéoporose : l’arrêt des traitements ignoré par les études

Les industriels du médicament n’étudient pas les éventuels effets indésirables apparaissant après l’arrêt des thérapies, comme ceux observés dans le cas du Prolia contre l’ostéoporose.



Le Monde
 |    25.06.2018 à 15h48
    |

                            Lise Barnéoud








                        


Pour mettre un médicament sur le marché, on étudie son efficacité et son innocuité. Mais personne ne se soucie de ce qu’il se passe après l’arrêt du traitement. Pour Prolia, la question se pose plus que tout autre médicament du fait de sa spécificité : il s’agit d’une protéine humaine (un anticorps) capable d’inhiber l’action d’une autre ­protéine impliquée dans le grignotage des os. Administré par voie sous-cutanée, le Prolia agit durant six mois en moyenne. Passé ce ­délai, l’ensemble des protéines impliquées dans le remodelage osseux connaissent une profonde réorganisation, avec ­notamment une hausse d’activité marquée pour les acteurs de la ­résorption osseuse.

        Lire aussi :
         

                Ostéoporose : le piège du Prolia, médicament « miracle »



L’arrêt du Prolia s’accompagne ainsi systématiquement d’une chute transitoire de la densité ­minérale osseuse. Or, les conséquences cliniques de cet effet ­rebond n’ont jamais fait l’objet d’une recherche particulière.
Intêret des laboratoires
« C’est l’immense défaut des études cliniques, elles sont commanditées par l’industriel en vue d’une commercialisation. Les laboratoires n’ont aucun intérêt à étudier l’impact de l’arrêt de leur traitement ni à allonger la durée d’observation car cela augmente le taux rapporté d’événements indésirables, non ­nécessairement reliés aux produits. Et cela nuit ensuite à la commercialisation du produit », reconnaît ­Jacques Brown, du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval, qui a participé aux études d’Amgen sur le Prolia.
Pour Michel Laroche, rhumatologue au CHU de Toulouse et membre du Groupe de recherche et d’information sur les ostéoporoses (GRIO), cette affaire révèle « l’incapacité des sociétés savantes à faire des études hors industrie pharmaceutique. Les laboratoires n’étudieront jamais l’impact des arrêts des traitements. C’est à nous de le faire sans eux ! ». Il y a du pain sur la planche.



                            


                        

                        

